de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
A chacun sa montagne magique

A chacun sa montagne magique

Il arrive qu’un grand roman occupe une telle place dans l’imaginaire collectif que son titre devienne un totem. Surtout pour les écrivains qu’il a durablement hantés. Quel romancier américain n’a pas dès ses débuts eut l’ambition de réussir son Moby Dick ? Ce statut particulier, seules les grandes œuvres intemporelles et universelles peuvent y prétendre. Il y a autant de listes que de lecteurs ; mais il est rare que La Montagne magique (1924) de Thomas Mann ne se retrouve pas dans la plupart, d’autant qu’il s’agit d’un roman de formation et le titre même se prête bien à l’appropriation.

 Rome ou Jérusalem ? Ce pourrait être l’autre titre du Retour du phénix (405 pages, 22 euros, Albin Michel), troisième volet de l’ambitieuse trilogie de Ralph Toledano. Cette fresque romanesque de facture proustienne comblera les nostalgiques de temps révolus par son écriture métaphorique, ses dialogues désuets, ses descriptions détaillées à l’extrême et exaspèrera les autres pour les mêmes raisons. Tout y est précieux dans la double acception du terme : la langue foisonnante, les personnages baroques, les situations inattendues (lire ici un extrait)

Lui, c’est Tullio Flabelli, un prince romain qui considère sa ville comme l’utérus de sa mère, de sa grand-mère et de toutes celles qui les ont précédées. Il fuit la médiocrité intellectuelle et le vide spirituel de la Rome contemporaine, réduite à sa fonction de splendide décor figé pour l’éternité, en s’immergeant dans la lecture des philosophes néo-platoniciens . Elle, c’est Edith, une séfarade issue d’une prestigieuse lignée de cabalistes, dont la famille est originaire de Tanger, frustrée de n’avoir pas réalisé son fantasme aristocratique en épousant cet homme en son palais décati. Ils appartiennent tous deux à d’illustres dynasties, héritage dont ils ont conscience qu’il leur confère plus de devoirs que de droits. Deux tribus à galerie d’ancêtres qui n’eurent guère l’occasion de se rencontrer.

Ce couple improbable constitue la symbiose et les paradoxes de l’auteur, dans le civil historien de l’art et expert de peintures italiennes du XVIIème, plus Bernard Berenson que Mario Praz. Après avoir longtemps vécu et travaillé dans la péninsule, il a choisi de se retirer sur sa montagne magique à Jérusalem, cité aussi inachevée que Rome ne l’est pas, afin de mieux y guetter l’arrivée du Messie… Leurs pérégrinations de l’une à l’autre ville les montrent travaillés par une volonté de sauver un patrimoine menacé, dans le regret mélancolique d’une autre Italie et d’un autre Israël aujourd’hui à l’agonie ou disparus. Ce sera l’occasion de réflexions, de dialogues et d’affrontements avec d’autres personnages, et l’expression de points de vue souvent polémiques sinon violents.

Ces deux pays autrefois passionnément aimés sinon adulés, idéalisés même pour leur histoire et leur mode de vie, sont désormais passés au crible de la critique et du reproche pour s’être voués au culte effréné du profit, de l’éphémère, de la consommation, de la technologie et du paraître aux dépens de l’être. A croire qu’ils concentrent désormais toute la vulgarité du monde. Une manière singulière d’envisager le choc des cultures, loin des clichés. On passe sans cesse du très bas au très haut, du trivial au spirituel. Au fond, d’un absolu à l’autre, même si on finit par comprendre que l’homme propose et Dieu dispose…

Dans ces forteresses d’immobilité, rien n’effraie comme le mouvement perçu comme synonyme de progrès. On ne dira même pas que c’était mieux avant tant la nostalgie d’un paradis perdu enveloppe en permanence les deux personnages ; on dira plutôt qu’avant, c’était et que désormais, ce n’est plus rien. L’évocation minutieuse de bals mondains d’un raffinement révolu et de la quête de la présence du divin s’achève en plein conclave HSSF (Haute société sans frontières) avec les funérailles du dernier gentilhomme romain à Santa Maria  in Aracoeli, et l’enterrement du monde qu’il incarnait. A ceci près que la fin d’un monde ne sera jamais la fin du monde que pour un microcosme dès lors que celui-ci se donne pour une élite.

Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins (…)Et nous voyons maintenant que l’abîme de l’histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie.

