de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Enigme que ce qui est pur surgissement

Enigme que ce qui est pur surgissement

Qu’on l’appelle « nouvelle traduction », expression privilégiée par les éditeurs pour son évident impact commercial, ou « retraduction », qui présente le défaut de trop entrer en résonance avec la répétition, le ressassement, la rectification, tous en conviennent : il faut régulièrement traduire « à nouveaux frais » (c’est vraiment le cas de le dire) les classiques, y compris les classiques modernes, car souvent les traductions vieillissent et reflètent l’esprit et la langue de leur époque. Régulièrement, cela signifie pour nombre de traducteurs : à chaque génération. Manifestement, beaucoup d’éditeurs ont une conception élastique de la notion. Cette année seulement, Gallimard a publié une nouvelle traduction du 1984 de George Orwell… soixante-huit ans après la première ! Et dans le même temps Tristram nous offre une version revisitée de L’Île au trésor de Stevenson. Il est vrai que le plus souvent, une question de droits constitue le principal obstacle à la révision de traductions contestables ; ne reste plus alors à l’éditeur pugnace qu’à guetter la « chute » de l’auteur dans le domaine public.

Il a fallu longtemps attendre, mais quelle récompense à l’arrivée, pour relire, c’est à dire redécouvrir avec un regard neuf Le Guépard (trad. Jean-Paul Manganaro) et La Montagne magique (trad. Claire de Oliveira) dans des éditions enfin satisfaisantes qui n’en suscitèrent pas moins critiques et réserves –et comment en serait-il autrement ? La parution ces jours-ci d’une nouvelle Pléiade « Kafka » n’y échappera pas. Deux volumes d’Oeuvres complètes (voir ici le descriptif) réunissant sa fiction en attendant la parution de deux autres volumes rassemblant sa Correspondance et son Journal, le tout sous la direction du germaniste Jean-Pierre Lefebvre.

Au départ, il y a les manuscrits. La source première. Il ne s’est pas seulement appuyé sur l’édition Fischer (Francfort) qui les transcrit fidèlement mais également sur l’édition Stroemfeld et Roter Stern qui les reproduit photographiés où ses réécritures et suppressions apparaissent mieux. Cela dit, outre cet aspect purement technique, l’esprit de cette nouvelle traduction est marquée par le désir de Jean-Pierre Lefebvre et de son équipe (Isabelle Kalinowski, Bernard Lortholary et Stéphane Pesnel) de pointer les récurrences de certains termes pour en apprécier l’importance dans le rythme et la sonorité du texte : outre le der Herr (« monsieur », « maître », « seigneur », « individu », « quelqu’un »… selon le contexte) dans le Château, il y a un peu partout ailleurs les sonst (« sinon »), doch (« pourtant »), schon (« déjà »), wohl (« sans doute »), zwar (« certes »), etwa (« à peu près ») et autres nun (« à vrai dire ») qui ont l’intérêt de rendre justice à l’exceptionnelle vis comica de Kafka, à son sens du grotesque dans la fable. Autant de marqueurs qu’il qualifie d’« épices » du texte. Parfois, le changement se remarque dans la nouvelle intitulation d’un livre : ainsi pour Das Urteil, Le Verdict devient-il La Sentence.

D’autres fois, un mot-clé du texte subit une métamorphose, c’est d’ailleurs le cas dans…La Métamorphose où le héros Gregor Samsa, présenté comme Ungeziefer n’est plus « une vermine » mais « une bestiole ». Ce qui présentait l’avantage aux yeux du traducteur de mieux refléter la polysémie du mot en évoquant tant son changement d’humain en cloporte, que « le retournement des sentiments qui se produit au sein de la famille de Gregor Samsa » (entretien avec Nicolas Weil in Le Monde des livres). Le maitre d’œuvre de cette nouvelle Pléiade rappelle à juste titre que Kafka écrivait l’allemand avec les précautions et l’attention que l’on apporte généralement à une langue étrangère, traquant les « tchéquismes » dans sa fiction mais les concédant dans son Journal, soucieux de l’oralité de sa langue, mais sans cesse hanté par le spectre de la faute et le grand modèle qu’il s’était donné avec Kleist. Il insiste aussi, contrairement à ses prédécesseurs, sur la précision du vocabulaire juridique dans Le Procès, Kafka ayant eu une fine connaissance doublée d’une pratique quotidienne du droit des gens dans son métier ; à cet effet, le traducteur dit avoir été jusqu’à chercher de l’aide dans le lexique juridique suisse alémanique.

Toutes choses qui ne se trouvaient pas dans la traduction pionnière d’Alexandre Vialatte, ou mal ou moins apparente, en tout cas aux dépens de la clarté du style de l’écrivain, de sa transparence absolue, de cette écriture dansante dénuée d’ornements comme de concepts. Mais il sera beaucoup pardonné à l’homme qui révéla Kafka au public français en traduisant La Métamorphose dès 1928. De même évitera-t-on de jeter encore et encore la pierre à Max Brod, le fidèle ami : non seulement parce qu’il a sauvé l’œuvre des flammes, mais parce qu’il est intervenu sur certains textes en toute bonne foi en un temps où les règles éditoriales étaient moins strictes. La différence ? Une toute autre ponctuation, ce qui n’est pas rien, une germanisation de certains passages à proportion de leur dépraguisation (pardon pour ce charabia mais il dit bien ce qu’il veut dire), et l’évacuation du « Kafka libidineux », ce qui est d’autant plus regrettable que sa sexualité est l’un des points les plus obscurs de la biographie de l’écrivain.

banville_1-102413Peu d’écrivains expriment aussi bien notre monde que cet homme rongé par l’autodestruction. Cela fait près d’un siècle que la modernité de cette œuvre demeure aussi éclatante que sa vitalité. L’avalanche ininterrompue d’exégèses dans toutes langues n’a pas réussi à l’ensevelir. Elle a même réussi à survivre au galvaudage du néologisme « kafkaïen » dont on se demande bien quelle réalité il peut encore recouvrir. Si elle perdure ainsi, cette oeuvre dont le critique Maurice Nadeau écrivait naguère dans Combat qu’elle est d’un « héroïsme extrême », si elle nous encore d’une voix si puissante, c’est que rien ou si peu la date, l’ancre dans son temps ; dès sa conception, elle accède à l’universel. Pour Amerika, auquel le traducteur rend son vrai titre Le Disparu, Jean-Pierre Lefebvre explique qu’il a eu à cœur d’écrire dans un intitulé de chapitre « Oklahama » comme le souhaitait Kafka et non « Oklahoma » comme son ami Max Brod crut bon le corriger. Ainsi le lecteur d’aujourd’hui est-il projeté non dans le monde d’hier mais dans un ailleurs intemporel sans que jamais la vigilance politique de l’auteur vis à vis de toute forme d’oppression ne cède du terrain. Mais quand Thiphaine Samoyault ((il faut lire ici le passionnant débat entre deux traducteurs de Kafka, Jean-Pierre Lefebvre et Georges-Arthur Goldschmidt) lui demande lequel des textes de cette double Pléiade il a préféré traduire, il cite sans hésiter non l’un des grands romans mais la nouvelle Le Terrier :

 Pour la proximité de ce texte avec le discours paranoïaque, pour la dialectique du contrôle et de la liberté. Quoi de plus oral qu’un discours halluciné de délirant ? C’est pourquoi ma lecture diffère de celle de Vialatte qui écrit : « j’ai aménagé mon terrier ». C’est «  le » terrier, et non « mon terrier », que j’ai écrit car le déictique marque bien la contradiction d’un discours qui est aussi une extraordinaire métaphore de l’enfermement dans un psychisme. Je pense que ce texte devrait être joué par un comédien, et je l’ai traduit avec cette idée en tête.

Finalement, au terme de cette entreprise éditoriale dont la richesse laisse le lecteur étourdi et admiratif, Jean-Pierre Lefebvre, soucieux de comprendre la sidération de Max Brod lorsqu’il découvrit l’œuvre de Kafka, puis la conviction et la foi qu’il tira de cette révélation, se tourne vers un poète dont il est familier et brandit ce vers lumineux de Hölderlin dans Le Rhin :

« Enigme que ce qui est pur surgissement » (Ein Rätsel ist Reinentsprungenes).

(photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

635 Réponses pour Enigme que ce qui est pur surgissement

Lacenaire dit: 1 novembre 2018 à 15 h 24 min

ça ne rigole pas beaucoup ici, heureusement qu’il y a Delaporte ce grand comique, mon troupeau se marre à donf
bien à vous
CM

Delaporte dit: 1 novembre 2018 à 13 h 57 min

Les propos dramatiques de Macron, qui fait un parallèle entre la situation actuelle et l’avant-guerre, les années trente. C’est une analyse que j’entends souvent autour de moi, et que je partage en partie. Le président prend conscience de sa faiblesse politique intrinsèque, du fourvoiement de sa gestion, de la crise économique contre laquelle il ne lutte pas. Il n’envisage pas encore de solution de rechange, et bientôt ce sera trop tard… Je lui propose de commencer par l’abolition légale du travail en France, puis en Europe, puis en Russie, et finalement en Chine, par capillarité ; bref, une révolution culturelle, autour de l’abolition, avec des relents chinois. C’est dans la tradition chinoise, et la Chine a tellement à nous apprendre ! Le Vatican aussi, du reste. On a tous les éléments pour cette nouvelle révolution, qui serait mieux qu’une guerre ; appliquons-les !

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«Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres», indique le chef de l’Etat dans des propos tenus en marge d’une visite d’une exposition consacrée à Georges Clemenceau, chef du gouvernement français au début du XXème siècle. «Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après Première Guerre mondiale à la crise de 1929», estime Emmanuel Macron. «Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste», en «portant la vigueur démocratique et républicaine», insiste-t-il. Figaro

Paul Edel dit: 1 novembre 2018 à 13 h 51 min

Closer vous avez un bon choix de lettres(165) de Madame de Sévigné en édition GF Flammarion, avec une excellente introduction de Bernard Raffali, qui redresse l’image si superficielle de cette écrivain.C’est également dans cette édition que j’ai trouvé le portrait de la marquise par Virginia Woolf..c’est un prix poche..Napoleon a écrit à propos de la Sévigné : « Ce sont des oeufs à la neige dont on peut se rassasier sans charger son estomac ».

renato dit: 1 novembre 2018 à 13 h 47 min

Étant donné l’environnement [… troublantes similitudes entre cette imagerie particulière et l’imaginaire érotique des revues de charme du début du XXᵉ siècle], j’aurais parlé « d’impression mnésiques » — une idée de Leonardo —, ou de superposition du souvenir d’une image sur une autre — p. ex., le visage travaillé par le temps du visage d’une vieille personne sur une pomme ratatinée.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 1 novembre 2018 à 13 h 36 min

renato, j’ai photocopié, c’est tout ce que je peux vous en dire;le livre peut-être?
bonne journée,je vais me reposer,j’ai attrapé froid!

