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La République Des Livres par Pierre Assouline
Eric Vuillard, un zeste d’exactitude poétique dans l’intelligence de l’Histoire

Eric Vuillard, un zeste d’exactitude poétique dans l’intelligence de l’Histoire

De prime abord, il n’en a pas l’air. Paisible, fin, lisse, souriant : on lui donnerait le bon Dieu sans confession mais l’on sent déjà que cela n’irait pas sans contestation de sa part. Car malgré tout ce qui se manifeste en lui d’immédiatement bienveillant, dès que la conversation s’engage, Eric Vuillard, prix Goncourt 2017 pour L’Ordre du jour, se révèle comme un homme de paradoxes. Un natif de 1968 dont la biographie pose problèmes. A peine découvre-t-on qu’il n’a cessé de déserter le lycée qu’il confie avoir accumulé les diplômes par la suite ; serait-on tenté de déduire un tropisme de la brièveté de ses livres qu’il avoue sa préférence pour la lecture des grandes épopées romanesques ; dévoile-t-il son admiration pour le grand écrivain du Risorgimento et du romantisme italien Alessandro Manzoni que l’on s’attend aussitôt à l’entendre citer des pages de son fameux roman Les Fiancés, ce dont il se garde bien, lui préférant son essai très peu connu en France Histoire de la colonne infâme. Avec Eric Vuillard, le plus vif et le plus aigu des écrivains d’histoire de notre époque, il vaut mieux s’attendre à l’inattendu même si rien en lui ne l’annonce.

Une famille d’origine franc-comtoise du côté de Lons-le Saulnier, une adolescence dans la bourgeoisie lyonnaise, des parents qui plaquent tout pour retaper un village en ruines dans la Drôme et y vivre, des études secondaires au lycée Ampère brutalement abandonnées à 15 ans pour aller se promener en Europe, puis reprises après quelques temps, délaissées à nouveau avant d’être une fois de plus rattrapées à Aix-en-Provence. Pas le moindre sentiment de gâchis pourtant, ni de temps perdu, car une figure lumineuse émerge de ces allers et retours : celle d’Henri Roll, son charismatique professeur de Lettres, une forte personnalité, le premier lecteur adulte à qui il osa soumettre ses poèmes :

«Il m’a dit : ce que tu fais, c’est ce qu’il faut faire. Ca m’a donné confiance. J’avais 16 ans. Il m’a sauvé la mise en prenant même des risques… – Mais encore ? – C’est secret, pour l’instant. Un jour, je l’écrirais ».

En attendant, il lui a dédié La Bataille d’Occident (2012). Façon de payer sa dette. Pour autant, il ne s’établit pas poète mais se lance dans un DEA de théorie du droit, un autre de science politique, une DEA de philosophie avec Jacques Derrida sur la dimension politique des métaphores collectives avant de terminer par une licence d’anthropologie. Juste de quoi se confirmer dans l’idée que le droit n’est qu’« un instrument de domination destiné à préserver la propriété privée et les privilèges ». Aucune envie de devenir enseignant ni juriste. Juste l’obéissance à son instinct du moment, lequel se détermine dès lors et pour longtemps sur un impérieux désir d’écrire. De lire et d’écrire plutôt car l’un ne va pas sans l’autre en s’offrant le privilège de n’avoir jamais été salarié nulle part.

Lire avidement, des romans, des biographies, des essais, mais toujours lire à la maison. Ecrire tout aussi ardemment, une fois trouvée sa forme propre dont il ne déviera guère, de brefs récits sans fiction à la frontière entre la littérature, la poésie et l’Histoire, mais toujours à l’extérieur, dans les lieux publics, les terrasses des cafés. Près de dix livres depuis 1999 qui ont déjà fédéré un public de fidèles, publiés chez Michalon, Léo Scheer et désormais Actes sud, des éditeurs qu’il n’a pas vraiment choisis ; c’est Laurent Evrard, une sorte de moine-soldat de la librairie à Tours qui s’est pris de passion après avoir lu ses premières pages sur manuscrit et s’est ainsi institué son ange-gardien éditorial, qui leur a à chaque fois envoyé les textes.  L’ensemble constitue une fresque qui se veut une méditation sur le Temps.IMG_9447 2

