de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Chronique troublante d’une évaporation

Chronique troublante d’une évaporation

Ce qu’il y a de bien avec la rentrée littéraire, ou plutôt d’original car nul ne jurerait que c’est un bien, contrairement aux rentrées scolaire, professionnelle et parlementaire, c’est qu’elle vient vous chercher jusque dans vos vacances pour vous attraper par le cou et vous obliger à sortir même si vous n’êtes pas encore rentré. Tous ceux qui ont passé une partie de leur été à lire sur épreuves, terme qui s’avère hélas le plus souvent parfaitement adapté à la situation, qu’ils soient critiques, journalistes, jurés, libraires ou bibliothécaires, se parlent, s’écrivent, se lisent. Il y a du buzz, de la rumeur, du bruit de fond, du bouche-à-oreille. Parfois très tôt émerge le roman qui vitrifiera la rentrée aux dépens de tous les autres (Les Bienveillantes, Les Particules élémentaires etc) ; parfois, non. Rien à l’horizon. Le calme plat et c’est tant mieux. Chacun a ses chances, tout peut arriver à commencer par l’imprévu magnifique, l’inattendu espéré. Il y en a forcément puisque la plupart des auteurs de premier roman sont des inconnus.

A l’heure où nous mettons sous presse, pas de grands livres en perspective, mais des bons livres, certainement. Au hasard, parmi quelques uns isolés de la pile, Summer (320 pages, JC Lattès), cinquième roman de Monica Sabolo. Une femme disparaît. Air connu grâce au cinéma. Sauf que là il s’agit d’une jeune fille et que son frère Benjamin Wassner, 15 ans à l’époque, vingt-cinq de plus lorsqu’il se souvient, est le narrateur. La remémoration des secrets d’enfance d’un garçon qui se croit jugé comme idiot par son entourage, une extrême attention portée au gestes et aux détails du quotidien soudain rehaussés par l’intensité du drame, le doute et l’angoisse de ne pas savoir, l’absence au monde de celui dont l’esprit est hanté par la disparue, le ressouvenir envahissant de celle qui n’est ni morte ni vivante, Summer, 19 ans.

Rien ne torture des parents ou des proches comme de ne pas savoir. Il mène son enquête sur les siens et ce retour l’édifie d’étape en étape, de désillusion en désillusion tant les apparences sont insincères. Il ne s’épargne pas, se culpabilise de n’avoir pas réagi lorsque sa sœur passait pour une « Miss Suicide », se croit né trop tard, se persuade que les choses étaient différentes avant qu’il ne soit là, lui, le dyslexique, mal aimé quand sa sœur était adorée de tous, lui qui passait son temps en classe à décomposer une gomme en milliers de miettes, dont nul ne soupçonnait la vraie nature, sa fascination pour le mal et la douleur, son goût de la dissimulation. Et si ?… Peut-être après tout que, comme dit l’inspecteur :

 « Quoi qu’il en soit, les gens ne disparaissent pas comme ça. Il y a toujours une explication. Et elle est souvent extrêmement simple. A portée de mains ».IMG_5551

Cette chronique d’une dilution par un homme qu’elle a brisé a beau se dérouler sur les rives du lac Léman, lac très présent dès l’incipit où il se trouve mêlé au rêve, dans une maison agréable avec des personnages bien blonds, bien typés du milieu de la bonne bourgeoisie genevoise, elle n’en est pas moins angoissante en raison de ce cliché apaisant et du contraste qu’il offre avec le drame. Lorsqu’il survient, les façades se lézardent, d’autres visages apparaissent derrière les masques tranquilles de tous les jours, les faux-semblants se redessinent et une fois de plus se vérifie le jugement de Proust dans l’une de ses lettres :

« Nous vivons auprès de gens que nous croyons connaître. Il nous manque l’événement qui nous les fera apparaître autres que nous les savons »

Ici l’évènement, « l’incident déclencheur » recherché par le thérapeute qui soigne le narrateur, c’est bien entendu cette disparition, fugue, fuite, enlèvement, noyade, décomposition, métamorphose qui sait, on n’en sait rien, du moins pendant un certain temps, une jeune fille ne disparaît pas parce que sa mère l’avait giflée le jour de ses premières règles même si c’est paraît-il une tradition, et il faut espérer que nos chers critiques vous en diront le moins possible afin de ne pas gâter la lecture. Dans la maison, tout se lézarde et s’écroule des relations que l’on croyait bâties sur le solide traditionnel des familles aimantes. Un détail suffit dans la quête des traces de la disparue pourtant pour menacer le bel édifice et stimuler le grand déballage de vérités enfouies et de mensonges honteux. Ne reste plus qu’à chercher, chercher encore :

« Peut-être est-ce la seule chose à faire quand on n’a plus ni souvenirs, ni émotions : retrouver des vestiges, creuser avec ses doigts dans la terre, reconstituer des squelettes, épousseter les fossiles, mais même là, il est probable qu’on ne parvienne jamais à saisir la vie qui les animait, pas même à l’effleurer ».

Assez simenonien dans sa facture, son économie d’effets, sa sensibilité et surtout l’extrême empathie qu’il dégage pour le personnage principal, non la disparue mais le narrateur, Summer tire sa force d’une écriture au cordeau dénuée de trucs mélodramatiques, de sa pudeur dans le déploiement des sentiments et de la maitrise de l’intrigue de bout en bout. On en ressort avec un trouble durable, l’esprit entre deux eaux. Prenant et poignant comme une série anglaise en deux saisons et seize épisodes, sauf que c’est moins long et plus onirique car la dimension policière de cette recherche est restreinte. Le plus réussi dans le roman de Monica Sabolo, quelqu’un qui manifestement ne déteste pas les secrets de famille, c’est ce que ce genre de drame révèle et cristallise des êtres qu’il concerne, les fils qu’on tire, la nuit surtout, lorsqu’on retrouve ses fantômes en rêve.

Nul doute que ce roman, qui m’a fait penser à Harry, un ami qui vous veut du bien, le film de Dominik Moll, par son ambiance, son atmosphère, et par le malaise qu’il distille par petites touches, sera porté à l’écran et qu’il sera abondamment traduit.

( photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 089 Réponses pour Chronique troublante d’une évaporation

christiane dit: 23 août 2017 à 20 h 06 min

@Petit Rappel dit: 23 août 2017 à 19 h 09 min

« Je ne vois pas non plus l’extrait ». Cela m’intrigue… Il faudrait le demander à L’auteur… Et s’il l’avait inventé comme vous parfois, vous inventez des livres…

bérénice dit: 23 août 2017 à 19 h 35 min

Rose, peut-être est-ce plus tortueux que cela, père absent. Les pères sont les perdants, exilés, pas forcément en haut des hiérarchies, les fils, les petits fils remportent une victoire, du moins celle là, sur cette vie qu’ils n’ont pas choisie et qui n’est plus celle qui les fait rêver , retour aux sources avec un esprit vengeur.

Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 19 h 27 min

Le 18 août à 11.23, Jazzman, nous avons quand même eu droit à cette perle estivale, qui depuis lors dort tranquillement à l’abri sous sa coquille de kiève :
« Se distinguer et savoir faire des distinctions est le propre des Juifs depuis 3000 ans. Les Juifs ayant été distingués par Dieu. Mais ici, il faut dire quand même qu’on n’a pas beaucoup de mal à se distinguer ».

rose dit: 23 août 2017 à 19 h 19 min

christiane dit: 23 août 2017 à 18 h 50 min
La banlieue des mères qui n’ont rien vu venir, celle des pères absents (retournés au pays…). Celle aussi de ceux qui relèvent les manches dans les écoles, les théâtres, les maisons de jeunes.
merci de souligner ceux qui se relèvent les manches. Ils font bcp de boulot, sont dépassés sûrement par les imams.

les mères sont aimées, adulées même, mais la femme est réellement inférieure à l’homme, dans ces sociétés là ; je pense que le père absent, les cadenas sautent et le premier imprécateur venu emporte la mise.

Ai lu, ne sais où, qu’il riait en commettant ses assassinats le conducteur de las Ramblas. Cela soutient le côté jouissif – morbide- et rien de désespéré.

La lecture d’Aldo Stérone, intellectuel algérien ?, dit que ces jeunes gens sont soumis au califat ; et j’ai cru comprendre qu’ils étaient des pions, des exécutants. Ils terminent leur vie exécutés.
Mais Kenza, elle, broyée dans un abri bus, c pas une façon de finir sa vie, cette violence là.

Je repars.
dslée.

Demain, Je suis Charlie.
Bien sûr, autant qu’en janvier 2015.

Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 19 h 12 min

Mais j’ai lu en son temps ce Tigre de papier, et une fois de plus je ne l’ai plus sous la main pour me le remémorer. Voilà juste la trace qu’il m’en reste dans ma mémoire trouée et vous me direz si je suis bien à côté de mes pompes : cet ancien « mao » (le frère de Jean Rolin qui avait commis un autre roman sur le meurtre d’une prostituée africaine près du périph. plus à l’Est… ?) raconte que finalement, lui et les siens, n’ont jamais vraiment cru à ces histoires d’établis, etc…, ni sérieusement à leurs actes préparatoires terroristes, ils n’étaient que des branquignols jouant à se donner des sueurs froides et ne cherchaient au fond qu’à épater les gonzesses…, et c’est ce qu’il cherchait encore à faire en racontant tout cela à l’une des jeunettes du roman, dans une bagnole filant sur le périphérique à vivre allure, direction nord-ouest [///tandis que le beau récit d’Henry Bauchau, allant rendre visite depuis Chatou à une amie sidéenne, accomplissait le chemin périphérique inverse à celui de Rolin, si ma mémoire est bonne, vers la porte d’Aubervilliers]. Tous ces romans sont contemporains et vieux d’une dizaine d’années, me semble-t-il, non ?

JC..... dit: 23 août 2017 à 19 h 10 min

Le Pape est une relique du temps passé !

Il n’a pas compris que nous sommes passé de la guerre froide géo-économico-stratégique, communisme/capitalisme, URSS/USA, à une guerre autrement plus sale, mondiale, soumission/liberté….

Bonne nuit les bisounours !

Petit Rappel dit: 23 août 2017 à 19 h 09 min

Je ne vois pas non plus l’extrait. Cela dit, il y a bien une Rose dans les Contemplations . Mais le Panthéon y est remplacé par la Nature
« Je ne songeais point à Rose
Rose au bois vint avec moi »
—————————
« Je ne vis qu’elle tait belle
Qu’en sortant des grands bois sourds… »
Le reste in Vieille Chanson du Jeune Temps, je crois!
Paul Edel, jolie mise au point!
A bientôt.
MC

christiane dit: 23 août 2017 à 18 h 55 min

@Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 18 h 29 min
J’aime bien votre lecture lente de C.Simon et votre retour à P.Edel. A 18h27, je revenais longuement sur le roman d’O.Rolin Tigre de papier mais mon commentaire est en attente de modération car j’évoque l’Histoire politique de ces années-là…

christiane dit: 23 août 2017 à 18 h 50 min

@Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 18 h 34 min
Oui, la bascule est brutale ! D’abord je l’imagine, se fiant à ce Dieu qu’il a choisi, prononçant des paroles d’amour absolu contre toute raison.
Et soudain, la banlieue me monte à la gorge avec tous ces jeunes désœuvrés, dans les cités, où circulent drogue, armes. Où des jeunes se réunissent pour échafauder des plans diaboliques pour tuer un maximum d’inconnus. La banlieue des mères qui n’ont rien vu venir, celle des pères absents (retournés au pays…). Celle aussi de ceux qui relèvent les manches dans les écoles, les théâtres, les maisons de jeunes. Et soudain, le Pape, comme dans « Habeus Papam » me parait submergé, effrayé, plus dans le coup, emprisonné dans sa curie romaine et ses fastes. Inaudible…
Entre les deux des croyants, des religieux, des laïcs, des parents, des jeunes qui vivent dans ces banlieues et essaient de désamorcer la haine, la peur, le racisme anti-immigré auprès d’une frange de la population révoltée par cette barbarie des attentats et demandant l’exclusion des réfugiés.
Vous avez raison, JJJ, ce n’est pas clair. Ça bouge dans ma tête. Chaque commentaire que je lis ici, je le pèse, l’interroge… et je n’ai pas de réponse.

