de Pierre Assouline

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La République des livres
Rien du cinéma ne lui est étranger

Rien du cinéma ne lui est étranger

Désolé mais moi, j’aime lire les critiques, j’en ai besoin, j’y prends un plaisir certain, j’y trouve un intérêt inentamé quand bien même beaucoup seraient prévisibles à la longue, exaspérants de mauvaise foi, écoeurants de partialité. C’est aussi vrai pour les critiques littéraires que pour les critiques dramatiques, ou ceux qui exercent leur art (mais oui, c’est un art) dans la critique d’art, de photo ou de cinéma. Certains chez ces derniers, rares il est vrai, mériteraient vraiment d’être évoqués comme des « écrivains de cinéma », à l’égal de quelques scénaristes et dialoguistes, car ils nous offrent d’authentique morceaux de littérature sur les films et parfois à propos des films. Pour en juger, le recul des années est nécessaire. Une fois n’est pas coutume, on louera alors la recueil d’articles dans un livre. Deux viennent de paraître qui méritent toutes les louanges.

Michel Ciment (Paris, 1938), ce n’est pas seulement une plume (la revue Positif) mais une voix (Projection privée sur France-Culture et Le Masque et la plume sur France-Inter), organes auxquels il collabore sans discontinuer depuis des dizaines d’années ce qui est déjà la marque d’une fidélité sans faille. La plume et la voix se conjuguent dans l’esprit et le ton de ses livres consacrés à Elia Kazan, Jane Campion, Joseph Losey, Fritz Lang, John Boorman, Theo Angelopoulos, Stanley Kubrick, Francesco Rosi, une énumération qui dessine déjà l’arc-en-ciel de ses passions. Son dernier livre ne pouvait décemment s’intituler autrement que Une vie de cinéma (512 pages, 22 euros, Gallimard) car c’est bien de cela qu’il s’agit et uniquement de cela mais en sachant que dans « cela » il y a tout un monde qui excède le seul septième art- à feuilleter ici. Rien de ce qui touche au cinéma ne lui est étranger. Des dizaines de textes, des critiques bien sûr mais aussi des portraits en hommage, des entretiens, des rencontres, des reportages y sont colligés. Ils ont paru ces soixante dernières années principalement dans L’’Express, le Monde et surtout Positif. L’exercice n’est pas sans risque car s’y révèlent aussi les tics d’écriture, les répétitions, l’abus des mêmes formules (« Il fut un contemporain capital ») mais l’ensemble est suffisamment solide et passionnant pour que le lecteur en fasse fi.

Le livre s’ouvre sur plusieurs textes, longs et denses, qui constituent une réflexion sur la situation de la critique de cinéma dans la presse ou de ce qu’il en reste, le nivellement du goût, la confusion des valeurs, le refus des hiérarchies, l’établissement d’un canon pour juger. Michel Ciment est de ceux qui ont apporté leurs lettres de noblesse à la cinéphilie. Sauf qu’aujourd’hui on dirait un gros mot, une vieillerie quasi réactionnaire, un truc pour nostalgiques d’un improbable et mythique âge d’or du cinéma.

Je ne sais pas si c’était mieux avant mais grâce à Michel Ciment, certains vont découvrir que dans les années 70, un hebdomadaire comme L’Express pouvait l’envoyer sillonner l’URSS à la découverte du cinéma soviétique et lui donner un certain nombre de pages à son retour pour le raconter. Et récidiver peu après pour chanter haut et fort le génie comique et tragique de la comédie à l’italienne (Risi, Comencini, Scola, Monicelli …) avant que Fellini, si visionnaire alors que les studios de Cinecitta commençaient à péricliter, annonçait le triomphe à venir des effets spéciaux et d’un cinéma d’ingénieur. Bernard de Fallois l’avait devancé puisque dès 1960, dans la chute d’une critique de Pather Panchali, il louait à travers Satyajit Ray la beauté d’un cinéma qui dise le chant du monde « non pas le cinéma des géomètres et des savants, mais le cinéma sensible au cœur ».

La polémique ne l’effraie pas mais il ne la recherche pas. Son temps et l’espace qui lui est imparti, il préfère le consacrer à l’exercice d’admiration, ce qui ne surprendra que ceux qui croient encore que l’acte de critiquer est nécessairement négatif alors qu’il s’agit avant tout de porter un regard critique, d’analyser, déconstruire, mettre à nu. Il n’y a que lui pour remarquer que treize est un chiffre fatidique pour certains metteurs en scène, Orson Welles, Stanley Kubrick, Theo Angelopoulos qui ont chacun réalisé treize films. Il n’hésite pas non plus à nous raconter les coulisses de certains films mythiques. Comment ils se sont faits et comment ils ont failli se faire.

Ainsi Apocalypse Now dont il nous révèle en détail les trois versions différentes de la fin : dans celle diffusée à Cannes, Willard tue Kurtz et reste sur l’île ; dans une autre, Willard quitte l’île et ne donne pas par radio l’ordre d’exécuter les adorateurs de Kurtz ; enfin dans la troisième, tout s’embrase sur fond de bombardements. La première de ces versions était le choix du réalisateur (un métier dangereux selon Jeanne Moreau : « J’ai vu pleurer beaucoup de metteurs en scène »). Sa préférée mais il était bien le seul. A ses yeux, la fin décrétée par la compagnie sous la pression du public était un mensonge, mais comme ce mensonge était au fond à l’image de la guerre du Vietnam, il s’est résigné. L’important pour Coppola était que son propre message passe tel qu’il l’avait ressenti en lisant Cœur des ténèbres de Conrad : l’homme remonte le fleuve pour rencontrer l’autre versant de lui-même, il affronte sa propre dualité et l’ambiguïté de toute morale.

Dans un autre registre, le récit de ses réécritures du scénario de Paris brûle-t-il ? signé Gore Vidal est hilarant. Ailleurs on découvre les surprenantes compétence et érudition de Serge Gainsbourg en matière de technique cinématographique, son travail sur le cadre et ses traficotages de la bande-son, son goût des longues et courtes focales, des plongées et contre-plongées et, moins surprenant, les parallèles qu’il dresse en permanence entre le format des films et celui des tableaux. Les morceaux d’anthologie, brefs mais édifiants, ne manquent pas : le récit des épreuves subies par Marcel Ophuls pour la diffusion par les chaines de télévision de son documentaire maudit Memory of Justice sur les procès de Nuremberg et la question des crimes de guerre (1975)

Pas trop de « chef d’œuvre » sous sa plume, il ne galvaude pas contrairement à des critiques et des feuilles qui en découvrent toute l’année en moyenne un par semaine le mercredi. Ciment porte très haut des films comme Pastorale d’Otar Iosseliani pour ne citer que lui. Et puis il y a l’évocation des films auxquels vous avez échappé, les projets jamais réalisés dont des metteurs en scène sont ouverts en parlant avec lui : une adaptation des Affinités électives de Goethe par Coppola, un Robinson Crusoé réalisé par Serge Gainsbourg avec Christophe Lambert dans le rôle-titre, un Berlin Alexanderplatz adapté de Döblin par Fassbinder avec Gérard Depardieu et Jeanne Moreau…

Il a peu fréquenté les tournages, souvent une entourloupe d’attachée de presse qui permet au réalisateur de créer un contact personnel qui rend la critique plus difficile ensuite. On l’a donc peu aperçu sur les plateaux mais ceux où il a été, guidé par l’amitié où l’admiration, valaient vraiment d’enfreindre la règle : Monsieur Klein, Et la nave va, Hope and Glory, Le Fantôme de la liberté, After hours, Short Cuts… Celui du Christ s’est arrêté à Eboli est reproduit dans le livre. Il écrit certes pour être lu, il sait qu’il le sera mais s’efforce de n’en jamais tenir compte, de ne pas écrire pour un public supposé, comme y invitait sagement Max Ophuls : « A force de courir après le public, on finit par ne plus voir que son cul », conseil que tous les artistes gagneraient à méditer.

Ses interviews valent aussi par leur qualité de réécriture (le secret du genre qui s’apparente à l’art du montage cinématographique). Rendre l’oral lisible sans en trahir l’essentiel de l’esprit quitte à sacrifier un peu de la lettre. L’entretien avec Jean-Louis Trintignant (1994) est un modèle du genre. Lorsqu’on découvre les rôles qu’on lui a proposé et qu’il a refusé soit pour des problèmes d’agenda soit parce qu’il ne s’en sentait pas l(étoffe, ça fait rêver à ce que seraient devenus les films en question s’il avait accepté : le rôle du photographe halluciné à la fin d’Apocalypse Now, celui tenu par Truffaut dans Rencontres du troisième type, le principal rôle dans Le Dernier Tango à Paris et même Casanova dans le Casanova de Fellini !…

L’autre livre qui honore le métier de critique de cinéma, et qu’il convient de lire également en n’oubliant jamais que les films y sont jugés en leur temps et non précédés par leur légende comme c’est notre cas aujourd’hui avec les œuvres anciennes, c’est Chroniques cinématographiques (455 pages, 22 euros, Editions de Fallois) de Bernard de Fallois, un grand éditeur récemment disparu qui n’a jamais autant publié en tant qu’auteur depuis sa disparition. Sous l’éditeur dormait un écrivain prolifique qui attendait le grand saut (l’amateur de cirque en lui eut apprécié la métaphore) pour se révéler. Sous le pseudonyme de René Cortade cet homme à l’intelligence aigue, à la culture sans frontières, aussi proustien que simenonien, est demeuré jusqu’à la fin de sa longue et riche vie d’une curiosité que rien n’entamait. Pas celle d’un journaliste, ce qu’il n’est pas, mais d’un tempérament qui ne se refuse rien y compris le visionnage de nombre de films polonais ou russes en un temps, dans des feuilles et dans un milieu assez franco-français.

Il n’avait pas seulement le goût des autres mais de leurs œuvres. En lisant ses articles longtemps après, on n’a pourtant pas le sentiment, contrairement à l’impression ressentie à la lecture du recueil de Michel Ciment, qu’il était porté par l’admiration. Ses compte-rendu de projection (ici pas de reportages ni d’entretiens), parus une fois par semaine de 1959 à 1962 dans Arts puis dans le Nouveau Candide (pas très à gauche, l’un comme l’autre…), sont dans l’ensemble plutôt moqueurs, caustiques, corrosifs sinon négatifs voire hostiles. Un humour vache à base d’understatement. Les louanges s’en détachent naturellement tant elles sont rares. Le polémiste qui sommeille en lui ne se refuse pas les formules mais elles ne sont jamais gratuites – à quelques exceptions près où il se paie d’effets faciles qui ne veulent rien dire (« La Partie de campagne, le plus beau film réalisé par l’auteur parce que le seul qu’il n’a pas eu le temps de terminer »). Elles lui servent tant à dire son admiration pour un Alec Guinness, pour Viridiana de Bunuel ou pour la Dolce vita qu’il défend à Cannes contre une grande partie de la critique, qu’à démonter les contre-sens dans l’adaptation d’un grand roman à l’écran. D’ailleurs c’est souvent le cas puisque Fallois tient que ce genre d’entreprise est vain. S’agissant de son cher Marcel Aymé, il lui suffit de citer une extrait de la Jument verte («  Déodat marchait de son bon pas de facteur, les yeux bleus comme d’habitude ») pour assurer qu’un cinéaste peut tout transposer de cette phrase à l’exception de sa dimension exquise qui est le génie même du romancier : « comme d’habitude »….

Rien de systématique : il peut louer le René Clément de Plein soleil mais pas les « faux-pas » suivants. Rares sont ceux tels Jacques Becker (Le Trou) ou le scénariste Paul Gégauff dont il paraisse inconditionnel. Au passage, il donne en sus une très pertinente critique du livre en question (Un singe en hiver de Blondin à Verneuil, Léon Morin, prêtre de Beck à Melville ou encore le Dialogue des carmélites qui ne pouvait qu’être trahi par Bruckberger). En insistant bien sur un point : ce qui fait le prix de tels romans, auxquels les cinéastes se veulent fidèles dans les grandes lignes, se trouve justement dans les petites lignes sinon entre les lignes.

Godard n’est pas son cousin mais il n’en reconnaît pas moins dès son premier visionnage d’A bout de souffle à sa sortie (1960) que, si le film ne l’enthousiasme guère, il aura un jour valeur de document lorsque les historiens se pencheront sur la Nouvelle vague. Nombre d’articles recueillis là sont si fouillés qu’ils ont valeur de courts essais d’une grande clarté, sans la prétention universitaire à tout mettre en grille. Parfois, souvent même, ce sont de véritables exécutions. Dès la première phrase, très ramassée afin de mieux percuter l’objectif, tout est dit : « Preminger cherchait une idée : il n’a trouvé qu’une culotte » (à propos d’Autopsie d’un meurtre, 1959). On se dit qu’il se fait plaisir, s’offre un bon mot, on poursuit la lecture et on finit par se ranger à son argument premier tant la démonstration est implacable. Réussir à tout dire en une phrase n’est-il pas l’un des rêves de tout critique ?

« Roger Vadim est aujourd’hui le représentant de commerce le plus qualifié d’un produit très parisien : la pornographie intellectuelle » (à propos du Repos du guerrier, 1962)

Son art de la chute a parfois quelque chose d’assassin. Ainsi à propos de La Fille aux yeux d’or d’après la nouvelle de Balzac :

« Marie Laforêt n’est guère convaincante, et Paul Guers n’est guère convaincu. On les comprend. La Fille aux yeux d’or, ou Balzac, zéro, zéro, zéro, zéro ».

On  se dit alors qu’il a beau jeu de se moquer des « mots à l’emporte-film » d’un Michel Audiard. Avec L’Année dernière à Marienbad, écrit par Robbe-Grillet et réalisé par Resnais, une flèche suffit même si elle est argumentée sur quatre pages, le cas à chaque fois :

« Le sapeur Camembert a écrit le scénario, le savant Cosinus l’a mis en scène »

C’était dans les années 60, il y a des siècles. On roulait en Facel-Vega, on volait en Constellation. Sa cinéphilie ne sent pas le maniaque des fiches mais la réflexion sur tant et tant de films vus à l’aune d’un absolu de la création artistique. Encore que pour expliquer en quoi l’échec de Moderato Cantabile (1960) était prévisible, malgré Jeanne Moreau, Belmondo, Peter Brook, Marguerite Duras et Armand Thirard à la lumière, il recourt d’abord au bon sens :

« En additionnant les mérites, on ne multiplie pas les chances de succès, on les divise. On croit éviter la facilité, on y cède. On veut s’élever au-dessus du commerce, mais par des moyens qui sont encore ceux du commerce. Une esthétique de la quantité ».

