de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
L’adieu à l’Histoire de Régis Debray

L’adieu à l’Histoire de Régis Debray

A propos, comment va l’Histoire ? Pas très fort. A lire Régis Debray dans l’essai qu’il vient de lui consacrer Madame H. (157 pages, 14 euros, Gallimard), et à l’écouter en parler, on s’inquièterait pour elle. Le titre même rappelle la Folle de Chaillot et les figures de furie, de mégère, de fouetteuses et autres allégories féminines avec lesquelles certains entretiennent un rapport fantasmatique. A tout le moins une emmerderesse mais fascinante, captivante. L’Histoire, il l’a bien connue. Dites Debray et aussitôt se profilent les ombres portées du Che et de Castro, la prison bolivienne et l’Elysée sous Mitterrand. Pourtant, ses fantômes familiers, on les sent à peine sous sa plume et dans ses paroles. C’est d’autre chose qu’il s’agit.

Le grand intérêt de ce petit livre, émaillé de formules brillantes et parfois opaques où Karl Marx et le facteur Cheval se côtoient dans la même phrase, et où la disparition du fumeur de pipe est tenue pour un signe des temps, tient aux surprises qu’il réserve. S’il avait été écrit après le vendredi noir du 13 novembre, on y aurait probablement lu (ainsi que Debray l’a récemment exposé au micro de Répliques) qu’il ne faut pas faire l’honneur aux djihadistes de les considérer comme des soldats, mais uniquement comme des voyous criminels, petite troupe d’hallucinés isolée dans le désert, et que leur traque relève d’une activité de renseignement et de police et certainement pas d’un combat sur le sol de Syrie.

Sa date fondatrice est rétrospective, il ne l’a pas vécue : l’effondrement de 1940. Normal. Mais le 8 mai 1954, au lendemain de la reddition du camp retranché de Dien Bien Phu après 57 jours autant de nuits de combats quasi ininterrompus, il la découvre les larmes aux yeux à la une de France-Soir. Un abandon vécu comme une humiliation. Il a 15 ans. On connaît la suite : Normale sup, le romantisme révolutionnaire et le reste mais sans que jamais l’internationalisme ne le fasse renoncer à une certaine fierté liée à la France. Le sentiment qu’elle devait garder son rang et sa dignité. Qu’ils soient bafoués le blesse. De ce sentiment obsolète, il ne parvient pas à se défaire. Des films tels que Le chagrin et la pitié, Français si vous saviez l’ont froissé tant le rappel de la veulerie, de la délation, de l’avachissement français le blessent quand cet électron désormais libre mais si barrésien, voudrait ne jurer que par le panache et l’action d’éclat.anthony russo

De son propre aveu, l’Histoire c’est ce qui lui « met les larmes aux yeux ». Entendez que dans ces moments-là l’émotion prime sur la raison, la réflexion, l’analyse. Le sentiment de l’Histoire selon Debray est fondé sur l’imaginaire, lequel précède le réel. L’émotion prime sur la raison. Dans cette perspective, il fait l’amer constat que ce sentiment a disparu ces vingt dernières années : « Lorsqu’on a eu peur de faire cavalier seul, sans le parrainage américain, et dès lors que l’effacement international de la France n’était plus vécu comme une faute ou un abandon, en fait dès qu’on ne s’oblige plus » dit-il. Cette glissade le long d’une pente, au cours de laquelle quelque chose s’est brisé, fut probablement décisive sous le mandat de Giscard d’Estaing, lorsque le paramètre économique est devenu l’axe central de toute réflexion (mais il en est à l’occasion de la parution de ce livre, tel Eric Le Boucher, pour contester que l’économie ait pris le pouvoir sur le monde). Au fond, ce n’est pas tant un adieu à l’Histoire qu’il signe là qu’un adieu au sentiment, au récit, à la névrose et à la chimère de l’Histoire.

