de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le féroce cri d’amour de Robert Menasse pour l’Europe

Le féroce cri d’amour de Robert Menasse pour l’Europe

On connaît des romanciers qui se lancent dans un projet comme dans un défi oulipien : soit tel personnage à telle époque dans telle ville et qui d’emblée se trouve soudain dans telle situation extravagante : que peut-il lui arriver ? Imaginez donc la suite si l’on vous dit que l’homme en question est en fait un cochon (lire ici les premières pages), un vrai porc lâché en plein quartier Sainte-Catherine à Bruxelles, surgi de la rue de la Braie, avant de tourner au coin de la rue du Vieux-Marché-aux-Grains, de manquer de se faire renverser par des voitures et de poursuivre son bonhomme de chemin, parfois en s’énervant tel un taureau dans les rues de Pampelune, tandis qu’un homme est mystérieusement assassiné à l’hôtel Atlas… Et lorsque vous découvrez peu après que l’écrivain Robert Menasse (Vienne, 1954) a inventé cette situation initiale pour, dans son cinquième roman La Capitale  (Die Hauptstadt, traduit de l’allemand/Autriche par Olivier Mannoni, 440 pages, 24 euros, Verdier) se livrer à une satire des institutions européennes, vous vous demandez si c’est du lard ou du cochon.

En fait, c’est de la littérature à son meilleur, cocasse,  drôle, sardonique, hénaurme, informée, politique. On n’avait pas lu depuis longtemps un livre, tous genres confondus, aussi juste sur l’Europe à l’heure où les européens en chœur déplorent la tragédie de Notre-Dame-de-Paris comme une blessure humaniste transnationale. Une fois séchées leurs larmes, ils devraient tous se jeter sur les péripéties de l’affaire du cochon. Aux plus cultivés, cela rappellera certains chapitres de L’Homme sans qualités de Robert Musil. Chute de l’Union européenne ou chute de la dynastie Habsbourg, c’est tout comme.

Menasse s’est jeté dans cette histoire car il en avait marre de lire et d’entendre « Bruxelles veut… » sans avoir la moindre idée de la tête du Moloch qui décidait pour lui. Il a pris une résidence en ville (rue Dansaert, à la Maison des littératures Passa Porta) pour deux ans afin d’y effectuer des repérages, d’écouter les conversations et d’y enquêter, non à la Mediapart mais plutôt à la Zola. Il est vrai que le réel est ubuesque dans cet univers d’experts et de la lobbyistes. Et pourtant, Menasse reste optimiste : il voit en l’Europe le continent où l’on peut encore espérer en la raison même si les lieux de son théâtre d’ombres incite plutôt au délire, entre le Berlaymont, siège de la Commission européenne, laquelle mène la politique supranationale de l’Union, et le château-fort du Juste-Lipse où siégeait le Conseil européen jusqu’à son récent déménagement dans une cage grillagée ultra-moderne, où l’on défend les intérêts nationaux de chacun des pays membres.

En incipit à L’Europe buissonnière (1949), une toute autre Europe, Antoine Blondin écrivait : « Passé huit heures du soir, les héros de roman ne courent pas les rues dans le quartier des Invalides ». Menasse a découvert qu’il en allait tout autrement à Bruxelles : les personnages lui sautaient aux yeux sinon à la gorge,  plutôt sombres sinon dépressifs, le suppliant de l’inscrire dans son grand roman. Ce que c’est que de se colleter avec la capitale d’une monarchie surréaliste (la Belgique, pas l’Union européenne). A force, il a trouvé six personnages en quête d’auteur et les a enrôlés. A Bruxelles, où la culture est le parent pauvre là où l’économie règne, le mot même de « culture » est tenu comme un gros mot. Rien n’est humiliant pour un haut fonctionnaire eurocrate que d’être muté à la tête d’un service culture. C’est vécu par la victime non comme une mission mais comme un châtiment, même si l’éducation est dans le lot (et Erasmus est une réussite), ce que subit Fenia Xenopoulo, une grecque carriériste furieuse de cette relégation, incident de parcours dans lequel s’engouffrent d’autres personnages tout aussi typés. Un fil rouge les réunit : le Big Jubilee Project, autour des survivants des camps de la mort, qui aura pour effet d’aggraver tout ce qui part en vrille à Bruxelles, dans les arcanes et les manœuvres de laquelle on est vite entrainés.

On en oublie vite l’enquête policière diligentée pour arrêter le commando de tueurs polonais auxquels le Vatican a commandité l’assassinat de l’homme à l’hôtel Atlas. De toute façon, c’est un prétexte, un procédé narratif pour parler du vrai sujet : l’idée européenne, qui repose sur un idéal, est une bonne idée ; pourquoi alors ca ne marche pas, ca ne fonctionne pas, tout va de travers ? A croire qu’ils se battent pour défendre des intérêts personnels jusqu’à ce que leur égoïsme tue ce qu’ils avaient encore en commun.

Le roman est si savoureux, malgré l’entrecroisement des récits qui exige parfois de s’accrocher, que jamais l’Europe, sujet qui apparaît pesant et provoque des soupirs dès que le mot est prononcé, n’a semblé aussi légère. Avec un humour corrosif qui fait penser à la manière dont Albert Cohen raillait les fonctionnaires de la SDN dans Belle du seigneur,  Menasse décrit un monde où l’on s’attend à tout mais pas à la caricature de tout. Car pour que ca se décompose, il faut bien que cela ait été composé. Ce qu’un intitulé de chapitre résume bien :

« Il n’est pas obligatoire qu’il existe des liens réels entre les choses, mais sans eux tout se désagrègerait »

A sa parution, une polémique a accompagné le livre dans les médias de langue allemande. Greffée dans l’histoire du nazisme, donc nettement politique, elle s’est développée autour du traitement de deux personnages beaucoup moins fictifs que le porc chahuteur de l’incipit. Il s’agit de deux des fondateurs de l’Europe Jean Monnet et surtout Walter Hallstein (1901-1982), premier président de la commission européenne. En creux, la méthode de l’écrivain était mise en cause. Elle ne lui est pas spécifique et a été maintes fois éprouvée quitte à faire scandale (on se souvient de celui qui suivit la parution de Jan Karski de Yannick Haenel). Menasse a en effet mis dans la bouche de Hallstein des propos qu’il n’a jamais tenus mais qui sont des paraphrases de textes qu’il a écrits. La discussion a le goût et la couleur de la citation mais n’en est pas une. Rien de répréhensible dans le procédé dès lors que l’auteur est fidèle, honnête et de bonne foi. Ce qui est le cas en l’espèce. Il n’empêche, il a dû présenter de plates et publiques excuses pour faire taire la clameur. Et encore ! Les nationalistes les plus durs ont jugé que ce n’était pas assez. Ils ont même fait pression pour que le Deutscher Buchpreis (leur Goncourt) lui soit retiré. Dans le même esprit, on lui a reproché de s’être trompé, ou plutôt d’avoir « falsifié » l’Histoire, en situant à Auschwitz le discours d’inauguration de la Commission européenne (1958) pour les besoins de « son » histoire.

Une véritable réflexion sur la vraie nature de l’identité européenne se niche en creux dans ce polar enveloppé d’une ironie dévastatrice. Même si l’esprit critique du satiriste ne perd jamais ses droits, on le sent admiratif du travail accompli par les fonctionnaires européens (30 000 pour gérer vingt-huit pays), de leur créativité et du type de rapport qu’ils ont su instaurer entre eux, de la tension dans laquelle ils vivent entre la digue dressée en permanence contre les intérêts communautaires et la défense des intérêts nationaux.

Bruxelles restera-t-elle la capitale de l’Union européenne et de l’Otan ? Robert Menasse en doute. Après l’avoir lu, nous aussi. Pourtant, si Bruxelles a été choisie, c’est aussi parce qu’avec ses trois langues officielles, sa vingtaine de maires souverains dans leur district et son statut de capitale d’un pays qui peine à exister comme nation, elle reflétait ce que les pionniers de l’UE imaginaient comme un laboratoire européen à ciel ouvert où l’on érige l’art de la négociation et du compromis au rang d’un des beaux-arts. Robert Menasse a touché du doigt le cœur du paradoxe bruxellois : plus le fonctionnement de la capitale est anarchique, chaotique et bordélique, plus l’Union européenne régule à mort la vie quotidienne de ses citoyens. Mais alors, si ce n’est Bruxelles… Interrogé par Libération, l’écrivain a donné une réponse qui risque de poser problème :

« A long terme, personne n’acceptera qu’une capitale nationale soit aussi celle de l’Union. Le défi, c’est que l’Europe unie, postnationale, crée une capitale unie. Cette ville de l’avenir, nous devons la construire à Auschwitz. C’est le lieu que l’on ne pourra ni ne devra oublier, qui a montré les conséquences les plus radicales du nationalisme et du racisme. L’histoire et le futur y seraient alors unis. Une idée parfaitement logique, qui n’a aucune chance d’être réalisée ».

C’est à se demander qui est le plus fou, de l’auteur ou de sa créature porcine toujours en liberté dans les rues de Bruxelles, du moins dans son imagination. Alors pourquoi pas Auschwitz ? Il est vrai que la ville occupe une place de choix dans un chapitre tragi-comique. L’auteur fait faire à son sympathique personnage principal une brève visite au camp où il est attendu (« Cher Martin Sussman, je me réjouis de pouvoir vous accueillir à Auschwitz »), ce qui est l’occasion de situations absurdes où l’humour noir le dispute à l’humour juif lorsque, per exemple, deux policiers polonais le voyant allumer une cigarette en sortant complètement sonné de la chambre à gaz, l’enjoignent : « No smoking in Auschwitz »…

C’est aussi là que la mélancolie dont sont frappés la plupart des personnages prend un air plus grave. Car à ses yeux, il y a bien une ligne sémantique entre Auschwitz et l’origine de l’Union européenne premier projet politique qui a fait de la reconnaissance des droits de l’homme le fondement de sa constitution »), particularité congénitale qui oblige cette institution politique à être aussi une institution morale (voir également à ce sujet l’entretien avec Jean-Claude Milner). Au « plus jamais ça » ressassé ad nauseam jusqu’à ce que la formule se vide de son sens originel, s’est substituée une interrogation puissante sur le devenir de « tout ça », lorsque les derniers témoins auront disparu et que, comme le dit Paul Celan dans Renverse du souffle :« Nul ne témoigne pour le témoin. »

L’auteur se revendique « écrivain européen » dans la mesure où il écrit sur son époque dans l’esprit des Lumières, de manière à ce que ses lecteurs contemporains s’y reconnaissent et que ses futurs lecteurs comprennent ce passé-là. N’était-ce pas Milan Kundera qui définissait déjà un européen comme quelqu’un qui a la nostalgie de l’Europe ?

Qu’on ne se méprenne pas : La Capitale n’a rien d’un pamphlet europhobe. Tout au contraire : c’est le cri d’amour d’un européen convaincu qui aimerait bien que ça s’arrange, que l’Union européenne fasse des efforts, que sa machine bureaucratique soit moins lourde, que ses résistances soient levées, qu’elle s’humanise, enfin.

