de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Il n’y a que la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse

Il n’y a que la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse

Serait-ce la naissance d’un genre littéraire ? Comme on se dit sagement qu’en cette matière on n’invente jamais rien, ou alors une fois par siècle, on se doute qu’il doit bien y avoir des précédents, même si celui qui nous vient le plus naturellement à l’esprit, Jérôme Lindon de Jean Echenoz, est assez récent (éditions de Minuit, 2001), ainsi que les évocations de la figure Jean-Marc Roberts, patron de Stock, par Philippe Claudel et Jean-Marc Parisis. Bizarre tout de même que d’autres titres plus anciens ne s’imposent pas spontanément à notre mémoire. A croire que l’hommage de l’auteur à son éditeur disparu est l’exception et non la règle. Peut-être que cela ne se fait pas. Faut-il y voir une marque d’ingratitude ou la confirmation que dans ce couple, l’amitié ne serait que de façade, circonstancielle.

Un bon moyen d’en juger serait que l’hommage ait lieu du vivant de l’éditeur, ce qui ne manquerait pas de le mettre dans l’embarras, mais tant pis. Sûr que J.B. Pontalis ne l’aurait pas permis. Disparu il y a un an, le jour de ses 89 ans, il fait aujourd’hui l’objet d’un tir croisé. Or les deux écrivains qui y paient leur dette  à son endroit y récusent tant l’idée que, celui qui fut également leur ami, n’était pas un père de substitution que leur dénégation a force d’aveu.

L’un et l’autre ont été parmi les auteurs les plus assidus de la collection « L’un et l’autre », éclatante tentative de renouvellement de l’art de la biographie sous la forme de vies brèves en miroir avec l’auteur, que J.B. Pontalis dirigeait chez Gallimard. Christian Garcin lui a donné quatre textes, et Jean-Michel Delacomptée, sept. Tant l’éditeur que l’ami sont au centre de Jibé (59 pages, 7 euros, arléa) que le premier des deux consacre à Pontalis. Dans ce vagabondage écrit au fil des pensées, que l’on devine sensible mais sans complaisance, émouvant mais dénué de la moindre mièvrerie, gouverné par l’esprit de la divagation, tout tourne autour d’un tableau d’Emile Friant qui figure d’ailleurs en couverture. D’où vient qu’en le contemplant sur les cimaises de l’ancien musée Fabre à Montpellier, il soit aussitôt renvoyé à son souvenir radieux ?photo_Pontalis

Cela ne s’explique pas. Le fait est qu’il parvenait sans mal à convoquer sa figure à partir de ce tableau. La vision des Lutteurs lui fit surtout comprendre qu’une commune hantise de la disparition et de l’apparition le liait secrètement à son éditeur depuis vingt ans que durait leur amitié affectueuse. Pas un autre père, il insiste, mais un ami cher en qui il reconnaît toutefois qu’il a vu au début le reflet d’un homme dont Pontalis fut l’intime à la création des Temps modernes, et que le jeune Garcin n’était pas loin d’idolâtrer : Jean-Paul Sartre. Il était l’homme qui a vu l’homme, mais cette illusion n’eut qu’un temps.

De tous les livres non pas édités mais écrits par J.B. Pontalis même, puisqu’il prit goût à sa propre écriture littéraire (et non plus seulement psychanalytique) vers la fin sa vie, Frère du précédent est celui qui a le plus marqué Christian Garcin, un livre dans lequel il évoquait un frère encombrant avec qui il entretenait des rapports conflictuels. C’est aussi le cas de Jean-Michel Delacomptée qui le reconnaît dans Ecrire pour quelqu’un (170 pages, 15,90 euros, Gallimard). Ce qui laisserait accroire que leur relation était plus fraternelle que paternelle, l’âge importe peu. Or cette poignante méditation sur la mémoire est largement consacrée à la figure de son vrai père, et cette juxtaposition des deux images n’en est que plus troublante. Le portrait  n’en est que plus fin : Giacometti l’eut-il sculpté en pied qu’il l’eut intitulé « L’homme qui charme ». Tout en sourires, courtoisie et intelligence.

A-t-on rêvé éditeur plus attentif et prévenant ? Pontalis était à l’écoute comme d’autres sont aux aguets. Il y faut une vraie générosité, d’autant que la sienne, flottante, limbique, était exempte de la moindre brutalité. Delacomptée étaient séparés par leurs origines et leur éducation Pontalis (l’un fils d’un représentant en librairie vivant en banlieue parisienne, l’autre fils de grands bourgeois industriels) ; mais ils se retrouvaient justement dans une même aversion pour les frontières, qu’elles fussent frontières de classes ou de castes. Rebelle aux catégories convenues, aux diktats des choix binaires et aux genres littéraires tranchés, l’éditeur favorisa à travers sa collection des récits en miroir gouvernés par une vision littéraire des choses d’une grande souplesse « et qu’on ne saurait perdre sans y perdre tout un art de vivre ». Une vraie liberté dans l’écriture. Elle était indispensable à Delacomptée, dont on n’a pas oublié les magnifiques tombeaux de Bossuet, Racine ou Saint-Simon, pour mettre à nu son obsession dans cet autre tombeau pour son père et pour J.B. Pontalis :

«… l’étrange et douloureuse survie en nous de ce qu’on souffert les défunts, comme si le temps n’existait pas, et qui va plus loin, plus profond, que la simple mémoire. Car on ne se souvient pas seulement : on continue de ressentir. (…) L’individu a disparu, sa trace matérielle demeure. Ce qu’ont souffert les aînés nous étreint dès qu’on y songe, comme s’ils vivaient et souffraient maintenant. Ils n’ont pas disparu : ils sont là. Preuve en est l’expérience commune, quand il s’avère impossible de parler d’eux sans que la respiration se crispe, que la voix se brise, et qu’éclatent les sanglots. Cet indicible qui nous submerge, c’est le temps qui ne s’efface pas ».