Et Fallois de rappeler que le public n’ayant jamais tout à fait tort, les grands artistes sont ceux qui ne renoncent ni à eux-mêmes ni aux autres. Ses Chroniques cinématographiques (tiens ! des chroniques et non des critiques…) l’illustrent bien, même si il est souvent injuste, allant jusqu’à oublier de mentionner le nom de Leonard Bernstein tant il déteste la partition musicale de West Side Story alors que le film lui parait être « un admirable travail de cinéma »

« On ne va pas voir le film où joue Gabin, on va voir Gabin dans le film qu’il joue. Il impose son personnage avec tant de force qu’on s’occupe à peine des événements. Si le film est bon, tant mieux. S’il ne l’est pas, il y a quand même Gabin « (Le Rouge est mis, 1957)

C’est vif, élégant et d’une densité sans pareille. Et avec ça profond : il déconstruit, contextualise, effectue des rapprochements inédits, toutes choses au service d’un souci permanent de l’analyse d’un film. Un modèle de critique. Ce regard critique dégage un rythme, une cadence, un son et une liberté de l’esprit constitutifs d’une voix qui manque sérieusement de nos jours. Bien sûr sa propre formation (agrégé de Lettres, il avait été prof dans le secondaire avant de faire carrière dans l’édition), ses marottes et dilections (auteur du premier essai consacré à Simenon en 1961, il parvient à glisser son nom dans bon nombre de critiques sans que cela paraisse totalement justifié jusqu’à celui de Maigret dans la critique des Cavaliers de John Ford….)

Rarement un intellectuel, dont la critique de cinéma n’était pas le métier ni la vocation, aura noirci autant de papier pour explorer des personnages de celluloïd. Sa manière même de résumer l’histoire reflète déjà sa signature. Ainsi à propos de La Mort aux trousses/ North by Northwest d’Alfred Hitchcock :

« Son dernier film est une fugue, justement, l’histoire d’un homme qui en cherche un autre qui n’existe pas, tandis que le poursuivent la police et les malfaiteurs à la fois et qu’il ne comprend rien à ce qui lui arrive. Une idée qu’aurait eue Ionesco, et qui se développerait avec la précision, l’engrenage, la machinerie diabolique de Feydeau. Une histoire absurde, pleine de bruit et de fureur, racontée par un homme intelligent. »

Dans une remarquable indépendance d’esprit, il cherche le détail et le creuse, examine chaque personnage sans mépriser les rôles secondaires, les passe au crible. Il n’est pas dupe des faux grands films qui sont avant tout de vrais grands rôles (Le Général della Rovere). Tout pour l’analyse. C’est souvent éblouissant de grand style, d’ironie mordante, de profondeur et d’intelligence critique dans le constant souci de mettre à jour ce qu’un film dit d’autre que ce qu’il raconte. Qui écrit encore comme Michel Ciment et Bernard de Fallois dans la critique de cinéma ? Question de plume, de sens critique, de culture. On voit bien des critiques mais on ne distingue pas parmi eux des écrivains de cinéma. On n’est pas critique parce qu’on aime bien aller au cinéma, on n’est pas cinéphile parce qu’on a vu des films. Combien de jeunes chargés de rubrique dans les médias s’imaginent que le cinéma commence avec Mad Max ! Si la cinéphile se perd, ce dont tant de signaux attestent, c’est que les générations précédentes jouissaient de cinémathèques et de ciné-clubs de quartier, et surtout des vieux films du vendredi soir et du dimanche soir, rendez-vous rituels avec Claude-Jean Philippe et Patrick Brion. Il y a bien aujourd’hui des chaines spécialisées par abonnement mais, outre les moyens, encore faut-il avoir le désir et le goût d’y aller, ce qui ne va pas de soi lorsque nul ne vous y a incité. François Truffaut avait prévenu :

« Il faut s’habituer à l’idée que nous serons jugés par des gens qui n’auront jamais vu un film de Murnau ».

On y est, non ?

(Images extraites d' »Apocalypse Now », « La Dolce Vita », « Viradiana », « Le Christ s’est arrêté à Eboli », « Pather Panchali », « La mort aux trousses », Photos D.R.)

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commentaires

1 220 Réponses pour Rien du cinéma ne lui est étranger

Bérénice dit: à

Merci et alii pour votre explication. Ne pas remplacer la synthèse par l’addition , l’unité par l’analyse?

Bérénice dit: à

et à la séduction du mentir-vrai.

Il dit aussi que la scenarisation d’une telle horreur avec ce souci d’esthetiser pour la rendre visuellement acceptable risque d’atteindre un but qu’elle ne s’est pas fixé, à laquelle elle n’a pas pensé :habituer les hommes à l’horreur, à quoi ne s’habituent ils pas? Les images fabriquées ne devraient pas servir à cela et c’est aussi pour cela qu’il refuse que soient tournées ces scènes, leur préférant des images vraies qui ne feront appel qu’au travail de montage et au talent de l’assembleur pour atteindre le public. Ce génocide n’a pas à être artificiellement reconstitué en quelques bobines . Cette vérité ne peut être matière à fiction en quête d’authenticité sensationnelle.

et alii dit: à

David Lynch—best known as the mind behind seminal films such as Blue Velvet and Mulholland Drive, and the cult favorite-cum-mainstream-hit Twin Peaks—continues to show off his unconventional creative prowess in a solo exhibition, “Squeaky Flies in the Mud,” on view at New York’s Sperone Westwater through December 21, 2019.

“His transdisciplinary practice has always probed beneath the surface of American life. He seeks the normal in the abnormal,” Angela Westwater said to Artnet News. “Given today’s cultural and political climate in which skepticism has increased, I think his work is particularly relevant and resonant today.”
https://news.artnet.com/exhibitions/1710093-1710093?utm_content=from_artnetnews&utm_source=Sailthru&utm_medium=email&utm_campaign=EU%20November%2021%20AM&utm_term=New%20Euro%20%2B%20Newsletter%20List
bonne journée

Bérénice dit: à

Toute approche du fait cinématographique qui entreprend de substituer l’addition à la synthèse, l’analyse à l’unité, nous renvoie aussitôt à une rhétorique d’images qui n’a pas plus à voir avec le fait cinématographique que le dessin industriel avec le fait pictural .
Et alii, puisque vous y êtes, surement vais je passer pour une bécasse mais je rencontre une difficulte avec le verbe substituer. Pouvez vous reformuler ce passage ?

christiane dit: à

@Petit Rappel
J’ai passé la soirée à retrouver mes « traces » de lecture dans le bel essai de Carlo Ginzburg Le fil et les traces – Vrai faux fictif.
Justement à cause de la problématique que vous cernez dans ce commentaire : ce « cas typique noté par HP Eydoux, […] figurant dans un roman médiéval avec une toute autre affectation, ce qui a paradoxalement permis d’en reconstituer l’Histoire exacte. […]il ne s’ensuit pas que ces images là ne veulent rien dire.il faut simplement les décoder. »

Dans la préface C.G. écrit « Dans les romans médiévaux, il n’est pas impossible de trouver la trace de témoignages historiques involontaires sur les us et coutumes, en isolant des fragments de vérité à l’intérieur de la fiction. » Il cite alors Erich Auerbach qui anlyse des extraits de Voltaire et Stendhal « non pas comme des documents historiques, mais comme des textes imprégnés d’histoire. » et conclut : « La fiction nourrie d’histoire devient matière à réflexion historique. »
C’est ce que je voulais approcher dans les romans que je citais hier. Quand il écrit, à la fin de la préface : « le vrai n’est pas un point de départ mais un point d’arrivée » invitant chaque lecteur à « démêler cet entrelacement du vrai, du faux et du fictif qui forme la trame de notre présence au monde. »
(Je pense aussi au parcours risqué dans cet espace commentaire où les démonstrations un peu rapides dépendent de liens wiki ou d’assertions imprudemment vécues comme des vérités.)
Pourquoi cite-t-il dans le premier chapitre Bertold Brecht disant à son ami Walter Benjamin : « nous ne devons pas partir des bonnes choses passées mais des méchantes choses nouvelles. » ? (Propos rapportés par W.B. dans son essai sur Bertols Brecht.)

C’est vrai que d’un point de vue formel, « une affirmation fausse, une affirmation vraie et une affirmation inventée ne présentent aucune différence » !
Et je retrouve votre question plus ancienne dans notre discussion : « se demander comment nous percevons comme réels les évènements racontés dans un livre d’histoire. » ?

Les lisant, vous lisant, j’ai l’impression de cheminer aux côtés de Maigret ou du Père Brown et de les entendre formuler cette même question.

« Notre connaissance du passé est inévitablement incertaine, discontinue et lacunaire : fondée sur une masse de fragments et de ruines. » (p.60)
et page 229, les observations d’Eric Hobsbawm, célèbre historien britannique mort en 2012 à l’âge de 95 ans : « De plus en plus d’individus révisent ou réinventent l’histoire en fonction de leurs propres objectifs. Nous vivons une grande ère de mythologie historique. […] ce qui a été miné, c’est la conviction qu les recherches des historiens, reposant sur une cohérence logique et sur des preuves documentées reconnues par leur profession, doivent distinguer les faits et la fiction, ce qui est véritable et ce qui ne l’est pas, la réalité et nos désirs. »

Bon, je replonge dans le livre…

et alii dit: à

j’ai oublié les guillemets en citant, mais cela me sera pardonné

et alii dit: à

ou encore:
s. « Il est des choses,
avait écrit Rivette, qui doivent être abordées dans la crainte et le tremblement ; la mort en est une,
sans doute; et comment, au moment de filmer une chose aussi mystérieuse, ne pas se sentir un
imposteur ? » J’étais d’accord.

et alii dit: à

ou encore:
. Où finit l’évènement Où
est la cruauté ? Où commence l’obscénité et où finit la pornographie ? J

et alii dit: à

il y a matière à commenter pourtant des amorces de réponse aux questions posées sur ce blog:
par exemple:
Mais si « unique » et « entier » étaient encore de trop et si l’humanité n’héritait pas de la Shoah
comme de la métaphore de ce dont elle fut et reste capable, l’extermination des Juifs resterait une
histoire juive, puis – par ordre décroissant de culpabilité, par métonymie – une histoire très
allemande, pas mal française, arabe seulement par ricochet, très peu danoise et presque pas
bulgare. C’est à la possibilité de la métaphore que répondait, au cinéma, l’impératif « moderne »
de prononcer l’arrêt sur l’image et l’embargo sur la fiction. Histoire d’apprendre à raconter
autrement une autre histoire dont l’ « espèce humaine » serait le seul personnage et la première
anti-star. Histoire d’accoucher d’un autre cinéma, un cinéma « qui saurait » que rendre trop
tôt l’évènement à la fiction, c’est lui ôter son unicité, parce que la fiction est cette liberté qui émiette
et qui s’ouvre, par avance, à l’infini de la variante et à la séduction du mentir-vrai.

Bérénice dit: à

Rose, j’ai lu et relu le lien soumis par et alii, son point de vue est compréhensible, je n’ai pas vu ce film. Je soutiens difficilement ce genre , il rugirait devant certaines productions récentes, qu’elles soient cinématographiques ou littéraires. Je crois que des exemples de ce qui est fabriqué à partir de la shoah sont donnés dans un des articles. De l’horreur où qu’elle se soit produit on fait des films avec vraisemblablement plus ou moins de pertinence , de justesse, de pudeur. Je supporte de moins en moins ce qui a rapport avec une realité vécue quand elle est atroce, inhumaine, intolérable. Je suis adepte du cinema asiatique parce que tout semble invraisemblable dans l’hyperviolence. L’espionnage, les thrillers, la psychologie, les comtes, l’imaginaire, la fantaisie, le theatre filmé m’intéressent pareillement.

rose dit: à

Bérénice

Je n’ai pas compris non plus. Rivette dit que, avoir fait un long travelling, dans le film nommé Kapo, sur la.main d’Emmanuelle Riva qui meurt électrocutée sur un grillage barbelé, c’est l’abjection. Et que désormais, quiconque ne pense pas comme lui, il n’a rien à lui dire ni à partager avec lui.
En ce moment, deux théories s’affrontent sur ce blog privé de toute heure (et pire dans tous les billets ce qui rend incompréhensibles tous échanges) le silence a une vertu thérapeuthique, versus (où est-il ?) parler est salvateur. Les exemples donnés abondent l’un ou l’autre parti pris.
In fine, chacun est libre.

rose dit: à

Bérénice

Je dors comme un ange.
Hier soir, ma prof de gym se moque : regardez M. et son sourire béat, on ne saitnpas pourquoi.
Du tac au tac, ai répondu « je suis dans la béatitude. »
Voili, voilou. Ce matin, vers 3h 30, me suis payée le luxe de me rendormir. Rudes journées, beaucoup d’énergie requise, et je suis très lente. Je pense sortir d’un long coma. Ne le sais. Je le comprends ainsi. Je déteste que l’on me secoue. Comme si je sortais d’une longue hibernation. Nageant dans le bonheur, calme, sereine, fauchée, heureuse.

Cuisine : crêpe jambon, oeuf, gruyère. Vais éviter la béchamel mais essayer les champignons frais. Roquefort c’était une première, la crème fraîche adoucit, c’était bon.
Suzette, jamais essayé.
Souvenir mirifique au restau de la thalasso de Saint Malo, crêpe Suzette flambée.
En salive encore.

Plus tard, je voudrai avoir la classe. Pour m’habiller, je sais l’avoir chic et choc. Dans ma tête, c’est plus dur. Ma maman pourrait m’aider. Elle a beaucoup de classe.

Espère que votre chat ne se sauve plus et que vous allez retrouver votre mot de passe de sciences et vie. Saint Antoine.
Hier ma fille a retrouvé une clé tordue et rouillée.

Bérénice dit: à

Moullet , (et non Maillet.).
~ SD, définitif, catégorique , intransigeant.

Bérénice dit: à

Maillet Godard pour une même idée.
Serge Daney :

 » Au fil des années, en effet, « le travelling de Kapo » fut mon dogme portatif, l’axiome qui ne se discutait pas, le point limite de tout débat. Avec quiconque ne ressentirait pas immédiatement l’abjection du « travelling de Kapo », je n’aurais, définitivement, rien à voir, rien à partager[2]. »

Marie Sasseur dit: à

Je ne sais pas si l’histoire racontée dans ce film est fidèle à la réalité historique, mais il est passionnant, montrant l’évolution sociale des deux amis d’enfance.
« Cézanne et moi », 2016
https://youtu.be/dlUQf6vhu4Y

Bérénice dit: à

Du coup je ne sais plus si la morale est une affaire de travelling ou si le travelling est une affaire de morale, qui défend quoi, je m’en vais relire .

Bérénice dit: à

Pour dissiper un malentendu à propos de la brouille entre le peintre et l’ écrivain, quelques universitaires ont commis études et thèses. Certes, il y eut rupture, éloignement, Cezanne voyait son ami en ministre, en bourgeois.

https://books.openedition.org/purh/879?lang=fr

Marie Sasseur dit: à

Et Al, pour aller plus loin:

« Nuit et brouillard vs Kapo »

« Godard est sans doute l’un des premiers théoriciens du cinéma, depuis les considérations techniques et juridiques qui ont prévalu en 1945 lors de la projection des films sur l’ouverture des camps à Nuremberg, à vouloir définir et proposer une « morale » de la représentation de la mort de masse [31]. »

https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2011-2-page-211.htm

La première fois que j’ai entendu parler du film Kapo, c’était dans une conversation à propos de la date à laquelle le téléviseur était arrivé « à la maison  »
C’était le jour de la première diffusion grand public, du film Kapo.

