de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les incertitudes manifestes de Frédéric Pajak

Les incertitudes manifestes de Frédéric Pajak

Un tel projet force l’admiration que ce soit vis à vis de l’auteur Frédéric Pajak comme de l’éditeur, Noir sur blanc ayant pris le relais des PUF. Car il y a là, derrière le risque d’inscrire dans la durée une entreprise littéraire, historique, biographique en l’échelonnant avec un certain nombre de volumes, une vision artistique d’une ténacité et d’une singularité sans égales ni équivalent dans ce qui se publie de nos jours. Ils ne savent pas où ils vont ni le temps que cela prendra mais ils savent qu’ils y vont. C’est d’autant plus remarquable qu’en creusant ce sillon unique, l’artiste a inventé son genre et sa forme. Ni bande dessinée ni roman graphique, appelons « du Pajak » ces histoires dans l’Histoire où le texte et le dessin, tracés par la même main, dialoguent et se complètent.

Il s’était lancé dans ce type de « récit écrit et dessiné », ainsi qu’il le présente, en 1997 avec un Martin Luther, inventeur de la solitude, suivi deux ans après de L’Immense solitude, avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese sous le ciel de Turin qui le fit connaître ; d’autres suivront encore de la même encre, autobiographique, mélancolique (mais d’une mélancolie exaltante), nostalgique (quoi qu’il s’en défende) et ombrée d’un humour léger. Il y a deux ans, Frédéric Pajak (1955) a inauguré une nouvelle série intitulée Manifeste incertain (il en parlait ici au micro d’Alain Veinstein) dont le troisième volume vient de paraître (217 pages, 23 euros, les éditions Noir sur blanc). On retrouve sa manière, son trait, sa touche et cette façon unique d’assembler, selon une technique proche du montage cinématographique, ce qui pourrait paraître décousu. Un apparent chaos de souvenirs et de fantômes. Il faut une vraie sensibilité pour ranger un tel monde, et des personnages par rapport à leurs sentiments. Ce travail de miniaturiste est d’une précision d’autant plus efficace qu’elle est invisible, comme les coutures des meilleurs faiseurs. La bande annonce « La mort de Walter Benjamin / Ezra Pound mis en cage » ; ce qui n’empêche pas cet album à l’impeccable impression (suisse !, et pour le prix d’un mince roman aussitôt oublié, on croit rêver) d’être hanté par le Pavese du Métier de vivre. ob_3ccc40_walter-benjamin-03-03-2014

Le temps est suspendu dans ces pages au fort grain, entre ce qui est révolu et ce qui n’est pas advenu, dans l’un de ces moments d’incertitude où se creusent les failles. Son récit est très documenté, mais la correspondance des écrivains demeure sa source privilégiée. Il saisit Walter Benjamin en 1940 lorsque le grand philosophe en fuite, déchu de la nationalité allemande, contraint au vagabondage européen, hésite entre la Palestine de Gerschom Sholem et les Etats-Unis d’Hannah Arendt, deux amis qui le pressent de fuir avant qu’il ne soit tard. Il est trop tard : piégé par l’avance allemande, il se jette du haut du pont à Port-Bou. Benjamin selon Pajak est un homme qui subit l’Histoire, un intellectuel remarquable mais dont le dogmatisme écrase la lucidité, au contraire d’un Elie Faure par exemple qui avait compris dès la guerre civile espagnole que ce n’était qu’une répétition générale de ce qui devait advenir. Au même moment, Ezra Pound, c’est le contraire. Le génial poète des Cantos se fait fasciste, admirateur du Duce, et verse dans un antisémitisme délirant. Pajak réglant sa focale autant sur le détail que sur le panorama, on apprend au passage que sa femme s’appelait Shakespear (mais Dorothy), ce qui ne l’empêchera pas le dément d’être enfermé pendant des années dans un asile d’aliénés à son retour aux Etats-Unis.

Cela dit, cette fois comme avant, il n’éprouve pas d’empathie pour ses personnages; seule leur étrangeté, leur mystère l’attirent et le fascinent. Ils n’ont plus des têtes d’oiseaux comme à ses débuts. Ils ont leur tête, pour le meilleur et pour le pire. L’auteur fait entendre leur voix, et au-delà, leur grain ; à croire qu’il écrit à condition d’entendre des voix. Sensible aux coïncidences, volontiers fleur bleue, il excelle à tresser des destinées, à nouer les œuvres, à tisser les failles et les désarrois. Les échos assourdis du XXème siècle entrent en résonance avec ceux du nôtre. Il n’est pas inutile de se rappeler combien le désespoir gagnait les plus lucides pendant la montée des périls. Enfin, pas pour tous, ainsi que le montre l’ultime contrepoint de choisi par Pajak : des fragments du Journal littéraire de Léautaud…Pas sûr pour autant qu’il goûte la compagnie de ses contemporains ; il ne ne s’adresse pas à des consommateurs mais à des lecteurs, même s’il se sait issu d’une génération « rescapée d’un monde douillet », celui des Trente glorieuses.

pajak001--672x359Il sera toujours hanté par la disparition de son père, le suicide, la solitude, les deux guerres mondiales, le monde d’avant et puis la mort, la mort, la mort. C’est peu dire qu’il est intranquille, pour notre plus grand bonheur, dirait-on, car son inquiétude est le terreau de ses albums. Il y a là toute l’ironie d’un désenchanté. Me croira-t-on si j’avoue que, même lorsque l’on croit bien connaître les biographies de ces deux grands écrivains, deux témoins d’un même naufrage, leur rencontre dans les mêmes pages, sous la plume et le pinceau du même artiste, à défaut de s’être faite dans la vraie vie, fait naître des intuitions inédites chez le lecteur. Autant reconnaître que son invitation à rêver, soutenue par un art poétique souligné à l’encre de Chine, porte ses fruits fussent-ils parfois des plus sombres.

