de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Sur un sonnet oublié de Borges sur l’oubli

Sur un sonnet oublié de Borges sur l’oubli

Il y a quelque chose de réjouissant à l’idée d’accorder une certaine importance à ce qui n’en revêt aucune aux yeux des autres. A ce qui peut paraître anodin, vain, inutile et surtout gratuit. Exactement le cas de la quête très personnelle que rapporte l’écrivain colombien Héctor Abad dans Trahisons de la mémoire (Traiciones de la memoria, traduit de l’espagnol par Albert Bensousssan, 176 pages, 20 euros, Arcades/ Gallimard – on peut feuilleter le livre ici).

Durant des années, je me suis demandé si Shakespeare était bien l’auteur de la phrase « Quand fond la neige où va le blanc ? » ; j’ai cessé le jour où j’en ai fait l’incipit de Golem et où l’excipit est naturellement venu sous ma plume lorsque mon héros intranquille, enfin apaisé dans sa quête d’identité,, quittant Prague enneigé en traversant le pont Charles, lève les yeux vers le ciel « où va le blanc quand fond la neige ». Ce qui n’a au fond guère d’importance, sauf à subir la tyrannie de l’auctorialité, comme disent les plus cuistres des sorbonicoles.

Héctor Abad (Medellin, 1958) préfère, lui, parler de « fétichisme de l’auteur » pour désamorcer le reproche que l’on pourrait adresser à son étonnant récit. Pour autant, sa quête ne confond pas le nom et le renom, l’auteur et l’autorité ; et sans imaginer que les résultats auront une dimension universelle, philosophique ou cosmologique, il a la raisonnable immodestie de croire qu’ils auront quelque valeur philologique. Pour l’apprécier à sa juste mesure, il est bon mais pas indispensable d’avoir lu L’oubli que nous serons ( El Olvido que seremos, Gallimard, 2009).

L’auteur nous y racontait la vie de son père jusqu’à ce jour fatidique de 1987, où des tueurs à prétexte politique, membres de groupes paramilitaires soutenus par les services secrets de l’armée, envoyèrent deux types à moto vider un chargeur sur lui, à l’angle de la calle Argentina et de la carrera Girardot à Medellin, alors qu’il se rendait à l’enterrement d’un ami assassiné comme des centaines d’autres en ce temps-là. Mais l’auteur le fait à travers le prisme quasi exclusif d’un apprentissage des choses de la vie auprès de son père, ce héros, le sien. 

   Tout le roman se déroule alors sous nos yeux avec une chaleur, une affection, une tendresse comme on en lit rarement chez un homme mûr. Le titre méritait une explication : à sa mort, en vidant les poches de son père, le narrateur y avait trouvé un bout de papier sur lequel le matin même il avait recopié  un poème de Borges :

 « Ici et maintenant.

Nous voilà devenus l’oubli que nous serons./ La poussière élémentaire qui nous ignore,/ qui fut le rouge Adam, qui est maintenant/ tous les hommes, et que nous ne verrons.
  Nous sommes en tombe les deux dates/ du début du terme. La caisse/ l’obscène corruption et le linceul,/ triomphes de la mort et complaintes.
   Je ne suis l’insensé qui s’accroche/ au son magique de son nom./ Je pense avec espoir à cet homme
 Qui ne saura qui je fus ici-bas./ Sous le bleu indifférent du Ciel/ Cette pensée me console. (Traduction de l’espagnol par Jean-Dominique Rey)

(Aquí. Hoy.

Ya somos el olvido que seremos./ El polvo elemental que nos ignora/ y que fue el rojo Adán y que es ahora/ todos los hombres, y que no veremos./ Ya somos en la tumba las dos fechas/ del principio y el término. La caja,/ la obscena corrupción y la mortaja,/ los ritos de la muerte, y las endechas./ No soy el insensato que se aferra/ al mágico sonido de su nombre./ Pienso con esperanza en aquel hombre/ que no sabrá que fui sobre la tierra./ Bajo el indiferente azul del cielo,/ esta meditación es un consuelo).moi

