de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

On savait déjà que La Guerre moderne (1961), dans lequel le colonel Trinquier théorisait la guerre subversive ( « ne pas tuer mais conquérir la population »), était un classique des écoles de guerre américaines ; ce combat contre l’ennemi avec ses propres armes avait été découvert par les officiers français en Indochine lors de l’affrontement avec le Viet Minh. On se souvenait également que les aventures de Malko Linge racontées dans ses romans d’espionnage par Gérard « SAS » de Villiers avaient suscité les éloges du ministre des affaires étrangères Hubert Védrine pour « un œil et un flair incroyables », pour sa capacité d’anticipation et pour la qualité de ses sources à la DGSE et… au Quai d’Orsay. En janvier 2013, le New York Times avait même publié un grand article sur lui, écrit par un ancien correspondant au Proche-Orient bluffé par son savoir. Et l’on en a encore en mémoire le récent et tardif succès du Camp des saints de Jean Raspail largement diffusé par la droite radicale aux Etats-Unis convaincue de se trouver en état de siège face à l’invasion étrangère.

Aussi, lorsqu’on a appris que l’œuvre de Jean Lartéguy (1920-2011) suscitait désormais un écho inattendu en Amérique latine, on s’est dit que, décidément… Jean qui ? Soldat, ancien de la France libre, grand reporter, anticommuniste, il fut un « écrivain de guerre » à grands succès dans les années soixante. Ses romans (Les Centurions, Les Mercenaires, Les Prétoriens, Le Mal jaune, Les Tambours de bronze parmi beaucoup d’autres) exaltant des valeurs telles que honneur, patrie, sacrifice, fraternité, semblent avoir été emportée par le vent de l’Histoire avec les guerres coloniales dont il avait peint la geste. Or Les Centurions (1963) son grand roman sur les parachutistes d’Indochine en Algérie, inspiré de Bigeard et ses hommes et porté à l’écran sous le titre Lost command avec Alain Delon, Anthony Quinn, a passionné, parmi nombre de galonnés, le général David Petraeus, commandant de la Coalition militaire en Irak avant de prendre le commandement des troupes de l’Otan en Afghanistan ; il en a réactivé le culte dans l’armée américaine en encourageant fortement l’éditeur à le publier à nouveau, et ses officiers à étudier le film qui en a été tiré, de même que La Bataille d’Alger de Pontecorvo.

C’est peu dire que son propre manuel de contre-insurrection est inspiré d’un chapitre des Centurions ; celui-là même où Bigeard alias Raspeguy, tirant les leçons de sa détention dans les geôles du Vietminh, décide d’adapter ses paras en Algérie à une guerre non-conventionnelle où il faut d’abord couper son adversaire de la population dès lors qu’elle lui fournit ravitaillement et informations. C’est un traité vivant et vécu de guerre contre-insurrectionnelle, dans lequel la dimension politique et psychologique, basée sur la primauté du renseignement, l’emporte sur l’aspect purement militaire des opérations.

Tout y est jusqu’à la « manière » de faire parler à temps des combattants, sachant qu’ils ont disséminé en ville quinze bombes réglées pour exploser dans les vingt-quatre heures. Ce qu’il appellera le ticking time bomb, scénario justifiant le recours dans l’urgence à la torture afin de sauver les vies de civils. Tout récemment, lors d’un colloque  à l’Université Sarmiento (Province de Buenos Aires), un jeune historien spécialiste de l’Amérique latine du nom de Jérémy Rubenstein (Paris-I), a fait une longue intervention remarquée sur « La popularité de la doctrine militaire française et l’influence des romans de Jean Lartéguy en Argentine » (consultable en espagnol ici).

« Les romans de Lartéguy ont deux vertus didactiques sur la DGR. D’une part, ils présentent une généalogie – certes mythifiée – de la doctrine et la pluralité de ses interprétations. D’autre part, le contenu de cette doctrine oblige à s’interroger sur le rôle du roman en tant que produit culturel, c’est-à-dire comme possible outil ou arme militaire.

Sa contribution (ici traduite en français) a ceci de remarquable qu’elle éclaire le point aveugle de la recherche sur la doctrine de la guerre révolutionnaire : elle resserre la focale non sur les théories des spécialistes à destination des spécialistes, mais sur l’impact d’un produit culturel de masse. Et si la lecture des Centurions avait agi à l’égal d’une arme psychologique sur les commandos de l’armée argentine, offrant ainsi une justification morale à toute une génération de militaires ?

 En 2009, Jean Lartéguy a remis officiellement l’ensemble de ses archives au service historique de la Défense (fort de Vincennes). Ainsi, celui qui, après une licence d’histoire à Toulouse était jadis entré tout jeune dans la vie active comme secrétaire du médiéviste Joseph Calmette, bouclait la boucle.

(« Alain Delon et Anthony Quinn dans « Les Centurions » réalisé d’après le roman de Jean Lartéguy)

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commentaires

1 481 Réponses pour Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

rose dit: 14 février 2018 à 22 h 14 min

une élévation psectaculaire

cela c’est extrêmement joli : et parfois il y a la guérison du même acabit.
Cela donne une guérison psectaculaire.

Widergänger, parfois, pourriez-vous cesser de vous énerver ?

rose dit: 14 février 2018 à 22 h 08 min

bah, la carte pour les transports en commun, hum

bernadette :
trois constatations
lorsqu’elle dit dieu m’a accueillie dans ma misère ou quelque chose d’approchant : c’est très beau.
puis à la fin lorsqu’elle dit je vais cesser de me poser des questions : j’en suis à ce stade là aussi. j’y ai consacré soixante années de ma vie, désormais, je comprendrai lorsque je comprendrai.

la troisième : lorsque ce charmant interviewer magnanime lui dit pour clore la conversation  » ma soeur », cela m’a heurtée : il n’est pas sa soeur. Pas du tout.

bon rien de nouveau pour moi sous le soleil de satan ; les miracles oui, comment et surtout pourquoi nous ne le savons pas. et ce n’est pas la peine de chercher à le savoir. je continue à prier.

Chaloux dit: 14 février 2018 à 21 h 50 min

Quant à l’article de Savigneau, je ne suis même pas allé au bout. Décidément, quel ennuyeux personnage, ce Roth, un écrivain que je projette de ne lire jamais.

Chaloux dit: 14 février 2018 à 21 h 41 min

Rose, vous me vieillissez, j’entame à peine la cinquantaine, et j’ai mon compte de femmes. Pas besoin d’en rajouter.

Hurkhurkhurk!

bérénice dit: 14 février 2018 à 21 h 33 min

de réduc pour les transports en commun, Rose, n’oubliez pas ce goût inénarrable pour le voyage chez Chaloux. Quant à moi j’en suis à questionner mon aptitude à quitter mon mouchoir de poche . Je rêve à un hypothétique compagnon qui jouerait le guide .

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 32 min

Carême 2018. Début:
mercredi 14 février
Fin:
jeudi 29 mars

voilà : j’ai mangé des lasagnes à midi et j’ai loupé le début.

bravo, rose, tu es dans les temps comme d’habitude.
et ce soir tu as même loupé ton cours de gym, rose.

Névrose hystérique :
Widergänger foutez donc la paix à Delaporte.

je me tape tout le miracle de bernadette in petto, c’est à dire illico.https://www.youtube.com/watch?v=H2MBV10wjcI&feature=youtu.be

presque 30 mn.

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 24 min

Vous êtes plus blasé que des médecins hospitaliers ! L’eau froide a visiblement contribuer à considérablement émousser vos émotions ?
Rédigé par : Marc Gozlan

même les toubibs qui s’improvisent journalistes sont contaminer.

Je m’en fous ; je vais mettre des infinitifs partout moi aussi. On a déjà la vie dans les bois, pierre assouline et marc gozlan, vous m’aurez moi avec. N’imaginez pas une seconde que je vais vous répéter la règle de remplacer le verbe sur lequel vous hésitez lourdement par un du troisième groupe, mordre ou pendre et hop vous auriez la réponse juste.
Démerd.z vous.

Et mettez-vous à prier. Avec moi ; qui vous voulez ; le matin et le soir. Non stop si vous êtes capable. Que l’on soit plusieurs.

et alii dit: 14 février 2018 à 21 h 15 min

@rose
vous oubliez le classique des media
il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont.

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 12 min

je suis allée par le plus grand des hasards sur langue sauce piquante : il faut aussi, avant de lire les commentaires roboratifs sur le poireau se farcir 25 publicités : ils se font quatre C. en or.
Quatre parce qu’ils sont deux et que deux et deux font quatre.

bérénice dit: 14 février 2018 à 21 h 11 min

Nicolas, si ça m’est adressé – un jour tu comprendras- je vous répondrai qu’il est des choses inexplicables et donc incompréhensibles à part cela je rencontre quelques difficultés à moduler la fréquence – je ne pense pas assez souvent à ce que peur receler de sous-entendus une parole banale- je ne m’y fais pas, réfractaire au double discours ou au discours à double fond ce qui ne laisse de me donner l’air idiot, pensez-vous que je possède la chanson.

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 08 min

moi, je ne me la joue pas indifférente générale : je prie le matin, je prie le soir ; parfois je pleure le matin, je pleure le soir.
aujourd’hui j’ai prié aussi en travaillant l’enduit de lissage.

il faudrait arrêter de prendre les gens pour des c..s : car nous ne le sommes pas.

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 07 min

vous n’avez pas soixante ans : c’est pas la peine de baratiner et de vous la jouer super nana : lui a 55 ans et vous vous avez 51 ans.

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 05 min

un jour tu comprendras, c’est comme l’actrice de cinoche pour laquelle tu n’as pas commencé à entrevoir l’ombre de la compréhension des choses.