Bérénice dit: à

Pour les crêpes, rose, je les prépare suzette, fourrée jambon, champignon frais, béchamel légère. Cela fait des années que je n’y ai pas pensé mais si vous voulez vous nourrir richement sans craindre l’embonpoint c’est un plat de saison, calories à gogo.

Marie Sasseur dit: à

Je ne sais pas si bloom , qui ne manque jamais de ressources, fussent-elles les plus improbables, pour nourrir sa haine recuite, du fonctionnaire français, mal dans sa peau de fonctionnaire français, prend bien la mesure du lieu où il milite pour censurer des peintres impressionnistes.

Dans au moins un musée parisien, il y a un livre à demeure dans la boutique.
Ce ne sera pas une insulte de le rappeler.
Si? Alors, c’est pour la grande gueule de bloom.

http://lemainelivres.blogs.lemainelibre.fr/pierre-assouline-l%E2%80%99impressionnisme-c%E2%80%99est-la-vie-30-12-2014-482

Bérénice dit: à

Rose, je regardais quelques extraits des films disponibles sur la toile des maîtres japonais. Quelle qualité d’image, quelle photo et une modernité à peine concevable pour un film datant de 1957. Je n’ai à mon actif d’amatrice que deux ou trois films de ces artistes , dont un, vu au cinéma Le familial à Reims ( comme toutes villes qui se respectent possédait une salle art et essai) qui nous venait de Chine ou du Japon, j’ai oublié le titre, l’auteur mais je conserve un souvenir intact de la beauté des prises de vue, de l’émotion suscitée par le film. En province ils sont inaccessibles, jamais programmés, il n’existe aucun lieu consacré à ce cinéma que je crois plus personne n’égale.

Marie Sasseur dit: à

@les RDLiens vont enfin comprendre ce qui
irrésistiblement
vous attire en ce lieu privilégié.

Rien d’autre que votre pseudo jeanmarie, et les commentaires politiques que vous signez ici. Doukipudonktan

rose dit: à

Comptez sur moi, et alii. Je vous ferai des crêpes, dont une roquefort/crème fraîche.

rose dit: à

Trouvé dans société tiret cezanne point fr
« , Zola construit le personnage d’un romancier idéal qu’il représente comme un observateur attentif de la réalité sociale de son temps, parcourant la grande ville en compagnie d’un ami qui lui est cher, un peintre. Ce romancier, écrit-il, serait « un témoin, dont on rencontrerait la figure, qui apparaîtrait trois ou quatre fois comme l’enregistreur, celui qui regarde et qui peindra ». Et il ajoute ces mots :

Lui donner un ami cher, un grand peintre, avec lequel on le rencontre toujours. Un peintre de la vie moderne, n’excluant pas le rêve. Et tous deux voyageant sans cesse ensemble, sans se parler, ou en échangeant des mots qui éclaireraient la situation. Résumer en eux l’effort littéraire et artistique de Paris, le continuel regard de l’écrivain et de l’artiste ouvert sur les hommes et sur les choses. Tous les deux donnés comme de grands travailleurs, s’enfermant impitoyablement pendant des journées, un peu solitaires, à l’écart des coteries. (Dossier préparatoire de Paris, Aix-en-Provence, Bibliothèque Méjanes, Mss. 1471, f°94-95) ».
Rajouter qu’Alexandrine revient de six semaines en Italie et que son mari est heureux de la retrouver.
Elle qui a perdu, ultérieurement son mari, et le monde un génie.

rose dit: à

Zola

Il est du naturalisme.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Naturalisme_(littérature)

Reviendrons dessus.
L’amitié du lycée à Aix en Provence,avec Cézanne y est peut-être pour quelque chose. Ou bien la profonde solitude du bonhomme. Imagine Zola bien plus affectueux que Cézanne, tendre est sa nuit.
Cézanne, tu lui enlèves ses pinceaux, il meurt. Zola est connecté avec le monde, les gens. Sa description de l’ascension sociale de Gervaise, ce métier de lavandière, celui de repasseuse, et blanchisseuse, bientôt tombés en déshérence, le banquet où tout craque, corsages généreux, peau de l’oie cuite à coeur, tout participe d’une profonde humanité.
Ils se sont pris de bec. Zola se serait réconcilié. Dans l’Oeuvre, on doit trouver la réponse.

Comme la compagne de Mélenchon à sa participation à la manif. décriée, peut être raison de sa participation.

rose dit: à

« Resnais avouera que, si tel film de la semaine intéresse en lui le spectateur, c’est cependant devant Antonioni qu’il a le sentiment de n’être qu’un amateur ; ainsi Truffaut parlerait-il sans doute de Renoir, Godard de Rossellini, Demyde Visconti ; et comme Cézanne, contre tous les journalistes et chroniqueurs, fut peu à peu imposé par les peintres, ainsi les cinéastes imposent-ils à l’histoire Murnau ou Mizoguchi… »

Oui.
La nouvelle vague, sur la grève, qui bloblotte et la paix des profondeurs.
Pas vu encore le travelling. Hier soir, le lien ne passait pas.
L’abjection de l’irracontable, la nécessité impérieuse du silence et/ou de ne pas montrer. Et pourtant la prison que cela constitue.

Bérénice dit: à

Récupération, est il indiqué or rien ne se produit, silence, absence informaticiens. Les photos toutes plus belles les unes que les autres ainsi que les articles indispensables à la survie en société , la notre, la votre, la leur resident dans le secret informatique, prisonniers de la technique et victimes de la memoire qui reclame un mot de passe, il y en a des monticules stockés ou épars , ou je l’ai fichu?

Bérénice dit: à

Qu’est-ce que j’en ai foutu, nom de D…

Bérénice dit: à

J’opterais plus volontiers pour la formule poignard encensoir, tant qu’à faire les choses y mettre de l’ordre, de la logique, de l’utilité.

Bérénice dit: à

D, oui à condition que vous retrouviez le mot de passe à mon abonnement sciences et vie.

Petit Rappel dit: à

Sacré flatteur, le père Ducasse, qui dans Poesies s’apprête à traiter Hugo de locomotive lancée à pleine vitesse sans qu’on puisse dire qu’il s’agisse d’un compliment
A ma connaissance, l’exemplaire de Maldoror ne figure pas dans l’inventaire Ecalle de la Bibliothèque de Guernesey ou me trompé-je? Ah ces hommes de lettres qui manient alternativement encensoir et poignard…
Bien à vous.
MC

Jean Langoncet dit: à

1983

Jean Langoncet dit: à

Memento

[Cette lettre, retrouvée en 1980 à Guernesey dans la maison de Victor Hugo, a été publiée pour la première fois en 1983 dans le Bulletin du Bibliophile par François Chapon et Jacqueline Lafargue.]

Paris, 10 novembre 1868

Monsieur,
Je vous envoie 2 exemplaires d’une brochure qui, pour des circonstances indépendantes de ma volonté, n’avait pas pu paraître au mois d’Août. Elle paraît maintenant chez deux libraires du boulevard, et je me suis décidé à écrire à une vingtaine de critiques, pour qu’ils en fassent la critique. Cependant au mois d’Août un journal, la Jeunesse, en avait parlé ! J’ai vu hier à la poste un gamin qui tenait l’Avenir National entre ses mains avec votre adresse et alors j’ai résolu de vous écrire. Il y a 3 semaines que j’ai remis le 2e chant à Mr Lacroix pour qu’il l’imprime avec le 1er. Je l’ai préféré aux autres, parce que j’avais vu votre buste dans sa librairie, et que je savais que c’était votre libraire Mais jusqu’ici il n’a pas eu le temps de voir mon manuscrit, parce qu’il est très occupé, me dit-il; et si vous vouliez m’écrire une lettre, je suis bien sûr qu’en la lui montrant, il se rendrait plus prompt et qu’il lirait le plus tôt possible les deux chants pour les faire imprimer. Depuis dix ans je nourris l’envie d’aller vous voir, mais je n’ai pas le sou.

Il y a 3 fautes d’imprimerie; les voici:
Page 7 ligne 10: Au lieu de: si ce n’est ces larmes il faut si ce n’est ses
Pag. 16 l.12: Mais l’homme lui est plus redoutable, il faut mais l’Océan
P. 28. l’antépénultième. Au lieu de il est brave il faut il est beau.

Voici mon adresse:
Mr Isidore Ducasse
rue Notre-Dame-des-Victoires,23
Hôtel: à l’union des nations
Vous ne sauriez croire combien vous rendriez un être humain heureux, si vous m’écriviez quelques mots. Me promettez-vous en outre un exemplaire de chacun des ouvrages que vous allez faire paraître au mois de Janvier ? Et maintenant, parvenu à la fin de ma lettre, je regarde mon audace avec plus de sang-froid, et je frémis de vous avoir écrit, moi qui ne suis encore rien dans ce siècle, tandis que vous, vous y êtes le Tout.

Isidore Ducasse

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Jean Langoncet dit: à

@ un refus de subvention du CNL qui interdisit sa parution

Dure est la censure dirait à compte d’auteur isidore ducasse

et alii dit: à

Cet article de Jacques Rivette constitue en quelque sorte l’aboutissement logique de la « Politique des auteurs » défendue par les Cahiers du cinéma, tout au long des années 1950. Par opposition à la culture intellectuelle dominante à l’époque, de « gauche » (progressiste, anti-américaine), il s’agissait pour les jeunes critiques de définir une approche spécifiquement cinématographique des films, fondée sur la « mise en scène » – en tant qu’elle serait le site essentiel de l’intelligence au cinéma et le mode d’expression par excellence de l' »auteur » de films[1].
Avec ce texte, critique acerbe du « Kapo » (1959) de Gillo Pontecorvo, Rivette applique la « politique des auteurs » au thème extrême de l’après-guerre (à la fois impossible cinématographique et horizon de référence) : les camps de concentration. La gravité du sujet implique la plus grande rigueur ; toute inconséquence de la « mise en scène » condamne le réalisateur au mépris : pour Rivette, Pontecorvo, incarnation du cinéaste drapé dans sa bonne conscience politique mais coupable formellement, trahit son inanité cinématographique.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est difficile, lorsqu’on entreprend un film sur un tel sujet (les camps de concentration[5]), de ne pas se poser certaines questions préalables ; mais tout se passe comme si, par incohérence, sottise ou lâcheté, Pontecorvo avait résolument négligé de se les poser.

Par exemple, celle du réalisme : pour de multiples raisons, faciles à comprendre, le réalisme absolu, ou ce qui peut en tenir lieu au cinéma, est ici impossible ; toute tentative dans cette direction est nécessairement inachevée (« donc immorale »), tout essai de reconstitution ou de maquillage dérisoire et grotesque, toute approche traditionnelle du « spectacle » relève du voyeurisme[6] et de la pornographie[7]. Le metteur en scène est tenu d’affadir, pour que ce qu’il ose présenter comme la « réalité » soit physiquement supportable par le spectateur, qui ne peut ensuite que conclure, peut-être inconsciemment, que, bien sûr, c’était pénible, ces Allemands, quels sauvages, mais somme tout pas intolérable, et qu’en étant bien sage, avec un peu d’astuce ou de patience, on devait pouvoir s’en tirer. En même temps, chacun s’habitue sournoisement à l’horreur, cela rentre peu à peu dans les mœurs, et fera bientôt partie du paysage mental de l’homme moderne ; qui pourra, la prochaine fois, s’étonner ou s’indigner de ce qui aura cessé en effet d’être choquant ?
http://simpleappareil.free.fr/lobservatoire/index.php?2009/02/24/62-de-l-abjection-jacques-rivette
bonsoir

D. dit: à

Qui est ce Boom qui détone ?

D. dit: à

Puis-je à présent vous appeler par votre prénom, Bérénice ?

Bérénice dit: à

Christiane, c’est un constat, l’analyse à froid d’une impossibilité de réparer le pont. Bien sûr que le fait de vieillir ne draine pas que des inconvénients, je suis d’accord avec vous.

Jean-Marie dit: à

MS.
il n’est pas trop tard
pour que vous appreniez
que Montretout est le cadre de vie
de J. Dujardin ! (le bien nommé)

les RDLiens vont enfin comprendre ce qui
irrésistiblement
vous attire en ce lieu privilégié

(si j’en vois passer d’autres…
je vous préviens)

Bérénice dit: à

Bloom, excusez.

Bérénice dit: à

Boom, Renato m’avait conseillé d’inspecter plus attentivement ces petits rats, sur certains tableaux c’est une misère avec ces personnages masculins dans le fond auxquels il serait loisible de prêter de troubles pensées.

et alii dit: à

Abrupt et lumineux, le texte de Rivette me permettait de mettre des mots sur ce visage-là de
l’abjection. Ma révolte avait trouvé des mots pour se dire. Mais il y avait plus. Il y avait que la
révolte s’accompagnait d’un sentiment moins clair et sans doute moins pur : la reconnaissance
soulagée d’acquérir ma première certitude de futur critique. Au fil des années, en effet, « le
travelling de Kapo » fut mon dogme portatif, l’axiome qui ne se discutait pas, le point-limite de
tout débat. Avec quiconque ne ressentirait pas immédiatement l’abjection du « travelling de Kapo
», je n’aurais, définitivement, rien à voir, rien à partager.

et alii dit: à

Au nombre des films que je n’ai jamais vus, il n’y a pas seulement Octobre, Le jour se lève ou
Bambi, il y a l’obscur Kapo. Film sur les camps de concentration, tourné en 1960 par l’Italien de
gauche Gillo Pontecorvo, Kapo ne fit pas date dans l’histoire du cinéma. Suis-je le seul, ne l’ayant
jamais vu, à ne l’avoir jamais oublié ? Car je n’ai pas vu Kapo et en même temps je l’ai vu. Je l’ai
vu parce que quelqu’un – avec des mots – me l’a montré. Ce film, dont le titre, tel un mot de passe,
accompagna ma vie de cinéma, je ne le connais qu’à travers un court texte : la critique qu’en fit
Jacques Rivette en juin 1961 dans les Cahiers du cinéma. C’était le numéro 120, l’article s’appelait
« De l’abjection », Rivette avait trente-trois ans et moi dix-sept. Je ne devais jamais avoir prononcé
le mot « abjection » de ma vie.
S.Daney
http://www.pileface.com/sollers/IMG/pdf/Le%20travelling%20de%20Kapo%20par%20Serge%20Daney.pdf

Bérénice dit: à

MS, votre argent et votre culture ne vous rendent pas plus ni moins borderline, c’est indulgent . Certains poseraient, s’ils étaient honnêtes, d’autres termes pour votre définition..

et alii dit: à

il avait continué à écrire, signant, en 1961, un des articles les plus célèbres de l’histoire de la cinéphilie française, devenu plus connu que le film qui en est l’objet et dont l’influence pèse encore sur notre regard sur des œuvres récentes: le texte dit du «travelling de Kapo».
http://www.slate.fr/story/113377/travelling-kapo-rivette-shoah

et alii dit: à

Le travelling de Kapo»: comment Rivette nous a fait réfléchir sur la Shoah au cinéma

Jean Langoncet dit: à

@Bloom dit: à

Des travaillistes aux impressionnistes, bel esprit de résistance et exemplaire manifestation de courage.