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 18 h 42 min

cricri depuis qu’elle n’aime plus le chevalier sans peur et sans reproche, elle joue plus aux p’tits soldats de plomb.

christiane dit: 23 août 2017 à 18 h 37 min

C’est d’autant plus beau que dans ce roman Tigre en papier, le narrateur, Martin, circule dans une DS sur le périphérique parisien. A ses côtés, Marie, 20 ans, la fille de Treize, son ami, mort en se jetant (ou en tombant) de la tour sud de Saint-Sulpice, un soir de cuite.
et ce passé revient par vagues avec toute l’Histoire de ces années-là (Sartre – le gauchisme, Pompidou, le socialisme, les ouvriers, Mao. C’est tout cassé, balbutié, bredouillé. On ne sait plus s’il lui parle ou s’il se parle. Il revit cette ascension par un échafaudage, « ce petit matin-là, à l’heure où Paris s’éveille » après avoir forcé la palissade. Il le suivait… Ils s’imaginaient dans la capsule d’Apollo partis « faire la révolution sur la Lune ».
Il évoque, au passage la fresque de Delacroix dont ils ignoraient, à l’époque, l’existence.
Et soudain (cela plairait à Bloom), les voilà en haute mer : « Le vent ronflait dans les vergues, on était au Cap Horn. l’aube venait après une dure nuit passée à louvoyer. Les albatros frôlaient la crinière des vagues. Le Saint-Sulpice taillait sa route, sous voilure réduite.(…) Déjà des lames balayaient le pont. (…) Paris, en dessous de nous se déployait, vague après vague jusqu’à l’horizon. Houle abrupte de zinc, dôme, génie, chevaux ailés. Clochers, Saint-Germain tout proche.(…)Les collines sortaient de l’ombre (…) une brume laiteuse faisait deviner la Seine »
Puis ils se souviennent de Dieu « Et Dieu alors ? Où est-il passé, celui-là ? On n’avait pas rendez-vous avec lui ? On ne devait pas discuter ensemble ? »
« Et il tombe. »
Somptueux roman qui m’arrache des larmes quand je le relis…. La fiction, l’Histoire, ici, nouées…

Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 18 h 34 min

16.45 Chère Ch., j’étais parti pour vous dire autre chose que le baratin juste antérieur… Car je n’étais pas sûr d’avoir saisi le sens de votre incise finale sur le pape : « et puis, il n’habite pas en banlieue ! Il devient inaudible ». Que vouliez-vous dire au juste (en cette restriction ?) avant le quitus donné au Fiat, dans l’amorce d’un consensus de vue avec les très marxistes et courageux chrétiens, Michel Delaporte et Erri de Luca ?

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 18 h 31 min

Non merci, inutile d’insister, je choisis ce que je lis, certainement plus « le monde libre », et je ne suis pas « Charlie »

Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 18 h 29 min

@17.52 Je crois que Rolin avait fait une confusion avec une scène inaugurale restée célèbre chez Faulkner (dans ‘le bruit et la fureur’), qui se passait au pied d’un poirier. Car chez victor H., je ne vois pas trop. Sur les conseils et sans doute à l’insu votre ami P. Edel, je me suis offert l’Acacia et cet effort de lecture a payé : il avait eu raison de faire un tel cas de ce roman de la naissance d’un écrivain dont la mémoire se remélange à celle d’autres scènes célèbres sur la route des Flandres. Je pense d’ailleurs que les spécialistes que vous êtes ont raison d’établir des comparaisons avec Proust et d’en déduire l’irréductible différence d’écriture de Cl. Simon. On respire chez Simon tandis qu’on risque souvent l’asphyxie chez Proust. Quoiqu’il en soit, le bonheur et l’extrême chance d’avoir joui de cette expérience estivale au crépuscule lumineux d’une vie de lecteur lent. Si les participes présents mal fagotés de l’Acacia m’ont souvent agacé les dents, la mémoire filandreuse et hachée dans le temps du texte qui s’étire (COMME S’il fallait indéfiniment regretter de faire durer le plaisir et les fantasques comparaisons d’une mémoire cahotique jamais en repos), à cause de ses accélérations et ralentissements savamment négociés sur image,… vous êtes emporté dans le flux d’un vertige intenable, permanent, indiscutable.
Et cela vous console pas mal de n’avoir pu sauter en parachute à cause de votre surcharge pondérale.
Nul d’entre celzéceux de nos sociologues les pljus talentueux ne parviendrait jamais à égaler la perfection de l’évocation de nos magnifiques péquenauds du pays basque profond charroyés dans des trains vers l’abattoir l’abattoir de 14 sans fleur au fusil mais avec le couteau pour couper le fromage (suffit de relire la p. 196 de chez Minuit, pour toute édification d’un monde subjugué par des madeleines en miettes).

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 18 h 22 min

Rolin dans ce livre évoque Hugo qui raconte la famine qu’à connu Paris, plein de rats, triste époque.

bérénice dit: 23 août 2017 à 18 h 05 min

Mais ce discours politique du pape François s’inscrit dans un vide politique européen sidéral.

LVDLB, ce n’est pas un vide politique, l’Europe s’emploie à tenter de trouve des solutions de rétentions à l’extérieur de ses frontières ‘ voir l’article dans le Monde du jour sur l’enfer lybien) et nous n’avons que peu d’échos sur les conditions des réfugiés dans differents pays: Turqui, Liban, Afrique centrale.
http://www.jeuneafrique.com/335208/societe/carte-se-situent-camps-de-refugies-afrique/

Quant aux pays européens qui ont tenté d’ouvrir leur porte, l’Allemagne sans demander l’avis des voisins, on peut constater malgré une volonté politique à l’oeuvre et une efficacité qu’en France nous sommes loin d’avoir atteint soit pour l’acceuil décent puis pour une intégration réelle dans la société que la population peut se montrer hostile sans compter les incidents qui se sont produits et sont liés à une différence culturelle. La Grèce et l’Italie mériteraient le prix Nobel de l’acceuil, je ne sais si des dossiers sont proposés pour examiner leur exemple, comment ces deux pays s’en sortent pour intégrer ces populations, dans quelles conditions pour quel avenir, quel est le ressenti des autochtones qui je crois honorent la tradition d’accueil encore en vigueur dans l’esprit. Si vous avez visité le lien proposé hier, la France est de tous les pays européens celui où vit la plus grande communauté musulmane, a-t-on atteint un point de saturation?

christiane dit: 23 août 2017 à 17 h 52 min

@Paul Edel dit: 23 août 2017 à 17 h 18 min
Merci.
Dans Tigre en papier d’Olivier Rolin, il y a ce passage, inouï :
« Il y a un passage dans Victor Hugo, disais-je à Treize, je ne sais plus où mais c’est dans Victor Hugo, où il grimpe, enfant, dans la lanterne en haut de la coupole de la Sorbonne (à moins que ce soit celle du Val-de-Grâce ?), pour voir l’armée lugubre des rois entrer dans Paris, après Waterloo, et dans l’escalier il est tout ébloui par les jambes de la gamine qui le précède, qui tricotent à hauteur de ses yeux. Je ne sais plus où ça se trouve, mais je suis sûr que j’aime cette scène : le grand panorama, Paris, l’Histoire, la fin d’une époque, la défaite, et puis en premier plan les jambes d’une gamine. Hâlées, sans doute, avec sans doute de petites griffures, les jambes des gamines sont toujours comme ça. Il me semble qu’elle s’appelle Rose. »
Magnifique !

Paul Edel dit: 23 août 2017 à 17 h 18 min

Christiane, vous avez raison dans vos propos sur le thème :Fiction et Histoire.. d’autant que les historiens sont en général des gens sérieux,universitaires,anciens jeunes étudiants brillants,amicaux,serviables,bosseurs, sachant deux langues mortes et trois langues vivantes, faisant des efforts de style pas toujoiurs récompensés.. ils étudient longuement et à fond des hommes d’état sortis à peu prés tous de « Vol au dessus d’un nid de coucou ». Vous imaginez la suite..

Delaporte dit: 23 août 2017 à 17 h 05 min

« Vous lisez mal, Delaporte »

Mille excuses, votre commentaire était un peu ambigu à première lecture.
J’ajouterai en ps à propose de Pascal, que justement le pape François veut le béatifier. Je pense que voilà une grande nouvelle, qui va dans notre sens.

Delaporte dit: 23 août 2017 à 16 h 59 min

« trouver des raisons d’agir malgré les raisons que donne la raison »

En tout cas Christiane, ce ne sont pas les raisons du coeur qui vous étouffent ! Pour moi, je dirai comme Pascal, qui avait logé chez lui des SDF : « Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas. » Pascal aurait rejoint là-dessus ce pape jésuite du XXIe siècle, moderne, sensible, intelligent, révolutionnaire…

D. dit: 23 août 2017 à 16 h 49 min

Un vernis ne s’effrite pa, il s’abime.
Ce soir je mange un rognon de boeuf entier, en tartare avec un oeuf et des câpres.

christiane dit: 23 août 2017 à 16 h 45 min

@Petit Rappel dit: 23 août 2017 à 14 h 56 min
C’est pour ces vérités que je préfère le roman. Au moins, dans la fiction, on voyage à côté de la vérité et on le sait. L’Histoire voit s’effriter son vernis. Rien n’est plus pareil, tout est désarticulé. Les familles héroïques de l’Histoire ont éclaté. Les hommes du commun se sont détournés des héros guerriers, de la gloire et même des saints. J’ai refermé le délicieux livre de Gaston Paris. Endormis les héros du Moyen-Age dans leur couverture cartonnée… Lancelot et la reine Guenièvre sont devenus légende, intacts dans ma mémoire. Antigone est morte… Ulysse est reparti sur les océans…
L’ambiguïté des héros d’aujourd’hui (littérature), leur vacillement, ouvrent un espace à la méditation : » Le passé est un absent qui jamais ne reviendra (…) Chaque moment de notre vie advient une seule fois dans toute l’éternité et ne sera plus jamais…. » (Un des plus beaux livres de Jankélévitch L’Irréversible et la nostalgie.)
Vous en savez long sur les « héros » et les hommes, je me tiens dans la fragilité des choses tantôt avec une mémoire d’insurgée, tantôt presque absente. Nous parlons de la mort comme Pascal parlait de l’infini car ce temps devient l’école du néant et multiplie les fantômes…

Quant aux paroles du Pape. Il effectue des coupes franches dans le travail de la raison, pour y introduire le Fiat (trouver des raisons d’agir malgré les raisons que donne la raison). Une façon déraisonnable de résister… et puis, il n’habite pas en banlieue ! Il devient inaudible.

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 16 h 06 min

Très bien. Je peux faire comme Erri de Luca le raconte, mais il faut être bon marcheur.

JC..... dit: 23 août 2017 à 15 h 59 min

En vérité je vous le dis, les colonisateurs occidentaux ont apporté la religion monothéiste, la seule, la vraie, à des sauvages qui s’entretuaient entre tribus et se dévoraient ou s’esclavagisaient les uns les autres ! ….

Dès qu’ils furent indépendants, ces sauvages cannibales se sont empressés de s’enrichir entre eux, au dépend de leur population qui ne pense qu’à une chose : fuir chez le colonisateur qui les entretiendra à rien f.outre… !!!

Risible, ce gout de la repentance chez les c.ouilles molles comme Delaporte des Chiottes ! A la mer, Delaporte gonflable !

Delaporte dit: 23 août 2017 à 15 h 51 min

Dans cette grandiose déclaration du pape, tous les mots sont importants. C’est le moment de faire preuve de finesse intellectuelle :

« C’est une grande responsabilité que l’Église entend partager avec tous les croyants ainsi qu’avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, qui sont appelés à répondre aux nombreux défis posés par les migrations contemporaines, avec générosité, rapidité, sagesse et clairvoyance, chacun selon ses propres possibilités. »

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 15 h 47 min

Vouloir imposer aux Nations la libre circulation des personnes, privilégiant l’accueil, sans condition de sécurité, est peut-être valable pour des pèlerins.
Accueillir les réfugiés qui fuient des guerre, dans la dignité, effectivement, il y a encore du chemin à faire.

bob dit: 23 août 2017 à 15 h 44 min

« Le message du pape annonce qu’il y a encore des progrès à faire, mais dans l’ensemble on est sur la bonne voie,  »

ah bon

Delaporte dit: 23 août 2017 à 15 h 41 min

La grande force du discours papale, et l’une des raisons pour lesquelles il est si affirmatif, c’est qu’il sait qu’il a le feu vert et l’appui des démocraties pour proposer cette politique. L’ampleur de la crise humanitaire est telle qu’il faut des solutions radicales. Quoi qu’en pense le citoyen lambda, les migrants seront aidés prioritairement. N’oublions pas surtout que, s’ils sont là, c’est parce que les occidentaux ont été mettre leurs pays à feu et à sang, après l’avoir ruiné économiquement. Tragique conclusion du colonialisme, et effets à retardement !