(« Hargadon’s pub à Sligo, République d’Irlande , photo David Lefranc ; « Robert Menasse » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

1 048 Réponses pour Le féroce cri d’amour de Robert Menasse pour l’Europe

et alii dit: 27 avril 2019 à 13 h 39 min

bien sûr, il craquera comme la pleureuse de rose. Hé bien… je n’aurais pas bu de ce tabac !!!
(celà dit, si pour s’amuser du prix des commissions, hé bien j’en ai pas trop à faire)
Elle a l’air bien cuite Marie Sasseur

Où qu’il sera le bouchon?

et alii dit: 27 avril 2019 à 13 h 38 min

ce qu’écrit wuki sur l’oulipo
Premier d’une longue série d’ouvroirs rassemblés sous le terme Ouxpo — prononcé « Ou-X-Po », le X étant généralement remplacé par une syllabe articulable tel que OuMuPo (musique) ou OuBaPo (bande-dessinée) —, l’Oulipo est une association fondée en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais, avec comme cofondateur l’écrivain et poète Raymond Queneau. L’Ouvroir fut d’abord baptisé Sélitex (Séminaire de Littérature Expérimentale), puis Olipo, et trouva son nom définitif le 13 février 1961, grâce à l’un de ses membres, Albert-Marie Schmidt.

Les membres de l’OuLiPo se réunissent une fois par mois pour réfléchir autour de la notion de « contrainte » et produire de nouvelles structures destinées à encourager la création. La réunion est parfois l’occasion d’accueillir un « invité d’honneur ».

L’Oulipo anime parfois, sans les organiser, des ateliers d’écriture3.

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 13 h 25 min

Tout cela serait risible, et il faut l’avouer sans aucune consequence. Mais le harcèlement de ce malade , qui usurpe les pseudos, en a fait fuir, a quand même causé la perte de celui qui avait le coeur fatigué.
J’aimerais bien que vous arrêtiez, la ligue du lol, d’encourager ce cinglé. Sauf à ce que vous soyiez suicidaires.

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 13 h 20 min

Ces dames de la halle à Passou, MS & et alii, me font me ressouvenir de ma plantureuse et tonitruante cousine Jeanne Marie. Un personnage fellinien, avec l’accent provençal en sus.
Elle avait une sacrée tendance à dramatiser le moindre propos. Pour cela, génie de la langue, elle recourait souvent à l’expression « fatalité ». Exemple : « Fatalité, j’avais oublié mon porte-monnaie à la maison et je n’ai pas pu payer le boucher ! », suivit en général d’un : « Jacky, sans te commander, tu veux pas descendre lui porter l’argent que je lui dois ! »

bouguereau dit: 27 avril 2019 à 13 h 16 min

gros malade de la clé usb

..havec le claoude tu dates..mais toi t’as pas toujours du rézeau à ton corps calleux c’est vrai

et alii dit: 27 avril 2019 à 13 h 12 min

: 27 avril 2019 à 13 h 02 min
mal vu monsieur backroom!et je ne veux le pseudo de personne!je vous emmerde de surcroit parce que je n’ai rien de commun avec vos maries et vos mairies
pornologisez moins et vous comprendrez peut-être plus
moi je me tire de ce cloaque

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 13 h 12 min

Le toquard , gros malade de la clé usb, continue son cirque de cinglé. Oui, pour cela, vous pouvez applaudir avec les pieds.

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 13 h 10 min

« La réclamière, elle nous le pond son yahourt ? »
« le génie de la Courneuve avec son gramme de semence bien sentie. »

Magnifique, et alii !

bouguereau dit: 27 avril 2019 à 13 h 10 min

..elle t’inspire..en voilà dla muse qui balance et pendouille au sapin qui sent bon du rétro de ta twingo polo

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 13 h 06 min

Cette histoire de Fabre, m’ayant fait reouvrir l’autobio de Darwin, et chemin faisant, j’ai consolidé grâce a ses reflexions, la mienne, sur la notion d’enfer sur terre, ou ce qui est appelé le mal, avec une majuscule.

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 13 h 05 min

« Edel, deux fois sur trois vous chroniquez un bouquin que vous avez lu superficiellement, voire par obligation, souvent avec un mépris d’ignorant. »

Là vous êtes parfaitement de mauvaise foi, Marie sasseur. Vous faites une drôle de paire avec et alii !

et alii dit: 27 avril 2019 à 13 h 04 min

Votre créneau c’est la fatigue intellectuelle de vos déclarations, c’est égal qu’il faudrait bientôt le génie de la Courneuve avec son gramme de semence bien sentie. Laissez les gens sensés raisonner sur ce qui cloche au delà. Merci.

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 13 h 02 min

Mais qu’est-ce qu’elle raconte et alii ?

Elle boit, elle fume et elle cause, mais on ne comprend jamais rien à ce qu’elle dit !

et alii dit: 27 avril 2019 à 13 h 00 min

On continue sur le totem Maleh, c’était Salvator. Vous n’avez plus une oligarchie à conspuer? Monsieur Goya

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 12 h 52 min

Le junkie decouvre bien tard la biologie.
C’etait pourtant super marrant à l’epoque.
Mais redécouverte par des vieux qui ont une queue à la place du cerveau, et en font une homelette façon magic mushroom, non, désolée, c’est nul et debile.

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 12 h 43 min

Edel, deux fois sur trois vous chroniquez un bouquin que vous avez lu superficiellement, voire par obligation, souvent avec un mépris d’ignorant. Pratiquant sans vergogne des méthodes du gars qui préfère erase, qu’être mis face à ses mé-lectures, dans le texte.
Alors que vous apparaissiez « sachant » sur des bouquins tirés à 509 exemplaires, en edition quasi familiale, fait bien de vous le parangon du goût sûrement de trop cuit dans le vinaigre. 😉

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 12 h 25 min

« Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche j’y ai perdu mes deux fils. »

Ni par contre ni en revanche ne me semblent convenir dans ce cas d’espèce, Delaporte. trop léger et anecdotique. Un « mais » ou même un « malheureusement » me semble plus appropriés…

Paul Edel dit: 27 avril 2019 à 12 h 23 min

Marqué à la culotte, régulièrement par Marie Sasseur,madame-je-sais -tout-mieux-que-vous tous-sur-à-peu-pres-tous-les-sujets.. j’ai beaucoup de chance qu’elle s’abaisse à relever mes indigents commentaires –
Cette relation flatteuse est presque une amitié, j’y sens même presque une déclaration amoureuse dans cette fidélité à me corriger.. enfin, reconnaissons le: elle en sait des choses, c’est sévère, rigide, parfois frémissant d’une juste colère rentrée; cela Marie surgit et nousréveille,nous qui croupissons dans nos poubelles de confusions et de petites conversations mignonnes….Marie, c’est un poste de radio qu’on ne peut pas éteindre ni débancher .Elle émet 24h/24 pour corriger nos bafouillages.Marie,pas de jours fériés, c’est du scientifique sur nos rêveries, de l’honnêteté sur nos dégoutants désordres, de la rigueur sur nos fantaisies, de la précision sur nos approximations, de orthographe sur notre syntaxe.Il y a du Mur de Berlin chez cette femme. Ses mots sont beaux des moellons,parfois elle allume les projecteurs.Alerte!! Elle normalise. tout ce qui est fou, vague, fumeux,personnel,idiot,brumeux, vaseux, étourdi, chez nous tous. C était quoi, avant elle,sur la RDL, ce cirque à la Fellini, si inconséquent et si plaisant?J ‘ai dû mal à m’en souvenir, de ce bazar .

Delaporte dit: 27 avril 2019 à 12 h 08 min

L’exemple absurde donné par Gide : « Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche j’y ai perdu mes deux fils. » Conclusion du Hanse : c’est « par contre » qui s’impose dans cette phrase. Il me semble que Gide a bel et bien raison, et l’on ne doit avoir aucun scrupule à utiliser le honni « par contre », bien utile, logique, sensé. Merde aux puristes !

Clopine dit: 27 avril 2019 à 12 h 06 min

Bah, Jazzi, moi on ne m’a jamais indiqué cela. Et je suis sûre que si je l’écris, c’est que je l’ai lue et relue, donc elle est usitée, cette expression « par contre » ; je ne l’ai certes pas inventée !

On m’a dit qu’on « amenait » quelqu’un quelque part, et qu’on « apportait » un objet à quelqu’un. Qu’on allait « chez » le dentiste, mais qu’on mentait la vache « au » taureau… Des nuances de ce genre reposent toutes sur la différenciation entre l’objet, l’animal d’un côté, et l’être humain de l’autre : on peut donc légitimement les pratiquer. Mais « par contre » moin « correct » que « en revanche », non, moi non plus je ne vois pas trop ?

Par contre, ou « en revanche », donc, je me souviendrai toujours du premier courrier administratif que j’ai rédigé pour un élu (de droite) de la Ville de Rouen. La lettre était urgente, l’usager attendait une réponse… Mais le projet me fut quand même renvoyé, barré de rouge et à réécrire.

Pourtant, toutes les règles (et il y en a un paquet !) de rédaction administratives étaient respectées. Mais j’avais commis l’erreur fatele : j’avais ajouté, au bas du courrier, les lettres P.S., pour « post scriptum ».

L’élu en question supportait si peu ces deux initiales-là qu’il me demandait de leur substituer les deux lettres N.B., pour « nota bene »

Le même élu, décidément farouchement arc-bouté sur le sens des mots, même les plus communs, ne supportait pas qu’on parlât de « rive gauche ». Il renvoyait systématiquement les projets rédigés ainsi, car il voulait une « rive sud »…

Wouarf.

Je ne sais si Patrice Charoulet aurait bronché, s’il avait été le rédacteur (rémunéré) de ce genre de prose. En tout cas, moi, mon agacement accablé provenait du dégoût de telles manifestations mesquines de « pouvoir » ; j’aurais pu ne faire qu’en rire, me direz-vous ? Mais c’est qu’à l’autre bout, un « usager », c’est-à-dire un citoyen, attendait sa réponse, lui. Le risible des préventions contre des lettres de l’alphabet s’évanouissait devant le dédain réel qu’elles témoignaient de l’intérêt du citoyen. Citoyen dont les impôts payaient les indemnitées de cet élu, et mon salaire ! Me faire perdre mon temps à de telles niaiseries était déjà une atteinte à la bonne gestion des deniers publics.

(mais wouarf quand même. J’en ai une armoire pleine, d’anecdotes pareilles).

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 12 h 05 min

« L’accouplement des champignons, c’est aussi hard que le Kamasutra »

Difficile à dire, ils portent un chapeau.

Delaporte dit: 27 avril 2019 à 12 h 04 min

Dixit le Hanse : « Par contre, qui exprime une opposition de façon plus nuancée que mais, est entré depuis très longtemps dans le meilleur usage, malgré Voltaire et les puristes, et est d’ailleurs utile et même parfois nécessaire. »

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 12 h 03 min

Eukaryota

Les plus anciens eucaryotes attestés seraient âgés de 1,6 Ga, certains acritarchesdateraient approximativement de cette époque. Leur origine, toutefois, pourrait être encore plus ancienne. Grypania, vieille de 2,1 Ga, a été rapprochée des algues[10], et les formations de schistes noirs du Gabon, aussi anciens, suggèrent qu’une vie organisée faisant penser aux eucaryotes existait déjà[11]. L’apparition des eucaryotes est encore plus ancienne. La présence de stérane, marqueur biochimique des eucaryotes dans des formations schisteuses australiennes suggèrent qu’à l’époque deux lignées s’étaient déjà différenciées il y a 2,7 Ga[12].
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Eukaryota

Delaporte dit: 27 avril 2019 à 11 h 59 min

Jacuzzi, il y a des cas où « en revanche » doit être proscrit, et est remplacé plus logiquement par « par contre » :

« Il est mort dans son sommeil, en paix. EN REVANCHE, sont frère est mort après d’atroces souffrances et une longue agonie. »

On semble être satisfait de la deuxième alternative, qui vient apaisé l’envie sadique de faire souffrir.

et alii dit: 27 avril 2019 à 11 h 55 min

: 27 avril 2019 à 11 h 51 min: 27 avril 2019 à 11 h 51 min hier c’étaient vos instincts:apprenez à vous méfier et des modes de parlure, et des idées reçues !
il ne suffit pas d’être conservateur après Darwin, Ptolémée Je n’ose dire et JUNG

et alii dit: 27 avril 2019 à 11 h 51 min

@11 h 37 min
le français est une langue parlée outre-manche, ou bien?
vous le voulez pour combien de temps mon pseudo, dindonneau?
pas la peine de vous fatiguer avec ces crétineries erdéliennes :pauvre P.Assouline !je préfère lewis et ses personnages à sa faune de contributeurs écervelés,énucléés mais baptisés au vinaigre balsamique

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 11 h 51 min

« .. Par contre, l’usage… »

Enfant, on m’a appris qu’il fallait dire « en revanche » et non pas « par contre », Clopine. Depuis, je m’y tiens, mais j’avoue que je n’ai jamais vraiment bien compris pourquoi ?

