de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ces romans, quel cinéma !

Ces romans, quel cinéma !

Nul besoin d’être gardnerologue pour savourer Les nuits d’Ava (304 pages, 20 euros, Actes sud) de Thierry Froger puisque ce n’est ni un biopic ni une biographie. Ava Gardner n’est qu’un prétexte pour exprimer bien d’autres choses. C’était un peu la démarche de Laurent Binet avec HhHhh dans lequel le narrateur parlait autant de son passion pour Prague, pour sa petite amie etc que de l’assassinat du gauleiter Heydrich par deux résistants tchèques venus de Londres, le « sujet ». Bref rappel du détail de l’existence de Gardner qui sert de fil d’Ava : un jour à Rome en août 1958, en marge du tournage de La Maja nue, navet américano-franco-italien d’Henry Koster dans lequel elle s’ennuyait à jouer la duchesse d’Albe, modèle et maitresse de Goya, elle a posé nue pour le chef opérateur Giuseppe Rotunno (qui deviendra le directeur de la photographie attitré de Visconti et Fellini), leur projet étant de reproduire en photo quatre tableaux célèbres (La maja desnuda, bien sûr, mais aussi l’Origine du mondeetc). Ava Gardner nue à 36 ans…

Elle a déjà derrière elle le chef d’œuvre d’Albert Lewin Pandora, Les Neiges du Kilimandjaro, Mogambo, La Comtesse aux pieds nus, Le Soleil se lève aussi… Une filmographie déjà bien fournie, et une réputation tout aussi établie de fêtarde, couche-tard, séductrice « aimant beaucoup mais jamais raisonnablement », d’alcoolique aussi qu’elle pondèrera :

« Lorsque je buvais, c’étaient les effets de l’alcool que je recherchais. De tous les verres que j’ai bus, je ne me rappelle pas avoir pris plaisir à un seul. La seule raison qui me faisait boire était l’envie de surmonter ma timidité »écrivit-elle dans ses Mémoires (1990).

Une femme hantée par le désespoir et dominée par la fatalité a pu dire d’elle George Cukor, avant d’ajouter un mot qui lui alla droit au cœur, comme le plus beau des compliments :

« Ava, c’est un monsieur »

Le narrateur des Nuits d’Ava du nom de Jacques-Pierre (toute ressemblance avec un critique et écrivain français connu ne serait que pure coïncidence encore que, Rome…) se met en quête de retrouver ces clichés légendaires dont beaucoup parlent sans les avoir vus. L’Histoire vraie l’intéresse moins que les histoires. Il faut espérer que les historiens du cinéma ne comptent pas sur lui car il n’obéit qu’à sa fantaisie et à ses rêves de chercheur sans contrainte. Cette quête d’un fantasme est une ode aux images, surtout lorsqu’elles sont fantomatiques et suscitent des apparitions. Poursuite d’une inaccessible étoile, elle est imprégnée de ce que Pascal Quignard a écrit sur l’image que l’on ne verra jamais car elle manque à la source, celle de notre origine, de notre conception (voir Sur l’image qui manque à nos jours, Arléa, 2014). Et rien n’est stimulant pour un esprit curieux que l’image manquante (ce n’est pas Rithy Panh qui nous démentira, lui qui en a fait le titre et l’argument de son époustouflant documentaire sur le génocide khmère). Le narrateur craint de la voir autant qu’il la désire. Quel rapport entretient-on avec les images lorsqu’on est soi-même une icône ? Plus que jamais avec Les nuits d’Ava, il y a ce que raconte un roman et ce qu’il dit d’autre que ce qu’il raconte. Et là, c’est beaucoup, partout, grâce à une écriture aussi fluide que trépidante, avec de temps en temps avec des envolées inouïes sur l’amour, la perte, le cinéma, la dolce vita, les stars… Ca m’a emporté, emballé car j’oubliais l’essentiel : c’est vraiment très drôle.

Le livre de Jean-Marc Parisis Un Problème avec la beauté (268 pages, Fayard) est lui aussi plein d’humour, construit autour d’une icône du cinéma et de sa beauté. Mais c’est une prouesse car l’absence d’humour et de sens du second degré est le grand défaut de son héros. Là non plus, pas de malentendu, il ne s’agit en rien d’une biographie. Plutôt un récit qui tend vers le portrait, épatant car le ton est juste, celui d’un Gabin qui raconterait un polar au galop, sans trainer en route. Le titre annonce la couleur, mais le livre vaut beaucoup plus que cela car le personnage est passionnant. Par son itinéraire, par sa carrière, par la richesse de sa filmographie.

Par moments, en lisant ce récit, on a l’étrange sensation d’entendre le critique François Chalais dans l’une de ses fameuses interviews télévisées. Question de rythme dans la voix, de goût de la formule, de dilection pour les raccourcis. Cela nous vaut nombre d’anecdotes mais qui n’ont rien d’anecdotiques car jamais gratuites, et ne l’empêche pas, par exemple, de comparer la gamme chromatique du noir et blanc en couleurs chez Melville et chez Losey. On se souviendra qu’en 1976, le palmarès du Festival de Cannes a ignoré M. Klein de Joseph Losey, grand film que nul ne voulait se risquer à produire et que Delon a personnellement financé tant il y croyait. Il a trop souvent été jugé sur des attendus extracinématographiques alors que seul l’acteur compte. Lui-même le dit souvent : vous pouvez critiquer et moquer l’homme tant vous voulez mais l’acteur, lui, est incontestable (acteur pas comédien, il y tient bien qu’il se soit aussi promené sur les planches). Ce qui n’est pas faux dès lors que l’on met de côté les nanars de sa dernière période où il se dirigeait lui-même, le réalisateur commis eut-il réalisé à temps le caractère fictif de son propre emploi. D’un côté la marionnette d’Alain Deloin qui parle de lui à la troisième personne tel un Van Damme sans l’autodérision, de l’autre Tom Ripley, Rocco Parondi, Françis Verlot, Tancrède Falconeri, Guillaume de Saint-Preux, Jacques Chaban-Delmas, le capitaine Philippe Esclavier, Manu Borelli, Jef Costello, Jean-Paul Leroy, Roger Sartet, Corey, Ramon Mercader, Robert Klein, Pierre Niox, Alain Delon…

Pas le genre Actor’s studio, Delon. Plutôt du genre à apprendre sur tas. Et encore… Il aura suivi toute sa vie le conseil donné par Yves Allégret :

« Parle comme tu me parles. Regarde comme tu me regardes. Écoute comme tu m’écoutes. Ne joue pas, vis » »

Nature à l’écran comme dans la vie. Il faut le voir déambuler il y a peu dans les rues de Palerme au bras de Léa Salamé pas encore touchée par la grâce hulotienne, puis sous les lambris du palais Gangi ressuscitant par son émerveillement les fastes du bal du Guépard cinquante trois ans après ,le voir et l’écouter s’exclamer : « Putain, que c’est beau ! ». Il a une telle nostalgie du monde d’avant qu’on se demande s’il ne compte pas encore en anciens francs. Nul doute que, contrairement à nombre d’intellectuels, lui n’aura aucun complexe à dire que c’était mieux avant. Son itinéraire d’enfant pas gâté, du tablier de l’apprenti-charcutier de Bourg-la-Reine à la silhouette sanglée dans le Trench Old England du Clan des siciliens, vaut le détour car Parisis en fait un récit épatant.

Tout cela est évoqué par sauts et gambades et aussi la rivalité avec Belmondo, le refus du maquillage à l’écran, les mauvaises manières de la presse, les rumeurs, la pègre, les voyous, les voitures de sport devenues vintage avec le temps, les femmes, surtout Romy Schneider, à qui un lien indéfectible, secret, puissant l’attacha jusqu’à son suicide. Cette histoire-là, la leur, si quelqu’un l’écrivait, il faudrait la lire en écoutant Delon’s Blues composé et joué par Jimmy Smith à l’orgue Hammond…

Un scorpion, destructeur, et surtout un homme aux colères irrépressibles. De ce côté-là, ca ne s’est pas arrangé même si ça s’est banalisé en colère permanente contre la connerie généralisée (les occasions ne manquent pas), l’état du monde, l’absurdité des décisions politiques, la société lorsqu’elle marche sur la tête. Quand on prend cette pente, on finit par vivre loin des hommes, dans la compagnie des animaux. Ce qu’il fait. Maintenant et pour l’éternité : sa chapelle funéraire l’attend dans sa propriété de 55 ha aux côtés du cimetière privé où il a enterré ses trente-cinq chiens.

C’est avant tout un solitaire étant entendu que sa solitude relève de l’amitié de soi avec soi-même, et que demeurer seul est l’unique moyen de n’être jamais trahi. Un taiseux. Comme dans Le Samouraï. François Mauriac l’avait tôt compris en écrivant dans son Bloc-notes :

« Alain Delon ne parle jamais aussi bien que quand il se tait ».

D’autres, habitués aux vacheries du sus-nommé, y ont vu un sarcasme alors que c’était un compliment. C’est ce qu’il préfère en lisant les scénarios qu’on lui propose : quand ses dialogues sont réduits a minima. Ca tombe bien car pour Parisis, tout Delon est réfugié dans ses yeux (d’ailleurs, son livre est sous-titré « Delon dans les yeux »). Un certain regard. Ce qui le gouverne et le reflète le mieux, plus encore que le corps, la gestuelle, la démarche. Les metteurs en scène l’ont bien compris qui ne lui ont jamais marchandé les plans serrés. Pas que pour le bleu. Moins une question de couleur que d’intensité, Visconti l’avait bien compris dès Rocco et ses frères en noir et blanc.

Quelques reproches tout de même à ce livre si entrainant. L’évocation de l’affaire Markovic, fait divers sans grand intérêt dont la presse a fait une montagne en faisant monter la mayonnaise politique, prend trop de place, trop de pages, et ce n’était pas du cinéma ou alors du mauvais, quand l’analyse des grands films est réduite, elle, au minimum syndical. D’autre part, Parisis n’insiste pas assez sur l’engagement volontaire à 17 ans dans la marine nationale et dans la guerre d’Indochine : du propre aveu de Delon, c’est là qu’il est né à 20 ans, qu’il a tout appris de la vie et il n’en est jamais sorti. Cela dit, Un problème avec la beauté, je l’ai lu d’un trait.

et-simenon-s-eprit-de-fellini,M450831Pas le cas de Série noire (176 pages, Pol) de Bertrand Schefer. Ce n’est pas une question d’écriture mais de conception. En fait, je n’ai toujours pas bien compris de quoi il s’agissait dans ce roman qui démarre sur le cinéma (ce qui m’avait attiré de prime abord) et se poursuit par une intrigue autour du kidnapping du petit Eric Peugeot, issu de la dynastie automobile bien connue, inspiré par Rapt, un titre de la Noire chez Gallimard époque Marcel Duhamel, je suppose. Entre les deux se noue une idylle entre un escroc de faible envergure et une jeune danoise candidate au titre de Miss Monde. A la toute fin, on comprend (enfin, c’est beaucoup dire) que ladite danoise s’est mariée avec un certain Schaefer, presque l’auteur –ça me rappelle une irrésistible brève de comptoir dans laquelle un leveur de coude disait :

« Proust, dommage qu’il y ait ce « u » : à une lettre près, il aurait été célèbre »…

Pour ce qui est du cinéma, l’histoire s’ouvre au XIIIème festival de Cannes. Un temps où, d’année en année, la moitié du jury était constitué d’écrivains : Achard, Genevoix, Paulhan, Giono etc C’était en 1960. Georges Simenon était président du jury, Henry Miller membre, tout s’annonçait bien avec l’ouverture en fanfare grâce à Ben-Hur. Mais l’auteur fait grand cas du scandale déclenché par la voix caverneuse de l’acteur Alain Cuny, outré que L’Avventura, son réalisateur Antonioni et son actrice Monica Vitti aient été sifflés, hués, conspués, injuriés, et que le chanteur Dario Moreno « ce pitre ! » se soit produit dans le temple du cinéma. Les délices de Cannes…

Mais enfin, Anna Karina passe par là et aussi un certain Simy Assouline, ou plutôt une certaine, là aussi ce n’est pas très clair. C’est plein de bagnoles de l’époque, comme chez Jean-Marc Parisis avec Alain Delon : Thunderbird, Impala, Studebaker, Dauphine, DS, 403, 404, berline, coupé, cabriolet ! Ici une scène d’A bout de souffle, là une autre de Cléo de 5 à 7. Plus loin un portrait de la danoise où il est dit qu’elle ressemble à Corinne Marchand dans le film d’Agnès Varda, mais à quoi celle-ci pouvait bien ressembler. Voilà ce qu’on appelle de la cinéphilie pour happy few.  Tout cela n’a rien d’antipathique. C’est juste que l’on ne voit pas où ça mène. Ah oui, le rapt du petit Peugeot tandis que la plus belle fille du Danemark se balade au bras de l’homme le plus recherché de France et qu’Alain Cuny laisse éclater sa colère pour défendre L’Avventura, ce qui, avec le recul, n’est pas très raccord car l’évènement du festival, ce fut l’audace du jury et de son président, dont le roman Lettre à mon juge (1947), qu’il tient en haute estime (ce n’est pas moi qui le démentirais) entrerait en résonance selon Bertrand Schefer avec L’Avventura, des jurés donc, contre le professionnels de la profession, osèrent couronner La Dolce vita de Fellini.