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 15 h 35 min

Le pape François tient un discours politique. Il fait des choix stratégiques. En France, il faut sans doute remonter avant 1905 pour avoir, sur la forme, une implication aussi déterminée sur la politique. Mais ce discours politique du pape François s’inscrit dans un vide politique européen sidéral.

JAZZI dit: 23 août 2017 à 15 h 32 min

« Delaporte de la Mosquée »

Il retire ses chaussures et a procédé à ses ablutions avant de venir poster ici ? Et pas de PQ pour l’hygiène intime surtout !

Delaporte dit: 23 août 2017 à 15 h 31 min

Il faut voir aussi que le discours du pape est réaliste. Il s’adresse aux Etats, à l’ONU, aux institutions. Et comme je le disais plus haut, les Etats occidentaux, dont la France (j’en ai eu confirmation) s’occupent déjà de manière privilégiée des migrants, qui sont une grande cause internationale. Les directives de l’ONU sont suivies. Le message du pape annonce qu’il y a encore des progrès à faire, mais dans l’ensemble on est sur la bonne voie, – quoi que puissent en dire tous les pourris qui voudraient rejeter les migrants à la mer comme en Palestine…

JC..... dit: 23 août 2017 à 15 h 25 min

Les catholiques sont les idiots utiles de l’islamisme. Faut dire, qu’avec des Delaporte de la Mosquée, c’est facile ! …

Delaporte dit: 23 août 2017 à 15 h 24 min

Il faut avoir atteint un degré élevé de cynisme et de putréfaction morale pour rejeter le discours papal. Cela signifie qu’on n’est plus un homme, et que tout ce qui est humain vous est étranger. Refuser d’aider les migrants, comme le pape en fait la proposition, c’est bondir hors du rang de la communauté humaine, et devenir des assassins !

Delaporte dit: 23 août 2017 à 15 h 16 min

L’article de Pierre Lellouche dans Le Figaro est particulièrement débile. Mais logique. Et montre que le discours libéral de la droite n’a plus rien à faire avec la religion catholique. Depuis Vatican II, que de progrès ont été faits ! La doctrine sociale de l’Eglise s’est renouvelée de fond en comble, et tout le reste avec. Que de chemin parcouru ! Ce sont les catholiques qui, par la voix de ce pape très saint, vont sauver l’honneur en Occident. Seront-ils suffisamment écoutés ? En tout cas, ils sont parfaitement audibles.

D. dit: 23 août 2017 à 15 h 12 min

Ah oui, je vois à quoi tu fais allusion, Pablo. Je n’y étais pas. Non bien entendu il n’a pas démissionné.

JC..... dit: 23 août 2017 à 15 h 00 min

Empreint de la plus grande charité chrétienne, en vérité je vous le dis, nous allons faire fortune en installant dans les territoires sous-développés nos usines SOLEIL VERT, spécialiste du granulé humain de bonne qualité !

Réduire le trop plein de bébés, d’adultes inutiles, de vieillards cacochymes, en granulés SOLEIL VERT qui serviront à nourrir les soumis aux tyrans locaux, eux qui n’ont aucun revenu, pas de travail et l’incompétence d’une cantatrice chantant Verdi dans le vide parfait, c’est la solution finale !

Souscrivez aux actions SOLEIL VERT ! Votre fortune, et la survie de la civilisation, la VOTRE, la seule, l’occidentale, en dépend….

Petit Rappel dit: 23 août 2017 à 14 h 56 min

« Capable de cruauté et d’indifférence ».
Tous les grands capitaines et les moyens le sont, et à ce compte là, Du Guesclin aussi…

Bob
« Il était maurassien »
Qui dans la génération et le milieu d’un De Gaulle n’a pas été marqué par l ‘AF?

bob dit: 23 août 2017 à 14 h 54 min

 » C’est son cœur qui parle et donc l’intelligence du coeur. »
il dit sans sourciller qu’il était pas au courant du vols des bébés

Pablo75 dit: 23 août 2017 à 14 h 50 min

@ D.

Toi, tu ne connais pas grand chose à l’ésotérisme, j’ai remarqué depuis longtemps.

Tu crois vraiment que Benoît XVI a démissionné?

bob dit: 23 août 2017 à 14 h 49 min

Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 10 h 43 min
Ces jeunes manipulés veulent avoir leur photo dans les journaux et à la TV, qu’on parle d’eux

JAZZI dit: 23 août 2017 à 14 h 34 min

« Est-il juste de ne pas accueillir une fraction de ces populations immigrées ? Non. »

Il ne s’agit pas seulement d’une fraction, D., d’après ce que j’ai compris du discours du Pape, mais comment se fait-il alors que tu as appelé ici à voter pour le Front National ?

JC..... dit: 23 août 2017 à 14 h 14 min

Pourtant Dédé, ton discours est papal….

Tire en les conclusions qui conviennent. Puis écoute : il n’y aura jamais de paix possible entre les hommes. De même il n’y aura jamais de justice universelle.

Seuls les c.ouillons peuvent croire à la non diversité des espèces humaines …

D. dit: 23 août 2017 à 14 h 12 min

Non le Pape François n’est en aucun cas un con. C’est son cœur qui parle et donc l’intelligence du coeur.
La question des migrants mérite logique et nuances.
Ce que nous voulons pour tous c’est la paix. La paix ne vient jamais sans la justice. La justice est pour tous.
Est-il juste que des états occidentaux concourrent à maintenir des populations africaines dans un état d’extrême pauvreté ? Non.
Est-il juste de ne pas accueillir une fraction de ces populations immigrées ? Non.
Est-il juste que certains accueillis refusent l’acculturation ? Non.
Est-il juste que les états ne puissent expulser la fraction de migrants indésirables car violents et refusant l’acculturation et se declarant foncièrement hostile au christianisme ? Non

Oeuvrons dans ces quatre directions, pour la paix.
Cela-dit, je suis pas pape.

JC..... dit: 23 août 2017 à 14 h 00 min

Si les propos du Pape étaient ceux d’une secte d’éboueurs en lutte contre une autre à la direction de la déchetterie !….

Mais, non !

C’est qu’il y a encore des cons pour supporter ces simagrées vaticanes et croire en dieu !!!

Pablo75 dit: 23 août 2017 à 13 h 57 min

Ce qu’a dit le pape est normal. C’est un jésuite. Dans la bataille invisible qui se livre en ce moment, après avoir pris le Vatican, les jésuites avancent de moins en moins masqués. Les ésotéristes comprendront.

closer dit: 23 août 2017 à 13 h 17 min

Selon Le Figaro, pour régler le problème de l’immigration illégale, le Pape propose de rendre légale l’immigration illégale.

pctm (plus c.. tu meurs)…

christiane dit: 23 août 2017 à 13 h 17 min

« En 1527, paraît La très joyeuse, plaisante et récréative histoire du gentil seigneur de Bayard, dont l’auteur, nommé le Loyal serviteur, a été identifié comme étant Jacques de Mailles par G. Letonnelier, archiviste de l’Isère, au début du 20e siècle.
Il est à peu près certain que cet auteur a eu en mains le livre de Champier, car l’un dérive de l’autre. Le Loyal serviteur reprend d’ailleurs — en brodant — nombre d’anecdotes dont Monnet a montré qu’elles n’étaient pas réalistes, comme la rencontre de 1590 à Lyon entre le roi de France et le duc Charles Ier. A ce sujet, notons que le Lyonnais Champier était bien placé pour parler du fameux tournoi de Lyon contre le sieur Vaudrey ; il aurait pu en trouver bien des témoins, 35 ans seulement après les faits. Or, il n’en parle pas, alors que le Loyal serviteur en fait une longue narration. Par ailleurs, ce dernier ajoute de nombreux épisodes au livre de Champier, le rendant ainsi plus complet, mais encore moins crédible.
On peut penser que cet auteur a repris le livre de Champier et l’a agrémenté de différents épisodes destinés à rehausser tant le prestige de Bayard que l’intérêt de son livre, venant seulement 2 ans après le premier. Il ne se serait cependant guère embarrassé de scrupules. L’historien lyonnais Henri Hours4 remarque que certains faits relatés par cet auteur ont bien eu lieu, comme les tournois de Vaudrey à Lyon, mais que les dates du Loyal serviteur sont inexactes. On est obligé d’admettre que cet auteur a pu se servir de faits réels, mais qu’il en a modifié les dates et même les acteurs (il en est de même pour le prétendu tournoi de Carignan) » etc…etc…

JC..... dit: 23 août 2017 à 13 h 15 min

Tu parles du béton islamiste à un fada, il te parle Jardin de l’Alhambra….

« Au secours, les congres nous cernent » comme disait le charcutier pêcheur !

JC..... dit: 23 août 2017 à 13 h 12 min

Lavande dit: 23 août 2017 à 11 h 18 min
JC 6h34: HOMO SAPIONCE ?

La facilité, comme la vulgarité, doit être vénérée comme partie intégrante de l’homme !

« Emparez vous de ce débile ! »
(… Avignon est une ville à éviter quand elle est envahie par des ploucs…)

et alii dit: 23 août 2017 à 13 h 07 min

lexposition sur les « aventuriers des mers » du musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) est en fait une ode à l’expansion musulmane
causuer brighelli

bérénice dit: 23 août 2017 à 13 h 02 min

12h33 vous faites bien d’en parler, je vais devoir me ruiner en coiffeur. Il ne me semble pas pourtant avoir touché une seule corde de votre instrument et vous voilà déréglée, merdalors.

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 12 h 33 min

‘tain la couche qu’elles tiennent cricri et magnagna. Font pas partie de la Nef du bon Symphorien Champier.

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 12 h 25 min

Je ne sais pas si avec le torchon « Charlie » du jour, ils vendent aussi le tee-shirt qui va bien.

Paris75 dit: 23 août 2017 à 12 h 24 min

L’imam marocain qui a organisé les attentats de Catalogne avait reçu l’ordre de quitter l’Espagne. Mais un juge de Castellón, étant donné que ses délits de vente de drogue étaient anciens, qu’il avait un travail et que sa volonté d’intégration en Espagne était très sincère, a annulé l’ordre d’expulsion.

Tant que le sort des démocraties dépendra de l’intuition, du sens psychologique et de la gentillesse naturelle des juges on est mal barrés.

Bloom dit: 23 août 2017 à 12 h 23 min

Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
—-

christiane dit: 23 août 2017 à 12 h 22 min

Merci, Bérénice. Le lien était mis en ligne à 21h06.
Dans « les chroniques des preux de France », je retiens ces lignes : « que le roman était plus vrai que l’histoire : nous aimerions à prouver que l’histoire peut devenir aussi vraie que le roman… »

bérénice dit: 23 août 2017 à 12 h 21 min

et si on prend en compte le décalage il vous reste deux heures pour atteindre le zénith, 1h39 minutes précisément

la vie dans les bois dit: 23 août 2017 à 12 h 18 min

Paul Edel, si on vous demande l’heure qu’il est, je vous dirais un peu plus de midi.

bérénice dit: 23 août 2017 à 12 h 01 min

l’important c’est d’aimer, que nous importe les conséquences, et si l’amour est maladie vivons malades ou guéris , de cela nous ne décidons.

bérénice dit: 23 août 2017 à 11 h 53 min

« Une femme est aussi jeune que l’homme qu’elle aime »

oui , tant mieux pour la première dame de France, je pensais en féministe quand l’homme ne serait pas le maître de la phrase ou du jeu , lorsque le couple donne la jeunesse à la femme et l’âge à l’homme et enfin respectant la pensé de JC, le femme dans ces conditions serait aussi vieille que l’homme qu’elle aime.

christiane dit: 23 août 2017 à 11 h 13 min

@Petit Rappel dit: 23 août 2017 à 10 h 49 min
Donc, capable de cruauté et d’indifférence. Le bien et la mal tissés comme dans les anti-héros contemporains, plus romanesques que mythiques. Il n’a plus qu’à être ce qu’il était… dépouillé de son identité de héros… romantique. Contradiction peut-être entre ces faits qu’on lui attribue et l’innommable mensonge.
C’est pour cela que je préférais la géographie. Un paysage ne ment pas, un homme oui, quant à l’historien…

Giovanni Sant'Angelo dit: 23 août 2017 à 11 h 04 min


…se créer, une indispensable utilité, en, se créant,…des problèmes ad-hoc, même, par personne interposées,…( système Zorro,..)

