de Pierre Assouline

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La République des livres
 Prenez garde à la révolte des personnages

 Prenez garde à la révolte des personnages

Il arrive que des personnages de romans ou de récits se rebellent. Généralement, ils sont de chair et d’os, y apparaissent nommément, s’estiment maltraités et se révèlent procéduriers.Yann Moix, Pierre Jourde, Christine Angot, Edouard Louis en ont fait les frais ces dernières années et le souvenir ne leur en est pas agréable. Etrangement, les personnages de pure fiction, dont la popularité a métamorphosé le nom propre en nom commun, gardent leur colère pour eux lorsqu’on leur fait de mauvaises manières. Pourtant les occasions ne leur manquent pas de se rebiffer, en politique notamment.

On se souvient de la hargne avec laquelle Nicolas Sarkozy avait poursuivi cette pauvre princesse de Clèves dans des interventions publiques entre 2006 et 2008, confessant plus tard avoir « souffert sur elle ». Entendez que son professeur du Cours Saint-Louis de Monceau avait été assez sadique pour lui faire apprendre par coeur le magnifique roman de Mme de Lafayette, long il est vrai de plusieurs centaines de pages. Il en fut si traumatisé que par trois fois, ministre, candidat aux élections puis président de la République, il ridiculisa l’exquise héroïne au motif qu’elle figurait au programme de l’oral du concours d’attaché d’administration. Au scandale succéda une polémique bien française. Nul ne songea à déposer ne fut-ce qu’une main courante contre l’effronté qui avait ainsi attenté à la vertu littéraire de Madame de Clèves mais il s’en fallut de peu.

On croyait ces temps révolus. Or voici que Vincent Lindon vient de s’y mettre à son tour en instrumentalisant à des fins politiques l’imposante stature de Jean Valjean, « le » héros des Misérables, incarnation de la bonté universelle et de la capacité à s’améliorer que possède chaque être humain.Dans un appel diffusé par Mediapart, longue et grave réflexion lue face caméra chez lui sur ce que la pandémie révèle du mal français, du dénuement sanitaire aux mensonge gouvernementaux, l’acteur déplore à hauteur de citoyen : « Comment ce pays si riche… Comment a-t-on pu en arriver là ?.. ». Un réquisitoire en règle mais accompagné de solutions. Notamment celle-ci :

« Une contribution exceptionnelle, baptisée « Jean Valjean », conçue comme une forme d’assistance à personnes en danger, financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros, sans acrobaties, à travers une taxe progressive de 1 % à 5 %, avec une franchise pour les premiers 10 millions d’euros. »

Relayé, loué, critiqué, contesté, l’appel fut âprement commenté. Mais au –delà du débat sur la légitimité de l’acteur à s’exprimer en dehors de son champ de compétence et de la pertinence de ses propositions, les critiques se cristallisèrent de tous côtés sur la créature de Victor Hugo. A droite, la chroniqueuse du Figaro Eugénie Bastié ne le rata pas :

« Et pourquoi pas une prime « Javert » pour les policiers ayant bien verbalisé pendant le confinement ? Une subvention Cosette ? Un impôt Thénardier ? »

A l’extrême-gauche, sur le site d’analyses politiques et philosophiques Lundimatin, le comédien Antoine Herbulot répondait directement à l’acteur par une longue lettre. Mais si la mise en pièces de ses propositions s’appuyait sur des références à Alain Damasio, Jacques Brel, Virginie Despentes, Céline Dion et Robin des Bois, elle n’en était pas moins intitulée :

« Votre Jean Valjean est une humiliation pour Gavroche».

Ce qui n’a pas empêché ces jours-ci des élus communistes, insoumis socialistes et apparentés ou Libertés et Territoires, de défendre à l’Assemblée le projet initié par l’acteur. Une proposition de résolution, de portée toute symbolique, a été portée par eux afin que les plus hauts patrimoines (au moins 10 millions d’euros) soient taxés pour financer les services publics. Caroline Fiat (LFI) en a même appelé directement à Hugo :

Ça me plaît bien de signer une proposition qui s’appelle Jean Valjean» et que «deux siècles plus tard on puisse faire du Victor Hugo certains vivent la vie de ce qu’il racontait.

A la veille du déconfinement, en détournant un mythe bien trop grand pour lui au profit de sa si légère démonstration, Vincent Lindon nous a fait quitter la Peste pour une récupération des Misérables, et le souci de la santé pour celui de l’économie. Un comble que cet attentat contre la littérature sous ce patronyme qui oblige, l’acteur étant le neveu de Jérôme Lindon qui fut longtemps le grand éditeur de Minuit. Péguy serait encore des nôtres qu’il déplorerait probablement cette dégradation d’une mystique en politique.

Il faudrait désormais veiller à ce que les personnages de fiction, ainsi empruntés à l’imaginaire de quelques écrivains de génie, viennent réclamer des comptes à ceux qui en mésusent. Ou à défaut leurs ayant-droit. En l’espèce : nous, le peuple universel des lecteurs auxquels appartient cette famille de papier qui nous a tant fait rêver, aimer, espérer, pleurer. Qu’ils prennent leurs dispositions, nous les représenterons. Avis à tous les manipulateurs de Bardamu, Charles Swann, Eugène Lantier, Hans Castorp, Julien Sorel, Franz Biberkopf, Arsène Lupin et autres. N’y touchez pas !  sinon… De quoi égayer un peu nos tribunaux. La « jurisprudence Jean Valjean » est en marche et rien ne l’arrêtera !

(Photos Saul Leiter) 

 

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

1 341 Réponses pour  Prenez garde à la révolte des personnages

Chaloux dit: à

C’est bien ce que je pensais.

Jazzi dit: à

ça me régénère Chaloux !

Chaloux dit: à

Jazzi, je trouve que tu visites beaucoup de bois. Tu as une cheminée?

Jazzi dit: à

« Aujourd’hui, première entrée dans Paris depuis le confinement. Très agréable impression de visiter une ville de province, ou le Paris d’il y a quarante ans, pas encore surpeuplé. »

Exactement ce que je disais, Chaloux, au début du déconfinement !

« En près d’un demi siècle, je n’avais jamais vu Paris ainsi !
Un Paris modianesque, du temps de l’Occupation et de l’immédiate Après-Guerre, tout en douceur et au ralenti.
Un Paris des Parisiens, sans plus d’étrangers.
Rétrogradé de capitale mondiale à capitale nationale, voire à une modeste préfecture de province. »

Jazzi dit: à

En fin d’après-midi, je suis allé me balader au bois de Vincennes puis retour par Saint-Mandé, où je suis allé revoir la superbe propriété de Jacques Offenbach, Pablo !

Chaloux dit: à

Dans Un fil à la patte de Feydeau, une demi-mondaine très vulgaire devient « duchesse de la Courtille ».

Tout s’explique…

Pablo75 dit: à

Sinon, actuellement, le meilleur éditeur de livres sur Paris, c’est toujours Parigramme, Pablo75. L’un de mes éditeurs…
Jazzi dit

J’ai au moins une douzaine – si ce n’est pas deux – de livres de Parigramme (dont 1 de toi – sur des jardins, je crois). Et chez Gibert je regarde souvent au rez-de-chaussé, dans le coin « Livres sur Paris », leurs nouveautés. Chez Gilda je visite aussi systématiquement le coin « Paris » à la chasse de leurs livres (qui sont très beaux souvent).

Chaloux dit: à

Jazzi, j’ai oublié de te dire. Un Gallimard vraiment remarquable paru récemment, Cadence de Jacques Drillon. Après avoir relu un certain nombre de pages un peu au hasard, je viens de le reprendre au début. Les pages sur la mère sont époustouflantes. J’avoue que j’ai été très injuste avec ce livre. A ma décharge, Mr. D. ne se laisse pas facilement aborder. Mais une fois que le pacte de lecture est scellé, il est très fort.
D’un côté, j’ai été injuste avec lui, mais de l’autre, avec Pablo, je le seul à le lire ici (à moins que Marie Sasseur…).

Aujourd’hui, première entrée dans Paris depuis le confinement. Très agréable impression de visiter une ville de province, ou le Paris d’il y a quarante ans, pas encore surpeuplé. les transports (j’avais laissé la voiture à une porte) quasi vides. C’est le déferlement touristique qui fait haïr cette ville. Dès qu’elle est rendue à ses habitants, elle redevient adorable.

Pablo75 dit: à

@ Jazzi

Tu connais « Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu’à nous jours » (1865) d’Amédée Gabourd, en 5 volumes (je l’ai en pdf)?

Pablo75 dit: à

Celui auquel j’ai fait allusion, c’est Connaissance du vieux Paris
Chaloux dit:

Je l’ai (et même en double, je crois). C’est un gros pavé bleu, qu’on voit souvent d’occasion.