Celui-ci étant le troisième opus, la boucle sera bouclée lorsque le neuvième Manifeste incertain paraîtra. Il aura alors atteint son but : » proposer un tableau du monde d’aujourd’hui à la lumière du passé ». Le monde de l’artiste nous est devenu si proche qu’on se plaît à imaginer les écrivains que l’on aimerait retrouver dans sa méditation sur l’Histoire quand des écrivains sont pris dans ses rêts et que la littérature s’emploie à la déchiffrer : WG Sebald, Robert Walser, Joseph Roth, Franz Kafka… Ce n’est pas pour être intrusif : c’’est juste qu’on se sent de la même famille de papier.

(« Walter Benjamin emporté par la foule des réfugiés, lui seul »; « Frédéric Pajak, autoportrait » extraits de Manifeste incertain III)

Cette entrée a été publiée dans arts, Histoire Littéraire.

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commentaires

954 Réponses pour Les incertitudes manifestes de Frédéric Pajak

hoho ! dit: 9 octobre 2014 à 23 h 02 min

demain, Schwarzy déboule pour les préparatifs d’un sommet international etc …
le Schwarzy, musclé etouhétou, a été entraîné par qui … le papa d’Edika (de Carali, et le grand-père de etc…), yep ! ça me fait gondoler

(collectif de soutien aux dessinateurs) enfin, j'ai retrouvé ! dit: 6 octobre 2014 à 14 h 42 min

Depuis hier, c’est fait : Pajak … mais bien sûr, c’est dans le n° 449,novembre 2013, Fluide Glacial : un 2 pages, meilleur que celui d’Assouline, à mon humble avis torché par Phil Casoar ; Pajak’crobards Benjamin, Gébé, Nietzsche,… et Milou.
Merci, nouvelle fois, Fluide Glacial !
Un fidel lecteur

Chaloux dit: 28 septembre 2014 à 18 h 49 min

@Elena.
Je me suis douté que vous connaissiez le Cecil. Il faudrait que je lise et relise, mais j’espère que nous aurons l’occasion d’échanger sur le sujet.

Elena dit: 28 septembre 2014 à 10 h 35 min

@ Chaloux (22 h 22 min)
Il se trouve que c’était ma spécialité (English Lit entre 1740 & 1820 & Austen en particulier), mais ici n’est pas le lieu.
(Je connais le livre de D. Cecil depuis longtemps, mais pour tt vs dire je crains les effets de son approche sur qqn qui découvre Austen, auteur majeur trop souvent « trivialisée »).

Widergänger dit: 28 septembre 2014 à 10 h 15 min

Mon pauvre Abdelkader, quand est-ce que vous saurez qu’il existe en espagnol des poèmes qui s’appellent « alba » parce qu’ils chantent l’aube ?

Vous êtes un illettré et au nom de votre illettrisme, vous venez insulter les gens cultivés ! C’est un peu fort de café !

Widergänger dit: 28 septembre 2014 à 10 h 07 min

Le plaisir à écrire, je l’éprouve surtout quand j’écris des poèmes réussis. Pour la prose, ça vient bien après l’avoir écrite, quand tout est comme étranger à moi, comme si je lisais quelqu’un d’autre. Alors seulement je me rends compte si c’est bon ou pas. Pour la poésie, c’est trompeur, on peut être emporté par ce qu’on trouve (le trobar comme du temps des troubadour) et une froid refroidi on trouve ça nul. La vraie jouissance, c’est quand une froid refroidi on a toujours le sentiment que c’est réussi.

Par exemple, ces deux poèmes sont parfaits qui appartiennent au recueil intitulé « Gratitude du chagrin » qui n’est pas encore terminé :

Dans l’agonie noire
de la vase qui surit,
le mouvement de l’eau
effraie.
On entend le spectre d’une voix
qui flûte dans l’air,
dont on fait les hommes,
unique.

*

De l’œil qui fond, tu as consenti
au sang, à la mort, au serpent :
deux larmes
habillent de nuit l’éclair.
Ton regard si beau m’a rendu invisible.

*

_________

Ou ces trois sonnets qui font partie d’un autre recueil intitulé « Trente-trois sonnets funèbres » en hommage à Gongora :
1

temps détraqué goutte à goutte d’Occident
tombe au sang noir de cris de bouches étouffées
qui brûlent pour intercéder déments
pour nous nuit d’agonie par tous renoncée

lentement l’homme agonise et du haut des
astres pèse la vie sombre et pâle peur
le haut chant de l’homme fracassé bidets
des caves où la mort elle-même se meurt

telle fut l’Europe écartelée désastre
sans écriture cadavres du cadastre
la foule errante des fantômes du temps

recueille les paroles d’adieu lallation
en action de grâce non la vocation
de l’homme n’est pas de pourrir lentement

2

à peine sentie déjà cendres la vie
qui nous fuit fait de nous inconscients des ombres
errantes aux murs sales du temps et qui
dans des eaux verdâtres qu’il faut boire sombre

en vain on se souvient anonyme et froide
de la vie qu’on a rêvée dans son enfance
dès lors sans illusion dans une noyade
infinie où ne meurt jamais l’espérance

vide on vit et on meurt dans la confusion
seul sans rien savoir sans seulement comprendre
quand tout n’a au mieux ni rime ni raison

tout n’est que bruit vaine la rumeur du monde
sur l’éclat bref d’un jour en déshérence qui
se meurt et renaît des moires de l’oubli

3

somnambule l’homme égaré de soi-même
dans le labyrinthe des siècles naufragés
et son rire étrange boussole cassée
dans l’orage magnétique des grands sèmes

des choses elles-mêmes que savons-nous
présent péril pur en proie au seul hasard
c’est pourtant lui qu’il nous faut célébrer nous
sans tarir à la source c’est pour savoir

serons-nous sans regret à l’instant où nous
retournant sans avoir su et pour le pire
roule et s’enroue écartelée sur la roue

du temps sans fin cette pauvre voix qui vire
au cauchemar d’une vie sans voix c’est dire
quel secret quelle hantise tant d’années rire

Widergänger dit: 28 septembre 2014 à 9 h 55 min

B comme BERLIN dit: 28 septembre 2014 à 1 h 07 min
__________
Peu ragoutant, ce type. Une vraie racaille qui se moque des gens qui souffrent.