renato dit: 1 novembre 2018 à 13 h 29 min

Je ne comprends pas l’usage fait de l’expression « Persistance rétinienne », car, l’attribution à Lucrèce et le « seuil critique de fusion du papillotement » bien à part, dans Dissertation sur quelques propriétés des impressions produites par la lumière sur l’organe de la vue, Joseph Plateau décrit, sans explicitement le nommer, le phénomène que par la suite on appellera « persistance rétinienne » : persistance de l’image à niveau de la rétine pendant 50 millisecondes — bon, il y a la persistance positive et la persistance négative, mais on ne va pas épaissir ce contenant avec des détails théoriques, d’autant plus que la théorie est contestée. On parle d’image rétinienne dans un livre sur les frères Lumière dont le nom de l’auteur et le titre en ce moment me fuit. Dans la Gestalt on appelle ça « phénomène phi » — l’hypothèse étant qu’un court circuit se produirait entre les diverses zones corticales de projetions des images. Inutile de plus approfondir… Enfin, quelle relation il aurait-il entre la persistance rétinienne et une collection de photo ?

closer dit: 1 novembre 2018 à 13 h 05 min

Justement Court, qui a largement irrigué les commentaires de Paul Edel de son érudition, passe par ici…Il a sûrement une réponse à ma question…

closer dit: 1 novembre 2018 à 13 h 03 min

Très beau texte de Virginia Woolf sur Madame de Sévigné chez Paul Edel…et surtout une lettre magnifique d’icelle sur la mort:

« Vous me demandez, ma chère enfant, si j’aime toujours bien la vie. Je vous avoue que j’y trouve des chagrins cuisants. Mais je suis encore plus dégoûtée de la mort ; je me trouve si malheureuse d’avoir à finir tout ceci par elle, que si je pouvais retourner en arrière, je ne demanderais pas mieux.
Je me trouve dans un engagement qui m’embarrasse ; je suis embarquée dans la vie sans mon consentement. Il faut que j’en sorte ; cela m’assomme. Et comment en sortirai-je ? Par où ? Par quelle porte ? Quand sera-ce ? En quelle disposition ? Souffrirai-je mille et mille douleurs, qui me feront mourir désespérée ? Aurai-je un transport au cerveau ? Mourrai-je d’un accident ? Comment serai-je avec Dieu ? Qu’aurai-je à lui présenter ? La crainte, la nécessité, feront-elles mon retour vers lui ? N’aurai-je aucun autre sentiment que celui de la peur ? Que puis-je espérer ? Suis-je digne du paradis ? Suis-je digne de l’enfer ? Quelle alternative ! Quel embarras !
Rien n’est si fou que de mettre son salut dans l’incertitude, mais rien n’est si naturel, et la sotte vie que je mène est la chose du monde la plus aisée à comprendre. Je m’abîme dans ces pensées, et je trouve la mort si terrible que je hais plus la vie parce qu’elle m’y mène que par les épines qui s’y rencontrent. Vous me direz que je veux vivre éternellement. Point du tout, mais si on m’avait demandé mon avis, j’aurais bien aimé à mourir entre les bras de ma nourrice ; cela m’aurait ôté bien des ennuis et m’aurait donné le ciel bien sûrement et bien aisément. Mais parlons d’autre chose. »

Extrait d’une lettre de la Marquise de Sévigné à sa fille. 16 Mars 1672

Sauf par hasard çà et là, je n’ai pas lu Sévigné depuis le lycée et, comme le fait remarquer Popaul, à part la lettre sur les foins qui en donne une image complètement fausse, on en lit pas grand chose. Si quelqu’un peut me signaler une édition maniable et facile à trouver, je suis preneur…

Petit Rappel dit: 1 novembre 2018 à 12 h 51 min

Ah, le théâtre baroque de la Salpêtrière, Charcot et les phénomènes crisiaques obtenus sur sa malade de prédilection… C’est un temps ou le transfert n est pas encore conceptualisé, alors…
Cela dit, c est mieux que le Docteur Leys dont le labo abritait les plus fines simulatrices de Paris.
La carrière d’un Papus s explique mieux dans ce contexte…
MC

Petit Rappel dit: 1 novembre 2018 à 12 h 40 min

Ou reparait, branchée par une orfevre en lingerie, la machine à brasser les lieux communs d Eric Chevillard. Face à Kafka,c’ est un peu léger, me semble-t-il…
MC

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 1 novembre 2018 à 10 h 55 min

Persistance rétinienne
L’Iconographie photographique de la Salpêtrière (1876-1880) rassemble trois volumes de photographies médicales commentées, présentant les divers stades de crises d’hystérie des patientes du docteur Charcot. On y voit des femmes – a priori sous hypnose – généralement sur leur lit d’hôpital, se livrer à des poses plus ou moins indécentes qui reproduisent les différents états de la « crise », dans des photos en noir et blanc.

Manon Lecaplain, élève à l’École des Chartes, a repéré de troublantes similitudes entre cette imagerie particulière et l’imaginaire érotique des revues de charme du début du XXᵉ siècle. Elle nous montre qu’au-delà de l’aspect documentaire qui nous renseigne sur l’état de la recherche en neurologie et les préjugés d’une époque, ces ouvrages sont une source extraordinaire pour l’histoire de la photographie et des représentations. En mêlant les registres de la maladie et de la séduction, l’iconographie de la Salpêtrière souligne le pouvoir de l’image, la fascination ambivalente qu’elle exerçait – déjà – à l’époque.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 1 novembre 2018 à 10 h 10 min

l’homme de la campagne:est-ce bien allemand ou l’adaptation de l’hébraïsme Am ha’aretz (עם הארץ) or the people of the Land is a term found in the Tanakh. The Talmud applies « the people of Land » to uneducated Jews, who were deemed likely to be negligent in their observance of the commandments due to their ignorance, and the term combines the meanings of « rustic » with those of « boorish, uncivilized, ignorant ».
https://en.wikipedia.org/wiki/Am_ha%27aretz

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 9 h 41 min


…il en résulte, la configuration, de soumissions et oppresseurs,!…rien n’a changer,…au bout du compte moral, et objectif,…

raymond dit: 1 novembre 2018 à 8 h 41 min

Devant la loi:
L’homme de la campagne dont il est question (der Mann vom Lande) est un peu nous, tout un chacun. Les historiens diront qu’à l’époque de l’écriture de cet apologue (1914), les hommes de la campagne parviennent aux portes des villes. Avant 1914, 80% étaient des gens de la campagne. Le ravage de 14-18 n’est peut-être que cette histoire des êtres qui apprennent la loi par la baïonnette, dans des tranchées sinueuses. « L’homme de la campagne ne s’attendait pas à de telles difficultés ». Sourire de compassion inoubliable.
Pour le reste on voit que l’homme de la campagne ATTEND. (On n’est pas loin de Beckett…) Tous les héros antérieurs de toutes les fictions possibles et imaginables faisaient exactement le contraire : ils agissaient. Ce héros attend. C’est donc à peine un acteur, il n’agit pas. Je suis sûr qu’il a peur. On le serait à moins ; lui qui a toujours vécu au village, connaissant tout le monde, vivait sans se poser de question, tout était évident et là tout soudain on lui dit qu’il doit entrer dans la loi. Cette aventure a été vécue à la rupture du XXème siècle et ne cesse de nous hanter. Faut-il entrer dans la loi : avoir un métier une famille ou vaut-il mieux attendre devant la porte ? Il est évident que notre héros si peu héros est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. On entre dans la vie, dans la loi des autres et on ne se pose pas de questions : on entre dans la loi sans réfléchir longtemps, lorsqu’on est jeune et que – comme on dit – le monde n’attend que cela, que tu t’intègres, que tu marches avec les autres, que tu te fasses reconnaître.
Kafka docteur en droit s’occupait des accidents du travail (de 1908 à 1918 à peu près), il en a vu des mutilés de la vie, il en a vu des misères, il en a rencontré des pauvres ! Il connaît par cœur les problèmes de droit, de loi, mesure constamment la distance entre la vie et la loi. (Le nul n’est censé ignorer la loi qui est un commandement impossible.)
Mais c’est aussi l’homme du doute. Il n’ose pas parce qu’il est par exemple un artiste, un homme qui mesure toute la difficulté d’écrire ; car écrire c’est lutter contre des fantômes, affronter la loi commune qui considère que l’art n’est rien au regard de la vie. Alors que pour Kafka tout est littérature ; il dit : « Je ne suis et ne veux être que littérature ». Balzac avait écrit sur la canne de Rastignac « Je brise tous les obstacles » ; Kafka en référence à ce trait dit lui : « Tous les obstacles me brisent ». Il voudrait bien épouser une femme avoir des petits mais il voit bien que la loi l’en empêche, le chemin est barré. Entre sa chambre et la porte de l’appartement où il a vécu jusqu’à trente ans, il y avait la chambre de ses parents…
La thématique est autre encore : l’homme qui naît doit s’adapter à la loi et non fabriquer son petit monde de manies et d’obsessions. Il est requis par la loi au concours de la vie commune. Et il doit se justifier d’être un de ses membres: identité, métier etc. Notre homme de la campagne ne peut pas, ne sait pas ; il n’a pas le code. Le père de Franz Kafka était un commerçant énorme bruyant coléreux mal élevé. Il était dans la loi, il ETAIT LA LOI. La loi du père. Le fils subit cette loi, dans un milieu juif, on imagine la difficulté ; ce texte décrit aussi le statut des juifs dans nos sociétés, évidemment. Le juif est hors la loi. Le père cité plus haut fait tout (au grand scandale de son fils !!) pour être intégré et ne plus avoir affaire avec le monde juif dont il vient.
Je dois mentionner à propos de ce texte un phénomène troublant. Kafka qui n’aimait pas vraiment ses textes et avait demandé que l’on brûle tout ce qu’il avait écrit, a fait paraître ce texte avec d’autres dans son recueil de nouvelles intitulé : « Le verdict ». C’est le seul recueil dont il ait été assez content et surtout lorsqu’il parlait de ce texte « devant la loi » les témoignages concordent pour dire combien il était heureux de l’avoir écrit. Il savait qu’il avait écrit un chef d’œuvre. On sent bien la chose, cet humour étrange, cette distance, cette élégance grave et rieuse, cette manière très concrète d’écrire sur un sujet tout compte fait métaphysique, mais non philosophique, comme un texte rêvé, sorte de fausse légende talmudique, parodie de conte. On dirait un texte religieux pour non croyants !
Kafka aimait tant ce texte qu’il l’a intégré au « Procès » dans le chapitre intitulé : « Dans la cathédrale ». Il en propose même une interprétation qui est intéressante mais c’est une vision énoncée par un prêtre, par un personnage et elle ne peut être rabattue mécaniquement sur la vision de Kafka.

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 7 h 52 min


…vous êtes la  » classe « , mademoiselle rose,…
…l’appareil photo trop cher, pour moi,!…
…l’or en cuisine, çà risque pas de boucher les reins,…je m’interroge,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 7 h 47 min


…restons, comme , nous somme, c’est déjà pas mal, avec nos acquisitions et bibliothèques libres,…la mienne est  » privé « , of course,…
…etc,!…

rose dit: 1 novembre 2018 à 7 h 44 min

Ben oui, hein, achète le, si cela te rend heureux, l’appareil photo. C’est une chance d’avoir l’oeil.

Hier, écouté Mathieu Ricard. Intéressant ce qu’il dit mais avec une voix désagréable.

Dans En liberté, les vigiles, durant le casse final : cui qui crie « qui mange un cracker ? », puis  » mais ils ne se sont pas embrassés » et enfin la larme à l’oeil. Le sensible.