Pablo75 dit: à

La Courtille était un célèbre lieu de plaisir parisien de jadis, situé vers l’emplacement du carrefour de Belleville, en bas de l’actuelle rue de Belleville et en haut de la rue du Faubourg-du-Temple. C’était le point de départ de la très fameuse descente de la Courtille.

(Wikipédia)

La descente de la Courtille reste avec la Promenade du Bœuf Gras et le cortège de la Reine des Blanchisseuses un des trois cortèges centraux du Carnaval de Paris. À la différence des deux autres, la descente de la Courtille n’a existé que durant une quarantaine d’années au XIXe siècle.

(Wikipédia)

Richard Wagner composa à Paris, sans doute en janvier 1841, « Descendons gaiement la courtille », une œuvre chorale pour le vaudeville-ballet-pantomime de Théophile Marion Dumersan et Charles Désiré Dupeuty, La Descente de la Courtille. Ce vaudeville fut donné au théâtre des Variétés le 20 janvier 1841. La composition, prévue pour la pantomime finale, fut trouvée si difficile à chanter que seule la musique fut jouée.
Ce chœur porte le numéro WWV 65 dans le catalogue des œuvres de Richard Wagner.

(Wikipédia)

Richard Wagner – Descendons gaiement la courtille, WWV65
https://www.youtube.com/watch?v=oTFQK767Qik

(Il y a au moins 30 ans j’avais entendu cela joué par le Choeur et l’Orchestre de Paris dirigés par Baremboim dans une « Fête de la Musique », je crois que dans les jardins du Palais Royal).

Chaloux dit: à

@Pablo. Celui auquel j’ai fait allusion, c’est Connaissance du vieux Paris

Marie Sasseur dit: à

( Yep, très bel album d’Obispo)

Le papier décollé du jour ( N°61) de Jacques Drillon rejoint- un peu – ce billet de Passou.

Par cette considération:

« La phrase « la plus mélancolique de toute la littérature française » selon le général De Gaulle : « Les vacances étaient tout près de leur fin, les enfants s’aimaient de plus en plus… » (Comtesse de Ségur, Les vacances, pénultième chapitre).
De Gaulle a lu l’édition de 1884. Celle de 1859 donnait, comme par hasard :
« Les vacances étaient bien avancées ; un grand mois s’était écoulé depuis l’arrivée des cousins ; mais les enfants avaient encore trois semaines devant eux, et ils ne s’attristaient pas si longtemps d’avance à la pensée de la séparation. »
La mélancolie est venue plus tard. »

Comment ?
Sophie, Paul, Marguerite, et les autres, ne se révoltent pas, contre- l’ex-petit, devenu grand- Charles de Gaulle ?

je ne sais pas s’il y a eu plusieurs éditions de  » Les vacances » de la comtesse Sophie Rostopchine, mais sur wikisource on peut lire, dans le chapitre  » Les Tourne- Boule et l’idiot », ( antépénultième c’est pour faire genre ?), la même chose qu’a lue De Gaulle.

Les vacances étaient bien avancées ; un grand mois s’était écoulé depuis l’arrivée des cousins ; mais les enfants avaient encore trois semaines devant eux, et ils ne s’attristaient pas si longtemps d’avance à la pensée de la séparation

Alors cette nostalgie des vacances…?
Eh bien c’est un peu la même que celle du jeune Passou et sa cousine ( je gagne ici 3 kg de patates supplémentaires)

C’est un peu une chanson,  » est-ce que tu (re) viens pour les vacances ».

Pourquoi les personnages de la Comtesse ne peuvent pas se révolter.

Car le jeune Charles a vécu ce que la Comtesse raconte…

Il s’agit d’une belle propriété dans le Périgord.
Le jeune Charles était simplement devenu amoureux d’un jeune villageoise, ( Marie, Jeanne, Louise, le bruit court dans le village..)qu’il associait sans doute aux grandes vacances, lorsque sa famille venait en été dans cette propriété que son père avait achetée pour que ses enfants connaissent la vraie vie.

Voilà, j’ajoute que cette propriété ( qui a depuis changé de propriétaire, on peut citer la famille d’un baron du gaullisme, ancien président de l’AN, et maintenant la famille d’une homonyme de ce fameux négociants de semences et d’oiseaux…ou de Louise, plus connue dans le monde des lettres) est un petit havre de paix, un peu excentré du hameau. Une église se trouve en contrebas sur le chemin qui y conduit, au bout d’un champ, frappée en lisière par le soleil couchant.( il me semble avoir déjà cité ce vers)

Pablo75 dit: à

@ Jazzi

Merci pour les informations. J’ai pas mal de vieux livres sur Paris en version digital,

« Au début, je travaillais en bibliothèque, notamment la bibliothèque historique de la Ville de Paris (Hôtel Lamoignon). Mais maintenant on trouve beaucoup de choses sur internet. Et il faut toujours aller vérifier sur place… »

À propos du net, tu connais ce très intéresssant site sur le Paris des révolutions? Une partie de la ballade que tu as faîte l’autre jour.

BELLEVILLE – AMÉRIQUE – BUTTES CHAUMONT

QUAND BELLEVILLE DESCEND DE LA COURTILLE, C’EST PAS TOUJOURS POUR FAIRE CARNAVAL…

http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article2712

Jazzi dit: à

« À ce propos, quel est pour toi le meilleur guide littéraire et artistique de Paris, dans lequel on cite le plus de domiciles de grands artistes et écrivains? J’en ai 3 ou 4 (plus 2 pu 3 autres sur les noms des rues de Paris et un sur les plaques des édifices où ont habité des gens célèbres). »

Tu as cité de bonnes bases de départ, Pablo75. Le Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet. Oui, il y a pleins d’erreurs mais c’est un travail pharaonique toujours utile. A recouper, selon le secteur géographique ou le thème recherché, avec d’autres ouvrages. Il y en a tant ! Le Dictionnaire des Monuments de Paris, aux éditions Hervas, est un ouvrage sérieux. J’y ai modestement participé, au dernier moment, où l’on m’avait chargé de répertorier les murs peints apparus dans le paysage parisien. Le livre sur les plaques de rues est très utile également. Mais quelque soit l’ouvrage, il y a toujours un travail de réactualisation à faire. La collection vie et histoire des arrondissements de Paris (vingt volumes) est intéressante aussi. Et il y a tant de guides spécialisés. Au début, je travaillais en bibliothèque, notamment la bibliothèque historique de la Ville de Paris (Hôtel Lamoignon). Mais maintenant on trouve beaucoup de choses sur internet. Et il faut toujours aller vérifier sur place…
(Pour Chaloux, je lui recommanderais « L’Histoire de Paris » de Héron de Villefosse et « Le Voyage insolite dans la banlieue de Paris » de Jean Prasteau.)

Chaloux dit: à

Oui, Pablo, mais il en a écrits d’autres, sur les gibets, sur les environs de Paris, etc.

Marie Sasseur dit: à

Bonsoir Passou,

je lis quelques commentaires du jour enchainés chronologiquement de la façon suivante:

Passou :
Jazzi : « Vous, et alii, qui semblez être une enfant des quartiers populaires de l’est parisien, contrairement à Passou, l’enfant des Beaux Quartiers de l’ouest…. »

Je m’en voudrais de vous perturber dans vos démonstrations, cher Jazzy, mais enfin, j’ai passé mon enfance à Casablanca où je suis né…

Jazzy: On sait si peu de choses sur vous, Passou. Enfance à Casa, c’est super. Mais il me semble que vous êtes arrivé très jeune à Paris. Je crois me souvenir que vous nous aviez parlé de repas dominicaux dans un grand restaurant parisien avec votre père ou votre grand-père ?

Deachach:
@jazzi
Passou proteste.Soit
Mais vous savez bien que vous n’avez pas tout a fait tort.Simple question de calendrier, comme pour la trahison selon Talleyrand.

Passou:
Oui Jazzy, mais plutôt à l’adolescence…

Comment ne pas trouver etonnant:

-que celui qui squatte ici vos colonnes puisse faire l’impasse sur vos jeunes années, qui n’étaient pas parisiennes ( mais au cinéma… quand meme), alors qu’il ne manque pas une occasion de se répandre ici sur ses couches-culottes et sa blédine

– que la duègne de l’énarchie vous accuse de trahison.
Communautaire, j’imagine pas autre chose venant d’elle. Alors qu’elle même a toujours revendiqué sa « trahison » depuis le berceau…

Quoi qu’il en soit, votre mise au point Passou, va me donner l’occasion de faire une belle réponse au billet du jour de M. Drillon.

J’y reviens soon.

Pablo75 dit: à

Le square de l’avenue Foch est partiellement défiguré.
Chaloux dit:

Quel massacre ! Ça enlève toute envie d’aller voir de plus près…

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Tu parles de « Connaissance du Vieux Paris » ou du « Dictionnaire historique des rues de Paris » de Jacques Hillairet?

