de Pierre Assouline

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La République des livres
Quel chrononyme pour notre début de siècle ?

Quel chrononyme pour notre début de siècle ?

Demandez dans le feu d’une conversation amicale quand commence et quand s’achève la guerre d’Algérie. Polémique assurée ! Il en va de même d’autres moments de notre histoire. L’Histoire ne se laisse pas facilement découper en tranches, même si l’on sait que la vocation d’un historien est d’étudier des problèmes plutôt que des périodes, quand il ne s’agit pas de problématiser les périodes. Il était temps qu’une étude, qui ne pouvait être qu’une œuvre collective rassemblant les contributions de différents spécialistes (tous les noms ici), éclaire la question à nouveaux frais. Dominique Kalifa (Paris I) s’en est fait le maitre d’œuvre avec Les noms d’époque (348 pages, 23 euros, Gallimard), passionnant recueil de contributions de la « Restauration » aux « Trente glorieuses ». Cet historien tient que notre rapport à l’histoire est fait d’un « palimpseste de temporalités ». Mais encore ?

Il fallait d’abord conceptualiser la chose. Les linguistes s’y sont attelés avant les historiens classifiant la pratique en quatre types : toponymes événementiels (Tchernobyl…), héméronymes (Saint-Barthélémy…), praxonymes (Grande guerre…), chrononymes (Sixties…). Le besoin que la société a de nommer des actes pour leur donner une cohérence a assuré la domination du chromonyme sur les autres.

Il y a des mots qui travaillent, comme un ébéniste le dirait du bois d’un meuble. Ainsi de « restauration » pour désigner la période qui suit l’effondrement de l’empire napoléonien. Le mot s’est d’abord échauffé en « réaction » ou « contre-révolution » afin de se loger sous un vocable plus consensuel. On le retrouve dès 1814 pour désigner le nouveau cours des choses, dans le Journal des débats naturellement mais aussi sous la plume de Chateaubriand, d’abord timidement dans son pamphlet De Buonaparte et des Bourbons et quelques mois plus tard plus directement dans ses Réflexions. Dans tous les cas, il s’agit bien de la restauration de la maison de Bourbon et d’un retour à une monarchie fut-elle limitée.

Il y a des mots qui s’imposent aussitôt comme étant l’indispensable clé de lecture d’un roman national. Ainsi de « risorgimento » en Italie pour désigner la résurrection ou la renaissance du pays à l’aube de son unité. Son implantation dans les consciences fut rapide, puissante, durable – et son rôle non négligeable dans le récit mélodramatique de l’histoire nationale en jouant sur les émotions, le spectaculaire, les sentiments. Mais c’est seulement dans les années 1880 qu’il se stabilisera dans l’esprit des historiens. Aujourd’hui, ceux-ci n’hésitent pas à critiquer et déconstruire le concept devenu mythe alors que le discours public a conservé la même rhétorique et le même lyrisme pour l’évoquer (on l’a vu en 2011 lors du cent cinquantenaire de « l’unification nationale » observe Carlota Sorba dans sa contribution).

Une expression a beau s’imposer dans la durée, elle n’en demeure pas moins problématique. Ainsi de « l’ère victorienne » (Victorian Age) pour désigner en Angleterre l’interminable règne de la reine Victoria de 1837 à 1901 – si long qu’il fut découpé en trois morceaux : premiers temps, milieu, derniers temps.  L’expression fut inventée non comme d’autres après la période mais de son temps. On la trouve sous différentes plumes dès 1887 à l’occasion de son jubilé d’or. Elle a tellement marqué les esprits que les edwardians qui lui succédèrent furent souvent qualifiés de postvictoriens ! Mais qu’est-ce qui est victorien et qu’est-ce qui ne l’est pas au juste ? Qu’il s’agisse de politique, d’art, de mœurs, rien de moins subjectif et arbitraire tant le notion est floue, approximative et englobante, prise en sandwich entre romantisme et modernité.

Autre cas d’école : un chrononyme récurrent dans l’histoire d’un même pays. Le Gilded Age (époque en plaqué or ou ère du toc typique d’une époque de l’argent-roi où triomphe la vulgarité des « boucaniers-capitalistes » et la cupidité des « barons-voleurs » des chemins de fer), forgé en 1873 par des romanciers, notamment Mark Twain, pour désigner une période corrompue marquée par de forte inégalités de revenus; elle est récemment revenue dans l’esprit public américain à l’occasion de  la crise économique de 2008. Pour autant, on ne tombera pas dans le lieu commun revenant à constater que l’Histoire se répète, ni même qu’elle bégaie, mais plutôt qu’elle « rime » (c’est du Twain). La notion n’en demeure pas moins strictement américaine  comme en témoigne l’usage qu’en faisait récemment encore l’économiste Thomas Piketty dans son best-seller international Le Capital au XXIème siècle.

Au rang des chrononymes paradoxaux, « Fin de siècle » figure en bonne place, même s’il n’est pas le seul, il s’en faut, à présenter le défaut de « penser selon la fin ». Comme disait Cioran, il est impossible de lire une ligne de Kleist sans penser qu’il s’est suicidé, comme si son suicide avait précédé son œuvre (De l’inconvénient d’être né).  Dès la fin du XIXème siècle, l’expression est devenue cliché et tarte-à-la-crème grâce aux gazettes, le plus souvent associée à « décadence » et plus généralement déclin, décomposition, dégénérescence notamment dans le domaine artistique. On retrouvera ce même esprit de la chute bien plus tard dans les magnifiques nouvelles que Paul Morand réunit sous le titre Fin de siècle (1957) et dans un ouvrage pionnier de l’historien Carl Schorske qui fit date Vienne fin de siècle Politique et culture (1980). Depuis, on s’emploie à désenténébrer la notion, l’une des plus polysémiques qui soit, en en révélant ce qu’elle avait de moins sombre et de moins morbide : exubérance créatrice, vitalité de la langue et sur le plan politique extension des libertés républicaines…. Et le rôle de la collection « Fins de siècle » lancée par Hubert Juin chez 10/18 grâce à l’éditeur Christian Bourgois dans les années 1970/80 est à souligner dans l’évolution du regard porté sur la période- et dans ce qui en elle faisait déjà transition avec « Belle époque ».