…pendant ce temps, la nation, s’écroule à survivre,…pour des facéties-privées du chiffre,!…
…( prostitution éclairée et diplomaties du commerce – équitable,!…les épouses, après fonctions-recyclées,…)
…( les gouvernants juifs aux pouvoirs ,et économies parallèles,…), le moyen-âge morbide moderne à jour,…à la culture d’abrutis,…etc,…sports, jeux, drogues,etc,…
…( etc,!…)

bérénice dit: 23 août 2017 à 10 h 52 min

“Un homme est aussi jeune que la femme qu’il aime.”

et la femme quand l’homme est beaucoup plus âgé et si l’on admet une économie non sexiste , est-elle aussi vieille que l’homme qui l’aime?

Petit Rappel dit: 23 août 2017 à 10 h 49 min

Pour décoder LVDLB de 9h 25, Champier a écrit une des plus anciennes Vie de Bayard. L’autre étant celle du Loyal Serviteur.
C’est moins le héros que le Chevalier modèle qui est décrit chez Lavisse. Et le portrait dérive en droite ligne de ces deux vies modèles, alors qu’un Alfred de Terrebasse avait commencé au Dix-Neuvième siècle une biographie plus sérieusement documentée. Dans la réalité, on trouve un Bayard capable de passer une ville au fil de l’Epée, et rattrapé par la modernité, en l’espèce un coup d’Arbalète mortel dans le dos…
Bien à vous.
MC

Delaporte dit: 23 août 2017 à 10 h 48 min

François Fillon va se reconvertir dans sa spécialité, qu’il a portée jusqu’à la malhonnêteté la plus parfaite : lever des fonds. Reconversion violente, voire choquante, mais pas du tout absurde. Au moins, il sera dans son élément. Cet homme a toujours aimé la putréfaction.

Janssen J-J dit: 23 août 2017 à 10 h 43 min

D’un troublant bleu sépia…, cette image d’illustration,
La pape François a prononcé un très beau discours sur l’accueil écologique des migrants qui rachète le silence de son prédécesseur sur le sort des juifs d’Europe.
Les excuses sociologiques sous prolétariennes sont de bon aloi en matière de terrorismes pauvres en moyens, selon alain badiane.
Quatre jours sans jardin : les haricots obésifiés sont positivement immangeables, seulement bons pour les poules Leghorn et encore, détournent-elle le bec, un rien offusquées.
La sortie littéraire fait attendre sa rentrée, on ne voit rien venir, même Kamel Daoud ne serait pas à la hauteur des espérances.
« L’acacia » de Claude Simon (1989) voit ses feuilles tomber progressivement. Sa lecture à voix haute est pratiquement un défi, étant donné que le cercle à l’écoute autour de toi n’entend pas les ponctuations si tu ne lui explique pas où fermer les parenthèses. Impossible : sauf à risquer de malencontreuses incise de respiration orales à des moments particulièrement malvenus.
La RDL reste un formidable monument de conformisme quand on a compris comment il s’y prend : aucun surprise n’est à attendre sous la plume de quiconque, sauf chez GS’A. Plaisir de retrouver le chemin de chaque scoliaste avec son tropisme cancéreux sur la route d’outre-kiev : jihadistes, migrants, prolétariens, pédophiles et prix littéraires, palette étroite mais sufficiente.
BJ à toussent, ce 23 août 2017, et singulièrement à François Fillon enfin reconverti « dans la finance » : confions-lui nos économies.

bérénice dit: 23 août 2017 à 10 h 43 min

Delaporte, certes, il est tout de même responsable d’une partie d la misère de ce monde et ne se montre pas très solidaire de ces frères lointains si ce n’est pour capter les royalties du grand pélerinage entre autres éléments de grande mascarade
Que dit le Coran à propos de l’entraide, la charité, le partage, la générosité, la nécessité d’ouvrir les portes au progrès pour tous? .

Delaporte dit: 23 août 2017 à 10 h 39 min

bérénice dit: 23 août 2017 à 10 h 35 min
Vous le dites vous-même : ce sont des capitalistes sauvages, qui n’ont rien à envier aux occidentaux.

bérénice dit: 23 août 2017 à 10 h 35 min

Delaorte, tant que je vous tiens, vous n’avez pas répondu à la question que je vous ai adressé concernant la capitalisme arabe qui ordonne une partie du monde, considérez vous qu’on doive l’incorporer dans ce que vous nommiez le capitalisme blanc, quand on voit les belles réalisations qu’il permet et la misère des peuples à côté sans rien dire de l’utilisation qu’il fait de la main d’oeuvre importée et réduite à l’état d’esclavage .

bérénice dit: 23 août 2017 à 10 h 31 min

Une merveille !….

on n’a noté aucun changement significatif dans votre psyché , la littérature ne vous atteint pas, elle glisse sur vous comme l’eau sur un ciré Aigle ou alors vous êtes d’une matière autre que la nôtre car l’homme ne peur rester longtemps insensible à la beauté des choses ou à l’âpre rigueur des éléments.

l'ombelle des talus dit: 23 août 2017 à 10 h 04 min

@le chien policier policé

Vincent:
Want some bacon?

Jules:
No man, I don’t eat pork.

Vincent:
Are you Jewish?

Jules:
Nah, I ain’t Jewish, I just don’t dig on swine, that’s all.

Vincent:
Why not?

Jules:
Pigs are filthy animals. I don’t eat filthy animals.

Vincent:
Bacon tastes gooood. Pork chops taste gooood.

Jules:
Hey, sewer rat may taste like pumpkin pie, but I’d never know ’cause I wouldn’t eat the filthy motherfucker. Pigs sleep and root in shit. That’s a filthy animal. I ain’t eat nothin’ that ain’t got enough sense enough to disregard its own faeces.

Vincent:
How about a dog? Dogs eats its own feces.

Jules:
I don’t eat dog either.

Vincent:
Yeah, but do you consider a dog to be a filthy animal?

Jules:
I wouldn’t go so far as to call a dog filthy but they’re definitely dirty. But, a dog’s got personality. Personality goes a long way.

Vincent:
Ah, so by that rationale, if a pig had a better personality, he would cease to be a filthy animal. Is that true?

Jules:
Well we’d have to be talkin’ about one charmin’ motherfuckin’ pig. I mean he’d have to be ten times more charmin’ than that Arnold on Green Acres, you know what I’m sayin’?

Delaporte dit: 23 août 2017 à 9 h 59 min

« Accorder du prix aux Nations Unies, c’est le comble de la naïveté. »

A ceci près, que chaque pays accueillant à mis à la disposition des migrants toute une infrastructure pour leur permettre de continuer à vivre. Ce n’est pas naïveté, mais réalité. La crise des migrants est la conséquence de la politique étrangère criminelle de tous ces pays depuis des années, des décennies… Il faut bien qu’un jour ils réparent les dégâts.

JC..... dit: 23 août 2017 à 9 h 36 min

Comment disait le Grand Charles ? « Les Nations Unies, ah oui, ce machin !…. »

Accorder du prix aux Nations Unies, c’est le comble de la naïveté.

Delaporte dit: 23 août 2017 à 9 h 26 min

La volonté du pape est cohérente, dans le concert des grandes nations :

« Durant le Sommet des Nations Unies, célébré à New York le 19 septembre 2016, les dirigeants du monde ont clairement exprimé leur volonté d’œuvrer en faveur des migrants et des réfugiés pour sauver leurs vies et protéger leurs droits, en partageant ces responsabilités au niveau global. À cet effet, les États se sont engagés à rédiger et à approuver avant la fin de l’année 2018 deux accords globaux (Global Compacts), l’un consacré aux réfugiés et l’autre concernant les migrants. »

Delaporte dit: 23 août 2017 à 9 h 16 min

Le message du pape sur les migrants est tout à fait digne de sa haute fonction spirituelle. Il s’attaque à nos égoïsmes de privilégiés occidentaux, en remettant les idées à l’endroit, dans un raisonnement parfaitement logique et qui manifeste indirectement une très haute spiritualité politique et humaine. Extrait :

« En considérant la situation actuelle, accueillir signifie avant tout offrir aux migrants et aux réfugiés de plus grandes possibilités d’entrée sûre et légale dans les pays de destination. En ce sens, un engagement concret est souhaitable afin que soit étendu et simplifié l’octroi de visas humanitaires et pour le regroupement familial. En même temps, je souhaite qu’un plus grand nombre de pays adoptent des programmes de patronage privé et communautaire et ouvrent des corridors humanitaires pour les réfugiés les plus vulnérables. En outre, il serait opportun de prévoir des visas temporaires spéciaux pour les personnes qui fuient les conflits dans les pays voisins. Les expulsions collectives et arbitraires de migrants et de réfugiés ne constituent pas une solution adéquate, surtout lorsqu’elles sont exécutées vers des pays qui ne peuvent pas garantir le respect de la dignité et des droits fondamentaux… »

christiane dit: 23 août 2017 à 9 h 03 min

Bloom dit: 23 août 2017 à 8 h 23 min
« Pour l’enfant amoureux de cartes et d’estampes… »
Je me souviens des cartes Rossignol, double face, des années 60, de celles de Vidal-Lablache… Régions, départements, villes, fleuves, massifs montagneux, les côtes… Et puis rien. Le nom des mers et des océans. Seuls les globes terrestres les faisaient exister.
« La mer dans la littérature ». Une anthologie pour ouvrir les rêves ou fuir la nuit…
« Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons ! »

Bloom dit: 23 août 2017 à 9 h 01 min

Ça va pas plaire à Bloom, lui qui trouve l’islam du sous-continent indien tellement sublime…Il va y voir un ignoble complot du BJP.

Waltet Closer ,adjudant-chef de la fraternité Saint Pie X se rêve en humoriste. On ne rit pas.
Un bon moyen pour l’envoyer au paradis des demeurés y retrouver ses potes « pagal », est de prononcer 3 fois « Talak ».
Pour qu’il soit badigeonné de rouge, dire, « Tilak »
Pour qu’il rôtisse dans l’enfer du four à tandoori, dire « Tikka ».
Good riddance, lousy scumbag.
Au programme demain soir, qawali au dargah de Nizzamuddin – Amir Khusro, nous voilà!

JC..... dit: 23 août 2017 à 8 h 35 min

Excellent, votre conseil Bloom !

Je l’ai lu « La mer dans la littérature française » du Simon ! Dans l’édition de 2003 en 2 volumes chez Plon.

Une merveille !….

renato dit: 23 août 2017 à 8 h 28 min

« Chacun sait bien que le ressort de la démocratie, c’est la délation… »

En voilà un qui use du mot démocratie avec un beau préjugés en amont : respecter le repos des autres c’est une question de civilité… tout comme ramasser les crottes de son chien…

Bloom dit: 23 août 2017 à 8 h 23 min

De l’air du grand large bientôt avec la réédition chez Bouquins de « La mer dans la littérature française », de Simon Leys, originellement publiée chez Plon en 2 volumes.

renato dit: 23 août 2017 à 8 h 18 min

On attend toujours que ces braves gens de la gauche européenne arrêtent de faire une différence entre réactionnaires de droite et réactionnaires de gauche.

JC..... dit: 23 août 2017 à 6 h 34 min

MARX

“Il y a ce qu’on peut faire dans un lit et le reste. Le reste ne vaut pas cher.”

“Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu’un l’allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis.”

“Un homme est aussi jeune que la femme qu’il aime.”

JC..... dit: 23 août 2017 à 6 h 21 min

Badiou est manifestement nul en sociologie politique. Bien français, ce parler-creux du vivre-ensemble.

JC..... dit: 23 août 2017 à 6 h 17 min

Il est congre, ce Pape, c’est pas vrai !

Aussi congre qu’un imam enseignant le « Défoncez la porte des Mécréants ! » islamique, avec sa pauvre tirade « Ouvrez les portes aux Infidèles ! » digne des inconscients humanistes.

