de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Roger Grenier, il n’y a plus que lui qui a connu…

« Il n’y a plus que toi qui a connu… ». C’est la phrase qui tue. Façon de parler, bien sûr, car celui auquel elle s’adresse invariablement, le doyen des établissements Gallimard au 5 rue Gaston-Gallimard, anciennement rue Sébastien-Bottin, porte allègrement mais tout en douceur ses 94 ans. Son ami J.B. Pontalis vient de partir à jamais ; reste l’autre ancien, l’historien Pierre Nora, un jeunot à côté. Les trois hommes peuvent témoigner que d’une certain point de vue, la notion de retraite est une vue de l’esprit. Sauf quand Roger Grenier reçoit son quota de nouveaux manuscrits lors des rituels comité de lecture : « On me donne des vieilleries plutôt que des jeunes romancières, allez savoir pourquoi ! » soupire-t-il. Généralement, lorsque qu’un collaborateur de la maison d’édition pousse la porte de son bureau et lui lance « Il n’y a plus que… » (air connu), c’est signe qu’une célébration va lui échoir. Normal : il est là depuis le 1er janvier 1964.

Récemment, il a eu droit au centenaire de la naissance de la Nrf (il n’y était pas, tout de même, mais c’est tout comme) ; pour l’année prochaine, on lui a déjà réservé celui de la naissance de Romain Gary. En 2013, il aura double qualité pour officier ès-qualités lors du centenaire de la naissance d’Albert Camus. Toujours lui, les commémorations. « Dans le Cahier de l’Herne qui lui sera consacré, je signe trois articles : un record ! Ce qui me vaut d’être invité partout y compris dans les manifestations les plus improbables. Saviez-vous que l’hôpital de la Timone à Marseille organise un colloque sur « Camus et la surdité » parce qu’il comptait des sourds dans sa famille ? » demande-t-il à voix si basse qu’il faut tendre l’oreille. Ce n’est pas dû au thème du colloque mais à une tradition maison implicitement et naturellement instituée par le discret Jean Paulhan ; depuis, on n’y parle pas, on y chuchote. Grenier est donc comme ça, même à la radio où il a chuchoté nombre de portraits d’écrivains à l’oreille des auditeurs.

Avec le recul que lui autorise l’âge, le fils de l’opticienne revoit sa vie comme une succession de hasards, heureux ou malheureux. Le premier coup de chance de ce natif de Caen élevé à Pau, se produit à Clermont-Ferrand sous l’Occupation. Démobilisé en novembre 1942 après avoir passé trois ans sous les drapeaux, il poursuit des études et de Lettres et de philosophie, et fait le pion dans différents établissements scolaires pour gagner sa vie, lorsqu’une mathématicienne l’introduit dans un petit groupe d’intellectuels auquel appartient notamment Laurent Schwartz. Le second, c’est d’avoir été accepté par ce groupe lié à CDLR, le mouvement « Ceux de la Résistance » dont les rangs étaient si maigres que les mauvaises langues l’appelait « Celui de la Résistance ». Avec Léo Hamon et le surréaliste André Thirion, il fut du groupe qui prend l’hôtel de Ville de Paris à la Libération. « Ces deux coups de chance m’ont mis le pied à l’étrier dans la presse de l’après-guerre. Sans cela, j’aurais fini employé à la mairie de Tarbes » reconnaît-il. Il est vrai qu’après, tout s’enchaîne.

C’est ainsi que celui qui se rêvait photographe ou pianiste de bar devient chroniqueur judiciaire à Combat, couvrant les procès de l’épuration. Il est assis sur le banc de la presse aux côtés de Madeleine Jacob de Franc-Tireur et Francine Bonitzer de l’Aurore, surnommées « Pancréas et Médisance ». Il est là pour Pierre Laval « le plus impressionnant car il a mis longtemps à comprendre qu’il était condamné d’avance alors que cela nous paraissait évident » ; encore là pour Joseph Darnand, chef de la Milice, et aussi pour la bande de Je suis partout « avec Rebatet le plus ignoble dans la lâcheté, il avait même dénoncé ses voisins » ; toujours là pour Jean Luchaire, l’homme de presse mondain qui nie sa présence à un massacre « et le procureur Lindon de se lever en le pointant du doigt : évidemment, vous étiez toujours à table ou au lit ! ». De cette expérience, il tire en 1949 l’un de ses tous premiers livres Le Rôle d’accusé : « A Combat, tout le monde écrivait. Une vraie succursale de la Nrf ! Alors moi aussi. J’ai donc fait un essai de phénoménologie du fonctionnement de l’appareil judiciaire. Camus l’a pris dans sa collection « Espoir » pleine de titres désespérants. »

Après Combat, il y a France-Soir (qui lui a inspiré La salle de rédaction, subtil recueil de nouvelles que devrait lire tout futur journaliste) et enfin Gallimard. Trois institutions dirigées par trois monstres sacrés à l’égard desquels sa reconnaissance est infinie. Pourtant, s’il y en a un à qui il dit tout devoir, c’est un homme de l’ombre : Pascal Pia, le sans-grade qui « faisait » vraiment Combat tous les jours, le vibrant Pascal Pia, ou le droit au néant (1989), que son regretté ami « JB » Pontalis publia dans sa collection, en témoigne. Etrangement, si ce parisien a un peu voyagé, ce n’est pas grâce à la presse : « Journaliste, j’ai bougé deux fois surtout : en 1946 pour la guerre civile grecque, et en 1962 sous Franco pour les premières grandes grèves des Asturies, clandestinement, grâce à Semprun et Goytisolo. Je voyage beaucoup plus pour Gallimard, dans le monde entier, pour des conférences et des débats. La commémoration, toujours ! »

Son goût de la lecture est intact. Heureusement car c’est toujours à lui qu’échoit la supervision des rééditions ; une activité plutôt calme sauf quand cela sent le souffre et que l’auteur a beau être mort de longue date, son texte est inédit et ce n’est pas un hasard : « On m’a récemment demandé mon avis sur la correspondance entre Paul Morand et Roger Nimier. Négatif ! Ca suinte de partout la misogynie, l’antisémitisme et l’humour franchouillard. Vraiment pas à leur honneur et d’un intérêt littéraire très limité ». Dans son enfance il ne jurait que par Jack London jusqu’à ce que Le grand silence blanc de L.F. Rouquette le fasse durablement rêver. Il en reste des lueurs nostalgiques dans le regard, reflétant des couvertures d’antan. Tchékov, à qui il consacra un portrait des plus justes, et Faulkner n’ont pas quitté son chevet depuis toujours. En revanche, il s’est surpris à se déprendre d’anciennes lectures car son regard critique a évolué. Les livres de Cesare Pavese par exemple. « Quand on aime, on invente et on embellit ; quand on aime moins, la réalité surgit » explique-t-il, comme pour justifier sa déception, dont il semble exclure, tout de même, l’inoubliable Métier de vivre.

Son territoire de lecteur est immense mais son univers tient en un mouchoir de poche. Le quartier de Saint-Germain-des-Près. Plusieurs centaines de mètres à peine le séparent de son domicile de la rue du Bac. Pas plus germanopratin que lui. Même Ulysse, son chien adoré, était un braque saint-germain… A quelques années de son propre centenaire, il continue à se rendre tous les jours à son bureau pour lire des manuscrits, rédiger des notes de lecture, répondre aux auteurs, les recevoir. A voir ce régent du Collège de Pataphysique traverser le boulevard, petit bonhomme échappé d’un dessin de Sempé, légèrement voûté, tête nue malgré le froid, un imperméable par-dessus son discret costume-cravate, on n’imagine pas tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il a connu, tout ce qu’il a lu et tout ce qu’il compte encore écrire après quelques dizaines de romans, nouvelles, essais biographiques. Le prochain : un second volume d’Instantanés réunissant des portraits. Roger Grenier conjugue le temps de l’Histoire à sa manière. On marche entre son bureau et son domicile lorsqu’il avise une enseigne: « C’est le restaurant préféré de Goering, à ce qu’on dit… » Il le dit au présent, pas au passé, jamais.

(« Albert Camus au marbre de « Combat » avec la Rédaction, août 1944″ photo René Saint-Paul  ; « Roger Grenier l’autre jour à table à Bucarest » photo Passou)

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

824 Réponses pour Roger Grenier, il n’y a plus que lui qui a connu…

Bloom dit: 7 avril 2013 à 12 h 19 min

Le train de conneries de 12h10 est prié de mettre le frein sur le transfert.
Shalom Arsjhav, un jour, shalom arshav toujours, comme dit l’ami Sternell.

Café de la porte des Lilas dit: 7 avril 2013 à 12 h 17 min

« bon qu’à ça : plébisciter »

Eh oui, Bouguereau. Dès qu’il y a un problème, les politiques se débinent et demandent un plébiscite. Le dernier en date, celui d’Harlem Désir, est particulièrement gratiné : demander aux Français s’ils veulent une moralisation de la politique ?

Bloom dit: 7 avril 2013 à 12 h 15 min

Merdeuse langue, ou le raté névrosé dans toute sa confondante laideur.
Faux juif, habitué de l’échec à l’agrèg. et donneur de leçons. Le bouffon intégral qui refile ses petites fiches de lecture de vieux puceau attardé.

Lycaeides idas nabokovi dit: 7 avril 2013 à 12 h 13 min

Tiens, bouguereau, je serais plutôt porté à croire que ceux qui savent après coup ne savaient rien avant… enfin, qu’ils causent pour masquer leur étonnement… C’est l’exacte contraire du comportement d’un politicien italien que je fréquentais à une époque : « Non, ce n’est pas possible ! Lui ?! J’y crois pas, tu veux me faire marcher », et ainsi de suite…

La mauvaise langue dit: 7 avril 2013 à 12 h 10 min

À travers Bloom, on voit ce qu’il en est en réalité de la prétendue gauche israélienne de La Paix maintenant ! Des gens pourris et corrompus prêts à vendre Israël aux Arabes pour du vent. Et c’est ça qui donne des leçons de démocratie au monde entier !

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 12 h 02 min

les Français plébisciteront

le message de ce post c’est il ne sont bon qu’à ça : a plébisciter

Polémikoeur. dit: 7 avril 2013 à 12 h 00 min

Coller un bulletin dans l’urne éveille manifestement le petit frisson au bas de l’échine dorsale… Pas neutre, en effet.
Ils ne sont pas tous de la même couleur,
n’ont pas tous la même odeur à l’annonce
des résultats. Parfois, il est vrai,
le choix final est en demi-teinte, est-ce
pour autant qu’il faille rester ouvert
à tout vent ? Qu’il soit encore longtemps
du domaine de la liberté individuelle
d’en décider comme d’en faire état ou non !
Pour avisé qu’il soit, le pêcheur est patient,
observateur, adapté au lieu et au temps.
Insensiblement.

La mauvaise langue dit: 7 avril 2013 à 12 h 00 min

Le pire, ce ne sont toutes les vilennies que déverse ici Bloom comme disait Mitterrand avec son air pincé, mais le fait qu’un type pareil se prétende de gauche… Ce n’est pas seulement un petit con c’est ce que Sartre appelait un salaud.

