de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

On savait déjà que La Guerre moderne (1961), dans lequel le colonel Trinquier théorisait la guerre subversive ( « ne pas tuer mais conquérir la population »), était un classique des écoles de guerre américaines ; ce combat contre l’ennemi avec ses propres armes avait été découvert par les officiers français en Indochine lors de l’affrontement avec le Viet Minh. On se souvenait également que les aventures de Malko Linge racontées dans ses romans d’espionnage par Gérard « SAS » de Villiers avaient suscité les éloges du ministre des affaires étrangères Hubert Védrine pour « un œil et un flair incroyables », pour sa capacité d’anticipation et pour la qualité de ses sources à la DGSE et… au Quai d’Orsay. En janvier 2013, le New York Times avait même publié un grand article sur lui, écrit par un ancien correspondant au Proche-Orient bluffé par son savoir. Et l’on en a encore en mémoire le récent et tardif succès du Camp des saints de Jean Raspail largement diffusé par la droite radicale aux Etats-Unis convaincue de se trouver en état de siège face à l’invasion étrangère.

Aussi, lorsqu’on a appris que l’œuvre de Jean Lartéguy (1920-2011) suscitait désormais un écho inattendu en Amérique latine, on s’est dit que, décidément… Jean qui ? Soldat, ancien de la France libre, grand reporter, anticommuniste, il fut un « écrivain de guerre » à grands succès dans les années soixante. Ses romans (Les Centurions, Les Mercenaires, Les Prétoriens, Le Mal jaune, Les Tambours de bronze parmi beaucoup d’autres) exaltant des valeurs telles que honneur, patrie, sacrifice, fraternité, semblent avoir été emportée par le vent de l’Histoire avec les guerres coloniales dont il avait peint la geste. Or Les Centurions (1963) son grand roman sur les parachutistes d’Indochine en Algérie, inspiré de Bigeard et ses hommes et porté à l’écran sous le titre Lost command avec Alain Delon, Anthony Quinn, a passionné, parmi nombre de galonnés, le général David Petraeus, commandant de la Coalition militaire en Irak avant de prendre le commandement des troupes de l’Otan en Afghanistan ; il en a réactivé le culte dans l’armée américaine en encourageant fortement l’éditeur à le publier à nouveau, et ses officiers à étudier le film qui en a été tiré, de même que La Bataille d’Alger de Pontecorvo.

C’est peu dire que son propre manuel de contre-insurrection est inspiré d’un chapitre des Centurions ; celui-là même où Bigeard alias Raspeguy, tirant les leçons de sa détention dans les geôles du Vietminh, décide d’adapter ses paras en Algérie à une guerre non-conventionnelle où il faut d’abord couper son adversaire de la population dès lors qu’elle lui fournit ravitaillement et informations. C’est un traité vivant et vécu de guerre contre-insurrectionnelle, dans lequel la dimension politique et psychologique, basée sur la primauté du renseignement, l’emporte sur l’aspect purement militaire des opérations.

Tout y est jusqu’à la « manière » de faire parler à temps des combattants, sachant qu’ils ont disséminé en ville quinze bombes réglées pour exploser dans les vingt-quatre heures. Ce qu’il appellera le ticking time bomb, scénario justifiant le recours dans l’urgence à la torture afin de sauver les vies de civils. Tout récemment, lors d’un colloque  à l’Université Sarmiento (Province de Buenos Aires), un jeune historien spécialiste de l’Amérique latine du nom de Jérémy Rubenstein (Paris-I), a fait une longue intervention remarquée sur « La popularité de la doctrine militaire française et l’influence des romans de Jean Lartéguy en Argentine » (consultable en espagnol ici).

« Les romans de Lartéguy ont deux vertus didactiques sur la DGR. D’une part, ils présentent une généalogie – certes mythifiée – de la doctrine et la pluralité de ses interprétations. D’autre part, le contenu de cette doctrine oblige à s’interroger sur le rôle du roman en tant que produit culturel, c’est-à-dire comme possible outil ou arme militaire.

Sa contribution (ici traduite en français) a ceci de remarquable qu’elle éclaire le point aveugle de la recherche sur la doctrine de la guerre révolutionnaire : elle resserre la focale non sur les théories des spécialistes à destination des spécialistes, mais sur l’impact d’un produit culturel de masse. Et si la lecture des Centurions avait agi à l’égal d’une arme psychologique sur les commandos de l’armée argentine, offrant ainsi une justification morale à toute une génération de militaires ?

