de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les écrivains sont-ils de meilleurs historiens ?

Les écrivains sont-ils de meilleurs historiens ?

Depuis une dizaine d’années, les historiens assistent, stupéfaits ou ravis, à une dépossession de leur savoir ; le phénomène se produit au profit d’écrivains qui ont entrepris de mettre l’Histoire en situation d’étrangeté. A la lumière de récentes affaires et sans jeter d’huile sur le feu, convenons que la fiction est souhaitable aux yeux des historiens dès lors qu’elle permet d’aller là où il ne vont pas, de dire ce qu’ils n’ont pas réussi à dire avec les moyens qui étaient les leurs (archives, témoignages…), d’imaginer ce qu’ils n’avaient pas droit d’imaginer eu égard à leurs contraintes, de prolonger leur réflexion là où ils ont dû l’abandonner faute de munitions et donc d’apporter autre chose que ce que les universitaires apportent à l’Histoire. Ils comblent des blancs. Ce savoir historien, que l’on croyait si solide sur ses bases savantes, se révèle ainsi dans sa fragilité. En son temps, Georges Duby avait pris le risque de mettre ainsi en péril son autorité d’historien en cédant à un puissant tropisme littéraire.

Pour que le débat soit fécond, il ne suffit plus de se demander pourquoi la littérature en impose à l’histoire, et pourquoi le lecteur s’en remet de plus en plus à la fiction pour décrypter le passé. Encore faut-il s’interroger pour chaque cas sur ce que le romancier apporte de plus ou de neuf que l’historien était impuissant à voir ou à donner. Un supplément d’âme, une sensibilité, des intuitions, des traces plutôt que des preuves, une vérité intime en lieu et place de la recherche de l’exactitude, mais encore ?

Le genre n’est pas nouveau. Les Américains l’ont brillamment illustré avec De Sang-froid (1966), « récit véridique d’un meurtre multiple et de ses conséquences » de Truman Capote et le Chant du bourreau (1979) de Norman Mailer. On dira que ce sont des faits divers mais ils ont connu une si profonde médiatisation qu’ils se sont inscrits dans la durée. Des écrivains réinventent la réalité, s’autorisent à créer des histoires en ajoutant au réel l’invérifiable et l’imaginaire. Le vrai y côtoie l’invraisemblable jusqu’à susciter de sérieux doutes chez le lecteur ; mais c’est fait avec une telle habileté, à seule fin de produire une vérité romanesque tellement plus troublante pour nos consciences que l’exactitude, qu’il ne se demande même pas si c’est du lard ou du cochon.brassai 1957

Le suédois Per Olov Enquist a poussé l’expérience jusqu’à son paroxysme documentaire en truffant L’Extradition des Baltes (1985) de rapports d’instruction, procédé largement utilisé avec force photos et archives par W.G. Sebald dans ses récits (Austerlitz, Les Emigrants…), ce qui ne manque pas de déstabiliser le lecteur incapable de démêler le vrai du faux, le but recherché. Tous des romans sans fiction procédant de la non fiction novel telle que Truman Capote l’a définie : une forme narrative qui a recours à toutes les techniques de l’art de la fiction tout en demeurant absolument factuelle.Mais outre qu’il agit sur l’action en personnage principal, le romancier sans fiction, lui, en sus des pures jouissances littéraires qu’il nous procure, fait aussi œuvre de contre-historien.

Il ne s’agit pas plus d’historiciser la littérature que de romancier l’histoire. En éclatant les formes traditionnelles du récit par la fragmentation des genres et leur hybridation, la non fiction novel accorde la vieille naïveté de la narration romanesque à la forme labyrinthique de toute enquête, ainsi que le suggérait Robert Musil. La réflexion sur l’écriture de l’Histoire par les historiens, lancée dans les années 70-80 par Paul Veyne, Michel de Certeau et Paul Ricoeur, ne pouvait rester insensible à cette évolution chez les écrivains.

En Espagne, Javier Cercas en est le meilleur représentant, des Soldats de Salamine à L’Imposteur en passant par Anatomie d’un instant. Trois grands romans en prise avec l’histoire immédiate de son pays plombée par le spectre de la guerre civile. Ils ont en commun de participer d’un genre qui convoque, cannibalise et absorbe à son profit le meilleur des autres genres : le roman traditionnel, le récit littéraire, la chronique au cœur de l’essai, l’enquête historique, les techniques du scénario, l’art du portrait, l’interview et l’investigation journalistiques. Un vrai pot-au-feu littéraire que ce néo-réalisme historique.

En France, Jonathan Littell, Yannick Haenel et Laurent Binet ont bousculé l’ordre des choses avec les Bienveillantes (2006), Jan Karski (2009) et HHhH (2010). Au dos du premier, l’éditeur évoquait Vie et destin de Grossman et Les Damnés de Visconti ; en général, les éditeurs ne reculent devant aucun excès pour vendre leur auteur dans le texte de quatrième de couverture. Sauf que là, c’est juste -et on aurait pu y ajouter le terrible Kaputt de Malaparte dont il est si proche. Non que ce soit une oeuvre égale à celles-ci mais elle en a la puissance. Il s’agit de la confession de Maximilien Aue, un officier SS, dans le civil industriel de la dentelle à l’issue de solides études. Fonctionnaire du crime de masse, il se croit guidé par la seule recherche de la vérité. Le doute ne l’effleure pas. Ne se sent ni coupable ni responsable. Pas d’état d’âme, d’affect ni de pathos.

Le génocide bien sûr, mais aussi la bataille de Stalingrad, l’univers concentrationnaire, les derniers jours d’Hitler en son bunker dans Berlin en flammes et quelques éminences nazies auxquelles il règle leur compte au passage pour s’en être trop bien tirées après coup. On regretta d’autant plus qu’il n’ait pas jugé nécessaire de distraire ne fut-ce qu’une seule page à la fin pour rendre hommage aux dizaines de mémorialistes, d’historiens et d’écrivains sans lesquels son livre ne serait pas. Même si certains sont évoqués dans le récit. A commencer par l’Eschyle des Euménides, qui nomma ses divinités cruelles « les bienveillantes »,auquel il ne doit pas seulement son titre et sa structure mais bien davantage car tout le livre est irrigué par la pensée grecque.

