L'image de Le Corbusier et l'oeil de l'architecte - La République Des Livres par Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

L’image de Le Corbusier et l’oeil de l’architecte

Nul n’est moins mort que Charles Edouard Jeanneret (1887-1965) dit Le Corbusier, l’architecte le plus marquant du XXe siècle. Mais avant tout un artiste complet, comme on le dirait d’un athlète. Et le photographe en lui ne fut pas le moindre, non seulement parce qu’il ne cessa de prendre des photos monumentales mais encore parce que très tôt, il prit soin de son image (noeud papillon, lunettes rondes à noire monture épaisse en nickel puis en corne, costume strict, chemise blanche, pipe entre les dents) et porta une grande attention à celle que les photographes donneraient de lui. Un album en témoigne Construire l’image. Le Corbusier et la photographie (256 pages, 45 euros, textuel), ouvrage collectif dirigé par Nathalie Herschdorfer et Lada Umstätter, d’une grande richesse iconographique, cela va de soi, souvent inédite, ce qui est plus rare, et renforcée par des textes de spécialistes (Tim Benton, Catherine de Smet…) particulièrement denses. Car, comme le souligne l’architecte Norman Foster dans sa préface, chez Corbu, image, concept et message ne font qu’un. Un appareil photo en mains (les premiers temps un Cupido 80 (6x 9cm), puis une caméra 16 mm), comme s’il s’agissait d’un compas, d’un crayon ou d’un pinceau, il conservait un même souci plastique de la composition, de l’harmonie, du cadrage, de la circulation de la lumière, mais aussi de la mise en pages jusque sur les murs des maisons particulières qu’il construisait en les décorant parfois de fresques photographiques. Il avait également le goût du photomontage, même si la photographie demeurait avant tout pour lui un médium au service de sa vision de l’architecture et des moyens de la faire connaître.

« Il l’a intégrée autant à ses stratégies de communications qu’à ses recherches plastiques et intellectuelles. Elle a été pour lui, dans tous les sens du terme, un outil de vision et de réflexion » écrivent les deux maîtres d’œuvre de ce beau-livre.

Le Corbusier n’ayant pas eu d’héritier direct, la Fondation qui porte son nom est sa légataire universelle. Dans son testament, qui date de 1960, il la tient pour un être administratif appelé à devenir un être spirituel. Autrement dit, « une continuation de l’effort poursuivi pendant toute une vie ». Il lui a légué 500 000 documents, 38 000 plans, 6 000 dessins, ainsi que des tableaux, sculptures, carnets de voyages, livres et nombre de photos inédites. Il n’a jamais cessé d’archiver son avenir. Comme s’il lui fallait conserver toute trace de travail dans la parfaite conscience qu’un jour cela compterait. Conserver et communiquer. Très tôt il prépara sa postérité, publiant le premier volume de son oeuvre complète en 1929, donc à 42 ans. Une préoccupation de la mise en scène de soi qui ne trahit pas la haine de soi. Car on tend à l’oublier : Le Corbusier n’était pas seulement un grand architecte mais un artiste total qui, durant toute son existence, passa ses matinées à peindre. Il n’a jamais été diplômé d’architecture. Sur son livret de famille, au jour de son mariage, il avait écrit : «Profession : artiste peintre». Il a été malheureux de ne pas avoir été reconnu comme artiste. Même lorsqu’on parle du peintre, on dit « Le Corbusier », quand bien même il a signé « Jeanneret » son oeuvre picturale jusqu’en 1928, des oeuvres de la période puriste, relativement rares sur le marché mais qui n’en ont pas plus de valeur.

Aujourd’hui encore, les sondeurs n’en reviennent pas : lorsqu’ils demandent aux gens de citer deux grands architectes vivants, c’est le nom de Jean Nouvel mais aussi celui de Le Corbusier qui arrivent le plus souvent. Pourtant, si ce dernier n’est plus de ce monde depuis cinquante ans, il y est de plain-pied. Certes, il a relativement peu construit (quelque 70 bâtiments ou ensembles) alors qu’il a beaucoup publié. Mais son emprise tant sur ses pairs que sur le grand public est inimaginable, jusque dans des pays où il n’a jamais rien réalisé. Ce qui n’est pas pour surprendre la Fondation Le Corbusier : le jour de son inauguration, pas un ministre français ne s’est déplacé alors qu’une douzaine d’ambassadeurs sont venus exprimer la reconnaissance de leur pays. Le Corbusier a longtemps été enfermé au purgatoire, parfois à cause de son opportunisme politique – il était à Moscou en 1931, à Vichy en 1942. Il est désormais à nouveau enseigné dans les écoles d’architecture. Mieux, il demeure un référent. En bien ou en mal, on en parle. Google se fait l’écho permanent des polémiques qu’il suscite encore. On ne compte plus les architectes français qui font du Le Corbusier comme Jourdain de la prose, quand bien même le modèle corbuséen serait-il toujours utilisé pour motiver des rejets urbanistiques. Il n’est pas rare de retrouver sous d’autres signatures l’écho de son travail sur la matière et sur le vide, sa façon de les faire resplendir sous la lumière sans jamais renoncer à sa notion de parcours et de promenade architecturale. Corbu n’en demeure pas moins un bouc émissaire : il est le grand responsable fantasmé de toute la modernité urbaine dans ce qu’elle a de plus dogmatique. Il est vrai que celle-ci a aussi fait des ravages. Bien qu’il ne soit pas directement responsable des grandes cités, il en a été l’un des grands inspirateurs. Mais il sera beaucoup pardonné à celui qui a inventé la courbure dans l’espace et très tôt compris la liberté que pouvait donner le béton. Le Corbusier, c’est à la fois l’Unité d’habitation de la Cité radieuse (« la maison du fada » disent les marseillais) et la grâce faite architecture dans cette sculpture vivante qu’est la chapelle de Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp.

Nombre de plasticiens le tiennent non pour un architecte mais pour un artiste protéiforme dès lors que meubles, immeubles, maisons, peintures, photos, collages, estampes, sculptures forment une continuité. Un peu partout, chacun s’en empare, s’en nourrit, le réinterprète. L’historienne de l’art Catherine de Smet, qui a consacré une étude détaillée à cette reconnaissance, qui lui paraît relever de la « fraternité » plutôt que de la filiation, explique le phénomène par l’engagement total du Corbu dans son oeuvre, par sa recherche patiente en toutes choses et par sa dimension sociale. Contrairement aux architectes, les jeunes artistes nourris du Corbu ne le traitent pas comme un maître, mais comme un pair. C’est également vrai pour les photographes que ses bâtiments ont influencés. Une exposition et un colloque sous le signe des « Aventures photographiques » en ont témoigné à La Chaux-de-Fonds, fin septembre. On y a vu comment Brassaï, Doisneau, René Burri et surtout Lucien Hervé, son photographe attitré, ont dialogué avec lui. L’hommage de sa ville natale à Charles Edouard Jeanneret dit Le Corbusier, à l’occasion du 125e anniversaire de sa naissance, s’est voulu éclatant. Son portrait et son nom sont quand même sur les billets de 10 francs ! N’empêche que sur la façade de sa maison natale, à côté d’une froide plaque célébrant sa mémoire, il y a désormais l’entrée d’un magasin de farces et attrapes. La rigueur et la fantaisie : tout à fait lui !

Post-scriptum : « C’est la faute à Le Corbusier », comédie urbaine de  de Louise Doutreligne mise en scène par Jean-Luc Palliès, sera créée le 17 janvier à Fontenay-sous-bois avant de tourner à Vitry, Saint-Maur, Firminy (à la Maison de la culture Le Corbusier…), Rosny et pour finir à la Cartoucherie de Vincennes en avril.

(« Le Corbusier au couvent dominicain Sainte Marie de la Tourette, 1959, photo René Burri/ Magnum » ; « Le jour de l’inauguration de l’Unité d’habitation de Marseille, 1952, photo Lucien Hervé »; « Le Corbusier dans les années 50″ photo Fondation LC)

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298 Réponses pour L’image de Le Corbusier et l’oeil de l’architecte

Séraphin d'Arlatan, cousin de Dimitri dit: 24 décembre 2012 à 16 h 31 min

« l’architecte le plus marquant du XXe siècle. »

Ouh, ça ne va pas plaire à renato, ça. Je sens qu’il va s’énerver.

Désiré Mahler dit: 24 décembre 2012 à 16 h 40 min

Merci pour vos vœux, Philippe, mais pour moi ça ne va pas être terrible. Ma femme est dans le coma à cause d’une banale appendicite et ma candidature pour faire le bœuf dans la crèche de la chapelle Notre-Dame-le-Haut de Ronchamp vient d’être refusée.

alec dit: 24 décembre 2012 à 17 h 41 min

derrière les courbes, les volumes et les rondeurs, cherchez le trait droit, le coup de crayon direct magistralement horizontal, souterrainement exubérant et aériennement monacal (avec l’obusier à dessins de le Corbusier, l’aérien ne ment pas, son ciel est le vertical pendant de la terre de Berl) pas seulement chez le Corbu d’ailleurs, mais aussi chez l’Oscar, celui qui vient de momentanément disparaître, un sacré « courbu », lui aussi. derrière les courbes des architectes, il faut toujours essayer de retrouver l’élégance de la droite qui s’élance comme les traits délicats le font du visage d’une femme, la muse de tout peintre bâtisseur (voyez De Vinci, et sa maîtrise dans l’expression de la finesse d’un sourire féminin, cette douce tension à nulle autre pareille.) dans l’exercice de la méditation, celle qui leur masse et sonde le coeur, les moines et des soeurs de Notre-Dame-du-Haut palpitent de la joie de pouvoir retracer à chaque fois dans leur esprit le chemin du pur trait droit, partout présent, toujours caché, qu’ils sentent respirer dans les murs de leur chapelle. Renzo Piano n’a pas encore atteint ce stade méditatif supérieur, il n’a pour l’instant que ses yeux pour pleurer, mais qui va pianto va sano.

Les femmes reconnaissantes.. dit: 24 décembre 2012 à 18 h 21 min

il faut toujours essayer de retrouver l’élégance de la droite qui s’élance comme les traits délicats le font du visage d’une femme, la muse de tout peintre bâtisseur (voyez De Vinci, et sa maîtrise dans l’expression de la finesse d’un sourire féminin, cette douce tension à nulle autre pareille.

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 décembre 2012 à 18 h 32 min


…rien,…n’est plus  » moche »,…qu’une ville qui ressemble à une ville,…en 2012,…Non pas des villes jardins aux maisons en fleurs,…des villes vacances éternelles,..ensorcelées de merveilles de bien-être,..
…le souci de la qualité de l’habitat,…est relégué à l’H.L.M.,…communément appelé  » cage à poule »,…variétés à suivre aux épisodes de Stalag 13,…

…aujourd’hui,…des villes,…comme des circuits intégrés,…la rentabilité,…l’efficacité,…les  » morphing show « ,…du pouvoir,…seul,…a la carte des partis-pris,…les corporations,…

…au fond,…le scénario de pédophilie avec Mr. Dutrou,…comme une gestion du peuple en inceste,…un genre droit de cuissage économique,…pour distribuer les faveurs d’une « bonne » situation d’avenir,…
…architecte ou rentier  » officiels « ,…pour scouts toujours,…à l’abris sous sa tante à crédit,…du Messie à rapper,…
l’oseille comme le miel,…
…pour sortie des chemins battus,…avec mes sabots,…

…tout plasticien peux tout faire,…faut-il encore que tout suive avec,…
…il restera toujours des partisans du  » bénéfice », genre conservateur des  » protocoles « ,…à baiser le peuple des croyants et des mécréants à cols blanc,…
…Bravo,…et encore une,…des maquettes,…du béton armé,…comme du papier d’épaisseur,…en volume,…et 3D,…
…etc,…Jeanneret dit le Corbusier,…ou l’art de croire à la liberté moderne de la création bien penser,…Richard Neutra,…
…envoyer,…

Luc Bernard dit: 24 décembre 2012 à 18 h 34 min

renato dit: 24 décembre 2012 à 18 h 25 min
Puis De Stijl et new brutalism sont des noms inconnus pour vous, n’est-ce pas ?

Non non, d’accord d’accord.

Sidonie d'Arlatan, nièce de Séraphin dit: 24 décembre 2012 à 18 h 42 min

Jusqu’ici ça va, renato ne s’est pas trop énervé, mais on sent qu’il est chaud bouillant.

dromomanie de décembre dit: 24 décembre 2012 à 19 h 55 min

à La Tourette où j’ai suivi des rencontres ne restait que peu de frères :( l’un d’eux était déficient mental et avait vécu là depuis sa jeunesse .
Bonne nuit avec ou sans balcon : on prépare les tisons

dromomanie de décembre dit: 24 décembre 2012 à 20 h 24 min

peut-on encore citer Ricard Bofill Levíarchitecte espagnol, né le 5 décembre 1939 à Barcelone en Espagne.

de nota dit: 24 décembre 2012 à 20 h 51 min

On raconte l’édifiante histoire du fils du Grand Architecte qui n’avait même pas une petite maison où crécher.

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 décembre 2012 à 22 h 01 min


…entre autre les secrets cachés dans l’architecture,…

…des petits riens en métal,…insérés pour assurer la stabilité des édifices,…que ce sois entre les pierres juxtaposées en horizontal ou posées en vertical,…

…sans oublier pour les tourelles et flèches des cathédrales la pose du cintrage en métal bien visser,…par étage,…et de biais,…bien caché,…sous la décoration et d’autres astuces,…
…et avec le béton armé,…l’architecture un jeux d’enfants,…pourvu que c’est efficacement expliqué,…
…pourvu,…qu’il reste des génie pour nous sortir ces U.L.M.,…à décollage et atterrissage vertical,…à bicyclette,…et au moteur à l’eau de pluie,…
…mais enfin,…qui reste pour l’agriculture,…pour le sophisme des marchands et pour quels Temples,…la Bio-diversité de diversion des strates des merveilleuses & extraordinaires à quatre pattes de l’Angélus à bourricots,…
…des secrets à l’emporte-pièce,…au suivant,…&,…aux poutres des planchers,…
…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 décembre 2012 à 23 h 42 min


…je reste un libre penseur,…avec des références au niveau du bien être humain,…pour tant que çà dure,…je n’est pas de craintes à avoir de voir les gens plus heureux que moi,…
…etc,…pour le reste,…chacun son dada,…of course,…

John Brown dit: 25 décembre 2012 à 0 h 18 min

L’an de grâce 2012, au début de décembre Dans un modeste H.L.M. de Bethléem, Marie Myriam, l’épouse de Joseph, le charpentier, se morfond et s’angoisse.