 En 2009, Jean Lartéguy a remis officiellement l’ensemble de ses archives au service historique de la Défense (fort de Vincennes). Ainsi, celui qui, après une licence d’histoire à Toulouse était jadis entré tout jeune dans la vie active comme secrétaire du médiéviste Joseph Calmette, bouclait la boucle.

(« Alain Delon et Anthony Quinn dans « Les Centurions » réalisé d’après le roman de Jean Lartéguy)

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commentaires

1 481 Réponses pour Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

bérénice dit: 17 février 2018 à 19 h 43 min

le problème vient plus de votre manque d’empathie que du manque de distance des écrivants.

ne seriez vous point un peu trop péremptoire?

bérénice dit: 17 février 2018 à 19 h 41 min

16h38 ce style d’écriture manque justement de ce travail de mise à distance et de transformation, faire de sa vie de celles des autres un matériel de base c’est certain que cela doit très souvent servir mais comme matière à raffiner, sublimer. Un point possible de départ à la recherche vers un fond en dégageant une forme mais qui éloigne du point d’appel.

zerbinette dit: 17 février 2018 à 17 h 43 min

Les gens qui racontent leur vie sur un blog sont rarement de grands écrivains et cela devient vite lassant quand ça dure trop longtemps. L’avantage, c’est qu’on n’est jamais obligé de les lire.

zerbinette dit: 17 février 2018 à 17 h 37 min

Gatsby and Trimalchio

« Originally, the title of Fitzgerald’s novel was “Trimalchio,” based on an ancient satire of a man called Trimalchio who dresses up to be rich. The idea behind Trimalchio and Gatsby is a similar one. Each of these characters poses as something he is not – rich. Though Gatsby does achieve/acquire wealth, he remains a poseur … »

Ed dit: 17 février 2018 à 16 h 38 min

« l’absence de distance qui existe entre les histoires de ku de certains et leur ku véritable »

Et quand bien même ?!! Si rien parmi les histoires des autres, sans distance, ne vous intéresse, le problème vient plus de votre manque d’empathie que du manque de distance des écrivants. Vous savez, j’aime que les gens « racontent leur vie » sur leur blog à partir du moment où c’est bien fait.

closer dit: 17 février 2018 à 15 h 38 min

Je n’ai pas entendu parler de grand chose, je vous l’accorde, Ed. Mais j’arrive tout de même à percevoir la différence entre la distance que peut instaurer Flaubert de lui à Madame Bovary et l’absence de distance qui existe entre les histoires de ku de certains et leur ku véritable.

Ed dit: 17 février 2018 à 14 h 45 min

closer n’a jamais entendu parler de l’universalisme des destins individuels et prend son manque de courage d’écriture pour un signe d’humilité. Pardonnez aux autres d’essayer (et de réussir même). Morfondez-vous dans votre médiocrité si cela vous chante, mais ne nous mêlez pas à votre aigreur, car, comme disait jazzi, TOUS les écrivains se racontent !

JAZZI dit: 17 février 2018 à 14 h 26 min

« IL avait donc imaginé de devenir sans effort ‘un homme cultivé en faisant apprendre par cœur des grands textes à des esclaves achetés à cette fin, chacun apprenant par cœur un pan de la littérature classique »

C’est ce qu’on appelle aujourd’hui se constituer une bibliothèque, DHH.

Chaloux dit: 17 février 2018 à 14 h 11 min

Merci de ta contribution, Nicolas, mais c’est terminé. Juste un petit conseil en passant, avant de parler littérature commence donc par apprendre -un peu- l’orthographe, tu ne m’as pas l’air très ferré en la matière… (Ceci n’est pas une maxime, quoique l’usage et même l’abus de la maxime aient eu une place dans la littérature, dans nombres d’ouvrages très réussis qui ne semblent guère s’être signalés à ta connaissance).

(Trimalcion est l’inventeur du copier-coller. C’est un Blabla antique).