L’an dernier tu as fait semblant de mourir : j’en ai fait des cauchemars entiers. Tu étais avec le père de mes enfants et vous vous disputiez la lampe.

rose dit: 14 février 2018 à 21 h 03 min

Y’ a du ron-ron dans l’ air!
trop chouette
moi, je n’avais vu cela : (mais des miracles oui, nombre) ils ont bien eu raison de faire un petit ; Et si marianne faithfull et mick jagger avaaient passé moins de temps dans la fumette, ils auraient pu en avoir l’idée.
Inutile de revenir sur le passé.
David tu as deux – beaux – parents.

christiane dit: 14 février 2018 à 21 h 02 min

@Laura Delair dit: 14 février 2018 à 16 h 19 min
Vous écrivez : « Rothko : on se demande pourquoi on en parle ici et non sur La République de l’Art de Patrick Scemama ??? »
Vous avez raison, mais c’est ici que cet échange est né, comme bien d’autres sujets hors sujet. C’est le charme de la RDL. Parfois on s’y perd un peu mais ce n’est pas désagréable. Il faut dire que le sujet du billet de Passou n’était pas porteur de joie…
Bonne soirée.

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 57 min

Lavande, la psychiatrie contient tant de mystères. Notre prof de philo nous racontait qu’en 1914 des soldats face à la boucherie annoncée restaient paralysés dans leur tranchées. La foi pourrait mener par des chemins détournés à rencontrer la preuve tant espérée.

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 53 min

bonne saint valentin aux amoueux :

vous avez raison d’oublier les errants , chaloux a repris cette citation de VH qui lui convient je crois:… à 60 ans on est plus autre chose qu’amoureux.

rose dit: 14 février 2018 à 20 h 53 min

j’ai compté : avant d’accéder aux quinze commentaires passionnants – chez Gozlan- du type qui n’en pouvait plus de piquer des fards et qui subséquemment s’est fait couper le nerf sympathique car il n’avait que cela de sympathique, il faut en passer par 25 publicités : vous avez bien lu. Ce type se fait des c. en or.
Il n’est pas le seul.

Lavande dit: 14 février 2018 à 20 h 51 min

Bérénice regardez le lien. Dans son interview elle explique sa maladie et l’évolution de celle-ci. Elle souffrait tellement qu’elle était sous neuro stimulateur et sous morphine.

D. dit: 14 février 2018 à 20 h 51 min

Ed dit: 14 février 2018 à 9 h 57 min

Un quart des Français déclare préférer passer la Saint-Valentin avec son animal de compagnie. Inutile de préciser que j’en fais partie.

C’est ça le vrai bonheur.

Pat V dit: 14 février 2018 à 20 h 48 min

WGG avait livré son approche de cette oeuvre,Bérénice.

Où l’ on s’ aperçoit que de passer de Rothko à Johnny (ou le contraire )la pédagogie a été efficace en ce qui vous concerne!

rose dit: 14 février 2018 à 20 h 47 min

il me semble
j’irais l’acheter in petto
que ce serait plutôt illico.

———-
j’ai du mal à vous croire ; et si ce n’était que du blabla vos histoires de maladie ?

———–

bonne saint valentin aux amoueux : une mention spéciale pour chaloux et bérénice.

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 43 min

Nicolas, j’vois pas le lien avec la tortue chinoise mais il est vrai que j’aime nager comme elle jusqu’au rivage comme une barge que je suis, c’est l’avantage, ensuite je m’assieds et contemple l’azur signé Rothko ou Dieu, c’est comme on veut.

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 37 min

Pat V, WGG avait livré son approche de cette oeuvre, je dois vous avouer que je ne suis pas de taille à apprécier ce travail et c’est pourquoi je me moque mais son intervention m’avait plu, pour une fois sa pédagogie m’intéressait.

Pat V dit: 14 février 2018 à 20 h 35 min

j’irais l’acheter in petto JJJ.

Je crains fort qu’ il ne vous soit d’ aucun intérêt en ce qui concerne les miracles de Lourdes!

Pat V dit: 14 février 2018 à 20 h 31 min

Je ne suis pas de taille à discutailler picturalisme avec vous,JJJ.

Vous avez raison malgré votre fausse modestie qui en dit long sur votre estime de soi, le miracle de la bonne sœur semble être votre rayon.
A picturalisme (sic), substituons miraculisme et n’ en parlons plus!

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 21 min

monochrome sans jamais l’atteindre vraiment

parce qu’il ne voulait pas atteindre ou faire semblant d’y prétendre comme un mystique l’ennui total, Nicolas, alors des rayures!

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 19 min

Ce n’est vraiment pas l’impression que donne la religieuse dont la maladie a été « miraculeusement » guérie.

De quelle maladie souffrait-elle, un vague souvenir de Parkinson guéri par miracle- serait-ce cas? Si oui il semble assez difficile de simuler les symptômes – hystérie de conversion ?

bérénice dit: 14 février 2018 à 20 h 11 min

Le testament de JH est absolument et incompréhensiblement injuste . Je me joins à la cohorte de ceux que son contenu peut choquer. C’était un type sympa, comment a-t-il pu en exclure ses enfants, inimaginable .

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 19 h 57 min

@19.46, cher Pat V. Je ne suis pas de taille à discutailler picturalisme avec vous, dont j’ai oublié les coordonnées, et mon identité n’a aucun intérêt. En revanche, puisque vous semblez être une autorité sur le site de la rdl, pourquoi faire la chochotte et ne pas donner directement la source de cet ouvrage d’entretien, je vous assure que j’irais l’acheter in petto. Pensez tout de même pas que je vais avoir le temps d’aller compulser tous mes Butor pour vous y trouver, voyons donc, un peu de tenue 😉 !

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 19 h 51 min

Toujours trouvé qu’Anthony Quinn avait plus d’allure qu’Anthony Delon. Il suffit de revoir Zorba le Grec pour se rendre compte que le 2e n’aurait jamais pu interpréter un rôle pareil !
Et que Jean Larteguy était totalement hermétique à la Lettre du Gréco, voire aux toiles de Rothko. Quién es ?

Dans « La transparence intérieure, modes de représentations de la vie psychique dans le roman », D. Cohn avait l’air de soutenir que les phrases des monologues de Bloom (in U.) correspondaient à ce que disait le russe Lev S. Vygotsky du langage intérieur (du langaga pour soi) : « une particularité syntaxique comme une tendance à une forme d’ellipse tout à fait spécifique consistant à omettre le sujet d’une phrase et tous les mots du syntagme nominal pour ne conserver que le prédicat ». (au Seuil, 1999, p. 114).
Claro !

Pat V dit: 14 février 2018 à 19 h 49 min

Laura Delair dit: 14 février 2018 à 16 h 19 min

Rothko : on se demande pourquoi on en parle ici et non sur La République de l’Art de Patrick Scemama ???

Vous avez vraiment lu les articles de P.S. ?

Pat V dit: 14 février 2018 à 19 h 46 min

@JJJ,
Lorsque vous nous donnerez votre véritable identité on pourra parler peinture et je vous donnerai le lien pour acheter ce livre ancien,( toute curiosité mérite sa peine! ) car il se trouve achetable en ligne.
Mais cherchez bien, la liste des entretiens de Michel Butor est impressionnante! 😉

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 19 h 32 min

[« On pourrait s’interroger sur le fait que cette bienveillance « miraculeuse » soit si rare mais, si elle était multipliée, que deviendrait notre liberté et le caractère discrétionnaire de la grâce octroyée, par des desseins impénétrables, à Soeur Bernadette plutôt qu’à tel autre malade ? Pour les catholiques, parce qu’elle aura prié la Vierge Marie, elle a été guérie. Pour d’autres, c’est une manipulation, une illusion collective, un « coup » de l’Eglise. J’aime cependant, qu’on croie au Ciel ou non, que soeur Bernadette soit venue jeter un pavé dans la mare de nos certitudes limitées et frileuses. Les esprits forts lui en voudront mais peu importe. Elle oblige chacun à se questionner sur un possible au-delà.]

Souvent, le mondain Philippe Bilger me fait penser à un certain Delaporte. Personnellement, en tant qu' »esprit faible », cette miraculée ne m’oblige à rien, bien au contraire.
Mais c’est à ce genre de commentaires qu’on prend la mesure de nos distances d’avec les réactionnaires qui jouent aux libéraux.
Où en est le fait divers Halliday et héritiers consorts ?

Widergänger dit: 14 février 2018 à 18 h 28 min

T’es un malade mental, Delaporte. Va plutôt te faire soigner au lieu de nous sortir toujours les mêmes inepties qui ne convainquent que toi, pauvre malade. C’est toi le raté !

Delaporte dit: 14 février 2018 à 18 h 22 min

« Avec des parents comme Delaporte, on voit chaque jour tout le mal que ce genre de crétins font à ce genre d’élèves. »

Et vous ne croyez pas qu’avec des profs ratés, qui se font chahuter parce que pédants et ennuyeux, les élèves ne souffrent pas ? et que leur révolte n’est pas justifiée ? Bien sûr que si ! Tel triste avenir inscrit dans la non-pensée éducative de wgg, qui bousille de jeunes âmes impunément !

Nicolas dit: 14 février 2018 à 18 h 16 min

Pas très convaincu, Rothko fait parti du mouvement du monochrome, il tend vers le monochrome sans jamais l’atteindre vraiment, le monochrome comme stimulation. De la ligne, du dessin vers la couleur encore forme vers la lumière. C’est le revival amerloque contre l’Europe, contre le claire/obscure d’ou des couleurs sur couleur de même intensité, des formes au bord flou, des masses des tâches. Bref l’habitus?

Widergänger dit: 14 février 2018 à 18 h 08 min

Je crois aux miracles comme Pascal; c’est ici manifestement un authentique miracle qui montre qu’on ignore presque tout de l’univers. Cette sœur est vraiment très touchante. On est heureux pour elle. Mais les voies du seigneur sont impénétrables.

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 17 h 46 min

une maladie miraculeusement guérie n’a rien à voir avec la chance, ni avec la santé de la raison (lartéguy).