Mme Michu dit: 28 septembre 2014 à 5 h 12 min

Secrétariat RdL dit: 27 septembre 2014 à 21 h 34 min
POUR LES BESOINS D’UNE ENQUÊTE DE L’OMS,
TOUS LES COMMENTATEURS SONT PRIES DE REPONDRE A LA QUESTION :

c’est quand la dernière fois que vous avez pris un panard monstrueux?

Monstrueux c’est trop vague, faudrait préciser le nombre de spasmes plantaires et de mouvements incontrôlés des orteils, tout ça par minute…

B comme BERLIN dit: 28 septembre 2014 à 1 h 29 min

« Elena dit: 27 septembre 2014 à 22 h 16 min »,

Je suis le jaune, vous êtes le blanc…
Les exégètes sur le jaune ou le blanc sont nombreux.

Jane Austen à une force d’attraction étonnante lorsque l’on découvre son œuvre.

Mais Agatha Christie fait mieux.
Aussitôt lu, aussitôt oublié.
Une relecture sans fin,
un instant de repos,
dans un maelstrom indéfinissable,
un voyage interplanétaire improbable,
(sauf pour D, le seul, l’unique, capable de se branler en lisant de l’Agatha),
(Mon Drieu, quel horreur!!!).

Respirez !…

B comme BERLIN dit: 28 septembre 2014 à 1 h 07 min

« Le père de cette cousine est mort dans un hôpital psychiatrique après y avoir été enfermé plus de soixante ans. »,

« pour découvrir Wloclawek où a vécu son grand-père Abraham dont l’existence m’était connu parce que je l’avait dans la liste des membres de la famille dans les archives polonaises mais je ne savais pas du tout ce qu’il était devenu. »…

Un peu sadique, WGG,
pour saluer Jean-Jacques Pauvert ???

B comme BERLIN dit: 28 septembre 2014 à 0 h 53 min

« Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 20 h 41 min »,

Mec, les gens qui n’ont pas de chance…
à foison !.

Je suis sur qu’elle m’aurait ouvert la porte,
car je n’aurait pas attendu qu’elle soit crevée pour aller la saluer !.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 22 h 22 min

@elena

David Cecil était un rejeton de la famille de Malborough. Aucun raffinement dans le non-dit de la société anglaise du temps ne lui échappe. C’est tout l’intérêt de son livre. (Je note votre référence)

Elena dit: 27 septembre 2014 à 22 h 16 min

@ Chaloux (20 h 15 min)
L’ennui c’est qu’Austen n’a à peu près rien à voir avec l’aristocratie & tt avec la « gentry ».
Qu’elle est très difficile à traduire.
Et que les adaptations filmées de ses romans sont le plus souvent très discutables.
Si vous aimez les critiques anciens garantis sans jargon, Mary Lascelles (Jane Austen and her Art,1939) serait nettement plus intéressante sur le plan littéraire.
Alistair Duckworth & Stuart Tave ont écrit des ouvrages remarquables sur Austen, en 2004 Peter Knox-Shaw a bousculé le consensus sur son rapport aux Lumières.
La littérature secondaire sur Austen est pléthorique, mais si vs ne devez lire qu’un ouvrage sur Sense & Sensibility (Raison et sentiments) penchez-vous sur celui d’Isobel Armstrong, remarquable et bon marché (ds les Penguin Critical Studies).

Il mourra comme il a vécu... dit: 27 septembre 2014 à 21 h 56 min

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 12 min
allez mon couillon je vais à la messe

…Mollement…

Réjouissons-nous, ô mes frères, car nous avons trouvé une grosse truffe! dit: 27 septembre 2014 à 21 h 53 min

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 12 min
allez mon couillon je vais à la messe

HIHIHI

Eliminatoire dit: 27 septembre 2014 à 21 h 38 min

Secrétariat RdL dit: 27 septembre 2014 à 21 h 34 min
POUR LES BESOINS D’UNE ENQUÊTE DE L’OMS,
TOUS LES COMMENTATEURS SONT PRIES DE REPONDRE A LA QUESTION :

c’est quand la dernière fois que vous avez pris un panard monstrueux?

Ceusses qui connaissent point sont exclus d’office de la RDL (boudemou, tu sors! hurkhurk-hurk!).

secrétariat du tSecrétariat RdL dit: 27 septembre 2014 à 21 h 37 min

Ceux à qui ce n’est jamais arrivé peuvent le dire en toute discrétion sous pseudonyme.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 21 h 36 min

boumou, pour jouer les supériiors, comme tu fais, faut avoir un peu de monnaie. mais toi, ren, les poches vides, ça finit par se voir…

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 07 min

« note moi ça m’amuse pas.. »

Sûr, qu’est-ce que tu dois être emmerdé…

Secrétariat RdL dit: 27 septembre 2014 à 21 h 34 min

POUR LES BESOINS D’UNE ENQUÊTE DE L’OMS,
TOUS LES COMMENTATEURS SONT PRIES DE REPONDRE A LA QUESTION :

c’est quand la dernière fois que vous avez pris un panard monstrueux?

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 21 h 18 min

WGG, c’est pas le tout, mais c’est quand la dernière fois que vous avez pris un panard monstrueux, un truc qui vous transporte au ciel et dont on revient jamais tout à fait. L’écrivain dit davantage que les autres. Il doit jouir à proportions.
(laissez ce pauv’boumou jouer les utilités. Entrave que dalle, surtout à ça. C’est un causeur).