Régis Debray ne se contente pas de pointer la responsabilité intellectuelle de Science Po et de l’Ena, qu’il voit comme des machines à acculturer les élites, dans cette dégradation : il date du 19 mai 1974, et donc de l’accession au pouvoir de Valery Giscard d’Estaing, la fin de l’ère chrétienne… Boutade bien dans sa manière. Il est vrai que dans le même élan, il juge « historique » le discours d’investiture du président Mitterrand pour sa mise en perspective de l’instant, la référence à Jaurès, la notion de troisième étape après le Front populaire et la Libération… Et pour cause : « C’est moi qui l’ai écrit ». Peut-être le sentiment de l’Histoire disparaît-il lorsque le passé devient le passé. Qu’il n’a plus de résonance avec le présent. Qu’il n’y a plus de transmission, l’épanouissement étant si individuel qu’on ne se sent plus tenu à un tout ou à un groupe. Ne reste plus alors qu’à attendre la résurrection du peuple français et du sentiment de filiation en lieu et place du culte de l’instant et des news, tel un Régis réconcilié avec Debray sous les auspices de Péguy pour qui  » la république, une et indivisible, est notre royaume de France ».

La nostalgie de l’Histoire, c’est celle d’un sentiment qui court de Chateaubriand à Malraux : on s’y sent tenu à une certaine idée providentielle de la France, quelque chose qu’on ne doit pas laisser passer. L’obligation d’être à la hauteur des circonstances, de ne pas rater le coche des grandes batailles, d’être là où ca se passe. Au risque de la vanité, de la forfanterie, de l’orgueil de celui qui veut bien être dans une cellule mais sur un théâtre. N’empêche, cette tension du présent, Debray la vit avec une mémoire anxieuse. C’est ainsi que, lorsqu’on est comme lui d’une génération (Paris, 1940) qui a eu la guerre d’Espagne comme berceau imaginaire, on ne répugne pas au « détournement d’historicité » en pratiquant « le salut par les vieux » (Vernant, Bourdet, Cordier, Crémieux-Brilhac) dans la pratique de ses amitiés.

Très sensible  (trop peut-être) à la connivence entre la chose littéraire et la chose historique, l’une analysée au prisme de l’autre et réciproquement, il estime qu’une société post-littéraire comme la nôtre ne serait plus une société historique. « Qui fait l’histoire doit l’écrire, et Mitterrand fut le dernier ». Fermez le ban. Ne reste plus qu’à rêver à l’autrefois, le chapitre consacré à sa visite au général De Gaulle, rêve récurrent tout de mégalomanie et d’autodérision, dû-t-il être pris au premier degré par nombre de lecteurs.

Stupéfié de l’inculture des princes qui nous gouvernent et de la médiocrité d’expression de nos parlementaires en regard de la richesse de langage d’un Clemenceau ou d’un Edgar Faure, il revendique sa nostalgie, tant pis si le constat engage à la mélancolie. Et Régis Debray de s’insurger aussitôt contre le cliché du réactionnaire tourné vers le passé : « La nostalgie est progressiste car elle nous pousse en avant. Je n’ai connu de révolutionnaires que nostalgiques ». Après tout, la fin d’un monde n’est pas la fin du monde. Avant, ce n’était pas mieux, c’était autrement. Régis Debray voudrait juste qu’il ne soit pas interdit de s’en souvenir.

(Photos Passou, illustration Anthony Russo)

Cette entrée a été publiée dans Essais, Histoire.

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commentaires

879 Réponses pour L’adieu à l’Histoire de Régis Debray

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 13 h 49 min

puissances qui sur la fin ( la destitution de BAA) sont en désaccord sauf si elles s’accordent à prendre dans un premier tant l’EI ce qui n’est pas sans difficultés puisque des groupes rebelles soutenant cette organisation sont visées par la Russie en premières cibles et soutenues par la Turquie qui elle-même fait partie de la coalition, parmi les exemples de complications qui tendent la toile géo-politique de ce côté du monde.

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 13 h 41 min

par descartes et comme les deux font la paire il n’est pas moins exclus qu’il serve de trait d’union entre ces grandes puissances militaires, sans cela nous nous verrons bien mal barrés et quoique l’état des choses suffisent à dores et déjà dresser un triste constat où des amis manqueraient.