DHH dit: 17 février 2018 à 14 h 02 min

WGG
Vous citez le Satiricon avec ce festin de Timalcion qui est plein d’enseignements
Autre épisode significatif de ce roman qui amusera et fera réfléchir sur le consumérisme culturel qui s’épanouit de nos jours :.
Ce parvenu de Trimalcion, qui a pensé qu’il suffit d’etre riche pour tout acheter, a cru qu’on pouvait être aussi un parvenu de la culture en s’achetant le savoir des autres.. .IL avait donc imaginé de devenir sans effort ‘un homme cultivé en faisant apprendre par cœur des grands textes à des esclaves achetés à cette fin, chacun apprenant par cœur un pan de la littérature classique .Propriétaire des esclaves, il pourrait se considerer comme detenteur de leur savoir ,et se feliciter de l’etendue de cette culture, possedée à travers eux comme on est possesseur des biens qui sont dans une maison, si la maispon vous appartient

JAZZI dit: 17 février 2018 à 13 h 18 min

C’est ce que dit sa notice wiki, closer :

« Andrea Marcolongo, née en janvier 19871 à Crema (province de Crémone, Lombardie), est un écrivain italien. Helléniste, linguiste, ancienne plume de Matteo Renzi, elle a étudié à l’université de Milan et à l’école Holden.
Elle s’est fait connaître du grand public italien pour son livre La Langue géniale, qui tente d’expliquer ce qui fait la beauté, le charme, et l’intérêt de l’étude du grec ancien. Phénomène littéraire en Italie, ce livre s’était déjà écoulé, en février 2018, à plus de 200 000 exemplaires. »

Chaloux dit: 17 février 2018 à 13 h 01 min

Puisqu’il y a un nouvel article, je pense qu’il est temps de fermer le débat à propos de ces cinq pages de prosette ancienne qui n’en méritaient pas tant. Je remercie tous les participants qui m’ont, quel que soit leur avis, permis de me déterminer sur de petites aventures à suivre. Ils m’ont beaucoup appris en quelques heures.

closer dit: 17 février 2018 à 12 h 58 min

« Est-ce par amour du Grec que cette belle lombarde blonde aux yeux clairs est devenue la « négresse » de Matteo Renzi, closer ? »

Aucune idée de son lien avec Renzi, Annibal. Elle a un charme fou, c’est certain.

closer dit: 17 février 2018 à 12 h 55 min

Oui Bérénice, c’est bien le livre d’Andrea Marcolongo. C’est dommage pour vous car, en dehors du physique très agréable de l’auteure, l’article de présentation est très intéressant et convaincant. Avez-vous essayer de cliquer dans la colonne à droite ici même?

Janssen J-J dit: 17 février 2018 à 12 h 39 min

@ cette nouvelle est ce que j’ai fait de plus mauvais (et j’ai des milliers de pages en réserve)

… de la même farine, sans doute ?

bérénice dit: 17 février 2018 à 12 h 38 min

Closer, pas réussi à accéder au lien slate, s’agit-il du livre présenté par Roger6paul Droit dans le monde des livres ce jeudi et qui nécessite de savoir lire l’alphabet grec?

« Chaque langue présuppose une façon particulière de voir la réalité « , affirme Andrea Marcolongo, qui s’est demandé comment comprendre, et faire comprendre, ce qui rend cette langue  » géniale « . Chemin faisant, la jeune et talentueuse helléniste italienne a inventé un genre littéraire inédit : le journal intime érudit. »

William Legrand dit: 17 février 2018 à 12 h 37 min

christiane : « bataille un peu grotesque »… où vous prenez toujours partie, alors taisez-vous, bon dieu

zerbinette dit: 17 février 2018 à 12 h 37 min

Dear Phil, l’Atlantique ce n’est pas suffisant, le must c’est de ‘passer la ligne’ (pas la rouge, l’équateur) et de revenir avec un diplôme signé par Neptune himself…

Chaloux dit: 17 février 2018 à 12 h 33 min

Mais non, pauvre Gigi la visqueuse, tu es un type sans intérêt, ça se flaire à cent mille, une fatuité ensanglantée par trop de déconvenues, vaguement ob.scène parce que c’est tout ce que tu as sous la main, un genre de Blabla en plus retors et plus dissimulé. Rien de plus.