Il l’avait attribué à Borges comme d’autres avant lui dans la revue qui l’avait publié avec une poignée de poèmes en les présentant comme inédits. Mais à la sortie du roman, la rumeur diffusa le doute. Les vers auraient été d’un faussaire un peu mégalomane dont la Toile regorge. Il a donc enquêté pour savoir la vérité car il lui était intolérable d’avoir associé la figure révérée de son père à une tromperie.  « Si la vie est l’original, le souvenir est une copie de l’original et son écriture une copie du souvenir » écrit-il dans Trahisons de la mémoire, ce nouveau livre parsemé d’illustrations brutes comme autant d’éléments de preuves (lettres, notes manuscrites, photographies) qui résonne en écho inattendu et lumineux du précédent. Hector Abad essaie d’y faire entendre tant le grain et le timbre de voix de son père que ceux du poète. Si ce n’est de l’œuvre de Borges, d’où avait-il pu tirer et recopier ce sonnet ?

Abad a donc traversé des villes, des pays, des continents. Il est allé à la recherche de poètes qui se seraient attribués indûment d’autres poèmes, à la rencontre de journalistes qui avaient eu le privilège de rencontrer le maître aveugle dans sa bibliothèque babélienne, au rendez-vous de traducteurs qui avaient expertisé des poèmes apocryphes avant de les rejeter hors du canon borgesien, sur les pas de philologues familiers de ses tics verbaux (« confins », songe »). Une nécessité impérieuse lui imposa de rencontrer les témoins de son histoire afin de « vérifier physiquement » ce qu’il savait déjà. Le récit de son épopée urbaine est un road-movie sans caméra à la recherche de l’inaccessible étoile. Tout ça pour ça ? A chacun son Graal. Sacrée expérience que cette enquête ! Elle mène à s’interroger sur le primat du texte sur l’auteur : de savoir que Borges en est vraiment l’auteur modifie-t-il notre intelligence de son poème et l’effet qu’il produit sur nous ? Eternelle question maintes et maintes fois posée par le passé, et ressassée à foison ces temps-ci à propos de la mystérieuse Elena Ferrante. Au fond, ce qui importe, c’est que notre mémoire en soit durablement imprégnée.

« Nous nous rappelons les choses non pas telles qu’elles se sont produites, mais telles que nous référons dans notre dernier souvenir, dans notre ultime façon de les raconter. Le récit remplace la mémoire et devient une forme d’oubli. »

Héctor Abad reconnaît être parfois oublieux, comme l’était Borges le mémorieux. Mais il a réussi à ne jamais oublier le dessin projeté par l’ombre de son père. Il a su que sa quête, et le livre qui en naquit, n’étaient pas vains lorsqu’il a compris que le jour de l’assassinat, sa poitrine n’était protégée que d’un poème griffonné sur un papier fragile. Et même si cette protection n’a pas empêché sa mort…

« … c’est une belle chose que quelques lettres tachées par le dernier fil de sa vie aient, sans le vouloir, sauvé pour le monde un sonnet oublié de Borges sur l’oubli ».

(Photos D.R. et Passou)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

377 Réponses pour Sur un sonnet oublié de Borges sur l’oubli

renato dit: 19 mars 2016 à 8 h 17 min

@DHH
Oublié aussi Adán Buenosayres, de Leopoldo Marechal où on trouve un beau portrait de Borges jeune, et puis Macedonio Fernández!

la vie dans les bois dit: 18 mars 2016 à 20 h 19 min

Court à 13h32, vous « perdez le nord, la tête et le pantalon » à me tomber dessus comme la petite vérole.
F. Lenoir donne une définition du nouvel ésotérisme,; qu’allez vous faire du name dropping d’un autre âge. Laissez Jean-Jacques en dehors de cela, si ses travaux ont été récupérés par des illuminés c’est autre chose.
Alors que Ph. Descola, par exemple, est un cas parfait…