Il faut le dire dit: 25 novembre 2015 à 12 h 56 min

Jc, de plus en plus enclin à comprendre les vieux communistes (cf Poutine) tente de nous faire oublier que le maître du Kremlin se rallie un peu plus chaque aux positions de Hollande concernant la lutte contre l’EI.
Il est fort ce Hollande.

Carmen Cita dit: 25 novembre 2015 à 12 h 03 min

Merci et bravo à Monsieur JC Résumons-Zeus-Descartes d’accueillir Monsieur P Assouline sur son blog, c’est vraiment très généreux

Miroir,, mon beau miroir... dit: 25 novembre 2015 à 11 h 58 min

« mes pauvres enfants! Mais vous ignorez tout de ce qu’est la littérature! On ne peut discuter de rien avec vous! »
Wiederganger

ZEUS..... dit: 25 novembre 2015 à 11 h 54 min

Pour quelle raison, chers Français, appelez vous « Occupation » l’aimable tentative teutonne de vous éviter le pire des communismes en bâtissant une Europe nouvelle, et « Vivre-Ensemble » une invasion non-européenne exécrable et criminelle …?

Ici, nous avons du mal à vous comprendre, nous autres Olympiens amusés…

Phil dit: 25 novembre 2015 à 11 h 44 min

vichyssois, vos objections de nauséabondisme sont bien notées.
Voyez dans la recommandation chardonnesque la prescription d’une littérature, pas moins buvable que les Champagnes des Allemands dans Paris en guerre, à destination des âmes de bonne volonté condamnées aux ondes voilées de franceculture.

ZEUS..... dit: 25 novembre 2015 à 11 h 32 min

Voyons, evidence, vous devriez savoir que la notion d’identité n’existe pas dans le monde numérique ludique ….

Résumons..... dit: 25 novembre 2015 à 11 h 27 min

Quittons nous sur une image gaie de la diplomatie française.

Notre Président, le Petit Bedonnant, dans le rôle de la boule de flipper… rebondissant de dirigeant en dirigeant … agitée, baladée, shootée, pour rien !

Juste pour jouer au chef de guerre et paix. Epais.

Résumons..... dit: 25 novembre 2015 à 11 h 12 min

TWEET TWEET
« La nave di Teseo (Le navire de Thésée), une nouvelle maison d’édition italienne, centrée sur le pognon d’Umberto Eco »

Heureuse nouvelle pour la pluralité des éditeurs chez notre sœur latine !

D. dit: 25 novembre 2015 à 10 h 52 min

Les conneries d’Arte à l’approche du « COP 21 » :

« Deviens un chef du climat,donne ton nom à une zone de pression »

Résumons..... dit: 25 novembre 2015 à 10 h 50 min

ELECTIONS REGIONALES PACA

Le Fan Club :
Marion je t’aime, Marion je t’adore,
Como la salsa del pomodoro.
Marion je t’aime, Marion je t’adore,
Como la salsa del pomodoro.

Chœur des Joyeux du Quartier Nord :
Ya Mustafa, ya Mustafa
Ana bahebbak, ya Mustafa
Sabaa senin fel Attarin,
Delwa’aty geina Chez Maxim

Le Fan Club :
Marion je t’aime, Marion je t’adore,
Como la salsa del pomodoro.
Marion je t’aime, Marion je t’adore,
Como la salsa del pomodoro.

Chœur des Joyeux du Quartier Nord :
Taala Ya Mustafa, ya ibn El Sarhan
Dit taamira agami we lef al giran
W amma yigi keifo keifo
Yeshrab ala keifo keifo

Phil dit: 25 novembre 2015 à 10 h 48 min

Merci Christiane pour le récit de vos revirements qui n’en sont pas. Chacun y trouve son bien littéraire, de Maritain à Jacob passant Bloy et Bloyé (Antoine) sans virer jusqu’à Sachs. C’est d’une époque où les imprécateurs savaient écrire, les socialistes aussi. En vérité, je vous le dis, Chardonne vous plairait.

