de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le vrai Albert Cohen, enfin !

Le vrai Albert Cohen, enfin !

Les lecteurs de la Comédie humaine, des Rougon-Macquart, des Hommes de bonne volonté ou de la Recherche du temps perdu ont toujours su qu’en en lisant séparément l’un des volumes, il s’agissait de la partie d’un tout, laquelle en principe pouvait se comprendre et s’apprécier sans connaître l’ensemble. Mais combien de lecteurs d’Albert Cohen (1895-1981) se sont-ils jamais doutés que c’était également le cas ?

Enfin, ils peuvent vraiment lire son œuvre. Ceux qui connaissent plusieurs de ses livres diront que c’est déjà fait de longue date – à l’exception des allergiques, des indifférents à son verbe étincelant, Alain Finkielkraut par exemple ne cache pas à propos de Belle du seigneur notamment, hymne à la femme qui désespère autant qu’elle fascine le narrateur : « Je déteste son lyrisme. Je n’y reconnais rien du sentiment amoureux » écrit-il  dans Et si l’amour durait ? (Stock). Pour d’obscures raisons éditoriales, qu’il serait lassant et répétitif d’énumérer, Solal, Mangeclous, Les Valeureux, Belle du seigneur ont paru non seulement dans le désordre mais privés d’une précision qui ne relève pas du détail. Une simple mention. Car dès 1935, soit peu après la parution du premier volume Solal, Albert Cohen avait fait figurer le sur-titre en couverture de Mangeclous « Solal et les Solal ** ». On n’aurait su mieux en dire la continuité.

Avant-guerre, Gallimard était passé outre en raison de l’énormité du manuscrit et n’avait pas hésité à demander à l’auteur de couper, ou plutôt d’en distraire une bonne partie pour la publier ultérieurement, ce qui sera fait. Il est vrai que Cohen était non seulement fécond mais bavard, sa prose fut-elle inspirée, étincelante ; lui-même reconnaissait que son art de la composition reposait sur sa capacité à en rajouter ; à propos de son inspiration, il parlait même d’une « prolifération glorieusement cancéreuse ». Marcel Pagnol, son meilleur ami depuis leur adolescence au lycée à Marseille, lui faisait remarquer que dans ses romans, il y en avait trop :

albert_marcelP« Trop de tout et dans tous les genres ! ».

Il est vrai que l’on n’y compte plus les morceaux d’anthologie au risque que leurs effets s’annulent mutuellement. Il n’avait pas un style mais des styles superposés comme autant de strates, oscillant parfois entre l’hommage et le pastiche, quitte à ce que ses flamboyances saoûlent un peu le lecteur le mieux disposé. Mais quelle sensualité ! quelle énergie ! quel torrent ! quel élan ! Une émeute permanente et de tout. Même la Pléiade a participé à la faute contre l’œuvre de Cohen puisqu’elle a publié séparément Belle du seigneur, sans note à la demande l’auteur particulièrement méfiant à l’endroit des universitaires, comme si c’était une œuvre isolée alors que c’est l’apothéose d’une tétralogie. Et le reste dans un autre volume, en vrac de manière plus ou moins chronologique. Ce qui n’a pas manqué de retarder la parution de la somme romanesque enfin saisie dans la continuité qui lui était propre. Il est vrai que, d’un point de vue commercial et les chiffres en témoignent, presque plus personne ne lit Cohen hormis Belle du seigneur

Avec la parution ces jours-ci du Quarto (1664 pages, 32 euros, Gallimard) regroupant les quatre romans dans l’ordre, enrichis de notes érudites, de présentations éclairantes, d’un glossaire de mots rares et typiques,  et d’une biographie illustrée, sous la direction de Philippe Zard, spécialiste de littérature comparée à Paris-X-Nanterre, la faute est enfin pardonnée en même temps qu’elle est avouée. Le lecteur a enfin la conscience d’être en présence d’une véritable volume déclinée en une suite de volumes qui ne font qu’un. Ne manquent à ce pavé que sa pièce de théâtre Ezéchiel ainsi que ses récits autobiographiques Le Livre de ma mèreÔ, vous frères humains, Carnets 1978. Mais à quoi ressemble désormais cette œuvre ? Qu’est-ce qui apparaît qui n’apparaissait pas ? Autrement dit : qu’est-ce que cela change ?

Solal brille toujours par sa juvénilité, sa spontanéité, ses fulgurances. C’est d’autant plus remarquable qu’il s’agit de la matrice de l’œuvre. Autrefois, explique le maitre d’œuvre de ce Quarto, les épisodes dramatiques et comiques donnaient une sensation de foisonnement étouffant ; désormais, ils gagnent en équilibre, l’alternance de burlesque et de tragique est moins déroutante (Pagnol aurait apprécié) et le rythme de l’ensemble y gagne. Les présentations de chaque roman permettent également de mieux déceler ses influences : Rabelais bien sûr auquel il emprunte son sens de l’hénaurme mais aussi Proust qui l’a sidéré dès la découverte en son temps d’A l’ombre des jeunes filles en fleurs dans une librairie d’Alexandrie, ville où il effectuait un stage dans un cabinet d’avocat. A ses yeux, Proust incarnait par excellence le-grand-romancier. N’empêche que sa fiction, la part autobiographique est limitée. Ariane a eu plusieurs modèles agrégés, ce qui ne manqua pas de susciter de vaines polémiques longtemps après. Solal quant à lui n’est pas Cohen. La Céphalonie (île grecque où il n’avait jamais mis les pieds) de sa saga n’est pas une transposition de la Corfou de sa petite enfance, d’autant qu’il n’y aura passé que ses cinq premières années avant l’émigration familiale à Marseille, n’y revenant que pour le temps bref de sa bar-mitzva.(3106287

On sait que rien n’horripilait Philip Roth comme d’être présenté à l’égal d’un « écrivain juif » dépendant d’une fantasmatique « école juive new yorkaise », de même que Graham Greene ou François Mauriac se disaient « écrivain et catholique » mais certainement pas « écrivain catholique ». Et lui ? « Cohen est un écrivain juif comme Césaire est nègre et Claudel catholique : ces adjectifs portent, idiomatiquement, le tout de la question humaine » écrit Philippe Zard. Il est vrai que Cohen, lui, s’est toujours réclamé d’une inspiration juive. D’autant qu’il fut un sioniste engagé, fondateur de l’éphémère Revue juive chez Gallimard, proche de l’Agence juive et de Chaïm Weizmann, le président de l’Organisation sioniste mondiale (mais, déçu, jamais l’ancien activiste ne se rendit dans la Palestine du mandat britannique ni en Israël). En fait, il vivait son sionisme comme l’aventure séculière du peuple juif. Il a toujours écrit sur des sujets juifs à travers lesquels il réussissait à viser l’universel. Mais malgré cette puissante revendication identitaire, qui le poussa à baptiser dans un premier temps sa saga romanesque « La geste des Juifs » comme s’il entendait marquer le territoire de son imaginaire, il n’en demeurait pas moins fermement agnostique.

Désormais, lorsqu’on demandera quel est le chef d’œuvre d’Albert Cohen,, il suffira de répondre Solal et les Solal en montrant ce Quarto. Même si, comme le rappelle Me Karine Jacoby, son chef d’œuvre dans l’ordre de la non-fiction demeure le passeport des réfugiés. Car lorsqu’il n’écrivait pas, il était diplomate à la Société des nations à Genève. Et c’est ès-qualités, en tant que conseiller juridique au Comité intergouvernemental ad hoc, qu’il élabora l’accord international portant sur le statut et la protection des réfugiés (15 octobre 1946), lequel remplaça le passeport Nanssen. Preuve s’il en est, selon Philippe Zard, qu’Albert Cohen appartient à la catégorie d’écrivains qui placera toujours l’éthique au-dessus de l’esthétique.

« (Albert Cohen » ; « Albert Cohen et Marcel Pagnol et lycée » ; « Diplomate à Genève » photos D.R.)

 

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

596 Réponses pour Le vrai Albert Cohen, enfin !

Janssen J-J dit: 4 février 2019 à 11 h 46 min

Emouvant … ce portrait du bûcheron, Benoit Pupier, merci.

@ r., Le père Brucher ? Alcoolique froid, avait des crises, castagnait toujours les mêmes, parents osaient rien dire, quand ils en rajoutaient pas. En ces temps-là, chez nous, on balançait pas le « maître ». Une baffe n’avait jamais fait de mal à personne, et si tu t’en plaignais chez toi, t’en recevait plutôt une deuxième.
J’ignore si c’est mieux aujourd’hui. Bises.

rose dit: 3 février 2019 à 2 h 45 min

> Benoît

alors par curiosité intellectuelle et parce que le sommeil me fuit, suis allée visionner votre film sur lui.
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://vimeo.com/125032947&ved=2ahUKEwiV_a_gtJ7gAhXMxoUKHf4GAAMQ3e4CMAN6BAgLEAk&usg=AOvVaw03Lm2XH6fMdOZxiEosN_SG
Ne connais pas l ‘ homme même si j’ aime ses écrits ; mieux le pays dans lequel je vis, depuis trente ans récemment.
Regardant votre film me frappait le fait d’ ouverture/ fermeture.
De ce pays fermé pat les montagnes, longé par le Jabron, cloisonné, les livres ouvrent à l’ infini ; comme le dit votre titre
André Bucher, entre terre et ciel.
Merci à vous de votre regard porté.

rose dit: 2 février 2019 à 22 h 04 min

>Janssen J-J (pardon pour l’erreur orthographique)

ll était sévère et violent, comme tous ceux de sa génération, écrivez-vous.

Les guerres, non ?

Un ancien combattant ?

((à mes yeux, ébahis,quelle mascarade ! Ou bien quelle ignorance de ma part)(nul lien avec le malaise vagal)).

rose dit: 2 février 2019 à 22 h 00 min

>Jansen JJ

ai lu la chronique de Benoît sur Reporterre concernant André Bucher : non seulement le travail de l’écrivain est finement étudié, mais en plus le pays, la vallée du Jabron est magnifiquement raconté.

à toi JJJ et à tous, mes potes, je vous conseille vivement l’article de Benoît.

Merci à vous, Benoît.
Et puis, je le constate, André Bucher est bien un écrivain de territoire, votre appellation lui convient bien.

Janssen J-J dit: 2 février 2019 à 12 h 20 min

ce qui m’émeut aussi, c’est que mon instituteur d’école primaire qui m’a tout appris s’appelait André Brucher (dit le père Brucher). ll était sévère et violent, comme tous ceux de sa génération, mais qu’est-ce qu’on en a appris comme choses avec lui, à commencer par toutes les rivières de France (le Loing grossi de l’Armançon) et le n° de tous les départements et le noms de leurs chefs-lieux et des sous préfectures. Drôlement utile dans la vie,n’empêche, encore aujourd’hui, et pour les exercices de mémoire, c’est comme les tables, pour le calcul mental… Bucher et Brucher : des instits du territoire !

Benoît dit: 1 février 2019 à 14 h 24 min

@Rose,
merci du commentaire.

Si j’ai bien compris vous n’avez pas accès au texte publié sur Reporterre dont je mets le lien.