DHH dit: 18 mars 2016 à 18 h 51 min

je m’etonne qu’on ait évoqué ici tant de grands romanciers latino américains sans faire la place qu’il mérite à Alejo Carpentier , dont au moins deux romans , la Danse sacrale et le Siècle des lumières sont des sommets de cette litterature ,qui le situent bien au-dessus de Garcia Marquez qui passe pour le prince de cette génération littéraire

mer de ô me r derateurs dit: 18 mars 2016 à 18 h 02 min

gardel dit: 17 mars 2016 à 21 h 51 min
« Ernesto Sabato était un mauvais romancier.  »
dixit le grand critique

« Et un sale type.  »
Il a présidé la Commission nationale sur la disparition des personnes – 7380 dossiers de dénonciations de disparitions de personnes et tortures, 8960 cas de disparitions, 340 centres clandestins de détention, etc

« Il a disparu des radars. Aleluya! »
Il vous gênait dans votre grandeur

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 16 h 13 min
monsieur P75 s’y connaît tellement

petit rappel dit: 18 mars 2016 à 13 h 32 min

Le texte de Lenoir tel qu’il est cité ici vaut pour un certain ésotérisme post-adamique, de Paracelse à Martinez, etc qui suppose une culture commune.
Il s’accorde beaucoup moins bien avec d’autres courants à gourous, qui intègrent SF et Rousseauisme,polygamie, manipulation, et pulsion de mort.
Il ne tient pas non plus compte des courants orientaux.ou pseudo-orientaux.
Mais on ne peut pas demander là La Vie de saisir toutes les données du problème.

renato dit: 18 mars 2016 à 13 h 16 min

« Ici et maintenant c’est pas très poétique, on pense immédiatement à François Mitterrand ! »

Borgesiennement, pour hic et nunc (aussi illico et immediate), la locution adverbiale bien à part, on pense plutôt à Martin Heidegger; ou encore à Walter Benjamin (L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique) qui se réfère à un texte de Paul Valéry (La conquete de l’ubiquité); sans oublier Ernst Jünger (Le traité du Rebelle).
Puis la revue de Denis de Rougemont… etc., etc.

Cela dit, pour « L’affaire des Ragazzi est compliquée par l’adjonction de l’expression « di vita »… »
On peut toujours faire dans le rococo, certes, mais voyez plutôt:
« Fare la vita », essere dedito alla prostituzione; aussi que « Ragazzi di vita », giovani, spec. appartenenti a classi sociali molto povere, che conducono una vita violenta ai margini della società, praticando spesso la prostituzione.

Polémikoeur. dit: 18 mars 2016 à 12 h 49 min

(Alias « Blade Runner » dit: 17 mars 2016 à 21 h 44 min)…
A propos du rêve : n’est-il pas irrigué de réel ?
Dès lors qu’ils rêvent, pourquoi supposer
que les androïdes se limitent
à des moutons électriques ?
Du rêve à l’oubli : le premier a tellement à voir
avec la mémorisation !
Jouer, tricher ? Le second est-il la négation du premier
ou seulement un changement de règles ?
« Retomber sur ses pattes virtuelles » a l’air casse-gueule.
Souffler… à réserver au vent et à des recettes légères !
Voltigeaériennement.

JC..... dit: 18 mars 2016 à 12 h 40 min

Quelle merveille l’Eduardo Mendoza de « Sans nouvelles de Gurb » ! Les autres peuvent aller se rhabiller…

Rowan Oak dit: 18 mars 2016 à 12 h 03 min

Autre grand écrivain de langue espagnole : EDOARDO MENDOZA, « La ville des prodiges » son livre emblématique

Widergänger dit: 18 mars 2016 à 11 h 53 min

Une étude publiée aujourd’hui qui montre que 9 lecteurs sur 10 ne finissent pas le roman qu’ils ont commencé.

Quelle interprétation en donner au juste ?

christiane dit: 18 mars 2016 à 8 h 01 min

@lola dit: 18 mars 2016 à 0 h 42 min
de Vitoria Ocampo à Cristine Campo (Vittoria Guerrini). Lumineux essais : Les Impardonnables (Arpenteur – 2002) pour se souvenir de sa lecture de Dante, Borges, Lampedusa, W.C. Williams, A. Moore, Proust, T.Mann, G.Benn… ou encore ses Lettres à Mita. Secret…

la vie dans les bois dit: 18 mars 2016 à 6 h 44 min

« Comment représenter le divin  »

je vais vous faire un dessein.