Une page de remerciements eut suffi en lieu et place de la liste des équivalences de grades dont on se fiche un peu. Une bibliographie a-t-elle sa place à la fin d’un roman ? Autant elle apparaît indispensable dans les dernières pages d’un livre d’histoire, d’une biographie ou d’un essai, autant elle surprend encore à l’issue d’un texte de fiction. En fait, lorsqu’il s’agit de romans s’enracinant dans une riche matière historique, cela devrait être la moindre des choses : témoignage de gratitude aux sources qui l’ont nourri sinon inspiré, elle se lit comme une reconnaissance de dettes. Cela paraît naturel à un Phillip Roth pour son Complot contre l’Amérique, mais pas à un Jonathan Littell alors que son roman doit tant aux recherches de Hillberg, Browning, Kershaw. Il s’en est expliqué :

 » Le corps du texte doit rester intact. Si on veut des sources, il faut aller voir ailleurs que dans le livre mais ça ne peut pas se juxtaposer. Un roman doit rester un roman, les sources le gâteraient. le livre lui-même doit rester en dehors de ça. Et puis quoi, Flaubert n’a pas mis de sources à la fin de Salambo ! »

willy ronisCette ingratitude n’est pas la seule raison pour laquelle l’historien et germaniste Edouard Husson ferrailla contre son auteur, notamment dans Le Figaro où il disqualifiait le livre en le traitant à l’égal d’une blague de potache digne d’un khagneux… Mais Littell ne voulut même pas expliquer, se contenant de rappeler que l’objet des Bienveillantes était le meurtre politique, le meurtre d’Etat. Persuadé que l’essentiel avait déjà été dit sur le Mal ordinaire non par des historiens mais par un écrivain (Georges Bataille en 1947), il a voulu réfléchir à la question de la limite lorsque les bourreaux sont nos semblables et que l’homme socialisé peut la franchir.

Trois ans après, Yannick Haenel exaltait la haute figure de Jan Karski, modèle de courage, de pugnacité, de sens de l’honneur, patriote, polonais et catholique, tôt entré dans la clandestinité pendant la guerre. Déporté par les Soviétiques à l’époque du Pacte, évadé, il avait été l’émissaire de la résistance polonaise de l’intérieur auprès du gouvernement polonais en exil du général Sikorski. Arrêté par la Gestapo, torturé, à nouveau évadé, il est contacté à l’été 1942 par des résistants juifs qui lui révèlent le génocide à l’oeuvre. Ils vont jusqu’à l’infiltrer dans le ghetto de Varsovie puis dans un camp d’extermination afin qu’il voit et qu’il raconte, qu’il témoigne et qu’il alerte. Ce qu’il fait aussitôt. Ce qu’il fait auprès des plus hautes instances, à Londres et à Washington. On ne le croit pas. Ou plutôt : on ne veut pas le croire. Il publie un livre à grand succès mais cela ne fait pas avancer sa cause pour autant.

Qu’est-ce qui pose alors problème dans ce livre vibrant, «  »roman » » si l’on veut ? Sa structure. Trois chapitres : le premier se présente comme une transcription du témoignage de Karski recueilli par Lanzmann pour Shoah ; le deuxième est un résumé des mémoires de Karski ; ce n’est que dans le troisième chapitre que le romancier entre vraiment en scène en organisant sa réflexion sur cette vie à travers les pensées qu’il lui prête etrelèvent de sa pure invention, ce qui pose problème lorsque le roman décharge les Polonais de toute accusation d’antisémitisme pour mieux charger les Américains de la maxima culpa.Formellement éblouissant même s’il est historiquement mensonger car l’anti-américanisme qui s’en dégage ne correspond absolument pas aux opinions de Karski, le livre fut qualifié de travail de faussaire aux yeux du documentariste Claude Lanzmann et de « détournement » inadmissible par l’historienne Annette Wieviorka. Plus encore que les polémiques qui ont entouré Les Bienveillantes de Jonathan Littell, l’affaire a agité tant les romanciers que les historiens car elle a poussé les seconds à demander aux premiers s’ils ont vraiment tous les droits au nom des prérogatives de la fiction. Ce qui ne serait pas arrivé si Yannick Haenel, contrairement à Jonathan Littell plus net dans son parti pris, n’avait pas usé d’un double registre d’écriture, s’engageant ainsi sur le terrain mouvant de l’ambiguïté.

En revanche, la parution peu après de HHHhH de Laurent Binet ne provoqua pas de polémique car le contrat de lecture, pour original qu’il fut, était précis. Une vraie tentative de renouveler une forme qui s’essouffle que ce récit très enlevé, à mi-chemin entre l’Histoire et la fiction. L’auteur est de longue date habité par Prague où il a vécu, littéralement obsédé par l’assassinat du SS-Obergruppenführer Reinhnard Heydrich, 38 ans, le second de Himmler à la tête de la SS, protecteur-adjoint du Reich en Bohême-Moravie,  le 27 mai 1942 à Prague, par deux parachutistes l’un tchèque l’autre slovaque, envoyés par Londres. Sur la quatrième de couverture du livre, ces lignes reflètent bien le projet littéraire de l’auteur :

« Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent encore. Tous les faits relatés sont authentiques. Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique ».