Ces lignes de Paul Valery dans La crise de l’esprit datent de 1919. Sans y être reprises, elles éclairent en permanence d’une lumière en clair obscur Le Retour du phénix, puissant roman qui les réactualisent, ce qui n’est pas moindre de ses vertus. resized_650x365_origimage_681569 2

En revanche, dans  Hôtel Waldheim de François Vallejo ( 304 pages, 19 euros, Viviane Hamy), la montagne magique est tout sauf métaphorique. Elle s’affiche, se présente et se donne comme telle dès l’abord. Ca se passe dans un Grand hôtel perché à 1560 mètres, à Davos en Suisse, l’une des villes les plus hautes d’Europe, lieu de l’action du chef d’œuvre de Thomas Mann (mais il n’est pas le seul écrivain à croiser dans les parages, quoique le principal, puisque les fantômes de Durrenmatt et Walser sont aussi de la partie). Le narrateur s’y retrouve longtemps après y avoir passé ses vacances dans sa jeunesse avec sa tante ; en effet, il a reçu de mystérieuses cartes postales jaunies de l’établissement d’un correspondant non moins mystérieux lui demandant en une phrase leitmotiv :

 « Ca vous rappelle queque (sic) chose ? ».

Il se rendra à un rendez-vous anonyme pour en savoir plus… Et nous, on le suit car on veut aussi savoir tant Vallejo réussit à susciter l’empathie pour son personnage. Tout se joue dans la tension qui s’installe dès lors entre lui et sa mystérieuse épistolière, cette Frieda Steigl qu’il finit par rencontrer. Elle lui reproche rien moins que d’avoir joué un double jeu entre Est et Ouest qui provoqua la disparition de son père. Le narrateur se retrouve alors contraint de rassembler ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il était à 16 ans l’hôte du Grand hôtel et qu’il avait lié connaissance avec des personnes bien plus âgées que lui. Des années après, chacun de deux protagonistes se voit contraint de produire ses preuves. Mais lorsqu’elles coïncident, seule la lecture de l’Histoire diffère en se jouant des ruses de la mémoire. Qui manipule qui ? On sent les personnages si déroutés, surtout le narrateur, que l’on se surprend à se demander avec lui : ai-je bien été celui que je crois être ?

L’auteur tient la note juste jusqu’à la toute fin grâce à une mécanique d’une précision horlogère (ici un extrait). Preuve que plus le paysage des Grisons paraît apaisé, plus il est effrayant. Non sans malice, l’histoire pleine d’incidents bizarres, qui entremêle l’espionnage inconscient,  la neutralité helvétique, la Stasi et les fuyards de l’ex-RDA, est parfaitement ficelée. Celle d’un homme condamné à ne jamais comprendre ce qui lui arrive. Passionnant de bout en bout.

(« Bernard Berenson à la galerie Borghèse à Rome, 1954 » photo David Seymour ; « Hôtel Schatzalp à Davos » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

697 Réponses pour A chacun sa montagne magique

Bételgeuse dit: 12 septembre 2018 à 5 h 53 min

15h45 loin de l’état d’Israël il n’existe aucune raison sinon atavique d’entretenir la haine ou de la passer en relai au fil des générations. Les actes antisémites ne sont pas tous signés mais les dernières agressions prouvent que la haine est malheureusement vivace entre les ressortissants de ces deux peuples. La bêtise motivé que des juifs anonymes ici soient des prises et des cible. Nous n’avons pas fait mieux en permettant leur déportation et en participant côté français à leur extermination. Je ne me sens pas pour autant solidaire du maréchal Pétain pas plus que les juifs qui vivent ici sont responsables de la politique Israélienne. Entre arabes et juifs plus particulièrement elle se manifeste dans nos contrées par des agressions physiques qui vont jusqu’au meurtre,faudrait il remonter le temps jusqu’à l’ancienne Egypte pour expliquer?

rose dit: 11 septembre 2018 à 22 h 40 min

Je vous ai lue et relue Beltégueuse. Me demande si les abeilles c pas depuis 5 ou 10 ans años le grave problème.

Quant au cancer ( versus le sida) il s’agit d’une équipe de recherche médicale de Luminy : Marseille, Esculape.
Resteront la peste et le choléra. On relira le hussard sur le toit.

Quant aux chiliens, sont à l’image de leur cordillière : pointus râpeux volcaniques. Infranchissables.

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 19 h 41 min

J’en profite pour corriger une de mes innombrables fautes d’accord : s’ajoutent à cette prédation, les agents chimiques…

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 19 h 38 min

15h41 j’envisageais le problème des abeilles sous les deux aspects, Rose, relisez. Le frelon asiatique est apparu il y a quelques années et a fait beaucoup parler de lui. Les agents chimiques pulvérisés s’ajoutent comme cause de leur mortalité inédite cette année et en hiver. Elles ne l’ont pas passé. C’est alarmant. Je tentais de faire une synthèse bien que les pouvoirs publics ou ce qu’on en entend ne fournit pas d’explication labellisée, vraisemblablement officialiser les causes reviendrait à entrevoir des solutions qui contrarieraient les marchés et les marchands.

rose dit: 11 septembre 2018 à 15 h 47 min

Quant au cáncer Beltégueuse, comme le Aída, il est en passe d’être guéri.
Déjà Sur les animaux.
Dans.20 ans plus personne ne mourra du cancer.