Chaloux dit: à

Pablo, c’est Hillairet, pas ce que j’ai écrit…

et alii dit: à

j’ai pour ma part appris chez P.Legendre à avoir des réserves sur « l’argument » : »c’est écrit »;ce qu’il a surement publié
l’argument de l’écriture de Pilate:
Pilate refuse en répondant « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Merci pour ces informations que j’ignorais (j’ai un projet de faire un guide littéraire et artistique de Paris pour les touristes espagnols – il y a beaucoup d’écrivains et artistes espagnols et latino américains qui ont vécu ici – dont Albéniz de 1893 à 1909 au 55, rue des Boulainvilliers).

et alii dit: à

des costards

et alii dit: à

sauf erreur-je n’ai pas vérifié- mais il y a un LEVITAN(nom évoqué plus haut) DANS L’HISTOIRE DU PeRE AU PEINTRE Garouste
or je lis une drôle d’histoire ,pas des costard, mais des images:
obs: »Les oeuvres du peintre Gérard Garouste, estimées à « un peu plus de deux mille euros », ont été offertes par l’intermédiaire de Franck Meneroux, l’un des dirigeants de la Saur – l’un des leaders français du marché de l’eau – en Ardèche. Cette dernière était d’ailleurs en affaires avec la municipalité d’Annonay, rappelle Mediapart.

Olivier Dussopt avait publié, fin mars, une photo d’une des deux oeuvres sur Twitter.

Chaloux dit: à

L’information sur Rubinstein est fausse. Sa maison est devenue sa résidence parisienne durant tout l’après-guerre.

Chaloux dit: à

d’erreurs.

Chaloux dit: à

@Pablo. Sur l’histoire de Paris, on dit que le Villairet est truffés d’erreur mais il reste très intéressant. J’ai aussi dans un coin de ma bibliothèque un guide du Paris révolutionnaire.

Chaloux dit: à

« 80, Av. du Bois de Boulogne, le dernier domicile de Debussy  »

C’est le square de l’avenue Foch, où vécurent, après Debussy, Arthur Rubinstein et Marcel Pagnol. Mais on n’entre pas.

et alii dit: à

l’église américaine passe pour une adresse pleine d’affichettes, mais je ne sais de quoi!

et alii dit: à

jazzi, peut-être que les mots ne sint rien, mais quand elle me disait, lorsque j’étais petite, je te connais comme si je t’avais faite, (sic)je ne comprenais pas sauf qu’il y avait là énigme surtout qu’elle répondait ,à celui qui venait pour les allocs familiales et badinait avec elle qu’elle devrait avoir un autre enfant, que « le moule était cassé « (sic) c’était culinaire aussi , disons

Pablo75 dit: à

@ Jazzi

Je connais mal les XVe et XVIe arrondissements. Cela fait un bon moment que je veux aller voir le 80, Av. du Bois de Boulogne, le dernier domicile de Debussy (tu connais le coin?). Et encore plus de temps, la maison des Goncourt, au 67, boulevard de Montmorency.

À ce propos, quel est pour toi le meilleur guide littéraire et artistique de Paris, dans lequel on cite le plus de domiciles de grands artistes et écrivains? J’en ai 3 ou 4 (plus 2 pu 3 autres sur les noms des rues de Paris et un sur les plaques des édifices où ont habité des gens célèbres).

et alii dit: à

C’étaient les confrères de P.Legendre qui disaient, ce qu’il savait eu égard à son cursus en psychanalyse
aussi , et qui le répéta en cours, qu’il était paranoïaque; charmants confrères! collègues!

DHH, dit: à

@jazzi
c’est l’eglise que fréquentaient « les dames du septieme etage » dans les annéees 60 70 lorsque les les dames du 16 emme avaient toutes des bonnes espagnoles et où la rue de la pompe avait un air de Ramblas .
maintenant ce sont le mauriciennes, des marocaines et le philippines qui occupent les chambre de bonnes et je ne sais pas ce qu’est devenue la fréquentation de cette église qui faisait plus ou moins office de bureau de placement

Passou dit: à

Oui Jazzy, mais plutôt à l’adolescence…

et alii dit: à

c’est bien DHH, vous êtes encore plus savante que « roustang et Bayard réunis :qui dit mieux?

et alii dit: à

Exact, Jazzi, ce n’était pas ma génitrice, et elle l’a dit que c’était elle qui était stérile -et sage femme!-
je ne comprenais pas , adolescente, qu’une camarade de lycée que j’avais invitée se permette de lui demander tout à trac pourquoi elle avait épousé « mon père « , celui qui donc m’adopta, pour compenser sa déconvenue, et reprendre le cours de l’histoire ; ça c’est simple, quand même, sauf que j’avais de la famille biologique qui avait des prétentions sur moi à me « négotier », et que mon « père » étant « un vieuxjuif » pour eux, comme ça se dit toujours (il était né en 95) était fascinant pour eux, surtout avec son histoire « glorieuse » que j’appris plus tard; c’était un homme peu bavard , à la maison toujours derrière son journal, très sensible à l’amitié -j’ai connu ses amis très attaché à lui – peut-être un homme de l' »ancien temps » mais je ne l’ai jamais vu ni pensé « vieux »

DHH, dit: à

la paranoia est un symptome psychiatrique qu’on trouve associé aussi bien à la schizophrénie , qu’à la bipolaire (ex maniaco depressive) lorsque la gravité de la maladie atteint le stade psychotique.
elle se caractérise par des idées délirantes dont on est persuadé dur comme fer qu’elles correspondent à la réalité , mais surtout par le fait que n’importe quoi peut être invoqué par le malade comme preuve de la justesse de sa croyance, et ce en général au prix d’ acrobaties de raisonnement totalement farfelues

Jazzi dit: à

@Pablo75 :

L’église du Cœur-Immaculé-de-Marie
51bis rue de la Pompe
16e arrondissement

Jazzi dit: à

et alii habitait ton quartier il y a plus d’une demi siècle, Pablo75.
Un quartier essentiellement ouvrier, qui n’a plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui, passablement gentrifié.
L’habitat et le travail de ses parents se partageait alors entre Saint-Ouen et les Buttes-Chaumont.
Et elle, dès l’école primaire, elle allait jusque dans le quartier de L’Europe, dans l’ouest parisien !
Elle fut élevée à la dure par « elle », qui n’était pas sa mère, une femme plus chrétienne que juive.
Quant à l’histoire de son père, qui n’était pas son vrai père, je n’y ai jamais rien compris !
Il faut bien avouer que notre personnage est difficile à cerner…
Je le crois cependant plus réel qu’imaginaire.

Pablo75 dit: à

Tu as dû également remarquer, Pablo75, l’église qui jouxte l’hôpital Robert Debré, face à la Butte du Chapeau-Rouge. Dévolue à la communauté portugaise de Paris…
Jazzi dit

J’ai toujours cru qu’il s’agissait d’une église arménienne. C’est ce qu’on disait dans le quartier et je ne suis jamais allé voir de près, malgré d’être passé devant elle des centaines de fois (mais elle est à 50 m du trottoir)…

Pour les chrétiens espagnols de Paris, c’est ici,
Jazzi dit

Première nouvelle de l’existence de cet église. Elle est fans quelle rue? La seule que je vois sur Google avec ce nom est à Suresnes.

et alii dit: à

ce n’est pas parce que DHH a des intérêts dans les lampes machin truc « contre la dépression »et qu’elle veut me convaincre de bosser pour sa boîte parce que je semble la plus réfractaire à ses manipulations?que c’est plus drôle de convaincre un chat échaudé qui aime Louise Bourgeois Bacon and eggs ?

Janssen J-J dit: à

Félix Lévitan, aux meubles qui durent longtemps, qui décollent avec le temps ?

***A vue de Sirius, sol omnibus lucet …

Jazzi dit: à

Tu n’as pas lu « L’éloge de la folie » d’un certain Erasme, Pablo75 ?
Les fous nous parlent, sachons les entendre !

Pablo75 dit: à

Le grand mystère n’est pas pourquoi « et alli » (qui est tout simplement folle) déteste DHH, mais pourquoi DHH non seulement lit et alli mais en plus elle la prend au sérieux…

Jazzi dit: à

Sait-on si François Roustang est resté croyant, et alii ?

christiane dit: à

Je parlais du troisième tableau, il y a longtemps, dans un commentaire adressé à Bérénice. C’était donc, pour celui-là : Olivier Rolin et pour les deux premiers : Paul Edel.