L’auteur, emporté par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Le plus épatant est encore sa liberté de ton. anachronismes, familiarités, allers et retours, digressions, marionnettisations des morts, instrumentalisations des sources dans le corps du texte même à des fins narratives, commentaires marginaux, introspections, confessions. Dès l’incipit, il réussit en une page à mêler les trois temps de son histoire en embarquant d’un même élan Gabcik préparant son coup, Binet retournant sur les lieux soixante ans après et Milan Kundera s’interrogeant sur le nom de baptême de ses personnages. Rien ne lui importe comme de nous faire traverser le miroir sans tain de la réalité historique. En 257 très brefs chapitres, d’un récit vif, rythmé, drôle, édifiant, Laurent Binet a réussi son coup, sur le plan formel. Car il nous oblige à observer avec lui comment une écriture peut se colleter à l’Histoire.

L’important, c’est l’honnêteté dans le point de vue issu du bricolage littéraire de l’Histoire. Au fond, une question de morale. Sans quoi l’écrivain court le risque d’être poursuivi pour faux-témoignage par les lecteurs. On peut attendre des romanciers qu’ils tonifient l’écriture de l’Histoire et ne se content pas de jouir du privilège de l’impunité fictionnelle, lequel désamorce toute expertise critique des historiens. Le roman est par excellence le lieu de la liberté de l’esprit. On peut tout s’y permettre à condition de demeurer dans le domaine de l’imaginaire. La vocation de la fiction étant d’introduire le doute, l’inquiétude et l’intranquillité dans les esprits, on voit ce que les certitudes académiques gagneraient à en être déstabilisées.

Ce trouble dans la proportion des faits est désormais sollicité par les lecteurs épris d’histoire en un temps de brouillage général de frontières de plus en plus poreuses.Toute littérature n’est-elle pas justement assaut contre la frontière,pour reprendre la proclamation de Kafka en son Journal ? Le succès des récits historiques d’Eric Vuillard, et pas seulement de L’Ordre du jour (Goncourt, 2017), en témoigne. Mais dès lors que les faits, les événements et leurs acteurs y sont convoqués et nommés, le champ de sa liberté s’en trouve réduit. Même et surtout si le romancier d’histoire prétend témoigner pour le témoin, représenter l’irreprésentable, dire l’indicible. Qu’il le veuille ou non, plus que jamais, l’Histoire oblige désormais le romancier.

(Photos Stanley Greene, Brassaï, Willy Ronis)

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Littérature de langue française.

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1 313 Réponses pour Les écrivains sont-ils de meilleurs historiens ?

renato dit: 21 juin 2018 à 7 h 57 min

Dans la pratique scientifique c’est la preuve qui valide la théorie, ce qui fait qu’au moment où elle est prouvée une nouvelle théorie rende caduque la précédente — passage de la cosmologie ptoléméenne à la vision copernicienne, p. ex.

Par contre, les arts sont soumis aux aléas de la perception subjective et donc aux contraintes que chacun s’impose ; ainsi quelle que ce soit la discipline (beaux-arts, littérature, musique, etc.), une œuvre d’art est l’une des expressions possibles de la connaissance conforme à la perception d’une personne donnée à une époque donnée de ce qui réellement advient, et de son interprétation ; ainsi, lorsque l’état du réel subit une mutation, cette expression-là gardera sa vérité et ses valeurs (pour ne dire que deux évidences : la 9e de Bruckner ne rend pas caduque les valeurs de la 9e de Beethoven ni la vérité qu’elle porte ; Lascaux représente la vérité de la société paléolithique aussi que ses valeurs, que nous les comprenions ou pas).

Pour ce qui est de la vérité du mensonge, sans aller chercher loin : le Douanier n’a jamais vu une Jungle ni un Désert, il n’a jamais voyagé au Mexique non plus, cependant personne ne peut nier la vérité de ses Images.

Tout cela compte tenu que la vérité n’est que le rapport plein et absolu avec la réalité effective, et que le concept dans sa double acception de qualité et de contenu, est naturellement susceptible de toutes les limitations relatives à la subjectivité de la connaissance (la contraposition erreur vs mensonge, p. ex.).

Cela dit, puisque je ne parle-là d’une culture minoritaire ou d’un truc chic pour une élite vaguement snob et ses followers, si un intervenant ne peut compter que sur une éducation sommaire — ce qui ne peut que produire une vie manquée —, et de ces faits il souffre d’obsessions affligeantes, je ne peux que compatir, évidemment.

renato dit: 19 juin 2018 à 8 h 01 min

« Toute vérité est-elle définitive ? »

En art toute vérité est définitive — même s’il s’agit d’un mensonge — : la vérité d’une œuvre dans un moment historique donné.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 22 h 30 min

J’espere que mon message aura été recu 5/5.
Encore que j’ai un doute sur ceux qui pensent pouvoir rentrer a la base.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 22 h 26 min

Occupez vous, etc à j’ajouterai de votre bibliothèque, de votre carnet d’adresses, de votre compte en Suisse ou au Panama et éventuellement de vos enfants. Mon fric, mon chien, mes enfants par ordre décroissant.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 22 h 22 min

Après votre le reste j ai oublié, vous avez beau jeu de rattrzper votre donne. Allez vous faire foutre avec vos liens . Il n’était pas plus polytechnicien que je ne suis députée. Et je passe sur l’émotion dans laquelle sa disparition prématurée me plonge. J’ai connu cet homme et je l’ai aimé. Sale sorcière que vous resterez , incurable. Occupée vous des gens qui vous ressemblent et apprécient vos licences et luxures.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 21 h 21 min

Serieux, j’espère que demain matin ils seront nombreux.
Me ferait grave de la peine, au-dela de nos differends, pour Sergio, de penser que tous ses pique-assiette bloguesskes lui fassent un mauvais remake du « neveu de Wittgenstein ».

