de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Michel Houellebecq, subversif et irresponsable comme jamais

Michel Houellebecq, subversif et irresponsable comme jamais

Donc, Houellebecq. Impossible de le contourner, de faire l’impasse ou de passer par-dessus. Quoi qu’on pense de lui ou de ses livres, il est là, occupe le terrain et domine la scène littéraire française depuis près de vingt ans. A l’étranger, il est « le » romancier français par excellence, le plus traduit, le plus commenté, fût-ce souvent pour de mauvaises raisons, étant celui par qui le scandale arrive. Précédé par sa légende, chacun de ses romans est un événement avant même d’être publié, phénomène qui lui vaut le statut de phénomène de société. Soit, mais ce qui compte, c’est le texte –et à la rigueur, ce que l’auteur veut en dire par ailleurs.

Soumission (320 pages, 21 euros, Flammarion), roman de politique fiction et de légère anticipation qui sera mercredi en librairie mais qui est déjà disponible gratuitement depuis une semaine en téléchargement illégal sur différents sites, se situe dans la France de 2022. François, le narrateur, est un universitaire de 44 ans, maître de conférence de littérature du XIXème siècle à Paris III puis professeur des universités, auteur d’une thèse en Sorbonne sur « Joris-Karl Huysmans, ou la sortie du tunnel » exalté en naturaliste chrétien. Il n’aime pas les jeunes, estime avec Nabokov que la somme de ses livres suffit à retracer la biographie intellectuelle d’un écrivain, perd des points sur son permis et met onze jours à se remettre d’une rencontre avec une jolie jeune fille qui réussissait à fantasmer sur Jean-François Copé. Il fait souvent l’amour mais sans fatigue et sans plaisir, las même quand il encule. Sa petite amie, de plus en plus mal à l’aise dans une société où la parole antisémite se banalise, le quitte pour émigrer en Israël, ce qui le rend très triste et esseulé : « Il n’y a pas d’Israël pour moi » lui avoue-t-il après un dernier baiser d’adieu, et c’est probablement l’une des phrases-clés du roman.

Il crève de solitude. Sa vie d’homme est structurée par l’assurance maladie et les services fiscaux. Il n’a pas vu ses parents depuis des années. Lorsqu’il apprend la mort de son père, il se rend compte qu’ils ne se sont jamais parlés ; à l’annonce de celle de sa mère, il découvre qu’elle est promise au carré des indigents ; on n’est pas plus misérable. Il touche le fond à Rocamadour, et c’est une scène-clé du roman, lorsqu’il rejoint le parking de la chapelle Notre-Dame avec un sentiment d’abandon spirituel après avoir prié en vain la Vierge noire : il avait échoué à s’incorporer à un rite, lui qui aurait tant voulu appartenir. Lorsqu’il ne navigue pas du côté de Péguy, ses références sont toujours dignes d’une beauf franchouillard, qu’elles héroïsent Thierry Lhermitte dans Les Bronzés, David Pujadas dans le Journal télévisé, Stéphane Bern en ses palais, jusqu’à François Bayrou, ridiculisé en collabo en chef. Mais à travers des détails minuscules, l’auteur a le don d’esquisser des comparaisons d’une drôlerie inattendue mais toujours dans le réel et sans pathos. Michel Houellebecq - Portrait

Mohammed Ben Abbes (X, Ena promotion Mandela) est président de la République Française. Le gouvernement est constitué de l’ alliance d’un parti de centre-droit et de la Fraternité musulmane, les deux s’étant ligués lors de la campagne électorale pour faire barrage à l’extrême-droite. Celui-ci ne considère par la France comme une terre d’impiété, contrairement aux salafistes, mais comme faisant potentiellement partir du Dar-al-Islam. Magnanimes, les grands vainqueurs abandonnent volontiers les portefeuilles régaliens aux centristes afin de mieux conserver entre leurs mains le nerf de la guerre : le ministère de l’Education nationale. Car c’est bien là que ça se passe, et non plus du côté de l’Economie ; c’est là l’essentiel avec les questions démographiques. Ce qui est bien vu : qui contrôle la transmission des valeurs façonne les esprits avant de contrôler les âmes. Islamisé, l’enseignement renvoie les filles à la maison (tâches ménagères, mariage) et demeure réservé aux garçons. Cantine halal, programme adapté aux enseignements du Coran, cinq prières quotidiennes, des pantalons à la place des jupes. Ce qui devrait passer sans problème dès lors que tout enseignant se doit d’être musulman, par la naissance ou la conversion. Résultat : baisse de la délinquance, fin du chômage etc

De toute façon, dans ce pays-là à ce moment-là, les catholiques ont pratiquement disparu. Ils sont réduits au statut inférieur de dhimmi, citoyens de seconde zone, comme tous les gens du Livre (ahl-al-kitab, juifs et chrétiens) depuis des siècles en terre arabe où la religion musulmane figure dans la Constitution. Mais l’ennemi des nouveaux princes, ce ne sont ni les uns ni les autres : c’est la laïcité, le sécularisme, les sans-Dieu militants. Autrement dit la libre pensée. Le président de la République, qui a l’habileté de passer pour modéré, est animé d’une vaste ambition portée par un grand projet historique : convertir tout ce monde à l’Islam. Il se verrait bien premier président musulman de l’Europe, accréditant pour le coup les prémonitions de l’essayiste britannique Bat Ye’or qui n’a de cesse de dénonce « le complot Eurabie ». A ceci près que, dans l’esprit de son auteur, Soumission n’est pas le roman du « suicide français » mais celui de la résistance française au suicide européen. Peut-être, n’empêche qu’à la fin, le héros se convertit à l’Islam, ce qui est de sa part la forme la plus achevée de la résignation.

La résistance s’incarne dans un mouvement baptisé « Les Indigènes européens »., premiers habitants du vieux continent, qui se regroupent pour faire front contre la colonisation musulmane. C’est peu dire qu’ils se préparent à la guerre civile (des bureaux de vote sont pris d’assaut par des bandes armées). Ils forment le camp des Blancs (à côté, le Camp des saints, roman pour lequel Jean Raspail fut voué aux gémonies en 1973, et tout autant lors de sa réédition augmentée de la préface Big Other en 2011, semble une bluette). Par leur activisme, ils opposent un cinglant démenti au narrateur qui s’était convaincu que les Français étaient résignés et apathiques, à son image.

Soumission a tout d’un page turner à l’américaine. Entendez qu’il se lit bien,  qu’il est très bien fait, qu’on ne le lâche pas, même si l’on est progressivement envahi par un certain malaise face au monde qui s’y dessine page après page. Qui en France peut avoir envie d’une telle France ? La réponse du narrateur est claire : les musulmans. Fi des modérés, des éclairés, des nuancés ! Ils sont essentialisés en un bloc homogène par l’auteur. Et celui-ci, qu’en pense-t-il ? On n’en saura rien. La fiction est un paravent bien commode et en l’espèce, vu le contexte crispé qui se développe dans notre pays sur les questions identitaires, assez lâche. Michel Houellebecq se veut décalé, insaisissable, impassible face à la catastrophe annoncée, comme si elle ne le concernait pas. Il observe passer les cadavres au loin sur le fleuve, tirant sur sa clope d’un air goguenard, secoué d’un ricanement même pas nerveux. De cette attitude il tire une puissance comique et littéraire qui fait la singularité de sa signature. C’est pourtant au final un livre dont on émerge triste, sombre, désenchanté, du moins si l’on consent à le prendre au sérieux, en tout cas nettement moins heureux qu’à la sortie de l’Athénée-Louis Jouvet où se donne actuellement une formidable Grande Duchesse d’Offenbach.

houeDe son propre aveu, il ne faut pas y voir la moindre provocation, non plus que dans la situation exposée par Soumission. Observateur aigu, choqué de constater combien la France avait changé en revenant y vivre après ses séjours irlandais et catalan, il se dit simplement accélérateur de particules historiques, condensant ce qui doit advenir (on lira ici avec profit la seule interview qu’il ait accordée à ce jour à Sylvain Bourmeau, ici dans son intégralité en anglais ou là en résumé en français). Ce qui ne l’empêche pas de jouer avec les peurs des Français au mépris des conséquences que le succès de son livre, effrayante extension du domaine de l’Islam, pourrait avoir sur les esprits. Un roman ! dira-t-ton. En effet, Les versets sataniques aussi. Puissance de la fiction. C’est un comique basé sur un humour froid, détaché, euphémistique, dépourvu de la moindre générosité contrairement à celui de Huysmans. Certaines pages sont d’un comique irrésistible, digne de ses récentes performances d’acteur de cinéma. On le voir et on l’entend lorsqu’il écrit :

« Les hommes de Cro-Magnon chassaient le mammouth et le renne ; ceux d’aujourd’hui avaient le choix entre un Auchan et un Leclerc, tous deux situés à Souillac ».

Rien à sauver de son nihilisme. On en a connu et on en connaît d’autres parmi les créateurs ; mais un Serge Gainsbourg était sauvé par sa tendresse, et une Virginie Despentes l’est par son empathie pour ses personnages. Lui, rien d’autre qu’une misanthropie revendiquée, avec une misogyne de plus en plus marquée :

« Une femme est certes humaine mais représente un type légèrement différent d’humanité, elle apporte à la vie un certain parfum d’exotisme ».

C’est plus éclatant encore dans Soumission que dans ses précédents livres. Au fond, il ne prend même pas partie, se réfugiant dans une neutralité que l’on croirait héritée de la charte de Wikipédia. Il fait preuve d’une étonnante capacité à se payer la tête de ses contemporains, tous sans exception à commencer par ses thuriféraires habituels. A les lire ou les écouter ces jours-ci, on les sent gênés aux entournures tant ils ont du mal cette fois à le cerner, si préoccupés qu’ils sont de le mettre à distance de toute zemmouritude : est-il dans tel personnage ou tel personnage, encore tout simplement dans celui de Huysmans ? A moins qu’il y soit partout et nulle part tant il s’en fout, plus habile comme jamais, avant tout soucieux d’adresser un grand bras d’honneur crypté à la France et à la société.

Houellebecq se montre en parfait dégoûté de l’humanité. Mais il a fait d’indéniables progrès depuis l’époque (septembre 2001) où il décrétait que « la religion la plus con, c’est quand même l’islam… quand on lit le Coran, on est effondré… effondré!”  Son discours est désormais plus articulé : la soumission, qui donne son titre au roman et on ne peut oublier qu’elle se dit islam en arabe, lui procure une certaine jouissance car c’est un sommet du bonheur humain : celle de l’homme à Dieu, celle de la femme à l’homme, celle de plusieurs femmes à un même homme. Le tout badigeonné de nietzchéisme à la sauce Michel pour dire combien l’Europe dégénérée, en décomposition pour avoir renié ses valeurs fondamentales, se retrouve désormais dans la situation d’agonie  de l’Empire romain vers 476. Foin des précautions de langage : ce n’est pas d’islamisme mais bien de l’Islam qu’il s’agit. L’expression « grand remplacement » chère à Renaud Camus n’y est pas, mais bien l’idée, la notion, le principe. A la fin du roman, après la France, la Belgique tombe puis d’autres pays d’Europe sont promis à la douce férule de la charia.

Les pages sur J.K. Huysmans sont fortes ; elles révèlent un ancien et intime commerce avec l’auteur d’En route, d’En ménage et d’A rebours (si au moins cela pouvait inspirer un volume aux responsables de la Pléiade…). Il s’identifie avec cet esprit hanté par le catholicisme, mais il le fait en athée prompt à récupérer des parcelles de spirituel à des fins politiques. Car il ne faut pas s’y tromper : Soumission est moins un roman à thèse qu’un livre politique, et des plus subversifs, bien davantage que La Carte et le territoire, où il s’était gardé de toute radicalité afin de ne pas effrayer le jury Goncourt. Cette fois, c’est du lourd. Avec des pages de pure géopolitique à la clé ou de mythologie grecque pour expliquer la signification du mythe de Cassandre, non sans lourdeur par leur côté pédagogique.