Cela fait maintenant trois mois qu’elle n’a plus ses règles. Et Joseph, son mari, n’y est certainement pour rien. Joseph n’est guère porté sur la chose et sa vive piété le détourne encore davantage des oeuvres de la chair. Depuis deux ans déjà, Marie se console dans les bras du jeune Simon, l’apprenti de Joseph. Simon, par contre, ne rechigne pas à la besogne. Il aurait même tendance à en redemander.

Moins par scrupule religieux que par souci de son plaisir, Simon est contre les capotes. Heureusement, Marie prend la pilule, mais ces pilules de troisième génération, elle n’a pas trop confiance ; certains soirs, ça lui arrive d ‘oublier.

L’avant-dernière nuit, Marie a fait un rêve bizarre. Un ange lui est apparu, tout baigné de lumière. Il lui a annoncé qu’elle allait donner naissance à un fils, sans intervention de Joseph. Pour Joseph, Marie le savait bien, pas besoin qu’un ange passe. Elle s ‘est tout de même ouverte de son rêve à son cousin Samuel, le rabbin. Elle n’a rien dit de Simon. Pour Samuel, pas de doute, c’est un miracle : et si cet enfant, c’était enfin le Messie depuis si longtemps espéré ? Mais pour Marie, le fameux Messie n’est qu’un malencontreux arlequin dans son tiroir, c’est plus une grosse tuile qu’un grand miracle.

Marie se rend au dispensaire du quartier, sans en parler à Samuel, qui n’aurait sûrement pas été d’accord . On lui propose une IVG. Elle accepte. Pas de temps à perdre, la naissance est prévue pour avril.

L’intervention se déroule sans encombre, le 24 décembre à minuit. Marie rentre chez elle, bien soulagée. Elle ne dira rien à Joseph, providentiellement parti faire un stage de menuiserie au Canada (1)

Le 25 décembre 2012, à 0 heure 01 minute (heure de Tel-Aviv), le navigateur solitaire Titouan Belgazou, engagé dans le Vendée Globe, trace sa route vers le Cap Horn parmi les joyeux cachalots. Soudain, dans un ciel pourtant serein, éclairs et tonnerre, la nue s’ouvre ; apparaît une gigantesque tronche de barbu à la vague ressemblance de Lino Ventura dans Les Barbouzes :

 » Eh merde ! Encore loupé ! Décidément cette race d’Adam commence à me les briser menues ! Qu’on aille me chercher Noé, et au trot !  »

Sept ans de malheurs et de précipitations beaucoup plus élevées que les normales saisonnières, et même les plus élevées depuis les premiers relevés météo, s’ensuivirent. Le 1er janvier 2019, l’arche de Noé s’échouait sur le Pic de Bugarach (Aude). Il était temps : les derniers jerricans de rhum et de mazout étaient quasiment vides .

Note 1 . – Ou ailleurs. En Sibérie, le Joseph, si vous voulez.

D. dit: 25 décembre 2012 à 2 h 04 min

Je suis rentré serein de la messe de minuit, et vous savez chacun d’entre vous a été présent dans mes prières. Je ne suis pas déçu par John Brown et son désir de rédemption.

abdelkader dit: 25 décembre 2012 à 2 h 42 min

M.Passouline, y a des rigolos, sur Gandhi.net, qui prétendent avoir droit a votre domaine…sinon, Le Corbusier, perso, suis pas grand fan …il a réduit les humains au statut de lapins et a causé de grandes misères pour un grand nombre de pauvres gens, directement ou indirectement, a travers ses nombreux disciples amoureux du béton et des avenues dans le ciel…c’est comme le communisme, la théorie est bonne mais en pratique un grand désastre…sinon, le weekend dernier a Paris, un incident assez rigolo a mon hôtel prés du Luxembourg: je rentrais tard d’un diner bien arrosé et je rigolais dans l’ascenseur avec mon pote a propos de la traduction exacte en français du mot yiddish-américain ‘schmuck’ (aussi le nom d’un restaurant branché et très moyen du coin) et un couple qui me demandent si nous étions résidents de l’hôtel…je leur réponds que nous étions les plombiers de service, venus réparer une fuite dans une salle de bains au 3eme étage…du coup, ils sortent tous les deux de l’ascenseur et décident de monter a pied…des disciples du moine albinos peut-être, qui avaient peur d’être violés puis égorgés par des Sarrazins…sinon, Paris est cool…

renato dit: 25 décembre 2012 à 5 h 29 min

Ce vrai que Le Corbusier n’a aucune idée du paysage, il plante sa chose là, comme si l’environnement n’existait pas. Ronchamp est très décevant de ce point de vue, et c’est dommage car l’objet est vraiment beau.

renato dit: 25 décembre 2012 à 5 h 35 min

Ça doit être à cause de l’anthropocentrisme qui caractérise son penchant politique. Mais je suis allé à Besançon pour « Le Corbusier expose », j’irai à La Chaux-de-Fonds pour la photo, le mois de janvier il y aura moins de gens sur la route.

renato dit: 25 décembre 2012 à 6 h 16 min

« … noeud papillon, lunettes rondes à noire monture épaisse en nickel puis en corne, costume strict, chemise blanche, pipe entre les dents… »

Voyons ça. Il y avait un tas d’anonymes à ‘noeud papillon, lunettes rondes à noire monture épaisse en nickel puis en corne, costume strict, chemise blanche, pipe entre les dents’, et même des non anonymes, si on prend sans pipe (les résidus de la fumée produisent des désastres sur les objets d’art) cette photo de 1932 : http://blogfigures.blogspot.fr/2011/03/august-sander-karl-with-art-connoisseur.html

Les lunettes, puis, en corne ou pas, enfin, même mon grand-père portait des lunettes rondes, d’ailleurs restent de loin les plus confortables pour l’œil (au moins, pour moi). Je me souviens de militaires à lunettes rondes (surtout Japonais), d’Igor Stravinski (une photo à Venise en gondole, corne ; un portrait, métal ; un portrait avec pince-nez), et tant autres…

Le noeud papillon jouit d’une fortune considérable à un moment. Cela dit, la cravate est assez encombrante pour quelqu’un qui passe une bonne partie de sa journée à la table de dessin : elle ne reste jamais en place et aime se promener sur les feuilles surtout si l’encre est juste fraiche…

Pour les chemises blanches, en milieu urbain, c’était celle qu’on voyait le plus. Parfois une azur (mais pâle) et plus rarement à motif. En gros c’était le blanc : du garçon de café au capitaine d’industrie.

Enfin, Le Corbusier a vendu cette image, mais elle n’avait rien d’original à l’époque… et d’ailleurs, ‘pipe entre les dents’ c’était parfois…

Bihoreau de Bellerente dit: 25 décembre 2012 à 7 h 05 min

Pas de fauteuil design cette année. Je vais devoir supporter les vieilleries Louis XIII qui sont là depuis toujours… Au moins, on n’est pas le cul sur la paille, comme notre Sauveur…

W dit: 25 décembre 2012 à 8 h 02 min

« Dans le tableau de Lucas Cranach,L’Age d’or(vers 1530),l’humanité primitive connait le bonheur non dans une ville mais dans un jardin.Toutefois ,l’Ancien Testament,s’il s’ouvre sur le jardin d’Eden,s’achève sur la perspective de la ville,en l’occurrence la Jérusalem nouvelle dont parle Ezéchiel(40-48).La cité,par opposition non pas au jardin cette fois,mais au chaos de l’état de nature,incarne et réalise l’accord de l’état social.Toutes les utopies sont là pour l’attester:des projets de Thomas More(L’utopie,1516)à ceux de Robert Owen(créant New Harmony aux états-unis en 1825),en passant par les villes idéales de Campanella,de Roger Bacon et de Claude Nicolas Ledoux,toutes font de la ville,ainsi que le dit Henri Lefbvre, »le lieu même de l’urbanité »,où bien et personnes circulent en sécurité.Mais,précisément,ne s’agit-il pas là d’utopies,et les villes sont-elles vraiment issues de la raison humaine et propices à l’entente raisonnable de ceux qui y habitent?Le problème récurrent de la violence urbaine n’invite-t-il pas plutot à regarder du coté de la Génèse qui lie violence et fondation de la première ville en attribuant celle-ci à Cain après qu’il eut tué son frère Abel(génèse,4-17)?
Ces questions concernent un champ qui parait fort éloigné de celui de l’art.Les deux ne sont pas pourtant sans liens.Platon,établissant les conditions de la cité bonne,ne néglige pas les effets de l’art,et entend chasser de la cité tous ceux dont l’art entretient et développe les parties irrationnelles de l’âme, »les aliment(ant) (et)les arrosant alors qu’il les faut sèches ».Aristote ,en revanche,accorde à l’art une taache morale et au-delà,politique:celle de purifier des passions.La question très actuelle de la représentation de la violence au cinéma confère une actualité à ce débat très ancien de catharsis.Quatre siècle avant Jésus-Christ,l’opposition du maître d l’Académie et de celui du Lycée préforme l’horizon des positions possibles sur la question.Il y a là,en effet,la matrice de débats très contemporain:le film La Haine de Mathieu Kassovitz(1994)a-t-il été pour quelque chose dans les flambées de violence dans les banlieues au cours des mois qui ont suivi sa sortie?Sur ces questions s’opposent deux thèses:la première selon laquelle le spectacle de la violence produit des comportements violents,apprend la violence en proposant des modèles dont l’efficacité est fonction de la charge émotionnelle,c’est-à-dire en donnant des sortes de schèmes à l’agressivité;la seconde est elle qui veut au contraire que l’assaut des images violents ait un effet quasi cathartique,en ce sens que ce serait un exorcisme des démons intérieurs.
Le défaut de ces réflexions,c’est de sauter directement de la vue du spectacle à une réaction comportementale.Or ,entre les deux,il y a le fait de la rencontre de la conscience avec une image qui se donne pour une image artistique.Dans la plupart de ces débats,la question discutée est celle de l’effet que ces images artistiques peuvent susciter(bénéfique ou maléfique),et l’on considère que le statut esthétique de ces images ne fait pas problème.Que l’on croie ou non dans les pouvoirs cathartiques de l’art,on admet trop vite que c’est à une expérience artistique d la violence que l’on a affaire.Or la question est précisément celle-ci:peut-il y avoir une expérience artistique d la violence?La perspective adoptée ici n’est pas exactement éthique,meme si elle a des prolongements éthiques évidents;c’est une perspective strictement esthétique.Elle pose une question préalable et déterminante pour le sujet d la catharsis:pour qu’il y ait catharsis,il faut qu’il y ait expérience esthétique;peut-il donc y avoir une expérience esthétique de la violence,et tout particulièrement-nous justifierons plus loin cette précision-de la violence dans les formes urbaines?
Art et violence urbaine
Carole Talon-Hugon
Cités numéro 11 année 2002.

W dit: 25 décembre 2012 à 8 h 24 min

« Il a fallu un mouvement de conversion poétique pour que la ville devienne paysage,un discours,une réserve d’histoires et d’images.Baudelaire fut sans doute l’initiateur d’un tel changement de vision.Si les romantiques ont inventé la beauté des montagnes,l’auteur du Spleen de Paris a transformé notre regard su les toits et les mansardes,sur la »foultitude »des boulevards,sur les laideurs et les lumières urbaines.Le poème en prose s’élabore dans la « fréquentation des villes énormes »et le »croisement de leurs innombrables rapports » écrit Baudelaire.La modernité poétique prend son essor dans un nouveau regard sur la ville,moins pour en admirer naïvement les transformations bourgeoises qu’afin d’y déceler une nouvelle sauvagerie,une force de rupture et une source d’expériences illimitées. »Ce sont des villes! » s’exclame Rimbaud dans les Illuminations ,y percevant l’histoire de toutes les énergies humaines et matérielles,y saisissant les directions les pus inédites et les plus contradictoires: »L’écroulement des apothéoses rejoint les champs des hauteurs où les centauresses séraphiques évoluent parmi les avalanches. »Energies,dérèglements,visions,chaos,la ville concentre les violences les plus fécondes. « New York moins le quart_François Noudelmann Cité 11, Puf, 2002 __ .

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 8 h 43 min

hésitant ecore pour le compas entre l’Ecole d’Athènes de Raphaêl et le Newton-et non Newtown- de Blake.

W dit: 25 décembre 2012 à 8 h 52 min

« Un certain nombre d’analyses contemporaines semblent inciter à répondre par l’affirmative .Goodman,par exemple ,affirme qu’il n’existe pas d’objets intrinsèquement esthétiques,mais seulement des objets qui fonctionnent esthétiquement,et Gérard Genette soutient que ce n’est pas l’objet qui rend la relation esthétique,mais la relation qui rend l’objet esthétique.Certes il est ici question d’objets esthétiques et non d’objets artistiques;mais la catégories des seconds étant incluse dans celle des premiers(aux cotés des objets esthétiques non artistiques),ce qui vaut pour cell-ci vaut pour celle-là.Dans cette perspective,il n’y a pas d’exclusion objective a priori.La qualité esthétique n’est pas une propriété de l’objet,comme l’est par exemple sa masse,mais une qualité qui lui est octroyée par un certain type de regard.Lequel?Celui qui ne considère l’objet que pour ses qualités aspectuelles.Je porte sur une chose un regard esthétique lorsque je ne la considère pas en vue d’un usage,d’un savoir ou d’une action,mais seulement pour ses seules qualités aspectuelles.On retrouve là des versions contemporaines du désintéressement kantien:l’attitude esthétique est dépourvue d’intérêt pratique et théorique;nulle considération morale notamment ne vient le parasiter.L’attention est ici intransitive. »
C.Talon Hugon

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 9 h 08 min

un artiste total qui, durant toute son existence, passa ses matinées à peindre. Il n’a jamais été diplômé d’architecture

Un artiste, deux noms 500 000 documents,

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 9 h 17 min

. Même lorsqu’on parle du peintre, on dit « Le Corbusier », quand bien même il a signé « Jeanneret » son oeuvre picturale jusqu’en 1928,
or ! !!!!comme le nombre!
Très tôt il prépara sa postérité, publiant le premier volume de son oeuvre complète en 1929, donc à 42 ans.
ce livre a donc clos une « période »

renato dit: 25 décembre 2012 à 9 h 25 min

« Je porte sur une chose un regard esthétique lorsque je ne la considère pas en vue d’un usage,d’un savoir ou d’une action,mais seulement pour ses seules qualités aspectuelles. On retrouve là des versions contemporaines du désintéressement kantien:l’attitude esthétique est dépourvue d’intérêt pratique et théorique;nulle considération morale notamment ne vient le parasiter.L’attention est ici intransitive. »

Déjà l’expression « regard esthétique » est dénouée de sens, ou alors on est chez l’esthéticienne… Puis, considérer la manière dont quelque chose (ou quelqu’un) s’offre à la vue, c’est déjà une action car c’est la (le) considérer afin d’évaluer les qualités que cette manière exprime, ce qui a autant de valeur que de la considérer en vue d’un usage, etc. Ce qui fait partie des activités humaines comme l’évaluation morale ou économique. Je ne comprends donc pas ce passage par l’intransitive, ou mieux, je comprends que l’auteur n’admet que les considérations morales comme complément d’être au monde, c’est un peu court et assez daté : les plus primaires pensaient plus ou moins comme ça dans les années 60 et 70, puis même eux ont compris que l’animal homme est plutôt diversifié.