J’le remets ici pour lui

https://youtu.be/YjyMupjXD34

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 19 h 52 min

La machine à fantasmes si l’on suit la logique de l’échange serait donc vous, exploitez le système, souvenez vous de Ronsard. Et ne comptez pas trop sur ma disparition, je n’irai pas de si tôt rejoindre l’ami.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 19 h 46 min

Votre réalité ne tient pas du fantasme, les lois nous enjoignant à ne pas courir de risques supplémentaires avec les gens en général et de votre espèce en particulier, comprenez que je n’aille plus loin. Pauvre femme au figuré bien entendu et je vous renvoie ce pauvre fille par retour de courrier. Nier n’ecface en rien les effets pervers ou non de votre personnalité composite. Et cela ne convainc que les nécessiteux .

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 19 h 34 min

De plus en plus cinglée la magnagna. Elle se bat contre la machine a fantasmes et s’enfonce. Enfin, pourvu que son calvaire s’abrege, c’est inhumain une souffrance pareille.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 19 h 24 min

PS. Votre défense mensongère qui ne que s’armer de sarcasmes, d’insultes et d’insinuations est faiblarde, qu’importe le flacon , physiquement j’imagine que l’esthétique audacieuse à laquelle vous souscrivez continue de vous vernir de ce qui vous importe.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 19 h 17 min

Lvdlb, je suis très contente et satisfaite de ne pas compter à mon actif tous les forfaits auxquels sans honte vous vous êtes livrée, hélas tous vos désirs ne sont pas réalité et je pense rationnellement que fort heureusement pour moi je me situe assez loin de votre folie ordinaire, votre gros est il calmé ou toujours à vos ordres délétères ? Sûrement sera ce un problème de dosage éducatif et de suivi médical, quant au reste je n’oserais pas la moindre métaphore, ma réalité me fournir assez de fil à detordre. C’est dommage que ce malheur ait totalement obscurci la jeune fille que je n’ai pas connue. La relève est toutefois emplis de ces belles promesses auxquelles toutes personnes sensées reste sensible. Bonne chance et bonne coupe du monde , que fortune vous honoré. Cordialement.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 18 h 59 min

La magnagna de plus en plus cinglée. Vivement que dieu la delivre de sa non vie ici-bas, lol.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 18 h 57 min

Sergio pilotait, parachutait, escrimait, lisait, écrivait, aimait, photographiait, exposait, pourvu que tout ceci et tant d autres passions continuent de l occuper.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 18 h 47 min

Série L : Littéraire (coef. 7)

Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l’ouvrage de Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, 1818

Houellebecq aurait eu une super bonne note avec ce sujet.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 18 h 38 min

@ » Mais qui était Sergio ? Il était aussi discret que chaleureux… »

Heu, moi je crois plutôt qu’il était Polytechnicien et pilote d’avions, une vocation pour le langage informatique.
Le reste j’ai oublié.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 18 h 28 min

Le texte de pomier sous un autére pseudo ce matin vous satisfaisait pourtant en dépôt de boule puante, Giselelvdlb , le pile et le face d’une duplicité qui veut d’un changement de pseudo nous faire gober la ruse sa fourberie, tant il est vrai que cette occupation de la toile en devient malgré le procédé visant à se refaire une virginité aux yeux d’éventuels crédules amusant quand ce ne serait pathétique ou pitoyable de grotesque.

gisèle dit: 18 juin 2018 à 16 h 48 min

DHH à propos de Barthes et de Pommier.C’est curieux, vous employez le mot « bobos »,assez souvent, pour caractériser des « gens » critiques litt. ou non,qui défendent des idées nouvelles, parues dans des livres que bien entendu,à votre avis, ils n’avaient pas lus…Que Barthes ait secoué le cocotier de la critique universitaire, c’est évident,à mon avis. Que R.Picard ait rompu des lances avec Barthes, par revues interposées,normal; mais bobos incultes contre universitaires savants et sages ? bien simplet.J’étais un peu bien jeune pour juger des enjeux; le texte de R.Pommier sent beaucoup trop fort le soufre pour me satisfaire.Ses aigreurs ne me font pas rire.
Quant à « Libertés » , la collection ne s’arrêta pas pour cela . Pauvert y publia toutes sortes de textes décapants,que je possède encore, dont « concile d’amour » d’Oskar Panizza que j’avais lu d’une traite.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 12 h 40 min

7h42 chacun sa couche, si la vôtre est plus fournie je revendique la mienne comme plus honnête et saine. Je n’irai pas chanter la messe avec les curés ni prétendre à me présenter sous une autre réalité que la mienne embellie de Falbalas littéraire s et ou philosophiques qui mal compris ne me serviraient en rien dans mon rapport aux autres excepté si l’on considère qu’entretenir l’esprit de caste et ou féodal puisse continuer de renforcer la norme dominante.je ne lâcherais pas non plus les chiens sur des innocents ou sur ceux qui géneneraient avec insolence une prétendue supériorité qui chez vous resterait à démontrer en dehors de votre Q et associé(e)s et des plus values assorties.

Jazzi dit: 18 juin 2018 à 11 h 57 min

« La culture nous rend-elle plus humain ? »

Pas sur la RDL, en tout cas !

« Toute vérité est-elle définitive ? »

Définitivement relative.

« Peut-on être insensible à l’art ? »

Uniquement quand on s’appelle JC !

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 11 h 42 min

Les sujets du bac philo vous inspirent-ils ? :

Série L : Littéraire (coef. 7)
Sujet 1 : La culture nous rend-elle plus humain ?

Sujet 2 : Peut-on renoncer à la vérité ?

Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l’ouvrage de Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, 1818

Série ES : Economique et sociale (coef. 4)
Sujet 1 : Toute vérité est-elle définitive ?

Sujet 2 : Peut-on être insensible à l’art ?

Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l’ouvrage de Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912)

Série S : Scientifique (coef. 3)
Sujet 1 : Le désir est-il la marque de notre imperfection ?

Sujet 2 : Éprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ?

Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l’ouvrage de Mill, Système de logique, 1843

Jean dit: 18 juin 2018 à 11 h 37 min

la Rue des Rosiers à Paligi en Vrrrounzzeuh (mouigh)

Irratoum : la Rue des Lauziers

Mâche-cons ! Mâche-cons !