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 12 h 00 min

Il est de toutes les putasseries, ce petit con de Bloom

bah..c’est pasqu’il te dit que c’était bon et qu’il te merdait dracul..alors que renato s’attendait a ce qu’il dise « je dormais..j’ai rien sentu ».. »étché homo » comme dirait jicé et philippe

Cafèt' DE L’HÔTEL BAUVEAU dit: 7 avril 2013 à 11 h 50 min

Quand l’ensemble des hiérarques du PS se seront tous désagrégés, Manuel Valls n’aura plus qu’à ramasser la mise : un Sarkozy nouveau et en mieux que les Français plébisciteront aux prochaines présidentielles qui pourraient avoir lieu plus tôt que prévues !

La mauvaise langue dit: 7 avril 2013 à 11 h 46 min

Bien vu, mais vous avez oublié Shitheadsobserver

Bloom chez DSK… Pourquoi s’en étonner ? Il est de toutes les putasseries, ce petit con de Bloom. Un petit merdeux prétentieux, rien que de très banal.

Shitheadsobserver dit: 7 avril 2013 à 11 h 43 min

JC et LML, deux gros cons, disent que Bloom est un petit con. Peut-on douter de leur compétences ? Le réseau Cons de la RdL est en train de prendre forme ?

Bloom dit: 7 avril 2013 à 11 h 43 min

Détrompe-toi, le Nain, Bernhaim j’sais pas, mais le pot de départ de DSK quand il a rejoint le FMI, j’en fus. Si tu savais le 1/4 du 1/3, ignare.
Distille ton venin, maintenant.

u. dit: 7 avril 2013 à 11 h 41 min

On en sait suffisamment assez pour émettre un jugement au moins négatif (abstention) sur des personnages publics dont la médiocrité profonde est abondamment documentée (ne serait-ce que sur Wiki).

Au hasard (je ne les connais pas):

H. Désir, étudiant en philo (licence, mais avant tout occupé par le syndicalisme étudiant), …, condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux.

JC Cambadélis, gros bras lambertiste à Nanterre, parvient à écrire une thèse sur « Les mouvements sociaux sous la Vème république » (je n’ai trouvé aucune référence à ce travail qui est censé être de la sociologie, mais je m’attribue la faute), bras droit de DSK, …, condamné en janvier 2000 à 5 mois de prison avec sursis et 100 000 francs (15 244,902 €) d’amende par le tribunal correctionnel de Paris.

Ce sont des visages connus, régulièrement présents dans les média, et auxquels la logique administrative devrait un jour donner des postes de haute responsabilité.

Cette médiocrité est sous nos yeux, et il n’est guère besoin d’en savoir davantage.

Bloom dit: 7 avril 2013 à 11 h 39 min

Les coups pieds de l’âne de langue merdeuse jamais n’aboliront ses échecs et ses frustrations.

Lycaeides idas nabokovi dit: 7 avril 2013 à 11 h 27 min

En tout cas ça fait petite délinquance de quartier : vol de sacs à main… et encore, seulement ceux des vieille dame… Ce sont des gars qui font de très bons témoins de moralité car ils dorment toujours et il ne voient jamais rien : « J’en sais rien. Je n’étais pas là… et si j’y étais je dormais ».

La mauvaise langue dit: 7 avril 2013 à 11 h 26 min

Ils auraient dû prendre Bloom comme conseiller spécial au PS. On n’aurait pas eu Cahuzac ni DSK ni Bernheim dans les réseaux. Il m’aurait même permis de passer l’agrégation haut la main en travaillant vingt heures par semaine.

Un petit con, le Bloom. Un beau petit con…

nico dit: 7 avril 2013 à 11 h 21 min

« un type plein aux as avec un passé de magouilleur »

un escroc qui en a des grosses n’avoue jamais

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 11 h 06 min

Coller un redressement fiscal au ministre des percepteurs, ça fait désordre

..justement, voilà pourquoi l’idée de l’en abstenir vient si facilement a l’esprit

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 11 h 05 min

une moralité douteuse

rectificandos : ceux qui savent qu’elle peut souvent être un obstac..sauf si de ne pas la respecter suffit à le menacer..a quoi sert le secret défonce a votre avisse..j’attire votre attention que techniquement ce n’est pas pasque levinsky a taillé une pipe mais que le bénéficiaire a dit qu’il avait rien senti.. »il a menti au peuple » était l’objet du litige, il aurait dit « c’était bon et je vous merde » les républicains l’avaient dans l’fion

Froid dans le dos dit: 7 avril 2013 à 11 h 03 min

c’est pas une question de moralité, c’est technique

là, on est d’accord. Coller un redressement fiscal au ministre des percepteurs, ça fait désordre.

Froid dans le dos dit: 7 avril 2013 à 11 h 01 min

Pas le voleur d’active.

Voleur d’active, ils savaient pas, c’est certain : sont quand même pas tarés. Je crois plutôt que l’idée, c’était : un type plein aux as avec un passé de magouilleur, il saura où chercher.
Et puis un élu du Lot, avec un nom en « ac », c’était important pour l’image France profonde.

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 11 h 00 min

..qui n’a pas vu que les plus efficaces pour atteindre un but sont souvent ceux qui ont une moralité douteuse est un sot..machiavel c’est pas pour les chiens..mais a terme c’est pas possibe en démocratie, c’est pas une question de moralité, c’est technique

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 10 h 58 min

le principe Vidocq : pas mieux qu’un voleur pour serrer les voleurs

le principe efficacité, se servir et servir l’état ? : rome kabloom..fais pas le benet

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 10 h 55 min

Deukismokton?

la question est de savoir quand on discute la validité du système si l’on ne cherche pas à atteindre à la légitimité..si on est pas prés a refiler une boite d’allumette à un pyromane bien connu des services..mais qui aurait payé sa dette attation

Bloom dit: 7 avril 2013 à 10 h 52 min

le principe Vidocq : pas mieux qu’un voleur pour serrer les voleurs.

Désolé, le principe Vidocq c’est celui du repenti, du retourné. Pas mieux que le voleur repenti…Pas le voleur d’active.

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 10 h 48 min

Ces ambitions sont naturelles, c’est notre législation qui leur donne parfois des espaces que d’autres pays contrôlent davantage

trop de règles dans ce domaine n’est pas bon du tout, c’est là ou trop de droit tue le droit en premier, a quoi sert la démocratie si ce n’est surtout à choisr..aprés tout du droit et un tirage au sort peut faire la balle

Bloom dit: 7 avril 2013 à 10 h 48 min

le Boug, j’en cpnviens, je dois le faire moi-même, mais à ce niveau là, avec un projet…o, apprend que le type a menti en Suisse aussi, et que la droite savait, elle…Deukismokton?

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 10 h 44 min

Ne fait-Il pas être assez mauvais juge des hommes et des choses pour faire une si grossière erreur de choix?

bordel bloom..choisir des hommes est surement la chose la plus difficile au monde, et celui qui ne s’est jamais trompé c’est qu’il n’a jamais eu a le faire ou s’est abstenu et est resté en jouant tout seul dans son grenier..

u. dit: 7 avril 2013 à 10 h 44 min

Comment se forme un réseau?
Rien de diabolique, que de la jeunesse, de l’ambition, de la camaraderie.

Voyez cet excellent article sur le Pacte de Tolbiac (sic), entre des étudiants comme on en a tous connu.
Comme M. Valls (un homme de qualités, pour le meilleur ou pour le pire) est situé, comme de manière structurale, sur une trajectoire qui va l’amener au sommet, on pourra relire ce texte dans peu de temps.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/26/valls-bauer-fouks-le-pacte-de-tolbiac_1795920_823448.html

Ces ambitions sont naturelles, c’est notre législation qui leur donne parfois des espaces que d’autres pays contrôlent davantage.

Super U dit: 7 avril 2013 à 10 h 41 min

Ne fait-Il pas être assez mauvais juge des hommes et des choses pour faire une si grossière erreur de choix? (Bloom)

Ça se discute, c’est le principe Vidocq : pas mieux qu’un voleur pour serrer les voleurs.

u. dit: 7 avril 2013 à 10 h 37 min

..que la taille..ça compte

N’as-tu pas honte, bouguereau, de plonger un continent entier dans l’affliction?

Bloom dit: 7 avril 2013 à 10 h 36 min

Ca me laisse songeur, ces réflexions sur les hommes qui oublient les réseaux où ils évoluent. Le chirurgien des phynances publiques, qui nous a bern(heim)é, il est à la croisée du grand orient, des lobby pharmaceutiques, de la nébuleuse fasciste, des fédérations du PS, . tous des sous-ensembles qui bâtent en brèche les principes républicains et démocratiques dont se rengorgent les naïfs que nous sommes.
Assez vomitif, le sentiment d’impunité (il croit qu’il peut revenir, comme ça…), et la monumentale erreur de casting en amont.
Tout le monde savait à l’interne que DSK pourrirait par la queue. Là on ne sait rien, on découvre le Janus biface, une pas belle, l’autre laide…
Ne fait-Il pas être assez mauvais juge des hommes et des choses pour faire une si grossière erreur de choix?

Super U dit: 7 avril 2013 à 10 h 32 min

une belle constance dans l’engagement qui est le sien.

Ho, Marcel ! Finir à Italia dei Valori, c’est pas exactement de la constance (sauf si tu fais de l’huuumour, évidemment, je te sais enclin à la galéjade).

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 10 h 32 min

n’em…pêche donc pas de guetter la touche
à un autre moment.

polémique..un peu de franchise..dis le donc que t’es bi..on s’en fout

Polémikoeur. dit: 7 avril 2013 à 10 h 31 min

La pêche est bien trop sérieuse
pour n’être qu’un choix de second ordre.
Voter à son heure et en connaissance de cause
n’em…pêche donc pas de guetter la touche
à un autre moment.
Participieusement.

bouguereau dit: 7 avril 2013 à 10 h 27 min

On entends parle de ‘inéligibilité à vie’ : « C’est énorme », dirait un personnage comique car, sans aller chercher dans la durée réelle de la prison à vie, une fois que la dette est payé le fautif redevient un citoyen comme les autres — on dit en effet qu’il a payé sa dette

le pédo peut redevenir babysiteur..le ripoux commissaire..le chirurgien tueur ton médecin de famille..bref t’es interdit de belote à vie au bistrot du coin pasque t’as trop triché renato ? fais leur un procés

Super U dit: 7 avril 2013 à 10 h 26 min

JC dit: 7 avril 2013 à 10 h 23 min
Pas choisir

Le moyen de faire autrement ? En ne choisissant pas, tu laisses les autres voter à ta place, c’est ballot.
Viens pas te plaindre après que les ultra-libéraux chers à ton cœur soient pas au pouvoir.

u. dit: 7 avril 2013 à 10 h 26 min

On en est aux aveux? Pourquoi pas?
Mais dans le calme, l’écoute, la paix du Seigneur, hein.

Moi j’ai voté comme un primitif: contre le sentiment de honte qui m’envahissait au seul spectacle d’un homme comme Sarkozy à la tête de l’Etat. Je savais à quoi m’attendre pour la suite, et je le referais aujourd’hui. C’est égoïste, c’est peut-être irresponsable.

Mais au sentiment d’exaspération impuissante devant la vulgarité triomphante, je préfère une critique qui se sait co-responsable de l’immobilisme actuel, pour lui avoir donné sa voix. L’avantage est que cette critique, pour être résolue, reste froide et dénuée de tout sentiment de supériorité ou de self-righteousness.