Je veux bien que « lecteur d’essais » soit une définition valorisante, il ne faudrait quand même pas oublier qu’à la fin des comptes beaucoup d’essais laissent le temps qu’ils trouvent.

JC dit: 25 décembre 2012 à 9 h 27 min

Si la qualité esthétique n’est pas une propriété de l’objet seul, ce que je crois, il en est de même de la beauté.
La superbe jeune femme de mon crémier n’est donc belle que par le regard de son jules, ou celui d’un sniper désirant,… et parfois du mien quand le temps devient électrique.

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 9 h 38 min

Méditerranée, reine de formes et de lumière
La lumière et l’espace. Le fait, c’est le contact pour moi en 1910 à Athènes. Lumière décisive. Volume décisif: l’Acropole. Mon premier tableau peint en 1918, « La cheminée », c’est l’Acropole. Mon unité d’habitation de Marseille? c’est le prolongement.

Le Corbusier juillet 1965

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 9 h 41 min

Le Corbusier est mort 47 ans après cette date à ses yeux décisive (« le fait ») pour le premier tbleau peint en 1918

renato dit: 25 décembre 2012 à 9 h 46 min

Il faut qu’il ait écrit au moins un brin de musique pour faire d’un artiste un artiste totale… Duchamp, Erratum Musical pour clavier ou autres instruments nouveaux ⎯ d’ailleurs, le G.V. est une grande machine sonore : La Mariée mise à nu par ses célibataires même, avec sous-titre Erratum Musical.

W dit: 25 décembre 2012 à 9 h 50 min

L’attention ici portée ne s’empare que de l’objet sous sa forme esthétique débarrassée de toutes autres buts que celui de s’en saisir pour ses qualités esthétiques,forme,couleur,volume,rapport à l’espace,qualité de sa matière.
Regard esthétique ,regard qui ne perçoit ,n’appréhende l’objet que sur le plan de l’esthétique…

Jacques Barozzi dit: 25 décembre 2012 à 9 h 52 min

Un mélange de Sacha Guitry et de Marcel Achard, l’image du Corbu ?
Pour l’école française de l’architecture bétonnée : Les frères Perret ou Pierre Patout…

W dit: 25 décembre 2012 à 9 h 52 min

rénato ,s’agissant d’un individu,il reste encore possible de le trouver beau sans envisager qu’il soit con,c’est une liberté!

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 9 h 58 min

autre architecte pugilite sans diplome et prof aussi d’archi et qui rata sa recontre avec le Corbusier qu’ilvoulait tant voir: Tadao Ando

renato dit: 25 décembre 2012 à 10 h 06 min

Voyons quelques détails à propos de l’esthétique.

L’esthétique est une branche de la philosophie qui traite de la connaissance du beau, dans l’art, dans la nature et dans la science naturelle, et produit un jugement moral et spirituel.

L’esthétique n’est pas une partie distincte de la philosophie, mais simplement un aspect des connaissances concernant l’utilisation des sens.

On doit le mot au philosophe allemand Alexander Gottlieb Baumgarten : Aesthetica 1750 ; mais le terme apparaît déjà en 1735 dans ses Méditations (sur des arguments philosophiques concernant la poésie). Le mot « aesthetica » vient grec αἴσθησις, «sentiment» ⎯ le verbe αἰσθάνομαι, signifie « percevoir par la médiation de sens. »

Quant à Kant & Co., ils se perdent souvent dans une ‘nébuleuse’… car il n’y a pas de fonctions transcendantales dans la perception sensible.

W dit: 25 décembre 2012 à 10 h 09 min

L’auteur n’exclue pas d’entretenir au monde les regards diversifiés qu’il mérite !Comme vous y allez!à réduire la pensée d’un autre alors qu’elle est spécifique,que son domaine d’exercice est justement délimité et encadré avec le titre en dessous au cas où ça puisse achever d’aider à comprendre.

Bloom dit: 25 décembre 2012 à 10 h 15 min

Le Corbu , c’est le grand destructeur de l’urbanisme mondial, responsable de la propagation de la laideur cubique universelle.
Heureusement, on en revient , car les architectures les plus contemporaines font appel faux materiaux vernaculaires, comme la terre et le bois et le bambou.
Voir le travail remarquable du labo CRAterre rattache a l’universite de Grenoble.

W dit: 25 décembre 2012 à 10 h 15 min

Il me semblait avoir retenu que l’oeuvre d’art s’exposait à l’émotion,après bien sur on peut toujours si elle y conduit concevoir ou accoucher d’un jugement moral quand elle s’y prête mais ce n’est pas toujours le cas;on ne pourrait ainsi pas faire de la production morale déclenchée par le regard porté à une oeuvre une règle?

renato dit: 25 décembre 2012 à 10 h 20 min

« … le titre en dessous au cas où ça puisse achever d’aider à comprendre. »

Je suis peut-être un peu con sur les bords, certes, mais je ne suis pas né de la dernière pluie, et c’est justement parce que j’ai compris (et pas au cours des dernière 10 minutes) que je cause. Mais bon, chacun a le droit de paitre dans son pré.

Enfin, l’émotion on ne peut plus la traiter comme s’il s’agissait de quelque chose d’immatériel qui nous est donné par la grâce divine. Bien à part la culture et les goûts de chacun, il faudrait s’intéresser ⎯ un minimum ⎯ aux recherches récentes relatives au cerveau… n’est-ce pas.

JC dit: 25 décembre 2012 à 10 h 22 min

W,
Si j’étais aveugle, sans odorat, et manchot comme un empereur, et tous les Porquerollais comme moi tout pareil, serait-elle toujours belle, étant indéfinissable par les sens ?

renato dit: 25 décembre 2012 à 10 h 23 min

Et merdre ! j’ai oublié de cliquer sur répondre… c’est pas possible ce machin…

« … le titre en dessous au cas où ça puisse achever d’aider à comprendre. »

Je suis peut-être un peu con sur les bords, certes, mais je ne suis pas né de la dernière pluie, et c’est justement parce que j’ai compris (et pas au cours des dernière 10 minutes) que je cause. Mais bon, chacun a le droit de paitre dans son pré.

Enfin, l’émotion on ne peut plus la traiter comme s’il s’agissait de quelque chose d’immatériel qui nous est donné par la grâce divine. Bien à part la culture et les goûts de chacun, il faudrait s’intéresser ⎯ un minimum ⎯ aux recherches récentes relatives au cerveau… n’est-ce pas.

W dit: 25 décembre 2012 à 10 h 25 min

L’urbanisme a été depuis repensé à cause de ses conséquences sociologiques ,il participe de la déshumanisation des espaces urbains mais rénato va dire que nous le savions que c’est primaire ce qui d’ailleurs n’effacera pas les erreurs de conceptions qui favorisent l individualisme au mieux au pire la délinquance et la criminalité.On remarque aussi qu’il est aussi facile d’agresser en zone pavillonnaires alors quoi?que conçoivent comme remèdes les nouveaux architectes et urbanistes en dehors de ces villes dans les villes avec surveillance,caméra,vigiles,milices presque parfois quand malgré tout un crime ou un intrus …

W dit: 25 décembre 2012 à 10 h 27 min

Rénato vous êtes susceptible moi aussi,je précise que je ne suis pas affiliée au régime des ovins des bovins ou équidés.

W dit: 25 décembre 2012 à 10 h 42 min

Rénato ,quel serait l’apport des neuro-sciences ?Voulez-vous dire qu’une infra-conscience existerait sans parvenir à notre surface?Que le regard et la perception des choses déclencherait des réactions …? Pouvez-vous étayer votre rappel aux sciences du cerveau?

renato dit: 25 décembre 2012 à 10 h 43 min

Voilà maintenant l’individualisme comme faute majeure de l’humain. Le seul fait que chacun aime son café selon les diverses manières de le préparer démontre que nous sommes des êtres singuliers. Que certains ne montrent aucun sentiment pour le collectif n’a rien à voir avec l’individualisme… mais bon, dans ma désormais longue vie j’en ai vu passer de mots d’ordre…

Quant à la lutte contre la déshumanisation des espaces urbains, je n’ai pas attendu qu’on en cause sur la RdL pour la dénoncer. D’autre part Le Corbusier a cherché une solution à un problème, il aurait dû lire plus attentivement Loos, il ne l’a pas fait, dommage. Tout le monde fait des erreurs et parfois les erreurs sont instructives. D’autre part, le problème à résoudre était de taille : il y avait une masse à loger, et pas beaucoup de temps à disposition.

JC dit: 25 décembre 2012 à 10 h 44 min

Exact ! Dédaigné l’ouïe et laissé de côté le goût de la crémière, malgré les conseils d’un ami cannibale qui mettait volontiers la beauté dans son assiette.

renato dit: 25 décembre 2012 à 10 h 49 min

« Pouvez-vous étayer votre rappel aux sciences du cerveau? »

Écouté, je ne suis pas ici pour peaufiner, vous cherchez « neurosciences » et « neurosciences cognitives » et vous vous faites votre idée.

W dit: 25 décembre 2012 à 11 h 02 min

Je ne voulais pas dire que l’individualisme est une faute ,de toutes façons il n’est pas seul en cause pour inhiber les réactions de défense par exemple quand un élément d’un groupe se fait agresser dans un couloir du métro,une rue,un wagon,il y a aussi la peur;on hésite entre se mettre en danger en intervenant au risque de se prendre un mauvais coup et ne rien faire.Le courage,la bravoure nous font défaut et les membres de la société civiles ne sont pas entraînés comme le GIGN en cas d’urgence.Les conditions se durcissent et les violences évoluent avec les moyens que les technologies mettent à disposition.De plus alors que 20 ans auparavant les sociologues doutaient de l’influence des modèles diffusés par les médias sur le comportement tous reconnaissent ces mêmes modèles comme étant responsables en partie de l’éclosion de schèmes comportementaux sur peut être des individus faibles ou en mal de construction psychique et culturelle stabilisante. Entre données du problème.

Helmut von Koenigsberg dit: 25 décembre 2012 à 11 h 18 min

Merci pour vos lumières, renato.
(un bémol tout de même : il vous aurait suffi de lire simplement l’introduction à la Cripure pour vous éviter de dire une bêtise, hein, mais on vous pardonne, allez)

JC dit: 25 décembre 2012 à 11 h 22 min

La bravoure, appelée parfois bravitude par les simples, est impossible à mettre en oeuvre dans une société non-violente !

Ce n’est pas une affaire d’urbanisme, plus ou moins ceci ou cela, qui peut contrebalancer la camisole de douceur impuissante que les lois ont passé aux spectateurs d’un acte délictueux, qui n’interviennent pas …faisant confiance aux services d’un Etat lointain et idéalisé !

bouguereau dit: 25 décembre 2012 à 11 h 31 min

Le Corbu , c’est le grand destructeur de l’urbanisme mondial, responsable de la propagation de la laideur cubique universelle.

..les huuumaniss sont toujours trahi kabloom.wright c’était l’humaniss du riche tempérent..corbu, des pauvres qui utilisaient la méthode ogino

renato dit: 25 décembre 2012 à 11 h 33 min

« Joyeux Noël »

Merci, je suis cependant l’un des 4 sur 10 que le Noël déprime. Cela est du probablement au fait qu’étant né le 24, pour ne pas faire de la peine à mes frères je recevait un seul cadeau qui était censé couvrir les deux occasions ⎯ ce qui, du point de vue d’un enfant qui voit fêter trois anniversaires accompagnés de cadeaux, c’est une injustice.

Mais, indépendant de ça, encore merci et Joyeux Noël à vous, aimons-nous les uns les autres.

JC dit: 25 décembre 2012 à 11 h 34 min

Merci ! mais je n’ai aucun lien familial forcémént lointain avec ce fou de prophète juif auto-proclamé, bien connu, illuminé notoire, ne respectant rien de la classe honorable des pharisiens, ignorant bêtement l’apport civilisationnel de Rome !
Un type qui n’a pas volé son supplice …

bouguereau dit: 25 décembre 2012 à 11 h 34 min

j’aime bien l’architecture « style pain-perdu » de Roland Castro!

joli..en plus on peut vivre d’amour et de pain perdu..même a noel

bouguereau dit: 25 décembre 2012 à 11 h 38 min

Un type qui n’a pas volé son supplice …

ma mère de ma mère..ha pasque ça se vole en plus..note c’est vrai..on peut pas dire, c’est le sien

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 11 h 38 min

architectecontemporian de centres un peu en vue
Patrick Bouchain étudie à l’école des beaux-arts de Paris, en effectuant des stages pendant ses études chez le décorateur Jacques Dumond, l’architecte André Hermant, puis chez le peintre Henri Malvaux, directeur de l’école Camondo où il enseigne ensuite. Intéressé par le théâtre et les arts du spectacle en général, il réalise plusieurs chapiteaux et centres culturels.
Après plus de dix ans d’enseignement du dessin et de l’architecture, Patrick Bouchain a associé un souci politique à son travail d’architecte, considérant « que l’architecture est politique et qu’elle doit répondre au souci de l’intérêt général »1. Depuis, s’il continue son œuvre d’architecte, il se concentre sur des constructions publiques, et sur les besoins : « Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est de comprendre le besoin. Je crois à l’explication, à la vision collective des problèmes et à la décision individuelle. (…) C’est exactement comme un travail de metteur en scène. »2
Il est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels, à partir de 1985 et la réhabilitation du Magasin à Grenoble en centre d’art contemporain, suivi de La Ferme du Buisson, Le Lieu unique, et la Condition publique, à Roubaix1.