Audrey Tautou -trop parfaite même si elle est géniale, ne l’enfermez pas dans ce rôle- lorsqu’elle le fait revenir trois fois pour profiter à donf de son retour. La scène répétée. Le spectateur ravi pck que complice et hop changement de situation. Imprévu, surprise.

Le ravissement, celui de Lol V Stein ?

te prendrai un ti bout de feuille d’or lorsque c’est moi qui te ferai la cuisine, un riz biryani.

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 6 h 59 min


…CHÄTEAUX A ACHETER? DISPONIBLE? POUR PLUS DE PLACE? POUR MOI? LE CHÄTEAUX? 5 PETIT ° DE 3 Gasbeeck,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 6 h 04 min


…de toutes façons, pour le moment, aucune commendes, donc, des achats inutiles, réserve ou pas, des monnaies romaines ou grecques ou gauloises, entourées d’or,…

…la gravure, prendre , une monnaie, qui à votre profil,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 5 h 30 min

… …
…je dois apprendre, à acheter, de l’or, en feuilles, ou aussi en lingots, très petit, pour faire des bijoux, d’au moins, dix gramme d’or chacun,avec les détails des sceaux à marteler,…
…du travail, sur la planche, de mes esprits,…une réserve,tranquille,…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 5 h 20 min


…voir, très clair, de très près, les choses dans un grand rayon , qu’elle aubaine,!…
…pour trier, ses idées aussi,…

rose dit: 1 novembre 2018 à 5 h 11 min

Gianni Sant’ Angelo

je pensais à une soap movie.
Et à ma maman au premier rang dans la salle. Yraitant mon père de couilles molles, lui son pacha auréolé 64 ans durant.

Bah, j’ arrive à me détacher.
Hier, on a eu une journée de répit, ma maman a eu un sms adorable de ma soeut, c’ est comme ça que cette nuit, j’ ai compris que mon père avait cédé pour le notaire. Il est sous sa coupe.
Je vous préviens vous parce que vous êtes mes meilleurs copains et qu’ il est important que ce soit noté.

Il y aura des rebondissements. Croyez- le.

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 5 h 10 min


…des lunettes à double foyer, de collection, du marché au puces,…
…il y a longtemps qui je n’y met, plus les pieds,…
…rien, besoin, sauf d’espace,…de la volonté, pour écrire, des riens de profitable, tout s’engendre, avec les temps qui courent,…etc,….
…Bip,8…Bip,!…

rose dit: 1 novembre 2018 à 5 h 05 min

Moi aussi j’ai changé d’avis.
Deux fois.
Je comptais assassiner ma soeur, cela m’a passé.
Relativement rapidement, ai-je pu constater.
J’avais décidé également de ne pas aller à l’enterrement de mon père et j’ai changé d’avis, j’irai. Les absents ont toujours tort. Or, je n’ai pas tort. Parce que le tort tue et je n’ai qu’une idée, vivre et profiter et me mettre les petits doigts de pieds en éventail.
Désormais, vernis, ton saumon, pour changer du thon, jolis. Ah, l’avantage de vivre en ville… Des petites chinoises aux nails. O’ Neil aussi.
Bah, mon père aurait pu m’ accompagner à l’ autel en faiteuil roulant, si nos noces eussent été hâtives ; néanmoins, eu égard au fait que Meghan a réussi un mariage heureux quoique son père ait été absent à son mariage, je crois que nous pourrons nous marier quand mon père aura clamsé.

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 novembre 2018 à 5 h 02 min


…mon Dieu, qu’est ce que je vois clair, maintenant, en plus avec des lunettes du genre,  » la mère de la sorcière bien aimé « ,…
…guérie de la CATARACTE,!…
…c’est beau, votre histoire de famille  » rose « ,…
…et, vous raconter, très bien,!…
…vous devez la publier,…
…etc,!…

rose dit: 1 novembre 2018 à 4 h 54 min

je déteste – cela tombe bien, ma.mère aussi, les pots de.chrysanthèmes en couleurs mélangées.
Mer..
Une couleur ça suffit bien pour dire le chagrin.
Mon père, quand il sera décidé à mourir, j’lui mettrai des tulipes noires.
Enfin, je me suis renseignée sur sos conso. Je n’ai pas le droit de jeter ses cendres à la mer. Je n’ai pas le droit de le mettre dans le tombeau de ses parents alors qu’il a choisi la cantatrice d’opérette.
Je n’ai pas le droit de laisser le crématorium sans cercueil, de voler le cercueil pour faire un enterrement de première classe à Marseille.
Non.
Or, ma soeur, cette horreur, depuis le 7 septembre que mon père vit chez elle, a mis un mois et trois semaines à faire venir le notaire pour lui faire changer son testament et je pense lui a déjà refait changer d’avis sur son enterrement.
Berthe, en trois jours l’avait convaincu de la crémation.
J’avais dit combien maman et moi serions bouleversées, Denis de Tillinac l’avait convaincu du bien-fondé de l’enterrement poir la sauvegarde de l’âme et la foi en l’espérance chrétienne et la résurrection des corps, je pense que désormais, ma soeur a refait changer mon père d’avis et que ce sera une crémation. Dans six mois. Il est en fin de vie, mon père.

rose dit: 1 novembre 2018 à 4 h 42 min

Mon père sous l’égide de sa fille aînée a réglé ses affaires d’enterrement. Le tombeau, c’est fait, a dit ma soeur à ma mère. Qui n’est au courant de rien. Elle est dépossédée.

Avec ma maman, nous sommes jeudi dernier, allées acheter des chrysanthèmes unicolores dans des bacs rectangulaires.
Blanc pour sa maman, et son père, dans un cimetière, blanc dans un autre cimetière à cause de l’enfant morte à 13 ans empoisinnée par une moule (???), jaune pour les parents de mon père, dans un troisième cimetière, gros nettoyage de la tombe là, et rouge sur la tombe de la cantatrice d’opérette, mon aimée, ma grand-tante à qui je ressemble avec notre cacarinette dans la tête.

Bihoreau duc de Bellerente dit: 1 novembre 2018 à 4 h 34 min

Non seulement son consentement, son ravissement. Faut croire que les autres hommes ne m’arrivaient pas è la cheville. Et Dieu sait si il y en eut…

rose dit: 1 novembre 2018 à 4 h 30 min

Louis aussi, il a Adèle à l’usure. Avant qu’elle ne soit morte.

p.s : je rencontre aussi plein de jeunesse qui m’enthousiasme.

rose dit: 1 novembre 2018 à 4 h 27 min

mportant d’allumer son feu avant cette nuit pendant que le soleil est au-dessus de l’horizon et surtout JAMAIS pendant la nuit. Cela vaut pour toute flamme consummant du

pas de Q ai allumé la lampe de chevet pour aller faire pipi.
Cela compte comme flamme allumée ?

Bihoreau duc de Bellerente dit: 1 novembre 2018 à 4 h 24 min

Que d’horreurs ! Pourtant, l’humain se reproduit. Inconséquence ? Moi qui vient de me marier à 67 ans avec l’amour de ma vie que j’ai eu à l’usure, il m’arrive, oh fort peu et encore moins longtemps, de penser à adopter quelque jeunesse méritoire. Aussi fou que les autres…

rose dit: 1 novembre 2018 à 4 h 16 min

Aujourd’hui, elle construit, ma soeur aînée Geneviève l’exaction suivante.
Son fils aîné a vécu son enfance dans la peur, parce que son beau-père le battait, et le 24 septembre vers 17h30, il m’a annoncé qu’il avait vécu jusqu’à ses 18 ans avec un couteau sous l’oreiller.
Je lui ai répondu que pendant 35 ans je m’étais demandé ce qu’il y avait de.vrai dans cette histoire d’enfant battu.
Le lendemain, il passait la brosse à sa grand-mère, qui est sa maman adoptive, celle qui le protégeait et l’a élevé en partie pendant que sa vraie maman cambriolait sa mère.
Le coffre-fort, l’argent liquide, les papiers du tombeau dans la bibliothèque du salon, les documents comptables de mon père dans son secrétaire de sa chambre, puis la fouille dans le sac à main de ma maman pour compter l’argent dans son portefeuille : 150 euros.

Je n’ai plus le droit de voir mon père. Depuis un mois échu. En ce moment, c’est ma maman qui est éliminée et sur la liste, il y a ma fille cadette, qui aime et est très aimée par son papi.

rose dit: 1 novembre 2018 à 4 h 04 min

À la sieste, d’un coup, ai saisi la répétition.
À 20 ans ma soeur se mariait. Son mari était le sosie de Johnny.
À 22, 13 jours avant ses 22, elle accouchait. J’avais, 28 jours avant, 21 ans.

Elle est sortie de la clinique du village, le bébé et elle directement chez mes parents. Puis, elle a éliminé son mari.
É-li-mi-né.
Je vous passe les détails de famille.

Ma Maman a élevé l’enfant.Elle m’a dit hier avoir téléphoné au père pour qu’il puisse voir le bébé et le prendre dans ses bras.
40 ans après, je l’apprends. Ni ma soeur, ni son fils aîné ne le savent.
Plus tard, j’ai contribué, seule, sans le dire à quiconque, à donner des nouvelles au papa du petit, et ma soeur et son nouveau mari, avec qui elle a eu deux autres fils, m’ont interdit formellement de maintenir ce lien qui ne me regardait pas. J’avais alors 23 ans. Je m’apprêtais à prendre une année sabbatique -j’ai vécu neuf mois en Inde ensuite, le lien s’est rompu.

rose dit: 1 novembre 2018 à 3 h 51 min

Mon chat passe de l’une à l’autre, au prorata de la détresse. Depuis dimanche, c’est moi, et bcp moi. Avant, cela aura été beaucoup ma maman. Câlins à gogo.
Nous nous sommes fait avoir en beauté. Jusqu’à l’os.
On va pouvoir se jouer un rôle en fauteuil roulant.

rose dit: 1 novembre 2018 à 3 h 47 min

À 2h54 ou peut-être 2h57, ai compris : flash, éclair, certitude : hier – hasard de Halloween même si sordide- ma soeur a fait venir un notaire chez elle pour que mon père me déshérite.

Et puis, elle l’a récompensée en lui faisant un petit repas soigné.
En parallèle, elle a puni ma maman à qui elle interdit de parler à son mari. Ma maman est aussi la sienne pourtant, un an avant moi.

Hier soir, ma maman m’a demandé « mais où est papa ? Il est à …. ? Chez Geneviève ? Parce qu’elle est infirmière ? ».

Je vis avec un poignard dans le coeur.
Hier ai pris rv. avec un des docteurs de Laveran 5 étage. N’ai pas encore préparé l’entretien. Ai appelé Berthe ensuite qui a refusé de me recevoir. Elle nous a annoncé le 23 août que mon père allait mourir et qu’il fallait nous préparer. J’ai évité de l’appeler lundi parce qu’elle revenait de vacances.

Elle est obèse, comme ma soeur.