« j’ai aimé Baïkal-Amour, ce livre tchekhovien d’Olivier Rolin.
Ce voyage est tellement étrange, si long, si lent. Ce train traverse inlassablement les mêmes paysages gris de bouleaux et de brume, les mêmes «paysages rapiécés, antiques chaufferies surmontées de leur haute cheminée rouillée, entrepôts aux vitrages crevés, terrains vagues, palissades flageolantes, petits immeubles en bois décrépits…» C’est moche, c’est triste.
Il est triste, aussi, et rongé par la mémoire de «Tchekhov qui s’en fut visiter les bagnards de Sakhaline en 1890», par les déportés politiques, les assassinats déjà évoqués dans Le météorologue, les camps, les fosses communes.
Malgré les portraits irrésistibles (parfois cruels) des êtres qu’il croise, des trains russes («un moyen de transport vers le temps perdu»), et la mer Baltique «au bout des terres» émouvante et «les bourrasques de neige» qui la balayent. Malgré ces noms qui suscitent en lui «le désir d’aller voir les lieux qu’ils désignent», et «ce bleu délavé qui a la beauté d’un vieux tweed» des vieilles maisons en bois, il est inquiet, veut «mettre de la distance» il ne sait avec quoi ? «Voyager c’est se déshabituer» écrit-il, ajoutant «C’est aussi aller à la recherche d’une part perdue de nous-mêmes, tellement perdue qu’on ne saurait dire en quoi elle consiste, ni même si elle a jamais existé.»
J’ai pensé à Paul Edel qui, comme lui, aime les tableaux d’Isaac Levitan et qui nous avait offert sur son blog un paysage de forêt, je crois, et nous avait parlé de celui qu’aimait Tchekhov. Olivier Rolin nous parle d’un autre tableau : la grande route de Sibérie, «piste caillouteuse sous les nuages d’un ciel sans lumière».
Parfois une beauté éphémère l’étreint «Tout d’un coup, c’est beau simplement – et comme on respire mieux, alors ! On est saisi par une espèce de joie apaisée.»
un commentaire parmi 700 autres, sous un billet de Passou du 31/01/2017 sur « le journal extime… »

Paul Edel dit: à

Merci Christiane pour le peintre russe Levitan

et alii dit: à

ROUSTANG
« Le Troisième Homme, c’est une allusion à une formule utilisée par les chrétiens des premiers siècles pour se définir par rapport aux juifs et aux païens. Et alors, de fait, ça a fait scandale parce que je rapportais simplement des dires, entendus pendant les mois précédents. J’expliquais ce que les chrétiens pensaient du Concile, et ce qu’ils disaient là, c’était tranquillement : “le Concile a parlé, on voit bien que l’Église a beaucoup de mal à suivre le Concile, nous, on trouve notre voie propre.” »

Après parution de ce texte polémique, il est démis de ses fonctions de directeur de Christus, avant de quitter l’ordre des jésuites, poussé non seulement par la pression extérieure mais aussi, et surtout, par son expérience personnelle. La psychanalyse lui procure alors en effet « un moment extraordinaire de libération de tout ce qui avait fait [ses] croyances antérieures » :

« La psychanalyse, d’une certaine façon, je pourrais résumer en disant qu’elle a été une explosion de vitalité et de force vive qui a fait exploser toutes les superstructures qui m’avaient soutenu pendant toutes les années précédentes. Ça s’est fait très douloureusement parce qu’on ne change pas de peau sans que ça fasse mal. Mais une fois la mue effectuée, c’est-à-dire en quelques mois peut-être, ma psychanalyse ayant été très courte, je me suis senti libre, tranquille, heureux et prêt à une nouvelle aventure alors que je n’avais aucune garantie sociale. Mais ça ne faisait aucun problème. »

et alii dit: à

philomag! (mais j’avais entendu roustang invité à l’EHESS
3L’hypnothérapeute François Roustang est mort à l’âge de 93 ans, dans la nuit du 22 au 23 novembre 2016. Ancien jésuite, formé à la philosophie, il avait rompu avec les dogmes de la psychanalyse.

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« Dès le début, la psychanalyse m’a montré, m’a fait expérimenter, qu’on doit toujours repartir à zéro pour se poser des questions radicales sur tout. Que la vérité, ça n’existe pas ! Qu’il y a simplement des bonnes questions et de mauvaises questions, et que toutes les questions sont à entendre. Et que l’on doit repartir à zéro tous les jours… » confiait François Roustang. Avec son humilité d’ancien jésuite, ce philosophe et psychanalyste dissident, passé à la pratique de l’hypnose, a toujours évolué en marge des écoles et des dogmes, avec le « goût de la liberté de l’autre ». Il est mort à l’âge de 93 ans, dans la nuit du 22 au 23 novembre 2016.

Troisième Homme
Né le 23 avril 1923, François Roustang entre à l’âge de 20 ans entre dans la Compagnie de Jésus, où il apprend « la contemplation dans l’action », tout en poursuivant des études de théologie et de philosophie. Devenu membre de la revue jésuite Christus en 1956, dont il devient le directeur en 1964, il se tourne vers la psychanalyste. Il intègre l’École freudienne de Paris et engage une analyse avec Serge Leclaire, l’un des premiers disciple de Jacques Lacan [1901-1981]. Avec un pied dans le milieu jésuite et l’autre chez les analystes, François Roustang publie un article retentissant dès 1966, intitulé « Le Troisième Homme ». L’auteur prend acte du Concile Vatican II, qui se termine le 8 décembre 1965 avec la reconnaissance par l’Église de la sécularisation du monde moderne. François Roustang en souligne la conséquence, soit l’émergence d’un nouveau type de chrétien et l’effondrement du catholicisme. Dans un entretien inédit qu’il accordait en 2011 à notre rédacteur en chef, Martin Legros, en vue d’un documentaire sur l’hypnose, il précisait la portée de cet article :

Jazzi dit: à

Les fors, les fortifs ou fortifications, dernière enceinte parisienne, ont été démolies en 1920-1930. Elles s’étendaient, avec leur zone non aedificandi, entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique (aménagé dans les années 60).
Dans les années 1920, les urbanistes parisiens ont fait un beau rêve. Entourer la capitale d’une ceinture verte ininterrompue : la campagne à Paris !
Mais la réalité les rattrapa bien vite : sur les terrains ainsi dégagés il fallut d’urgence construire des logements sociaux, des collèges et lycées, des stades, des piscines et l’on sauva quelques jardins du projet initial dont les deux précédemment mentionnés.

et alii dit: à

intéressant article du monde sur ROUSTANG « comparé » à Bayard:

En 1996, le psychanalyste François Roustang publiait un essai consacré à la relation entre le thérapeute et son patient. Jean-Luc Fidel, son éditeur chez Odile Jacob, suggéra d’intituler ce volume Comment faire rire un paranoïaque ? Idée géniale, qui résume à merveille la pratique de Roustang. S’inscrivant dans le sillage de Freud, qui se félicitait d’avoir « réussi là où le paranoïaque avait échoué », le clinicien part du principe que nous sommes tous des paranos en herbe : habités par un fantasme de maîtrise et de vérité, nous voilà prêts à détester quiconque chamboule nos idées fixes. Pour conjurer cette haine de l’incertitude, qui est une haine de la vie même, François Roustang mise sur l’expérience du rire. S’il veut déstabiliser le système défensif du paranoïaque, le thérapeute doit adopter, à son égard comme vis-à-vis de lui-même, « une incroyance allègre ».

On retrouve cette thérapie désopilante dans la démarche de Pierre Bayard, écrivain et psychanalyste marqué par l’influence de Roustang. L’objet du travail clinique, cette fois, n’est pas la relation du patient avec son thérapeute mais celle du lecteur avec la littérature. Afin de disloquer les cadres figés et rassurants qui nous préservent de toute aventure textuelle (« roman » ou « essai », « fiction » ou « théorie »…), Bayard écrit des livres drôles, peuplés de narrateurs délirants. « Je dirais que ce sont tous des paranoïaques », déclare-t-il à la revue Vacarme, toujours aussi belle, dont le numéro d’hiver vient de paraître (256 p., 12 €).
je crois que Roustang est lui aussi un ex jésuite;il faut vérifier

christiane dit: à

hamlet,
reprenons les choses sérieuses. J’ai retrouvé le nom du peintre c’est Levitan et le tableau mélancolique qu’il avait offert à Tchekhov. J’hésite entre deux, voire trois tableaux : des meules, un pré au clair de lune, au loin une forêt… ou un paysage simple de collines très doux avec une rivière et un ciel gris. Un charme inexprimable comme s’il n’était pas fini (un peu comme un paysage japonais avec ces vides)… ou encore un chemin de terre qui part vers l’horizon dans un paysage vide sous un ciel nuageux. Je ne sais plus… C’est peut-être parce que Paul Edel avait mis plusieurs reproductions de tableaux de Levitan dans son billet…
Tchekhov ne s’en sépara jamais.
Ils s’écrivaient beaucoup, étaient liés d’une solide amitié. Je crois qu’il y avait des ressemblances entre la peinture de Levitan et l’écriture de Tchekhov. Des paysages-états-d’âme.

et alii dit: à

fors:on disait comme ça pour les ceintures extérieures de Paris; peut-être que le terme date d’avant et qu’il n’avait pas homologué

Jazzi dit: à

« l’éclat des rayons de chacun.e »

Oui mais il y en a toujours un.e* qui veut croire qu’il.elle brille plus que tout les autres, JJJ !