Le bon côté, c’est qu’au milieu de tous ces congres…. on se sent suprêmement intelligent, hurlant : « Ecrasons l’infamie religieuse ! »

Quels temps misérablement ringards, ces années de folie !
( … arrête de faire l’Arouet, JC, t’es pas au niveau…)

Giovanni Sant'Angelo dit: 23 août 2017 à 1 h 16 min


…avec, tout les syndromes à s’avaler,!…
…en formations, précipitées,…of course,…
…s’en plaindre,…aux vessies pour des lanternes,…le risque à courir,!…
…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 23 août 2017 à 1 h 04 min


…il existe réponse à tout, dont je m’abstiens,…

…le  » coït « ,au ciel,…par des nuages formées a ce dessein,…
…ce qui n’est pas, ma réponse,!…dont, je m’abstiens,u…because, pas assez payez, pour écrire mes solutions à-tout,…etc,…

…des sigles, manquant,…comme des hiéroglyphes,!…
…penser les formes,!…Ah,!Ah,!…
…Bip,!Bip,!…coyote à ses heures,!…
…pharaon, sinon,rien,!…
…etc,…envoyez,!…

christiane dit: 23 août 2017 à 0 h 03 min

Entre les livres d’Histoire relus et corrigés (M.Court) et le château Bayard qui se dresse sur la commune de Pontcharra où vécu ce chevalier « sans peur et sans reproche », entre deux campagnes (merci lvdb), il y a les héros mythiques de l’enfance à qui on ne demandait pas autre chose que de nous faire rêver, de combler, symboliquement le sentiment d’injustice, d’impuissance vis-à-vis de la réalité, de la famille, de la société.
Les valeurs d’une nation que voulait sauvegarder Lavisse par ses héros nationaux (Peu d’héroïnes à part Jeanne d’Arc !) étaient concurrencés par les héros de bande dessinée (les comics) : Superman, Batman, Spiderman), ceux des contes et légendes, mais aussi ceux du cinéma. Sur les écrans arrivaient de la lointaine Amérique Gary Cooper et John Wayne. Tous, des justiciers réparant les erreurs, défendant les plus fragiles, consolant.
Puis, il y a eu les romans, le théâtre, où existaient les hommes tels qu’ils devraient être… des héros romantiques, solitaires, mélancoliques, audacieux.
Les années ont passé…
Aujourd’hui, il est plus facile de mener la lutte contre les forces du Mal sur un écran que dans la réalité…

Nicolas dit: 22 août 2017 à 21 h 47 min

Le nouveau à la mode c’est fantôme, remarquez ca nous change de anomie et de paradigme. Vivement le suivant.
À demain

D. dit: 22 août 2017 à 21 h 31 min

ic ubi desuetæ silvis in carcere clausæ
Mansuevêre feræ, et vultus posuere minaces,
Atque hominem didicere pati, si torrida parvus
Venit in ora cruor, redeunt rabiésque furorque,
Admonitæque tument gustato sanguine fauces,
Fervet, et à trepido vix abstinet ira magistro.

c’est admirable

Nicolas dit: 22 août 2017 à 21 h 23 min

Vous êtes au courant qu’il y’a des traductions en français moderne? Pourquoi vous infliger ça ? Vous êtes maso?

closer dit: 22 août 2017 à 21 h 11 min

« Inde : la justice interdit la répudiation chez les musulmans

Selon cette pratique, il suffit à un homme de prononcer trois fois le mot « talaq « (« je divorce ») pour répudier sa femme. »

Le Monde

Ça va pas plaire à Bloom, lui qui trouve l’islam du sous-continent indien tellement sublime…Il va y voir un ignoble complot du BJP.

Nicolas dit: 22 août 2017 à 21 h 10 min

La vie la vérité aime pas Darrieussecq, j’en déduit qu’elle doit être inyettessante. Merci la vie!

Jean Langoncet dit: 22 août 2017 à 21 h 10 min

CHAPITRE II
Du repentir

LES autres forment l’homme, je le recite : et en represente un particulier, bien mal formé : et lequel si j’avoy à façonner de nouveau, je ferois vrayement bien autre qu’il n’est : mes-huy c’est fait. Or les traits de ma peinture, ne se fourvoyent point, quoy qu’ils se changent et diversifient. Le monde n’est qu’une branloire perenne : Toutes choses y branlent sans cesse, la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d’Ægypte : et du branle public, et du leur. La constance mesme n’est autre chose qu’un branle plus languissant. Je ne puis asseurer mon object : il va trouble et chancelant, d’une yvresse naturelle. Je le prens en ce poinct, comme il est, en l’instant que je m’amuse à luy. Je ne peinds pas l’estre, je peinds le passage : non un passage d’aage en autre, ou comme dict le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute. Il faut accommoder mon histoire à l’heure. Je pourray tantost changer, non de fortune seulement, mais aussi d’intention : C’est un contrerolle de divers et muables accidens, et d’imaginations irresoluës, et quand il y eschet, contraires : soit que je sois autre moy-mesme, soit que je saisisse les subjects, par autres circonstances, et considerations. Tant y a que je me contredis bien à l’advanture, mais la verité, comme disoit Demades, je ne la contredy point. Si mon ame pouvoit prendre pied, je ne m’essaierois pas, je me resoudrois : elle est tousjours en apprentissage, et en espreuve.

Je propose une vie basse, et sans lustre : C’est tout un, On attache aussi bien toute la philosophie morale, à une vie populaire et privee, qu’à une vie de plus riche estoffe : Chaque homme porte la forme entiere, de l’humaine condition.

Les autheurs se communiquent au peuple par quelque marque speciale et estrangere : moy le premier, par mon estre universel : comme, Michel de Montaigne : non comme Grammairien ou Poëte, ou Jurisconsulte. Si le monde se plaint dequoy je parle trop de moy, je me plains dequoy il ne pense seulement pas à soy.

Mais est-ce raison, que si particulier en usage, je pretende me rendre public en cognoissance ? Est-il aussi raison, que je produise au monde, où la façon et l’art ont tant de credit et de commandement, des effects de nature et crus et simples, et d’une nature encore bien foiblette ? Est-ce pas faire une muraille sans pierre, ou chose semblable, que de bastir des livres sans science ? Les fantasies de la musique, sont conduits par art, les miennes par sort. Aumoins j’ay cecy selon la discipline, que jamais homme ne traicta subject, qu’il entendist ne cogneust mieux, que je fay celuy que j’ay entrepris : et qu’en celuy là je suis le plus sçavant homme qui vive. Secondement, que jamais aucun ne penetra en sa matiere plus avant, ny en esplucha plus distinctement les membres et suittes : et n’arriva plus exactement et plus plainement, à la fin qu’il s’estoit proposé à sa besongne. Pour la parfaire, je n’ay besoing d’y apporter que la fidelité : celle-là y est, la plus sincere et pure qui se trouve. Je dy vray, non pas tout mon saoul : mais autant que je l’ose dire : Et l’ose un peu plus en vieillissant : car il semble que la coustume concede à cet aage, plus de liberté de bavasser, et d’indiscretion à parler de soy. Il ne peut advenir icy, ce que je voy advenir souvent, que l’artizan et sa besongne se contrarient : Un homme de si honneste conversation, a-il faict un si sot escrit ? Ou, des escrits si sçavans, sont-ils partis d’un homme de si foible conversation ? Qui a un entretien commun, et ses escrits rares : c’est à dire, que sa capacité est en lieu d’où il l’emprunte, et non en luy. Un personnage sçavant n’est pas sçavant par tout : Mais le suffisant est par tout suffisant, et à ignorer mesme.

Icy nous allons conformément, et tout d’un train, mon livre et moy. Ailleurs, on peut recommander et accuser l’ouvrage, à part de l’ouvrier : icy non : qui touche l’un, touche l’autre. Celuy qui en jugera sans le congnoistre, se fera plus de tort qu’à moy : celuy qui l’aura cogneu, m’a du tout satisfaict. Heureux outre mon merite, si j’ay seulement cette part à l’approbation publique, que je face sentir aux gens d’entendement, que j’estoy capable de faire mon profit de la science, si j’en eusse eu : et que je meritoy que la memoire me secourust mieux.

Excusons icy ce que je dy souvent, que je me repens rarement, et que ma conscience se contente de soy : non comme de la conscience d’un Ange, ou d’un cheval, mais comme de la conscience d’un homme. Adjoustant tousjours ce refrein, non un refrein de ceremonie, mais de naifve et essentielle submission : Que je parle enquerant et ignorant, me rapportant de la resolution, purement et simplement, aux creances communes et legitimes. Je n’enseigne point, je raconte.

Il n’est vice veritablement vice, qui n’offence, et qu’un jugement entier n’accuse : Car il a de la laideur et incommodité si apparente, qu’à l’advanture ceux-là ont raison, qui disent, qu’il est principalement produict par bestise et ignorance : tant est-il mal-aisé d’imaginer qu’on le cognoisse sans le haïr. La malice hume la pluspart de son propre venin, et s’en empoisonne. Le vice laisse comme un ulcere en la chair, une repentance en l’ame, qui tousjours s’esgratigne, et s’ensanglante elle mesme. Car la raison efface les autres tristesses et douleurs, mais elle engendre celle de la repentance : qui est plus griefve, d’autant qu’elle naist au dedans : comme le froid et le chaud des fiévres est plus poignant, que celuy qui vient du dehors. Je tiens pour vices (mais chacun selon sa mesure) non seulement ceux que la raison et la nature condamnent, mais ceux aussi que l’opinion des hommes a forgé, voire fauce et erronee, si les loix et l’usage l’auctorise.

Il n’est pareillement bonté, qui ne resjouysse une nature bien nee. Il y a certes je ne sçay quelle congratulation, de bien faire, qui nous resjouit en nous mesmes, et une fierté genereuse, qui accompagne la bonne conscience. Une ame courageusement vitieuse, se peut à l’adventure garnir de securité : mais de cette complaisance et satisfaction, elle ne s’en peut fournir. Ce n’est pas un leger plaisir, de se sentir preservé de la contagion d’un siecle si gasté, et de dire en soy : Qui me verroit jusques dans l’ame, encore ne me trouveroit-il coupable, ny de l’affliction et ruyne de personne : ny de vengeance ou d’envie, ny d’offence publique des loix : ny de nouvelleté et de trouble : ny de faute à ma parole : et quoy que la licence du temps permist et apprinst à chacun, si n’ay-je mis la main ny és biens, ny en la bourse d’homme François, et n’ay vescu que sur la mienne, non plus en guerre qu’en paix : ny ne me suis servy du travail de personne, sans loyer. Ces tesmoignages de la conscience, plaisent, et nous est grand benefice que cette esjouyssance naturelle : et le seul payement qui jamais ne nous manque.

De fonder la recompence des actions vertueuses, sur l’approbation d’autruy, c’est prendre un trop incertain et trouble fondement, signamment en un siecle corrompu et ignorant, comme cettuy cy la bonne estime du peuple est injurieuse. A qui vous fiez vous, de veoir ce qui est louable ? Dieu me garde d’estre homme de bien, selon la description que je voy faire tous les jours par honneur, à chacun de soy. Quæ fuerant vitia, mores sunt. Tels de mes amis, ont par fois entreprins de me chapitrer et mercurializer à coeur ouvert, ou de leur propre mouvement, ou semons par moy, comme d’un office, qui à une ame bien faicte, non en utilité seulement, mais en douceur aussi, surpasse tous les offices de l’amitié. Je l’ay tousjours accueilli des bras de la courtoisie et recognoissance, les plus ouverts. Mais, à en parler à cette heure en conscience, j’ay souvent trouvé en leurs reproches et louanges, tant de fauce mesure, que je n’eusse guere failly, de faillir plustost, que de bien faire à leur mode. Nous autres principalement, qui vivons une vie privee, qui n’est en montre qu’à nous, devons avoir estably un patron au dedans, auquel toucher nos actions : et selon iceluy nous caresser tantost, tantost nous chastier. J’ay mes loix et ma cour, pour juger de moy, et m’y adresse plus qu’ailleurs. Je restrains bien selon autruy mes actions, mais je ne les estends que selon moy. Il n’y a que vous qui scache si vous estes láche et cruel, ou loyal et devotieux : les autres ne vous voyent point, ils vous devinent par conjectures incertaines : ils voyent, non tant vostre naturel, que vostre art. Par ainsi, ne vous tenez pas à leur sentence, tenez vous à la vostre. Tuo tibi judicio est utendum. Virtutis et vitiorum grave ipsius conscientiæ pondus est : qua sublata, jacent omnia.