O. J. dit: 25 décembre 2012 à 11 h 44 min

Le Corbu , c’est le … responsable de la propagation de la laideur cubique universelle. (Bloom)

L’habitat cubique existait depuis des siècles, Bloom, voyez Versailles.
Pour le cube rationalisé et tracé au cordeau, le Bauhaus a précédé Le Corbusier, qui a travaillé avec la technologie de son époque.

JC dit: 25 décembre 2012 à 11 h 45 min

En plus, dans cette histoire évangélique pénible, ce pauvre Romain qui n’exécutait que les ordres -le type du coup de lance- et qui en a bavé toute sa vie à cause de ça, au lieu d’oublier tout ça dans l’alcool avec les copains de bureau !

renato dit: 25 décembre 2012 à 11 h 45 min

Si je pense que Twitter gère plus de 500 millions d’utilisateurs et que le webmaster de Passou n’arrive pas à gérer 4 chats j’ai un défaillance du système nerveux…

Madame Michel dit: 25 décembre 2012 à 11 h 51 min

n’arrive pas à gérer 4 chats

m’en parlez pas. j’en ai deux et y a des poils partout dans le living-room.

christiane dit: 25 décembre 2012 à 11 h 54 min

Une maison… dessiner une maison… rêver une maison… depuis les premiers dessins d’enfant jusqu’à ce seuil où ces architectes créent.
Dans les livres, j’ai cherché comment accompagner ce billet autrement qu’en continuant la liste des architectes qui ont laissé trace.
D’abord la tente, abri léger du marcheur. Erri de Luca Et il dit :
« Celui qui va à travers monts est un vagabond.(…) il montait pour s’éloigner.(…) Quand on grimpe dans un nuage, on sent le ciel comme une seconde peau. On n’est pas en plein air, mais dans une tente immense.(…) Les sommets escaladés contenaient la centième partie de ce bord où finissait le monde et où commençait le temps.(…)
Au pied du Sinaï, les femmes étaient des mères sur le sol, comme le plus sûr des nids.(…)
Au pied du Sinaï, les femmes regardaient avec tendresse les hommes ébranlés par l’annonce et par la charge qu’ils prenaient sur leurs épaules.(…)
Les hommes étaient restés là, ne se décidant pas à bouger. Ils s’attendaient à une suite.
(…)
Je partage le voyage du judaïsme, pas l’arrivée. Pas en terre promise, ma résidence est en marge du campement.(…) Je sais que j’ai traversé une mer rouge dans un cortège de rangs serrés, ainsi avançait le vingtième siècle. Je devrai m’arrêter quelque part, les voir continuer sans moi… »

Et Bachelard : La flamme d’une chandelle :
« Dans bien des romans, la lampe est un personnage. La lampe a un rôle en rapport avec la maison, les êtres de la famille. quand un grand absent fait le vide dans une demeure, une lampe, venant de je ne sais quel passé, maintient une présence, attend, avec une patience de lampe, l’exilé. La lampe maintient en vie tous les souvenirs de la vie familiale, tous les souvenirs d’une enfance, les souvenirs de toute enfance. l’écrivain écrit pour lui, il écrit pour nous. La lampe est l’esprit qui veille sur sa chambre, sur toute chambre. Elle est le centre d’une demeure, de toute demeure. On ne conçoit pas plus une maison sans lampe qu’une lampe sans maison.
(…) Où a régné une lampe, règne le souvenir… »

Puisse dans vos maisons briller cette lampe. Puisse cette maison être légère comme une tente quand il faudra vous mettre en route…
Noël à tous.

alexis dit: 25 décembre 2012 à 12 h 09 min

« Corbu n’en demeure pas moins un bouc émissaire : il est le grand responsable fantasmé de toute la modernité urbaine dans ce qu’elle a de plus dogmatique. Il est vrai que celle-ci a aussi fait des ravages. Bien qu’il ne soit pas directement responsable des grandes cités, il en a été l’un des grands inspirateurs »

Il en effet de bon ton d’accuser tous les maux de la société le Corbu et autres grands architectes et urbanistes, par exemple Candilis, Jossic, Woods…, alors qu’ils n’ont rien à voir avec les constructions laides et bon-marché des promoteurs sans scrupules

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 12 h 11 min

: le jour de son inauguration, pas un ministre français ne s’est déplacé alors qu’une douzaine d’ambassadeurs sont venus exprimer la reconnaissance de leur pays.
et comme on dit souvent , « nul n’est prophète en son pays » !

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 12 h 21 min

sur la photo, les pères- ou les frères? -intéressés par l’écriture ! des témoins de l’écriture
bonne journée !
merci P.Assouline, j’ai vite avalé les to eats,ts,ts

vox populi dit: 25 décembre 2012 à 12 h 38 min

Je suis peut-être un peu con sur les bords, certes, mais je ne suis pas né de la dernière pluie (renato)

VGE visite une école primaire:
- M’sieur pourquoi vous êtes chauve?
- C’est parche que je chuis très intelligent, mon petit.
Les gens très intelligents perdent un peu leurs cheveux.
- Alors, vous êtes un peu con sur les bords?

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 décembre 2012 à 12 h 39 min


…encore une chance,…qu’il n’y est pas d’architecture  » Cobra « ,…comme ces suites de propos littéraires,…
…à tourner en rond pour ne rien dire,…du sophisme de rentier conservateur,…
…la bonhomie de  » cause toujours »,…touche pas à mon  » grisbi « ,…
…à lire,…
…le genre,… les familles les plus riches de France ou les fortunes d’ailleurs,…
…pour comprendre la protection faite par nos commentateurs,…des parfums de  » Céline »,…et sa  » mort à crédit »,…
…et qui en veut de la  » poudre aux yeux »,…social-démocratique,…de mes deux,…
…etc,…l’objectivité sous le parasol,…

renato dit: 25 décembre 2012 à 12 h 52 min

« Les gens très intelligents perdent un peu leurs cheveux. »

Alors moi je ne suis qu’un chouia intelligent car je ne suis dégarni que sur le front… et encore, depuis peu

chez ginette dit: 25 décembre 2012 à 13 h 36 min

perdre ses cheveux n’est pas qu’une affaire de cérébralité mais de testostérone. c’est prouvé scientifiquement depuis belle lurette: à l’approche de la cinquantaine un homme qui ne perd pas ses cheveux à un déficit effectif de testostérone. Il est naturel de perdre ses cheveux. Un homme qui ne les perd pas à un petit problème de « virilité » si vous voyez où je veux en venir,il lui manque la dose moyenne de testostérone pour faire autre chose qu’un brushing..

renato dit: 25 décembre 2012 à 13 h 40 min

Bon, c’est vrai que pour se rassurer les gens disent n’importe quoi, mais je me souviens d’un chauve qui attribuait la calvitie à une activité sexuelle intense… si par-dessus le marché ils sont aussi très intelligents, j’imagine aisément les ravages…

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 13 h 40 min

de la connerie ?
« . L’historienne de l’art Catherine de Smet, qui a consacré une étude détaillée à cette reconnaissance, qui lui paraît relever de la « fraternité » plutôt que de la filiation, » voilà qui est assez étrange et il ne semble pas que P.Assouline y adhère pleinement .
enfine, comment peut-il y a voir de la fraternité sans aucune sorte de filiation ?
Il faut reconnaître que P.Assouine a rédigé magnifiquement don billet de Noël . pas de syndrome , même i l’emprie pourrait faire dresser l’oreille ,et puis administrateur  » il la tient pour un être administratif appelé à devenir un être spirituel. Autrement dit, »
autrement dit , on gère , pas question que Christaine, dépasse la raillerie de ceux qui indiquent un nom d’architecte , par une racine de la construction -filiation connue de Erri de Luca .banim, qui posent de sacrés -Ô , pardon, saprés !-problèmes parfois à un traducteur dans certains textes qui s’y connaissent en filiation -trêve de paillettes
(pas) cecosmiques !- donc encore un nom d’architectes contemporain : Chemtov !(voir WIKI) (ou Tschumi si ça gêne trop christiane)
on me le pardonnera bien à moi aussi , et sinon il y a Dieu pour ça parce que je ne compte pas sur P.Assouline pour rapporter les propos de table du réfectoire de la Tourette , ni quelle est la librairie réalisée sur les idées de P.Bouchain et que je feindrai de ne pas savoir l’écrire , parce que je ne souffre pas de ce syndrome-là I would prefer not to .

renato dit: 25 décembre 2012 à 13 h 59 min

« … si vous voyez où je veux en venir »

J’ai connu un vieux monsieur (sur le 70) qui avait encore tous ses cheveux et ses amies en disaient le plus grand bien, je parle d’une époque ou la pilule bleu était encore dans l’ordre des utopies.

En tout cas hormones ne sont pas la seule cause — il y a parfois l’héritage, d’autres fois le stress, les carences en vitamines, en minéraux.

christmas carol dit: 25 décembre 2012 à 15 h 13 min

Si j’étais aveugle, sans odorat, et manchot comme un empereur, et tous les Porquerollais comme moi tout pareil, serait-elle toujours belle, étant indéfinissable par les sens ?

1. Comme d’habitude, JC passe sur la beauté de l’âme.

2. Si tous les Porquerollais sont comme ça, les Porquerollaises aussi.
C’est une île où tout les manchots peuvent quand même se faire des papouilles avec leur bec et leurs petites ailes.

Bloom dit: 25 décembre 2012 à 15 h 41 min

Toujours se mefier de ceuss qui pretendent vouloir le bonheur de leurs congeneres, leur paradis est souvent notre enfer.

Le cor-busier défendant dit: 25 décembre 2012 à 16 h 36 min

Est-il vrai que Le Corbusier n’ayant aucune qualification comme arhitecte (mais ingénieur) devait faire signer ses projets par un architecte diplomé?

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 16 h 42 min

Bien qu’il ne soit pas directement responsable des grandes cités, il en a été l’un des grands inspirateurs.
ah la question « obligée » de la responsabilité du « maître », la cause dans les « effets ». que l’on réprouve … serait-elle sans lien avec cette identification de « fraternité » laquelle serait en ralité une manière de faire passer, dans un exemple passé une question du présent ?d’autant que le Corbusier ne ‘est pas apparemment pas reconnu père d’un enfant vivant portant son nom, détail peut-être, mais qui conforte les interprètes en « fraternité » dans leur « construction » de la personnalité » de ce créateur « tout » , athlète et champion . je ne doute pas que le livre est passionnant,me demande un peu comme est expliquée la réponse à la question « architectes vivants » , ce que billet surinterprète, me semble-t-il,sans accorder sa part à la manière dont l’enquête a été menée .comment appeler ce point d’aveuglement consenti ?le point radieux, radial?celui du billet coïncidant avec celui de l’enquête ?
nous voilà de mieux en mieux éclairés sur le regard, comme il est construit !

madeleine râpée dit: 25 décembre 2012 à 17 h 49 min

plan libre
façade libre
fenêtre en longueur
pilotis
toit terrasse
c’est pas de sa faute à Corbubu si on en a fait de la daube, de ces principes là.
POur Ronchamp qui ignore le paysage, renato…ben faut regarder le paysage.
comme à la Tourette !

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 décembre 2012 à 18 h 22 min


… » quaestiuncula « ,…question de peu d’importance, petit problème,…
…pour un,…
… » quaeticulus « ,…petit gain, faible profit,…
…à la sauce latine,…encore fraîche,…
…etc,..l’humour latin,…entre paradoxes,…
…dans les cintres ,…ou vous voulez,…

W dit: 25 décembre 2012 à 19 h 04 min

Dimitri?Sortez de votre cachette je sais que vous avez maximum 30 ans ,vous m’intéressez mais surement ne sera-ce pas réciproque, désespoir et poires au sirop!

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 19 h 28 min

même si la photographie demeurait avant tout pour lui un médium au service de sa vision de l’architecture et des moyens de la faire connaître.

en termes plus secs, la photographie était pour lui un moyen au service de sa pratique d’architecte, et non la fin :( la fin : faire une « belle, bonne photo » de photographe , comme celles que faisaient « les
Brassaï, Doisneau…. qui avaient fait ..le choix de faire carrière de photographe, exposer comme photographe .

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 19 h 48 min

Une préoccupation de la mise en scène de soi qui ne trahit pas la haine de soi. Car on tend à l’oublier :
la question de « la haine de soi » a déjà été rabachée comme un concept sujet à contestation.
mais ici, il semble que par la négation qui précède, ce soit de la part de P.Assouline un temps d’humour pour ne pas parler du « narcissisme » de l’artiste.

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 20 h 01 min

le moment décisif « mais aussi de la mise en pages jusque sur les murs des maisons particulières qu’il construisait en les décorant parfois de fresques photographiques. »
là, c’est vraiment étrange, parce que c’est pensé « livre à venir » (mise en pages)dans une culture du livre,( peut-être à partir de la première expérience)
bonsoir

D. dit: 25 décembre 2012 à 20 h 03 min

Joyeux Noël à vous tous.
Je vous aime tous beaucoup, en particulier renato, Thierry, Bouguereau, W, HR, Ueda, de nota, John Brown, Pierre Assouline, Christiane, Zhu, etc..

Daaphnée m’avait promis un petit cadeau. Et puis rien. Pas grave. Je ne suis pas du genre à réclamer, j’ai des manières.

Passou dit: 25 décembre 2012 à 20 h 20 min

A Cor-Bu défendant, Trois grands architectes (Corbus, Perret et un autre), qui étaient dessinateurs ou ingénieurs de formation mais n’avaient pas de diplôme d’architecte, ont été homologués par l’ordre des architectes à sa création sous Vichy.

court dit: 25 décembre 2012 à 20 h 48 min

Juste rappel. A coté de Ronchamp ou dela Cité, il restera le vandale du plan Voisin, ou de la grande barre de Firminy. Je pass e sur l’église du lieu telle qu’il l’a laissée, non telle qu’on l’a finie. On est en droit de préférer Wright,qui lui ne s’engagea pas dans l’impasse du Kolossal et était tout sauf barbare.
Bien à vous.
MCourt

voisin attentif dit: 25 décembre 2012 à 21 h 23 min

Corbu nous aurait épargné les bobos.

L’union des masses laborieuses et de l’élite techno-scientique.

Un monde sans bullshit, le rêve.