Je vais éviter d’envahir cet espace de commentaires et d’échanges en copiant ici ce (long) texte. Écrivez moi un mot, et je vous le copie dans un mail ou vous envoie un PDF.

benpup[a]free.fr
en remplaçant [a] par @

Marie Sasseur dit: 1 février 2019 à 8 h 20 min

A. Bucher reside a Ninive. Il à ecrit le livre d’Emilie pour se moquer de Jonas et son manuel techno de l’ONF.

rose dit: 1 février 2019 à 7 h 54 min

Benoît

loin de mon intention de vouloir réduire André Bucher à un écrivain régionaliste.
Cette bataille ancienne a déjà bêtement opposé Jean Giono à Jean Proal, les sommités parisiennes (Denoël) arguant que un écrivain provençal, cela suffit bien, le second fut enterré, de son vivant.
Écrivain de terroir était à mes yeux aussi laudatif que si on parle du pata negra en Estramadura.
Mais combien est plus joli encore votre terme,benoît, d’ écrivain de territoire.
Comme Hubert Mingarelli -apprécié autant que Bucher- ce sont des hommes qui se sont nichés dans des coins reculés improbables d’où ils ont essaimé leurs mots.
Deux choses :
à mes yeux, et quoique paysan juché sur son tracteur et labourant la terre, André Bucher est un poète.
-Benoît, auriez- vous l’ obligeance de mettre en clair votre écrit ? ( ne clique jamais sur le lien j’ accepte). Merci.

[(Batterie faible. Fil dans la voiture.
Depuis deux jours, neige.
Manteau blanc de silence sur la douleur. Ciel bleu électrique. Février.)]

Bonjour à vous,

Janssen J-J dit: 31 janvier 2019 à 19 h 15 min

Vu,
merci pour cette précision.
J’ai bien noté son nom sur mes tablettes, espère revenir un jour vous dire si cet écrivain de la nature a su parler à la mienne.
Il a déjà au moins deux bons défenseurs à la rdl.

Benoît dit: 31 janvier 2019 à 12 h 50 min

Bonjour à tous,

@Rose @Janssen J-J

Je lis votre échange à propos d’André Bucher :

« Dans ces conditions, et à tout prendre, je préfère de loin vous opposer un autre grand oublié très discret : Hubert Mingarelli.

(…) et André Bucher qui vit dans la vallée du Jabron, où désormais sont les loups.

Qui est André Bucher (…) ?

(…) JJJ, c’est un écrivain paysan, un chantre des espaces hors métropoles. Un homme de terrain, le terroir.
Je dirai Déneiger le ciel.
Il est aimé en Bretagne, allez savoir pourquoi. »

Je me méfie de ce terme de terroir pour qualifier André Bucher, qui n’est pas un écrivain régionaliste. Pas de ruralité nostalgique chez lui.

Je préfère : écrivain d’un territoire, écrivain des grands espaces et de la nature sauvage, arpenteur des émotions enfouies. Il se qualifie « d’écrivain dans la nature » plutôt qu' »écrivain sur la nature » (A l’écart, Le mot et le reste).

https://reporterre.net/Andre-Bucher-ecrivain-entre-terre-et-ciel-raconte-le-combat-ecologique-d-une

Belles lectures à tous !

musagora dit: 29 janvier 2019 à 13 h 15 min

Je me rappelle que la réédition de Belle du Seigneur en folio au milieu des années 90 avait fait les titres aux informations à la radio que j’écoutais à l’époque…je me suis dit c’est étonnant, ce livre doit être vraiment extraordinaire pour que sa réédition en édition de poche fasse la une…et ce fut vraiment une révélation…j’ai adoré et lu le reste…

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 19 h 38 min

Ando:À 17 ans il commence une carrière de boxeur professionnel, et découvre en parallèle l’œuvre de Le Corbusier, qui l’impressionne énormément. Grâce à ses gains de boxeur il part en 1965 vers l’Europe pour le rencontrer, il prend le bateau à Yokohama, puis gagne Pékin où il prend le transsibérien. Il arrive à Paris, quelques jours après la mort de Le Corbusier survenue le 27 août. Il visite ses bâtiments comme le Pavillon suisse de la Cité internationale universitaire de Paris et la Villa Savoye à Poissy qui tombe alors en ruine. À Marseille, il visite la cité radieuse.

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 19 h 36 min

autant que je sache, tout le monde peut lire sur ce blog et il est prévu qu’il sera lu par des professionnels ultérieurement
un autodidacte connu qui n’était pas un occidental:
Tadao Ando
Tadao Ando livré à lui-même. Il découvre ainsi le quartier et va se distraire chez les artisans qui composent son voisinage. C’est à leur contact que Tadao apprend à travailler et à utiliser divers matériaux, et qu’il commence son auto-formation. Il décide d’apprendre l’architecture, mais en autodidacte1, ce qui est rarissime au Japon. Pour son apprentissage, il achète des livres chez les bouquinistes.

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 18 h 55 min

@ familiarités emphatiques des uns et des autres sur la sexualité

on se demande comment vous lisez les billets de la rdl dans ces conditions. Sans condamner vos principes, je me demande bien pourquoi vous sévissez ici au juste, et pourquoi vous lisez les commentaires. Un brin masochiste, du genre à regarder dans les trous de serrure sans faire de bruit ? Une explication de l’oeil au beurre noir, qui sait ? 🙂
Je rigole… Meuh…, le gros tartuffe. Les trolls non voyeurs, une espèce qui prolifère en méditerranée, parait-il ?

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 18 h 30 min

je ne suis pas autodidacte,mais ceux et celles que j’ai eus pour enseignants ,dont un maîtrene considéraient pas la maltraitance de leurs langues comme de l’humour,et s’il leur arrivait d’ironiser sur leurs « collègues » ils ne se permettaient aucune liberté sur la vie privée de leurs étudiants ;rien sur les parents,les amis, aucune question sauf su quelqu’unarivait avec un oeil au beurre noir derrière des lunettes noires un jour gris;et quand je pris quelques jours d’hospitalisation un maître
me dit « c’est rien » alors qu’effectivement on devait m’opérer sans savoir de quoi,alors que je réagis mal aux anesthésies,ce qui fut le cas;
alors je ne vois aucun esprit aux contorsions sur la RDL et aux familiarités emphatiques des uns et des autres sur la sexualité

rose dit: 28 janvier 2019 à 18 h 07 min

Qui est André Bucher, un ami de claire denis ? Que peut-on lire de lui, au juste ?

Non, JJJ, c’est un écrivain paysan, un chantre des espaces hors métropoles. Un homme de terrain, le terroir.
Je dirai Déneiger le ciel.
Il est aimé en Bretagne, allez savoir pourquoi.

renato dit: 28 janvier 2019 à 16 h 47 min

Après avoir longuement creusé retrouvé une trace de Jean Guillou : écouté à Naples ou à Zurich ou les deux — en tout cas deux orgues qu’il a conçu —, et lu son livre. Je ne savais pas qu’il était ami de Gracq.

vedo dit: 28 janvier 2019 à 16 h 11 min

Ed, votre deuxième note sur EF était d’une autre qualité, vous le savez. Je n’ai pas besoin de vous le dire si ce n’est pour ajouter que j’ai pu l’apprécier.
Le sens de l’histoire chez Fontane: le même jour, un ami allemand m’informait qu’en novembre 1870, Fontane avait été fait prisonnier près de Domrémy, suspect d’être un espion allemand. Libéré dès novembre, il a voyagé au printemps 71 dans le nord de la France et dans les départements annexés. Il ainsi assisté aux évènements de la Commune. De ces expériences sont sortis deux textes pleins d’humanité, « Kriegsgefangen » et « Aus den Tagen der Okkupation ».
Sur la Commune, un lien récent à un écrit d’un « esprit supérieur »:
https://www.commentaire.fr/boutique/achat-d-articles/la-commune-de-paris-12501

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 15 h 53 min

@15.49, Pas son genre, non.
C’est plutôt bobonne qui va devoir boire la coupe la première, j’en ai bin peur… quand va éclater le nouveau scandale qui les attend, (d’après les rumeurs qui courent sur l’Eurovision).

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 15 h 49 min

et du haut des Pyramides, quatre milans vous contemplent (macronibus et macronette, ssi et sissinette). 9a vole haut pour reprendre la main. Je sais pas si le bouquin des Pinçon-Charlot (sortie mercredi) va conforter la cause des GJ dont une fraction croit encore au dégagisme…
Avez-vous vu votre nouvelle fiche de paye, au fait ? Quid ? Tu te sens commuent, là, prélevé à la source du Nil ?
Je dis que tout est encore ouvert.

jazzi dit: 28 janvier 2019 à 15 h 49 min

Oui mais j’ai l’impression qu’Onfray se la joue un peu trop Socrate, JJJ. Il va finir par devoir avaler la ciguë que lui prépare Brigitte Macron !

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 15 h 44 min

@ depuis l’antique jusqu’à aujourd’hui.

Nan ! rin compris…

Non point, il revisite seulement qq philosophes de l’antiguité romaine à la charnière de l’ère commune, avant qu’ils n’aient été trop récupérés par la Patristique (étudiée dans le précédent tome : Décadence). Il dit de loin les préférer aux sophistes grecs, et les ayant bien étudiés (entre autres gâces à Grimal, Carcopino, Hadot, Foucault et Jerphagnon, et enfin avec le jeune Verserini qui aurait bouleversé la vision qu’on avait de Lucrèce), il soutient qu’on peut encore en faire quelque chose aujourd’hui pour « vivre en philosophe » conséquent. Est-ce plus clair, dit comme ça, jzmnn ?

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 15 h 36 min

Comme ça, on peut se passer de lire le livre, c’est pratique !
Oui, je voulais vous dégager du temps de lecture inutile pour le cinéma. Vos chroniques me dispensent d’y aller, c’est bin pratique aussi. Morale de GJ : faut s’entraider, en attendant les représailles des cordons rouges ! Réinventer l’utilité de la rdl à l’insu du tôlier et des pies grièches, hein.

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 15 h 32 min

@ rose (oui et André Bucher qui vit dans la vallée du Jabron, où désormais sont les loups).

Qui est André Bucher, un ami de claire denis ? Que peut-on lire de lui, au juste ?

jazzi dit: 28 janvier 2019 à 15 h 29 min

« Il continue ses voyages présidentiels, payés par les contribuables »

Il fait son boulot et plutôt bien, rose, il reprend la main…

jazzi dit: 28 janvier 2019 à 15 h 27 min

Merci pour le synopsis complet de « Sagesse, savoir vivre au pied d’un volcan ? » JJJ. Comme ça, on peut se passer de lire le livre, c’est pratique !
Michel Onfray se fait la voix de toute la philosophie, depuis l’antique jusqu’à aujourd’hui. Impressionnant !

rose dit: 28 janvier 2019 à 14 h 04 min

Il continue ses voyages présidentiels, payés par les contribuables, mais -énorme changement, il se soucie de nous, de sur les pyramides, il nous contemple quoi.