À la sieste, ai eu le premier surgissement.

rose dit: 1 novembre 2018 à 3 h 37 min

quelques détails fumeux : hum, litote.
Quelques détails explosifs conviendraient mieux.
Et le final angélique étoilé en guise de « mon papa est mon papa » destiné à consoler l’enfant, euh…
Pourvu qu’il ne lui ressemble pas. Seul cela compte.

rose dit: 1 novembre 2018 à 3 h 33 min

8 ans de prison pour un crime non commis.
L’ innocence bafouée.
Hormis une narration quelque peu bousculée où les histoires racontées au fils servent de repaire à l’ évolution de ce qui est su par Adèle, le sujet est génial et son traitement magnifique.

Hormis également le fait-et c’est le troisième surgissement du creux de la nuit- que non, sur le plan biblique la vengeance ne peut être la réponse à l’offense subie.

Hormis quelques détails fumeux tout est à prendre dans En liberté.
Les longues considérations sur l’innocence bafouée et eux deux planqués sous la.voiture regardant la Marée flamber, la cruauté dédiée aux victimes, les « tu as le droit maintenant » et « je n’arrive plus à être celui que j’étais avant », le son de la foire foraine qui fait sono de l’intervention policière inventée, tout, tout de A jusqu’à Z.

Hormis et c’est le dernier bémol, croyé-je, le rôle dévolu à Audrey Tautou de sainte sanctifiée de son vivant -hé, elle a le droit d’être une sorcière Halloween oblige, et pire… tout est bon dans En liberté.

Pense intensément à Jean Jacques Beneix – Reviens, je t’aime, nous sommes quelques milliers, les autres n’y pigent rien, reviens Jean Jacques Beneix : même fantaisie jubilatoire, même rythme endiablé, même imagination débridée.

Et l’ensemble saupoudré d’humour et de passages décalés.

nota : Le grand bain fait un tabac -entendu hier soir aux infos sur Arte-c’est justifié.
Espère le même succès pour En liberté, plus fin, plus fantaisiste et même bel esprit de regard sur le monde.

rose dit: 1 novembre 2018 à 3 h 13 min

j’ai suivi Asia Bibi.
Avant ces fous de Dieu, à lier, il y a les voisines, leur soupçon, la dénonciation ayant conduit à l’ emprisonnement de 8 ans.
Comme pour Antoine, le héros de En liberté.
L’aurai nommé Gaspard et Adèle Madeleine plutôt que ce Yvonne ridicule sur un si joli minois.

Delaporte dit: 1 novembre 2018 à 2 h 40 min

D’ailleurs, si Macron fait mal son boulot de président, ce qui risque d’arriver c’est qu’il va transformer la France en une sorte de Pakistan bis. Mais nous, nous avons une grande tradition révolutionnaire. Ces messieurs veulent la terreur ? Ils l’auront !

Delaporte dit: 1 novembre 2018 à 2 h 38 min

Drôle de pays le Pakistan, un peu sur le modèle de l’Algérie, avec une petite élite de gouvernants, occidentalisés, et même américanisés, qui s’approprient le pouvoir et l’argent, et laisse dans la pauvreté, la crise et l’extrémisme religieux la presque totalité de la population. Pays riche, mais où le peuple est appauvri, et poussé à bout de nerfs. Un jour, ça va exploser.

Delaporte dit: 1 novembre 2018 à 2 h 34 min

Au Pakistan, ça rigole pas avec le blasphème :

« au Pakistan, où une quarantaine de personnes se trouveraient dans les couloirs de la mort ou serviraient une peine de prison à perpétuité pour blasphème, selon un rapport paru cette année de la Commission américaine sur la liberté de religion dans le monde »

Apparemment, ce qu’on appelle blasphème là-bas ne le serait pas chez nous. Boire un verre d’eau n’est pas un blasphème, sauf au Pakistan, et ce crime vous vaut la peine capitale. Dire qu’on est chrétien, idem. En quoi une gentille chrétienne pourrait-elle « souiller » un puits en se déshydratant bien simplement, en toute humilité ? Au Pakistan, la « justice » coranique et/ou civile ne vous le pardonnera pas.

Delaporte dit: 1 novembre 2018 à 2 h 18 min

Asia Bibi n’est pas encore sauvée. Tant qu’elle restera dans son pays, sa vie sera en danger. Les extrémistes musulmans veulent sa peau. Il lui faudra certainement s’exiler prochainement. La France, pays des droits de l’homme serait une destination toute trouvée ; ou, pourquoi pas, le Royaume uni, où son mari se trouve déjà :

« Puisque le cas d’Asia Bibi divise fortement l’opinion pakistanaise, son mari pense que sa femme ne pourra pas rester dans son pays à sa libération. « Asia ne peut pas rester (au Pakistan) avec la loi » sur le blasphème, a estimé Ashiq Masih, accueilli à Londres par l’ONG catholique Aide à l’égalise en détresse (AED) et interrogé le 13 octobre par l’AFP. « Pour nous, la vie au Pakistan est très difficile, nous ne sortons pas de chez nous, nous sommes très prudents », avait souligné sa fille Esham. « Je serai très heureuse le jour où ma mère sera libérée, je la prendrai dans mes bras, je pleurerai de la retrouver » avait-elle ajouté. »

Dans cette affaire, les seuls qui se montrent généreux, ce sont les catholiques. Il y a là, évidemment, c’est manifeste, un dévoiement de l’islam absolutiste, un paroxysme de déviance religieuse qui ne fait pas honneur à ces musulmans fous à lier. Qu’ont-ils fait de leur si belle religion ?

christiane dit: 1 novembre 2018 à 0 h 27 min

Closer,
vous avez des intuitions toujours étonnantes. Ainsi à Propos des Encres François Cheng.
Dans un entretien du Magazine littéraire, paru en Mars 2017 (N°577), Pierre Assouline lui demandait : – En quoi l’engagement dans l’écriture vous a sauvé ?
F.Cheng lui répondit :
« J’ai pu m’accrocher à quelque chose de plus stable, encore que le français n’était pas ma langue maternelle, cela a donc entraîné là aussi une lutte épouvantable. (…) Je suis un homme travaillé par le remords, mot que l’on ose guère utiliser. (…) Je ne conçois pas l’expression « par-delà le bien et le mal », car je ne peux atteindre un état de dépassement que par le bien et le mal. »
Et à la question suivante de P.A. (« Pour un Chinois, le paradigme du mal, ce n’est pas Auschwitz mais Nankin ? ») sa réponse est bouleversante (à lire p.28)…
Une de ses calligraphies illustre l’article, signifiant « oubli de soi »…
Comme face aux encres de Zao Wou-Ki, dans son exposition actuelle, au musée d’Art Moderne, « L’espace et le silence » exposées dans la dernière salle, on peut lire :
« J’ai appris à lire quand j’apprenais à écrire. Je ressens ces deux expressions comme étant de même nature, physiquement. Elles expriment l’une et l’autre le souffle de la vie, le tremblement du pinceau sur la toile ou de la main sur le papier pendant que se forme le caractère. Elles évoquent sans représenter, elles révèlent les sens cachés, ceux de l’univers. »
Toutes ces douleurs, ces exils se rejoignent par le silence, l’écriture et la peinture.

christiane dit: 1 novembre 2018 à 0 h 02 min

Dans l’entretien mis en ligne entre les deux traducteurs de Kafka, Jean-Pierre Lefebvre et Georges-Arthur Goldschmidt, rien de m’étonne de ce que dit G-A.G à propos de cette culpabilité ( que j’avais déjà lue dans Une langue pour abri. Il y écrivait : « Comment pouvais-je donc ne pas être un Allemand puisque je l’étais ? Pour la première fois, j’éprouvai découpée comme au couteau avec des bords précis, l’impossibilité d’établir par des mots ce que je me sentais être (…)je n’étais pas allemand et je n’étais pas non plus non allemand, (…°. Il y avait donc en moi quelque chose qui n’allait pas. Est-ce cela être juif ? (…) Cela devenait comme une faute portative que je n’avais pas commise, mais que j’étais. »(p.22/23)
Fragment que je rapproche de la lettre de Kafka envoyée à Max Brod en juin 1921 (p.227), lettre où il évoque Karl Kraus, directeur et rédacteur de la revue « Die Fackel » (« La Torche »). Car les juifs assimilés de culture allemande étaient accusés de « jargonner » même s’ils écrivaient ou parlaient l’allemand parfaitement :
« Il y a quelque temps déjà, j’ai lu « Littérature » de Kraus (…),j’ai trouvé ça très pertinent, en plein dans le mille. Il est vraiment souverain dans ce petit monde de la littérature germano-juive. (…) c’est essentiellement cette façon de s’exprimer dans un mélange de yiddish et d’allemand, personne ne peut parler ainsi hormis Kraus.
(…) Le complexe du père ne touche pas le père innocent mais le judaïsme du père. (…)La plupart de ceux qui commençaient à écrire en allemand voulaient se détacher du judaïsme (…). Le désespoir qu’ils en éprouvaient était leur inspiration.(…) l’impossibilité de ne pas écrire, l’impossibilité d’écrire en allemand, l’impossibilité d’écrire autrement, on pourrait presque même y ajouter : impossibilité d’écrire (car ce désespoir n’était pas quelque chose qui pouvait s’apaiser par l’écriture, c’était un ennemi de la vie et de l’écriture ; l’écriture n’était là qu’un état provisoire. (…), c’était donc une littérature impossible de toute part (…). »
Kafka prenait conscience qu’il ne possédait pas une authentique langue maternelle : la langue yiddish, perdue, coupablement oubliée (comme G-A.G). Il cherchait un chemin là où le père ne l’avait pas trouvé, une ligne de fuite, la langue de l’exil…

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 octobre 2018 à 21 h 16 min


…il y a pas photos,…l’illumination nouvelle en ses dia miniatures, la dia revient, comme document,…de base,…

…comme bon souvenir permis,!…etc,…
…le retour du moyen – âge,!…

Chtimimi dit: 31 octobre 2018 à 21 h 04 min

La morue fraie souvent avec l’anguille de caleçon qui, selon la position,se transforme très souvent en anguille de çalecon.
Encore une histoire de cédille

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 31 octobre 2018 à 20 h 50 min

On December 14, 1994, Yad Vashem recognized Milena Jesenská as Righteous Among the Nations.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 31 octobre 2018 à 20 h 46 min

christiane, les textes que vous évoquez aussi;oui, quelle femme!yad vashem l’a reconnue comme « juste »

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 octobre 2018 à 20 h 44 min


…et, il me semble, que garder, un peu de sang froid, à enthousiasme, n’est pas, un vain, mot,!…

…la concurrence déloyale, c’est aussi, dans les rues aujourd’hui, l’immigration, qu’à permis, Angela Merkel,…5 Allemagne ),…

…face aux syndicats impuissant, au nouveau, nivellement, par le bas, citron,…

…tout le monde se prive de tout, pour joindre les deux bouts,…
…est ce normal, de toujours courir,…
…et rien trouver,!…etc,!…
…il faut rester, munis de tout, avec nos appartements exigües,…et avec une belle bibliothèque,…

…il faudrait, une conscience d’état, plus florilège, a séparer, le bon grain, d’autre choses,…CANULARS ET COMMERCES DU RENDEMENTS à VAPEURS,…
…etc, et les pour les bonbons qui passent, tient, la boîte,…merci Monsieur,!…
…etc,…

Jazzi dit: 31 octobre 2018 à 20 h 33 min

« le poisson qui dans les bras de sa fille »

Un thon, me semble-t-il, renato. Ce poisson a aussi un double sens, péjoratif, en français…

christiane dit: 31 octobre 2018 à 20 h 28 min

@et alii dit: 31 octobre 2018 à 19 h 17 min

Milena Jesenska… Quelle personnalité attachante et femme d’exception ! Je l’ai découverte dans deux livres, celui de Margarete Buber-Neumann : Milena (sa compagne du camp de Ravensbrück) et celui regroupant les lettres que Franz Kafka adressa à Milena (Gallimard). Destin tragique…
Quel document évoquez-vous ?