Le titre du livre de Jean-Michel Delacomptée le crie et le murmure : ce n’est pas vrai, on n’écrit pas pour soi, on écrit pour les autres et même, pour quelqu’un. Au fond, la vie de leur Pontalis ressemble à l’esprit qui anime les vies de sa collection (Christian Bobin en est l’incontesté best-seller) ainsi qu’il l’avait défini, « telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu’une passion les anime ». Ce sera le dernier livre publié sous cette livrée bleu nuit, il n’y en aura pas d’autre selon le voeu de son fondateur. Cela n’aurait pas de sens tant elle lui ressemblait. Elle se devait de disparaître avec lui.

A propos, « Il n’y a que la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse » est une phrase du Cendrars de la Prose du Transsibérien, citée par Christian Garcin et que Jean-Michel Delacomptée aurait pu reprendre. D’un ami disparu aussi, on peut se dire veuf, ou orphelin.

(« Sous le ciel » photo Ryan McGinnis ; « JB Pontalis » photo Mélanie Gribinski)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

948 Réponses pour Il n’y a que la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse

des journées entières dans les arbres dit: 6 mars 2014 à 0 h 58 min

Rencontre avec un poète.

« Les pages qui suivent peuvent être lues par tout le monde. Néanmoins un avertissement s’impose. Ces pages supposent une certaine connaissance de l’oeuvre de Blaise Cendrars afin de pouvoir en apprécier l’intérêt.
(…)
Moi, qui suis plus intéressé par la vérité que par la fiction, je ne cacherai pas que l’aboutissement de cette recherche a été une grande déception. C’est à partir de là que j’ai commencé à me méfier des mots qui pouvaient être infiniment trompeurs. Un écrivain qui décrit le monde sur sa feuille blanche pouvait donc mentir. Un peintre aussi, qui recompose le monde dans le silence de son atelier. Je me tournais alors vers la photographie qui, elle, s’évertuait à montrer le réel, tel que nous le voyons. Avec elle, au moins, un chat est un chat.

Je retrouvais là un des principes de base de la logique d’Aristote, le sage principe de non-contradiction : A est A et n’est pas non-A »

http://alain.rempfer.free.fr/sitear/cendrars/blaise_cendrars.html

lettres mes amours dit: 5 mars 2014 à 20 h 33 min

rencontre avec un père
« C’est à 16 ans que vous avez rencontré votre père…

M. C. : J’avais un besoin impératif de le rencontrer. Mon frère Rémy avait déjà fait la démarche, Odilon aussi. En 1936, je suis arrivée à Paris en auto-stop et je me suis rendue au petit Hôtel de l’Alma, avenue Montaigne, aujourd’hui disparu, où Blaise vivait à cette époque. Je l’ai d’abord vu assis à la terrasse du café, je me suis avancée, il a paru surpris. J’ai dit : « Blaise, je suis Miriam ». Nous avons beaucoup parlé… La relation a très vite été chaleureuse. Il a pris ma main dans la sienne, sa main gauche, sa main amie… c’était la caresse que j’attendais depuis mon enfance.
http://www.fondationlaposte.org/article.php3?id_article=904

lettres mes amours dit: 5 mars 2014 à 20 h 12 min

L’individu a disparu, sa trace matérielle demeure. Ce qu’ont souffert les aînés nous étreint dès qu’on y songe, comme s’ils vivaient et souffraient maintenant.
écrire que l’individu a disparu est rude quand même , parce que c’est à travers un individu et sa souffrance et ses protestations que ses aînés, parents et maîtres sont présents

lettres mes amours dit: 5 mars 2014 à 19 h 35 min

peut-être aurais-je dû présenter cette « interprétation » de temps différé avec le mot empreinte ?

lettres mes amours dit: 5 mars 2014 à 19 h 31 min

sur l’opinion très rude formulée par Kureishi sur ses étudiants : il ne prend pas en compte le temps et que l’effet de ce travail peut être bien ultérieur avec des déplacements : comme pour le travail avec un psychanlyste ?

lettres mes amours dit: 5 mars 2014 à 16 h 30 min

de ses étudiants avec lui: en a-t-il parlé à son psychanalyste , qui est connu !

lettres mes amours dit: 5 mars 2014 à 16 h 27 min

« A lot of my students just can’t tell a story.
pêut-être est-ce le cas pour SES étudiants : il serait intéressant de confronter les opinions et avis de différents professeurs-écrivains , de différentes origines .

des journées entières dans les arbres dit: 5 mars 2014 à 8 h 04 min

tweet
«  »Sceptique ontologique ». Ainsi l’intellectuel Jean-François Revel est-il ramassé par son biographe Philippe Boulanger  »

c’est en cherchant dans ma bibli, sans le retrouver, peut-être l’ai-je donné- ce petit livre  » le moine et le philosophe » ou la conversation d’un père et son fils, que j’ai trouvé- sur la toile- des considérations sur le beau temps.
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/393901/le-moine-et-le-philosophe

lettres mes amours dit: 4 mars 2014 à 19 h 26 min

l’info pour erdéliens titulaires
Concours : «Moi, je suis un grand cynique!»
Brève – 20/02/2014 (80 mots)
Le Magazine Littéraire lance, en partenariat avec le Cercle des nouveaux écrivains, un concours sur le thème du cynisme.Concours : «Moi, je suis un grand cynique!»
Brève – 20/02/2014 (80 mots)
Le Magazine Littéraire lance, en partenariat avec le Cercle des nouveaux écrivains, un concours sur le thème du cynisme.