Le sida c’est la trithérapie.
Nous aurions encore Bruce Chatwin.

rose dit: 11 septembre 2018 à 15 h 45 min

Les jugements sont prompts sur ce blog.

Le jour oü les juifs donneront l’exemple à s’unir et à vivre vives en Palix ávec les árabes, on en reparlera.
Attendons les faits.

Facile de clamer au grand racisme lorsqu’on vit entre -soi et Dr que Glucksman épouse Salamé.
Que les donneurs de leçons donnent l’exemple .

Quant à vous Jazzi baisez avec qui bon vous semble. En toute liberté.

rose dit: 11 septembre 2018 à 15 h 41 min

Bételgueuse
c’est faux ce que vous dites.

Seule l’observation compte et les faits qui s’ensuivent.
La pollenisation est dangereuse pour les abeilles avec les produits toxiques qu’ells ingèrent lorsqu’elles butinent.

Tout est asiatique même les chenilles qui bouffent les buis.

Or, buis magnifiques cette année

.

rose dit: 11 septembre 2018 à 15 h 36 min

vous pouvez dire ce que vous voulez.
Je suis déjà en pot pourri.
Et je ne bronche pas d’une semelle.
Heureusement que Ed balaye la bien pensance et la mise en valeur de soi-même.
Merci Ed.

christiane dit: 11 septembre 2018 à 13 h 54 min

DHH dit: 11 septembre 2018 à 12 h 54 min
Heureux coup de colère ! Lavande, avec « les anglais et Jeanne d’Arc » dit la même chose à Rose.
Toutes les roses se fanent, il reste le souvenir de leur parfum, avant… qu’elles ne se flétrissent.

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 13 h 45 min

JJJ, le probleme est le suivant, frelon importé adapté à un autre écosystème , les abeilles d’ici n’ont aucun moyen de réponse contrairement à leurs sœurs chinoises qui comme l’explique Clopine ont développé une stratégie de défense et d’attaque. C’est comme si vous laissiez proliférer des caïmans dans nos étangs ou canaux, ils avaler aient tout ce qui leur tombe entre les mâchoires. Les européennes n’auront pas le temps de s’adapter à ce prédateur , il faudrait des dizaines voir des siècles pour qu’elles mirent génétiquement. Le frelon asiatique si on ne lutte pas contre lui participera activement à l’extinction de l’espèce, s’ajoute à cette prédation les agents chimiques utilisés dans les cultures.

DHH dit: 11 septembre 2018 à 12 h 59 min

@ Jazzi
un mot pour vous sous le fil précèdent,où j’exprime a la fois mon accord et mon désaccord sur votre lecture du propos de Ed

DHH dit: 11 septembre 2018 à 12 h 54 min

@jazzi
vous avez raison .
c’est la fin de la citation qui compte ; et c’est cett phrase qui est raciste. car en ajoutant cette phrase ed ne nous indique plus seulement des préférences sexuelles mais elle nous dit ce qui serait pour elle le niveau d’abjection auquel elle ne peut consentir.
c’est si monstrueusement raciste que je me refuse à y voir comme le dit aussi Clopine autre chose que du second degré ….

sinon Ed serait à bannir de ce blog

Janssen J-J dit: 10 septembre 2018 à 16 h 14 min

elles ont du poil aux dents (de l’humour) et 1000 fois raison de construire qq chose de « citoyen » autour de la colère de l’une, sur un blog qui peut servir à toutes les causes, y compris celle de l’anti-racisme et de l’antispécisme.
Ce faisant, la queston n’en reste pas moins posée, politoc-littérairement : les humains doivent-ils criminaliser et tuer des insectes censément prédateurs des autres, alors que les frelons incriminés ont tout de même le droit de vivre et de défendre leur propre dignité d’animaux, comme tout un chacun de nous autres ?
SI les hjumains leur attribunet un rôle de « méchants », ils doivent d’abord résoudre cette contradiction que que toutes les abeilles ne sont pas leurs victimes principales. Elles restent toujours des esclaves « utiles » au genre humain qui n’hésite pas à profiter gratuitement d’une production qu’elles ne savent apparemment pas sauvegarder pour leur seule espèce.
On objectectera qu’il s’agit là d’un sot appariemment costellien, je demande néanmoins qu’on réfléchisse au fait que l’espèce humaine crévera d’abord de son obésité melliflue plutôt que de la raréfaction de la fécondation des végétaux.