Jazzi dit: 31 octobre 2018 à 19 h 39 min

« La tendre indifférence du monde » d’Adilkhan Yerzhanov. Superbe film poétique et politique, placé sous l’égide de Camus (Albert), auquel on doit le titre, et de Shakespeare, pour l’ambiance pleine de bruit et de fureur du Kazakhstan actuel. Un monde où l’amour et l’intégrité ne sont plus de mise, la justice et la police n’obéissant plus qu’à la loi de l’argent et de la corruption. Ici, l’esthétique du film est proportionnel à la perte d’étique de la société kazakh, sous l’indifférence générale du monde, semble dire ce jeune cinéaste trentenaire : sublime et désespérant.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579431&cfilm=264018.html

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 31 octobre 2018 à 19 h 17 min

n’oublirez pas  »
Réécouter Milena Jesenska, le feu vivant (Prague 1896-Ravensbrück 1944)
58 MIN
Milena Jesenska, le feu vivant

N'IMPORTEQUOI dit: 31 octobre 2018 à 19 h 07 min

Délaporte, n’utilisez pas mon pseudo pour provoquer ED qui a pris des vacances en Alaska. Je n’ai rien à voir avec Ed.

D . dit: 31 octobre 2018 à 18 h 52 min

Je dis ça pour votre bien.
Restez sagement chez vous ce soir devant un bon film et n’allez pas faire les guignols.

D . dit: 31 octobre 2018 à 18 h 48 min

Ce rassemblement se fait autour d’un feu maudit. Le feu pascal au contraire est un feu céleste et solaire.
Celui de ce soir est allumé à partir des enfers. C’est pourquoi il est important d’allumer son feu avant cette nuit pendant que le soleil est au-dessus de l’horizon et surtout JAMAIS pendant la nuit. Cela vaut pour toute flamme consummant du bois.
Sinon vous aurez une flamme infernale vehiculant chez vous l’esprit de luxure, de mensonge et de violence avec toutes les souffrances infernales en promesse.
Ces feux ne produisent pas le même son que les autres, ils craquent, sifflent et chuintes en imitant le son des âmes brisées par la damnation, leur hurlement et gémissements dans les effroyables souffrances promises aux apostats.

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 18 h 41 min

Encore un foudroyé en plein vol. Ce n’est pas vraiment une surprise, vu sa réputation :

« Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant le réalisateur de La vie d’Adèle, suite aux accusations d’agression sexuelle d’une comédienne de 29 ans, rapporte BFMTV. »

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 18 h 37 min

« La femme laissant là sa cruche… »

Vous ne trouvez pas néanmoins que c’est un très beau texte, Ed ? Vous n’avez pas envie de vous convertir ? C’était peut-être la première fois que vous le lisiez.

D . dit: 31 octobre 2018 à 18 h 25 min

Je n’en sais rien.

Ce que je sais c’est sue Sahmain ou Sahmain signifie rassemblement.
Ces 4 lettres S, H, N et M associées sont extrêmement puissantes du point de vue magique.

N'IMPORTEQUOI dit: 31 octobre 2018 à 18 h 13 min

D, 13h47 …La femme laissant là sa cruche… Comment peut on être certain que La Femme laissa là définitivement sa cruche?¡♡

D . dit: 31 octobre 2018 à 18 h 11 min

Je la refais après correction des petits problèmes :

La nuit qui vient de tomber est maudite, sachez-le. Il y a 7 nuits maudites dans l’année dont celle de la Walpurgis le 30 avril et celle de Sahmain qui commence maintenant.
Cette nuit des choses abominables se passeront à travers les monde entier, perpétrées par les suppôts de qui vous savez. Les enfants conçus l’une de ces 7 nuits maudites sont damnés, peu de gens le savent.
De plus en plus de gens s’adonnent aux réjouissances païennes de Sahmain et tombent ainsi sans s’en rendre compte sous l’emprise satanique séductrice et joyeuse par certains aspects mais horriblement destructrice et mensongère dans sa finalité. C’est particulièrement odieux lorsque les enfants s’y font prendre.

Demain la belle fête de tous les Saints sera célebrée par bien peu d’élus hélas. La plupart des hommes au lieu d’être à la messe se votreront dans leur couche ou seront à peine sorti du lit, encore sous l’emprise de cette sorte de sabbat infernal qui les aura fait se réjouir de ressembler à des morts ce qu’ils deviennent en effet par l’éloignement de leur Dieu et le refus des sacrements.
Certains encore confondront la Toussaint, jour de fête et de vie, avec la mémoire des défunts qui vient pourtant après et iront gâcher encore cette fête par la visite, qu’on leur a dit obligée, à un caveau sombre et humide.

D . dit: 31 octobre 2018 à 18 h 06 min

La nuit qui vient de tomber est maudite, sachez-le. Il y a 7 nuits maudites dans l’année dont celle de la Walpurgis le 30 avril et celle de Sahmain qui commence maintenant.
Cette nuit des choses abominables se passeront à travers les monde entier, perpétrés par les suppôts de qui vous savez. Les enfants conçus l’une de ces 7 nuits maudites sont damnés, peu de gens le savent.
De plus en plus de gens s’abonnent aux réjouissances païennes de Sahmain et tombent ainsi sans s’en rendre compte sous l’emprise satanique séductrice et joyeuse par certains aspects mais horriblement mendongete, destructrice et mensongère dans sa finalité. C’est particulièrement odieux lorsque les enfants s’y font prendre.

Demain la belle fête de tous les Saints sera célebrée par bien peu d’élus hélas. La plupart des hommes au lieu d’être à la messe se votreront dans leur couche pu seront à peine sorti du lit, encore, sous l’emprise de cette sorte de Sabbat infernal qui les aura fait se réjouir de ressembler à des morts ce qu’ils deviennent en effet par l’éloignement de leur Dieu et le refus des sacrements.
Certains encore confondront la Toussaint, jour de fête et de vie avec la mémoire des défunts qui vient pourtant apres et iront gâcher encore cette fête par la visite, qu’on leur a dit obligée, à un caveau sombre et humide.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 31 octobre 2018 à 17 h 22 min

1922
« Etrange, mystérieuse consolation donnée par la littérature, dangereuse peut-être, peut-être libératrice: bond hors du rang des meurtriers, acte-observation. Acte-observation, parce qu’une observation d’une espèce plus haute est créée, plus haute mais non plus aiguë, et plus elle s’élève, plus elle devient inaccessible au « rang », plus elle est indépendante, plus elle obéit aux lois propre de son mouvement, plus son chemin et imprévisible et joyeux, puis il monte. » [5]
Bonne soirée

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 31 octobre 2018 à 17 h 19 min

journal 1911
« J’ai en ce moment, et je l’ai déjà eu cet après-midi, un grand besoin d’extirper mon anxiété en la décrivant entièrement, et de même qu’elle vient des profondeurs de mon être, de la faire passer dans la profondeur du papier ou de la décrire de telle sorte que ce que j’aurais écrit pût être entièrement compris dans mes limites. Ce n’est pas un besoin artistique. » [4]

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 17 h 11 min

« Disons que Bern ralentit un tout petit peu l’inéluctable et surtout immanente chute de Macron. »

Bern va accompagner cette chute sans la ralentir, et même, en tant qu’homme du spectacle, en l’accélérant. Le show est permanent, mais les clowns passent. Ce qui est arrivé au Brésil et à tant d’autres pays européens nous pend au nez. Et Macron, ni Bern, n’y pourront rien changer. Houellebecq a parlé du « suicide » de l’Europe. Ses arguments étaient populistes, mais néanmoins l’idée générale tient bon, car d’où qu’on se place, le suicide est évident. C’est le temps de se faire moine, – mais Houellebecq a préféré épouser une somptueuse Chinoise qui va lui faire de la cuisine asiatique. Quel beau couple ! La Chine, elle, ne se suicide pas ; mais ce n’est pas un modèle, malgré les accords avec le Vatican. Un pape, ça sait dans quelle direction il faut aller. La Chine, c’est l’avenir, mais pas la Chine moderne, plutôt celle de la Révolution culturelle. A cette occasion, nous verrons combien des esprits d’élite comme Ulrike Meinhof nous manquent !

D . dit: 31 octobre 2018 à 16 h 29 min

Macron a de la chance d’avoir Stéphane Bern dans son équipe. Il est une personne de conviction et manifestement efficace. Reconnaissons-le. Ça ne suffira évidemment pas à tenir. Disons que Bern ralentit un tout petit peu l’inéluctable et surtout immanente chute de Macron.

Clopine dit: 31 octobre 2018 à 15 h 15 min

Je pense que l’enfance de Kafka a dû effectivement être « glaçante ». Il ne s’en est jamais remis…

Paul Edel dit: 31 octobre 2018 à 14 h 15 min

oui Renato vous avez raison sans doute processus unique si bien que même sa correspondance semble de la même encre que ses recits dans un processus de mise en scène de la condition humaine énigmatique et chez lui engluée dans une perpétuelle culpabilisation. il n empêche que je relis ce « Château « avec un plaisir plus grand dans cette ultime aventure spirituelle de K

D . dit: 31 octobre 2018 à 13 h 47 min

EVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT JEAN

01 Les pharisiens avaient entendu dire que Jésus faisait plus de disciples que Jean et qu’il en baptisait davantage. Jésus lui-même en eut connaissance.

02 – À vrai dire, ce n’était pas Jésus en personne qui baptisait, mais ses disciples.

03 Dès lors, il quitta la Judée pour retourner en Galilée.

04 Or, il lui fallait traverser la Samarie.

05 Il arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.

06 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.

07 Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »

08 – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.

09 La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

10 Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

11 Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ?

12 Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

13 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ;

14 mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »

16 Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »

17 La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :

18 des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »

19 La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !…

20 Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »

21 Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.

22 Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

23 Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.

24 Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »

25 La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »

26 Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

27 À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »

28 La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :

29 « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »

30 Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.

31 Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »

32 Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »

33 Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »

34 Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.

35 Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant,

36 le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.

37 Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.”

38 Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »

39 Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »

40 Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.

41 Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,

42 et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

43 Deux jours après, Jésus partit de là pour la Galilée.

44 – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.

45 Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.

46 Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.

47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

48 Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »

49 Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »

50 Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.

51 Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.

52 Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »

53 Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

54 Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 13 h 32 min

Il ne faisait pas bon être chrétien au Pakistan ! Heureusement, la chrétienne Asia Bibi, dont le seul crime fut d’avoir bu un verre d’eau dans le puits du village, a été relaxée, malgré la menace de troubles :
_____________________
Asia Bibi, mère de cinq enfants, avait été condamnée à la peine capitale à la suite d’une dispute avec une musulmane au sujet d’un verre d’eau. Asia Bibi avait bu de l’eau dans le puits de son village du Penjab. Accusée par une villageoise d’avoir sali l’eau parce qu’elle chrétienne, elle aurait répondu : « Ton prophète est Mahomet, le mien est Jésus ».