Jean Langoncet dit: 14 février 2018 à 17 h 30 min

@la raison ne suffit pas à la santé de l’âme

Fort heureusement elle n’en a pas la prétention ; la santé de l’âme, c’est l’affaire de chacun, pas de tous … Truompeulamor vous filez du mauvais coton

Lavande dit: 14 février 2018 à 17 h 28 min

« La névrose hystérique est encore très répandue chez le personnel de services des cultes monothéistes. »
Ce n’est vraiment pas l’impression que donne la religieuse dont la maladie a été « miraculeusement » guérie.
je rappelle le lien donné par Delaporte:
https://youtu.be/H2MBV10wjcI
La névrose hystérique étant très répandue chez les pratiquants de la RDL, on a des points de comparaison fiables.

Widergänger dit: 14 février 2018 à 17 h 19 min

Au collège, on enseigne aussi les fondamentaux, mais en français ce sont les récits fondamentaux : Odyssée, Bible, Enéide, Les Métamophoses, et les contes y compris Alice au pays des merveilles. Et les cours sont très bien faits, et j’ai pas besoin de gros cons comme Delaporte pour me dire ce que j’ai à faire alors qu les parents t ls élèvs s’en trouvnt ravis !

Delaport a simplment sa place chez les fous à l’hôpital psychiatrique d’où ct obsédé d la haine et de l’abolition du travail, idée à laquelle il n’a jamais rin compris soit dit en passant, n’aurait jamais dû sortir.

Widergänger dit: 14 février 2018 à 17 h 15 min

Les fondamentaux concrnent l’école primaire. C’est d’ailleurs officiellement l’objectif du gouvernement. Le problème n’est donc pas là. Mais dans ce pays tout le monde prétend savoir comment régler les problèmes de l’école, surtout les plus cons comme Delaporte, qui n’y connaît rien, et n’a jamais montré autre chose que de la haine pour les enseignants. Quel crédit accorder dès lors à ce type de gros cons ?

Widergänger dit: 14 février 2018 à 17 h 12 min

C’est aussi en partie à cause des gros cons comme Delaporte qui passent mleur misérable vie à cogner sur l’image des enseignant sans aucune raison que les élèves sont parfois si mal élevés. Avec des parents comme Delaporte, on voit chaque jour tout le mal que ce genre de crétins font à ce genre d’élèves. Des malades mentaux qui sont des dangers publics.

TRUOMPEU dit: 14 février 2018 à 17 h 11 min

16h53

lE pB c’est qu’on peut croire aussi à l’une et à l’autre de ces solutions; voire à l’une légèrement plus qu’à l’autre etc…

eT c’est le Christ médecin, St Augustin & Cie

Toutes les guérisons qui seront le fait de la médecine ne pourront jamais guérir en l’homme, sa maladie de l’âme… ce que seul Dieu par ses miracles etc…
Même Spinoza le déiste dit bien que la raison ne suffit pas à la santé de l’âme

Amen
Tout

Widergänger dit: 14 février 2018 à 17 h 09 min

En plus, je ne préconise nullement une élévation psectaculaire du niveau d’exigence, je préconise que l’enseignement s’adresse d’abord à l’intelligence des élèves au lieu de les gaver comme des oies justement. Vous n’y êtes pas du tout ! Vous êtes de gros cons, c’est tout.

Widergänger dit: 14 février 2018 à 17 h 06 min

Une réforme se déroule en plusieurs temps. Quand on a affaire à des cinglés de mauvaise foi, il n’y a aucun échange possible de toute façon, sinon des torpilles d’injures contre des malades mentaux qui ne pensent qu’à calomnier autrui en se gargarisant de ses propres idées reçues et préjugés. Vous êtes tout simplement de pauvres minables sans foi ni loi.

JC..... dit: 14 février 2018 à 17 h 03 min

Au contraire de « libérer » les élèves ce qui conduit à fabriquer des cancres faignasses, il convient de les habituer à obéir, à respecter un cadre strict défini par le magister.

En cas de non-respect de la haute autorité du maître : EXCLUSION immédiate et amende infligée au parents, par exemple balayer la cour, etc, etc …

Si récidive du salopiot, amputation d’abord d’un petit doigt de la main gauche, puis un par un jusqu’au dernier….Par humanité, on laissera trois doigts à la main droite, et on se consacrera aux pieds !

obs dit: 14 février 2018 à 17 h 01 min

WG, votre position me paraît contradictoire. D’un côté, vous préconisez une élévation spectaculaire du niveau d’exigence de l’enseignement, de l’autre vous reconnaissez que des classes entières sont incapables de suivre le cursus actuel…Il me paraît plus réaliste de renforcer d’abord ce qu’il est convenu d’appeler les « fondamentaux », lecture, expression écrite, maths…

Banal vous me direz, mais tellement juste!

Delaporte dit: 14 février 2018 à 17 h 01 min

« Delaporte a sa place à l’hôpital psychiatrique, pas ici. »

wgg, il nous semble à tous que la démence, la folie furieuse sont plutôt vos attributs…

Delaporte dit: 14 février 2018 à 16 h 58 min

On plaint ses petits élèves, obligés de supporter ce train de pédantisme, et qui en resteront marqués négativement durant toute leur vie !

TRUOMPEU dit: 14 février 2018 à 16 h 57 min

bis

« …le temps passe et me remplit de toi
J’en avais besoin de personne…
Oh Oh… petit rien du tout
mais tant pour moi…
Oh Oh… »

A très vite
St vatäanen

Delaporte dit: 14 février 2018 à 16 h 54 min

« On a affaire ici à deux malades mentaux qui ne comprennent vraiment rien à mes commentaires. »

Le niveau wikipédia de wgg n’est pourtant pas compliqué à comprendre. C’est du basique, avec juste une dose de pédantisme insupportable…

closer dit: 14 février 2018 à 16 h 53 min

« La névrose hystérique est encore très répandue chez le personnel de services des cultes monothéistes. »

Votre commentaire est indigne Renato. Sa méchanceté et sa mauvaise foi pourrait le faire prendre pour un commentaire de Bloom. L’examen, y compris psychiatrique, d’un supposé miracle, est long (des années) et très rigoureux sur le plan scientifique. Les médecins ne disent évidemment pas que c’est un miracle. Ils disent seulement que la guérison est absolument inexplicable en l’état actuel des connaissances scientifiques. L’évêque ensuite peut conclure qu’il s’agit d’un miracle.

A partir de là, vous avez deux options: soit vous croyez que c’est un miracle, soit vous croyez que les médecins pourront un jour expliquer la guérison du malade par des causes purement naturelles.

En ce qui me concerne, je doute de l’une et de l’autre option…

TRUOMPEU dit: 14 février 2018 à 16 h 50 min

16h19…

eN CE Jour

Mademoiselle Enl’air,
svp.
ne Vous appelez plus Laura !

car:
« … Ya tant d’hommes que je ne suis pas..
Ya tant de phrases que je ne te dirais pas,
Oh, Oh… »

En ces temps
nous vivons tous cette tragédie Euripidienne

« … te voir grandir me rapproche de toi..
Oh, Oh  »

A demain
St Valentin

Delaporte dit: 14 février 2018 à 16 h 21 min

« Il faut arrêter cet esprit de compétition, ces jeux olympiques de la culture ! »

Je suis bien d’accord, mais allez expliquer ça à un fou furieux comme wgg, le contraire d’un « éducateur », un prof raté dans toute sa splendeur !

Delaporte dit: 14 février 2018 à 16 h 19 min

Depardieu raconte une anecdote sur Johnny, ou comment vivre dangereusement :

« On était tombé sur un abruti qui nous avait filé une dose de « Brown Sugar », du sucre brun qui était une sorte d’héroïne à la con, et puis comme on était un peu des abrutis -parce que Johnny était comme moi, on avait parfois des absences dans la tête-, on a sniffé ce machin et… 48 heures de coma. Ils nous ont shootés, et on est morts ensemble », se souvient Gérard Depardieu. « Et on s’est réveillés, et j’étais Villa Montmorency, chez Sylvie Vartan. Et puis, comme si de rien n’était, on s’est souvenu de rien, c’est le toubib qui nous a dit : vous vous rendez compte d’où vous venez ? », conclut-il provoquant l’hilarité autour de lui.

JAZZI dit: 14 février 2018 à 16 h 18 min

« j’ai deux 6ème, l’une brillantissime, l’autre beaucoup plus faible. »

Il faut arrêter cet esprit de compétition, ces jeux olympiques de la culture ! Un bon prof est celui qui aide ses élèves à développer leur intelligence et leur inculque les fondamentaux…

Delaporte dit: 14 février 2018 à 16 h 15 min

« Une apologie des oisifs »

Vous avez raison de défendre l’oisiveté, Jacuzzi, et ce dès l’école. Dans une société idéale où le travail sera légalement aboli, ce que j’appelle de mes voeux, eh bien, il faut apprendre dès l’école aux enfants à faire des choses intelligentes, loin de toute compétition mortifère. Des types comme Bloom ou ce pauvre wgg sont des asservisseurs du genre humain, qu’il faut au contraire libérer. Vaste projet, qui se réalisera sans doute un jour quand des autorités politiques idoines auront enfin pris le pouvoir !

JAZZI dit: 14 février 2018 à 16 h 02 min

Robert Louis Stevenson, « Une apologie des oisifs » :

« Il ne fait aucun doute que l’on devrait être le plus oisif possible pendant sa jeunesse. (…) Et si l’on passe son temps à lire, comme nous le rappelle une vieille anecdote, il en reste bien peu pour penser. (…) En fait, une personne intelligente, qui ouvre l’œil et tend l’oreille en gardant le sourire, sera plus instruit que bien d’autres qui auront passé leur vie en veilles héroïques.(…) Pendant que d’autres s’encombrent la mémoire d’un fatras de mots, dont ils auront oublié la moitié d’ici la fin de la semaine, celui qui fait l’école buissonnière peut apprendre un art vraiment utile, comme celui de jouer du violon, de choisir un bon cigare, ou de parler avec aisance et pertinence à des hommes de tous horizons. »

JAZZI dit: 14 février 2018 à 15 h 51 min

Vive l’école buissonnière !
Laissez donc un peu ces enfants grandir en paix, WGG et Bloom !
Plus de math, de philo, et des cours d’épistémologie des sciences par dessus le marché ! Sans oublier de remettre au programme le grec et le latin : ce ne sont plus des élèves mais des oies que l’on gave que vous voulez ?