« L’Histoire s’est imposée comme un recours à notre époque où la perspective est émiettée », observe-t-il. Le Hugo des Misérables, de Quatrevingt-treize, de la Légende des siècles, tout Zola, le théâtre de Claudel, le Tolstoï de Guerre et paix, voilà pour les classiques qu’il ne cesse de relire et d’approfondir, quitte à aller s’imprégner de la pensée du grand écrivain en allant marcher à Guernesey. Jacques Dupin et Mathieu Bénézet du côté des poètes. Pascal Quignard, Pierre Michon, Pierre Bergougnoux pour les contemporains  à propos desquels il observe :

« C’est une génération que l’Histoire a requis mais de manière moins politique que la mienne car c’est une histoire moins vive, plus ancienne ».

Quant aux historiens, il cite volontiers ceux avec lesquels il entretient des relations personnelles ou amicales au-delà de la lecture de leurs travaux, Arlette Farge, Patrick Boucheron, Sylvain Venayre. De quoi constituer non un mouvement, une école non plus qu’un club sélect, mais mieux, une famille d’esprit. Eric Vuillard se reconnaît dans ce qu’ils écrivent. C’est une question de langue commune : « L’écriture est un indicateur de vérité, comme dans le chant lyrique : si ça sonne faux, c’est que ce qui est dit c’est faux » dit-il avant d’évoquer le prochain de ses livres, à paraître en septembre 2018, du moins celui sortira du lot car il en a toujours plusieurs en chantier. Cette fois, l’Indochine française, et comment d’anciens résistants et combattants de la France libre ont pu se jeter dans les guerres coloniales sans état d’âme. Trois parties : d’abord Haiphong bombardée en 1946 ; puis la bataille pour la route coloniale 4 avec la défaite française à Cao Bang en 1950 et les débats parlementaires que cela a suscité, enfin la bataille de Diên Biên Phu trois ans plus tard, dernier affrontement majeur de cette guerre.

Pour deviner que ce nouveau récit sera aussi féroce que le dernier en date, cet Ordre du jour dans lequel vingt-quatre barons du capital en quête de hauteur vont de renoncements en abaissements lors la réunion du 20 février 1933 au palais présidentiel du Reichstag à Berlin en présence de Goering, si donc on ne doute pas que son Indochine revisitée nous dégrisera et nous débarrassera des mythes qui l’entourent, c’est qu’il en a donné récemment un aperçu dans des extraits publiés dans la Nouvelle Revue française, notamment de féroces portraits des généraux Castries et Navarre. A nouveau, il y introduira de l’exactitude poétique dans l’intelligence de l’Histoire, et une tension entre le geste vif et le temps long, la fulgurance d’une action et son enlisement. Et comme dans ses précédents livres, les sources remonteront dans le corps du texte. De toute façon, il en est convaincu, les hommes politiques ne font pas le destin des nations :

« C’est le jeu entre une pression sociale et un monde politique capable de s’y adosser. La démocratie ne peut se réduire aux institutions. Ils y a la rue, les syndicats, les associations… »

Si toutefois d’aucuns en doutent encore, le président n’est pas son cousin.

(« Nuit, Paris, 1959 » photo de Christer Strömholm, accrochée à « Etranger résident », la collection Marin Karmitz exposée jusqu’au 20 janvier à la Maison rouge à Paris ; « Eric Vuillard le mois dernier » photo Passou)

 

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française, vie littéraire.

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commentaires

634 Réponses pour Eric Vuillard, un zeste d’exactitude poétique dans l’intelligence de l’Histoire

bérénice dit: 24 décembre 2017 à 13 h 48 min

il y aura toujours des individus hostiles au peuple Juif et qui prennent pour prétexte la politique de l’état israélien en confondant les notions d’Etat et de Peuple composé d’Individus pour justifier ces actes bas, cruels, bêtes, inhumains, dégradants, haineux quand ils ne sont pas suscités par une jalousie et une rivalité sans âge .

bérénice dit: 24 décembre 2017 à 13 h 43 min

zerbinette vous avez tout à fait raison, Dieu et son contraire ne sont que des concepts médiateurs . C’est pourquoi on peut avoir la Foi sans croire ou ne pas et s’attacher à l’idée du Bien ou non.