Jazzi dit: 10 septembre 2018 à 9 h 28 min

Citation exacte :

« Ed dit: 9 septembre 2018 à 11 h 48 min
…Et non je ne suis pas particulièrement branchée asiatiques. Je prends tout, sauf les Arabes faut pas pousser non plus. »

Bételgeuse dit: 9 septembre 2018 à 23 h 05 min

« Réfléchissez au comment », si la situation n’était pas si grave, je vous dirais que vous me rappeler quelqu’une. Je salue votre engagement citoyen.

Bételgeuse dit: 9 septembre 2018 à 22 h 56 min

Clopine, il est vrai que le frelon asiatique a défrayé la chronique et qu’à l’issue de l’hécatombe hivernale il n’est que peu incriminé du moins dans ce que j’ai pu capter des causes que les spécialistes tentent de déterminer. On entend plus souvent remettre en question l’usage des produits phytosanitaires. Il y a quelques années, j’avais entendu des arguments qui ressemblaient aux vôtres sur fgr culture, émission scientifique deux début d’après midi. Et il est vrai que les info conditionnent à tel point notre regard sur le phénomène qu’on oublierait presque ce prédateur. Il aura vraisemblablement décimé toutes les européennes avant sur l’espèce ait eu le temps d’une adaptation génétique, c’est à ce genre de réponse que pensait le scientifique invité. Il faudrait réagir rapidement si le frelon asiatique est la principale origine d’une mortalité situé à 70% des populations d’abeilles. Je ne sais trop si Stéphane Travert et De Rugy réussiront a prendre conscience du problème si ce qui est rapporté est juste, et si oui il faudrait zussi que les chinois pulvérisent toutes leurs exportations. PS pour Gisèle, on dit prendre le mors aux dents, je ne connaissais pas la version  » poil aux dents » qui peut laisser supposer un problème de brosse?

Clopine dit: 9 septembre 2018 à 21 h 15 min

Ah oui, il se dit aussi que ce serait « un horticulteur » qui aurait introduit le premier frelon asiatique, en ayant commandé une plante venue de Chine avec son pot. Mais c’est une légende : en réalité, ce sont les bois qui traversent tous les jours les océans, comme les gros tourets autour desquels on enroule les câbles d’acier, qui ont transporté le frelon de l’Asie vers l’Europe. Eh oui, c’est l’heure de la mondialisation, pas vrai ?

Clopine dit: 9 septembre 2018 à 21 h 11 min

Gisèle et DHH,

Sans doute avez-vous raison. Mais peut-être suis-je mal placée pour juger de l’efficacité, ou non, du film… En fait, pour moi, l’essentiel est d’ouvrir le débat, comme on dit. Aujourd’hui, je me suis fait le serment de toujours toujours toujours faire état, devant les spectateurs, de ce que je considère comme un scandale des plus emblématiques de notre société.

Voici l’histoire :

Il y a 3 ans, le frelon asiatique n’était pas apparu en Normandie. Puis il arriva. La première année,on a relevé 20 nids. La seconde année, 200. Et cette année, cela explose littéralement.

Bien.

Le frelon asiatique est un prédateur de l’abeille. En Chine, les abeilles savent le contrer : elles s’agglutinent en grappe autour du frelon, et augmentent ainsi la température. Au-dessus de 60 °, le frelon meurt.

Mais nos abeilles européennes n’ont pas développé, et pour cause, ce comportement, puisque le frelon européen ne s’attaque pas à elle…

Le frelon asiatique est un véritable fléau pour nos abeilles. Il les attrape, les décapite, et les mange. Et stresse complètement toutes les colonies…

Les apiculteurs ont bien évidemment alerté les pouvoirs publics. C’était du temps de « Ségo », pour la nommer comme le fait Gisèle. Et Ségo a pondu une circulaire à envoyer aux préfectures, qui donnait l’ordre aux Préfets d’employer tous les moyens pour éradiquer les nids de frelon.

Et puis elle a été « remerciée » et est partie. Et la circulaire a alors été envoyée aux préfets… Avec une petite nuance. Le verbe « devoir » (« vous devez prendre tous les moyens ») a été remplacé par le verbe « pouvoir ». (« Vous pouvez prendre les mesures »).

L’intervention d’un apiculteur pour la destruction d’un nid de frelons est estimée, grosso modo, à 50 euros par nid.

La grande majorité des préfets a donc choisi, comme le verbe « pouvoir » les y autorisait, de ne rien faire, ce qui revenait à 0 euro.

Résultat 1 : le frelon a proliféré.

Résultat 2 : les apiculteurs ont morflé, comme les abeilles…

Résultat 3 : la situation est devenue incontrôlable. Car si le frelon n’est pas un danger pour l’homme, a priori, il y a pourtant un moment où il passe à l’attaque : quand l’être humain devient un danger pour son nid. Qu’il le touche, plus précisément.