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 21 h 36 min

 » Contrairement aux architectes, les jeunes artistes nourris du Corbu ne le traitent pas comme un maître, mais comme un pair. C’est également vrai pour les photographes que ses bâtiments ont influencés. »
comme l’a rappelé P.Assouline , les architetes ont un « ordre ». ceci serait-il indifférent ?
puis la précision « jeunes artistes » oblige à
se demander quelle est la part de leur jeunesse et de leur inexpérience dans ce traitement en « pair », auquel lui-même ne peut rien objecter, pas même un regard amusé !

arsène v. dit: 25 décembre 2012 à 21 h 37 min

@ voisin attentif

Plutôt d’accord.

Les quatre magnifiques bâtiments modernes au coeur de Paris, prévu par le plan Voisin, n’auraient eu rien à voir avec un grand ensemble stalinien, contrairement à ce que nous répètent ad nauseam les vieillards qui font aujourd’hui l’opinion.

Chacun d’eux, outre la rigueur fonctionnaliste, aurait été probablement l’oeuvre d’un poète.
Chacun original, astucieux, malin, comme la fameuse chapelle. On peut le croire, si l’on a tant soit peu fréquenté le génie de Corbu.

Ils auraient davantage symbolisé la capitale que des rafistolages gothiques comme Notre-Dame ou des pâtisseries bourgeoises comme l’Opéra. « Le quatuor de Paris », ce serait devenu son nom.

Les rentiers de l’histoire qui veillent jalousement sur leur triste magot, et les zozos qu’ils emploient pour entrelarder ces ruines de misérables tranches de cul, n’ont droit qu’à mon mépris.

De l’air!

Deneb dit: 25 décembre 2012 à 21 h 45 min

Le Corbusier a en effet réussi la prouesse de faire de la merde alors qu’il connaissait tout de la géométrie sacrée. En cela, il est unique en son genre.

W dit: 25 décembre 2012 à 21 h 46 min

Dromomanie j’habite à coté du zoo et justement un des animaux a déjoué la surveillance de ses gardiens,tout de suite le comité du quartier a pensé à vous en retrouvant votre identité dans les fameuses pages jaunes du blog à Passou et nous avons garé l’animal avant qu’il ne se blesse dans la circulation.Je crois qu’il vous attend de ses quatre pieds ,sans trop nuire ni bouger ,silencieusement.Néanmoins tout ce que vous apportez semble incontestablement plus important.Donc la consigne où vous pourrez retrouver votre bien se situe carré sainte Madeleine à Arles.

D. dit: 25 décembre 2012 à 21 h 53 min

C’est parce que je lui avais fait savoir qu’une écharpe en cashemeer ou des gants, c’était d’un conformisme affligeant.

Pourquoi pas un stick déodorant?

Le slip léopard, c’était un progrès et j’y étais sensible car j’avais imaginé qu’elle appréciait le cuir (quoique seulement bon genre).

Mais rien n’est venu de e-bay, ce qui n’est pourtant pas si difficile.

C’est dommage, car j’avais déjà anticipé le recyclage du cadeau.
Le slip léopard? Pourquoi pas, mais montré à qui? C’est ridicule.
Tiens, je l’aurais cédé gratos (et franco de port) à Jacques Barozzi.

Deneb dit: 25 décembre 2012 à 21 h 54 min

Il est d’autant plus scandaleux d’affirmer me Le Corbusier est un grand architecte que celui-ci a pondu des abominations sur le papier lesquelles n’ont fort heureusement jamais vu le jour.
Le Corbusier est l’archétype de l’architecte pas sérieux dans le sens où il possède la parfaite maîtrise d’un art mais en fait n’importe quoi pour satisfaire un dogme de dément.

Je vais maintenant vous dire quelque chose qui ne va pas vous faire plaisir : si vous aimez Le Corbusier, c’est que vous n’avez en réalité aucune idée de ce qu’est l’homme et à quoi il aspire. Aucune.

Oblomov dit: 25 décembre 2012 à 21 h 54 min

Jacques Barozzi dit: 25 décembre 2012 à 9 h 54 min
Encore un peintre raté devenu autre chose de génie. Un art mineur l’architecture ? »

c’était qui l’autre ?

W dit: 25 décembre 2012 à 21 h 57 min

Evidemment vous n’iriez pas jusqu’à dire je n’en sais rien,je n’y étais pas.Assurément vous n’avez pu qu’assister ,à moins que votre esprit d’induction-déduction performant s’étende jusqu’à deviner tout de la nature des échanges entre le maître qui semble vous fasciner et ses élèves .Qu’une relation d’un autre type que celle que vous vous donnez liberté d’imaginer ait pu exister appartient à jamais au domaine de l’inconcevable ce que vous saisissez sans problème compte tenu de votre qualité ,d’architecte?d’interprète?de chef de chantier?

Deneb dit: 25 décembre 2012 à 21 h 57 min

Mon avis peut vous paraître tranché, mais oui, il est tranché, parce que la vérité est une lame qui tranche, il faudra vous y faire. Si vous n’aimez pas que la vérité tranche, évitez le mensonge et tout ira mieux.

arsène v. dit: 25 décembre 2012 à 22 h 00 min

La haine contre le grand Corbu, c’est l’alliance du backlash en art (repli péteux des ex-avant-gardes) et de la trouille de classe.

JC dit: 25 décembre 2012 à 22 h 04 min

« Je ne sais pas si quelqu’un a déjà entendu parler du Modulor de Le Corbusier ? »

J’en ai entendu parler. Je ne dénoncerai personne.
(…c’est un instrument de musique…)

arsène v. dit: 25 décembre 2012 à 22 h 08 min

La vison de Corbu, ce n’était pas la toute-puissance de la Technique ni l’idéologie Exposition Universelle-Mussolino-stalinienne.
Les débiles qui continuent de propager ces inepties ne méritent pas le prix du fouet qu’il faudrait employer pour les faire cesser de geindre.

La préservation de lieux patrimoniaux ET la création inouïe de jungles au sein de la Métropolis supposait une médiation: la création libre, critique, civique de nouveaux espaces urbains.
A mille lieux du crétinisme des bureaucrates et de la vulgarité néanderthalienne des promoteurs immobiliers.

Le génie têtu, ironique, inspiré de ce grand homme triomphera tôt ou tard des médiocres qui le critiquent sur ce blog.

O dit: 25 décembre 2012 à 22 h 10 min

Dites-moi D ,cela n’a rien à voir avec l’architecture,mais j’ai lu une série de post sur ce blog absolument déplacés quoique corrects ,tous ont disparu!quel travail tout de même!

W dit: 25 décembre 2012 à 22 h 16 min

Ce n’est pas le moment d’y aller si vous voulez préserver l’intégralité de votre calendrier religieux,les visites se compliquent de tirs absolument pas organisés!

arsène v. dit: 25 décembre 2012 à 22 h 18 min

Vous n’y avez jamais séjourné, imbécile.

Allez questionner les générations successives de résidents.
Allez comprendre le rapport actif qu’ils ont entretenu avec ce rêve de pierre, qui s’est révélé être la plus concrète, la plus ouverte des structures architecturales concevables pour un logement (initialement) populaire.

Derrière ce qui vous apparaît comme « laideur », esprit délicat, essayez de comprendre, avant que vos petits-enfants ne vous l’apprennent avec mépris, l’aventure qui s’est joué ici.

La platitude qui s’est mis à régner sur des blogs de ce genre, la sorte de servitude volontaire qui s’y est instituée, me navrent: elles seront un jour l’objet de visites historiques, comme pour la France de Felix Faure ou du petit père Queiulle.

Honte et pitié.

dromomanie de décembre dit: 25 décembre 2012 à 22 h 21 min

est-ce un retour à/ de Le Corbusier?
je trouve sur la toile
« « Montis au Salon du meuble Milan 2012 | Page d’accueil | Bisazza Bagno : Nendo collection »
29/04/2012
Meuble bureau Vintage « Le Corbusier »
Voici une agréable découverte , Un meuble vintage de 1930 « Le Corbusier »
Table Bureau Vintage avec 2 chaises « Le Corbusier »(depliant systhème coulissant ) vintage 1930 avec deux chaises recouvertes les piètements sont également en chène massif et recouverte de tissu (Ce meuble n’est pas une réedition certificat d’autenthicité)

John Brown dit: 25 décembre 2012 à 22 h 22 min

Aucun Marseillais ni aucun visiteur de Marseille n’a jamais trouvé belle la fameuse Cité radieuse, ce gros bunker de béton, sorte de manifeste agressif d’un refus de l’environnement qu’on retrouve peut-être dans d’autres réalisations de Le Corbusier. Cette unité d’habitation est littéralement fermée à la ville qui l’entoure, comme s’il s’agissait d’assouvir un fantasme d’autonomie radicale. Certes, Marseille est une ville riche en horreurs architecturales de toutes époques et de toutes destinations, mais pas plus, après tout, que tant d’autres villes de France. Ce refus de mettre à profit les possibilités d’un site magnifique, qui s’affiche agressivement dans le gros pâté bétonné de la Cité radieuse, signe les limites conceptuelles et historiques des réalisations de Le Corbusier architecte.

John Brown dit: 25 décembre 2012 à 22 h 30 min

Le refus et — disons-le — la négation de l’environnement extérieur qu’affiche Le Corbusier dans la Cité radieuse est révélateur d’une conception réellement fasciste de l’architecture. Aujourd’hui, Le Corbusier aurait fait fortune dans la réalisation de ces lotissements ultra-protégés, refuge des riches, au Brésil ou ailleurs, auxquels ne manquent même pas les miradors et les grilles électrifiées.

D. dit: 25 décembre 2012 à 22 h 32 min

Je pourrais très bien me contenter d’un marcel, pour peu qu’il soit accompagné d’un mot gentil, c’est encore Noël.

Du pain (pas perdu) et des jeux dit: 25 décembre 2012 à 22 h 39 min

 » La Cité radieuse est révélateur d’une conception réellement fasciste de l’architecture. » J Brown 25 décembre 2012 à 22 h 30 min.
Vous ne pouvez absolument pas dire cela! L’architecture « fasciste », que l’on retrouve principalement en Italie (Par exemple le bâtiment de la mairie de Vérone)se caractérise par un non style (tout l’opposé de Le Corbusier)inspiré platement de l’architecture romaine antique.

W dit: 25 décembre 2012 à 22 h 44 min

Et vous pensez pouvoir vous l’offrir?Est-ce que c’est une vente publique?Vous savez aussi qu’un tas de nouveaux designer font un carton!

Du pain (pas perdu) et des jeux dit: 25 décembre 2012 à 22 h 48 min

On peut parler d’une architecture organiciste, mais qui et à quelle époque on s’est mis à prendre en compte l’environnement dans l’édification architecturale?

Dimitri d'Arlatan dit: 25 décembre 2012 à 22 h 48 min

Arsène, arrêtez de parler de Corbu de cette manière comme si c’était un copain.
Vous dites que la vision de Corbu, ce n’était pas la toute-puissance de la Technique ni l’idéologie Exposition Universelle-Mussolino-stalinienne, eh bien moii je vous dit que si, la vison de Corbu, c’était la toute-puissance de la Technique et l’idéologie Exposition Universelle-Mussolino-stalinienne.

arsène v. dit: 25 décembre 2012 à 23 h 13 min

Le fameux « béton » (pourquoi ne pas écrire carrément « le Mal radical », l’après-Auschwitz, etc., allez-y carrément, imbéciles), Corbu nous a appris le percevoir comme comme le corps d’une femme.

Pas le corps d’une rombière, victime de la parenthèse 1850-2050 qui s’achève lamentablement sous nos yeux. Une femme de demain, mais dont on peut déjà tomber amoureux dès aujourd’hui. Une femme du travail et de la jouissance, une femme du désir et de l’intellect, une femme hurlant sa singularité tout en étant partie prenante du destin collectif.

Les lignes incessamment mouvantes du « béton », qui sont hanche, aisselle, chute de rein.
Un « béton » plein de sensualité moite, de creux défendus, de mamelons imprévus.
Une niche de « béton » qu’on habite ni comme le corps d’un père, ni comme le corps d’une mère, mais comme la béance parfois offerte parfois refusée d’une femme libre.

Vive Corbu.

ACP dit: 25 décembre 2012 à 23 h 59 min

Papy Jeanneret était bien plus doué pour les chaises longues que pour la vie en commun.

Mais bon, heureusement, pour ça il nous reste les banlieues de Chemetov et Huidobro, à un quart de poil près nous n’aurions pas connu la beauté.

D. dit: 26 décembre 2012 à 0 h 09 min

« Voilà, j’ai été avec vous pendant près de 7 ans avec quelques interruptions, mais il est temps maintenant de vous quitter. »

Tu parles, c’est exactement ce que dit mon grand-père, il est toujours là.

(Euh, c’est quand même pas toi, pépé?)

Bloom dit: 26 décembre 2012 à 2 h 12 min

Norman Foster a connu les quartiers ouvriers de Manchester ou il est ne. Ca vous vaccine a jamais contre la tentation clapiere.

Bloom au Siam dit: 26 décembre 2012 à 4 h 25 min

Somptueuse journee de Nowel dans une grotte peuplee de Bouddhas amenages par Rama IV. Les singes se sont offert un banquet digne du Ramayana.
Loin des mesquineries, beaute du vaste monde…

John Brown dit: 26 décembre 2012 à 7 h 30 min

Atroce verrue massivement bétonnée au coeur de la ville, la Cité radieuse de Le Corbusier n’a de radieux que le nom. Il est significatif que son aspect extérieur évoque immanquablement certaines réalisations du Mur de l’Atlantique, comme la base sous-marine de Saint-Nazaire ou celle de Lorient. Repliée sur elle-même à l’écart du monde extérieur, refusant le soleil qu’elle prétend magnifier, tournant le dos à son environnement naturel et urbain, elle n’est « futuriste » qu’au sens que pouvait avoir ce mot dans les années 20, au temps de Marinetti. Le concept architectural qu’elle matérialise est moralement scandaleux, économiquement inepte. Elle n’est en rien moderne et ne propose en rien des solutions d’avenir, comme le démontrera l’évolution ultérieure de l’architecture, sous des formes autrement novatrices.