Vers la fin, l’auteur offre une clé (enfin…) :

Notre enquête se tient sur un seuil où l’on est mal à l’aise. Qui nous fait dire aujourd’hui ce n’est rien, nous en avons vu tellement davantage depuis, de plus rouge, noir, de plus certainement innommable. Nous avons même oublié tout ce que nous avons vu et ingurgité de faits réels et divers, horribles, qui nourrissaient on ne sait plus bien quoi, lorsqu’on s’est mis à parler de fiction, de réalité, à tour de bras, sans savoir ce qu’on disait, pour nous empêcher de voir, de penser, mélangeant tout, plus malléables désormais que nous étions devenus. Notre enquête porte sur cet oubli-là, sur des figures destinées à l’oubli, effaces par un temps qui, s’il n’est pas dans la nuit de l’histoire, est dans un clair-obscur, ou mi-ombre mi-lumière, comme ne sachant pas, ne parvenant pas à se déterminer. Ce sera donc aussi l’histoire de la disparition d’un événement.

Là, tout s’explique, même si c’est un peu tard. Série noire n’est pas en soi un mauvais livre. C’est juste qu’il m’est apparu confus. Au fond, j’en veux surtout à Schefer de présenter Simenon comme « le plus véritable des auteurs de romans policiers », cliché qui a la vie dure : les enquêtes de Maigret, dont l’écriture était sa récréation, ne représentent qu’un tiers de son œuvre !

(« Ava Gardner dans La Comtesse aux pieds nus de Joseph Mankiewicz ; « Alain Delon avec Monica Vitti dans L’Eclipse d’Antonioni » ; « Simenon et Fellini au festival de Cannes en 1960 » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, documents, Littérature de langue française.

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commentaires

1 171 Réponses pour Ces romans, quel cinéma !

hamlet dit: 4 septembre 2018 à 19 h 47 min

autre lien littérature philo qui n’aura certainement pas échappé à Borges quand il écrit Menard, c’est que Cervantes écrit Quichotte exactement au même moment où Descartes écrit son « Discours de la Méthode ».

et ça c’est pas rien… au final lequel de ces ouvrages nous parle mieux de la réalité ? y’a pas photo !

c’est pour ça que je vois certaines personnes…

je me marre…

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 43 min

« Ed, vous seriez tous deux nus sur un lit. »

Très bien Chaloux, bonne alternative au « fisting » enragé avec gorilles espagnols !

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 41 min

« Issey Miyake ? Rien que le nom me fait penser au tristement célèbre cannibale des années 70. celui qui se balladait dans le bois de Boulogne avec des morceaux de sa victime dans une valise. Qui je crois s’est malencontreusement ouverte. »

Mon pauvre D, vous êtes tout juste bon à nous conter brièvement vos menus de la journée, et ensuite à aller vous coucher !

hamlet dit: 4 septembre 2018 à 19 h 38 min

et quand je vois des imbéciles se vanter d’aimer Quichotte et en même temps écrire des trucs du genre :

« le Beau c’est la Splendeur du Vrai »…

je me marre… mais je me marre… je me marre….

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 38 min

Le parfum, de Baudelaire

Lecteur, as-tu quelquefois respiré
Avec ivresse et lente gourmandise
Ce grain d’encens qui remplit une église,
Ou d’un sachet le musc invétéré ?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré !
Ainsi l’amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l’alcôve,
Une senteur montait, sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.
___________________
Hélas, ce temps n’est plus !

D. dit: 4 septembre 2018 à 19 h 38 min

Issey Miyake ? Rien que le nom me fait penser au tristement célèbre cannibale des années 70. celui qui se balladait dans le bois de Boulogne avec des morceaux de sa victime dans une valise. Qui je crois s’est malencontreusement ouverte.

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 19 h 38 min

Christiane dit: 4 septembre 2018 à 19 h 26 min
WGG, j’ai besoin de vous !!!

Bruegel l’Ancien : Les aveugles guidés par des aveugles.

Une bien belle peinture.

Drôle et tragique.

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 34 min

Depuis la dernière fois que j’y suis allé, Sephora a donc bien changé. C’est devenu un lieu où une atmosphère de violence règne. On n’a plus du tout envie de se laisser porter par des méditations d’Arabie et de Mille et une Nuits. Que nous sommes loin des vers de Baudelaire qui faisaient l’apologie des parfums musqués et sensuels ! Le muscle (des vigiles) à a remplacé le musc ! Enfin, il fallait bien que ça disparaisse un jour.

hamlet dit: 4 septembre 2018 à 19 h 32 min

le Pierre Menard de Borges est sans doute le bel hommage fait non pas à Cervantès, mais à la famille à laquelle Cervantès appartient, une famille d’écrivains qui va de Rabelais à Chesterton, en passant par Musil, Swift, Sterne et Cervantès (Un peu à l’image de ceux de Kundera mais en mieux).

Borges aborde dans Menard cette chose qui peut faire pester quand on voit toute ces bataillons d’écrivains actuels pour qui le réel se limite soit à leur petite vie, soit à d’autres vies que les leurs directement en relation avec la leur de vie !

Borges démontre la supériorité de la « Vraie » littérature sur les concepts philosophiques qui après coup viennent théoriser ces livres.

Dans Menard on croise des philosophes, mais pas n’importe lesquels : William James et Bertrand Russell !
Deux philosophes appartenant à la branche anglo saxonne de la philo, branche qui s’est démarquée des vieux concepts pour aborder les questions de l’empirisme logique, du relativisme logique, des croyances, du langage, de la Vérité, du Beau, du Juste, du Bon etc…

pour inventer une modernité en vrant toutes ces vieilles majuscules hégeliennes et kantiennes et platoniciennes, etc

Ménard utilise toute cette nouvelle conceptualité pour écrire son livre, il se nourrit de toute cette modernité révolutionnaire,

pour en arriver à quoi ?

pour en arrvier à écrire quel livre ?

don Quichotte !!!!

et ça dit bien ce que ça veut dire, cela dit si certains n’ont pas compris ce que ça veut dire je veux bien l’expliquer…

voilà le plus bel hommage que seul un ARGENTIN pouvait rendre à la littérature !!!

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 19 h 32 min

« L’idéal : avoir près de vous un ami qui vous lirait les textes en espagnol ».

Ed, vous seriez tous deux nus sur un lit. Ton ami aurait beaucoup de poils, toi tout de même un peu moins. Ce serait l’été. Il ferait chaud. Entre deux poèmes, vous boiriez chacun un grand verre de grenadine. Chancelant, par la croisée grande ouverte, le jour tomberait, peu à peu vous plongeant dans la nuit. Bientôt, le bel hidalgo, lisant dans la pénombre, ne pourrait plus lire du tout. Et il n’y aurait plus beaucoup de grenadine. Et alors, vous vous exclameriez en cœur : comme c’est ballot!.

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 29 min

Les vendeuses de Sephora sont choisies pour leur physique avenant. C’est du moins ce que je croyais. Désormais, quand on entre dans un magasin de cette franchise, on ne voit plus que des vigiles, et les vendeuses accortes, parfumées, maquillées, et sortant d’un bain moussant, ne sont plus là. Tout fout le camp…

christiane dit: 4 septembre 2018 à 19 h 26 min

WGG, j’ai besoin de vous !!! c’est Et Alii qui le dit ce 4 septembre 2018 à 19 h 24 : « sur le lien derrida:lisez doucement,relisez, et appelez wgg qui vous guidera dans votre monolinguisme tout autre est tout Autre. »
Alors, finies les vacances !

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 25 min

Chez Sephora, ils mettent des vigiles, maintenant. Ils ont peur d’être dévalisés. Quand je regardais les parfums, l’un des vigiles (un Noir baraqué) est venu se mettre à côté de moi, sans doute pour me surveiller. Du moins, c’est comme cela que je l’ai pris. Du coup, je suis parti immédiatement sans rien acheter.

christiane dit: 4 septembre 2018 à 19 h 24 min

M.Court,
Hoffmann… Deux univers fantastiques. Il y a bien dans ses contes, un homme de sable et autres fantômes… mais le lien ne me parait pas évident. Pourquoi écrivez-vous :
« Je n’ai pas vu de plus bel hommage. »
MC

et alii dit: 4 septembre 2018 à 19 h 24 min

@christiane sur le lien derrida:lisez doucement,relisez, etappelez wgg qui vous guidera dans votre monolinguisme tout autre est tout Autre derrida

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 21 min

Le roman de Simenon est mille fois mieux que le film qui en a été tiré, malgré la présence des deux monstres sacrés. Mais le réalisateur était en congés, et le scénariste a tellement modifié l’histoire !

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 19 h 16 min

Moi, je ne suis pas du tout comme D. J’aime les bonnes odeurs de propre, comme la lavande. Cet après-midi, je suis entré dans une boutique Sephora, et j’ai rêvé au milieu de tous ces flamboyants parfums, qui coûtent les yeux de la tête. J’ai testé sur ma main l’Eau d’été de Issey Miyake, c’était délicieux et rafraîchissant. Je conseille ce flacon qui fera de vous un éternel estivant, en attendant l’abolition légale du travail.

D. dit: 4 septembre 2018 à 19 h 16 min

DHH, c’est la première fois que je voyais ce film. Je dois vous avouer que je me suis endormi au milieu et que j’ai pu en manquer une bonne partie.
J’ai vu le combat au couteau puis la descente des agents de police et ensuite j’ai un grand trou. Quand je me suis réveillé c’était le générique de fin, assez braillard; J’ai trouvé que Simone Signoret ne faisait pas grand-chose de bien sensationnel là-dedans. En règle générale je ne suis pas emballé par Simone Signoret d’ailleurs. Il y a un truc qui me dérange chez elle, dans son regard on trouve défi et insolence mêlés de mépris, cela contrastant avec le sourire plutôt avenant. Je n’aime pas trop ça. C’est encore dans Le chat qu’elle fut la meilleure. Très belle prestation dans Le chat, il faut le reconnaitre.

christiane dit: 4 septembre 2018 à 19 h 16 min

Merci , Lavande, pour cet ajout. Que de parfums nous viennent de là-bas…

Ed, retrouvé dans ma bibliothèque un livre bilingue (traduit pour les pages en français par Roger Caillois )dans la collection « L’imaginaire » de Gallimard – (n°105) Jorge Luis Borges – L’auteur et autres textes . Ce volume contient des textes brefs en prose ou en vers propices à la découverte de la langue et du monde de Borges.
L’idéal : avoir près de vous un ami qui vous lirait les textes en espagnol pour entendre la musique de la langue et vous lui lisant le texte traduit en français. On dit que la poésie s’écoute….

