de Pierre Assouline

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La République des livres
Faulkner réveille-toi, ils sont devenus fous !

Faulkner réveille-toi, ils sont devenus fous !

Observez les nouvelles tendances américaines et vous saurez ce qui vous menace à court terme. C’est devenu un tel lieu commun que l’on y prête à peine attention. Sauf que lorsque cela touche au monde des idées et aux choses de l’esprit. Un récent phénomène éditorial pourrait bien faire bientôt des ravages en France : les sensitivity readers. Eu égard aux récents dommages causés chez nous par l’ordre moral au nom du Bien, le terrain n’a jamais été aussi favorable. Traduisez l’expression comme il vous plaira, un florilège est déjà disponible : lecteur de sensibilité, lecteur en sensibilité, lecteur sensible, contrôleur de sensibilité, lecteur en authenticité, détecteur de faux pas littéraire, démineur de polémiques, démineur éditorial… Afin de paraître insoupçonnable (on n’est jamais trop prudent quand veille Big Sister), nous nous en tiendrons à l’original anglais, lequel désigne officiellement « un relecteur spécialisé en diversité apte à repérer la présence de stéréotypes ou de représentations biaisées ».

Ce lecteur expert a l’œil et le bon sur tout ce qui, dans le manuscrit d’un roman, d’un essai, d’un conte, pourrait paraître raciste, homophobe, misogyne, sexiste, antisémite, blasphématoire, pédophile, xénophobe, négationniste… Sans oublier l’ironie sur les handicapés ou l’allusion aux maladies mentales. L’écrivain a désormais le sentiment de risquer gros à la moindre virgule de travers. Si la dénonciation tourne en boucle toute une journée sur Twitter, l’auteur se fait lyncher. Pour autant, le sensitivity reader récuse toute volonté de censure : il se propose, moyennant 250 à 500 dollars par manuscrit, comme celui qui aidera l’écrivain à ne pas commettre de faux pas ou d’erreurs en froissant par inadvertance la susceptibilité des minorités…

Cet inspecteur des travaux finis est à la littérature ce que le fact checker est à la presse et aux revues scientifiques. On attend de lui (ou d’elle, restons prudents) qu’il scanne le texte de son regard exercé au repérage de l’inapproprié –le mot qui tue. Un tamis pour séparer le bon grain de l’ivraie. Reste à en définir les critères. D’une époque l’autre, les paramètres ont changé. Ceux d’aujourd’hui auraient fait hurler dans les années 70-80. Un texte est jugé dérangeant si l’auteur crée un personnage noir sans être noir lui-même. Ou s’il est un homme et que son narrateur est une narratrice. C’est d’une logique imparable : puisque vous n’êtes pas de notre communauté, vous ne pouvez pas parler en notre nom. Mais qu’est-ce qu’un romancier sinon celui dont on attend qu’il se mette dans la peau d’un autre ? De nos jours, un William Styron n’oserait plus écrire les confessions de l’esclave noir Nat Turner. Faulkner, réveille toi, ils sont devenus fous !

Ils en sont arrivés là par la culture de la victimisation. Cela se traduit par une standardisation de l’écriture notamment dans les livres pour la jeunesse. Car le plus grand danger, la plus sourde menace de cette censure qui ne dit pas son nom, c’est le réflexe qu’elle tend à créer chez les auteurs : l’autocensure préventive, forme paroxystique du principe de précaution. Cela va de l’histoire proprement dite à l’accent des personnages

Le romancier se sent alors sous surveillance. De quoi anéantir toute velléité de transgression, laquelle féconde la fiction depuis des siècles. Les exemples ne manquent pas le plus connu étant forcément celui qui a concerné la plus célèbre des auteurs, J.K. Rowling. Son crime ? La manière dont elle a évoqué les traditions des Navajos dans son Histoire de la magie en Amérique du Nord (2016), quatre contes sur les rituels transcendantaux des amérindiens, leurs sorciers et leur propre technique du balai comme moyen de transport. Or il lui fut reproché de s’être appropriée leur fameuse légende des Changeurs de peau. Elle n’aurait pas dû car s’approprier est déjà considéré comme « offensant ». Ils en sont là.

Ce n’est pas tant dans la presse traditionnelle, assez précautionneuse sur le sujet, que dans la blogosphère que s’expriment les sensitivity readers car c’est là que vont naturellement les recruter éditeurs et écrivains. Ceux-ci craignent plus que tout le tweet assassin qui dénoncera un dérapage dans un livre et le forcera à la retirer de la vente afin d’en retrancher la page mal intentionnée. Il suffit d’un groupe de lecteurs déterminés pour faire campagne et tuer un livre. Mais un écrivain qui se demande au moment de l’écrire quel effet produira son roman à sa parution, qu’est ce qui est approprié et qu’est ce qui ne l’est pas, est un écrivain fichu pour la littérature.

(« William Faulkner » photo Henri Cartier-Bresson ; « William Styron avec Norman Mailer » photo D.r)

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commentaires

1 566 Réponses pour Faulkner réveille-toi, ils sont devenus fous !

JiCé..... dit: à

Dimanche 8 mars 2020, 5h01
Aujourd’hui Journée des Femmes, jour béni
Tous les autres jours de l’année, jours des Hommes…

et alii dit: à

POUR ROSE/
Gracchus Babeuf
François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français.

Il forma la « Conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. Ses idées inspirent un courant de pensée, le « babouvisme », qui préfigure le communisme et l’anarchisme1.

renato dit: à

Jamais compris pourquoi une fleur jaune — il y a un texte de Cortázar où il est question d’une fleure jeune. Enfin, bonne journée de la femme :

https://pin.it/MJBSLGO

8.2.20, 00.00

et alii dit: à

Nonfiction.fr – Comment les pratiques des Drag Kings permettent-elles de révéler ce que vous appelez « le caractère artificiel, construit d’une naturalité masculine » ?

Luca Greco – Tout d’abord, les pratiques King montrent bien que la masculinité n’appartient pas à ceux qu’on peut appeler les « bio-mecs », mais qu’elle est quelque chose que chaque personne peut s’approprier. Ensuite, lorsqu’on se kingue, on questionne ce qu’on appelle communément le  » travestissement ».

Dans une conception « classique » du travestissement, on part du présupposé qu’il y a une base féminine ou masculine qui est donnée par l’enveloppe somatique. Et sur cette base sont ajoutées de nouvelles couches de masculinité ou de féminité. C’est une vision qui va de pair avec une idée du subterfuge selon laquelle, derrière les couches ajoutées, on présuppose un corps – un corps qui est fantasmé comme étant le corps « vrai ». En revanche, les pratiques de kinging permettent de penser le corps non pas comme une base sur laquelle on ajoute des couches, mais comme un ensemble multisémiotique, interactionnel et historique qui n’est formé que de couches de masculinité, de féminité, etc.

Dans les pratiques de kinging, ce sont les couches qui sont multipliées jusqu’à ce qu’on s’y noie. Lorsque j’ai pu assister à des performances de Drag King à New York, j’ai pu voir – à côté des performances classiques où l’on assiste, par exemple. à la mise en scène de l’homme d’affaire blanc – des performances dans lesquelles le spectateur ne savait plus qui performe qui et quoi. On n’est donc plus dans la vérité des corps mais dans la production de dissonances corporelles, de « piratage des codes ».
Le lien entre le langage, le genre et le corps
PAR Aron ARNOLD
https://www.nonfiction.fr/article-6042-le_lien_entre_le_langage_le_genre_et_le_corps.htm

rose dit: à

dissuader de voler). Dans les faits, des mesures supposées protectrices ont aggravé les risques.

x
Il doit y avoir des choses à proposer. Aggraver les risques, je le comprends comme une récidive.

Ce n’est pas réjouissant à considérer, mais il y a des gradations dans le mal subi.

N’est ce pas inhérent à chaque individu la gradation du mal subi ?

rose dit: à

Y a aussi Marbeuf. En Costa Brava.

et alii dit: à

ne affaire de harcèlement sexuel impliquant un éminent philosophe relance le débat sur la place des femmes dans l’université. Chaud, le débat.

L’affaire a agité le milieu universitaire américain pendant tout l’été. Colin McGinn, éminent philosophe du langage, a dû quitter ses fonctions à l’Université de Miami, fin juillet, accusé de harcèlement sexuel par l’une de ses étudiantes. Il lui aurait envoyé plusieurs mails contenant des propositions graveleuses. Il s’est défendu en invoquant sa connaissance supérieure des subtilités du langage, subtilités qui auraient, selon lui, échappé à sa jeune étudiante.
e scandale aura au moins eu le mérite de révéler un problème qui ne date pas d’hier. Dans les départements de philosophie, les enseignantes et étudiantes ont la vie dure. Tout l’été, les langues se sont déliées sur les blogs et les forums, pour dénoncer un sexisme ambiant. Face à ce déferlement, le «New York Times» a même choisi d’ouvrir ses colonnes à cinq femmes philosophes. Le constat est amer, et unanime.

«Les hommes vont devoir changer leurs habitudes»
«Aux Etats-Unis, seulement 17% des philosophes employés à plein temps sont des femmes», s’indigne Jennifer Saul sur son blog «What is it like to be a woman in Philosophy?» («Qu’est-ce qu’être une femme en philosophie?»). Diplômée de Princeton, elle dirige le département de philo de l’Université de Sheffield, en Angleterre. Elle a créé ce blog en 2010. «Je n’étais pas préparée à ce qui est arrivé: presque immédiatement, le blog a été inondé de témoignages de harcèlement sexuel.» Depuis, elle dénonce inlassablement l’impunité des collègues fautifs, qui agissent pourtant au vu et au su de tous, ou la complicité des institutions universitaires.

Car McGinn n’a pas tardé à recevoir des soutiens. A Harvard, Steven Pinker a écrit une lettre au département de philosophie de l’université de Miami. Avec emphase, il y déplore sa démission et affirme au nom de son département de psychologie que ce licenciement «est susceptible d’entraver la communication entre la faculté et les étudiants, l’ouverture et la spontanéité dont dépend la scolarité.»
Louise Antony, professeur de philo à l’Université du Massachusetts, doute dans le «New York Times» que le fait de considérer une conversation lubrique comme une faute grave constitue une menace pour l’enseignement. «Ne sommes-nous pas un brin catastrophistes ?», ironise-t-elle:

La réaction surchauffée de Pinker sur les événements de Floride est symptomatique de l’atmosphère d’anxiété masculine qui flotte dans les couloirs de l’académie. J’entends constamment des hommes stressés expliquer ce que « tout ce bazar » de règles contre le harcèlement sexuel pourrait avoir comme conséquences sur leur quotidien: « Je ne peux donc même plus dire à une femme qu’elle est jolie ? » J’ai entendu en salle des profs : « Gardez toujours la porte ouverte quand vous parlez à une étudiante, on ne sait jamais ce qu’elle pourra dire plus tard. »»
. A l’inverse, assure-t-elle, presque toutes les femmes dans la profession pourraient donner quatre ou cinq exemples de comportements grossiers de professeurs mâles, passés totalement inaperçus.

Quel est le vrai problème ici ? La véritable inquiétude des hommes vient du fait qu’ils vont avoir à changer leurs habitudes. Ils devront ménager ce qu’ils diront aux enseignantes et aux étudiantes. Ils devront réfléchir à deux fois avant de draguer de jolies doctorantes pendant les conférences. »»
Louise Antony conclut avec d’ironiques conseils donnés aux vilains garçons: regarder leurs collègues dans les yeux pendant une conversation, se renseigner sur les dégâts du harcèlement sexuel sur les étudiantes… «Quoi que vous fassiez, ne me dites pas que le coût de votre vigilance renforcée sera la perte de relations pédagogiques « ouvertes et spontanées ». Je ne gobe pas ça.»
Beaucoup d’entre nous ont fait l’expérience d’être questionnées par un voisin dans l’avion : « Que faites-vous dans la vie ? » (…) Quand je réponds que je suis philosophe, la réaction est régulièrement le rire. Une fois, j’ai demandé à mon interlocuteur pourquoi il riait, et la réponse fut: « Je vois les philosophes comme de vieux bonshommes barbus, ce que vous n’êtes pas ! Vous êtes trop jeune et trop jolie pour être philosophe. » Je suis sûre qu’il voyait ça comme un compliment, néanmoins j’ai arrêté de me déclarer philosophe.»
Le philosophe est-il uniquement cet homme de raison à la barbe de Dumbledore ? Rae Langton, professeur de Philosophie à l’Université de Cambridge, voit dans cette caricature un héritage historique: l’étude de la philosophie commence souvent par son histoire, laquelle s’ouvre avec Socrate bannissant les femmes gémissantes avant d’amorcer un véritable travail de philosophie. Il est tentant de voir dans l’héritage philosophique une filiation exclusivement masculine.
https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130909.OBS6076/etats-unis-le-ras-le-bol-des-femmes-philosophes.html

x dit: à

Rose, c’est bien parce qu’il n’est pas évident d’imaginer (quand on est quelqu’un de normalement constitué) les réactions des brutes et des criminels, et qu’il est donc difficile d’imaginer les conséquences imprévues de ce que l’on préconise sans doute avec les meilleures intentions (peines maximales), que je proposais cette comparaison (les effets du recours à la peine de mort pour dissuader de voler). Dans les faits, des mesures supposées protectrices ont aggravé les risques.