William Legrand dit: 25 novembre 2015 à 10 h 00 min

9 h 07 : Madame Verniglian joyeuse commère de ce blog nous dit : « JC a choisi Marion, faut les voir à tous ses meetings le regard énamouré et la bave aux lèvres de concupiscence, toujours au premier rang a gueuler plus fort que les autres… mais il est dépité, car elle ne le regarde même pas, ce n’est pas son genre, elle n’aime pas les vioques ni les invertis sodomites

radioscopie dit: 25 novembre 2015 à 9 h 54 min

Il ne faut jamais désespérer de l’halieutique. Même un abonné de Midi olympique (sic) peut être appâté par Libé.

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 9 h 46 min

Pour en avoir le cœur net, il extraya le petit pois enfermé dans son crâne pour le glisser dans une urne électorale.

J’aurai mal raccordé les phrases de votre paragraphe, « s’ôta » si vous voulez ou si vous y lisez un allègement cependant j’imagine mal comment un homme même chirurgien doué pourrait s’opérer, de surcroît sans anesthésie pour extraire ne serait-ce qu’une métaphore de l’élément gênant ou du signe révélateur de l’amour d’une vie. A moins que vous tentiez de signifier une grande conscience à l’ouvrage mais telle ne peut pas être la lecture de votre petit texte en forme de conte qui rappelle la pub pour une eau minérale embouteillée de bleu. A moins, dernière hypothèse, que vous empruntiez un procédé à l’emploi dans le dernier Christine Angot.

Résumons..... dit: 25 novembre 2015 à 9 h 30 min

« Le public est invité à contribuer, en soumettant des disques «point rouge» à l’antenne de Radio Grenouille, la fréquence culturelle locale. Sur un mur de la Friche, les visiteurs pourront également mettre leur touche sur la grande «fresque aux points rouges», un manifeste visuel de 250 m2 créé en direct.

La peinture rouge est fournie. L’expression, elle, est libre. » (Libé à Marseille)

On ne rit pas…. !

Résumons..... dit: 25 novembre 2015 à 9 h 26 min

Monsieur Sant’Angelo, nous sommes tous de votre avis : il faut empêcher le cruel Sultan ERDOGAN, l’épouvantable tueur de Kurdes, l’ignoble Sarrazin, de transformer Hagia Sophia en mosquée !

REPRENONS CONSTANTINOPLE A CES MAUDITS OTTOMANS INFIDELES !

le pan' art de l' art dit: 25 novembre 2015 à 9 h 24 min

 » Tous affirment que «l’État et les collectivités territoriales ont le devoir de soutenir avec nous ces audaces afin que les générations futures puissent se nourrir de la libre créativité de leurs aînés en prolongeant l’élan». »

Cela est bien ambigu, radioscopie dit: 25 novembre 2015 à 7 h 29 min

Mais qui a choisi son  » grand frère »?
L’ élan des masses « encadré » par l’État, un déjà vieux refrain.
Est-ce vraiment le grand combat contre le FN?

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 novembre 2015 à 9 h 11 min


…diversions,!…encore,!…

…au faits,!…la Turquie se met en position de disparaître, comme elle se met,!…à se réchauffée nue,!…

…des signes avant-coureurs, de voir la cavalerie polonaise, sous d’autres versions,!…
…Bysance, Constantinople,!…enfin libérée de toutes ces têtes de Turcs,!…
…Conjectures, conjecture,!…la paix avant-coureurs,!…des bombardements massifs, des erreurs de plans de vols à crédits,!…pour mourir de joie,!…viva la moerte,!…
…en pantoufles le pouvoir terroriste,!…
…Méduse,!…en histoires,!…
…Napoléone, et ses Waterloo,!…
…combien pour perdre,!…blanc sec, au ballon rond,!…Ah,!Ah,!…etc,…

Résumons..... dit: 25 novembre 2015 à 9 h 07 min

Messieurs les erdéeliens, vous auriez une soirée à passer en tête à tête avec, soit Clopine, soit Marion, vous choisiriez laquelle de ces deux intellectuelles, la brune ou la blonde … ?