JAZZI dit: 17 février 2018 à 12 h 28 min

« Tu n’es pas un bon lecteur, au sens professionnel du terme. »

Je ne sais pas ce que veut dire un lecteur professionnel, Chaloux.
La lecture est pour moi une passion, au même titre que le cinéma ou la flânerie. Et pour m’y consacrer le plus totalement possible, j’essais de gagner modestement ma vie en publiant des livres autour de ces « vices », qui ne font de mal à personne et quelques plaisirs à d’autres…

Lucien Bergeret dit: 17 février 2018 à 12 h 27 min

 » Car vnir régulièrement chaque matin déverser sa haine sur la gente humaine, ça relève d’une haute pathologie ! »
(Widergänger le 17 février 2018 à 8 h 18 min)

La gente humaine? C’est le e de venir qui a fait un grand saut, je suppose…

À part ça, pour ceux qui pourrait être intéressés par le sort des gazaouis soumis au blocus dont vous avez peut-être entendu parler, je signale cet article
http://www.ujfp.org/spip.php?article6205

bérénice dit: 17 février 2018 à 12 h 26 min

Conrad dans le personnage de Kurz,

WGG, bien qu’il ne s’aventure pas dans les jungles qui de plus sont désormais atteintes de « civilisation » je le verrai bien en Jim qui déserte ou défaille en dépit de ses qualités abandonnant le navire sans d’ailleurs savoir pourquoi, une faille à son courage, à son intelligence .

christiane dit: 17 février 2018 à 12 h 24 min

Lisant certains… me vient cette pensée : il s’agit pour eux d’évoquer ici ce qui aurait pu être mais qui n’a pas été, ce qui fait manque. Écrire ce qui empêche d’écrire.
Être divisé entre désir et empêchement à s’accomplir par l’écriture, rien d’étonnant que l’un des deux comprenne si bien Bram van Velde, le peintre de l’empêchement (dixit Beckett). Donc, s’accrocher à des fragments de vie rêvée, fantasmée pour parvenir à parler de soi. Son alter-ego (personnage qu’il a façonné sur un intervenant…) est plus d’une fois interpellé, il ne veut pas être oublié, rêvant d’un affrontement des doubles, nourri de haine et de désir.
Nous, lecteurs, assistons alors à une bataille un peu grotesque où ils se discréditent mutuellement, se dérobant à tour de rôle les rôles légitimes de victime et de persécuteur. C’est, sur ces pages, une comédie sans précédent, celle des jumeaux ennemis, libérant une violence de propos d’autant plus grande que la colère les a saisis, exaspérés.

« Sur un mystère plus effrayant que les ombres
Orphée a recherché Eurydice dans l’ombre :
Ainsi avons-nous parlé pour la trop curieuse noirceur
D’une mauvaise oreille d’homme et perdu dès le premier mot la phrase énorme du bonheur.
Alors éternel
Battement nous recommencerons le bonheur
Car nous sommes où nous ne sommes
Pas
Et nous disons ce que nous ne connaissons pas. »

pierre Jean Jouve – Lyrique – Mercure de France – 1956

Chaloux dit: 17 février 2018 à 12 h 20 min

Saint-Augustin, Montaigne, Proust voire. S’il n’y avait que cela ils seraient illisibles. Chateaubriand non plus, il y a de tout dans les mémoires, y compris une biographie de Napoléon.

Chaloux dit: 17 février 2018 à 12 h 18 min

J’en ai rencontré bien davantage.
Pour le reste, je t’ai dit que ce n’est pas ton jugement que je mets en cause, je la partage, je l’ai dit avant toi, cette nouvelle est ce que j’ai fait de plus mauvais (et j’ai des milliers de pages en réserve). C’est ta grille de lecture globale. Tu n’es pas un bon lecteur, au sens professionnel du terme. Mais tu es un type sympa et estimable.

JAZZI dit: 17 février 2018 à 12 h 14 min

« de tels procédés ne pouvaient déjà plus fonctionner à cette époque-là. »

Que t-ai-je dis d’autre, Chaloux ? Mais toi au moins, as-tu rencontré l’amour de ta vie ?

JAZZI dit: 17 février 2018 à 12 h 11 min

« comme WG, comme Annibal, comme Clopine, comme Ed… »

…comme Montaigne, comme Jean-Jacques Rousseau, comme Chateaubriand ou comme Christine Angot, closer ?