Sant'Angelo Giovanni dit: 27 septembre 2014 à 21 h 13 min


…les écrits  » décalées « , çà nous laisse encore pantois,!…le fait de ne pas connaître avec qui on écrit,!…çà explique un certain dogmatisme,…dans la perspective du tableau des répondant,!…
…Ah,!Ah,!…etc,!…

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 12 min

C’était une belle jeune fille à moitié à poil en plus

..on s’en doutait..et la moitié c’est souvent mieux. sapré dracul..t’as une belle nature, ça aide, cajole là..allez mon couillon je vais à la messe

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 21 h 12 min

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 04 min
pis en plus jlui dois d’avoir compris l’origines de tes misérables conneries hystériques.

va mon boumou, mariole à aigreur. Longtemps que t’es KO… Tout le monde le voit, sauf toi… évidemment… Va chez Mimile ou qu’c’est qu’y a d’la bière… Tout c’qui te reste…

abdelkader dit: 27 septembre 2014 à 21 h 10 min

Les indiens orbitent Mars a peu de frais…sinon, a mon humble avis Alba (Alba c’est aube en quelle langue en fait ?), vous devriez incorporer le texte de Barozzi dans votre roman…le rêve du psy indélicat qui couche avec ses patients, et qui a des complexes d’Oedipe super graves et se fait enfiler par son papa et toute la tribu…du coup , votre récit prend une ampleur quasiment-quantique…micro, macro, jardinage, and anything in-between…vous avez touché le gros lot…fuck ! le prix Nobel est une formalité…

Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 21 h 09 min

C’était une belle jeune fille à moitié à poil en plus. Oui, une histoire de fantôme encore. Mais c’était assez marrant parce que j’était là bas avec un groupe de profs qui avait fini par y croire à mon histoire et espéraient eux aussi qu’elle serait encore en vie. Si elle avait été en vie, je me demande ce qui se serait passé. Ma présence l’aurait peut-être tuée, ou elle m’aurait dit qu’elle ne se souvenait pas d’avoir jamais eu des cousins à Paris…

Mais ce qui est beau tout de même c’est que j’ai retrouvé une cousine d’une autre branche de la famille. Et récemment elle est devenue israélienne. Son grand-père qui était Abraham Alba est venu à Paris en provenance de Pologne à la fin de la deuxième guerre mondiale et a rencontré mon grand-père sans doute vers 1919. C’est une information que même mon père n’a jamais eue. Il a mis au monde une fille qui s’appelait Esther Alba, la mère de ma cousine actuelle, qui a longtemps vécu en Tunisie avant de se remarier avec un galeriste new yorkais. Le père de cette cousine est mort dans un hôpital psychiatrique après y avoir été enfermé plus de soixante ans. Il passait son temps à peindre à l’hôpital, paraît-il. Mais elle ne l’a jamais connu. Il venait d’une famille antisémite, ce qui l’a rendu fou vers 1940, et il n’est plus jamais sorti de sa folie, sauf par la peinture. Ma cousine en a énormément souffert au point de suivre une thérapie il y a une trentaine d’années. Elle vient d’une branche qui au sortir d’Espagne a d’abord émigré à Istanbul avant d’émigrer ensuite en Russie pour revenir vers la Pologne. J’ai réussi à la convaincre de faire un grand voyage en Pologne un été prochain. Pas facile de guérir de tous ces traumatismes pour découvrir Wloclawek où a vécu son grand-père Abraham dont l’existence m’était connu parce que je l’avait dans la liste des membres de la famille dans les archives polonaises mais je ne savais pas du tout ce qu’il était devenu.

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 07 min

c’est la première fois que je dialogue aussi longtemps avec un aussi gros con que toi. Plus gros, passerait pas les portes. Tu aimes l’humiliation (l’auto-humiliation).

note moi ça m’amuse pas..j’ai pas ces grandeurs de coeurs..msont inacessibe tu penses..hin mon cheuloux

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 21 h 04 min

jamais mon cheuloux tu penses..toi oui en revanche..bon je l’authorise en souvenir du bon vieux temps hin mon cheuloux..pis en plus jlui dois d’avoir compris l’origines de tes misérables conneries hystériques..jlui suis reconnaissant de ça au moins..alors je ferme un oeil..la maréchaussée les deux

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 56 min

le fantôme c’était vous, ML

pas du tout..c’est le sommet de l’escalier de merde..’albaaaa’..comme une neige éternelle..y’a du russe lan’dans dracul..on sait pas bien ou les attende et je trouve que là t’as su le rende

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 53 min

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 17 min
va va mon courageux..je t’ai oublié

la preuve, mon gros, tu lâches plus. Un gros qu’adore qu’on le baffe, t’es rien d’autre. Qu’aime à être humilié sans fin… quel tableau… Faudrait qu’on t’accroche, façon boucherie…

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 53 min

ayayaye il a sorti son carnet..c’est toujours comme ça..les plombs pétent et c’est les vannes formatées..bon c’est pas trés grave mon cheuloux..t’es bon et généreux etc. toutafé

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 51 min

bgoumou, c’est la première fois que je dialogue aussi longtemps avec un aussi gros con que toi. Plus gros, passerait pas les portes. Tu aimes l’humiliation (l’auto-humiliation). Plus ça va, plus on te cerne. Hilarant.

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 48 min

la merde..l’escalier..le pijama..tout ça crie de vérité hahurie..celle de mon scrétaire couine comme une souris souis lpied..c’est pénibe

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 43 min

va dodo, boumou, dans ce domaine-là non plus, t’es pas à la hauteur. (en amitié non plus, je crois). Tu t’aimes trop toi-même.

Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 20 h 41 min

Habiter à St Pétersbourg, ce n’est pas forcément une bonne idée.

Je me souviens être allé à l’adresse où je savais que l’une de mes cousines russes avaient habité dans une grande rue prèsd e la gare de Moscou, dont j’ai oublié le nom. C’était dans un immeuble à la façade en granit rose sur la rue. Donc d’apparence un immeuble cossu. Des immeubles avec plusieurs cours intérieures qui donnent les unes dans les autres, comme à Berlin à Kreuzberg dans certains coin. Je rentre. Je monte par un escalier qui était enduit d’excréments de chien et peut-être même de gens qui étaient venus chier là. D’une saleté absolument repoussant. J’arrive à l’appartement où elle était censée avoir vécu au moins jusqu’en 1985 (c’était en 2005 ; elle était née vers 1910, elle pouvait théoriquement être encore en vie). Je sonne. Là, une jeune fille en pyjama à moitié dans le cirage m’ouvre. Je déroule ma phrase en russe que j’avais soigneusement préparée dans ma tête pour demander si une certaine Vera Alba pouvait encore habiter là. Et je vois cette jeune fille se retourner et hurler de toute ses forces AAAAAAAALLLLLLLLBBBBBAAAA !!!!!!!!!!!!! qui devait résonner dans l’appartement où elle avait vécu mais quelque vingt ans après sa mort. Et elle a claqué la porte.