Il y en aura pour s’interroger sur sa sincérité, d’autres pour dénoncer son esprit calculateur et opportuniste. Quant à son désespoir, accentué par une vraie mélancolie et une physique de plus en plus délabré (quand on pense qu’il est né en 1958…), on ne sait pas si c’est du lard ou du cochon. A croire qu’il cultive une certaine ressemblance avec Antonin Artaud qui, lui, avait l’excuse des électrochocs. Michel Houellebecq se fiche pas mal du style. Traiterait-on le sien de relâché, de familier, ou de digne du cardinal de Retz que cela lui serait équilatéral. On peut compter sur les houellebecquiens canal historique qui ne manquent pas dans les médias, ceux-là même dont l’auteur moque la cécité idéologique, pour trouver du génie à ce qui serait impardonnable sous toute autre plume : « un regard brutalement inquisiteur » etc A ses yeux, un écrivain n’a qu’un devoir : être présent dans ses livres. Lui l’est bien, et à toutes les pages. Et qu’on ne lui parle pas de sa responsabilité, la sienne propre comme celle de tout écrivain, il revendiquera aussitôt l’irresponsabilité de tout artiste. Qu’y a-t-il de plus irresponsable que de jouer avec le feu sur le fantasme de la guerre civile dans la France d’aujourd’hui ?

Et s’il advient qu’Eric Zemmour et Michel Houellebecq soient bientôt voisins de palier, les deux en tête des listes des meilleures ventes chacun dans sa catégorie, l’un en fiction l’autre en documents, y en aura-t-il encore pour n’y voir qu’une coïncidence insignifiante et nier qu’ils ont le mérite de présenter un saisissant reflet des peurs, des fantasmes, des haines, des lâchetés, des dénis et du désarroi de la société française ?

(photos Denis Rouvre et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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588 Réponses pour Michel Houellebecq, subversif et irresponsable comme jamais

David dit: 2 juillet 2015 à 17 h 51 min

La France est une démocratie. Si le nombre de musulmans pratiquants est un jour supérieur au nombre d’athées et de chrétiens, il n’est pas impossible qu’on abolisse la laïcité et que le pays devienne une république islamique. La vision de Houellebecq n’est pas dénuée de sens.

Atacharahan Al rahmane dit: 25 avril 2015 à 9 h 57 min

Le grand auteur Fî Koum Al Tachar, au 16ème siècle, revint d’un voyage en celtie d’où il observa le type celte houlbecquien, il en donna une decription assez précise -et sidérante de justesse!- dans son receuil de poèmes Naazim Ould Atacharan Fi al Namsar fi Celtikoum.Nous en donnons briéve lecture ci dessous: (page 67.I)
« les Celtes sont un peuple psychologiquement soumis dont les traits les plus saillants coincident peu ou prou avec leur morphotype reconnaissable à leur guiboles grêles, un cul plat, des cheveux blonds fins filasses, une apathie, des traits du visage très fins, une démarche dégingandée. Cette race,lorsqu’elle est en contact avec la race germanique, donne des hybrides qui ont certaines aptitudes à l’économie et la production d’objets manufacturés. Elle produit d’excellents saucissons et de bonnes confitures, ce qui convient de mettre à leur crédit. Les traits psychologiques du Celte sont un goût immodéré pour le luxe, le conformisme, la préciosité, une soumission totale à l’état, des penchants pour la scarification et le tatouage. dans l’Europe moyenne, la race celte s’altère par contact avec la race slave. Cette union fournit le gros des troupes des actrices dévouées au porno. Les qualités du celte sont sa droiture et son honnêteté au travail. Hélas, son goût pour le confort bourgeois, sa faible capacité respiratoire, ses petites cannes grêles et son cul plat en font un piètre combattant. » Cet auteur a parfaitement décrit le type houlbecquien.

Walter dit: 11 mars 2015 à 16 h 48 min

C’est nul. Maintenant qu’il ressemble a un sdf en fin de course il faut espérer que ce triste sire débarrasse le plancher. Réve de ne plus savoir un jour  » ou est le bec « …Opportuniste en prime et profondément ennuyeux. Après la misère sexuelle du cadre moyen le voici sur l’Islam. le fonds de commerce a changé mais c’est toujours aussi mauvais. M’ a donné envie de relire les  » anciens » ( Aurélien d’Aragon par exemple ) et vraiment ça pèse combien a coté de ce pensum? Cordialement

atheos dit: 29 janvier 2015 à 17 h 57 min

Décidément, la bêtise est la chose la mieux partagée parmi les humains, y compris les prophètes d’entre eux. Jadis, des cohortes d’abrutis parcouraient à pied des milliers de kilomètres pour aller combattre au nom de dieu. Aujourd’hui encore, des écervelés se font exploser et tuent des innocents au nom du même dieu et d’autres, s’arrogent le bien et font des guerres dites modernes contre ceux qui représentent le mal et d’autres encore, invités à la télévision SERVICE PUBLIC, pour déverser leur haines savantes contre le MAL. Rappelez vous encore le nazisme récent et ce qu’il a fait de l’humanité.
C’est désespérant.

Diagonal dit: 18 janvier 2015 à 15 h 34 min

http://www.juanasensio.com/archive/2015/01/01/soumission-de-michel-houellebecq.html#more

Magnifique d’intelligence en effet, la recension de Juan Asensio sur « Soumission ». Sans aucun doute, la lecture la plus sérieusement « compréhensive » qu’on ait lire sur ce roman, et ça fait du bien, la vache ! Un petit bémol toutefois : pourquoi lui reprocher de ne pas avoir fait du philip k. dick, le maître du Haut-Chateau pour assumer sa dystopie ? Un développement un peu cuistre, non, et qui n’apporte pas grand chose de plus, je trouve.
On ne demande pas aux VRAIS critiques littéraires de s’identifier à ce point aux personnages et aux auteurs (au risque de déraper) en leur expliquant ce qu’ils auraient du écrire, voyons donc ! Juan en fait toujours un peu trop, mais il reste un maître de l’explication critique, on éprouve toujours un immense plaisir à le fréquenter, il se bonifie énormément avec le temps, depuis qu’il a compris que sa supériorité intellectuelle face à Passoul n’avait plus besoin d’être mesurée.

L'entretien de Samuel Laurent dit: 15 janvier 2015 à 9 h 54 min

Société
Jeudi 08 Janvier 2015 à 08:01 (mis à jour le 08/01/2015 à 11:10)
Samuel Laurent : « L’islamisation de la France, fruit des lâchetés de nos élites »
Par

Yves de Kerdrel

(51)

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Samuel Laurent. La faiblesse de l’Etat favorise les radicaux. Photo © SIPA

L’entretien : Samuel Laurent. Consultant international, il sillonne depuis des années les régions contrôlées par les djihadistes. Il est l’auteur d’“Al-Qaïda en France”, de “Sahelistan” et d’un ouvrage sur l’État islamique (tous publiés au Seuil). Entre un voyage en Syrie et un autre dans le Sud libyen, Samuel Laurent revient sur l’islamisation rampante de la société française.

Partagez-vous les mêmes craintes que Michel Houellebecq sur une possible France devenant islamique ou croyez-vous comme certains bien-pensants qu’il s’agit d’un pur fantasme ?

Grâce à la liberté du romancier de grand talent qu’il est, Michel Houellebecq décrit une France passée sous le joug de l’islam en 2022. Bien sûr, il s’agit d’un scénario de politique-fiction, mais il a le grand mérite d’évoquer ce mal qui ronge notre pays et qui réside dans une islamisation rampante. Une islamisation d’autant plus insupportable aux yeux de beaucoup qu’elle se fait de manière consensuelle.

La classe politique n’a rien fait depuis des années (droite et gauche confondues) pour empêcher ce phénomène dont elle était pourtant consciente. Et cela à dessein. La gauche, parce qu’elle avait besoin des voix des musulmans pour se faire élire après avoir perdu celles de la classe ouvrière. Et la droite pour protéger les intérêts économiques de grands groupes avec les marchés du Moyen-Orient et notamment ces deux puissances que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui financent dans notre dos les communautés salafistes en France.

Nos dirigeants de gauche et de droite portent donc une lourde responsabilité dans ce choc de civilisations qui se prépare dans notre pays. Simplement pour avoir mené des politiques de courte vue.

Vous dressez donc le même constat que Houellebecq sur la lâcheté de nos élites dirigeantes ?

Naturellement. Avec une communauté musulmane qui compte au moins 6 millions d’individus en France, nous savons que nous sommes face à une bombe à retardement, même si je me garderai bien de confondre islam et islamisme. Mais nos élites n’ont rien fait pour empêcher le développement de communautés dont certaines sont devenues incontrôlables. Pour la seule raison qu’il ne fallait pas heurter les musulmans de France…Lire la suite…

marquet dit: 15 janvier 2015 à 2 h 45 min

Le grand israël,le grand islam en France c’est pour aujourd’hu. Enfin Dieu passe avant la politique!!!

la vie dans les bois dit: 12 janvier 2015 à 21 h 45 min

Je ne sais à qui je vais adresser ce message, vu des chemises je n’en porte point, alors on va cravater la chose, les billets se distribuant au gré de l’état émotionnel ambiant, dans une synchronicité larmoyante toute junguienne et télé guidée…

Finalement, c’est assez facile de résister, ici.

Brandir l’effigie de Jean Moulin comme un crucifix : Un comble de le voir brandir ainsi, alors que matière de caricatures, il n’était pas en reste. Ni en terme de responsabilité, sur le terrain, et pas pas ailleurs.
Laissons-ça; je vais être en colère, elle est mauvaise conseillère.

Faire pleurer dans les chaumières avec un livre de Garcin, ramener Debray et son fait religieux, ça c’est du lourd…
Après le billet sur Péguy, sa mystique un peu bizarre , ( Soumission p. 161/162), après ce brave Leopardi, supra-historique ( Nietzsche, 2ème considération inactuelle),

et par dessus tout penser que Houellebecq fait marner des journalistes parisiens, scotchés sur le chapitre III de Soumission, à marine le pen ?
c’ est un plaisir totalement égoïste, que je garde pour moi.

Du coup, comme il n’y a personne à qui causer
à part Mgr l’Archevêque de Poitiers (cf Soumission, Abbaye de Ligugé, p. 209 et suivantes, somme toute amusantes, pour qui lit le professeur François qui n’est pas touché par la grâce, la cherchant pourtant avec ardeur), mais Mgr Wintzer (auteur d’une analyse toute en finesse sur le site de La Croix) ne fréquente pas les réseaux sociaux,

personne pour causer de foi divine et foi humaine selon Pascal, ou grands espaces ( ibid p.265)
personne pour causer conversion religieuse, même si, même si…
personne pour causer transcendance ( Soumission p…)
personne pour causer du théoricien du modèle économique jamais récompensé, D. Da Silva dans cette création géantissime  » un jour tout sera à toi, mon fils »
personne pour causer du Qatar à Paris… heu non, s’cusez-moi, des Saoudiens à l’Université parisienne, qui ont le goût du luxe et le sens des affaires… ( ibid. titre du chapitre V)

personne qui aime le pot-au-feu,

personne pour causer, ceux qui ne croient pas facilement sur parole …

Alors, non.
Je ne vous conseille pas ce livre de Houellebecq. IL n’est pas pour vous !

la vie dans les bois dit: 12 janvier 2015 à 19 h 18 min

Diago à 18h24, dites-moi que vous n’êtes pas l’original… le grandlecteur

Dites moi que la dernière phrase de votre post n’est pas la manifestation évidente d’une provocation… et que ne pas avoir fait Université parisienne, « littéraire », en méconnaitre le fonctionnement , -ses mandarins, leurs prérogatives- se renseigner auprès d’une amie, n’est pas incompatible avec le fait d’avoir découvert et lu, Huysmans à l’âge de 35 ans à peu près

Dites-moi qu’il a d’autres choses à opposer que Julien Brenda,

Dites-moi-tout…
Mais pas ça.

Je vous reviens plus tard, votre « nous » nécessite une résistance.