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 13 h 20 min

« un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous »

Il y a chez Kafka une très haute exigence de la littérature, comme si celle-ci devenait un texte sacré, la parole de Dieu rempli d’amour, faite pour bouleverser la vie du lecteur. A notre époque, on considère les livres comme une source de divertissement : grave erreur ! L’homme moderne est complètement à côté de la plaque. C’est Kafka, sérieux, précis, concentré, qui avait raison, parce qu’il entendait ne pas vivre en vain et mettre toutes les chances de son côté. Kafka était au fond de lui-même un être religieux ; là encore, on constate l’influence du judaïsme, essentielle, et son ouverture à toute dimension autre et principielle. Kafka n’était pas le dernier à représenter cette exigence souveraine de la littérature, mais il l’a incarnée avec la profondeur la plus stupéfiante.

renato dit: 31 octobre 2018 à 12 h 53 min

« … son meilleur livre peut-être… »

Je ne crois pas que l’on puisse parler d’un livre de K. qui soit mieux qu’un autre, car, par son écriture il agit dans un processus unique — une écriture en mouvement. Je peux me tromper, ce ne sera pas la première fois ; ni la dernière, d’ailleurs.

N'IMPORTEQUOI dit: 31 octobre 2018 à 11 h 53 min

Je ne suis pas de taille à aborder ce sujet, tout le monde sait que Sade éprouvait plaisir à imposer supplices, à transgresser les schémas établis . Pour ce qui est de Kafka, que je ne connais que peu, Le procès, lettre au père, la métamorphose et la colonie pénitenciere , il me semble qu’il se soit attaché à appliquer sa propre attente à ses textes . Les situations décrites et énigmatiques ne laissent pas indifférents si elles relèvent de l’énigmatique et révèlent un malaise profond , poussent au delà des attentes des propositions insoutenables et inattendues en plus qu’irrealistes , Quoi que.

N'IMPORTEQUOI dit: 31 octobre 2018 à 11 h 30 min

Jazzy, il y des livres qui confortent, réconfortent, ceux qui dérangent jusqu’à souffrir, je n’y vois aucun masochisme.

est ce que l’inconfort, le malaise, les sentiments ou émotions qui désorganisent bousculent, perturbent nos positions , détruisent nos certitudes, nos illusions, notre désir d’harmonie et de paix ne sont ils pas plus propices au mouvement que les berceuses?

Jazzi dit: 31 octobre 2018 à 11 h 28 min

« Sade masochiste » par Gérard Oppenheim :

« Le marquis de Sade, né le 2 juin 1740, meurt le 2 décembre 1814 à l’asile de Charenton où il vivait reclus depuis le 6 mars 1801. Les profondes mutations du XVIIIe siècle, par où s’accomplit l’homme moderne, offrent une scène grandiose au désordre de son existence et au tumulte provoqué par son écriture. Errance de l’homme à la recherche de sa vérité, accusé d’avoir exploré les voies obscènes de la souffrance et banni de la société dont il refusait les lois. Tragédie immémoriale de la quête des origines qui noue le savoir à l’aiguillon de la souffrance pour filer le destin malheureux du génie créateur. Saisi par la mélancolie quelques années avant sa mort, le marquis de Sade rédige ses dernières volontés : « …La fosse une fois recouverte, il sera semé dessus des glands, afin que par la suite le terrain de ladite fosse se trouvant regarni, et le taillis se retrouvant fourré comme il l’était auparavant, les traces de ma tombe disparaissent de dessus la surface de la terre, comme je me flatte que ma mémoire s’effacera de l’esprit des hommes. » »
https://www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2012-2-page-117.htm

Jazzi dit: 31 octobre 2018 à 11 h 15 min

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i, pourriez-vous nous donner les liens renvoyant à la question fondamentale du judaïsme et du masochisme ?

Clopine dit: 31 octobre 2018 à 11 h 04 min

je ne sais si cela peut répondre aux interrogations sur les motivations de Kafka, mais en tout cas la pensée du jour d’Eric Chevillard résume parfaitement, à mes yeux tout du moins, l’obscur dessein qui se fait jour petit à petit chez celui (ou celle) qui va se mettre à « écrire ». Comme un travail de taupe, au début, à l’aveugle, on tâtonne à l’intérieur de soi. Et puis ça surgit, qu’on soit d’accord ou non, parce que la vie jaillit toujours…

En tout cas, c’est comme cela que je lis cette pensée chevillardienne :

« La mémoire s’émousse puis s’éteint, les photographies jaunissent, se racornissent, deviennent de petits linceuls de papier pour les êtres qui s’en trouvent prisonniers : le passé ne reste vivant que dans les livres. »

(l’autofictif du 31/10/18)

J’ajoute que c’est exactement à cause de ce sentiment que j’ai écrit jadis « petites histoires familiales et nombreuses », car mon enfance (ce paradis perdu qui est le seul qui existe, d’après Marcel Proust) me remontait en bouffées, en volutes, en traces légères…

Il faudrait donc ajouter aux propos d’Eric Chevillard, que l’écrivain passe son temps, en fait, à vouloir ressusciter des morts, soit délibérément, soit en les masquant de fiction, comme on jette un tissu sur une table, pour en occulter les objets : que ceux-ci soient des êtres, ou des moments perdus.

christiane dit: 31 octobre 2018 à 10 h 59 min

Merci pour votre approche. Quelle belle page de commentaires !
Lettres à Max Brod ? des extraits de celle-ci du 12-09-1922 (extrait du livre Lettres à Max Brod – éd : Bibliothèque Rivages), p.237 et 239 – commandé suite à un billet important de Passou sur Kafka/Brod).

« Très cher Max, soit je déambule, soit je reste assis, pétrifié comme devrait l’être un animal désespéré dans son terrier, partout des ennemis (…)
El l’écriture ? (qui du reste, se poursuit ici cahin-caha, sinon rien, et toujours sous la menace du bruit) Possible que mon explication ne te convienne pas et ne s’explique que par le fait que je veuille sentir ta façon d’écrire proche de la mienne. Et il y a sûrement cette différence que, chaque fois que j’ai dû être heureux (je ne sais pas si je l’ai été) grâce à l’écriture ou à ce qui s’y rapporte, je n’étais justement pas capable d’écrire, et alors tout basculait, à peine commencé, car le désir d’écrire l’a toujours emporté. Il ne faut pas en conclure à une disposition fondamentale pour l’écriture, innée et honorable. Je suis parti de chez moi et il me faut toujours écrire pour rentrer chez moi, même si ma maison a peut-être depuis longtemps disparu dans l’éternité. Écrire n’est rien d’autre que le drapeau de Robinson sur le plus haut sommet de l’île. (…) »

Jazzi dit: 31 octobre 2018 à 10 h 44 min

Traduction : « De quoi parlent les romans de Kafka ? Après avoir reçu d’innombrables réponses, la question continue de susciter un sentiment d’incertitude extrême. Sont-ils des rêves ? Sont-ils des allégories ? Sont-ils des symboles ? Est-ce que ces choses se passent tous les jours ? Les nombreuses solutions proposées ne permettent pas d’éliminer le soupçon selon lequel le mystère reste intact. Ce livre n’a pas pour but de dissiper ce mystère mais de le laisser « illuminer par sa propre lumière », comme l’écrivait Karl Kraus. Il essaie donc de se mêler au cours, au mouvement tortueux, à la physiologie de ces histoires, en répondant progressivement aux questions les plus fondamentales. Comme, par exemple : qui est K.? »

renato dit: 31 octobre 2018 à 10 h 38 min

À propos de K., pas le temps de traduire, désolé, mais lecture intéressante et pour les contenus et pour la porte qu’il ouvre sur la culture de l’auteur et éditeur — Calasso est le propriétaire et directeur éditorial d’Adelphi —.

« Di che cosa parlano le storie di Kafka? Dopo aver ricevuto innumerevoli risposte, la domanda continua a suscitare un sentimento di acuta incertezza. Sono sogni? Sono allegorie? Sono simboli? Sono cose che succedono ogni giorno? Le molte soluzioni che sono state offerte non riescono a eliminare il sospetto che il mistero sia rimasto intatto. Questo libro non si propone di dissipare quel mistero ma di lasciare che venga «illuminato dalla sua propria luce», come scrisse una volta Karl Kraus. Perciò prova a mescolarsi al corso, al tortuoso movimento, alla fisiologia di quelle storie, incontrando via via i quesiti più elementari. Come, per esempio: chi è K.?« 

Jazzi dit: 31 octobre 2018 à 10 h 32 min

« nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup »

Le comble du masochisme à la recherche de livres sadiques : « Je te lis à la condition que tu me fasses mal » !

Paul Edel dit: 31 octobre 2018 à 10 h 32 min

Un détail vestimentaire noté par le critique littéraire italien Citati dans son essai sur Kafka attire l’attention: «Durant une longue période, hanté par son rêve d’ascétisme et d’impassibilité stoïque il n’eut qu’une seule tenue qu’il portait au bureau, dans la rue, à sa table de travail, l’hiver comme l’été; et en plein mois de novembre, alors que tous s’enveloppaient dans d’épais pardessus, on le voyait dans les rues : « pareil à un fou dans ses vêtements légers, coiffé d’un petit chapeau d’été « . On imagine assez bien le personnage K. dans « le Château »(son meilleur livre peut-être) avec ce type de silhouette.

Paul Edel dit: 31 octobre 2018 à 10 h 23 min

Vous imaginez la pub chez les libraires si on donnait cet extrait de la lettre de kafka à Oskar pollak( jeune et brillant critique d’art mort pendant la première guerre mondiale, rappelons- le.) : »nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu’un que nous aimerions plus que nous-mêmes »

N'IMPORTEQUOI dit: 31 octobre 2018 à 10 h 16 min

Christiane, je n’ai aucune idée des lettres à Max Brod , Felice d’après ce que j’ai appris de cette correspondance entraine sa création littéraire, étrange tout de même qu’ils se soient fiancés deux fois, d’un autre côté et cela rejoint cette image de glace que le texte devrait pouvoir fendre , j’ai lu dans un autre commentaire que K se sentait coupable de ne pas aimer ( et cela aurait motivé selon l’analyste Le procès ) , cette impossibilité à aimer une femme expliquerait cette espionnage que nous rapporte Paul Edel dans une hypothèse oú il se serait acharné à vouloir connaitre la jeune femme et à tenter d’éveiller un sentiment désiré qu’il n’aurait pu que projeter . Tout connaitre de l’autre est aussi une façon de posséder l’autre sans s’en approcher physiquement.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 31 octobre 2018 à 9 h 48 min

@christiane
incapable de vous répondre:j’ai pourtant suivi une petite rencontre de psys autour de Kafka apparemment rien n’en a été mis sur la toile;il n’y avait aucun accord entre les psys sur la »personnalité » de Kafka,on parla peu des textes mêmes;nous n’étions pas nombreux et ce fut décevant(aucune approche de la fonction de la littérature)

Paul Edel dit: 31 octobre 2018 à 9 h 44 min

« Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? Pour qu’il nous rende heureux, comme tu l’écris ? Mon Dieu, nous serions tout aussi heureux si nous n’avions pas de livres, et des livres qui nous rendent heureux, nous pourrions à la rigueur en écrire nous-mêmes. En revanche, nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu’un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide — un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois. »
Lettre de Franz Kafka à Oscar Pollak. Ecrite en janvier 1904. Kafka a 21 ans. A méditer en ces temps de prix littéraires d’automne.