Chaloux dit: 17 février 2018 à 12 h 11 min

@Closer.
Et ce n’est pas de moi qu’il s’agit. Le personnage a au moins 25 ou 30 ans de plus -les hôtels à la semaine etc… pas connu, heureusement, j’avais 25 ans au moment de la rédaction, donc très peu de passé d’adulte derrière moi-, et ma propre sensibilité n’y est pas. J’étais surtout intéressé par le caractère inconclusif du regard que peut porter un homme sur sa vie, c’est le vrai sujet, traité avec une certaine naîveté. En ce qui concerne les références de lecture, vous avez tout à fait raison, c’en est saturé. Vous êtes avec Rose le meilleur lecteur de la RDL. Un peu du coup de grâce de Yourcenar, un peu de Conrad (et même, minoritairement, un peu de Proust si on y regarde de près), mais il est évident que de tels procédés ne pouvaient déjà plus fonctionner à cette époque-là. Je m’en suis aperçu et le recueil de nouvelles a été abandonné avant d’être achevé.

JAZZI dit: 17 février 2018 à 12 h 07 min

Est-ce par amour du Grec que cette belle lombarde blonde aux yeux clairs est devenue la « négresse » de Matteo Renzi, closer ?

Phil dit: 17 février 2018 à 12 h 01 min

dear zerbinette, prenez le queen mary tou ou l’autre empereur of ze si, avec vos pléiades dans la cabine luxe, serez unique sur l’Atlantique !

JC..... dit: 17 février 2018 à 12 h 01 min

Chère Zerbinette, pas d’accord avec vous sur tout. Mais une chose sera partagée, le rejet des paquebots CLM : paquebot-immeubles à Cabines à Loyer Modéré…

JC..... dit: 17 février 2018 à 11 h 56 min

Deux grandes catégories d’écrivains :

– ceux qui écrivent pour être lu, et par des lecteurs aimants …. dur ! dur ! Les Narcisse de dortoir.
– ceux qui écrivent pour eux-mêmes , bien moins pénibles car ignorés…. cool !cool ! Les Lucides de l’édition.

– les génies…. qui se moquent du statut d’écrivain, d’auteur, de phraseur, de tout ! … ceux qui pètent la vitre !

Chaloux dit: 17 février 2018 à 11 h 55 min

Closer, merci de votre lecture. Comme je l’ai indiqué, cette nouvelle a 25 ans, il y a beau temps que j’ai abandonné ce type d’écriture.

Pour ce qui est de ma remarque sur l’âge avancé de Blabla, il pourrait certainement écrire son bouquin, même si ce livre ne se révélait au bout du compte n’être qu’un navet et un réservoir à poncifs. Mais il a si peu de pratique de ce travail qu’il lui faudrait déplacer des montagnes. Il n’en aura pas l’énergie. Quoi qu’on en dise -et qu’en ait dit Clemenceau, pour plaisanter-, c’est un métier.

zerbinette dit: 17 février 2018 à 11 h 55 min

Autrefois étudier le grec ancien au lycée avait au moins l’avantage d’éviter tous les crétins.

Quant à l’écriture à la machine ou sur l’ordi c’est un bienfait pour les gauchers, pas obligés d’écrire dans un sens qui contrarie leur cerveau.

JC : « Voyager en aéroplane, ce qui fut un luxe remplaçant le paquebot », pas du tout, à part le Concorde peut-être avec le foie gras et les cigares à volonté, mais rester enfermer dans un si petit espace, ce n’est pas vraiment du luxe, alors que le paquebot, oui, c’était vraiment « luxe, calme et volupté ».
Je ne parle évidemment pas des immeubles ambulants sur la mer aujourd’hui.

closer dit: 17 février 2018 à 11 h 50 min

pardon: « Pas mal la nouvelle de Chaloux, que je viens seulement de lire. On sent le type qui a beaucoup lu. Il a néanmoins une écriture à lui. »

closer dit: 17 février 2018 à 11 h 48 min

Pas mal la nouvelle de Chaloux, que je viens seulement de lire. On sent le type qui a beaucoup lu. Il a une écriture à lui. Le défaut est celui de tous les débutants: trop narcissique. Encore un qui se raconte, comme WG, comme Annibal, comme Clopine, comme Ed…Quand j’ai senti que je n’étais capable que de parler de moi (sujet certes passionnant), j’ai laissé tomber. Chaloux a fait la même chose, si j’ai bien compris. Il a bien fait.