Emmanuel Macron est arrivé ce dimanche 27 janvier en Egypte, mais avant de débuter officiellement sa visite lundi matin, le président français a rencontré les journalistes présents au Caire. Il s’est notamment expliqué sur la situation de crise en France et le « Grand débat national ».
En s’exprimant ainsi alors qu’il débute une visite officielle en Egypte, Emmanuel Macron a voulu montrer que -où qu’il soit-, la situation en France est bien au cœur de ses préoccupations.

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 12 h 53 min

un autre autodidacte remarquable est le mathématicien Ramanujan:
ce que rapporte wiki
Description de cette image, également commentée ci-après
Srinivasa Ramanujan, vers 1916n 1
Données clés
Naissance 22 décembre 1887
Erode (Raj britannique)
Décès 26 avril 1920 (à 32 ans)
Kumbakonam, près de Madras (Raj britannique)
Domicile Tamil Nadu
Drapeau de l’Empire britanniques des Indes Raj britannique
Nationalité Indien
Domaines Mathématiques
Renommé pour Cahiers de Ramanujan
Conjecture de Ramanujan
Partition d’un entier
Signature

Signature de Srinivasa Ramanujan
modifierConsultez la documentation du modèle

Fichier:SRINIVASA RAMANUJAN- The Mathematician & His Legacy.webm
Extrait de Srinivasa Ramanujan- The Mathematician & His Legacy (Srinivasa Ramanujan : le mathématicien et son héritage), un documentaire produit par le Ministère des Affaires étrangères de l’Inde2 ; on y voit les cahiers de Ramanujan, conservés à l’université de Madras.
Srinivasa Ramanujan (en tamoul : சீனிவாச இராமானுஜன் ; Écouter) est un mathématicien indien, né le 22 décembre 1887 à Erode et mort le 26 avril 1920 à Kumbakonam.

Issu d’une famille modeste de brahmanes orthodoxes, il est autodidacte, faisant toujours preuve d’une pensée indépendante et originale. Il apprend seul les mathématiques à partir de deux livres qu’il s’est procurés avant l’âge de seize ans, ouvrages qui lui permettent d’établir une grande quantité de résultats sur la théorie des nombres, sur les fractions continues et sur les séries divergentes, tandis qu’il se crée son propre système de notations. Jugeant son entourage académique dépassé, il publie plusieurs articles dans des journaux mathématiques indiens et tente d’intéresser les mathématiciens européens à son travail par des lettres qu’il leur envoie.

Une de ces lettres, envoyée en janvier 1913 à Godfrey Harold Hardy, contient une longue liste de formules et de théorèmes sans démonstration. Hardy considère tout d’abord cet envoi inhabituel comme une supercherie, puis en discute longuement avec John Littlewood pour aboutir à la conviction que son auteur est certainement un « génie », un qualificatif souvent repris de nos jours. Hardy répond en invitant Ramanujan à venir en Angleterre ; une collaboration fructueuse, en compagnie de Littlewood, en résulte.

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 12 h 18 min

@11.32, oui JEAN Birnbaum (fils de Pierre) vs JACQUES Derrida. Intéressante citation.

ergo Caulerpa… « ce qui crée, dans chaque situation, la loi d’un événement singulier »… Difficile, quand le thème brodé devient nécessairement répétitif chez tout écrivain ou tout penser, si c’est uniquement de la forme dont on parle… La « singularité de l’événement », pour ce que je puisse en comprendre, elle vient bien plus souvent de la manière dont on se déprend de soi-même dans les idées que l’on professe par ailleurs en général.

renato dit: 28 janvier 2019 à 11 h 57 min

Arnold Schönberg ou Arnold Schoenberg ? Nuria, fille d’AS et épouse de Luigi Nono, emploie les deux formes : ö et oe.

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 11 h 32 min

Dans ce petit livre en gros caractères de 55 pages se trouve le dernier entretien accordé par Jacques Derrida à un journaliste, le 19 août 2004, moins de deux mois avant sa mort (le 9 octobre 2004). On ne sait si c’est Jacques Birnbaum ou Derrida lui-même qui a choisi comme point de départ l’exorde de Spectres de Marx : « Je voudrais apprendre à vivre enfin ». En tous cas Derrida répond : Je n’ai jamais appris-à-vivre, et à mourir non plus [et pourtant j’ai vécu, je meurs]. On ne sait pas non plus qui a choisi le titre du livre, Apprendre à vivre enfin, qui, est distinct de celui de l’article paru dans Le Monde, Je suis en guerre contre moi-même.

p9 : Porter le deuil, Derrida comme un enfant (introduction de Jean Birnbaum).

p21 : Entretien paru dans Le Monde du 19 août 2004 (sous le titre « Je suis en guerre contre moi-même »).

Il n’y a rien de très nouveau dans cette interview où Derrida reprend, en quelques phrases, des thèmes déjà abordés dans son oeuvre, jusqu’au tout dernier mot, fini…. La tonalité est mélancolique, testamentaire. Bonheur, jouissance et pleurs s’équivalent, dit-il pour finir. Est-ce l’approche de la mort qui commande d’exalter la vie? Chacun en retiendra ce qui lui importe. Quant à moi, j’insisterai sur la définition de l’écriture : ce qui crée, dans chaque situation, la loi d’un événement singulier. Jacques Derrida disparu, c’est à nous de créer, encore, l’autre loi.

Janssen J-J dit: 28 janvier 2019 à 11 h 23 min

Que raconte au juste le pavé de Michel Onfray : Sagesse, savoir vivre au pied d’un volcan ? (Albin Michel/Flammarion, 2019, 518 p.) ?

Après ingestion et digestion intégrales, voici un petit compte-rendu pour les internautes de la rdl, mon cercle littéraire restreint et quelques étudiants toujours désireux d’améliorer leur culture gé., des publics variés d’un regard un brin subjectif… Mon angle d’attaque et ma préoccupation de lecteur embarqué, les voici : Onfray démontre-t-il sa cohérence par rapport à ce qu’il professe ? Non pas vivre de la philosophie, mais vivre comme un philosophe « romain », un ami de la sagesse d’aujourd’hui qui s’efforce de recycler pour lui-même et ses lecteurs du 21e siècle de l’ère commune, quelques préceptes moraux puisés dans le vivier des vertus du mos majorum (courage, audace, droiture, loyauté, fermeté, austérité, frugalité, vérité, rectitude, honnêteté, intégrité) ?
Eh bien, ma réponse…, c’est d’avoir trouvé qu’il avait à peu près réussi son pari dans l’ensemble, avec des passages très heureux, d’autres nécessairement moins facilement tenables, où il noie le poisson en délayant pas mal dans la saumure. Mais c’est qu’il a la plume facile, le bougre –une qualité !-. Et quand une plume pareille est mise au service d’une noble cause pédagogique, celle d’un gars boulimique, bosseur et méthodique à qui on voudrait un brin ressembler, alors… pas d’autres moyens que de lui rendre un petit hommage personnel de respect paysan. Avec des gars comme Onfray, rien à craindre de l’intelligence artificielle, c’est pas demain la veille qu’elle ira lui faire la nique !
Un pavé fort bien architecturé et très agréable à lire, donc. Reconnaissons un bâtisseur – pédagogue : les 3 parties, chacune divisée en 6 chapitres sont pimentées d’allègres biographies de quelques philosophes romains, la plupart hellénisés, avec lesquels il règle des comptes assez savoureux, même si parfois injustes. Il prend un malin plaisir à épingler ceux qui, dans leur vie privée, firent tout le contraire de ce qu’ils professaient. Dans le collimateur notamment, le Cicéron ! Il y a également toute l’ambiguïté du suicide téléguidé de Sénèque, et puis Marc-Aurèle, à qui il aura été beaucoup pardonné. Je vais résumer à la hache…, sans rien dire de l’apologie finale des gladiateurs et des gladiatrices. Ni ne souhaite polémiquer sur l’apologie de l’acceptation de la mort avec courage, même si l’objectif final reste bien de dégommer Constantin et St Augustin (comme on l’a vu dans Décadence…, toute la philo romaine ayant pris fin avec l’emprise du judéo-christianisme qui l’aura bien balayé : « le courage humain face à la mort avait cessé d’être nécessaire puisque la mort était devenue désirable »)…
I – SOI (une éthique de la dignité)
qu’est-ce que devenir disciple ? – R / instituer un être qu’on élève ;
que faire de son temps ? – R/ le sage emploi du temps est sage emploi de soi ;
comment être ferme dans la douleur ? – R/ apprendre à vouloir autrement le mal que l’on subit par un effort de minoration, en comparant notre état avec un état pire et convenir que nous ne sommes pas à plaindre pour n’être pas plus affectés ;
comment bien vieillir ? R/ continuer ses affaires ; exercer sa mémoire ; entretenir son corps ; ne pas se priver de tout plaisir ; accepter de se rapprocher de la mort : oui et alors ? – Attendre qu’elle arrive) ;
quand faut-il quitter la vie (se suicider) ? R/ quand la qualité de la vie n’est plus là et qu’il ne sert à rien de vouloir augmenter sa quantité de vie ; vivre non pas tant qu’on peut mais tant qu’on doit, et on le doit tant qu’on le veut ;
comment apprivoiser la mort ? R/ agir sur une représentation de la peur qui nous tue à petits feux ; la mort n’est que le sommeil de ce qui nous affecte ; puisque le néant d’où l’on vient ne nous effraie pas, pourquoi le néant vers lequel on va nous effraierait-il ?
II – SUR LES AUTRES (une morale de l’humanité)
Pourquoi fait-on des enfants plutôt que rien ?… R/ ou plutôt, pourquoi ne pas en faire, attitude altruiste qui évite de donner de la souffrance et de la douleur à autrui, de le préserver de façon radicale de la négativité du monde en ne l’y exposant jamais, puisqu’on en a le choix. Il suffit de faire fonctionner sa raison et son intelligence… Mais néanmoins, ‘ne pas aller se pendre si on fait des enfants’, hein !
Qu’est-ce qu’avoir une parole ? R/ sur la fides, parole donnée, honneur et fidélité à la foi jurée ; contrat social signant une probité ; s’engager avec un locuteur crédible ; éviter les pathologies de la mythomanie, du bavardage, des sophismes…
Qu’est-ce qu’aimer d’amour ? R/ vouloir aimer et non pas être voulu par l’amour – une amitié avec le corps qui peut aller jusqu’à vouloir vieillir et mourir avec une personne
Qu’est-ce qu’aimer d’amitié ? R/ sur l’amour moins le corps – accointance de deux hommes chez qui tout est commun, qui s’entraident pour le bien. Sert à élever ceux qui sont en-dessous. Pas d’amitié avec le tyran, les puissants, les riches
Qu’est-ce qu’une morale de l’honneur ? [Voir l’exemple emblématique de Lucrèce qui se suicide après avoir été violée, dont l’attitude exemplaire engendra la vengeance de son mari et de son père à l’égard du violeur Tarquin] – R/ restaurer l’honneur perdu => respecter un ordre reposant sur la lisibilité de l’identité d’un monde reposant sur des vertus bonnes, i.e. les lois du mos majorum. Cri du cœur de MO : « Perdre son honneur : quelle punition plus grande pour qui, comme moi, croit encore en la puissance de cette vertu » !…
Peut-on porter la peine de l’autre ? ou… qu’est-ce que consoler ? R/ abraser le chagrin de l’autre qui n’aura pas manqué en retour de nous abîmer aussi.
III – SUR LE MONDE (une écosophie des choses).
Comment posséder sans être possédé ? R/ la frugalité… ; avoir un rapport au corps dans lequel c’est nous qui possédons nos désirs et non nos désirs qui nous possèdent ; avoir, en sachant qu’on n’a jamais. « Il faut posséder des choses comme un crépuscule ou une aurore, un matin de premier monde ou une dernière nuit : nu devant le néant des choses » (magnifique !)
Faut-il s’occuper de politique ? R/ Oui, au risque d’en payer le prix fort (longue méditation sur les aventures des Gracques, les tribuns de la plèbe).
Comment se penser dans le monde ? (qui suis-je ? que sont les autres ? qu’est-ce que le monde ? que puis-je faire ?) R/ Avoir une pensée guidée par un désir qui sait où il va, qui se réfléchit puis se capture dans le miroir de l’être.
Qu’y aurait-il à croire ? (comment penser les dieux ?) R/ la seule religion digne de ce nom est celle qui nous unit à l’ordre des choses, un ordre qui est purement matériel.
Que nous apprend la nature ? (le ciel, le cosmos, la terre) R/ « ces blancs vortex lumineux bruissant sont autant de preuves de l’existence de soi. De soi en paix ».
Quelle raison est la dérision ? (sur le rire de Démocrite) R/ La vie philosophique, c’est la raison de la dérision qui est dérision de la raison.
————-
A quoi ce livre Sagesse devrait-il ou pourrait-il bien servir, se demande Onfray, au début et à la fin ?
1 : « le seul dieu possible et pensable pour un athée déserté par le dieu des autres ? Ne pas ajouter à la misère du monde, augmenter son savoir, aimer son ami, son prochain, se soucier de soi, savoir mourir parce que c’est savoir vivre : de quoi attendre que le volcan nous recouvre de cendres » (p. 23).
2 : « à retrouver le courage face à la mort pour tous ceux qui ne croient pas en Dieu, et qui de ce fait, pensent que toute dilection pour la mort, la crucifixion, le cadavre, constitue un aveu nihiliste (…) célébrer une morale de l’honneur dirigée contre la morale du péché. Seule une morale préchrétienne permet de sortir d’une situation postchrétienne (…) rien d ‘autre à faire dans l’attente de ce qui ne manquera pas d’advenir : de feu, de la lave et des cendres » (p. 474)…
Churchillien, en plus… fait un bien fou, n’empêche… de temps en temps, les pendules à l’heure, ça nous change du macronisme embourbé. Un contrat de lecture rempli sur les ronds-points, parmi les GJ, et pourquoi non ? (M., le 28/01/2019).