Vérité ou foi faible?
(Verità o fede debole?)
C’est le titre du dialogue entre Gianni Vattimo et Girard, bonne lecture de dimanche…
Pax vobiscum.

Revenu d’Italie avec le dernier livre de Vattimo, renato (Della Realtà, Fini della filisofia): pas ma voie, mais une belle constance dans l’engagement qui est le sien.

Super U dit: 7 avril 2013 à 10 h 23 min

Si Aubry est première ministre, ueda demande l’asile politique à Porquerolles. Guigou, c’est de la frime.

JC dit: 7 avril 2013 à 10 h 23 min

Quand on nous propose la petite peste ou le choléra mou, il faut partir à la pêche. Pas choisir entre Charybde et Sylla !
(mes petits chéris …)

Daaphnée dit: 7 avril 2013 à 10 h 20 min

Et si Hollande fait un remaniement, ce serait le moment que Aubry et Guigou se motivent de nouveau.

arétinite aiguë dit: 7 avril 2013 à 10 h 13 min

L’Aretin ne donne pas dans un érotisme bien raffiné ..

Ah, c’est pas du porno soft bavarois, c’est du latino-hard. Zueda aime beaucoup « Mettimi un dito in cul caro vecchione », sonnet 2.

Super U dit: 7 avril 2013 à 10 h 07 min

Salut, Marcel ! Tu nous manquais. T’inquiète, elle ignore ces basses attaques. Et je suis d’accord avec toi, je pense que Daaphnée ferait une excellente porte-parole de Borloo. Tu pourrais la pistonner ? (pas de malentendu sur le terme, bien sûr)

charles dit: 7 avril 2013 à 10 h 06 min

daaphnée
les … du blog, qui se prennent pour des hommes intelligents et faisables, ne respectent que les vieilles réacs dont une alcolo: pas la peine de continuer à les lire

mickey dit: 7 avril 2013 à 10 h 00 min

« cet homme sympathique mais sans qualités »
bah oué un mec qui i se prend pas pour un monarque , qui i rroule pas des mécaniques qui est pas un gangster pff c’est pas un homme un vrai

Daaphnée et les vieillards dit: 7 avril 2013 à 9 h 55 min

Roger Grenier, il n’y a plus que lui qui a connu… le con de Daaphnée !

u. dit: 7 avril 2013 à 9 h 54 min

Bonjour, Daaphnée, ignorez, ignorez…

Un handicap pour l’homme de Tulle, JC: sa jeunesse. Le scénario Ratzinger (enfin la paix) lui est interdit.
Il est donc soumis à un test extraordinaire, sous les yeux du public: devenez-autre, métamorphosez-vous, mutez!
(Tu mutes ou on te mute?)
Quelle idée, chez cet homme sympathique mais sans qualités, d’avoir voulu joué ce rôle (« je suis prêt »)? Mystère.

Au Café du commerce dit: 7 avril 2013 à 9 h 47 min

Je fais mieux que le lire, Daaphnée (à moins que tu ne sois Chaloux dans ses forêts lointaines ?), je l’écoute dans la version de Michael Nyman.

Appitoyons-nous dit: 7 avril 2013 à 9 h 44 min

pauvre dafnouille, tout le monde se moque d’elle. Ecris-lui un petit mot pour la consoler, zou.

Daada dit: 7 avril 2013 à 9 h 43 min

« L’intelligence de Daaphnée se mesure au coin du bon sens », comme disent les lycéens (qui sont très forts).

Ueda sort de mon c.l !

Au Café du commerce dit: 7 avril 2013 à 9 h 41 min

D’ailleurs, Mauvaise Langue a approuvé les commentaires de Daaphnée. Preuve qu’ils sont très intelligents.

Pause café dit: 7 avril 2013 à 9 h 40 min

Ecarte les genoux, et permets-moi de voir
Ton ventre de très près, et ton con bien en face.
Oh ! ventre, qui ne peut laisser mon vit de glace !
Oh ! con, qui sur les coeurs possède un tel pouvoir !

Tout en te caressant, je me sens émouvoir
Du désir de te prendre, et sur l’heure, et sur place.
Narcisse même semble un vaniteux sans grâce
Quand mon vit, dans ton con, trouve un plaisant miroir

L’Aretin

Au Café du commerce dit: 7 avril 2013 à 9 h 37 min

L’intelligence de Daaphnée se mesure à l’aune des commentaires d’une haute portée politique qu’elle nous a livrés. Pas assez à droite au goût de JC et ueda, mais « frappés au coin du bon sens », comme disent les lycéens (qui sont très forts).

just passing dit: 7 avril 2013 à 9 h 09 min

D., relisez mieux u. Dans ses coms il apparaît assez clairement que Daaphnée n’est pas exactement mince ; sans être obèse, elle est… disons pulpeuse. Autrement, u. n’aurait pas fait attention à elle. Il aime que ça ballotte, je le connais.

Titeuf chez les gogols dit: 7 avril 2013 à 9 h 09 min

J’ai oublié de te dire, la grosse : j’ai beaucoup apprécié tes commentaires.

T’as presque tout juste D-Rose, Daaphnée n’est pas grosse mais beaucoup plus intelligente que toi.

JC dit: 7 avril 2013 à 9 h 09 min

« Je l’invite à franchir les quelque deux ou trois cents mètres qui séparent son bunker ministériel des amphis du Quartier latin pour découvrir le monde réel. »

Il me semble que le monde réel commence quelques kms plus loin !

JC dit: 7 avril 2013 à 9 h 06 min

Olivier du Yoyo : j’ai pas de potes, au sens politique du terme. Ni le Nain, ni le Mou, ni la Walkyrie, ni le Facteur facho…
Si tu connais un peu le monde de la politique tu dois savoir que la camaraderie, l’amitié, n’ont aucun sens !!!
Cela dit, si tu veux devenir mon pote, je te fais un prix !
PS : Voter pour un Nul connu, parce qu’on veux dégommer un autre minable… c’est con !

D. dit: 7 avril 2013 à 9 h 03 min

U.eda assure que tu n’es pas si grosse que cela. Je n’ai aucune raison de mettre sa parole en doute, mais j’aime les grosses. Alors quand je dis « ma grosse », c’est mon petit compliment du matin.

Antoine Compagnon dit: 7 avril 2013 à 9 h 02 min

Le projet de loi Fioraso sur les universités, présenté en Conseil des ministres le 20 mars, libère l’emploi des langues étrangères – de fait l’anglais – dans les cours, examens, mémoires et thèses. Cela se faisait déjà à Sciences-Po, désormais le modèle des modèles, et, sans trop le dire, de plus en plus ailleurs?
(…)
Tant que nous pourrons parler français en France, me disais-je, je me ferai une raison. Or j’ai pris la déclaration de la ministre de l’Enseignement supérieur, rapportée dans Libération le 20 mars, comme un affront : «Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, aurait-elle dit, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…» Après la fatwa de l’ancien président de la République contre la Princesse de Clèves, on n’imaginait pas pareille avanie, car la concession finale n’arrange pas le cas de Mme Fioraso.

Ignore-t-elle donc la contribution de Proust – et de la littérature en général – au rayonnement de la France, dont il est l’un des produits d’appel les plus payants ? Elle parle de la Corée du Sud, que je ne placerais pas – avec Samsung, Hyundai et LG – parmi les pays émergents. Deux traductions nouvelles de la Recherche du temps perdu y sont en cours de publication ; d’excellentes thèses sur Proust sont soutenues en Sorbonne par des étudiants et étudiantes coréens, lesquels occupent ensuite des postes dans des universités qui n’ont rien à nous envier.

Que Mme Fioraso se renseigne et se rassure ! A Séoul et ailleurs, Proust – il n’est pas le seul – est un puissant article d’exportation de la culture et de l’industrie françaises, et nous ne sommes pas près de nous retrouver à cinq ou six autour d’une table pour conspirer autour de lui. New York célèbre le centenaire de Du côté de chez Swann avec une exposition à la Morgan Library (jusqu’à la fin avril) : les manuscrits et autres documents prêtés par la Bibliothèque nationale de France attirent un public nombreux ; les événements qui accompagnent l’exposition se tiennent à guichet fermé.

Je sais, les Etats-Unis ne sont pas non plus un pays émergent, mais quel mépris pour les uns et les autres que de leur refuser Proust en français, qui vaut ici pour toute la culture et la littérature ! Et quelle méprise sur ce qui fait l’attrait de la France ! Voici un message reçu à la suite d’un bug (ou bogue) informatique du Collège de France, où mon cours sur Proust est accessible en français et en anglais : «Je vous écris depuis la Colombie, en Amérique du Sud. Auriez-vous l’obligeance de me communiquer comment puis-je faire pour entendre le cours du 22 janvier car, lorsque je l’ouvre, j’ai une fâcheuse traduction en anglais, langue que j’ignore. Comment se procurer la version originale, en français, de cette conférence ?»

Le pronostic de Mme Fioraso est encore pire : si nous ne passons pas à l’anglais, prétend-elle, c’est en France même, en province et à Paris, que bientôt nous ne serons plus que quatre ou cinq autour d’un guéridon pour causer de Proust. Je l’invite à franchir les quelque deux ou trois cents mètres qui séparent son bunker ministériel des amphis du Quartier latin pour découvrir le monde réel.

Ma religion n’était pas faite ; maintenant elle l’est. Offrons des cours en d’autres langues que le français aux étudiants étrangers qui arrivent en France, venus des pays émergents comme des autres, le temps qu’ils s’accoutument, comme ces élèves chinois des classes prépas de Louis-le-Grand qui se débrouillent parfaitement en français une fois à Polytechnique. Mais l’usage de la langue nationale doit être maintenu dans les cours, examens et thèses, notamment sur Proust.

En anglais, on parle de friendly fire pour désigner le genre d’action que vient de mener la ministre. Car Mme Fioraso nous tire dans le dos alors que nous montons au front. Qu’est-ce que ça serait si elle n’aimait pas Proust ! Comme ils disent : «With friends like these, who needs enemies ?»

D. dit: 7 avril 2013 à 8 h 58 min

J’ai bien, réfléchi, Daaphnée, c’est d’accord. A partir de maintenant, je te dirai tu, pour sceller notre amitié. Ça te va comme ça, ma grosse ? Tu permets que je t’appelle ma grosse ? C’est amical.