Widergänger dit: 14 février 2018 à 14 h 36 min

Dès la Seconde, il faudrait faire des cours d’épistémologie des scinces pour faire comprendre les concepts de la physique qu’on utilise. On fait sinon des élèves des machines à calculer comme je l’ai été dans ces classes au lieu de leur apprendre à réfléchir sur les fondements du savoir scientifique qu’ils ne comprennent pas tel que la physique est enseignée. Ou la biologie. Quand j’étais élève j’ai toujours été demandeur de ce genre de cours dont je sentais la nécessité; j’allais en bibliothèque au Palais de la Découverte pour y chercher des réponses aux questions que je me posais et que ne m’apportait pas l’enseignement.

TRUOMPEU dit: 14 février 2018 à 14 h 29 min

Il y a qql part dans la Presse, une remark profonde sur notre Johnny national.

Toute sa vie il a souffert (comme bien d’autres d’ailleurs) de ‘ne pas avoir eu de père…’
On connait l’histoire,; sa mère une Beauté de chez Dior rencontre un commerçant bidon de la rue des Martyres ; qui très vite l’abandonnera avec l’enfant.
JP. Smet en voudra tj à ce père (malgré tout) de ne l’avoir pas reconnu, d’avoir trompé une si belle femme, sa mère etc…

Et voilà, que dans ses dernières volontés ce même Smet déshérite ses deux enfants naturels au profit de… (comme dira Sardou)
[Son fils David avait déjà pu dire : ‘je n’ai connu mon père que par le bruit des bottes quand il rentrait au petit matin pour se coucher’]

C’est vraiment très Psycho ! Tragédieee

* il y a aussi ces images : on voit le mariage Mairie de Paris il y a des années, et Johnny a bien une tête de plus que sa femme (déjà très grande). Puis le temps passe -opération de la hanche, on les voit à même hauteur… A la fin, il a presque une tête en moins – et la taille de Sarkozy…
La vieillesse est un naufrage disait de Gaulle

Widergänger dit: 14 février 2018 à 14 h 29 min

Je m’en rends compte aussi , j’ai deux 6ème, l’une brillantissime, l’autre beaucoup plus faible. Je ne fais pas les mêms cours dans l’une et dans l’autre. Le travail dans l’une que j’ai fait sur l’origine de l’alphabet et la comparaison entre l’écriture cunéiforme et le chinois, puisqu’ils l’étudient, je ne l’ai pas fait dans l’autre, où les trois quart de la classe aurait décroché et se serait mis à bavarder.

Widergänger dit: 14 février 2018 à 14 h 25 min

Mais d’autres le développeront pour lui, comme Stéphane Lojkine dans ses études des Salons de Diderot, ou dans ses études sur la scène romanesque où textes et art visuel sont mis en relation. Panofski l’a fait pour la peinture.

Bloom dit: 14 février 2018 à 14 h 23 min

Même au sein d’un même établissement, ML, les disparités sont fortes. J’ai eu le bonheur de suivre un cohorte presque entière de la seconde à la terminale: en seconde, la traduction COLLECTIVE du passage de Richard II où John of Gaunt vante l’exceptionnalité de l’Angleterre (« This precious stone set in the silver sea…This England) reste un des plus beaux moments de ma carrière d’enseignant…

TRUOMPEU dit: 14 février 2018 à 14 h 11 min

14/ II – 1H 13 (bonne nuit)

Voilà le texte programmatique de Foucault daté 1969 :
« On peut, pour analyser un tableau, reconstituer le discours latent du peintre; on peut vouloir retrouver le murmure des intentions qui ne sont pas finalement transcrites dans des mots, mais dans des lignes, des surfaces et des couleurs; on peut essayer de dégager cette philosophie implicite qui est censée former sa vision du monde. Il est possible également d’interroger la science, ou du moins les opinions de l’époque, et de chercher à reconnaître ce que le peintre a pu leur emprunter. L’analyse archéologique aurait une autre fin: elle chercherait si l’espace, la distance, la profondeur, la couleur, la lumière, les proportions, les volumes, les contours n’ont pas été, à l’époque envisagée, nommés, énoncés, conceptualisés dans une pratique discursive; et si le savoir auquel donne lieu cette pratique discursive n’a pas été investi dans des théories et des spéculations peut-être, dans des formes d’enseignement et dans des recettes, mais aussi dans des procédés, dans des techniques, et presque dans le geste même du peintre… » (Archéo. du Savoir; p 253)
[ce texte est à peu près contemporain de la redécouverte de ‘l’habitus’ par Bourdieu, et dans son matérialisme des ‘pratiques’ il montre toutefois ses limites, puisqu’il subordonne -finalement- celles-ci à la pratique « discursive », instance suprême du savoir; c’est idem chez Bourdieu -et plus encore chez Panofsky auteur « d’Idéa »…]

Donc Foucault qui avait d’autres projets plus à coeur (si l’on ose dire) ne développera jamais ce programme et en restera au ‘regard’ comme il l’avait fait dans « Les Mots et les Choses » précédemment.
Bourdieu pour sa part, se perdra dans la sociologie des marchands d’art, des galeristes, etc (voir son katastrophic « Manet » du Coll. de France et les tartines de son école de pensée avec N. Heinich, Boltanski..)

L’important serait donc, cette question du seul « geste du peintre » constitué par des procédés, des formes d’enseignement… Et à son insu, si l’on considère que cela aurait pu se faire dans sa prime enfance en barbouillant, etc…
A ce titre les remarques de ce Riboulet sur la mémoire à la fin de la vie, souvenirs inaccessibles, balbutiements… sont très pertinentes. Et en fait tout artiste (et écrivain etc) a vécu cela, pour peu qu’il ait vécu longtemps. Par exemple Matisse qui eut des épreuves sans doute plus fortes que celles de Rothko, devait de toute façon éprouver un peu les mêmes sentiments à la fin de sa vie, avec la Chapelle de Vence qu’il considérait comme son chef-d’oeuvre. Il dira par exemple : « Ce n’est pas un travail que j’ai choisi mais bien un travail pour lequel j’ai été choisi (sic) par le destin sur la fin de ma route… » / »Cette chapelle… Elle m’a été imposée. » Et (puisque allusion fut faite à son apprentissage selon les pédagogies d’Aveugles et anormaux) il est frappant que pour réaliser certains éléments de cette oeuvre il se faisait « bander les yeux »… « Il faut que j’arrive à dessiner (le Chemin de croix) les yeux bandés »…
En bref c’est toute son origine, sa vérité primordiale qui comme pour Rothko sans doute et Picasso (ou Proust, etc), qui refluait en lui inexplicablement:
« Quand j’entre dans la chapelle, je sens que c’est moi tout entier qui suis là – enfin tout ce que j’ai eu de meilleur, quand j’étais un enfant, ce que j’ai essayé de garder toute ma vie » (1952)
* H. Matisse, Ecrits sur l’Art/ Hermann

Amen

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 14 h 06 min

@ je ne vous citerai pas mes remarques personnelles avec Michel Butor il y a belle lurette à ce sujet

Faites…, au contraire, cher monsieur Pat V., votre modestie nous intrigue. Et nous avons tant besoin de nous rafraîchir en nos demeures. Car hélas, tout le monde n’arrive pas à suivre votre actualité. Nous vous prions don cinstamment de mettre le lien de vos fameux entretiens avec Michel Butor sur Mark Rothko. Je suis pour ma part impatient de les connaître. Ne pas donner suite à cette requête risquerait de signer votre imposture, à laquelle personne d’icite ne peut croire a priori.

Widergänger dit: 14 février 2018 à 14 h 06 min

Par exemple, en 1ère, on étudie Les liaisons dangereuses. Choderlos de La clos met dans la bouche de la Merteuil une conception mécanique de l’homme qui lui vint directement de Descartes, et que La Mettrie a su prolonger au XVIIIè siècle dans L’homme-machine. C’est de la philo. Il est nécessaire de l’introduire dans la lecture pour éviter aux élèves des contre-sens sur la machiavélisme de la Merteuil et mieux en comprendre les ressorts, faire le départ entre l’humanisme hérité de Descartes et son machiavélisme réel dans sa stratégie pour corrompre Cécile de Volange et se venger de Gercourt. Voilà un exemple d’utilité de l’enseignement de la philo en 1ère. Mais on pourrait l’introduire dès la Seconde au lycée.

christiane dit: 14 février 2018 à 13 h 59 min

@la vie dans les bois dit: 14 février 2018 à 7 h 54 min
Cet article esttrès intéressant, y compris la visite de la salle Rothko à la tate Gallery en lien, en bas de l’article.
Dans la chapelle octogonale de Houston, les toiles réunies, sont austères (d’après les documents vus car je n’y suis pas allée). Il réfléchit longuement à l’éclairage, à l’accrochage, à la structure du bâtiment (beaucoup de querelles avec l’architecte). Plus sombres que celles rouge-brun, peintes pour le Seagram Building à New York (restaurant de luxe pour lequel il annula la commande). Par la suite il fit don de neuf d’entre elles à la Tate Gallery à Londres.
Je pense à la chapelle de Vence et les dessins sobres de Matisse ou à cette merveille, l’église de Ronchamp, conçue par Le Corbusier ou encore à Soulages et les vitraux de Conches.
Là, dans la chapelle de Houtson, Rothko semble s’être éloigné de ses lumineuses harmonies colorées, des limites délicates et floues des toiles antérieures. Ces toiles immenses sont dépouillées à l’extrême, sombres, grises, ou d’un brun tendre, un panneau est entièrement recouvert d’un noir opaque. Huit murs clairs, huit panneaux dont trois triptyques, l’oblique des murs d’angle et pas de vitraux.
Là, JJJ a raison, il ne reste que le silence…

Widergänger dit: 14 février 2018 à 13 h 53 min

Bien sûr, Bloom ! Faire de la philosophie uniquement la dernière année d l’enseignment secondaire est un non sens. Je m’efforce, quant à moi, autant que faire ce peut, de faire de la philo dès la 6ème en y faisant quelques allusions ici ou là au détour d’une explication de texte.