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 11 h 06 min

Biographie
Arnold Schönberg est un compositeur et théoricien autrichien né le 13 septembre 1874 à Vienne, et mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles (États-Unis). Son influence sur la musique du XXe siècle a été considérable.

L’orthographe de son nom a été anglicisée en Schoenberg, qui est d’ailleurs l’orthographe retenue comme forme savante à valeur internationale (selon la Bibliothèque nationale de France). Le compositeur a lui-même opté pour le remplacement du « ö » par « oe » quand il s’est installé aux Etats-Unis, ainsi qu’on peut le lire dans sa correspondance (JC Lattès).

Arnold Schönberg fut avant tout un autodidacte, même s’il reçut des leçons de son beau-frère Alexander von Zemlinsky. Il fonda avec ses élèves Alban Berg et Anton Webern la seconde école de Vienne, avant de s’installer à Berlin pour y enseigner la musique. Pédagogue et théoricien de réputation mondiale, Schönberg eut pour autres élèves notamment Hanns Eisler, Egon Wellesz, Otto Klemperer, Theodor Adorno, Viktor Ullmann, Winfried Zillig, René Leibowitz, Josef Rufer, Roberto Gerhard et John Cage.

renato dit: 28 janvier 2019 à 10 h 41 min

Mais voyons ! Arnold Schönberg était un autodidacte. Moi et la plupart de mes camarades d’études avons travaillé l’harmonie et contrepoints sur ses traités.

caulerpa dit: 28 janvier 2019 à 9 h 56 min

sur le monde hier au soir
. Jean Guillou, titulaire de la tribune de l’église Saint-Eustache, à Paris, de 1963 à 2015, est mort à Paris samedi 26 janvier, le même jour que Michel Legrand. Il avait 88 ans.

Chaloux dit: 28 janvier 2019 à 9 h 23 min

Jette-toi plutôt dans la Seine. J’ajoute que je ne connais rien de plus méprisable que de se moquer des autodidactes. C’est une citation de Macron? Donc, tu es une connasse diplômée, méprisante et méprisable.

Alexia Neuhoff dit: 28 janvier 2019 à 9 h 20 min

« Mais tu es tellement connasse que tu vas bien nous trouver une explication. »

Oh, mais non, grand homme omniscient, encyclopédiste définitif et indépassable, humaniste suprême, savant et mandarin, je me jette humblement à tes pieds pour te demander pardon d’avoir osé une question.

Chaloux dit: 28 janvier 2019 à 9 h 04 min

@ L’Alexia de mes deux.
Dans ton cas, connasse, ce serait plutôt un constat. Car vraiment tu n’en rates pas une. (Je ne suis pas autodidacte, je le regrette, on ne l’est jamais assez, contrairement à ce qui se dit). Pour le reste, connasse j’ignorais que le fait de confondre Jean Guillou avec Philippe le Guillou, ou Jean Grenier avec Roger Grenier, recelait des vertus diplômantes. Mais tu es tellement connasse que tu vas bien nous trouver une explication.

Alexia Neuhoff dit: 28 janvier 2019 à 8 h 54 min

Chaloux dit: 28 janvier 2019 à 8 h 31 min
Mais non, connasse*

* Voilà à quoi on reconnaît l’autodidacte à tendance paranoïaque c-a-d qui n’admet pas que l’on puisse mettre le moindre soupçon de doute à ses affirmations. Une rencontre pour un dialogue équivaut-elle à une « amitié » ? Mais si le cantor d’Issy-Les-Moulineaux le proclame…

rose dit: 28 janvier 2019 à 8 h 32 min

>G.S’A
[(Bilou, oui.
énorme piège/coup monté.*
soeur.
frère suit.
je le sais.
Et pour la mère, le sais aussi, depuis septembre.
Rebelle dès le début, pas admirative.
Cherche comment.
Échapper.
Ne pas être torturée est un moyen d’ échapper à la torture.
He jouis pas, souffre.
Ce peut être dominé.
Eux jouissent.
Faut avoir la haine de la guerre, chevillée au corps, mais se battre.
Construis l’ éloge.
Ne sais encore si je supprime totalement piques vindicatives ou pas.
Hésite.
Ça va.
Grande solitude.
Semblerait que le passage devant le jaf ait été essentiel. La justice a trace. Ne s’ arrête jamais. Même si lente.)]

bises

Chaloux dit: 28 janvier 2019 à 8 h 31 min

Alexia Neuhoff dit: 28 janvier 2019 à 8 h 15 min
Vous ne confondez pas?

Mais non, connasse, pas plus que je ne confonds Jean et Roger Grenier, comme le croit ce pauvre demeuré de Jazzi. On voit le niveau réel de ces gens qui vous font la leçon à longueur de journée.

christiane dit: 28 janvier 2019 à 8 h 27 min

@renato dit: 27 janvier 2019 à 23 h 03 min
Oui, Renato. Quelle force, quelle espérance, quelle solidarité avec les siens dans l’horreur absolue…

Marie Sasseur dit: 28 janvier 2019 à 8 h 25 min

Vous écrivez:

« Il est vrai que Cohen, lui, s’est toujours réclamé d’une inspiration juive. D’autant qu’il fut un s.ionis.te engagé, fondateur de l’éphémère Revue juive chez Gallimard, proche de l’Agence juive et de Chaïm Weizmann, le président de l’Organisation sioniste mondiale (mais, déçu, jamais l’ancien activiste ne se rendit dans la Palestine du mandat britannique ni en Israël).
Et plus loin:
Mais malgré cette puissante revendication identitaire, qui le poussa à baptiser dans un premier temps sa saga romanesque « La geste des Juifs » comme s’il entendait marquer le territoire de son imaginaire, il n’en demeurait pas moins fermement agnostique.

Son ideal, la creation d’un Foyer National Juif, qui s’avère débarrassé de toute contingence politique, en particulier celle de « l’assimilation », ou même hors contexte historique, car il n’a pas été un « lanceur d’alerte  » ( impuissance des des mots parfois…) , ou même hors contexte geopolitique, il n’est pas allé en Palestine, ni dans l’Etat d’Israel, physiquement borné,
est peut-etre ce qui relève de l’ethos d’A. Cohen.
Et cela ne semble pas relever de l’agnosticisme, mais plus d’une foi religieuse ancestrale.
Enfin, c’est ce que j’ai fini par comprendre au mot éthique.

Alexia Neuhoff dit: 28 janvier 2019 à 8 h 15 min

Chaloux dit: 27 janvier 2019 à 20 h 45 min
Le génial organiste Jean Guillou, ami de J. Gracq, est mort lui aussi.

Vous ne confondez pas avec Philippe Le Guillou ?

rose dit: 28 janvier 2019 à 8 h 08 min

Macron en Égypte.
Macron au Bostwana.
Macron dans le bush.

D’ un côté, y a ceux qui réussissent, de l’ autre ceux qui sont rien.

rose dit: 28 janvier 2019 à 7 h 36 min

Dans l » itinéraire de Ruth Ginsburg, Une femme d’ exception, obstinée, ai noté, outre le soutien confiant et inconditionnel de son mari, au-delà de leur capacité d’ adaptation pour accompagner leur aînée dans sa crise d’ ado, cette incroyable méthode pour faire voter une jurisprudence qui changerait le droit de milliers de femmes : elle a défendu un homme qui s’ occupe de sa vieille mère capricieuse (plus jamais ce trait de caractère) à domicile et à qui est refusé un abattelent fiscal sous le prétexte que garde- malade = femme.

Elle a pris le  » morceau » (de taille) à l’ envers, et par un roulé- boulé habile, hop, l’ homme qu’ elle a défendu a servi la cause de toutes les femmes.

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 23 h 03 min

La République du cinéma survivra à Henri Chapier, Phil. Et la Maison européenne de la photographie de même. Quant au Divan, on a déjà trouvé un repreneur…
Fort heureusement, il nous reste encore Philippe Bouvard, que Macha Méril a bien connu aussi…

christiane dit: 27 janvier 2019 à 23 h 02 min

Ah ça alors, quelle belle surprise ! nous avions échanger sur un roman-jeunesse : Krol, le fou qui ne savait plus voler et une chanson : « la ballade d’une gardienne de musée » (que Reggiani a chantée) et effectivement, je m’en souviens maintenant, de cette pièce pour laquelle vous étiez en train de créer un manteau moutarde en laine bouillie qui pourrait, d’une simple pression, se séparer en deux parties. Et voilà, que la relie à cette pièce… Merci.
J’ai lu un peu la présentation de « Loin de Garbo ». Après la re-lecture de ce si beau roman Tous les bruits du monde », je crois que je ne serai pas dépaysée. C’est encore le thème de l’exil. Chic alors !