*M… S… et Ch…

et alii dit: à

jazzi, j’ai dit « abusive »; quand on veut me gérer, mes affects, mes croyances, mes « relations » -« ma culture », comme on dit, j’ai des réserves;
viyez vous, P.Legendre dit un jour qu’il n’avait aucun humour(je vous assure qu’il lisait et entendait des mots d’esprits-je me souviens de l’un d’eux qu’il rapporta sur sonnet/sonné- )et qu’on le disait parano(ce qui évoque aussitôt « comment faire rire un paranoïaque »)
j’admets que je suis perplexe sur l’acharnement à l’humour, l’amour de notre temps

Jazzi dit: à

« je suis allée de nuit, de Saint ouen, où on « habitait » aussi-lieu de travail -aux buttes chaumont à pied en passant par « les fors » »

Mais de quelle tribu d’Apaches descendez-vous, et alii ?
« Les fors » ont été démolies en 1920-1930.
Seriez-vous centenaire ?

et alii dit: à

à des circonstances atténuantes :mais non, mais j’ai aussi une certaine expérience de « la vie » comme « on dit » ; des choses « qui ne « s’inventent pas »

Janssen J-J dit: à

Donc, nous serions tous.tes là pour briller….
Voilà une assertion qui pourrait faire consensus erdélien, par delà l’éclat des rayons de chacun.e

et alii dit: à

non, jazzi! Un problème de cuisine…, non, je fais assez bien la cuisine ; mais il y a plus grave ;mais ce n’est pas intéressant pour le blog ,ou trop intime, disons de l’ordre de l’intimité qu’on m’attachait avec des ceintures de robe de chambre ;vous voyez que je sais être précise, sans faire de jeux de mots ;et ça , la ceinture en elle même ce n’est « rien » ;

Jazzi dit: à

Ouf, vous n’y êtes pour rien, DHH !
Même pas une femme de paille, juste un support.
C’est la faute à pas de chance, il a fallu que ça tombe sur vous. Et un peu aussi sur Christiane…

Enfin, elle n’est pas bien mauvaise fille, et alii.
Avec moi, elle a changé du tout au tout : de noir je suis passé à gris clair (blanc c’est impossible et je ne le voudrais pas !).
Je crois avoir compris qu’elle a droit à des circonstances atténuantes qui ont commencé pour elle dès le berceau…

et alii dit: à

Vous avez eu sa peau ?
non! je n’ai pas essayé;c’était une sorte de monstre dans son genre , mais je dirais comme on me le reprochera , assez « banal »
vous savez, jazzi, j’ai fait une fois une fugue terrible et marché autant que vous; je suis allée de nuit, de Saint ouen, où on « habitait » aussi-lieu de travail -aux buttes chaumont à pied en passant par « les fors » :le seul chemin que je connaissais parce qu’on le faisait en voiture ;je trouve que c’était doué!

Jazzi dit: à

DHH, je crois avoir compris l’animosité de et alii à votre égard ?
Vous cristalisez sur votre personne l’animosité que et alii voue pour l’éternité à « elle » ! Un problème de cuisine…
N’est-ce pas ce que l’on désigne en langue lacanienne un « transfert » ?

Jazzi dit: à

« la mère et l’enfant se portent bien »

Aux dernières nouvelles, Clopine allait bien, x !

« elle », et alii, elle était pire que Folcoche !
J’espère bien que vous ayez fuguée.
Vous avez eu sa peau ?

et alii dit: à

d’ailleurs, j’ai envoyé « son » premier livre de cuisine en Amérique pour un journaliste gastronomique qui me l’a fait demander;on m’avait offert le même dont je ne me suis jamais servie;elle regardait OLIVER à la télé, c’était sa « folie » , même quand il n’y avait plus personne pour manger ;
j’espère que le journaliste aura su en faire son miel

et alii dit: à

je crois que c’est un travail que chaque erdélien peut faire d’aller sur la toile ; elle est ouverte à tous! pour le reste, ça dépend de sa perspicacité !

et alii dit: à

merci frantz, j’ai lu la page wiki

et alii dit: à

vous savez, jazzi, « elle » faisait très bien la cuisine ! absolument tout!entrées ,pâtisseries, petits fours, et la cuisine de tous les pays ou presque ! quel exemple!

frantz dit: à

Et alii : ne pas oublier de préciser que Montehus écrit la Butte Rouge…en 1923 pour tenter de se racheter de son bellicisme outrancier pendant la guerre, après avoir été le chantre de l’antimilitarisme avant 1914. Il est alors totalement déconsidéré parmi une grande partie de ses anciens amis d’extrême gauche.

x dit: à

kalimÈra (mais c’est sans importance, l’essentiel étant que « la mère et l’enfant se portent bien »).

et alii dit: à

mais jazzi, j’ai eu le temps d’y penser depuis; même de fuguer!

x dit: à

καλημέρα / kaliméra !
Bonjour (et bienvenue) à la petite K., Clopine.

et alii dit: à

Une enfant du placard, et alii ?
d’une certaine façon, oui;disons que j’ai passé plus de temps enfermée,et aussi dans le placard à habits, et attachée , que libre d’aller;
« elle » était une « bonne chrétienne » du sud ouest

Jazzi dit: à

« on ne peut pas dire que j’ai été gosse d’aucun quartier »

Une enfant du placard, et alii ?

DHH, dit: à

@jazzi
Passou proteste.Soit
Mais vous savez bien que vous n’avez pas tout a fait tort.Simple question de calendrier, comme pour la trahison selon Talleyrand

Jazzi dit: à

On sait si peu de choses sur vous, Passou. Enfance à Casa, c’est super. Mais il me semble que vous êtes arrivé très jeune à Paris. Je crois me souvenir que vous nous aviez parlé de repas dominicaux dans un grand restaurant parisien avec votre père ou votre grand-père ?

et alii dit: à

merci, P.Assouline de pointer des « intentions « de « démonstration »;

et alii dit: à

en ce qui me concerne, j’allais ,pour ce <qu'on nomme
l'école primaire" rue de LONDRES ,(une école "chrétienne privée" et n'avais pas le droit de jouer avec des enfants aux buttes chaumont
ni avec des enfants de mon immeuble de cinq ou six étages;on ne peut pas dire que j'ai été gosse d'aucun quartier

Passou dit: à

Jazzi : « Vous, et alii, qui semblez être une enfant des quartiers populaires de l’est parisien, contrairement à Passou, l’enfant des Beaux Quartiers de l’ouest…. »

Je m’en voudrais de vous perturber dans vos démonstrations, cher Jazzy, mais enfin, j’ai passé mon enfance à Casablanca où je suis né…

Brinqueballe dit: à

Brinqueballe, c’est l’enfant de la balle! 😉

et alii dit: à

quant à la question, c’est celle des personnes qui ont besoin des patronymes des éventuels interlocuteurs -trices ; Elle n’est pas l’invention du bac à sable erdélien, comme en atteste le mot d’Apollinaire ? au fond, c’est que beaucoup veulent répondre-ou « prendre la place de l’autre »
je l’ai entendue expliciter par P.LEGENDRE ,mais je ne vous dirai pas sa formule;elle vous ferait beaucoup de peine

Brinqueballe dit: à

Infirmière ou pompière, arrêtez de souffler dans le biniou, aliiréitère!

vedo dit: à

Merci Jazzi pour votre texte sur Rousseau et la marche « seul et à pied ». Ce genre de contribution me retient à la lecture de ce blog où je ne n’écris plus.

Brinqueballe dit: à

Sinon, pour les textes d’ Apollinaire à propos de Survage il existe le livre catalogue : Apollinaire critique d’art Paris-Musées/Gallimard 1993.
Et les trois textes critique de notre auteur poète de 1914 et de 1917.
Je peux vous les citer, je les ai sous les yeux! 😉

et alii dit: à

la confusion de Savage
d’où j’ai précisé qu’AP0OLLINAIRE AVAIT LU  » sauvage » dabs son calligramme
game is over ; occupez vous de vos pompes , vos pompiers, et toutes pérarades de » votre goût ;personnellement, je n’aime pas les pétarades et une infirmière me raconta que sa fille lui expliqua pourquoi elle voulait faire « pompier » :c’était pour pouvoir sauver sa mère

Brinqueballe dit: à

Etalii, la question portait sur la confusion de Savage ( auteure d’une sculpture pas terrible mise en lien par vous )et le peintre Survage!
Boudiou!