JC dit: 26 décembre 2012 à 8 h 00 min

Pour les Marseillais, gens de goût s’il en est, la Cité n’a jamais été nommée « Radieuse » : on l’appelle depuis toujours « La Maison du Fada ».
Ceux qui l’ont habitée, ou l’habitent, en sont généralement contents. On s’adapte…

Urbanisation utopique volontariste : vous êtes priés de vivre ensemble comme je pense qu’il faut. Epoque des bidonvilles d’après guerre, rasés, qui autorise l’émergence de jolies barres d’immeuble et projets d’architecte du besoin.

John Brown dit: 26 décembre 2012 à 8 h 17 min

Pouillon, Le Corbusier ces deux architectes incarnent, chacun à sa manière, la médiocrité de l’architecture urbaine du second demi-siècle en France. Au vrai, si la plupart de nos villes sont si laides, ce n’est pas tant la faute des architectes que celle de l’absence d’une pensée urbanistique digne de ce nom, de l’impéritie des décideurs (Etat, collectivités locales), et des contraintes économiques de l’époque. Pourquoi, en France, a-t-il été impossible de contrer la politique du « tout pour la bagnole », ou tout au moins d’imaginer et de mettre en oeuvre
des solutions alternatives ?

guillaume dit: 26 décembre 2012 à 8 h 44 min

Parfaitement!
Et ceux qui ont la chance de vivre dans ses réalisations ne peuvent que vous approuver eux aussi.

guillaume dit: 26 décembre 2012 à 8 h 46 min

@arsène v. dit: 25 décembre 2012 à 23 h 13 min

Parfaitement!
Et ceux qui ont la chance de vivre dans ses réalisations ne peuvent que vous approuver eux aussi.

guillaume dit: 26 décembre 2012 à 8 h 57 min

Frank Lloyd Wright comme Le Corbusier n’avait de de diplôme d’architecte
Il y aura toujours des pleurnicheurs pour regretter qu’aux 20ème et 21ème siècles on ne construise plus comme le nôtre et hausmann, et assimiler les grands architectes aux promoteurs sans scrupules

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 9 h 02 min

Architecturalement parlant, Le Corbusier a du style, ainsi qu’en témoignent ses rares réalisations. C’est indéniable. Mais c’est au niveau de ses utopies urbanistiques que ça se gâte. Suppression de la rue et des petits commerces propices à la flânerie poétique, créations de radiales pour les automobiles, aménagements de zones d’ « espaces verts » qui sont le degré zéro de l’art des jardins…

@Oblomov, les autres peintres ratés géniaux dont nous avons récemment parlé sont : Gainsbourg, Henri Cartier-Bresson, W. Churchill.

John Brown dit: 26 décembre 2012 à 9 h 23 min

Il est certain que si, à l’instar de Le Corbusier, Adolf ne s’était pas quelque peu dispersé, ses talents d’aquarelliste, une fois libéré de la tutelle de modèles anciens, dont l’influence est par trop reconnaissables dans ses oeuvres conservées, auraient pu faire de lui un maître aujourd’hui unanimement reconnu. Hélas, comme toutes les entreprises humaines, l’Histoire de l’art est sujette à bien des aléas. Ach , c’est bien triste.

JC dit: 26 décembre 2012 à 9 h 39 min

Jambrun, vous dont le génie éblouit à chaque instant -là où Boug pète, John éclate- vous pourriez nous écrire, si cela n’a pas été déjà fait (comme Leys et son « Napoléon » grossiste en légumes) une vie fantasmée d’Adolf, paisible aquarelliste de métier ?

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 9 h 41 min

Suppression de la rue et des petits commerces propices à la flânerie poétique, créations de radiales pour les automobiles, aménagements de zones d’ « espaces verts » qui sont le degré zéro de l’art des jardins…

il faut replacer le tout dans son contesque baroz, le fameux « zoning » de corbu est conséquent à une politique hygiéniste, la lutte contre la tuberculose, le caractère huatement poluant de l’industrie que les « zones » industrielles tenataient de confiner etc.. une bonne part du charme des rues d’antan dont tu parles vient de « modèles » de cloaques populaire assainis, et vraiment jean marron fait un terrible contresens avec ses isolats sociaux..il le fait exeuprés plutôt : en cachant ses mobiles il se dévoile lui même..hou qu’il est laid

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 9 h 46 min

une vie fantasmée d’Adolf, paisible aquarelliste de métier ?

..ce genre d’uchronie n’a aucune vertue jicé, sinon de considérer que les injustices sont telle qu’il est déraisonnable de tenter d’y sursoir..ton seul et unique travail et d’y insister pour désespérer ceux qui pourraient croire le contraire : ce qui prouve que tu n’y crois pas toi même, c’est en effet désespérant puisque tu paies de ta personne

hervé dit: 26 décembre 2012 à 9 h 49 min

Le Corbusier faisait partie d’un vaste ensemble d’immenses architectes de son époque: Walter Gropius, Mies van Rohe, Theo van Doesburg, Peter Behrens, Aldo van Eyck, Vladimir Tatline

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 9 h 52 min

c’est en effet désespérant puisque tu paies de ta personne

..alors que ça devrait te rendre sur de toi et serein..mais non..t’es boursouflé nuitamment, torturé dés potron minet tourmenté à midi par l’idée que ta matrone de providence ait besoin de ton secours..t’es son espèce de prètre autoproclamé

JC dit: 26 décembre 2012 à 9 h 52 min

Toi aussi, grand futé, tu as remarqué le nombre de gens qui professent, conseillent, ordonnent, légifèrent, et qui n’y croient pas eux mêmes ?!

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 03 min

légifèrent, et qui n’y croient pas eux mêmes ?!

c’est vrai, c’est pourquoi je crois au vertu de l’organisation et de la politique : que malgré la recherche désespéré des ses propres interéts jusqu’à la nuisance puisse être anticipé et sinon contrecarré, contenu..poilofion jicé..et c’est justement ce que tu veux détruire

TKT dit: 26 décembre 2012 à 10 h 04 min

L’auteur Français Christian-Emmanuel Schmitt a écrit un roman double, sur un Hitler dictateur et un Hitler peintre (ringard) à succès.

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 10 h 06 min

L’argument de la « politique hygiéniste », qui était déjà celui invoqué par Haussmann, n’est pas recevable, le boug. Les tyrans ont toujours de bonnes raisons pour justifier leurs actes. Voilà à quoi nous avons, fort heureusement échappé et qui a en partie été réalisé plus tard sous Pompidou, avec plus de discernement;..

http://www.ina.fr/art-et-culture/architecture/video/I05290951/le-corbusier-expose-son-plan-d-urbanisme-pour-paris.fr.html

JC dit: 26 décembre 2012 à 10 h 16 min

Je l’ai vu tout de suite, bougboug : tu crois à la vertu, je pratique le vice. Je suis un destructeur, tu es un batisseur !
Bon ! ça fait une moyenne…

Henri dit: 26 décembre 2012 à 10 h 20 min

Tiens, un conte de Noël, écrit par Le Cornemusier:

CONS DE NOEL

L’ALLUMÉ DES LAMPADAIRES

(Pour enfants seulement)

Le type avançait d’un pas lourd. Il me ressemblait. Je me demandais si ce n’était pas moi.

Il ne passe jamais personne devant ma maison.

J’habite à deux pas de la ville. On apercevait ses lumières.

Où allez-vous ?

Il tapa des pieds comme s’il voulait débarrasser la neige de ses souliers. Pâle, échevelé, l’œil noir, le menton pointu, ce n’était pas moi.

Il n’y avait pas de neige. On était pile le jour de Noël.

Je me casse, dit-il, toujours en tapant des pieds.

Il avait l’air furieux.

J’en ai marre, je quitte ce pays de cons. Noël est la fête la plus abjecte que je connaisse. Ici on a eu 1000 peintres, 1000 écrivains, 1000 musiciens et qui va-t-on chercher pour l’ambiance et les décos ? Qui ? Je vous le demande…Son col était relevé, il postillonnait, il faisait des yeux de grenouille, exorbités, un côté Antonin Artaud, c’était lui peut-être… Les épiciers ! Oui, monsieur, les épiciers et les électriciens, vous avez vu ce qui pend aux façades des maisons, aux arbres, aux lampadaires, ces fils de bave lumineux, ouais, des fils de bave ! Connards va ! Et ces chants à la sono publique, cette musique chamallow, vous avez entendu ? Pouah ! C’est immonde, monsieur …Ses cheveux battaient autour de ses oreilles…Ou bien Céline, celui d’après-guerre, le fou de Meudon. Ha, Ha, je vous le dis, s’il devait revenir, l’autre là haut … il désignait le ciel du doigt, en ricanant, il voulait sans doute parler de Jésus,… il en ferait une tronche. Non, non, c’est fini, bien fini, allez je me barre et d’ailleurs…il s’était retourné et reprenait la route,… et d’ailleurs, dans ce pays stupide, on peut même plus picoler.

Bon allez, salut.

Il avait levé son bras droit, en tapant de son bras gauche à l’intérieur de son coude.

J’avais des boules multicolores autour du cou, je m’apprêtais à pendre des guirlandes lumineuses sur mes fenêtres, devant l’entrée j’avais dressé un sapin avec de la poudre dessus, j’y avais suspendu des petits paquets, des odeurs de dinde et de marrons glissaient sous la porte, et les anges dans nos campagnes entonnaient un hymne sur mon lecteur, bouche bée, lamentable, je le regardais s’éloigner.

Le père Noël existe.

alec dit: 26 décembre 2012 à 10 h 21 min

la villa La Roche, rue du Docteur Blanche est extra. un classique merveilleux, une merveille de classique. là, il invente beaucoup (le jardin sur le toit, qui éponge la pluie et sert d’isolant, l’emploi virtuose du verre, la réinterprétation du pilotis, et bien plus.) j’ai un gros faible pour la petite théorie des couleurs qu’il a eu pour ce bâtiment, elle est très belle. je ne pense pas que Le Corbusier se payait de mots, « les joies essentielles » qu’il prônait, on les retrouve vraiment, ce n’est pas que la partie d’un discours. chacun, au plus profond de son fors, peut les éprouver, les peser, les ressentir et toujours en ressortir l’esprit léger. pour moi, loin d’être l’édificateur de la maison dite « du fada », c’est l’homme des bâtisses « du bada » (selon la langue massaliote, ou de l’argot marseillais, ce mot indique le truc en plus, le bonus, la valeur ajoutée d’une chose ou d’un produit). souvent avec ses maisons, les gens trouvaient un bonheur de vivre auquel ils n’avaient pas idée, qu’ils n’avaient pas pensé trouvable en amont. c’est la magie tranquille du genre d’habitat qu’a su bâtir l’architecte (la Suisse n’a pas inventé que le coucou, n’en déplaise au personnage, plein de tics et vide de tact, d’un célèbre film). encore plu loin du fameux « Roark » de « The Fountainhead » de Rand et King Vidor, c’est quand même quelqu’un dont le « Taliesin » est un cabanon, un simple et vrai nageur en Méditerranée qui ne nage pas dans l’argent comme Frank Lloyd Wright.

ueda dit: 26 décembre 2012 à 10 h 22 min

La première photo de ce billet n’a pas été commentée parce qu’elle n’a pas été comprise.

C’était lors de l’avant projet de la Cité radieuse.
Corbu avait suggéré qu’il ne suffisait pas de repenser l’espace mais qu’il fallait aussi repenser l’habitant.

Les résidents, dans cet après-guerre de rationnements et de luttes, devaient avoir la chance de porter un vêtement unique qui puisse réunir trois qualités: la fonctionnalité (c’est une sorte de robe unisexe qui est portée en hiver comme en été, de jour comme de nuit), la beauté (il n’est pas plus blanc que le noir de Soulages n’est noir: tout est affaire de lumière) et l’idéal de l’égalité sociale (plus de différences entre travailleurs manuels et intellectuels).

La photo représente la signature du premier engagement (1948).

C’est à dessein que Corbu avait choisi de garder son accoutrement habituel. Il était comme Visconti, il se savait le représentant d’une classe appelée à disparaître. Enfiler lui-même le néo-vêtement lui aurait semblé faire preuve de démagogie et de secret mépris pour ces travailleurs.

Il ne pouvait prévoir la résistance obstinée d’habitus petit-bourgeois: l’utopie vestimentaire a hélas disparu lors du second avant-projet (1949).

TKT dit: 26 décembre 2012 à 10 h 22 min

Le Bauhaus, l’Académie de Dessau, en Saxe, fut le centre de l’architecture moderne. Puis en 33, Adolf et ses voyous firent fermer le Bauhaus de Dessau.
Zürich est un bon exemple de ville riche en bâtiments du Bauhaus.
Ajouter aussi les villes de la diaspora juive dés 1933:
Tel-Aviv, Buenos-Aires, Santiago du Chili, Sao Paulo, Rio etc…
Se souvenir que Le Corbusier est un Suisse, qu’il flirta avec les idées d’extrême-droite et, qu’il y a deux ans, un lobby voulait faire interdire le billet de 10 CHF.
Au bord de la rive droite du lac de Zürich, près de la plage de Tiefenbrunnen, existe un pavillon Le Corbusier. Un joli bâtiment de couleur qui abrite une institution honorant Le peintre-architecte.
Je ne crois pas que Le Corbusier soit, en dehors de l’hexagone, le plus connu ou important novateur de l’architecture de sa génération.
Comme tous les plus grands architectes, il laisse plus de projets jamais réalisés, que de bâtiments construits.