Autre cas : deux expressions pour désigner une même période (1975-1982) mais en y ajoutant de la nuance, comme en Espagne après la mort du général Franco. Transicion/transition et movida. La premier se traduit, pas le second. L’un désigne une période de modernité et de réforme démocratique, l’autre un temps de libération des mœurs (dont les films de Pedro Almodovar sont le fruit le plus connu sur le plan international). Toutes choses qui ont longtemps permis de ne pas trop chercher à savoir si la réussite de ce moment-là, marqué par l’illusoire réconciliation des deux Espagne, était dû au sens des responsabilités des dirigeants politiques, à l’absorption des anciens franquistes par l’appareil du Parti populaire (PP, droite), au pardon accordé aux crimes du franquisme, à l’amnésie provoquée par le pacte de l’oubli… Non seulement « transition » l’emportera rapidement sur « réforme » mais un courant est né sous le vocable de « transitologie » pour désigner le modèle pacifique du passage de la dictature à la démocratie. Avec le recul, il faut bien constater qu’elle n’a pas tout soldé, et pour cause : rattrapée par les fantômes de son passé et un archaïsme atavique et tenace, elle n’a en rien maté les conflits séculaires entre Espagnols.

Au moins, tant la transicion que la movida sont-elles immédiatement associées à un seul pays. Ce qui n’est pas le cas des « années de plomb » dès lors qu’on ne les prononce pas Anni di piombo. Car avant de désigner les années 1968-1982 au cours desquelles l’Italie fut meurtrie par les terrorismes néo-fasciste ou d’extrême-gauche, ce chrononyme était ouest-allemand et voyagea dans nombre de pays (du Japon au Maroc) en proie à un semblable phénomène de violence politique et de lutte armée. Le cinéma s’en empara d’abord (Die bleierne Zeit, autrement dit le temps plombé, de Margarethe von Trotta en 1981), puis les médias enfin les universitaires non sans réticence. Ce qui complique tout, c’est que le film, s’il faisait clairement référence à la bande Baader-Meinhof et à la Fraction Armée Rouge, tirait son titre d’un poème de Hölderlin et, selon la réalisatrice, ne faisait pas allusion au plomb des balles mais à la chape de plomb comme synonyme d’oppression ! A la Mostra de Venise où il remporta le Lion d’or, il fut traduit alternativement par Tempi du piombo (Temps de plomb) et par Gli anni plumbei (Les années plombées), traductions considérées comme une trahison.

Quand l’Université consentit à s’en emparer enfin, elle l’encadra entre deux événements bien datés : l’attentat de la Piazza Fontana à Milan (1969) et le second démantèlement des Brigades Rouges (vers 1982) encore que certains historiens privilégient d’autres assassinats ou kidnappings pour périodiser ce moment sanglant de l’Italie. Où l’on voit qu’il est difficile pour des enjeux historiographiques de ne pas devenir immédiatement des enjeux politiques. En conclusion de son étude sur le sujet, Isabelle Sommier dresse l’inventaire des répressions contre le double terrorisme recouvert par le chromonyme « années de plomb ».  Il apparaît clairement que celles-ci furent bien plus efficace contre les terroristes d’extrême-gauche (jugés « plus bavards ») que contre ceux d’extrême-droite (soixante-dix d’entre eux sont toujours en fuite). Selon cette sociologue et politiste, le chromonyme « a fait peser sur plus de dix ans d’histoire une véritable chape de plomb ».

Autre chrononyme jugé paradoxal et dont les Français font une large consommation : « l’entre-deux-guerres ». Il n’existe qu’écrasé entre deux moments autrement plus décisifs. Lorsque l’expression apparaît pour la première fois, elle désigne d’abord le moment qui sépare la guerre de 1870 de la première guerre mondiale. C’est bien ainsi que l’entendait Léon Daudet en couverture de ses souvenirs Fantômes et vivants (1915). Ca change avec Jacques Doriot, alors leader des jeunesses communistes, auteur de la brochure Entre-deux-guerres en 1923. Au lendemain de la défaite de 1940, la cause est entendue et indiscutée : il ne peut s’agir que de la période qui court de 1919 à 1939, vingt ans tout rond et l’évidence d’une route qui mène de la paix à la guerre. Et pourtant, dans l’inconscient collectif, « entre-deux-guerres » renvoie le plus souvent aux années 30, le temps heureux du « plus jamais ça » et de la littérature du renoncement désormais chargés de toutes les responsabilités et de toutes les culpabilités pour n’avoir pas vu voir venir la barbarie à l’œuvre (à l’exception de quelques Cassandre inspirés, indépendant des partis et comités mais hélas trop marginaux pour être écoutés tels André Suarès). Dans sa contribution, Dominique Kalifa invite à relire à nouveaux frais le classique de Marc Bloch L’Etrange défaite (écrit en 1940 et publié en 1947 à titre posthume), non en raison de son usage du chromonyme (il ne l’emploie pas, lui préférant « l’intervalle des deux guerres ») mais parce qu’il montrait bien comment les horloges étaient restées « comme figées en 1918 ».