D. dit: à

Roman Polanski reste un grand cinéaste.
Pourquoi lui enlever ça ?
Céline, Morand, sont de grands écrivains.
Wagner est un grand musicien.
Qui peut prétendre le contraire ?

Bloom dit: à

Christiane, Philip Nord s’intéresse aux angles morts de l’histoire de France. Les gentils impressionnistes et leur maitrise sans égal des « vraies » couleurs, leur regard si fortement influencé par la photographie naissante, leurs sujets si « banals » mais si authentiques et beaux…Degas et ses danseuses: un grand peintre doublé d’un fieffé antisémite pas indifférent aux corps sveltes et mobiles des « petits rats »…

Le grand livre de Nord, tiré de sa thèse, The Politics of Resentment, consacré à l’activisme politico-syndical des petits commerçants à la fin du 19e qui devait sortir sous le titre « L’esprit boutiquier ». Las, il a été mal raccourci par son éditeur français, entrainant un refus de subvention du CNL qui interdisit sa parution. Bien dommage car toute une frange de la fange française y est magistralement évoquée.

Extrait de la 4e de couverture:
Historians’ previous explanations of shopkeeper discontent during the period have centered on the rise of the department store. In contrast, Nord shifts the locus of interpretation to the impact of Baron Haussmann’s rebuilding of Paris and the economic crisis of the 1880s on the Paris retail market. In addition, the author challenges the assumption that retailers’ protest translates directly into a politics of reaction. His interpretation is an example of social history at its best, and will appeal to those interested in France, social movements, and nineteenth-century Europe.

Available for the first time in paperback, this edition includes a new introduction by the author that discusses the book’s themes—politics of consumption, nationalism, anti-Semitism—in terms of current historiographical concerns. He also examines whether our own era is not one of political realignment with a potential for right-wing extremism.

et alii dit: à

nougaro
Sur l’écran noir de mes nuits blanches
Moi je me fais du cinéma
Sans pognon et sans caméra
Bardot peut partir en vacances:
Ma vedette, c’est toujours toi
Pour te dire que je t’aime, rien à faire, je flanche:
J’ai du cœur mais pas d’estomac
C’est pourquoi je prends ma revanche
Sur l’écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma
D’abord un gros plan sur tes hanches
Puis un travelling-panorama
Sur ta poitrine grand format
Voilà comment mon film commence
Souriant je m’avance vers toi
Un mètre quatre-vingts, des biceps plein les manches
Je crève l’écran de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma
Te voilà déjà dans mes bras
Le lit arrive en avalanche
Sur l’écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois
Je recommence la séquence
Où tu me tombes dans les bras

et alii dit: à

Le développement de l’art et de l’industrie cinématographiques s’est accompagné de la création d’un vocabulaire particulier qui déroute parfois jusqu’au spécialiste averti.
D’Aäton à Zoptic system, ce dictionnaire définit près de 2 000 termes techniques utilisés dans différents domaines du cinéma.
Chaque mot est replacé dans son contexte, illustré d’exemples et mis en relation avec d’autres. Cette 3e édition s’enrichit de nouvelles définitions sur les techniques numériques récentes. En fin d’ouvrage, un lexique anglais-français facilite en outre la consultation.
Un outil indispensable pour l’étudiant en cinéma et audiovisuel, le professionnel ou le cinéphile soucieux de mieux connaître son domaine de prédilection.
Dictionnaire technique du cinéma
Vincent Pinel
Christophe Pinel
01/06/2016

Marie Sasseur dit: à

La baudruche Polanski , artificiellement gonflee en France est en train de se dégonfler. Houston do you copy that.
21h16, le 20/11

Janssen J-J dit: à

Au loin les batailles…
oui, bien sûr, ch., au diable l’avarice et Javier Marias (d’un précédent post) l’avait bien senti dans son roman le plus difficile, dont le titre pastichait William :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Demain_dans_la_bataille_pense_à_moi
(juste une petite réf. culturelle ne porant pas à conséquence vu l’ampleur de l’actu au sujet des retraites et de l’état des ehpad, et de la santé mentale des harceleuses rivales en nuisettes sur le la Clément.

Janssen J-J dit: à

Vous avez évoqué un noble métier, D., et su en magnifier bien des dimensions, à l’époque de vos 20 ans. Ce que la rdl ne comprend pas, c’est pourquoi avoir cessé de l’exercer , Voilà 27 ans que je l’exerce et n’en puis plus. Qui va encore me donner une raison d’aimer nos aînés et d’en prendre soin tous les jours , sans avoir envie parfois de les brutaliser ? Agnès Buszin peut-être, ou la vieille maman de Manu Macron ? Rassurez nous un brin ? donnez nous un peu d’espoir… Rose, je compte toujours un peu sur vous. Dormez bien, avant tout, hein !… Que les miss bas bleus du blog ne vous empêchent pas.

Marie Sasseur dit: à

«Il y a deux ans, nous avons choisi de financer le nouveau film de Roman Polanski, s’est justifiée la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, car nous avons alors considéré qu’il n’y avait pas eu de grand film sur l’affaire Dreyfus. Je comprends l’émotion et l’interrogation que peut susciter cette décision, mais au-delà du symptôme que représente un réalisateur ou un film en particulier, c’est bien un système que nous devons interroger.»
Libé

Marie Sasseur dit: à

(voix off: il y a pénurie de viagra en pharmacie, à St Malo)

christiane dit: à

Janssen J-J dit: « Que m’apprenez-vous là sur emmanuel, ch. !? »
Oui, JJJ, il est un temps de douceur où il faut peser le moins possible sur ceux qui souffrent. Au loin les batailles…

christiane dit: à

@Bérénice dit: « La jeunesse passée, les femmes Ne sont plus que des vieilles choses et a passer sa vie en solitaire il me semble qu’on reste coincée ».
Vous êtes bien triste, Bérénice en écrivant ces mots et les suivants. Pourquoi faire une fixation sur « plaire ». Il existe des rapports d’amitié, d’estime réciproque qui sont d’autres chemins limineux même quans les corps sont fatigués. Je pense à J. de Romilly, à Borges perdant la vue et s’émerveillant d’entendre lectures et amis. Dictant, enregistrant.
La seule frontière irréversible est celle de la perte de conscience de soi et de l’autre (Certaines maladies…).
Le grand âge est celui de la réflexion, de la pensée, de la lecture infinie, de la lenteur consentie, de la décrispation, de la contemplation.

Marie Sasseur dit: à

Valérie Pécresse sur J’accuse, de Roman Polanski : « Si c’était à refaire, je ne financerais pas ce film »

christiane dit: à

OZYMANDIAS dit: « « La neige sur l’eau… Le silence sur le silence ».
Ça ressemble à un haïku japonais mais c’est du Renard, Jules Renard, tiré de son Journal. »
Magnifique et inattendu. J’ai aimé :
« le silence sur le silence » / « La pluie bat sur la pluie ».

et alii dit: à

info
Refuge est une revue savante bilingue qui publie des articles sur les enjeux se rapportant aux réfugiés et à la migration forcée grâce à des articles analytiques, de réflexion et d’examen sous diverses approches disciplinaires. Les numéros courants et les archives de cette revue sont offerts en libre accès.
https://mail.google.com/mail/u/0/#inbox/FMfcgxwGBmwFdpbZkvkRTwmWjxWHgzMV

et alii dit: à

Novembre est le mois national d’écriture de roman (NaNoWriMo)! Le projet de création littéraire, fondé aux États-Unis en 1999, est maintenant d’envergure internationale. Le défi : écrire un manuscrit de 50 000 mots en un mois! Cette année, le projet compte plus de 300 000 participants à travers le monde

OZYMANDIAS dit: à

« La neige sur l’eau… Le silence sur le silence ».
Ça ressemble à un haïku japonais mais c’est du Renard, Jules Renard, tiré de son Journal.
Français, tellement français, jusqu’au bout de l’oubli.

Marie Sasseur dit: à

« L’allégorie de la caverne (et non pas le mythe de la caverne comme on trouve parfois dit ou écrit) est une allégorie exposée par Platon dans le Livre VII de La République[1]. Elle met en scène des hommes enchaînés et immobilisés dans une « demeure souterraine », par opposition au « monde d’en haut », qui tournent le dos à l’entrée et ne voient que leurs ombres et celles projetées d’objets au loin derrière eux. Elle expose en termes imagés les conditions d’accession de l’homme à la connaissance du Bien, au sens métaphysique du terme, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance. »
Wiki

et alii dit: à

Nous recevons aujourd’hui Fabien Mauro, spécialiste du cinéma asiatique et du tokusatsu, il intervient régulièrement dans les revues L’Écran Fantastique, Otomo, G-Fan et Monster Attack Team, il est notamment l’auteur de Ishiro Honda : Humanisme Monstre, aux éditions Rouge Profond, 2018.
L’histoire sur grand écran (3/4)
Âges sombres et salles obscures
https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/lhistoire-sur-grand-ecran-34-ages-sombres-et-salles-obscures?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OpVgbqTOoeKQh7JKoFLC2fE&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=551625#xtor=EPR-2-%5BLaLettre20112019%5D

Marie Sasseur dit: à

Enfin, moi je peux témoigner, demain s’il le faut, qu’il y a une dizaine d’années, j’ai vu, oui j’ai vu, deachach, ni au ciné, ni à la télé, ni lu, des pensionnaires d’une maison de retraite, dont certains étaient rescapés des camps nazis, pauvres êtres, que personne ne venaient visiter.
Alors la kapo deachach, qu’elle arrête son cinema , j’en peux plus.

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…mercredi 20 novembre à 19 h 33 min…

…mes post(s) d’ hier;…vers 19 h 30 min,…sont enfin lisibles,…

…rien de nouveau,…avec  » internet  » j’ai trouver, que mon nom est très ancien,…même du  » von Sant’Angelo « , de presque 900 ans,…

…et, que, outre qu’il désigne une des plus prestigieuse famille italienne,…c’est aussi un nom qui est  » français « ,…

…il existe sous d’autres orthographes, aux états-unis d’Amérique et en Europe,…sans séparation de nom,…

…après,…les dinosaures, bien entendu,!…
…ça me fait, une belle jambe,!…etc, etc,!…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…

Marie Sasseur dit: à

Deachach a l’expiation ultime. Changer les couches.

Alors que chez les cathos, quand Jesus se fait laver les pieds, c’est amour pur.

DHH dit: à

un jeune allemand faisant la toilette d’ un vieillard dans un EHPAD israelien c’est la scene sur laquelle se termine le roman de Norman Manea :le retour du hooligan

Marie Sasseur dit: à

( voix off: La marginale en fin de droit, une affamée, est en train de pourrir un plan cul avec Edel, préparé de longue date, sur la plage pourrie de St Malo.)

Bérénice dit: à

Christiane, c’était une boutade mais elle en dit long . La jeunesse passée, les femmes Ne sont plus que des vieilles choses et a passer sa vie en solitaire il me semble qu’on reste coincée à L’age de l’échouage et comme il est lointain il n’est’évidemment plus d’actualite de pouvoir plaire à un homme qui aurait atteint l’âge où nous avons été laissée, quittée, abandonnée. Ce serait indécent , au mieux il nous prendrait comme un terrain d’expérience.

Marie Sasseur dit: à

jeanmarie est trop jeune pour avoir connu la civilisation des Sarrasins dans la grande banlieue de Montretout. Qui ont laissé un patrimoine architectural aussi.

Jean-Marie dit: à

à la Porte de la Chapelle
ou bientôt dans votre village

Jean-Marie dit: à

Bérénice, ne pas partir sans vous dire:

Le Danemark à un PIB autour de 35 semblable à la Suisse ou au Luxembourg. Quant tous les autres pays européens « riches » (scndinaves compris et USA/canada) ont autour de 20 à 25. Ce n’est donc pas du tout comparable !
De plus l’abaissement du temps de travail que vous préconisez a eu lieu chez Lego° et ce fut un échec !
C’est dire !!

(& si cette nuit vos rêves vous conduisaient par miracle, aux causes véritables du déclin français, et vers la Porte de la Chapelle, vous réveillant en sueur, ne croyait surtout pas à un cauchemar)

D. dit: à

…et pour payer ça, indigents, vous allez travailler 2 ans de plus pour percevoir 10 % de moins…

Mais tenez-vous bien, poyr vis 4nfznts et petits enfants, ce sera bien pire.
Eux seront devenus de véritables esclaves.
La détention d’un bien immobilier leur sera devenue rigoureusement impossible.
Oui je parle de vos enfants, à vous tous ici.
L’internationale mondialiste spoliatrice les aura réduits à l’esclavage. Il n’y aura plus qu’un jour de congé par semaine et pas le dimanche. Les congés payés seront de 2 semaines par an. Les journées seront de dix heures. Puis onze.
Ils iront acheter leurs fringues d’indigents au centre commercial Notre-Dame de Paris, avec sa terrasse panoramique rotative et son ascenseur-bulle ultra rapide qui monte dans la fameuse flèche en forme de tulipe.

Ils vous diront merci. Merci. Merci.
Votre postérité assurée à jamais dans le grand livre de l’Histoire.

Janssen J-J dit: à

Que m’apprenez-vous là sur emmanuel, ch. !? Je suis bien triste. Je n’oublierais jamais le moment où il LRL se fit rembarrer par un vieux thésard, GD,lors d’une soutenance d’histoire en Sorbonne, qui lui rétorqua que ses remarques étaient indigentes car lui, le thésard, il avait lu et assimilé toutes les entrées « histoire » de l’encyclopédia universalis. Qui etes-vous M. Ladurie, limité par vos objets, qui prétendez m’apprendre la profondeur de l’historicité du monde ?. POuvez-vous en dire autant ? » Le jury resta médusé par un tel aplomb, Emmanuel devint pâle comme un linge, on abrégea la séance en donnant son doctorat à l’impétrant, il n’y eut pas de petite sauterie, et sa femme, une maie, me dit alors : éils ne savaient pas qu’ils avaient affaire à un tueur ». Elle était fière de lui, et moi j’en avais honte. S’attaquer ainsi à un tel mandarin, mais où donc allait le monde ?… S’il dit que toutes les femmes sont belles, c’est qu’il ne traine plus sa valise lui-même à l’angle du métro des filles du calvaire. Au moins, ne doit-il plus nous faire pitié. Paix sur sa conscience.

Marie Sasseur dit: à

Arte est sur tous les fronts. Avant-hier, pas vu pour cause de l’amour lourd est dans le pré, ils passaient « djihadiste de père en fils ».
Pour ceux que ça intéresse, il y a aussi un replay.