Ce n’est pas réjouissant à considérer, mais il y a des gradations dans le mal subi.

renato dit: à

Je ne risque rien, B., pourtant j’aimerais bien un épitaphe avec dedans « COVID-19 ». Incidemment, ce serait une belle occasion pour expérimenter deux phénomènes dont je seulement entendu parler : la maladie infectieuse et la mort.

rose dit: à

Le stade 3 n’est pas encore atteint, mais les autorités s’y préparent, car l’épidémie due au coronavirus poursuit son extension sur le territoire français. Samedi 7 mars, cinq personnes supplémentaires sont mortes du Covid-19, ce qui porte à 16 le nombre de morts, a annoncé samedi soir le ministère de la santé.
In le monde.fr

J’aime les enfants et les jeunes. Les pépés et les mémés.
J’aime cette époque et ses revendications extrémistes.
J’aime la sauvegarde programmée des enfants et que le maintien des personnages âgées à leur domicile devienne in the mood of love.
J’aime que la monstruosité des EHPAD qui consiste à se faire du blé sur nos anciens soit en voie de disparition.
J’aime que ce foutu bordel de virus soit directement branché sur le changement climatique.
J’aime que l’économie soit gravement perturbée et mon espoir entre un réequilibrage nord/sud est puissant avec l’écroulement absolu des bourses.
À l’exception des masculines, inventives quoique pas mal secouées.
Oui, je l’aime notre époque de tous les possibles, avec des hommes en mouvement, sensibles et respectueux..

B dit: à

Renato, je comprends que vous hésitez à prendre au sérieux le risque de contagion. Pour info, ce virus quand il tue , tue majoritairement les plus de 60ans.

rose dit: à

Et je vais ajouter, tiens, merde « supérieur ma bite »

(bon d’accord je sors. Vite fait, cette fois-ci)

Supérieure t’habite ? Mère.
La religieuse, Jacques Rivette, Anna Karina.

rose dit: à

Bien d’accord Clopine

Et d’abord, et avant tout, cet infernal sentiment d’être supérieur…

Supérieur mon cul.

Mon coccyx qui est du poulet. Alors que le boeuf, n’est ce pas ?

B dit: à

Clopine, c’est quel sex boy? Votre mari est il au courant? A nos ages on n’en fait plus rien même en loisir créatif c’est bof, mieux vaut encore un clair de lune à Maubeuge.

rose dit: à

Y aurait pas un Franck Leboeuf dans la liste ?

D. dit: à

C’est la journée de la femme. Dans 1h et 7 minutes.

D. dit: à

Deux types de pains depuis aujourd’hui dans les hôpitaux, des blancs et des bleus.

Clopine dit: à

Et je vais ajouter, tiens, merde « supérieur ma bite »

(bon d’accord je sors. Vite fait, cette fois-ci)

Clopine dit: à

« savoir ». Quand un mec de quarante ans présente sa bite à une gamine de treize, quand l’opacité des relations intimes sert à recouvrir des viols, et bien, moi je suis désolée, mais j’y vois comme une parfaite métaphore à ce que notre société fait subir à la nature.

C’est la même chose.

Imposer une hiérarchie. Plier le monde réel à la recherche de son plaisir.

Asservir.

Ca commence à nous revenir en pleine gueule aujourd’hui.

Mais ce sont toujours les mêmes mécanismes qui sont mis en oeuvre.

Et d’abord, et avant tout, cet infernal sentiment d’être supérieur…

Supérieur mon cul.

et alii dit: à

citation de P.Assouline (video)
« le fait de ne pas savoir, c’est ce qu’il y a de pire »

Clopine dit: à

Bien sûr, Rose, que c’est de l’humour « un peu sordide ».

Vous ne le trouvez pas « un peu sordide », vous, le monde ?

Où le fait d’être née fille vous vaut, au mieux, de ne pouvoir arpenter une rue sans risquer d’être abordée, siffler, bref, où vous ne pouvez jamais oublier que vous êtes une proie, et au pire, d’être vendue ?

Vous trouvez qu’il n’est pas sordide, le monde où nous vivons ?

Sans même parler de la condition féminine… Juste les rapports de pouvoir…

C’est « noble », d’après vous, Rose ?

Sincèrement, vous l’aimez, vous, notre monde ? Vous n’avez pas envie de le changer?

Parce que moi, bon dieu de bon dieu oui !! Oui, oui, oui, j’ai envie de le changer !!!

et alii dit: à

clopine, pour vous rafraichir la mémoire sur la toile:
La question des femmes : une impasse pour les philosophes [article]
sem-linkSarah Kofman
Les cahiers du GRIF
bonsoir

Patrice Charoulet dit: à

Que nul ne se dispense d’écouter sur YouTube « Pierre Assouli_ne, tu seras un homme mon fils », entretien du 7 mars 2020 , à propos de son livre sur Kipling.

Passionnant !

et alii dit: à

je voulais mettre mironton mais pour simplifier: boeuf en daube

Clopine dit: à

Ca devient n’importe quoi, ici.

C’est navrant.

Les filles commencent à causer. Ce devrait être enrichissant.

C’est navrant.

rose dit: à

» (Nicole Garreau) ne commente (presque) jamais cette chose un peu vulgaire nommée « actualité », vous le savez, mais elle est quand même étonnée que personne n’ait songé à rappeler que si l’on peut excuser monsieur Polanski sous prétexte qu’il n’est pas un mauvais cinéaste, à ce compte le ceusse lui-même aurait peut-être pu montrer précédemment un petit élan de compassion envers monsieur Manson — qui après tout n’était pas un mauvais chanteur.

Las !

Clopine désolée d’être aussi mauvais public. Savais Charles Manson à la tête d’une secte. Ne le savais pas chanteur.
C’est pas de l’humour un peu sordide là ?

rose dit: à

Et alii

Mironton ou miroton ?

Et le boeuf en croûte Et alii ?
Wellington.

rose dit: à

« non, je ne suis pas une victime, ni se vautrer dans ce statut détestable. »

Clopine dit: à

Rose, ceci, qui m’a fait sourire et que j’ai voulu partager (mais bon, ici, dans le genre « prendre son pied », on ne prend que le pied de la lettre, et encore, de manière venimeuse…)

Et allez, pour détendre l’atmosphère, je « copiecolle un message de Nicole Garreau, philosophe chez facebook :

» (Nicole Garreau) ne commente (presque) jamais cette chose un peu vulgaire nommée « actualité », vous le savez, mais elle est quand même étonnée que personne n’ait songé à rappeler que si l’on peut excuser monsieur Polanski sous prétexte qu’il n’est pas un mauvais cinéaste, à ce compte le ceusse lui-même aurait peut-être pu montrer précédemment un petit élan de compassion envers monsieur Manson — qui après tout n’était pas un mauvais chanteur.

Las ! Le sens de la répartie se perd décidément bien facilement, en ce triste monde. »

Perso j’ai trouvé ça super. Mais enfin… Soupir.

rose dit: à

x dit: à
« Mon message était un peu elliptique.
« Je vous laisse imaginer ce qui arrivera » : si le viol devient le seul crime irrémissible, le plus grave de tous, aussi grave que […] »

Ne sais pas imaginer cela.
Néanmoins, le viol me paraît gravissime dans l’échelle des crimes.

« Mais pourquoi n’évoque-t-on jamais l’effet sur les victimes de cet enfermement à vie dans le rôle de victimes ? (Y compris lorsqu’elles ont déclaré avoir pardonné.) Il me semble que c’est aussi une sorte de « double peine ». »

Sacrée question.

Crois qu’il n’y a que soi (Alexandre Barrico excédé) capable de dire et de gueuler « non, je ne suis pas une victime, ni se vautrer dans ce statut détestable.

Grosse question que la double peine.
In fine, la victime est toujours enterrée.
À éviter férocement.

Lucienne dit: à

Je me suis renseignée auprès de soit-disants ceux copains du Justin Crétin, les René, Marcel, Georges dit Jojo, Fernand, Roger, Émile dit Mimile, Arsène, Nestor dit Totor, Raymond… TOUS, je dis bien TOUS ceux de cette amicale ne veulent PLUS entendre parler de celui qui quotidiennement « foutait la merde grave » comme ils disent… depuis qu’il s’est fait VIRÉ
signé Lucienne

et alii dit: à

il me semblait bie, rose, qu’il y avait du boeuf mironton

et alii dit: à

clopine, hamlet vous l’a dit il faut être poli:
« comme moi aussi je suis poli je lui réponds « la mienne aussi »

rose dit: à

X

j’avais admiré sa capacité à évoquer l’ambiguïté (la grande absente du discours actuel)

Pas sûre qu’il y ait
systématiquement ambiguïté.

rose dit: à

J’ai eu le tort de mettre ici le post d’une certaine Nicole Garreau, une fille très intelligente et très provocatrice

Mais je ne l’ai pas vu Clopine !

Clopine dit: à

Hamlet, j’ai juste trouvé ça provocateur juste comme il faut.

Et j’ai pris ça pour ce que c’est.

De l’humour.

Mais évidemment, comme il faut être intelligent pour avoir de l’humour, forcément, ici, entre Christiane et Et Alli, forcément…

Aïe, quoi.

Clopine dit: à

MAIS ENFIN ROSE JE NE METS PAS SUR LE MEME PLAN MANSON ET POLANSKI !!!

Voyons…

J’ai eu le tort de mettre ici le post d’une certaine Nicole Garreau, une fille très intelligente et très provocatrice.

Il faut rendre à César(ine) ce qui lui appartient, voyons.

Ne nous fâchons pas, et tentons l’intelligence…

rose dit: à

hamlet dit: à
pour Clopine et le fait qu’elle mette sur le même plan Polanski et Manson ce qui me sidère c’est l’absence de réaction des autres.

à part renato qui a mis un lien pour montrer les bons gouts musicaux de Manson, alors qu’il ne mettra jamais les bons gouts musicaux des membres des brigades rouges.

c’est ce qui me fascine sur vous tous sur ce blog : je crois que vous êtes l’exact reflet de tout ce qui merde dans notre monde.

Si il y a bien une chose dont je n’ai pas besoin, c’est de leçon de morale.

Pas vu ce com de Clopine.

Et même si j’avais, c’est plus une tribune qu’un tribunal ici.

rose dit: à

Chantal

Sans lunettes, z’êtes encore géniale, bonne soirée

et alii dit: à

LSP VOUS INFORME QUE

PUBLIÉ LE7 MARS 2020
SM, pour « substantif masculin »

rose dit: à

Le boeuf Strogonoff, renato.

rose dit: à

Et alii
La L-sérine est le précurseur de la D-sérine, connue pour stimuler les récepteurs NMDA, essentiels au bon fonctionnement du cerveau et à l’établissement de la mémoire. Dès lors, en produisant moins de L-sérine, les astrocytes sont à l’origine d’une diminution de l’activité de ces récepteurs, ce qui entraîne une altération de la plasticité neuronale et des capacités de mémorisation associées.

Merci.
Et alii

Ma maman a écrit aujourd’hui « mes enfants m’ont abandonné », sur son petit carnet.J’ai rajouté le e final. Impensable d’une maman si féminine, aux souliers vernis.
Qu’il est loin le temps de la Camargue où nous nous perdions vers Beauduc dans les ménadres du Rhône.
Nous avons d’abord marché longuement en tournant en rond, dans le parc de 700 m² : ma mère vêtu de son anorak, vent frais même si soleil rayonnant. Jusqu’à ce qu’elle dise ça suffit, je suis fatiguée.
Elle a goûté, léger, bu citronnade. Sommes allées dans sa chambre number 3, sur sept, au moins un noté zéro.
Tous les codes ont été changé, j’ai déjà celui de l’ascenseur. De 0123, c’est passé à 9123. Très gros changement.
Repéré dans le parc par où sortir, appris hier aussi comment ouvrir le portail de derrière sans le code.
Je sais désormais comment sortir. On attend le blanc-seing de la juge.
Ma mère écrit « quelle solitude, je suis seule ».
Puis elle re-écrit : mes enfants m’ont abandonné.
Dans la chambre, nous avons travaillé au journal de bord, suggéré par l’orthophoniste pour travailler la mémoire, en attendant les nouvelles molécules.
Photos, étoiles, collage, écriture difficile.
Ma maman écrit son emploi du temps et le menu, qu’elle oublie et qui est de qualité. Que l’on retrouve sur un tableau.
Ce soir, elle a changé de compagnons de table.
Pourquoi ?
Plus au calme a’t’il été dit.
On ne sait rien.
Ça va.
Tout en craignant le stade 3.
Il n’y a pas de parole.

renato dit: à

Le bœuf sur le toit ; le bœuf dans le garage ; le bœuf en gelée ; le bœuf à la mode.

hamlet dit: à

Clopine précisez votre pensée : quand vous l’avez citée c’était pour dire qu’elle était à côté de ses pompes ou l’inverse ?

parce que ce n’est pas très clair dans votre commentaire.