 En fait, à la lecture de ce passionnant et édifiant recueil, on comprend bien que toute connaissance historique ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les noms du temps sans jamais oublier qu’ils ne se décrètent pas. Le zeitgeist les transporte et ils s’installent sans que l’on s’en rende compte avec la force et le naturel de l’évidence. Après coup seulement, les historiens interviennent, récupèrent, rangent, classifient, conceptualisent. Seul un coup de force pourrait les déloger de l’inconscient des peuples. Ainsi de « années noires », image de la nuit pour dire « Occupation ». La métaphore nocturne s’est naturellement imposée tant elle convenait à la clandestinité. Le grand livre de Jean Guéhenno (Journal des années noires) n’y est pas étranger. Mais il n’est pas encore né celui qui parviendra à mettre une fois pour toutes dans les têtes des lecteurs, y compris dans celle des historiens (un comble !) que « vichyssois » devrait désigner exclusivement un habitant de Vichy et que seul « vichyste » concerne les partisans de la Révolution nationale.

Quant à baptiser les vingt premières années du XXIème siècle, il faudrait être téméraire pour s’y résoudre sans rien savoir de la suite…

(« Manifestante con pistola puntata nella manifestazione del 1977 a Milano ; les années noires de l’Occupation » ; la movida selon Almodovar dans « Femmes au bord de la crise de nerfs » ; le risorgimento dans Le Guépard de Visconti. Photos D.R. ; « Le reine Victoria », 1887, photo d’Alexander Bassano)

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commentaires

1 087 Réponses pour Quel chrononyme pour notre début de siècle ?

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…dimanche 1 mars 2020 à 16 h 16 min.

…un coup de main, pour Venise,!…qui n’en à nul besoin, débordée et…trop aristocrate,…
…pour son  » Ordre de St-George  » donc,…

…bien sur, c’est toujours mieux aussi de disposer de deux lignes parallèles de Polders; face à la mer,…au loin.

…avec dispositifs d »entrée et sorties des bateaux,!…mais encore,!…

…çà vaut, son pesant d’or et plus,!…je n’en dirai rien,!…

…des astuces, que les technologies d’aujourd’hui permettent,!…jamais vues, et tout à fait réalisables,!…

…quand je dis, qu’il y a du  » Eurêka ! « , d’Archimède dans l’air,…etc

…trop simple, et qui ne change rien au paysage,!…
…non,!merci,!…c’est pas assez cher,!…
…Dallas,!…Ah,!Ah,! Dallas,!…

renato dit: à

Ce qu’il y a de bon dans la situation actuelle ? Peu de gens dans les rues et pas besoin de reserver au restaurant : la vie rêvée.

renato dit: à

Je ne sais pas s’ils calfeutrent, JJJ, j’ai déjà déclaré l’ingiustice genetique qui me permet de passer par les pires situation infectives sans en souffrir — pas atteint ni porteur sain —, donc oui, le 29 j’étais à Venise, maintenant en train destination Rome, demain Milan.

Cela dit, j’aurais aimé mourir d’une maladie de masse, ou alors suite à un incident nucléaire et la c’est foutu : Fessenheim ferme.

renato dit: à

Pardon ! l’un des premier : l’unE des premierES [syncronisations]

renato dit: à

Eh, merdre ! l’un des premier : l’unE des premierES [syncronisations]

renato dit: à

Plus ou moin tous avaient un calendrier specifique, rose, non seulement la Sérénissime. Songez que ce n’est qu’avec l’extention du réseau ferroniere qu’il y a eu une synchronisation des horloges — l’un des premier en Europe ce fut pour la ligne Genève-Paris, il me semble —.

Incidemment, l’aube était encore lointaine…

rose dit: à

Mais au premier étage,
Hans Castorp s’arrêta soudain, immobilisé par un bruit
absolument atroce qui se faisait entendre à une faible distance,
derrière un tournant du corridor, un bruit pas très fort, mais
d’une sorte si évidemment abominable que Hans Castorp fit une
grimace et regarda son cousin avec des yeux dilatés. C’était une
toux évidemment, la toux d’un homme ; mais une toux qui ne
ressemblait à aucune autre que Hans Castorp eût jamais perçue,
oui, une toux en comparaison avec laquelle toute autre toux
qu’il avait jamais entendue avait été le sain témoignage d’une
magnifique vitalité, une toux sans conviction d’ailleurs, qui ne
se produisait pas par secousses régulières, mais qui sonnait comme un clapotis affreusement faible dans la bouillie d’une
décomposition organique.
– Oui, dit Joachim, ça va mal, ici. Un noble autrichien, tu
sais, un homme élégant, comme né pour la haute école. Et voilà
où il en est. Mais il se promène encore.
Tandis qu’ils poursuivaient leur chemin, Hans Castorp
parla longuement de la toux du cavalier-né.
– Il faut que tu considères, dit-il, que je n’ai jamais rien
entendu de pareil, que c’est absolument nouveau pour moi.
Dans ces cas-là, on est toujours impressionné. Il y a tant
d’espèces de toux, des toux sèches et des toux dégagées, et les
toux qui se dégagent valent mieux, dit-on en général, et sont
plus favorables que lorsqu’on aboie. Quand dans ma jeunesse
(« dans ma jeunesse », dit-il) j’avais l’angine, j’aboyais comme
un loup, et tous ils étaient contents lorsque cela se dégageait. Je
m’en souviens encore. Mais une toux comme celle-ci n’avait pas
encore existé, pour moi tout au moins Mais au premier étage,
Hans Castorp s’arrêta soudain, immobilisé par un bruit
absolument atroce qui se faisait entendre à une faible distance,
derrière un tournant du corridor, un bruit pas très fort, mais
d’une sorte si évidemment abominable que Hans Castorp fit une
grimace et regarda son cousin avec des yeux dilatés. C’était une
toux évidemment, la toux d’un homme ; mais une toux qui ne
ressemblait à aucune autre que Hans Castorp eût jamais perçue,
oui, une toux en comparaison avec laquelle toute autre toux
qu’il avait jamais entendue avait été le sain témoignage d’une
magnifique vitalité, une toux sans conviction d’ailleurs, qui ne
se produisait pas par secousses régulières, mais qui sonnaitcomme un clapotis affreusement faible dans la bouillie d’une
décomposition organique.
– Oui, dit Joachim, ça va mal, ici. Un noble autrichien, tu
sais, un homme élégant, comme né pour la haute école. Et voilà
où il en est. Mais il se promène encore.
Tandis qu’ils poursuivaient leur chemin, Hans Castorp
parla longuement de la toux du cavalier-né.
– Il faut que tu considères, dit-il, que je n’ai jamais rien
entendu de pareil, que c’est absolument nouveau pour moi.
Dans ces cas-là, on est toujours impressionné. Il y a tant
d’espèces de toux, des toux sèches et des toux dégagées, et les
toux qui se dégagent valent mieux, dit-on en général, et sont
plus favorables que lorsqu’on aboie. Quand dans ma jeunesse
(« dans ma jeunesse », dit-il) j’avais l’angine, j’aboyais comme
un loup, et tous ils étaient contents lorsque cela se dégageait. Je
m’en souviens encore. Mais une toux comme celle-ci n’avait pas
encore existé, pour moi tout au moins ; ce n’est même plus une
toux vivante. Elle n’est pas sèche, mais on ne pourrait pas dire
non plus qu’elle se dégage, ce n’est pas, de bien loin, le mot qu’il
faudrait. C’est tout juste comme si on regardait en même temps
à l’intérieur de l’homme, quel aspect cela a : rien que bourbe et
marmelade.
– Là, suffit, dit Joachim, je l’entends chaque jour, tu n’as
pas besoin de me la décrire.
Mais Hans Castorp n’arrivait pas à surmonter l’impression
que lui avait faite la toux entendue ; il assura à plusieurs
reprises que l’on voyait littéralement à l’intérieur du cavalier-né,
et lorsqu’ils pénétrèrent dans le restaurant, ses yeux, fatigués du
voyage, avaient un éclat un peu fébrile.