JC..... dit: 17 février 2018 à 11 h 37 min

Cher Closer, ma grammaire de grec ancien prend un coup de vieux avec Andrea toute neuve. La mienne est toute ridée années 90 ! Alessandra Lukinovitch & Madeleine Rousset en étaient responsables, édité chez georg, Genève …

Par Priape, par Cupidon, par Darmanin, je remettrai volontiers l’ouvrage sur le métier de la belle Andrea, cornecul ! Et un verre de grappa, un !

Janssen J-J dit: 17 février 2018 à 11 h 30 min

y a pas d’âge pour commencer à écrire sur les blogs des autres, cloclo, la prueva… Ecrire, écrire ?… une œuvre, veut-on dire ou un blogue ? Mais qui peut prétendre à ce fantasme d’œuvre, aujourd’hui ?… ni passoul, pas même le fantomatique rescapé gwg, encore moins son Haltère Ego qui fit bien d’y renoncer naguère, vu comme ça promettait bien mal.

JC..... dit: 17 février 2018 à 11 h 23 min

Chère Judith, cela fait des années que j’évite d’aller perdre ma joie de vivre dans la Ville Lumière, cette salaupe éclairée à la bougie un peu plus longtemps, chaque nuit un peu plus, l’une après l’autre !

Mon dernier passage à l’IMA remonte, au moins, à Guillaume II ….je n’ai jamais vu cette carte de complaisance. De c.ons plaisants, plutôt !

closer dit: 17 février 2018 à 11 h 04 min

« L’esprit désordonné d’un homme qui avance en âge ne peut pas se plier aux exigences énormes de l’écriture s’il n’en a pris l’habitude de bonne heure. Tu n’as jamais rien fait, tu n’en as pas l’expérience. Internet a peut-être été ton piège en te plongeant dans la facilité de projections et de bavardages sans fin. »

J’ai peur que ce texte destiné à WG par Chaloux soit en fait d’une vérité plus générale et puisse s’appliquer à nombre d’entre nous pour qui le billet d’accès à l’écriture est périmé depuis un certain temps…

DHH dit: 17 février 2018 à 11 h 01 min

@JC
vous découvrez la roue
cette absence d’israel dans la grande carte du moyen orient qui s’etale sur le mur du rez-de-chaussée
les choses sont donc restées en l’etat depuis une visite que j’ai faite il y a une dizaine d’années d’une exposition(remarquable,sur la science arabe) avec des élevés d’un lycée d’Aulnay sous bois, tous musulmans et qui m’on offert la satisfaction de constater, en en discutant avec eux , qu’ils partageaient mon indignation sur cette omerta
Tout n’était pas perdu alors des territoires de la République
Espérons qu’il n’y ait pas eu régression

William Legrand dit: 17 février 2018 à 10 h 55 min

JC Landouille éructe à propos de l’IMA… l’a-t-on entendu protester contre l’implantation illégale decolonies israêliennes en territoire palestinien ?

Janssen J-J dit: 17 février 2018 à 10 h 25 min

Ce matin, un vent frais souffle dans les collines du canton de Vaud.
Découverte, ô joie, de charles-ferdinand Ramuz (1925) sur les conseils de passoul + paul edel.
Un brin désorienté par l’agencement du temps des verbes dans une même phrase surranée.
[« C’était chaud et rond sous sa main, et cette chose ronde et chaude a bougé un instant sous sa main, puis ne bouge plus, parce qu’il disait : « Il faut choisir, vois-tu, ma pauvre petite Victorine… On ne fait pas ce qu’on veut, quand on n’est pas riches…. Moi, c’est parce que je t’aime. Et toi, m’aimes-tu ?… Alors, dis que tu veux bien. » Une première étoile parut sitôt le jour retiré, comme ces fleurs jaunes qu’on voit s’ouvrir dans l’herbe des pâturages à mesure que la neige fond… »]
Une promesse de printemps rose. Elle est formidable la journée qui s’annonce. Bonne à toussent, à Geneviève surtout.