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 39 min

avec jean philippe ?..attends je sais plus le nom qu’il disait micoeur..mais mon scrétaire doit savoir..viens ici mon couillon de cheuloux et répond au meusieu

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 39 min

Non, Jacquot, pas Siffredi, mais je sortais d’une morne mariage (avec une blanche) . D’ailleurs, un jour je dis à un de mes amis auquel je tiens beaucoup, un fou adorable: « Merde, j’y vais ce soir, c’est encore un coup de 4H du matin ».
Réponse de cet ami : « je crois que tu es un peu paresseux ».
Parole bienfaitrice. A partir de ce jour-là, j’y suis allé la fleur au fusil.

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 32 min

..la madone des kommandantur mon chaloux..a un cul grand comme ça..jle sais bien hé..tu prèches à un convaincu..baroz en revanche tend l’oreille

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 32 min

Hallucinant, Jacquot. Même quand j’avais la grippe, avec 39 de fièvre, fallait passer à la casserole, trois fois par jour, et pas 5 minutes.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 30 min

boumou, tu n’es qu’un vieux porc. Personne ne croit à tes salades. Je suis un homme bon, généreux, très heureux de vivre. Seulement, j’aime pas les pervers narcissiques dans ton genre.

Jacques Barozzi dit: 27 septembre 2014 à 20 h 24 min

« j’ai découvert Dickens vers l’âge de trente cinq ans. En 48 heures, sans presque dormir ni m’alimenter, j’en ai lu trois. »

C’est plus de l’amour, c’est de la rage, Chaloux, une passion hystérique, de la sexualité de papier ! C’est pas un peu frustrant ?

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 20 min

attation dracul chacun ses bouffons..c’est mon scrétaire attation..ça j’ai pas oublié..chacun ses affaires dracul

Jacques Barozzi dit: 27 septembre 2014 à 20 h 19 min

Clopine, que vous dire !
Lisez-le à voix haute, en suivant le tempo : 2 brèves, deux longues et diversement…, mettez-y un peu de coeur et un brin de lyrisme, vous verrez, c’est sublime !
ML est Dante et je suis son Virgile, entrez, nous vous conduirons entre le Ciel et l’Enfer, à l’entracte du Purgatoire, vous pourrez acheter des petits fantômes pour offrir !!!

Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 20 h 18 min

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 08 min
Le Maître et Marguerite, c’est un immense livre. Je l’ai découvert en voyant le film
__________

Mort de rire !

B comme BERLIN dit: 27 septembre 2014 à 20 h 18 min

Oui,
le problème,
c’est que cela n’a pas beaucoup changé.
Je pensais m’installer à St Saint-Pétersbourg pour six mois…
Et c’est tintin.

C’est chiant comme les frontières sont chiantes pour les histoires d’amour…
Quel que soit l’âge.

M’enfin :
Quant’a pas le droit,
tu prends le gauche !!! !! !.

bouguereau dit: 27 septembre 2014 à 20 h 17 min

Michel Alba fila – mais non sans encombre,
de l’espace fangeux au firmament,
Clopine lui lança – un tas de concombres

t’es pas ozi..par hasard

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 17 min

boumou, inutile d’aller à la gendarmerie à chaque fois qu’on écrase une bouse, ça m’arrive au moins trois fois par semaine…

Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 20 h 15 min

Les commentaires de Clopine, je les aime pour leur drôlerie. On croirait entendre un « vendeur de produit » cherchant en vain la « qualité du produit ». Je comprends qu’elle n’arrive à rien. C’est pas un écrivain, la Clopine, c’est un VRP du style…

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 15 min

Jane Austen est aussi un cas intéressant pour moi. Adoré le film (Raison et Sentiments) et le livre m’est tombé des mains, mais impossible de lâcher Jane pour autant. C’est le livre de David Cecil, d’un très grand raffinement, qui me l’a révélée. N’aimais pas Jane Austen, failli jeter par la fenêtre le Cécil qui me semblait rempli de préjugés aristocratiques à l’anglaise, jusqu’à ce que je comprenne ce qu’il pouvait apporter,-réconcilié avec tout le monde.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 20 h 08 min

C’est bien d’évoquer Le Maître et Marguerite, c’est un immense livre. Je l’ai découvert en voyant le film avec le génial Alain Cuny. Pris en route à la télévision, pas de programme pour savoir ce qu’était cet ovni extraordinaire. Boulgakov luttant pied à pied avec la mort pour pouvoir le terminer est un de mes héros.

(Jacquot, mon gros chou, vous n’avez rien compris à « la traversée du fleuve »).

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 20 h 01 min

19h51 « La belle et la bête » revisité, c’est pas dommage, nous y gagnons en pertinence sympathique et affectueuse.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 19 h 55 min

Un samedi matin, à la grande librairie des Puces de Saint-Ouen, souvent un peu chère, j’en avais trouvé tout une pile. A peine rentré, la voiture sûrement garée n’importe comment, enfermé dans un chambre jusqu’à ce que tout soit lu. Une folie.
Bénis soient les écrivains découverts dans cette fièvre. De la même façon, hors David Copperfield qui est un des moins bons, j’ai découvert Dickens vers l’âge de trente cinq ans. En 48 heures, sans presque dormir ni m’alimenter, j’en ai lu trois. Les Grandes Espérances, L’Ami Commun et les temps Difficiles.

B comme BERLIN dit: 27 septembre 2014 à 19 h 49 min

« La Reine des chats dit: 27 septembre 2014 à 17 h 47 min »,

Le premier manuscrit complet du « Maître et Marguerite » dormait dans les caves du KGB.