Un nid de frelons est gros, certes, de la taille d’un gros ballon de foot. Mais il peut se percher très très haut, jusqu’à 9 ou 10 mètres.

Et c’est là où toute l’histoire se corse. Car quand un enfant joue au ballon et le lance par mégarde en l’air, et que le ballon tombe sur un nid de frelons, eh bien la colonie de frelons va attaquer… idem pour un coup de taille-haie malencontreux, ou autres possibilités de dérangement des nids.

Une école a été ainsi touchée, mais l’institutrice a eu le réflexe de faire rentrer tous les enfants.

Hier, samedi, une autre école a connu le même phénomène. 6 enfants ont été piqués, et l’un d’eux, à l’heure où je vous écris, est à l’hôpital…

Les apiculteurs… sont totalement désabusés. Comme, à cause de l’inertie de la France, l’Allemagne et la Suisse sont désormais touchées, il est envisagé que ces pays portent plainte contre la France…

Mais les apiculteurs pensent sincèrement qu’il faudra attendre les premières morts humaines pour que « quelque chose » se passe : le remplacement du verbe « pouvoir », par le verbe « devoir ».

En attendant, les abeilles meurent. Et les enfants, continuent de jouer au ballon…

cette histoire n’est pas dite dans le film (nous ne pouvons parler de tout, en 52 minutes), même si l’on y parle du frelon asiatique. Mais je me jure bien de la dire oralement, à chaque diffusion !

Voulez-vous une autre information ? C’est qu’il existe des phénomènes de mimétisme chez les insectes. Et l’on relève depuis cette année un nouveau comportement chez le frelon européen : lui aussi, comme son cousin chinois, commence également à chasser les abeilles et autres hyménoptères…

(le film coûte aujourd’hui 14 euros. Avec les recettes, le syndicat va mettre en place des formations et des moyens matériels, pour tenter de suppléer les pouvoirs publics défaillants. Voilà à quoi je passe mon temps, et je n’ai donc pas l’impression de le gâcher !)

Pour l’écriture au ministère, il va falloir attendre un peu que je sois moins en colère… Je le crains.

christiane dit: 9 septembre 2018 à 20 h 21 min

@Jazzi dit: 9 septembre 2018 à 9 h 58 min
Toujours pas de réponse…
Si j’ai cité ici un commentaire du blog d’Edel, cela n’a rien avoir avec lui mais avec Jacques Chesnel qui ne peut plus poster ses commentaires ici, sur la rdl, ce que je regrette .
Pour le reste, tu as dû remarquer que je ne poste plus aucun commentaire sur son blog, donc que je le « laisse tranquille » sauf s’il m’envoie une vanne (fil suivant), dans ce cas je réagis !

DHH dit: 9 septembre 2018 à 16 h 13 min

jazzi
non il vaut mieux interesser un ministere technique .
S’il est interessé ,il saisira la culture et cela sera efficace

gisèle dit: 9 septembre 2018 à 15 h 26 min

Clopine/ DHH. Mon boulot ? non, pas du tout. Mais « tenter » est parfois payant. Voici. J’étais présidente d’une assoc. de défense… Un projet pharaonique avait été voté,d’une rare stupidité et qui détruisait tout un quartier. Réunions multiples, articles ds les journaux,j’avais tout épuisé. J’apprends que Ségo vient inaugurer un truc,avec toute sa suite. J’étais jeune,sans complexe, je fais une lettre simple, que je remets en mains propres! à un conseiller municipal à charge de la lui donner, en mains propres!Sego restait peu de temps,mais le lien a fonctionné..et j’ai eu une réponse immédiate, 10 mots sur une feuille de papier. Cela m’a suffi pour trouver le « comment »,et me donner du poil aux dents.En secret,avec mon seul adjoint ( ns étions tous bénévoles,sans argent)ns avons immédiatement bouclé un dossier complet,(sans nommer Sego) tout la nuit etc..6 mois plus tard, le projet était cassé.
Il faut suivre les conseils de DHH; j’ignore ce qui peut fonctionner ,aujourd’hui.A ce moment-là, ce fut la surprise,totale ! et l’elaboration. impeccable du dossier.Dans le cas des abeilles,c’est complexe. il faut que votre film soit EFFICACE; que vs soyez touchée,par les gens, OK, mais ce n’est pas cela le principal.Qu’il soit une étape, vers une avancée. J’ai vieilli, j’ai un peu plus de temps, un peu moins d’énergie.J’habite loin de la Normandie.DHH sait comment fonctionne la Machine.J’ajoute que je n’étais inscrite à aucun parti,et que je ne connaissais Sego que de nom.
Réfléchissez au « comment ».