« Le livre part d’une grande question : « pourquoi quelque chose plutôt que rien ? ». En effet, que faire du deuxième interdit énoncé dans le Décalogue : « Tu ne te feras pas d’idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre » (Ex, 20, 4). On peut tout d’abord faire crédit à l’historien d’une bonne connaissance de la portée exacte de l’interdit, puisque comme le rappelle la Traduction œcuménique de la Bible (TOB) dans une note : « l’interdit de la fabrication d’images et de leur vénération concerne les représentations des divinités autres que le Seigneur ; les trois lieux d’habitation des forces divines sont mentionnés : le ciel, le monde souterrain et l’abîme ». Même avec cette précision, il n’en demeure pas moins la question cruciale de l’abondante présence d’œuvres d’art religieux en Occident. À cette dernière, Alphonse Dupront répond d’une manière à la fois simple et déterminante. Il avance que « l’Occident sait mal prier sans images » et que « ce qui lui est étranger c’est le vide mental » . Outre une dimension apologétique évidente, « l’image de religion se fait (…), par son anthropomorphisme dominateur, communication sensible du divin sur terre ». L’historien, se faisant anthropologue conclut alors que « la forme humaine est le langage naturel de la société de l’au-delà » . On retrouve cette idée déjà exprimée dans des articles ayant, plus particulièrement, trait à la peinture de la Réforme catholique lorsqu’il expliquait que le but de l’art était « de faire descendre le ciel sur la terre… d’ouvrir pour les hommes de la terre la société souveraine des cieux » . On doit débattre de cette explication dupronienne, mais il est indéniable qu’elle constitue un modèle explicatif fort.

Il est possible avec elle de rendre compte des difficiles choix opérés pour constituer l’« image théologique de Dieu », l’Imago Dei. »
http://www.nonfiction.fr/article-7979-representer_dieu__le_regard_de_dupront.htm

la vie dans les bois dit: 18 mars 2016 à 6 h 38 min

« L’ésotérisme vise tout d’abord à réunifier des connaissances présentes dans toutes les traditions philosophiques et religieuses, avec l’idée que, derrière elles, se cache une religion primordiale de l’humanité. L’ésotérisme fait ainsi presque toujours référence à un âge d’or où l’être humain possédait une connaissance qui s’est ensuite difractée à travers les différents courants religieux. Autre trait fondamental : la doctrine des correspondances. Cette doctrine affirme l’existence d’un continuum entre toutes les parties de l’univers, dans la pluralité de ses niveaux de réalité, visibles et invisibles, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. C’est cette idée qui fonde la pratique de l’Alchimie (voir encart). Elle part du postulat que la Nature est un grand organisme vivant que parcourt un flux, une énergie spirituelle qui lui donne sa beauté et son unité. Or seule une pensée magique et ésotérique peut élucider les mystères de cette Nature enchantée. Enfin, dernier élément, la place centrale de l’imagination comme médiation entre l’homme et le monde. Plus que par son intelligence rationnelle, c’est par son imaginaire et la pensée symbolique que l’être humain va se relier à la profondeur du réel. »
http://www.fredericlenoir.com/grands-entretiens/le-grand-retour-de-lesoterisme/

Le temps des réformes dit: 18 mars 2016 à 1 h 33 min

En réponse à
Times flies like an arrow
On ne dira plus
Fruit flies like a banana
Mais
Fruit flies like a date better than a watermelon

lola dit: 18 mars 2016 à 0 h 42 min

Discussion passionnante; vous ne parlez ni de victoria Ocampo, ni de silvina Ocampo, ni de A.Bioy Casarès.J’ai lu les Contes, plutôt les histoires, fantastiques ,souvent,de S.Ocampo, et un choix de lettres de Victoria Ocampo avec ? (pas Drieu ). J’ai fait lire ,assez tôt, Bioy Casarès à mes enfants. Nous ne nous en sommes jamais lassés.( En Fr.)J’admirais les 2 soeurs, qui l’emportaient haut la main sur les françaises, par leur dynamisme, leur connaissance de la littérature, leur talent. Dans une boîte, quelque part j’ai tous les articles ,en fr, que je découpais .Je n’avais que peu lu le billet de P.A. je vais m’y mettre. Et rassembler les textes.