Phil dit: 27 janvier 2019 à 22 h 07 min

Baroz, Henri Chapier a disparu de la république du cinéma. Il me semble que « Fedora » s’inspirait plus de Dietrich que Garbo.

Lavande dit: 27 janvier 2019 à 22 h 03 min

Christiane 16h39
pas beaucoup de temps en ce moment .
Sigrid est l’auteure du conte « Loin de Garbo ». Le texte est d’elle, la musique d’Alexis Ciesla, prof au conservatoire de St Priest.

Chaloux dit: 27 janvier 2019 à 22 h 02 min

Il s’est dit « si l’autre pimbeche en a un, pourquoi pas moi ? ». Et voilà.

L’es-tu assez, sossotte….

rose dit: 27 janvier 2019 à 21 h 54 min

Paul Edel dit: 27 janvier 2019 à 11 h 41 min
Quelle tristesse la disparition d’Erc Holder. Les journaux et médias ne vont parler que de Michel Legrand alors que Holder faisait partie de ce tout petit cercle des prosateurs de grande race , un peu secrets, à l’écart, mais d’une élégance rare et d’une passion absolue pour son metier artisanal.

ne le connais pas non plus ; mais c’est parti sur france culture pour un hommage délirant à michel legrand. M’a jamais fait vibrer. Le ridicule de ces films chantés en collaboration avec jacques demy, après I’m singing in the rain.
Alors que la talentueuse est agnès varda.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 21 h 54 min

« La comédienne Marthe Keller se montre vraisemblable, émouvante, ardente, active, éruptive… »

Ce n’est que l’effet de votre imagination compulsive, éruptive, démoniaque, fantasmatique et hystérique, PaulEdel !

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 21 h 50 min

Cette série TV sur la Chartreuse de Parme avec Marthe Keller était évidemment une abomination. J’avais oublié ça. Il faut vraiment être un retraité repus, qui se laisse somnoler devant son poste, pour dire du bien de ce téléfilm inepte, et de cette Sanseverina désastreuse. Le but, aurait-on dit, était de tuer le roman de Stendhal, de l’anéantir, et d’être désagréable aux stendhaliens. Pari réussi ! Je suis étonné qu’un connaisseur aussi distingué que PaulEdel soit entré dans ce jeu loufoque et ait marché. Il faudrait parfois qu’il se remette en question. Voir en Marthe Keller une Sanseverina, c’est une catastrophe ! Comment cela se fait-il qu’on ne l’ait pas euthanasiée avant ?

rose dit: 27 janvier 2019 à 21 h 48 min

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 11 h 57 min
Dans ces conditions, et à tout prendre, je préfère de loin vous opposer un autre grand oublié très discret : Hubert Mingarelli. Et j’imagine que vous ne me démentirez pas. Il est toujours bien vivant et ne fait pas beaucoup de bruit.

oui et André Bucher qui vit dans la vallée du Jabron, où désormais sont les loups.

Ed dit: 27 janvier 2019 à 21 h 47 min

Tout à fait jazzi. Dans la vie, les gens reconnaissent rarement leurs erreurs, mais alors dans le monde merveilleux des blogs, de Twitter et autres, c’est encore pire. Personne ne se trompe et chacun persiste et signe quelles que soient les énormités. C’est le règne de la mauvaise foi. Comprends pas l’idée…Les gens ont peur de perdre des points en s’excusant ou en reconnaissant s’être trompés, non ?

Et une chose qu’il va falloir oublier rapidement parce que c’est ridicule et ça revient de la part de tout le monde ici : Chaloupe n’est pas mon mentor. Si vous reflechissiez bien, vous vous rendriez compte que c’est bibi qui lui a mis des coups de pied aux fesses pour qu’il arrête de ronchonner sur les écrits des autres et travaille sur les siens. Résultat : il a ouvert un blog. Il s’est dit « si l’autre pimbeche en a un, pourquoi pas moi ? ». Et voilà.

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 21 h 42 min

ah, je n’ai pas mis que paul Harlé est un ancien pasteur défroqué auquel son caractère ne permit pas d’intégrer les cercles de traduction de la bible de ses voeux
il y avait aussi un fils grand psychotique qui faisait aussi de la musique avec l’orchestre d’une municipalité régionale ;et un fils médecin,le seul qui ne pratiqua aucun instrument

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 21 h 32 min

Belle plaidoirie de Maître Edel, pour la défense de l’accusée principale dans « l’affaire Marthe Keller ». Acquittée avec les honneurs du syndrome de « la belle blonde forcément conne » !

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 21 h 31 min

un organiste que vousdécouvrez peut-être
GILLES HARLÉ

BIOGRAPHIE
Après avoir débuté l’orgue avec Jean Costa, Gilles Harlé travaille successivement
avec Xavier Darasse, Odile Bailleux (Paris) et Michael Radulescu (Vienne).
j’ajoute que son père paul,professeur de lettres, et passionné de patristique, pratique le piano ,ainsi que sa soeur bénédicte; sa mère est psychologue et a travaillé dans une librairie;elle traversa de grands moments de « déprim » cotoyant la folie; elle travailla aussi comme assidtante sociale pour des émigrés
aujourd’hui, le fils gilles est Titulaire de l’orgue du temple des Billettes (Paris), il enseigne actuellement
l’orgue au Conservatoire de Meaux.
famille que j’ai bien connue

Chaloux dit: 27 janvier 2019 à 21 h 25 min

Aussi con que toi, Jazzi, et ce n’est pas peu dire.
Quant au reste, je me demande qui tu serais capable tirer vers le haut avec ta cervelle de mouche. Pas très haut en tout cas.

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 21 h 24 min

« Surtout lorsqu’il est aussi con ! »

Aussi con qu’elle ?
C’est pas gentil pour Ed, Chaloux !
Prends exemple sur elle, et cesse de la tirer constamment vers le bas…

Paul Edel dit: 27 janvier 2019 à 21 h 23 min

Dans l’adaptation de 6 heures de « la Chartreuse de Parme » par Mauro Bolognini en 1981, la duchesse Sanseverina est interprétée par Marthe Keller.
Très bien.
Grace à son jeu subtil on sent bien la transformation de la Duchesse, ce passage d’une exaltation à la fois amoureuse, et maternelle pour le jeune Fabrice, à la blessure de l’amoureuse trahie.. Elle passe de l’enthousiasme et de la fièvre de l’initiatrice à la femme d’une possessivité implacable quand elle découvre que Fabrice est amoureux, dans sa prison, de la douce Clélia. La comédienne Marthe Keller se montre vraisemblable, émouvante, ardente, active, éruptive face au roué comte Mosca (joué magnifiquement par Gian Maria Volonte) qui, lui comprend avec une intelligence désabusée les bourrasques amoureuses de la Sanseverina dans toutes ses nuances et son amère constat final de défaite.

Chaloux dit: 27 janvier 2019 à 21 h 17 min

Ce n’est peut-être que substituer l’un à l’autre.
(Le piano, c’est une haute solitude. Une sorte de méditation qui permet de survivre. Ta vision faisait un peu cabaret foireux de Pigalle. Pas du tout le genre de la maison. Hurkhurkhurk!).

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 21 h 12 min

Marthe Keller ?… Et Marthe de Villalonga, Marie-marthe Cousinau, Marthe Mercadier, que sont-elles devenues, au juste ?

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 21 h 11 min

Moi je trouve que Marthe Keller se bonifie en vieillissant.
Elle peut désormais jouer tous les rôles que Romy Schneider aurait pu endosser si elle avait vécu !
Un remake, cinquante ans après, de la « Piscine » avec Alain Delon ?

Clopine dit: 27 janvier 2019 à 20 h 53 min

Vieille habitude masculine que de piquer les trophées, sans doute au motif qu’ils sont trop lourds pour les délicates mains féminines. A lire dans ce sens le très joli « prodigieuses créatures » de Tracy Chevalier…

Sinon, zou :

Toute première jonquille, hyper en avance, ce matin.

Les fleurs naissent de plus en plus tôt, au fur et à mesure que les mères accouchent, elles, de plus en plus tard.

(finiront sans doute par se rattraper un jour, quand les fleurs cesseront, ces imbéciles, de fleurir pour rien, vu qu’il n’y aura plus d’insectes pour les féconder, et que les mères, ces inconséquentes, arrêteront définitivement de procréer.)

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 20 h 35 min

« Le rôle de Marthe Keller aurait mieux convenu à Mimmsy Farmer mais elle était déjà « exploitée » par Schroeder (également moitié Suisse). »

Excellent jugement, Phil, qui corrobore tout ce que je dis sur la malheureuse Marthe Keller, toujours là par erreur. C’est comme si elle était un double d’elle-même, mais un double ratée. A ce point, c’est exceptionnel comme phénomène. On ne peut même pas dire que c’est une comédienne ratée : c’est au-delà de toute limite.

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 20 h 30 min

Avec ses collègues, il a soumis en juin 2015 un article tiré de cette recherche aux Annals of Internal Medicine. Après l’étape de la relecture par les pairs (le fameux peer review sur lequel s’appuie le processus de publication), son étude n’a pas été acceptée par la revue – ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle était mauvaise. Je lui laisse la parole pour raconter ce qui s’est passé ensuite en précisant que sa lettre, intitulée « Cher plagiaire », est directement adressée au fraudeur, ce qui explique le « vous » qu’il emploie. « Après vous être occupé de notre manuscrit comme peer reviewer extérieur à la revue, écrit Michael Dansinger, vous avez publié le même manuscrit dans un différent journal médical quelques mois plus tard. Vous avez retiré les noms des auteurs et celui du centre de recherches, en les remplaçant par les noms de vos coauteurs et de votre institution. » De fait, l’étude en question, soi-disant menée par une équipe italienne, a été publiée dans l’EXCLI Journal en février.

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 20 h 28 min

IL Y A eu beaucoup de bruit ces derniers temps autour des plagiats commis par Etienne Klein dans ses ouvrages. Au même moment sortait aux Etats-Unis une histoire beaucoup moins médiatisée mais nettement plus grave. Moins médiatisée parce que tout est parti d’une lettre parue il y a quelques jours dans les Annals of Internal Medicine et relayée par le site Retraction Watch, deux publications relativement confidentielles. Plus grave parce que la fraude scientifique qu’elle décrit remet en cause le lien de confiance entre les chercheurs et les revues auxquelles ils proposent leurs études, ce qui revient à remettre en cause la construction même de la recherche, toute axée vers la publication : un chercheur n’a en général de reconnaissance qu’à travers les articles qu’il a publiés.
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/12/18/quand-des-scientifiques-se-volent-entre-eux/

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 20 h 23 min

Plus récemment, Jocelyn Bell Burnell, astrophysicienne britannique a découvert le premier pulsar. N’étant qu’élève à cette époque, le jury du prix Nobel décida de l’attribuer à son professeur de recherches : Antony Hewish. Ce fût l’une des premières vives réactions face à une telle injustice de la part de ses confrères chercheurs. Il ne fit aucun doute que Jocelyn n’avait pas obtenu ce titre parce qu’elle était une femme.