rose dit: à

Nota : en lien avec pour y mourir des poumons.

rose dit: à

Hans Castorp poursuivit :
– Tu redescends tout de suite avec moi. Je ne vois vraiment pas d’objection.
– Tout de suite, avec toi ? demanda le cousin, et il tourna vers Castorp ses grands yeux qui avaient toujours été doux, mais qui, durant ces cinq mois, avaient pris une expression un peu lasse, presque triste. Tout de suite, quand ?
– Mais, dans trois semaines.
– Ah bon ! tu étais déjà en train de repartir en pensée ?
répondit Joachim. Attends au moins un peu, tu viens à peine d’arriver. Sans doute, trois semaines ne sont presque rien pour nous, ici, mais pour toi qui es en visite ici et qui ne dois rester en tout que trois semaines, pour toi c’est tout de même un bon bout de temps. Commence donc par t’acclimater, ce n’est pas si facile, tu verras. Et puis le climat n’est pas la seule chose étrange chez nous. Tu verras ici du nouveau de toute sorte, sais-tu ?
Quant à ce que tu dis de moi, ça ne va tout de même pas comme sur des roulettes. Tu sais, « rentré dans trois semaines », ce sont des idées d’en-bas. C’est vrai que je suis brun, mais c’est surtout le hâle qui provient de la réverbération de la neige, et ça ne prouve pas grand’chose, comme Behrens dit toujours, et à la dernière consultation générale, il m’a dit que j’en avais bien encore pour six bons petits mois.
– Six mois ? tu es fou ! s’écria Hans Castorp.
Devant la gare qui n’était pas beaucoup plus qu’une sorte de remise, ils venaient de prendre place dans le cabriolet jaune qui les attendait sur une place pavée, et tandis que les deux bais commençaient à tirer, Hans Castorp, indigné, s’agitait sur le dur capitonnage du siège.
– Six mois ? Voici presque six mois déjà que tu es ici ! On n’a pourtant pas tellement de temps…

Thomas Mann in La montagne magique

M’acclimater ?
Mais, je ne veux pas m’acclimater, je veux partir.

rose dit: à

Renato
Ce n’était pas encore l’aube.
C’était déjà mars.
Il y a un calendrier spécifique à la Sérénissime ?

Janssen J-J dit: à

Etes-vous à Venise, présentement, renato ? Commence-t-on à s’y calfeutrer aussi ? Se calfeutrer dans un palais à Venise ou sur une plage déserte pour y mourir des poumons, comme le vieil Aschenbach. Quel pied !
https://www.youtube.com/watch?v=8yeqN7Ab51U

renato dit: à

Aujourd’hui, c’est le jour de l’an vénitien.
Pour la Sérénissime l’année a commencait le 1er mars.

renato dit: à

À un moment de la nuit, rise pour rose, pardon — nous etions pourtant encore loin de l’aube —.