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 23 min

baroz..le plan voisin est constamment cité depuis 50 ans comme un oukaz..corbu a des caractères délirants, c’est certain, il est à l’image des grands théoriciens de son temps (radical et trés fumés)
ceci dit baroz, que l’on se serve encore et qu’on se soit servi surtout rétrospectivement de corbu comme d’une caution morale (« moderniste » etc) a des politiques urbaines d’apartheid (le mot n’est pas trop fort) c’est absolument certain..la france urbaine est souvent une catastrophe, il y a de nombreux livres fort bien fait la dessus..en particulier et là ce con de houelbeck est a la ramasse d’avoir fait d’elle « une zone commerciales »..sauf pour quelques nantis qui peucvent défendre leur « environnement »..c’est pas pour rien que l’ »écologie » ne fait pas recette auprés des fauchés
tout comme on s’est aussi servi de corbu pour trouver une raison facile aux origines des cités et surtout dénier leur raison sociales etc..
le soleil de corbu baroz n’est pas que le soleil de la méditerranée, c’est celui qui surtout tue les bacilles..regarde le dans ce sens là, c’est un autre que le notre

alec dit: 26 décembre 2012 à 10 h 26 min

la villa La Roche, rue du Docteur Blanche est extra. un classique merveilleux, une merveille de classique.
là, il invente beaucoup (le jardin sur le toit, qui éponge la pluie et sert d’isolant, l’emploi virtuose du verre, la réinterprétation du pilotis, et bien d’autres choses.) j’ai un gros faible pour la petite théorie des couleurs qu’il a eu pour ce bâtiment, elle est très belle. je ne pense pas que Le Corbusier se payait de mots, « les joies essentielles » qu’il prônait, on les retrouve vraiment, ce n’est pas que la partie d’un discours. chacun, au plus profond de son fors, peut les éprouver, les peser, les ressentir et toujours en ressortir l’esprit léger. pour moi, loin d’être l’édificateur de la maison dite « du fada », c’est l’homme des bâtisses « du bada » (selon la langue massaliote, ou de l’argot marseillais, ce mot indique le truc en plus, le bonus, la valeur ajoutée d’une chose ou d’un produit). souvent avec ses maisons, les gens trouvaient un bonheur de vivre auquel ils n’avaient pas idée, qu’ils n’avaient pas pensé trouvable en amont. c’est la magie tranquille du genre d’habitat qu’a su bâtir l’architecte (la Suisse n’a pas inventé que le coucou, n’en déplaise au personnage, plein de tics et vide de tact, d’un célèbre film). encore plu loin du fameux « Roark » de « The Fountainhead » de Rand et King Vidor, c’est quand même quelqu’un dont le « Taliesin » est un cabanon, un simple et vrai nageur en Méditerranée qui ne nage pas dans l’argent comme Frank Lloyd Wright.

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 10 h 28 min

Ce qui repose le problème de base entre arts « mineurs » et « majeurs » ou plus exactement entre arts traditionnels et arts nouveaux du fait des inventions et progrès techniques : photographie, cinématographe, enregistrement sonore, et aujourd’hui l’apport de l’informatique…

JC dit: 26 décembre 2012 à 10 h 37 min

ueda, belle interprétation de la première illustration ! Corbu ressemble à feu Gastounet du Vieux-Porc qui aurait chaussé les lunettes de Pulvar…

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 39 min

L’argument de la « politique hygiéniste », qui était déjà celui invoqué par Haussmann

..pas du tout dans le même sens, haussmann s’est en parti autofinancé en « valorisant » des parcelles a batir en plein centre et en envoyant se faire foutre les pauvres en périphérie, pour rien, il remet de « l’ordre »..corbu pense a la valorisation par la densification, ce qui est totalement différent..dailleurs nous voilà de nouveau a paris avec le même dilemme
la vérité baroz, c’est q’on en veut a corbu a proportion que l’on en veuille a l’interventionnisme, c’est un bolchevique tel qu’il était perçu, et je suis pour l’interventionnisme dans la politique urbaine, a fond, et malgré ce que croit jean marron qu’il se renseigne : en matière de ville en france depuis les rois, c’est ça qui était : la tradition

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 10 h 40 min

Le boug, Haussmann et Alphand (pour les jardins) + Belgrand (pour les égouts) ont réellement aéré et assaini Paris en remodelant de fond en comble la capitale par en-dessus et en-dessous. Grâces leur soient rendues ! La vision utopiste du Corbu urbaniste, dont on a vu les ravages des épigones en banlieue, est proprement concentrationnaire. Mais il faut avouer que le Bucarest de Ceaucescu, entre autres exemples, est impressionnant !

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 43 min

Tes soleils au figuré font de la figuration à côté du vrai soleil de méditerranée !

..on l’sait jicé que le soleil ne brille que pour toi et que les autres doivent se contenter de soleil en carton

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 10 h 45 min

Relit Perec, le boug, l’immeuble haussmannien, avec son étage noble, ses étages bourgeois et son rez-de-chaussée et son dernier étage destiné aux classes laborieuses correspondait au mode d’emploi de l’époque, Napoléon III, qui par ailleurs a construit les premier logements sociaux à Paris.

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 10 h 50 min

Napoléon III, qui par ailleurs a ouvert les deux bois à tous les Parisiens et fait aménager des parcs somptueux dans les quartiers populaires : Buttes-Chaumont ou Montsouris, ainsi que 24 squares dans toute la capitale.

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 54 min

son rez-de-chaussée et son dernier étage destiné aux classes laborieuses

..pas exactement..surtout des gens de maisons baroz..des laves vaisselles, des vides ordures, des sèches linges..corbu a essayé de « mécaniser » tout ça..c’est ça la « machine a habiter »
mais baroz c’est bien naturel que s’exprme dans le logement l’opinion politique, ça n’a -rien- d’annexe
est il necessaire de rappeler que les produits pourris viennent de là..que la crise européenne vient de ‘investisssment immobilier débile en espagne..ça reste le coeur du centre de l’origine de la crise..mais on préfère en faire un probléme d’esthétique..cherchez l’erreur les amis
c’est un scoop que je te livre là, bonne journée

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 55 min

D’abord …ça sert à quoi, un urbaniste contemporain ?

c’est le meilleur ami du système libéral jicé, trouve m’en un meilleur..tu pourras pas

JC dit: 26 décembre 2012 à 11 h 01 min

« que la crise européenne vient de l‘investisssment immobilier débile en espagne »

Oh, maman… Regarde en l’air, comme il est beau, le gros cliché qui vole !

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 11 h 04 min

Bel exemple d’urbanisme réussi, Venise. L’avenir est à la ville sans voiture…

La folie immobilère en Espagne; où chez moi, sur la Côte d’Azur, c’est de la pure spéculation, le boug, rien à voir avec une quelconque notion d’urbanisme, qui, en effet, ne peut être qu’un choix, une volonté politique qui réussit mieux en « tyrannocratie » qu’en démocratie, hélas !

JC dit: 26 décembre 2012 à 11 h 04 min

« que la crise européenne vient de l‘investisssment immobilier débile en espagne »

Oh, maman… Regarde en l’air, comme il est beau, le gros cliché qui vole bas !

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 11 h 07 min

Chez nous, les rois et les empereurs étaient de meilleurs urbanistes que bien de nos hommes politiques. Mitterrand s’en est inspiré pour les derniers grands chantiers parisiens.

ueda dit: 26 décembre 2012 à 11 h 14 min

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 10 h 23 min
le soleil de corbu n’est pas que le soleil de la méditerranée, c’est celui qui surtout tue les bacilles..c’est un autre que le notre

Avec beaucoup de réticences (parce que je suis peu généreux), je suis bien obligé de te donner un point.

Je repasserai ce soir, dans l’espoir que tu l’auras perdu.

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 11 h 20 min

« le soleil de corbu n’est pas que le soleil de la méditerranée, c’est celui qui surtout tue les bacilles.. »

renato dirait que voilà un beau cliché, ueda !

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 11 h 22 min

dans l’espoir que tu l’auras perdu

aucun banquier d’ici là ne voudra l’acheter..et te le vendre zouzou comme une valeur aaa

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 11 h 24 min

nous avons déjà eu cette conversation

..ça me rappelle des trucs, mais un point sur lequel nous serons daccord baroz : c’est que c’est une question qui n’interresse pas les gens, ou de manière trés annexe, à tort
surtout depuis la décentralisation..où tout a joué a contrario..on ne va pas développer on comprend tout se suite de quoi l’on parle
..a si ! parlons du sénat aussi, une chambre a casser les régles et a carambouiller des passes droits, bref une institution du lobby et de la corruption..noté triple a par toutes les banques

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 11 h 25 min

« le soleil de corbu n’est pas que le soleil de la méditerranée, c’est celui qui surtout tue les bacilles.. »

renato dirait que voilà un beau cliché, ueda !

évidemment que c’était un cliché de l’époque ! demande à céline

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 11 h 30 min

Dans Mort à crédit, je crois, Céline nous raconte l’histoire de l’un de ses petits camarades du passage Choisel pour qui l’air frais de la montagne fut fatal !

renato dit: 26 décembre 2012 à 11 h 32 min

Haussmann avait seulement un problème à résoudre : faciliter les manœuvres de l’armée en cas de révolte. Le reste c’était pour faire passer la pilule. Et puis, il faut aller fouiner dans les archive de Atget pour voir où il a envoyé vivre les ‘pauvres’ des zones qu’il a bonifiée, et surtout comment.

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 11 h 37 min

l’air frais de la montagne fut fatal !

céline est pris dans un dilemme, il est hygieniste et la campagne l’emmerde..du coup il en a été « rendu » a fabriquer des miasmes métaphysiques..l’aurait mieux fait de donner caution a corbu pour raser paris avant hitler..corbu c’était quand même plus classe que le gros goering

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 11 h 51 min

Je crois surtout que pour bien comprendre et apprécier Céline, il ne faut pas prendre au sérieux ses belles et fumeuses théories, tant hygiénistes que raciales, dont il se moquait lui-même…

« pour raser paris avant hitler », il y eut la tentative malheureuse de la Commune.

bouguereau dit: 26 décembre 2012 à 12 h 02 min

dont il se moquait lui-même…

céline n’avait rien mais non plus d’un pataphysicien, son rire est un moyen horrible de chercher la complicité, on peut dire dailleurs qu’il l’a déshonnoré, y’a dla kabbal la dessous, il fascinera pour ça jusqu’à la fin des temps

JC dit: 26 décembre 2012 à 12 h 15 min

Si la Commune avait réussi son coup, raser Paris, on serait devenu, dans la patrie de Roro baise Pierre, un Etat fédéral !
Et Porquerolles serait devenue province autonome … le rêve !

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 12 h 30 min

Et dire que pendant ce temps-là, D., qui n’a pas posté depuis au moins cinq bonnes minutes, doit être en train de régler un problème essentiel pour la sauvegarde du monde post-ère-maya !
Parce qu’il nous aime beaucoup, surtout moi, le plus méchant d’entre tous, pour lequel il prie chaque soir…

renato dit: 26 décembre 2012 à 12 h 38 min

Bon, aujourd’hui je n’ai pas beaucoup de temps.
Si l’urbanisme vous intéresse cherchez : Ferrara > Addizione Erculea. C’est le premier exemple de planification raisonnée de l’espace urbain en Europe. Architecte, Biagio Rossetti.

hum hum dit: 26 décembre 2012 à 12 h 41 min

c’est pas un peu dépassé, le style grande motte ? avec des cages d’escaliers extérieures aussi larges que le plateau d’appartement ?

je préfère de loin Port-de – Bouc / Martigues, avec la réaffectation du site industriel foireux de Fos sur mer, je ne connais pas les urbanistes, mais c’est diversifié par là, il y a encore de l’espace, des salines,une forêt domaniale, cest pas très chic, ni connu mais on est pas emmerdés.

alec dit: 26 décembre 2012 à 12 h 41 min

Ueda, ohayo gozaïmass’, les robes de bure photographiées par Burri, cela paraît normal et donnent idée d’un costume des plus modernes pour les hommes du bel aujourd’hui, en effet, vous semblez avoir raison. ça me fait penser également à un autre Adolf, Adolf Loos, autre Autrichien mais architecte non raté lui. il disait : « L’homme le mieux habillé, le costume le plus moderne, sont ceux qui attirent le moins l’attention. » cela avait rapport avec son propre style, qu’on pourrait rapprocher de celui d’hommes comme le Corbu ou Mallet-Stevens, qui fusillèrent les structures porteuses et libérèrent l’espace propice à la musique de la méditation silencieuse, au rythme de la vie de tous les jours, et non au m’as-tu-vuisme, tout ce qu’avait bien vu Henri Lefebvre.
les gars, je me demamnde si la villa de Céline à Meudon n’a pas un petit côté le Corbusier dans l’esprit (mais un esprit retourné par l’écrivain, comme on s’en douterait : les danseuses célestes occupent le premier et le second étages et les vieux déjeulasses le rez-de-chaussée (avec le perroquet Toto et le chat Bébert.) non rien. juste comme ça, en passant. (la villa étant construite pour Eugène Labiche au départ, elle me rappelle les lieux dans lesquels tourna Resnais lorsqu’il mit en scène des pièces de Bernstein, Mélo notamment, Mallet-Stevens et Le Corbusier ne réservant pas systématiquement les combles aux domestiques d’ailleurs.)

dromomanie de décembre dit: 26 décembre 2012 à 13 h 04 min

et comme il y a, sur la toile, d’autres photos de Le Corbusier entouré d’hommes penchés pour lire par dessus ses épaules, bons commentaires
et belle journée

hum hum dit: 26 décembre 2012 à 13 h 20 min

renato, ne tentons pas le diable, on a déjà parlé des boeufs, si vous commencez avec les terrasses, arrêtez-tout va être obligé de reconnaître ses erreurs ..

il doit être vivant quelque part .. au fond d’un puit.

dromomanie de décembre dit: 26 décembre 2012 à 14 h 31 min

pour quelques noms d’architecte, voyez su wiki la page prix Pritzker, ce qui m’ été rappelé comme je lisais (parce que je m’intéresse aux vignerons aussi : ce ‘est pas criminel !)
An ancient French vineyard is reborn as a site for permanent art installations and modern architecture Today, five Pritzker Prize winners and a score of sculptors have left their marks there.
Nouvel’s gleaming, elegant structure of corrugated aluminum seemed to transport the domain into a new millennium. The winery was soon joined by Frank Gehry’s Music Pavilion, while Tadao Ando’s minimalist “information center” slowly took shape.

dromomanie de décembre dit: 26 décembre 2012 à 14 h 40 min

plutôt que de corriger les dernières coquilles que j’i déposées, cette remarque liant écriture et architecture de Rem Koolhaas

 » « Journaliste mais aussi scénariste pour le cinéma avant d’être architecte et théoricien de l’architecture », Koolhaas a donné très tôt les preuves de ses dispositions particulières pour l’écriture 8″. À propos de cet ouvrage, il déclare « J’entendais construire en tant qu’écrivain un territoire où je puisse finalement travailler comme architecte9. » Au début des années 1980, les propositions architecturales de OMA sont remarquées à l’occasion de nombreux concours. En parallèle, l’agence réalise plusieurs projets atypiques et ambitieux, répondant notamment aux commandes privées : Villa dall’Ava à Saint-Cloud (1991), la maison à Bordeaux (1998, équerre d’argent), ou à plus large échelle, avec les deux îlots d’habitation à Fukuoka au Japon appelés Nexus Housing (1991), ainsi que le Kunsthal de Rotterdam (1992)10

renato dit: 26 décembre 2012 à 15 h 13 min

Ce machin fonctionne comme une machine célibataire mal conçue.