Jazzi dit: 9 septembre 2018 à 14 h 47 min

Et pas la ministre de la culture et de la communication, qui a la responsabilité de la télévision publique, DHH et gisèle ?

DHH dit: 9 septembre 2018 à 14 h 33 min

@clopine
Gisele a raison
Il faut envoyer votre DVD aux ministres de l’agriculture et au ministre de l’environnement accompagnés d’une jolie lettre comme vous savez les tourner et adapté à chacun rappelant l’historique de ce travail avec une conclusion du genre « ce travail à vocation initialement locale me semble de nature a susciter une sensibilisation utile s’il bénéficiait d’une diffusion plus large .
Si cette approche vous apparaissait interessante Je me tiens à la disposition de vos services pour etudier avec eux sous quelle forme et selon quels canaux cette diffusion pourrait être envisagée «
Si vous avez la chance que votre courrier plaise a un jeune chargé de mission au cabinet qui est a l’affut d’un dossier pouvant le faire valoir aupres du Dir cab,cela peut avoir des suites .
En tout cas vous ne perdez rien à faire ce courrier ; comme on dit chez moi : »le Non tu l’as » alors tentez le » oui «

Redigez l’enveloppe a M le ministre en précisant dans un coin « cabinet »

Bételgeuse dit: 9 septembre 2018 à 12 h 40 min

Auriez vous vu la vie d’Adèle ou mektoub m’y love de Kechiche, j’ai quitté la salle pour le second pas pour la scène inaugurale plutôt bien tournée alors qu’il aurait pu virer dans le porno mais parce que la suite m’a ennuyée incapable que j’ai été d’y voir un feuillet d’Arte povera. Je ne suis pas allée visionner la vie d’Adele. AK par exemple serait content de vous lire. Le désir, les sentiments sont à l’origine de bien des seductions , je n’imaginais pas qu’une jeune femme y pose des barbelés comme s’il s’agissait d’un camp de rétention. Hamburg serait elle aussi la proie de ces néo mouvements pour néo lovers?

Ed dit: 9 septembre 2018 à 11 h 48 min

Je n’ai même pas remarqué le grand taille mannequin. Par contre le mari a un de ces visages d’ange…Et non je ne suis pas particulièrement branchée asiatiques. Je prends tout, sauf les Arabes faut pas pousser non plus.

Bételgeuse dit: 9 septembre 2018 à 11 h 09 min

; sa tunique et son pagne subirent le même sort, leurs guenilles gisaient alentour, dans la mousse, mêlées aux débris de la guirlande et du voile; sur Joseph, nu, qui abritait péniblement son visage derrière ses bras, les coups de la troupe pleuvaient, impitoyables _  » s’inclinent…s’inclinent…Tiens, voily pour tes songes!  » Seul le grand Ruben les deviait et en attendait un peu les effets violents. Il continuait à affecter d’être bousculé et grâce à son stratagème, repoussait les autres loin de Joseph, en feignant qu’ils l’empêchaient d’assouvir sa fureur et son plaisir sur leur victime. Il criait aussi:  » Épine en pleine chair!… Calamité sournoise!… Puis sous l’inspiration du moment, il cria autre chose, cria plusieurs fois d’une voix haute, afin qu’ils l’entendis sent et que leur démence prît un autre cours:  » Le lier! Il faut le lire! Par les pieds et les mains! ». Le jeune Joseph, Thomas Mann. Au hasard.

Bételgeuse dit: 9 septembre 2018 à 10 h 50 min

Jazzi, il me faudrait en dégoter un , je n’ai pas encore essayé le modèle asiatique.Avant qu’il ne reste de moi que cendres en attente de reincarnation car je ne suis pas certaine que le cycle me soit favorable et s’il ne l’était pas peut être serai je obligée de copuler avec un cloporte ou un hanneton qui sont par ailleurs, les hannetons, de grands devasteurs de feuillus. Cela me serait immensément et ethiquement douloureux d’y être contrainte. Alors au diable les sous vêtements , je veux un asiatique bien frais, sensible, erectile et cultivé pour faire ce que de droit.

D. dit: 9 septembre 2018 à 10 h 09 min

J’ai bien noté, ed, que vous n’étiez pas insensible au type asiatique.

c’est depuis qu’elle s’est fait piquer par un frelon, t’as rien compris jazzi.

D. dit: 9 septembre 2018 à 10 h 08 min

Delaporte, le chrétien d’opérette

bohh vous auriez pu dire d’Opéra parce que quand même il est fort pour le grand écart en tutu.

D. dit: 9 septembre 2018 à 10 h 07 min

Kurosawa c’est le nom de mon restaurant de sushis.
Je ne savait pas que c’était un réalisateur. C’est celui qui a fait Hiroshipa par amour ?

