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La République Des Livres par Pierre Assouline
A la recherche de « nous », du côté de chez Verdier, en l’abbaye de Lagrasse

A la recherche de « nous », du côté de chez Verdier, en l’abbaye de Lagrasse

Quelle maison d’édition a jamais lancé et pérennisé avec succès son propre festival littéraire ? J’ai beau chercher, je ne vois pas d’autre exemple, ni de précédents, à celui du « Banquet du livre » inventé par la bande des éditions Verdier en l’abbaye bénédictine de Lagrasse, dans les Corbières. Le « nous » en était la thématique ces jours-ci pour sa 19 ème édition. Quelques 20 000 personnes y sont venues, du Languedoc-Roussillon et de bien plus loin aussi, écouter, flâner, lire, échanger, questionner, se promener, rêver, se baigner dans la rivière… Mais surtout écouter car le programme mis au point par Dominique Bondu était alléchant.

C’est peu dire que l’on y tire les gens vers le haut et que l’exigence ne faiblit pas. S’il y a bien un lieu où l’on devine de quoi le « nous » est le nom, c’est bien dans ce coin de l’Aude. Car Verdier, dont les auteurs forment une famille d’esprit, ce dont peu de maisons d’éditions (Minuit, Pol…) peuvent se flatter, est née du sens du collectif, de la communauté, de la coopérative et autres utopies en action héritées de mai 68. Fondé par d’anciens militants de la Gauche prolétarienne (Pierre Victor en passe de redevenir Benny Lévy, Gérard Bobillier, Colette Olive, Michèle Planel…) sur l’inspiration du banquet philosophique, il a réussi à croître et se développer sans perdre son âme.

C’est un lieu d’une rare liberté, ce qui n’a pas toujours plu aux voisins, des catholiques traditionnalistes soupçonnés il y a sept ans d’avoir répandu un mélange de gas-oil et d’huile de vidange sur  les volumes exposés durant la manifestation par le libraire toulousain d’Ombres blanches, par dépit de l’avoir vu “prendre la place” de Scouts d’Europe. Affaire classée sans suite. Sept ans après, Christian Thorel est toujours là et il assure sur place une librairie éphémère de 3800 titres, où il réussit à faire des tables de nouveautés avec du fond. Ici, on réfléchit, on pense, on échange mais on ne se prend pas trop la tête. Et si les thématiques depuis près de vingt ans ont souvent flirté avec l’être-ensemble, la communauté, la solitude, dans les premiers temps, c’était plutôt la vigne, le vin et les plaisirs.IMG_3667

Cette année, j’y étais invité pour y évoquer « La névrose du commentaire infini » telle que je la vis depuis près de dix ans à travers le « nous » improbable des commentateurs de La République des livres. Rien que vous ne sachiez déjà puisque c’est de vous qu’il s’agit. Du moins ceux qui participent au forum permanent qui se tient sous le billet dès lors que l’on se risque dans cet univers impitoyable. Certains l’appellent « la nef des fous » allez savoir pourquoi. J’en ai donc fait la chronique sous un chapiteau bondé (près de 400 personnes). J’y ai cité Montaigne en son chapitre des Essais sur l’art de conférer , Mme de Staël qui tenait qu’en France plus qu’ailleurs, et dans toutes classes de la société, les gens étaient pris d’un irrésistible « besoin de causer », pas seulement pour le plaisir de communiquer mais pour le plaisir d’user de la voix comme d’ »un instrument dont on aime à jouer, et qui ranime les esprits », Baltasar Gracian dans son Criticon en rêvant d’accrocher cette citation (« Tout bon entendeur doit y trouver salut et s’y retrouver non sali ») au fronton du blog et ce morceau chu de Ce vice impuni, la lecture :

« Le lecteur tombe au milieu d’une conversation qui lui paraît incohérente, entre des personnages qu’il ne distingue pas, dans un lieu qui n’est ni nommé, ni décrit, et c’est par cette conversation qu’il doit apprendre peu à peu où il est et qui sont les interlocuteurs .»