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 11 h 47 min

Fabre s’interessait aux insectes et aux champignons.
Il y a ici une spécialiste de Fabre.
Peut-être a-t-elle suffisamment lu ses travaux pour nous dire qq chose sur ce qu’ils ont de « sexuė »?

C’est absolument passionnant, l’apparition de la sexualité chez organismes animaux et végétaux.

C’est une merveille de la nature:

Tetrahymena thermophila a la particularité d’exister en 7 sexes (types sexuels) différents, ce qui donne 21 différentes combinaisons possibles d’accouplement, chacun de ces sexes étant incompatible avec lui-même. Chaque organisme « décide » via un processus stochastique du sexe qu’il aura durant l’accouplement[5].
wiki

et alii dit: 27 avril 2019 à 11 h 45 min

@ Les « bons sentiments » qui vous animent –
vous avez la mémoire courte ! et ça ce n’est pas attendrissant tu parles, les enfants en France voir le monde
ça me suffit amplement :il faut du temps ou tomber dans le puits d’Alice :je ne vous souhaite rien;j’ai à faire
vousêtes biuen naïve vous aussi;je ne vous dirai pas quel universitaire s’accusait à longuer de séminaire de naïveté (quand il croyait aux ruses de la raison sans doute)
j’y vais on va venir me chercher

Clopine dit: 27 avril 2019 à 11 h 34 min

.. Par contre, l’usage « tous azymuts » d’une amorce sexuée de n’importe quel discours peut être dénoncée, non comme un crime bien sûr, mais comme une mode conformiste. Il faut nuancer, quoi. L’amorce sexuée peut évidemment se justifier quand le propos souligne l’égalité des hommes et des femmes devant une question. C’est aussi une manière d’affirmer cette égalité… Mais s’il s’agit d’un simple tic conformiste, systématique, cela peut effectivement rater complètement son but, se retourner contre le locuteur. Je parlais des « Françaises, français » de De Gaulle. Desproges avait pointé du doigt le côté « démagogique » du procédé, en commençant chacune de sespéroraisons au Tribunal des flagrants délires par un « Françaises, Français, Belges, Belges » ; mais derrière l’agacement qu’on peut éprouver de cette démagogie, il y a cependant un vrai changement : la volonté d’affirmer une parité jusque dans le langage.

Et franchement, on en renvient toujours là : l’oppression des femmes passe par leur évincement -physique et symbolique- des lieux de pouvoir. Or, la parole est aussi, bien sûr, un « lieu de pouvoir », même si ce n’est pas un « lieu physique ». la sexualisation des noms est un acte politique d’investissement de ce lieu.

Votre agacement, à côté, cher Patrice Charoulet, ressemble effectivement aux opinions de Finkielkraut : il est quelque peu réactionnaire…

Clopine dit: 27 avril 2019 à 11 h 24 min

Parce que, derrière votre agacement, il n’y a pas, à mes yeux, que l’inconscient agacé d’un homme contemporain. (à ce sujet, vos premières phrases sont elles aussi, à la fois consternantes et attendrissantes. Les « bons sentiments » qui vous animent -pas de jugement préconçu, accepter l’autre tel qu’il est, faire passer la connaissance personnelle avant les préjugés- vous amènent à une telle méconnaissance des déterminismes sociaux qui, que vous le vouliez ou non, nous imprègnent tous que l’on ne peut que vous attribuer, histoire de ne pas souligner l’étroitesse de votre connaissance de vous-même, une abyssale naïveté)

Clopine dit: 27 avril 2019 à 11 h 19 min

Z’êtes rigolo, Patrice Charoulet. Mon enfance a été bercée par les « Françaises, Français » de Charles de Gaulle… Mais au-delà de l’anecdotique (et franchement, se réjouir d’une similitude avec Finkielkraut serait assez attendrissante de naïveté, si ce n’était consternant de manque de sens critique…) votre agacement est intéressant, je trouve. Et la question mérite d’être posée…

et alii dit: 27 avril 2019 à 11 h 17 min

@clopine
je vous laisse libre d’imaginer qui est l’imbécile qui joue avec mon pseudo:ce n’est pas l’alice de Lewis que j’aime beaucoup :ce serait ma maitresse préférée si je ne lui préférais le lapin blanc:et pas de risque qu’il vienne sur la RDL;
donc bonne journée , flippez un max en attendant votre psy chéri qui vous expliquera les charmes du bouc hémisphère

et alii dit: 27 avril 2019 à 11 h 11 min

c’est pas oulipien: « Quand j’utilise un mot, dit Humpty Dumpty avec un certain mépris, il signifie exactement ce que j’ai décidé qu’il signifie, ni plus, ni moins 2 » ; à l’objection d’Alice qui demande si on peut donner autant de sens différents à un mot, Humpty Dumpty répond « la question est de savoir qui est le maître »

PATRICE CHAROULET dit: 27 avril 2019 à 11 h 08 min

CELLES ET CEUX

Je voudrais d’abord commencer par dire que je suis tout sauf misogyne. D’ailleurs, je ne pense rigoureusement rien des femmes en général. Je n’ai d’avis sur une femme que si je la connais bien.
L’avis peut être négatif ou positif. J’en profite pour dire que je n’ai aucun avis sur les Noirs, en général, les Blancs, en général, etc. Et que je ne juge les gens qu’un à un, quand je les connais bien.
Et que même en connaissant bien un être humain, on pêut encore se tromper et avoir à réviser son jugement.
Venons-en à « celles et ceux ». J’écoute beaucoup de monde dans la rue, au café, à la radio,à la télé.
Pour la première fois de ma vie, j’ai été surpris et agacé d’entendre sans cesse « celles et ceux » dans un discours politique français : celui de M. Macron pendant sa campagne présidentielle, puis dans ses discours de président. Il persévère. Dans la foulée, j’avais noté que plusieurs ministres macronistes copiaient le président, en disant dès que possible également « celles et ceux ». ce qui a le don de m’agacer.
Je n’ai jamais entendu ni lu personne partager mon agacement.
Or ce matin, le 27 avril 2019, sur France-Culture, dans l’émission de Finkielkraut, « Répliques », deux invités:Bérénice Levet et Bernard Cerquiglini. Le sujet choisi par l’animateur était la féminisation de beaucoup de mots «professeure », »cheffe », etc. Les deux invités étaient totalement opposés et j’ai écouté leurs arguments.J’invite ceux qui ( on me permettra de ne pas dire « celles et ceux ») ne l’ont pas entendue à écouter cette intéressante émission.
Je retiens surtout que Finkielkraut est intervenu pour dire qu’il était agacé d’entendre « celles et ceux », « chacune et chacun », « toutes et tous », « les Françaises et les Français » (j’ajoute « Les Parisiennes et les Parisiens »(Hidalgo).
Je croyais être tout seul. Eh bien, non. Finkielkraut est aussi agacé que moi. Nous sommes au moins deux.

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 11 h 07 min

« Signaler Meckert, Bove et Calet dans un seuk article sur Hyvernaud .. témoigne d’une belle curiosité et d’un gout littéraire très sûr. »
Les brûlés causent aux carbonisés .

Moi j’ai un autre bottin mondain , et je n’ai pas de raison particulière d’avoir une assurance à ce sujet.

et alii dit: 27 avril 2019 à 11 h 05 min

en politique, les mots ont le sens que leur donne celui qui s’empare du pouvoir de désignation. Mille regrets pour l’Académie française, ce n’est pas elle mais son protecteur qui assigne désormais leur sens aux mots, et ce sens s’impose à tous : « Ah non, reprend-il, excusez-moi, m’sieur Joffrin, les mots ont un sens, m’sieur Joffrin, ils doivent l’avoir pour vous s’ils l’ont pour moi. » Les rires complaisants de la salle traduisent la soumission journalistique à ce nouvel ordre lexical, exprimé dans la langue relâchée que pratique spontanément le non-monarque électif :
https://www.liberation.fr/france/2009/01/02/les-mots-ont-un-sens-celui-qu-il-leur-donne_299641

Paul Edel dit: 27 avril 2019 à 11 h 02 min

L’écrivain Hyvernaud? Même de bons dictionnaires genre Laffont-Bompiani ,le « dictionnaire de la littérature française »( collection Bouquins)l’oublient…ah les chiens..
Un des meilleurs articles sur Hyvernaud,on le trouve sur Amazon..Notons que c’est la revue « les temps Modernes » de Sartre qui publie en premier un chapitre de « La peau et les os », en 1946; et signalons qu’Hyvernaud, critique littéraire, prof de français à Arras puis Rouen, adhère en 1936, à Rouen, à L’Association des intellectuels antifascistes. Donc cet article-commentaire trouvé sur Amazon , à propos du « Un Wagon à vaches » est signé Gwen. :

»Georges Hyvernaud: illustre inconnu de la Littérature française? Né en 1902, mort en 1983, voilà en tout cas un écrivain qui traversa nos Lettres tel un météore, semant dans son sillage deux brefs chefs-d’oeuvre qui passèrent en leur temps presque inaperçus, sauf de quelques regards très aiguisés, tel celui de Raymond Guérin. Découragé par l’indifférence accueillant ses textes, Hyvernaud se détournera ensuite de l’écriture « romanesque ». Encore aujourd’hui, en dépit d’une certaine reconnaissance posthume, son œuvre demeure, sinon confidentielle, du moins discrète. Il n’empêche. « La peau et les os », paru en 1949, et ce « Wagon à vaches », écrit en 1953, comptent parmi les ouvrages les plus sensibles et les plus profonds du 20ème siècle et mériteraient d’être considérés comme des classiques, ce qu’ils sont, loin devant certains livres qui les dépassent en notoriété bien qu’ils leur soient nettement inférieurs.

Paru en 53, donc, ce roman nous plonge dans l’immédiat après-guerre. Le narrateur, comme l’auteur, est rentré du conflit mondial anéanti par les cinq années qu’il a passées dans un camp de prisonniers en Poméranie. La guerre finie, la vie normale a repris son cours. Mais peut-on, justement, reprendre une vie normale après un tel cataclysme? Notre homme, en tout cas, y peine. Employé aux écritures dans une vague entreprise d’Eaux Gazeuses, il vivote dans une petite ville de province jamais nommée. A 42 ans, il commence à réaliser qu’il ne fera jamais rien de grand de sa vie, encore que l’idée d’écrire un livre le hante un peu. Comme détaché du monde et des êtres, il subit l’existence avec un mélange d’indifférence fataliste et de curiosité ironique. Déconstruit par sa captivité, il n’arrive pas à se reconstruire et préfère s’abîmer dans une sorte de renoncement philosophique, regardant la multitude s’agiter autour de lui, sans la juger, mais avec une implacable lucidité.