Olivier du Yoyo-en-Bois dit: 7 avril 2013 à 8 h 54 min

JC, dans une élection, on procède par élimination. Il est rare qu’on vote « pour » un candidat, on vote plutôt contre un autre.
Alors, oui, sûr et certain, je revoterais contre ton pote, donc pour l’autre.

orson dit: 7 avril 2013 à 8 h 50 min

@La mauvaise langue 6 avril 2013 à 20 h 20 min
« Oui, ça je veux bien le croire que Sartre était fort généreux avec ses amis. C’est vrai »

Camus aussi
Autres temps…

JC dit: 7 avril 2013 à 8 h 44 min

Cher « prénoms masculins volatils »,
Accepteriez-vous de visiter les services financiers des départements, des régions, des grandes villes comme Paris, régies au gaspillage généralisé socialiste par des privilégiés parasitaires, et pas pour le social, croyez moi !? Bien à vous !

oscar dit: 7 avril 2013 à 8 h 43 min

On a beau dire, au moins daaphnée a des principes : elle ne vote pas pour le clan des pourritures

denis dit: 7 avril 2013 à 8 h 39 min

Bien sûr qu’avec les fafs raymond ou la truie aux commandes, les pq rayonneraient comme c’est le cas en espagne, grèce, au portugal etc

denis dit: 7 avril 2013 à 8 h 35 min

Les turpitudes (les morts de l’affaire karachi, les fortunes volées pour frais de bouche et autres ) de la droite et de l’extrême droite sont et ont toujours été bien pires que celles de quelques tricheurs sans scrupules du ps

JC dit: 7 avril 2013 à 8 h 33 min

Que ceux qui revoteraient aujourd’hui pour Hollandouille de Tulle lèvent la main ! ils ont gagné l’oeuvre complète de la Comtesse de Ségur et un yoyo en bois d’olivier….

denis dit: 7 avril 2013 à 8 h 27 min

« le système éducatif hérité de Napoléon et dont nous sommes encore les héritiers, est en train de craquer de toute part. »

la bande au nabot et son prédécesseur détournent au profit du privé depuis des décennies l’argent destiné au public

JC dit: 7 avril 2013 à 8 h 22 min

Amen,
Ce que dit Judith est parfaitement plausible : ce n’est pas de la voyance ! La-haut, tout le monde a des dossiers sur tout le monde et tient l’autre par la barbichette.

Ce qui me surprend c’est que vous puissiez penser une seconde que les turpitudes que vous dénoncez chez les affreux sarkozystes ne sont pas partagées totalement par les monstreux socialistes ! Ah ! ces naïfs moralisateurs, quels amuseurs… !
Ite missa est …

raymonde dit: 7 avril 2013 à 8 h 18 min

« On ne peut éviter d’évoquer Stavisky »

Au moins, mère dhh!! et dire que certains osent s’en prendre à ce pauvre raymond et ses courtisans, des pros eux! la preuve jamais ils ne démissionnent même la main dans le sac, c’est dire (d’ailleurs ils vont certainement rendre à la fraaance le smilliards qu’ils lui ont volés pour la « sauver » )

amen dit: 7 avril 2013 à 8 h 15 min

DHH Quel talent de voyante, on s’y croirait! ces socialos tous pourris (il ne manque le minimoimoi et son clan, garants de la morale, pour ajouter une touche de pureté à votre récit

DHH dit: 7 avril 2013 à 7 h 43 min

Sur l’affaire Cahuzac un scenario ravageur et hautement vraisemblable ;
Décembre 2012 :
dans le bureau de Hollande :ils sont quatre
Le President ,Eyraud,Moscovici,Cahuzac
Mediapart a lancé son pavé ;Hollande a convoqué les trois autres en urgence
Cahuzac, peut- être acculé par la production d’autres preuves en possession du gouvernement reconnaît, tout contrit, devant ses collègues que ce qui est écrit est exact et offre sa démission .
Cris d’orfraie des trois autres :
:Impossible ! :il ne fait pas que ça se sache ! Ce serait une Berezina pour la gauche ! un suicide pour nous tous !le ravage de notre image auprès de militants !
Tant que des preuves incontestables ne sont pas livrées au public et on peut l’ éviter, l’occultation est jouable ,organisons le rideau de fumée.
Donc répartition des rôles
• Pour Eyraud et moi, des affirmations chaleureuses, appuyées et répétées, de notre confiance indefectible en Jerôme
• Pour Cahuzac un numéro déchirant de protestation d’innocence à l’assemblée, affichant urbi et orbi l’image d’un homme qui souffre d’être injustement calomnié
• Pour Mosco une démarche bidon qui lui donnera l’air de vouloir à tout prix s’assurer de la vérité.
Si les choses se sont passées comme cela ,on peut tout craindre de ce Cahuzac,lâche et devenu un mouton noir, qui peut se venger en disant tout, comme il a commencé à le faire en rendant publics des aveux qui auraient pu être confinés dans le bureau du juge tout le temps de l’instruction
On ne peut éviter d’évoquer Stavisky

JC dit: 7 avril 2013 à 7 h 18 min

Très chers Bloom et Abdel, ce petit mot pour vous rassurer : j’ai apprécié fortement votre échange matinal, il valait mieux que bien des ronronnements d’agrégés de luxe et les miaulements désespérés des autres humains, privés de ce sésame pour petite porte.
Aujourd’hui, c’est dimanche Jour du Seigneur. faisons le voeu de nous retrouver un jour dans un pique-nique privé Jambon-Petrus-Pudding, et liqueurs. On invitera « merdeuse langue de pute », hein ? on n’est pas des brutes, c’est un type bien… Paix sur la terre aux gnomes de bonne volonté !

JC dit: 7 avril 2013 à 4 h 55 min

Vous jetez un coup d’oeil en RdL le matin en attendant le café, vous tombez sur un échange de vues entre Abdel et Bloom, vous en attrape un vertige intellectuel de bon aloi : la journée commence bien. Arriver au Cirque et tomber tout juste sur les deux meilleurs clowns, quel coup de pot … génial !

Message personnel : « salut JC, t’es toujours d’accord pour monter un groupe de rhumatisants ? » D’accord, Dexter, je simulerai les douleurs, j’adore simuler. Je me suis remis à la flûte traversière avec des pros. Doués, eux …Un régal d’insatisfaction.

abdelkader dit: 7 avril 2013 à 3 h 58 min

@Bloom, l’été dernier, une firme de chasseurs de têtes me contacte pour un job qui payait tres bien dans une banque spécialisée américaine…des usuriers notoires, spécialisés dans le pay day loan, avec des taux d’intérêt quasiment criminels, genre 3500% par an…je leur dis non merci, mais que c’était contre ma religion d’honnete homme…je ne suis pas un héro hein, mais j’aime bien dormir tranquille…

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 avril 2013 à 3 h 51 min


…l’agrégation c’est pour les nuls d’endoctrinés à faire corporations de distanciation pour stratifications et mobbing fracture social,…
…la sélection objective à moitié vide ou à moitié pleine du code Napoléon pour les amis de mes amis sont mes amis,…c’est la sélection noir ou blanc typographique du style de lettres en monopole,…

…un agrégé est presque un  » robot humain systémique à la Stalag 13 « ,…
…très très loin d’un artiste ou d’un inventeur genre Léonardo da Vinci,…

…comme qui dirait,…vous êtes  » agrégé « ,…ben,…vous voyer la porte,…dehors,…

…une suite logique de l’évaluation des ambitions des cercles corporatistes des royautés noyautées,…le pouvoir en partage des collabo’s aux paradis fiscaux offshore,…

…il y a tellement de milliards en l’air,…
…et la crise est tellement belle,…
…continuons le combat,…tous aux paradis,…
…etc,…

Bloom dit: 7 avril 2013 à 3 h 41 min

Bloom je ne m’énerve pas mais je vous demande juste de me dire que j’ai raison, ayez le courage de l’avouer, faites moi confiance je ne le répèterai à personne mais svp reconnaissez-le que j’ai raison.

Vous avez tort de me demander.

abdelkader dit: 7 avril 2013 à 3 h 38 min

Bloom, c’est très possible, je ne suis pas familier avec le fonctionnariat français (ni anglais d’ailleurs) n’ayant jamais travaillé ni pour l’un ni l’autre…mais en Angleterre, ca se passe la plupart du temps comme je le décrivais…mon argument était en bref qu’on ne vis pas ni ne travaille dans un vide moral…que toute organisation, privée, publique ou indifférente, a sa déontologie propre…et le fait d’être employé par une telle organisation veut nécessairement dire qu’on acquiesce, implicitement (a travers l’incorporation dont vous parlez) ou explicitement (via un contrat, par ex) avec sa façon de faire et de voir le monde… et en dessus de tout ca il y a, bien sur, la Loi qui s’applique a tous…donc un politicien, banquier ou garde-champêtre qui magouille et cache ses sous mal-acquis dans un paradis fiscal, ou un prof qui plagie, doivent être exposés a l’opprobre de la plèbe…ce n’est ainsi qu’on peut maintenir l’ordre dans les étables et les barbares hors les murs de Rome…

Bloom dit: 7 avril 2013 à 3 h 03 min

Je me souviens de cette collègue d’allemand, mère célibataire, qui annonce à ses deux filles en juin qu’elles devaient se préparer à vivre une année difficile parce qu’elle allait passer l’agrégation et que cela impliquait beaucoup de travail et une organisation quasi militaire, mais qu’après, elles vivraient mieux parce qu’on est bien mieux payé avec l’agrèg en poche. De juin à juillet l’année suivante, la petite famille s’organise, les gamines aident leur mère et gagnant en autonomie du même coup. Plus de weekend, plus de vacances, mais le sentiment de réussir quelque chose, et en en équipe…

Et l’autre fanfaron, qui vient vous dire qu’il suffit d’avoir du temps et de l’argent, et que si c’est un raté c’est la faute à Voltaire… Sinistre branleur.

Evidemment, la collègue l’a décroché son agrèg, and they lived happily ever after, contrairement à merdeuse langue de pute.

Bloom dit: 7 avril 2013 à 2 h 48 min

L’agrégation c’est bcp plus facile, il suffit d’avoir le temps, l’argent qui vous permette de la préparer, ce que je n’ai jamais eu.

‘tain l’excuse bidon, la mauvaise foi, la pitoyable bernheimerie du médiocre. Mieux vaut en rire.
Les 4/5 des agrégatifs travaillent déjà. J’en ai connu, des talentueux et des travailleurs, qui avec 20h de cours l’ont brillamment décroché, la première fois, ce concours tellement facile qu’il n’a aucune valeur symbolique, comme on le voit dans l’affaire Bernheim. La République récompense les ratés, c’est bien connu.