D. dit: 4 septembre 2018 à 19 h 06 min

Je n’aime pas l’odeur de la lavande et à chaque fois que je lis ce mot cela me créée une sensation désagréable. C’est mon droit et je vous informe.
Point à la ligne. Libre à vous de conserver ou non un pseudonyme qui m’est désagréable.

MC dit: 4 septembre 2018 à 19 h 00 min

César Oudin a tout de même composé un Trésor de la Langue Espagnole.
Sa version de Don Quichotte se trouve quelque fois, ayant été réimprimée par Jouaust au Dix-neuvième siècle.
Compter une Dizaine de volumes in 12.
A la mort de Borges, un écrivain auquel il était de bon ton d’attacher une réputation de stupidité titra son feuilleton  » Hoffmann est mort ».
Je n’ai pas vu de plus bel hommage.
MC

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 18 h 44 min

Il n’y a pas que Venise ou Barcelone qui saturent:
« Surfréquentation, accidents, dégradations…, le mont Blanc souffre de sa popularité. Pour enrayer ces difficultés, la mairie de Saint-Gervais (Haute-Savoie) a annoncé, mardi 4 septembre, que l’ascension du mont Blanc par sa voie « normale » serait réglementée dès l’été 2019 pour les alpinistes non accompagnés d’un guide ».

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 18 h 32 min

« Mercredi 04 Juillet 2018
La floraison arrive à maturité.

Le soleil de Provence et la chaleur estivale permettront dans les prochaines semaines une forte concentration des essences, présage d’une huile essentielle de qualité supérieure et naturellement pure.

La récolte de la lavande est prévue à Sénanque la première semaine d’Août. »

christiane dit: 4 septembre 2018 à 18 h 29 min

@Lavande,
L’abbaye de Sénanque enserrée au creux de son vallon, au milieu des champs de lavande, oui, un supplément d’âme… une merveille d’architecture cistercienne dépouillée et pure du XIIe Siècle. Les arcades plein cintre du cloître, les toitures de lauze. Rose qui l’aime tant va être émue si elle passe par là. La récolte de la lavande a lieu en août, je crois. Des gerbes encore coupées à la serpe sur certaines parcelles…

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 18 h 13 min

Christiane, Giono disait « La lavande est l’âme de la Haute Provence ».
Quand en plus l’Abbaye de Sénanque est là pour lui donner un « supplément d’âme », on est confondu par tant de beauté.
https://www.senanque.fr/

DHH dit: 4 septembre 2018 à 17 h 51 min

« Casque d’or ne casserait pas trois pattes à un canard «
Je vous trouve bien severe ; ce film illuminé par le rayonnant visage somptueusement photographié de Simone Signoret abonde de scènes délicieuses traitées avec finesse où se mêlent l’humour et l’émotion :
Scènes de canotiers et de guinguettes, si vraies à force d’être fidèles aux clichés ; mise en images attendues à base d’idées reçues délibérément assumées du folklore apache et de son code moral ; et dans un autre registre réalisme cruel et accusateur de la scène d’exécution où Reggiani est poussé jusqu’à la veuve avec, à ses côtés, le prêtre en charge de la mission hypocrite de miséricorde, qui l’agrippe pour l’obliger à ne pas lâcher des yeux le crucifix qu’il brandit devant lui et sensé lui apporter apaisement et réconfort .
Et j’ai un faible pour une scène particulière ,certes marginale par rapport à l’intrigue , mais si réussie et apparemment jouant d’ une reference amusée au monde de Proust, oùl’on voit débarquer à ‘l’Ange Gabriel ,comme au sortir de leur baignoire à l’Opera,ces clones d’Oriane accompagnées de messieurs en frac, et qui, moulées dans leurs robes du soir de satin blanc, empennées d’aigrettes et de paradis, arrivent sur le seuil de ce bistrot d’apaches ,toutes frissonnantes d’excitation à l’idée de cette plongée canaille en terre inconnue

christiane dit: 4 septembre 2018 à 17 h 51 min

Lavande – 13h55
Dans votre lien, le paragraphe qui me plaît le plus est :
Description botanique de la lavande

La lavande est un petit arbrisseau (…) ses branches sont fines et ligneuses et on retrouve des feuilles étroites et pointues à sa base seulement. Les fleurs de la lavande, d’un bleu tendre ou violacé et en forme de petites corolles, sont regroupées en épis terminaux et dégagent un parfum très agréable. Cette plante ne pousse que dans les terrains rocailleux, mais bien drainés, calcaires et ensoleillés. On en trouve dans toute l’Europe méditerranéenne parfois même jusqu’à 1 800 m d’altitude, plus spécialement dans les Préalpes de Provence. (…) la lavande est très prisée par les abeilles. »
J’ajoute le mistral, quelques cigales, des oliviers, des vignes…

ed dit: 4 septembre 2018 à 17 h 33 min

Bien sûr closer, mais je n’ai pas le choix puisqu’ils n’est pas disponoble en francais.

Ok, Lavande. Mais le temps que je lise Cervantes…

christiane dit: 4 septembre 2018 à 17 h 33 min

@et alii dit: 4 septembre 2018 à 16 h 44 min

« Derrida a écrit que la partie pouvait être plus grande que le tout ». Pouvez-vous m’expliquez cela avec des mots simples car le lien sur la pensée de Derrida est pour moi, trop compliqué.

christiane dit: 4 septembre 2018 à 17 h 28 min

@Janssen J-J dit: 4 septembre 2018 à 17 h 18 min
Ah, chic, alors, vous voici de retour. Racontez tout ce silence.

christiane dit: 4 septembre 2018 à 17 h 27 min

Chaloux dit: 23 août 2018 à 11 h 50 min
Clopine, c’est vous qui êtes imperméable au bon sens. (Il est vrai que dans l’immensité de ma grandeur, je n’ai jamais condamné de dindon à mort). Vieux fût, va…
Chaloux dit: 23 août 2018 à 11 h 25 min
Clopine, comme d’habitude vous confondez tout.
Chaloux dit: 23 août 2018 à 9 h 46 min
Clopine en plein délire post-hormonal.

Janssen J-J dit: 4 septembre 2018 à 17 h 18 min

Je remarque que Chateaubriand aurait eu 249 ans ce matin, s’il était resté en vie… ce qu’il a du reste un peu souhaité jadis, avec ses MOT qu’on lit encore avec une certaine délectation et de la rage amusées aujourd’hui, durant ces brûlants étés en pente douce,… tels de ceux qui nous échoyèrent en août18, à l’abri de nos inviolables moucharabiehs.

closer dit: 4 septembre 2018 à 17 h 10 min

Il ne faut pas raconter Borges, Christiane, on risque de le prendre pour un quelconque auteur de fantastique ou de science fiction, ce qu’il n’est pas. Par ailleurs nombre de ses textes ne sont pas dans ce registre. Même chose pour Cortázar.

closer dit: 4 septembre 2018 à 17 h 04 min

A priori Ed, à qualité de traducteur égale, il me semble qu’une traduction française de l’espagnol serait plus fidèle qu’une traduction allemande, en raison de la plus grande proximité des deux langues…

et alii dit: 4 septembre 2018 à 16 h 58 min

Or, dans la topologie paradoxale qu’explore Jacques Derrida depuis ses tout premiers textes, des figures comme le supplément, la trace, le pli, l’hymen, etc. mettent en échec la stabilité de ces relations d’inclusion et d’appartenance. Chez lui, la partie peut être plus grande que le tout, l’élément plus vaste que l’ensemble (voir la notion de double invagination dans « La double séance » à propos de Mallarmé, notion qu’il reprendra à propos de Maurice Blanchot dans Parages). De même qu’un élément peut être à la fois inclus et exclu, ni là ni ailleurs, récusant par là même toute stabilité de ces notions de limites, de dehors et de dedans. Alors les frontières et les bords deviennent problématiques.

christiane dit: 4 septembre 2018 à 16 h 54 min

Clopine !
Je vous aurais fait « Une cour effrénée, à laquelle vous auriez répondu par la plus grande froideur possible »
Oh, vite, montrez-moi ces envois. Ils doivent être délicieux ! (Un problème : vous n’êtes pas du tout mon type de femme. Vous avoir observée certain jour au Petit Palais jacassant à n’en plus finir avant la conférence, au grand dam de cette pauvre auditrice que vous aviez interpelée m’avait suffit à m’asseoir le plus loin possible de votre perchoir !)
Vous citez de mémoire, un de mes anciens posts, d’il y a quelques années… Que tout cela est flou, regrettable. Tout dépend donc de votre mémoire ou… de votre imagination…
Vous écrivez : « Mais sur Proust, je le reconnais, j’ai vu rouge, et vous avez d’ailleurs réagi avec la violence qui vous caractérise, quand vous n’avez plus d’autre argument. » et tout cela de mémoire… et vous ajoutez que j’aurais « pété un plomb », lu des mots qui n’existaient pas, interprété si absurdement et si cocassement même, car le ridicule ne tue pas ». Problème, vous ne pouvez citer ces commentaires d’années si lointaines… Êtes-vous certaine qu’ils ont existé ailleurs que dans votre imagination débordante ?
Et nous re-voilà à votre digestion difficile : « une photo mondialement célèbre d’Emmanuelle Béart » que vous laissâtes quelques temps sur votre blog comme pouvant être la vôtre (promise)… eh oui… c’était mignon, puéril, charmant et j’avais bien ri ainsi que vos admirateurs (dont je n’étais pas).
Vous écrivez : « Mon équilibre passe par une utilisation rationnelle du langage ». C’est évident dans ce commentaire rigoureux basé sur preuves indiscutables.
Vous vous dites « butée, et rancunière » à mon égard. Ah, bon, je n’avais pas remarquée ! Dans les albums « Astérix », une bande dessinée de la série d’Albert Uderzo et René Goscinny, il y a un petit chien qui s’appelle « Idéfix ». Il vous ressemble beaucoup !
Vous dites chercher une aide psychologique, c’est une très bonne idée qui devrait vous conduire à un meilleur équilibre de vos émotions et à cesser de lire des lignes qui n’existent que dans votre imagination.
Bon courage, chère Clopine. Le psy va avoir du travail ! En voilà un qui ne sera pas au chômage…

et alii dit: 4 septembre 2018 à 16 h 50 min

. Or précisément, l’une des hypothèses de Jacques Derrida était d’essayer de penser une autre topologie, un autre rapport à l’espace et à la théorie des ensembles –, topologie a priori paradoxale où, par exemple, la partie serait plus vaste que le tout et le dehors serait aussi dedans. Nul doute qu’il nous faudrait interroger sérieusement cette hypothèse. Avant d’y revenir, il faut relire la conclusion de ce texte sur l’Europe, L’Autre Cap :
https://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2006-2-page-6.htm

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 16 h 46 min

Clopine, merci pour cette mise au point. Les attaques calomniatrices de C. à votre égard étaient et sont insensées. Il va de soi que vous êtes une femme très saine et pas du tout tordue. On se demande où la pauvre créature va chercher ce qu’elle croit lire chez les autres. Ce doit être une rude épreuve que de monter cette boue jusqu’à son salon, de l’y épandre et, une fois la fête finie, de nettoyer. Ce courage dans le délire mérite pourtant d’être noté.