Clopine dit: à

Euh, Hamlet, c’est point moi, voyez-vous. C’est une certaine Nicole Garreau, que vous ne pourrez point fréquenter, car elle a une sainte horreur de tout ce qui semble masculin, et frelaté.

Coup dans l’eau.

hamlet dit: à

pour Clopine et le fait qu’elle mette sur le même plan Polanski et Manson ce qui me sidère c’est l’absence de réaction des autres.

à part renato qui a mis un lien pour montrer les bons gouts musicaux de Manson, alors qu’il ne mettra jamais les bons gouts musicaux des membres des brigades rouges.

c’est ce qui me fascine sur vous tous sur ce blog : je crois que vous êtes l’exact reflet de tout ce qui merde dans notre monde.

Chantal dit: à

Hé oui Rose ;), comme je n’ai pas mes lunettes, ce doit être plein de fautes mon post, je saute dans ma jupe et viva la musica !

hamlet dit: à

quand un allemande poli me répond « bitte schön » comme moi aussi je suis poli je lui répond « la mienne aussi »

et alii dit: à

avec des noms, le rêve des bottomerdélien-ne-s à fixette non authentifiées
En effet, les traitements médicamenteux pour la schizophrénie ne fonctionnent que pour un certain nombre de patients. Les médecins ne peuvent pas prédire si le traitement fonctionnera de manière positive ou négative, c’est donc dans une zone d’ombre que les traitements sont donnés. Mais cela pourrait bien évoluer. « Maintenant que nous commençons à comprendre la biologie derrière ce trouble, nous espérons avoir un jour des approches de traitement plus informées et personnalisées », déclare Daniel Wolf, professeur agrégé de psychiatrie à Penn.

De nouvelles recherches seront entreprises dans l’avenir. Le but étant d’avoir des images encore plus précises de ces sous-types, et ainsi de mieux comprendre l’ensemble des causes de la maladie.

rose dit: à

Nota :
Du boeuf sur le toit, sommes passés au boeuf dans le garage.

hamlet dit: à

Clopine !!! j’ai vu votre commentaire où vous mettez sur le même plan les turpitudes de Polanski avec les crimes de Manson et son clan.

et le plus terrible c’est qu’il n’y a eu pratiquement aucune réaction.

ça s’appelle comment cette confusion morale ? quand on se mélange les pinceaux dans la hierarchie de nos jugements, que tout est BB (blanc bonnet et bonnet blanc).

c’est marrant parce qu’on retrouve la même confusion à un autre niveau avec vos : Court c’est Bergeret, lui c’est celui qui me harcèle, vos soupçons.

vous voyez du harcèlement tout autour de vous et en même temps un « présumé » viol et le fait de dégommer une famille entière pour vous c’est pareil ?

sérieux ça fait peur ! et cette abscence de réaction ? les autres ne réagissent pas parce qu’ils savent que ça sert à rien parce que vous êtes timbrée ?

et timbrée vous l’êtes vraiment !

et alii dit: à

et bien sur, pour les discutants qui oublient de lire les professionnels :
Dorénavant, il ne faudra plus dire cette personne est atteinte de schizophrénie, mais cette personne a « ce sous-type » ou « ce schéma anormal » de schizophrénie. En effet, des chercheurs de Penn Medicine ont découvert un second type de schizophrénie. Selon l’étude menée et publiée dans le journal de neurologie Brain, les chercheurs ont mis en évidence une différence nette entre seulement 60 % des personnes schizophrènes et les personnes « saines ». En effet, la schizophrénie est une maladie cérébrale qui touche les circuits neuronaux du cerveau. De ce fait, les tissus des personnes atteintes de cette maladie sont beaucoup plus petits que les personnes non atteintes.
je n’ai aucun avis et ne dis jamais schizo

et alii dit: à

D, moi, je ne fais pas de l’exercice illégal de la médecine et ne saute pas sur les hommes de l’art pour les interviewver,mais voilà qui est de votre ressort:
Publiées dans la revue Cell Metabolism, ces recherches issues de la collaboration de scientifiques du CNRS et de l’Inserm mettent en évidence le rôle clef que joue une voie métabolique dans les troubles de mémoire de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont par ailleurs constaté qu’un apport en acide aminé particulier, administré sous forme de complément alimentaire, permettait de restaurer la mémoire spatiale, atteinte de façon précoce chez les souris porteuses de la maladie.
Chez les souris modèles de la maladie d’Alzheimer, l’étude a montré que la diminution de la consommation de glucose par les astrocytes entraînait une réduction de la production de L-sérine, un acide aminé produit en grande partie par ces cellules dans le cerveau, et dont la voie de biosynthèse se trouve altérée chez les patients.

Chantal dit: à

Je reviens de la foire du livre, ambiance contrastée.

croisé Alexandre Barrico exténué ( sur le stand de l’institut culturel italien, il disait j’en ai marre! ). Comme je tenais sous le bras mon exemplaire de Soie datant d’avant l’Euro, encore libellé en FB , j’étais un poil gênée. Ne sachant que faire en attendant les débats divers, je me suis faufilée à la cantine et pour le prix exorbitant de 13 euros j’ai avalé un stoemp poireaux saucisse, bien décidée à ne pas m’incline devant la dictature tout aux légumes. A une table bancale près de la sortie exit, j’ai partagé une conversation intéressante avec deux couples de septuagénaires mosans. Il n’y aura bientôt plus que des vieux milliardaires au pouvoir « soupir ». Qu’est – ce que c’est que ses élections américaine avec une moyenne d’âge de 77 ans, franchement le fossé …Mais rétorquai-je ici en Europe on a quelques dirigeants jeunes : Charles Michel, Macron, Xavier Bettel, comme le 1er du canada. Grimace.
Je croise un groupe de gothiques piercés à longs cheveux qu’une lectrice surrexitée essaye de convaincre d’assister au débat entre Emmanuel Schmidtt et Amélie Nothomb, de loin j’entrevois un immense auditoire bondé au fond une créature fantastique coiffée d’une soucoupe noire, un végan sort brusquement et me bouscule, il dévore une carotte crue emballée dans du plastique. Alexandre Barrico a disparu, son éditrice sur les nerfs le cherche partout. Sur le stand Gallimard l’éternel Guy Gofette flanqué de sa dame bavarde assise sur la chaise de Ben Jelloun invisible à qui mieux mieux. Des oranges sur la table, spécial Maroc. Je me faufile jusqu’au pavillon marocain, ( au passage j’entends une fille dire : la fédération wallonie bruxelles n’a pas donné un centime, c’est le Maroc qui a dû débourser. J’admire un superbe manuscrit ancien enluminé mis en vitrine et prêté par la KBR, derrière un débat présenté par un bonhomme belge cossu qui organise des voyages au Maroc et sa femme du yoga dans le désert, je vois que certains spectateurs maghrébins font la moue aux 4 coins du stand voilé de gaze pour faire cosy. Je reprend ma balade nonchalante, ici un éditeur de BD se fait prendre en selfie avec son auteur venu pour dédicacer avec une sorte de pupitre en bois, plus loin le président du pen club belgique que j’ai vu rentrer avec sa sacoche pleine de livres de la collection Belgiques et de faire poser la pastille sur chaque exemplaire avant l’obligatoire gel liquide anti – cov 19, discute sur le stand quasi vide de l’académie royale avec un célèbre bibliophile. Je décide d’aller dire bonjour à un ami cartographe qui édite des livres de voyage, à voir sa tête de 6 pieds de long, j’hésite un brin. Puis le long d’une allée décentrée, j’avise un stand rigolo avec un vieux monsieur qui fait la démo de ses livres cartonnés perçés de trous pour laisser passer des doigts marionnettistes à travers le texte et les illustrations. Moment cocasse, plus loin un mur dressé d’ouvrages ww2, éditions normandes inconnues au bataillon, ce doit être un support à leur tourisme mémoriel.
Changement d’ambiance, Barrico enfin sur sa chaise, dans la file une dame âgée se plaint de ses rhumatismes, une autre s’indigne de son retard, une troisième en mini jupe verte et collants argentés le défend en italien volubile, arrivée devant lui elle le monopolise avec des grands gestes, il semble interloqué recule sa chaise et fini par signer à grands renfort de boucles. Devant moi un vieux monsieur manifestement fan de longue date se fait dédicacer tous ses exemplaires perso bourrés de feuillets et de post – its. Vient enfin mon tour, je glisse mon nom, puis m’en vais écouter les 2 zouaves de France Inter qui règlent leurs comptes avec Beigbeder absent, en feuilletant le journal offert par la foire, on apprend que dégouté par son image de jet seteur qui lui colle aux basques, il cuve un kir à son hôtel à quelques jets de pierre. Finalement cette petite escapade se termine de manière assez cocasse, je vois passer une charmante fille toute bouclée en espadrilles blanches et longue jupe fluide, derrière moi deux djeun’s en training barbe naissante confient ; « c’est la nouvelle super star de l’écriture française ». Je reconnais Leila Slimani. J’vous laisse, mon voisin fait un boeuf dans son garage, pas envie de manquer çà !

et alii dit: à

c’est vrai qu’on a déjà eu un fil sur les cris où j’ai cité PROUST
Longtemps dénigrés comme vociférations ou comme « grogne », les cris du peuple sont le bruit d’un champ de bataille politique dont l’enjeu est la reconnaissance d’une pluralité des paroles légitimes.
« Criez, et qu’on crie ! » : Neuf notes sur le cri d’indignation et de dissentiment
Christian Ruby

10 janvier 2020

La Lettre volée

112 page

rose dit: à

LA RDLme fait penser à l’histoire de l’homme qui se plaint de n’avoir pas dormi à cause du train:il entendait,disait-il,danke schon bitte schon danke schon bitte schon danke schon bitte schon danke schon bitte schon

Me le suis dit cela avant que vous ne l’écriviez.
Mais comment alors manifester notre gratitude ?

rose dit: à

Janssen JJ

Quant à la boîte

https://youtu.be/tnYPkmHkSRo

Laisser tomber le couvercle, si vous en êtes d’accord. La boîte alors serait ouverte.

et alii dit: à

pour les chercheurs imec:
Description physique : 147 boîtes d’archives ; 240 imprimés
Importance matérielle : 30,2 ml

Producteur de l’archive : Anissimov, Myriam

Clopine dit: à

J’ai envie de raconter l’histoire de mon neveu.

En laissant Rameau de côté, bien sûr.

Il me faudrait, enfin ce serait mieux avec un petit encouragement…

Quelqu’un qui aurait envie d’entendre raconter cette histoire.

Ce neveu, vous savez, celui à qui je « faisais tout gober », qui s’allongeait dans l’église, (et autres anecdotes, ah là là…)

Qu’est-il donc devenu, lui qui avait quasiment le même âge que moi ?

Ma mère était sa grand’mère. J’ai bien peur qu’elle n’ait été plus l’une que l’autre.

Est-ce l’origine du malaise ?

Va savoir…

(bon, j’admets tout-à-fait l’inintérêt total de cette histoire. Mais, sait-on jamais ?)

christiane dit: à

et alii dit: « mon amie, j’ai tant à vous dire, opératrice de charme, tant capable de respecter et découvrir mes travaux légitimes; ne vous empêchez pas de fantasmer ; projetez, multipliez vos projections tellement douces et sensées. Ah, Et Alii, que ferions-nous sans votre aimable présence ? Le monde serait si silencieux…

rose dit: à

et alii dit: à
la fontaine
Un homme de moyen âge,
Et tirant sur le grison,
Jugea qu’il était saison
De songer au mariage.
Il avait du comptant,
Et partant
De quoi choisir. Toutes voulaient lui plaire ;
En quoi notre amoureux ne se pressait pas tant ;
Bien adresser n’est pas petite affaire.
Deux veuves sur son coeur eurent le plus de part :
L’une encor verte, et l’autre un peu bien mûre,
Mais qui réparait par son art
Ce qu’avait détruit la nature.
Ces deux Veuves, en badinant,
En riant, en lui faisant fête,
L’allaient quelquefois testonnant,
C’est-à-dire ajustant sa tête.
La Vieille à tous moments de sa part emportait
Un peu du poil noir qui restait,
Afin que son amant en fût plus à sa guise.
La Jeune saccageait les poils blancs à son tour.
Toutes deux firent tant, que notre tête grise
Demeura sans cheveux, et se douta du tour.
Je vous rends, leur dit-il, mille grâces, les Belles,
Qui m’avez si bien tondu ;
J’ai plus gagné que perdu :
Car d’Hymen point de nouvelles.
Celle que je prendrais voudrait qu’à sa façon
Je vécusse, et non à la mienne.
Il n’est tête chauve qui tienne,
Je vous suis obligé, Belles, de la leçon.