Phil dit: 31 octobre 2018 à 9 h 10 min

« Hadi » flanque une gifle à « Mustapha » le professeur de sa fille, les deux patronymes enfin « dévoilés » dans Lemonde. Un jeune homo prend une gifle par son chauffeur ubertaxi, c’est suffisant. rien de bien kafkaïen à l’horizon français.

christiane dit: 31 octobre 2018 à 9 h 04 min

@N’IMPORTEQUOI dit: 30 octobre 2018 à 14 h 17 min

La dernière lettre à Felice Bauer est étrange, vraiment. Elle semble révéler quelque chose de négatif mais vital pour Kafka quant à cette correspondance. N’a-t-elle pas remplacé son Journal pendant ces cinq années. Ces lettres ne révèlent pas une écriture épistolaire amoureuse mais plutôt une sorte de devoir philosophique que Kafka se serait donné et lui aurait donné. (Un miroir pour un Narcisse ?)
F.Kafka est-il solitaire dans cette correspondance ? (comme s’il s’écrivait à lui-même.) Félice semble devenir virtuelle, anonyme mais indispensable pour qu’il puisse écrire. Je trouve les lettres à Max Brod plus émouvantes, plus charnelles.
Qu’en pensez-vous ?

christiane dit: 31 octobre 2018 à 8 h 34 min

Et Alii – 15h02
Merci pour ce lien bouleversant :
Bordigoni, D. (2007). « Kafka ? Connais pas ! ». Figures de la psychanalyse, 16,(2), 275-282. doi:10.3917/fp.016.0275.
Qui sont les personnes qui ont consolé Desnos Mourant ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 octobre 2018 à 6 h 21 min


…erreur d’écriture,  » vitaminesons – nous « , donc,…
…encore, un fainéant, de chiffres et de lettres,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 octobre 2018 à 6 h 18 min


…il est normal, la bibliothèque,…
…IL EST NORMAL? DE CONDUIRE? SES SENS? PAR RAPPORT? 0 SOI_MÊME?;;;

…dévitaminons – nous,!…etc,…aussi,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 octobre 2018 à 4 h 46 min


…tout retard, qui m’est fabriquer, retombe sur les auteurs économiques de ce retard, comme dit l’Archimède, tout corps, plonger dans l’eau, créer, un égal volume en prépension de détails,…
…avec çà, çà doit pas, être trop difficile, de laisser, sa pine, en d’autres mains, pour la laisser faire, ses premières curiosités, ne pas se chamailler, à qui tient, le pénis, il faut essayer quoi,…ou, une fois l’un, une fois l’autre, dans l’espace libre,…etc,…

…çà viendra, les baffes de conduites immorales aussi, à quel niveau, allez savoir,…la décongestion cérébrale, de tout nos  » burn – out « ,…

…GOUTEZ, 0 SA MAIN? TIENT? TIENT? PAS DE L7CHE_BOTTES? ENFIN? SE RAMENER? UN PROFIL COURT? UN BRACELET? UNE CEINTURE?;;;un chausse-pied,…
…laisse ainsi,…

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 3 h 30 min

Un problème humain lié au travail, pour Macron :

« Trois jours de repos, c’est un peu anodin. Ce qui ne l’est pas, ce sont les circonstances qui ont amenées à cette décision. En effet, il a fallu s’y mettre à plusieurs pour le convaincre. Depuis plusieurs jours, des amis l’exhortent à se reposer, à mieux manger et à mieux dormir, mais aussi d’arrêter de vouloir contrôler la vie gouvernementale aux petites heures de la nuit. Des remarques qui ont été fortement relayées par son épouse. »

Le président va se convaincre de l’importance du repos, et, par exemple, au lieu de conseiller à un jeune de traverser la rue, pour trouver du boulot mal payé, il lui fera désormais l’apologie de la paresse : « Ne traverse pas la rue ! lui dira-t-il, traverse plutôt tranquillement ton propre être, ta propre richesse intérieure, qui se moque bien du travail salarié. Profite des allocations, et ne branle rien ! » Car tel est l’avenir de l’humanité, la disparition du travail, qui a déjà commencé, et l’ouverture splendide du règne du repos, ainsi que nous l’a montré Dieu, comme le seul modèle de vie possible. Un homme politique qui prend conscience de cette réalité est un sage. Le coup de bambou de Macron va lui mettre, je l’espère, du plomb dans la cervelle. Pour mille ans !

Delaporte dit: 31 octobre 2018 à 0 h 31 min

« Bien, il est vrai que tant de téméraires s’offrent à mes sentiments que je ne sais pas où déposer mon coeur et encore moins le reste. »

Le « reste » : vous voulez dire que vous êtes en surpoids, et que la chair est abondante ?

N'IMPORTEQUOI dit: 31 octobre 2018 à 0 h 08 min

Bien, il est vrai que tant de téméraires s’offrent à mes sentiments que je ne sais pas où déposer mon coeur et encore moins le reste.

N'IMPORTEQUOI dit: 30 octobre 2018 à 22 h 41 min

D, en dépit de ma considérable imagination je ne rejoins pas vos aspirations, je ne suis pas ED, d’une part je ne suis pas blonde et de l’autre je n’ai toujours pas couché avec qui vous savez.

D . dit: 30 octobre 2018 à 22 h 22 min

Je verrais bien la charmante Ed dissimulée derrière N’IMPORTE QUOI, superbe et génial pseudonyme. J’ai bon ?

Soleil vert dit: 30 octobre 2018 à 22 h 15 min

« Lavande dit: 30 octobre 2018 à 18 h 10 min
Après la mort d’un vététiste tué par un tir de fusil de chasse le week-end dernier en Haute-Savoie, le député LREM de l’Aude Alain Perea propose, sur son compte Twitter, d’interdire les VTT durant les périodes de chasse. »

Et si on interdisait la chasse pendant la période de VTT ? (tout le temps …)

Giovanni Sant'Angelo dit: 30 octobre 2018 à 20 h 14 min


…excellent, votre Van Gogh littéraire, mais si, de pure couleurs sorties des tubes, et c’est fait, comme, une paix chez soit,…

…l’âme vagabonde,…comme des papillons de nuit,!…
…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 30 octobre 2018 à 19 h 57 min


…l’âge d’or de l’enluminure, un dessin, vaut, mille textes,…brefs,…é-pîtres,…ries,!…
…etc,….

Giovanni Sant'Angelo dit: 30 octobre 2018 à 19 h 22 min


…je suis, en comparaison, avec, les notions de la beauté sauvera le monde, un thème explicatif,…
… » histoire de la beauté « , sous la direction de Umberto Eco,…édition Flammarion

…Kafka, qu’elles fenêtres,….

Delaporte dit: 30 octobre 2018 à 18 h 54 min

Ce sujet du burn out du président m’inspire de larges réflexions politiques et existentielles. Nous rêvons tous d’une telle économie avec une croissance zéro, ou même négative. Je reviendrai ici vous en parler. Je sors. A ce soir.

Delaporte dit: 30 octobre 2018 à 18 h 52 min

Le burn out de Macron. Il a avancé le conseil des ministres pour pouvoir aller se reposer. Il en a marre de travailler, il ne peut plus… Espérons que va germer à nouveau dans sa petite tête l’idée essentielle de l’abolition du travail, du repos intégral, seul garant de la santé mentale du citoyen. Macron a trop travaillé, et en vain. C’est déjà une bonne chose de le reconnaître, la queue basse. Ne lui reste maintenant plus qu’à faire, avant un repos définitif, une révolution politique et économique, axée sur l’abolition. Et alors, tout ira bien, et ses vacances seront éternelles.

N'IMPORTEQUOI dit: 30 octobre 2018 à 18 h 44 min

Renaît, étalon étale depuis un certain temps nombre de communications, comparativement et DVD n’apprécie pas cette concurrence dont elle se moque subtilement comme à l’accoutumé espérant ainsi faire passer des vessies pour des lanternes quoique l’époque soit aux citrouilles.

N'IMPORTEQUOI dit: 30 octobre 2018 à 18 h 41 min

D, 15h37 . Pour une fois votre prédiction est juste. Il y a de cela quelques semaines vous nous aviez renseignés, et paf pif pour il neige à bloquer 1000 automobilistes dans leurs autos par la nuit noire épouvantable et venteuse. Pour lavande, faudrait savoir, un coup oui un coup niet, vous êtes une girouette soumise à vos humeurs versatiles, je n’aime pas ça du tout, sachez le.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 18 h 28 min

POUR satisfaire la curiosité de madame DHH? JE dirai que j’avais déjà eu une vie quasi commune avec desrongeurs ,parce qu’ on « nous »avait offert deux hamsters qui s’étaient reproduits et s’entredévoraient en cage;j’en portai même un au lycée en cadeau, qui je l’appris,était l’attraction des conseils de classe! (mais je ne m’y attachai pas comme à mes souris;il y avait aussi des souris dans un hopital où j’avais copiné avecune secrétaire qui me raconta qu’elles nichaient dans les dossiers des secrétaires du rez de chaussée;et où on disait ,lorsque desmalades en voyaient dans l’étage que c’était du délire et les traitait pourça au nom de l’hygiène mentale;moi, je ne disais rien, même à « la copine »

renato dit: 30 octobre 2018 à 18 h 21 min

Dialogue Gustav Janouch – Franz Kafka :

GJ — La condition préalable à l’image, c’est la vue.
FK — On photographie des choses pour se les chasser de l’esprit. Mes histoires sont une façon de fermer les yeux.