La dimension autobiographique de ce livre est plus qu’évidente, pourtant c’est bien là un roman, même s’il n’a rien de romanesque au sens commun du terme. Pas de personnages héroïques, pas de péripéties, pas d’intrigue (si ce n’est, en fil rouge, l’érection d’un monument aux morts). Non, « Le wagon à vaches » est la chronique d’une expérience humaine, tout simplement, et le portrait d’une petite ville française comme tant d’autres au sortir de la grande catastrophe mondiale. Une petite ville peuplée d’êtres sans relief, engoncés dans leur banalité comme dans un vêtement confortable, ne cherchant pas plus loin que le bout de la rue, là où se trouve le bistrot où ils vont boire leur canon quotidien, jouant leur éternelle belote avec les mêmes immuables habitués. La plume d’Hyvernaud, tel un scalpel, nous dissèque ce petit microcosme d’humanité sans méchanceté, mais avec une acuité confondante, renvoyant chacun à ses propres paradoxes, à ses ambiguïtés, à sa mesquinerie, à ses veuleries, et en définitive à sa vacuité fondamentale.

Ce roman est d’une noirceur considérable, qui pourtant ne verse jamais dans le désespoir. J’ai souvent pensé, en le lisant, à « L’homme au marteau » de Jean Meckert, autre chef-d’œuvre qu’on ne conseillera jamais trop, à certains livres de Bove ou de Calet aussi. Ce que Hyvernaud partage avec ces auteurs-là, c’est que sa noirceur se tempère toujours d’un désenchantement amusé, d’une ironie douce-amère. Il y a des phrases, dans ces pages, d’une beauté et d’une vérité humaine à vous donner la chair de poule, mais d’autres sont d’une drôlerie irrésistible. Puissant par son propos, d’une rare finesse dans son écriture, « Le wagon à vaches » est une merveille d’intelligence et de sensibilité. »
Signaler Meckert, Bove et Calet dans un seuk article sur Hyvernaud .. témoigne d’une belle curiosité et d’un gout littéraire très sûr.

Clopine dit: 27 avril 2019 à 10 h 54 min

Ce sont des activistes féministes française (elles existaient avant les « femen », par exemple). Leur modus operandi est toujours le même : elles déboulent dans les lieux de pouvoir masculin, ça peut être un conseil d’administration d’une grande boîte, un colloque, une réunion politique : elles sortent toutes ensemble une barbe postiche et s’en affublent. Ce simple geste de dérision, qui souligne le machisme régnant, suffit généralement à provoquer de vives réactions. Au cirque d’hiver, les messieurs (Zemmour ou De Villiers faisait partie du colloque organisé par valeurs actuelles, tout ce monde sentait bon la nouvelle assurance renforcée des idées de l’extrême-droite) ont si vivement réagi qu’ils ont démontré leur foi en la violence. Et puis après, après avoir expulsé manu militari (filles tombées à terre, saignements de nez etc.) et sous les insultes sexistes les plus échevelées les filles de la Barbe, ils se sont « entrefélicité » : « après cet amusant exercice physique, passons aux choses sérieuses »…

Comme quoi les filles de La Barbe posent leurs poils précisément là où ça fait mal. Et comme quoi leurs postiches arrachent les masques de leurs adversaires…

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 10 h 52 min

Les Femmes à barbe sont des hommasses.

En parlant d’une femme] Qui a une allure, des manières masculines. Ces vierges fortes et hommasses (Proust, Swann,1913, p. 81).
cntrl

et alii dit: 27 avril 2019 à 10 h 48 min

it: 27 avril 2019 à 10 h 41 min
encore un ignoramus de son patelin
je l’emmerde ,l’hui -le aussi

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 10 h 41 min

C’est quoi « les filles de La Barbe », Clopine ?

Je ne sais pas si et alii en est une, mais de fait elle nous barbe !

Clopine dit: 27 avril 2019 à 10 h 40 min

1984, encore, Alexia ! « La guerre, c’est la paix »…Il est plus que jamais nécessaire de s’appliquer à s’exprimer justement, à ne pas vider les mots de leur sens.

Car le paradoxe est que des mots, même vides de sens, (comme le si tristement célèbre « viva la muerte ! » jeté à la face d’Unamuno) pèsent toujours de tout leur poids.

C’est justement ce que je reproche le plus à Houellebecq, lui qui pèse ses mots, n’est-ce-pas, comme tous les écrivains bien sûr : c’est qu’il accepte de s’en servir pour cette sorte d’usage. Le détournement de sens, l’affirmation tranquille d’une « valeur morale » ainsi décernée aux plus basses aspirations humaines, comme la richesse, le pouvoir, la satisfaction égoïste du plaisir, la recherche de la jouissance et l’acceptation de la violence pour atteindre ce type de but.

Mais évidemment, le vrai visage des participants au colloque se dévoile pour ce qu’il est : il suffit qu’une fille s’affuble d’une barbe et les regarde en face…

Alexia Neuhoff dit: 27 avril 2019 à 10 h 30 min

Clopine dit: 27 avril 2019 à 10 h 08 min
En effet. Avouez que le « actuelles » associé à Valeurs (magazine), de même que « espérance » associé à Eveil de… (association)ne manquent pas d’aberration.

Clopine dit: 27 avril 2019 à 10 h 08 min

Alexia Neuhoff, tout ce beau monde a insulté, craché, évacué en les frappant les filles de La Barbe : sous les huées les plus sexistes que vous pouvez imaginer, le moindre étant de réclamer aux activistes qu’elles soient seins nus comme les femens – une manière de dire ce que ces messieurs pensent réellement des féministes… Les filles de la Barbe ont du courage, de l’humour, de la pertinence et de l’impertinence, de l’intelligence et sont mues par des convictions qui font progresser l’humanité entière, hommes comme femmes. C’est sans doute ce qui leur vaut d’être tant haïes par les Attali, Houellebecq et consorts. En tout cas, la violence qu’elles ont subies est parfaitement inacceptable.

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 10 h 00 min

Cirque d’hiver.

Last winter, je me souviens que la fille qui a repris le flambeau de cette maison itinérante, cornaquait avec une grâce infinie.

« Across the floor flits the mechanical toy,

fit for a king of several centuries back.
A little circus horse with real white hair.
His eyes are glossy black.
He bears a little dancer on his back. 

She stands upon her toes and turns and turns.

A slanting spray of artificial roses
is stitched across her skirt and tinsel bodice.
Above her head she poses
another spray of artificial roses.

His mane and tail are straight from Chirico.

He has a formal, melancholy soul.
He feels her pink toes dangle toward his back
along the little pole 
that pierces both her body and her soul

and goes through his, and reappears below,

under his belly, as a big tin key.
He canters three steps, then he makes a bow,
canters again, bows on one knee,
canters, then clicks and stops, and looks at me.

The dancer, by this time, has turned  her back.

He is the more intelligent by far.
Facing each other rather desperately –
his eye is like a star –
we stare and say, “Well, we have come this far.” 
E. Bishop

et alii dit: 27 avril 2019 à 9 h 33 min

on the fly OTF moi je poursuis mon instruction ailleurs:
bonne idée! la toile ne manque pas d’ailleurs d’ailleurs

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 9 h 32 min

Et Al, c’est cela, rangez vous à la droite du père. Mais mieux que ça, et si possible sans psychoter.

Jazzi dit: 27 avril 2019 à 9 h 30 min

« Il n’y a plus de lions au Cirque d’hiver. »

Cirque d’Hiver Bouglione
110, rue Amelot  
Tél. : 01 47 00 28 81
Métro : Fille-du-Calvaire

En 1852, Louis Dejean, directeur du cirque des Champs-Elysées, demanda à l’architecte Jacques Hittorff de lui construire un second cirque pour la saison d’hiver.
Aménagé à l’emplacement de l’ancien réservoir des eaux de Belleville et Ménilmontant, le bâtiment est formé d’un polygone à vingt pans rythmé à chaque angle par des colonnes d’ordre corinthien. Deux frises de bas-reliefs sur le thème du cheval évoquent les activités équestres sur tout le pourtour de l’édifice, tandis que se dressent de part et d’autre de l’entrée les statues en fonte d’une amazone de James Pradier et d’un guerrier antique de Francisque Duret et Astyanax-Scévola Bosio.
De 1870 à 1907, la famille Franconi assura la direction du cirque, qui fut transformé ensuite en cinéma jusqu’en 1923, date à laquelle, sous la direction des Fratellini, il retrouva sa destination première, avant d’être racheté par les frères Bouglione en 1934.
Animé depuis par cette illustre famille à laquelle son nom est désormais associé, le cirque d’hiver a vu défiler sur sa piste les plus prestigieux artistes du cirque et s’est ouvert aussi à d’autres formes de spectacles.
C’est au Cirque d’Hiver que Gilles Margaritis créa en 1954 son émission de télévision La Piste aux étoiles et que Carol Reed y tourna en 1955 son film Trapèze avec Gina Lollobrigida, Burt Lancaster et Tony Curtis.
Parmi les nombreux chanteurs et humoristes qui s’y sont produits, citons : Jacques Higelin (1982 et 1994), Diane Dufresne (1984), Guy Bedos (1986 et 2006) ou encore Elie Kakou (1997).
Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en février 1975, le Cirque d’Hiver a été entièrement ravalé et rénové en 2007.
Outre sa piste principale d’une capacité de 1600 places, il s’enrichit de trois autres salles : les Ecuries Napoléon III, le Théâtre de la Ménagerie (400 places) et le Bar de l’Impératrice, orné de pittoresques fresques. Sans oublier le musée privé où l’on peut admirer les trésors accumulés au fil du temps par la famille Bouglione.

et alii dit: 27 avril 2019 à 9 h 28 min

27 avril 2019 à 9 h 24 min
j’ajoute:vos parrains, vos gigolos, vos marraines,vos
idoles, et les autres

et alii dit: 27 avril 2019 à 9 h 24 min

je vous emmerde, (bis repetita)
et arretez de croire que je m’intéresse à vos frères, vos pères, vos mères, vos copines et vos copains;quand P.assouline que vous invoquez en vain viendra faire le ménage, il vous donnera son avis,peut-être;lui aussi connait son droit

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 9 h 23 min

Non Et Al, pas braquée du tout. Vous avez, comme tous, vos mouvements d’humeur, et les interventions ne sont en conséquence, pas d’égale qualité. J’ai mis cela sur le compte d’une usurpation de pseudo, j’ai eu tort.
De même qye je ne connais pas Patrick Assouline . Il ecrit des bouquins ?

Janssen J-J dit: 27 avril 2019 à 9 h 22 min

@ « servir sans s’asservir »

drôle…, j’avais toujours entendu :

« servir sans se servir »

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 9 h 17 min

« Il est bon parfois de démentir ces clichés nourris d’ignorance ou de fantasmes. »
Et ceux propagés par ce fake, ne sont même pas à démentir, tellement ils sont débiles.

Alexia Neuhoff dit: 27 avril 2019 à 8 h 52 min

Curieux que personne n’ait relevé un autre grand moment de théâtre jeudi soir, au cirque, cette fois – il ne pouvait en être autrement puisqu’il s’agissait d’un spectacle de fauves- au Cirque d’Hiver. Dans le rôle des lions affamés, Ph. de Villiers, F-X. Bellamy, M. Houellebecq, B. Duteurtre, E. Zemmour, dans le rôle de Blandine : l’Europe. B. Le Maire ( ?) et même J. Attali y étaient aussi, ce dernier s’y sentant « comme un lapin invité à un déjeuner de chasseurs ». C’est Valeurs actuelles (le « actuelles » laisse rêveur) qui organisait secondé par l’association versaillaise –tout est dans l’épithète- « Eveilleurs d’espérance » !

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 8 h 50 min

Et Al, à 5h56 l’usurpation de pseudo que vous mentionnez à 0h42 et 0h53 est la maladie infantile du pervers, bien reconnaissable.