Mais comment peut-on par exemple expliquer du Pascal ou du Montaigne en Seconde ou Première sans faire de la philosophie ? C’est aberrant. Comment expliquer Candide sans parler aussi de Leibniz et de concept comme celui de « raison suffisante ». On y est forcé ; je l’ai évoqué avec mes 3ème cette année, notamment.

Le gouvernement veut détruire le bac ; ça coûte trop cher pour le pu de résultat probant quand on voit l’hécatombe ensuite en première année de fac. Mais à qui la faute ? Certainement pas aux profs ! C’est tout le système qu’il faut revoir, qui n’est fait que pour une élite.

Je le vois avec mes élèves. En 6ème, comme en 4ème ou en 3ème, je fais des cours d’un niveau nettement supérieur à celui auquel j’étais habitué. Avec les 6ème, qui sont brillantissimes, je fais des cours absolument extraordinaires comme jamais je n’ai reçu quand j’étais élève dans le CEG de la rue Molière au Palais-Royal (qui est un joli quartier où touts les filles sont à marier, comme chantait ma chère mère…). Je peux problématiser chaque explication comme on le fait pour l’agrégation et le capes sans que ça pose la moindre difficulté aux élèves. Ailleurs, en banlieue ou même dans les autres collèges de Paris, c’est une vraie galère ce genre de pédagogie alors que c’est celle qu’on doit officiellement mettre en œuvre. La seule qui permette vraiment en effet d’expliquer un texte. J’ai fait l’autre jour un cours formidable sur Le Cid avec mes 4ème, où les élèves sont allés jusqu’au fond des choses, et je peux même instaurer un débat en classe sur les diverses interprétations de l’attitude de Rodrigue. Ailleurs, ce genre de pédagogie est absolument impossible à mttre en œuvre, les élèves sont perdus. C’est là où on se rend compte de l’inégalité flagrante du système français.

Pat V dit: 14 février 2018 à 13 h 36 min

Non JC, mais l’ autre qui nous écrit :  » Mark Rothko risque de fulminer, là-bas « .. mais c’ est où, là-bas? 😉

Bloom dit: 14 février 2018 à 13 h 23 min

Dans Le Monde, plaidoyer de J.Ferrari pour l’enseignement de la philo avant la terminale, à la faveur de la réforme qui s’annonce. C’est ce que réclamaient Derrida et le GREPH, notamment Bruno Clément. Excellente idée, excellent ambassadeur.

Clopine dit: 14 février 2018 à 13 h 12 min

Pas du tout, mais alors pas du tout, aimé le papier de Josyane Savigneau sur Roth – ou plutôt sur elle, Josyane Savigneau, allant voir Roth. Ce mélange de dédouanement de soi( quand Roth, ouvertement, affiche devant elle son appétit sexuel pour une jeune femme, on voit d’ici le sourire complice et supérieur de la journaliste qui, bien entendu, ne manifeste aucune solidarité, mais semble profiter des propos de Roth pour mettre en avant la supériorité « intellectuelle » de leurs relations, c’est juste à gerber, quoi; De même quand elle glisse si rapidement sur le fait que, au fur et à mesure que ses articles sur Roth sont longs et influents, il devient plus facile d’obtenir des rendez-vous…)

Pour moi, certes pas une « amitié particulière » (Savigneau est suffisamment intelligente pour ne pas aller jusque là) mais juste les services bien compris d’une journaliste et d’un auteur reconnu.

Encore, toujours la foire aux vanités… D’autant qu’on apprend rien, ou si peu, sur Roth, ah là là. Et cette manière de Savigneau de nous dire qu’elle ne se plaît qu’à parler de ses oeuvres avec l’auteur ! Elle nous le dit à nous, mais visiblement pas à lui, qui se fiche visiblement comme d’une guigne de l’opinion de la critique française, qui l’est si peu, critique, qu’on en saura décidément rien de ce qui a poussé Roth a arrêté d’écrire.

Pantalonnade romaine, en quelque sorte. Une zébue du fin fond de l’empire vient toucher avec extase la toge d’un puissant. Et veut nous faire croire qu’il se passe là quelque chose d’unique…

Pat V dit: 14 février 2018 à 13 h 09 min

vous repasserez…drôle de manie de vouloir dans un premier temps rabaisser les propos des autres pour nous asséner vos remarques sans intérêt aucun.

Pat V dit: 14 février 2018 à 13 h 06 min

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 10 h 24 min
vous écrivez : « Mark Rothko risque de fulminer, là-bas, en constant que deux internautes plagient allègrement des critiques de son œuvre au lieu de se taire. »

Rothko s’ en fout, laissez-le là où il est et laissez-nous regarder ses toiles comme il nous plaira.
Le mythe du silence devant l’ œuvre a assez duré.
Rothko s’ offusquait, chaque fois qu’ on parlait d’ « abstraction » et de « mystique », à propos de sa peinture. Celle-ci, disait-il, est « concrète et terrestre ».
Pour le plagiat, vous repassez, il y a guillemets et références en ce qui me concerne et je ne vous citerai pas mes remarques personnelles avec Michel Butor il y a belle lurette à ce sujet.

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 12 h 42 min

12.14 – Chritiane, vous avez réponse à tout ! Vous n’esquivez jamais rien et vous en sortez toujours avec une très grande élégance courtoise, grâce à votre immense culture livresque. Le propos que vous rapportez d’un Beckett bougonnant est superbe, quasi digne d’un Barleby (« j’aurais mieux fait de pas »). Faudrait en faire un nouveau morceau d’anthologie !
Belle journée à vous !

Ed dit: 14 février 2018 à 12 h 27 min

Toutes les filles à chat préfèrent leur animal à leur petit ami. C’est une règle d’or. Et mon amoureux est dingue de mes sacrés de Birmanie, donc il ne peut m’en vouloir. Elles sont irrésistibles.

JAZZI dit: 14 février 2018 à 12 h 20 min

« Les 364 autres jours de l’année, il est là. »

Les chats aussi, ED. Mais entre eux et lui, votre choix semble fait !

christiane dit: 14 février 2018 à 12 h 14 min

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 10 h 24 min
vous écrivez : « Mark Rothko risque de fulminer, là-bas, en constant que deux internautes plagient allègrement des critiques de son œuvre au lieu de se taire. »

C’est compliqué, JJJ, la peinture et les mots. Vous me faites penser à Samuel Beckett à qui la revue « derrière le Miroir » avait demandé d’écrire un papier sur la peinture de son ami Bram van Velde. Il l’a écrit en bougonnant !
Ça commence par ces mots : « J’ai dit tout ce que j’avais à dire sur la peinture des frères van Velde dans le dernier numéro des Cahiers d’Art. Je n’ai rien à ajouter. C’était peu, c’était trop.(…) La peinture moderne est déjà assez troublante en elle-même sans qu’on veuille la rendre plus troublante encore, en disant tantôt qu’elle est peut-être ceci, tantôt qu’elle est peut-être cela. Ensuite on se trouble soi-même, sans nécessité. »
Suit une descente en flamme des artistes de l’Ecole de Paris et une approche des peintres de « l’empêchement »(les van Velde) (magnifique) et il termine par ces mots : « Voilà ce à quoi il faut s’attendre quand on se laisse cou.illonner à écrire sur la peinture. A moins d’être un critique d’art.
La peinture des van Velde sort, libre de tout souci critique… »
« Peintres de l’empêchement », Derrière le Miroir, Paris, n° 11

JAZZI dit: 14 février 2018 à 12 h 12 min

Votre « couple » n’a donc d’autre raison que de vous f.outre l’un de l’autre et l’un dans l’autre, ED ? Où est l’amour dans tout ça ?

JAZZI dit: 14 février 2018 à 12 h 11 min

Votre « couple » n’a donc d’autre raison que de vous foutre l’un de l’autre et l’un dans l’autre, ED ? Où est l’amour dans tout ça ?

Janssen J-J dit: 14 février 2018 à 10 h 24 min

@ passoul : « ils en ont eu assez de se promener par ici, ils sont allés voir ailleurs et ils reviendront faire un tour. Ca fait juste treize ans que ça dure ».
C’est exact. Et 13 ans, c pas très long, b. !
@5.50, de quoi le logiciel GWG est-il fait ? … telle n’est pas la question (de la fumée du c-c wiki).
@ Mark Rotko risque de fulminer, là-bas, en constant que deux internautes plagient allègrement des critiques de son oeuvre au lieu de se taire.
@ J’emm… la Poule à Ga et son Valentin Lartéguy : qu’ils bais.ent au coussin avec des links et nous f. la paix !
Bonjour à toussent, et au blues des cités de l’Est.

JAZZI dit: 14 février 2018 à 10 h 08 min

C’est pas très aimable pour votre petit ami, Ed !

renato et LVDLB, je n’avais pourtant pas demander que cent mille phallus fleurissent !