JC..... dit: 24 décembre 2017 à 13 h 40 min

« C’est pourquoi il NE FAUT PAS publier ces pamphlets orduriers et ignobles. Il faut les oublier. »

C’est pourquoi il FAUT publier ces pamphlets orduriers et ignobles. Il faut NE PAS les oublier.

zerbinette dit: 24 décembre 2017 à 13 h 37 min

« Si on laisse le diable tranquille, il meurt » Je ne crois pas, je ne crois pas non plus au diable mais ce qu’il représente ne meurt jamais. Le mal est toujours en embuscade. Mais nous ne sommes plus non plus en 1937. Les gens sont beaucoup plus remontés contre les « migrants » que contre les juifs.

Etant donné que ces pamphlets sont facilement accessibles, (d’ailleurs j’ai au moins pu me faire une idée par moi-même à leur sujet) je pense qu’une édition commentée peut être justement bien plus utile qu’un texte brut et amener à faire réfléchir. Par ailleurs tout le raffut fait à ce propos va sinon booster les ventes, inciter plus de gens à les lire sur internet ce qui peut être plus dangereux*, alors que sans cette ‘publicité’ je doute que ces écrits aient été beaucoup vendus. Certain aurait mieux fait de se taire.

* quoique… il doit falloir beaucoup de courage pour tout avaler !

bérénice dit: 24 décembre 2017 à 12 h 25 min

Chaloux oui certainement, personnellement je m’en fiche mais verriez vous que de nombreux intellectuels ont une vision déformée de la vie quand ils ne sont pas complètement aveugles ou déformés en raison de leur propre vision qui si elle est savante ferme l’ouverture, vous avez l’air bien avec votre microscope pour microcosme . Vous vivez souvent à côté de vos chaussures en marge des vivants pour aller visiter des galeries tout en papier, regardez-vous et vos contradictions concernant le concret, le tangible , vous n’êtes pas crédible, pas plus que les ignorants. La culture à votre niveau sert à une guerre où des armées s’affrontent même pas fichues de respecter la valeur de l’adversaire, je ne ferais pas l’inventaire de vos petites perversions, de vos grandes autorisations, vos dérogations, vos licences, sûrement sont-elles inhérentes à votre condition supérieure.

Chaloux dit: 24 décembre 2017 à 12 h 03 min

Les compilateurs et même les abréviateurs ont un rôle. En fait, nous avons le plus souvent une vision totalement déformée de ce qu’est la vie intellectuelle.

JAZZI dit: 24 décembre 2017 à 11 h 44 min

« Ils restent marginaux en n’étant accessibles que sur Internet. »

Les jeunes aujourd’hui lisent plus sur écran que sur papier, WGG. Ignorer les pamphlets ou les renvoyer dans l’enfer des bibliothèques ne les rendent-il pas plus attractifs ?

Chaloux dit: 24 décembre 2017 à 11 h 43 min

Blabla: »Ils restent marginaux en n’étant accessibles que sur Internet.  »

Cherchez l’erreur…

J’ai bien envie de lire le Sur l’écriture de Bukoswki. Merci à qui se reconnaîtra.

bérénice dit: 24 décembre 2017 à 11 h 38 min

Plus qu’intéressant.

excitant? N’en parlez plus ou vous iriez énerver WGG toujours aussi courtois et tolérant à l’égard de ceux qui végètent à ses côtés victimes d’une définition différente, si on écrémait la société selon ses critères il n’y aurait plus aucune démographie ou alors vraiment amoindrie, les trous du cul, les paysans et tout ce monde inculte ou sous cultivé iraient croupir en attendant une solution ( finale?) à leur incurie intellectuelle et ou culturelle.

Widergänger dit: 24 décembre 2017 à 11 h 31 min

Ils restent marginaux en n’étant accessibles que sur Internet. Ils n’ont pas à recevoir une édition officielle.

Chapoutot est simplement un grand historien reconnu comme tel, et closer un paysan illettré et borné. C’est aussi simple que ça !

closer dit: 24 décembre 2017 à 11 h 27 min

Si Chapoutot voulait démontrer que les nazis ont essayé de s’approprier l’héritage antique, quelle belle porte ouverte il a enfoncée! Tout le monde sait que les nazis se voulaient les continuateurs d’une histoire européen purement « aryenne », sautant l’épisode judéo-chrétien, un peu trop juif à leurs yeux. Certains ont même inventé que Jésus n’était pas juif mais fils d’un soldat romain et d’une mère non juive.