gardel dit: 17 mars 2016 à 23 h 59 min

@ Pablo75, réponse tardive à cause de problèmes d’ordi :

D’abord, pour éviter des malentendus, je dois t’avouer que j’aime beaucoup GGM. Un écrivain dont
la lecture me procure un plaisir pas boiteux du tout. Par exemple je possède un vinyle 33 enregistré dans les années 70 à La Havane, à Casa de las Américas, où Gabo lui-même fait la lecture des deux premiers chapitres de l’automne du patriarche. Une merveille que je ne me fatigue pas d’écouter, disons tous les trois ou cinq mois et sans besoin d’avoir à faire appel aux adjectifs « captivant, profond, subtil ou original ». C’est très beau, mais sans prétendre convaincre personne.
Celà dit, c’est justement la notion de « beau » qui me pose problème. On est probablement d’accord qu’il y a, dans sa définition, quelque chose de subjectif qui jette le trouble, c’est-à-dire l’absence de barême auquel on pourrait se référer pour établir quantitativement une quelconque échelle de valeurs. Décréter le beau est une espèce d’audace dont la responsabilité personnelle incombe strictement à celui qui l’assume. Tenter d’en imposer aux autres est une façon de se situer en dehors de la règle du jeu. On peut juger la distance plus ou moins réussie d’un lancement de javelot ou la précision, ou pas, d’un saut à la perche ; tout cela s’exprime en données objectives, indiscutables. Mais un tableau de Richter est-il plus « beau » qu’un tableau de Kiefer?
Tu me demandes « qui, pour moi, est l’écrivain qui a écrit le plus beau espagnol du XX siècle ». Je me refuse, cordialement, à donner des noms, car je me cantonne dans ma subjectivité, par respect implicite. (Je partage ton avis sur la façon de parler l’espagnol en Espagne; pas sur Julio. Touche pas à mon pote!)
Chau Pablo.

christiane dit: 17 mars 2016 à 22 h 21 min

Deux contes intacts… que j’ai aimé transmettre à des enfants :
Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos (Zézé, le petit brésilien, son pied d’oranger et sa vie rude dans la banlieue de Rio…)
Platero y yo de Juan Ramon Jimenez…

gardel dit: 17 mars 2016 à 21 h 51 min

A Rowan, 17 mars 17h 49 min.
Ernesto Sabato était un mauvais romancier. Et un sale type. Il a disparu des radars. Aleluya!

les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? dit: 17 mars 2016 à 21 h 44 min

Souffler n’est pas jouer et le tricheur retombe sur ses pattes virtuelles, autrefois dépeintes avec moins d’égards (Georges de La Tour) caverneux mais tout aussi sensibles :

Polémikoeur. dit: 14 mars 2016 à 17 h 02 min
Le souvenir est pourtant,
quelquefois aussi précis
qu’une image imprimée.
Vrai ou pas, il n’est
jamais qu’un reflet.
Impalpablement.

mc dit: 17 mars 2016 à 21 h 27 min

Il y a en effet chez Cortázar des contes qui prennent spécifiquement pour objet la haute société parisienne du début des années 1960. une histoire de couturier, mi-Bérard, mi-Dior, ou les clés sont très visibles.
Mais le conte est beau,sans prétention fantastique, et en effet, je ne vois pad pourquoi on ferait un procès à Cortázar, au moins pour ce texte-là, parce que Paris le lui a soufflé.
MC

Lucy dit: 17 mars 2016 à 20 h 01 min

Jibé dit: 17 mars 2016 à 13 h 59 min
« Découverts à vingt ans, « Le pavillon des cancéreux » et « L’archipel du goulag » d’Alexandre Soljenitsyne. Pas trop envie de tenter une relecture ! »

Tout pareil et de même pour Doris Lessing (dont on ne parle plus beaucoup il me semble) pas le même genre mais gros pavés aussi.