et alii dit: à

Hong-Kong : le magnat de la presse Jimmy Lai arrêté par la police

Un important mouvement de contestations des Hongkongais a dénoncé récemment l’emprise de Pékin sur le territoire. Désormais, la population fait face à de violentes vagues de répressions

et alii dit: à

et digitalisation?
(Annoncé le 14 décembre 2004 par les cofondateurs de la société Google, le programme « Google Print » est chargé de numériser 15 millions d’ouvrages, ce qui représente 4,5 milliards de pages en 6 ans selon Jean-Noël Jeanneney, alors président de la Bibliothèque nationale de France. Cinq bibliothèques ont donné leur accord pour numériser leurs fonds : les bibliothèques de l’université Harvard, de l’université du Michigan et de l’université Stanford, la New York Public Library et la Bodleian Library de l’université d’Oxford. Google Print est officiellement lancé en novembre 2005 avec un ensemble de livres numérisés du domaine public et issus des partenaires du projet. Il est rebaptisé à la mi-novembre « Google Books Search » (« Google Recherche de livres » en français). De nouveaux accords ont été passés entre Google et)

rose dit: à

Non renato.
Je la mangerai coupée en rondelles avec échalotte, la course, carotte, une, esseulée, en brunoise un blanc de poireau en julienne, quelle chance elle a julienne, et du rizotto sur le tout revenu à l’huile d’olive.
Et je suis déjà triste à cette idée. C’est B.qui sait faire les saucisses aux lentilles.

et alii dit: à

début de siècle:
Claude Digeon, La Crise allemande de la pensée française ( 1870-1914), Paris, Presses Universitaires de France ( 1959), réédition 1992.

renato dit: à

accompagber > accompagner

renato dit: à

Désolé, rise, mal manger c’est une punition. Avez-vous pensé à accompagber celle qui vous reste avec des lentilles ?

et alii dit: à

explication (que j’ai recherchée sur wiki)
C’est donc la loi du 9 décembre 1905 qui codifie les principes de la laïcité en France. Elle confirme dans son article 1er (Titre 1er Principes) la liberté de conscience, déjà présente dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 17897, et le libre exercice des cultes :

« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

Enfin, selon l’article 2 du même Titre 1er :

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. »

La loi de 1905, séparant les cultes et la République, instaure ainsi, en matière de religion, un régime libéral. Selon son rapporteur, Aristide Briand, « toutes les fois que l’intérêt de l’ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. […] Le principe de la liberté de conscience et du libre exercice du culte domine toute la loi »8.

L’affirmation de la France comme « République laïque », séparée des cultes, est constitutionnalisée par la Constitution de 1946 Elle est reprise par la Constitution de 1958

rose dit: à

Socopa depuis 1953.
Façon charcutière.
Garantie pur porc
saucisse de Toulouse roulée.
Avec du jambon.
Le porc français.
Gros grain de hachage.
Sans additif.
À consommer jisqu’au 27 février. Bon, nous sommes le 29.
Pas de coccyx.
0,400g.

Un cafard monstre. D’avoir bouffé, seule devant mon assiette, cette saucisse dégueulasse (pardon socopa).

Chez moi, à la montagne, à Intermarché, sous vide, j’ai des saucisses de ménage, fabriquées à Thoard, qui sont de la saucisse.

‘Tain, je déteste mal manger, cela me fout le bourdon. J’en ai encore pour deux repas.

rose dit: à

Renato
Trop tard, elle est cuite.
C pas la cuisson à revoir, c la saucisse. Je l’ai achetée sous vide chez Spar.

renato dit: à

Après ¼ d’heure de cuisson, rose, vous piquez la saucisse et la retournez pour que le jus arrose les pommes de terres.

rose dit: à

renato dit: à

La saucisse de Toulouse : au four, couchée sur un lit de pommes de terre nouvelles coupées en morceaux — oignon, 1 gousse d’ail, romarin —, dans un plat à gratin. 40-45 minutes à 200.

Jamais cuisinée comme ça. Plein de gras qui gicle dans le four, non ?

rose dit: à

relue. Bon j’y vois flou, c’est clair.

rose dit: à

Ah zut, hein ne me suis pas remue.

B.

Je ne crois pas que Balasko soit une vieille conne. Et je ne crois pas non plus qu’elle joue dans le film les Misérables, trop primé, c’est sûr.

Je ne dis pas du tout tout cela concernant les délinquants.
Je dis que :
-Je suis contre une héroïsation de la délinquance.
– Je suis contre une valorisation de descendre les keufs.
– Contre une mise en exergue de la police intra-communautaire.
-contre l’absence totale des femmes dans un film qui concerne la jeunesse. D’où sortent-ils les mômes ? Du ventre de leur mère.
– contre la glorification de la violence extrême et de la tendance à la justifier de ces banlieues bétonnées.
– contre l’utilisation du grand Victor pour épauler une entreprise hasardeuse qui consisterait à admettre normales des situations anormales.

Je l’ai faite revenir à la poële et cela n’avait rien de génial. Ma saucisse de Toulouse.

rose dit: à

Si je vous suis, congratulations remerciements compris, un délinquant devrait pour satisfaire la société rester délinquant, commettre d’autres délits pour correspondre à l’ idée du récidiviste. Pas de rachat, pas de paiement de sa dette , peine de prison commuée en mauvaise réputation et exclusion à vie. Et tant pis S’ il existait une issue , ce type sera à jamais érigé en criminel voué à être rejeté et non reinsérable ? Pour le film, ne l’ayant pas encore vu, je ne peux je me fier à l’avis du public , des publics.Josiane Balasko à eu l’air d’accueillir récompense du film comme étant méritée. C’est peut être une vieille conne .

B.

Je je crois pas que Balasko soit une vieille conne. Et je be crois pas non plusxqu’elle joue dans le film leswMisérables, trop primé, c’est sûr.

Je be dis pas du tout tout cela concernant les délinquants.
Je dis que :
-Je suis contre une héroïsation de la délinquance.
– Je suis contre une calorisation de descendre les keufs.
– Contre une mise en exergue de la police intra-communautaire.
-contre l’absence totale des femmes dans un film qui concerne la jeunesse. D’où sortent-ils fes mômes ? Du ventre de leur mère.
– contre la glorification de la violence extrême et de la tendance à la justifier de ces bznlieues bétonnées.
– contre l’utilisation du grand Victor pour éoauler une entreprise hasardeuse qui consisterait à admettre normales des situations anormales.