(Inutile de raconter L’Aleph à Ed, elle verra bien elle-même.)

christiane dit: 4 septembre 2018 à 16 h 27 min

@ed dit: 4 septembre 2018 à 15 h 36 min
je vois que vous évoquez Borges. Ce qui me frappe dans ses récits c’est qu’ils semblent nés d’un songe, qu’ils sont circulaires, bâtis de manière concentrique dans des régions fictives, des labyrinthes infinis comme pour ce Pierre Ménard, qu’il a imaginé et qui n’a évidemment jamais existé, récrivant tout au long de sa vie un Don Quichotte loin de l’œuvre de Cervantès, un conte que ce dernier n’aurait fait que copier. Un Palimpseste… Ce conte commence d’ailleurs par une énumération de textes que ce dernier n’a jamais écrits. Celui-ci plonge dans un rêve qui se rêve. Le livre de Ménard invente Cervantès comme un personnage. Cela devient un vrai dédale, une spirale incessante, un jeu de miroirs. L’architecture de ses contes c’est un peu l’éternité, un cercle où le point d’arrivée et le point de départ seraient superposés.
Il y a un recueil : L’Aleph tout à fait étrange. L’avez-vous lu ? Un Dieu incertain parie sur l’impossible par un nombre d’assemblages plus grand que l’infini du cosmos. Ses variations épuiseraient le temps… Une écriture accessible seulement à un prisonnier, un devin, qui a perdu le sens du temps… L’aleph, la première lettre des alphabets en occident, celle qui restera comme une empreinte…
Ce que j’aime dans son projet c’est qu’il s’adresse à un lecteur imaginaire, pas encore présent quand il écrit et que son univers est semblable à une bibliothèque infinie.
Vous allez vous régaler !

Clopine dit: 4 septembre 2018 à 16 h 05 min

Christiane 13 h 35 : ???

je veux dire : et alors ?

J’ai cité de mémoire un de vos anciens posts, d’il y a quelques années qui avait eu pour effet de me faire réagir assez violemment, qui avait servi de « déclencheur » : auparavant, vous m’agaciez, mais pas assez pour que je vous prenne à partie plus que cela. Je me contentais de me tenir à l’écart, le plus possible, (d’autant que dès le départ vous m’aviez fait une sorte de cour effrénée, à laquelle j’avais répondu par la plus grande froideur possible) et je trouvais que les trolls étaient suffisamment infects avec vous pour qu’on prenne votre défense.

Mais sur Proust, je le reconnais, j’ai vu rouge, et vous avez d’ailleurs réagi avec la violence qui vous caractérise, quand vous n’avez plus d’autre argument. Les épithètes me furent alors adressées sans aucun ménagement, mais ce n’était rien encore. Car vous avez été si blessée, et si dévoilée en réalité, que vous avez « pété un plomb », lu des mots qui n’existaient pas, interprété si absurdement et si cocassement même, car le ridicule ne tue pas, des messages mis sur mon blog (une photo mondialement célèbre de’Emmanuelle Béart que d’après vous, j’aurais tenté de faire passer pour moi, wouarf, franchement ce n’est pas une cervelle que vous avez pour proférer de telles absurdités, mais un coucou cassé), et ça voyez, je n’arrive pas, je n’arriverai jamais à l’avaler. Je demande pardon publiquement à Jazzi, mais franchement, le pire qu’on puisse me faire c’est d’arriver à interpréter ce que je produis comme vous le faites. Mon équilibre passe par une utilisation rationnelle du langage, et non, un mot ne veut pas dire son contraire, et non, on ne peut pas faire dire n’importe quoi à un texte.

Je suis butée, et rancunière à votre égard. Mais injuste, non. Vous ne récoltez auprès de moi que ce votre bêtise sème – et c’est bien plutôt à vous de passer votre chemin,qui devrait d’ailleurs vous conduire avec profit chercher une aide psychologique, savez-vous ? Parce que des déformations psychologiques comme la vôtre, avec leurs conséquences (lire des lignes qui n’existent que dans votre imagination), je suis sûre que ça doit pouvoir se soigner…

christiane dit: 4 septembre 2018 à 15 h 44 min

@ed dit: 4 septembre 2018 à 15 h 31 min
Là, vous me rappelez un vieux feuilleton des années ??? que ma fille regardait ! Le titre ? je ne sais plus…
Ed, vous lire au gré du blog c’est souvent surprenant, rafraîchissant. Vous n’êtes jamais vulgaire juste très combattante ! Bonne suite dans vos écritures.

ed dit: 4 septembre 2018 à 15 h 36 min

Certains contes de Borges sont disponibles à la bibliothèque (en allemand, mais bon), mais je vais commencer par Don Quichotte.

En revanche, je n’aime pas les policiers Lavande. Merci tout de même.

Closer,
J’ai oublié le 2e effet Kiss Cool. Alors que mon club de lecture avait Cent ans de solitude au programme récemment, je l’ai commandé par internet. Devinez quoi ? L’est jamais arrivé. Alors ca plus l’avion, c’est bien la preuve que Gabito n’est pas fait pour bibito.

Chtimimi dit: 4 septembre 2018 à 15 h 33 min

Vrac et fourre-tout
renato dit: 4 septembre 2018 à 8 h 24 min
une femme tue au couteau une personne et en blesse trois dans un musée, mais l’on ne dit pas qu’il s’agit d’une Polonaise…

– Les houillères du Nord-Pas-de-Calais ont fait venir 250 000 polonais dans l’entre-deux guerres. Avec leurs descendants, ça fait un corpus de lecteurs et d’électeurs à ménager. A l’école, 1/3 des copains étaient d’origine polonaise ou italienne. Parmi les plus célèbres enfants de mineurs : Wiesnieski et Kopa(szewski) en foot, et un coureur détenteur de multiples records (dont 8 ou 9 mondiaux), un certain Michel… Jazy.

– Il y a quelques années, j’ai entendu une dame distinguée, qui venait de lâcher un juron sonore, répondre à son amie qui lui reprochait d’être vulgaire :
Je suis grossière, pas vulgaire. La grossièreté, c’est juste un moment. La vulgarité, c’est tout le temps, même si tu ne dis pas un seul gros mot.

– Auteurs espagnols contemporains, Munoz Molina et Cabre (‘Confiteor’, ne serait-ce que pour la couverture !).

– La blanquette était le plat préféré de Maigret.

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 15 h 28 min

Cricri, c’est vous-même qui avez mis la scatologie sur le tapis (si l’on ose dire). On vous souhaite de guérir rapidement.

christiane dit: 4 septembre 2018 à 15 h 10 min

Le vocabulaire scatologique ? Certains commentateurs, ici, éprouvent une incapacité à tolérer le conflit psychique dans lequel ils sont plongés, d’une force telle qu’ils y répondent par une abondance de mots vulgaires. Un mécanisme de défense… Ils ne peuvent tolérer en eux ce qui leur fait honte, les salissent. Ce vocabulaire scatologique utilisé d’une façon impulsive et puérile leur sert à se cacher un mal-être, tout en se survalorisant aux dépens d’autrui, s’attribuant des qualités indues de censeur, de correcteur et cela, avec jouissance.

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 13 h 55 min

Proust disait à ses domestiques : »Je vous noierai dans un océan de m… ».
Je n’en promets pas tant à Cricrise qui continue à me prendre pour qui je ne suis pas.

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 13 h 55 min

@ D.

« Tu vas pas nous gonfler toute la journée avec des trucs espagnols, Pablo ?  »

Et toi tu vas continuer à nous gonfler longtemps en répétant que le pseudo de Lavande sent?

« Moi j’ai rien contre Lavande non plus, Chaloux. Seulement son pseudonyme sent. »

Tu es vraiment un misogyne du genre lourd, toi. Ou alors ce sont les premiers symptômes d’Altzheimer.

Tu n’as rien à proposer aux gens de ce blog? Un livre, un film, une musique, une chanson? Tu n’as que des menus de vieille fille ou de prophéties politiques pourries à nous balancer avec ton air faussement exquis?

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 13 h 55 min

Vous préférez les pseudos inodores, incolores et sans saveurs D.?
Eh bien non le mien est parfumé, coloré et peut même vous faire le plus grand bien.
Déjà utilisée par les Romains dans l’Antiquité pour son parfum et ses qualités thérapeutiques, la lavande est aujourd’hui l’une des plantes médicinales les plus prisées en phytothérapie, notamment pour des problèmes de nervosité, digestifs ou articulaires.
http://www.doctissimo.fr/html/sante/phytotherapie/plante-medicinale/lavande.htm#proprietes-medicinales-de-la-lavande

D. dit: 4 septembre 2018 à 13 h 49 min

Si j’ai à choisir entre Cervantes et une bonne paella avec des moules géantes et des langoustine et du chorizo de première qualité, ce sera la paella de façon certaine.

closer dit: 4 septembre 2018 à 13 h 48 min

Bon sang, de nota, mais vous avez raison! J’ai repris mon Pléïade et je vois que Cassou n’a traduit seul que les Nouvelles Exemplaires. La traduction du Quichotte est une reprise de deux traductions du 16ième siècle, celles de César Oudin (première partie) et celle de François de Rosset (deuxième partie). Ce n’est pas étonnant qu’elles m’aient plu dans la mesure où elles conservent toute la saveur de la langue du 16ième siècle tout en étant corrigées des erreurs, lourdeurs (hispanismes trop voyants par exemple) qui les rendaient difficiles à utiliser. Cette édition est parfaitement lisible aujourd’hui.

D. dit: 4 septembre 2018 à 13 h 36 min

Tu vas pas nous gonfler toute la journée avec des trucs espagnols, Pablo ? Je n’ai rien contre l’Espagne soit dit en passant, c’est un grand et respectable royaume.
Mais ici c’est le royaume de France, en cours de restauration. Ça mérite qu’on en parle un peu, non ?

christiane dit: 4 septembre 2018 à 13 h 35 min

Clopine – 10h30
Ah, enfin peut-être vais-je lire une citation exacte d’un de mes commentaires et dans le même temps l’échange avec Chaloux qui était à l’initiative de ce dialogue :
 » (…)C. qui se jette telle une affamée sur n’importe quelle considération, quand il s’agit de conforter son système de pensée, au mépris de la plus élémentaire vraisemblance. N’a-t-elle pas mis en valeur, dans toute la Recherche du Temps Perdu, l’unique phrase où Proust, et encore, avec tout le conditionnel qu’on lui connaît, évoque la possibilité d’un au-delà ? Alors que tout le livre porte la marque d’un si solide athéisme, d’un tel désespoir vis-à-vis de notre finitude, qu’il faut avoir la sottise pour lunettes pour ne pas le voir ? (…)

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 13 h 14 min

À propos de beaux vers, il y a des chansons où on en trouve, d’une façon inattendue, d’une qualité égale à celle des meilleurs poètes. L’un des plus étonnants est celui du refrain de la chanson espagnole « Tu silencio » de la chanteuse Bebe, qui a eu beaucoup de succès vers 2005, et que je ne sais plus ce qu’elle est devenue:

« En tu silencio habita el mío »

Mais toute la chanson est vraiment inspirée:

https://www.youtube.com/watch?v=fAuQtoy_HJs

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 12 h 37 min

Cela dit, inutile de s’inventer des images hors de propos. Les vieilles institutrices peuvent ramper dans l’huile de bain, la pâte à crêpes, la salade de bulots, ad libitum.

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 12 h 33 min

C’est vrai qu’on apprend beaucoup de choses dans ce blog mais globalement pas la pratique de la bienveillance.
Comme le disait Jazzi, on pourrait mettre au fronton de la RDL la phrase de mon petit bonhomme de 10 ans:
« Heureusement que papa et maman m’ont appris à être poli … parce que sinon je ne sais pas ce que je lui aurais dit! »

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 12 h 30 min

Ah, Lavande, ce n’était pas pour vous. Vous n’avez pas deux sous de méchanceté et vous apportez ici quelque chose de précieux. J’ai beaucoup de respect pour vous et je ne vous adresserais pas un mot plus haut que l’autre.

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 12 h 24 min

« Jankelevitch était particulièrement intransigeant. »

« Où les loups rôdent, et ou la bêtise et la calomnie des vieilles institutrices rampent…rampent… on ne dira pas dans quoi. »

Sûr que Jankélévitch devait être très intransigeant … avec les loups ! Même pas peur !