Marie Sasseur dit: 27 avril 2019 à 8 h 27 min

C.P. à 3h02,
Faut revenir plus souvent. Pour les mises en scene de Nordey, s’il les donne à Strasbourg, surtout qu’il y reste. La clientèle suivra ou pas. Mais proche de l’Allemagne, ca devrait bien plaire. Je dirais même : ideal.
Des trucs comme « tristesse animal noir » si c’est pas des trucs pour parisiens qui rient quand ils se brulent, je me demande bien ce que c’est.

oui j’ai mentionné ces passages du roman de Houellebecq, « Serotonine », en pages 333/335 car il y est question de littérature et qu’il convenait de crier partout en ville la prochaine sortie de l’autobiographie de Proust, par Passou.

Alexia Neuhoff dit: 27 avril 2019 à 8 h 22 min

100% d’accord avec DHH à propos de l’ENA. Il est bon parfois de démentir ces clichés nourris d’ignorance ou de fantasmes. Il est faux de dire que les classes préparatoires, les grandes écoles (publiques) ne sont l’apanage que des classes sociales favorisées, elles comptent aussi des élèves boursiers à l’origine et d’extraction modeste, certes minoritaires en pourcentage. Le problème se pose néanmoins du coût exorbitant de ces scolarités, notamment en regard de la solvabilité des familles les plus aisées et, plus scandaleux, de l’absence de retour d’investissement lorsque des diplômés filent dans le secteur privé sans payer leur dette vis-à-vis de l’Etat qui leur a assuré gratuitement leur formation et souvent rémunérés au cours de celle-ci.

et alii dit: 27 avril 2019 à 5 h 56 min

dit: 27 avril 2019 à 0 h 42 min
j’avais dit que je vous laisserais entre vous:ciao ciao !j’en ai marre de la culture sabiriana

rose dit: 27 avril 2019 à 5 h 03 min

Macron a parlé d’ »émeutes », s’agissant des gilets jaunes. Louis XVI : « Une révolte ? » La Rochefoucauld : « Non, Sire, une révolution. » Les gilets jaunes sont une insurrection qui, comme le tiers état de l’abbé Grégoire, va croître.

Macron ? Le pauvre homme.
Il ne s’est pas assis au rond-point de Trifouillis les oies en mangeant un sandwich de Lidl. (alors que l’on peut acheter une baguette fraîche à la boulangerie.
Une émeute bon enfant composée de bons pères de famille.
Drôle de président quarantenaire résolument à côté de la plaque.

C.P. dit: 27 avril 2019 à 3 h 02 min

Marie Sasseur, pour une fois vous êtes mal informée, et cela m’étonne :

Vous avez le droit de ne pas aimer (depuis le TGP de Saint-Denis ou ensuite ?) Stanislas Nordey acteur et metteur en scène, mais il dirige actuellement l’un des cinq théâtres nationaux, le TNS de Strasbourg.

Je passe rarement par ici, mais j’ai lu vos remarques touchant Michel Houellebecq, en particulier celle concernant les pages 333-335 de « Sérotonine » (à propos de « La Montagne magique », Mann et Proust).

Delaporte dit: 27 avril 2019 à 1 h 44 min

En fait, c’est de Sieyès, bien sûr :

« Qu’est-ce que le Tiers-État ? Le plan de cet Écrit est assez simple. Nous avons trois questions à nous faire.
1º Qu’est-ce que le Tiers-État ? Tout.
2º Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien.
3º Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose. »

Delaporte dit: 27 avril 2019 à 1 h 41 min

Macron a parlé d' »émeutes », s’agissant des gilets jaunes. Louis XVI : « Une révolte ? » La Rochefoucauld : « Non, Sire, une révolution. » Les gilets jaunes sont une insurrection qui, comme le tiers état de l’abbé Grégoire, va croître.

Delaporte dit: 27 avril 2019 à 1 h 38 min

« Une journée entière pour parler de la disparition de l’ENA… »

On biffe d’un trait. Il y a un besoin de renouveau, qu’incarne la pensée politique de Hamon. Cela se précise. C’est de la cogitation pour mille ans, avec en perspective l’abolition du travail. Décidément, ces élections européennes vont être PASSIONNANTES. Macron a ouvert le feu, jeudi. Il était tout guilleret, notre président, joyeux, ne mesurant pas encore l’ampleur de sa défaite. La perspective ? Une révolution.

Ed dit: 27 avril 2019 à 0 h 37 min

Une journée entière pour parler de la disparition de l’ENA…eh be. Ca ne changera rien au quotidien d’insécurité dans lequel vit la plupart des Francais. Cest une mesure pour faire parler les journalistes…et les erdeliens. Brassage d’air quand tu nous tiens.

Clopine dit: 27 avril 2019 à 0 h 16 min

Je n’ai, dieu merci, aucun intérêt dans l’affaire.

Et j’ai douloureusement constaté qu’en matière de service public, l’intérêt général était généralement sacrifié sur l’autel prépondérant de l’intérêt particulier, surtout si ce dernier présente des arguments sonnants et trébuchants…

Ce sera donc avec une certaine nostalgie que je m’en vais rappeler, ici, la devise de l’ENA :

« servir sans s’asservir »

et juste remarquer que c’était une fière devise…

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 23 h 56 min

« Pas sûr que ça passe ce coup-ci. »

C’est une décision qui entérine ce que certains X Mines ou X ponts avaient déjà souhaité.
Les grands corps techniques sont dans le privé, eh oui.

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 23 h 51 min

« Il n’y a pas que les grands corps administratifs qui vont disparaître.
Le systeme de la botte ENS ou X – Mines et ENS ou X -Ponts disparaît aussi. »

Pas sûr que ça passe ce coup-ci. Il va finir par se mettre tout le monde à dos.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 23 h 39 min

Vous devriez, Jazzi, c’est aussi drôle que les precedents quoique le sujet soit plus grave , truffé de references philosophiques .

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 23 h 33 min

« ils sont européens »

Oui, mais de tendance anti européenne, bérénice.
Non, je n’ai pas vu le film canadien.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 23 h 31 min

Marchand à 78 ans, Je suppose qu’il ne plaisante pas et que sa representation d’une société peut être cautionnée.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 23 h 29 min

Jazzi, auriez vous vu le dernier film d’Arcand? Je ne voyage pas mais j’ai été surprise de constater que le phénomène l’appauvrissement des masses explose aussi de ce cote de l’Atlantique.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 23 h 24 min

Les B B viennent aussi de l’étranger, ils sont européens.

Et alii, comme vous aviez souhaité le bonsoir, je pensais que peut être vous vous livriez à une relecture pratiquante du kamasoutra

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 23 h 18 min

Le 2, Bérénice, est le portrait sociologique des Black Blocs, la tête pensante, d’un contre-pouvoir qui s’inscrit dans longue stratégie de guérilla permanente…

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 22 h 46 min

@21.31, merci pour toutes ces précisions, C.P. Peu importe la longueur, au contraire, très précises, elles donnent plus encore l’envie d’aller explorer les autres traces exhumées. Il y a des lecteurs dilettantes, oui alors, et même limite curieux qui s’attardent encore. GH, a-t-il fait allusion à votre père, dans sa description de la ‘5e cie’ de l’oflag de poméranie ?… la scène et la méditation sur les latrines, c’est quelque chose. Ou ailleurs, la description du notable qui respecte la minute de silence au monument aux morts, le gamin qui chantait faux planqué derrière les rangs…, des petits joyaux arrachés à la poussière du temps.
Et du coup, les cinq ans de captivité de mon propre gd-père paternel en Autriche qui n’eut de cesse de retrouver ses compagnons d’infortune, « le curé Darac ou mon copain Cabassol », etc, vous faites resurgir plue encore une madeleine bien enfouie, suis très ému.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 22 h 26 min

Jazzi, votre 2 me parait quelque peu manquer d’objectivité et contenir à peine trop d’ironie. Les jeunes gens meme formés, diplômés connaissent beaucoup plus de difficultés à s’insérer dans une vie active qui corresponde à leur effort que les générations précédentes . Les diplômes protègent, certes, mais n’assurent plus pour beaucoup les conditions espérées quand is trouvent un emploi. J’entendais hier un représentant des patrons ( pme?) se plaindre d’un manque, 300 000 emplois ne réussissent à être dotés de salariés formés, j’aurais aimé prendre connaissance des secteurs atteints par cette pénurie. Les centre de formation pour adultes ont été récemment confiés à la gestion organisation des chefs d’entreprise afin que l’offre et la demande deviennent dans un avenir proche en adéquation. L’entreprise et non plus les regions formeront les bataillons qui sont nécessaires à la bonne santé des entreprises au tarif indiqué.

Chaloux dit: 26 avril 2019 à 22 h 18 min

Curieux que vous ayez cette impression, Bérénice, ce que j’ai de X me placerait davantage de son côté.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 22 h 11 min

Il traine ici des joueurs de poker, l’art du bluff
Pado si vous n’êtes pas Chaloux. vous devez être un proche. Un état d’esprit commun que vous pourriez partager si vous ne vous connaissez pas.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 21 h 52 min

« Jojo le gilet jaune » n’a pas vraiment compris le scénario d’hier, au théâtre ce soir. Demain, il va repasser sur bfm.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 21 h 43 min

J’espère qu’il ne fait plus de théâtre subventionné, car là, ce serait vraiment du masochisme d’etat.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 21 h 41 min

Nordey, c’est pas demain la veille que je vais retourner voir une de ses mises en scène .
Va bien pour les parisiens qui rient quand ils se brûlent.

pado dit: 26 avril 2019 à 21 h 40 min

Lèche-Botte-Blues

Relire C.P. ici, un vrai plaisir.
Mais non x, nous ne sommes pas totalement foutu, la preuve.

C.P. dit: 26 avril 2019 à 21 h 31 min

Janssen J-J, Georges Hyvernaud, à son retour de captivité, a retrouvé son poste de professeur de lettres en Ecole Normale, mais cette fois à l’EN d’Auteuil à Paris, où il est devenu Directeur d’Etudes au Centre de Formation des Professeurs de Collège.
Mon père, très jeune médecin (plus jeune que GH de vingt ans), avait été dans le même oflag en Poméranie, c’est lui qui m’a fait lire « La Peau et les Os »(1949) bien plus tard. J’ai poursuivi, d’autant que Martin du Gard, Calet, Guérin, Etiemble, Sartre, Paulhan… avaient soutenu Hyvernaud, sauf qu’il n’avait pas choisi au départ le bon éditeur (Le Scorpion), c’est comme ça. J’ai rencontré Hyvernaud en personne, peu après sa retraite, à la fin des années 60.
Quinze années après la mort d’Hyvernaud en 1983, un professeur de l’Université de Reims, Yves Ménager, a créé une Société de lecteurs et nous avons organisé des journées d’études, écrit et publié des Cahiers durant dix ans.
Les Editions Ramsay avaient déjà fait un gros travail de republication de « La Peau et les Os » et du « Wagon à vaches », de reprises d’articles critiques d’Hyvernaud datant de l’avant-guerre, ET de publication d’inédits, dont « Lettre anonyme ». Le Dilettante a pris le relais et l’oeuvre publiée s’est augmentée des abondantes Correspondances inédites, grâce à Guy Durliat et Claire Paulhan notamment.
Je ne suis pas du tout éditeur, mais avec la veuve de Georges, Andrée, nous avons trié dans ce qui restait et donné au Dilettante « Feuilles volantes ». Andrée Hyvernaud est morte et Il n’y a plus d’inédits.

La survie, c’est l’attention de quelques critiques, Sorin, Asensio récemment, de lecteurs comme Paul Edel … et vous, et d’artistes : Gamblin comme lecteur public, le musicien Serge Teyssot-Gay par exemple. Puis ma fille Céline s’y est mise, Stanislas Nordey a lu Hyvernaud, d’où des lectures et mises en espace Nordey / mon autre fille Julie à la Maison de la Poésie et au CDN de Clermont-Ferrand. Spectacles à reprendre quand Nordey en aura le temps ?
Enfin, il y a le documentaire de Céline dont je parlais, et dont Annelise Roux a dit beaucoup de bien.