Diagonal2 dit: 12 janvier 2015 à 18 h 24 min

François est le portrait d’un intello déclassé vieillissant et déboussolé qui ne croit plus à grand-chose s’il a jamais cru à quoi que ce soit. Il observe par sa petite lucarne un monde déprimé et apeuré par des évolutions qui le dépassent. Par opportunisme, lâcheté et calcul hédoniste de courte portée, il en vient à estimer qu’il vaut mieux s’adapter paresseusement aux invitations pressantes des nouvelles forces dominantes qui lui permettront de jouir en paix le peu de temps qu’il lui restera à vivre dans un islam sécularisé, au prix de quelques contraintes d’adaptation apparentes. Et cela, au lieu de lutter vainement pour des idéaux laïcs complètement ringards. Ce syndrome de l’adaptation cynique lié au vieillissement du mécréant tirant ses marrons du feu tout en restant préoccupé par sa bite, est le marque typique et consommée de la trahison des clercs du moment dont la littérature doit témoigner le plus rigoureusement possible. Ce François n’a rien de prophétique ni de visionnaire, pas plus que son concepteur, puisque Soumission n’évoque qu’une fable qui nous parle avec tristesse et sans fioritures de style, du bréviaire de quelques vaincus.
Quant à Huysmans, rappelons que nous en devons le souvenir, d’après l’auteur, au seul travail de Madame Novak-Lechevalier. L’a-t-on assez rappelé ?

Castorius Cornéliadis dit: 12 janvier 2015 à 17 h 26 min

« C’est pourtant au final un livre dont on émerge triste, sombre, désenchanté… »

N’est-ce pas le cas avec tous ses romans?

JC..... dit: 11 janvier 2015 à 12 h 29 min

Pierre Mortez dit: 11 janvier 2015 à 12 h 19 min
« Ce sera la liberté ou l’islam, JC. »

Dans le fond, cela ne fait que plusieurs siècles où l’on traite le problème. Il faut peut être accélérer un tantinet : ne pas priver les pays exportateurs, de leurs chances de réussite…

Pierre Mortez dit: 11 janvier 2015 à 12 h 19 min

Ce sera la liberté ou l’islam, JC. Pour moi les termes du débat n’ont jamais été aussi clairs. Il ne peut pas y avoir d’accommodements entre deux absolus, deux universalismes aussi contradictoires. Il s’agit maintenant de choisir son camp, et de s’y tenir vaille que vaille, sans faire le dégoûté vis-à-vis de ses alliés.

JC..... dit: 11 janvier 2015 à 11 h 49 min

« Parce que le christianisme ne renaîtra pas de ses cendres »
« les Européens ne sont pas prêts à mourir pour leurs idées » (Mortez)

La question peut se résoudre autrement :
-devant le problème d’une guerre religieuse, les chrétiens recrutent à mort …
-Europe : mourir pour ses idées… ou tuer pour ses idées ? Ce n’est pas la même chose.

Pierre Mortez dit: 11 janvier 2015 à 10 h 33 min

J’ai très peu ri en lisant Soumission. Est-ce le livre qui est sinistre ou sont-ce les circonstances, je ne sais pas, tout se mélange au point qu’il est difficile de faire la part des choses.
Mais bien souvent, passé un certain point, le rire est une lâcheté, « une soumission » à l’air du temps, un masque que l’on prend pour éluder les questions brûlantes et éviter de prendre parti.

C’est ce que vous faites, la vie. Vous ne dites rien, on ne sait pas ce que vous pensez réellement de l’avenir de la France décrit par Houellebecq.
(Je ne parle même pas des qualités littéraires du livre (je tiens MH pour un écrivain médiocre) tant cela m’apparaît dérisoire au vu des enjeux politiques soulevés.)
Non, tout ce que vous trouvez à dire, c’est que le scénario n’est pas « crédible ». Or moi je soutiens qu’il est tout à fait crédible, pas dans son déroulement, évidemment, mais dans ses présupposés comme dans ses conclusions .

L’Europe (et la France singulièrement) est spirituellement morte, là-dessus tout le monde s’accorde. Elle n’a aucune valeur à opposer à l’islam, si ce n’est la liberté incarnée et dévoyée par les histrions anarco-nihilistes de Charlie Hebdo, qui ont creusé leur propre tombe et la nôtre en même temps. Ce ne sera pas suffisant, c’est évident, si ce retour du religieux auquel on assiste actuellement se poursuit, comme le pense Houellebecq.

Parce que le christianisme ne renaîtra pas de ses cendres, et que l’islam est tout sauf en voie de sécularisation, celui-ci peut tout à fait finir par subvertir l’Europe de l’intérieur, exactement comme le christianisme a subverti l’Empire romain en quelques siècles.
On peut même parier que ce phénomène se déroulera encore plus vite, quand on a un socle de 1 à 2 milliards d’individus et d’un côté une démographie galopante, de l’autre une démographie en berne (en Europe).
On peut aussi espérer (comme Houellebecq) que cela se passe sans trop de heurts : les Européens ne sont pas prêts à mourir pour leurs idées, contrairement aux musulmans, contrairement aux premiers chrétiens.
Le vrai choc des civilisations entre l’islam et le christianisme aura lieu en Afrique, où les églises évangéliques prospèrent, l’Amérique restant le seul continent chrétien du monde, et s’unifiant à terme sur cette base.

Dans son livre, Houellebecq compare Ben Abbès à Auguste, mais c’est bien plutôt à l’empereur Constantin qu’il faudrait le comparer. Auguste, ce serait Marine Le Pen si celle-ci arrivait au pouvoir en 2022 (ou en 2017 ?) et parvenait à rétablir l’ordre dans l’Empire (l’Europe) en commençant par mettre au pas la république française tardive, mais là encore ce ne serait qu’un répit. La progression de l’islam semble inéluctable. Un Ben Abbès-Constantin ne pourra surgir que dans un siècle, quand MH et ses prédictions seront complètement oubliés. Et nous avec.

la vie dans les bois dit: 11 janvier 2015 à 8 h 38 min

Enfin, pour faire thriller les lecteurs à la plume trempée dans la testostérone, il faut quand même signaler que ce modèle sociétal et économique, « expérimenté » dans ce roman, est basé sur une théorie un peu simpliste.

la vie dans les bois dit: 11 janvier 2015 à 7 h 41 min

@5H11, Perso, je ne lis pas Soral, mais pour ceux qui ont lu le livre, ici, ils sont peu nombreux, il faudrait que vous donniez le n° des pages du roman de Houellebecq pour étayer un peu ce que vous dites de François et Myriam.

Lionel dit: 11 janvier 2015 à 5 h 11 min

Le livre est globalement encensé.
Grand  » fan de  » Houellebecq, j´ai adoré cette vision, cette ligne proche de réconciliation nationale et des idées de Soral.

A noter que le personnage de Myriam fuit en Israel avec sa famille, la France est réconciliée, et l´auteur songe a la fin qu´il a une vie bien meilleure qu´elle, en France.

A noter, tous les critiquezofficiels, juifs souvent, condamnent ce livre, sans grand argument. Étrange.

la vie dans les bois dit: 10 janvier 2015 à 20 h 50 min

Donc, ce livre « Soumission » de Houellebecq, puisqu’il est « impossible de le contourner » et ne pas faire comme s’il avait « disparu comme par anticipation ».
Et puisqu’il est question de littérature… Personne ne peut se substituer à la réception que l’on en a.
Lire par détestation est un bon moteur de page turner. Après tout cela a donné de belles joutes littéraires. Mais c’était au XIXème siècle, et là, pas de blogs où l’on peut écrire comme on cause, sans être interrompu, et à vachement beaucoup de monde.

Dire du « personnage de MH qu’il est un familier de l’œuvre de Huysmans et de sa vie. Point barre. »
En développant un peu Diago, c’est un familier de la littérature XIXème; sur la forme c’est une fréquentation intellectuelle d’un « ami » permise par des années d’études, d’étudiant. Sur le fond c’est Huysmans contre Bloy, lequel déplorait son catholicisme déviant; extrait de journal:
«  Il est vrai qu’il ne faut pas demander à l’auteur des Sœurs Vatard une intelligence quelconque ou même une approximative notion des textes sacrés. En général cet ^pôtre semble croire que la religion est une esthétique.
Quel cerveau !
Les pages d’ « en route » qui veulent être lyriques font penser à des fleurs artificielles qu’on offrirait à Marie dans un pot de chambre »
Le contexte politique du roman, les données géopolitiques sont assez peu crédibles, mais il sert de toile de fond à un véritable questionnement sociétal et religieux.

Pensées intimes, hum, je préfère y mettre une majuscule, et même pas intimes, mettre Pensées, juste comme ça, ça fait moins branché sur BFM, ou moins la tête dans le guidon.

Ne pas verser dans la madame Irma attitude, ou la Rimbaud attitude, Houellebecq n’est pas un visionnaire. C’est un très fin observateur, mais pour cela, il faut prendre un peu de large de temps; et son talent, est d’en faire une création romanesque. Un très bon roman.

Diagonal, vraiment vous zappez l’humour. -je sais c’est pas le moment, pour cet humour-là-, vous savez, des Vierges Noires, il y en a quand même un paquet, pour des pensées intimes.
Et enfin, je vous trouve carrément injuste avec les admirateurs de l’œuvre de Villiers de l’Isle Adam…

Pierre Mortez dit: 10 janvier 2015 à 20 h 08 min

« L’islamogauchisme était une tentative désespérée de marxistes décomposés, pourrissants, en état de mort clinique, pour se hisser hors des poubelles de l’histoire en s’accrochant aux forces montantes de l’islam. »

Excellent ! Il envoie du lourd vers la fin, notre Houellebecq ! Il me reste encore 20 pages, je terminerai ce soir, Soumission se savoure comme un vieux ouiski, il faut le garder longtemps en bouche.

Diagonal dit: 10 janvier 2015 à 16 h 34 min

@12.03 Vous voulez pas nous faire un petit topo psycho-socio- laissons l’aspect philo et spirituel- sur les hommes en cinquantièmes hurlants ? juste pour voir. Après Carrère, voilà Houellebecq.A vous.