(…essayez d’être franc, une fois dans votre vie …)

ZEUS..... dit: 25 novembre 2015 à 8 h 58 min

« …tout ces présidents à se la jouer avec leurs couilles,!…les entretiens quotidiens,!… »

Notre cher Gianni Sant’Angelo semble porter un regard critique sur les efforts de paix, c’est à dire de guerre, des dirigeants politiques de la planète.

En ce qui concerne l’entretien journalier de leurs amygdales externes qui leur servent de hochet, nous ne pouvons qu’approuver cette hygiénique pratique…

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 novembre 2015 à 8 h 53 min


…des vies, perdues de vues,!…elles l’on chercher ailleurs,!…

…les valeurs de Crésus,!…& Midas,!…

…des grenats démantoïdes,!…une autre monnaie  » brute « ,…
…et dire, que c’est côté, au carat, il en faut cinq carat, pour faire un gramme,!…

…le flair, dans les achats de la conjecture,…gardons ce trésor,!…vendons autres choses,!…des deniers romains,!…
…des grecs de Sicile,…Non, trop rares, ses valeurs,!…encore un rien de diversions,!…
…des €uro,…pour lèche-culs d’états,!…aux pas pas de loies,!…
…la pourriture de la violence des riches aux pouvoirs,!…
…une partie de Casino Royal,!…
…un paquet de frittes, avec mayonnaise, une très bonne bière aussi,!…la Maes pils, & là je ne vous apprend rien,!…
…l’impact tarte à la crème,!…etc,!…
…tout ces présidents à se la jouer avec leurs couilles,!…les entretiens quotidiens,!…
…suivant l’Histoire de Régis Debray,!…les pauvres cons, de lèche-culs républicains,!…enfin, la lumière, sur l’obscurantisme intellectuel français,!…à Doxa H.L.M.,!…la vie de châteaux, aux herbes médicinales,!…
…etc,!…

radioscopie dit: 25 novembre 2015 à 8 h 42 min

Chaloux dit: 25 novembre 2015 à 8 h 27 min
Même le poisson mort proteste quand on l’enveloppe dans Libé.

Ah non, c’est terminé depuis que Harang l’a quitté.

roger dit: 25 novembre 2015 à 8 h 30 min

7h25 bérénice
« le joli minois »

elle est moche en fait, un sale gu.eule (et rappelle à jc le regard vide et le cou d’acier de vlavlad )

ZEUS..... dit: 25 novembre 2015 à 8 h 23 min

Quelle leçon d’humilité nous donne Radioscopie : il lit, et cite, ce torchon de Libération, tout juste bon à envelopper le poisson pas frais, un Joffrin à gueule plate par exemple…

radioscopie dit: 25 novembre 2015 à 8 h 19 min

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 8 h 03 min

« … injouable dans la partition un peu comme un véhicule s’enfoncerait dans l’ornière pour embourber le texte. »

Soit pour mon « extraya » de mauvais aloi. Il « s’ôta », si vous préférez, avec renvoi possible à son énorme sottise (l’ornière boueuse susmentionnée).

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 8 h 03 min

« il extraya » pour cette nouvelle toute fraîche manque d’élégance, il y a des verbes comme ça qui ont du mal à se conjuguer à tous les temps, ils se chargent d’une voyelle ou d’une sonorité qui les alourdit pour les rendre un peu ridicule, improbable, injouable dans la partition un peu comme un véhicule s’enfoncerait dans l’ornière pour embourber le texte.