J’ai été bien long, merci de votre attention.

et alii dit: 26 avril 2019 à 20 h 57 min

. Il suffit pour cela d’attribuer à l’autre un angle mort (certes regrettable de notre point de vue)

et la tache aveugle disait-on
bonsoir

Chaloux dit: 26 avril 2019 à 20 h 50 min

« Chaloux par le milieu d’origine »

La petite Crétina de Hambourg, cette punaise qui croit dur comme fer s’être affranchie de son milieu et de sa famille alors qu’elle n’a fait que les exporter, m’a lu de travers, comme elle lit tout ce qu’elle lit. C’est une punaise de lit de travers. En quelque sorte.
On se demande tout de même au fond de quels bouges, de quels cloaques, ou pire encore, on allait, dans son bourg, raccoler des petites merdeuses sans cervelle pour en faire des khâgneuses. Car à ce degré de bêtise, ce n’est plus de la bêtise, c’est une malformation.

Jazzi, je ne confirme que je ne suis pas Pado. Quant à ta remarque sur la mort du pauvre poète marocain qui peut-être portait en lui des chefs-d’oeuvre, je la trouve tout à la fois déplacée et immonde. Tu n’as vraiment pas grand-chose dans le ciboulot.

pado dit: 26 avril 2019 à 20 h 17 min

« Pas d’inquiétude, x, chaque fois que Chaloux-Pado n’est pas d’accord avec un commentateur sur le plan politique, c’est ce qu’il réplique à chaque fois. Il m’a cent fois fait le coup. cela lui évite d’argumenter en sens contraire ! »

Mon cher Baroz, à chaque fois que vous essayez de deviner qui est qui, vous vous plantez.
Une habitude et une constante chez vous depuis que je vous lis (plus de 10 ans maintenant, moins les 3 dernières années bien sûr).
Chaloux-Pado ! Le premier doit être mort de rire, non pas d’être confondu avec moi (ça il n’aimera pas) mais de vous savoir toujours aussi incapable de savoir qui est qui.
Quant à l’aspect politique, disons que si x nous fait dans les éléments de langage, vous vous avez toujours fait dans la dévotion chiraco-tiberienne, c’est dire.

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 20 h 10 min

Sociologiquement, il faut encore préciser que :

1/ = classe populaire (ouvriers, employés et agriculteurs), qui se veut : « le peuple »
2/ enfants des classes favorisées et de ceux pour qui l’ascenseur social avait pourtant bien fonctionné. Ils avaient tout pour réussir, mais quelque chose dans leur tête (pensante) a mal tourné…
3/ essentiellement les enfants issus de l’émigration africaine, Maghreb y compris. Absence notoire des français d’origine asiatique…

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 20 h 00 min

« autant vos commentaires politiques m’ont toujours parus ne pas dépasser le niveau d’un bon café du commerce »

Pas d’inquiétude, x, chaque fois que Chaloux-Pado n’est pas d’accord avec un commentateur sur le plan politique, c’est ce qu’il réplique à chaque fois. Il m’a cent fois fait le coup. cela lui évite d’argumenter en sens contraire !

Cette histoire de la suppression de l’Ena témoigne que l’ascenseur social est en panne. Comment le réactiver ? Sans doute en revenant aux fondamentaux, un peu oublié en chemin…

Ne fonctionne plus guère les trois principaux contre-pouvoir : l’opposition, la presse, les syndicats.
Dans tous ça, police et magistrature se regardent en chiens de faïence .
Le contre-pouvoir s’est cristallisé dans la rue autour des Gilets jaunes et peut se résumer ainsi :
1/ Les néo gueux, les Gilets jaunes proprement dits, lointains descendant des Sans culotte et des Bonnets rouges. Seul bémol, le diesel a remplacé le pain.
2/ Les Black Bloc, tendance anarcho-écolo, des intellos idéologues qui veulent détruire le système capitaliste mondial. Pas moins.
3/ Les casseurs, enfin, qui sortent de leur banlieue où il n’ont jamais vu marcher l’ascenseur social : en panne ! Ils n’ont d’autre but que de piquer de la marque…

renato dit: 26 avril 2019 à 19 h 44 min

Je me souviens des Genevois qui partaient en Ardèche élever des chèvres ; il m’arrive d’en rencontrer quelques-uns dans la rue, ils travaillent maintenant dans la banque : finance, marché, gestion de patrimoine.

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 19 h 36 min

« mais dans des petites maisons »

Vieille idée jamais réalisée, MS !
DHH n’est qu’un maillon intermédiaire qui a commencé avec la désertification des campagnes de l’Après Guerre…

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 19 h 33 min

@19.13 C.P., mais ce que vous m’apprenez me comble ! Suis donc allé voir chez vous…
https://www.ledilettante.com/auteur-142.htm
et vu qu’il y avait donc bien d’autres choses à lire de GH que ces 2 romans. J’en suis vraiment très heureux. Et surtout d’apprende qu’il n’a pas eu une vie si misérable. QU’enseignait-il à Paris et où ?
J’espère que les trois autres opus ne sont pas épuisés, ils n’étaient pas chez JG, en tout cas…
Non, je ne sais rien de la RdC, je ne connais pas les cercles de JB et x, tous deux sont des cinéphiles avertis j’imagine ? C’est drôle, ce qu’on peut imaginer de moi, quand j’essaie juste de raconter parfois comment je comble des lacunes littéraires TAF invraisemblables par rapport à l’immense culture des erdéliens.
Doit-on déduire que vous êtes un éditeur par exemple, C.P. ? Votre dernière phrase me touche sincèrement, s’il vous a semblé que mon ressenti de lecture n’était pas totalement à côté de la plaque.
Merci pour toutes ces précisions, voilà la vraie vocation de la rdl, me semble-t-il.

pado dit: 26 avril 2019 à 19 h 14 min

« qu’en face ils ne vous vendent pas de salades ! »

D’abord je ne sais pas qui est en face, il y a trop d’en face possible pour que j’en choisisse un.
Mais soyez rassuré je suis sûr qu’il y a assez de variétés de salades pour que chaque en face puisse avoir la sienne.
Par contre votre notion du point de vue me semble discutable.
Balancer quelques formules toutes faites sans donner l’ombre d’une explication ne donne pas un point de vue, mais un catalogue d’éléments de langage (comme il faut dire actuellement) sans grand intérêt.

C.P. dit: 26 avril 2019 à 19 h 13 min

JanssenJ-J, Hyvernaud n’a pas « pourri dans sa province profonde », mais enseigné à Paris avant de se retirer dans sa maison sur la Manche. Il a, après il est vrai l’échec du « Wagon à vaches » et sa « Lettre anonyme » inachevée, beaucoup fréquenté le théâtre des Ionesco, Adamov, Beckett, écrit des « Feuilles volantes » que nous avons publiées après sa mort (en 1983) au Dilettante où est disponible son oeuvre complète, en particulier sa Correspondance des années de captivité.
x et Jacques Barozzi savent tout cela. Nous essayons de faire vivre encore Hyvernaud. Il me semblait que vous aviez été présent sur la RdC, Annelise vient de rappeler le documentaire de Céline Pouillon et Christian Argentino, , avec des extraits des spectacles de Nordey et Julie adaptés de « La Peau et les Os » et de « Lettre à une petite fille », des témoignages divers dont celui de Claire Paulhan, etc.

Cela dit, le sentiment que vous avez de « La Peau et les Os » et du « Wagon à vaches » est juste.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 19 h 10 min

Dans ces petites maisons de France, ils vont régler le problème des pensions non versées, des transports domicile-travail, c’est déjà beaucoup

Janssen dit: 26 avril 2019 à 19 h 07 min

« acheter à Aurillac »… ?

et tout le monde icite a l’air de comprendre la signification de ce sabir, sans besoin de préciser d’acheter quoi.
Sont vraiment toustissus de la fraction cultivée de la etc, qui se comprend à demi et quart de mots, quand s’agit de parler pognon.
Et toi, t’as trouvé à acheter où ? Tu vas faire construire où ? En Auvergne ? Mon dieu, mais comme c’est merveilleux pour l’épanouissement des enfants ! Et donc, tu affirmes qu’Aurillac serait encore dans notre potentiel d’achat, euh, dans notre pouvoir datcha ?*

(*je rigole…, edr, faut bin, c l’apéro, prenez pas la mouche toudsuite !)

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 19 h 06 min

« Mais il y avait déjà le stage en préfecture »
Oui, mais pas pour les mieux notés.
Le stage en cambrousse va durer beaucoup plus longtemps, et pas en Prefecture, mais dans des petites maisons pour commencer, ensuite seulement les cadors pourront alors postuler pour aller à la capitale, servir l’Etat, dans ses grands corps.

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 18 h 48 min

@ 18.05 : x, toutes mes excuses, j’avais gardé en tête l’idée de vous répondre sur les « cités », pas de faire un cours, bien évidemment, et de vous « agrandir » avec l’X. Hélas vous n’avez pas percuté sur mon genre d’humour, qui vaut ce qu’il vaut.
Ne saurais argumenter sur le dernier opus de LB et Esquerre, que je ne connais pas, ni n’ai très envie de connaître. A priori, l’objet m’inintéresse, et j’ai de moins en moins de ces curiosités. J’ai découvert Rosa qui me parle, même si c’est du lourd germanique…, et puis j’attends le 2e tome des réflexions de Lahire sur sa socio du rêve, apèrs cela je crois quo’n ne pourra pas aller plus loin dans ce que pouvait produire cette discipline… Sinon, pas grand chose d’autre à me mettre sous la dent, à part des futilités romanesques. J’espère que vous continuez à penser fort et ne jetez pas l’éponge à la fac, x, et que vous savez rester en phase avec le monde. Nous sommes-nous rencontrés par le passé, ici ou là ? Je l’espère et le pressens. J’apprécie vos dernières vues un brin ironiques sur la façon dont vous stigmatiser comment la haute FP (en général) s’est mise à pantoufler éhontément dans le privé et s’est émancipée d’un habitus de défense de l’IG, qu’elle n’incarne plus depuis au moins une qz de promos… et surtout, depuis la pénétration du sabir NMP dispensé à haute dose à Stbg dans tous les cours qu’on leur donne.
Pour l’instant, le bouquin de France et Vauchez sur ces gens de + en + accointés et socialisé au monde de la finance n’a pas été démenti, pas plus d’ailleurs que ne l’a été le pamphlet de Mauduit, bien connu de la fraction éclairée des GJ. Et ce n’est pas le très faible bouquin de mon mâitre P. Birnbaum, désormais, auto-intoxiqué qui me démentira.
Il n’y a plus de juifs fous de la République à l’Ena, et depuis belle lurette. Cela dit, je n’entretiens, perso, aucune illusion sur les effets prétendument positifs de la disparition de cette école. On va asiter à un nouveau choc de complexification qui va bien évidemment engendrer un sursaut de corruption généralisée parmi des élites moins indentifiables et donc d’autant plus maléfiques dans les prises de décisions hybrides. Alors, grand bien fasse !
(Anonymat : toujours suspect sur les blogs, toujours inhumain dans les villes, les concours et le travail. – > excellent). Heureusement… Cash investigation fait sa justicière avec toutes ses caméras cachées, et nous avons encore les moyens de faire parler les anonymes, à la rdl, achtung !