Brinqueballe dit: à

Mais Maryline, c’est une bonne amie FB! 😉 😉

et alii dit: à

quant à celles et ceux qui  » exigent » des références leur exemple (de citations) et non de dénigrement de sites est attendu

et alii dit: à

quant à celle qui relève « tout terriblement », c’est
Marilyne Bertoncini, co-responsable de la revue Recours au Poème, à laquelle elle collabore depuis 2013, docteur en Littérature, spécialiste de Jean Giono, travaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’italien. Elle est l’autrice de nombreux articles et critiques ainsi que de traductions sur Recours au Poème. Ses textes et photos sont également publiés dans des anthologies, diverses revues françaises et internationales, et sur son blog : http://minotaura.unblog.fr. Principales publications : Traductions : traductions de l’anglais (US et Australie) : Barry Wallenstein, Martin Harrison, Peter Boyle (Recours au Poème éditeurs, 2014 et 2015), Carol Jenkins ( River road Poetry Series, 2016)

et alii dit: à

Sens et absence dans les calligrammes d’Apollinaire [article]
sem-linkM. Willard Bohn
et
Devant le miroir : l’imagination calligrammatique
Willard Bohn
Dans Revue d’histoire littéraire de la France

Brinqueballe dit: à

Un « pétard » à la nage pour Etalii, c’est mieux qu’une écrevisse!

Brinqueballe dit: à

Sage, etalii, sauvage survage surnage etalii, on appelle les pompiers.

Jazzi dit: à

« cela signifierait -il que les uns et les autres nous serions là pour briller »

D’une certaine manière, oui, DHH !

et alii dit: à

autre mot pour le lexique erdélien(et pas seulement) « c’est son(mon etc) droit
ceux et c’elles qui n’ont que le « pétard comme horizon »-pour plaire font peine

et alii dit: à

non, brinqueballe, mais c’est que vous ne savez pas qu’APOLLINAIRE veut entendre le mot sauvage dans SURVAGE et signe « tout terriblement »

Brinqueballe dit: à

WGG n’avait aucune sympathie pour renato ou rose, contrairement à et alii !

Jazzi, renato lâche régulièrement ses petits pets foireux et fienteux et etalii, pour sa part ses diarrhées telluriques qui partent en capilotade!
Le couple de l’année!

Le texte adressé à :
 » et alii dit: à

chère madame christiane, »

en est une preuve terrible.

DHH, dit: à

@jazzi
1) »faire de l’ombre »
cela signifierait -il que les uns et les autres nous serions là pour briller
2)merci pour le cimetière de juifs portugais dont je n’avais jamais entendu parler et que j’irai voir.
Cree d’après votre lien avant la révolution il doit avoir accueilli les sépultures de quelques individus originaires de la communauté bordelaise installés dans la capitale
Avant la révolution et jusqu’à l’arrivée des flux d’immigration de l’Europe de l’est, puis du Maghreb et de l’Empire ottoman, il y avait trois zones d’implantation des juifs en France
-le Comtat parce que protégés par le pape ces juifs de Carpentras Cavavaillon etc. ,avaient echappé à l’expulsion de Philippe le Bel en 1346
-le Bordelais autour de Bayonne , de Saint esprit les Bayonne et leurs environs avec l’arrivée de juifs qui étaient restés au Portugal apres l’expulsion et leur baptême forcé , mais qui soupçonnés de rejudaîser voyaient leur situation se degrader.
Ils furent accueillis en France à partir du 16eme siècle comme d’autres aux Pays-bas.
La mère de Montaigne appartenait à cette communauté , dont le retour au judaïsme de certains de ses membres en France s’est realisé de manière progressive comme en temoigne dans les registres paroissiaux la disparition au fil du temps de la mention de baptêmes dans ces familles.
L’Alsace Lorraine représente la troisième implantation ancienne de cette population, devenue française à la faveur du traité de Westphalie, qui apportait en 1648 cette région a la France.
Et évidemment on trouvait dans la capitale des juifs venus de ces trois régions,

Janssen J-J dit: à

@ DHH //@ Habituellement, il y a des qualités qui excluent certains défauts//

Votre besoin de rationalité, DHH !… toujours aussi insatiable et émouvant, estimable. D’autant que vous vous expliquez sur la nécessité de soigner vos pensées le plus exactement possible dans une écriture accessible à vous même et aux autres. ELLE L’EST !
Essayons plutôt de nous convaincre d’autre chose. Qu’ici, « la norme » dirait précisément tout le contraire du consensus que la rationalité collective devrait induire…
En effet, pour la plupart des très gros perturbés psychologiques de l’erdélie, ces tares intrinsèques constituent la qualité de leur intelligence. Elles ne s’excluent pas, bien au contraire.
Hélas, tant pis ou tant mieux. Dans le monde virtuel des blogs, il n’y a aucun espace pour une authenticité à 100%, uniquement des mensonges, du sexe et des vidéo et rétroliens 🙂 . Or personne ne saurait durablement changer les internautes en essayant de les convaincre de n’être pas ce qu’ils croiVent être.
J’ignore si je me fais bien comprendre, mais étant habitué à ce que NON, ce n’est pas grave et on peut oublier tout cela ou m’inclure dans le lot des tarés, est-il besoin de le préciser pour devancer les ripostes acerbes ?…

NB – J’ai bien apprécié votre humour DHH sur la constitution d’un syndicat pour harcelés de l’rdl. Mais je me demande maintenant : était-ce bien de l’humour ? De la solidarité, oui, je n’en disconviens pas, comme Ch. n’hésite pas à m’en donner.

@ Mais vous le savez, Ch. a parfois des côtés ombrageux. Et puisqu’elle me tacle un brin, je lui reprocherais juste à mon tour d’avoir imaginé vouloir blesser MC, alors que j’ai toujours eu la plus grande sympathie le plus grand respect pour cet internaute. Tout le monde le sait, même s’il m’arrive de le taquiner un brin, car je suis d’un tempérament doux et taquin (parfois féroce avec celzéceux qui me cherchent).

Belle journée à vous deux,

et alii dit: à

à calculer etc

et alii dit: à

chère madame christiane,
j’ai heurusement un excellent souvenir ,quoique votre amie »comme vous » avez vous dit a aussitôt cherché à calculé à mon prremier post , calcul établi par rapport à celui de CLOPINE et lâge respectif de nos enfants:i e le moment de notre première maternité, quand vous contestiez que je sois une femme, me traitiez moi de menteuse! sic
en outre de même s’acharna sur cette voie biologique votre amie, contestant que j’ai une connaissance de « lunivers médical » et m’interdisant là toute référence tandis qu’elle se faisait championne de l’auteur de la double hélice, watson pour le nommer dont je crus judicieux de rappeler que cette autorité avait été vidée de son labo, convaincu dêtre misogyne, raciste et d’avoir volé les travaux d’une femme :voilà les ém:inences bienveillantes qu’elle suggèrait à la sagacité des erdéliens ,sur la foi de ses recherches en lampe pour dépression saisonnière , toute littérature de psychiatres américains dépouillée par ses soins dit-elle;
bizarrement, c’est elle qui avait été peut-être relancée pour une histoire de « pornographie » avant que je ne suive la RDL et protestait aimer la littérature en introduisant des concepts comme « bobonne »en critique littéraire :quel regard est celui de cette dame dont je ne doute pas que l’assiduité de certains messieurs qui ont ici pêché du gibier et professé que ce que veulent les femmes, ce sont des hommes supérieurs(comme Watsonpour la double hélice?) ; je n’en suis pas là et je n’ai vu aucune bienveillance chez le rabbon TOUATI pour ses collègues comme P.LEGENDRE,qui ne disait pas fantasme comme les journalistes! parfois argumentait-il de « pulsion » ; et je n’étais pas familière avec lui, ni avec personne;il remettait à leur place certaines femmes qui soudain excipaient de « la traduction »-par défaut » parce que ça venait à la mode dans le milieu mais appelait Derrida « la star » -tu parles d’une bienveillance!- là où Touati railla Levinas (par association d’idées)qui « ne lui avait rien appris »; je pense que touati comme LEgendre étaient sincères dans leur moquerie:la bête noire de LEGENDREà son cours était Rawls et aussi Parsons ; et il ne se gênait pas pour le répéter;c’est là que je loui ai dit à LEGENDRE/CE SONT VOS bêtes noires;il acquiesca :vous voyez le niveau de familiarité ;des auteurs célèbres que je n’ai d’ailleurs jamais lus;je n’ai aucune honte à l’avouer, je n’ai jamais été oisive ni misogyne; c’est chez DE3RRIDA QUE J4AI ENTENDU POURla première fois  » misandre » alors se précipiter sur moi pour me parler de « la loi des clubs échangistes »que j’ignorais, comme lesdits clubs dont k’ai découvert l’existence dans un numéro de philomagazine !votre amie me harcèle notamment depuis que je lui ai dit qu’on ne se déclare pas « monolingue » quand on a fait du grec et du latin et
opine en philosophie sur Derrida, alors que lui-même a dit qu’on lui avait repriché son insuffisance en grec et disait qu’il se sentait piégé par la culture talmudique bienqu’il ait connu Levinas qui lui avait dit qu’il était un assassin:ce fut écrit, et je crois que c’est sur la toile!
j’ai remarqué que votre amie »comme vous « vient ici désigner des femmes qui lui plaisent, des hommes aussi; c’est sa question; moi, je ne viens pas « chercher le père » comme vous dites , ce que j’ai peu entendu là où venaient les « psys » professionnels ,pour quoi vous voulez être regardée, et êtes vue (enfin, passons sur ce genre d’identification à l’autre) à Paris ;comme argument, j’ai entendu de « Pontalis à un séminaire de traduction où il y avait plusieurs dames psys « lacan aimait les arbres » ;cela n’avait jamais été nié !
donc la question du maître -celle des hystériques :c’est bien connu n’est pas précisément la mienne, et zouc a très bien joué la maîtresse! ou « LES » maîtresses; parce que pour l’imagination que je désirerais exclure quiconque en citant une langue étrangère, c’est effectivement très questionnable ! la langue où l’on dit »je vous emmerde » comme on m’a aussitôt de ne pas l’écrire, je ne la connais pas ;pourquoi le nierais-je ? J »apprécie que Renato parle plusieurs langues d’expérience des pays et des personnes qu’il a connus, et vous l’avez trouvé désagréable parce qu’il ne fait pas de courbettes ; c’est votre « ressenti » comme on dit ; je ne parle pas en « flagadagadahahah ha! » et je crois avoir initié sur ce blog une littérature sur les ânes grâce à Clopine, sans être un troll ni voir le monde de la plateforme du trolley ,