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 12 h 15 min

À propos de Cortázar et de Vázquez Montalbán, les 2 je les ai croisé à Paris. Le premier 3 fois: dans un escalier de la Préfecture de Police, section Cartes de séjour, dans le métro (il était très maigre et très grand et était descendu à Gare de l’Est – il habitait le quartier à la fin de sa vie) et dans la terrasse d’un bar de l’Ile St.Louis qui n’existe plus et où on lui faisait une interview de radio. Vázquez Montalbán je l’ai croisé dans la place de l’église de St.Germain, un jour de canicule, très gros, mal habillé, transpirant comme un marathonien, l’air d’un clochard, à cause d’un détail (le détail qui tue): il avait à la main une grande, lourde et vieille poche de Tati.

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 12 h 04 min

Quand même pour le fun.
Comme je le disais j’ai souvent acheté des livres sur une recommandation de Passou ou d’un commentateur.
En l’occurence, après mention par M.Court, j’ai commandé « La fin d’une voyante » de G. De Clérambault, à cause d’un futur spectacle de théâtre.
Or ma boite aux lettres a été vandalisée, la porte arrachée et je crois que le vandale a piqué un petit paquet, genre enveloppe blindée en plastique blanc (qui aurait pu contenir des billets de banque !) qui en fait contenait le bouquin en question !
Quelle déception pour le voleur !
Au fait il faudra que je regarde dans la poubelle la plus proche !

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 11 h 58 min

@ Jazzi

« en fait c’est très difficile de recommander des livres à quelqu’un. Dans ce domaine, comme en amour, tout est affaire de rencontre et de disponibilité, au bon moment ! »

Tout à fait. Et il faut connaître aussi la personne, savoir ce qu’elle cherche dans la lecture. Si elle lit pour s’amuser, pour passer le temps dans les voyages, c’est sûr que Lavande a raison: Pérez-Reverte ou les polars de Vázquez-Montalbán font l’affaire. Si elle lit pour réfléchir, il vaut mieux lire les contes de Borges ou de Cortázar (celui-ci a écrit un particulièrement génial qui se passe dans le métro, à Paris, « Manuscrit trouvé dans une poche »). Et si elle lit pour avoir une culture littéraire, il y a les grands classiques d’avant le XXe siècle.

Quant à Don Quijote, je ne suis pas du tout d’accord avec toi quand tu dis que c’est une oeuvre à lire tard. La première fois que je l’ai lu (je ne fais pas comme le romancier mexicain Carlos Fuentes qui le lisait tous les ans, dans les vacances de la Semaine sainte, mais je le relis régulièrement et je l’ai tjs sur ma table de nuit – l’édition de Castalia) j’avais 17 ans et je le lisais dans une vieille édition sans notes de la Colección Austral (c’est dire que je n’ai compris que la « couche » la plus superficielle); je me rappelle encore des fou rires à 1h du matin dans un matelas par terre, étouffés parce qu’on était plusieurs amis à dormir dans la même pièce dans une maison de campagne en vacances.

En réalité Don Quijote est plusieurs livres, ou un livre à étages. On peut rester à la surface et s’amuser. Mais si on commence à se poser des questions sur les étrangetés qu’il y a partout, on en a avec lui pour la vie entière.

D. dit: 4 septembre 2018 à 11 h 45 min

Et les paroles « tiens, voilà du boudin » ne signifient rien d’autre que « nous partons pour une mission dans le désert » 

Ah bon ? Et alors comment faisaient-ils pour dire que tiens voilà du boudin au sens propre ?

christiane dit: 4 septembre 2018 à 11 h 38 min

@Lavande dit: 4 septembre 2018 à 10 h 54 min
Oui, parce que le nom de ce philosophe (qu’ils n’ont pas lu) ne leur sert qu’à déverser la haine qui est en eux. Bien triste blog où les loups rôdent…

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 11 h 33 min

@ Clopine

« J’ai décidé, par exemple, d’aller chercher les textes de Jankélévitch où il explique ces fameuses « nuances » dont vous faites état, pour les appliquer à la musique. Histoire de comprendre l’ineffable… »

Ne perds pas ton temps avec Jankélévitch. Si tu veux lire des réflexions intéressantes sur la musique lis celles de Schopenhauer, ou les écrits des musiciens (Schumann, Berlioz, Wagner, Sibelius) ou leurs Correspondances (Mozart, Debussy). Même le Journal de Délacroix, grand mélomane, est beaucoup plus intéressant que les branle.ttes théoriques d’un Jankélévitch, ou, encore pire, d’un Adorno.

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 11 h 16 min

Bien sûr que c’est difficile de conseiller des livres mais d’une part Ed le demande et par ailleurs c’est un peu la vocation de ce blog, non ? Perso, comme dirait Clopine, il m’a fait faire de belles découvertes soit directement par l’article de Passou, soit par les commentateurs.
Tiens, justement « Les soldats de Salamine » et Javier Cercas en général, je le conseillerais aussi.

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 11 h 16 min

Impertinente Lavande. J’ai dans ma bibliothèque un savoureux livre de Manuel Vazquez Montalban : « Les recettes de Carvalho ». Un livre à lire et à cuisiner, où l’on découvre les meilleures recettes de la cuisine catalane, mais pas seulement !

de nota dit: 4 septembre 2018 à 11 h 10 min

@Closer, la traduction du Quichotte que vous évoquez est celle de César Oudin, premier traducteur de Cervantès en langue française ( 1614), revue, corrigée et annotée par Jean Cassou…

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 11 h 08 min

Oui, Lavande. Mais en fait c’est très difficile de recommander des livres à quelqu’un. Dans ce domaine, comme en amour, tout est affaire de rencontre et de disponibilité, au bon moment !

Hier, à l’entrée du parc Montsouris, que j’ai traversé pour me rendre à pied jusqu’à Montparnasse, où j’ai vu un premier film d’une cinéaste allemande, un grand black vendait tout un tas de livres d’occasion. Dont « Les soldats de Salamine » de Javier Cercas, en poche, pour un euro. Mais il était tout racorni et jauni sur les tranches. Ce qui est plutôt bon signe : il a été lu et a vécu ! Je ne l’ai pas pris…

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 11 h 05 min

Ed si vous aimez les romans policiers il y a l’incontournable détective Pepe Carvalho de Manuel Vazquez Montalban, un Catalan mais néanmoins Espagnol, Jazzi:
Manuel Vázquez Montalbán est un romancier, essayiste, poète et journaliste espagnol catalan, surtout connu pour ses romans policiers ayant pour héros Pepe Carvalho. Wikipédia
Date et lieu de naissance : 14 juin 1939, Barcelone, Espagne
Date et lieu de décès : 18 octobre 2003 Bangkok

Le romancier italien-sicilien que j’aime beaucoup, Andrea Camillieri a nommé son commissaire « Montalbano » en hommage à Vasquez-Montalban.

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 10 h 56 min

Jazzi:
Arturo Pérez-Reverte, né le 25 novembre 1951 à Carthagène en Espagne, est un écrivain, scénariste espagnol et ancien correspondant de guerre. Wikipédia

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 10 h 54 min

Je ne joue pas dans la cour des grands…lecteurs de Jankelevitch mais je constate que sa lecture n’incite pas à la bienveillance (ce dont il serait sans doute bien triste).

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 10 h 51 min

Oui mais Pablo, Lavande et closer, avant de conseiller à Ed les auteurs sud américains de langue espagnole, ne convient-il pas qu’elle commence par les auteurs espagnol proprement dit ? Et là, il est vrai que le Don Quichotte est incontournable. De lui découle pratiquement toute la littérature nationale et même plus. Mais elle pourrait y aller à rebours, en commençant par des écrivains plus contemporains ?

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 10 h 49 min

J’ai beaucoup aimé certains aspects de la pensée de Jankelevitch mais je me demande ce que certains, ici, qui manifestement ne comprennent rien à rien, pas même ce qu’il écrivent, ont bien pu en tirer. Problématique.

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 10 h 31 min

Ed, je pense que les Perez-Reverte sont plus accessibles et qu’on accroche mieux que tous les autres livres qu’on vous a conseillés. Personnellement je trouve souvent la littérature sud-américaine trop « fantastique » à mon goût. Essayez peut-être Sepulveda? « Le vieux qui lisait des romans d’amour » m’avait bien plu.

Clopine dit: 4 septembre 2018 à 10 h 30 min

X, ok, pas de contre-exemple mais exemple tout court. Surtout que même les paroles illustrent le propos, contrairement à ce que vous dites (« enlevez les paroles, il n’y a plus de quoi rire ») Car le fameux « boudin » qui fait rire les écoliers dans le titre de la chanson de la légion étrangère n’est certes pas charcutier. C’est en réalité la toile de tente (individuelle) que chaque légionnaire roule serrée et pose au-dessus de son paquetage, le mot « boudin » étant ici métaphorique.

Et les paroles « tiens, voilà du boudin » ne signifient rien d’autre que « nous partons pour une mission dans le désert » ; le danger, l’épuisement, la soif, la mort qui rôde quoi. Et ce, si l’on considère la légion étrangère en tant que telle, nous permet même un bref aperçu sur la condition du légionnaire en général, et peut nous faire divaguer jusqu’à l’empire romain…

Je passe sur la hauteur avec laquelle vous m’assénez : « Je suppose que l’envie d’exprimer vos soupçons envers vos « suspects habituels » était, elle, beaucoup trop forte. »

Elle est à mon sens totalement injustifiée, parce que mon propos ne visait guère un tel ou une telle (si ce n’est Christiane qui se jette telle une affamée sur n’importe quelle considération, quand il s’agit de conforter son système de pensée, au mépris de la plus élémentaire vraisemblance. N’a-t-elle pas mis en valeur, dans toute la Recherche du Temps Perdu, l’unique phrase où Proust, et encore, avec tout le conditionnel qu’on lui connaît, évoque la possibilité d’un au-delà ? Alors que tout le livre porte la marque d’un si solide athéisme, d’un tel désespoir vis-à-vis de notre finitude, qu’il faut avoir la sottise pour lunettes pour ne pas le voir ? Passons…)

Ma boutade première ne visait donc personne, si ce n’est l’habitude généralisée de l’emphase. Mais l’habitude, ici, est également généralisée d’attribuer toujours toujours des motifs honteux à n’importe quelle expression. Je pense que votre dernière phrase, que je ne comprends d’ailleurs pas, car elle n’est pas claire, contient un venin de cette espèce, « in cauda », évidemment :

 » Il me semble pourtant manifeste ici même que la superstition la plus crasse alliée au désir de domination ne vient pas uniquement de ce côté-là, mais vous êtes bien libre de faire preuve de tolérance envers l’irrationalisme quand cela vous convient »

là, je vous avoue que je n’y comprends que pouic. Que voulez-vous dire, que pointez-vous du doigt, dans cette « superstition crasse alliée au désir de domination » ? Et quel « côté » n’est pas concerné ? Et quelle « tolérance envers l’irrationnel » est mienne, d’après vous, « quand cela me convient » ?

J’entends derrière ces mots que vous visez quelqu’un envers qui j’userais de tolérance, a contrario de ce que j’exprime vis-à-vis d’autres comme Christiane, et que ce quelqu’un est pour vous un être superstitieux et dominateur. Je sèche pour mettre un nom dessus, mais je hausse surtout les épaules, « x ». Parce que votre venin s’égare, ah là là.