Mais ce qu’on dit, que la repentance suit de pres le peché, ne semble pas regarder le peché qui est en son haut appareil : qui loge en nous comme en son propre domicile. On peut desavouër et desdire les vices, qui nous surprennent, et vers lesquels les passions nous emportent : mais ceux qui par longue habitude, sont enracinez et ancrez en une volonté forte et vigoureuse, ne sont subjects à contradiction. Le repentir n’est qu’une desdicte de nostre volonté, et opposition de nos fantasies, qui nous pourmene à tout sens. Il faict desadvouër à celuy-là, sa vertu passee et sa continence.

Quæ mens est hodie, cur eadem non puero fuit,
Vel cur his animis incolumes non redeunt genæ ?

C’est une vie exquise, celle qui se maintient en ordre jusques en son privé. Chacun peut avoir part au battelage, et representer un honneste personnage en l’eschaffaut : mais au dedans, et en sa poictrine, où tout nous est loisible, où tout est caché, d’y estre reglé, c’est le poinct. Le voysin degré, c’est de l’estre en sa maison, en ses actions ordinaires, desquelles nous n’avons à rendre raison à personne : où il n’y a point d’estude, point d’artifice. Et pourtant Bias peignant un excellent estat de famille : de laquelle, dit-il, le maistre soit tel au dedans, par luy-mesme, comme il est au dehors, par la crainte de la loy, et du dire des hommes. Et fut une digne parole de Julius Drusus, aux ouvriers qui luy offroient pour trois mille escus, mettre sa maison en tel poinct, que ses voysins n’y auroient plus la veuë qu’ils y avoient : Je vous en donneray, dit-il, six mille, et faictes que chacun y voye de toutes parts. On remarque avec honneur l’usage d’Agesilaus, de prendre en voyageant son logis dans les Eglises, affin que le peuple, et les dieux mesmes, vissent dans ses actions privees. Tel a esté miraculeux au monde, auquel sa femme et son valet n’ont rien veu seulement de remercable. Peu d’hommes ont esté admirez par leurs domestiques.

Nul a esté prophete non seulement en sa maison, mais en son païs, dit l’experience des histoires. De mesmes aux choses de neant. Et en ce bas exemple, se void l’image des grands. En mon climat de Gascongne, on tient pour drolerie de me veoir imprimé. D’autant que la cognoissance, qu’on prend de moy, s’esloigne de mon giste, j’en vaux d’autant mieux. J’achette les Imprimeurs en Guienne : ailleurs ils m’achettent. Sur cet accident se fondent ceux qui se cachent vivants et presents, pour se mettre en credit, trespassez et absents. J’ayme mieux en avoir moins. Et ne me jette au monde, que pour la part que j’en tire. Au partir de là, je l’en quitte.

Le peuple reconvoye celuy-là, d’un acte public, avec estonnement, jusqu’à sa porte : il laisse avec sa robbe ce rolle : il en retombe d’autant plus bas, qu’il s’estoit plus haut monté. Au dedans chez luy, tout est tumultuaire et vil. Quand le reglement s’y trouveroit, il faut un jugement vif et bien trié, pour l’appercevoir en ces actions basses et privees. Joint que l’ordre est une vertu morne et sombre : Gaigner une bresche, conduire une Ambassade, regir un peuple, ce sont actions esclatantes : tancer, rire, vendre, payer, aymer, hayr, et converser avec les siens, et avec soy-mesme, doucement et justement : ne relascher point, ne se desmentir point, c’est chose plus rare, plus difficile, et moins remerquable. Les vies retirees soustiennent par là, quoy qu’on die, des devoirs autant ou plus aspres et tendus, que ne font les autres vies. Et les privez, dit Aristote, servent la vertu plus difficilement et hautement, que ne font ceux qui sont en magistrat. Nous nous preparons aux occasions eminentes, plus par gloire que par conscience. La plus courte façon d’arriver à la gloire, ce seroit faire pour la conscience ce que nous faisons pour la gloire. Et la vertu d’Alexandre me semble representer assez moins de vigueur en son theatre, que ne fait celle de Socrates, en cette exercitation basse et obscure. Je conçois aisément Socrates, en la place d’Alexandre ; Alexandre en celle de Socrates, je ne puis : Qui demandera à celuy-là, ce qu’il sçait faire, il respondra, Subjuguer le monde : qui le demandera à cettuy-cy, il dira, Mener l’humaine vie conformément à sa naturelle condition : science bien plus generale, plus poisante, et plus legitime. Le prix de l’ame ne consiste pas à aller haut, mais ordonnément.

Sa grandeur ne s’exerce pas en la grandeur : c’est en la mediocrité. Ainsi que ceux qui nous jugent et touchent au dedans, ne font pas grand’recette de la lueur de noz actions publiques : et voyent que ce ne sont que filets et pointes d’eau fine rejallies d’un fond au demeurant limonneux et poisant. En pareil cas, ceux qui nous jugent par cette brave apparence du dehors, concluent de mesmes de nostre constitution interne : et ne peuvent accoupler des facultez populaires et pareilles aux leurs, à ces autres facultez, qui les estonnent, si loin de leur visee. Ainsi donnons nous aux demons des formes sauvages. Et qui non à Tamburlan, des sourcils eslevez, des nazeaux ouverts, un visage afreux, et une taille desmesuree, comme est la taille de l’imagination qu’il en a conceuë par le bruit de son nom ? Qui m’eust faict veoir Erasme autrefois, il eust esté mal-aisé, que je n’eusse prins pour adages et apophthegmes, tout ce qu’il eust dit à son vallet et à son hostesse. Nous imaginons bien plus sortablement un artisan sur sa garderobe ou sur sa femme, qu’un grand President, venerable par son maintien et suffisance. Il nous semble que de ces hauts thrones ils ne s’abaissent pas jusques à vivre.

Comme les ames vicieuses sont incitees souvent à bien faire, par quelque impulsion estrangere ; aussi sont les vertueuses à faire mal. Il les faut doncq juger par leur estat rassis : quand elles sont chez elles, si quelquefois elles y sont : ou aumoins quand elles sont plus voysines du repos, et en leur naifve assiette. Les inclinations naturelles s’aident et fortifient par institution : mais elles ne se changent gueres et surmontent. Mille natures, de mon temps, ont eschappé vers la vertu, ou vers le vice, au travers d’une discipline contraire.

Sic ubi desuetæ silvis in carcere clausæ
Mansuevêre feræ, et vultus posuere minaces,
Atque hominem didicere pati, si torrida parvus
Venit in ora cruor, redeunt rabiésque furorque,
Admonitæque tument gustato sanguine fauces,
Fervet, et à trepido vix abstinet ira magistro.

On n’extirpe pas ces qualitez originelles, on les couvre, on les cache : Le langage Latin m’est comme naturel : je l’entens mieux que le François : mais il y a quarante ans, que je ne m’en suis du tout poinct servy à parler, ny guere à escrire. Si est-ce qu’à des extremes et soudaines esmotions, où je suis tombé, deux ou trois fois en ma vie : et l’une, voyant mon pere tout sain, se renverser sur moy pasmé : j’ay tousjours eslancé du fond des entrailles, les premieres paroles Latines : Nature se sourdant et s’exprimant à force, à l’encontre d’un si long usage : et cet exemple se dit d’assez d’autres.

Ceux qui ont essaié de r’aviser les moeurs du monde, de mon temps, par nouvelles opinions, reforment les vices de l’apparence, ceux de l’essence, ils les laissent là, s’ils ne les augmentent : Et l’augmentation y est à craindre : On se sejourne volontiers de tout autre bien faire, sur ces reformations externes, de moindre coust, et de plus grand merite : et satisfait-on à bon marché par là, les autres vices naturels consubstantiels et intestins. Regardez un peu, comment s’en porte nostre experience. Il n’est personne, s’il s’escoute, qui ne descouvre en soy, une forme sienne, une forme maistresse, qui lucte contre l’institution : et contre la tempeste des passions, qui luy sont contraires. De moy, je ne me sens gueres agiter par secousse : je me trouve quasi tousjours en ma place, comme font les corps lourds et poisans. Si je ne suis chez moy, j’en suis tousjours bien pres : mes desbauches ne m’emportent pas fort loing : il n’y a rien d’extreme et d’estrange : et si ay des ravisemens sains et vigoureux.

La vraye condamnation, et qui touche la commune façon de nos hommes, c’est, que leur retraicte mesme est pleine de corruption, et d’ordure : l’idee de leur amendement chafourree, leur penitence malade, et en coulpe, autant à peu pres que leur peché. Aucuns, ou pour estre collez au vice d’une attache naturelle, ou par longue accoustumance, n’en trouvent plus la laideur. A d’autres (duquel regiment je suis) le vice poise, mais ils le contrebalancent avec le plaisir, ou autre occasion : et le souffrent et s’y prestent, à certain prix : Vitieusement pourtant, et laschement. Si se pourroit-il à l’advanture imaginer, si esloignee disproportion de mesure, où avec justice, le plaisir excuseroit le peché, comme nous disons de l’utilité : Non seulement s’il estoit accidental, et hors du peché, comme au larrecin, mais en l’exercice mesme d’iceluy, comme en l’accointance des femmes, où l’incitation est violente, et, dit-on, par fois invincible.

En la terre d’un mien parent, l’autre jour que j’estois en Armaignac, je vis un paisant, que chacun surnomme le Larron. Il faisoit ainsi le conte de sa vie : Qu’estant nay mendiant, et trouvant, qu’à gaigner son pain au travail de ses mains, il n’arriveroit jamais à se fortifier assez contre l’indigence, il s’advisa de se faire larron : et avoit employé à ce mestier toute sa jeunesse, en seureté, par le moyen de sa force corporelle : car il moissonnoit et vendangeoit des terres d’autruy : mais c’estoit au loing, et à si gros monceaux, qu’il estoit inimaginable qu’un homme en eust tant emporté en une nuict sur ses espaules : et avoit soing outre cela, d’egaler, et disperser le dommage qu’il faisoit, si que la foule estoit moins importable à chaque particulier. Il se trouve à cette heure en sa vieillesse, riche pour un homme de sa condition, mercy à cette trafique : de laquelle il se confesse ouvertement. Et pour s’accommoder avec Dieu, de ses acquests, il dit, estre tous les jours apres à satisfaire par bien-faicts, aux successeurs de ceux qu’il a desrobez : et s’il n’acheve (car d’y pourvoir tout à la fois, il ne peut) qu’il en chargera ses heritiers, à la raison de la science qu’il a luy seul, du mal qu’il a faict à chacun. Par cette description, soit vraye ou fauce, cettuy-cy regarde le larrecin, comme action des-honneste, et le hayt, mais moins que l’indigence : s’en repent bien simplement, mais en tant qu’elle estoit ainsi contrebalancee et compensee, il ne s’en repent pas. Cela, ce n’est pas cette habitude, qui nous incorpore au vice, et y conforme nostre entendement mesme : ny n’est ce vent impetueux qui va troublant et aveuglant à secousses nostre ame, et nous precipite pour l’heure, jugement et tout, en la puissance du vice.

Je fay coustumierement entier ce que je fay, et marche tout d’une piece : je n’ay guere de mouvement qui se cache et desrobe à ma raison, et qui ne se conduise à peu pres, par le consentement de toutes mes parties : sans division, sans sedition intestine : mon jugement en a la coulpe, ou la louange entiere : et la coulpe qu’il a une fois, il l’a tousjours : car quasi dés sa naissance il est un, mesme inclination, mesme routte, mesme force. Et en matiere d’opinions universelles, dés l’enfance, je me logeay au poinct où j’avois à me tenir.

Il y a des pechez impetueux, prompts et subits, laissons les à part : mais en ces autres pechez, à tant de fois reprins, deliberez, et consultez, ou pechez de complexion, ou pechez de profession et de vacation : je ne puis pas concevoir, qu’ils soient plantez si long temps en un mesme courage, sans que la raison et la conscience de celuy qui les possede, le vueille constamment, et l’entende ainsin : Et le repentir qu’il se vante luy en venir à certain instant prescript, m’est un peu dur à imaginer et former.

Je ne suy pas la secte de Pythagoras, que les hommes prennent une ame nouvelle, quand ils approchent des simulacres des Dieux, pour recueillir leurs oracles : Sinon qu’il voulust dire cela mesme, qu’il faut bien qu’elle soit estrangere, nouvelle, et prestee pour le temps : la nostre montrant si peu de signe de purification et netteté condigne à cet office.