JC..... dit: 17 février 2018 à 10 h 05 min

Quittons nous, provisoirement, sur un appel désespérément constructiviste de Pierre Laurent, Parti Communiste, à Jean Luc Mélenchon, Parti des Insoumis à tout :

« Il faut unir nos forces ! »

On peut redouter l’émergence d’un nouveau parti puissant, vif, astucieux, moderne, créatif, agile et dynamique, l’UDH.

L’union Des Handicapés …

JAZZI dit: 17 février 2018 à 9 h 48 min

Laurent Wauquiez par qui le scandale arrive !
Ne faut-il jamais dire ce que l’on pense quand on est un homme politique ?

JC..... dit: 17 février 2018 à 9 h 42 min

SCANDALE A l’IMA

Si ce que dit CP en RdC est vrai, et pourquoi mettre en doute ce que dit cet honnête homme, il y a là, à l’Institut du Monde Arabe, une monstruosité, un témoignage pourri de ce mensonge par négation, typique des voisins d’ISRAEL…

Il semble que, ce que plus de 7 conflits* israelo-arabes n’ont pas réussi à faire, JACK le MENTEUR l’a fait, et avec nos sous :

RAYER ISRAEL DE LA CARTE DU MOYEN-ORIENT de l’IMA !

Minable bonhomme, le Lang …. minables dirigeants politiques qui tolèrent ce crime !

*la guerre de 1948, la guerre de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre d’usure en 1967, la guerre du Kippour en 1973, la première guerre du Liban en 1982, et la seconde guerre du Liban en 2006.(wiki)

Chaloux dit: 17 février 2018 à 9 h 29 min

« pour l’imaginer chez les autres alors qu’aucun signe ne le laisse paraître. »

Hurkhurkhurk!

Bonne journée,

Widergänger dit: 17 février 2018 à 9 h 09 min

Toi, mon pauvre chéri, tu devrais changer de disque parce qu’à tourner en rond comme ça dans ta cage, tu vas finir par t’enfermer toi-même dans ta folie ! Libère-toi, tu n’existes qu’à travers moi, je suis ton gourou alors que je ne l’ai pas demandé.

Chaloux dit: 17 février 2018 à 9 h 06 min

Blabla, il faut que tu regardes ton existence en face. Tu n’as rien fait de ce que tu croyais vouloir faire. Tu n’as pas un ami. Tu es tout seul tout le temps. Tu n’es même pas foutu de voyager pour de vrai. Tu fais des reportages Google Maps les pieds dans tes chaussons. Tu es probablement puceau. Tu as raté ta vie, c’est une évidence.

JAZZI dit: 17 février 2018 à 9 h 02 min

Jadis, la plupart des écrivains tenaient plus ou moins un Journal, échangeaient une correspondance, aujourd’hui, ils ont pratiquement tous un blog.
Les temps de la mémoire changent !

Widergänger dit: 17 février 2018 à 9 h 02 min

Mais justement, mon brave renato ! Justement ! Ils sont de la meilleure eau. T’as pas de goût, c’est tout. T’es un brave plouc qui fait plouf. Bref, un crétin de première, le jumeau du chaloux.

Widergänger dit: 17 février 2018 à 8 h 59 min

Ce que dit Valère Novarina relève de l’insignifiance !

Je ne vois guère de différence, quant à moi, entre la culture babylonienne de -3000 à notre époque. Les scribes de l’époque répertoriait le monde sur leurs tablettes cunéiformes pour en faire de véritables encyclopédies. Aujourd’hui, nous avons simplement un outil bien plus performant pour le faire, un ordinateur, des logiciels, la cybernétique. Le savoir humain augmente à une vitesse vertigineuse, le nombre de théorèmes produits chaque année a un croissance exponentielle, on a accès au savoir comme jamais dans l’histoire de l’humanité. Ce qui manque, c’est de mettre une âme dans tout ça.

Tout ce qu’il écrit là est totalement creux.

renato dit: 17 février 2018 à 8 h 58 min

“…des dossiers abandonnés au fond d’un ordinateur !”

Et compte tenu qu’un rien suffit pour tout effacer, il y a de quoi alimenter des angoisses sans nom…

renato dit: 17 février 2018 à 8 h 55 min

“T’es un gros bouffon…”

Peut-être bien, et venant de vous c’est un compliment, car nous avons lu vos poèmes, et quelques échantillons de votre prose…

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