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 20 h 21 min

De l’éthique scientifique.

Peut-être que Lise Meitner aurait aussi signé cet appel.

le prix Nobel de physique Georges Charpak ( décédé en 2010) et deux autres chercheurs, Jacques Treiner et Sébastien Balibar, prônent l’arrêt d’Iter.

(…)les trois scientifiques jugent qu’après la dernière révision à la hausse de son coût, ce réacteur expérimental est à la fois « hors de prix » et « inutilisable ». Selon eux, la dépense pour la France représenterait plus que l’ensemble des crédits dont disposent tous ses laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans.

Or, disent-ils, de nombreuses recherches sont « autrement plus importantes » et « c’est immédiatement qu’il faut économiser l’énergie » et « remplacer les combustibles fossiles », pétrole, gaz et charbon.

« Le coût prévisionnel de construction d’Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d’euros, il est question d’en faire subir les conséquences aux budgets de financement de la recherche scientifique européenne. C’est exactement la catastrophe que nous redoutions », écrivent-ils.

Pour les chercheurs, la fusion pose des problèmes que « depuis plus de 50 ans on se sait pas résoudre » et c’est seulement à partir de 2019 qu’Iter commencerait à étudier les premières difficultés.

En conséquence, ils estiment qu’au lieu d’investir dans Iter, la communauté internationale et l’Europe feraient mieux de reconstruire une centrale d’un nouveau type (G-IV), afin d’améliorer ce que le surgénérateur Superphénix avait déjà appris.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20100810trib000537831/le-prix-nobel-de-physique-georges-charpak-demande-l-arret-d-iter.html

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 20 h 20 min

ELLE ÉTAIT UN GÉNIE DE LABORATOIRE

Esther Lederberg, microbiologiste, travaillait avec son mari dans le domaine de la génétique et des bactéries. C’est elle qui découvrit la réplication de la culture bactérienne dans son centre de recherche : le Plasmid Reference Center à l’Université de Stanford. Néanmoins, c’est son mari : Joshua Lederberg qui a reçu le prix Nobel en 1958. Esther est à jamais restée dans l’ombre de ce dernier, sans jamais obtenir de reconnaissance dans le monde de la médecine.
https://dailygeekshow.com/prix-nobel-femmes-oubliees/

Phil dit: 27 janvier 2019 à 20 h 13 min

Baroz, Fedora n’est pas un bon film, en effet. Mais Corfou années 70, Holden alcoolisé en phase terminale, Hildegard Kneff nazifiée en chaise roulante et un futur james bond bad boy suffisent pour le cachet vintage. Le rôle de Marthe Keller aurait mieux convenu à Mimmsy Farmer mais elle était déjà « exploitée » par Schroeder (également moitié Suisse).

Chaloux dit: 27 janvier 2019 à 20 h 00 min

Ed, mon chou, pas d’appartement haussmannien, je hais cette architecture et ces appartements qui me semblent toujours l’antichambre du Père-Lachaise. Louis-Philippe ou tout début Second-Empire, à la limite. Mais je vis dans un immeuble moderne, avec terrasse et bain de lumière,- je préfère.
Quant au reste -femme nue sur le piano-, ça ne s’est pas encore produit mais on ne sait jamais, les grandes passions de la cinquantaine peuvent être surprenantes…alors…
Quant à l’aristocratie -dont je suis très éloigné-, je suis de l’avis de Marguerite Yourcenar:la seule qui vaille est celle qui roule son vieux manteau et s’en va vivre où c’est possible. Le reste ne m’intéresse pas.

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 19 h 52 min

lien sur le livre de S.Balibar:

« Sébastien Balibar, physicien, directeur de recherche au CNRS et membre de l’Académie des sciences,  y a présenté deux figures importantes de sa discipline : le Hongrois Laszlo Tisza et l’Allemand Fritz London, deux savants qui fuirent l’antisémitisme de leurs pays pour se réfugier en France. »
Et sont ensuite obligés de fuir aux US.
Pour plus d’info, voir pourquoi dans cette histoire du CNRS de 1939 à nos jours, par D. Guthleben pour la periode considérée.
Bonsoir.

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 19 h 51 min

@la dame transforma quelques-uns de ses tableaux en combustible pour un gai feu de joie (renato hahn).

C’est à une révélation analogue, mais plus cruelle, que s’emploie Onfray à la fin de Sagesse. L’épouse tyrannique de Lucien Jerphagnon (pas de Samosate), prêtre défroqué, aurait brûlé sa correspondance avec le maître.

Achevé le pavé de Sagesse (savoir vivre auprès d’un volcan), et prêt à le décortiquer d’ici peu si votre invitation tient toujours. Ce sera un peu long, bien sûr.

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 19 h 39 min

27 janvier 2019 à 18 h 50 min
affligeant sans doute mais banal!
que de fois l’ai je entendu de bouches aimées:c’est donc un piège

Bėrėnice dit: 27 janvier 2019 à 19 h 26 min

Chaloux, je ne sais si vous êtes une sorte de bygmalion, il semble qu’une de vos admiratrices vous réclame. Penserez vous à corriger la trajectoire?

Ed dit: 27 janvier 2019 à 19 h 06 min

Ça donne encore moins envie de le lire. Par ailleurs, et comme la majorité des hommes qui critiquent le physique des femmes, a-t-il vu sa tronche de cake à lui ? Je ne pense pas.

DHH
Je n’ai jamais pensé ça.
Jazzi
« Vieille tante » était en trop et je men excuse. C’était pour rependre le « princesse versaillaise » en plus cheap. Par contre le reste je maintiens. Mais on s’en fiche.

Bėrėnice dit: 27 janvier 2019 à 18 h 57 min

Autant il est possible de se réjouir de connaître certains elements ou idées à propos des individus passés à la postérité, autant ces choses meme si elles sont influencées par l’époque où l’auteur a vécu déçoit un peu. Il aurait pû s’écarter du mode de pensee dominant qui interdisait aux femmes d’être autre que belle et tais toi. L’impregnation, quelqu’un posséderait il un contre exemple d’un homme celebre de la meme generation?

renato dit: 27 janvier 2019 à 18 h 55 min

« Pour en faire des nunuches. »

Peut-être déjà seulement le fait d’être écrivain — ce qui vaut pour tout artiste —, on l’expérimente en habitant Genève — ça jusqu’au moment où l’illusion se défait, Bram van Velde en fit la pénible expérience, la dame transforma quelques-uns de ses tableaux en combustible pour un gai feu de joie.

Bėrėnice dit: 27 janvier 2019 à 18 h 50 min

M Sasseur, en cherchant à en savoir plus sur l’individu, j’ai découvert qu’il avait déclaré qu’il ne comprenait pas comment une femme il s’agit de Yourcenar, pouvait être aussi laide et grosse puis concernant Marie Curie il doutait de son apport dans le travail et le résultat des recherches scientifiques menées par le celebre couple.

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 18 h 31 min

Moi la question que je me pose c’est pas ce que Paul Edel penserait du grenoblois.
Mais qu’attirait A. Cohen chez les femmes protestantes orthodoxes. Pour en faire des nunuches.

christiane dit: 27 janvier 2019 à 18 h 23 min

Marie Sasseur,17h14
Intéressant votre lien (quelle vie !) mais ouvrant, dans le dossier « la liste des autres lectures », celle-ci a retenu mon attention : « La théorie de l’amour dans les romans d’Albert Cohen, un héritage stendhalien ? » par Alain Schaffner. Je me demande ce que Paul Edel en penserait… Deux univers bien différents…

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 18 h 21 min

il vient de sortir un livre sur des savants réfugiés
. De leur difficile survie qu’il a reconstituée à travers archives et rencontres, il a tiré un livre publié aux éditions Odile Jacob, intitulé « Savant cherche refuge ». Vibrant au rythme de leur fuite périlleuse, l’ouvrage raconte une histoire de la physique qui n’est pas sans rappeler la situation de certains migrants qui tentent aujourd’hui de survivre. Rencontre avec Sébastien Balibar.
https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/livres/physiciens-et-refugies-pendant-la-seconde-guerre-mondiale_131007#xtor=EPR-1-%5BSEAActu17h%5D-20190127
bonsoir

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 17 h 48 min

Arte rediffusera le 27 janvier 2019, dans le cadre de la série Tous les parfums du monde (Die Welt der Düfte), « La lavande fine de Provence » (Der echte Lavendel der Provence), par Bruno Victor-Pujebet. Un végétal odorant, aux multiples bénéfices, et cité dans la Bible.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 17 h 46 min

Je constate que personne, à part moi, n’a quelque chose à dire sur Marthe Keller. Et pourtant, elle en a fait, du cinéma, de la TV et du théâtre ! Elle a même mis en scène des opéras. Or, cela n’intéresse apparemment personne. Est-ce étonnant ? Il faut vraiment être un dimanche de janvier, et n’avoir rien à faire d’autre, pour venir parler de Marthe Keller. A propos de Marthe Keller, les gens n’ont qu’une seule réaction : l’oublier, ne pas discourir sur ce qu’elle a fait. Un film sort-il au cinéma, où elle joue une moribonde ? On oublie cela très vite, on passe à autre chose. Et moi aussi, je vais passer à autre chose. Ce n’est pas la peine d’en rajouter.