 Valery Larbaud y parlait de l’Ulysse de Joyce, mais on jurerait qu’il s’agit du labyrinthe des commentaires de la République des livres. Commentaires à l’appui, après avoir exposé les mœurs, us et coutumes de notre étrange tribu, j’y ai développé cette conviction bien ancrée selon laquelle ce qui est collectif, au lieu d’être perçu comme la propriété de tous, est considéré comme n’appartenant à personne. Le soir, au dîner, Catherine Clément m’a confirmé que L’effort pour rendre l’autre fou de Harold Searle était effectivement « un grand livre ». Bref, le public n’est, semble-t-il, pas resté insensible à mon petit laïus d’une heure sur l’infernale parlerie de mes concitoyens de la RDL. Il n’y a jamais débat à l’issue de ces conférences, mais la conversation se poursuit après. Plusieurs m’ont demandé l’adresse de cette étrange agora où l’on commence par parler de littérature et où l’on finit par parler de tout autre chose ; d’autres m’ont questionné sur la possibilité de poster un commentaire sans être soi-même un intellectuel ou un professeur ; quelqu’un a voulu savoir si Internet, ça marche aussi la nuit.

Par manque de temps, je n’ai pu assister à toutes les interventions qui m’attiraient, celle du philosophe Gilles Hanus, aussi bien que les rêveries à partir du « Comment vivre ? » de Platon ou encore les lectures de textes par leurs auteurs même Maylis de Kérangal, Didier Daenninckx ou Yves Ravey (mais pour ce dernier, j’y étais). Juste le séminaire, ô combien stimulant et enrichissant, de Jean-Claude Milner, en prolongement de son livre, dans la forêt obscure de l’universel en éclats à partir de Paul de Tarse et à travers deux mille ans de philosophie, l’universel en ses métamorphoses. Et surtout les « Conversations sur l’Histoire » que Patrick Boucheron tient pour la quatrième année consécutive devant un public nombreux, fervent, captivé. Appelons cela une performance. Le contenu lui en a été imposé par le lieu puisqu’au départ, il entendait surtout « parler dehors tout en tournant autour d’un arbre ». Mais le succès fut tel qu’il dut se déplacer dans « le petit cloître » comme on appelle la cour du logis abbatial, les auditeurs assis par terre limitant même ses circonvolutions à des allers retoursUne forme brève, une demie heure chaque jour à l’heure de l’apéritif une semaine durant. Une histoire dans l’esprit d’une bonne série.

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La première année, il s’agissait de trouver les lieux où peut se dire le politique, non la parole instituée de la grande émotion révolutionnaire, mais celle, vibrante, efficace pour chacun, qui s’énonce partout sauf là où elle s’annonce comme politique (cela donnera la matière à un livre L’entretemps); la deuxième année, pour coller au thème de la solitude choisi par le Banquet, il suivit l’idée d’une seule trace propre à l’historien Carlo Ginzburg ; l’an dernier, puisqu’on est en pays cathare, il se consacra à une critique du Montaillou, village occitan d’Emmanuel Le Roy Ladurie ; et cette année, son cher Dante, pas seulement celui de la Divine comédie mais aussi celui du Convivio et de l’Eloquentia. Patrick Boucheron prépare beaucoup, écrit en grande partie mais, une fois lancé, laisse libre cours à l’improvisation et à l’inattendu :