Le post de X est pour Helmut von Koenigsberg (hier, 25 décembre 2012 à 11 h 18 min) qui a vraisemblablement du mal avec l’humour.

JC dit: 26 décembre 2012 à 15 h 13 min

Je suis extrêmement inquiet : mon crémier a entendu, au marché, la conversation suivante, à propos de Dédé :

-Vous savez où est passé, l’ami D. ?
-Il était là, y a cinq minutes !
-Ah bon ?
-Oui, il m’a acheté un énorme concombre…
-Ah bon ? Pourquoi faire ?
-Il m’a dit que c’était pour un suicide sexuel…
-Pas possible ! Quelle horreur…
-Non, non ! c’est pour un copain dépressif …
-Ah bon ?! J’aime mieux ça…

D. dit: 26 décembre 2012 à 15 h 18 min

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 11 h 04 min
Bel exemple d’urbanisme réussi, Venise. L’avenir est à la ville sans voiture…

L’avenir de Venise se fera en sous-marin, Jacques.
Si un astéroïde de dix kilomètres de diamètre venait à percuter la Terre en plongeant dans l’océan, dans quelques milliers ou millions d’années, un tsunami de 5000 mètres de hauteur se formerait et Venise serait à notre porte où que nous nous trouvions.

court dit: 26 décembre 2012 à 17 h 12 min

Un message effacé, il y avait longtemps…
Puis-je dire, puisque l’on accable n architecte comme Pouillon, que ni la restauration de LHotel du Grand Chantre sur l’Ile de la Cité, d’unchateau féodal je ne sais plus ou, de la moitié du Vieux Port, me paraissent très respectueuses etdénotant une connaissance de la tradition qui se perd et dont faisait litière un Jeanneret? Voir aussi son livre, en apparence au Moyen Age. il y a là des choses profondes et bien dites qu’on ne trouvera pas chez le suisse narcissique, orfèvre en la promotion de son moi. Ah, cette Villa de Vaucresson, qui semble tout droit sortie du pire Mallet Stevens!
Imaginez qu’à Prague, un disciple tordu du Corbuser réalise etfasse accepter un plan Voisin, je ne ous dis pas le tohu-bohu planétaire. et que malheureusement il soit réalisé. Adieu, Ville de Mozart! C’est cequi a failli nous arriver avec, entre autres, la destruction du Marais.
C’est pourquoi j’aime la tradition, et la sagesse de Pouillon.
MCourt

court dit: 26 décembre 2012 à 17 h 19 min

Apesanteur complete. Deuxcommentaires postés le 25 sur le Plan Voisin et aujourd’hui 26 une défense et illustration de Fernand Pouillon qui se retrouve au 25, sous un commentaire de De Nota!
Bien à vous.
MC

Jacques Barozzi dit: 26 décembre 2012 à 18 h 01 min

« Haussmann avait seulement un problème à résoudre : faciliter les manœuvres de l’armée en cas de révolte. Le reste c’était pour faire passer la pilule. »

Si c’est pas un cliché ça, renato, même les profs marxistes ne le disent plus ! Relisez Maxime du Camp, « Paris : ses organes, ses fonctions et sa vie jusqu’en 1870″.

renato dit: 26 décembre 2012 à 18 h 29 min

Bof, les profs marxistes font tout leur possible pour apparaître non marxistes.

D’un côté, Napoléon III désirais mettre Paris au niveau des nouveaux quartiers Londres ; de l’autres le souvenir de juillet 1830 et juin 1848 s’agitait dans les mémoires et même si pas avoué, la maitrise de la rue par l’armée était un objectif ⎯ à ce propos il y à une lettre de Haussmann à Napoléon III … pas le temps de la chercher, mais il y est clairement fait mention de la nécessité ‘de défendre Paris contre l’invasion des ouvriers’.

Puis, si vos mythologies priment sur les faits historiques vous n’avez qu’à le dire : avant de mettre en ligne un post je prendrait soin de me poser la question si pour vous c’est acceptable ou pas.

D. dit: 26 décembre 2012 à 18 h 42 min

Je ne vous en veux pas, JC, pour les inepties chez votre crémier, je sais que vous avez bon coeur et vous parlez trop souvent de l’Eglise pour ne pas savoir lui rendre grâce dans votre for intérieur. On ne vous a pas trompé en vous parlant de concombre. J’aimerais le partager avec vous, mais c’est un savoir pour lequel chacun est inégalement mur.

Ne sous-estimez pas vos ancêtres, ils savaient très tôt des secrets sur les la métamorphose des états mentaux que vous avez oublié.
Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, sinon que le concombre est par des gens comme moi mélangé au
peyotl, ce sont des pratiques léguées par des êtres plus intelligents que nous.
Je vous l’ai dit, j’ai prié pour vous, et j’admire sincèrement votre esprit de scientifique. C’est pourquoi je sais que nous n’esquiverez pas la question: pourquoi le plus grand raffinement dans l’usage intelligent des alcaloïdes est venu de cette culture, de cet endroit-là et pas d’un autre? Vous savez de quel continent je parle.
Il ne s’agit pas de la jouissance idiote et primitive de la mescaline, vous l’avez compris.
La bonne nouvelle, c’est que la Conquête n’a pas complètement interrompu la transmission de ce savoir.

Je vous demande de ne rien dire à votre crémier, ce n’est pas pour lui, je veux dire: pas encore.

ueda dit: 26 décembre 2012 à 19 h 12 min

Jacques Barozzi est plus intelligent que moi.
Il le sait, mais ça lui fait plaisir si je l’écris, et c’est encore Noël.

Il avait suggéré de voter pour le président en place (court terme) pour éviter l’accession d’une droite réactionnaire et homophobe (moyen terme).
(Ne sucrez pas, il va être question d’architecture)

Moi j’avais fait le contraire, assumant ma subjectivité d’être simple: on arrête, je ne veux plus que ce type pénètre plus longtemps dans mes pensées.
Naturellement, je savais bien que j’en aurais pour 4 ou 5 ans à maudire tous les jours le…, la…, les..

Voici malgré tout un petit plaisir que je ne vais pas bouder: la mise aux chiottes d’un projet politiquement douteux, économiquement impossible et intellectuellement débile.

On m’oblige à boire mais ce n’est pas le problème: je lève mon verre à la disparition de la « Maison de l’Histoire de France »!
Hourrah!

(Pour des raisons qu’il serait difficile d’expliquer, je suis pratiquement obligé de rester pété jusqu’au 1er à midi.
J’en suis vraiment navré.
Je promets, après cette date, des posts parcimonieux, laconiques, réfléchis et ne déviant pas d’un poil par rapport au sujet).

Buona serata!

JC dit: 26 décembre 2012 à 19 h 17 min

Le jour viendra bientôt où les êtres de grande qualité partageront le Concombre, le grand Concombre du Savoir Ultime.
Ce jour là, je conduirai moi-même mon crémier, et sa charmante épouse, bien entendu, à l’Autel du Bonheur Révélé.
Jusqu’à cette date, je serai muet comme un colonel de la sécuritate … BàV

D' dit: 26 décembre 2012 à 19 h 22 min

L’avenir de Venise se fera en sous-marin, Jacques.
Si un astéroïde de dix kilomètres de diamètre venait à percuter la Terre en plongeant dans l’océan, dans quelques milliers ou millions d’années, un tsunami de 5000 mètres de hauteur se formerait et Venise serait à notre porte où que nous nous trouvions.

Bravo D. ! Vous avez bien dit l’hérésie de croire encore que Venise est la ville de l’avenir. Tout le monde sait que Venise n’est rien d’autre que toutes les villes de l’avenir. Une banalité catastrophique en devenir. Nuance !

JC dit: 26 décembre 2012 à 19 h 25 min

ueda,
Vous êtes vraiment pété ! Quel projet merveilleux aurait été l’érection (ne riez pas) d’une Maison de l’Histoire ! de la Géographie ! de la Biologie ! de la Politique ! du Tennis de Table…
Quant à votre reflexion sur : »ce projet politiquement douteux, économiquement impossible et intellectuellement débile », elle me navre : comme si vous n’aviez rien compris à l’exceptionnelle exception culturelle française, génératrice de milliers de projets de cet ordre….

D. dit: 26 décembre 2012 à 19 h 34 min

ueda dit: 26 décembre 2012 à 19 h 12 min
Jacques Barozzi est plus intelligent que moi.

Oui, lui le premier a vu en moi un baiseur érudit. Vous êtes toujours à la traîne Ueda, mais je vous aime bien. Vous finissez toujours par comprendre ce que tout le monde a déjà compris, ce qui vous place loin devant ceux qui ne comprendront jamais rien à ce que personne n’a jamais compris.

W dit: 26 décembre 2012 à 19 h 37 min

D je vous invite à diversifier vos apports alimentaires et à l’exploration de la galaxie des légumes fruits et primeurs.Vous n’ignorez pas que la betterave dont vous m’avez confié vous écartez fait des ravages,cependant qu’elle soit destinée à l’usage des sucriers ou à nos assiettes enrichies de crudité ,elle se pose en nec plus ultra de tous les hivers et sa couleur a bel avenir,aussi suis-je d’accord avec vous pour continuer en y ajoutant cependant un bémol d’entonner l’hymne à cette bénédiction du seigneur notre Dieu à tous .continuons à proclamer et que vive le concombre et consorts!

W dit: 26 décembre 2012 à 21 h 57 min

D,vous n’y pensez pas sérieusement!Ce dont vous nous entretenez ,ces drogues ne sont pas admises au musée du quai Branly en dépit de leur origine dans des traditions initiatiques ancestrales.Vous pouvez constatez que nul besoin de chercher la vérité dans une hallucination programmée , très souvent d’ailleurs nous est offert la possibilité d’hésiter entre perception hallucinatoire et réalité,on ne peut plus si facilement dissocier l’une de l’autre,le consensus gomme cette frontière nette qui intervenait jadis entre les deux;flou artistique,le monde nous offre une licence gratuite en mélangeant tout à fait sainement ce qui ,si nous piétinions les lois du pays interdisant l’usage de stupéfiants,devrait ne pas s’exposer au doute au questionnement métaphysique:quoi,caisse? ,les info défilent et le spectateur attentif sort de ce fil continu médusé préférant parfois opter pour une fiction franche et déclarée qui ne réussit pas pourtant à s’éloigner totalement de la transcription métaphorique ou parabolique du monde vivant ,de sa drôlerie diverse,de ses contradictions évidentes,de son ironie à l’oeuvre,de son sens de la farce tantôt grotesque tantôt macabre.Cependant toujours ce Fandango de Boccherini me hante pour sa radicalité ,sa fantaisie et son parfum de fils du soleil,né en Italie mort à Madrid.

Giovanni Sant'Angelo dit: 26 décembre 2012 à 23 h 36 min


…dans les années 1959,…1963,…1975,…existait dans  » presses universitaires de France « ,…une collection  » Thémis  »
…du genre,…manuels juridiques, économiques et politiques,…
…et dans l’un d’entre eux,…était bien expliqué entre autres,…les systèmes et structures économiques,…par lesquels,…modèles à copier,…était déjà la ville de New-York,…avec les strates de taudis avec les différentes couches d’émigrés du monde entier,…
…le gangstèrisme organisé ,…et son exploitation des « valeurs »,…et leurs strates de vandales en connivences sociaux-culturels,…
…encore aujourd’hui,…ce calibre économique perdure l’air de rien sur nos têtes,…
…mais ou habitez-vous donc,…ici,…sur la carte ( sans le territoire ),…
…mais monsieur vous êtes « foutu »,…vous vous trouvez sur le  » plan » de secteur,…alloué,…en « zone »,…de débauche prioritaire,…pour nos futures  » bonnes à tout faire »,…de notre plan de secteur aménagement et développement du territoire urbain,…
…Ah,…je me disait aussi,…mes amis on largués mon château aux « rats » des porcs de l’univers,…
…notre quartier  » roi soleil « ,…se métamorphose en  » water-closet « ,…populiste des années trente,…
…l’ange bleu,…nous revient,…c’est d’un chic,…pourvu que métropolis reste à l’affiche,…
…les châtelains dans la rue,…et les « rats » aux commandes des affaires mondialistes,…voyager ,…tout ces porcs d’attaches,…Ah,Ah,…de chrétiens honoris causa,…à boson de Higgs,…de crise,…
…Acropolis adieu,…Attila,…au guidon,…du chaperon rouge,…attend Zorro,…pour stalag 13,…pile ou face,…la loi du poux-voir,…Ah,Ah,…
…etc,…

JC dit: 27 décembre 2012 à 11 h 52 min

J’ai bâti en rêve un Concombrusier, immeuble de belle facture, s’intégrant parfaitement à la nature végétale et légumière de l’Ile de France, vu ses courbes.

TKT dit: 28 décembre 2012 à 15 h 05 min

Ueda a le sen’en s de l’humour, vous n’en avez aucun.
Vous en baiseur érudit, au lieu de puceau de 50 ans inculte, c’est très drôle.

bruno81 dit: 10 janvier 2013 à 18 h 15 min

bonjour
je découvre votre site suite a l’entretien de pierre Assouline sur France info. j’en suis ravi.
Je viens de lire l’article sur Le Corbusier et me risque à un commentaire. Même si l’homme pouvait être humainement peu sympathique il me semble ridicule de lui donner toute responsabilité dans la mauvaise digestion des principes architecturaux et de société qu’il a proposé.
Son travail remis dans le contexte de l’époque était certes d’avant garde mais le plan Voisin tout comme nombre de production s’inscrivaient dans un esprit  » nouveau ».
Leur qualité était d’abord de créer des électrochocs qui pourraient permettre de penser différemment ,à charge pour les nouvelles générations de continuer la réflexion .

sipour dit: 11 janvier 2013 à 17 h 56 min

dans pour un humanisme numérique de Milad Doueihi(billet de passouline)
Or le numérique modifie d’
‘une MANIERE INEDITE les notions mêmes de terrain, et de territoire comme comme celle d’habitat .

sipour dit: 11 janvier 2013 à 18 h 12 min

Or le numérique modifie d’une manière inédite les notions même de trrain, et de territoire comme celle de l’habitat (M.Doueihi)
Pour un humanisme numérique (billet de Passouline)

hildenstein dit: 2 février 2013 à 12 h 30 min

quand un architecte suit la RdL
les photos :
An Architect Gone Mad: Mysterious Buildings Assembled from Found Photographs by Jim Kazanjian

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