JC..... dit: 18 juin 2018 à 10 h 42 min

« Mais qui était Sergio ? Peut-on le savoir, désormais ? » (Fouillautrou à 9h59)

QUOI ?
QU’ENTEND-JE ?
Q’EN EST-IL AU JUSTE, Ô JUSTES !?

Personne n’aurait présenté de son vivant le manant Sergio à la Reine des Ânesses …. Honteux !!!

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 10 h 41 min

Oui merci pour celui qui porta ici sur la RDL, connaissance des travaux de R. Pommier.
Apres, chacun sa lutte des ( grandes) Classes, lol.

Jazzi dit: 18 juin 2018 à 10 h 35 min

Finalement, ça se lit sans déplaisir « Chanson triste » de Leïla Slimani.
Un roman d’aujourd’hui ? Moderne, hamlet, résolument moderne. Je comprends que Passou ait aimé, ça a un côté post simenonien. Une histoire forte touchant un tabou : le meurtre de deux enfants par une nounou irréprochable. C’est architecturé comme un pavillon standard de banlieue et décoré sobrement de meubles Ikea. L’histoire se déroule selon un montage serré, brut de décoffrage, avec mouvement d’aller-retour de caméra sur l’avant et l’après de la scène capitale, donnée en ouverture : « Le bébé est mort ». Les personnages sont bien situés, avec juste ce qu’il faut d’annotations psychologiques. L’action est dynamiquement campée, avec des descriptions sans gras, sans lyrisme et sans recherche de style. Un exemple ? Ici, le jeune couple de bobos, néo bourgeois parisiens, est parti en vacances dans une île grecque en emmenant avec eux leurs deux enfant et… Louise, la nounou :

« Ils marchent vers Apollonia, la capitale. Au bout d’une falaise, un monastère accueille des touristes en maillot de bain. Louise est tout entière pénétrée par la beauté des lieux, par le calme des rues étroites, des petites places sur lesquelles dorment des chats. Elle s’assoit sur un muret, les pieds dans le vide, et elle regarde une vieille femme balayer la cour en face de chez elle.
Le soleil s’est enfoncé dans la mer, mais il ne fait pas sombre. La lumière a juste pris des teintes pastel et on voit encore des détails du paysage. Le contour d’une cloche sur le toit d’une église. Le profil aquilin d’un buste en pierre. La mer et le rivage broussailleux semblent se détendre, plonger dans une torpeur langoureuse, s’offrir à la nuit, tout doucement, en se faisant désirer. »

Cette sobriété valait bien le Goncourt !

Clopine Trouillefou dit: 18 juin 2018 à 10 h 33 min

Bien sûr, Lavande, j’en suis honorée. Mais il me faut une adresse mail, que vous pouvez m’indiquer via clopinetrouillefou@gmail.com. (Je perds sans arrêt les coordonnées de mes destinataires, je sais, c’est ch., excusez-moi !)

(mais le texte sera forcément un peu remanié lors de la phase de « lissage », n’est-ce pas…)

DHH dit: 18 juin 2018 à 10 h 22 min

@LVDB 7H 17
l’extrait que vous citez vient de l’ouvrage avec lequel Pommiez est entré de manière tonitruante dans la querelle de la nouvelle critique: « nouvelle critique ,nouvelle imposture » qui répondait au texte de RB « pour une nouvelle critique »
Le sujet un temps a la fin des années 60 la tarte à la crème des débats universitaires et au-delà dans les conversations de bobos qui n’avaient lu ni l’un ni l’autre les tenants de Pommier se rangeant derriere le slogan « assez décodé »
Cette querelle a fait la fortune, hélas éphémère, de la magnifique collection « libertés » de Jean-Jacques Pauvert, qui a publié ces textes et d’autres autour sur ce sujet, et dont les tirages ont beneficié alors de cette mode

Clopine Trouillefou dit: 18 juin 2018 à 9 h 58 min

Chaloux, merci de votre attention ! Je vais persévérer, c’est sûr, c’est un projet thérapeutique aussi !

Le grand Meaulnes, ça a le charme désuet des jours enfuis, c’est un livre sur les « adulescents » de l’époque (de nos jours, les adulescents font le tour du monde, en avion, dorment dans des airb’n’b et ne connaissent certes pas le nom du maire de leurs villes, ni celui de leur député..), et la guerre a balayé tout ça d’un revers de gaz moutarde. Mais le charme du récit fantomatique demeure, avec le côté pantomime, le Pierrot qui traverse la nuit, la fuite avec les forains… On pourrait écouter Henri Sauguet, presque, en lisant ça. Ou penser que juste un peu plus tard, il y aura « les enfants terribles » de Cocteau… (encore des adulescents !)

Lavande dit: 18 juin 2018 à 9 h 57 min

Sergio, une personnalité originale, sympathique et chaleureuse de ce blog. Ses commentaires sur sa Yam me plongeaient dans une grande perplexité.

« Philosopher c’est apprendre à mourir » disait Montaigne

Jean dit: 18 juin 2018 à 9 h 33 min

En tank euh moumbra da l’ourganizachion Douche (mmouix)

Irratoum : de l’ourganizachion Ben Douche

Jean dit: 18 juin 2018 à 9 h 22 min

En tank euh moumbra da l’ourganizachion Douche, Javert dis jarritablemang lé bouplick qué yé mé proupouche, bas blutard que domani à mattino, da liquidambar oun goublo da vieux Tchouffs don li guartero da la Rue des Rosiers à Paligi en Vrrrounzzeuh. Con seul le dise et Alla goût barbare !

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 9 h 21 min

Bien contente pour vous Phil. Effectivement faut garder ce qui est « profitable « . Valeur tres subjective.