Il en est ressorti !.

« Les manuscrits ne meurent jamais » !.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 19 h 46 min

Bérénice, de ce point de vue je dois tout à Huysmans, lu d’une traite il y a quinze ou vingt ans, dans un orgasme adjectival ininterrompu (ah, le souvenir de la quête effrénée des titres qu’on trouvait alors plus difficilement qu’aujourd’hui…), depuis souvent relu (je viens de commander les textes sur la littérature chez Hermann).

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 19 h 34 min

Rôôô je peux lire que vous ne vous ^tes pas débarrassé de vos petits problèmes digestifs, voyez un spécialiste ou vous y perdrez. Quoi? je n’en sais fichtre rien mais le résultat sera là.

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 19 h 32 min

Chaloux j’ai souvent été épatée par la diversité adjectivale de votre lexique et si ce n’est trop espérer trouver, réfléchi à ceux qui conviendraient à votre portrait tentant l’esquisse sans pour autant vous rêver car les passants si nombreux défilent dans ma grande lenteur m’obligeant à renoncer à la fresque.

Chaloux dit: 27 septembre 2014 à 19 h 21 min

La Reine des chats dit: 27 septembre 2014 à 17 h 47 min

La Reine, vous oubliez les délicieux dimanches Flaubert-Bouilhet, les furieuses lectures à George, etc…

Crevette dit: 27 septembre 2014 à 19 h 18 min

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 16 h 43 min
Tu sais qu’elle est vierge de la chatte?

Dugard avec un D comme le Bigeard des casernes?

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 19 h 06 min

reine des chats Nous savons tous ce que la confidentialité peut offrir comme confort cependant la curiosité toujours aiguisée par votre style si précieux et personnel me pousserait presque s’il ne fallait pour la satisfaire que vous renonciez à l’anonymat protecteur les titres des ouvrages que vous semblez avoir produits pour exprimer une prolixe pensée accompagnée de réflexion millimétrée de justesse autour de l’écrit dans son ensemble.

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 18 h 59 min

15h18 La femme désirera toujours entre autres choses ce qu’elle ne possède pas aussi s’emparerait-elle pour s’en parer du stylo comme d’aucuns d’une arme, objet symbolique suppléant au manque pour ainsi dire essentiel à l’entrée dans le panthéon littéraire.

Dr. med. psy. Feuerstein dit: 27 septembre 2014 à 18 h 29 min

« quand je l’ai connue elle avait encore des tendances paranoïaques qui se sont vite effacées à mon contact »

Vrai, les tendances sont devenues un état permanent…

casoaràcasque dit: 27 septembre 2014 à 18 h 24 min

La traversée se présentant,
Michel Alba fila – mais non sans encombre,
de l’espace fangeux au firmament,
Clopine lui lança – un tas de concombres.

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 18 h 24 min

Hé bé Hamlet, le grand hamlet, disait voilà qu’on me ressert le roti des funérailles de mon père froid au remariage de ma mère

Giovanni Sant'Angelo dit: 27 septembre 2014 à 18 h 16 min


…bon,…je vais tout laisser tomber,…c’est tout bénéfices pour moi,!…et pour vous autres,!…Si, Si,!…

…en tournant autour des humanismes,!…à cons,!…

…les niveaux aux amorces,…les marionnettes,…
…Oh,!…les Poupées à marier,!…Oh,…des hommes pouponnés à marier,aussi,!…

…la poupée à prêter, en gage, à l’heure, avec jarretelle,! à retirer,!…c’est pour former son éducation,…des pilules pour bien le pomper,!…le portefeuilles est vide,!…vous pouvez dégager,!…

…les employez des banques, et cons-soeurs de connivences,!…le bordel pour jouer avec son chat,!…
…messieurs, les mariées aux ordres du grand-Poupée-roi, sous autorités,!…à se monter,!…

…au final,!…la poupée de ton papa, est ma poupée, de Russie,…tu l’ouvre, et Ops,!…déjà une autre poupée à papa germain,…tu l’ouvre,!…Ops,!…ma nièce,!…tu l’ouvre, Ops,!…ma grand’mère,…
…tu la ferme,…mon neveu,…tu referme,…mon oncle,!…tu ferme la boîte,!…Ah,!Ah,!…
…Calamity-Jane,!…sur destrier,!…Oh,!…faut pas pousser,!…vous êtes pas une poupée,!…réfléchissons,!…pour toi je suis une poupée de cire,…Oh,!…Non,!…v’là, une poupée qui réfléchie,…avec ma main à ses fesses,!…

…on n’arrête plus le progrès,!…
…Ô,!…qu’elles sont laides,!…la ville ci vils,!…bordel de merde,…des histoires à se refaire une vie,!…de petit prince,…en attendant la princesse – jument verte,!…Ah,!AH,!…
…la Class en Coupole,!…etc,!…
…la poupée,!…aux papas à gages,!…etc,!…

ueda dit: 27 septembre 2014 à 18 h 15 min

D. dit: 27 septembre 2014 à 17 h 34 min
Ueda, je suis un chrétien, catholique de Rome, pas un crétin.

Tous le monde ici, à demi mot, a bien compris votre tendresse pour Donoso Cortès, D.

Catholique romain comme le père Carl Schmitt…
La place Saint Pierre, comme lieu de jouissance collective, c’est quand même autre chose que le stade de Nuremberg, animé par des ploucs néo-païens.

Je n’en suis pas, je n’en suis pas, mais c’est parce que je résiste.

— Vous savez parfaitement, contrairement à WG et son tropisme jérusalemite, que c’est sur la place de Rome que descendra l’Ovni suprême.
Peut-être est-il déjà descendu?

Tetram de la Tour Mamelle dit: 27 septembre 2014 à 17 h 54 min

ML devrait garder son œuvre en projet jamais commencé.
Les extraits semblent d’un niveau assez nul et l’histoire racontée, une histoire de voyage, de clés oubliées, de Grisons mythique, d’une entreprise de construction qui était un garage dans un village am Arsch der Welt, me semblent pas encore aboutie.