Non je ne veux pas, ça n’aurait aucun intérêt. En revanche, on peut essayer de parler des raisons pour lesquelles on intervient parfois ici, parce qu’on est attaché à la RDL. En vrac, voici :
1 – Pour dire à ses intervenautes que tant qu’ils n’auront pas compris que ce blog est dédié à la littérature, leurs commentaires à la Mme Michu, pour qui j’ai par ailleurs infiniment de respect comme de tous les êtres humains, ne vaudront pas grand-chose à mes yeux.
2 – Que tout le monde a le droit d’exprimer ici ses émotions primaires et secondaires, même si elles passent généralement par l’insulte défouloir comme c’est le cas infra. Il suffit de ne pas les alimenter, elles cesseront d’elles-mêmes.
3 – J’ai tenté de raconter mon point de vue sur le bouquin de Houellebecq après l’avoir lu très attentivement, et cela, dans des conditions très particulières. Tout le monde peut-il en faire autant ? Ce serait le minimum, mais personne n’est obligé.
4 – Je voudrais faire part d’une expérience troublante et instructive. J’avais posé par mégarde le message précédent sous le billet ultérieur (Nous somme Charlie). La modération l’a enlevé avec raison, et j’en ai été très soulagé, car je me suis aperçu trop tard que c’était totalement indécent. Néanmoins, j’ai voulu tester jusqu’à quel point il pouvait y avoir un effet de censure et l’ai posté sous celui-ci. Surprise : il a été apparemment accepté. J’en déduis qu’il y a quand même une certaine cohérence à la RDL qui tient à autre chose qu’à une censure un peu bête.
5 – La modération reconnait que je m’adresse au sujet traité par Passoul au bon endroit pour le faire, sans trop me laisser entrainer dans les dérives habituelles. Or, la meilleure chose que l’on puisse faire à ce blog est d’argumenter sur le contenu du bouquin proposé, et le cas échéant, de discuter le point de vue de Passoul à son sujet. Or, sur MH, il est très bon car il est nuancé. Il se trouve que je suis en accord avec l’idée que « Soumission » est un roman très provocateur, mais en désaccord avec l’idée que MH est irresponsable (sous entendu littérairement et politiquement).
6 – Je crois que Passoul est victime comme beaucoup d’autres d’une confusion fréquente entre le personnage public que s’est médiatiquement composé MH et le personnage qu’il a mis en scène dans son roman. Et que c’est à cause de cette confusion fréquente chez Passoul que ses commentaires déclenchent le déferlement des réactions émotives des internautes, comme il en allait de même avec Carrère.
7 – Je pense que Passoul devrait être plus prudent à ce sujet, mais c’est sans doute difficile, car étant un écrivain lui-même, il fait passer comme ces deux là, ses propres idées dans ses propres romans. Or dès qu’il devient le critique institué des autres dont il n’a pas le talent, il perd la bonne distance. Car à la différence du sort des écrivains morts, -au sujet duquel il excelle en général-, on doit rester très prudent sur les romans des vivants. On peut évidemment supputer qu’un auteur médiatique de ce monde ultra branché joue lui-même avec cette confusion des genres. Mais je pense que personne, pas plus Passoul que quiconque n’est capable d’en mesurer la portée, à quel endroit exactement de son roman l’écrivain est distant ou non d’avec ses personnages, car si on le décide à sa place, on fait fatalement fausse route. C’est une simple affaire de modestie que de le reconnaître.
8 – On peut simplement déduire du personnage de MH qu’il est un familier de l’œuvre de Huysmans et de sa vie. Point barre. Quand il parle de lui-même au XXIe siècle, il devient un simple contemporain avec lequel on s’identifie un peu ou pas du tout. Il observe ce qu’il ressent et ce qui se passe autour de lui. Il se trouve qu’il le fait admirablement, du point de vue d’un personnage crédible très soigneusement situé sociologiquement.
9 – Mon opinion va juste un peu plus loin que ce banal constat : le personnage principal de « Soumission » est un homme sans qualités mais un remarquable sismographe de lui-même et de nous-mêmes, puisqu’il dit quelque chose de juste de nos propres pensées intimes quand on les laisse parfois émerger à notre conscience. Or, ces pensées ne sont évidemment qu’un point de vue situé qui rencontre celles de son personnage. On ne va pas bouder son plaisir. C’est tout. Et je suis sûr qu’on aura bien raison de ne pas partager nécessairement cette opinion, je n’ai aucun souci avec cela. Je n’éprouve pas le besoin non plus de raconter ma vie pour le justifier, ce n’est pas le lieu ici ni ne serait très décent. On peut être extrémiste et remué dans ses émotions intimes de lecteur, et s’efforcer d’être modéré dans l’expression de ses opinions publiques. Ca n’a pas toujours été le cas, pour ma part, qui ne me suis jamais senti écrivain ni n’en ai jamais été frustré le moins du monde, même si je suis un peu fada de comprendre l’univers imaginaire des autres. OK. Or, c’est exactement le contraire qui se passe chez le romancier Houellebecq ou le romancier Carrère, ce que Passoul a décidément du mal à comprendre, qui s’explique fort bien par la nature du dilemme qu’il vit en tant qu’hybride sur son propre blog.
10 – J’affirme donc une opinion relative qui n’engage que moi, c’est-à-dire pas grand chose : le roman de MH est intéressant voire passionnant, et je crois qu’il est promu à la postérité comme le fut le Voyage de Céline, mais certainement pas pour les mauvaises raisons que l’on en dit aujourd’hui. Je répète que c’est là une affirmation gratuite qui repose sur une simple intuition. On verra bien ce qu’en retiendra plus tard la petite histoire et la grande Histoire du début du XXIe siècle : l’oubli total d’un imposteur ou un certain don de prophétie auto-réalisante (car peu ou prou auto-réalisée) d’un très modeste visionnaire tourmenté par le comportement des foules sentimentales.
Epicétou, comme dirait l’autre drôle.

JC..... dit: 10 janvier 2015 à 12 h 13 min

salam dit: 10 janvier 2015 à 10 h 20 min
« Comme une envie de vomir »

… c’est déjà fait non ? quand on lit votre infect :  » Aujourd’hui nous sommes tous musulmans, tous solidaires avec eux dans l’épreuve qu’ils traversent. Plus que jamais. »

(… qu’est ce qu’on se marre de lire des imbécillités pareilles …)

la vie dans les bois dit: 10 janvier 2015 à 12 h 03 min

Voyez-vous, Diago, je partage beaucoup de souvenirs avec Houellebecq, le plus torride est que je n’ai jamais mis les pieds en Université parisienne. Comme lui, je suis d’une génération qui n’a pas vécu les grandes heures universitaires de 68 à la Sorbonne « littéraire », ceux-là au bout du rouleau… Mais, eh, on a en quelque sorte partagé les mêmes plateaux de resto U à quelques années d’écart.
Vous voulez pas nous faire un petit topo psycho-socio- laissons l’aspect philo et spirituel- sur les hommes en cinquantièmes hurlants ? juste pour voir. Après Carrère, voilà Houellebecq.
A vous.

salam dit: 10 janvier 2015 à 10 h 20 min

Comme une envie de vomir en lisant le commentaire gerbatoire et nauséabond de Diagonale. Les idées qui puent de la gueule ont le vent en poupe. No pasaran, les fachos franchouillards FHaineux, les beaufs islamophobes et racistes. Vous n’arriverez pas à diviser les Français entre eux. Aujourd’hui nous sommes tous musulmans, tous solidaires avec eux dans l’épreuve qu’ils traversent. Plus que jamais.

JC..... dit: 10 janvier 2015 à 9 h 00 min

« veaux que nous sommes … »

… c’est une tournure, patate ! j’en crois pas un mot me concernant…ehehe !

renato dit: 10 janvier 2015 à 8 h 41 min

« pour voir les vôtres faudrait une ordonnance ? »

Si vous êtes distrait un passage chez le médecin s’impose.

la vie dans les bois dit: 10 janvier 2015 à 8 h 37 min

Bonjour Diagonal,

Merci de votre compte-rendu de lecture psycho-sociologique.

J’aimerai bien revenir sur ce passage du billet qui dit en substance que l’auteur est présent à chaque page.
Il y a maldonne, être présent ne veut pas dire une tentative d’identification à tel ou tel personnage. Cela veut dire écrire avec ses tripes, avec son expérience de vie et non un exercice de style stream of conscience.
C’est ainsi que Houellebecq est grand.

JC..... dit: 10 janvier 2015 à 5 h 58 min

Reçu « Soumission » hier de chez Amazon… et partagé l’analyse directe d’un Diagonal qui ne biaise pas !

Ces pauvres amuseurs de Charlie-Hebdo sont morts pour rien, mais peut-être pas, si leur vie sacrifiée réveille les idiots…

Je ne suis pas Charlie. Je trouve ce slogan kon, mais je suis désespéré que nous en soyons là, alors que ce phénomène d’affrontement civilisationnel se développe depuis 40 ans, sous l’œil des veaux que nous sommes …

c'est pas pas c'est là là dit: 10 janvier 2015 à 4 h 13 min

lire seulement par intermédiaire interposé comme qui aurait aussi de la peine à faire transmettre autrement… juste pour faire équilibré…

B comme BERLIN dit: 10 janvier 2015 à 1 h 24 min

« Diagonal dit: 9 janvier 2015 à 22 h 25 min
c’est le roman d’un génial sociologue (détaché) penché sur la décomposition de notre société parvenue au stade le plus critique de sa mutation contemporaine. »

Vivre le rassemblement du Larzac en 1973 et finir deux ans plus tard à Saïgon … .. .

Alors Wellbeck, toujours pas lu et pas près de le lire !!! !! !.

Diagonal dit: 9 janvier 2015 à 22 h 25 min

La plus énorme épreuve de ma vie de lecteur : avoir lu « Soumission » durant ces jours de carnage. Et en avoir été impressionné comme jamais il ne m’aura été donné de le vivre. Soumission, je n’hésite pas à le dire, c’est le roman d’un génial sociologue (détaché) penché sur la décomposition de notre société parvenue au stade le plus critique de sa mutation contemporaine. A nous autres de la RDL, la plupart bobos vaguement de gauche qui n’avons jamais rien compris à rien (ou du moins qui n’avons jamais rien fait d’autre que de chercher à nous expliquer par la littérature en quoi nous nous étions toujours trompés sur tout), ce roman nous dit ce que nous avons toujours soigneusement refoulé. Il nous dit exactement ce que nous savons pourtant être le plus répugnant de nous-mêmes, c’est-à-dire le déni de la réalité par la facilité de l’injure de la logorrhée intarissable.
Ce roman relativise tous les points de vue de ses personnages dans une fable douloureusement hilarante, en anticipant un tout petit peu les conséquences de logique des instincts limbiques primaires qui les gouvernent tous. Il ne fait guère que repousser dans leurs retranchements individualistes ultimes les conséquences mentales liées aux fêlures de chacun, sous les barrières vernissés du surmoi social de la religion que nous entretenons avec notre nombril, religion qui a vécu. Sans entretenir la moindre thèse « politique de l’ individualisme » (de masse) comme s’y sont récemment essayés nos sociologues de droite ou de gauche, ce roman ne fait que fouailler dans des brèches et des failles détectées de longue date quoique soigneusement évitées par des montagnes de rationalisations nécessaires et insuffisantes, propres aux cultures laïques qui nous gouvernent encore. Les marionnettes de ce roman sont toutes travaillées par un besoin primaire de croire et de s’accrocher à quelque chose d’autre. Elles sont observées avec les outils tangibles dont elles disposent pour le faire. Comment faire passer ce message avec la simple élégance du désespoir du devoir entrer dans la nuit ?
Lire calmement ce roman au moment où le dernier « esprit anar » (qui nous avait toujours permis de ne pas mourir asphyxiés par l’horreur au sein de laquelle nous vivons sans jamais vouloir la voir), vient d’être lâchement assassiné, ne nous fait pas simplement froid dans le dos ni ne nous permet de nous ressaisir avec de nouveaux motifs de nous insoumettre au monde tel qu’il advient… Pas du tout ! Lire ce roman qui force le respect, c’est un acte salvateur que nous devons à une littérature courageuse qui nous parle d’aujourd’hui et de demain. Elle nous apprend à nouveau ceci : aucune science humaine prétendument scientifique ou visant à la scientificité, autrement dit à une certaine objectivité temporaire, ne sera jamais capable de nous expliquer mieux qu’elle, en quoi nos petites escarmouches de la RDL, si dérisoires et si nécessaires, n’arriveront jamais à remplir l’insatiable besoin de consolation qu’elle nous procure en des temps si troublés et si douloureux. Houellebecq qui aimait comme nous Bernard Maris : on s’en tape. Mais « Soumission » : alors là… chapeau bas !
Oui, nous sommes Charlie, il n’y a aucune contradiction, croyez-le bien.

vous y êtes invité ? devant ou derrière ? dit: 9 janvier 2015 à 19 h 26 min

à court d’arguments

pour voir les vôtres faudrait une ordonnance ?

SLT dit: 8 janvier 2015 à 22 h 27 min

Huysmans l’antisémite
l’âme sœur de Houellebecq

Avec son livre „Soumission“ Houellebecq a voulu dresser un monument à Karl Joris Huysmans, un écrivain de second plan, à moitié oublié, de la fin du 19ème siècle.
L’auteur semble porter à son défunt collègue une admiration et une sympathie sans borne au point de déclarer que s’ils avaient eu la possibilité de se rencontrer, ils seraient, en raison de leur communion de pensée, sans l’ombre d’un doute devenus les meilleurs amis du monde.
Enthousiaste des écrits de cette âme soeur Houellebecq ne peut avoir ignoré que le choix d’une amitié si étroite l’engageait à partager aussi l’antisémitisme féroce clamé par Huysmans.
Il n’est pas nécessaire de réaliser une analyse approfondie de l’oeuvre et de la biographie de Huysmans pour documenter cette détestable passion.
La lecture d’un seul extrait de son essai „Trois églises, trois primitifs“ publié en 1905 suffit à démasquer sa haine viscérale envers les juifs:

« Francfort :
Une impression de malaise très spécial vous vient dans ces casernes de luxe et dans ces rues ; sans doute, cette sujétion de tous les instants vous pèse et le tintouin de vivre dans un pays étranger dont on ne comprend pas la langue suffirait à légitimer ce sentiment de gêne ; et pourtant ces ennuis ne sont que les succédanés d’un autre qui semble moins précis, au premier abord, et qui s’affirme ensuite, à la réflexion, très net ; ce que l’on éprouve, c’est surtout l’antipathie de ce monde de sémites qui vous entoure ; ce n’est pas, en effet, une question de nationalité qui vous opprime, c’est une question de race ; ce n’est pas le hessois qui vous est hostile ici, c’est le Juif.
Il s’atteste partout, à Francfort, et tout est assorti à son image : l’emphatique et l’insolente opulence de cette ville, son goût de parvenue, la redondance de son éclairage et de ses boutiques, tout est en accord avec les appétences, avec la tenue, avec les instincts mêmes du Juif. Et, en effet, Francfort est la capitale internationale et le marché monétaire des tribus, la métropole de l’agio, la cité d’où surgit le mot d’ordre des sanhédrins et des Loges ; cette ville, où naquit la lignée des Rothschild, est celle où Bismarck signa le démembrement de la France. Le Temple, détruit dans la Palestine, s’est, en une affreuse parodie, rebâti là, et cette nouvelle Jérusalem se démène encore, légale et têtue, contre le Christ.
L’on se demande vraiment ce que, soi catholique, l’on est venu faire dans ce milieu qui diffère pourtant des judengasses des autres peuples. Cela ne ressemble nullement, en effet, au Lazarus, au Foelistraat d’Amsterdam où le type hébreu est, en quelque sorte, classique, avec ses hommes et ses femmes aux cheveux crépus et bouffants, aux yeux chassieux, au nez en trompe de tapir, aux lèvres béantes, au front damassé, poudré par la farine des dartres.
Francfort n’est pas une pouillerie agrémentée d’affections ophtalmiques et de maladies du derme. Les spécimens de la race immiscible y sont moins atteints et plus variés ; c’est le cosmopolitisme de la Judée ; en sus de l’image courante des jeunes béliers, bruns ou blonds, dont les faces trop roses sont comme gonflées par l’abus des remèdes sidérants, les branches de la famille aux cheveux noirs et jaunes y foisonnent : les visages aux tignasses de varech, au mufle de bouledogue, aux yeux de chouette, aux joues modelées dans le suif et la pommade rosat, aux bouches lippues et sans menton, s’y rencontrent avec des figures moins rondes, aux toupets roux et en escalade, à la barbe rare, aux yeux bulbeux, en orgeat ou en gomme, au nez crochu, coupant presque avec la pointe de sa serpe l’énorme lèvre pendante du bas, une lèvre de fond d’omnibus, de train de jument.
Par contre, d’aucuns gardent à peine les stigmates des traits séculaires et il faut les examiner de très près pour reconnaître la marque de la race, dépouillée de ses haillons, lavée et peignée, qui se trahit pourtant à son besoin de vêtures voyantes, à sa manie des breloques, à sa rage des bagues ; la prétention remplace la crasse d’antan et le musc couvre l’odeur traditionnelle du lignage, un fumet dérivé à la fois de la fadeur du cautère et de l’âcreté du suint.
Mais je ne suis pas venu dans cette Idumée de la Hesse pour humer les durs fantoches du Mosaïsme ; je suis venu pour contempler les tableaux de l’institut Staedel et j’ai encore une heure à tuer avant que les portes ne s’ouvrent. Afin d’échapper au ressassement des carrefours, des statues et des squares, je m’enfonce dans ce qui reste de la vieille ville et, à force de tourner dans les ruelles, j’aboutis au ghetto… au ghetto des catholiques.
Car il semble vraiment que les rôles soient renversés ; les équitables, les nécessaires vindictes du Moyen Age contre le peuple des déicides, se retournent maintenant contre nous ; les descendants des ancêtres jugulés triomphent et, sortis du ghetto, ils y ont, à leur tour, enfermé les catholiques, car enfin, ils sont ici, pour la plupart, parqués dans un lieu distinct, en ce quartier délabré, à deux pas du Mein !  »

Une vingtaine d’années plus tard ce texte à l’antisémitisme brutal aurait certainement obtenu une place d’honneur dans le journal de propagande nazi „Der Stuermer“,,.
Il y aligne les pires clichés en quelques lignes. De plus, en qualifiant d’équitable le massacre des juifs au Moyen-âge, Huysmans cautionne toute volonté génocidaire à leur égard. Moins de 40 ans plus tard il aurait sans doute applaudi avec joie le départ des trains pour Auschwitz.

Houellebecq devrait savoir que l’Holocauste n’est pas une création ex nihilo et que ce sont des écrivains célèbres et talentueux comme lui, des intellectuels de la trempe de Huysmans qui en ont pavé la route avec leur venin.
Lui rendre hommage aujourd’hui, se réclamer de son amitié, sans dénoncer sa bassesse humaine et raciste, c’est prendre le risque, dans ces temps où la haine anti-juive recommence à souffler avec violence, de raviver cette flamme criminelle qu’Huysmans avait su entretenir avec son talent: celle qui avait fini par alimenter les fours crématoires.

Pas drôle dit: 8 janvier 2015 à 13 h 56 min

le problème c’est que les limites n’ont pas l’esprit du commerce.

Y voir un avantage essentiel, au delà des limites définies dans un système donné rien à vendre de licite. Comment effacer le pourtour en commerçant en reflet au comment commercer en effaçant les limites, nouveau débat pour les sciences économiques: les limites vont-elles profiter d’une mise en vente.

renato dit: 8 janvier 2015 à 9 h 40 min

« Mais que cherche t-il à nous dire, précisément? »

C’est un pari risqué, d’accord, je suis cependant sûr qu’en y réfléchissant vous avez quelque chance de dénouer l’énigme.

Bloom dit: 8 janvier 2015 à 4 h 35 min

c’est le vivre-ensemble forcé qui attaque et qui tue.

Rien ni personne ne force Camus le petit à vivre en France. Il est libre de se casser où il veut, Fidji, Papouasie Nouvelle-Guinée, Nauru, Diaoyu…

B comme BERLIN dit: 8 janvier 2015 à 0 h 16 min

B comme BERLIN dit: Votre commentaire est en attente de modération.
8 janvier 2015 à 0 h 12 min…

Ben tiens, pourquoi pas ?.

B comme BERLIN dit: 8 janvier 2015 à 0 h 12 min

« Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 21 h 03 min
En relisant le titre du billet je me demande si Charlie Hebdo n’était pas un peu irresponsable, dans le fond. »…

Tue Dieu,
Irresponsable ???
Depuis 2500 ans, les religions monothéistes mortifères nous emmerdent.

Envoyer des millions de connards à la boucherie avec marqué entre autre « Gott mit uns » sur le ceinturon, cela leur à fait une belle jambe !!! !! !.

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 21 h 03 min

En relisant le titre du billet je me demande si Charlie Hebdo n’était pas un peu irresponsable, dans le fond.

pour contourner le call center... dit: 7 janvier 2015 à 20 h 54 min

C’est cela, allez, prétendez savoir ce qui me ferait rire plutôt que d’assumer ce qui vous fait jouir… ne changez surtout pas de tactique, elle est bien trop efficace !

la vie dans les bois dit: 7 janvier 2015 à 20 h 42 min

A 20h31, je respecte bien sûr la tristesse, la peine, l’effet de sidération de cette violence dans une République avec une constitution laïque; n’attendez pas de moi que je m’excuse de ne pas confondre humour, rire et satire et de ne pas lire Charlie Hebdo, dont j’ai entendu l’ancien rédac’ chef pleurer à la radio, et dont la une sur Houellebecq que je viens de voir à la télé, vous fera vous  » marrer ».
Attendons les actes du ressort de nos gouvernants pour contrer cette barbarie.

ali al-burgundi al-pommardi al-leClos-Micoti dit: 7 janvier 2015 à 20 h 40 min

Ceux qui ici picolent sont des sentinelles patriotiques contre les pitoyables entreprises de rééducation de notre peuple.

Gloire à ces concitoyens!
(Certains s’appellent Bachir, Nadjma, Mamadou et adressent un doigt d’honneur aux empêcheurs de jouir républicainement)

pour contourner le call center... dit: 7 janvier 2015 à 20 h 31 min

on doit condamner le terrorisme, la barbarie, sans pour autant aimer « se marrer » en regardant des caricatures satiriques.

Vous êtes pitoyable avec votre satire autorisée ou interdite. Le rire n’a aucun ordre à recevoir, il est provoqué ou pas. Une caricature de débat par contre, ça risque de mener à de très moches dégâts. Pas envie de développer ce soir, pardonnez-moi…

Abd al-kalach'i dit: 7 janvier 2015 à 20 h 29 min

Du parti de M. Renaud Camus, cette phrase, pas forcément ajustée, mais qui donne à penser:

Le président de SOS Racisme estime que le monstrueux forfait perpétré ce jour par des islamistes est une attaque contre le vivre-ensemble.
Non : c’est le vivre-ensemble forcé qui attaque et qui tue.

Mme Michu dit: 7 janvier 2015 à 20 h 29 min

on doit condamner le terrorisme, la barbarie, sans pour autant aimer « se marrer » en regardant des caricatures satiriques.

Vous êtes pitoyable avec votre satire autorisée ou interdite. Le rire n’a aucun ordre à recevoir, il est provoqué ou pas. Une caricature de débat par contre, ça risque de mener à de très moches dégâts. Pas envie de développer ce soir, pardonnez-moi…

la vie dans les bois dit: 7 janvier 2015 à 20 h 16 min

Prospero, à vous lire j’y pense, vous vous souvenez de cette pub:  » tu t’es vu quand t’as bu ? »

la vie dans les bois dit: 7 janvier 2015 à 20 h 05 min

Je me demande si le dénommé AO a un diplôme d’études approfondies comme bloom.
J’ai relu- mais en avais-je besoin- le chapitre 16 du roman PLateforme, dont la récit se situe en Thaïlande.
L’amalgame entre Islam et terroristes, et/ou fanatiques religieux, Houellebecq fait incontestablement partie de ceux qui ne le font pas.
On peut être unis, on doit condamner le terrorisme, la barbarie, sans pour autant aimer « se marrer » en regardant des caricatures satiriques. Mêmes bien écrites. Alors de là à nous vendre du Houellebecq pour du sous Rushdie, et regretter qu’il n’en soit pas ?: c’est non !

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 19 h 38 min

À qui profite le crime?

Aux vitriers ?
Aux fenêtres Tryba ?
Aux fabricants de moquette ?
A Ikea ?

Ou alors aux islamistes qui ont parfaitement réussi leur coup.

le parrain de Charb, à la belle époque dit: 7 janvier 2015 à 19 h 29 min

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Siné sème sa mini-zone
Le 7 janvier 2015
Publié le 7 janvier 2015 par Siné

Il m’est impossible de mettre une idée devant l’autre depuis que j’ai appris la nouvelle, il y a une heure ou deux. J’ai l’impression d’avoir reçu un immeuble de six étages sur la tronche.
À mon âge, j’avais déjà eu l’occasion de perdre quelques bons copains, Chaval, Tetsu, André François, Ronald Searle …et d’autres !
Mais quatre d’un coup, Tignous, Wolinski, Charb, Cabu… assassinés par des fous, des malades,

Trop c’est trop, c’est insupportable, c’est abominable… C’est inhumain !
Y a pas de mots pour décrire mon effondrement, ma peine.

Je pianote ces quelques mots de ma chambre d’hosto où on essaie de me sortir d’une grande anémie.
C’est pas ça qui va arranger les choses !

PS. Tout l’équipe de Siné Mensuel, est tout aussi effondrée que moi.

Siné

oursivi dit: 7 janvier 2015 à 19 h 00 min

Au cas où certains ne l’auraient pas compris, Houell cherchait à nous en dégoûter pour toujours de l’Islam.

D’autres l’ont fait mieux que lui.

AO

Bihoreau baron de Bellerente dit: 7 janvier 2015 à 18 h 46 min

À qui profite le crime? Cette question, que tout policier connait bien, doit être sur toutes les lèvres ce soir. Trois excités armés s’en sont pris à un journal qui ne faisait pas dans la dentelle, mais qui devient aujourd’hui un symbole très fort pour ceux qui aiment la liberté, y compris celle de déranger. MM. Houellebecq et Zemmour sont confortés, sans l’avoir demandé.

Les politiques se demandent tous, ce soir, ce qu’ils pourront retirer de tout ça. La spirale s’emballe. Jusqu’à maintenant, les Mahométans avaient échappé en Occident à la furie de la mort. Je n’ose penser à ce que la vengeance aveugle pourrait perpétrer.

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 44 min

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 44 min

faut aussi lui dire à « p’tite bite » que ce qui vient de se passer, aujourd’hui, à Paris est symboliquement plus grave que le 11 septembre 2001 !

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 44 min

faut aussi lui dire à « p’tite bite » que ce qui vient de se passer, aujourd’hui, à Paris est symboliquement plus grave que le septembre !

si les politiques ne se posent pas la question de se demander comment on a pu en arriver là, si kles journalistes commencent à éluder, si les humanistes commencent à crier à l’islamophobie si on traite ces musulmans de gros cn alors le scénario de p’tite bite ce sera du lait de poule à côté de ce qui nous attend bande de crétins d’humanistes de mes 2 !!!