Abdelkader, un fonctionnaire ne signe pas de contrat, il est intégré au sein de la fonction publique par vertu de sa réussite à un concours, condition obligatoire. Marginalement, on peut être titularisé ‘sur le tas’ ou ‘de fait’, comme l’impose maintenant la législation européenne, notamment pour les contractuels au-delà d’un certain nombre de contrats, mais le ministère public évite ce type de recrutement difficilement contrôlable, à l’inverse des concours .
Le recrutement, les conditions de travail et la rémunération des fonctionnaires sont définies par le statut général de la fonction publique, ensemble des lois définissant leurs droits et leurs devoirs.

abdelkader dit: 7 avril 2013 à 2 h 13 min

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 20 h 36 min
@ Daaphnée : je ne pense pas qu’on puisse séparer le public du personnel, quand on est dans le domaine public soi-même…un auteur qui plagie est un tricheur et ses lecteurs ont le droit de le savoir …un prof qui triche ne devrait pas enseigner…un fonctionnaire qui culbute ses collègues femelles est en violation des termes de son contrat de travail et traine son employeur dans la boue et donc devant les tribunaux…un prof qui saute ses élèves, pareil… les rabbins ou les imams, je ne sais pas, mais un politicien qui me fait la morale sur la probité fiscale et qui s’avère être un ripou, ou un anti-gay ou moraliste notoire qui s’avère être lui-même homo ou adultère, ben je n’accepte pas…pour mon premier job dans la banque, mon contrat stipulait, entre-autres, que je devais informer mon boss de toute relation personnelle au bureau et que je devais porter en permanence un costume ‘sobre’…parce que j’étais aussi, dans ma modeste position, ambassadeur de la banque qui m’employait… et quand un jour, je me pointe au bureau en costume de lin moutarde (j’avais en fait déjà décidé de partir ailleurs), je reçois une lettre severe du directeur des RH me rappelant les Terms & Condtions (Ts & Cs) de mon contrat…c’est loin tout ca…mais ce que je retiens surtout, c’est que nous ne travaillons pas et ne vivons pas dans des bulles isolées… tout est connecté…

abdelkader dit: 7 avril 2013 à 1 h 27 min

hamlet dit: 6 avril 2013 à 15 h 35 min
…The lady doth protest too much, methinks… Désolé si ca vous rappelle madame vot’bonne maman Gertrude, mais j’avais moi-même fait la même remarque ici que Némésis était une pale copie de la Peste…mais j’dis ca, j’dis pas grand-chose hein…perso, suis ni agrégé ni certifié (enfin pas encore et certainement pas autant que ML, parce que par ici, être certifié veut dire la prochaine station c’est l’asile), par contre j’ai un brevet en ébénisterie et j’peux vous faire une tringle a rideau nickel sur mesure en 3 min 30…oui mon bon monsieur…y’a pas de triche dans le travail du bois…y’ a pas de place pour la théorie non plus… par ex, je peux pas vous faire une tringle hégélienne ou platonique ou même quantique (et surtout pas relativiste, Dieu nous garde,) …elle tiendrait pas la route, voyez…et vos rideaux n’auront pas l’air fier…

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 avril 2013 à 1 h 15 min


…d’ou l’expression, avec Grenier tirer un moisi à gâter de la cave,…quel donjon,…
…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 avril 2013 à 0 h 59 min


… » Aujourd’hui le nombre des putains est si grand, que celle qui ne fait pas de miracles en l’art de savoir se conduire, n’arrive pas à joindre le dîner au goûter « ,….

… » Ma Pippa, quoi que je fasse croire au monde que tu n’as que seize ans, tu en as vingt, clairs et nets « ,…
… » ma cousine Sandra me l’a dit, on n’en veut plus, par le monde, que de onze à douze ans: les autres n’ont plus cours « ….
… » donc le métier de putain n’est pas un métier de sotte « ,…

…très court extraits,…en cours de lecture,… » dur  » le printemps,…

…L’Arétin,…les Ragionamenti,…
…illustrations de Paul-Emile Bécat
…éditions de la nef d’argent,…MCML,…1950.

…etc,…en somme une éducation de Duchesse,…oublier le goût du moisi par du vin gâté,…

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 23 h 47 min

[Daaphnée, je me disais que depuis le temps que nous nous connaissons nous pourrions peut-être nous dire tu l’un et l’autre.

à vous de commencer, je verrai si je suis ..peut-être qu’à « 100 % et en douceur » je me laisserai tenter ..]

D. dit: 6 avril 2013 à 23 h 42 min

Figurez-vous que je réfléchis depuis des années sur ces questions économiques et que j’ai peu à peu construit :

1 – un modèle nouveau et inédit
2 – un plan pour parvenir à son application à 100 % et en douceur

ceci se fera avec l’aide d’amis -disons – « particuliers ».

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 23 h 36 min

Bon alors c’est une sorte d’affaire Stavisky, ce truc, ou quoi ?

Ce ‘truc’ je ne sais pas.
Mais, plus généralement, si vous voulez gagner de l’argent; en temps de crise, c’est le meilleur moment: prêtez à des taux usuriers à des gens/des pays(la grèce) pris à la gorge ou proposez de placer chez vous à l’abri du fisc.

C’est presque enfantin, tellement c’est facile.
Bon, si vous voulez partir en courant comme Stavisky …. aujourd’hui le monde paraîtra petit. Mais vous pouvez engraisser paisiblement dans les « paradis fiscaux », non ?

D. dit: 6 avril 2013 à 23 h 34 min

Daaphnée, je me disais que depuis le temps que nous nous connaissons nous pourrions peut-être nous dire tu l’un et l’autre.

Lycaeides idas nabokovi dit: 6 avril 2013 à 23 h 27 min

Quand je dis que vous mêlez les choses, Daaphnée. Les médias sont un pouvoir, sans ça pas de Watergate ni même la petite affaire Cahuzac. Ou bien, vous n’appréciez la presse que quand elle agit hors des confins nationaux ? Pour ce qui est du mélange dont vous parlez, il est possible seulement si on a à faire avec un public peu ou mal éduqué… Mais bon, pourquoi perdre mon temps…

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 23 h 16 min

on accepte qu’une partie de notre vie devienne publique, que l’on le veuille ou non

Voyez la contradiction de votre propos car si on ne le « veut pas », on peut ne pas accepter.
Le mélange, c’est que le public grâce aux médias s’empare de ce sur quoi il n’a pas de pouvoir de décision.
Et en ce sens, les médias sont malsains en cela qu’il peuvent laisser penser que le public pourrait faire sa loi à la place des institutions. Le grand mot de ce discours populiste et dangereux c’est « référendum ».

Sergio dit: 6 avril 2013 à 23 h 12 min

Bon alors c’est une sorte d’affaire Stavisky, ce truc, ou quoi ? Quand c’est du passé ça jette un peu, quand c’est du présent faut dire on n’y croit jamais trop…

Lycaeides idas nabokovi dit: 6 avril 2013 à 23 h 09 min

Vous mêlez les choses, Daaphnée. Quand on accepte une charge publique on accepte qu’une partie de notre vie devienne publique, que l’on le veuille ou non. Dans le cas Cahuzac, c’est lui-même qui a transféré du privé au public la partie de sa vie qu’il voulait cacher, et il l’a fait lorsqu’il a accepté les fonctions qu’il a acceptées — à L’Assemblée nationale, puis au gouvernement.

Évidemment, l’inéligibilité à vie est une connerie sans pareil car dans un État de droit, dès qu’on a payé sa dette on récupère le droit de participer aux élections ; puis ce sont les électeurs qui décident. En ce sens, les réactions actuelles du milieu politique sont populistes.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 23 h 04 min

Chaptal est une grosse boîte qui comprend un collège, un lycée et des classes préparatoires scientifiques et littéraires. A partir de la Seconde, moi j’ai tout fait : bac scientifique, puis prépa scientifique, puis prépar littéraire, puis pion, puis maintenant prof… La totale…

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 23 h 02 min

Mais non, au collège Chapatl, Daphnée ! Aujourd’hui je ne voudrais pour rien au monde enseigner en lycée, même au lycée Chaptal !

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 23 h 02 min

ce blog devient con.

Il faut dire qu’au registre de la connerie, vous en possédez une sacrée couche!

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 23 h 01 min

Exactement, Daphnée ! Le tribun Mélanchon est en train de nous installer un nouveau fascisme au pouvoir. Depuis Rome, ça toujours été le grand danger, c’était comme ça du temps des frères Gracques. Je ne suis pas sûr qu’on arrive à y échapper.

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 23 h 01 min

(Et je vais peut-être me retrouver prof à Chaptal l’année prochaine si j’ai ma mutation…?

Avec tous les points que vous avez accumulés dans un même collège, peut-être. Mais après des années à n’avoir enseigné qu’en collège, cela risque d’être dur pour vous, non ?)

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 54 min

(D’ailleurs Melanchon qui ne dit pas que des sottises est en train de jouer un jeu qui risque de le dépasser: il est en train de bien exciter la haine du « petit » à l’encontre du « puissant »; ce n’est pas à son honneur.
On risque de voir sortir des rangs, des Grillo comme en Italie, qui ont moins de jugeotte que Melanchon mais peut-être plus de charisme dans l’instant. Ce n’est pas malin.)

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 22 h 51 min

Chaptal a eu comme élèves :
André Breton,
Michel Houellebecq
Jean-Marc Roberts
Barbelivien
et d’autres que je ne connais pas encore.

Et je vais peut-être me retrouver prof à Chaptal l’année prochaine si j’ai ma mutation…? C’est drôle.

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 46 min

Les fautes liées à la fonction qui nous (le public/les électeurs) concerne sont des fautes qui nous concernent. Les fautes afférentes à un autre domaine qui celui qui concerne le public, ne concernent pas le public mais seulement la loi. Le public, pour son information éventuellement mais pas plus.
Sinon, ce public se sentirait en droit de faire sa loi lui-même. C’est dangereux.
C’est un glissement propre aux populismes qui conduisent à terme à la dictature.

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 46 min

>ML en allemand je ne connais que des agrégés autour de moi ; je ne sais pas comment. Des gens doués et cultivés.

Je n’ai pas eu la chance de rencontrer des gens aussi passionnants. Peu de bons souvenirs. Mais je pense qu’il y a encore des gens passionnés et passionnants qui savent transmettre avec ferveur ce qu’ils ont dans la tête.

Désolée d’avoir mis toute la tartine sur Napoléon, je voulais recentrer sur ce Chaptal dont vous parlez régulièrement.

à +,

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 42 min

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 23 min

Nom de Dieu, Rose !!!
Vous allez encore venir nous faire chier longtemps, avec votre chienlit sans queue, qui en cherche une, et sans tête que vous n’avez jamais eue ???

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 22 h 41 min

Oui, merci, rose, pour les infos !

C’est sûr que la société des agrégés ça fait tout à fait congrégation religieuse. Elle défend le statut et une certaine conception de la transmission du savoir. Je ne sais pas si l’agrégation demeurera, mais il est certain que le système éducatif hérité de Napoléon et dont nous sommes encore les héritiers, est en train de craquer de toute part.

Il faut trouver d’autres normes pour préserver la qualité de l’enseignement. Pour ma part, quand j’étais élève à Chaptal, je n’ai jamais eu à me plaindre de mes profs qui étaient presque tous agrégés et celui qui ne l’était pas (un prof de lettres en seconde) était néanmoins ancien normalien de la rue d’Ulm et a fini par passer l’agrèg et devenir prof de fac. Je l’ai encore vu des années plus tard au centre Pompidu dans la bibli quand il préparait sa thèse (mais il ne m’a pas reconnu). J’ai toujours eu des profs remarquables, très sympas en plus. Il m’est souvent arrivé d’aller dîner avec tel ou tel et des copains au restau, ou d’aller voir des films ensemble de Wim Wenders avec ma prof d’allemand de Khâgne ; il lui arrivait aussi de nous inviter chez elle, on parlait de littérature allemande, de philosophie, d’art, c’était merveilleux. On les commentait ensemble, les films, après en cours en allemand. C’était super ! Quasiment un enseignement socratique, d’autant qu’on n’était pas beaucoup à faire option allemand LV1. Je me souviens que je lisais alors en allemand pour ma gouverne Nietzsche qui me passionnait alors beaucoup. Je lisais Le Livre du philosophe, et parmi les copains de cette khâgne, l’un est devenu agrégé d’allemand qui était doué et un autre l’est devenu aussi qui était moins doué. Un jour ce dernier demande à la prof comment on disait en allemand une expression un peu recherchée. Moi, d’un seul coup, je la dis en allemand, parce que je l’avais lu dans Nietzsche. Ce copain, qui parlait pourtant pas mal allemand déjà, n’en est pas revenu. Il m’a sorti : Mais comme tu sais sais toi ? C’était drôle ! Tout le monde s’est marré dans la classe. C’était une belle époque. On n’en fait plus aujourd’hui des cours comme ça.