Dans GJ, Conversations avec Kafka, cité par Roland Barthes, La Chambre claire, Note sur la photographie.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 18 h 15 min

personnel:j’enrage de ne pas me souvenir si au clloque l’écriture et la mort quelqu’un parla de Kafka,alors que je me souviens d’y avoir découvert C.Malabou que j’ai « suivie » depuis mais madame DHH qui sait tout saura les ‘colloque Malebou »de manière étincelante!avec mes compliments ,même si je jeûne intempestivementsans l’autorisation de madame DHH

Lavande dit: 30 octobre 2018 à 18 h 10 min

Après la mort d’un vététiste tué par un tir de fusil de chasse le week-end dernier en Haute-Savoie, le député LREM de l’Aude Alain Perea propose, sur son compte Twitter, d’interdire les VTT durant les périodes de chasse.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 18 h 04 min

merci d’avoir remarqué, chère madame DHH que sauf ma vie avec les souris, -et je prenais du bon temps à les surprendre enallumant la cuisine où elles grignotaient,mais je n’avais pas mis d’autre piège que paquet de riz dont elles ne savaient pas sortir et alors j’allais les libérer-je n’ai pas mis un autre commentaire personnel:rien que des études que vous pouvez lire in extenso ,avec souvent un texte de kafka plus nombreux,et des analyses personnelles des auteurs de l’article en question
bon appétit, bons chrysanthèmes même s’ils ne sont pas japonais etc

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 17 h 56 min

àDHH
au regret de vous détromper encore une fois;l’oeuvre de kafka est une très vieille histoire entre moi et moi, un cousin avocat qui m’en parla jusqu’àce qu’un jour, je l’invite a écouter M.Robert,s’il désirait la questionner, ce qu’il ne fit pas ,(moi si mais je ne sais plus quoi)une histoire en licence aussi et d’autres plusrécentes que celles de ma vie avec les souris!
excusez moi madame,je vous souhaite un bon appétit et de vous mettre meilleur commentateur sous la dent,ce qui n’est pas difficile et de trouver à proposer vos patisseries et choses de boucherie,je me retire

DHH dit: 30 octobre 2018 à 17 h 39 min

Les post de et allii….. sur ce fil ont une tonalité particulière
L’abondance et la précision des détails relevés dans les œuvres qu’il cite et les commentaires dont il les assortit , sa connaissance des dessins de Kafka et des travaux universitaires existant sur le sujet , les études critiques savantes vers lesquelles il nous oriente, la richesse des indications biographiques ,parfois minuscules, qu’il nous donne tant sur lui que sur sa famille ou les femmes qu’il a aimées, tout cela trahit le professionnel de cet écrivain, et ne vient pas apparemment d’un amateur éclairé et cultivé , d’un simple connaisseur averti d’une œuvre qu’il aime ,mais d’un spécialiste ,d’un thésard qui a passé beaucoup de temps à explorer scientifiquement et méthodiquement tous les recoins de cette œuvre
Si mon point de vue est exact , on pourrait se demander quelle figure ,masculine ou féminine, des études kafkaïennes se cache ici derrière son pseudo

Jacques R. dit: 30 octobre 2018 à 16 h 53 min

« L’homme est sale et tue les animaux », a écrit Tzara : un chasseur voit un vététiste et il le prend pour un sanglier…

C’est ce qui faillit m’arriver, ou plutôt à ma chienne chérie, sur une piste effectivement fréquentée par des vététistes.  » Oh p’tain, me dit le chasseur, j’ai vu les pattes blinches !  » Heureusement qu’elle avait les pattes blanches car il l’avait d’abord prise pour un sanglier ; autrement son compte était bon … ou le mien, qui la suivais au bout de la laisse !

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 16 h 44 min

« Jetzt will ich es lesen », « Maintenant je vais le lire ». Sur cette note, Kafka continue : « Cela va par trop m’agiter, peut-être, c’est que je suis obligé de le vivre à nouveau [1][1] Franz Kafka, Œuvres complètes (plus loin O. C.), Paris,…. » Ce à quoi l’auteur fait référence est le cahier d’épreuves qu’il vient de recevoir à l’occasion de la publication imminente du recueil Un artiste de la faim.
https://www.cairn.info/revue-poetique-2006-3-page-277.htm

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 16 h 35 min

Au héros qui s’excuse de ne rien connaître à la politique, Kafka fait dire par un anarchiste qu’il a rencontré un soir (dans L’Amérique) : mais tu as des yeux et des oreilles. La politique est une intelligence des yeux et des oreilles, le ressentiment est aveugle et sourd. » Yves Pagès (« Comment taire ? »), enfin, conclut ce dossier – qui d’être ainsi davantage agencé, les articles semblant mieux
https://charybde2.wordpress.com/2017/05/24/note-de-lecture-inculte-7-revue/

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 16 h 25 min

Kafka montre à la fois les conflits qui découlent de la vie en commun, les questions soulevées par cette vie, et pourtant sa nécessité. Il s’agit toujours de « trouver une issue » avec les autres, sans se dissimuler les contradictions, il s’agit toujours de trouver comment « sauter hors de la rangée des assassins », en gardant présent à l’esprit que les assassins, chacun a les siens, et que ce dont on part, c’est de l’expérience singulière de chacun, de ses doutes, de ses peurs, de ses joies. « Je me bats ; personne ne le sait ; plus d’un s’en doute, c’est inévitable ; mais personne ne le sait. (…) Naturellement, tout le monde se bat, mais je me bats plus que d’autres ; la plupart des gens se battent comme en dormant, de même qu’on agite la main pour chasser une vision en rêve ; mais moi, je suis sorti des rangs et je me bats en faisant un emploi scrupuleux et bien considéré de toutes mes forces. (…)… je n’espère pas la victoire, et ce n’est pas le combat en tant que tel qui me réjouit, il me réjouit uniquement en tant qu’il est la seule chose à faire. En tant que tel, il est vrai, il me donne plus de joie que je ne puis réellement en goûter, plus que je ne puis en donner, peut-être n’est-ce pas au combat mais à cette joie que je succomberai. «
https://blogs.mediapart.fr/leslie-kaplan/blog/310317/quoi-sert-la-litterature-avec-kafka-5

renato dit: 30 octobre 2018 à 16 h 09 min

« L’homme est sale et tue les animaux », a écrit Tzara : un chasseur voit un vététiste et il le prend pour un sanglier…

D . dit: 30 octobre 2018 à 15 h 54 min

Excusez-moi, Jacques R., mais j’ai du mal à vous suivre : de quel surgissement parlez-vous donc dans le contexte qui nous intéresse ici ?

D . dit: 30 octobre 2018 à 15 h 47 min

Si Lavande s’inquiète, qu’elle sache que je l’aime bien. C’est son pseudonyme qui me déplaît. Maintenant c’est terminé et on en parle plus, pareil pour la cédille.
Je ne vais pas en faire un plat de nouilles deux fois par jour.

Delaporte dit: 30 octobre 2018 à 15 h 44 min

La radio France-Inter a consacré il y a quelques jours une émission à la RAF. Une sociologue était invitée pour discuter du problème essentiel suivant :

« Andreas Baader, Ulrike Meinhof, Jan Carl Raspe ou encore Gudrun Ensslin et Holger Meins. Ces noms et ces visages hantent aujourd’hui encore la mémoire collective allemande. Ils sont diabolisés d’un côté, considérés comme des assassins communistes, idôlatrés de l’autre, érigés en martyrs. »

N’y aurait-il pas une troisième voie, celle d’un bilan objectif ? Il faut prendre la mesure du chemin parcouru, et de la tâche immense qu’il reste à accomplir. C’est une question assez sérieuse pour être envisagée calmement, j’allais dire : avec sérénité. Il est vrai que l’avenir n’a jamais été conçu avec autant d’angoisse qu’aujourd’hui ; crise économique, terrorisme, réchauffement climatique… Des êtres rares et supérieurement lucides comme Ulrike Meinhof nous manquent terriblement.

D . dit: 30 octobre 2018 à 15 h 37 min

Le réchauffement climatique est de plus en plus pernicieux : nous avons dès fin octobre un temps froid et neigeux.

Jacques R. dit: 30 octobre 2018 à 15 h 11 min

» Enigme de ce qui est pur surgissement » : génie ou pas, nous sommes tous pur surgissement et chacun de nous, à chaque fois, réinvente l’humanité. C’est ce que nous apprend la littérature, chaque fois qu’elle témoigne de la singularité de ce surgissement et de l’énigme qu’il propose. Je songe aussi à la célèbre formule de Sartre, à la fin des « Mots » : « tout un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous, et que vaut n’importe qui « . « Fait de tous les hommes », certes, mais aussi de quelque chose d’inédit qui n’appartient qu’à soi.

jacques.revel2@orange.fr dit: 30 octobre 2018 à 15 h 10 min

 » Enigme de ce qui est pur surgissement  » : génie ou pas, nous sommes tous pur surgissement et chacun de nous, à chaque fois, réinvente l’humanité. C’est ce que nous apprend la littérature, chaque fois qu’elle témoigne de la singularité de ce surgissement et de l’énigme qu’il propose. Je songe aussi à la célèbre formule de Sartre, à la fin des « Mots » : « tout un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous, et que vaut n’importe qui « . « Fait de tous les hommes », certes, mais aussi de quelque chose d’inédit qui n’appartient qu’à soi.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 15 h 07 min

Et Desnos ? Tout l’oppose à Kafka : enfant des Halles de Paris, mauvais élève (« Distrait, dissipé, désobéissant », porte son livret… rien que des D, c’est normal pour un Desnos, réplique-t-il à son père !), enfant des rues, autodidacte (une culture « sur mesure »).

N'IMPORTEQUOI dit: 30 octobre 2018 à 14 h 49 min

Claudia Ballot, le pouvoir politique ici est posé entre plusieurs impératifs contradictoires, satisfaire aux exigences du capital mondialisé en encaissant les mauvais coups – désindustrialisation massive du pays, délocalisation des sites de production, écrémage dans les sociétés de services multinationales – en outre qui doit appliquer des règlements européens dans une Europe pourtant hétérogène dont nous ne sommes pas à l’évidence les plus gros bénéficiaires , d’autres pays semblent s’en accommoder mieux que nous , réglementations complexes qui si elles ouvrent sur un marché ne l’offrent pas, nous aurions rétréci la jungle ; attente de populations qui souffrent de la conjoncture , des pertes d’emplois, des restrictions imposées aux services publiques écoles de bas en haut, hôpitaux, services aux personnes dépendantes..
Inquiétude face aux flux migratoires qui servent en Europe comme on l’a enregistre pour la GB, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche , la Suède à alimenter la propagande des partis d’extrême droite s’ajoutant aux difficultés liées à l’appauvrissement des populations atteintes par le chômage de masse , le retard d’intégration de la troisième génération en rupture et en quête de sens venant grossir les rangs de la délinquance et fournir des esprits vacants prêts à s’embarquer dans d’indéfendable combats. Jamais nous n’avons assisté à un tel démantèlement des droits sociaux couplé à un enrichissement décomplexé des détenteurs de capitaux. Peut être n’est ce pas exposé très clairement, mais de mon point de vue, cela ne peut pas s’énoncer en progrès , en conquête. Délitement de la société et démantèlement des acquis pour le compte de qui? Auriez vous des pistes de compréhension rassurantes?

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 14 h 47 min

.. quand, au dernier jour, il défie son ami médecin : « Tue-moi, sinon tu seras un assassin ! ….

Jacques R. dit: 30 octobre 2018 à 14 h 45 min

N’importe quoi, je suis en train de lire un admirable roman au coeur duquel est posée la question de l’identité : c’est « Le Complot contre l’Amérique », de Philip Roth. Roth met notamment en scène l’affrontement d’un père et d’un fils qui voient, l’un et l’autre, leur identité de façon radicalement opposée. Au stade de ma lecture, je ne vois pas que le romancier tranche en faveur de l’un ou de l’autre.
Je suis fasciné par la puissance d’évocation d’une narration aussi foisonnante que rigoureuse. C’est un des meilleurs romans de son auteur et, à coup sûr, un des plus grands que j’aie lus.

Jazzi dit: 30 octobre 2018 à 14 h 42 min

Il y a comme un insupportable goût du malheur, chez Kafka.
Ni l’amour ni l’amitié n’y purent rien changer.
Peut-on imaginer un cafard heureux ?

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 30 octobre 2018 à 14 h 41 min

Je me souviens que sur sa tombe, au Nouveau cimetière juif de Prague, figuraient aussi les noms de ses parents, Hermann et Julie. Il était l’aîné de six enfants. Je ne sais où reposent ses deux frères, Georg et Heinrich, morts en bas âge. Les trois sœurs, Gabriele, Valerie et Ottilie, ont quant à elles disparu dans la Shoah.

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