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 17 h 22 min

A. Cohen raconté par sa fille, c’est pas triste.

« Le miracle a été l’apparition d’une jeune femme genevoise, Anne-Marie, qui a partagé notre vie à Paris, puis à la montagne, pendant de longs mois. A l’époque, j’étais lycéenne et je ne travaillais avec mon père qu’occasionnellement, par exemple quand il préparait la sortie de Mangeclous, à la fin des années trente. Mais,c’est la présence d’Anne-Marie et son travail qui ont permis que ce livre sorte, en 1938. Et surtout que Belle du Seigneur existe, trente ans avant d’être publié. Il ne faut pas oublier que Belle du Seigneur est un enfant des années trente. La version définitive, publiée en 1968, bien que nouvelle, est essentiellement celle de 1939. J’insiste. »

https://www.myriam-champigny.com
 

Je simplifie tout cela. ll faut se reporter au no 1 des Cahiers Albert Cohen qui contient un texte très important d’Anne-Marie à ce sujet. J’ajoute que c’est aussi grâce à elle que le manuscrit de Belle du Seigneur, resté à Paris en juin 40 alors que nous partions pour l’Angleterre, a été sauvé et retrouvé intact par mon père, à la Libération »

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 17 h 14 min

A. Cohen et les passeports.

Le 15 octobre 1946, dans le cadre d’une conférence qui réunit les membres du Comité intergouvernemental pour les réfugiés, un accord est conclu relatif à la délivrance d’un titre de voyage aux réfugiés. Il s’agit d’un véritable “passeport international” assurant aux apatrides un statut officiel, reconnu comme l’est tout passeport légalement délivré. Ce passeport de trente-deux pages, c’est Cohen qui en est l’auteur. «Mon plus beau livre», dira-t-il souvent, «plus luxueux que le passeport suisse». Parfois encore : «J’en suis plus fier que de Belle du Seigneur». On rencontre encore aujourd’hui quelques titulaires de ce passeport qui proclament volontiers que le “passeport Cohen”, comme ils disent, leur permit de rebâtir une nouvelle vie. Le plus beau tribut qui soit rendu à l’œuvre tout humaine de l’écrivain.
http://www.atelier-albert-cohen.org/index.php/liste-des-articles-en-ligne/117-albert-cohen-et-lhistoire-son-action-politique-et-diplomatique-par-denise-goitein-galperin.html

christiane dit: 27 janvier 2019 à 16 h 39 min

@Lavande,
j’ai terminé la deuxième lecture du beau roman de Sigrid Baffert. D’autres livres lus depuis et diverses activités avaient estompé le souvenir de ma première lecture. Là, mon intérêt pour les aventures de Graziella, dont je connaissais le déroulement, a laissé d’autres impressions émerger. J’ai été plus attentive à l’évolution du rapport mère-fille qui passe de l’absence et du rejet de Mila à la plus grande tendresse.
Le temps, également, m’a été plus perceptible et cette notion d’exil dans les villes et pays traversés puisque le roman débute par le meurtre d’honneur en Calabre en 1905 pour s’achever à l’arrivée à New-York en 1913…
Beaucoup apprécié aussi la façon dont le frère de Graziella, Baldassare, et celui de la victime, Cesare, évoluent tout au long du roman.
Les chapitres sont courts et m’entraînaient à resserrer mon attention sur ce que l’auteur semblait poursuivre à travers l’évolution de ses personnages : une vision humaniste du monde ?

Une question : comment en sommes-nous arrivées à parler de Sigrid Baffert ? Quel rapport avec la pièce de théâtre ?

christiane dit: 27 janvier 2019 à 16 h 11 min

Calerpa – 16h02
« La Fondation Mémoire Albert Cohen pose la question de la migration équitable en ces termes : “Qui que vous soyez, où que vous soyez, vous avez droit à un passeport et à une identité assortis d’une protection internationale”. »
C’est vraiment bien que vous ayez rappelé sa position face aux migrations et ce texte.

renato dit: 27 janvier 2019 à 16 h 03 min

PS à 15 h 08 min

C’est d’ailleurs Fritz Saxl qu’en 33, persuadé que les nazis auraient brûlé ou dispersé la bibliothèque, la transporta à Londres.

caulerpa dit: 27 janvier 2019 à 16 h 02 min

’Albert Cohen ? Or l’écrivain suisse était aussi un activiste politique. Le 15 octobre 1946 est conclu un accord relatif à la délivrance d’un “Passeport Cohen”, dotant tous les réfugiés et apatrides d’un document de voyage et d’identité. Ce passeport international assure aux apatrides un statut officiel, reconnu au même titre qu’un passeport légal. “Mon plus beau livre”, dira souvent l’auteur. “J’en suis plus fier que de Belle du Seigneur”. C’est ce passeport, décrit dans un texte littéraire, qui serv
https://www.ici-londres.com/sortir/658~projection-debat-sur-le-projet-nansen-a-londres

christiane dit: 27 janvier 2019 à 16 h 01 min

@Jazzi – 10h10
Vos notes, Place de la République vers 22 heures et votre échange avec la jeune Gilette jaune, laisse une note mélancolique, triste qui ouvre un espace inexistant dans les reportages de professionnels des médias. Vous avez du cœur et de l’intuition. Vous savez observer une scène de rue et y déceler l’essentiel. Il y a du Carco en vous…

@Ed – 9h21
Après avoir lu les commentaires, hier, de DHH (11h52) et de Vedo (14h16), en réaction à votre lecture d’Effi Briest de Fontane, j’ai lu votre réaction, ce jour, à 9h21.
Vous avez du cran, Ed, l’insoumise… Vous placez le destin de la jeune Effi au premier plan, sachant que vous délaissez volontairement le contexte historique et ces hommes qui placent leur raideur d’honneur au-dessus de la liberté d’aimer hors des conventions. L’amour est si mouvant… Il peut s’ouvrir à des renaissances après des trahisons… Mais comme vous l’écrivez, c’est un point de vue de lectrice du XXIe siècle, de femme émancipée dans un temps où les femmes aussi peuvent s’éloigner d’un homme pour répondre à un désir autre… puis revenir vers celui qu’elles ont délaissé, un temps. Et cela semble être un fil que vous suivez dans vos lectures et vos commentaires, tantôt ici et tantôt sur votre blog.
Par contre,
j’ai détesté la façon dont vous vous adressez à Jazzi. Je vous croyais loin de ces injures homophobes.

Voilà. C’était en passant.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 15 h 38 min

Par exemple, aux obsèques de Johnny, ils ont choisi Marion Cotillard pour lire l’épître de Paul sur l’amour. Vous imaginez si Marthe Keller s’était pointée à la place ? Elle aurait foutu la trouille à tout le monde, et même à Johnny, pourtant à l’abris dans son cercueil. On est passé à côté de la catastrophe.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 15 h 31 min

Et comment ça se terminait, le film de Barbet Schroeder ? Elle allait se faire euthanasier en Suisse ? Brrrrr !

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 15 h 29 min

Je crois quand même que les cinéastes devraient plutôt faire tourner les Marion Cotillard et autres Juliette Binoche… C’est moins déprimant.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 15 h 27 min

J’ai vu qu’elle tournait beaucoup, cependant. Trois films en 2019, qui sont sortis ou vont sortir. C’est très étrange, cette vogue Marthe-Keller. Cela veut sans doute dire quelque chose, mais quoi ?

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 15 h 24 min

Et pourtant, dans Fedora, il s’agissait d’un film du grand Billy Wilder. Et vous n’avez pas été convaincu non plus… Marthe Keller apporte vraiment la poisse.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 15 h 23 min

Je n’avais pas été voir ce film de Barbet Schroeder, en partie à cause de cette bande-annonce dissuasive. Sans doute aussi parce que Marthe Keller agissait comme une sorte de repoussoir neutre. Dans ce film, l’Ordre des médecins, elle doit avoir un impact également dissuasif. Si en plus ça ne vaut pas mieux qu’un téléfilm (retour à la Demoiselle d’Avignon, mais ici en fin de vie), alors vraiment c’est une catastrophe.

renato dit: 27 janvier 2019 à 15 h 08 min

« Aby Wartburg, c’est autre chose. et une bibliothèque de cette importance ne s’obtient pas par décret »

AW tenait beaucoup à cette photo et à l’expérience dont elle porte le souvenir. Quant à sa bibliothèque, il la créa en laissant son droit de primogéniture à son frère en renonçant ainsi à la direction de la banque, etc.

DHH dit: 27 janvier 2019 à 15 h 03 min

Ed 9h 21
votre post m’a donné une double satisfaction.
d’abord par les éléments d’analyse que vous versez au dossier de notre lecture d’Effi Briest,
mais surtout parce que vous dites être d’accord avec mon analyse;de recevoir un satisfecit de votre part me remplit d’aise car il montre que vous savez voir en moi autre chose qu’une vieille toquée

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 14 h 59 min

Il ne faut rien exagérer, Delaporte. L’interview n’était pas une commande, mais une simple initiative privée. Je n’avais pas été très convaincu par son rôle de Fedora, vaguement inspiré de Greta Garbo, non plus…

Petit Rappel dit: 27 janvier 2019 à 14 h 42 min

Aby Wartburg, c’est autre chose. et une bibliothèque de cette importance ne s’obtient pas par décret
JJJ
En aucune façon. c’est ce qu’a dit DHH de Fontane qui m’a fait ressouvenir de cette citation de F Nietzsche lecteur de la Bovary. Ou d’une idée de celle-ci…
MC

MC

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 14 h 38 min

Personnellement, je n’ai jamais eu une passion formidable pour Marthe Keller. Etait-elle seulement belle ? Dans la demoiselle d’Avignon, elle ressemblait déjà à une petite bonniche, mais avec cette dose de bon sens qui rassure les hommes. Elle a beaucoup joué, dans beaucoup de films, mais qui étaient en général des daubes. Même en Amérique, sa carrière est lisse, transparente, légère. Quand on évoque Marthe Keller, il n’y a pas grand-chose qui vient à l’esprit. On a toujours l’impression qu’elle avait pris sa retraite. C’est rare que la presse parle d’elle. Télérama commande une grande interview à Jacuzzi, mais l’article ne paraît pas. Je crois qu’il y a un mystère Marthe Keller, qui dissimule un gros vide, un néant. C’était une femme passe-partout, ne laissant aucune trace. Après un meurtre, elle n’aurait jamais été inquiétée. Personne n’en dit du mal, mais personne n’en dit trop de bien non plus. Quand elle disparaîtra, rien n’aura bougé. Un adjectif la décrit tellement bien : infime. Marthe Keller fut infime. Jacuzzi aurait pu titrer son interview : « Marthe Keller infime ». A Télérama, ils ont évité le piège.

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 14 h 19 min

« j’avais été l’interviewer chez elle, dans un appartement d’un bel hôtel particulier du faubourg Saint-Germain, à l’occasion de son rôle dans Fedora »

Vous êtes un petit veinard, Jacuzzi. Et alors, quelle impression vous avait-elle faite ? Est-ce que c’est une somptueuse beauté allémanique, une walkyrie-diva ? ou bien un petit boudin ?

renato dit: 27 janvier 2019 à 14 h 16 min

J’ai cru, Bérénice, que vous parliez de la bibliothèque de Aby Warburg, pas d’un livre.

Aby Warburg c’est lui :

https://pin.it/v2vaimogxbiaew

[C’est vrai que les réseaux sociaux sont chronophages : ou on suit le fil et on fout sa vie à la poubelle, ou on passe de temps à autre et on prends des tangentes.]

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 14 h 13 min

Je garde toute mon estime pour les infirmières. Il s’en faut de les confondre avec des licenciées…

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 14 h 11 min

Ah ça plus préoccupé par sa haine, que poser les bons actes au bon moment.
Pour l’ethique, vous r’passerez.

Bėrėnice dit: 27 janvier 2019 à 14 h 10 min

Jazzi, je n’ai jamais fréquenté ce milieu à de rares exceptions près. Les médecins ont eu cette reputation d’être de moeurs assez libres, les infirmières sont souvent de braves mères de famille ou des jeunes femmes serieuses sauf peut être à tenter de se trouver un mari médecin. Les études de médecine sont peut être un moment où les candidats au sermon explorent les possibilités, je n’en sais rien. Les parcours étant entièrement séparés.

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 14 h 08 min

Ca craint un max, cette ethique sado-maso.

« Cohen donne alors trois voies qui mènent à la tendresse de pitié. Or, ce sont précisément trois « anti-voies » du stoïcisme.