La Reine des chats dit: 27 septembre 2014 à 17 h 47 min

Clopine, jamais dit en ce qui me concerne que vous étiez simplette. Je pense qu’un roman, ou extrait de roman, n’est pas destiné à être désossé, que ce n’est pas ce style de passage au crible auquel ressortit une critique littéraire circonstanciée, fondée, pas plus qu’elle n’est réductible à une affaire de « goûts ». À part ca, il ne me gêne en rien que vous, ou quiconque ne partagiez pas les miens, ça serait la meilleure! Mais oui, un livre est en soi une entité irréductible, même au lecteur. On n’est pas ici dans un processus d’offre et de demande, d’une quelconque ratification. Demandez à Boulgakov quand on lui flanque son « Maître » à la figure, qu’il doit s’y reprendre à quatre ou cinq fois. À Eglof, dont personne ne veut du génial « Seigneur des porcheries » et qu’il pleure…Tant mieux quand ça fait écho. Mais le faire pour ça, ça s’appelle du clientélisme, et ça n’a rien à voir avec le « faire livre ».Pas idée de ce que peut valoir le roman de WGG avant de l’avoir lu. La noirceur de ce qu’il a à dire, pas plus que la bouffonnerie, le burlesque le plus débridé chez tel autre ne m’effraient pas. Je lis, et voilà. Il ne me viendrait pas à l’idée d’expliquer à quelqu’un ce que moi écrivant, j’aurais fait à sa place. Il me parait assez grand pour se débrouiller. Bien à vs.

brève dit: 27 septembre 2014 à 17 h 46 min

13 h 54 : « je rêve d’être un homme, un vrai, comme le JC de Porquerolles »… moi, j’ai toujours cru que c’était une gonzesse

D. dit: 27 septembre 2014 à 17 h 31 min

Je ne suis pas romancier, mais poète.
J’ai déjà publié sur la RdL, c’était tellement génial et divin, que je me suis fait censuré.
Mon Mimi est un génie, son style est géant, trois mots lus, on reconnaît sa prose, son rythme, sa musique andalouse du shtetl. Nous somme en présence d’un nouveau géant de la littérature. Moi, Dédé, je suis un nain à coté.

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 16 h 43 min

Mme Michu dit: 27 septembre 2014 à 16 h 35 min

nous n’avons, ici, pas le droit de rire, pas vrai ?

Cela ferait beaucoup trop de temps perdu avec des agraphes !

Les archives de The Examiner ont disparu (ndlr)
Journal de l’époque des faits qui les relate.

Tu sais qu’elle est vierge de la chatte?

Clopine dit: 27 septembre 2014 à 16 h 22 min

jacques, vous ne m’avez pas répondu sur la source de votre ravissement. Des phrases comme celles-ci ?

« Cette fois-là, elle l’avait prévenu, nous passerions quelques jours en son absence chez lui, il devait nous rejoindre durant notre séjour. Mais Marusa oublia cette fois-là les clés à la maison chez moi. »

qu me semblent de la plus haute qualité stylistique (non, je rigole…) ?

Faites un effort. D’après la reine des chats, nous voici devant « une entité globale, autonome, irréductible même au lecteur auquel elle est destinée in fine  » ; je voudrais bien la voir… Sinon, je crois avoir amplement expliqué pourquoi je ne ferai pas partie de ce lectorat-là : fantômes et mourant(e)s (jai failli dire « me laissent froide », mais je crois bien que nous n’avons, ici, pas le droit de rire, pas vrai ?) renvoient à un univers d’ombres et de blanc qui n’est certes pas le mien, que je combats tenez.

Mais vous, allez, expliquez un peu ce qui vous plaît tant là-dedans (avec exemples merci, vous savez que je suis un peu simplette, je l’admets volontiers…)

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 16 h 21 min

– La deuxième fois je lui ai coupé le souffle.
– Et la troisième fois?
– La troisième fois il a eu un accident de voiture en arrivant.

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 16 h 06 min

ueda dit: 27 septembre 2014 à 15 h 58 min

J’y ai réfléchi au moins dix secondes.
C’est quand même se moquer du monde.

« stuning »

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 16 h 02 min

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 15 h 54 min

Ne m’appelez plus jamais Romain Dugard
C’était un nom d’emprunt
j’avoue

Oui, vous avouez, mais laissez moi vous compter fleurette.
Il faudra voir ses effets sur le yen.

Sergio dit: 27 septembre 2014 à 16 h 01 min

Les chevaux à oeillères, il y avait celui du mec des peaux de lapin, avec sa carriole comme Hiéronymus dans Blueberry :
– Peaux de lapin, peaux !

ueda dit: 27 septembre 2014 à 15 h 58 min

Romain, je ne sais pas qui vous êtes, mais vous êtes l’auteur de la phrase la plus énigmatique de la journée.

Romain Dugard dit: 27 septembre 2014 à 14 h 54 min
Le plus gros chinois du monde est sur place

J’y ai réfléchi au moins dix secondes.
C’est quand même se moquer du monde.

ueda dit: 27 septembre 2014 à 15 h 56 min

Dédé, tu es doué, fin, instruit et tu as des manuscrits dans tes tiroirs.

Auras-tu la gentillesse et la modestie de notre ami WG en vous soumettant une page ou deux de ton roman?

Il faut que tu trouve mieux encore que la bande de Moebius, mais je te fais confiance!

ueda dit: 27 septembre 2014 à 15 h 52 min

D. le vrai dit: 27 septembre 2014 à 15 h 49 min
ueda est un con, je le pense de plus en plus et ce qu’il a écrit aujourd’hui me conforte dans cette idée.

C’est pas l’tout.

Ne faisons pas attendre Bérénice: stade oral, anal, phallique?
Pervers polymorphe?