Jean-Marie dit: à

Le Fig informe que 27 (vingt sept seulement !) femmes Yézidis viennent d’être accueillies à Orly, et sont déjà intégrées aux yeux de Macron (Ouf!)
Oui juste 27, mais avec « leurs enfants » (?) et sur un programme pré-établi d’une centaine ou plus (tj avec « leurs enfants » forcément). Resteront-elles lonely ? Oh ce serait affreux et inhumain. Heureusement Non car le regroupement familial euro-chiraquien (que d’aucuns imbéciles appellent le Gd Remplacement) veille à ce que tout le reste familial vienne au plus vite.
Si bien que comme dans le Cid, ils partirent… et arrivèrent au port en léger surnombre.

On peut d’abord se demander pourquoi déplacer ainsi des populations dont on nous dit qu’elles constituent dans l’héritage de Mithra et Zoroastre les plus lointaines origines de l’Iran (avant que les musulmans arrivent ; d’ailleurs M. Foucault dont qql’un a parlé, s’était précipité là-bas lors de la révolution, en croyant naîvement à une renaissance de cette source). Queue dit l’ONU, l’UNEsCO ? Quant à nous veut-on que l’Iran actuel, voire l’Irak, persiste ou change ? De sorte que, n’aurait-il pas mieux valu les y laisser demeurer, quitte à les protéger ? D’autant qu’on nous dit que le califat El aurait été enfin vaincu.

Mais après tout, il ne s’agit (pour l’instant) que de femmes et d’enfants… Qu’y-t-il donc à redouter ? Pourquoi laisser poindre ce qui pourrait tant soit peu, sembler, susciter, une légère, apparence, … d’animosité (Aieehhh

Notons d’abord que ces gens viennent avec leurs « coutumes » immatérielles mais si prégnantes (et bientôt avec leurs parents, proches ou éloignés bien plus quantifiables), et qu’évidemment ils ne parlent pas un mot de français et n’ont aucune ressource (déclarée du moins). Ö bien sûr il vont apprendre très vite à baragouiner (Blanquer se tourne vers les neuro-sciences pour syllaber en chantant, le niveau scolaire l’atteste chaque jour : 24/20 au bac et 110% de reçus; la réforme d’entrée aux gds écoles a été confiée à un amoureux du Foot). Mais encore; inextricablement mêlés aux Kurdes, auront-ils ou elles, la moindre raison de nous remercier de les avoir accueillis (est-ce eux d’ailleurs qui ont pu demander à venir ? ou qqls ONG ?), et nous remercier en français ou en gestes ? Ou plutôt n’auront-ils pas toutes les raisons de rejoindre illico le camp du combat « post-colonial », sachant que l’on a attaqué leur pays l’Irak (ou autre), qu’on les a abandonnés en Syrie, etc, etc… et puis qu’on va les « discriminer »
Et qui a vu en Suisse pays paisible et accueillant la sauvagerie des heurts entre kurdes et turcs, il est en effet bien légitime de s’inquiéter.

je file aux 3/8 pour leur retraite

Marie Sasseur dit: à

La recension chez les littéraires et poètes parisiens du XIXeme, entre dreyfusards et nationalistes et/ou antisémites, est pas mal non plus; cela dit ils se détestaient cordialement. Rien qu’à voir la visite de P. Valéry chez M.Schwob, qui en voyant une photo du colonel Picqart sur la cheminée ( j’suis pas sûre, c’était peut-être un bahut) lui dit très sincèrement qu’il ne pourra plus venir chez lui.

D. dit: à

30 milliards d’euros !
Vous l’avez cru ?!

Non…

C’est 100 milliards d’euros.

christiane dit: à

@Bloom
Merci. J’ignorais. Surprenant.

Bérénice dit: à

D, si l’on en croit les études, le Danemark détient le meilleur systeme de retraite qui soit. Ils partent cependant plus tard.
Le travail devenant une richesse, beaucoup n’y ont pas accès, pourquoi ne pas partager ce capital travail, réduire Le temps de travail afin de diminuer le nombre des sans emploi? D’autre part , nous manquons de main d’oeuvre qualifiee, aussi est il question de faciliter la migration des compétences manquantes. Ne pourrait on pas intensifier la formation des jeunes, les CFA confiés au patronat pourraient s’en occuper pour partie et pour l’avenir. Pour le reste, il est aussi établi que le pays manque d’attractivité: en cause les conditions salariales en ce qui concerne les très diplômés qui s’exportent et sinon pourquoi partiraient ils à l’étranger si ici les conditions offertes valaient les avantages qu’ils trouvent en Chine, en Corée du Sud, ailleurs? Notre jeunesse est elle irrécupérable , inutilisable, inemployable ? Si oui, pour quelles raisons .

christiane dit: à

Bérénice dit: « j’aime tant les hommes sur je n’ai pu me retenir d’acquérir une modeste reproduction du tableau( la décapitation). Il est entreposé dans la chambre d’ami, pour info. ».
Je ne pourrais dormir face à ce tableau magnifique tout en clair-obscur d’Artemisia Gentileschi tant il est violent et cru. Des rigoles de sang ruissellent du lit jusqu’au bas de la toile. Déterminée, Judith aidée de sa servante a décapité Holopherne pour sauver son peuple.
Artémisia a donné son visage à cette Judith et celui d’Agostino Tassi à Holopherne ce qui induit un rapport vengeur avec un souvenir terrible : le viol qu’elle a subi par Agostino Tassi.
Cette histoire biblique ?
Dans la ville de Béthulie assiégée par Holopherne et son armée, les habitants manquent d’eau et sont sur le point de se rendre lorsque la belle et courageuse Judith décide d’intervenir… Elle sort de la ville avec sa jeune servante, séduit Holopherne, l’enivre. Celui-ci s’endort. C’est alors qu’avec l’aide de sa servante, elle le décapite et emporte sa tête dans un sac. Au matin, l’armée ennemie, ayant perdu son chef, est vaincue par le peuple de Béthulie.
Eh bien, Bérénice, drôle de choix pour accueillir vos amis…

D. dit: à

30 milliards donnés aux (grandes) entreprises il y a dix ans pour le CICE, qui est un échec.

Ils n’en donneront pas un dixième seulement pour rendre les gens moins pauvres. Pas un dixième.

C’est pourtant 30 milliards générés par le travail. Même pas un dixième ne viendra annuellement dans les caisses de retraite.

Marie Sasseur dit: à

Expiation , suite.

D’ailleurs, hier, sur Arte, il y avait un docu, qui tombe pile poil dans le sujet Deachach,  » une enfance à l’extreme-droite ».
On y voyait ( vite fait car j’etais pas dipo)des schleuhs , entre 40 et 50 ans, totalement zen expliquer pourquoi, grâce a leur papy, ils étaient devenus fachos non repentants. Il y avait même un dessin animé pour mal-comprenantes.
C’est en replay.

https://www.arte.tv/fr/videos/066288-000-A/une-enfance-a-l-extreme-droite/

Moi, je regrette un peu que Delaporte ne vienne plus animer tout ce raout « expiatoire », avec Ulrike. Au moins, on rigolait bien.

D. dit: à

C’est semer les germes de la guerre civile.
Le communautarisme assumé (« le voile n’est pas mon affaire ») et l’appauvrissement des populations déjà partiellement indigentes, tout autant hypocritement assumé, c’est semer dans le futur jardin de la guerre civile, qu’il ne faut pas souhaiter, mais, qui s’annonce de plus en plus inéluctable.

Bloom dit: à

Recension dans la « Revue d’histoire du 19e siècle » de Les impressionnistes et la politique, ouvrage de Philip Nord, professeur à Princeton, traduit chez Tallandier:

« Degas sympathisa avec les antisémites et Cézanne avec les catholiques traditionalistes. Monet et Pissarro, à l’opposé, se mirent à fréquenter les cercles de gauche, tendance républicaine pour Monet, tendance franchement anarchiste pour Pissarro » (p. 110). Quant à l’affaire Dreyfus, elle fit exploser le groupe en deux camps ennemis : Cassatt, Monet et Pissarro pour Dreyfus ; Cézanne, Degas et Renoir contre. Les dissensions ne firent que s’accentuer ensuite : Monet s’intéressa à la révolution russe, Cassatt au droit de vote des femmes, Degas au nationalisme de l’Action française.

D. dit: à

Et sachant que les salaires des jeunes, ne permettent pas, pour la plupart, d’épargner autre chose que des clopinettes, que les produits financiers dans risque et si possible défiscaliséss, ne rapportent pour ainsi dire rien, nous observons la fabrication de la pauvreté, brique après brique.
C’est à dire exactement le contraire de « la prise de conscience » d’il y a un an faisant suite aux très graves troubles quasi-insurrectionnels qui avaient alors secoué notre pays.

Pourquoi, électeurs, vous obstiner ainsi dans l’erreur grossière ?

christiane dit: à

@JJJ
un extrait de l’article de Nina Sorel paru dans le mensuel Historia n°782 daté de février 2012

« Sur son bureau, une quinzaine de capuchons orphelins. Un peu plus loin, un pot à crayons remplis de feutres noirs, puis des feutres encore plus épais, vestiges d’une époque révolue. Longtemps, Emmanuel Le Roy Ladurie a perdu ses stylos, y compris son très beau Montblanc. Aujourd’hui, à 82 ans, il ne voit plus bien. Atteint de DMLA dégénérescence maculaire liée à l’âge, il est contraint de dicter ses textes au magnétophone ou à un interlocuteur patient. Phrase après phrase, il fait répéter, raturer, jusqu’à trouver le mot juste. Daniel Rousseau, son coauteur pour Les Fluctuations du climat. De l’an mil à aujourd’hui, s’est prêté à l’exercice, avec une immense patience. « Le seul avantage de cette maladie, contre laquelle la médecine ne peut rien, ironise Emmanuel Le Roy Ladurie, c’est qu’à présent, toutes les femmes sont belles !»

Bérénice dit: à

Que pour sur, dans la chambre ( au cas où l’on ait encore envie de me violer). L’age aidant, je ne pense pas néanmoins éveiller de tels desseins.

Bérénice dit: à

Christiane, j’aime tant les hommes sur je n’ai pu me retenir d’acquérir une modeste reproduction du tableau( la décapitation). Il est entreposé la chambre d’ami, pour info.

Bérénice dit: à

Trois points indexés sur le pib, avec ça vous pourrez même vous offrir un camembert en promotion.

renato dit: à

Les ravioli ne sont pas un produit à conserver longtemps, il vaut mieux les confectionner soi même — ce n’est pas difficile ; ou bien les acheter chez un bon artisan.

christiane dit: à

Gisèle
chouette ! Salomé passe sur Mezzo à 12h30 lundi 25 novembre. (Mise en scène Ivo Van Hove – enregistré à Amsterdam le 27 juin 2017).

Synopsis pour Bérénice
« La nuit, sur une terrasse du palais, Salomé, belle-fille d’Hérode, entend le prophète Jochanaan. Elle parvient à convaincre les gardes de le faire sortir afin de le voir. Elle en tombe amoureuse, Narraboth ne peut supporter la scène et se tue à l’aide d’un poignard. Hérode, Hérodias et la Cour sortent sur la terrasse. Ils y trouvent Salomé et le cadavre de Narraboth… »

Je pense à « Judith décapitant Holopherne » pour le tableau d’Artemisia Gentileschi.
https://www.beauxarts.com/expos/ca-va-mieux-en-le-peignant-le-judith-et-holopherne-dartemisia/
Mais je n’ai pas encore vu « Salomé »…

Bérénice dit: à

D, des comptables ont compté et ont conclu à une dévalorisation des retraites grâce à ce systeme revolutionnaire.cela arrangera les affaires des compagnies d’épargne, d’assurances, les banques, c’est certain mais pas les comptes des futurs retraites.Tout est fait , prévu pour que les salariés contractent des assurances pour pallier au manque à gagner. Il leur faudra epargner dés leur entrée dans la vie active. A moins d’être un cadre supérieur, ils n’auront pas d’autres alternatives sauf à souhaiter en baver encore un peu plus pour finir en beauté. De plus les vies de travail sont de moins en moins linéaires sur de nombreux secteurs.

Bérénice dit: à

Ozy, où avez vous volé ces vers ?

Bérénice dit: à

D, désolée mais je n’y étais point, mon yatch en panne entre deux iles du Dodecanese . Un panorama fantastique mais pour la correspondance , vous repasserez.

christiane dit: à

OZYMANDIAS dit: « La neige sur l’eau… Le silence sur le silence. »

« Les feuilles qui tombent
s’amassent l’une sur l’autre
la pluie bat sur la pluie » (Gyôdai)

Marie Sasseur dit: à

Merci de rien.
On peut voir « l’expiation » un soir sur deux, sur Arte.

D. dit: à

J’aimerais que vous temoigniiiez de davantage de confiance en le gouvernement du président que vous avez élu, Bérénice.

et alii dit: à

journal israelien:

AVR 14, 2017, 5:26
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veillez à nous le signaler.
Alors que nous sommes au cœur de la Pâque juive, qu’une campagne électorale surréaliste se déroule en France, que la xénophobie et l’antisémitisme renaissent de leurs cendres non éteintes, que le négationnisme à propos de la Shoah reprend sans honte du service, j’aimerais pouvoir vous dire que le printemps éclate et réchauffe nos sens engourdis par des mois d’hibernation.

Hélas je ne le peux pas et je m’en veux de rompre – aussi peu que ce soit – la règle que je m’étais imposée de ne pas entrer dans le débat (le déballage ?) politique actuel. Je ne le fais que parce que l’heure l’impose alors que déjà, en 2012, 13,5 % de l’électorat juif s’était porté sur Marine Le Pen (moyenne nationale : 17,90 %). Également parce que la perspective d’un second tour inquiétant commande à l’ensemble de la communauté nationale de se ressaisir.

Mais, pour ce faire, j’emprunterai une voie plutôt porteuse d’espérance, comme l’indique le titre de cette réflexion. De quoi s’agit-il ? D’un phénomène mis au jour depuis quelques années par différents médias qui nous interpelle et nous émeut au plus haut point, celui de descendants directs de hauts responsables nazis installés en Israël : certains s’y sont convertis au judaïsme, d’autres pas, mais tous affirment que ce faisant, ils essayent de réparer à leur échelle un crime sans nom, un monde abîmé par leurs grands-pères ou grands oncles, qu’ils aient été aux commandes du IIIème Reich, ou simples exécutants.

Quelques exemples extraits d’un article de Noémie Grynberg à propos d’un documentaire passé récemment sur FR3 et intitulé : « L’héritage infernal – descendants de nazis » de Marie-Pierre Raimbault et Michael Grynszpan.