 « Ce que j’aime ici, c’est parler à des gens qui n’aiment pas l’Histoire. Ils sont venus par passion pour la littérature, la philosophie, la poésie. C’est l’inverse de notre travail de prof où l’on s’emploie à simplifier. Comme ils s’imaginent que l’Histoire est faite pour les plateaux télé et les commémorations, il faut complexifier ce qui leur apparaît simple. C’est un public de lettrés non-spécialistes. Mais quand je parle par exemple du Dante avérroïste, je ne peux pas me permettre de dire n’importe quoi car Christian Jambet, successeur d’Henry Corbin à la chaire de philosophie islamique de l’EHESS, est dans l’assistance. Le plus dur, c’est les enchaînements. Qu’est-ce qu’une intelligence collective ?  Est-on plus intelligents ensemble qu’isolés ? Voilà le sujet. Pour Dante, c’est le genre humain qui pense. »

Et Boucheron de se lancer dans ses cents pas, quelques feuillets à la main comme un filet de sécurité, la voix forte et posée, retombant toujours sur ses pieds et revenant toujours à son fil rouge comme on revient au site initial après avoir voyagé dans les hypertextes, à l’issue de digressions les plus inattendues qui le mènent cette fois à citer des lettres de la guerre de 14 ou le brouillon de Si c’est un homme de Primo Levi, à expliquer pourquoi le camp d’extermination ne peut précisément être comparé à l’enfer… C’est peu dire qu’il aime cette mise en tension, ce trac qui le prend toujours une demie heure avant son intervention, et la montée d’adrénaline qui en surgit. Car il y a là, autant pendant son soliloque que juste après au bar lors de la conversation avec les auditeurs, une liberté qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Ce qui est probablement dû à ce côté « camping », où des gens qui ont des vies très différentes ne se connaissent ne se voient que d’année en année à l’abbaye de Lagrasse.

Il n’y a qu’un seul plaisir équivalent à celui de découvrir une ville qu’on ne connaît pas, c’est de revenir dans une ville qu’on connaît déjà. Ceux-là on hâte de revenir. Ils constituent déjà un « nous » qui trouvera certainement un jour son historien, son sociologue, son romancier. Avec ses fidèles, il a déjà trouvé ses chroniqueurs. En août 2015, cela fera vingt ans que les idées y tiennent banquet.

(« La rivière en contre bas de l’abbaye de Lagrasse » ; « Jean-Claude Milner sous les tilleuls » ; « Patrick Boucheron en pleine conversation sur l’Histoire » photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

1037

commentaires

1 037 Réponses pour A la recherche de « nous », du côté de chez Verdier, en l’abbaye de Lagrasse

kicking dit: 13 août 2014 à 18 h 49 min

allez, djedla lourdingue suitante tout comme le reste, pondez-nous un truc avec le mot selfie demain histoire de militer pour l’académie..

kicking dit: 13 août 2014 à 18 h 47 min

chiens chiens à mémère.. des années à ne rien entendre d’autre.. à part ça, paraît que les blocages idéologiques c’est vraiment trop con selon les experts..

kicking dit: 13 août 2014 à 18 h 43 min

enfin, un peu pitoyables ces gens qui ont besoin d’insister pour s’imaginer devenir un problème..

Ben ça alors ! dit: 13 août 2014 à 17 h 06 min

 » Du coup, le blog de Màc a explosé, mais à mon sens, il aurait explosé de toute façon : seul Màc avait l’étoffe d’un chroniqueur littéraire de qualité. Le reste, c’était comme ici : soit des obscurs, soit des aigris, soit des incompétents…  »

De la part d’un des membres du reste : merci !

JC..... dit: 13 août 2014 à 7 h 22 min

Tout de même …. l’illustration autour de l’arbre …. on dirait un moine …. entouré de frères convers …. de dévots abrutis ….
(…non, Clopine, « convers » ce n’est pas une attaque anti-écolo….)

des journées entières dans les arbres dit: 12 août 2014 à 22 h 12 min

Ce qui fait le plus rire Liliane c’est quand son Gaypard ( radar à gays) s’emballe.
Surtout lorsqu’il indique: « hétérosexuel »
Bref pas de la littérature pour des éditions confidentielles…

des journées entières dans les arbres dit: 12 août 2014 à 22 h 00 min

Lu : « ta carte d’identité »