Brinqueballe dit: à

Confondre Savage et Survage, la mitrailleuse de liens en tous genres etalii est en capilotade!

christiane dit: à

A Jazzi,
à chacun son intuition.
Ici, nous avançons à l’aveugle… Je n’ai pas envie d’épiloguer sur ce personnage.
PS : pas plus certaine du sexe de bien des écrivants sous pseudos (unique ou multiple) ici. Mais ça m’est égal. Je dialogue avec ceux et celles qui m’intéressent, j’oublie les autres. qu’ils viennent ou pas s’exprimer ici, m’est indifférent. c’est le blog à Passou. Il fait ce qu’il veut…

Jazzi dit: à

Je n’irais pas si loin, Christiane, ni sur le sexe ni sur l’identité réelle de et alii.
WGG n’avait aucune sympathie pour renato ou rose, contrairement à et alii !

Jazzi dit: à

« Pourquoi cette fixation rageuse sur moi ? »

Et alii doit estimer que vous lui faites de l’ombre, DHH ?
Que vous occupez indument la place qui devrait lui revenir de droit, bien qu’elle dise (trop souvent) qu’elle n’attend rien de la RDl et de ses commentateurs et commentatrices ?

christiane dit: à

DHH,
comme vous, son attitude m’intrigue.
Pour la pornographie, c’est tellement bête, mais je peux vous éclairer. Vous aviez repris avec humour un de ses commentaires en écrivant qu’il fallait mettre partenaires au pluriel. Cela a cheminé en ses pensées comme étant la preuve que vous vous y connaissiez en club échangiste (son propos). C’est tellement bête ! Alors que pour vous c’était une question grammaticale.
Pour le reste, oui, une obsession évidente, presque maladive (une sorte de jalousie ? liée au savoir ? (surtout en matière de rites juifs), liée peut-être à l’affection évidente qu’il porte à clopine ( vous seriez la rivale ?).
C’est, pour moi, un homme, WGG, qu’il évoque de plus en plus souvent. Cultivé certes mais surtout très perturbé.
Pensez-vous vraiment qu’il puisse éclaircir ses motivations à votre égard ? Je ne le pense pas. Cela doit être très embrouillé, imaginaire, fantasmé pour lui.
Bon. Le monde est vaste… Venez et continuez à éclairer ce blog comme une lumière bienveillante quand vient le soir.

christiane dit: à

hamlet,
heureuse de lire ces lignes de vous :
« avec Tchekhov on est une temporalité non mesurable avec une horloge, qui ne se mesure qu’en terme d’espérance et de regret, si Tolstoï croit au bonheur et en l’espoir, Tchekhov dit comme Pascal qu’espérer de vivre nous empêche de vivre vraiment. Le temps chez Tchekhov est l’exact opposé de celui de Proust, ce dernier met au présent le passé, chez Tchekhov les personnages mettent au présent le futur, un futur qu’ils espèrent de vivre, avant de toujours constater que ce futur n’arrivera jamais, ou s’il arrive il ne correspond jamais à celui espéré. Si Dostoïevski est l’écrivain du remord, Tchekhov est celui du regret. Il fallait bien ajouter cette troisième touche, elle manquait au tableau… »
Il y a beaucoup de silence dans les pièces de Tchekhov, beaucoup d’inaccompli. Oui, le temps qui s’y écoule n’est « pas mesurable avec une horloge ». Parfois on a l’impression qu’il ne se passe rien.
Roger Grenier dans un bel essai sur Tchekhov, Regardez la neige qui tombe, rapporte ces paroles de Tchekhov : « Il n’y a pas besoin de sujet. La vie ne connaît pas de sujets, dans la vie tout est mélangé, le profond et l’insignifiant, le sublime et le ridicule. Vous autres, vous êtes hypnotisés et asservis par la routine, incapables de vous en détacher. »

Jazzi dit: à

Vous, et alii, qui semblez être une enfant des quartiers populaires de l’est parisien, contrairement à Passou, l’enfant des Beaux Quartiers de l’ouest, connaissez-vous l’ancien cimetière des Juifs portugais ?
Un lieu secret, inaccessible, situé désormais dans la cour d’un immeuble moderne privé, sis au 44, rue de Flandre (19e arr.).
Des visites sont organisées par le Consistoire de Paris, propriétaire des lieux et qui en possède seul la clé.
Moi, un jour, j’ai pénétré dans l’immeuble, puis après un passage discret devant la loge du concierge, j’ai poussé une porte, me suis retrouvé dans la cour et en escaladant un mur, j’ai pu voir les 28 tombes datant de l’Ancien Régime, plus ou moins délabrées, essentiellement de familles de bouchers de la Villette…
http://www.alsyete.com/manifestations/26-fevrier-2015-visite-du-cimetiere-portugais

DHH, dit: à

« ceux qui boiront de ce vin-là boiront le sang des copains »
l’une des phrases les plus émouvantes de la chanson si bien chantée par Yves Montand

DHH, dit: à

@Christiane
Merci Christiane de votre soutien dans ce qui heureusement n’a rien d’une épreuve
Il est clair en effet que, venant d’une personne que je ne connais pas et qui ne me connaît pas, l ‘expression obsessionnelle d’un mepris criant d’agressivité et de discourtoisie ne m’atteint nullement .
En revanche cette fixation sur moi suscite ma curiosité à plusieurs titres, dont je vais m’expliquer
Constatons d’abord qu’elle vise à ma place un personnage inventé :.
En effet, il peut certes y avoir un fossé entre ce que nous sommes dans la realité et l’image que peuvent retenir de nous les autres contributeurs, telle qu’elle se fabrique peu a peu a partir de posts ; La verité peut en etre quelque fois alterée ou même enjolivée mais jamais a ce point transfigurée . Or le personnage auquel s’attaque et Alii pour en souligner méchamment la mediocrité, n’a rien à voir avec ce que disent de vrai ou de faux mes post, mais procède d’extrapolations délirantes et d’interprétations surprenantes .
Qui en vérité , à supposer qu’il ait lu tous mes post, en conclurait, comme elle, que je serais, sans doute par frustration, obsédée par la sexualité, la mienne et celle des autres et que je me verrais en experte de pornographie , compétente en échangisme ? . Qui ici , à la lecture de mes post, dont on peut certes sans doute noter l’absence fréquente d’intérêt , voit dans la vieille « mémé » (sic) que je suis une femme qui croit tout savoir en ignorant tout ,qui se ridiculise en parlant avec autorité de sujets sur lesqueles ses connaissances sont indigentes, et qui se positionne sur ce blog en donneuse de cours ?. Sur ce dernier point, à supposer que cela soit exact, on peut parler d’ailleurs de paille et de poutre
Il faut avoir vraiment besoin de détester quelqu’un pour lui inventer ainsi, a partir de matériaux trafiqués par la mauvaise foi, un profil légitimant une telle détestation
D’où mes interrogations
-Première interrogation : Pourquoi cette fixation rageuse sur moi ?, pourquoi ce besoin obsessionnel d’accabler de son mépris quelqu’un qu’on ne connait pas ?.Le constat éventuel de son indigence intellectuelle, de la pauvreté de ses écrits ne devraient susciter chez une inconnue au pire remarques indifférentes et observations plates, mais jamais rien de passionnel
– Deuxième interrogation : Comment quelqu’un au savoir aussi étendu, maîtrisant l’anglais, l’hébreu, le latin et le grec, capable sur n’importe quel sujet de mobiliser des connaissances pointues et des références rares , qui a eu apparemment un statut universitaire éminent , qui a été familière de grands noms de l’intelligentsia, peut-elle avoir sur ce blog un tel comportement , aussi débile a force de petitesse de hargne puérile?
Habituellement il y a des qualités qui excluent certains défauts .Les grands intellectuels sont en général des gens bienveillants. Le constat de cette malveillance chez Et alii doit il nous faire conclure , pour dépasser cette contradiction , que, même intellectuellement ,elle serait un personnage médiocre, aigri par l’échec qui , en l’absence de considération de la part ceux qu’elle regarde comme ses pairs, et par besoin de compensation, aurait choisi la RDL pour y briller en star, borgne au pays des aveugles ?
Ce personnage n’a rien a voir , comme suggéré par certains avec WGG ,cette autre star aujourd’hui disparue du blog
Il était aussi une personne de très grande culture, et d’une immense curiosité intellectuelle qui lui faisait accumuler les savoirs.
Mais lui, que son investissement dans son metier de prof rendait sympathique ,il était a la différence de Et alii généreux et bienveillant , s’affranchissant de cette bienveillance seulement quand sa sensibilité d’écorché ne supportait pas l’agressivité gratuite et injustifiée dont il était l’objet