Ils font tout à l’opposite des preceptes Stoiques : qui nous ordonnent bien, de corriger les imperfections et vices que nous recognoissons en nous, mais nous defendent d’en alterer le repos de nostre ame. Ceux-cy nous font à croire, qu’ils en ont grande desplaisance, et remors au dedans, mais d’amendement et correction ny d’interruption, ils ne nous en font rien apparoir. Si n’est-ce pas guerison, si on ne se descharge du mal : Si la repentance pesoit sur le plat de la balance, elle emporteroit le peché. Je ne trouve aucune qualité si aysee à contrefaire, que la devotion, si on n’y conforme les moeurs et la vie : son essence est abstruse et occulte, les apparences faciles et pompeuses.

Quant à moy, je puis desirer en general estre autre : je puis condamner et me desplaire de ma forme universelle, et supplier Dieu pour mon entiere reformation, et pour l’excuse de ma foiblesse naturelle : mais cela, je ne le doibs nommer repentir, ce me semble, non plus que le desplaisir de n’estre ny Ange ny Caton. Mes actions sont reglees, et conformes à ce que je suis, et à ma condition. Je ne puis faire mieux : et le repentir ne touche pas proprement les choses qui ne sont pas en nostre force : ouy bien le regret. J’imagine infinies natures plus hautes et plus reglees que la mienne : Je n’amende pourtant mes facultez : comme ny mon bras, ny mon esprit, ne deviennent plus vigoureux, pour en concevoir un autre qui le soit. Si l’imaginer et desirer un agir plus noble que le nostre, produisoit la repentance du nostre, nous aurions à nous repentir de nos operations plus innocentes : d’autant que nous jugeons bien qu’en la nature plus excellente, elles auroyent esté conduictes d’une plus grande perfection et dignité : et voudrions faire de mesme. Lors que je consulte des deportemens de ma jeunesse avec ma vieillesse, je trouve que je les ay communement conduits avec ordre, selon moy. C’est tout ce que peut ma resistance. Je ne me flatte pas : à circonstances pareilles, je seroy tousjours tel. Ce n’est pas macheure, c’est plustost une teinture universelle qui me tache. Je ne cognoy pas de repentance superficielle, moyenne, et de ceremonie. Il faut qu’elle me touche de toutes parts, avant que je la nomme ainsin : et qu’elle pinse mes entrailles, et les afflige au tant profondement, que Dieu me voit, et autant universellement.

Quand aux negoces, il m’est eschappé plusieurs bonnes avantures, à faute d’heureuse conduitte : mes conseils ont pourtant bien choisi, selon les occurrences qu’on leur presentoit. Leur façon est de prendre tousjours le plus facile et seur party. Je trouve qu’en mes deliberations passees, j’ay, selon ma regle, sagement procedé, pour l’estat du subject qu’on me proposoit : et en ferois autant d’icy à mille ans, en pareilles occasions. Je ne regarde pas, quel il est à cette heure, mais quel il estoit, quand j’en consultois.

La force de tout conseil gist au temps : les occasions et les matieres roulent et changent sans cesse. J’ay encouru quelques lourdes erreurs en ma vie, et importantes : non par faute de bon advis, mais par faute de bon heur. Il y a des parties secrettes aux objects, qu’on manie, et indivinables : signamment en la nature des hommes : des conditions muettes, sans montre, incognues par fois du possesseur mesme : qui se produisent et esveillent par des occasions survenantes. Si ma prudence ne les a peu penetrer et profetizer, je ne luy en sçay nul mauvais gré : sa charge se contient en ses limites. Si l’evenement me bat, et s’il favorise le party que j’ay refusé : il n’y a remede, je ne m’en prens pas à moy, j’accuse ma fortune, non pas mon ouvrage : cela ne s’appelle pas repentir.

Phocion avoit donné aux Atheniens certain advis, qui ne fut pas suivy : l’affaire pourtant se passant contre son opinion, avec prosperité, quelqu’un luy dit : Et bien Phocion, és tu content que la chose aille si bien ? Bien suis-je content, fit-il, qu’il soit advenu cecy, mais je ne me repens point d’avoir conseillé cela. Quand mes amis s’adressent à moy, pour estre conseillez, je le fay librement et clairement, sans m’arrester comme faict quasi tout le monde, à ce que la chose estant hazardeuse, il peut advenir au rebours de mon sens, par où ils ayent à me faire reproche de mon conseil : dequoy il ne me chaut. Car ils auront tort, et je n’ay deu leur refuser cet office.

Je n’ay guere à me prendre de mes fautes ou infortunes, à autre qu’à moy. Car en effect, je me sers rarement des advis d’autruy, si ce n’est par honneur de ceremonie : sauf où j’ay besoing d’instruction de science, ou de la cognoissance du faict. Mais és choses où je n’ay à employer que le jugement : les raisons estrangeres peuvent servir à m’appuyer, mais peu à me destourner. Je les escoute favorablement et decemment toutes. Mais, qu’il m’en souvienne, je n’en ay creu jusqu’à cette heure que les miennes. Selon moy, ce ne sont que mousches et atomes, qui promeinent ma volonté. Je prise peu mes opinions : mais je prise aussi peu celles des autres, fortune me paye dignement. Si je ne reçoy pas de conseil, j’en donne aussi peu. J’en suis peu enquis, et encore moins creu : et ne sache nulle entreprinse publique ny privee, que mon advis aye redressee et ramenee. Ceux mesmes que la fortune y avoit aucunement attachez, se sont laissez plus volontiers manier à toute autre cervelle qu’à la mienne. Comme cil qui suis bien autant jaloux des droits de mon repos, que des droits de mon auctorité, je l’ayme mieux ainsi. Me laissant là, on fait selon ma profession, qui est, de m’establir et contenir tout en moy : Ce m’est plaisir, d’estre desinteressé des affaires d’autruy, et desgagé de leur gariement.

En tous affaires quand ils sont passés, comment que ce soit, j’y ay peu de regret : Car cette imagination me met hors de peine, qu’ils devoyent ainsi passer : les voyla dans le grand cours de l’univers, et dans l’encheineure des causes Stoïques. Vostre fantasie n’en peut, par souhait et imagination, remuer un poinct, que tout l’ordre des choses ne renverse et le passé et l’advenir.

Au demeurant, je hay cet accidental repentir que l’aage apporte. Celuy qui disoit anciennement, estre obligé aux annees, dequoy elles l’avoyent deffait de la volupté, avoit autre opinion que la mienne : Je ne sçauray jamais bon gré à l’impuissance, de bien qu’elle me face. Nec tam aversa unquam videbitur ab opere suo providentia, ut debilitas inter optima inventa sit. Nos appetits sont rares en la vieillesse : une profonde satieté nous saisit apres le coup : En cela je ne voy rien de conscience : Le chagrin, et la foiblesse nous impriment une vertu lasche, et caterreuse. Il ne nous faut pas laisser emporter si entiers, aux alterations naturelles, que d’en abastardir nostre jugement. La jeunesse et le plaisir n’ont pas faict autrefois que j’aye mescogneu le visage du vice en la volupté : ny ne fait à cette heure, le degoust que les ans m’apportent, que je mescognoisse celuy de la volupté au vice. Ores que je n’y suis plus, j’en juge comme si j’y estoy. Moy qui la secouë vivement et attentivement, trouve que ma raison est celle mesme que j’avoy en l’aage plus licencieux : sinon à l’avanture, d’autant qu’elle s’est affoiblie et empiree, en vieillissant. Et trouve que ce qu’elle refuse de m’enfourner à ce plaisir, en consideration de l’interest de ma santé corporelle, elle ne le feroit non plus qu’autrefois, pour la santé spirituelle. Pour la voir hors de combat, je ne l’estime pas plus valeureuse. Mes tentations sont si cassees et mortifiees, qu’elles ne valent pas qu’elle s’y oppose : tendant seulement les mains au devant, je les conjure. Qu’on luy remette en presence, cette ancienne concupiscence, je crains qu’elle auroit moins de force à la soustenir, qu’elle n’avoit autrefois. Je ne luy voy rien juger à part soy, que lors elle ne jugeast, ny aucune nouvelle clarté. Parquoy s’il y a convalescence, c’est une convalescence maleficiee.

Miserable sorte de remede, devoir à la maladie sa santé. Ce n’est pas à nostre malheur de faire cet office : c’est au bon heur de nostre jugement. On ne me fait rien faire par les offenses et afflictions, que les maudire. C’est aux gents, qui ne s’esveillent qu’à coups de fouët. Ma raison a bien son cours plus delivre en la prosperité : elle est bien plus distraitte et occupee à digerer les maux, que les plaisirs. Je voy bien plus clair en temps serain. La santé m’advertit, comme plus alaigrement, aussi plus utilement, que la maladie. Je me suis avancé le plus que j’ay peu, vers ma reparation et reiglement, lors que javoy à en jouïr. Je seroy honteux et envieux, que la misere et l’infortune de ma vieillesse eust à se preferer à mes bonnes annees, saines, esveillees, vigoureuses. Et qu’on eust à m’estimer, non par où j’ay esté, mais par où j’ay cessé d’estre. A mon advis, c’est le vivre heureusement, non, comme disoit Antisthenes, le mourir heureusement, qui fait l’humaine felicité. Je ne me suis pas attendu d’attacher monstrueusement la queuë d’un philosophe à la teste et au corps d’un homme perdu : ny que ce chetif bout eust à desadvoüer et desmentir la plus belle, entiere et longue partie de ma vie. Je me veux presenter et faire veoir par tout uniformément. Si j’avois à revivre, je revivrois comme j’ay vescu. Ny je ne pleins le passé. ny je ne crains l’advenir : et si je ne me deçoy, il est allé du dedans environ comme du dehors. C’est une des principales obligations, que j’aye à ma fortune, que le cours de mon estat corporel ayt esté conduit, chasque chose en sa saison, j’en ay veu l’herbe, et les fleurs, et le fruit : et en voy la secheresse. Heureusement, puisque c’est naturellement. Je porte bien plus doucement les maux que j’ay, d’autant qu’ils sont en leur poinct : et qu’ils me font aussi plus favorablement souvenir de la longue felicité de ma vie passee.

Pareillement, ma sagesse peut bien estre de mesme taille, en l’un et en l’autre temps : mais elle estoit bien de plus d’exploit, et de meilleure grace, verte, gaye, naïve, qu’elle n’est à present, cassee, grondeuse, laborieuse. Je renonce donc à ces reformations casuelles et douloureuses.

Il faut que Dieu nous touche le courage : il faut que nostre conscience s’amende d’elle mesme, par renforcement de nostre raison, non par l’affoiblissement de nos appetits. La volupté n’en est en soy, ny pasle ny descoulouree, pour estre apperceuë par des yeux chassieux et troubles. On doibt aymer la temperance par elle mesme, et pour le respect de Dieu qui nous l’a ordonnee, et la chasteté : celle que les caterres nous prestent, et que je doibs au benefice de ma cholique, ce n’est ny chasteté, ny temperance. On ne peut se vanter de mespriser et combatre la volupté, si on ne la voit, si on l’ignore, et ses graces, et ses forces, et sa beauté plus attrayante. Je cognoy l’une et l’autre, c’est à moy de le dire : Mais il me semble qu’en la vieillesse, nos ames sont subjectes à des maladies et imperfections plus importunes, qu’en la jeunesse : Je le disois estant jeune, lors on me donnoit de mon menton par le nez : je le dis encore à cette heure, que mon poil gris m’en donne le credit : Nous appellons sagesse, la difficulté de nos humeurs, le desgoust des choses presentes : mais à la verité, nous ne quittons pas tant les vices, comme nous les changeons : et, à mon opinion, en pis. Outre une sotte et caduque fierté, un babil ennuyeux, ces humeurs espineuses et inassociables, et la superstition, et un soin ridicule des richesses, lors que l’usage en est perdu, j’y trouve plus d’envie, d’injustice et de malignité. Elle nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage : et ne se void point d’ames, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi. L’homme marche entier, vers son croist et vers son décroist.

A voir la sagesse de Socrates, et plusieurs circonstances de sa condamnation, j’oseroy croire, qu’il s’y presta aucunement luy mesme, par prevarication, à dessein : ayant de si prés, aagé de soixante et dix ans, à souffrir l’engourdissement des riches allures de son esprit, et l’esblouïssement de sa clairté accoustumee.