D. dit: 9 septembre 2018 à 10 h 05 min

Je connais beaucoup de hautboïstes qui ont un petit grain, sans doute parce que l’apprentissage de l’instrument est une ascèse

absolument pas, une récente étude a démontré que c’est parce qu’une partie de l’oxygène va dans l’instrument et non pas dans le cerveau lequel finit par s’atrophier.

x dit: 9 septembre 2018 à 9 h 15 min

hamlet 9 septembre 2018 à 1 h 26 min
Je connais beaucoup de hautboïstes qui ont un petit grain, sans doute parce que l’apprentissage de l’instrument est une ascèse (si l’on ne veut pas rester au stade du croisement entre le canard enrhumé et le biniou). Ces deux-là sont drôlement forts et fort drôles, mais ils ont sacrifié la sonorité à la chorégraphie !

Dans un autre genre, une des gloires françaises de l’instrument :
https://www.youtube.com/watch?v=hD9ESQ4Y8Bc

Jazzi dit: 9 septembre 2018 à 9 h 09 min

« Mais c’est moi qui t’ai causé, andouille ! »

Ed, je veux bien que le fait de vous confondre avec Bételgeuse soit pour vous un crime de lèse majesté, mais pas de familiarité, svp ! Vous voyez bien dans la bande-annonce qu’il y a deux types d’hommes : un petit mignon, le mari, et un grand superbe, genre mannequin, l’extraterrestre !

Lucien Bergeret dit: 9 septembre 2018 à 9 h 03 min

Le lien de Renato « Behind the tree » m’évoque irrésistiblement un passage du Lys dans la vallée.

renato dit: 9 septembre 2018 à 7 h 58 min

Ah ! L’impudence des minables ! J’ai pourtant mis en jeu quelques éléments de réflexions ; cependant, fiers de l’apologie qu’il fait d’une terroriste fasciste, Delaporte, le chrétien d’opérette, semble ne pas comprendre que cela fait de lui un auxiliaire de la pensée criminelle portée par la Meinhof. Il ne semble pas s’inquiéter non plus du fait qu’il salit les fondements de la religion qu’il dit pratiquer, ce qui semble une habitude chez les monothéistes fanatiques… et étant donné ce que ce couard comprend… Et puis, après tout, qu’il s’arrange avec ses problèmes…

Jean Langoncet dit: 9 septembre 2018 à 3 h 04 min

@(qu’est-ce vous voulez que je réponde à cela, franchement ?)
« A chacun sa montagne magique » ?

vedo dit: 9 septembre 2018 à 2 h 08 min

A mon humble avis, pour Chopin, c’est Rubinstein. Alors que tant d’autres « grands » (pas de noms pour ne fâcher personne), n’y arrivent pas.

Ed dit: 9 septembre 2018 à 2 h 07 min

Je lis les grands aussi ! Maupassant me bouleversé aussi, mais Houellebecq parle de mon époque et c’est là toute la différence. Je ne le mets pas au niveau de tous les auteurs classiques que j’ai l’habitude de lire, je dis juste qu’il me bouleverse. Ravie de vous avoir fait rire ceci dit (qu’est-ce vous voulez que je réponde à cela, franchement ?)

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 1 h 50 min

@ Ed

Tu as de la chance: si Houellebecq, qui est un nain de la littérature, te bouleverse, tu imagines quand tu te mettras à lire les grands auteurs?

Ed dit: 9 septembre 2018 à 1 h 44 min

Pabloux,

« Et change de références, STP »
Impossible, cet auteur a le don de me bouleverser

« c’est ton maître à penser »
Je n’en ai pas.

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 1 h 31 min

Pour son répertoire, il le dit à Gavoty, je crois dans le petit film réalisé par François Reichenbach, quelques années après l’amour de la vie, ça peut se voir sur le site de l’INA mais il faut être abonné. Son regret de n’avoir pas travaillé les grandes sonates de Prokofiev etc.

Timbrer, avec ta copine la D960.

https://www.youtube.com/watch?v=jgj2odxN3Us

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 1 h 28 min

@ Ed

« Dans Soumission, Houellebecq dit que les conversations entre hommes sont à mi-chemin entre le combat de coq et le flirt homosexuel… »

Ce n’est ni la première ni la dernière co.nnerie que Houellebecq dit.