lettres mes amours dit: 4 mars 2014 à 19 h 09 min

à son image pour  » Cela n’aurait pas de sens tant elle lui ressemblait. Elle se devait de disparaître avec lui. »

lettres mes amours dit: 4 mars 2014 à 19 h 01 min

« à son image » et cette « formule » est en harmonie avec la question de sa mort le jour de …son anniversaire, alors qu’il n’ignorait pas les élaborations théoriques d

lettres mes amours dit: 4 mars 2014 à 18 h 38 min

l’étrange et douloureuse survie en nous de ce qu’on souffert les défunts, comme si le temps n’existait pas, et qui va plus loin, plus profond, que la simple mémoire. Car on ne se souvient pas seulement : on continue de ressentir. (…)
aller plus loin a été le leitmotiv de certains ; plus loin que Foucault, plus loin que Levi-strauss, plus loin que Lacan, plus loin que Freud! « pour aller plus loin » est devenu le nom de la suggestion proposée par des articles critiques.
pour moi, ça sature , maintenant , ces formules.

lettres mes amours dit: 4 mars 2014 à 14 h 29 min

nul n’est tenu de déclarer , pour envoyer un commentaire, s’il a fait une ou plusieurs tranches de psychanalyse, et les « identités »-orientation sexuelle y compris , affichées de leurs psys

lettres mes amours dit: 4 mars 2014 à 14 h 15 min

trêve de naissances et de parrains! de marraines*(?) une agonie discutée dans le monde
Par ailleurs, la prospérité de cette notion ne serait-elle pas le signe supplémentaire de l’agonie d’une certaine ère analytique ? L’approche de soi et des autres est plus biologisante, parfois plus superficielle aussi (comme nous y invitent certains réseaux sociaux). N’y aurait-il pas un peu de tout cela dans la grande victoire du PN?Par ailleurs, la prospérité de cette notion ne serait-elle pas le signe supplémentaire de l’agonie d’une certaine ère analytique ? L’approche de soi et des autres est plus biologisante, parfois plus superficielle aussi (comme nous y invitent certains réseaux sociaux). N’y aurait-il pas un peu de tout cela dans la grande victoire du PN?Par ailleurs, la prospérité de cette notion ne serait-elle pas le signe supplémentaire de l’agonie d’une certaine ère analytique ? L’approche de soi et des autres est plus biologisante, parfois plus superficielle aussi (comme nous y invitent certains réseaux sociaux). N’y aurait-il pas un peu de tout cela dans la grande victoire du PN?Par ailleurs, la prospérité de cette notion ne serait-elle pas le signe supplémentaire de l’agonie d’une certaine ère analytique ? L’approche de soi et des autres est plus biologisante, parfois plus superficielle aussi (comme nous y invitent certains réseaux sociaux). N’y aurait-il pas un peu de tout cela dans la grande victoire du PN?Par ailleurs, la prospérité de cette notion ne serait-elle pas le signe supplémentaire de l’agonie d’une certaine ère analytique ? L’approche de soi et des autres est plus biologisante, parfois plus superficielle aussi (comme nous y invitent certains réseaux sociaux). N’y aurait-il pas un peu de tout cela dans la grande victoire du PN?
*relu ce matin des pages de C.Simon sur la description chez Proust sans oublier son diagnostic sur les femmes (des emmerdeuses!) confié à sa biographe

renato dit: 4 mars 2014 à 8 h 01 min

D,

comme précédemment dit, il s’agit d’une pâte à tartiner, f., puisque ce n’est pas un pâté ; puis, en it., c’est-à-dire dans la langue-fée qui accompagne le produit depuis sa naissance, c’est f. — vous avez sans doute observé, je suppose que le mot finit en “a”. Donc, Dédé, votre usage et rien du tout, pour moi, ça revient au même…

BàV, r

Le chat dit: 4 mars 2014 à 0 h 18 min

Polémikoeur. dit: 3 mars 2014 à 20 h 33 minZérocarbonàcompensément.

Carbone 14, Yeah !.

Le chat dit: 4 mars 2014 à 0 h 08 min

Paul Edel dit: 3 mars 2014 à 18 h 22 min
Sur le Bolg de Sophie,,
à sa place il eut été meilleur !.

Saint-Claude dit: 3 mars 2014 à 23 h 30 min

délimité par la nature

Un peu comme pour la pipe, au-delà d’une certaine limite votre ticket n’est plus valable.

D. dit: 3 mars 2014 à 23 h 22 min

Vous avez tout à a fait raison, Thierry.
A présent il vous reste seulement à démontrer que le Jura est délimité par la nature.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 mars 2014 à 23 h 11 min


…arrivé à manger,…de tout , même choisir notre instruction suivant nos pertinences,…
…c’est de l’art,…
…surtout, pour arriver à gagner trop sa vie!,…garder le frein des envies encore intact,…

…combien de sacrifices et de douleurs, j’ai pu voir sur des proches à tout les niveaux,…
…ou les cigarettes, le sucre de trop, les pâtes de trop,…etc,…Oui,…besoins liés au travail continuel,…Oui,…
…et, pourtant, tout de suite ou après,…pourquoi faire!,…le sort en est’il jeté,…par l’économiste qui se les roule, derrière son fauteuil,..les bottes sur la table!,…etc,…

Sergio dit: 3 mars 2014 à 23 h 09 min

TKT dit: 3 mars 2014 à 22 h 55 min
le Jura, lequel est autant en Suisse qu’en France.

Vers Mouthe il y a des coins où il peut arriver que l’on passe involontairement de l’un à l’uutre, par routes goudronnées s’entend. C’est pas la Grande évasion…

Chilie dit: 3 mars 2014 à 23 h 07 min

TKT dit: 3 mars 2014 à 22 h 55 min

T’es qu’une burne TKT.
Tu n’es capable d’aucune remise en cause , ou tu ne sais pas lire, ou plus certainement tu ignores de quoi tu parles.