En sélectionnant soigneusement les citations dans un corpus immense, n’importe qui peut se déclarer l’héritier de n’importe qui.

Tu connais les frères Reinach, Moses Finley, Pierre Vidal Naquet, Jacqueline de Romilly? Tous juifs de naissance, la plupart de gauche, érudits et passionnés par la Grèce antique, sommités mondiales pour certains.

Aucun n’aurait eu l’idée imbécile de faire de celle-ci la source, même ténue, même indirecte, du nazisme.

Chaloux dit: 24 décembre 2017 à 11 h 18 min

Sur l’histoire fabriquée par les romains, je lis en ce moment un livre que j’avais acheté il y a quelques mois, Le Mythe Néron, la fabrique d’un monstre dans la littérature antique de Laurie Lefebvre, presses universitaires du Septentrion. Plus qu’intéressant.

closer dit: 24 décembre 2017 à 11 h 11 min

« L’histoire, en nous narrant les faits et gestes humains du passé, est comme une boussole pour le présent. Cette conception pragmatique et utilitaire de l’histoire envisagée comme leçon est directement héritée de l’Antiquité. (…) Thucydide affirme ainsi dans sa préface à la Guerre du Péloponèse avoir constitué un « trésor pour toujours. »

Si j’avais eu envie de lire Chapoutot, pauvre khon, tu me l’aurait ôtée définitivement en citant ce passage indigent. Il n’y a pas d’autre façon décente d’écrire l’histoire que celle inventée par Hérodote et Thucydide: objectivité (autant que possible évidemment, disons plutôt honnêteté), recherche de terrain, témoignages, documents.

Quant à savoir si elle peut servir de « boussole » pour le présent, les philosophes ont glosé là-dessus depuis des siècles: Vico, Herder, Humboldt (Wilhelm von), Lessing, Hegel, Marx (t’en as entendu parler?)…et même Bossuet, et tout ceux en fait qui ont réfléchi sur la destinée humaine.

Mais pour cela il faut un matériau. Hérodote et Thucydide ont été les premiers à fournir un matériau historique digne de ce nom.

Oui Thucydide a raison de dire qu’il a créé un trésor pour tous les siècles.

Mêler Hitler à ces géants est abject et surtout profondément bête, d’une bêtise abyssale.

Widergänger dit: 24 décembre 2017 à 11 h 09 min

Comme l’écrit fort justement Eliette Abecassis dans son livre de philosophie, qui traite abondamment du problème du Mal : le diable cherche toujours à dialoguer, c’est même ça le Mal. Si on laisse le diable tranquille, il meurt. Le dialogue est ce qui lui permet de vivre et de prospérer.

C’est pourquoi il NE FAUT PAS publier ces pamphlets orduriers et ignobles. Il faut les oublier.

JAZZI dit: 24 décembre 2017 à 11 h 09 min

Ces pamphlets sont facilement et gratuitement accessibles sur internet, comme zerbinette nous la prouvé ici même, WGG.
Compte tenu de l’importance de l’auteur Céline, il eut été intéressant que tu nous en donnes une analyse critique objective en les replaçant dans la perspective de l’histoire littéraire française. Un travail au point de Troyes pour l’agrégé en dentelle que tu es, ainsi qu’aurait dit Céline. Mais il est vrai que le fond ici rend impossible un tel travail sur la forme ! Comme si en écrivant ces pamphlets Céline avait conscience qu’ils s’auto détruiraient littérairement !

Widergänger dit: 24 décembre 2017 à 11 h 05 min

La liberté n’est pas totale dans la République, qui a des lois pour se défendre d’un certain nombre de malveillance qui s’empare de la liberté pour détruire la liberté. Les pamphlets haineux contre les Juifs en font partie. C’est la loi de la République.

Widergänger dit: 24 décembre 2017 à 11 h 03 min

Au sujet des mères juives, il existe en allemand le roman Gertrud Kolmar, Die Jüdische Mutter (1894-1943, déportée à Auschwitz), qui ne fut publié qu’en 1965, sous le titre édulcorée Eine Mutter, sans doute parce que le roman raconte l’histoire d’une mère juive qui tue sa propre fille par amour.

JC..... dit: 24 décembre 2017 à 11 h 00 min

Contrairement à l’opinion défendue à 10h50, je considère comme essentiel l’accessibilité, l’étude, l’édition commentée d’un essai, d’un texte, de pamphlets, quels qu’ils soient.