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 18 h 46 min

« Ils vont tous passer par la case terrain. »

Mais il y avait déjà le stage en préfecture, MS !
L’Ena et les énarques servent de boucs émissaires à bon marché…

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 18 h 39 min

A. Markowicz demande à ses lecteurs de s’engager, à ses côtés pour leur faire partager une idée de la littérature, qu’il explique. Et met au point une pre-commande.
Pourquoi x est jaloux de cette idée ?

x dit: 26 avril 2019 à 18 h 38 min

Cher Pado, quel bonheur, quelle bouffée d’espoir d’apprendre qu’en face ils ne vous vendent pas de salades !
Et que la qualité de la conversation et des informations dans le ou les café(s) du commerce que vous fréquentez vous permettent de révoquer en doute les propos et les informations qui circulent dans le mien (très bien fréquenté je vous l’assure. Mais je m’arrête sinon je vais me mettre à parler comme le multi-talentueux traducteur ou le doux hidalgo-ce-n’est-pas-pour-me-vanter. Ce n’est pas le genre de la maison.)

On peut ne pas être d’accord politiquement et continuer d’échanger courtoisement. Il suffit pour cela d’attribuer à l’autre un angle mort (certes regrettable de notre point de vue) lié à un déficit d’information (vs. propagande) qui rend difficile l’examen lucide des unintended consequences des opinions qu’il exprime.
Non seulement ça marche dans les deux sens, mais il n’y a pas de perdant au bout du compte, puisque chacun à beaucoup à apprendre des points de vue, des logiques autres que les siens.
Encore faut-il les respecter suffisamment pour consentir à cet effort.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 18 h 29 min

Ils vont tous passer par la case terrain. Et après avoir fait leurs preuves, ils iront à la capitale, se reposer.
Voilà, faut pas mettre la charrue avant les boeufs, qu’ils disent les auvergnats.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 18 h 24 min

« Certains accèdent aux grands corps » ddh
Les mieux notés , parce qu’ils peuvent choisir leur affectation, choisissent en effet les gands corps d’Etat. C’est ce qui va disparaître.

DHH dit: 26 avril 2019 à 18 h 19 min

@ Pado 17h 44
vous avez raison dans la dénonciation de ce mal français qui fait qu’on est assigné à un destin en fonction de la peau d’âne ne qu’on a eté capable ou pas de decrocher avant 25 ans
garantie à vie pour les uns, exclusion pour les autres
Or justement à cet égard l’Ena fait exception en donnant aux agents publics quel que soir leur niveau hierarchique la possibilité de passer un concours d’entrée qui leur est reservé et de beneficier d’un congé payé qui peut être de deux ans pour le préparer. Reçus ils se fondent et de dans une promotion unique avec ceux issus du concours « etudiant » et ils ont des carrieres comparables, ternes ou brillantes, c’est selon .Certains accèdent aux grands corps, et nombreux sont les préfets issus de ce concours ;j’en sais un qui nanti du seul certificat d’études et entré dans l’administration tout en bas de l’échelle est devenu un grand préfet de région.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 18 h 12 min

Les sociologues de l’akademie peuvent bien se faire appeler x, y ou z,cela n’est pas vraiment important dans le deal. Le message est plus important que le messager.
Maus grand X , là, y’a nuance, c’est un modèle déposé.

pado dit: 26 avril 2019 à 18 h 09 min

DHH,
je vous accorde que « inoculer » était assez inapproprié et que le pli était bien plus ancien.
Mea culpa.
Mais cela ne veut pas dire que tout doit perdurer dans le meilleur des monde.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 18 h 07 min

Sasseur, il s’est arrangé pour dynamiter la gauche et étaye ses soutiens à droite. Il ne rend peut être pas plus libre le peuple ou heureux toutefois en dehors de l’extrême droite, je ne vois pas qui pourrait l’inquiéter sérieusement. Attendons le scrutin européen qui servira en outre á radiographier l’opinion politique à mi mandat .

x dit: 26 avril 2019 à 18 h 05 min

JJ Jannsen
c’est petit x

Je n’évoquais pas l’ouvrage pour faire la bibliographie de Boltanski ni un panorama de la sociologie française mais par rapport au discours a priori sympathique et séduisant de ce traducteur qui utilise une stratégie de commerce de luxe (j’aurais dû mentionner aussi Boltanski et Esquerre, Enrichissement). En très bref (et donc très grossièrement) : mélange (habituel) des prestiges (intellectuel (« inspiration »), célébrité (« opinion ») et commercial) et même une incursion (feinte ?) dans la logique de la cité « domestique ». Personnaliser le commerce (ou faire comme si), refuser l’anonymat*, c’est aussi rétablir des liens de dépendance personnelle (je ne sais pas ce qu’en pense de nota, mais vers la fin du texte de Markowicz on a l’impression d’une distribution circulaire de bons points: mes livres, parce qu’ils le valent bien, ne sont en vente que chez les bons libraires. Et à quoi reconnaît-on un bon libraire ? à ce qu’il vend mes livres, pardi. C’est parce que moi je les ai jugés dignes de les vendre que je leur confie mes « enfants ».

Possible qu’il parle dans l’air du temps seulement pour justifier ce qu’il ne peut éviter (à cause de la taille et de la nouveauté de sa petite entreprise).
Possible aussi que les livres vaillent mieux que ce discours irritant. Faut voir.

* nouveau dictionnaire des idées reçues, Anonymat : toujours suspect sur les blogs, toujours inhumain dans les villes, les concours et le travail.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 17 h 59 min

Mais x a raison. Il a été introduit un peu dans toutes les validations de diplômes d’etudes supérieures, ce que l’on peut appeler, épreuve de com’.
Rien à voir avec le talent oratoire du Lycee, grec, devant des pairs. Non, là c’est défilé pour casting à la télé réalité. Et Macron, qui a fait du théâtre, tout petit, c’est même pas la peine d’y penser.

Mais ça va un temps, la preuve. L’esbrouffe ca paie pas longtemps. Et il va pas aller bien loin.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 17 h 53 min

De toutes façons MS pour parvenir dans ces spheres il faut être ambitieux , j’imagine qu’il est nécessaire de savoir gérer sa carrière, ses relations, être bon stratège pour soi même avant de penser à défendre les idéaux auxquels on peut tenir, pas de place pour les romantiques, non?

et alii dit: 26 avril 2019 à 17 h 53 min

Quand à l’ENA ne soyez pas dupe et quant aux acronymistes
ne soyez jamais dupe des noms d’upper
bonne soirée les chirurgiens de la fabella

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 17 h 46 min

« des incultes, des ambitieux prêts a tout écraser pour être aux premières places  »
Ça c »‘est HEC ESSEC et Cie, faut pas tout melanger non plus. Eux n’ecrivent pas. Sauf en novlangue du market.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 17 h 45 min

DHH, tout à fait d’accord pour la selection. Le filtre social est le meme que partout ailleurs, ni plus ni moins.

pado dit: 26 avril 2019 à 17 h 44 min

Très français ce droit pour celui qui a bachoté à vingt ans d’avoir le Pouvoir pour les quarante années suivantes.
Ce droit lui est du et nul ne peut lui contester.

Bérénice dit: 26 avril 2019 à 17 h 43 min

Le Monde affiche quelques diplômés de Harvard parmi les collaborateurs du locataire de l’Elysée. Ceci d’ailleurs ne prouve rien , l’adversaire droitier n’en sort- il pas? Je pensais à sa maladresse et en venais jusqu’à me demander s’il n’avait pas acheté des diplomes et bien que mr Macron soit du genre intriguant . Il divise, attise les rivalités, se joue de l’orgueil. Voir sa petite cérémonie du 31 mars qui pour ma part à réussi à me dégoûter .

DHH dit: 26 avril 2019 à 17 h 42 min

@Pado
Ces formulations alambiquées de la littérature administrative que vous déplorez ne viennent pas d’une maladie inoculée par l’ENA . C’est de bas en haut de l’échelle la langue dans laquelle s’expriment aujourd’hui comme hier et comme au temps de Courteline tous les ronds de cuir dans les documents écrits qu’ils produisent . Supprimer l’ENA n’aérera pas ce langage pesant, sous-produit de la précision que doit avoir le discours administratif et de la spécificité des concepts qu’il traite.
Quand à l’ENA ne soyez pas dupe de sa mythification galvaudée, fabriquée à base d’idées reçues et qui aboutit à la charger de tous les maux ,et à fait croire que sa disparition les dissipera comme par miracle, en insérant dans la machine gouvernementale le sens de l’humain qui en serait absent aujourd’hui ; IL n’y a pas d’énarque type, encore moins de formatage des élèves par l’école d’où ils ressortiraient à l’état de clones de ce modèle unique et déshumanisé
Pour avoir passé plus de 30 ans dans une administration qui voyait débarquer chaque années quelques jeunes recrues à leur sortie de cette école, je peux vous assurer qu’on y trouve une grande diversité de profils et d’origines sociale, des gens cultivés et des incultes, des ambitieux prêts a tout écraser pour être aux premières places et des gens désintéressés et soucieux d’être utiles, des gens d’extraction aristocratique et des enfants d’ouvriers et de cadres moyens .

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 17 h 37 min

Et vu le paquet de chir’ extra communautaires qui exercent en France, avec talent, on voit bien que vous etes totalement hors sol, mon pauvrix.

pado dit: 26 avril 2019 à 17 h 37 min

« un besogneux qui a bêtement bachoté son anat’ » ne me semble pas forcément le plus apte à effectuer un geste chirurgical mais si le coeur vous en dit.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 17 h 34 min

x, il est bien évident que lorsque l’on va en salle d’op, on ne va pas à la boucherie pour du jamon.
C’que vous êtes un peu tarte, vous.
Ancien énarque ?

pado dit: 26 avril 2019 à 17 h 26 min

Mon cher x,
autant depuis des années (nombreuses) j’ai toujours éprouver un énorme plaisir à lire vos commentaires et analyses disons « artistiques » au sens large (même si je pouvais avoir un avis différent), autant vos commentaires politiques m’ont toujours parus ne pas dépasser le niveau d’un bon café du commerce (en cent fois mieux écrits je vous l’accorde)
En lisant votre commentaire je vous imaginais avec la tête de Coquerel vendant sa salade au bon peuple ignorant.
Au plaisir de vous lire sur un sujet littéraire, cinématographique, musical, pictural, …..

x dit: 26 avril 2019 à 17 h 25 min

Sasseur je suppose que quand vous devez subir une opération vous préférez un chirurgien recruté pour sa tchatche, son look et ses hobbies bourgeois (tous talents appréciés dans des oraux nouveau style) ou le petit-fils du directeur plutôt qu’un besogneux qui a bêtement bachoté son anat’

c’est marrant ou consternant de voir quelqu’un qui affecte de n’être dupe de rien reprendre jusqu’aux éléments de langage de l’enfumage

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 16 h 54 min

Benalla a un diplôme de chauffeur routier, vl, obtenu au PS.
Quel rapport avec la disparition de l’ENA?