C’est ton maître à penser, lui?

hamlet dit: 9 septembre 2018 à 1 h 26 min

x dit: 8 septembre 2018 à 21 h 38 min

« La musique est un charme : faite de rien, tenant à rien, peut-être n’est-elle rien, du moins pour celui qui s’attend à trouver quelque chose ou à palper quelque chose… »

« La litote prouve déjà l’indépendance de la qualité par rapport à la quantité, et manifeste paradoxalement l’efficacité expressive d’une expression contenue… »

« Pudeur de la facilité et de la réaction trop attendue, pudeur des larmes et des exagérations verbales, pudeur de la détestable verbosité, l’esprit de litote freine la tentation extrémiste qui sommeille en chaque homme : l’esprit de litote est le régulateur de toute frénésie. »

https://www.youtube.com/watch?v=e1GBD7Tpo5M

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 1 h 24 min

Oui, j’ai écouté Clara Haskil. Et Lipatti, qui apparaît à droite.

Évidemment c’est un autre niveau…

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 1 h 18 min

Oui, l’Espagne et l’Amérique du Sud, beaucoup moins exigeantes. Il le dit aussi.

Tu as écouté Clara Haskil?

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 1 h 16 min

Ed, ni l’un ni l’autre. Et change de références, STP, ton Houellebecq est un naze miné par son impuissance congénitale, rien de plus. Quand tu l’auras compris, tu passeras à autre chose.

Bisou.

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 1 h 15 min

@ Chaloux

Intéressant ce que tu dis sur Rubinstein. Je croyais qu’il était devenu très célèbre très jeune… Il me semble l’avoir entendu dire qu’il était très connu en Espagne dans les années 20, raconter qu’il avait joué devant le roi dans ces années-là. D’ailleurs, il parlait espagnol très bien.

C’était dans ce programme:

https://www.youtube.com/watch?v=4JambP9QHDc

Ed dit: 9 septembre 2018 à 1 h 10 min

Dans Soumission, Houellebecq dit que les conversations entre hommes sont à mi-chemin entre le combat de coq et le flirt homosexuel et que bien souvent, la femme qui y assiste se tait et sourit avec une bienveillance amusée. Je vous souris Pabloux.

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 1 h 00 min

Pablo, j’écoute, c’est techniquement parfait mais la sonorité uniforme n’a aucun intérêt et surtout c’est joli et complètement vide, il ne reste rien de la profondeur abyssale de cette musique. Je ne m’y ferai jamais.
imagine Saint François d’Assise jouant cela…

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 0 h 54 min

Rubinstein s’amusait à la fin de sa vie du fait d’avoir très peu travaillé jeune (il disait que La France, l’Angleterre et les États-Unis ne voulaient pas de lui :ils voulaient toutes les notes et je ne pouvais pas les leur fournir). Vers 45 ans, il s’est mis au travail, enfin, et est devenu, quoiqu’on en dise, un pianiste absolument génial (avec un répertoire limité, et de plus en plus limité, il le reconnaissait lui-même) mais tout de même un grand maître du piano. Quand on lui demandait le secret de sa longévité, il répondait que n’ayant que peu travaillé dans sa jeunesse – il a dû commencer les concerts vers l’âge de 16 ans, sa famille ayant fait faillite- il n’était pas usé physiquement et que ses mains étaient intactes. Il n’en reste pas moins que tout ce qui ne s’apprend pas était là au départ. Sinon, où l’aurait-il puisé?

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 0 h 42 min

Pablo, quand tu entends les premiers enregistrements d’Horowitz, tout jeune, c’est déjà un génie, et l’histoire du chef berlinois qui cesse de diriger le concerto de Tchaïkovski tant il est saisi, parle d’elle-même. Même chose pour Rubinstein, sa sonorité, le naturel de son phrasé, tout ce qui va faire la gloire de son âge mur est là. Neuhaus a entendu jouer un Richter de 15 ans, qui n’avait travaillé qu’avec son père, répétiteur à l’opéra d’Odessa ; Il s’est penché vers la personne qui était à côté de lui et lui a murmuré : « je crois que nous avons là un génie ».
Ravel avait la réputation d’être un pianiste (et un chef) exécrable et j’aime énormément sont style pianistique. Marguerite Long, très décriée, idem. Pourquoi n’aimerais-tu pas Trifonov? Sans problème pour moi.
En littérature, on a toute la vie, La Comtesse de Ségur (qui est un grand écrivain) Saint-Simon et Casanova en sont la preuve. En musique, je serais beaucoup plus réservé.

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 0 h 41 min

@ Chaloux

« J’aurais bien aimé entendre Chopin jouer La Leggerezza… »

Ou Liszt lui-même…

À ce propos:

« Mon esprit et mes doigts ont travaillé comme des damnés. Homère, la Bible, Platon, Locke, Lamartine,Chateaubriand, Beethoven, Bach, Hummel, Mozart, Weber m’entourent. Je les étudie, je les dévore furieusement. »
(Liszt à 20 ans).

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 0 h 30 min

@ Chaloux

Tu triches: Bolet avait quel âge quand il a enregistré ça? 30, 40 ans de plus que Trifonov? Il jouait ça comment à 25 ans l’ami Jorge?

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