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 41 min

Tiens, Sergio, concernant Cahuzac et pour parler un peu crûment, je serais curieuse de savoir comment il s’est fait .. avoir, consentant ou non, par les gros lards du GUD ..
En auriez-vous une idée ?

Lycaeides idas nabokovi dit: 6 avril 2013 à 22 h 32 min

« Certainement, encore faut-il que la « faute » (que la loi définie, a priori) concerne le domaine où les compétences s’exercent .. »

Quoi ?! vous voulez dire par-là que seulement les fautes commises dans l’exercice d’une fonction sont punissables, ou qu’en nom de mes compétences on peut passer outre à mes fautes ?

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 23 min

Nom de Dieu, Rose !!!
Vous allez encore venir nous faire chier longtemps, avec votre chienlit sans queue, qui en cherche une, et sans tête que vous n’avez jamais eue ???

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 19 min

il y a à espérer de la tolérance -hors les maisons du même nom- de/envers l’autre tel qu’il est dans sa misère absolue. Chacun quel qu’il soit : coupable ou innocent dans la même misère absolue.

Comme si un sort était plus enviable que l’autre !!!!

De manière générale, ce n’est pas en cassant l’autre que soi-même on va mieux. Loin de là.

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 19 min

(le discours sur l’exemplarité que brandit le gouvernement en ce moment et qui est un discours de circonstance: on est déjà dans une crise économique sévère; pas besoin d’une crise de confiance, en plus.)

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 16 min

hors sujet

Ondine-  » Ecoute ! – Ecoute ! – C’est moi, c’est Ondine qui frôle de ces gouttes d’eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ;
et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui
contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau lac endormi.

 » Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant,
chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais,
et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l’air.

 » Ecoute ! – Ecoute ! – Mon père bat l’eau coassante d’une branche d’aulne verte, et mes soeurs caressent de leurs bras d’écume les fraîches îles d’herbes, de nénuphars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et
barbu qui pêche à la ligne !  »

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son anneau à mon doigt pour être l’époux d’une Ondine, et de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.

Et comme je lui répondais que j’aimais une mortelle, boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa un éclat de rire, et s’évanouit en giboulées qui ruisselèrent blanches le long de mes vitraux bleus.

Bertrand, Gaspard de la Nuit, « Ondine ».

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 22 h 12 min

Cahuzac …

Personnage de roman ou nom, il ne faudrait pas que la société se prive de compétences ( mais je pense surtout à l’énorme connerie d’avoir enfoncer DSK) dont elle a besoin, surtout quand elle possède les lois nécessaires pour endiguer et faire réparer ce qui est/serait condamnable.

ça c’est vraiment de la bêtise et le discours sur l’exemplarité ne m’émeut pas du tout.
Puisqu’on parlait de Camus, on peut renverser le raisonnement de Camus: si l’exemplarité de la peine ne donne qu’à vomir, il ne faut rien en attendre de bon; si la vertu de l’un ne donne qu’à se sentir soi-même qu’irrémédiablement médiocre, il n’y a rien non plus à en espérer.
Ce sont les dimensions du héros de papier, pas de l’humain.

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 09 min

« Il est aussi raisonnable de représenter une espèce d’emprisonnement par une autre, que de représenter n’importe quelle chose qui existe réellement par quelque chose qui n’existe pas. » (Daniel Defoe, Robinson Crusoé)

citation en exergue de La Peste

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 04 min

Raccourci très bienvenu !

Fourcroy et la loi de 1806

Fourcroy est le véritable maître d’oeuvre de la réforme éducative. Il est directeur général de l’Instruction publique depuis le 20 septembre 1802 (7). Il a alors succédé à Roederer qui avait été l’initiateur de la loi sur les lycées, mais Fourcroy avait participé également à son élaboration comme conseiller d’État. Chimiste de renom, il avait pris une part active à la Révolution, comme membre de la Convention, président du Club des Jacobins, puis membre du Comité de Salut Public au lendemain du 9 thermidor. Il s’inscrit dans la lignée des législateurs qui ont oeuvré, pendant la décade révolutionnaire, à une réforme de l’enseignement ; celui-ci doit à ses yeux favoriser le progrès des lumières et de la civilisation. Fourcroy est donc l’un de ces savants engagés en politique, que Bonaparte a rallié à sa cause en le nommant d’abord au Conseil d’État puis à la Direction générale de l’Instruction publique. Celle-ci est théoriquement dépendante du ministère de l’Intérieur, mais dans la pratique, elle acquiert une autonomie de plus en plus grande, Fourcroy voyant du reste passer trois ministres successifs, Chaptal, Champagny et Cretet. Ses fonctions de directeur général ne l’empêchent pas de continuer à enseigner, notamment au Muséum d’histoire naturelle et à l’École Polytechnique, même si c’est par intermittence. Le voyageur allemand Reichardt, qui visite Paris en 1802, témoigne en effet que les cours se donnaient irrégulièrement : « À diverses reprises, écrit-il, je me suis présenté inutilement aux heures indiquées pour les cours de Fourcroy, Chaptal et autres princes officiels de la science. L’irrégularité peut être indifférente à des Parisiens ayant des loisirs, à qui il suffit de contempler de temps à autre un ministre ou un conseiller d’État se prélassant dans une chaire ; pour un étranger ces absences imprévues sont vexantes » (8). C’est donc Fourcroy qui prépare la loi portant création de l’Université impériale. »

c’est sur l’organisation des lycées ; il paraît que l’agrégation a été voulue(/réinstaurée elle date du XVIIIème s.) par Napoléon pour assurer un enseignement de haut niveau dans les lycées impériaux.
Chaptal faisait cours, je découvre.

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 02 min

 »
ARTICLES
Napoléon organisateur de l’Université
(Article de BOUDON Jacques-Olivier )

Informations

Introduction
Les débats sur l’éducation
Fourcroy et la loi de 1806
Les décrets d’organisation de l’Université
Étudiants et professeurs
La réforme de 1811

Introduction

Napoléon est généralement présenté, à juste titre, comme le bâtisseur d’une oeuvre civile sans précédent. En quatre ans, il réforme l’administration, la justice, les finances, réorganise les cultes, lance le grand chantier de la codification, autant de créations durables puisqu’entre 2000 et 2004 a été célébré le bicentenaire de nombre d’institutions fondées sous le Consulat : le Conseil d’État, les préfets, la Banque de France, le concordat, la légion d’honneur, le franc, le code civil etc. On a aussi, il est vrai, commémoré la loi du 1er mai 1802 sur les lycées qui donnait une nouvelle organisation au système éducatif en France, en faisant une synthèse entre les traditions de l’Ancien Régime et les acquis de la période révolutionnaire (1) . Certes, les lycées ont survécu et nombre des grands lycées d’aujourd’hui sont fiers de rappeler qu’ils sont nés sous le Consulat. Mais, dans le domaine de l’éducation, Napoléon dut remettre l’ouvrage sur le métier pour corriger les malfaçons de sa première loi. C’est ainsi que naît la loi du 10 mai 1806 fondant l’Université impériale qui, avec les décrets d’application adoptés en mars 1808, crée le système éducatif dont la France conserve l’héritage, même si les modifications de la loi ont été très nombreuses en deux siècles. Encore le système est à nouveau amendé en 1811, comme si d’emblée, en matière de politique éducative, la réforme s’avérait difficile.

Le visage du système éducatif dans la France de 2006 n’a apparemment plus rien à voir avec ce qu’il était deux siècles plus tôt. Entre-temps, le pays a connu la généralisation de l’enseignement primaire, puis de l’enseignement secondaire et la massification de l’enseignement supérieur. Pourtant l’ossature de ce système a été conservée. Hier comme aujourd’hui, c’est l’État qui reste le principal acteur de la politique éducative conduite en France, sans que l’on se soit suffisamment interrogé sur la capacité de ce cadre, forgé pour quelques dizaines de milliers d’élèves et d’étudiants, à s’adapter à un enseignement de masse.

Les débats sur l’éducation

La loi du 1er mai 1802 (11 floréal an X), connue pour être la loi créant les lycées, avait en fait une portée générale et concernait aussi bien l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire que l’enseignement supérieur. Il faut en relire l’article 1er qui permet de bien comprendre en quoi la loi de 1806 introduit un changement de philosophie fondamental. Cet article 1er stipule :
« L’instruction sera donnée,
1° Dans des écoles primaires établies par les communes;
2° Dans des écoles secondaires établies par des communes ou tenues par des maîtres particuliers ;
3° Dans des lycées et des écoles spéciales entretenus aux frais du trésor public. »

Autrement dit l’État ne prend en charge directement que le dernier degré de la formation, celui qui doit permettre de fournir les élites du pays, notamment pour l’armée et l’administration. Il prévoit la création de 45 lycées, un par ressort de cour d’appel, et conserve les « écoles spéciales », comme l’École Polytechnique, ou les écoles militaires fondées à la fin de l’Ancien Régime ; il crée également, par la même loi du 1er mai 1802 l’école spéciale militaire, et s’apprête à réorganiser les études de droit, de médecine et de pharmacie. Pour le reste, l’État conserve un droit de surveillance sur les autres écoles secondaires, mais la loi de 1802 est finalement très libérale et accorde, ce que l’on ne note pas toujours, un pouvoir important aux communes. Celles-ci sont même encouragées à faire appel à des congrégations religieuses pour tenir les écoles primaires. De même elles appuient souvent la création d’écoles secondaires ecclésiastiques, dites aussi petits séminaires, qui sont en fait des écoles secondaires privées. Celles-ci attirent un nombre croissant d’élèves qui échappent ainsi aux lycées et à l’enseignement qui y est donné.
Napoléon se rend très vite compte qu’en laissant subsister deux réseaux scolaires concurrents, celui des écoles communales ou privées d’une part, celui des lycées d’autre part, il affaiblit sa fondation. Très vite deux failles sont en effet apparues. La première provient des effectifs. Les lycées s’établissent entre décembre 1802 et le printemps 1804, en général dans des bâtiments de collèges d’Ancien Régime et souvent en se substituant à une école centrale fondée sous le Directoire. Mais ils peinent à recruter des élèves. Les effectifs dépassent rarement les 200 élèves, et la moitié voire les trois quarts sont des boursiers de l’État, recrutés parmi les fils d’officiers ou de fonctionnaires. Les fils de notables rentiers préfèrent les écoles secondaires ecclésiastiques ou les institutions privées. L’autre grief adressé à l’organisation née de la réforme de 1802 tient à la médiocrité du corps professoral. Comme l’écrit, à Napoléon, Fourcroy, directeur de l’instruction publique au ministère de l’Intérieur : « Presque toutes les places dans les lycées et les écoles secondaires sont occupées par des vieillards et des hommes qui touchent à la vieillesse, et l’on voit peu de gens qui se destinent à l’enseignement » (2) . En effet rien n’a été prévu pour la formation des enseignants qui se recrutent donc parmi les anciens professeurs, souvent issus des congrégations religieuses enseignantes.