Je la cite : « En 2006, parait dans la presse israélienne un article annonçant que le petit-fils du neveu d’Hitler étudie dans une yeshiva à Jérusalem. La nouvelle fait grand bruit. Elle interpelle : existe-t-il d’autres descendants de hauts dignitaires nazis vivant en Israël ou convertis au judaïsme ? Ce phénomène est-il marginal ou dénote-t-il une démarche plus vaste ? Et surtout, pour quelle raison ? […] Comment expliquer que la petite-fille de Magda Goebbels, femme de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande sous le Troisième Reich, se soit convertie au judaïsme de même que Katherine Himmler, petite nièce d’Heinrich Himmler, chef suprême des SS, qui a épousé un juif israélien ? […] Ou encore Mathias Goering, petit-fils d’Herman Göring, numéro 2 du parti nazi, et responsable de la solution finale. Il vit désormais en Suisse, s’interroge sur son ‘’infernal héritage’’, sa responsabilité. Pourquoi est-il né dans cette famille ? Quel besoin comble-t-il dans son cheminement vers le judaïsme ? Une révélation mystique l’a mis sur le chemin du judaïsme et de la Torah. Il effectue régulièrement des voyages en Israël et pense se convertir d’ici 3 ans maximum. Selon lui, la voie vers la Torah reste
indépendante du passé. Ils représentent deux choses différentes car la Torah répond seulement aux questions théologiques. Allant au bout de sa démarche, à Jérusalem, Matthias Göring rencontre même un survivant de la Shoah et se lie avec lui d’une profonde amitié. Emouvant face à face entre descendant de bourreau et rescapé. »

Je pensais à ces hommes et ces femmes au destin tellement imprévisible lorsque nous étions attablés autour de la lecture de la Haggadah lundi et mardi soir derniers. Notamment quand il est écrit : (Exode 13:14)
Lorsque ton fils t’interrogera demain en disant : qu’est-ce que cela ? » Oui, le temps est venu où les descendants de ces criminels contre l’humanité interpellent, par-delà trois générations, leurs aïeux : מה זאת (ma-zoth), « qu’est-ce que cela, qu’avez-vous fait ? »

Ils demandent des comptes et, ne pouvant obtenir de réponse, ils ont décidé de partager le destin des survivants de l’Holocauste perpétré par leurs parents. Quel ne serait pas l’étonnement de leurs bourreaux d’ancêtres de voir leurs lointains descendants ayant rejoint les rangs de ces hommes et femmes qu’ils appelaient dédaigneusement des untermenschen, des sous-hommes, pour ne pas dire des poux, voire des « pièces ». –
pourtant, toutes les familles de nazis n’étaient pas homogènes dans leur comportement moral et leurs choix politiques. Ainsi, le Figaro du 13 mars 2013 nous apprend que Yad Vashem (le musée et les archives de la Shoah à Jérusalem) a ouvert un dossier pour attribuer à Albert Goering, frère du sinistre Herman Goering, numéro 2 du régime nazi, après Hitler, inventeur de la « solution finale », chantre de l’aryanisation de l’Allemagne, la médaille des Justes de l’Etat d’Israël qui, rappelons-le, honore les non-juifs qui, au péril de leur vie, ont sauvé un ou plusieurs Juifs durant la guerre !
En effet, il apparaît que cet Albert Goering, qui nourrissait une aversion maladive pour l’idéologie nazie, a sauvé de nombreux dissidents politiques ainsi que des Juifs. Usant de son statut de frère du redoutable Goering, il a effectivement sauvé de la déportation ou du meurtre de très nombreux juifs, allant jusqu’à signer de son nom (donc de celui de son frère !) un faux ordre de faire libérer les passagers de huit camions de Juifs détenus au camp de Theresienstadt, soi-disant destinés à l’usine Skoda de Tchécoslovaquie dont il était le directeur, mais qu’en fait il fit libérer à l’abri du danger. A chacune de ses actions, voire de ses provocations (comme de se joindre aux Juifs de Vienne que les nazis obligeaient à nettoyer les rues à la brosse à dents), la police le relâchait dès qu’elle voyait ses papiers et à qui elle avait affaire. C’est cette protection assurée en haut-lieu qui fait hésiter Yad Vashem, car il ne peut être affirmé que ce bon Goering ait risqué sa vie en sauvant des Juifs !
https://frblogs.timesofisrael.com/des-nazis-effaces-de-la-memoire-par-leurs-descendants/

Jean-Marie dit: à

Sinon pour D
plutôt que les Buitoni

pour une fois
le Biggest Mac
avec la rappeuse Lizzo
huit fois…

D. dit: à

Le fond de pension, ce n’est qu’un peu de râpé supplementaire sur les raviolis, Bérénice. On peu totalement s’en passer.
Le système à points sera gagnant pour tout le monde. Cela a été écrit, vous ne pouvez pas dire le contraire.

Janssen J-J dit: à

J’ai toujours trouvé peu probante, voire tendancieuse et courroucée la thèse d’ELRL dédiée à la longévité de l amilitartisation plutôt que de la curialisation de la société de St Simon, par laquelle il prétendait faire la peau à celle de Norbert Elias sur la civilisation des meoeurs? J’aurais beaucoup d’arguments à faire valoir à l’appui de mes dires, Mais, à l’ehure qu’il est, 17.56, il faut songer à nous rendre à la soupe aux raviolis de Charenton s/ Seine.

christiane dit: à

@frantz dit: « Montaillou… » n’est pas un roman ! Le Roy Ladurie est un ( grand) historien. »
Joie ! alors c’est un historien qui écrit merveilleusement, comme un romancier !

christiane dit: à

@et alii dit: « Montaillou… qui vous dit qu’il ne l’a pas lu? »
supposition peut-être erronée, vous avez raison. Et vous, l’avez vous lu ?

D. dit: à

Non, Bérénice, nous y serons tous gagnants, le gouvernement l’a dit. Vous semblez bien peu informée. C’est un système à points où tout le monde y gagnera, et notamment parce que la valeur du point sera indexée sur le PIB.

Jean-Marie dit: à

Quoi qu’il en soit…
néanmoins !

Etes-vous sûre qu’avec Migdal,
les 400
ne vont pas nous refaire le coup des Sudètes ??

christiane dit: à

gisèle,
joie de vous lire. Je n’ai pas vu le ballet que vous m’aviez signalé (« Gisèle ») car il était diffusé sur Mezzo Live que je ne reçois pas (je n’ai que Mezzo !)
Bienvenue à la « minuscule petite fille qui est née ».
Vous fûtes Lola/ Gisèle/ Olga mais les 3 n’écrivaient pas tout à fait de la même façon…
La retransmission de «Salomé» de Richard Strauss, avec une distribution remarquable sera-t-elle accessible sur Mezzo ? Je vais chercher. Vous écrivez que « La scène finale est digne de Artemisia Gentileschi ». Voilà qui est passionnant.

Vous êtes donc plongée dans le très long roman : le rêve dans le pavillon rouge et ceci « dans une édition superbe reliée à la japonaise ». Ce XVIIIe siècle en Chine vous passionne donc toujours.
Je lis cet extrait sur un site internet : « Lorsque l’inexactitude est prise pour vérité, alors la vérité devient l’inexactitude. »
(Voilà une pensée que je garde pour mon échange avec ce fin lettré qu’est M.Court.)
Pour vous rejoindre :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=26&v=G3j6nnGB79Q&feature=emb_title
Est-ce cette édition ?

A vous aussi : « Joyeux frimas, belles découvertes et à beaucoup plus tard. »

et alii dit: à

Christiane, « Montaillou…
qui vous dit qu’il ne l’a pas lu?

et alii dit: à

merci des références JDD et parisien qui ne simplifient pas les réactions des enfants

Janssen J-J dit: à

Le « romancier » Emmanuel LRL… saurait-on mieux dire aujourd’hui ?
Il s’est ressaisi à la denriure minute tetit rappel, le robot. Je venais de vous adreser un long message en citant vos autres initiales, et il l’a shinté… Sachez qui’l était fort bienveillant avec un peu de piment sur Zozol. Derniere org.asme du robot avant sa crevaison finale ?

frantz dit: à

Christiane, « Montaillou… » n’est pas un roman ! Le Roy Ladurie est un ( grand) historien.

et alii dit: à

Descendants de nazis : l’héritage infernal DVD
Michaël Grynszpan Marie-Pierre Raimbault (réalisateur (s)) Paru le 1 juillet 2014
ce qui intéresse les jeunes?
dans l’article du parisien cité par exemple:
A l’université, la jeune femme est saisie d’une soif de connaissance : comprendre par quels mécanismes Hitler était « entré dans la tête » de son grand-père.

OZYMANDIAS dit: à

La neige sur l’eau… Le silence sur le silence.

Jean-Marie dit: à

DHH dit à

Zola est un très grand écrivain…
———————————-
Nul doute!
Plus de cinq briques de 2000 seite dans La Pléiade !!
Mais pour revenir (pour partie seulement) à ce que j’ai pu dire précédemment : pourquoi cette extraordinaire lucidité, acuité, prémonition et autres sur les mutations, transformations,… sociétales, qu’après tout des milliers de personnes ont pu évoquer de façon bien moins littéraire mais pas moins vasouillarde, oui comment Zola exceptionnel visionnaire en tout, pourfendeur des injustices innommables, a -t-il pu, emporté par son substrat de pensée, se tromper (entre autres choses…) se tromper à ce point sur Cézanne !? (c’est à dire rejoindre la cohorte de ceux qui le dénigraient sauvagement, et de nos jours font semblant de le comprendre).
Car Cézanne ce n’est point le bistrot du coin qui ferme, l’usine qui fume ou le gamin qui a faim. Cézanne c’est au regard de la France (n’en déplaise à l’extrême droite qui – mais avec Zola, et Francastel etc… tout de même- l’aura toujours rejeté, Cézanne c’est précisément un équivalent Descartes ! Un repère incontournable au milieu des siècles passés et à venir.

De là à penser à la métaphysique, c’est à dire au cheminement du sensible à l’intelligible courant de l’un à l’autre, nous obligerait à comprendre Zola dans ce niveau intuitif ouvert à tout un chacun avec juste un stylo un feuille de papier et peut-être un pyjama pour seul bagage (dixit AN; mais j’ajoute avec qqls relations aussi), bien loin d’une vue claire sur tout, et en tout cas nous interdirait de voir en lui un gars qui jamais, ne se serait complètement et gravement trompé.

Oh je sais : J’abuse !

christiane dit: à

@MC dit: « Pour le coup, Christiane, c’est l’Arche de Noé! » ou La Nef des fous… Ou la Tour de Babel… L’Inventaire le trouve dans l’immanence.
L’art n’est-il pas d’abord une confrontation de l’homme avec la mort. Osmose entre les mots et les images… Dialogues avec un objet avec lequel nous entrons en résonance.

Nous aurions pu nous rencontrer sur la lecture d’un livre qui m’avait passionnée Montaillou, village occitan de 1294 à 1324 d’Emmanuel Le Roy Ladurie. Le romancier s’était appuyé sur une extraordinaire enquête de Jacques Fournier, évêque fureteur qui tenta de déterrer les secrets d’un petit village de l’Ariège au XIVe siècle, pris dans la tourmente de l’inquisition. Villageois suspectés d’être d’obédience cathare, longuement interrogés par le tribunal. Tous ces propos échangés durant la durée de l’enquête, l’évêque les consigna consciencieusement dans les registres d’Inquisition et E. Le Roy Ladurie s’en empara pour écrire ce roman. Une sorte de micro-histoire qui aurait plu à Carlo Ginzburg !

Bérénice dit: à

Artemisia, pour quel tableau? Danae sous une pluie d’or ?

gisèle dit: à

Christiane, ici, où je suis, il est 17h et ça caille sec, ou plutôt pluvieux. C’est par hasard que je découvre votre post, il est en tête. Dans 1h, je suis à la gare;Une minuscule petite fille est née,loin d’ici.J’y vole. N’oubliez pas que je fus Lola, me dédoublai en Gisèle/Olga . Les 3 en Une qui aime les pantalons à pinces mais n’est point transgenre et n’en voit pas l’idée poindre à l’horizon.
Il y a sur Mezzo la retransmission de « Salomé » de Richard Strauss, avec une distribution remarquable. La scène finale est digne de Artemisia Gentileschi.
Je suis plongée et emporte avec moi « le rêve dans le pavillon rouge » édition superbe reliée à la japonaise. Noël avant l’heure….
Joyeux frimas, belles découvertes et à beaucoup plus tard.

Marie Sasseur dit: à

@Quoi qu’il en soit.

« On estime à quelque 400, les Allemands — convertis ou non — qui ont fait le choix de venir s’installer, après-guerre, dans l’Etat juif. Le fils d’un Waffen-SS est même devenu un rabbin éminent de Jérusalem. En Israël, on les nomme les « repentants » (« tikoun »)*. Descendants de nazis, ou citoyens honteux du passé de leur pays, ils partagent tous le désir profond de « réparer ». Dans le nord du pays, un village, Migdal, est ainsi devenu le foyer d’une quinzaine de familles allemandes désirant couper les ponts avec un germanisme qui a engendré Adolf Hitler. »
Le Parisien

Jazzi dit: à

C’est plutôt la barque pour traverser le Styx, MC !

DHH dit: à

@MC
je partage votre sentiment sur le docteur Pascal et comme vous je trouve ridicule cette approche scientifique maladroite de l’heredité qui est le fil rouge qui relie les Rougon-Maquart en une saga intergénérationnelle
on peut toujours trouver des scories dans une œuvre immense dont on retiendra l’exceptionnemlle qualité litteraire
on pourrait même si on voulait lui chercher des poux faire a l’auteur de j’accuse un procès pour antisémitisme parce qu’il ne craint pas en toute innocence selon l’air du remps de de reprendre a son compte dans l »argent » les pires stéréotypes alors en circulation sur les juifs

Bérénice dit: à

D, ce que vous dites à propos de la retraite à points est faux, tout le monde y perdra : entrevoir de dix á vingt% de moins . A terme ce système poussera les salariés à devoir cotiser volontairement pour des fonds de pension , de plus qui pourra s’offrir une carrière complète sans periode d’inactivite, le chômage touche majoritairement les jeunes de 20 à 30 ans et les seniors ce qui signifie que de plus en plus de gens n’auront pas de retraite suffisante . L’Allemagne, en phare éclaireur vient de repousser l’age de départ à 67 ans. Pays le plus riche d’Europe, à qui profite l’argent. Aux USA les vieux pauvres cumulent les petits boulots.

christiane dit: à

Ah, M.Court,
racontez encore.
« Second degré: on cherche à comprendre le pourquoi. On regarde le profil de la personne, et les traditions qui l’entourent dans une terre en voie de rechristianisation mais ou demeure pas mal de paganisme. On s’aperçoit alors que se mêlent ici deux croyances contaminées, celle de l’Enfer liquide ou la Banshee, ou ce qui en tient lieu ici, peut seule descendre, et la mystique chrétienne d’intercession. Et il est intéressant de voir que la première croyance sert ici, par un renversement, de vestibule à la seconde. »
Dire que écrivant à JJJ, je m’enfonçais dans la contemplation du triptyque de Jérôme Bosch… Nos imaginaires étaient en phase…
Je me souviens de silences de lecture, tournant les pages du conte du Graal ou du roman de Perceval, ou de celles de Tristan et Iseult, des fabliaux et contes moraux du Moyen Age, de L’œuvre au noir de Yourcenar… J’allais de rêve en rêve tandis que vous puisiez des documents rares, témoins du réel.
Qui dit que deux lignes parallèles ne se rencontrent jamais ? Et le ruban de Möbius, alors ?

et alii dit: à

Deachach elle est pour
quoi qu’il en soit, il y a des enquêtes psychologiques en ISRAEL aussi et qui sont un jour reprises dans des études ,confrontées etc

MC dit: à

Pour le coup, Christiane, c’est l’Arche de Noé!