Je l’ai faite revenir à la poële et cela n’avait rien de génial.

et alii dit: à

et avec une date, selon leauteur:
la langue française finisse par accoucher, vers 1880, du terme, par ailleurs intraduisible.

et alii dit: à

je viens de lire la présentation d’un livre récent ,laquelle commence ainsi:
Pas plus que la France, la laïcité n’a commencé en 1905 ou débuté en 1789. Elle est l’autre nom de la singularité qui, depuis les débuts, a constitué un invariant de notre histoire, un constituant de notre pays, l’essence de notre politique. Elle a porté à son terme la relation exclusive, mimétique et critique,
https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/18823/la-religion-francaise

B dit: à

Lus, mes excuses.

B dit: à

La littérature échappera à cette règle, Rose. Nous pourrons continuer d’admirer Gide , le pervers, Genet et sa réflexion sur le crime , d’autres que vous avez lu et moi pas.

B dit: à

J’ai découvert le produit il y a peu et comme les Morteau ne sont plus aussi bonnes qu’avant, je l’ai essayé et adopté. Ma mère m’a légué un certain don pour les cuisines traditionnelles. On peut toujours plaisanter sur la symbolique de la saucisse, de son aspect phallique, il est vrai que j’en use et abuse.

renato dit: à

La saucisse de Toulouse : au four, couchée sur un lit de pommes de terre nouvelles coupées en morceaux — oignon, 1 gousse d’ail, romarin —, dans un plat à gratin. 40-45 minutes à 200.

B dit: à

Rose, il faut la cuisiner .
Si je vous suis, congratulations remerciements compris, un délinquant devrait pour satisfaire la société rester délinquant, commettre d’autres délits pour correspondre à l’ idée du récidiviste. Pas de rachat, pas de paiement de sa dette , peine de prison commuée en mauvaise réputation et exclusion à vie. Et tant pis S’ il existait une issue , ce type sera à jamais érigé en criminel voué à être rejeté et non reinsérable ? Pour le film, ne l’ayant pas encore vu, je ne peux je me fier à l’avis du public , des publics.Josiane Balasko à eu l’air d’accueillir récompense du film comme étant méritée. C’est peut être une vieille conne .

rose dit: à

Au moins 20 cm. Sans doute plus. Mais comme elle était enroulée le résultat fut flou.

20, 25, 30. Je ne sais.

rose dit: à

Sur uncquart de queue.
Bérénice
Moi aussi j’ai acheté une grosse saucisse de Toulouse. Pas extraordinaire, c vrai. Moitié avec purée, moitié avec riz etc.

rose dit: à

En demi-ton.

rose dit: à

longues années que j’e n’hésite pas à qualifier avec le recul « d’années noires » dans la mesure où j’en subis de nombreuses nuits blanches.

Hamlet

Où je décroche. Soupir.

rose dit: à

Hamlet

même vrai aussi pour les riches même si c’est plus rare que pour les pauvres : on peut être riche sans être un voyou.

Ça hamlet, je crois bien que c’est systématique. Lorsqu’on est riche on a tout du voyou. Je l’ai vu à la téloche dans un film sur la mafia avec Alain Delon. Cela.apparaissait clairement.

rose dit: à

Merci ♡Ed♡

et alii dit: à

croyez vous renato que l’inconscient soit un virus comme un autre?

renato dit: à

Avis aux navigants urbains : l’ail éloigne les vampires, pas le virus actuellement à la mode.

et alii dit: à

gare, hamlet, P.Assouline va nous mobiliser pour le coup de force: Seul un coup de force pourrait les déloger de l’inconscient des peuples.
bonsoir avant qu’il ne soit trop tard

hamlet dit: à

« J’ai vu le film d’animation « the isle of dogs » de Wes Anderson. Film d »animation en volume » ,ce qui donne l’illusion de personnages réels dotés de mouvements naturels. »

ça c’est une bonne solution aux problèmes d’abus sexuels dans le mileu cinématographique.

encore que certains producteurs et réalisateurs hollywoodiens sont tellement branques et addicts aux abus sexuels qu’ils seraient bien capables d’abuser d’actrices virtuels en 3D.

peut-être même qu’un jour il existera une association pour défendre les actrices virtuelles 3D.

hamlet dit: à

et alii : vous parleriez d’addiction comme dépendance à un produit nocif pour le nucléaire ?

hamlet dit: à

comme personne ici ne lit les articles de passou tout le monde le laisse écrire n’imprte quoi du genre les années noires font référence à la nuit et à l’obscurité parce que les résistant était une armée de l’ombre et l’ombre c’est noir.

quelqu’un ici peut surveiller ce qu’écrit passou dans ses articles svp ? parce que j’ai pas que ça à faire moi !

et alii dit: à

c’est très généraliste « addict »
. L’idée étant de ne plus s’intéresser à un produit, mais plutôt aux comportements de consommation de manière plus générale.

Pour mieux comprendre, rappelons que l’addiction désigne une dépendance plus ou moins aliénante et destructrice à des produits (alcool, tabac, médicaments, stupéfiants, etc) ou à des comportements (jeux de hasard, jeux d’argent, rapports sexuels, vêtements, utilisation d’internet, etc). Une dépendance se définit comme un attachement nocif à une substance ou une activité. Elle entraine une privation des libertés, ainsi que des problèmes physique, psychologique, relationnel ou encore social.

hamlet dit: à

en plus « années noires » ne fait pas référence à la nuit.

ça fait référence au deuil.

et aussi au pain.

mais jamais à la nuit, je veux dire si ça faisait référence à la nuit ça se saurait.

vous avez été pêché ça où passou que ça faisait référence à la nuit?