C’était des vieux désirs, pour le pouvoir obtenir.
Cela a bellement changé, ah !

et alii dit: à

la même histoire :
Touriste à Berlin qui veut une chambre tranquille. Mais il est à côté d’un chantier et entend comme un bruit de machine: tchou, tchou, tchou… Le matin, il demande ce qui se passe. On détruit le mur de Berlin pierre par pierre. Mais ce bruit? Les Allemands sont polis: bitte schön, danke schön, bitte schön, danke schön… en se passant les pierres!

et alii dit: à

LA RDLme fait penser à l’histoire de l’homme qui se plaint de n’avoir pas dormi à cause du train:il entendait,disait-il,danke schon bitte schon danke schon bitte schon danke schon bitte schon danke schon bitte schon

rose dit: à

Etvalii

Le chef a un soirire de satisfaction et de bonheur sacrément réjouissant. Ça sent la victoire.
Merci pour Sergiu

et alii dit: à

musicalement, on dit les timbrées bottomerdéliennes, celle qui traitait l’autre de garce et celle qui joue avec les dindons, les BB

rose dit: à

« Écrire un poème, c’est comme être seul dans une rue si étroite qu’on ne pourrait croiser que son ombre.»
Mais ce qui est magnifique et bouleversant, c’est que, vingt ans après sa disparition, l’homme qui penche enfin se redresse.

Dans ses poèmes, il est debout.

Merci christiane

et alii dit: à

mais non, on ne devient pas , vous êtes déjà, avec quenotte , et vos pommes

et alii dit: à

christiane dit: à
allez voir vos amies , je n’ai rien à vous dire , calomniatrice et opératrice de haine, incapable de respecter et découvrir les travaux de chercheurs légitimes; vnul ne vous empêche de fantasmer; alors ça suffit vos projections ineptes

Clopine dit: à

Non, là, Christiane, quand même…

Euh…

Franchement…

Vous êtes toutes deux, à ce sujet, des BB.

(bonnet blanc, blanc bonnet)

Je me sauve, avant de devenir carrément…

Au fait, carrément quoi ?

christiane dit: à

Et Alii,
il est permis de faire moins long. J’ai l’impression que vous vous astreignez à produire ces pavés quasi-parfaits. Mais personne ne vous jugera si vous faites moins.
Je me demande si ça ne remonte pas à votre petite enfance. Est-ce que par hasard à la plage vous ne faisiez pas des pâtés parfaits à la chaîne que vos camarades démolissaient aussitôt ?

christiane dit: à

D dit: « Christiane, il est permis de faire moins long. J’ai l’impression que vous vous astreignez à produire ces pavés quasi-parfaits. Mais personne ne vous jugera si vous faites moins.
Je me demande si ça ne remonte pas à votre petite enfance. Est-ce que par hasard à la plage vous ne faisiez pas des pâtés parfaits à la chaîne que vos camarades démolissaient aussitôt ? »
Ne confondez-vous pas avec le Mamamouchisme de Et Ali ?
Sur la plage, je m’étendais sur le sable et je regardais la fuite des nuages quand le soleil ne m’éblouissait pas. J’aime étendre les mots, les étirer voluptueusement comme la couleur sur les toiles.
Vous, par contre, vous semblez souffrir d’une crainte de faire trop long. Pendant votre petite enfance, est-ce qu’on ne vous coupait pas souvent la parole ? ne vous disait-on pas : tais-toi ? Ou encore : mange ce qu’il y a dans ton assiette ! Tout ! sans rien laisser ?

Pour faire court, pour vous plaire, en ce printemps de la poésie, pour vous :
« Je ne sais pas ce qui est en cours, de quelle étude il s’agit, de qui, de quoi et jusqu’à quand. le monde est sous nos pieds, l’instrument dans la main, la rose dans l’étoile. Mais tout ça ne mène qu’à cueillir un coquelicot sur un talus. » (p.83)
Thierry Metz L’homme qui penche éd. Pleine Page

Et encore, par Jérôme Garcin – (Publié le 10 août 2017 à 10h19 sur le site BIBLIOBS) :

L’auteur, dont les éditions Pierre Mainard rassemblent l’œuvre poétique, s’appelait Thierry Metz. Il a mis fin à ses jours le 16 avril 1997.

Il avait 40 ans, un physique de demi de mêlée et une légèreté de feu follet. Autodidacte ayant appris à lire dans les bouquins des Chiffonniers d’Emmaüs, longtemps homme à tout faire sur les chantiers de terrassement (relire son admirable «Journal d’un manœuvre», Gallimard, 1990), père de trois enfants, dont l’un, Vincent, fut fauché, à 8 ans, par une voiture, Thierry Metz ne cessa jamais d’écrire.
Même devant une montagne de parpaings, une gâchée de ciment ou une futaie d’étais, il prenait le temps de célébrer «le travail de se simplifier» et «les gestes qui ont une âme», n’oubliait pas de «ravitailler la langue». Même à l’hôpital psychiatrique de Cadillac, où, en 1996, il se fit admettre pour combattre sa dépendance à l’alcool et à la neurasthénie, il continua de remplir le cahier de «l’Homme qui penche» (Editions Unes, 19 euros).
où l’on peut lire:
« Écrire un poème, c’est comme être seul dans une rue si étroite qu’on ne pourrait croiser que son ombre.»
Mais ce qui est magnifique et bouleversant, c’est que, vingt ans après sa disparition, l’homme qui penche enfin se redresse.

Dans ses poèmes, il est debout.

x dit: à

O.K. Renato.
D’ailleurs je ne nie pas les variations de « sensibilité » (au sens de « ressenti ») selon les époques et les normes du temps.
Ainsi l’autobiographie de Jenny Diski (écrivain qui était née en 1947) comporte le récit de sa défloration par un jeune soldat américain ; c’était un viol, mais sans violence supplémentaire ; si mes souvenirs sont bons : elle l’avait suivi librement, il ne lui déplaisait pas, elle était plutôt flattée de son désir, d’être vue comme une femme et non comme une gamine. Mais cela ne signifiait pas consentement à ce qui a suivi ; la maîtrise de la situation lui a échappé. Elle raconte comment elle est rentrée chez elle, est allée laver sa culotte et aussi qu’elle craignait que sa mère ne lise dans ses yeux, sur son visage ce qui s’était passé. Son récit disait un mélange de douleur et de fierté.
À l’évidence, il ne faudrait pas en faire une généralité (ni surtout traiter de « chochottes » ou d’hystériques celles qui ont vécu différemment ce genre d’expérience), mais j’avais admiré sa capacité à évoquer l’ambiguïté (la grande absente du discours actuel) autant que sa résilience, en me demandant si la focalisation sur le statut de victime n’aurait pas entravé cette dernière (la résilience).

et alii dit: à

LE CHEF D’ORCHESTRE roumain Sergiu Celibidache est décédé à son domicile parisien, mercredi 14 août. Il était âgé de quatre-vingt-quatre ans. Sergiu Celibidache était un mythe vivant. Il représentait l’intégrité musicale face aux « marchands du temple » qui rongent le monde de la musique. Né à Roman, en Roumanie, le 28 juin 1912, il reçoit un enseignement scientifique et musical dans son pays, avant de partir pour Berlin. En 1936, il s’inscrit à la célèbre Hochschule für Musik ; jusqu’en 1945, il est élève de Kurt Thomas (un chef et organiste spécialiste de Bach), de Fritz Stein et de Heinz Gmeindl. Il soutient une thèse de doctorat de musicologie sur Josquin des Prés (1440-1521), ce qui n’est pas banal à l’époque. Une grande énigme plane sur cette période de la vie de Celibidache et sur sa présence à Berlin durant la seconde guerre mondiale.

Juste après la fin de la guerre, le chef d’orchestre allemand Wilhelm FurtwÄngler, réfugié en Suisse, est interdit d’estrade par les alliés en attendant le jugement qui le blanchira des accusations portées contre lui , comme le sont de nombreux autres chefs d’orchestre allemands qui auraient pu diriger la Philharmonie de Berlin. Celle-ci échoit à Leo Borchard, qui mourra malheureusement très vite. Sergiu Celibidache hérite donc de cette formation prestigieuse, contre toute attente. Non parce qu’il est jeune trente-trois ans , mais parce qu’il est totalement inexpérimenté. A cette époque, les chefs apprenaient leur métier dans les petits Opéras de province, commençaient pas être chef de chant, répétiteur, avant d’accéder peu à peu aux grandes formations. Celibidache n’avait pas suivi ce parcours.

Les témoignages divergent sur l’aptitude du jeune chef à diriger à cette époque : certains musiciens affirment qu’il était déjà ce qu’il est devenu, d’autres qu’il ne dominait pas les partitions et qu’il était du genre échevelé. Le 17 décembre 1946, FurtwÄngler est lavé du soupçon de nazisme ; il remonte au pupitre le 25 mai 1947. Celibidache devient alors son assistant jusqu’en 1952. C’est l’époque où il publie les rares disques qu’il acceptera d’enregistrer au cours de sa carrière, et notamment une Symphonie classique, de Serge Prokofiev, où l’équilibre souverain de sa direction se fait jour (EMI). De cette période, quelques disques pirates ont été publiés, premiers jalons d’une carrière qu’il est possible aujourd’hui de reconstituer grâce à la bonne centaine d’enregistrements non autorisés en vente chez les disquaires.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1996/08/17/sergiu-celibidache-un-chef-exigeant-devenu-un-mythe-de-son-vivant_3721213_1819218.html

hamlet dit: à

Jazzi t’as raison ! droite et gauche ça veut plus rien dire !

l’important c’est d’avoir de la pelouse et des fleurs sur ls rond points !

allez les écolos… et les promoteurs immobiliers !

et alii dit: à

non, D, je n’aime pas « tout ce qui est psychologique » ,mais je n’aime pas les m’as tu vues

et alii dit: à

IL YA UN PORTRAIT DE CELIBIDACHE « la légende » sur libé, ça ce n’estpas les amie juives de cricri s’éclate (de haine)

D. dit: à

et alii qui aime beaucoup tout ce qui est psychologique ne me démentira pas.

D dit: à

Christiane, il est permis de faire moins long. J’ai l’impression que vous vous astreignez à produire ces pavés quasi-parfaits. Mais personne ne vous jugera si vous faites moins.
Je me demande si ça ne remonte pas à votre petite enfance. Est-ce que par hasard à la plage vous ne faisiez pas des pâtés parfaits à la chaîne que vos camarades démolissaient aussitôt ?

et alii dit: à

blablabla, lacricri, c’est vous, incapable de soutenir des travaux et des recherches professionnelles , pas de la lèche;
anissimov, je l’ai entendue, invitée à PARIS.

et alii dit: à

la dame cricri n’est qu’une usurpatrice en mal de domestiques, comme elle l’a dit sur ce blog;elle harcèle les femmes et les juives de préférence en croyant qu’elles sont incultes comme elle qui n’a aucun respect pour la mémoire et n’y connait rien:
à l’époque par les contemporains du conflit, parfois malgré eux. Gary le résistant, Celibidache l’indifférent (« Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles » pour reprendre la formule de Max Frich) et Samuel la victime. Les bourreaux nazis reviennent sans cesse au fil du récit, notamment les responsables de camps d’extermination.

et alii dit: à

anissimov
« Je n’écris pas sur le bien. J’écris sur la cruauté crue, parce que la seule réponse que j’aie jamais obtenue était cruelle et crue. Je ne suis pas une Juive moderne, qui a tiré un trait sur tout cela et l’a fait entrer dans l’Histoire. Je suis une ancienne Juive polonaise qui ne saurait se déposséder de son passé. »

christiane dit: à

et alii dit: « à la dame cricri:on sait madame… » et bla bla bla…
Ça y est, vous êtes encore en crise….
Bonsoir !

christiane dit: à

et alii dit: « JE CROIS QUE Anissimov ne parle pas de « schizophrénie»(ça c’est P.Assouline) »

Ecoutez, repère 14,20. Elle dit qu’il était schizophrène

et alii dit: à

à la dame cricri:
on sait madame que vousn’avez aucun intérepet pour les musiciens professionnels et que vous aimez vous éclater sur la RDL(cf votre scenario chaloux) et quant à la philosophie , c’est toujours une question de m’as-tu vuisme par les bottomersélien-nes;
pas anissimov (une juive comme par hasard!)
donc elle a raconté :qurLe second portrait est celui du chef d’orchestre roumain Sergiu Celibidache, rencontré grâce au musicien Emmanuel Moskowicz qu’elle fréquente alors. Le tableau qu’elle brosse de ce musicien, considéré comme l’un des plus grands chefs d’orchestre du XXe siècle et par ailleurs philosophe de la musique – inspiré par la phénoménologie de Husserl –, est marqué par le passage de ce dernier en Allemagne en plein Troisième Reich, où il exerça sans arrière-pensée : « Sergiu Celibidache est resté et il savait. De toute la guerre, il n’a pas quitté Berlin. »
c’est aussi sur non fiction,,mais vous, madame entre la calomnie bottomerdélienne et l’appropriation, vous défigurez tout selon votre libido malheureuse;
https://www.nonfiction.fr/article-10077-prisonniere-de-la-memoire.htm

D. dit: à

B., je vais vous faire une révélation : ce virus à été apporté par des extraterrestres dans le but de sauver la planète.
J’ai des preuves de ceka, et je prends certainement des risques en vous en parlant dinc je compte sur votre discrétion.