Lorsque l’on demande cela a un poète, c’est quelque chose…
Ma copine Liliane, en audi C, qui ne recule devant aucun accès de vitesse a trouvé la parade pour ces injonctions.
Elle sort son petit « la femme parfaite … » illustrée, petit opus d’Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard et brandit un instrument infaillible ( règle N°17 du petit livre collection: j’ai lu), c’est LE Gaypard ( radard à gays)
Enjoy kicking.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_Doubtfire

renato dit: 12 août 2014 à 19 h 53 min

besorgt,

se le cose stanno così… accord et merci pour la mise au point.

À propos de la servante, si vous lisez l’italien : “Nonostante Platone”, d’Adriana Cavarero, Ed. Riuniti, 1990

besorgt dit: 12 août 2014 à 19 h 32 min

renato 17 h 47 min
Il n’y avait pas de visée agressive à votre égard, pas d’intention de vous signifier quoi que ce fût, ni d’ailleurs la supposition que vous n’auriez pas connu le livre en question.
Mais association d’idées, et envie de rebondir sur votre propos, et d’en profiter pour faire connaître un échantillon du travail de HB à d’autres. L’@, l’adresse, ne signifie pas nécessairement prendre l’autre au collet et montrer des dents ; ici, elle était nécessaire pour que l’on comprenne, aussi longtemps après, à quoi le message se rapportait.
Quant au pseudonyme il n’est pas destiné à abriter un mauvais coup, il se veut effacement devant l’auteur cité (contre d’autres nains sur des épaules de géants qui voient dans cette altitude d’emprunt un mérite personnel).
N.B. Ce n’est pas vous qui êtes visé par la remarque entre parenthèses.

JC..... dit: 12 août 2014 à 19 h 32 min

Je ne sais pas pourquoi je rajoute une banalité à tant de banalités, mais le couscous le plus fin que j’ai papillé de ma vie était un couscous au mérou… A tomber de la terre au ciel…

Le coucou, ce n’est pas une bestiole qui pique le nid des copains ?

Widergänger dit: 12 août 2014 à 19 h 02 min

ueda dit: 12 août 2014 à 18 h 54 min
« une ALLÉGEANCE INCONDITIONNELLE à la simple et nue expérience du réel en quoi se résume et se singularise la pensée philosophique de Nietzsche. » (WG)

Hélas, il aurait bien voulu…

Il n’a cessé de vivre le contraire.
_________
C’est vous qui voyez ça comme ça ! Mais c’est complètement faux ! Archi-faux !

Widergänger dit: 12 août 2014 à 19 h 01 min

À propos de Li Qingzhao et des Song, il faut citer le très beau livre de François Cheng D’où jaillit le chant La Voie des Fleurs et des Oiseaux dans la tradition des Song, où sont traduits également deux ou trois poèmes de Li.

La série télévisée « Palette » avait consacré un film à une encre de Shi Tao que j’ai pu voir d’ailleurs un jour au musée Guimet. Sublime. Mais j’adore la peinture chinoise.

ueda dit: 12 août 2014 à 18 h 57 min

bouguereau dit: 12 août 2014 à 18 h 51 min
je me souviens d’un coucous

C’est bien parce que tu es un ami, mais:
N’emploie jamais ce mot avec des iraniens.