D. dit: à

il est question « d’années d’occupation » pour décrire les années d’occupation

on peut parler d’une juste description.

hamlet dit: à

« Ainsi de « années noires », image de la nuit pour dire « Occupation » »

j’ai noté, au fil de mes lectures d’ouvrages portant sur la dernière guerre mondiale, que sous la plume de nombreux historiens il est question « d’années d’occupation » pour décrire les années d’occupation, j’avoue qu’à chaque fois cela m’a plongé dans une immense perplexité et questionnement sur le fait de savoir si « années d’occupation » pour décrire les années d’occupation était ou bien n’était pas véritablement un chrononyme pour décrire les années d’occupation.

ces réflexions m’ont moi-même occupé durant de longues années que j’e n’hésite pas à qualifier avec le recul « d’années noires » dans la mesure où j’en subis de nombreuses nuits blanches.

et alii dit: à

mais si vous préférez hamlet :addict , addictomania

hamlet dit: à

passou : « la vocation d’un historien est d’étudier des problèmes plutôt que des périodes, quand il ne s’agit pas de problématiser les périodes »

problématiser les périodes c’est fastoche.

le plus difficile c’est de périodiser les problèmes, ça y’a très peu d’historiens qui y arrivent.

hamlet dit: à

« la soi-disant « révolution néolithique » »

« révolution néolithique » c’est un chrononyme.

et il faut jamais mettre un « soi-disant » devant un chrononyme, sinon on va commencer avec les soi disant années de plomb, soi disant entre deux guerres, soit disant années folles etc…

j’ai pas raison passou ? j’ai l’impression que personne ne lit vos articles à part moi.

et alii dit: à

L’adjectif dont la prospérité fut sans pareille ces années là est toxique les années toxiques

renato dit: à

À propos de Guns, Germs, and Steel: The Fates of Human Societies, or Guns, germs and steel: A short — cité plus haut —, dans un chapitre Diamond explique que la soi-disant révolution néolithique, la domestication de certains animaux, la promiscuité entre le bétail et les humains et la nouvelle densité de population générée par l’économie agricole ont été à l’origine d’épidémies et de pandémies chez notre espèce, conditions qui n’existaient pas auparavant.

hamlet dit: à

« on peut être pauvre sans être un voyou »

ça c’est ce qu’on appelle un poncif sociologique dans la mesure où c’est même vrai aussi pour les riches même si c’est plus rare que pour les pauvres : on peut être riche sans être un voyou.

renato dit: à

« … s’ils sont misérables c’est parce qu’ils sont pauvres. »

C’est un poncif sociologique pour artistes de seconde zone. Il est juste de rappeller que « on peut être pauvre sans être un voyou ».

rose dit: à

Ce n’est pas une jistoire de mecs les Misérables Bérénice, même si c’est un film où il n’y a que des mecs.
C’est l’histoire du misérabilisme. Et ce que dit le réalisateur, c’est que, s’ils sont misérables c’est parce qu’ils sont pauvres.
Or, on peut être pauvre sans être un voyou. Contrairement au réalisateur lui-même qui est passé par la case voyou. Tels ses acteurs qui décrivent le biotope des banlieues.

B dit: à

Excusez, ED, je n’avais pas vu que votre critique s’adressait aux misérables. Une histoire de mecs, oui et alors?

B dit: à

ED, les femmes à l’époque n’étaient admise dans l’armee que pour soigner les blessés. Que faites vous de la maitresse de Picard, la relation adultérine est plutôt cool , de plus elle décline son offre de mariage. On ne peut pas toujours trahir l’époque decrite. Des reproches touchant à la véracité de ce qui est reporté ont été posés et fondés, RP s’est accordé quelques libertés avec l’Histoire . Sortir la cause féministe en critique de J’accuse, le film, ne me parait pas très approprié.

B dit: à

J’ai vu le film d’animation « the isle of dogs » de Wes Anderson.

Et ce film le rapproche de Tim Burton , la noirceur des lieux, l’insolite des personnages , l’invraisemblable scénario. J’avais complètement oublié l’avoir vu. On attend d’Anderson de Mlle a couleur, de la symétrie parfaite, un mo de harmonieux et dans celui ci tout est laid, sale, affreux.

Ed dit: à

C’est parti pour ma dernière chronique littéraire
https://wp.me/p9Bjyn-57

Si j’avais été dans la salle pendant la cérémonie des Césars, je me serais barrée à l’annonce de la récompense des Miserables, un film masculiniste réalisé par une brute dégénérée, ET de celle de Polanski, un nain pédophile en cavale. La honte !

gisèle dit: à

Pour parler Cinéma,le film d’animation, nommé aux Césars, » la fameuse invasion des ours en Sicile » n’a pas eu le prix. Damned ! c’est un film magnifique , adapté d’un livre de Dino Buzzati, et dont l’illustrateur est le genialissime Lorenzo Mattotti.
Le film ne séduisit que 320.000 spectateurs, la production avait coûté 11 millions d’euros, la société de production a été déclarée en faillite, en février.Shame and cry.
J’ai vu le film d’animation « the isle of dogs » de Wes Anderson. Film d »animation en volume » ,ce qui donne l’illusion de personnages réels dotés de mouvements naturels. La « fable », remarquablement labyrinthique et signifiante -autant que « la Sicile et les ours » est fascinante, d’autant que le doublage ,en français, s’offre un casting prestigieux,ttes les « grandes voix » du cinéma français s’en donnent à coeur joie. Résultat prodigieux , les chiens ,incroyables.
Wes Anderson, qui connaît bien la France, vient de tourner à Angoulême (film sorti ?) Dommage que son producteur n’ait pas eu en charge « la Sicile…

et alii dit: à

une question de mots, vraiment?
L’indignation qu’ils suscitent, ils ne la suscitent qu’en vain, dans de petits cercles de scientifiques, de juristes, de riverains, de journalistes ou de militants.