B dit: à

Hamlet, vous pouvez voir sur le site Arte, Épidémies,la menace invisible ( film de 2014) , bilan de l’état de la recherche sur les nouvelles contagions.

christiane dit: à

et alii dit: « JE CROIS QUE Anissimov ne parle pas de « schizophrénie »…
C’est possible…
Je viens de lire l’article du Monde. Cela précise la personnalité de cette femme pas ordinaire. Ne manque-t-elle pas de recul ? Elle semble s’être vraiment attachée à Romain Gary…
Je suis toujours gênée par ces tempéraments excessifs…

Jazzi dit: à

« un jour alors que je remarquais que vous penchiez plus à droite qu’à gauche vous m’aviez répondu d’une drôle de façon. »

Sans doute parce que je ne me pose plus cette question depuis belle lurette, B.
Dati de droite ou Hidalgo de gauche n’a pour moi plus aucun sens.
En revanche, qui est la plus crédible, la plus concrète, celle qui fera le meilleur travail au service des Parisiens, voilà seul ce qui m’importe…

B dit: à

souche de provenance animale se combine avec la souche humaine.

Je crois qu’à force de mutations au contact de l’homme le virus réussit à franchir la barrière des especes.

Lucienne dit: à

Justin Crétin, dites-nous vite, dans quels disques accompagnez-vous votre « ami » Tyner ???

hamlet dit: à

du coup l’animal n’est responsable qu’à 50%

x dit: à

Mon message était un peu elliptique.
« Je vous laisse imaginer ce qui arrivera » : si le viol devient le seul crime irrémissible, le plus grave de tous, aussi grave que le meurtre.

D’autre part, on nous enjoint, dans le cas du réalisateur, de penser aux victimes, à leur douleur devant les récompenses qui lui sont accordées. Mais pourquoi n’évoque-t-on jamais l’effet sur les victimes de cet enfermement à vie dans le rôle de victimes ? (Y compris lorsqu’elles ont déclaré avoir pardonné.) Il me semble que c’est aussi une sorte de « double peine ».

hamlet dit: à

autre point commun entre la grippe espagnole et aviaire : la génération qui a subi ce virus h1n1 était auto vaccinée contre le virus h3 mais pas contre le virus h1, c’est probablement ce virus h3 qui a muté en h1 au contact du virus d’origine aviaire n1.

la différence est que ce même virus qui a fait des millions de morts début XXè en aura fait beaucoup moins un siècle plus tard.

pourquoi ? parce que les victimes de la grippe espagnole ne sont pas morts de la grippe mais de surinfections bactériennes !

hamlet dit: à

« renato dit: à

Quelqu’un a lu Spillover*, de David Quammen ?

*débordement (virus qui affectent aujourd’hui les animaux mais qui pourraient à tout moment faire un saut dans les espèces — un débordement dans le jargon technique — et affecteraient l’homme). »

c’est pratiquement toujours le cas sauf que le virus ne fait pas « un saut » de l’animal à l’homme : la souche de provenance animale se combine avec la souche humaine.

si le virus faisait un saut l’humain se défendrait mieux contre lui.

c’était par exemple le cas de la grippe espagnole qui combinait la grippe H1 d’origine humaine avec le virus d’origine aviaire N1 : H1+N1 = H1N1 = exactement le même qui est ré apparu il y a une dizaine d’années.

si vous avez questions de virologie n’hésitez pas à me les poser !

et alii dit: à

d’ailleurs le monde rapporte:
https://www.lemonde.fr/livres/article/2017/05/11/myriam-anissimov-et-ses-trois-hommes_5125892_3260.html
Le romancier se montre tyrannique, capricieux, un mufle odieux. Mais une nuit, il abdique et fond en larmes. La tête posée sur les genoux de sa confidente, il parle de son père, des membres de sa famille liquidés par les Einsatzgruppen. « Tout me ramène à eux », souffle-t-il. Et tout ramène Myriam Anissimov à ce « temps des ténèbres ». Sa rencontre avec Sergiu Celibidache, maître de son amant violoniste et génie ambigu, l’entraîne à Munich, où elle se retrouve face à Josef Oberhauser, ancien SS Obersturmführer dans les camps d’extermination. « Un des assassins de mon jeune oncle Samuel Frocht, mais je ne le savais pas encore », note-t-elle.

renato dit: à

x, j’ai mis le souvenir de Char pour relativiser la question des accouchements en plein champs — on comprends qu’ils aient pu rêver que l’on trouve les enfants sous les choux —.

Pour Dati, accord avec vous : elle n’a pas trouvé la soupe faite.

et alii dit: à

JE CROIS QUE Anissimov ne parle pas de »schizophrénie »(ça c’est P.Assouline) mais de maniaco dépressive (on dit aussi bipolaire aujourd’hui,
ceci, non que j’ai un tiers avis mais en écho avec le billet et restituer un peu des propos des auteurs (Anissimov a été mariée à un musicien en Israel et a écrit sut celibidace (Sergiu Celibidache, naît à Roman1,2, mais grandit à Iași où il commence ses études de piano3 et étudie la philosophie et les mathématiques à Bucarest, puis à Paris, avant d’entrer à la Hochschule für Musik à Berlin de 1939 à 1945, travaillant auprès de Fritz Stein, Kurt Thomas, Heinz Tiessen pour la composition et Walter Gmeindl pour la direction d’orchestre, lesquels exercèrent une profonde influence sur lui. Parallèlement, il étudie à l’université Friedrich-Wilhelm, la musicologie, l’esthétique et la philosophie3,4. Il découvre Martin Steinke et les principes du bouddhisme Zen, qui auront toute sa vie une grande influence sur sa pensée3. En tant que musicologue, il a entamé, sans jamais l’achever (contrairement à une croyance répandue), une thèse de doctorat sur Josquin des Prés3.) »Casser l’élève (Celibidache) », in Jacques Drillon, De la musique, Paris, Gallimard, 1998.

renato dit: à

Elle est née à Sierre ou à Montana — Crans-Montana —.

hamlet dit: à

Paul McCartney n’a jamais pardonné Yoko Ono Chapman et je le comprends.

x dit: à

Oui Renato, c’était une autre époque. Où la mortalité non seulement infantile mais maternelle était élevée. Il suffit de consulter les registres d’état civil (j’ai un passionné de généalogie dans la famille) : en Savoie il était fréquent de voir les hommes se marier deux ou trois fois.
Et la fréquence des marâtres dans les contes de fées reflète sans doute une donnée de la vie quotidienne.

Et se pose la question : où s’arrêter dans l’invocation des précédents ?
Travailler dix ou douze heures par jour, six jours sur sept (pas de « semaine anglaise », pas de congés payés).
Faire travailler les enfants aussi.
Ce qui est « faisable » (par qui ? avec quelles conséquences ?) n’est pas forcément ce qui est souhaitable.

christiane dit: à

@et alii dit: « je remets un lien Assouline Anissimov  »

Merci infiniment, Et Alii.
J’ai pu cette fois écouter en entier l’entretien (Akadem)- que j’ai trouvé très drôle.
Myriam Anissimov** a un sacré tempérament ! Elle coupe sans arrêt la parole d’une façon intempestive à J-F. Hargouet*. (ce qui fait dire à Pierre Assouline, en fin d’entretien : « C’est bien avec vous deux on a l’œuvre et l’œuvre ! » se tournant alternativement vers elle et lui. Il est d’ailleurs un poids lourd dans l’entretien, ne se contentant pas de leur donner la parole mais relançant l’entretien par des questions importantes car il connaît bien, aussi, l’œuvre de Romain Gary.)
Myriam Anissimov porte un jugement sévère, disons passionné, sur l’œuvre de R.Gary, y trouvant « le meilleur et le pire » (rendement obligé dit-elle car il avait signé un contrat avec l’éditeur). Livres qu’elle trouve parfois « nuls » comme lorsqu’il voulait imiter Malraux. Elle semble partagée entre pitié et fascination, évoque souvent la schizophrénie de Gary, une maladie qui l’aurait rendu vulnérable, fragile, évoque leurs disputes à propos de ses fautes en Yiddish, d’autres nombreuses, des coquilles dans ses manuscrits dont Les racines du ciel. Fascinée, par cet homme désabusé qui accumulait des liaisons absurdes pour tromper sa solitude Elle le trouvait tyrannique, capricieux, un mufle odieux avec les femmes, raconte aussi qu’il se déguisait pour ressembler aux personnages qu’il créait dans ses crises d’identification, se baladant comme un acteur de théâtre, les yeux maquillés, les cheveux teints, rue du Bac.
Elle est hantée par la Shoah et trouve dans les romans de Gary de nombreuses traces de ses racines juives, du poids de l’Histoire.

De belles photos émouvantes passent sur l’écran. (Cela plaira à Rose.)

J-F. Hargouet est plus posé, très intéressant mais a eu beaucoup de mal à s’exprimer à cause de la volcanique Myriam Anissimov…
Dommage… j’étais intéressée par ce qu’il disait de l’amitié entre Gary et P. Teillard de Chardin. Je lirai l’essai (maintenant paru) Picaros et pédoncules – Romain Gary et l’en‑avant de l’Humanité selon Pierre Teilhard de Chardin (éd. Droz).
J-F. Hargouet défendait une idée à laquelle il semblait tenir selon laquelle les romans de Romain Gary contiendraient une méditation sur la question de l’avenir de l’humanité, visible dans l’angoisse et de l’espoir mêlés de ses personnages qu’il désignait sous le nom de « picaros » (Les Racines du ciel et Gros‑Câlin…)
L’amitié de Pierre Teilhard de Chardin, savant‑jésuite-poète, dans les années 1950, a dû être utile à Romain Gary rescapé des forces aériennes de la France libre, dont la famille avait été décimée par la Shoah et qui n’avait pu être au chevet de sa mère mourante.

Bel entretien, mais je n’ai guère porté attention à la question qui a provoqué l’entretien (le judaïsme), plutôt à ce que ces trois lecteurs de Romain Gary nous offrait de leur compréhension de ses livres et de l’homme qu’il était.
Merci encore, Et Alii.

*Jean-François Hangouët est également l’auteur de la biographie Romain Gary – À la traversée des frontières (Gallimard, 2007) et l’éditeur de la version complète du roman Gros-Câlin (Émile Ajar…)

**Myriam Anissimov est née en 1943 à Sierre Montana (Suisse) dans un camp de réfugiés. Deux ans plus tard, ses parents s’installent à Lyon. Toute sa famille – des Juifs polonais – a péri dans les camps d’extermination nazis.
Comédienne et chanteuse, puis grand reporter au « Monde de la musique », elle est journaliste culturelle dans plusieurs rédactions.
Elle est l’auteur de plusieurs biographies de référence (Primo Levi, Romain Gary, Vassili Grossman) et de plusieurs récits intimes, Primo Levi ou la Tragédie d’un optimiste – J.-C. Lattès – 1996) et de Romain Gary, le caméléon, Denoël, 2004).

renato dit: à

Quelqu’un a lu Spillover*, de David Quammen ?

*débordement (virus qui affectent aujourd’hui les animaux mais qui pourraient à tout moment faire un saut dans les espèces — un débordement dans le jargon technique — et affecteraient l’homme).

et alii dit: à

HUMOUR?
Vous soutenez dans votre nouveau roman, qui est une satire du monde des médias et des amuseurs publics, que nous sommes entrés dans l’ère du sarcasme et du ricanement. Pouvez-vous développer ce point de vue ?