C’est de ce constat que naît l’idée de créer une véritable corporation enseignante sur le modèle de ces congrégations religieuses telles que les jésuites ou les oratoriens, qui dirigeaient un vaste réseau de collèges sous l’Ancien Régime. Napoléon s’appuie naturellement sur les observations de ses collaborateurs qui lui ont, depuis 1804, proposé plusieurs plans en ce sens. Chaptal, lorsqu’il était encore ministre de l’Intérieur, lui a ainsi proposé de restaurer la congrégation de l’Oratoire, fondée au XVIIe siècle, et de lui confier trois ou quatre lycées, afin de créer une émulation avec les autres établissements publics. De son côté, Fourcroy suggère de réunir en une seule association, soumise au gouvernement, trois congrégations détruites par la Révolution, mais dont des membres survivent, à savoir l’Oratoire, la congrégation la Doctrine chrétienne et celle des Bénédictins de Saint-Maur. Cette idée est cependant abandonnée par crainte de voir naître des réactions d’hostilité à l’encontre d’une renaissance du monachisme en France (3).

Mais Napoléon n’en conserve pas moins cette idée de s’inspirer du modèle des congrégations enseignantes d’Ancien Régime. Dans une « Note sur les Lycées » qu’il dicte le 16 février 1805, en réponse à un rapport de Fourcroy sur le sujet et à un projet du Conseil d’État, il pose le double problème du financement des lycées – insuffisant quand le nombre de 150 élèves n’est pas atteint – et celui du recrutement des professeurs, et s’interroge à haute voix : « Peut-être le temps arrivera t-il bientôt de s’occuper de la question de savoir s’il faut former un corps enseignant. Ce corps, ou cet ordre, doit-il être une association religieuse, faire voeu de chasteté, renoncer au monde etc. ? Il ne paraît pas qu’il y ait aucune connexité entre ces idées ». Napoléon poursuit en suggérant, citant le modèle des jésuites, que soit formé un corps enseignant au sein duquel les carrières seraient progressives et dont les membres ne pourraient pas se marier. « Ce corps aurait un esprit. L’Empereur pourrait en protéger les membres les plus distingués, et les élever par ses faveurs plus haut dans l’opinion que ne l’étaient les prêtres lorsqu’on considérait en eux le sacerdoce comme une sorte de noblesse. Tout le monde sentait l’importance des Jésuites ; on ne tarderait pas à sentir l’importance de la corporation de l’enseignement ». Et Napoléon conclut en affirmant qu’il s’agit pour lui d’une priorité : « De toutes les questions politiques, celle-ci est peut-être de premier ordre. Il n’y aura pas d’état politique fixe s’il n’y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu’on n’apprendra pas dès l’enfance s’il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux etc., l’État ne formera point une nation ; il reposera sur des bases incertaines et vagues ; il sera constamment exposé aux désordres et aux changements » (4). En bon lecteur de l’Esprit des lois de Montesquieu, Napoléon est convaincu de l’importance de l’éducation pour inculquer aux enfants l’amour de la patrie (5). Ainsi, quelques mois après l’établissement de l’Empire, il assigne à la formation des élites le soin de jeter les bases d’un nouvel ordre social et politique. C’est aussi une nouvelle illustration de sa volonté de terminer la Révolution. Il réaffirme aussi le rôle de l’État en matière d’enseignement.

Napoléon s’est aussi convaincu depuis 1802 que l’enseignement devait reposer sur un triptyque, comprenant les sciences, les humanités et les principes chrétiens. En 1802, la loi sur les lycées ne faisait aucune allusion à la religion. Au contraire, l’obligation pour les proviseurs et censeurs d’être ou d’avoir été mariés laissait penser que l’on voulait écarter les prêtres des fonctions de la direction de ces nouveaux établissements. Néanmoins, dès 1803, Portalis, directeur des cultes, réussit à faire entrer un aumônier dans les lycées. Après le sacre qui manifeste la volonté de Napoléon de s’appuyer sur l’Église, l’importance de ce socle religieux est confirmée. Napoléon qui lui-même n’est guère croyant, développe devant Champagny l’idée que pour s’affermir dans le pays l’enseignement doit reposer sur les principes chrétiens : « Dans une nation et sous un gouvernement qui professent le christianisme, il n’y a point d’éducation, si l’on ne forme des élèves chrétiens. Ce n’est pas seulement en attachant à un lycée un aumônier qui y dit la messe le dimanche qu’on atteindra le but. La religion doit être profondément gravée dans le coeur et dans la raison des élèves ». À Fourcroy, il ne disait pas autre chose, même si les mots employés étaient plus rudes : « L’homme sans Dieu, je l’ai vu à l’oeuvre en 1793 ! Cet homme-là, on ne le gouverne pas, on le mitraille ; de cet homme-là, j’en ai assez ! Ah ! et c’est cet homme-là que vous voudriez faire sortir de mes lycées ? Non, non ; pour former l’homme qu’il nous faut, je me mettrai avec Dieu ; car, il s’agit de créer, et vous n’avez pas encore trouvé le pouvoir créateur, apparemment ! » (6). Sans doute aussi Napoléon veut-il lutter contre la concurrence des écoles secondaires ecclésiastiques qui par définition s’appuie fortement sur la religion.

Fourcroy et la loi de 1806

Fourcroy est le véritable maître d’oeuvre de la réforme éducative. Il est directeur général de l’Instruction publique depuis le 20 septembre 1802 (7). Il a alors succédé à Roederer qui avait été l’initiateur de la loi sur les lycées, mais Fourcroy avait participé également à son élaboration comme conseiller d’État. Chimiste de renom, il avait pris une part active à la Révolution, comme membre de la Convention, président du Club des Jacobins, puis membre du Comité de Salut Public au lendemain du 9 thermidor. Il s’inscrit dans la lignée des législateurs qui ont oeuvré, pendant la décade révolutionnaire, à une réforme de l’enseignement ; celui-ci doit à ses yeux favoriser le progrès des lumières et de la civilisation. Fourcroy est donc l’un de ces savants engagés en politique, que Bonaparte a rallié à sa cause en le nommant d’abord au Conseil d’État puis à la Direction générale de l’Instruction publique. Celle-ci est théoriquement dépendante du ministère de l’Intérieur, mais dans la pratique, elle acquiert une autonomie de plus en plus grande, Fourcroy voyant du reste passer trois ministres successifs, Chaptal, Champagny et Cretet. Ses fonctions de directeur général ne l’empêchent pas de continuer à enseigner, notamment au Muséum d’histoire naturelle et à l’École Polytechnique, même si c’est par intermittence. Le voyageur allemand Reichardt, qui visite Paris en 1802, témoigne en effet que les cours se donnaient irrégulièrement : « À diverses reprises, écrit-il, je me suis présenté inutilement aux heures indiquées pour les cours de Fourcroy, Chaptal et autres princes officiels de la science. L’irrégularité peut être indifférente à des Parisiens ayant des loisirs, à qui il suffit de contempler de temps à autre un ministre ou un conseiller d’État se prélassant dans une chaire ; pour un étranger ces absences imprévues sont vexantes » (8). C’est donc Fourcroy qui prépare la loi portant création de l’Université impériale. »

c’est sur l’organisation des lycées ; il paraît que l’agrégation a été voulue(/réinstaurée elle date du XVIIIème s.) par Napoléon pour assurer un enseignement de haut niveau dans les lycées impériaux.
Chaptal faisait cours, je découvre.

rose dit: 6 avril 2013 à 22 h 00 min

>ML merci

non je ne m’en fais pas trop. J’aimerai bien moi aussi avoir une retraite confortable pour voyager autrement qu’en camping.
Salope je n’ai plus l’âge. J’y songe cependant pour ma vie future avec l’autorisation de saint pierre et sur les chaudes recommandations de D…

Je croyais connaître le spécialiste du cardinal de Retz mais j’en découvre d’autres. J’ai retrouvé le nom de Chaptal lorsque j’ai lu sur Napoléon et son université impériale.
Je vous le joins ci-dessous.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 21 h 59 min

Cahuzac, c’est en réalité un personnage d’Alexandre Dumas qui s’est échappé de ses romans pour naître au XXIè siècle député et ministre…

Il est probable qu’il n’est pas le seul des hommes politiques de gauche comme de droite à avoir un compte en Suisse ! Belle hypocrisie de la classe politique. Avec par derrière, le tribun Mélenchaon prêt à tous les enculer… D’ici qu’ils lui refilent un compte en Suisse pour le faire taire, il n’y a qu’un pas…

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 21 h 54 min

mais on ne peut quand même pas oublier la faute parce qu’il y a des compétences,

Certainement, encore faut-il que la « faute » (que la loi définie, a priori) concerne le domaine où les compétences s’exercent ..

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 21 h 27 min

Ne vous en faites pas trop, rose. Salope, c’est bien, c’est aussi prisé qu’agrégée, dans un autre genre…

rose dit: 6 avril 2013 à 21 h 25 min

« Rose, on te répète… dit: 6 avril 2013 à 13 h 07 min

Rose-Jean-Claude, ne te fâche pas. Chaloux t’a juste conseillé d’aller te faire foutre. Sage conseil, ça te décongestionnerait. A supposer que tu soies foutible, ce qui étonnerait tout le monde… »
Qui est le « on » ? Vous vous prenez pour dieu ? Vous portez la balance satisfecit et autres bricoles ?

Voilà : relisez-vous, vos mots, et lorsque vous serez vieux/vieille vous porterez cela.

Au même titre que moi, je porterai nombre de « han han » que j’ai écrit ici, en me foutant de manière éhontée de votre gueule : parce que chacun, jeune, prépare sa vieillesse. On a été salope on le reste, on ne l’efface pas. C’est inscrit. J’ ai écrit han han je le porte aussi, j’en suis responsable.

rose dit: 6 avril 2013 à 21 h 18 min

Et je jugeais férocement -cela me rappelle bizarrement quelqu’un- les enseignants assis, les crevés de la vie, dépressifs, et tout.
Eh bien c’est une question de fatigue.

Et j’aime ici à lire nuitamment « les vieux, les vieilles etc ». Je le sais : hormis les peu chanceux ou ceux qui grillent leur vie par les deux bouts, ou qui ont eu la malchance de choper la tuberculose dont on ne guérit guère, tout le monde vieillit.

Et donc, se moquer des vieux, c’est se soumettre à quand on sera vieux être dans la situation de ceux dont on s’est moqués.

Cette espèce de côté vainqueur dont il faudra déchoir et cela inéluctablement.

Et les pépés de 94 ans qui tiennent la route comme le Jean Grenier ils pourraient en remontrer à nombre d’entre vous avec votre morgue coutumière.

Qui vivra verra.

rose dit: 6 avril 2013 à 21 h 13 min

On peut devenir agrégé par liste d’aptitude. 547 demandes cette année. Puis un inspecteur vient vous voir et entérine ou pas l’admission. Je ne sais pas le pourcentage d’admis.

Gagner plus lorsque l’on travaille beaucoup, voire énormément, c’est tout à fait honorable et il n’y a pas à avoir de cela.
Cela n’a rien à voir avec la valeur del’individu.

Nous faisons un métier fatigant où on porte les enfants, leurs parents leurs grands-parents leur fratrie et nombre de choses encore.

Lorsqu’on vieillit – et c’est mon cas, l’on fatigue. Je me souviens de ma satisfaction à être une enseignante debout, gambadant, cabriolant. Et je jugeais férocement -cela me rappelle bizarrement quelqu’un- les enseigna
Depuis environ deux ans c’est fini et pas mal définitivement : je suis désormais assise.