Quelles Metamorphoses luy voy-je faire tous les jours, en plusieurs de mes cognoissans ? c’est une puissante maladie, et qui se coule naturellement et imperceptiblement : il y faut grande provision d’estude, et grande precaution, pour eviter les imperfections qu’elle nous charge : ou aumoins affoiblir leur progrez. Je sens que nonobstant tous mes retranchemens, elle gaigne pied à pied sur moy : Je soustien tant que je puis, mais je ne sçay en fin, où elle me menera moy-mesme : A toutes avantures, je suis content qu’on sçache d’où je seray tombé.

closer dit: 22 août 2017 à 20 h 58 min

Cependant, ce n’est pas nécessairement un paradoxe de présenter les guerres d’Italie comme une folie ruineuse et de célébrer le chevalier Bayard.

On peut être un héros dans une guerre absurde.

closer dit: 22 août 2017 à 20 h 54 min

Quatre des terroristes de Barcelone ont fait l’aller/retour vers Paris en AUDI, sont descendu à l’hôtel et sont allé faire du shopping dans un centre commercial.

C’est ce que Delaporte appelle le « sous-prolétariat »…

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 20 h 31 min

Darrieussecq a dû faire un stage de remise en forme à l’ordre du temple solaire. Je vois pas d’autre calamité la concernant.

Nicolas dit: 22 août 2017 à 20 h 26 min

Bon ma librairie est fermée, j’suis allé sur amazon. Critique asssassine du Darrieussecq « Roman prétentieux au style discret et suspect. D’une froideur abyssale, inversement proportionnelle à la profondeur philosophique de l’affaire. Le génie de l’œuvre de Darrieussecq, construit par des médias admiratifs des “gens de lettres“, normaliens et soit-disant « subversifs » poursuit son incroyable imposture. A suivre dans cinquante ans. » Phrase courte, c’est chiant. http://amzn.eu/gEpmbG2 Peut être que la 2cv va plus vite comme ça? À voir. Je viens de découvrir un poète russe, j’y avais pas pensé. Vous en connaissez d’autres?

Petit Rappel dit: 22 août 2017 à 20 h 06 min

Mais Lavisse né en 1842, rallié progressivement à la République autour de 1875, écrit ceci, qu’il n’est pas seul alors à penser, tous camps confondus.
« Mettons donc dans l’esprit des petits enfants une provision de beaux et grands souvenirs, qui les élèveront au-dessus de la vie vulgaire, et se présenteront naturellement à eux quand on leur dira que c’est un devoir de servir leur pays et une honte de le laisser déchoir. »

D’où le paradoxe de présenter la Guerre d’Italie comme une folie ruineuse des Valois, et à la fois, de célébrer Bayard !*
Bien à vous.
MC

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 19 h 54 min

@18h40

« 35 milliards de dollars, c’est l’équivalent de l’activité de la compagnie aérienne Lufthansa », a annoncé William Lacy Swing, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), dans une interview de Reuters, en marge d’une conférence sur les migrations. Après le trafic d’armes et de drogues, le trafic d’êtres humains arrive en troisième position des secteurs d’activités les plus lucratifs pour le crime organisé. »
http://www.latribune.fr/economie/international/migrants-le-trafic-d-etres-humains-troisieme-secteur-le-plus-lucratif-des-crimes-organises-728210.html

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 19 h 44 min

En France, on sait dire à quelle vitesse les terroristes de Barcelone, roulaient, quand ils ont fait un aller-retour à Paris. Le ministère français en a même informé ses homologues espagnols. Si c’est pas emmerder sans arrêt ceux qui roulent trop vite, ça.

bérénice dit: 22 août 2017 à 19 h 43 min

Enlevez Erdogan et vous aurez un chaos indescriptible, une nouvelle Syrie, en peu de temps. Faut-il être à ce point sur une autre planète pour ne pas avoir compris ça ?

D et c’est efficace, 1 intellectuel et 1 journaliste ayant quitté ce pays pour opinion politique divergente se retrouvent emprisonnés, sans motif autre qu’un délit d’opinion dans leur pays alors qu’ils ont adopté une autre nationalité sur ordre d’Erdogan, ce crocodile sympathique qui après le coup d’état renforce son pouvoir et est à l’origine d’une purge sans précédent qu’il entend mener à l’étranger; heureusement que ces deux bénéficient du soutien de leur pays d’accueil . dans le cas contraire, si aucune réaction n’était à l’oeuvre pour contrer Mr Erdogan , ces arrestations pourraient n’être qu’un début de l’extension de la purge menée à l’intérieur des frontières turques qui je crois n’a pas concerné que des coupables .Des nouvelles:

http://www.leparisien.fr/international/nouvelle-purge-en-turquie-pres-de-4-000-fonctionnaires-limoges-29-04-2017-6902205.php

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 19 h 33 min

closer, si tu ne comprends pas ce que j’écris, abstiens toi d’écrire: « Comme le disait lvdb, »

ou alors complète ainsi: En effet, un ouvrier-manoeuvre exploité, qui arrondit ses fins de mois avec divers trafics ne pourra jamais être dirigeant de l’usine. Mais ça peut arriver, ça prend du temps.

bérénice dit: 22 août 2017 à 19 h 17 min

instrumentalisée, mais pas que puisqu’on nous dit et nous répète que des jeunes gens issus de milieux divers se sont enrôlés pour faire le djihad en Syrie.

bérénice dit: 22 août 2017 à 19 h 15 min

« sous-prolétariat » au sens marxiste

schématiquement j’ai l’impression que celui-ci quand il est catholique vote FN, quand il est musulman, pour une minorité malheureusement instrumentalisé se rallie à la mouvance islamiste .

Nicolas dit: 22 août 2017 à 19 h 13 min

Vous n’y êtes pas du tout mais alors pas du tout du tout, c’est de la faute aux Pokémon, c’est Moix qui l’a dit lors d’une de ces fulgurances dont lui seul à le secret. Désolé.

bérénice dit: 22 août 2017 à 19 h 13 min

« Lorsqu’on regarde le profil des terroristes islamistes, on s’aperçoit tout de suite qu’ils appartiennent au sous-prolétariat, »

sous-prolétariat politisé à la mode islamiste ou récupéré selon des modalités en cours, au départ, une vacance ou une vacuité, pauvre et sans espoir.

bérénice dit: 22 août 2017 à 19 h 09 min

extrait:

« Le président de l’UOIF Amar Lasfar soutient les Frères Musulmans dans une conférence donnée à Lille le 19 août 2012
Abdallah Benmansour, membre fondateur de l’UOIF, explique par exemple que les français sont en retard de quinze siècles sur l’Islam et ses Lois de la Charia à la Mosquée d’Aulnay-sous-Bois, et développe un discours suprémaciste, en considèrant que les Musulmans ont tout inventé : mathématiques, médecine, algèbre, écologie, la SPA, les bibliothèques, etc…et représentent l’avenir de l’Humanité.
Le prédicateur enseigne, conformément à la doctrine des Frères Musulmans, une propagande antisioniste. D’après lui, en utilisant des arguments historiques fallacieux, la Palestine n’aurait jamais appartenu aux Juifs, et il n’auraient donc pas à s’y installer. De quoi justifier la guerre contre Israël, pour libérer les Arabes de « l’oppression sioniste ». »

actuellement le président de l’UOIF est turc .

closer dit: 22 août 2017 à 19 h 09 min

« Lorsqu’on regarde le profil des terroristes islamistes, on s’aperçoit tout de suite qu’ils appartiennent au sous-prolétariat, »

C’est faux Delaporte, c’est faux! C’est quand même dingue de s’obstiner à ce point dans le déni de réalité. Comme le disait lvdb, il y a aussi des délinquants et des trafiquants, mais du « sous-prolétariat » au sens marxiste, quasiment pas (en fait je n’ai jamais vu d’exemple de ce type, mais on peut peut-être en trouver un en cherchant bien).

Delaporte dit: 22 août 2017 à 19 h 07 min

D. dit: 22 août 2017 à 18 h 40 min
Vous pouvez lire le magnifique et complet « message » du pape sur le site « Saint Siège ». C’est un document à lire attentivement, en effet.

D. dit: 22 août 2017 à 18 h 40 min

A l’occasion de la journée des migrants (21/08), le Pape François a publié une lettre contenant 21 mesures proposés en faveur des migrants.
Je ne parviens pas à trouver celles-ci, comment trouver ce document ?
J’aimerais notammentsavoir si dans celles-ci figurent la lutte contre les passeurs, la propagande anti-migratoire économique dans les pays-source, s’il existe une charte à signer des devoirs du réfugié accueilli gratuitement dans un pays : respect des lois, adhésion à un programme d’aculturation etc… tout cela étant évidemment favorable au migrant.

bérénice dit: 22 août 2017 à 18 h 38 min

La vacuité faite femme.
Marvelous.

eh oui P comme Paris, aussi désemparée qu’une ménagère de plus de cinquante ans à l’accueil des nouvelles . Que voulez vous, chacun ne dispose pas de la même résistance émotionnelle face à l »événement et nous ne sommes pas tous destinés ou formés à affronter en première ligne la brèche qui depuis quelques années ouverte a englouti quelques dizaines de vies pendant que des milliers se noient pour fuir vers le nord les pays du sud à feu et à sang.

Diogène dit: 22 août 2017 à 18 h 09 min

Vous dites n’importe quoi. Et vous ne parlez pas du plus important, les cadres d’Al Qaida et de l’EI. Ce sont des jeunes, des urbains, des étudiants et des intellectuels parfaitement éduqués et intégrés à leur société qui sont à l’origine de la résurgence du fondamentalisme islamiste, dans les années 80. Tout cela est parfaitement connu, ce qui montre que vous ne vous intéressez pas au sujet. Qu’ils prospèrent sur la misère, c’est évident, mais c’est confondre l’effet avec la cause. Typique d’un pervers comme Badiou, soit dit en passant…

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 18 h 03 min

Ces criminels qui ont commis des attentats terroristes islamistes ne peuvent pas être assimilés aux criminels terroristes d’extrême-gauche. Les uns aiment trop la thune, alors que les gochisstes , tuer, c’était idéologique.

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 17 h 56 min

Les dire victimes, il n’y a que Badiou pour pathologiser leur condition. Il ne va qd même pas jusqu’à cautionner l’action terroriste islamiste comme celle des militants d’extrême gauche des années noires, où si ?

christiane dit: 22 août 2017 à 17 h 54 min

@Petit Rappel dit: 22 août 2017 à 16 h 30 min
Merci , M.Court, de remettre mes pendules à l’heure. Quelle clarté ! Parfois, je vous prête plusieurs vies au cours des siècles, vous ayant permis de côtoyer, avec l’œil affuté et ironique de Saint Simon, les grands de ce monde. Dans L’Histoire de France d’Ernest Lavisse, nous lisions d’une voix monocorde : « Il faisait un beau clair de lune. Bayard était donc en danger d’être pris par les ennemis.
Heureusement à cet endroit-là, il y avait des arbres et des vignes qui donnaient de l’ombre.Heureusement une troupe de Français accourut. Les ennemis s’enfuirent. Ils ne pouvaient croire qu’un homme les avait arrêtés à lui tout seul. Ils racontèrent que c’était le diable lui-même qui les avait empêchés de passer. Les Français furent très fiers du courage de Bayard. Ils l’appelèrent le chevalier sans peur et sans reproche… »
Il y avait d’autres exemples de héros : Vercingétorix, Clovis, Jeanne d’Arc, Saint Louis, Du Guesclin, Napoléon…
C’était le temps des porte-plumes, de l’encre violette et des tabliers à carreaux. Des bons points et des images… et « des mistrals gagnants… »

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 17 h 50 min

Le profil socio-economique de ces criminels a effectivement une base de sous-prolétariat.

Diogène dit: 22 août 2017 à 17 h 46 min

Il n’y a pas de profil-type de l’islamiste radical, et c’est pourquoi l’excuse sociologique tombe à plat, au grand dam de certains. C’est un problème principalement idéologique. Et ce n’est pas en faisant du social qu’on réglera la question, ce qui n’empêche pas d’en faire évidemment.

Delaporte dit: 22 août 2017 à 17 h 43 min

Lorsqu’on regarde le profil des terroristes islamistes, on s’aperçoit tout de suite qu’ils appartiennent au sous-prolétariat, et qu’ils sont bien évidemment les premières victimes du néo-colonialisme occidental. L’analyse de Badiou me semble simple et nette, et véridique.

la vie dans les bois dit: 22 août 2017 à 17 h 40 min

L’imam était un trafiquant de drogue et son grouoe de criminels, venait comme lui du Rif marocain. Va falloir arreter la fumette, closer.

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