En réalité, il y a vingt types d’humour et il est stupide de généraliser. Je ne peux parler que de mes goûts : j’aime le non-sens anglo-saxon, les dessins du New Yorker, l’humour noir de Charlie Hebdo (puni de mort par les islamistes),
Un entretien décapant et fou de Frédéric Beigbeder dans Le Figaro magazine

et alii dit: à

, Naepels voit dans la démarche de Simon, marquée par le recours aux archives, la discontinuité narrative et la mise en scène de la rupture, l’incarnation du « doute sur la possibilité d’un récit de l’expérience » ethnographique. Simon apprend à l’anthropologue à la fois à intégrer l’autre dans le processus de l’enquête et à « assumer sa propre position d’auteur de montage, de collage, de critique, autrement dit de travailleur et de créateur (et non de porte-parole) ». Si la lecture de Simon permet ainsi de mesurer l’importance d’une « exigence descriptive » dans la recherche, la référence à d’autres écrivains élargit l’intertexte littéraire de la réflexion anthropologique, à l’image d’un fragment de Sebald cité pour décrire l’effet de la violence ou d’un poème de Charlotte Delbo utilisé pour approcher le traumatisme de la guerre.
Dans la détresse : une anthropologie de la vulnérabilité
Michel Naepels

24 janvier 2019

Éditions de l’EHESS

136 pages

renato dit: à

Yōko Ono n’a jamais pardonné Mark David Chapman et je la comprends.

x dit: à

Deuxième remarque : quand je lis le message de Nicole Garreau relayé par Clopine je me dis que le monde est vraiment devenu fou.

J’ai vécu dans un pays extrêmement inégalitaire et violent, le Nigéria, où le vol (d’une voiture par exemple) était puni de mort.
Le résultat ? Pas la baisse du nombre de cambriolages ou de vols de voitures (à main armée) mais le changement de mode opératoire : on commence par tuer tout le monde pour ne pas laisser de témoins.
Je vous laisse imaginer ce qui arrivera, sans doute pas chez les heureux du monde, mais un peu partout ailleurs.

renato dit: à

« On me dira : ce n’est pas parce que UNE femme le fait que toutes seraient obligées. »

On m’a raconté qu’il fut un temps où les paysannes accouchaient dans les champs et se remettaient de suite au travail. Bon, c’était une autre époque — René Char se souvienne que sa mère tenait pour « légeres » — pécheresses — les femmes qui se lavaient.

et alii dit: à

. Appelant à établir des liens entre violence domestique et violence politique, l’auteur plaide pour une contextualisation de la vulnérabilité dans son environnement social, à l’échelle aussi bien individuelle que collective. Il s’agit, en d’autres termes, de mettre « à distance le langage de la souffrance et de la victimisation en insistant sur la subjectivité et l’activité des interlocuteurs ».

Si le terme même de « vulnérabilité » peut s’avérer problématique car il réduit les individus à la position de victime, on peut légitimement lui préférer ceux de « précarité » ou de « fragilité ». L’exposition au risque, observe Naepels, est une expérience à la fois singulière et commune, soumise à la variation et à la multiplicité des critères sociaux : « nous sommes toutes et tous vulnérables, mais nous le sommes très inégalement, avec des capitaux et des refuges très variables ». Dès lors,

https://www.nonfiction.fr/article-10207-ecrire-la-vulnerabilite-penser-lanthropologie.htm

et alii dit: à

Les compétences de cette patiente de 14 ans sont dans la moyenne, ou au-dessus de la moyenne, sur toute une série de tests standardisées évaluant le langage (vocabulaire, syntaxe, compréhension de la lecture). Elles sont cependant exceptionnellement élevées en phonologie et décodage des mots, dépassant constamment les compétences des enfants n’ayant pas d’anomalie de développement », déclarent les auteurs. « Le fait que les performances de la patiente lors de certains tests

PUBLIÉ LE05 MARS 2020
Les étonnantes capacités de langage d’une adolescente née sans cerveau gauche

soient supérieures à celles d’enfants au développement normal est extraordinaire au vu de l’étendue de sa lésion », ajoutent-ils. 
Et de préciser que contrairement à cette patiente, les trois enfants qui avaient subi un important AVC gauche en période périnatale, n’ont pas rattrapé leur retard d’acquisition du langage durant leur scolarité.
https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/
mais alors qu’est-ce qui leur manque aux bottomerdéliens ?

x dit: à

Première remarque : manifestement, tout le monde a oublié le merveilleux exemple donné par la candidate R.D. pour la LIBERTÉ des femmes de ne pas prendre de congé de maternité et de se présenter au boulot quelques jours après avoir accouché, en tailleur moulant et Louboutin aux pieds.

On me dira : ce n’est pas parce que UNE femme le fait que toutes seraient obligées.
Faux : dans une situation de concurrence de toutes contre tous et toutes, le précédent désigne les autres comme des feignasses qui n’auraient pas leur place à un poste de responsabilité.

Patrice Charoulet dit: à

MENACE DE MORT

Deux rappeurs, me dit-on, menacent de mort Pascal Praud dans l’un de leurs raps. Ma réponse est simple. Je prie le parquet de Paris de leur appliquer l’article 222-17 du Code pénal  , et de demander pour eux « 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. »
Nous avons toutes les lois qu’il faut.Reste à sen servir.

hamlet dit: à

la figure politique féminine de la fin du XXè siècle c’est Margaret Thatcher !

on se dit en la voyant que si la femme est l’avenir de l’homme ça nous promet des jours joyeux !

B dit: à

Jazzi, je me souviens qu’un jour alors que je remarquais que vous penchiez plus à droite qu’à gauche vous m’aviez répondu d’une drôle de façon. C’est pas un crime de voter, en revanche il faudrait faire comme les belges qui je crois sanctionnent les abstentionnistes. Imaginez le tollé que cela ferait, il y aurait des mois et des mois de palabres , liberté, expression, constitution, désobéissance civile , tout y passerait.

hamlet dit: à

le patron tape sur l’ouvrier, l’ouvrier tape sur sa femme, qui tape sur son gosse, qui tape sur le chat, qui tape sur la souris, la souris fait peur à la femme du patron ? elle se venge sur son mari, qui tape sur son ouvrier etc…

ainsi marche le monde !

hamlet dit: à

le piège serait que les femmes voient la femme maire ou la femme présidente ou la femme médaillée olympique ou la femme scientifique etc… comme une victoire de la cause féministe.

car ce ne sont que des « figures » que nous offrent le système ultra libéral, un système constructeur de « micro-victoires » dans un monde « macro-perdant ».

il ne s’agit que d’images jetées à la foule comme on jette des os à des chiens.

si les combats identitaires ont remplacé les combats de classes ce n’est pas pour rien.

la femme l’égale de l’homme ? dans ce contexte de luttes identitaires la femme ne peut être que l’égal de l’homme dominant ou de l’homme dominé, l’essenteil étant in fine de respecter cet ordre des dominants et des dominés !

je ne vois rien en quoi crier « victoire ! »

et alii dit: à

EXCLUSIF. Michel Fourniret a reconnu le meurtre d’Estelle Mouzin
VIDÉO. Entendu par la juge Sabine Kheris, le tueur en série, surnommé l’ogre des Ardennes, a avoué ce jeudi avoir tué la fillette âgée de 9 ans.

et alii dit: à

la fontaine
Un homme de moyen âge,
Et tirant sur le grison,
Jugea qu’il était saison
De songer au mariage.
Il avait du comptant,
Et partant
De quoi choisir. Toutes voulaient lui plaire ;
En quoi notre amoureux ne se pressait pas tant ;
Bien adresser n’est pas petite affaire.
Deux veuves sur son coeur eurent le plus de part :
L’une encor verte, et l’autre un peu bien mûre,
Mais qui réparait par son art
Ce qu’avait détruit la nature.
Ces deux Veuves, en badinant,
En riant, en lui faisant fête,
L’allaient quelquefois testonnant,
C’est-à-dire ajustant sa tête.
La Vieille à tous moments de sa part emportait
Un peu du poil noir qui restait,
Afin que son amant en fût plus à sa guise.
La Jeune saccageait les poils blancs à son tour.
Toutes deux firent tant, que notre tête grise
Demeura sans cheveux, et se douta du tour.
Je vous rends, leur dit-il, mille grâces, les Belles,
Qui m’avez si bien tondu ;
J’ai plus gagné que perdu :
Car d’Hymen point de nouvelles.
Celle que je prendrais voudrait qu’à sa façon
Je vécusse, et non à la mienne.
Il n’est tête chauve qui tienne,
Je vous suis obligé, Belles, de la leçon.

Jazzi dit: à

« Une femme,de plus mère célibataire et de surcroît issue d’une famille marocaine immigrée. »

Manquerait plus qu’elle soit lesbienne, DHH !
Quoiqu’il en soit, je voterai pour elle.
Je la crois la plus capable de remettre un peu d’ordre dans la gestion de Paris…

renato dit: à

paut > pEut

Clopine dit: à

Et allez, pour détendre l’atmosphère, je copiecolle un message de Nicole Garreau, philosophe chez facebook :

 » (Nicole Garreau) ne commente (presque) jamais cette chose un peu vulgaire nommée « actualité », vous le savez, mais elle est quand même étonnée que personne n’ait songé à rappeler que si l’on peut excuser monsieur Polanski sous prétexte qu’il n’est pas un mauvais cinéaste, à ce compte le ceusse lui-même aurait peut-être pu montrer précédemment un petit élan de compassion envers monsieur Manson — qui après tout n’était pas un mauvais chanteur.

Las ! Le sens de la répartie se perd décidément bien facilement, en ce triste monde.

DHH dit: à

@pour Clopine
Une évidence que les choses ont bien changé pour les femmes et pas seulement dans le droit mais dans les esprits : Qui a de grandes chances de devenir maire de Paris? Une femme,de plus mère célibataire et de surcroît issue d’une famille marocaine immigrée.
Impensable il y a 30 ans

et alii dit: à

sur diacritik
BAYARD
comment comprendre ce je qui agresse d’autres je en nous et voudrait le détruire ? Autant de questions que nous invite à comprendre Tolstoïevski, comme « tout grand écrivain, par les modèles ouverts qu’il propose ».

et alii dit: à

il n’y a pas de mal à fantasmer, mais de là à partager aux dépens de personnes qu’on dédaigne ! il ne faut pas abuser parce qu’on est bottomerdélien-ne!
ah oui, j’aime bien P.BAYARD (qui m’encouragea)

et alii dit: à

comme à l’ habitude,DHH SE TROMPE et parle de ses « fantasmes »

DHH dit: à

je pense que nous a eté donnée ici la liste des membres du comité de parrainage de « non fiction », pour que nous y découvrions le vrai nom de la personne éminente qui se cache ici sous le pseudo d’et alii

et alii dit: à

Personnellement, j’ai connu des femmesdéjà âgées(plus de soixante ans)qui n’ont cessé de chercher des hommes à elles et qui ont des relations maternantes avec hommes et femmes de manière insupportable, et pour ceux qui sont l’objet des ces relations, et pour l’entourage;c’est aussi ce qui se voit parait-il dans les maisons de retraite et y est encouragé

et alii dit: à

Pierre Assouline reçoit Myriam Anissimov et Jean-François Hangouet,
c’est le même lien déjà passé sur la RDL

christiane dit: à

renato nous offre « Les lettres manuscrites de Vincent van Gogh » en lien.
Merci. C’est un beau cadeau.

Giovanni Sant'Angelo dit: à



…il y a des exagérations dans l’économie social et politique, au moins en France, à vue d’œil.

…les autres pays je connais moins, sauf leurs libres dispositions de paradis fiscaux.

…tout va à l’état; du nationalisme sur les monopoles, et des industries noyautées par l’enseignement de connivences,…

…le plus, réside dans l’économie pour les industries, ou tout est fait pour fournir des élèves maniables à merci,!…

…indépendamment, comment voulez-vous vous mettre à votre compte, en tant qu’artisans de quoi que se soit,!…

…pour les jeunes, tout est bloquer, sauf passe-droit, avec des filières de travail délocalisées, ou d’autres astuces de travail des enfants,!…la misère, c’est l’état,!…

…des responsables comme des Brexit conservateurs, tout coule,…du moment que la caste des profits est sauf,!…etc,…
…à plus,!…

christiane dit: à

N’ayant pu ouvrir le lien de Et Alii sur Romain Gary (« Pierre Assouline reçoit Myriam Anissimov et Jean-François Hangouet, deux éminents spécialistes d’un auteur « mi-juif mi-schizo », j’ai relu ce billet de Kerwin Spire : « Comment vivre après Auschwitz ? Romain Gary et l’écriture de l’après (1946-1956) »

https://journals.openedition.org/diasporas/240?lang=en

dans lequel on peut lire de larges extraits de Tulipe Calmann-Lévy (1946) de Romain Gary et des pensées de Vladimir Jankélévitch sur L’Imprescriptible. Pardonner ? Le Seuil (1986).

Clopine dit: à

oui, jAzzi, et c’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile à faire. Je ne suis jamais parvenue à vivre de manière féministe à 100 %, et l’excuse « on ne peut pas vivre de manière féministe dans un monde qui ne l’est pas » ne tient guère à l’examen.

Oh, il était assez facile de rejoindre le MLF, de participer au café femmes « Adèle Blanc Sec », de parler dans les groupes femmes non-mixte, de soutenir les gays et de filer l’adresse du planning familial à qui en avait besoin…

tout ça, c’est juste du militantisme de base. Mais la vie quotidienne, là, par contre, c’est une autre paire de manches.