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 18 h 41 min

Sébastien Fontenelle, journaliste à Politis et auteur d’un blog intitulé Vive le feu, s’était réjoui publiquement de l’incendie du siège de Charlie Hebdo à l’époque. Enormément de monde (dont Karl Zéro, beau-frère de Frigide Barjot), situé à la gauche de la gauche, a condamné à ce moment-là les caricatures de CH, jugées islamophobes et racistes. Tous ces gens ont du sang sur la conscience, sinon sur les mains. Ne l’oublions pas.

furgole dit: 7 janvier 2015 à 18 h 13 min

Au vu des événements tragiques d’aujourd’hui ou à al lecture du libre de Houellebecq, il est plus que jamais nécessaire de se reporter au superbe discours d’Enoch Powell (Rivers of Blood) prononcé en avril1968 où ce fin lettré, héros de la deuxième guerre mondiale, annonçait, avec une sagesse prémonitoire, les torrents de haine qu’amèneraient sans doute aucun l’immigration de masse et le multiculturalisme. Ces propos prophétiques lui coûtèrent sa carrière politique. Notre pseudo-intelligentsia veillait déjà à son grain…

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 13 min

en plus même la charia douce interdit le tabac !

une clope = 40 coups de baton.
normal quand on a 4 femmes à satisfaire vaut mieux pas trop fumer.

Burntoast dit: 7 janvier 2015 à 18 h 13 min

>J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 10 h 49 min
A vrai dire, je pensais plutôt aux moralisateurs dans la presse et autres media.

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 10 min

« Phil dit: 7 janvier 2015 à 18 h 02 min
Il n’est pas sûr que les ventes du Welbeck profitent de l’événement. L’esprit de commerce trouve parfois ses limites. »

le problème c’est que les limites n’ont pas l’esprit du commerce.

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 06 min

salut Phil, vous pourriez expliquer à Bloom ce qu’est le nihilisme, j’ai l’impression qu’il se mélange un peu les pinceaux sur cette question.

les Disparus de saint Passou dit: 7 janvier 2015 à 18 h 06 min

Le pervers polymorphe jubile en charognard, ça pue de plus en plus, et Passou s’en fout comme toujours et disparait de plus en plus !
Se retirerait-il sur la pointe des pieds ?

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 05 min

« la France, la Belgique tombe puis d’autres pays d’Europe sont promis à la douce férule de la charia »

c’est plutôt loupé comme pronostic.

mais welbec s’est déjà loupé avec son clonage, avec la fin du mariage.

welbec aura passé son temps à se mettre le doigt dans l’oeil dans ses pronostics.

c’est peut-être pour ça qu’Emmanuel Carrère loue sa grande imagination, lui qui n’a pas plus d’imagination qu’une huitre…

Phil dit: 7 janvier 2015 à 18 h 02 min

Il n’est pas sûr que les ventes du Welbeck profitent de l’événement. L’esprit de commerce trouve parfois ses limites.

prospero dit: 7 janvier 2015 à 18 h 00 min

correctif à chaud de droopy : comme l’a dit je sais plus qui ma plume est la première arme pour l’instauration la tyrannie des couiillemolles!!! »

prospero dit: 7 janvier 2015 à 17 h 58 min

commentaire à chaud de droopy sur l’attentat de CA : « comme l’a dit Huysmans ma plume est la première arme contre la tyrannie!!! »
le journaliste : non ça c’est de Voltaire
droopy : ah bon ?

Burntoast dit: 7 janvier 2015 à 17 h 57 min

>Marcel dit: 6 janvier 2015 à 21 h 13 min
Je n’ai pas tout à fait compris votre critique du poème de MH, sans doute fort savante :)
En fait j’avais mis les poèmes de Laforgue et MH en regard, pour voir la « différence ». Laforgue me semble supérieur, mais c’est juste un ressenti.
Quand au prix Goncourt, c’est un peu comme l’Everest, il existe, donc certains grimpent dessus :) :)

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 17 h 56 min

« La Licra appelle TOUS les Français à descendre dans la rue pour signifier que nous sommes plus nombreux que les pourvoyeurs de haine »

Autre exemple d’infantilisme politique.
Une mobilisation contre la haine…
Demain, un rassemblement pour l’amour.

Naturellement, derrière la niaiserie de ces slogans, on trouve des activistes et des organisateurs blanchis sous le harnais et passés maîtres en maquignonnages éthico-idéologiques.

Allez, un bon geste.
Je prends ma carte le jour où cette Ligue s’appelle la LICRAI ( en ajoutant « et l’islamisme »).

prospero dit: 7 janvier 2015 à 17 h 49 min

commentaire des frères musulmans d’erdogan sur l’attentat chez CA : »cet attentat est un scandale !!! ça fait 4 ans qu’ils ont insulté le prophète !!! et ils ont attendu jusqu’à maintenant ? ils iront tous en enfer !!! »

prospero dit: 7 janvier 2015 à 17 h 46 min

le PS sur l’islam : « ça fait 40 ans qu’on nous enfume maintenant ça suffit : on ne servira plus de bouffe hallale à la maternelle!!! »

prospero dit: 7 janvier 2015 à 17 h 45 min

Jean Birnbaum sur welbec : « ça fait 20 ans qu’on enfume avec welbec maintenant ça suffit !!! d’ailleurs je me suis remis à Tchekhov… »

prospero dit: 7 janvier 2015 à 17 h 42 min

l’association des écrivains de France et de Navarre sur Houellebecq : « des romans d’une extraordinaire consistance romanesque comapré à ceux qu’on pond »…

prospero dit: 7 janvier 2015 à 17 h 41 min

les Editions Gallimard sur Houellebecq :  » Un roman d’une extraordinaire consistance romanesque comparés à ceux que nous publions… »

juris&prudence dit: 7 janvier 2015 à 17 h 40 min

Darrieussecq sur Huellebecq : « des romans d’une extraordinaire consistance romanesque comparés aux miens »…

Charlie is becoming an angel dit: 7 janvier 2015 à 17 h 38 min

Malpart dit: 7 janvier 2015 à 15 h 50 min

Assassinés par trois petits cons illettrés… ça la fout mal.
___

L’entraînement de vos enfants chez des professionnels se déroule bien ?

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 17 h 34 min

Nos têtes blondes ont fait leur parcours démocratique en apprenant les étapes vécues par leurs parents: les nécessaires anti-fascisme, anti-communisme, anti-islamisme…

Les organisations islamiques (le simple musulman n’est pas organisé) s’efforcent d’agrandir leur place dans l’espace républicain au nom de principes anti-républicains exactement sur le modèle des anciens partis staliniens (candidatures aux élections, financements locaux, etc.).
Il faudra donc s’habituer à entendre à nouveau, avec une parfaite indifférence, les protestations à la Georges Marchais, très légèrement modifiées:

« Vous êtes un professionnel de l’anti-islamiiiisme! »
« C’est de l’anti-islamisme primaire! »

Eh oui, ça s’appelle défendre la république.

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 17 h 28 min

« JC a rechargé sa mitraillette bêtement islamophobe » (la chatte malade)

On est désormais islamophobe par devoir, par raison, par nécessité…
(j’ai piqué ça dans Voltaire)

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 17 h 25 min

Ne pleurez pas les morts, chers amis…. il y en aura d’autres… Laissez le chagrin réel aux familles …

La partie ne fait que commencer…. on vous l’avait dit, n’est il pas vrai ?

J’oubliais : pas d’amalgame hein ! vous avez entendu Sa Seigneurie Dalil, et tous les papoteurs protégés..!?

Bihoreau baron de Bellerente dit: 7 janvier 2015 à 17 h 17 min

Pensez-vous un seul instant qu’ici, charmant village saintongeais, on voterait pour un parti islamiste, même modéré? Jamais. Madame Le Pen aurait 90% des voix, sinon plus.

Tout jeune homme mahométan comparant ce qu’on accompli les Juifs et les siens en France ne peut qu’avoir honte d’appartenir à une culture mortifère, qui mène à la ruine presque tous les pays où elle gouverne, sauf les richissimes dictatures pétrolières, exemples affligeants de l’obscurantisme. Lorsqu’on leur rappelle ça, ce jeune homme fuit en avant en en réclamant encore plus: Viva la muerte!

Charlie Hebdo, ce n’est qu’un autre élément de cette thérapie que se prescrivent les aliénés d’Allah. Qui profitera de tout ça? Le Nain teigneux s’active. Les autres politiques aussi. La récupération, ce n’est pas uniquement affaire de bac à ordures…

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 17 h 15 min

Allez, les Autruches Islamophiles, on sort la tête du sable…. doucement …. voilà c’est bien… les yeux sont dégagés….

Vous les voyez les morts, baignant dans leur sang ?

PARFAIT !

Une demande de félicitations ? dit: 7 janvier 2015 à 17 h 10 min

BEAUBEC PRODUCTIONS Y SERA.

ET VOUS ? OU SEREZ-VOUS ?

ben.. entouré de vautours.. comme d’habitude..

Jacques Ch. dit: 7 janvier 2015 à 17 h 07 min

merci à Joachim Du Balai pour cette phrase à 14 h 16 : « Quelques « irresponsables », ici aussi, pourraient laisse refroidir leurs mitraillettes »… j’ajoute : « et les modérateurs appliquer la modération »

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 17 h 01 min

Je suis un modeste caravanier hystérique et illettré, mais ça n’a jamais empêché personne de prophétiser.

Il y a eu le le Point Godwin 1 des grands-pères (Hitler).

Il y aura le Point Godwin 2 de leurs petit-enfants (Islam).

Phil dit: 7 janvier 2015 à 16 h 52 min

Le style de Renaud Camus est emphatique, conséquense d’avoir privilégié les partouzes sur la lecture pendant les années de formation. en réponse à un commentaire d’avant l’attentat.

juris&prudence dit: 7 janvier 2015 à 16 h 46 min

erratum : quand on fait une situation il faut la faire jusqu’à la fin sinon on le comprend pas.

juris&prudence dit: 7 janvier 2015 à 16 h 44 min

Emmanuel Carrère sur Houellebecq : « Un roman d’une extraordinaire consistance romanesque »…

quand on fait une sitation il faut la faire jusqu’à la fin sinon on le comprend pas :

Emmanuel Carrère sur Houellebecq : « Des romans d’une extraordinaire consistance romanesque comparés aux miens »…

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 16 h 42 min

Leçons de chose:

Ce sont les esprits confus qui mettent en garde contre la confusion:

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale (EE-LV) a exprimé son émotion aux journalistes de Libération : «Je suis sous le choc. C’est un acte terrible et terrifiant. Je suis à la fois prise de beaucoup d’émotion, de sidération et de colère. Et en même temps, il ne faut pas céder à la peur. Un climat particulier, malsain, existe aujourd’hui dans notre société: beaucoup de confusions, d’amalgames… On le voit avec les débats actuels autour des livres de Michel Houellebecq ou d’Eric Zemmour.

Ce sont les anciens professionnels de la manipulation (trosko-stalinienne) qui appellent à la vigilance contre l’instrumentalisation:

« Pour Olivier Besancenot, ancien porte-parole du NPA, il est «difficile de trouver les bons mots. Ceux qui me viennent sont colère, révolte et indignation. Mais on est surtout très tristes. Le moment politique où ça se passe fait craindre des risques d’instrumentalisation. Attention à l’islamophobie de ceux qui ont soufflé sur les braises »

juris&prudence dit: 7 janvier 2015 à 16 h 41 min

le plus grand talent de welbec Droopy couillemolle c’est sa façon d’avoir enfumé pendant 20 ans les critiques progressistes de gauche qui comme ceux des inrocks adore son style de couillemolle parce que, disent-ils, c’est ce style que doit adopter la France…
il semble que welbec et ses fans des inrocks aient gagné le combat !
la France va une fois de plus fêter sa victoire des couillemolles…

Bihoreau baron de Bellerente dit: 7 janvier 2015 à 16 h 41 min

«Bloom 14 h 27: Balles tragiques dans le 11e.»