Ed dit: 14 février 2018 à 9 h 57 min

Un quart des Français déclare préférer passer la Saint-Valentin avec son animal de compagnie. Inutile de préciser que j’en fais partie.

renato dit: 14 février 2018 à 9 h 09 min

La question de l’observation, par exemple — fragment d’un post déjà mis en ligne ici :

Il y a de là quelques années j’ai lu que Nabokov avait à un moment songé de se dédier à la peinture ; qu’il avait suivi un cours et qu’il avait abandonné cette voie parce que son professeur n’était jamais satisfait des résultats de ses efforts (il s’agissait de copier une boîte à lettres), car, si mon souvenir est bon, Nabokov était faible en observation, donc en analyse ; selon moi, il était probablement induit en erreur par la conviction que l’idée dépasse, ou peut dépasser, les limites de la matière.

renato dit: 14 février 2018 à 8 h 47 min

“Un scoop télévisuel considérable, le témoignage de la soeur miraculée de Lourdes”

La névrose hystérique est encore très répandue chez le personnel de services des cultes monothéistes.

la vie dans les bois dit: 14 février 2018 à 7 h 54 min

Rothko did not paint his cycle of dark paintings for the Menils’ chapel because he was a religious man. He leapt at the chance to create a chapel because it was the type of cultural space that came closest to his ideal of making a « place » with art. Tell that to Houstonians. To spend a couple of days at the Rothko Chapel is to be at once impressed and silently troubled. Locals use this place. In fact, they love it. They come not just as tourists but to meditate, pray, and talk sombrely. They see it as a religious place and the art as spiritual. It is called a chapel, after all, and most Americans believe in God.

https://www.theguardian.com/artanddesign/2008/sep/01/art

la vie dans les bois dit: 14 février 2018 à 7 h 48 min

Pour bas rosis et son culte du bouc:

Lampsaque est à l’origine du culte de Priape :

« Les habitants de Lampsaque, ville située sur les bords de l’Hellespont, s’avisèrent, les premiers, de tirer ce symbole (le phallus) de la dépendance des dieux-soleil, de l’ériger en divinité, et de lui rendre un culte particulier sous le nom antique de Priape. Ce dieu naquit dans cette ville, dit la fable, ce qui, en langage allégorique, signifie que son culte y prit naissance. »

— Jacques-Antoine Dulaure, Des divinités génératrices, ou du culte du phallus chez les anciens et les modernes …, Dentu, 1805, 427 p. (lire en ligne [archive]), « Origine du Phallus et de son culte ».

wiki

JAZZI dit: 14 février 2018 à 7 h 03 min

Scemama en est encore à nous parler du porte-bouteille de Duchamp, alors que la dernière tendance artistique est plutôt portée sur le porte-bite !

JAZZI dit: 14 février 2018 à 6 h 50 min

Mais que nous dit l’artiste sud coréen à l’occasion de ces jeux olympiques d’hiver ?
N’annonce-t-il pas l’Adam futur ? Réduit à un membre suprême anonyme, une bite sans visage, impossible à dénoncer. Négation définitive de toute singulière paternité. Mais à qui l’homme va-t-il transmettre son héritage ?

JC..... dit: 14 février 2018 à 6 h 49 min

On me rumeure qu’il serait en train de monter une affaire de vignoble avec un certain Paul Edel, un spécialiste de la grappa, bourré de fric.

JC..... dit: 14 février 2018 à 6 h 47 min

C’est une des raisons du départ de Bougboug de notre Usine Gode-meet-uns : ces statues phalliques sont glandement obscènes ….

Il sévit ailleurs, le Boug. J’ignore ce qu’il est devenu. Mais confondre sex-toy et art statuaire, c’est inadmissible !

JC..... dit: 14 février 2018 à 5 h 50 min

Une vision passéiste, encore prégnante chez les papys et les mamies, entretient l’idée que ce sont les humains qui font les Logiciels.

Faux.

Ce sont, désormais, les Logiciels qui font les humains…

Bloom dit: 14 février 2018 à 5 h 46 min

Bourdieu a forgé sa notion d’habitus à la lecture de « Gothic Architecture and Scholasticism », dû à l’un des tous meilleurs critiques d’art du 20e s., E. Panofsky, dont les études sur l’iconographie et plus encore la perspective (‘vedutta’ etc.) sont sans rivales aujourd’hui encore. Les études de nuages de Constable, où disparait toute notion de perspective, mènent tout droit au champ de couleur des expressionnistes abstraits et à Rothko…

JC..... dit: 14 février 2018 à 5 h 33 min

Il est clair qu’entre Wiwi, Chaloux, Pablo, Bougboug, LVDB, Phil, Dédé, JiBé, Christiane, Toi, Moi, et des logiciels finement élaborés, testés, dotés d’un bon rationnel, d’une logique affirmée, …. il n’y a pas à hésiter.

On sait où sont les ânes : ce sont les logiciels !
(exception faite pour les habitants du Bray)

Bloom dit: 14 février 2018 à 3 h 08 min

une histoire de fard aux joues des courtisanes?

Le fard contenait du plomb, qui tue à plus petit feu que la poudre de canon.

Je n’ai jamais eu envie d’aller voir le blog de P.Edel. Je ne suis pas partisan de la dispersion.

christiane dit: 14 février 2018 à 1 h 13 min

@TRUOMPEU dit: 13 février 2018 à 23 h 21 min
Une façon de voir l’évolution de l’art et des marchands d’art…

Mais Rothko, c’est toute une montée vers la lumière puis tant de courage dans les toiles sombres de la fin, face à la maladie, au découragement, à l’alcool, à la solitude. C’est peut-être ce que Mathieu Riboulet a écrit dans Le Regard de la source, affrontant la mort de sa mère (p.91):
« Ma mère dont l’effacement progressif avait atteint maintenant une sorte de plénitude (…)qui avait réussi à lentement cheminer jusqu’au cœur de la nuit bien avant que de seulement songer à disparaître, m’avait depuis longtemps donné le sentiment,(…), de retourner, avec une crainte manifeste, vers des ombres déjà fréquentées mais inaccessibles au souvenir,(…) qui nous force à affronter avant de mourir la part obscure de nos balbutiements sur laquelle jamais notre mémoire n’a pu exercer la moindre prise, du temps de sa splendeur. »
J’aimerais, un jour me rendre à la Tate Gallery à Londres et rester longuement dans la « salle Rothko » où Rothko avec l’accord de Sir Norman Reid, le directeur de la Tate Gallery, a installé dans la partie la plus ancienne, neuf de ses toiles (non loin des peintures de Turner) : les Seagram Murals, de couleurs chaudes , tons rouges et bruns. Un lieu qui doit ressembler à un refuge dans lequel on peut contempler et dialoguer avec son univers de silence, entrer dans l’infini. Des peintures qui rayonnent de l’intérieur…

bérénice dit: 13 février 2018 à 23 h 53 min

Oui? c’est gentil à vous . A trop lire ici je ne lis plus rien d’autre, découvrant l’infini de mon ignorance à quoi ma vitesse de croisière avec des glaces affreuses bloquant toute circulation viennent ajouter à mon blues. Pas celui de Neuilly, l’autre.

TRUOMPEU dit: 13 février 2018 à 23 h 38 min

Puisqu’il y a ici, un fervent adepte de Michel Foucault.

fOUCAULT a écrit un jour dans ‘L’ Archéologie du savoir’ un très beau programme de connaissance de la peinture – énumérant ces question de l’habitus, cad de la formation primordiale qui fait qu’on trace un trait comme ci comme çà sans y penser (ce à quoi un littéraire pur -l’essentiel des critiques d’art qui tartinent- ne peut imaginer)
Le malheur c’est que chaque fois qu’il a eu à parler de peinture foucault n’en a jamais tenu compte et à tout résumé au ‘regard’.
Reste que dans ses cours au Collège de France (par ex ‘Les Anormaux’) il montre bien que la pédagogie moderne elle-même -ce qu’on appelle l’instruction pour les jeunes enfants- est issue (ou chemine en parallèle) avec celle des anormaux. C’est terrible à dire, ça fait penser à ‘l’art dégénéré’, mais c’est vrai.
La chose peut aller jusqu’à la peinture ‘rugueuse’ de Balthus (il mettait lui aussi de la poudre dans ses couleurs) et les exercices de « toucher’ des jeunes aveugles strictement contemporains.

bérénice dit: 13 février 2018 à 23 h 30 min

A Marc Rotkho je préfère Serge Polliakoff , puisqu’on parle de couleurs tantk’à faire; vue une trés belle expo organisée je ne sais trop avec quels moyens au vu de la modestie de la mairie qui l’organisa et de la notoriété du peintre en question. Un point fort dans la mandat du sortant.

bérénice dit: 13 février 2018 à 23 h 23 min

Ca fait juste treize ans que ça dure…

et si tu crois que ça dure, ce que tu te goures, ce que tu te goures!

bérénice dit: 13 février 2018 à 23 h 21 min

christiane, la suite organise la relation de l’oeuvre peinte à l’impotent cruel, cela laisse une largeur dans laquelle ranger toutes sortes de confréries, de corporations ou de singularités, il ne précise pas .

TRUOMPEU dit: 13 février 2018 à 23 h 21 min

« on est là face au réel matériel »… 22.24

Mais comprendre comment se fait une oeuvre
(et la question est la même en science ou litté.) ce n’est pas dire -et a fortiori ‘littéraliser’-qu’un quidam ouvre un tube ou un pot de peinture, lave ses pinceaux, étale ceci ou cela… s’en met sur les doigts.

Et c’est toute l’ambiguïté du « réel » invoqué…

Comprendre comment se fait une oeuvre, c’est à dire ce qui distingue par exemple ce Rothko de Baquiat, Koon ou Kappor puisqu’on y est,… et au-delà ces derniers de grands ancêtres en la matière, c’est comprendre comment ce qui a une époque était imbuvable (couleurs primaires considérées comme ‘vulgaires’… chez Leonardo par exemple, mais à l’oeuvre de nos jours chez ces derniers) en est arrivé à être consacré au point de faire le vide autour de soi… (carl’art moderne n’est pas seulement exposé, il est imposé aux récalcitrants – par exemple quand Pinault et consorts force Beaubourg à exposer son poulain maghrébin – l’auteur du coup de tête/Zidane – etc… )

Pour dépassionner ce débat, il est nécessaire de distinguer deux sortes de ‘réel’ (car les anti art moderne sont aussi nuls en ce domaine que les plus fervent protagonistes).
D’une part la réalité qui peut-être la St Victoire pour Cézanne ou autres pour ce Rothko, du réel dont aucun des deux (n’a ou) ne peut parler, mais qui via leur formation primordiale (habitus) organise leurs gestes, leur façon de voir.
On a parlé ici de l’art des fous de St Anne (en évitant ‘l’art dégénéré’) mais il est est indispensable de savoir -il faut voir les choses en face- qu’il a existé au niveau des pédagogies primaires une communauté d’apprentissage ! Pour ne citer que Matisse, il a bénéficié d’une pédagogie qui était commune aux ‘normaux’ et aux aveugles… (d’où l’on peut penser ses ‘papiers découpés’)

Hors de cela, tout n’est que littérature et verbiage (et poésie dans le meilleur des cas – Matisse Roman)

Pat V dit: 13 février 2018 à 23 h 16 min

rester face à elles de longues heures et de les laisser venir en nous.