Certes, les garçons que j’ai fréquentés ont tous participé à ces interminables soirées où l’on parlait partage des tâches ménagères et soins à prodiguer aux enfants.

Mais justement. Moi, je n’ai jamais su rester « droit dans mes bottes », quand il s’agissait… D’enfants.

J’ai des copines qui l’ont fait, hein. Z’ont viré les pères. Ou ont imposé, même si le bien-être des dits-enfants devait en souffrir, leur indépendance avant tout.

Moi, hélas… Disons que j’ai, pendant la petite enfance du Clopinou, utilisé toutes les journées « enfant malade ». Que j’ai toujours capitulé sur ce terrain-là. Disons aussi que je n’arrive pas à être intransigeante, à ne « rien laisser passer ».

Disons que nous avons eu, Clopin et moi, quelques magnifiques engueulades sur ce sujet, et que j’ai souvent capitulé… A tort, ou à raison, va savoir ! En tout cas, la vie en couple, un projet comme « avoir un enfant avec », signifie forcément des compromis (à mon sens, hein), et si nous partageons les tâches Clopin et moi (je nettoie le frigo, il passe l’aspirateur, nous remplissons tous les deux le lave-vaisselle même si nous ne le faisons pas de la même manière, ce qui est source de conflits), si je suis bien sûre que Clopin est un homme qui s’empêche, si jamais je n’aurais pu vivre avec un phallocrate, il est vrai que la répartition des rôles est aussi genrée chez nous qu’ailleurs. BOn, peut-être moins, mais quand même.

A lui le potager, à moi la casserole. Le fait que j’adore cuisiner, et suis une piètre jardinière, tandis que Clopin ne sait pas empêcher le lait de brûler ni réussir une simple béchamel, mais par contre te me fait pousser de splendides poireaux et remplit le congélo de gigots fabuleux, ne saurait masquer ce fait…

Mais ce qui me console toutefois, c’est que Clopin et moi avons élevé Clopinou dans nos idées, plutôt que dans nos actes (et encore, nous ne sommes très certainement pas les pires dans le genre, puisque nous nous respectons l’un l’autre, m’enfin, soupir, quoi.)

Et ce qui me console encore plus de ne pas être à 100 % la femme que je devrais peut-être être, pour « coller » à mes convictions, c’est encore une fois la certitude que nos filles seront meilleures que nous, plus déterminées, plus inventives, plus puissantes et bien plus admirables !

Jazzi dit: à

La révolution féministe commence au présent et avant tout chez soi, Clopine…
Idem pour les homos !

Clopine dit: à

Ben ouais, Jazzi. Le conditionnel, comme son nom l’indique, pointe du doigt des conditions. Par exemple, une des conditions « pour que ça change » c’est que les hommes acceptent l’idée qu’il y a des résistances inconscientes qui se produisent chez eux. Et que, si « un homme, ça s’empêche », il conviendrait peut-être, avant de tomber à bras raccourcis sur des militantes qui se battent, de se désolidariser de tous ceux qui, précisément, « ne s’empêchent pas »…

Clopine dit: à

Et puis j’aurais cru, naïve que je suis, que les erdéliens auraient accepté le positionnement que je leur propose.

Entre ceux pour qui « la fin justifie les moyens », et donc sont d’accord pour que les féministes fassent pression pour déchoir des hommes illustres mais criminels, de manière à ce que les médias rendent compte, grâce à ces gloires-paravents, de leur combat. Et donc, in fine, le gagnent, ce combat…

Ou bien ceux qui estiment que, moralement, il n’est pas possible de justifier de tels moyens par une fin, même une fin qu’on estime « légitime ».

Ce sont les arguments de ces derniers que j’aimerais bien entendre. Euh, si possible autre chose que « ce ne sont que des louves hystériques », ou encore « jamais les femmes n’ont moins eu droit à la parole que de nos jours » (sous-entendu : puisque cette parole est confisquée par d’hystériques féministes en train de construire un ordre moral insupportable)

Parce que ça, franchement…

Pfouiii….

Clopine Trouillefou, louve hystérique comme les autres, même si elle n’a jamais bien su vivre en meute.

Jazzi dit: à

Vous êtes allé vous ressourcer à vos racines profondes, renato ?
Au risque de vous contaminer !

Que de verbes au conditionnel dans ton dernier post, Clopine !

hamlet dit: à

c’est d’ailleurs marrant de voir comment évolue les processus naturels : après une période de surpeuplement suivra une période de dépeuplement.

comme l’occident et la technique : avec l’évolution technologique, pour arriver à un parfait équilibre un pays comme la France devrait compter moins d’habitants aujourd’hui qu’il y a un siècle.

le problème est que les hommes aiment jouer avec le feu et les démographes ont fait croire aux gens qu’il fallait ouvrir les frontières pour repeupler le pays, et c’est comme ça qu’on coule pays économiquement.

par exmple si on regarde un pays comme l’Autriche en 1960 ils étaient 7 millions d’habitants aujourd’hui ils sont 8 millions ils vivent pénards : les prisons sont vides, les tribunaux ouvrent un jour par semaine, pas de délinquance, criminalité nulle : le parfait équilibre.

la France en 1960 45 millions d’habitants, en 2020 70 millions d’habitants !

cherchez l’erreur…

hamlet dit: à

oups : ce rythme « dans un siècle » les hommes ne pourront faire d’enfants, il faudra trouver d’autre moyens.

hamlet dit: à

Clopine sur le fait de vivre à crédit sur le dos de la planète je ne me ferai pas trop de soucis là dessus dans la mesure où le taux de fertilité masculine est en train de chuter à vitesse grand V.

à ce rythme les hommes ne pourront faire d’enfants, il faudra trouver d’autre moyens.

renato dit: à

Comme plat unique moins lourd que l’idée que l’on s’en fait, Jacques, avec un verre de Nebiolo, délicieux.

https://youtu.be/uBclxthZ-l0

hamlet dit: à

tournant anthropologique, révolution anthropo technique tout à fait ! Clopine a raison !

il suffit de regarder une série comme « the L. world » par exemple, impensable il y a trente ans.

les choses changent vite, très vite, trop vite diraient certains dans la mesure où cela ne se fera pas opposition réactionnaire !

au delà du mariage pour tous et de la possibilité de mise à place de dispositifs s’opposant aux lois naturels comme par exemple élever des enfants pour les couples homosexuels (ce qui dans la nature n’est pas vraiment possible) c’est juste le rapport de l’homme à la reproduction qui va marquer ce tournant anthropologique !

à savoir une séparation entre la nature de l’homme et la reproduction : possibilité de se passer aujourd’hui des hommes, et bientôt des femmes pour procréer !

si ça ce n’est pas une révolution anthropologique alors qu’on me dise ce que c’est !!!

mais ça ne se fera pas sans casse, Trump est le signe d’une réaction à ce processus, et il y aura d’autres réactions encore plus grave, des guerres, des révoltes, cette révolution se fera dans le sang ! comme toutes les révolutions.

Clopine dit: à

Ben, déjà, si TOUTES les femmes de ce monde avait la maîtrise de leur corps et de leur fécondité, la démographie mondiale pourrait peut-être être un peu plus raisonnable, les ressources pourraient peut-être être moins gaspillées par les uns (nous vivons à crédit sur la planète) pendant que les autres en manquent.

Le taux de fécondité des femmes au Burkina Faso était de 5,35 enfants par femme en 2016.

Je dis ça, je dis rien derechef, hein.

Jazzi dit: à

Ou aurons-nous débarrassé la planète bien avant ?

Telles sont les questions à se poser désormais !

sur ce, je m’en vais aller voir un film étrange…

Jazzi dit: à

L’homme deviendra-t-il l’avenir de la femme ?

Jazzi dit: à

Au haut Moyen Age, il existait aussi des cheffes de guerre !

Jazzi dit: à

Quel rapport entre l’état de la planète et la cause des femmes, Clopine ?

Jazzi dit: à

« Pierre Bayard, L’Enigme Tolstoïevski »

Quelle purge, de quoi vous faire détester la littérature !

Clopine dit: à

Jazzi, je ne sais pas si je le « crois », mais je l’espère, et si fort, et depuis si longtemps…

Et je pense que si l’ordre du monde doit changer, c’est maintenant qu’il faut s’y coller. Au train où nous allons, nous rendons la planète si malade que bientôt, nous ne pourrons rien faire d’autre que de la soigner, ou mourir avec elle.

Alors, grouillons-nous !

Et puis, si tu écoutes DHH, par exemple, tu dois admettre que, déjà, TOUT a changé pour les femmes. La contraception, la maîtrise de la fécondité : nos filles ne sont PLUS comme leurs mères. L’accession à la vie publique, à l’éducation, au travail salarié (je dis bien « salarié », hein, parce que travailler, ça elles l’ont toujours fait. Mais il faut garder à l’esprit qu’au moyen-âge, par exemple, il existait des ouvrières, des tailleuses de piere, des menuisières, qui avaient le même salaire que les hommes, c’est au moins ce que m’ont affirmé les compagnons de Guédelon…) TOUT a déjà changé.

Et ça n’est pas fini, ça non ! Je l’espère bien !

Jazzi dit: à

« vous conterai fleurette
et trousserai jupette »

Les sensitivity readers ne laisseraient plus passer ça, hamlet !
Ronsard, à la trappe !

et alii dit: à

Les correcteurs ne sont plus ce qu’ils étaient…
je ne suis pas, moi, un bottomerdélien, je ne veux pas manager

et alii dit: à

pour hamlet
Pierre Bayard
L’Enigme Tolstoïevski
à résoudre la question principale de toute réflexion sur le psychisme : pourquoi suis-je plusieurs ?

Ecouter Pierre Bayard sur France Inter dans l’émission Boomerang d’Augustin Trapenard.

Jazzi dit: à

Vous avez oublié « tu raconteS », et alii !
Les correcteurs ne sont plus ce qu’ils étaient…

JiCé..... dit: à

« A un moment, il faut arrêter de se payer de mots… » (JiBé, à propos de l’ânesse du Bray)

Assassin !!!

Jazzi dit: à

Pour l’humour, vous repasserez, et alii !

Jazzi dit: à

Des gnocchis au gorgonzola, c’est du lourd, renato !

et alii dit: à

toi qui est il faut ouvrir et étudier une grammaire

et alii dit: à

excuses sur Gary , c’était Bayard

et alii dit: à

. Par ailleurs, Romain Gary a également été un auteur décisif, pour ses engagements politiques comme pour son humour. Il n’est pas encore reconnu à sa juste valeur par l’université.

Jazzi dit: à

« en ce début du vingt-et-unième un tournant civilisationnel est en cours »

Tu crois à ce que tu raconte, Clopine ?

Mon patron est une patronne, ma maire est une mairesse et toujours pas l’ombre d’un changement civilisationnel en vue !
Et c’est toujours toi qui est aux fourneaux.
A un moment, il faut arrêter de se payer de mots…

hamlet dit: à

3j prédicat ? peu de gens le savent mais c’est un mot ancien, tiré d’un sonnet de Ronsard :
« ô ma mie aux belles nattes
allons ensemble au pré d’ici
vous conterai fleurette
et trousserai jupette »

comme natts ça collait pas avec le « pré d’ici » il l’a remplacé par le « pré d’icatte », ce qui donnait :
« ô ma mie aux belles nattes
allons ensemble au pré d’icatte
vous conterai fleurette
et trousserai jupette »

d’autres disant que c’est un mot franglais datant du 18è décrivant une méthode (dont on a perdu la trace) permettant de savoir le temps qu’il fera en fonction de l’endroit où se va coucher un chat : s’il se met à la fenêtre il fera beau, s’il se couche vers la cheminée il fera froid, une sorte de prévision météorologique avant l’heure : le « prédicat ».

renato dit: à

Nominal ou verbal, le prédicat ?

Clopine dit: à

JJJ, je crois que vous vous trompez en attribuant à Et Alii ce qui me revient : j’ai commencé mon trop long comm’, par « prenons comme prédicat ». J’aurais dû choisir le mot « présupposé », plus adéquat, mais bon, c’est ce terme « grammatical » et mal employé ici qui m’est venu.

Et Alii n’y est pour rien..

renato dit: à

Moment anthropologique.
Aujourd’hui gnocchi au gorgonzola, ce qui m’a pris la matinée.
Passé chez le paysan pour des pommes de terre vieilles — goûté une jolie prune distillée maison ; rentré chez moi, cuit les pommes de terre et « fabriqué » les gnocchi. Enfin, une matinée entre cour de ferme et cuisine.
Maintenant, un moment de répos avec un Martini, puis — pour 2 kg de gnocchi— je verserai ½ dl de lait dans la casserole et y ferai fondre 400 g de gorgonzola jusqu’à obtenir une crème épaisse ; vers 14 heures passerai les gnocchi à la casserole et tous à table.

Clopine dit: à

Jazzi, vieille blague : j’ai été embauché à Limoges, et on m’a limogé. J’ai travaillé à Vire, et on m’a viré. J’ai bossé, à Lourdes, et vlan lourdé.