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 16 h 49 min

Drole de façon de voir la disparition de l’ENA, qui sera justement remplacée par une école ouverte à tous les talents. Et fini la dérive avec sélection par le bachotage, ou les plus talentueux dans ce sport arrivent au sommet, totalement déconnectés du terrain. En cela Macron a bien tiré l’échelle après lui…

x dit: 26 avril 2019 à 16 h 31 min

pado à 14 h 07 min :
Vous avez aimé la privatisation de la sécurité à l’Élysée, le shuntage bénallesque des écoles et de la sélection en plein jour (publique, officielle) au profit de la co-optation obscure qui profite aux réseaux ?
Vous avez apprécié le blabla sur « la société civile » qui aboutit à de magnifiques conflits d’intérêts au Palais et dans plusieurs ministères ?
Alors vous allez adorer les nouveaux hauts fonctionnaires qui devront tout au prince qui les aura choisis.
Quant au freluquet qui voulait être roi, il se dépêche de tirer l’échelle derrière lui (des fois que d’autres Rastignac suivent ses traces lorsqu’il se sera complètement grillé et que ceux qui l’ont installé « par effraction » devront lui trouver un successeur).
Ce qui devrait intéresser un peu plus le grand public c’est outre le nombre nettement plus grand d’inspecteurs des finances exerçant dans le privé que dans la haute fonction publique (lorsqu’ils y sont encore vont-ils être assez bêtes pour contrarier leurs futurs employeurs ?) la rapidité inédite (ou peu s’en faut) avec laquelle celui qui n’était pas encore Jupiter est parvenu à quitter son Grand Corps pour aller pantoufler. Excès de vitesse par rapport aux normes (hélas) admises (tolérées conviendrait mieux), mais personne n’a sifflé, et personne n’a le mauvais goût de venir le lui rappeler maintenant.

Ed dit: 26 avril 2019 à 15 h 39 min

jazzi, vous êtes perfide !! ahah

dédé,
Je voulais acheter à Aurillac. L’Auvergne a toujours été ma région préférée.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 15 h 23 min

L’entomologie du futur.

« Les termites, un modèle pour des robots et des armes

Autant ces insectes n’attirent pas notre sympathie, autant ils inspirent les chercheurs. Les roboticiens sont fascinés par leur intelligence collective, les biologistes par leur faculté de transformer les végétaux en énergie. Mais sommes-nous en mesure de reproduire leurs exploits ?

Peut-être bientôt au service de Notre Dame, et pourquoi pas.

« Les robots Termes se déplacent sur quatre pattes-roues et soulève des briques à l’aide de leur tête en forme de pince. Ils peuvent construire un mur, un escalier ou un édifice quadrangulaire. »

https://www.books.fr/termites-modele-robots-armes/

pado dit: 26 avril 2019 à 15 h 11 min

« Des cacographes »
« le test de rose, c’est le truc qui va bien pour le moloch »

Un rapport ?

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 15 h 00 min

« Il est en arrêt maladie »

Raison de plus pour agir, Ed, pendant que le terrain est fragilisé !
Laissez un mot daté d’aujourd’hui, lui souhaitant un prompt rétablissement et en lui demandant courtoisement et fermement de vous donner de quoi mieux vous motiver dans votre travail…

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 14 h 59 min

Le summum du charabia est effectivement l’apanage de ceux qui conçoivent mal ce qu’il écrivent. Des cacographes.
Ça sonne creux tout le temps, et ca donne envie de bailler.

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 14 h 53 min

7 – Le goût du paradigme au mercure de france, ç’aurait pourtant eu de la gueule.
8 – Un bon roman de sylvain trudel (encore un jeune auteur sans lendemain, quelle hécatomble !) : « du mercure sous la langue »…, Je me permets de le mettre en link, comme elle dirait, sans aucun espoir qu’il soit lu our relu, comme un increvable polar de nathalie sarraute.
https://www.babelio.com/livres/Trudel-Du-mercure-sous-la-langue/41900

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 14 h 52 min

C’est le moment où jamais, Ed. Posez une lettre datée de ce jour sur son bureau, en lui souhaitant un bon rétablissement et en lui exprimant courtoisement et fermement votre souhait d’être mieux motivée dans votre travail !

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 14 h 46 min

6 – le summum du charabia, c’est quand la populace, chacune derrière son smarphone, explique sa problématique à sa seur, ou fait sa demande au reste du monde dans le boyau du RER. Mais t’es hou-là ?… c quoi ta problématique de poubelle ? j’entends pas bien, ça va couper…

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 14 h 38 min

1 – J’ai ri avec l’histoire du harang saur, et j’ai fait rire ma boulangère, elle est total déprimée, en ce moment. Son mari l’a faite cocue, d’après les client.es bien intentionnés. Vrai que la qualité du pain laissait à désirer, ces derniers temps.
2 – Oui, le dilemme du rayon vert est bien présent : faut-il chercher à en savoir + pour anticiper (mais quoi maîtriser de son destin prométhéen ?) en s’accrochant aux conneries qu’on vous propose, les tests…? Ou bien chercher à ne rien savoir ?… et donc ne rien faire, quitte à provoquer des externalités positives pour la Sécu, c’est déjà ça de gangé pour les gens qui ont des droits mais ne les réclament pas… Y’a pas de solution théorique ! Ai fait, et seulement cru devoir faire ce qu’expliqué à rose. Tiendrai au courant la rdl de la suite, ou pas… selon confirmations ou infirmations des cassandres.
3 – Pardon pour l’oubli de C.P. sur Hyvernaud, a dû m’échapper. C’est jzmn qui me le rappelle. Est incroyable ce gardien de la mémoire immédiate du blog. Il a Versé (des thunes) de l’eau dans son vin ou quoi ?
4 – Me souviens que grand X avait évoqué sa découverte de la théorie des cités chez les deux L, Bolt et Thév (De la justification). Oui, je la connais et m’y étais mesuré dès la parution des Economies de la Grandeur (son 1er titre). Elle m’avait bien aidé à sortir des bourdieuseries (champs, habitus, capital, hexis, distinction, illusion et autres fouchtras), et des cloisonnements socio/éco, comme si l’une avait toujours voulu dominer l’autre. Mais à la longue, ai trouvé que ça ne tenait pas la route, surtout que ça ne m’était pas très utile pour penser les niveaux « méso » de l’économique et du social, si l’on devait oublier la variable du degré de dédifférenciation historique de chaque Etat au sein duquel se raisonne la société (hors philo ethérée). Donc, pas très utile pour ce à quoi me coltine habituellement… Ce qui restera de Boltanski Luc (et ses frères ne seront pas en reste), me ssemble-t-il, c’est plutôt son bouquin avec Eve Chiapello (99) sur « le nouvel esprit du capitalisme »… Il a gardé durant 20 ans une vraie valeur heuristique, moindre que le cours de Foucault sur « naissance de la biopolitique » nénmoins. Depuis eux, il a fallu compter avec l’arrivée de Latour et Descola, nos deux penseurs frenchies les plus prometteurs pour nous aider à nous confronter à l’inévitable catastrophe écologique mondiale.
4 – mais revenions à nos moutions : jl murat ?
Spur que c’est point avec l’macron ou ses succédamné.es qu’on va s’en sortir par l’Europe, tout le monde le sait maintenant. Il n’y a plus aucune issue pour les enfants de la terre.

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 14 h 19 min

Le charabia universitaire ne vaut guère mieux, Pado. Quand je parle goûts à un docte lettré et qu’il me répond « paradigmes », je pars en courant !

pado dit: 26 avril 2019 à 14 h 07 min

« claires précises et en général pertinentes »
Pas dit le contraire (le but est même sûrement bon)
Mais avouez que tant que l’administration française s’exprimera ainsi elle restera éloignée du ressenti des « administrés » et qu’ils n’auront aucune envie ni de comprendre ni d’en voir le bien fondé.
Ce n’est pas seulement l’ENA qu’il faut supprimer mais ce charabia qu’elle à inoculer à tous les niveaux

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 13 h 48 min

Quoiqu’il en soit, Ed, très bon horoscope pour les verseaux, aujourd’hui. Si vous avez une augmentation à demander à votre boss, foncez !

DHH dit: 26 avril 2019 à 13 h 39 min

@Pado
« la prose bureaucratique de DHH »
c’est sans doute parce que j’ai trop longtemps pratiqué ce verbiage bureaucratique que mon écriture est aussi laborieuse même lorsque je parle ici de littérature ou d’autres sujets divers au hasard des commentaires et du billet.
Mais j’ai la faiblesse de penser que pour être exprimées de manière embarrassée et poussive mes idées n’en sont pas moins claires précises et en général pertinentes

Ed dit: 26 avril 2019 à 13 h 23 min

Les grandes gueules que je connais ne sont pas Verseau…Pitié pas ces niaiseries ! Pablito adorait ça d’ailleurs. Je préférais son expertise sur mes chats, même si mes chattounes n’ont pas arrêté de péter à cause de ses conseils idiots.

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 13 h 19 min

Certes, Ed, mais les verseaux, il faut toujours qu’ils la ramènent !

Clopine, vous devriez aller voir « L’Adieu à la nuit » de Téchiné. Superbe ouverture à travers les cerisiers en fleurs…

Ed dit: 26 avril 2019 à 13 h 16 min

Entre jazzi qui nous détermine par les astres et Chaloux par le milieu d’origine (forcément pourri par rapport au sien…ça sent le fils de RMIste plutôt oui), les hommes ne seraient que des robots preprogrammés avec une illusion de libre arbitre si on vous écoutait.

Clopine dit: 26 avril 2019 à 13 h 11 min

Ahahah, Jazzi, faudra voir le film… On tourne la semaine prochaine, en pleine floraison, les images de drone des pommiers en question. Avec un peu de pot, les images seront sublimes. Dire que je ne voulais pas faire ce film (j’en avais ras l’bol des « thématiques rurales et écologiques », je voulais revenir aux livres, à la littérature, mon côté de Marcel à moi, quoi.)

Mais tu sais ce que c’est : il faut toujours finir par payer l’addiction !

(et puis, sans me vanter, le succès des abeilles est tel qu’il est difficile de ne pas en entre encouragée. Car je sais que le lyrisme assumé du documentaire procède de mes choix, ahaha !)

Soleil vert dit: 26 avril 2019 à 13 h 10 min

Janssen J-J dit: 26 avril 2019 à 0 h 04 min

J’ai une trouille absolue. Devrait voir un neurologue mais si c’est pour apprendre de mauvaises nouvelles …

Hypertension, maladie coronarienne : j’ai dit à un copain prof de médecine, mais pourquoi ne pas utiliser l’IRM pour détecter les artères atteintes d’athérome, les ECG et autres échographies cardiaques ne donnant rien. Il m’a répondu, ça te donnerait une vision statique et l’artère qui se boucherait ne serait pas forcément la plus atteinte.

Ed dit: 26 avril 2019 à 12 h 56 min

C’est parce que j’ai parlé d’Auvergne que Murat sort du bois ? J’ai explosé de rire en lisant sa déclaration. Ce type est génial, et il a eu la décence (non pas la trouille, il ne doit même pas avoir le haut débit) de ne se prononcer que maintenant et pas à l’époque où la France pleurait sa plus grande star de tous les temps.

Vu en sortant du bureau. De nouvelles affiches en format géant pour les Europeennes. Celle du SPD nous montre la Tour Eiffel sur fond de drapeau européen avec pour slogan « Europa miteinander ». Incroyable décalage avec la France. J’ai imaginé une affiche de LREM avec le même slogan sur la porte de Brandenburg. Cela ne causerait pas un scandale, puisque ça ne viendrait à l’esprit d’aucun europhile français convaincu de pondre un pareil équivalent. Je suis scotchée par l’ouverture d’esprit des Allemands en général, ce qui ne les empêche pas d’avoir un parti d’extrême droite qui fait des déclarations que jamais Marine le Pen n’oserait penser.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 12 h 53 min

Npn, ça, les troquets, ca ne manque pas, c’est même le seul truc de bien qui reste. Mais plus pour longtemps. Les neoruraux , ceux « qui prennent le train » sont le plus souvent d’immondes crétins.

Marie Sasseur dit: 26 avril 2019 à 12 h 49 min

Plutot que de la paperasse en veux tu en voilà, les maires des communes rurales cherchent plutôt des boulangers, et des petits épiciers, voyez.

Jazzi dit: 26 avril 2019 à 12 h 47 min

« Nous avons cette chance de le redécouvrir aujourd’hui, grâce à Paul Edel, qui a su en dire du bien. »

Et aussi de l’ami C.P., JJJ !

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