L’une des raisons à cela est que certains scandales sanitaires ou environnementaux sont, au sens littéral du terme, indescriptibles. Des mots intelligibles et des situations concrètes manquent pour en raconter l’histoire. C’est tout l’intérêt de Dark Waters LE MONDE

D. dit: à

Je viens d’aller vider les bénitier de mon église et ô surprise j’y ai trouvé des têtards que j’ai placé dans un petit bocal.

christiane dit: à

https://www.youtube.com/watch?v=K2mNK6qtRT0
Nougaro…
« Armstrong, la vie, quelle histoire !
C’est pas très marrant
Qu’on l’écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc,
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu’on soit, ma foi,
Noir ou blanc de peau »

hamlet dit: à

juste une petite précision, bien que nous soyons ici entourés d’historiens peut-être que certains ne connaissent pas l’histoire du club de tennis de Lourmarin, et ben il faut savoir que depuis sa création son équipe n’avait jamais réussi à battre l’équipe de tennis de Gordes !!! jusqu’à ce que son capitaine n’ait eu l’idée prodigieuse de demander aux membres de cette malheureuse équipe d’aller rendre visite à la tombe d’Albert Camus, et si ça ce n’est pas ce qu’on appelle de la richesse culturelle alors qu’on me dise ce que c’est !!!

hamlet dit: à

la chose la plus à craindre serait la fin de l’hétérosexualité, parce que dans « hétérosexualité » il y a « hétéro » et donc de l’hétéronomie, l’humanisme ne passe pas par l’extension planétaire du même et de l’identique.

dernièrement j’ai été voir Tosca mis en scène par Christophe Honoré et ben je peux vous dire que si le monde devait un jour ressembler à ça c’est hyper flippant !

hamlet dit: à

Clopine j’ai pas trop bien compris votre humanisme, l’histoire des blancs et des noirs d’un côté et des hommes et des femmes de l’autre, vous voulez dire qu’un homme noir est plus pareil qu’une femme noire que ne le sont un homme blanc d’une femme blanche, ou bien qu’une femme noire est plus proche d’un homme blanc que ne l’est une femme blanche d’un homme noir ?

Clopine faut faire gaffe avec votre humanisme : si c’est pour gommer toutes les différences entre les hommes et les femmes je ne suis pas trop certain qu’on puisse appeler ça de l’humanisme, mais plutôt du totalitarisme ou un truc dans le genre…

et si par hasard, une femme ne pouvait pas écrire les Frères Karamazov ce serait plutôt une bonne nouvelle pour tout le monde !

hamlet dit: à

rose, je vous en prie appelez-moi Maurice : Maurice Lecocq résidant 19 rue de l’église 84160 Lourmarin à deux pas de le tombe d’Albert Camus et des courts de tennis d’ailleurs ça tombe bien : poser sa main sur la tombe de Camus porte toujours bonheur avant un match de tennis, en tout cas c’est devenu un rituel depuis que notre capitaine avait eu cette idée avant votre victoire contre l’équipe de Gordes…

rose dit: à

Hamlet

Une jaguar.
Je me suis lancée dans l’inventaire du chiffre d’affaires. Je suis sur le coccyx.
Dire c’est lucratif c’est une litote.
C’est une pompe à fric.
Je l’avais souligné à france France Alzheimer durant le stage aidants.
Pompe à phynances + mouroir.

Les vieux c’est rentable.

Y a des étudiants d’une école de commerce qui ont lancé une campagne assez corrosive, je la cherche.
Envoyez vos vieux au Mexique.

et alii dit: à

. L’année bissextile, introduite par Jules César en 46 avant J.-C. avec la réforme du calendrier julien et reconduite dans le calendrier grégorien, dont on se sert encore, a vu ses règles de calcul évoluer.

Entre – 46 et 1582, lorsque le calendrier julien était en vigueur, une année était bissextile si elle était un multiple de quatre. Ce qui produisait des années bissextiles tous les quatre ans, sans exception.
En 1582, l’instauration du calendrier grégorien a affiné le calcul des années bissextiles en ajoutant l’exception des années centennales : celles-ci devront être des multiples de 400 pour être bissextiles. Cette règle a été introduite pour supprimer trois années bissextiles tous les 400 ans (1600 est bissextile, 1700, 1800 et 1900 ne le sont pas). Pourquoi ? Parce qu’une année solaire dure en réalité 365,2421904 jours. Sans cette règle d’exception, on compterait trop d’années bissextiles, produisant une avance de 3 jours tous les 400 ans. le monde

rose dit: à

et alii dit: à

quel hommage pour J.Daniel! il le méritait

Personne ne mérite rien. Chacun se dém….du mieux qu’il peut.
Y aura jamais eu autant de cérémonies aux Invalides que sous Macron.

Momone et Antoine passe.
D’Ormesson non
Daniel non. Écrivain non. Journaliste ouvert sur le monde, oui.

Il doit fantasmer d’être lui-même enterré en grandes pompes aux Invalides. Je ne vois que ça .

et alii dit: à

BIEN CHOISI, RENATO

renato dit: à

Pour un regard soutenu sur aujourd’hui — frontière précaire dans la relation homme-animal —, de Jared Diamond :Guns, Germs, and Steel: The Fates of Human Societies, or Guns, germs and steel: A short history of everybody for the last 13,000 years.

et alii dit: à

quel hommage pour J.Daniel! il le méritait

B dit: à

1001 pour les chrononymes, qui dit mieux?
Valls remue la queue en direct de Barcelone.

B dit: à

Jicé, la ferveur religieuse peut conduire à des oublis. Le bénitier, ils ont raison.

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