Lycaeides idas nabokovi dit: 6 avril 2013 à 21 h 12 min

Personne ne doute des compétences, Daaphnées, et ceux qui prendraient ce chemin seraient à plaindre ; mais on ne peut quand même pas oublier la faute parce qu’il y a des compétences, ou alors on en est vraiment à boire la lie.

Pour ce qui est de Gilles Bernheim, seulement le plagiat fait problème car pour ce qui est de l’agrégation sa seule faute serait de ne pas avoir rectifié l’erreur du Président lors de la remise de la Légion d’honneur.

rose dit: 6 avril 2013 à 21 h 09 min

puis tenter de la passer.

Faire iech tout le temps les gens avec ce qu’ils ont fait il y a dix ans c’est pareil que les gens qui te racontent le jour de leur naissance à chaque anniversaire.

rose dit: 6 avril 2013 à 21 h 07 min

C’est un canard ici l’agrégation. Un marronnier. La conversation du samedi soir.

En parler c’est l’avoir préparée puis passer sinon c’est un truc pour emmerder autrui alors qu’on ne sait pas de quoi on parle.

Comme d’hab.

On peut être agrégé » et c… comme un balai. Et c..comme un balai sans être agrégé.

Et rappeler à l’autre ses propres histoires d’avant la pleine lune, alors que soi-même on en a commis cent fois pire depuis, publiquement, sans que personne ne vous les rappelle.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 21 h 07 min

Je n’ai jamais eu envie non plus de devenir prof de fac parce que la perspective de passer des années sur un auteur pour faire une thèse et accroître les malentendus sur lui ne m’a jamais enthousiasmé. Deux copains de fac qui sont devenus, l’un un spécialiste du XVIIè siècle et des mémorialistes, l’autre de Victor Hugo, m’ont confirmé dans ce refus de jeunesse. J’étais bien trop préoccupé de moi-même et de mes problèmes pour trouver quelque intérêt au Cardinal de Retz (que je lis pourtant avec beaucoup de plaisir et d’intérêt à présent comme jadis en khâgne puisqu’il était alors à notre programme mais je n’avais alors pas la culture qui me permette d’en goûter toute la saveur). Ecrire, méditer demande de gros sacrifices. J’en ai toujours eu une très vive conscience. Ecrire ça se paye toujours très cher. Céline a dit l’essentiel à ce sujet. Mais on bout du compte, quand on réussit à écrire ce qui vous hante sans que vous sachiez exactement quoi, c’est vous le gagnant. C’est Dieu qui décide, on ne peut que s’en remettre à Lui. L’agrégation c’est bcp plus facile, il suffit d’avoir le temps, l’argent qui vous permette de la préparer, ce que je n’ai jamais eu. Evidemment ça me pénalise de devoir travailler 18 heures par semaine au lieu de 15. Ça me fatigue. Mais je ne peux plus rien y faire à présent, faut simplement faire avec. Et avoir confiance.

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 21 h 06 min

C’est vrai, Rose, que vous êtes d’une finesse et d’une vivacité qui nous subjuguent tous, ici.
Quasi aérienne !

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 20 h 57 min

Et J. pourrait largement être votre mère,

Non, ma mère est aussi âgée mais toujours intelligente.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 20 h 57 min

Non, pas du tout, de nota. Qu’est-ce qui vous laisse penser ça ? Je n’ai jamais attaché la moindre valeur aux concours, capes ou agrégation. Je n’y ai jamais vu que le moyen de vivre convenablement tout en yant le plus de liberté possible pour lire, méditer et écrire. Vous vous trompez.

Laissestomber dit: 6 avril 2013 à 20 h 50 min

Il est fort LML : il évalue passionnantes, intelligentes et personnelles les choses qu’il dit ici.

de nota dit: 6 avril 2013 à 20 h 48 min

Je ne parle même pas de Tkt qui me chie dessus alors qu’il n’a même pas son bac…

ML,sauf votre respect,donc on peut vous chier dessus si on est,disons,agrégé?Vous n’êtes pas à un incohérence près!
Soit vous vous fichez des diplômes comme d’une guigne,soit vous y attachez de l’importance.
Enfin,ce que je sais,et l’ai constaté sur ce blog même,c’est que selon que vous serez diplômé de l’enseignement supérieur ou pas,on ne s’adressera pas à vous de la même manière;vous vous en défendez,ML,mais je pense que vous prenez très au sérieux le niveau d’études de vos interlocuteurs,oh,ce n’est pas bien grave,et je veux bien croire que dans la vie vous vous gardez de juger les hommes sur leur « bagage scolaire »,bagage qui parfois est aussi con qu’une valise.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 20 h 47 min

Oui, c’est bien possible, DHH. Mais je pense plutôt, d’après ce qu’il nous racontait, parce que lui aussi tapait à bras raccourci sur le fantasme des Français pour l’agrégation (il disait que s’il avait eu à la repasser il aurait échoué…), il n’a perdu son agrèg qu’une fois qu’il eut obetenu son poste d’assistant en fac. Il a dû faire sa thèse juste après l’agrèg. Une thèse sur ou en partie sur Chrétien de Troyes qu’il mettait très haut et qu’il m’a fait découvrir dans toute sa grandeur. ET c’est vrai que Chrétien de Troyes est véritablement un très très grand écrivain.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 20 h 43 min

D’accord avec vous Daphnée.

Je pense en effet que G. Bernheim n’a pas besoin du titre d’agrégé pour qu’on s’intéresse à ses bouquins !

Ce n’est pas l’agrégation qui fait qu’on est un penseur intéressant. Mais on peut être agrégé et être aussi par ailleurs un penseur intéressant. Simplement ça n’a presque rien à voir. Mais les Français qui s’imaginent toujours vivre dans une espèce de monarchie intellecteulle, confondent tout.

Sartre est arrivé premier à l’agrégation de philo. Mais que restera-t-il de son œuvre proprement philosophique ? Quasiment rien ! Ce qui restera c’est ce qu’il n’avait pas prévu au programme si je puis dire ! Les Mots, et quelques autres textes. Des nouvelles aussi, un roman, etc.

DHH dit: 6 avril 2013 à 20 h 40 min

@ML
c’est peut-etre grâce à cette confiscation de son agreg qu’Eskinazi a eu un poste en fac ,car il ne pouvait plus etre affecté comme nous autres,comme prof agregé dans un lycée; ce qui lui a evité les voyages quotidiens pendulaires entre Paris et les villes pas trop eloignées comme Blois ,le Mans ou Chartres où on nous avait octroyé d’être nomméees , et où nous avons debuté mes copines et moi.

John Brown dit: 6 avril 2013 à 20 h 39 min

» Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».

Extrait de « La Peste », cité par Rose

Si je ne me trompe, Camus avait piqué ça à Socrate. Question philo, le brave Albert n’a jamais dépassé le niveau d’un bon élève de terminale.

hamlet dit: 6 avril 2013 à 20 h 36 min

Sûr que Sartre était un homme d’une extrême générosité.
dans l’expression « extrême générosité » c’est le « extrême » qui a posé problème.

il se serait contenté d’être généreux comme tout un chacun personne n’aurait été lui cherché des cheveux dans les poux.

Daaphnée dit: 6 avril 2013 à 20 h 36 min

Mais ce n’est pas l’agreg ou non, plagiat ou non qui faisait que ce rabbin jouit d’une reconnaissance intellectuelle et morale, si?
Ce n’est pas le compte en banque ou non qui faisait que Cahuzac était très apprécié comme ministre, si ?
Ce ne sont pas les affaires d’alcove ou non qui faisaient que DSK est reconnu et apprécié comme économiste, si ?
etc, etc .. !

Aussi, je trouve douteuse cette pseudo-quête de « vérité ». La vérité, celle qui rassurerait tout le monde: je suis ce que je fais.
Je n’aime pas le mensonge mais ce sens-là de la « vérité », je l’aime encore moins.

Je le trouve dangereux.

hamlet dit: 6 avril 2013 à 20 h 32 min

Phil, ne le prenez pas mal mais vous êtes sur ce blog le seul lecteur représentatif de qu’on pourrait appeler une droite modérée.
un lecteur de droite modérée ! vous imaginez la signification ?

Phil rassurez moi vous êtes bien de droite modérée ? vous n’êtes pas de vous voyez ce que je veux dire ?
oui ? on ne peut pas refiler ce poste à un lecteur d’extrême droite, désolé, oubliez ma proposition !

mon Dieu quelle déconfiture d’apprendre par hasard qu’un grand ami d’enfance comme m’était Phil est en vérité un vichyiste qui se dissimulait derrière des attitudes tout à fait démocratiques et parlementaires.

Phil dit: 6 avril 2013 à 20 h 32 min

hamlet, je ne lis les traductions mais discutent volontiers avec les traducteurs. le goût pour la littérature française consiste en une préférence pour le brut de décoffrage. baroz est sûrement d’accord.

hamlet dit: 6 avril 2013 à 20 h 25 min

Phil dit: 6 avril 2013 à 20 h 08 min
ML, connaissez-vous vincent von wroblewsky ? traducteur de sartre..

faux cul ! et après on joue les monsieur je ne lis pas beaucoup.

Phil : personne à part vous ne connait ce Vincent von je sais pas quoi, ce poste de Grand Lecteur Référent est fait pour vous !

Phil dit: 6 avril 2013 à 20 h 22 min

pas grave ML. Wroblesky traduit aussi sartre. encore en vie, je l’espère. aussi ex ddr. ça aide pour comprendre ..la vie des autres;

D. dit: 6 avril 2013 à 20 h 21 min

Bon. Le Deutérium, noté D c’est un proton + un neutron + 1 électron, au lieu de l’hydrogène tout seul composé de un proton seulement + 1 électron.

On a donc pour l’eau : H2O, et pour l’eau lourde D2O. Lourde de deux neutrons en plus, donc.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 20 h 20 min

Oui, ça je veux bien le croire que Sartre était fort généreux avec ses amis. C’est vrai.

hamlet dit: 6 avril 2013 à 20 h 20 min

D. c’est vrai ! vous ressemblez beaucoup plus à ML qu’à mézigue, moi je ressemblais plus à MàC, il avait plus de culture que moi mais j’avais plus d’humour que lui.

La mauvaise langue dit: 6 avril 2013 à 20 h 19 min

Non, Phil, je ne connais pas le père vincent von wroblewsky… Traugott était vraiment un très chic type, un exilé de l’Allemagne de l’Est. Il a même eu un prix en Allemagne pour ses traductions de Sartre. Vers la fin de sa vie qui s’est écourtée malheureusement à cause d’un cancer qui l’a emporté lui aussi, il avait aussi un cours de traduction à la fac de Francfort, auquel j’ai assisté un jour que je l’ai accompagné. Il n’était pas agrégé ni diplômé du titre de Doicteur, mais ses cours de tradale était passionnant.

orson dit: 6 avril 2013 à 20 h 19 min

ML
non je n’aipas connu Sartre mais ceux qui l’ont connu de près disent qu’il était généreux et gentil.
Camus s’est fait éjecter du PC (pour « trotskysme ») – il avait critiqué l’indifférence de la ligne du parti envers les Algériens

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