Marie Sasseur dit: à

Deachach elle est pour l’expiation à coup de savate, et ça marche, voir la conversion des p’tits à goering, himmler, goebels, tous convertis au kibboutz, lol.

christiane dit: à

Magnifique tableau Janssen J-J, digne du « Jardin des Délices » de Jérôme Bosch, volets ouverts puis volets fermés sur un trou noir digne d’un Soulages pétrifiant, (« La création du monde » devenant la fin d’un monde.) sauf à méditer devant le panneau de droite « L’Enfer » où le noir s’impose.
Et vous, où êtes-vous ? Parti à la recherche de Lavande, de Gisèle, Annelise, de Vedo, Alexia, Lola, Olga, Julie, Mme Michu, Daaphnée, Laura delair, Anna Fort, l’ombelle des talus, la reine des chats, de Phil, de Raymond, du duc de Bellerente, de C.P., d’hamlet, Renato, de Giovanni Sant’Angelo, de Widergänger, de x, William, Jibé, de Polémikoeur, de Bouguereau, de Marcel/Jean, de Jacques Chesnel, de Sergio et de MàC, Ueda… et JC et De nota et François Delpa et P comme Paris ?
120 personnages à retrouver et l’éternité pour se souvenir…

et alii dit: à

nécessairement mus par une volonté d’expiation d’une faute commise
je me demande si vous ne simplifiez pas la psychologie des protagonistes

Petit Rappel dit: à

Christiane un cas typique noté par HP Eydoux, grand érudit ès monuments, d’un édifice très ancien, ruiné, figurant dans un roman médiéval avec une toute autre affectation, ce qui a paradoxalement permis d’en reconstituer l’Histoire exacte. Dans le cas présent, le document, un roman, fournit une interprétation d’un autre document, l’édifice, interprétation à partir de laquelle on peut arriver à une élucidation partielle de son histoire; quelque chose comme quand a-t-il été ruiné? Ce genre de situation fait tout le piquant de la recherche.
Imaginez ce que peut donner une phrase « c a passé la nuit dans un étang à endurer pour l’enfant de Madame de X. »
Premier degré récit parfaitement légendaire. on ne connait pas de femme-poisson, on évacue. position défendable d’historien rassis et logique.
Second degré: on cherche à comprendre le pourquoi. On regarde le profil de la personne, et les traditions qui l’entourent dans une terre en voie de rechristianisation mais ou demeure pas mal de paganisme. On s’aperçoit alors que se mêlent ici deux croyances contaminées, celle de l’Enfer liquide ou la Banshee, ou ce qui en tient lieu ici, peut seule descendre, et la mystique chrétienne d’intercession. Et il est intéressant e voir que la première croyance sert ici , par un renversement, de vestibule à la seconde.
Les catégories de vrai et de faux n’ont en effet peut-être plus de sens dans la mesure ou la personne parle par images, mais il ne s’ensuit pas que ces images là ne veulent rien dire.il faut simplement les décoder. Voila.
Bien à vous.
MC

DHH dit: à

@ ce que vous avez fait à 20 ans represente en Allemagne une forme de service civique ouvert aux jeunes
il consiste a passer un an dans un EPHAD israélien a prendre soin de vieillards survivants de la Shoah. Que le gouvernement ait instauré cette mesure et qu’elle interesse des jeunes d’aujourd’hui , nécessairement mus par une volonté d’expiation d’une faute commise par leurs grands parents montre a l’évidence que l’Allemagne n’est pas encore en paix avec ce passé

MC dit: à

D, le robot censure de manière irrégulière mais fréquente nom, prénom, et initiales de votre serviteur. le robot ne tolère que Petit Rappel…Mais chut!

MC dit: à

DHH, il a connu la misère jeune et ceci peut expliquer cela. il faudrait aussi parler de son positivisme idiot -héritage de son passage chez Hachette?- qui culmine dans Le Docteur Pascal. Un ratage mémorable qui clot hélas le cycle. Sans parler des trois « Evangiles » qui suivent. le meilleur de Zola est en amont de ce coté Pontife façon Tolstoï laic, quoi qu’on puisse penser de la justesse de son combat.

D. dit: à

Toujours est-il que les trop petites retraites sont du fait des régimes spéciaux. C’est totalement évident. Heureusement un système plus avantageux sera bientôt mis en place. Il se basera sur des points qui auront une valeur indexée sur le PIB. Tout le monde y gagnera.

D. dit: à

Qu’est-ce qui est passé, Monsieur Court ?

D. dit: à

Enfin je ne suis pas là pour raconter ma vie.
Mais ce fut l’un des moments les plus agréables de ma vie. Etonnement. Je m’en étonne moi-même.

MC dit: à

Tiens, pour une fois c’est passé!

D. dit: à

On s’inquiète moins quand on est jeune. C’est une évidence, et c’est à la fois hormonal et du fait que l’on a pas encore trop vécu de mauvaises choses, plus la plus grande curiosité des choses nouvelles.

Pour faire ce métier il faut aussi de la force physique et pas de problèmes de dos.
C’est une évidence. On ne peut pas tout le temps utiliser du matériel de levage pour faire passer un pensionnaire grabataire du lit au fauteuil et vice-versa. Il faut être capable de le faire sans l’outil et en toute sécurité cependant. Pas toujours facile à 55 ans.

Marie Sasseur dit: à

#Et au risque de dire les conneries(sic) que MS ne manquera pas de relever .

Pas le temps! plat, insipide, va bien pour les segpa sur le trottoir.

MC dit: à

jolie charge, JJJ!
(Voyons si le robot a la bonté d’accepter un autre signature que Petit Rappel!)

DHH dit: à

Je n’ai pas eu la precocité intellectuelle de Marie Sasseur qui lisait Zola à 12 ans
je l’ai lu plus tard mais à ce jour, probablement comme la majorité des fidèles du blog j’ai presque tout lu de cette œuvre
Et au risque de dire les conneries(sic) que MS ne manquera pas de relever voici les impressions générales que j’en tire
ZOLA est aussi un très grand écrivain en ce qu’il est le premier à enraciner ses romans dans une réalité économique cernée dans toute la vérité de son fonctionnement , qu’il analyse en spécialiste et même en visionnaire, tant il perçoit les effets à long terme des mutations que vit la France du second Empire et de la troisième république naissante , quand toutes les structures sont remises en question dans une société bouleversée par la révolution industrielle
On pense d’abord à « Germinal » bien sûr qui propose une vision globale, aux échos pour nous marxistes, du monde de la mine, de sa réalité matérielle de son fonctionnement de sa hiérarchie et de l’esclavage qu’y subissent des familles entières dont on accapare la plus-value qu’elles créent
Mais Germinal n’est à cet égard qu’un exemple parmi d’autres dans une œuvre littéraire monumentale où de roman en roman ZOLA balaie avec un regard de professionnel tous les secteurs de la vie économique
Avec « La Terre » où sa description visionnaire du monde rural met en évidence les menaces qui pèsent sur son modèle économique, et donne à comprendre la faute politique de Méline qui en cherchant à protéger ce modèle a pris les mesures malthusiennes dont les effets délétères affectent encore aujourd’hui l’agriculture française
Avec sa description dans « l’Argent de l’éclosion de la finance moderne » où tout est nouveau, bourses, sociétés par actions, émissions obligataires et où manque encore une régulation qui en atténuera les remous, évitera les catastrophes qu’elle suscite, empêchera les magouilles autour des obligations pourries, et protègera un peu les « ‘monsieur GOGO »
Avec l’analyse de la spéculation immobilière frénétique générée par le séisme haussmannien et les coups tordus qui l’accompagnent : corruption, délits d’initiés, hommes de paille, et aussi les fortunes trop rapides et fragiles qui en résultent C’est la « Curée »
Avec son observation minutieuse de la montée en puissance du chemin de fer qui génère un « monde du rail »,avec sa grammaire sociale propre qu’il fait vivre dans la » Bête Humaine »
Avec l’essor des grands magasins qui grignotent le petit commerce dans « Pot bouille « et « le Bonheur de dames » et dont il explique que la rentabilité est fondée sur la rapidité d’écoulement des marchandises, ce qui permet de réaliser un chiffre d’affaires important avec un fonds de roulement réduit et de rester rentable avec de faibles marges qui éliminent la concurrence
Cette lucidité du regard de Zola sur les ressorts de la vie économique nourrit une perception fine des ravages moraux et des drames sociaux suscités par ces mutations trop rapides et c’est ce qui constitue la trame romanesque de l’œuvre
Description réaliste de la misère morale et matérielle des mineurs ; alcoolisme et dépravation qui rongent le monde ouvrier parisien, Luxe ostentatoire des nouveaux riches et vie dissolue qui l’accompagne, Exode rural douloureux pour le petit peuple rural broyé par son exil dans la capitale, exploité dans des emplois pénibles et peu payés : ouvriers, demoiselles de magasins et bonnes à tout faire que guette la tentation de la prostitution

Chlo&Sèv dit: à

– Non c’est pas par Daphnis
mais t’occupes Janz<<<<

Chloé.

# pour le reste, Clopine s'émeut qu'on puisse nier =les femmes en tant que sujets= au point de les…
[sous le corollaire de La Domination masculine vécue et explicitée maintes fois)

# mais comment ne pas voir, que c'est le Féminisme qui inévitablement dans sa tendance, en se gendrant ou se gendérisant, sans s'empêcher de se racialiser sacrément, ne devait pas manquer de déconstruire l'identité et la naturalité de La Femme. Ce qui veut dire qu'après le "On ne naît pas femme on le devient." de Beauvoir, et que l'on s'efforcerait de faire dans une libération, c'est la catégorie Femme elle-même, en tant que sujet du Féminisme, qui allait se voir suspectée d'avoir été produite et constituée dans des structures de pouvoir, telles que celles juridiques des Droits de l'Homme et du Citoyen, au moyen desquelles le Mouvement des Femmes paradoxalement n'aurait fait que cherché et ne se serait efforcé jusqu'alors de s'auto-émanciper.
De La Domination masculine de Bourdieu, le féminisme en est venu ainsi, avec les régimes Pouvoirs/Savoirs de Foucault qui constituent de nos jours le BaBa universitaire sur les deux rives de l'Atlantique, à genrer le Féminisme -c'est à dire remettre en cause la sexualité binaire ou hétéronormativité (y compris bisexuelle) et même la naturalité du sexe et du corps- et alors inexorablement à dé-gendré si je puis me permettre et si vous me suivez, ou plus exactement à voir un "trouble dans le Genre" (Judith Butler) jusqu'à ne plus concevoir la Libération, comme ne pouvant plus passer et délibérément que par la subversion; la simple transgression.
A savoir celle d'une "humanité monstrueuse" ou l'humain devienne étranger à lui-même (à sa norme); toujours Butler dans Undoing Gender, et chez J. Rancière

De Prolétariat avenir, à Lutte des Femmes,.. et à tout cela, à ce tout çà pour çà, il faut avouer qu'il y a un peu de quoi perdre la tête,
et moi, mes porte-jarretelles

Qu'en pensez-vous Clopine ?

C. à Nanterre

D. dit: à

Quand je raconte à des gens que pendant 10 mois j’ai massé des fesses à la biafine, changé des draps souvent souillés d’excréments, faits des toilettes, vidé les poubelles, donné à manger à la petite cuillère, servi des dîners et des goûters (j’étais du service de l’après-midi 13h 30-22h), poussé de lourds chariots chauffants, il ne me croient pas où bien me dévisagent avec étonnement.
J’avais 20 ans exactement. Eh bien je faisais ça tout naturellement, sans aucun ennui. Et j’étais content d’y retourner le lendemain.

Bérénice dit: à

D, il ne s’ agit pas que de tenir compagnie. Je connais pour y avoir travaillé la charge de travail , c’est conséquent. Pour quelles raisons croyez vous que ces personnels soient dans la rue à revendiquer? Je suis comme vous, j’apprecie la compagnie des anciens, encore faudrait il disposer du personnel suffisant pour ne pas rendre les conditions de travail inhumaines.

Bérénice dit: à

Pourrais, j’aurais. Fautes corrigées.

D. dit: à

8 trimestres ce n’est que 2 ans.
Allez travaillez en EHPAD.
La compagnie des personnes âgées est très plaisante et je ne doute pas que la vôtre leur sera bénéfique.
Et vous seriez surprise de savoir que dans ma jeunesse je l’ai fait pendant 10 mois (ça ne s’appelait pas EHPAD à l’époque) et j’en ai gardé un excellent souvenir. Oui j’étais jeune, oui je n’étais jamais seul dans le travail, oui nous étions assez nombreux) – toutes choses qui ont changé.

Bérénice dit: à

J’auraid dû racheter 14 trimestres d’études . Coût actuel de l’opération 36 000 euros environ, plus on atttend et plus cela coûte cher. A cette condition, peut etre aurais je eu droit à obtenir une retraite anticipée mais ce n’est pas certain . De toutes manières cela n’entre pas dans ma comptabilite deficitaire.

Bérénice dit: à

L’autre qu’on adorait. C’est une des solutions à laquelle je pense. On mettra ça sur le compte d’une bipolarité . La litterature se montre genereuse.

Bérénice dit: à

D, tout est de ma faute. Les cheminots et postiers n’ont rien à voir dans cette situation. S’ il n’y avait eu de réforme je pourrait prétendre à une retraite, manquent 8 trimestres, en attendant il me faut dénicher un job qui ne me ruine pas entièrement physiquement. Dans la profession que j’exerce il est nécessaire pour parvenir à l’âge de retraite de penser à se garer, faire l’école des cadres avant ou peu après 40 ans. Si vous ne faites pas ce choix vous etes promis à une fin de carrière pénible. Je ne me suis jamais senti l’esprit à l’organisation, la gestion. Pour tout dire je n’ai pas choisi mon métier mais après 55 ans cela devient physiquement difficile. L’ehpad pour les vieilles est une des solutions , travail à profusion, il pousse des ehpad comme des champignons, un par village . J’ai donné, Je connais, et cela ne me dit rien qui vaille et pourtant de vaillance au travail il me semble que je n’en ai pas manqué. D’ailleurs je me demande comment j’ai pu fournir à l’effort.

D. dit: à

C’est ennuyeux ce que vous me racontez, Bérénice. Qu’est-ce qui vous met dans cette situation ? Une pension de retraite trop faible ? Si oui sachez que c’est de la faute des cheminots et des postiers.