TKT dit: 3 mars 2014 à 22 h 55 min

JC et sa Courbe de niveau dit:3 mars 2014 à 22 h 09: Je n’y suis pour rien, mais la Patagonie est des deux cotés de la frontière. Voyez vous, Ducornaud, un peu comme le Jura, lequel est autant en Suisse qu’en France. Cela passe dans votre cervelle de troll ? Bien entendu, vous pouvez contrôler sur google map. Vous êtes aussi tordu que D.bile, le plaisir de dire le contraire, pour se montrer hélas, non plus (+) instruit, mais à la limite possible de la bêtise… Vous n’avez peut-être pas bien réfléchi, mais demander à une région délimitée par la nature, de respecter les frontières politiques, JC, c’est impossible, même pour vous. Allez, je vous souhaite une nuit exécrable

renato dit: 3 mars 2014 à 22 h 48 min

Ça dépend toujours du point de vue, des journées (ce qui semble fuir l’intellectuel lambda de fabrication… disons… latine) — et cela pour n’importe quelle vue — or, je ne prends jamais de notes en regardant un paysage…

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 22 h 41 min

renato dit: 3 mars 2014 à 22 h 27 min
Oui, enfin, là où vous allez, c’est milkiway. Bien bourratif.

A. Resnais est bien allé à Hiroshima. C’est d’ailleurs étonnant. Comme pour ainsi dire, Duras à Nevers; Et Resnais, irradié.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 mars 2014 à 22 h 34 min


…en arrivé à ce point d’incertitude des valeurs, comme nous y somme porter malgré nos dispositions à aimer son prochain comme soit-même!,…et, Alors!,…

…un bon livre,…qui me fait rire,…par le contraste à travers le temps des valeurs porter par la série  » les maîtres de l’amour « ,…

…le Livre d’Amour des Anciens, Paris,…
…bibliothèque des curieux MCMXXVII , 1927.

…les Dieux parlent entre eux,…on cite même une Daphnée en plus,…Non,…Dallas ,n’y est pas cité,…Pallas,…peut-être,…
…vivre au moins avec trois jeunes femmes,…il faut planté dans le vif,…les orangers,…les chèvres,…et l’épouse, à enfants, et la concubine pour les urgences,…et l’autre,…

…un film,…une autre démocratie pas passée par la casserole de l’histoire,…
…comment somme nous arriver si,…Oui!,…si,…au moins si mesquin dans nos mentalités du judicieux à l’emporte-pièces,…etc,…moi-aussi,…
…ou vais les mètre en notre temps de crise,…etc,…

renato dit: 3 mars 2014 à 22 h 27 min

Évanescence des idées de voyage, des journées : mieux vaut un après-midi d’été à San Leonardo al Lago qu’une longue suite de frissons par écrivains interposés… puis si on arrive à arriver plus loin, tant mieux…

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 22 h 21 min

Renato, je relis votre comment 193319.
So watt.
Vous êtes allé en Patagonie ?
Ou vous avez pris un train qui n’est jamais parti de la Chaux-de Fonds ?

Courbe de niveau dit: 3 mars 2014 à 22 h 09 min

« en Argentine qu’au Chilie »
vontraube

Les leçons de Géo du père Thierry.
Dire que nous avons eu MàC, la vie est parfois difficile.

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 22 h 06 min

Renato, pourriez-vous me précisez de quel jour, quelle heure est ce comment 193319 ?

renato dit: 3 mars 2014 à 22 h 03 min

Vous n’avez rien de mieux à faire ? En tous cas, puisque il s’agit d’une pâte (f.) à tartiner, je préfère mon arbitraire à l’autre…

Révélation dit: 3 mars 2014 à 22 h 03 min

Onéné tu divagues.
T’es pour, t’es contre, tu sais pu.
Ton seul truc c’est de cracher sur Paul Edel et Court, tout ça par vanité, parce qu’ils ont touché à ton sale petit ego.
Chaloux a raison, t’es un pauv’ type.

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 22 h 01 min

renato dit: 3 mars 2014 à 21 h 53 min
comment-193319,soit. Quel jour, quelle heure ?
Que je puisse m’excuser d’une redite.

renato dit: 3 mars 2014 à 21 h 48 min

Traube, je parlais d’une tranche de forêt noire… vous voyez, comme noyer sa tristesse dans la Nutella mais en mieux…

TKT dit: 3 mars 2014 à 21 h 42 min

@ Renato: La patagonia (le patagonie francophone est assez moche, et pour les habitants, patagon semble être une sorte d’insulte*), c’est ainsi qu’est nommée une région qui se trouve tout autant en Argentine qu’au Chilie. Une région qui va loin vers le sud, traversant des régions froides, mais aussi montagneuses, avec des lacs et des cimes enneigés. Ce ne sont pas seulement des mornes plaines, rappelant les paysages souvent chillants des USA. Je n’y suis jamais allé, mais je sais, qu’on y trouve aussi des paysages magnifiques. Voir dans la Patagonie, per se, des paysages tristes, me semble bizarre. Pour ce qui est de la Forêt Noire, je la connais assez bien, c’est souvent, mais pas partout, des forêts vraiment sombres, des lacs tristes, bref si on ne voit pas aussi loin que dans les plaines patagoniennes, ce sont aussi des endroits à attraper des coups de cafard. Un petit plus, pour la Schwarzwald, on y trouve une hôtellerie de premier choix et plusieurs étoilés au Michelin.
Question paysage triste, le Walensee est pas mal non plus, l’avantage, cela se traverse en quelques minutes, en automobile.
« Il n’y a que la Patagonie, qui convienne à mon immense tristesse », c’est une fort jolie phrase. Mais franchement, quand on survole la Sibérie et la Mongolie, on a franchement pas envie de se retrouver au sol. Pourtant, j’ai vu des films sur la Mongolie, en été, cela semble magnifique.
* Un commentateur nous signala, avoir un arrière-grand-père Patagon, on imagine un cavalier lourdaud accompagnés de quelques bovidés maigres.