Phil dit: 18 juin 2018 à 9 h 10 min

Dear lavie, je tâche de lire Racine au lieu d’écouter ses pièces, comme le conseillait Gide qui lisait Bossuet en traversant l’Afrique française à dos de négrillons. Il y a chez Barthes, qui fit son école avec la prose de Gide au sanatorium, des effets dialectiques profitables pour la forme. Je relis régulièrement sa critique audacieuse des dockers dans le film de Kazan.

Jazzi dit: 18 juin 2018 à 9 h 03 min

A la Basilique du Sacré Cœur de Nancy, j’imagine ?

Il aimait Duras et Céline. Son dernier billet sera pour… les Pamphlets ! Il laisse un manuscrit, semble-t-il. Mais qui était Sergio ? Il était aussi discret que chaleureux…

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 9 h 02 min

Il n’a pas eu besoin de moi pour cela Phil.
Vous ne lisez pas Racine dans le texte ?

Phil dit: 18 juin 2018 à 8 h 54 min

A Mayerling est un beau titre mais de sombre présage.
Lavie, vous enterrez un peu vite Barthes.

JC..... dit: 18 juin 2018 à 8 h 39 min

« Il est décédé mercredi soir, d’une trop longue maladie et les obsèques auront lieux mardi matin en là Basilique du Sacré Cœur à 10h15. Mise en terre au cimetière sud à 11h30. » (Yves C.)

renato dit: 18 juin 2018 à 8 h 22 min

Ed, à propos de Nabokov, essayez l’un de ces 4 : Lectures on Literature ; Lectures on Ulysses ; Lectures on Russian Literature ; Lectures on Don Quixote.

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 juin 2018 à 8 h 10 min


…tourner, en rond, avec des propos,…

…c’est, l’image, d’Ouroboros,…

…chimie, de l’esprit,…etc,…

renato dit: 18 juin 2018 à 7 h 59 min

Au cours d’un projet Facebook, deux bots ont commencé à dialoguer entre eux en employant un langage que les programmateurs n’ont pas pu comprendre ni su déchiffrer. Même si ce fait ne semble pas inquiéter les programmateurs – au moins ceux qui nous invitent à ne pas nous en soucier -, nous ne devrions pas prendre l’expérience à la légère ; devrions plutôt nous poser la question de savoir comment interpréter ce fait ; et aussi si en condition d’incertitude – connaissance limitée des dynamiques futures et des variables en jeu -, des bots pouvaient prendre des décisions ; ou si la condition d’incertitude en limitait l’efficacité et en provoquait des conditions de doute ou d’indécision. J’ai imaginé que si n’importe qui peut apprendre les codes de la communication afin de confectionner un objet et persuader le public qu’il vaut la peine de l’acheter, un bot aussi pourrait composer une bagatelle de bonne facture ; qu’il puisse même pénétrer le mystère de la vérité ! et voilà que finalement libérés des ennuis de la création nous pourrons passer notre temps en le perdant.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 7 h 42 min

Keskelle elle est con et inutile dans ses interpellations la magnagna. Voilà bien résumée la perte de temps a éviter. lol , a plus tard pour debrief des sujets pholo du jour.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 7 h 39 min

Enluminures et dorures sur tranches de vie inavouables , qui ne s assumeraient pas car éloignées des modèles exposés honnêtement autant
que courageusememt intégralement defendus.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 7 h 33 min

Lv, pour résumer ma position par rapport à toutes vos propositions je dirai qu’étant donné votre mode de vie vous n’êtes pas crédible, vous vous leurrez sur votre propre compte quand tout ceci, votre démarche intellectuelle ne ressortirait PS d un mécanisme de défense qui viendrait renforcer un déni de réalité.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 7 h 26 min

C’est bien pratique de se servir des réflexions d’autrui pour habiller un peu plus élégamment une position affichée comme en surplomb de tout. Survoler Barthes et ses fariboles, certes, la pensée avance aussi avec son temps , si l’auteur dont je ne connais que les fragments du discours amoureux peut paraître obsolète aujourd’hui il a je crois contribué à désoler un académisme qui regentait , je crois parce que insuffisamment instruite, le domaine de la philosophie.

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 juin 2018 à 7 h 25 min


…les histoires, les contre – vérités,…

…et, une autorité, qui trahis son peuple,…la démographie, et les connivences entre états, avec, ou sans paradis,…

…les pirates du pouvoir,…depuis l’éternité,..Coco, Coco,..Girls,…etc,…

…un art, de la guerre – sociale,…

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 7 h 19 min

Qui porte de belles valeurs humaines…est ce suffisant à ce qu’elle les délivre du livre qui les contient à la façon d’une force de l’ordre pour utilité quelconque en ces temps de pragmatisme bien ordonné. La beauté défendue réussira t elle à infiltrer toutes les strates de nos fonctionnements, il me paraît bénéfique de pouvoir continuer d’en nourrir l’espoir.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 7 h 17 min

@ »Barthes, bilan catastrophique?
La Rochefoucauld, Racine, etc… »

Court reprend un constat en le mettant sous forme interrogative et balance deux noms, pour tout argumentaire, seule rhetorique debile dans laquelle il excelle.

Barthes, bilan catastrophique?

Déjà, et absolument démontré, a propos de Racine.
Voir cette veritable mine de R. Pommier qui a tenu à démasquer l’imposture.