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 7 h 56 min

Filochard, cela ne se pourra ni ne se produira car comme vous l’avez enregistré là où je vis, nous avons perdu la grande casserole ce qui outre l’immense désagrément d’en constater l’effacement de nos cieux ne manque pas de nous amuser puisqu’il faut pour continuer trouver à s’égayer de tout et n’importe quoi en conviant le voisinage s’il s’en trouve.

filochard dit: 25 novembre 2015 à 7 h 41 min

« Zeus, trouveriez-vous à peindre vos fantasmes d’homme sur le retour d’une couleur autre qu’un blond accentué que vous connaîtriez comme qui dirait une panne d’inspiration »

Forcément, Bérénice est brune et elle en pince pour Zeus. Elle se verrait bien en Callisto.

radioscopie dit: 25 novembre 2015 à 7 h 29 min

La Princesse au Petit Pois (qui n’aimait pas l’art contemporain)
Il était une fois un Dupont Lajoie qui voulait mettre au pouvoir une vraie princesse, mais qui n’en trouvait aucune. Un soir de ciel très brun, une princesse vint rôder autour du palais régional. Etait-elle celle que Dupont Lajoie avait tant attendue ? Pour en avoir le cœur net, il extraya le petit pois enfermé dans son crâne pour le glisser dans une urne électorale. Seule une véritable princesse serait capable d’y pousser, se dit-il. Une mise à l’épreuve décisive.

http://next.liberation.fr/arts/2015/11/24/l-art-contemporain-mobilise-contre-le-fn-a-marseille_1415719

bérénice dit: 25 novembre 2015 à 7 h 25 min

Zeus, trouveriez-vous à peindre vos fantasmes d’homme sur le retour d’une couleur autre qu’un blond accentué que vous connaîtriez comme qui dirait une panne d’inspiration. Ce serait rudement vide tout à coup autant que son intelligence à l’affût ne parvient à faire oublier les crocs sous le joli minois et comme dit le proverbe, qui montre les dents veut mordre.

ZEUS..... dit: 25 novembre 2015 à 6 h 56 min

Nos demi-dieux méditerranéens rêvent d’élections régionales toutes remportées par des clones de la divine Marion, gazelles aux muscles fessiers irréprochables, au sourire admirablement construit, à l’apparente froideur érogène…

Aaaaah ! Une blonde aux yeux clairs à la tête de chaque Région : le bonheur d’une France retrouvée !

Passou, un homme de goût, nous comprendra certainement. Et maintenant jogging !

ZEUS..... dit: 25 novembre 2015 à 6 h 44 min

CRECHE DE NOEL

Nous vous délivrons une information capitale concernant cette tradition populaire !

Sur les rivages du PACAland, lors de la Crèche Vivante du 24 décembre au soir, la Vierge Marie sera interprétée par Marion Maréchal, le père Joseph par Christian Estrosi, et le Petit Jésus par Jean Claude Gaudin qui réalise, là, une composition d’acteur tout à fait remarquable…

Quel merveilleux spectacle !

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 25 novembre 2015 à 0 h 48 min

bérénice 23 h 51

Ah, les muscles fessiers… Les danseurs de ballet, les joueurs de hockey posent les gestes qui entretiennent naturellement ces muscles si difficile à garder bien durs. Ce n’est évidemment pas pour tout le monde…

Sergio dit: 25 novembre 2015 à 0 h 02 min

D. dit: 24 novembre 2015 à 23 h 47 min
On peut s’assoir sur le porte-bagages.

L’agent il vient et il confisque tout…

Faut pas les aimer les agents comme dirait Meursault…

rose dit: 24 novembre 2015 à 23 h 53 min

bonsoir à tous R des liens
christiane dit: 24 novembre 2015 à 22 h 31 min

bien sûr que ce n’est pas si simple !
Il me semble que vous ne faites pas preuve de prosélytisme -jamais- mais que vous appliquez, de manière modeste, ce que la chrétienté nous a enseigné au cours de cette enfance dont il nous reste des bribes, des modèles, des enseignements.
A propos de l’enfance, dans Terre des hommes, il y a ce passage lumineux qui a servi de texte de brevet à la session de juin 2015, où le songe d’une pile de draps blancs au fond d’une vieille armoire le replonge dans les enchantements de sa mémoire ; et où les souvenirs de sa vieille maison entourée du parc -aujourd’hui musée de St Ex, près de Lyon, le galvanisent pour échapper au désert dans lequel son avion vient de s’écraser.
Je vous parle de St Ex parce qu’à mes yeux vous avez le goût des autres, et aussi immense respect pour autrui.
A vous lire, c’est chez moi la sainte Baume, je mets en lien chez vous immense douleur de l’insanité des hommes (au sens large du terme) et exaltation du divin à quoi correspond votre âme délicate.
C’est ainsi que de cette pince en tenailles, vous souffrez, parce que tiraillée, ou dans l’incompréhension.
Et c’est ainsi aussi que des rites vous avez conservé le quotidien, dans lequel vous prenez tant de temps à vous occuper d’autrui.
Comme le dit François, vous êtes loin des apparences et près de l’amour de dieu.