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 21 h 21 min

« Un homme curieux, facétieux, ouvert à tout »

Où serait le mal ? Voyons ça. (Renato)

Même en s’y mettant à deux, Popaul Edel et Court ne parviennent pas à concevoir qu’Alain Resnais ait été AUSSI d’un tempérament facétieux ni qu’un esprit curieux et ouvert puisse en même temps être un esprit facétieux. La possibilité d’une telle alliance leur passe manifestement par-dessus la comprenette. Il faut vraiment, avouons-le, être très con pour ne même pas être capable de l’envisager. Je sais bien que la vieillesse…, mais, après tout, Resnais lui-même était nonagénaire. Il faut donc en rester à Brassens :

Le temps ne fait rien à l’affaire
Quand on est con, on est con…

renato dit: 3 mars 2014 à 21 h 05 min

« … chinoiser dans l’ombre des jupes de sa mère… »

Vous n’arrivez pas à mieux faire ? dommage…

kicking dit: 3 mars 2014 à 21 h 03 min

n’être plus que l’ombre de soi-même n’est pas bien grave.. qui veut aller loin dit l’adage..

kicking dit: 3 mars 2014 à 20 h 59 min

tandis que certains sursautent dès que leur ombre fait une fugace apparition…

c’est tellement mieux de chinoiser dans l’ombre des jupes de sa mère, pas vrai mon vieux ?

Suzanne et les vieillards dit: 3 mars 2014 à 20 h 38 min

Que ne faut-il pas entendre, que la culture est égalitaire à l’ école, doit l’ être et que ce n’ est pas le cas…

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 20 h 37 min

renato dit: 3 mars 2014 à 20 h 28 min
“Dis, Renato, sommes-nous bien loin de Montmartre?”

J’en étais à relire les commentaires de Duras, sur son travail.
Le travail qu’elle a fait pour A. Resnais dans son film.

Patagonia, ce sont des vêtements bien adaptés pour climats rigoureux.

Polémikoeur. dit: 3 mars 2014 à 20 h 33 min

… »dans les clouds », à c’t’heure :
seconde occurrence ; pas d’exclu,
un état ouvert, propice au voyage,
sans ticket ni frontière ni bagage.
Zérocarbonàcompensément.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 mars 2014 à 20 h 31 min


…de cap et d’épées,…bien ficelés,…
…avec,…des pièges,des traquenards,…

…mais, non,…pas de ficelle,…pour en tirer l’esturgeons,…
…les événements de coup d’état,…comme un  » blitz « , sur échiquier, à la sauvette,…

…Oh:,…encore, la démocratie enfantée dans la marmite toute préparée, une  » polenta  » tartare, cousue de tout poils,…

…ne te gêne pas,…un courtisan de la plume à encre,…en dix-versions,…etc,…

renato dit: 3 mars 2014 à 20 h 28 min

Il ne l’est donc pas salement, c’est déjà ça…

Cela dit, pourquoi ne pas vous contenter, vous aussi, d’une belle tranche de forêt noire ?

Suzanne dit: 3 mars 2014 à 20 h 27 min

Sur France Inter, actuellement, le livre et les enfants…
La dame patronnesse, la Ménie Grégoire de la littérature dresse un procès à charge, caricature contre caricature.
Il faut écouter cela!

Troll vivant des trolls dit: 3 mars 2014 à 20 h 26 min

A vrai dire plus ridiculement ridicule que Curiosa je vois pas.
Elle veut jouer les Bouguereau, mais sans le vrai talent qui pointe au détour d’un commentaire.
Un petit ersatz dérisoire.
Finalement assez proche de TKT, avec un avantage il faut l’avouer, elle fait court (mais non pas Marc, elle est à des kilomètres)
Question : pourrait-elle faire long ?
Réponse : non, manque de moyens.

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 20 h 23 min

Renato, votre suvol de la Patagonie est proprement dérisoire.

renato dit: 3 mars 2014 à 20 h 20 min

« Ce qu’Alain Resnais devait aux romanciers (Duras, Robbe-Grillet, Gailly), aux dramaturges et aux auteurs de BD. »

Il faudrait se demander, de temps à autre, ce que les romanciers doivent aux metteurs en scène, au peintres, etc.

Jacques Barozzi dit: 3 mars 2014 à 20 h 15 min

« l’ennuyeux « vous n’avez encore rien vu » (2012). »

Pas d’accord, Paul, quand je suis sorti de ce film, qui se déroule dans un décor théâtral de l’arrière-pays niçois de mon enfance, j’étais particulièrement réjoui, sur le fond, classique, et sur la forme, hyper moderne !

des journées entières dans les arbres dit: 3 mars 2014 à 20 h 14 min

« À quoi bon me documenter
Je m’abandonne
Aux sursauts de ma mémoire… »

Le « bikini », c’est du dénudé, Dr Lecter.

Polémikoeur. dit: 3 mars 2014 à 20 h 10 min

Signe des temps, il y a, aujourd’hui
des égos si surdimensionnés
qu’ils débordent même
de la Patagonie.
Le chanteur ?
Pas que !
Pas qu’en chanson,
Noël en chaussons,
mûrs pour Charenton.
Criméchâtiment.

Polémikoeur. dit: 3 mars 2014 à 19 h 54 min

Après tout, Cendrars a autant connu la Patagonie
que le ciel choisi pour chapeauter le billet
et un nuage patagon est aussi important
et indélébile que tous les graffitis
du transcommentarium intégral.
Ardoisemagiquement.

renato dit: 3 mars 2014 à 19 h 40 min

« Un homme curieux, facétieux, ouvert à tout »

Où serait le mal ? Voyons ça.

« Un homme curieux » : quoi il faut restes prisonniers de quelque schéma conceptuel par « discipline de parti » ?