« Quand on commence, en revanche, à lire Roland Barthes d’un œil critique, quand on entreprend de relever toutes les contradictions que l’on rencontre dans ses écrits, de réfuter toutes les contrevérités qu’on y trouve, d’en sonder toutes les sottises, très vite on ne sait plus où donner de la tête. Qui voudrait vraiment passer au crible toutes les fariboles que Roland Barthes a débitées, risquerait fort d’y consacrer une bonne partie de son existence. Si grand que fût mon désir de mettre à nu l’étonnante nullité intellectuelle de celui qui passe pour l’une des principales lumières de notre temps, je ne me suis pas senti le courage de me lancer dans une aussi longue et fastidieuse entreprise. Il me restait donc à choisir entre deux méthodes opposées : ou bien survoler rapidement l’ensemble des écrits de Roland Barthes, en faisant un sort aux sornettes les plus notables, et proposer ainsi aux lecteurs une espèce de florilège de la faribole barthésienne; ou bien, au contraire, s’en tenir à un seul ouvrage et le soumettre à un examen aussi serré, aussi minutieux et aussi exhaustif que possible.  »

http://rene.pommier.free.fr/Barthes00.htm

J’ajoute que cette reference avait ete donnee sur la RDL; C’est aussi pour ça que moi, je lis la RDL.

la vie dans les bois dit: 18 juin 2018 à 6 h 56 min

Lu ceci dans les commentaires a propos de «  »le grand Maulnes »
« Par exemple, le départ précipité de Meaulnes le soir de son mariage parait complètement irrationnel. Ces personnages continuent, lorsqu’ils seront devenus plus âgés, à avoir des comportements puérils. On dirait qu’ils ne murissent pas, que la vie, leurs expériences ne leur apprennent rien et qu’ils continuent à poursuivre des rêveries enfantines, des fantasmes sans rapport avec la réalité et que, ce faisant, ils gâchent leur vie d’adulte, ce qui implique un certain masochisme »

C’est ce « commentaire » qui m’a fait relire ce livre dispo sur le net, lecture de college oubliée , la fête étrange, et l’aventure d’Augustin Meaulnes à la recherche d’un paradis perdu d’où il etait revenu avec un gilet et un serment.
Tres belle histoire, tres profonde, qui porte de belles valeurs humaines.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 6 h 56 min

En Indonésie, une femme travaillant dans son potager disparait ,retrouvée mpdans le corps d’un python de sept mètres. Au Japon seisme_ 6,3 sur l’échelle de Richter. Trois morts, pas de dégâts nucléaires .

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 6 h 39 min

Ainsi que dans ce lien qui unit un temps la fille de Swann au narrateur. Mais sans avoir lu l’entièreté du contenu offert par l’archive ouverte cette différence d’interprétation supposée entre l’analyse que Bernateau semble faire du texte et votre lecture renvoie à ce différent entre Hamlet et vous l’autre soir qui prolongeait votre propos en y ajoutant ce que vos mots à son sens cultivé signifiait.

Bérénice dit: 18 juin 2018 à 6 h 03 min

22h52 après avoir lu comme vous le savez ( cela ne tient pas de l’événement) les deux premiers tomes de la recherche et bien que repéré le rapport, le sentiment à la mère, je me demandais également où entrevoir le sadisme de l’auteur , peut être dans le traitement qu’il fait subir à Swann. Je n’ai pas lu le contenu du lien, ordi cassé et écran smartphone se prêtant inconfortable ment à la lecture.

Ed dit: 18 juin 2018 à 3 h 05 min

Ah oui, ce détail pécunier m’avait marquée également.

L’attrape-coeur : je l’ai lu en anglais l’année dernière. Immense déception, et je vous rassure, cela ne vient donc pas de la traduction.

Lolita : je suis en train (en francais). Le style est l’un des plus beau qu’il m’ait été donné de lire, mais j’avoue éprouver un irrespressible dégoût à la lecture de ces confessions d’un pervers (soi-disant poète gnia gnia gnia).

Bref. Lisez Le Grand Meaulnes puisque les échanges d’hier vous en ont donné envie.

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 2 h 13 min

A propos du Grand Meaulnes, petit détail sordide concernant les héritiers, qui s’en sont mis plein les poches un maximum de temps :

« Son auteur étant mort pour la France en 1914, ses héritiers ont bénéficié des prorogations de guerre et le roman n’est tombé dans le domaine public qu’en septembre 2009. » Wikipédia

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 2 h 08 min

Il faut se méfier des livres cultes. Ils n’ont de cultes que leur réputation surfaite. L’exemple qui vient : l’Attrape-coeur, autre roman culte, m’a beaucoup déçu. C’est peut-être un livre qui ne supporte pas la traduction. Pourtant Lolita, que j’ai lu en français et en anglais, tenait le choc, lui…

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 2 h 01 min

Si j’avais à choisir entre le Grand Meaulnes et les oeuvres complètes, aux éditions des Femmes, d’Ulrike Meinhof, je choisirais quand même cette dernière. C’est plus sérieux, somme toute.

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 1 h 58 min

A noter qu’aucun grand critique littéraire, à ma connaissance du moins, ne s’est attaqué au Grand Meaulnes. Gérard Genette y a-t-il consacré un épisode de ses Figures ? Je ne crois pas. Même cette larve de Sollers n’en souffle mot… Et Barthes ?… Bilan catastrophique !!!

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 1 h 55 min

D’ailleurs, ce petit échange sur le Grand Meaulnes m’a donné envie de découvrir ce livre suranné. Tout en sachant, hélas, le risque encouru…

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 1 h 53 min

« Delaporte,
Critiquer un livre pour ce qu’il représente à vos yeux sur l’unique base d’une typologie présumée de lecteurs, le tout sans l’avoir lu, c’est le contraire d’une critique littéraire. »

Oui, mais c’est pleinement de la sociologie.

Ed dit: 18 juin 2018 à 1 h 20 min

Delaporte,

Critiquer un livre pour ce qu’il représente à vos yeux sur l’unique base d’une typologie présumée de lecteurs, le tout sans l’avoir lu, c’est le contraire d’une critique littéraire.

Chaloux dit: 18 juin 2018 à 1 h 02 min

Merci, Phil.

mais qu’est-ce que j’apprends? Sa cochonceté Henry se pavanerait à Bruxelles?
Comme c’est beau!

Bonne fin de soirée,

Phil dit: 18 juin 2018 à 0 h 56 min

22 ou 24 de la Rue D’Ecosse, Chaloux. la maison de sa tante, indeed, intacte balcon included. 5O mètres plus loin, en face, se trouve la maison où logeait son père jeune homme.
La Comédie Volter qui produira le Grand Meaulnes cet été a donné il y a quelques années « La ville dont le Prince est un enfant ». Immont(r)able en France aujourd’hui.