Edouard dit: 27 septembre 2014 à 15 h 18 min

Reine, ou etiez-vous?Partie a Venise epouser Clooney? Je vous emboite le pas sur Wider, Clopine n a rien compris a son bordel de la Shoah, la ou immediatememt vous saisissez l enjeu, que rien ne lui importe comme la revelation du fantome au monde. Pas non plus le sexe inopportun qui fait foirer le « Royaume ». Bien plus subtil que cela. Revenez vite, vous lire rend clairvoyant.
Croquignolette, votre classification, Berenice. Doit-on y distinguer une des raisons de l ostracisme dans lequel continuent d etre maintenus de bons romans de femmes, qui n epousent pas de codes masculins? L oeil un peu trop couillus de jures, qui ne voient qu a travers leurs oeilleres?

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 14 h 49 min

D je dois aller acheter des baskets bleues qui manquent terriblement à l’harmonie de certaines de mes panoplies aussi dois-je à regret ( faut-il un pluriel ou le singulier suffira-t-il à faire part de mon sentiment vous concernant) abandonner cette arène accueillante et ô combien attachante.

bérénice dit: 27 septembre 2014 à 14 h 43 min

Ueda, le sexe doit être uniquement réservé à la reproduction, ainsi le veut l’Église de Rome.

Dans un souci de classement et d’ordonnancement on pourrait aussi sub-diviser le monde littéraire en trois stades bien connus de l’évolution:
1) le stade oral qui correspondrait à celui du lecteur qui avale tout de ce qu’il sélectionne recevable et donc correspondant à son goût et à son niveau d’intellection.
2) le stade anal, correspondant à l’excrétion sous la forme aussi connue de ce qui ne peut être retenu pour matériel de construction ou solidification, renforcement de l’esprit en quête de nutriments oligoéléments vitamines sels minéraux, ceci dans le but de vivre et ou perpétuer l’espèce, qui serait commun au lectorat et à l’écrivant.
3) le stade phallique qui appartient à l’écrivain pour qui la pensée, forme érectile et s’érigeant doit réussir à éveiller l’intérêt et l’intelligence du lectorat.

on nage on plein délire dit: 27 septembre 2014 à 14 h 14 min

« quand je l’ai connue elle avait encore des tendances paranoïaques qui se sont vite effacées à mon contact  »

Trop modeste !!(en plus de génial, bien entendu)

le respect s'perd dit: 27 septembre 2014 à 14 h 12 min

« Marusa, elle, a dû être hospitalisée et elle a très bien été soignée d’ailleurs. Elle a même eu comme amant son psychiatre.  »

Bonjour la discrétion.. .

D. dit: 27 septembre 2014 à 13 h 54 min

Jacques, je ne vais pas au cinéma et si, je ne visionne que des films français grand-public. Je ne suis pas un snob intellectuel, mais un homme simple et humble. Sur Vous-tube, je regarde tous les Deschiens et les vidéos de D.donné.
J’écris cignes, je ne veux pas utiliser y, je n’aime pas ce qui est grec. J’ai gardé un mauvais souvenir d’un voyage en avion, en Grèce. J’ai horreur de prendre l’avion, je fais dans mes culottes. Quand j’étais pilote de chasse, je fantasmais. Quoi de plus viril que de piloter un avion de guerre ? Je rêve d’être un homme, un vrai, comme JC de Porquerolles.

Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 13 h 53 min

Oui, moi aussi, mon bon Baroz ! Les brèves et les longues, c’est le secret des discours de Cicéron. Faut faire la même chose avec les chapitres. Là, ça va prendre une certaine ampleur épique. Et ça va jouer ensuite des choses brèves et des choses longues. Pour créer un rythme particulier, une respiration particulière, parfois haletante comme la respiration de Marusa juste avant de mourir ou celle de mon père qui gisait sur son lit d’hôpital avec un poumon en moins et qui soufflait comme un bœuf.

Widergänger dit: 27 septembre 2014 à 13 h 48 min

Non, je n’ai jamais été soigné par un psychiatre. J’ai eu des entretiens avec un psychiatre, trois ou quatre séances. C’est tout.

Oui, je sais bien que c’est interdit et pourtant ça a eu lieu comme ça. Et Marusa n’en a nullement souffert.

Je me souviens qu’un jour, elle me raconte qu’elle a rencontrer aux Cinq Saisons près de chez elle. C’était en automne, je crois. Elle me dit alors : Comment ai-je pu avoir un type pareil comme amant ? Ils se sont dit deux mots et se sont partis chacun de son côté. Mais elle est allée à NY avec lui et elle était alors rayonnante de bonheur, on le voit sur les photos. Ce psychiatre était en vérité un excellent homme et un très bon psy.

Jacques Barozzi dit: 27 septembre 2014 à 13 h 47 min

ML, vos chapitres sont courts mais denses, bien aérés entre-eux, ce qui leur (nous) donne une certaine respiration. J’aime le tempo des brèves et des longues… phrases en alternance. J’imagine plutôt un roman néanmoins d’une certaine envergure ? Avez-vous une idée sur sa pagination globale ?

D. dit: 27 septembre 2014 à 13 h 46 min

Ueda, le sexe doit être uniquement réservé à la reproduction, ainsi le veut l’Église de Rome.
Je suis amoureux de Daphnée, persuadé que mon physique étonnant lui plairait, ventre aux plaques de chocolat, 1m70 + 8 cm fixes, cheveux minces, grande élégance dans le regard fuyant, oui, elle tomberait amoureuse de moi, si elle me rencontrait. Je luis propose le Buddha-Bar, le jardin est agréable, c’est plein de femmes seules travailleuses indépendantes.

D comme Dauphin 8008 dit: 27 septembre 2014 à 13 h 38 min

Vous voulez dire que vous n’avez jamais été soigné ?
Quant à un psychiatre qui couche avec une patiente, c’est parfaitement interdit par la déontologie. Cela peut mener à des problèmes juridiques avec l’ordre des médecins.
Je suis insignifiant, certes, vous, vous signifiez la folie et l’outrecuidance, un point commun avec Hitler et ses voyous. Voir les mémoires d’André François-Poncet « Une ambassade à Berlin, 1931-1938 ».

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