Ils auraient sûrement apprécié…

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 16 h 25 min

Dans le camp pro-musulman, on trouvera naturellement toutes les réactions possibles.
Mais beaucoup de twitters, sans nécessairement approuver le massacre, se réjouissent que les profanateurs du prophète (asws) aient été enfin punis.

Voici une contre-offensive qui sera probablement la position majoritaire des organisations musulmanes (ce qui est parfaitement logique de leur point de vue):

« Le gouvernement islamo-conservateur turc a fermement condamné le sanglant attentat qui a visé aujourd’hui à Paris le journal satirique français Charlie Hebdo, tout en mettant en garde contre le péril de l’islamophobie.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté le terrorisme. Nous sommes contre toute forme de terrorisme, peu importe d’où il vient et ses mobiles », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu devant les journalistes à Ankara.
Mevlüt Cavusoglu a en outre rejeté tout lien entre l’islam, qu’il a qualifié de « religion de paix », et la violence.

« Ce n’est pas une approche correcte d’associer l’islam au terrorisme (…) il y a aussi des attaques terroristes commises par des fidèles d’autres religions », a-t-il souligné.
Comme le président turc Recep Tayyip Erdogan, le ministre des Affaires étrangères a déploré la montée en Europe du « racisme », de la « xénophobie et de l' »islamophobie », exhortant à une lutte unifiée contre ces fléaux. »

L’appel du président turc à une telle lutte unifiée n’a naturellement aucun sens.
L’islamisme qu’il soutient est également (c’est sa loi) une discrimination active, qui ne peut pas ne pas prendre des formes perçues comme « racistes » et « xénophobes ».

Bloom dit: 7 janvier 2015 à 16 h 19 min

« Il y a un islamofascisme, ça existe. Ce n’est pas l’islam, ce sont des fascistes, il ne faut pas tourner autour du pot. Comme il y a eu un fascisme venu de la civilisation occidentale, il y a un fascisme venu de la civilisation de l’islam ».
D. Cohn-Bendit

Ce fascisme-là, comme l’autre, ne passera pas.
A Sydney, lors de la prise d’otage du café de Martin Place, des tweets circulaient pour encourager les citoyens à protéger les musulmans australiens contre les débordements de haine aveugle. Faire de même où l’ont se trouve. Refuser l’amalgame.

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 16 h 12 min

Type même de la déclaration cotonneuse qui, ne désignant pas l’adversaire, contribue à la fameuse « montée des peurs »:

« J’appelle tous les Français à refuser la tentation de l’amalgame et à afficher un front uni face à la barbarie et aux assassins. » (M. Sarkozy)

Continuez, Messieurs…

Révérend J.-C. - Abou al-Azerty - O..P.A. dit: 7 janvier 2015 à 16 h 10 min

Assassinés par trois petits cons illettrés… (Malpart)

Illettrés, illettrés… Attendons pour en être sûrs les résultats des investigations policières. D’autre part, mon cher Malpart, vous savez comme moi qu’en temps de guerre, civile ou pas, la faute la plus grave, celle qui ne pardonne pas, c’est celle de mépriser l’adversaire. Ce n’est peut-être pas le moment de le dire mais c’est pourtant vrai : les gens de Charlie Hebdo ont manifestement sous-estimé la dangerosité de leur adversaire et pris la menace un peu trop à la légère ; d’où l’étendue du massacre.

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 16 h 02 min

« ET VOUS ? OU SEREZ-VOUS ? »

Ce qui compte est de savoir ce qui vous aurez reconnu comme votre ennemi.

S’agira-t-il d’une mobilisation contre la violence? contre la peur de l’autre? contre « l’intolérance »? contre la « terreur »?

Restez chez vous.

Sergio dit: 7 janvier 2015 à 16 h 01 min

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 14 h 35 min
il est temps que la population française se convertisse massivement

Non mais faut se laver, là-dedans, ou pas ? Parce que Clovis, lui, immersion, hein ! S’il faut casser la glace comme Ysengrin le loup…

Karim al-Mont-valerieni dit: 7 janvier 2015 à 15 h 59 min

Les clivages qui se font sous nos yeux en France et en Europe sont bien intéressants à observer.

La guerre prolongée contre l’islamisme aura d’abord suscité des dénégations, tant que c’était encore possible.

Elle va susciter maintenant des regroupements complètement inédits, au-delà des étiquettes traditionnelles, dermite/gauche, etc.
Le discours des partis politiques est massivement ressenti comme dérisoire en raison du désarroi qu’il exprime (ils ne savent pas quoi faire parce qu’ils n’ont pas compris à quoi ils ont à faire) et des notions désuètes qu’ils utilisent (le fameux « terrorisme », qui ne veut plus rien dire).

La mobilisation contre l’islamisme au sein de notre société va susciter des formes d’organisations qui nous surprendront, ce qui est tout fait normal en raison de la nouveauté et de la gravité des enjeux.
Un peu comme dans les phénomènes de type « Résistance », ceux qui se mobiliseront se recruteront dans les familles politiques les plus diverses, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite.
Il en ira de même de leurs adversaires, depuis les sincères collaborationnistes jusqu’aux modérantistes ou aux opportunistes (disons: d’Alain Soral à Edwy Plenel, en passant par Claude Askolovitch).

Chacun verra ceux sur qui il peut compter, et les autres.

Clopine dit: 7 janvier 2015 à 15 h 47 min

C’EST DERISOIRE BIEN SUR MAIS NEANMOINS :

RASSEMBLEMENT CE SOIR PLACE DE LA CATHEDRALE A ROUEN 18 HEURES

BEAUBEC PRODUCTIONS Y SERA.

ET VOUS ? OU SEREZ-VOUS ?

Malpart dit: 7 janvier 2015 à 15 h 42 min

JC….. dit: 7 janvier 2015 à 12 h 42 min

Ne faites pas semblant, JC, vous vous gobergez en réalité : les morts étaient tous des gauchiss.

Tariq al-Lepère-lachaisi dit: 7 janvier 2015 à 15 h 40 min

« SOUTIEN TOTAL ET INCONDITIONNEL »

C’est gentil.
Merci pour eux, ils sont morts.
Faites à présent le second pas.

Malpart dit: 7 janvier 2015 à 15 h 39 min

En tout cas, la prophétie de MH a peu de chances de se réaliser : après l’assassinat de Cabu, Wolinsky, Charb, Tignous et Bernard Maris, on voit mal un parti musulman gagner des élections en France.

Révérend J.-C. - Abou al-Azerty - O..P.A. dit: 7 janvier 2015 à 15 h 37 min

sa froide provocation (Chaloux)

Où celui-là voit-il de la provocation ? Mes expressions soigneusement dosées — « regrettables incidents » et « déplaisantes péripéties » — n’expriment-elles pas la plus nette réprobation ? Par ailleurs, j’ai indiqué, le plus sincèrement du monde, la solution la plus raisonnable et la plus apte à préserver, par les voies d’une évolution authentiquement démocratique, la France d’un cycle de violences qui pourrait engendrer une guerre civile hypocritement souhaitée par le sieur Court. Quelle sorte de provocation y a-t-il là ? Quant à Court empalé, qui peut y croire sérieusement ? Il périra banalement d’une constipation invétérée, celui-là. Je ne le lui souhaite pas, d’ailleurs, dans ma foncière charié (pardon : charité — il y a des fautes de frappe qu’on s’en voudrait d’effacer).

Chaloux dit: 7 janvier 2015 à 15 h 19 min

Immense peine.

(John Brown n’a jamais pu comprendre que sa froide provocation, amusante parfois, pouvait rapidement se transformer en manifestation de bêtise crasse. Si j’étais aussi cruel qu’on le dit, je dirais vraiment ce que j’en pense. Pas le moment.)

Joachin Du Balai dit: 7 janvier 2015 à 14 h 58 min

Court dit: 7 janvier 2015 à 14 h 34 min
Quel effet cela fait-il, Azerty, quand une réalité de guerre civile rattrappe et déchire vos pauvrissimes fictions? On s’amuse toujours autant?
MC
Il faut croire qu’il « s’amuse toujours autant », en effet. Voyez sa formule : « regrettables incidents ».

Révérend J.-C. - Abou al-Azerty - O..P.A. dit: 7 janvier 2015 à 14 h 56 min

une réalité de guerre civile (Court)

Ce brave Court prend ses désirs pour la réalité. Puisqu’on lui dit que tout se passera par les voies démocratiques, dans une ambiance apaisée. Qu’y a-t-il à craindre d’une transition démocratique assurant un grand remplacement devenu inévitable et, d’ailleurs, nécessaire ? Quant aux gens de son espèce, qui persistent à jeter le trouble, à semer les germes de l’incompréhension, de l’intolérance et de la haine ils devraient se dire que des équipes hautement professionnelles sont en mesure de s’occuper de leur cas.. Ainsi, je crains que le pal qu’elles lui choisiront ne soit intentionnellement un peu trop long pour notre Court.

Chloé dit: 7 janvier 2015 à 14 h 50 min

Qu’on s’en débarrasse.

Sans rapport avec la science, l’extrémisme politico-religieux c’est tu meurs à moins que ce ne soit référençable dans la bible du diagnostic ce qui en fait ne changerait rien de cette immense tristesse au chagrin éprouvés en raison de la méthode et de la perte de ces épris de liberté telle qu’on tient à la lire voir discuter disputer .

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 14 h 35 min

Les regrettables incidents survenus à Paris font apparaître le caractère proprement visionnaire du livre de Houellebecq : pour éviter le renouvellement de telles violences, il est temps que la population française se convertisse massivement. la France, premier Etat islamique européen, quelle fierté, et quel exemple pour nos voisins !

Court dit: 7 janvier 2015 à 14 h 34 min

Quel effet cela fait-il, Azerty, quand une réalité de guerre civile rattrappe et déchire vos pauvrissimes fictions? On s’amuse toujours autant?
MC

Joachin Du Balai dit: 7 janvier 2015 à 14 h 16 min

Charb (?) Cabu (?) Tignous (?) Wolinski (?) assassinés ? Quelques « irresponsables », ici aussi, pourraient laisser refroidir leurs mitraillettes.

oursivi dit: 7 janvier 2015 à 14 h 12 min

MH avait été décrit une attaque criminelle dans un bouquin sorti quelques jours avant le 11 septembre, Plateforme.
Le jour de la sortie de celui-là, il arrive ce qu’il arrive là qu’il dit la possibilité non d’une ile mais d’un islamisme modéré…
La religion la plus con, probablement, la plus criminelle, assurément.

Qu’on s’en débarrasse.

AO

Clopine dit: 7 janvier 2015 à 13 h 35 min

TOTALEMENT EFFRONDREE !

CHARLIE COMMENT PARTAGER CETTE PEINE ?

La liberté, l’intelligence et l’insolence finiront par vaincre mais que le tribut est lourd…

SOUTIEN TOTAL ET INCONDITIONNEL

Bloom dit: 7 janvier 2015 à 13 h 33 min

J’apprends l’attentat contre CH. Après celui contre le Centre culturel français de Kaboul (pas de victimes françaises donc on n’en parle presque pas). Soumission à l’ignominie, jamais.

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 13 h 01 min

« un saisissant reflet des peurs, des fantasmes, des haines, des lâchetés, des dénis et du désarroi de la société française ? »

Qui est dans le déni ? Qui est lâche ? Qui est déjà prêt à se soumettre à l’Internationale de la Terreur ?

la vie dans les bois dit: 7 janvier 2015 à 12 h 59 min

Bonne nouvelle, les libraires ont été livrés.
Ce ping du Dr No, vers 9H15, ce matin, aurait mérité plus amples développements dans le registre de la parole manipulée. Pourquoi nous vendre du Houellebecq pour du Destouches, c’est votre déformation professionnelle, ou une vie antérieure oubliée ?
J’ai une seule question: où est le Zola qui va se lever et dire j’accuse des journalistes français de forfaiture, de faire d’un roman une Affaire pour préserver leur égo que Michel Houellebecq a quelques raisons de malmener.

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 12 h 42 min

On ne va tout de même pas demander aux autruches de lever la tête du bac à sable humaniste, hein ?!….

Pas d’amalgame ! il ne s’agit que d’un acte de déséquilibrés.

Bonne journée …. les autruches !

Ça c'est vrai ! dit: 7 janvier 2015 à 12 h 29 min

« Je suis convaincu pour ma part que Renaud finira par éclipser Albert, philosophe pour classes terminales et romancier pour classes de 5e. »

Critique d’une originalité et d’une pertinence admirables.