La première voie consiste en « l’identification à l’autre » qu’il illustre de manière paradoxale et provocatrice par l’exemple de lui-même, Albert Cohen, juif, s’identifiant à un des bourreaux de son peuple, Pierre Laval:

« Je l’imagine, je le connais et je deviens étrangement lui, pauvre méchant avide d’éphémère puissance. Oui, il a été chef de la milice et serviteur des nazis, oui, il a fait du mal à mes frères juifs, et il a fait peur à ma mère, et il a envoyé à la mort des enfants coupables d’être nés de mon peuple. Oui, au temps où il était puissant et malfaisant, il méritait la mort, une mort rapide et sans souffrance. Mais maintenant il est abandonné de tous et honni, il est dans une prison, et il a mal, il a mal dans l’asthme de sa poitrine et, en quelque singulière sorte, de ma poitrine. Il souffre et je le vois vaincu. Je vois son visage défait, son visage malade et avili d’homme perdu, et qui le sait. Je le connais, et je suis lui par l’étrangeté d’identification. Je suis lui, et il n’est plus un ancien ministre, mais un malheureux et moi-même, et soudain j’ai mal que le prisonnier Laval ait mal (…) Comment alors ne pas pardonner à ce malheureux soudain si proche, soudain mon semblable ? » (p.1189-90 La Pléiade) »

http://www.philalethe.net/post/2008/01/04/Entre-tendresse-de-pitie-et-ataraxie-il-faur-choisir

Bėrėnice dit: 27 janvier 2019 à 14 h 00 min

Machonner.
Sasseur, si vous vous excusez pourquoi l’écrire, vous n’avez besoin de personne. Plus couramment, il est présenté des excuses ou il est demandé à l’être ( excusé: excusez moi ou acceptez mes excuses) Quand on s’excuse tout seul, il est tout à fait envisageable de passer pour un ou une malotru(e).

Bėrėnice dit: 27 janvier 2019 à 13 h 54 min

Jazzi, je ne prendrai pas le temps de voir à quoi se rapporte votre proviseure; il ne me semble pas avoir évoqué une addiction quelle qu’en soit la nature. Si vous éprouvez le besoin d’en discourir pour pallier à un manque éventuel je n’y vois aucun inconvénient bien qu’écrire ne correspond pas à parler et ne peut dans ces conditions servir de substitution oral, ne serait ce que si l’on considère le point commun entre le plaisir oral qui peut être admis concernant le fait de parler à tous objets portés aux lèvres, comme fumer, boire, sucer une sucette , malhonnête une allumette ou le bout d’un crayon ou stylo… Pour info, je fume 7 clopes/ jour.

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 13 h 46 min

Inoubliable…

« En pèlerinage historique à Avignon, Koba, originaire du royaume de Kurlande, île de la mer Baltique, y rencontre François Fonsalette, un diplomate passionné d’archéologie. Ils tombent amoureux mais Koba doit regagner son pays. François Fonsalette, bien décidé à retrouver celle qui a une fraîcheur radieuse et un accent merveilleux, se fait nommer ambassadeur de France en Kurlande. Mais ils se croisent à Orly : Koba, en fait princesse de Kurlande (François ne le savait pas) revient en France comme jeune fille au pair. » Wikipedia

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 13 h 42 min

« née le 28 janvier 1945 »

Demain Marthe Keller, du signe du Verseau, aura 74 ans.

Phil, j’avais été l’interviewer chez elle, dans un appartement d’un bel hôtel particulier du faubourg Saint-Germain, à l’occasion de son rôle dans Fedora. L’article destiné à Télérama n’avait pas été publié…

Ed dit: 27 janvier 2019 à 13 h 35 min

Et Chaloux est un aristocrate qui joue du piano à la tombée de la nuit en costume de Dracula dans un appartement haussmannien pendant qu’une femme nue pète sur sa queue (celle du piano). Ce à quoi il répond par des « hurkhurkhurk ! »

Marie Sasseur dit: 27 janvier 2019 à 13 h 32 min

Je m’excuse mais cette histoire d’ethique d’A. Cohen m’interpelle.
Je viens de lire , fragmentaire tel que dispo en ligne, des extraits de « Albert Cohen, le seigneur »de G. Valbert.
Alors je vous pose la question.
Est-ce que ce fin traqueur de Pierre Laval, merci à A. Cohen de cette lucidité, la haine et l’ennemi intime qu’il s’en etait fait, a-t-il jamais sauvé les Juifs de sa communauté, comme il a le coeur de le la revendiquer ?
Autrement dit, est-ce que ce livre blanc de 1946 n’etait pas un peu trop tard…

Je vous invite à reviser la notion d’asile…
https://ofpra.gouv.fr/fr/histoire-archives/histoire-de-l-asile

Ed dit: 27 janvier 2019 à 13 h 23 min

Une princesse versaillaise je ne sais pas, mais dans tous les cas un fin géographe et connaisseur des peuples qui s’étonne que des Russes puissent être typés asiatiques. Un génie.

Ed dit: 27 janvier 2019 à 13 h 17 min

Ou une vieille tante aigrie et oisive qui inflige à tout le monde ses avis de vieille tante bobo parisienne sur chaque film qu’elle voit. Et ils sont nombreux.

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 13 h 14 min

« Everything you can imagine is real.”
Pablo Picasso

Oui, renato, mais tout ce qui nous est donné pour réel est le plus souvent imaginaire…

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 13 h 05 min

C’est amusant, parfois édifiant, quelque fois instructif de voir l’image que les autres vous renvoie de vous-même.
Même si cela en dit souvent plus long sur eux que sur vous.
Généralement, on me décrit comme un bobo privilégié fuyant la réalité en me réfugiant dans les salles de cinéma.
Pour Chaloux, je serais un pauvre raté, vivant en HLM sous le seuil de pauvreté, et jouant les princesses versaillaises, HI hi hi !

Personnellement, quand je vois un bon film ou lis un bon roman, il me semble que ceux-ci me procurent une meilleure perception de la réalité.
Inversement, quand je me confronte directement à la réalité, c’est là que j’ai l’impression d’entrer dans le domaine de la pure fiction !
C’est notamment le cas lorsque je suis allé sur le champ d’action des manifestations des Gilets jaunes (actes 2, 3 et 11). Chaque fois, j’ai eu l’impression de débarquer sur un plateau de cinéma. Toujours le même sentiment de déréalisation : la réalité ne correspondant pas aux images données pour réelles à la télé.
Hier, ayant une demie heure de battement devant moi avant d’aller voir mon film, et ayant décliné une invitation à diner chez des amis, où j’avais laissé Chedly se rendre tout seul, je suis entré au MacDo de la place de la Bastille, pour y avaler un hamburger-frites.
A la table voisine, trois jeunes étrangers parlant entre eux le russe, m’a-t-il semblé (bien que deux d’entre eux avaient le type asiatique), équipés d’impressionnants appareils photos à gros objectifs et de casques sur lesquels était écrit le mot PRESSE, se montraient, l’air très satisfait, les clichés qu’ils avaient réalisés. Probablement sur les échauffourées de la fin de l’après-midi et le portrait du Gilet jaune blessé à l’oeil. On sentait que leur contrat était rempli et qu’ils avaient de quoi satisfaire leur lointaine rédaction.
Des images certainement en inadéquation avec ce que moi je venais de voir sur cette même place, redevenue soudainement paisible.
Pourtant, en rentrant chez moi, et en regardant BFMParis, l’image de la France à feu et à sang m’est à nouveau apparue sur les écrans. Le journaliste disant que désormais, il y avait autant de manifestants que de CRS, là où moi j’en avais plutôt compté un sur dix…
Où est la fiction et où est la réalité ?

renato dit: 27 janvier 2019 à 12 h 47 min

Janssen J-J, sous-évaluez-vous l’évidente utilité d’un dictionnaire illustré specialisé en abréviations, acronymes, initiales et sigles ?

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 12 h 35 min

Je vous titillais un brin, mais pas méchamment, hein…, paul edel.
H M mérite mieux que la lecture d’un seul de ses romans. Mais vous êtes tombé sur un très bon. Essayez « hommes sans mère » ou dans la veine écolo du début : « la beauté des loutres ».
Ne faites pas comme les lamproies dentues.
Au moins, jazzm suit, lui. Normal, rien de ce qui concerne Paris ne lui reste indifférent. Voilà un flâneur vigilant et solidaire. Merci. Vais essayer de me corriger pour les sigles, à l’avenir. RENATO : rien en nous à tomber outre ?

Delaporte dit: 27 janvier 2019 à 12 h 34 min

Marthe Keller n’est pas allemande, Jacuzzi :

« Marthe Keller est une actrice et metteuse en scène suisse née le 28 janvier 1945 à Bâle. »

renato dit: 27 janvier 2019 à 12 h 22 min

« … passons notre chemin »

Avez-vous une référence à conseiller, que sais-je, un dictionnaire illustré des abréviations, acronymes, initiales, sigles ?

Paul Edel dit: 27 janvier 2019 à 12 h 22 min

« L’humilité de l’artisan provincial connu d’un petit cénacle reste une métaphore un brin convenue, pour ne pas dire usagée. » c’est vous quoi êtes condescendant,et vous déformez mon propos JJJ.
Je n’emploierai jamais ces termes; dans tout génération, il y a un Nerval, un Fromentin,egt pus prés de nous un Calet, Un Guerin, un Reverzy ..Ils sont d’une inestimable valeur,l’or du temps littéraire et traversent le temps.

jazzi dit: 27 janvier 2019 à 12 h 03 min

Traduction pour Phil et les autres malentendants :

PM : Police Municipale ;
PPP : Préfecture de Police de Paris ;
CM : Conseil Municipal ;
Mme H : Anne Hidalgo, mairesse de Paris ;
JJJ : Janssen J-J, commentateur et Gilet jaune honoraire.

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 11 h 59 min

On ne s’adresse qu’à celzéceux qui savent décrypter instantanément les sigles policiers. Quant aux restes, passons notre chemin.

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 11 h 57 min

Dans ces conditions, et à tout prendre, je préfère de loin vous opposer un autre grand oublié très discret : Hubert Mingarelli. Et j’imagine que vous ne me démentirez pas. Il est toujours bien vivant et ne fait pas beaucoup de bruit.

Phil dit: 27 janvier 2019 à 11 h 56 min

PM PPP CM Mme H, JJJ en pleine forme de formulaire sécu années septante.
Dear Baroz, Marthe Keller est bien mieux dans « Fedora » de Wilder, années 75, remake de son boulevard du crépuscule. Ces Allemands dénationalisés semblent condamner à nous livrer des histoires de revenants de camps irréalistes, aussi bankable qu’inutiles commme le dernier film raté de Barbet Schroeder, Amnesia, avec Ganz en ancien de la Wehrmacht contrit de contractions.

Janssen J-J dit: 27 janvier 2019 à 11 h 54 min

@ un grand écrivain discret de la race des Calet, des Bove.

Je crois vraiment que vous exagérez la profondeur de votre estime en défense d’EC, JPA. L’humilité de l’artisan provincial connu d’un petit cénacle reste une métaphore un brin convenue, pour ne pas dire usagée.

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