Paresse ou désamour ?

Chaloux dit: 17 mars 2016 à 19 h 56 min

D. dit: 16 mars 2016 à 21 h 37 min
Chaloux, je n’approuve ni vos intentions…

D’autant D., que J. Tulard parlait d’inculture dans les grands corps de l’état et non à son sommet. (La lecture de Minois et de Vaneigem doit me rendre un brin hérétique).

gontrand dit: 17 mars 2016 à 19 h 42 min

Le retour de Pablo75 est une très bonne nouvelle.
Enfin un authentique hispanophone! Serait-ce Lazarillo sous un nouveau pseudo?

JC..... dit: 17 mars 2016 à 19 h 28 min

Rowan Oak dit: 17 mars 2016 à 15 h 49 min
« Et que pensez-vous d’Ernesto Sabato et de Carlos Fuentes ? »

De passage, je réponds volontiers à la place des muets : rien ! je n’en pense rien, absolument rien.

gérard-Jean dit: 17 mars 2016 à 19 h 10 min

Comment représenter le divin per essence invisible malgré l’interdit biblique ? Autant dire l’indicible.

On pourrait poser la question à Michel Ange (par tables de la loi tournantes)

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 17 h 59 min

@ Rowan Oak

« parmi les vivants celui que je préfère de loin : Antonio Muñoz Molina ( hélas Rafael Chirbes vient de mourir) »

Moi cela fait longtemps que je ne lis plus des romans. En plus, ceux de Muñoz Molina et Chirbes parlent d’un sujet qui moi me déprime: l’Espagne.

Tu les lis en espagnol?

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 17 h 21 min

@ Delaporte

« ne faudrait-il surtout pas se féliciter de ce que Cortazar ait trouvé à Paris une profonde source d’inspiration, et qu’il en ait été marqué à jamais ? »

Peut-être. Ou peut-être pas. Qui sait ce que Cortázar aurait écrit d’avoir vécu toute sa vie en pleine Pampa? Ou enfermé dans une chambre comme Emily Dickinson?

Rowan Oak dit: 17 mars 2016 à 17 h 06 min

j’ai lu et relis souvent tous ces grands dont tu parles… parmi les vivants celui que je préfère de loin : Antonio Muñoz Molina ( hélas Rafael Chirbes vient de mourir)

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 16 h 43 min

@ Rowan Oak

« Et que pensez-vous d’Ernesto Sabato et de Carlos Fuentes ? »

Je suis de cette génération d’espagnols qui s’est pris à l’adolescence, en pleine poire, le « boom de la novela latinoamericana » et qui a lu avec beaucoup d’avidité leurs principaux représentants: García Márquez, Carlos Fuentes, Vargas Llosa, Cortázar, Sábato, Rulfo, Capentier, Lezama Lima, Roa Bastos, Onetti, etc, etc. Sans oublier Borges, qui a été vraiment bien publié en Espagne dans ces années-là. C’était une époque bénie pour la littérature en espagnol. J’ai, donc, beaucoup lu, mais très peu relu. Et quand j’ai relu, bien plus tard, je me suis rendu compte qu’à 20 ans on ne comprend pas grand chose à la littérature. Je me rappelle de ne pas trouver la poésie de Borges si géniale que ça et de beaucoup avoir dit qu’il n’était pas, au fond, un poète. Alors que maintenant je le relis souvent en dégustant sa perfection formelle, son ton antique, la vision métaphysique du monde qui donne dans ses poèmes. Le « sonnet oublié » dont parle le texte de P.Assouline, écrit quelques semaines avant son départ pour Genève, où il voulait mourir, se sachant condamné par son cancer de foie, est une merveille de testament, à la fois poignant et d’une perfection formelle rare (tout en hendécasyllabes avec accent dans la 6ème syllabe – le vers le plus beau de la métrique espagnole et pour cela le plus utilisé depuis 5 siècles). Quand je pense qu’il y a eu plusieurs soi-disant grands spécialistes de Borges qu’on dit à Héctor Abad, après l’avoir lu, qu’il n’était pas de lui… Ah, les cons !!