Albert C. ne s’en remettra jamais.

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 12 h 22 min

Concernant le retour des religions et de la « domination » politico-religieuse de l’ une sur les autres, on peut plutôt s’ interroger sur ce phénomène d’ une autre manière :
Entretien avec Jacques Bouveresse
A propos de Que peut-on faire de la religion ?
Jacques Bouveresse et Yann Schmitt

http://theoremes.revues.org/223

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 12 h 19 min

Vous ne pouvez pas nier que Renaud Camus écrit divinement bien, Phil, vous êtes trop fin pour cela. Welbeck est une nullité crasse à côté. Je suis convaincu pour ma part que Renaud finira par éclipser Albert, philosophe pour classes terminales et romancier pour classes de 5e.

Phil dit: 7 janvier 2015 à 12 h 12 min

Parlons plutôt de Camus qui se pique de langue française, apprise au Palace avec le maire sortant de Paris.

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 12 h 00 min

« Lui le pense, c’est ce qui compte. »

Vous savez, même le dernier des nuls ou des inconséquents pense qu’ il pense bien.
Vous lisez comme moi les commentaires ici, non?
( J’ ai visionné les vidéos et quasiment tous les articles le concernant et cela ne m’ a pas incité à acheter son livre, d’ autres priorités.)

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 11 h 55 min

Ne soyez pas insultant, Phil !
On écrit TKT, pas tkt….

tkt, c’est réducteur… et déjà que ….Vous me comprenez !

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 11 h 53 min

Ce pauvre Azerty dit tout et son contraire. Une vraie girouette qui pivote à 180 degrés au moindre coup de vent. Le voilà qui prend fait et cause pour Houellebecq après avoir dit pis que pendre de Richard Millet et d’Eric Zemmour, alors qu’ils font évidemment tous partie de la même famille de pensée à des degrés divers.
Soumission n’est rien d’autre que la mise en roman de la théorie du Grand Remplacement chère à Renaud Camus.
Complètement gâteaux, ce vieux débris.

Parlons livre dit: 7 janvier 2015 à 11 h 53 min

de l’ art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 11 h 44 min
une importance conceptuelle qu’ il n’ a pas

Lui le pense, c’est ce qui compte.
Que vous rejetiez cet aspect conceptuel sans l’avoir lu est un peu léger, peu digne de votre rigueur intellectuelle.

Perso j’ai lu, mais j’ai écouté, il y croit.

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 11 h 52 min

Nous ne sommes plus dans les temps antiques où les écrivains « pesaient lourd ».

On n’a plus besoin de Jean Sol Partre et de tout ces glands d’époque, car on a vu la limite de ces conn.rds vis à vis de la dictature communiste qu’ils ont nié avec la plus grande stupidité !

L’apport de nos joyeux fouille-merde attristés actuels que sont les Millet, Camus, Zemzem, Wellebec est différent : eux, nous permettent, en touillant avec force dans la tinette nationale, de sentir à nouveau l’odeur fécale de la fosse submergée de déjections, ce que nos dirigeants, olympiens, n’ont pas l’occasion de sentir … et qu’ils ignorent superbement dans leurs châteaux encaviardés !

Le temps n’est pas aux écrivains mais aux agitateurs d’alerte.

Phil dit: 7 janvier 2015 à 11 h 51 min

Toute cette prose musulmaniaque est envahissante. dear passou, faudra songer à revenir aux zammour littéraires. huysmans serait pas mal. sinon tkt restera à la plage.

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 11 h 49 min

Une œuvre d’art peut-elle nous « convertir »?
( Comme le parcours vers la catholicisme de Huysmans qui a retenu la très vive attention Houellebecq).
Une religion peut-elle être un « ciment », un cum vertere, un vivre avec?
La réponse est plus complexe que l’ affirmation de A (jusqu’à Z). (De l’art ou du cochon)

Bonne question. Mais quant à moi, voyez-vous, moi qui suis et reste athée comme un phoque, j’ai été converti par « la Cathédrale », roman de Huysmans qui, comme vous le savez, se veut une apologie de la religion chrétienne. Mais converti, non au christianisme, mais à l’art de l’auteur. Le livre m’a enthousiasmé, sans ébranler en quoi que ce soit mes convictions métaphysiques. Huysmans, peut-être, en aurait été déçu, car son projet était bien (c’était déjà le projet de l’auteur du « Génie du Christianisme »), de convertir ses lecteurs, non à son propre talent, mais aux « vérités » chrétiennes. l y a pour moi là-dedans un peu (beaucoup) de mystère : comment peut-on entrer avec une entière sympathie dans l’univers d’un livre qui est le véhicule non déguisé d’une apologétique religieuse, et en ressortir sans en être aucunement changé dans ses propres convictions ? C’est certainement un peu compliqué à expliquer. Provisoirement, je m’en tiens à la phrase de Térence : « homo sum, et nihil humanum a me alienum puto ».

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 11 h 49 min

Par exemple me dire qu’ est-ce être Sartrien, cela a du sens et renvoi à une œuvre.
Mais avec Zemmour, ne nous faites pas un bœuf d’ une grenouille ( de bénitier?)

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 11 h 44 min

Je n’ai pas lu Zemmour et c’ est pourquoi je vous pose la question de savoir ce que recouvre ce nouveau concept pseudo-idéologique de Zemmourien.
Soit dit au passage la futilité de lui donner en ce qui vous concerne, une importance conceptuelle qu’ il n’ a pas.

Parlons livre dit: 7 janvier 2015 à 11 h 35 min

de l’ art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 11 h 21 min
Expliquez vous, expliquez nous ce qu’est être zemmourien

De Eric Zemmour, homme politique français né en 1958 ayant théorisé sa pensée dans un ouvrage daté de 2014 sous le titre de « Suicide français ».
Pour plus d’explications prière de vous reporter à cet ouvrage,
mais je suis sûr que vous l’avez lu avec grand intérêt.

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 11 h 32 min

Notre époque et ses problèmes vécus a t-elle trouvée en Houellebecq son Maurice Barrès?

L’ écrivain est-il un sismographe de son temps?
Gide, Giono, etc…ont-ils pensés « correctement » leur époque au travers de leurs romans?

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 11 h 32 min

En dehors du coloris, qui est handicapant car rien n’est plus beau qu’un joli blanc de peau, la valeur sportive en équipe, en coach, de ce grand cou.llon de Yannick Noah fut catastrophique…

Mais les Français aiment l’exotisme : ça leur rappelle le bon temps de l’Indo, les congaï affectueuses et soumises, la douce vie d’alcooliques coloniaux, les affaires faciles à faire …

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 11 h 25 min

Le plus effarant aujourd’hui est de devoir se justifier de mépriser un abruti comme Yannick Noah ou un slameur sans talent comme Abd al Malik, fétide apostat et propagandiste zélé de la religion islamique.

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 11 h 21 min

Zemmourien

Zem (j’ aime) ou rien?

Expliquez vous, expliquez nous ce qu’est être zemmourien.
Flou, inexactitude, simplification.
Le « tout est politique » sent bon la naphtaline lorsqu’ il reste seulement un slogan.

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 11 h 15 min

Il est frappant, d’ailleurs, que plusieurs de ces accusations moralisatrices (misanthropie, nihilisme, irresponsabilité) se retrouvent dans les commentaires suscités par Houellebecq.

On retrouve aussi ce type d’accusations à l’encontre de Richard Millet. Mais là, cela te frappe moins, bonnard.

Pierre Mortez dit: 7 janvier 2015 à 11 h 14 min

Il est frappant, d’ailleurs, que plusieurs de ces accusations moralisatrices (misanthropie, nihilisme, irresponsabilité) se retrouvent dans les commentaires suscités par Houellebecq.

On retrouve aussi ce type d’accusations à l’encontre de Richard Millet. Mais là, cela te frappe moins, connard.

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 11 h 08 min

Si j’osais Abou-al-Azerty, je vous conseillerai un spécialiste de la communication qui est meilleur que l’actuel : vous projetez une image trop dure….( JC)

Mais je serais heureux de pouvoir compter sur votre collaboration, mon cher JC. J’envisage de vous réserver le poste de conseiller aux cultes (poil à tous les cultes, sauf à celui de Court). A propos, puisque vous vous proposez de remparer votre repaire de Porquerolles, je me dispose à faire construire un genre de krak des chevaliers (ottomans) sur les hauteurs du Grand Margès ; ou alors à Notre-Dame des Anges, préalablement transformée en mosquée; cette dernière option serait la plus adéquate, puisque vous savez qu’à l’aide d’une bonne paire de jumelles, on peut voir de là-haut ce qui se passe dans vos toilettes. J’y ferai installer (pas dans vos toilettes, à Notre-Dame-des-Anges), quelques canons (genre Navarone). Entre deux trêves, on pourra se rendre des visite amicales, échanger des potins, des femmes, etc.

Parlons livre dit: 7 janvier 2015 à 11 h 06 min

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 10 h 32 min
Plutôt amusant aussi de voir tous ces commentaires moralisateurs sur une oeuvre de fiction.

Quels moralisateurs ?
L’Azerty comme d’habitude arrange ses petites affaires pour retomber sur ses pieds menus.

Oeuvre de fiction soit, et un écrivain écrit suivant son bon plaisir et personne ne peut s’y opposer.
Mais quand un écrivain écrit une oeuvre politique (et penser le contraire serait faire injure à son intelligence) on peut, et doit, la juger de deux façons : littéraire ET politique.
Littéraire, pas lu mais le style Houellebecq ne devrait pas être très différent de celui de ses livres précédents et les avis positifs ou négatifs seront donc eux aussi identiques.

Politique, les analyses, « résumés » et interviews nous permettent nous faire une idée sûrement assez juste, le tenir pour zemmourien n’est donc qu’un constat.

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 11 h 05 min

Vous comprenez bien, cher Calife Abou-al-Azerty, que je ne suis pas opposé au plantage de balai dans le fion de nos ennemis ! Bien au contraire … mais il faut y mettre les formes médiatiques qui conviennent !!!

On est tout de même en EURABIA, Terre des Lumières devenue Terre de Lumière Divine …

Prudence, nos tribunaux islamiques doivent être prudents. Au début … tout du moins.

de l' art ou du cochon? dit: 7 janvier 2015 à 10 h 59 min

« s’il s’agit de savoir ce que vaut son travail en tant qu’oeuvre d’art. »

Une œuvre d’art peut-elle nous « convertir »?
( Comme le parcours vers la catholicisme de Huysmans qui a retenu la très vive attention Houellebecq).
Une religion peut-elle être un « ciment », un cum vertere, un vivre avec?
La réponse est plus complexe que l’ affirmation de A (jusqu’à Z).

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 10 h 52 min

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 10 h 43 min
« Quand j’aurai été nommé Président de la nouvelle République française-musulmane, une de mes premières mesures sera de faire enfoncer un manche à balai dans le fion de tous les Court : ça les rallongera. »

Si j’osais Abou-al-Azerty, je vous conseillerai un spécialiste de la communication qui est meilleur que l’actuel : vous projetez une image trop dure….

On va arranger ça !

JC..... dit: 7 janvier 2015 à 10 h 49 min

robert dit: 7 janvier 2015 à 10 h 24 min
JC….. dit: 7 janvier 2015 à 8 h 20 min
« Vous vivez dans un pays musulman? »

Dieu merci, l’isolement insulaire a du bon : Porquerolles reste territoire de la Chrétienté défendu par les Templiers du Pastaga, confrérie à laquelle j’ai consacré ma vie, une noble communauté aussi ancienne que La Table Ronde !

J.-C. Azerty dit: 7 janvier 2015 à 10 h 49 min

Ce sont hélas les mêmes moralisateurs qui se pâment d’amour devant Céline. (Burntoast)

Alors là, permettez-moi de ne pas être d’accord, car dieu sait combien de fois Céline a été voué aux gémonies au nom de critères moraux — et je ne parle pas seulement de son antisémitisme, mais de la misanthropie et du nihilisme qu’on lui prêtait à tort ou à raison, sans compter son langage peu châtié. Il est frappant, d’ailleurs, que plusieurs de ces accusations moralisatrices (misanthropie, nihilisme, irresponsabilité) se retrouvent dans les commentaires suscités par Houellebecq.

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