Surtout, surtout ne dis jamais que tu prendrais bien un Kir, ça c’est beaucoup plus grave.
(Pour Jacques, c’est OK).

ueda dit: 12 août 2014 à 18 h 54 min

« une ALLÉGEANCE INCONDITIONNELLE à la simple et nue expérience du réel en quoi se résume et se singularise la pensée philosophique de Nietzsche. » (WG)

Hélas, il aurait bien voulu…

Il n’a cessé de vivre le contraire.

bouguereau dit: 12 août 2014 à 18 h 51 min

je me souviens d’un coucous ou j’ai aidé a découper les décos à la scie sauteuse.. »qu’est ce que c’est que ce travail d’arabe » qu’il me dit hamed en visant mes trucs..un maitre en coucous..qu’est il devenu son barnum..je ne sais pas

bouguereau dit: 12 août 2014 à 18 h 43 min

les coucous se discuteraient..

j’avais lu coucousse..et en effet il y a longtemps que j’en ai pas mangé un bon..avant c’était facile..tellement facile

bouguereau dit: 12 août 2014 à 18 h 39 min

tu voudrais toude même pas que j’en chie comme toi ma poule ? chus un lecteur de flaubert..chus sur le pont supérieur du costa concordia..tu voudrais pas que je m’emmerde avec les besogneuses cul nu au fourneaux..c’est pas l’heure..faut des principes!

kicking dit: 12 août 2014 à 18 h 37 min

t’as gouté jicé..me cause pus!

nie les gueules que t’as partagé sans y goûter comme tous ploucs après tout qui te demande de changer ici ?

Widergänger dit: 12 août 2014 à 18 h 37 min

La joie tragique, c’est l’attitude sublime de l’ancien aviateur devenu résistant dans L’armée des ombres, de J.-P. Melville, ce personnage effacé joué par Jean-Pierre Cassel, qui pour empêcher son compagnon arrêté de souffrir l’enfer sous la torture, se dénonce lui-même à la Gestapo, se laisse enfermer pour au final donner la seule pilule de cyanure qu’il a à sa disposition à l’Autre, à son compagnon atrocement torturé.

Et il y a ce connard de Päul Edel qui vient nous sériner ces clichés de peigne-cul de petit bourgeois de merde avec son père qui a perdu ses enfants pour dire que la « joie tragique » serait un cliché ! Mais voilà où en est la littérature française avec des trous du cul comme ce Paul Edel et ses goûts de chiotte et sa littérature de merde !

bouguereau dit: 12 août 2014 à 18 h 36 min

La lecture petite bourgeoise du grand Flaubert

pour aimer salambo faut absolument se faire petit bourgeois..sinon tu perds toute la substantifique..c’est comme don quichotte..si t’es pas un ouanabi du dimanche aprés midi tu captes rien dracul..les ouineurs lisent paul morand..demande à phil

ueda dit: 12 août 2014 à 18 h 32 min

@ WG

Juste un détail.

Les vers suivants ont été traduits par Liang Paitchin?

« Tapages et virages !
Tapages dans les ramages !
Effrayés, de tous le rivage se levaient mouettes et hérons »

bouguereau dit: 12 août 2014 à 18 h 32 min

On peut aimer la merde, camarade ueda, mais il faut soit s’appeler Clopine, soit Nicole, soit être affamé …

haaa t’as gouté jicé..me cause pus!

Widergänger dit: 12 août 2014 à 18 h 31 min

La joie tragique c’est une adhésion à la réalité dans toute son horreur.

C’est une expérience de la béatitude. C’est l’expérience que rapporte Primo Levi parlant de l’Enfer de Dante et d’Ulysse. Dans le trou du cul du monde !! Pauvre connard de Paul Edel !

« J’emprunte à la communication d’Henri Birault au colloque de Royaumont sur Nietzsche, tenu en 1964, le terme de « béatitude » pour définir le thème central de la philosophie nietzschéenne. D’autres termes conviendraient probablement aussi bien : joie de vivre, allégresse, jubilation, plaisir d’exister, adhésion à la réalité, et encore bien d’autres. Peu importe le mot, c’est ici l’idée ou l’intention qui compte, d’une ALLÉGEANCE INCONDITIONNELLE à la simple et nue expérience du réel en quoi se résume et se singularise la pensée philosophique de Nietzsche. »
(Clément Rosset, « Béatitude et souffrance », in La force majeure)

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