« facétieux » : est-ce que la plaisanterie burlesque et la farce seraient des sous-produits dénoués de sens ? Bon, je comprends, c’est la vieille, bonne « discipline de parti » : un bon camarade ne rit jamais — ce n’est pas sérieux…

« ouvert à tout » : évidemment, tu commences par accepter quelques facéties dans une petite section périphérique du PCF et c’est l’Empire Soviétique qui tombe en ruine…

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 19 h 23 min

Dussollier déclare au « Monde » à propos du cinéaste Resnais : « Un homme curieux, facétieux, ouvert à tout »
Pierre Arditi à la télé : »il nous faisait rire, il était comme un gamin, il avait retrouvé son enfance. » (PaulEdel)

Arditi et Dussollier parlent du Resnais qu’ils ont connu et avec qui ils ont travaillé. Un demi-siècle sépare les premiers films de Resnais et les derniers. En un demi-siècle, un homme a le temps de changer, de voir le monde autrement, de se voir autrement, de privilégier sur le tard telle tendance de lui-même jusque là relativement occultée. Ce sera intéressant de confronter le point de vue d’un Arditi et d’un Dussollier avec celui d’une Emmanuelle Riva.

renato dit: 3 mars 2014 à 19 h 21 min

« A propos, “Il n’y a que la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse” est une phrase du Cendrars de la Prose du Transsibérien, citée par Christian Garcin et que Jean-Michel Delacomptée aurait pu reprendre.

Et pourquoi ne pas se contenter d’une belle tranche de forêt noire ?

Court dit: 3 mars 2014 à 18 h 50 min

Paul Edel, cette histoire de Resnais facétieux remonte au moins à Francis Lacassin , et a été reprise au moment de la sortie de « Je t’aime Je t’aime » par François Forestier, me semble-t-il: je cite de mémoire: « grand bourgeois passionné de Bibi Fricotin, etc ». A Lacassin, dans la préface d’une anthologie policière vouée à Jean Ray, il avait dit qu’il voulait tourner les Aventures de Nick Carter. L’autre a transcrit religieusement ses paroles dans une préface parue au tournant des années 1960. Il n’est pas impossible que le grand bonhomme ait aimé mystifier ses admirateurs…
Bien à vous.
MCourt

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 18 h 36 min

Le plus grand Resnais, en tout cas celui qui m’a le plus profondément touché, c’est celui de « Muriel », film que je place beaucoup plus haut que « Hiroshima mon amour » et que « L’année dernière à Marienbad ». et je souscris à ce qu’en dit Paul Edel, qui a certainement raison aussi quand il insiste sur l’importance de la participation de Jean Cayrol.

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 18 h 34 min

Onépasifort oublie tout maintenant, pire que les vieux qu’il déteste… la revanche, ouais !

lettres mes amours dit: 3 mars 2014 à 18 h 34 min

ont-ils peur que le nom de Resnais soit associé à un cinéma « cérébral »
peut-être bien vu , cet anti-intellectuels à la française : Duras tenait aussi à se faire connaître comme s’inventant de facéties infantiles à la fin de sa vie: ceci étant un effet de cela, une sorte de réponse du créateur au critique professionnel harnaché de toutes les théories (thérapeutiques bien sûr!)

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 18 h 32 min

Il y quelques années, le cinéaste canadien Gilles Carles signait « La vraie nature de Bernadette », le post de Popaul nous montre sa vraie nature à lui

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 18 h 26 min

RECOUILLEMENT (Charles Beau Delair)

C’est proprement — enfin, salement, en tout cas positivement sublime. (N. Bonaparte)

Merdre. J’ai encore oublié de reparamétrer mon truc.

Au fait, le « Bonaparte » de Patrice Gueniffey est un bijou d’historiographie précise et intelligente. Dans l’abondante bibliographie consacrée au grand homme, ce livre restera comme un très grand moment. Pour sortir enfin des approximations et des survols de la vulgate.

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 18 h 25 min

ah ça, on sent bien que le Popaul n’a pas vu ses derniers films, il est resté scotché à Marienbad

Paul Edel dit: 3 mars 2014 à 18 h 22 min

Dussollier déclare au « Monde » à propos du cinéaste Resnais : « Un homme curieux, facétieux, ouvert à tout »
Pierre Arditi à la télé : »il nous faisait rire, il était comme un gamin, il avait retrouvé son enfance. »

Ca fait un peu étrange et ça dégage un malaise ces déclarations de comédiens à propos d’un Resnais vieillissant « rigolo », tournant des films qui n’étaient plus au niveau de » Muriel » ou de « Hiroshima » ni au niveau de » Providence » .ces comédiens interviennent sur les chaines télé pour faire le portrait d’un homme »facétieux » , »enfantin » ?…ont-ils peur que le nom de Resnais soit associé à un cinéma « cérébral » ? Veulent –ils faire passer son œuvre pour « comique » ? Légère ? ce qu’elle n’est pas. mais œuvre si originale (Delphine Seyrig sorte de cygne désarticulé et blessé dans une chalbre baroque ou contre un mur blanc, dans « l’année dernière à marienbad » , comédienne qui semble sortie d’un film muet de Louis Feuillade.. Le cinéma de Resnais était émouvant parce que traversé par les des angoisses de l’après guerre, œuvre aigue , palpitante et douloureuse, par la conscience d’un humanisme d’avant- guerre détruit (d’où le thème de l’amnésie,de la rupture, de la coupure historique….) après l’ouverture des camps et la menace du péril atomique(voir « Providence ») et les déchirements d’une France malade des ses mensonges de pacification pendant la guerre d’Algérie.(Muriel,là encore mémoire en charpie souvenirs qui isolent et tuent quand une société vit dans le mensonge officiel..)..).. .. ça ne devait pas être le même Alain Resnais des années 60.. qui tournait » Muriel » et celui qui tourne l’ennuyeux « vous n’avez encore rien vu » (2012).
En tous cas ni Duras, ni Cayrol ni David Mercer ne parlaient de ce Resnais « facétieux » dans les interviews…Schlöndorff qui était assistant sur le tournage de « l’année dernière à Marienbad » ne parle pas du tout de lui comme ça… saviez vous que Resnais avait demandé à Kundera de lui écrire quelque chose de spécifique pour le cinéma ? et, après hésitation, Kundera n’a pas voulu, se méfiant du cinéma comme de la peste, lui qui avait écrit et tourné en Tchécoslovaquie …

lettres mes amours dit: 3 mars 2014 à 18 h 21 min

zob à part avec ma mob c’est dur a faire rimer
encore un qui n’a pas de talent et qui n’est pas sob (ni nob)