Bérénice dit: à

Pitié. Pas FR , avec lui les prédateurs achèvent et la gazelle et le documentaire!

Bérénice dit: à

D, enfant le ravioli était pour moi une fête, nos gouts évoluent et bien sûr s’il n’y avait que raviolis au menu, je mangerai. Cela dit il ne va bientôt ne subsister que patates à mon ordinaire et si les huissiers ne s’emparent pas de mes ustensiles.Dans ce cas, la boîte office d’assiette pour un buffet froid.

et alii dit: à

j’avais pensé àFREDERIC ROSSIF mais je n’ai pas osé le mettre

D. dit: à

JJJ, voulez-vous partager mes raviolis ?
Il y aura Bérénice.

Janssen J-J dit: à

à dire vrai, entre Shelley Winters et Bette Davies, on ne sait point trop comment qualifier les deux vamps qui naviguent aussi sur la RDC pour y incruster leurs links extravagants jusuà’ plus soif. Marre de ce harcèlement sexuel permanent ! Foutez-nous la paix, hein !

D. dit: à

Bérénice, aimez-vous le ravioli ?

Bérénice dit: à

D, que nous vaut ce menu de raviolis? Moi je n’y crois pas, vous irez vous restaurer à bon prix dans un de ces excellents établissements sis Paris intra muros. Alors, or donc, que signifie cette métaphore, les carottes sont cuites, seriez vous déprimé au point d’attenter à vos jours à coup de ravioles buitoni, écoeuré à délaisser notre franche gastronomie?

Janssen J-J dit: à

oui, j’excuse le correcteur car j’ai beauoucp ri à l’énoncé du sigle mapad… Mais il a par trop tendance à faire des siennes quand même, il vaudrait mieux le surveiller avant que les 2 pétroleuses arseniquées se la ramènent en dentelles, non ? Wouarfl !

Janssen J-J dit: à

Non, je ne pense pas qu’on puisse parler de mégère inapprivoisée au sujet de la page licencieuse dument entachée par Courier où Chloé aurait été censément été déflorée par Daphnis. Dafnaée du Bic.

Bérénice dit: à

MAPAD, excusez le correcteur.

Bérénice dit: à

3J, papas= boite de conserve pour vieillards, en voie de sans que ni tête. Vous comprendrez sans peine que ce genre ne pourrait intéresser Sasseur à qui il faut au moins une tête avec si possible une que en état de fonctionnement.

Bérénice dit: à

3J, oui. Assurément,j’ai raté quelques films du cinéaste, je reverrai avec amusement Le bal des vampires. Hélas, cela n’ôterait rien aux marques du temps qui depuis ma tendre jeunesse et volage m’ont transformée en mégère toujours pas apprivoisée. Sans dec, il me manque quelques unes de ses oeuvres et ce n’est pas dans ce trou où je suis remisée que j’aurai le plaisir de les visionner. Je déplore qu’il soit rendu jouable de lui reprocher( euphémisme) ses trous de conscience. Dommage, et bien que ce qui compose ce dossier appartienne au passé et continue en l’absence de prescription de nuire à sa renommée d’artiste.

Janssen J-J dit: à

@ Je ne suis pas là non plus pour animer la mapad des paumés.

Mais alors, pourquoi êtes-vous là au Just’ hein, Gérard ? (GJ, autre vieux keuf)…
C’est quoi déjà, un mapad, pour une harceleuse du hard (ware) à la petite semaine, en camisole de force qui croit se tortiller en nuisette ?

Jazzi dit: à

Avec « Arsenic et vieilles dentelles », il vous sera beaucoup pardonné, et alii !

et alii dit: à

guiness oui, mais alec,RDL OBLIGE

, Alec Guinness revient au cinéma en 1946 dans Les Grandes Espérances, de David Lean. Il devient une figure emblématique des Studios Ealing, notamment par ses prestations dans les comédies comme Noblesse oblige (Kind Hearts and Coronets) en 1949 (où il interprète huit rôles différents dont celui d’une femme) ou Tueurs de dames (The Ladykillers), en 1955 (pour lequel il a confié s’être inspiré du jeu d’Alastair Sim pour composer son personnage, et où l’on trouve au nombre de ses partenaires, un certain Peter Sellers).

Portrait d’Alec Guinness en 1957 après avoir remporté l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Le Pont de la rivière Kwaï.
Il est aussi un familier des films de David Lean puisqu’on le retrouve, entre autres, dans Oliver Twist (1948), Lawrence d’Arabie (1962), Docteur Jivago (1965) et surtout Le Pont de la rivière Kwaï (1957) où son interprétation du colonel Nicholson lui apporte un Oscar et un Golden Globe.

Il tient également le rôle d’Hitler en 1973 dans Les Dix Derniers Jours d’Hitler (Hitler: The Last Ten Days).

Marie Sasseur dit: à

« Embuées dans l’alcool et dans un chagrin des plus agressifs, seules restaient en lice MS et alii, acharnées à se placer sur le dernier post du commentarium, en rivalisant de mises en liens tous plus insolites les uns que les autres.  »

Pour ce qui me concerne, heureusement qu’en plus je n’ai pas à subir les effluves fortement alcoolisées du keuf dépressif.
Son harcèlement de boursouflé est déjà assez pénible, comme ça. Je ne suis pas là non plus pour animer la mapad des paumés.

Janssen J-J dit: à

ah je savais bien que bérénice et qq autres avaient manqué quelque chose dans cet épouvantable cauchemar !

Jazzi dit: à

de clés ou de clefs !

Jazzi dit: à

« incapable de savoir qui des deux pétroleuses l’avait emporté au finish. »

Et alii avait fini par s’emparer du trousseau de clé de La Bourgmestre de la Kermesse héroïque et semblait bien décidée à régenter la maison de Passou. Hélas, tous avaient fui et il n’y avait plus personne pour se plier à ses quatre volontés…

Janssen J-J dit: à

(J.E, 20 XI 2019, 12.09,… Sur une nuit assaillie par le cauchemar des erdéliens ayant déserté le site avant sa fermeture définitive :
Rose avait enfin retrouvé son sommeil nocturne intégral. Jazmn avait perdu tout goût à quelque chose et jeté tous ses contrats à la poubelle du Mercure. CT avait été abattue par une féministe survivaliste, lors d’une manif zadiste en Normandie. Christiane était restée pétrifiée de stupéfaction devant une nouvelle toile (d’araignée) de Soulages. Edel avait rencontré Langoncet et Charoulet et ils avaient décidé de fuir ensemble sur l’île déserte de leurs rêves, sans plus aucune connexion avec le reste du monde. Chachal et Pablo s’étaient fâchés à mort au sujet d’une divergence de détail sur une interprétation du Quatuor pour la fin du temps et boudaient désormais sur la même séquence spatio-temporelle. D. s’était/avait jeté (sous) l’éponge (les ponts) de Charenton, après la décision de Delaporte et d’Hamlet de s’enterrer vivants aux monastères de Ganagobie et de Ligugé. DHH avait perdu la mémoire des règles de conjugaison du passé composé et ne savait plus comment s’ancrer dans celles du présent de l’indicatif. Renato, Phil, Pat V. avaient rejoint leurs pays respectifs non sans se perdre en cours de route : l’un avait été retrouvé errant vers le Brésil de Claudio de tous les saints, au lieu de rentrer qui en Italie, tandis que les autres se retrouvaient dans la Graisse confondue avec la grande Turquerie de la porte sublime… Bloom cherchait désespérément à retrouver Suzanne sur son Quai d’or à Ouistreham en Irlande et Marc Court courait après Petit Rappel sans jamais parvenir à le rattraper. Ed., quant à elle, n’arrivait plus à terminer sa nouvelle fiche (de cuisine allemande) dédiée aux aventures du conditionnement industriel du tomatoketchup. D’ailleurs ses chattes, de guerre lasse, l’avaient définitivement abandonnée. Embuées dans l’alcool et dans un chagrin des plus agressifs, seules restaient en lice MS et alii, acharnées à se placer sur le dernier post du commentarium, en rivalisant de mises en liens tous plus insolites les uns que les autres. Ce fut une guerre à mort, une guérilla éperdue à cons rabattus, sans aucune délicatesse ni la moindre solidarité féminines ! Seul le robot de Passoul comptait les points dont plus personne d’ailleurs ne vérifiait les scores. Notons que le maître de céans, après avoir pris une dernière fois la porte de chez Drouant, n’était plus là pour personne : il avait été foudroyé sur le seuil par l’absorption d’une huître chaude avariée durant ce dernier repas gastronomique aux frais de la duchesse. En effet, Aimé, le restaurateur du liue, indigné par les choix précédents de ce juré trop influent, eut la perfidie de s’en venger à la première occasion, en lui concoctant et servant ce poison indécelable en loucedé. Dans une joute ultime et sanglante des deux commères, dont l’enjeu était bel et bien pour chacune d’avoir le dernier mot sur l’autre, je me réveillais en sursaut et en sueurs, parfaitement incapable de savoir qui des deux pétroleuses l’avait emporté au finish.
J’aurais bien aimé croire ce matin qu’elles allassent se retrouver bientôt sur le pré du paradis des geeks du darkweb pour achever le travail. Tout le bonheur qu’on pût leur souhaiter.

Carmen dit: à

* et alii
Mais arrêtez de nous faire chier avec vos commentaires de merde copiés-collés á Wikipédia.

closer dit: à

Charoulet, j’ai lu comme vous le dézingage de la politique de Macron par Nicolas Baverez dans le Figaro de lundi. Implacable et irréfutable. A quelques détails près, tout est négligeable ou à jeter dans le macronisme.

Même Bourlanges (Modem) ce matin sur Radio Classique avait du mal à contenir son agacement…

et alii dit: à

Rosay
(elle parle parfaitement anglais et allemand).

Domiciliée à Paris, rue de l’Université, elle meurt le 28 mars 1974 à Montgeron, à l’âge de 82 ans des suites d’une intervention chirurgicale, après une carrière de plus de 60 ans : « Je n’ai pas du tout envie de vivre centenaire, disait-elle, ce ne serait pas poli. » Elle est inhumée au cimetière de Sorel-Moussel (Eure-et-Loir).

et alii dit: à

une légende du cinéma F.Rosay
Elle débute au cinéma à l’âge de 20 ans dans Falstaff, en 1911, et devient célèbre en jouant les « peaux de vache ». En 1917, elle gagne un prix au Conservatoire de Paris. Elle fait alors ses débuts au Palais Garnier dans le rôle-titre de l’opéra Salammbô (1890) d’Ernest Reyer. Elle chante aussi dans Castor et Pollux, tragédie lyrique (1837) de Jean-Philippe Rameau et Thaïs (1894), opéra de Jules Massenet3.

En 1917, elle rencontre son futur mari à l’opéra de Lyon, le cinéaste Jacques Feyder3. Il la fait tourner dans ses principaux films: La Kermesse héroïque, Le Grand Jeu, Pension Mimosas, etc.

Au début de l’occupation allemande, elle entre dans un réseau de résistance tout en tournant dans quelques films. Fin 1942, lorsque les Allemands envahissent la zone libre, elle manque d’être arrêtée et parvient à s’enfuir en Tunisie et, de là, gagne Alger3. Elle séjourna ensuite à Londres, où on la voit dans différentes réunions de soutien à la France libre5. Dans le courant de 1943, elle rejoint son mari en Suisse et donne des cours de théâtre au Conservatoire de Genève.

Elle joue en virtuose sur tous les registres, de l’émotion au drame, de la comédie de boulevard à la farce, elle tire des larmes comme elle déclenche les rires. Elle enchaîne les films, passe d’un chef-d’œuvre à l’autre, de Drôle de drame de Marcel Carné à Un carnet de bal de Julien Duvivier, de Macadam de Marcel Blistène à L’Auberge rouge de Claude Autant-Lara.

et alii dit: à

La Grande Bouffe (La grande abbuffata) est un film franco-italien réalisé par Marco Ferreri en 1973. Présenté en compétition au 26e festival de Cannes, il remporte le prix FIPRESCI, ex-æquo avec La Maman et la Putain de Jean Eustache1. Satire du consumérisme et de la décadence de la bourgeoisie, le film raconte l’histoire d’un groupe d’amis qui décident de manger jusqu’à la mort. Très controversé à sa sortie, il est depuis devenu un film culte2.

D. dit: à

Ce soir je mange des raviolis Buitoni, avec un peu de râpé dessus.

et alii dit: à

« Lindsay ajoutait (il écrit, je le rappelle, en 1915) : « Parce que dix millions de personne pénètrent chaque jour dans la caverne, quelque chose qui ressemble à la sorcellerie égyptienne, certains rituels nationaux, naîtront un jour. En étudiant quelque temps la nature de la fonction du prêtre-égyptien, l’auteur-réalisateur finira peut-être par apprendre comment l’on peut le mieux exprimer et satisfaire les faims spirituelles qui sont le propre de l’Amérique ». » audeguy

et alii dit: à

Le cinéma et les cavernes : trois remarques
C’est parfois du rêve le plus ancien que naît la plus jeune des visions » (Vachel Lindsay)

A propos de la philosophie et de la franchise Matrix
On croit sans doute faire beaucoup d’honneur à un film en lui prêtant une pensée propre. C’est ce que firent, naguère, les auteurs de Matrix, machine philosophique (Ellipses, 2004), à propos du film éponyme des frères Wachowski. L’interprétation, pour les auteurs de cette Machine, se bornait pour l’essentiel au déploiement d’un jeu de références philosophiques. Ils couraient en cela un risque bien connu : celui d’inventer une profondeur là où ils repéraient des allusions à leur discipline universitaire de compétence. Quant à l’idée de pouvoir sérieusement commenter un film entier sous le seul rapport de la philosophie, le résultat était bien incertain. Pour ne prendre ici qu’un exemple, on pourrait se demander pourquoi l’érotique très particulière du film ne donnait lieu à quasiment aucun commentaire, alors même que la quatrième de couverture de l’ouvrage prétendait ne pas considérer l’œuvre comme une simple illustration de « philosophies toutes prêtes » ; alors même qu’ils n’attendaient pas « du cinéma qu’ils leur apprennent leurs classiques » ; seul Patrice Maniglier relevait cette évidence : l’intrigue amoureuse de Matrix est d’une niaiserie kitschissime. Mais c’était, ô prodige, pour y aller chercher « la pointe la plus impertinente du film ».

Ainsi donc, Matrix était censé « suggér[er] sans les effectuer [sic] toutes sortes d’opérations et de constructions philosophiques. Entre science fiction et philosophie, une forme de philosophie-fiction : le kung fu dans la caverne de Platon ». Or, à lire Machine philosophique
http://www.cndp.fr/magphilo/index.php?id=133

Jazzi dit: à

« ses besoins d’employés dévoués à sa personne et à ses intérêts »

Plus soucieux de dialogue que de monologue, et alii, je vous répondrais par cette maxime d’oscar Wilde (la tombe la plus aimée du Père-Lachaise) :

« S’aimer soi-même, c’est se lancer dans une belle histoire d’amour qui durera toute la vie. »

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