Je suis tellement plus simple que vous que cela pourrait m’effrayer, si cela ne me rassurait pas, plutôt. J’ai décidé, par exemple, d’aller chercher les textes de Jankélévitch où il explique ces fameuses « nuances » dont vous faites état, pour les appliquer à la musique. Histoire de comprendre l’ineffable, avec, comme d’habitude chez moi, les deux pieds sur terre…

christiane dit: 4 septembre 2018 à 10 h 21 min

X – 21h14
Votre commentaire est d’une rare finesse. Jankélévitch est un des penseurs les plus libres que j’ai connu, il ne prétendait pas détenir la vérité mais seulement la chercher. Avec sa lucidité, il voyait de quoi l’homme était capable. C’était aussi un moraliste.
Sa modestie était certainement sa plus grande vertu. Homme discret qui enseignait sans emphase, sans tapage. Le réécouter grâce aux documents sonores encore en ligne lave de toute cette ignominie, de cette stupidité, de ces agressions verbales que l’on trouve parfois dans certains commentaires, ici. Et ses livres – je crois que je les ai tous – cadastrent en intelligence bien des contrées de la pensée. L’authenticité ne peut provenir que d’un accord profond avec soi-même. De courage intellectuel, d’élégance morale, il n’en manquait pas.

closer dit: 4 septembre 2018 à 10 h 16 min

« J’avais commencé Chronique d’une mort annoncée et je ne suis pas « rentrée dedans »

Vous avez bien fait Ed. J’ai lu ce livre en espagnol et en français (dans le cadre d’un cercle de lecture). C’est un roman d’une cruauté et même d’un sadisme rares. Il m’a tenu en haleine car le récit est remarquablement mené, mais je l’ai terminé dans un profond écoeurement.
J’ai eu Cent ans de solitude dans mes rayons sans réussir à le commencer vraiment. Je ne sais même plus où il est…

Voyez du côté des nouvelles de Borges et de Cortázar, deux argentins, ce n’est pas délibéré de ma part…Peu de risques de déception.

Et le Quichotte bien sûr. Ne vous laissez pas impressionner par la mise en garde de Barozzi. Choisissez la traduction qui vous paraîtra la plus agréable à lire. Je ne pense pas qu’il y en ait de véritablement mauvaises sur le marché. Moi, j’avais beaucoup aimé celle de Jean Cassou (ancienne traduction dans La Pléiade, peut-être trouvable en occasion).

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 10 h 13 min

Sur Amazon vous trouvez certains livres de Perez-Reverte d’occasion pour 0,88 euros (+2,99€ de port) … si acheter sur Amazon n’est pas contraire à votre éthique (ce que je comprendrais).

Lavande dit: 4 septembre 2018 à 10 h 04 min

Ed moi je vous conseillerais par exemple Arturo Perez-Reverte:
Le tableau du maitre flamand, le maitre d’escrime, club Dumas, la reine du Sud …
Je les ai trouvés passionnants.

Delaporte je suis une spécialiste de la blanquette de veau (mais plutôt en hiver) : si vous passez par Grenoble…

et alii dit: 4 septembre 2018 à 9 h 36 min

L’Homme au casque d’or
Rembrandt (circle) – The Man with the Golden Helmet – Google Art Project.jpg
Artiste
Anonyme (entourage de Rembrandt)
Date
1650
Type
Portrait
Technique
Huile sur toile
Dimensions (H × L)
67,5 × 50,7 cm
Localisation
Gemäldegalerie, Berlin (Allemagne)
Numéro d’inventaire
811A
modifier – modifier le code – modifier WikidataDocumentation du modèle

L’Homme au casque d’or est un portrait anonyme daté des environs de 1650, longtemps considéré de la main du peintre Rembrandt. En 1986, en se fondant sur les analyses radiographiques, l’étude du support et du dessin sous-jacents, les experts du Rembrandt Research Project désattribuèrent l’œuvre après sa restauration, désattribution qui eut un retentissement médiatique1. Le tableau est désormais classé comme faisant partie de l’entourage de Rembrandt, soit qu’il fut réalisé par un élève ou un suiveur du peintre. La controverse liée à cette désattribution a soulevé des questions sur l’authenticité et l’évaluation des œuvres de Rembrandt par rapport au marché aussi bien que par rapport à l’étude de sa peinture2.

renato dit: 4 septembre 2018 à 8 h 24 min

Où le monde devient peu crédible et l’information se me dégrade :

50.000 spectateurs pour un concert gratuit et un ministre parle de réponse au nationalistes xénophobes et racistes… mais c’était gratuit !

Un Afghan blesse au couteau deux personnes dans une gare et on déclare son origine ; une femme tue au couteau une personne et en blesse trois dans un musée, mais l’on ne dit pas qu’il s’agit d’une Polonaise…

Et ainsi de suite.

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 8 h 10 min

Le drame absolu et ordinaire

« Seine-et-Marne : une mère se jette sous un train avec son bébé dans les bras »

renato dit: 4 septembre 2018 à 8 h 02 min

Ed, essayez Adan Buenosayres de Leopoldo Marechal ; mais surtout Macedonio Fernández, tout ce qui vous tombe sous la main.

renato dit: 4 septembre 2018 à 7 h 52 min

Flashbacks historiques. « Certains exhibent le sens de la domination impudique et violente, exercée par la stupidité » [1], en tâchant de reproduire les coercitions idéologiques exercées par le passé : les dictats de terroristes rouges et bruns, d’obsolètes chefs de partis version roi-berger, d’un clergé hypocrite parsemé de pervers, de risibles maîtres à penser. C’est un petit jeu anachronique et sans épaisseur, fruit de la dénaturation d’idées qui n’étaient déjà pas grand-chose au XXe siècle, et qui réduites au rôle de poncifs, inspirent et informent ces rescapé d’un autre temps qu’en le croyant chic les portent fièrement en bandoulière — enfin, même le pantalon pattes d’éléphant fut chic, mais peu importe. La dynamique politique et morale sous-jacente à ces idées n’a cependant pas su garder une relation vivante avec les gens et n’a pas réussi à survivre aux années — naturellement quelques trainards hargneux s’obstinent à les poser comme inéluctables tout en se plaignant de la désastreuse marche du monde : ah, ces sots !

[1], certains reconnaitront ici une proposition musilienne approximativement paraphrasée.

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 7 h 23 min

Je ne suis pas sûr qu’Ed soit prête pour lire le « Don Quichotte », Pablo. Je n’y suis parvenu que tardivement, c’est-à-dire il n’y a pas longtemps !

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 7 h 20 min

« Moi je le jetterais tout de suite dans la cheminée. »

Ah non, moi je veux bien le récupérer ! C’est un étrange cadeau du Diable, probablement…

Jazzi dit: 4 septembre 2018 à 7 h 18 min

Non, je ne vais plus aux puces depuis longtemps, Pablo. Ni à la porte de Montreuil, pas très loin de chez moi, en effet, ni à Saint-Ouen ou encore à la porte de Vanves. Les vieilleries jetées à l’encan, parfois avec les photos de famille, me filent le bourdon. Et puis je n’ai plus rien à acheter et les livres je les emprunte en Biblio.

Ed dit: 4 septembre 2018 à 1 h 53 min

@Pablo

J’avais commencé Chronique d’une mort annoncée et je ne suis pas « rentrée dedans ». Finalement, j’ai oublié le livre dans l’avion et y ai vu un signe de ne pas persévérer avec cet auteur. Qu’en pensez-vous ? Quant au reste, merci. Je vais voir ce que je trouve ici.

P. comme Paris dit: 4 septembre 2018 à 1 h 46 min

« Moi je le jetterais tout de suite dans la cheminée. »

Tu devrais bien t’entendre avec Pepe Carvalho, D.

P. comme Paris dit: 4 septembre 2018 à 1 h 13 min

« Le roman sud-américain, au XXe siècle, surtout dans la 2eme moitié, est bien supérieur à l’espagnol. »
Pourquoi ?.
Je ne vois pas de différence.
C’est plutôt une continuité.
Franco en Espagne, de la guerre civile jusqu’en 1976.
Les militaires en Amérique de Sud des années 1960 à mi 80/90.
Seuls les expatriés ont pu s’exprimer.
Oui, la littérature en langue espagnole s’est enrichie de celle venant d’Amérique du Sud.

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 0 h 37 min

@ Ed

Tu peux aussi lire les contes de Borges ou ceux de Cortázar. De García Márquez son incontournable « Cent ans de solitude » (en poche, coll. Points). Il y a aussi les premiers romans de Vargas Llosa.

Le roman sud-américain, au XXe siècle, surtout dans la 2eme moitié, est bien supérieur à l’espagnol.

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 33 min

« Que veut dire au juste « se faire fister » ?
Je ne connais pas cette expression. »

Ed va vous répondre, elle ne connaît que ça, la pauvrette…

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 32 min

« Vous possédez peut-être un gêne de la blanquette, Delaporte. Êtes-vous de la Somme ? »

Pas du tout, mais j’aime tout. Même les plats de restaurants ouvriers.

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 0 h 26 min

@ Ed

Commence par Don Quichotte. Il y a au moins 2 traductions modernes en poche, celle de Jean Canavaggio (Folio) et celle d’Aline Schulman (Points), que j’avais acheté pour mes gosses quand ils étaient ados, pour avoir la réputation d’être plus facile. J’ai les deux, il faudrait que je compare.

Maintenant pour ceux qui lisent assez bien l’espagnol il existe aussi la traduction en espagnol moderne, faite par l’écrivain Andrés Trapiello, qui a modernisé le vocabulaire. Je l’ai dans la pile de livres à lire. Tous les puristes sont tombés sur le pauvre Trapiello, mais je trouve l’idée excellente (il faut savoir que même pour les espagnols les plus cultivés, c’est impossible de lire el Quijote sans notes – si on veut tout comprendre, évidemment).

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 24 min

« Et je n’ai certainement pas parlé de me faire « fister » espèce de gros pervers écoeurant. »

Eh si, ma chère Ed ! vous aviez décrit la chose avec toute la vulgarité dont vous êtes capable, et c’est moi qui avait employé le terme approprié. Tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément.

D. dit: 4 septembre 2018 à 0 h 23 min

un gène, pardon. Le gêné de la blanquette c’était Macron assis tout-à-l’heure à sa table d’écolier, attendant qu’une vieille maitresse lui fasse des avances.

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 17 min

« Et tu ne connais pas son autre livre, « El llano en llamas » »

Non, mais je m’étais renseigné sur sa biographie. Il avait peu écrit, et travaillé, je crois, à la télévision. C’est un ami prof d’espagnol qui m’avait conseillé Pedro Paramo. D’ailleurs, sur ce blog, Passou a eu l’occasion d’en parler quelquefois, car c’est un auteur incontournable.

D. dit: 4 septembre 2018 à 0 h 17 min

Non, Delaporte. Ce n’est pas ça. J’aime la blanquette de veau qui cependant n’a jamais été mon plat préféré. Je ne possède pas cet instinct de la blanquette qui vous est commun vous et Emmanuel.

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 0 h 12 min

@ Delaporte

Et tu ne connais pas son autre livre, « El llano en llamas », un livre des contes (« Le Llano en flammes », Folio)?

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 0 h 11 min

J’ai un ami qui se rend régulièrement en Espagne pour tâter de vigoureux hidalgos. Il en revient rarement déçu.

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 10 min

« Delaporte est vraiment obsédé par le sexe. »

C’est vous, si je ne m’abuse, ma chère Ed, qui parliez d’aller vous faire « fister » en Espagne par de beaux énergumènes, pas moi.

Chaloux dit: 4 septembre 2018 à 0 h 08 min

P. comme Paris a de furieuses ressemblances avec…

Hurkhurkhurk.

Mon pauvre Blabla, si c’est toi, reviens tout entier, tu fais pitié en te proposant par morceaux…

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 07 min

Ceci étant, D, vous n’avez pas l’air d’aimer la blanquette de veau. Quelle déception ! Sachez que je serais éventuellement prêt à faire des centaines de kilomètres pour manger une foutue bonne blanquette à la con. Ce n’est pas si courant aujourd’hui. Peut-être chez Drouant ? Je pose la question à notre cher Passou, dont je ne sais s’il est aussi bon gourmet de bonne chère que de livres.

Pablo75 dit: 4 septembre 2018 à 0 h 06 min

@ Chaloux

L’auteur de Le Regenta, Clarín, est le Flaubert espagnol.

Son gros roman je l’ai lu quand j’étais à la fac. Il faudrait que je le relise pour te dire. C’est un peu le « Mme Bovary » espagnol.