Je ne vois pas au nom de quelle liberté on a le droit, le devoir, de porter atteinte à la liberté de jugement de citoyens d’un pays démocratique, en réservant ce travail à une caste historienne !…

Toute tentative de cet ordre est liberticide.

JC..... dit: 24 décembre 2017 à 10 h 51 min

« J’attends le respect de ceux qui me lisent. » (Wiwi)

Mon ami, tu seras déçu ! …tu connais les humains, n’est il pas vrai : ce sont des bêtes méchantes !

Il faut faire avec … !

Chaloux dit: 24 décembre 2017 à 10 h 50 min

Blabla :« Je suis professeur ; je sais de quoi je parle. J’attends le respect de ceux qui me lisent. »

J’espère que tu es habillé chaudement et que tu as pensé à prendre ton parapluie.

Hurkhurkhurk!

Widergänger dit: 24 décembre 2017 à 10 h 50 min

Il y a forcément des arguments pour la publication des pamphlets. Comme toute chose humaine, on peut la défendre. Néanmoins, ce sont les arguments contre qui doivent prévaloir. Il est légitime de qualifier cette édition de scandaleuse et d’inadmissible et de tout faire pour s’y opposer.

Ces pamphlets doivent rester marginaux et difficilement accessibles, dans l’oubli et les poubelles de l’histoire ; ils n’ont pas leur place dans une édition commentée, qui ne peut de se salir et se déconsidérer en mettant le pied dans ce bourbier d’infamies.

Widergänger dit: 24 décembre 2017 à 10 h 45 min

@au pauvre trou du cul illettré de closer
C’est Chapoutot mon pauvre chéri, qui cite Thucydide à propos de la conception de l’histoire dans le nazisme. Mais t’es bien trop taré et ignoble pour lire son grand livre : Le national-socialisme et l’Antiquité :
Après avoir cité un extrait de Mein Kampf : « Un homme qui n’a pas le sens de l’histoire est comme un homme à qui il manque le sens de l’ouïe et de la vue. » (Mein Kampf), Chapoutot écrit :

« L’histoire, en nous narrant les faits et gestes humains du passé, est comme une boussole pour le présent. Cette conception pragmatique et utilitaire de l’histoire envisagée comme leçon est directement héritée de l’Antiquité. (…) Thucydide affirme ainsi dans sa préface à la Guerre du Péloponèse avoir constitué un « trésor pour toujours. »

Je suis professeur ; je sais de quoi je parle. J’attends le respect de ceux qui me lisent. J’ai le respect de mes pairs mais j’aurais toujours le mépris des trous du cul incultes, arrogants et stupidee comme ce misérable closer, qui ne sait pas de quoi il parle, et du non moins débile Renato, qui a donné des preuves de son inculture et de sa bêtise en abondance ici.

Bon dimanche !

bérénice dit: 24 décembre 2017 à 10 h 45 min

Chaloux , esprit en papier-journal c’est quand même mieux qu’en papier WC, nous ne sommes pas tombés en bas de votre hiérarchie .

JC..... dit: 24 décembre 2017 à 10 h 23 min

Le Figaro, gazette des zozos, pose une bonne question : « Que va faire le Président pendant les vacances ? »

Réponse :
Pipi
Caca
Proutprout
Miammiam
Glouglou
Zigzig Mémé
Areuhareuh
Dodo

bref, il fera comme tous les bolos standards !

Chaloux dit: 24 décembre 2017 à 10 h 15 min

Tout de même curieux que presque personne ne s’aperçoive que ces textes qu’on trouve très facilement sur Internet nécessitent évidemment une édition historiquement commentée. Ce qu’on laisse sous le tapis, il se trouve toujours quelqu’un pour le récupérer. Qui ne voit que notre époque imbécile et violente doit être perpétuellement contrée par la précision et le savoir?
Polémique en papier-journal alimentée par des esprits en papier-journal dont les plus violents et les plus bêtes sont des professeurs, il faut le noter.

Chaloux dit: 24 décembre 2017 à 10 h 01 min

Janssen J-J dit: 24 décembre 2017 à 9 h 15 min

Tout ce qui est exagéré est insignifiant. La Gigi est insignifiante, on le savait depuis longtemps, mais là elle pousse. La maladie du conseil.

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