Il est hors de question que je prenne un boulot à Castres.

Janssen J-J dit: à

Et Paul Watzlawick a suggéré de « comment faire vous même votre malheur » : coupez-vous Labite et répandez vos graines de grammaire à tous les vents. Meuh meuh.

Janssen J-J dit: à

@ Vu la longueur de ton commentaire,
… en bref, comme un « macro-pénis » (Céline)

NB (hurkt) / Pour deux Corona-virus achetées, une Mort subite offerte !

et alii dit: à

t la grammaire vous les avez trouvé ,vous ne l’avez pas trouvée chez vos copines ? Pourquoi?

et alii dit: à

Gregory Bateson, l’un des fondateurs de l’Ecole de Palo Alto, a mis en œuvre un projet sur l’humour dont les recherches ont été synthétisées dans l’ouvrage de William Fry (1963).

Janssen J-J dit: à

@ on va partir du prédicat suivant –

Un prédicat, etalii ?… Vite, un link pour les blaireaux, SVP
(On sait pas les chercher nous-mêmes),
Mercite.

Janssen J-J dit: à

@ ah mais faites la terre, la foldingo !

@ rôz (Rien ne rentrera plus jamais dans la boîte comme avant).
Vous supplie de nous dire comment on peut quand même essayer, sans trop nous faire de dégâts… Et moi, je vous dirai hal’ors comment et par où nous pénétrer la boîte sans crainte ni reproche, s’il vous en sied.

Jazzi dit: à

« allez les beaufs éternels »

C’est du sexisme, et alii !
Bonjour la nuance…
Vos enfants, vous les avez trouvé dans un paquet cadeau ?

Jazzi dit: à

« Jean Jaurès est né à Castres. »

C’est donc un castré, rose ?

Clopine dit: à

Jazzi, je faisais référence à la « dernière minute » du petit papier de Drillon, évidemment !

Jazzi dit: à

Les précieuses ridicules sont-elles des féministes ?

Ou bien ces termes désignent-ils seulement les testicules de D. ?

et alii dit: à

L’humour est-il un outil de management ?
Humanisme et Entreprise 2
Céline Bottega
sur la toile
ceux qui répondent « c’est de l’humour »aggravent leur cas de dominator

Jazzi dit: à

« nous sommes dans une période de silence pour les femmes… »

Vu la longueur de ton commentaire (pour dire quoi exactement ?), on ne s’en était pas douté, Clopine !

et alii dit: à

on vous informe seulement que vous ne savez ni lire ,ni vous servir d’un ordi, ni parler à quiconque et quele comédie narcissique et autres « tu es beau »a déjà été interprétée comme de la lèche au mieux, et au moins;votre question est de vous approprier sans en avoir l’air
pour humour et cruauté je lisais hier encore(…°)
bête et méchant , c’est encore français que je sache !allez les beaufs éternels,bonne journée entre vous; et qu’on ne vous entende pas trop

christiane dit: à

Janssen J-J,
une citation ?
« Équilibre souriant, l’humour opère comme un art de l’entre-deux où le sourire ne résout pas une tension mais fait entrer deux termes contradictoires en vibration, marquant l’acceptation joyeuse-amère de leur inséparabilité, la fusion du sérieux et du divertissement, de la sottise et de la dignité où la fille de ferme apparaît en Dulcinée, où Falstaff joue au prince et au vainqueur. »
(p. 105) – Henri Lopès, Le Pleurer-rire – éd. Présence africaine – 1982. (un roman, écrit avec humour, où le pouvoir des dictateurs africains des années 1980 rencontre le contre-pouvoir de la subversion ou du coup d’État…)

Henri Lopès répond à une question de Lydie Moudileno dans un entretien passionnant (https://journals.openedition.org/genesis/609), par ces mots :
« Un écrivain africain est naturellement tenté, afin, comme aurait dit Aragon, de «mentir-vrai», de traduire ou de transcrire, en français, en anglais, en portugais, ce qu’il pense ou ressent profondément « en langue ». Or, il y a un décalage de sociétés, de cultures. Faut-il expliquer, s’expliquer, se justifier, par des incidentes, des notes de bas de page, un lexique ? Or un roman sans opacité, trop bavard, devient ennuyeux. Un roman rempli de gloses est un roman raté ! On ne doit pas tout dire dans le roman, il y a beaucoup d’allusions. Or ces allusions sont-elles compréhensibles par des lecteurs vivant dans des lieux différents ? N’y a-t-il pas un risque de contresens ? Tels sont quelques-uns des débats intérieurs qui me rongent. Un écrivain africain qui ne se poserait pas ces questions court le risque de verser dans le fossé. Mais en même temps qu’est-ce que réussir son roman ? Je n’ai pas la bonne réponse à cette question. J’ai tendance à penser que l’originalité pour nous n’est pas dans l’originalité du sujet, mais dans une approche visuelle nouvelle, dans l’utilisation d’un ton nouveau. Prendre, comme disait Baudelaire, de la boue et en faire de l’or. »

Clopine dit: à

Bon, on va partir du prédicat suivant : Pierre Assouline (ou Jacques Drillon, ou tout autre vieil intellectuel sortant du bois germanopratin) est parfaitement conscient qu’en ce début du vingt-et-unième un tournant civilisationnel est en cours : les femmes luttent non seulement pour des droits identiques à ceux des hommes, mais encore veulent mettre totalement fin à la domination masculine, notamment là où elle est la plus criante : dans la sexualité. Dans les corps. Dans le rapport au monde de ces corps (se mouvoir, manger, parler, être pleinement maîtresse de ce corps).

Tous ces hommes très intelligents, très cultivés, savent fort bien que même les vieilles féministes (leurs compagnes, donc, au mieux ou les contemporaines tout du moins) ont toujours appelé ce changement civilisationnel de leur voeux.

Ils sont à même (les ayant sous les yeux) de relire les vieux numéros de « notre corps, nous-même » à ce sujet. Ils possèdent « du côté des petites filles » d’Elena Belotti. Ils ont vu le documentaire « pourquoi les femmes sont-elles plus petites que les hommes », de Véronique Kleiner. Bien sûr, ils peuvent citer, dans le texte, « le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir, et « la femme mystifiée de Betty Friedan. Ils y ont ajouté Benoit Groult, ont été faire un tour chez Elisabeth Badinter, sont remontés, sur ce sujet, à Sapho, Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand, et tant et tant d’autres. Ils ont regardé de plus près les tableaux de Frieda Khalo. Ils se sont bien aperçu que les tétons des femen ne sont pas des couteaux.

J’en passe, et des meilleures.

Comme ils adhèrent complètement à ce changement civilisationnel, comme ils ont très honnêtement examiné leur propre éducation, leur propre origine, qu’ils se sont remis en cause et décelé ce qui, chez eux, relevaient de l’acquis, ils ont adopté une démarche féministe. Oh, comme les filles dans ce cas, ils savent bien leurs failles, leurs manques. ILs n’ont pas envie d’asséner leurs pratiques comme d’autres exhibent des médailles : on ne va pas arriver à extirper des millénaires de rapports de domination, avec ce que cela implique de consentement inconscient, comme cela. Ils ne se fustigent donc pas et acceptent humblement d’être faillibles, ce qui ne les empêche évidemment pas de tous se lever, comme une seule femme, pour qu’enfin les choses bougent…

Donc, les voici, ces hommes de bien, et nous devons, mes soeurs, les écouter religieusement quand ils nous indiquent les dérapages que la recherche d’un nouvel ordre des choses occasionne.

(et chuuuut, hein, je ne veux pas entendre ne serait-ce qu’une petite voix suggérant qu’ils pourraient, pour une fois, la fermer, juste pour qu’on entende celles qui se sont tues pendant tant et tant de temps. Ca, c’est du mauvais esprit !)

Bref : ils ont raison de pointer du doigt ces dérives.

Comme ils ont la voix un peu éraillée d’avoir, auparavant et encore maintenant, par tous les moyens qui étaient en leur pouvoir, lutté pour la cause des femmes, comme ce sont de vrais militants dans le genre, comme ils ont, toutes ces dernières années, montré l’exemple, quoi de plus normal que de s’emporter, avec eux, de crier à la censure et à un nouvel ordre moral insupportable ?

Après tout, la censure est une atteinte insupportable à la liberté. Et nous, les femmes, qui ne pouvons même simplement marcher dans une rue sans devoir baisser les bras et faire attention à nos culs, nous sommes donc parfaitement à même de comprendre leur juste combat…

Oui, mais voilà. Comme le changement civilisationnel est en marche, comme il semble bien que les féministes soient en train de gagner un terrain disons considérable, comme leurs voix (« silencieuses », d’après certains, m’enfin moi je les entends ces voix, dès que j’écoute France Cul ou Arte, par exemple…) s’élèvent de plus en plus, pourquoi ces hommes intelligents ne posent-ils pas la vraie question, la seule qui permettrait, à mon sens, un dialogue entre eux-mêmes et celles-là, celles qui ont un cerveau, et tentent de s’en servir ?

Car la question qui est sous-tendue dans la réaction de ces hommes est tout de même valable. Circonscrite, mais valable. Plutôt que de hurler aux louves hystériques, pourquoi ne pas la poser CALMEMENT, cette réelle question ?

Peut-être parce qu’elle n’est pas identifiée clairement, en fait. Peut-être parce que les préjugés et les craintes inconscientes viennent-ils obstruer les jugements ?

Car cette question est très simple, en fait, et a déjà été posée à tant de reprises, pour tant d’occasions, depuis Machiavel…

Cette question, c’est : « la fin justifie-t-elle les moyens ? »

Et la réponse a toujours été : « ça dépend »

Réponse de normande, évidemment.

Quand un noir zigouille un esclavagiste dans une insurrection, disons Toussaint Louverture, tiens (encore que ce dernier soit bien ambigu, mais encore une fois, personne n’est parfait), est-ce que la fin justifie les moyens ?

Quand les français coupent la tête de leur ex-roi, est-ce que la fin justifie les moyens ?

Quand les féministes s’emparent d’hommes illustres, en réclamant qu’ils soient déchus, pour indiquer que la gloire ne peut plus servir de paravent au crime, la fin justifie-t-elle les moyens ?

On peut être pour, on peut être contre.

Mais c’est bien dans ces termes-là qu’il faut poser la question.

Car sinon, le doute, un bon gros doute bien épais, continuera toujours à peser : est-ce que ces hommes de bien sont-ils, au fond, d’accord pour que l’ordre du monde soit légèrement changé, oh, un tout petit changement ahahah, à savoir qu’on puisse commencer à envisager la possibilité de mettre à bas la première des dominations, celle de l’homme sur la femme …

Mais bien sûr, je dis ça je dis rien, et vais donc continuer à me taire, puisque, d’après Monsieur Drillon, nous sommes dans une période de silence pour les femmes…

rose dit: à

Et alii

Jean Jaurès est né à Castres.

JJJ

Eu égard à la désespérance des annonces en ligne viol et /ou covid 19, je comprends bien l’envie de s’inventer un miceo-pénis.
Prenez le bien.
Nous sommes nombreuses à vous aimer.
Toutefois, les faits sont têtus.
Rien ne rentrera plus jamais dans la boîte comme avant : c’est une grande chance.

Jazzi dit: à

« pauvres testicules ! »

D’où la rareté des mandarines, selon Jacques Drillon ?

Jazzi dit: à

Charlus, réveille-toi, ils sont tous devenus folles !

Jazzi dit: à

D., comme Désirée, ferait le bonheur des dames !

B dit: à

Une pompe à faire le vide ? Ça collapse, non? Voyez Jazzi les aliments emballés sous vide genre gesiers confits, pauvres testicules! D’un autre côté , plus personne pour vous les casser dans ce cas de figure.

Janssen J-J dit: à

@ D. On se doutait bien que vous aviez 41 ans, et que votre stérilité expliquait une bonne part de vos options idéologiques anti-natalistes. Moi je me les suis fait opérer pour devenir femme et ne m’en porte pas plus mâle. Vous savez, D., les micro-pénis, voilà ce que les femmes de #mee/too adorent aujourd’hui, ça es rassure. Croyez-moi, vous pouvez les approcher au lieu de garder vos distances. La nouvelle génération a bien changé ! Et c’est une grande chance, pour nous autres, les « nouveaux hommes ».

Jazzi dit: à

« ils sont descendus et remontés aussitôt, le 2 juillet 1978. »

Et on te les a enlevé avec les amygdales, D. ?

B dit: à

Ils ont eu peur de vous? Ou est ce par lâcheté qu’ils sont remontés se cacher ailleurs que là où il était prévu qu’ils s’installent? Avec la démographie plus personne pour regretter que la fertilité masculine soit décroissante. La décroissance non programmée causée assurement par le réchauffement climatique, des inventeurs planchent sur le slip rafraîchissant.

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