C’est ainsi que je vous vois ; c’est pour cela que, récemment, je vous ai souhaité le meilleur.
Qu’il vous arrive, quel qu’en soit le biais.

Bien cordialement christiane, à vous,

rose

bérénice dit: 24 novembre 2015 à 23 h 51 min

D si cela peut entretenir mes muscles fessiers, je ne dis pas non, après tout il faut à l’opportunité donner la fonction d’une séance de sport.

D. dit: 24 novembre 2015 à 23 h 49 min

J’ai précise avec variateur sachant qu’il sera indispensable pour monter les côtes avec vous sur le porte-bagages.

bérénice dit: 24 novembre 2015 à 23 h 49 min

Non mais quelle importance, je l’ai aperçu au volant de différents véhicules mais jamais certaine que ce fût lui. Tant pis, il ne me concerne pas, pas ce soir pour poser une limite car éloigné du sujet que nous propose Pierre Assouline. N’y revenons plus.

bérénice dit: 24 novembre 2015 à 23 h 42 min

Chaloux votre compagnie toujours me rassérène, c’est un onguent sur une blessure, rassurez vous, je vais bien.

bérénice dit: 24 novembre 2015 à 23 h 39 min

D je garde le souvenir d’une angoisse prégnante du seul voyage inter-planétaire qu’enfant il m’a été donnée de suivre, je ne suis pas très chaude pour ce genre d’aventure d’ailleurs je m’interroge sur une éventuelle hypothermie chronique concernant l’aventure en général alors peut-être devrai-je décider de terminer là dans l’immédiat car la vie est une grande aventure, chatoyante pour ne pas dire brûlante d’événements de rebondissements de surgissements quand tout n’est pas monotonement attendu et habituel.

D. dit: 24 novembre 2015 à 23 h 32 min

Bérénice, lorsqu’une nef venue de tout ailleurs viendra me chercher, accepterez-vous de me suivre ? Je veux une réponse franche et nette.

D. dit: 24 novembre 2015 à 23 h 29 min

Demain je vais vous faire des révélations inédites sur le devenir du monde. Je suis obligé pour cela d’attendre 10h 12.
Car 1+1+2 = 4
2+5 + 1+1 = 9
mercredi = 3ème jour de la semaine

4+9 = 4 et 4+3= 7, chiffre de la perfection.
Or ma révélation aura vocation d’être parfaite.
J’en ferai une plus que parfaite (8) le lendemain-même à l’heure qui conviendra (je ne l’ai pas encore calculée mais c’est prévu).

D. dit: 24 novembre 2015 à 23 h 23 min

Trenet avait du talent mais quel caractériel.
J’en connais un qui lui ressemble ici (sans grand talent, cependant).

Sergio dit: 24 novembre 2015 à 23 h 19 min

la vie dans les bois dit: 24 novembre 2015 à 21 h 01 min
est-ce qu’il y aurait un autre grand domaine oublié de l’algèbre ?

Ha mais je fais des revirements, moi aussi… Je voudrais inventer des mathématiques sans chiffres, purement topologiques ! Ca doit exister non ? Plus de base dix (doigts), plus de base deux (différence entre un et plusieurs), on ferait des graphiques mous, on vivrait dans des espaces de Riemann qui se compriment en respirant comme dans l’Arrache-coeur…

Euh chuis en retard mais c’est en rentrant, la porte était plus au même endroit…

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