Mais Christiane on peut regarder un tableau de manières très différentes et multiples, non?
C’ est Michel Butor qui nous parle du gardien du temple non-confessionnel de ses tableau qui s’ est « innutri » jusqu’ à la plus extrême émotion.

Pat V dit: 13 février 2018 à 22 h 58 min

le texte de 13 février 2018 à 22 h 07 min est de Y. Ishaghpour, Rothko Une absence d’ image : lumière de la couleur collection farrago éditions Léo Scheer pages 10-11 2003.

Passou dit: 13 février 2018 à 22 h 55 min

M’enfin, évidemment que je n’ai pas banni Bouguereau (juste sucré quelques commentaires trop scato à l’occasion), pas plus que je n’ai banni Pablo, Diagonal et d’autres. La vérité est tellement plus simple et tellement moins parano : ils en ont eu assez de se promener par ici, ils sont allés voir ailleurs et ils reviendront faire un tour. Ca fait juste treize ans que ça dure…

christiane dit: 13 février 2018 à 22 h 39 min

Mais il faut écrire, Pat.V.Le texte que vous venez de mettre en ligne est superbe. De qui est-il ?
Mais l’essentiel, surtout devant les toiles de Rothko, c’est de rester face à elles de longues heures et de les laisser venir en nous.

christiane dit: 13 février 2018 à 22 h 36 min

Nicolas,
Il donnait l’impression, de toile en toile, d’aller vers plus de clarté. Champs monochromes et ces bandes, souvent par trois, superposées qui irradient, d’une grande puissance méditative.
Mais les dernières toiles, sombres, dramatiques, sont terribles.
Il écrivit à Katherine Kuh en 1954 :
« Si je devais placer ma confiance dans quelque chose, ce serait dans la psyché du spectateur sensible, libre de tout modèle de pensée conventionnel. Je n’aurais aucune idée de la manière dont il pourrait user de ces images pour les besoins de son esprit. Mais tant que ces deux choses – le besoin et l’esprit – sont présentes, on est garanti qu’il y a un échange vrai. »
Il s’est suicidé le 25 février 1970 à New York.

Pat V dit: 13 février 2018 à 22 h 24 min

Mais  » ne pas écrire sur une œuvre  » ne peut en aucun cas nous dispenser de comprendre le  » comment  » se fait une œuvre. On est face au réel matériel, là ! Même si elle parvient à n’ être que lumière vibrante comme chez Rothko.

Pat V dit: 13 février 2018 à 22 h 20 min

 » Mark Rothko se moque, avec ironie, du verbiage de son époque et lui oppose le silence de l’atelier, »

Bien sûr! Il menaçait même de poursuivre en justice quiconque écrirait sur son œuvre!

christiane dit: 13 février 2018 à 22 h 13 min

Nicolas,
je connais plus ses grandes peintures vibrantes que ses écrits. Dans le peu que j’ai lu (extraits de correspondance (Barnett Newman) -écrits sur l’art ), Mark Rothko se moque, avec ironie, du verbiage de son époque et lui oppose le silence de l’atelier, le silence spirituel de ses œuvres. Il n’aimait pas trop les critiques d’art !
Quand un peintre écrit, le lire c’est le désir d’entrer davantage dans son monde. Une sorte d’autoportrait…

Pat V dit: 13 février 2018 à 22 h 07 min

que des mots etaient déposés deliquatement (sic !) sur la page ou qu’une écriture exprimait la fureur du silence nicolas.

Eh bien, Rothko fait exactement – et même plus! – cela sur sa toile!

 » Rothko utilisait la toile non préparée et l’ enduisait d’ une colle contenant du pigment en poudre. Puis il couvrait ce fond, de bout en bout, avec la même couleur mais à l’ huile, le saturait jusqu’ à ce que la matière de la toile devienne couleur. Sur ce fond, ensuite, il posait ses pans de couleur : avec des glacis de peinture, additionnée de pigments en poudre, de la tempera à l’ œuf et du solvant.
Appliquant des couches légères de couleur transparente, il amincissait la matière jusqu’ à ce que les particules de pigments soient dissociées de la fine pellicule et adhèrent à la surface. Ainsi la lumière pouvait pénétrer la légère couche de peinture, frapper les particules de pigment et revenir inonder la surface qui irradiait de couleur. En variant les textures, les gradations tonales et la profondeur des couches, en expérimentant des degrés de transparence avec des mixtures d’ huile, de tempéra à l’ œuf et du diluant, Rothko portait ses couleurs au seuil de la désintégration pour créer leur luminosité. »

Nicolas dit: 13 février 2018 à 20 h 52 min

On a bien du lire sur la RDL que des mots etaient déposés deliquatement sur la page ou qu’une écriture exprimait la fureur du silence ou encore souligné l’immobilité inscrite dans un roman toujours en mouvement ! IL sait le faire ça Rothko?

rose dit: 13 février 2018 à 20 h 19 min

deux petites filles qui n’ont rien demandé à personne ; et surtout pas de devenir sophistiquées. Enfances si peu protégées.

bonsoir à tous

la vie dans les bois dit: 13 février 2018 à 20 h 00 min

A y’est la maison poulaga et là pour son show, revue toutes les heures comme au cirque d’hiver.
bonssouaââr monsieur, bonsouââarr madâme.

__________________

Un sujet de mécontentement.

“Dennis is the Steve Jobs of the Shakespeare community,”

« The manuscript is a diatribe against rebels, arguing that all rebellions against a monarch are unjust and doomed to fail. While Shakespeare had a more ambiguous position on rebellion, Mr. McCarthy said he clearly mined North’s treatise for themes and characters. »

https://www.nytimes.com/2018/02/07/books/plagiarism-software-unveils-a-new-source-for-11-of-shakespeares-plays.html

Phil dit: 13 février 2018 à 19 h 59 min

Dear Lavie, arrêtez le boulier, passez au laser. voici le clou, à vous défriser la couette, par Cocteau ! « Hélène Morand, une minerve qui aurait avalé sa chouette ». Gute nacht !

Janssen J-J dit: 13 février 2018 à 19 h 36 min

@ « Baquiat, super normopathe », (vu qu’il savait où se situer sur le marché de lard)/// Là, ça m’en bouche un coin !…

Philippe Mérieux : « Pour faire simple, est « normopathe » toute personne qui se croit en bonne santé psychique et prétend n’avoir de problèmes ni avec ses parents ni avec ses enfants : un sujet étrange sans ego surdimensionné ni complexe d’infériorité, quelqu’un dont la vie affective et sexuelle est à peu près équilibrée… Pire encore : est normopathe quiconque n’est jamais dépressif, n’est pas victime de troubles obsessionnels compulsifs et ne semble pas menacé par une quelconque névrose. Les normopathes sont – vous l’avez compris – les pires malades… parce qu’ils se croient normaux ! »

Il faut dire que j’en apprends tous les jours des approxim. dans la répu des lettres. c formidabe’ ! Par exemple, que « les logiciels sont des ânes ». Là, ça confine carrément !
Quant à cette histoire d’enfants légitimes exhédérés du showbiz princier au profit de deux petites roturières adoptées, un fait divers à faire s’pâmer la truculente et ordurière indienne de la rdl…

la vie dans les bois dit: 13 février 2018 à 19 h 04 min

« On ne peut que se réjouir de cette passionnante découverte qui démontre, s’il le fallait, que l’on ne crée pas dans une tour d’ivoire découplée de son époque… »
l’a pas inventé l’eau tiède bloom.

Mais en attendant qu’y-a-t-il dans ce livre de George North “A Brief Discourse of Rebellion and Rebels,” et pas un autre ?
Là, c’est silence radio. Ou plutôt une sorte de  » morse  » informatique…

Il a beaucoup voyagé cet ambassadeur, non ?
https://www.histdoc.net/history/desc1561.html

christiane dit: 13 février 2018 à 18 h 58 min

@Pat V dit: 13 février 2018 à 17 h 37 min
Rothko… Butor… B.Noël… Jaccottet… de Staël…
Des brèches de ciel dans les couleurs…

la vie dans les bois dit: 13 février 2018 à 18 h 49 min

Phil 17h35, non , je ne pense pas que « tout est dans tout ».
Vous indiquez que Laura Smet et Nathalie Baye, sa mère à la ville, s’entendent bien.
En précisant
1/ que Nathalie Baye est lectrice de Morand ( ce qui est exact, je pense d’ailleurs que ce sujet avait été évoqué sur la RDL, en tout cas j’ai souvenir d’avoir posté un lien, encore un, à ce sujet) Morand aveugle et antisémite, précisez-vous.
2/ qu’elle ont travaillé ensemble, peu avant le décès de Johnny Hallyday ( autre acteur de cinéma) dans un film, raté indiqué vous, -car probablement Netfix-  » Les gardiennes », tiré d’un bouquin de Perochon, l’histoire:
« Avec le départ des hommes pour la Grande Guerre, la grande Hortense, Francine, Léa et Solange se font les gardiennes de leur milieu rural, chargées de préserver leur patrimoine en attendant la paix. »

Je ne vois pas le déroulement logique dans ce chaos de faits sans rapport les uns avec les autres.

Il vous a manqué une bonne leçon de maths, Phil. Comme Villani tente actuellement d’en montrer l’impérieuse nécessité, pour les jeunes: celle de mener un raisonnement qui tient la route.
Cela s’apprend tout jeune, en fait.
On commence par manipuler
ensuite on verbalise
et enfin on peut passer à l’abstraction.