Sergio dit: 3 mars 2014 à 18 h 15 min

bouguereau dit: 3 mars 2014 à 18 h 08 min
RECOUILLEMENT

ha c’est bien..seul un dessin de reiser conviendrait

Y sait dessiner le scotch Reiser ? Le chatterton celui des explosifs…

Jacques Barozzi dit: 3 mars 2014 à 18 h 14 min

« seul un dessin de reiser conviendrait »

Et pour la traduction en anglais de Shakespeare, tu vois qui, le boug, et quid de l’allemand ?

bouguereau dit: 3 mars 2014 à 18 h 11 min

La haine c’est une ferveur…

holala..à toi aussi ne convient que le mont foudji et 1000 vierges décapitées..faut cqui faut

renato dit: 3 mars 2014 à 18 h 08 min

Tiens, renfield découvre les travaux de Marius Schneider… avec beaucoup de retard, c’est vrai, mais mieux vaut tard que jamais…

bouguereau dit: 3 mars 2014 à 17 h 57 min

il y a anguille sous roche et non anguille sous pierre , parce que « sous pierre » ça ferait potage

pochouse..potage, tu m’as l’air dedans renfield

lettres mes amours dit: 3 mars 2014 à 17 h 52 min

Ainsi l’emploi d’une peau pour la confection des tambours s’explique parce que le processus de régénération chez cet animal renvoie à l’immortalité, qualité à l’aune de laquelle, par contraste, le passage des vivants à l’état de mort est provoqué lors des rites funéraires. Dans le même ordre d’idées, la fabrication du piège à anguille vise à accroitre la vitalité d’animaux eux-mêmes associés à l’idée de croissance (p. 54). Le fait que les paquets sacrés utilisés pour les initiations mêlent, quant à eux, des poinçons
sur le poinçon en typographie , cherchez
car comme on dit , il y a anguille sous roche et non anguille sous pierre , parce que « sous pierre » ça ferait potage, et même potache et cuistre

Sergio dit: 3 mars 2014 à 17 h 28 min

Charles Beau Delair dit: 3 mars 2014 à 17 h 18 min
Surgir du fond du Bray un gode étincelant

Adamantin ! A-DA-MAN-TIN.

Comme dirait le grand Charles, fautoufairessoimêmici, bon Dieu de merde* !

* véridique.

Charles Beau Delair dit: 3 mars 2014 à 17 h 18 min

RECOUILLEMENT

Sois sage, Onésiphore, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais Bougboug ; il descend ; le voici :
Une atmosphère inculte enveloppe la ville,
Il montre aux uns sa croupe, aux autres son zizi.

Pendant que Curiosa ignoble hyène vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va faire quelques pipes dans la fête servile,
Bouguereau, donne-moi le gode ; viens par ici,

Loin d’eux. Vois se pencher l’innommable Clopine,
Sur les balcons du fiel, fabriquant sa terrine ;
Surgir du fond du Bray un gode étincelant ;

L’appendice marbré la fend comme une hache,
Et, comme un long soupir arrivant de l’Orient,
Entends, JC, entends le Barozzi qui marche.

lettres mes amours dit: 3 mars 2014 à 16 h 59 min

plaider pour l’invention d’une nouvelle langue critique , sans inflation de ‘intelligent, élégant, et autres boxstory ne me semble pas plus judicieux que de gloser de « plaisir de lire »et autres désirs phallus’o’cratiques

Jacques Barozzi dit: 3 mars 2014 à 16 h 18 min

Ça change du panda, renato, c’est plus distingué et ça change aussi de la truite !

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 15 h 35 min

à bout se souffle, cuit cuit cuit, Onépasifort abandonne, comme bouguereau ; salut les mecs

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 mars 2014 à 15 h 29 min


…c’est clair,…il y en à qu’une, c’est la lune,…
…et la vie dans les terriers, des lapins, des fouines, du vison,…
…les poules, les singes, les pandas,…

…mais, attend, d’abord la végétation luxuriante,…
…mais, ou est passé le béton,…à terriers,…aux intérêts d’un naturel,…etc,…

Sergio dit: 3 mars 2014 à 15 h 16 min

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 15 h 01 min
vertèbres et vertébrés

Masques et bergamasques… Mais alors moi, mon affaire, c’est surtout les vertices, parce que ça, c’est comme le dobermann, ça bouffe !

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 15 h 14 min

et pire que cela, Jacques, il prend comme nouveau pseudo un prénom féminin (Marlène), lui qui crache sur les femmes de ce blog… c’est un SALOPARD, un vrai de vrai, la HONTE de ce blog

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 15 h 14 min

Autant de sublime variations de son immense talent dont la perte brutale nous laisse totalement anéantis de douleur. (Jacques Barozzi)

Oui, c’est bien vrai, mon bon Barozzi. D’ailleurs nous le pleurons tous. Et vous, c’est pour quand ? Mes amitiés à vôt’ maritorne. A un de ces jours aux Allées, avant la triste échéance, s’entend.