Chaloux dit: 18 juin 2018 à 0 h 33 min

Blabla, sois raisonnable. Songe que si tu travaillais à ton oeuvr.icule, un jour peut-être, s’élèverait dans ta rue, à ta gloire, un édicule, un monument-pissotière de type bruxellois. Si j’étais à ta place, vraiment je travaillerais! Il ne faut pas laisser passer cette chance! Bas le fer tant qu’il est chaud!

Chaloux dit: 18 juin 2018 à 0 h 14 min

Dear Phil, je viens de repérer le monument. En effet, quelle horreur. Cela me fait un peu penser à l’horrible petite pyramide qui remplaçait à Paris les maisons détruites des condamnés. Google Maps a flouté le visage d’Hadrien, croyant sans doute qu’il s’agissait d’une publicité.

Chaloux dit: 18 juin 2018 à 0 h 10 min

Oui, Phil, je savais pour la destruction, elle l’a dit elle-même. Je suis passé il y a peu de temps avenue Louise -j’avais repéré les lieux sur Google Maps- mais sans pouvoir m’y arrêter et j’avoue que l’énigmatique monument-pissotière dont vous m’apprenez l’existence, a totalement échappé à mon attention. Quel dommage!
Connaissez-vous le numéro de la maison de la rue d’Ecosse, domicile je suppose de la tante paralysée?

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 0 h 07 min

« Quel poète, ce Renaud. Verlaine 51… »

Vous êtes injuste avec lui. Je n’ai jamais vu Renaud qu’avec un quart Vittel devant lui…

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 0 h 04 min

Il va de soi que chez aucun prolo qui se respecte il n’y aurait le Grand Meaulnes. Mais aujourd’hui, les vrais prolos ont disparu. Restent les nouveaux pauvres, façon wgg, ce prof de français complètement raté, qui en pince pour les romans démodés.

Phil dit: 18 juin 2018 à 0 h 01 min

le 193 de la prestigieuse avenue Louise a été bruxellisé, dear Chaloux !
Comprenez: le bel hôtel particulier où naquit la grande Marguerite rasé et transformé en immonde agence immobilière, seul un monument sur le terre-plein central erigé en forme de pissotière rappelle cette archive du Nord. Mais un galop plus bas, rue d’Ecosse, encore intactes la maison de sa tante célébrée en souvenir pieux et celle où vécut son considérable père, alors jeune homme aristocrate en éternelle banqueroute.

Delaporte dit: 18 juin 2018 à 0 h 01 min

Chez les faux prolos de Renaud, dans la mère à Titi, il y a ce funeste roman :

« Sur la télé qui trône
Un jour j’ai vu un livre
J’ crois qu’ c’était Le Grand Meaulnes
Près d’ la marmite en cuivre. »

Delaporte dit: 17 juin 2018 à 23 h 53 min

« Dear Chaloux Wgg, la considérable petite Belgique va donner la première représentation théâtrale du « Grand Meaulnes » outdoor cet été »

Sans moi !

Chaloux dit: 17 juin 2018 à 23 h 52 min

Blabla, tu as lu tout au plus les cinquante premières pages et en as peut-être feuilleté un recueil de morceaux choisis (je t’accorde ce crédit). Tu n’es pas allé au-delà. C’est indiscutable.

Chaloux dit: 17 juin 2018 à 23 h 50 min

Dear Phil, 27 euros, c’est pas cher… Et c’est tentant une petite virée à Bruxelles en septembre. J’en profiterais pour aller photographier le 193 avenue Louise (bouh, je pleure) pour mon blogounet. Ce sera grand, triste et beau. Et puis Le Grand Meaulnes avec l’accent bruxellois, est-ce que ça peut se refuser? Il arriva chez nous,une fois,un dimanche de novembre 189..

D. dit: 17 juin 2018 à 23 h 36 min

Clopine Trouillefou dit: 17 juin 2018 à 20 h 28 min

Je ne sais pas si c’est une pensée consolante, m’enfin je vous apprends ce soir, erdéliens, qu’il faut trois millions de fleurs pour un kilo de miel…

Ça ne m’impressionne aucunement.
Elles n’ont que ça à foutre et sont légions.
Alors 3 millions de fleurs c’est pas trop demander.

Phil dit: 17 juin 2018 à 23 h 35 min

Dear Chaloux Wgg, la considérable petite Belgique va donner la première représentation théâtrale du « Grand Meaulnes » outdoor cet été, par « La comédie Volter » (Arouet en belge) de Bruxelles. C’est en août, venez-y donc en blablacar, une moules-frites au passage pour goûter en choeur cette avant-première mondiale et poursuivre vos joutes sur les terres de la prestigieuse tige Valois.

Chaloux dit: 17 juin 2018 à 23 h 31 min

Mais, Blabla, tu ne l’as pas lu… Je n’invente rien, tu inventes tout.

Cette tunique de mensonge toujours sur tes épaules, ça ne finit pas par te démanger?

Widergänger dit: 17 juin 2018 à 23 h 24 min

Chaloux dit: 17 juin 2018 à 23 h 04 min
Pauvre débile ! C’est toi qui devrais le lire pour dire autant de cornerie sur Proust ! Pauvre plouc.

Chaloux dit: 17 juin 2018 à 23 h 13 min

Il y a parmi nous, un homme au seuil du troisième âge, dont je ne veux pas citer le nom, mais qui ferait bien d’aller se coucher.

Widergänger dit: 17 juin 2018 à 23 h 08 min

Chaloux dit: 17 juin 2018 à 23 h 04 min
Pauvre débile ! C’est toi qui dvrais le lire pour dire autant de connerie sur Proust ! Pauvre plouc.

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