Ce qui permet considérer que des spéculations et sous-entendus, ou élisions, ne peuvent tenir lieu de démonstration. Mais peuvent enfumer un salon, qui pue le renfermé, et asphyxier tout le monde, comme qui rigole.

Pas de ça chez les matheux, sachez-le.

D’un point de vue humain, je trouve votre post parfaitement dégueulasse. Mais plus que cela: ordurier.
Mais morand doit y être pour beaucoup.
D’une part car Nathalie Baye se voir réduite au rôle de lectrice pour aveugle d’un antisémite notoire. Ce qui laisse mal augurer de la moralité de la dame.
D’autre part parce que, dans votre post, Laura est niée absolument dans l’épreuve qu’elle traverse en ce moment, un trahison, dans ce qu’elle a de plus cher au monde, l’Amour de son père, en la renvoyant à son rôle d’actrice avec sa maman; pour un peu vous auriez cité la série Dallas, avec Johnny Hallyday en JR, que l’effet fût le même.
Vous n’avez tiré aucun profit non plus de la lecture d’Aristote sur la tragédie, où ce sont les caractères qui priment sur les acteurs qui les représentent.

Laura, tiendrait-elle alors ici , dans cette épreuve qu’elle traverse, dite de la  » succession », le rôle de sa vie, le seul qui ait compté jusqu’alors ?

Là, vous auriez sûrement plus de mal à le concevoir, à accéder à l’abstraction, pour en tirer tous les enseignements humains que ce qui va probablement devenir  » l’affaire Laeticia » , et qui s’annonce grandiose, recèle.

christiane dit: 13 février 2018 à 18 h 44 min

bérénice dit: 13 février 2018 à 17 h 50 min
Bonsoir, Bérénice.

« Une peinture vit par l’amitié, en se dilatant et en se ranimant dans les yeux de l’observateur sensible. Elle meurt pareillement. ». (Écrits sur l’art_ Rothko.)
Meurt-elle quand elle n’est plus contemplée ? je ne crois pas. Seuls un séisme, un incendie, une inondation, une destruction volontaire le pourraient.
La suite de la citation que vous offrez me convainc moins. Un regard profane peut se poser avec bonheur sur une œuvre ou même la refuser (ce qui est mieux que l’indifférence). Entre le cerveau et la couleur les chemins de rencontre sont imprévisibles…

Pat V dit: 13 février 2018 à 18 h 43 min

@Lavande.
Non, je n’ ai pas visité ce musée mais je connais les œuvres historiques ( européennes ) d’ art brut de ce musée.
@Bérénice.
Basquiat est un super normopathe qui sait parfaitement se situer dans l’ art en train de se faire de son époque…ainsi que son marché!

Widergänger dit: 13 février 2018 à 18 h 40 min

Les logiciels sont des ânes !

Shakespeare n’a rien copié. Il est comme tous les écrivains, il s’inspire de tout ce qui traîne sous ses yeux pour faire quelque chose qui n’appartient qu’à lui.

Les obsédés du copié/collé, comme ce lamentable chaloux qui croit que je recopie wikipédia tellement il est bête, est de la même accablante sottise que ceux qui ont mis au point ce logiciel sans rien comprendre au fonctionnement même de la pensée humaine qui n’a jamais rien créé ex nihilo mais transformé ce qui existe. La Bible elle-même en est l’exemple le plus probant comme tous les textes de l’Antiquité qui raconte tous des histoires analogues et pourtant bien particiliers à chaque culture. Ulysse, Abraham comme Énée sont des frères de sang. Sans parler des contes égyptiens dont la Bible s’est très probablement inspirée aussi.

Tous ces ânes qui croient à l’informatique sont des bœufs…

bérénice dit: 13 février 2018 à 17 h 56 min

« Mieux vaut être prodigue que pingre, je serais plus enclin à accorder des attributs anthropomorphes à une pierre qu’à déshumaniser la possibilité, aussi mince soit-elle, de conscience. »

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 février 2018 à 17 h 55 min


…il y a, art,…et les arts, pour la population, s’entend,…

…si déjà, nous prenons, le Lalique ( bijoux ), à l’abeille,…et, une bague en or massif pur,…
…il faut choisir, suivant son aveuglément aux réalités factices ,?…
…qualité de la reproduction,?…etc,!…
…ou autres bijoux volés,…antiques,…

bérénice dit: 13 février 2018 à 17 h 50 min

Une peinture vit par l’amitié, en se dilatant et en se ranimant dans les yeux de l’observateur sensible. Elle meurt pareillement. Par conséquent, c’est un acte dur et risqué que de l’envoyer de par le monde. Combien souvent doit-il être affaibli pour toujours par les yeux du vulgaire et la cruauté de l’impotent qui aimeraient étendre leur affliction universellement! the tiger’s Eye, décembre 1947. Ecrits sur l’art_ Rothko.

bérénice dit: 13 février 2018 à 17 h 38 min

Et comment appréhendez vous l’oeuvre de Basquiat à qui un film merveilleux a été consacré et permet de voir son travail inlassable et spontané , cette espèce de sauvagerie d’une jungle urbaine, cette pulsion créative qui jaillit sans enseignement préalable ? On ne pourra pas dire en dépit de sa toxicomanie survenue avec le succès qu’il compta parmi les psychopathes, art brut , iconoclaste et sans pareil.

Pat V dit: 13 février 2018 à 17 h 37 min

@Christiane.
Rothko, lui a même beaucoup écrit sur sa peinture, son comment et son pourquoi.
Michel Butor a lui aussi écrit un incontournable texte à ce propos. Butor dit que ses toiles parlent le silence mais elle disent donc le tableau!

Phil dit: 13 février 2018 à 17 h 35 min

Littérature toujours embusquée, dear Lavie. Laura Smet et sa mère (biologique !) Nathalie Baye (lectrice de Hélène Morand, 95 ans aveugle et antisémite, ha !), réunie une semaine avant la mort de l’icône dans une adaptation au cinéma numérique raté d’un livre de Pérochon, les Gardiennes (de l’héritage de leurs hommes).

Pat V dit: 13 février 2018 à 17 h 28 min

Immobilité et silence. Le langage est parfois inefficace face aux œuvres qui ne parlent ni ne bougent (peinture – photographie). Giorgio Morandi, Rothko, Georges de La Tour, Chirico, les Vénitiens, Vermeer, Tanguy… et même Rembrandt surprennent par la qualité de leur silence, presque métaphysique, au milieu de la peinture de ce siècle pleine de turbulence et de fureur (violence ?).Christiane.

Bien sûr que le langage ne « recouvre  » pas l’ œuvre!
Mais si nous nommons une peinture, peinture, elle est déjà œuvre pour quelqu’ un d’ autre.
Regardez comme on réactive les motifs picturaux(?)des grottes de notre préhistoire. Dès que l’ humain regarde, elles ne sont plus silencieuse. Il n’ y a pas d’ indicible mais bien au contraire des « indices » à foison.
Qu’ est-ce qui réactive les tableaux de De La Tour, sinon notre regard organisé comme un discours sur l’ œuvre?
Dans la vidéo mise en ligne, il est question à la fin de l’ art des psychopathes, artistes bruts, qui eux  » écrivent  » la violence subie de leur maladie sans regard rétrospectif ni interactif esthétiques sur leur pratique. A contrario, le peintre autodidacte, spontané est cependant dans la conscience esthétique de son œuvre, il est normopathe, c’ est-à-dire qu’ il a la capacité de rester en contact avec l’ autre.

bérénice dit: 13 février 2018 à 17 h 27 min

conspiration des poudres de 1605,

une histoire de fard aux joues des courtisanes? rouge ou rose? Souvent j’ai remarqué l’utilisation des ces artifices sans artificiers autorisés à partir d’un âge où les demoiselles se voyaient dans l’obligation de jouer leurs charmes pour assurer leur position au sein de la cour ou plus humblement dans les fiefs qui leur offriraient un mariage bien pensé .

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 février 2018 à 17 h 21 min


…assurer, ses places d’héritiers, aux siens,!…déjà, en fortunes – privés, et unifs, de mêmes,…

…et, le reste, en vas t’en guerres, et héros, des croisades à rien, foutre, de la route de la soie, pour polichinelles de théâtres des marionnettes,…
…à nos diversions d’histoire du rire, en blocs,…sin-âtra,…jusqu’à, sa conjonction,?…etc,…Go,!…
…jusqu’à, boucler sa ceinture, son centurion?,…
…à son quo-vadis,…

Bloom dit: 13 février 2018 à 17 h 15 min

La réalité de la rébellion était très présente aux époques élisabéthaine & jacobéenne,marquées par la conversion du royaume au protestantisme et les guerres de religion: rébellion d’Essex en 1601, conspiration des poudres de 1605, dont on fête encore aujourd’hui l’échec… »Uneasy lies the head that wears a crown », dit Henri IV l’usurpateur, meurtrier de Richard II, bannisseur de John of Gaunt, qui doit faire face à deux rébellions, celle de Percy du nord et de Glendower le Gallois; c’est à cette occasion que son fils, le Prince Hal, gagnera ses gallons & trahira son ancien compagnon de beuverie, Falstaff, pour devenir Henry V, incarnation du nationalisme anglais vainqueur à Azincourt…Dans Shakespeare, la trahison est partout (« I smell a rat »; « I know thee not, old man »), la duplicité aussi (« I am not what I am », Rosencrantz & Guildenstern…), les mots-clé du monde qui est une scène sont « subversion » & « foul play » (coup tordu), la rébellion n’est jamais loin – quand la fôret de Birnam marche sur Dunsinane, Macbeth sait que c’en est fini: le rebelle Macduff lui fera rendre gorge.
Les écrits de George North (homonyme de l’ailier gauche du XV gallois) ont certainement aidé à Shakespeare à mettre des mots sur ce qu’il vivait & ressentait puissamment, comme tout créateur de génie qui par capillarité absorbe le « zeitgeist » pour mieux l’inscrire dans l’intemporel. On ne peut que se réjouir de cette passionnante découverte qui démontre, s’il le fallait, que l’on ne crée pas dans une tour d’ivoire découplée de son époque…

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