-Troisième interrogation
Voila quelqu’un qui passe le plus clair de son temps sur ce blog dont elle est la championne en nombre de post , et qui dans ses post ne cesse d’étaler son mépris condescendant sur les autres contributeurs, s’affirmant d’une autre essence, se positionnant haut et fort par rapport à cette piétaille , se riant de la mesquinerie de leurs échanges; elle affirme refuser tout intérêt à leur bavardage bloguesque, protestant de sa volonté de ne pas entrer dans ce cercle de conversation ,club infréquentable pour les gens de sa condition.
Et qui a beau annoncer sans cesse un depart motivé par le regard qu’elle porte sur les commentateurs, elle reste collée au blog comme certain sparadrap
Mystérieuse incoherence!
-Quatrieme interrogation ,mais à celle la je peux y repondre
Pourquoi si l’attitude de et alii à mon égard me laissait aussi froide que je le dis je prendrais la peine de dire tant de choses pour mettre en évidence l’inanité fielleuse de ses propos a mon encontre ?
Deux motifs
Premier motif
Mon metier m’a habituée à négocier et a développé chez moi une intolérance viscérale aux arguments de mauvaise foi, que je ne peux m’empêcher de dénoncer ; je m’attache toujours à mettre en évidence et a ne jamais laisser passer dans la discussion les arguments qui relevent de la mauvaise foi, du mauvais procès, des intepretations et comparaisons tordues ,et ce quel qu’en soit l’enjeu .
De sorte que par fidélité à cette hygiene ,il fallait bien que je finisse par montrer combien tout ce que dit de moi de manière gratuite et alii relève du pur fantasme et d’interprétations abusives ,encore que la motivation sous- jacente à tant de mauvaise foi reste pour moi un mystère
L’autre motif
C’est que cette affaire m’offre la matière d’une page d’écriture, donc un aliment à ces efforts auxquels je m’astreins à m’exercer dans une matière pour laquelle je ne suis pas naturellement douée, pour offrir à mon cerveau ce que d’autres offrent par des abdominaux à leur ventre amolli

Brinqueballe dit: à

estce qu’elle ne vous fait pas penser à une harpe?

Groosse skulpture symbolicarde!

de nota dit: à

Hamlet, Georges Nivat écrit dans un article consacré à Tolstoï, « on a souvent remarqué que les romans de Tolstoï étaient des cures de désillusion » et un peu plus loin » il y a eu, dans la littérature russe, quatre grandes descentes aux enfers carceraux de la société. Celle de Dostoïevski, de Tchekhov, de Tolstoï et de
Soljenitsyne. Enfin, il ne faudrait pas oublier que Tolstoï fut un lecteur de Schopenhauer.

hamlet dit: à

christiane, oui merci, dans son livre sur ces 2 auteurs russes Steiner voit en Tolstoï l’homme du progrès, du « l’homme deviendra meilleur dans un monde meilleur », pensée des Lumières, de gauche etc… alors que pour Dostoïevski même le fait de vivre dans un phalanstère ne changera en rien la nature de l’homme (pourtant FD a été fouriériste, c’est même pour ça qu’il est aussi convainquant quand il fait parler Ivan ou Raskolnikov). Steiner écrit que son père lui disait en ne lisant que Shakespeare et Dostoïevski on sait tout de la nature humaine, Steiner redit pareil en remplaçant Shakespeare par Tolstoï.
Il me semble que Tchekhov change la donne en apportant une nouvelle forme de temporalité, si avec Tolstoï on est dans le temps long nécessaire au progrès en permettant de faire advenir un monde meilleur, et si avec Dostoïevski on est dans un temps court, celui qui met les personnages en position instable permettant de montrer une nature prouvant que Tolstoï a tort, avec Tchekhov on est une temporalité non mesurable avec une horloge, qui ne se mesure qu’en terme d’espérance et de regret, si Tolstoï croit au bonheur et en l’espoir, Tchekhov dit comme Pascal qu’espérer de vivre nous empêche de vivre vraiment. Le temps chez Tchekhov est l’exact opposé de celui de Proust, ce dernier met au présent le passé, chez Tchekhov les personnages mettent au présent le futur, un futur qu’ils espèrent de vivre, avant de toujours constater que ce futur n’arrivera jamais, ou s’il arrive il ne correspond jamais à celui espéré. Si Dostoïevski est l’écrivain du remord, Tchekhov est celui du regret. Il fallait bien ajouter cette troisième touche, elle manquait au tableau…

et alii dit: à

je sais chez APOLLINAIRE? IL S’agit de SURVAGE (j’ignorais qu’il était d’origine russe)

B dit: à

La lauze, mes excuses, je crois que le mot ne prend pas le pluriel.( pour les laides).

B dit: à

Un lien vers l’habitat traditionnel dans le sud , ici dans la plaine et sur le littoral, nous avons de la tuile romaine.Les laides étaient utilisées pour les toits dès les reliefs. On imagine le travail de charpente pour supporter leur poids.

https://journals.openedition.org/insitu/2325

et alii dit: à

je vois sur la chanson la butte rouge , à la page MONTEHUS SON AUTEUR? QUE
La Butte Rouge qui fait référence à la butte de Bapaume, théâtre de violents combats sur le front de la Somme, durant l’offensive de l’été 1916 (et non, contrairement à une erreur fréquente, la Commune, fort peu évoquée dans l’œuvre de Montéhus). Dans cette chanson, il s’en prend aux responsables du carnage :

« […] car les bandits qui sont cause des guerres
n’en meurent jamais, on ne tue qu’les innocents. »

Mimi Pinson dit: à

lauzes

Plutôt tuiles plates B.
( Soyons précis.)

Mimi Pinson dit: à

Ardèche?

Vous chauffez, B.
Plutôt le grand sud-ouest.

B dit: à

Toits pentus et lauzes , Ardèche?

et alii dit: à

jazzi, lorsque j’étais enfant, nous habitions un appartement près des buttes Chaumont, d’où on m’emmenait visiter à pied la soeur de ma mère , et son mari à la butte rouge ; on disait comme ça, (j’ai vérifié c’est celle du « chapeau); donc il y a des chansons
https://www.youtube.com/watch?v=hfC1c1s_v74

B dit: à

Mimi pinson, vos ânes sont deux grands noirs du Berry. Dans quelle région vivez-vous,,? Ici se rencontrent souvent des ânes de Provence, assez proches par leur robe de ceux du Cotentin. Il faut faire la route des lacs dans la petite montagne derrière et il n’est pas rare s’en voir paitre par ci par là dans les zones rurales.Vos pailles auraient été plus jolies sans bâches, elles se seraient approchées des installations végétales.

Jazzi dit: à

Longue et belle vie à la petite K., Clopine !

Jazzi dit: à

« une autre pérégrination que l’asphalte parisien, non ? »

Oui, Mimi. C’est autre chose !

Jean-Jacques Rousseau, « Confessions » : « La chose que je regrette le plus dans les détails de ma vie dont j’ai perdu la mémoire est de n’avoir pas fait des journaux de mes voyages. Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j’ose ainsi dire, que dans ceux que j’ai fait seul et à pied. La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées ; je ne puis presque penser quand je reste en place ; il faut que mon corps soit en branle pour y mettre mon esprit. La vue de la campagne, la succession des aspects agréables, le grand air, le grand appétit, la bonne santé que je gagne en marchant, la liberté du cabaret, l’éloignement de tout ce qui me rappelle à ma situation, tout cela dégage mon âme, me donne une plus grande audace de penser, me jette en quelque sorte dans l’immensité des êtres pour les combiner, les choisir, me les approprier à mon gré, sans gêne et sans crainte. Je dispose en maître de la nature entière ; mon cœur, errant d’objet en objet, s’unit, s’identifie à ceux qui le flattent, s’entoure d’images charmantes, s’enivre de sentiments délicieux. »

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