Pompes funèbres de Grasse dit: 3 mars 2014 à 15 h 13 min

Les pompes funèbres de Grasse informent les populations que les obsèques dudit n’auront pas lieu avant une grosse semaine. Le temps de décoller tous les petits morceaux du plafond.

Marlène dit: 3 mars 2014 à 15 h 10 min

Le pire c’ est qu’ ils n’ ont rien demandé à personne pour être cité! (A part CP)

Ah mais que si ! Pour ce qui est des échanges cour de récré, le CP, à ses heures, il se posait pas qu’un peu là.

Jacques Barozzi dit: 3 mars 2014 à 15 h 08 min

Immense tristesse patagone, nous apprenons à l’instant la mort de l’un de nos plus fidèles commentateurs. Nécro !

Jean Brun, commentateur de génie
Il était élégant, réservé et souriant – avec cet air d’en avoir une bien bonne à raconter. Chez ce génie du commentaire, il y avait un côté farceur qui faisait dire à son ami JC : «Il est bien plus qu’un pince sans rire, c’est un humoriste…» L’un de ses auteurs préférés était Sacha Guitry, et tout au long de son œuvre, Jean Brun ne cessera de réconcilier théâtre et littérature. S’il y a une chose à retenir de lui, du moins de celui qui s’était allégé en vieillissant, c’est cet amour des planches que son cabinet d’aisance au fond du jardin ré-enchantait. D’ailleurs, il chérissait l’idée de troupe, tournant avec la même famille de commentateurs : Jambrun, John Brown, Oniséphore de Prébois, Colette sur son pliant…
Autant de sublime variations de son immense talent dont la perte brutale nous laisse totalement anéantis de douleur.

Chaloux dit: 3 mars 2014 à 15 h 05 min

Colombet, il n’y a que la Patagonie qui conviendrait à ton immense connerie.
A tout bientôt,
Yop La (BOUM!).

lettres mes amours dit: 3 mars 2014 à 15 h 03 min

souvenir admiratif … critique :
faut pas prendre votre caddie pour un sac de luxe

Marlène dit: 3 mars 2014 à 15 h 03 min

Chère Curiosa, sachez que je suis de tout coeur avec vous. Ce gros Jambon est répugnant (d’ailleurs pourri à coeur). Et misogyne, pour couronner le tout. Et puis cette HAINE récucurrente de hyène, contre tous et contre tout, ce racisme anti-vieux, pouah ! ptuah ! Pffffouh !

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 15 h 01 min

l’intelligence de Sergio et d’Onépasifort : confondre vertèbres et vertébrés , ils ont l’air malin

à part cp, ses filles et ml dit: 3 mars 2014 à 14 h 59 min

 » CP et ses filles,Lavande,Sapience malivole ,ML(eh oui) et bien sur Montaigne à cheval ,dont nous avons tous un souvenir admiratif »

Le pire c’ est qu’ ils n’ ont rien demandé à personne pour être cité!

lettres mes amours dit: 3 mars 2014 à 14 h 53 min

la patagonie vous va si bien qu’il serait vraiment regrettable que vous raccommodiez votre coeur avec un y -la (seule) voyelle qui manque au nom d’Assouline

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 14 h 52 min

Mais dans le cerveau il peut pas y avoir de vertèbres ! (Sergio)

Oui mais, ça, Curiosa, elle sait pas, elle confond le cerveau avec le coccyx. Ce que c’est que d’avoir quitté l’école après le CE1

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 14 h 49 min

courageux l’Onépasifort, il use de la tactique des couards et des pleutres, il change de pseudo (Curiosa)

Et c’est pas la première fois, ma grosse poule. Si tu savais qui se cache derrière un paquet de respectables pseudos de ce blog, tu aurais peur. Je suis le roi des squatteurs. Plus moyen de se fier à qui que ce soit.

Sergio dit: 3 mars 2014 à 14 h 42 min

Mais dans le cerveau il peut pas y avoir de vertèbres ! Y a que… des arachnoïdes, je crois, et puis le reste je sais pas…

Curiosa dit: 3 mars 2014 à 14 h 42 min

courageux l’Onépasifort, il use de la tactique des couards et des pleutres, il change de pseudo

Onésiphore de Prébois dit: 3 mars 2014 à 14 h 40 min

Encore une qui fait dans la nostalgie nécrophile. Mais dieu qu’elles sont connes, qu’elles sont connes ! (Anthime-Armand Dupré de Saint-Vallier)

Merdre ! J’ai encore oublié de remettre le truc en place !

Anthime-Armand Dupré de Saint-Vallier dit: 3 mars 2014 à 14 h 34 min

Tais-toi, vieille estrasse en sursis, fiancé de la Camarde, scénariste de quatrième zone, plumitif insane. (Jambon)

C’est saignant, là, Barozzi. Vous ne pouvez pas laisser ça en l’état. Si vous voulez, j’organise une rencontre là-bas dessus, chez nous, sur notre pré. En hiver, ça manque d’animations.
Bàve.

tu la mettras tous les jours dit: 3 mars 2014 à 14 h 32 min

Oniséphore, JC, voulez-vous rentrer, vos culottes sont toutes mouillées et vous allez encore attraper froid.

DHH dit: 3 mars 2014 à 14 h 27 min

@clopine
merci de me mettre dans votre palmares ,même si je ne suis pas aussi erudite que vous le dites,mais parisienne et partageuse oui.
Vous auriez pu faire mention,pour completer vos regrets de ces grands commentateurs disparus qui apportaient de l’intelligent et du neuf au blog et qui semblent avoir declaré forfait devant l’inflation des echanges du niveau cour de recreation qui l’ont envahi:CP et ses filles,Lavande,Sapience malivole ,ML(eh oui) et bien sur Montaigne à cheval ,dont nous avons tous un souvenir admiratif

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