Ortega y Gasset, je déteste, j’ai beaucoup écrit contre lui, après l’avoir lu à fond pendant des années et par obligation (une grande partie de ses 12 vols d’Oeuvres Complètes). C’était un journaliste et un prof de philo qui se prenait pour un philosophe. Incapable d’écrire un livre exposant sa pensée, parce qu’elle tient en 3 pages, tellement elle est nulle. C’était un pédant, prétentieux et frivole. Il a eu du mal à avaler le fait que le grand intello du premier tiers du XXe siècle était Unamuno, qui est le contraire exact de lui et dont il avait peur (comme tout le monde en Espagne, tellement le recteur de Salamanca, comme on l’appelait, était redoutable dans les polémiques orales ou écrites). Évidemment, j’aime beaucoup Unamuno, qui était un vrai esprit profond et extraordinairement cultivé. Très mauvais poète et romancier, mais grand essayiste et un épistolier hors pair. C’est le seul penseur espagnol sérieux du XXe siècle.

Ed dit: 4 septembre 2018 à 0 h 05 min

Bel hommage que vous faites à Rulfo en tout cas:)

Delaporte est vraiment obsédé par le sexe. J’ai déjà dit que c’était une boutade et que le tourisme en Espagne était qqch que je trouve excessif, terrible pour les locaux et il est hors de question que j’y participe.

P. comme Paris dit: 4 septembre 2018 à 0 h 03 min

Pablito, my corazon,
el supremo pablossimo*,
kool.
En vérité, je vous le dis :
Fumée** de fumée,
tout est fumée.

* Merci Monsieur Court.
** Chouraqui (Qohèlèt)

Delaporte dit: 4 septembre 2018 à 0 h 01 min

La blanquette de veau, c’est un plat de travailleurs. Les garçons de café, à cinq heures du matin, après leur service, se tapent en général une bonne blanquette. Et il pari que, lorsqu’on a un panaris, il faut mettre son doigt dedans, c’est du moins ce que prétendait Pierre Perret dans une de ses chansons. La blanquette est un remède miracle, et vous requinque un homme !

D. dit: 3 septembre 2018 à 23 h 57 min

Bon moi je vais faire dodo. J’ai regardé Casque d’Or ce soit et franchement ça casse pas 3 pattes à un canard. Simone Signoret est à l’aise dans son rôle et rayonne un charme certain mais c’est un rôle bien faible voire petit. C’est très curieux qu’elle soit le personnage central par le titre du film alors que dans le film elle est quasi-périphérique.

Chaloux dit: 3 septembre 2018 à 23 h 56 min

A propos du macronoïde, c’est vrai qu’il est bizarre de se comparer à un morceau de bête morte baignant dans une sauce blanchâtre.

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 23 h 55 min

@ Ed

Tu parles des livres espagnols ou sud-américains en français?

Tout dépend de tes goûts: romans classiques, romans contemporains, essais, histoire?

Tu as lu Don Quichotte?

Delaporte dit: 3 septembre 2018 à 23 h 53 min

Pedro Paramo est quelque chose d’exceptionnel, un roman qui a du reste eu une influence considérable sur la littérature du sous-continent (Garcia Marquez en tête).
C’est un petit livre en Folio que j’ai au pied de mon lit, et dont je relis des passages de temps à autre…

Delaporte dit: 3 septembre 2018 à 23 h 48 min

Finalement, heureusement que l’espagnol a eu le Nouveau-Monde pour y développer sa littérature, pour lui donner de l’ampleur. Imaginons que les USA n’aient pas été vendus par Louis XIV ou je ne sais plus qui (la Louisiane) et qu’ils parlent français : quel sang neuf pour la littérature !

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 23 h 48 min

@ Delaporte

« « Pedro Paramo » de Juan Rulfo. Livre culte. »

En effet. Mais tout dépend du niveau d’espagnol qu’on a. Tu lis l’espagnol, toi?

J’ai « connu » Rulfo il y a très longtemps. Je suis allé a Beaubourg, où il devait donner une « conférence », et dans la salle il n’y avait que 3 ou 4 personnes. Sur une espèce d’estrade il y avait une table et il était là, assis, seul, le regard perdu dans le vide. Avec le culot qui donne l’admiration et la jeunesse, je suis allé lui demander si je pouvais lui faire des photos. Il n’a pas répondu. Je lui ai dit ensuite que j’aimais beaucoup ses deux livres (ce qui était vrai). Il m’a regardé, m’a demandé d’où j’étais et ce que je faisais ici, tout cela avec des phrases très lentes et difficiles de comprendre et puant l’alcool. Il était rouge et avait du mal à tenir droit dans sa chaise. Des responsables de l’acte sont arrivés et ont dit qu’ils avaient changé le programme, que ça allait être une interview. Assis à la table ils sont parlé de l’oeuvre de Rulfo, qui n’écoutait pas, et à la fin, lui ont posé 2 ou 3 questions auxquelles il a répondu des choses incompréhensibles qu’ils ont traduit en les inventant.

J’ai de photos de lui de ce jour-là, dans lesquelles on voit bien qu’il était complétement bourré.

Delaporte dit: 3 septembre 2018 à 23 h 45 min

Les auteurs en langue espagnole qui me fascinent le plus sont des sud-Américains, comme l’auteur de Pedro Paramo (Mexique), mais surtout de l’Argentine comme Borgès et Cortazar. Ces pays ont revivifié la langue espagnole comme le Brésil le portugais.
Mais Ed nous avait fait savoir qu’elle était attirée par l’Espagne proprement dite, où elle voulait aller passer des vacances sexuelles. Elle pourrait se mettre dans le Don Quichotte, pour commencer ; ça la calmerait un peu.

Bételgeuse dit: 3 septembre 2018 à 23 h 44 min

D, oui cela devient fastidieux de se balader sur l’espace commentaire, y sont posées des quantités croissantes d’arguments d’opinions non fondés , cela tourne à la fantasmagorie névrotique. Cependant sa lecture peut se vivre en parcours du combattant et bien que je n’aie jamais été soumise au service militaire , je suis allée au cinéma pour ainsi transposer l’énorme effort à fournir pour contourner les obstacles ou objets non identifiables qui s’opposent aux lois de la gravité et à la logique déductive. Je suis toujours assez éberlués par la somme de connaissance qui y circule et parvient encore à retenir mon attention.

Ed dit: 3 septembre 2018 à 23 h 42 min

En effet, c’est étrange. Que me conseilles-tu pablito ?
Je lis en français. Je n’ai jamais vraiment appris l’Espagnol, si ce n’est pour me débrouiller dans un pays hispanophone.

hamlet dit: 3 septembre 2018 à 23 h 36 min

« Ed dit: 3 septembre 2018 à 23 h 22 min
Qui conseillez -vous de lire parmi les grands auteurs espagnols ? »

si vous voulez connaitre Pablo il existe quelques bons livres qui racontent l’histoire de son idéologie franquiste et de ses amis fascistes comme lui !

D. dit: 3 septembre 2018 à 23 h 35 min

Delaporte dit: 3 septembre 2018 à 20 h 59 min

« Si j’étais un plat cuisiné, je serais une blanquette de veau » Macron

Voici ce que le brillant énarque devenu PR nous fait retenir de sa journée. Le ridicule ne tue plus quand on sait que des milliers de classes étaient aujourd’hui sans aucun professeur. Et des milliers d’élèves toujours sans affectation dans l’enseignement supérieur.

Le brillant énarque ne semble pas non plus capable de résoudre le problème relativement simple du prélèvement à la source. S’emmêler les pieds dans le tapis de cette façon frise le grotesque.

hamlet dit: 3 septembre 2018 à 23 h 33 min

« Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 21 h 32 min

Proust était nazi !!!! »

incroyable !

il faut être une pourriture pour traiter Proust de nazi !!!

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 23 h 32 min

@ Ed

« Qui conseillez -vous de lire parmi les grands auteurs espagnols ? »

Pour commencer, « Pablito » et me vouvoyer c’est incompatible, je trouve. Pour un espagnol ça sonne incongru.

Ensuite je n’avais pas vu ta question.

Et pour finir tout dépend de ton niveau d’espagnol.

Delaporte dit: 3 septembre 2018 à 23 h 28 min

« Qui conseillez -vous de lire parmi les grands auteurs espagnols ? »

Un conseil d’ami : « Pedro Paramo » de Juan Rulfo. Livre culte.

Ed dit: 3 septembre 2018 à 23 h 22 min

Tant mieux berenouche !

Pablito,
Vous ne m’avez pas répondu. Qui conseillez -vous de lire parmi les grands auteurs espagnols ?

Chtimimi dit: 3 septembre 2018 à 23 h 21 min

Musique et littérature… sans cinéma.
Ce midi j’ai mangé de la truite. J’ai pensé à France Choubert. Et à Francis Blanche.
Moi j’ préfère Chopin. Et Mendellesonne.
Celui-là, j’ savais pas qu’il avait écrit un bouquin. J’ l’ai emprunté à la bibli; ça doit être une édition posthume, ça s’appelle ‘Les disparus’. Une histoire de famille bien compliquée. J’y comprends pas grand chose… pour moi c’est d’ l’hébreux.
Et ma femme qui m’ demande si c’est ‘La jeune fille et la mort’ qui a donné l’idée à Ravel d’ écrire ‘Pavane pour une infante défunte’ ou l’inverse. Qu’est-ce que j’en sais, hein ? Si j’pose la question ça risque de prendre des plombes, y vont encore s’enguirlander et ça va finir en queue de poisson.
J’ai cherché sur internet. J’ai juste trouvé que Tino Rossi a joué La belle meunière dans un film. N’importe quoi ! Ah, elle est belle la France! Y s’rait heureux, Napoléon.
J’ai dit à ma femme que son Chouchoubébert, là, il a écrit aussi des marches militaires. Et de la musique de chambre. Et qu’on f’rait bien d’aller se coucher.
J’me d’mande quéq’ fois : la république délivre, mais de quoi ?

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 23 h 20 min

@ Jazzy

Tu ne vas jamais aux Puces, toi le Parisien qui marche tant? À pied, de ton quartier, Montreuil n’est pas loin, non?

D. dit: 3 septembre 2018 à 23 h 18 min

Le Sar Mérodack Joséphin Peladan, pseudonyme de Joseph-Aimé Peladan (ou Péladan), né à Lyon le 28 mars 1858, et mort à Neuilly-sur-Seine le 27 juin 1918, est un écrivain, critique d’art et occultiste français.

Et il dinait à l’huile.

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 23 h 18 min

@ Chaloux

« les puces c’est tentant, mais je ne sais plus quoi faire avec la bibliothèque que j’ai déjà. »

Il faut vendre sur Amazon. On m’a dit que c’est facile.

D. dit: 3 septembre 2018 à 23 h 16 min

et alii dit: 3 septembre 2018 à 20 h 04 min

Le Codex Grolier est désormais le plus vieux manuscrit d’Amérique
Ce document maya est le plus ancien manuscrit du continent américain. Son authenticité vient d’être définitivement ratifiée par la direction de l’Institut national d’histoire et d’anthropologie (INAH) de Mexico (Mexique).

Ben voyons. On voit que vous ne connaissez rien à l’histoire véritable de ce continent. Et que vous répétez sans réfléchir ce qui est écrit dans les manuels.

Bételgeuse dit: 3 septembre 2018 à 23 h 16 min

D, ce serait mieux de recycler ce papier s’il n’est d’aucun apport ou à ce point néfaste qu’il soit nécessaire de détruire la construction écrite. Nous manquons d’une industrie du recyclage.

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 23 h 15 min

@ Jazzy

Pas d’introduction, ni commentaire, ni aucun ordre dans les citations et les anecdotes, à part que le livre commence par deux citations sur les livres de citations.

« Jean-Jacques appelle Paris une ville de boue et de fumée. Ville de boue était la première dénomination de la ville de Paris: Lutetia, Lutèce: de lutum, boue. Rousseau n’y avait pas songé. »

« Fontenelle disait de La Fontaine: « Il était si bête, qu’il ne savait pas qu’il valait mieux qu’Ésope et que Phèdre. »

« Une des maximes favorites de Marivaux était que pour être assez bon il fallait l’être trop. »

Bételgeuse dit: 3 septembre 2018 à 23 h 13 min

Ed, 13h et quelques minutes, j’ai changé de pseudo et si cela peut modifier un de vos motifs obsessionnels je peux vous déclarer sans faire preuve d’insincerité que vous m’etiez sortie de l’esprit et comme je tentais il y a quelques jours de vous le faire comprendre , les anonymes qui ne sont pas vos amis ne sont pas vos ennemis et vous auriez tort de croire que parce que ne vous sont témoignées de sympathie ,d’affection particulière, la place que vous occupez depasserait l’intérêt ou aucun qu pire des cas pour atteindre un point que vous fixez au niveau de l’obsession. Vous seriez avisée de ne pas me classer parmi ces gens dont vous imaginez qu’il vous voue une animosité constante. Merci.

Chaloux dit: 3 septembre 2018 à 22 h 51 min

Pablo, les puces c’est tentant, mais je ne sais plus quoi faire avec la bibliothèque que j’ai déjà. Cette année, j’ai décidé d’en faire entrer le moins possible.

Jazzi dit: 3 septembre 2018 à 22 h 45 min

« Quelqu’un a défini la femme: un animal qui s’habille, babille et se déshabille. »

On dirait du Sacha Guitry !
C’est une vraie trouvaille ce bouquin, Pablo, et un travail incroyable. Et il n’y a pas de nom d’auteur ! Aucune introduction ni commentaires ? Les citations sont elles classées dans l’ordre chronologique ou par thèmes ?

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 22 h 35 min

@ Petit Rappel

Laissons tomber. En regardant l’Encyclopédiana dont je parle plus bas, je me disais qu’elle est beaucoup plus amusante que nos discussions, dont le seul intérêt pour moi c’est de pratiquer le français écrit.

« Quel secret doit avoir eu la nature, disait Fontenelle, pour varier en tant de manières une chose aussi simple qu’un visage ! »

« Traduire Horace, dit Mercier, c’est transvaser du champagne; la mousse fuit. »

« Malebranche avait coutume de dire qu’il ne faisait pas plus de cas de l’histoire que des historiettes de son quartier. »

« Quelqu’un a défini la femme: un animal qui s’habille, babille et se déshabille. »

Petit Rappel dit: 3 septembre 2018 à 22 h 26 min

Péladan n’est pas oublié, et, en l’année du centenaire de sa mort, Daniel Guéguen a entrepris des travaux sur les peintres qu’il a patronné et le coté Barnum du personnage. Un Jean Delville a été publié récemment qui mérite l’attention.
Guéguen ne va pas se faire que des amis en soutenant que le Sar est plus un publiciste qu’un initié, se mettant lui-même en scène, mais la thèse est salubre, appuyée sur des pièces de collection, ( entre autres envois sur ouvrages à Stanislas de Guaita après la brouille rose-croix qui les dépeint dans les médias de l’époque comme irréconciliables,) et vaut d’être soutenue.
Maintenant, on peut toujours préférer l’ésotérisme à la Belphégor…
MC

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 22 h 17 min

@ Chaloux

Sinon, samedi aux Puces j’ai payé 2 euros un livre très intéressant, dont le titre exact est: « Encyclopédiana, recueil d’anecdotes anciennes, modernes et contemporaines. Tiré 1º de tous les recueils de ce genre publiés jusqu’à ce jour, 2º de tous les livres rares & curieux touchant les moeurs et les usages des peuples ou la vie des hommes illustres 3º des relations de voyages et des mémoires historiques; 4º des ouvrages des grands écrivains; 5º de manuscrits inédits, etc, etc; pensées, maximes, sentences, adages, préceptes, jugements, etc., anecdotes et traits de courage, de bonté, d’esprit, de sottise, de naïveté, etc Saillies, reparties, épigrammes, bons mots, etc. Traits caractéristiques, Portraits, etc. Paris. Paulin , libraire-éditeur, 33, rue de Seine. 1843.

Un pavé de 666 pages, texte sur deux colonnes, très amusant. Un boulot de fou sans nom d’auteur.

Je l’ouvre au hasard:

« Les Lydiens, pour charmer la faim, dans une extrême disette, inventèrent les cartes et la paume. Ils jouaient un jour et mangeaient l’autre. »

« Fontenelle, en mourant, disait; « Je suis né Français; j’ai vécu cent ans, et je meurs avec la consolation de n’avoir jamais donné le plus petit ridicule à la plus petite vertu. »

Petit Rappel dit: 3 septembre 2018 à 22 h 06 min

Je ne prétends pas qu’ils soient utiles, car un thème d’étude est toujours un luxe, Pablo.
En revanche (horresco referens) je me souviens de Renan dont j’actualise ici les termes:
« qu’importe que vous n’ayez que trois ou quatre lecteurs, si vous faites avancer le problème »
Je me demande si l’une de vos sources occultes ne ne serait pas à chercher dans les discours du Maire de Champignac:
« Toi, tu n’es qu’une tache de rouille sur une (sic) vieille vis de l’immense machine qui mène le monde, et qui (re-sic!)seul l’Esotérisme arrive à décoder ».
La suite est griserie langagière plus que profondeur, et vous vous y tirez une balle dans le pied:
« et tu connais la mystique comme moi les polynômes cyclotomiques de l’Algèbre commutative »
Phrase qui ne peut avoir que deux sens
-Tu ne connais pas la mystique. (admettons!)
-Moi non plus! ( » tu la connais comme moi les polynômes. » ).
Dans ces conditions, je crois qu’il serait sage de laisser Jean, Thérèse, Ruysbroeck, Eckart, et quelques autres tranquilles, plutôt que d’en faire une espèce de sauce new age.
Au fait on ne sait toujours pas ce que ces dociles personnages disent de semblable.
C’est ègal, j’aurai bien ri.

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 21 h 50 min

@ Chaloux

Parce que cela m’amusait. Mais, étant donné que je me suis rendu compte qu’il est vraiment malade, comme Blabla, cela ne m’amuse plus. Il a un grain, le mec. Je crois même, et je ne blague pas, que ce type est interné et on le laisse venir ici pour le soulager, alors que visiblement son cas s’aggrave de jour en jour.

Donc, tu as raison, je vais arrêter.

Chaloux dit: 3 septembre 2018 à 21 h 44 min

Pablo, je ne comprends toujours pas pourquoi tu réponds à ce type qui n’a pas dû sortir de chez lui depuis plus de vingt ans et qui doit hanter la chambre du fond de l’appartement de sa vieille maman.

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 21 h 32 min

Comment peut-on comparer, sans être antisémite, Court, Edel, et lui même x-hamlet, à des Juifs victimes du nazisme? Les critiquer, eux, équivaut à être arrêté, envoyé et gazé à Auschwitz pour avoir été Juif.

Par quelle aberration de l’esprit on banalise de la sorte le nazisme? Et cela en utilisant des ficelles aussi grosses que celle de « rat de bibliothèque », expression qui existe depuis au moins 1850 et qui a été utilisée par…. Proust lui-même?

« C’est un homme d’une grande valeur, qui sait énormément, et cela ne l’a pas racorni, n’a pas fait de lui un rat de bibliothèque comme tant d’autres, qui sentent l’encre. » Proust, La Prisonnière, 1922.

Il est donc, clair, que pour l’antisémite Hamlet ex Puck-Puck l’Homelette, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison» Proust était nazi !!!!

et alii dit: 3 septembre 2018 à 21 h 22 min

le sar
Joséphin Peladan
Josephin Peladan 2.jpg
Alexandre Séon, Portrait de Joséphin Peladan (vers 1892), musée des beaux-arts de Lyon.
Biographie
Naissance
28 mars 1858
Lyon
Décès
27 juin 1918 (à 60 ans)
Neuilly-sur-Seine
Sépulture
Cimetière des Batignolles
Nationalité
Français
Activités
Dramaturge, écrivain, critique d’art, occultiste
Fratrie
Adrien Péladan (d)
Autres informations
Religion
Église catholique
modifier – modifier le code – modifier WikidataDocumentation du modèle

Le Sar Mérodack Joséphin Peladan, pseudonyme de Joseph-Aimé Peladan (ou Péladan), né à Lyon le 28 mars 1858, et mort à Neuilly-sur-Seine le 27 juin 1918, est un écrivain, critique d’art et occultiste français.

x dit: 3 septembre 2018 à 21 h 14 min

Le malentendu repose sur les connotations nécessairement religieuses que vous attribuez à « ineffable ».
Dans son livre, Jankélévitch oppose à ce terme un autre très voisin : « indicible ». Il introduit une différence là où l’usage traite ces mots en synonymes; cette opposition serait quelque peu arbitraire si elle était gratuite, mais elle va lui permettre de différencier un indicible glaçant (qui relève de la sidération, de la paralysie, qui méduse le discours et qui est lié à la mort) d’une autre impossibilité de nommer ou de décrire : un inexprimable parce qu’insondable, inépuisable, surabondant (l’amour, la joie par exemple). Aucune connotation d’ « éthéré » non plus.
Jankélévitch procède souvent ainsi, c’est un philosophe de la nuance, différenciant par exemple « complexe » de « compliqué » pour distinguer une complexité inévitable d’une complication inutile, rajoutée, intéressée, obscurcissant délibérément ce qui ne l’était pas ou moins.
Il faut donc prendre le terme « ineffable » dans l’acception qui lui est donnée dans le système de pensée du livre et non comme un obscurantisme ou un snobisme prononcé le petit doigt en l’air et la bouche en cul de poule. Sauf mauvaise foi, on ne peut pas rendre un auteur responsable de l’usage que d’autres font d’un terme qu’il emploie différemment lorsqu’il a fourni toutes les précisions nécessaires.
(J’ai bien noté que vous reconnaissiez n’avoir pas assez lu Jankélévitch pour affirmer, d’où ces explications détaillées. Je suppose que l’envie d’exprimer vos soupçons envers vos « suspects habituels » était, elle, beaucoup trop forte. Il me semble pourtant manifeste ici même que la superstition la plus crasse alliée au désir de domination ne vient pas uniquement de ce côté-là, mais vous êtes bien libre de faire preuve de tolérance envers l’irrationalisme quand cela vous convient)

Dire « où manque la parole, commence la musique » n’est donc pas réservé à une musique rêveuse ou mélancolique ou ectoplasmique.
Cela n’empêche évidemment pas l’alliance de la musique et de la parole, comme dans votre chanson ou plus largement tout l’art lyrique. Enlevez les paroles de la marche de la légion et il n’y a plus de quoi rire. Imaginez en effet des variations sur cet air-là et il n’aura plus rien de comique ou d’effrayant (selon les dispositions et les opinions de l’auditeur).
Ce n’est donc pas un contre-exemple, « la danse des canards » ne le serait pas plus.

Pablo75 dit: 3 septembre 2018 à 21 h 13 min

@ l’antisémite Hamlet ex Puck-Puck l’Homelette, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison» pour qui les crimes des nazis sont aussi triviales que vivre une vie d’intello inutile et pour qui critiquer l’érudition vide équivaut à participer dans le gazage des Juifs à Austwitz.

Tu es en pleine crise de folie, il faut te faire interner.

On commence par écrire ici qu’on entend dans l’Andante de la dernière sonate de Schubert la mort approcher et la peur de l’ami Franz devant elle, et on finit par se faire traiter par un antisémite patenté en pleine crise de paranoïa aigüe de « putain de nazi » ou de « véritable fasciste ».

Voilà une attaque de folie en direct d’un malade mental avec le cerveau en pleine décomposition.

Si je savais où tu habites j’appellerais SOS psychiatrie.

Jazzi dit: 3 septembre 2018 à 21 h 12 min

« Le moins oublié d’entre eux s’appelle Allan Kardec »

C’est la tombe la plus fleurie du Père-Lachaise, M. C. J’avoue avoir touché son buste, à de certaines occasions…
Il y a au cimetière des Batignolles la tombe du Sac Péladan, un peu oublié, mais qui eut une grande influence en son temps…

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