Donc, pour te dire ce que j’en pense maintenant de Carlos Fuentes (que j’ai beaucoup lu, même ses essais) et de Sábato (que je n’ai jamais trop aimé) il faudrait que je les relise.

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 16 h 25 min

@ Rowan Oak

« Pour l’avoir fréquenté dans les dernières années de sa vie, je peux vous assurer qu’il était loin de tout snobisme. »

Je parle surtout du Cortázar des années 50-60, de celui d’avant sa « conversion » politique (« Le livre de Manuel » n’a évidemment rien de snob). Il faudrait aussi parler, plus généralement, du snobisme des Argentins (et là, s’il y en a par ici, j’attends les hurlements). Mais bon, tout ça, ce n’est que des histoires entre les enfants de la « Patria madre » et ceux de las « Repúblicas hermanas de América », que les français ne peuvent pas comprendre… 😉

Delaporte dit: 17 mars 2016 à 16 h 20 min

Le « parisianismo » de Cortazar : ne faudrait-il surtout pas se féliciter de ce que Cortazar ait trouvé à Paris une profonde source d’inspiration, et qu’il en ait été marqué à jamais ?

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 16 h 13 min

@ domi

« une grande partie de la fascination exercée par Cortázar sur les jeunes espagnols ou sud-américains vient de son « parisianismo », que ses ennemis politiques lui ont beaucoup reproché (jusqu’à sa « conversion » dans les années 70?

c’est leur problème »

Et le tien, de rien connaître à Cortázar…

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 15 h 50 min

@ Rowan Oak

« les nouvelles, histoires et autres contes n’ont pas pris une seule ride… »

Peut-être. Il faudrait que je relise ses 3 vols. de « Cuentos ». En tout cas, il a écrit l’un des contes les plus extraordinaires jamais écrits, à cause de la façon incroyable qu’il a de donner la clé avec laquelle pouvoir deviner sa fin. Son titre en espagnol est « Manuscrito hallado en un bolsillo » (trouvé dans une poche). Le texte finit comme si l’auteur ne voulait pas trancher entre deux finales possibles, alors qu’il l’a déjà fait d’une façon « invisible ».

C’est ça aussi le problème avec beaucoup de textes de Cortázar: il joue avec le lecteur, mais quand le lecteur a compris le truc, le texte perd de son intérêt.

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 15 h 42 min

@ lecteur

« Non mais là il s’agit pour Pablo, qui a vieilli ou ne supporte pas que le temps passe, de saquer la g…e de Cortazar ».

C’est un peu plus compliqué que ça. J’ai découvert aussi à 17 ans, à la fac de lettres, César Vallejo. J’ai eu un prof de littérature qui était l’un des meilleurs spécialistes du poète péruvien, et qui avait écrit un pavé énorme sur lui. Il nous faisait lire en cours un poème de « Trilce », livre très « mallarméen », nous on ne comprenait strictement rien et, après, lui le « déchiffrait » jusqu’à le rendre évident. C’était tellement fascinant, que la fille la plus belle de la classe (une brune aux yeux bleus – chose rarissime en Espagne) est tombée amoureuse de lui, et malgré les 34 ans qu’ils avaient de différence, s’est mariée avec lui.

Tout ça pour dire que Vallejo m’a paru, jeune, le plus grand poète en espagnol du XXe siècle (et même depuis le Siècle d’Or) et aujourd’hui, presque 40 après, je pense toujours qu’il l’est (même si je n’aime toujours pas son « Trilce »).

Rowan Oak dit: 17 mars 2016 à 15 h 16 min

Pour l’avoir fréquenté dans les dernières années de sa vie, je peux vous assurer qu’il était loin de tout snobisme

Rowan Oak dit: 17 mars 2016 à 14 h 49 min

à Pablo, Cortázar : oui pour les romans… mais les nouvelles, histoire et autres contes n’ont pas pris une seule ride…

domi dit: 17 mars 2016 à 14 h 40 min

« une grande partie de la fascination exercée par Cortázar sur les jeunes espagnols ou sud-américains vient de son « parisianismo », que ses ennemis politiques lui ont beaucoup reproché (jusqu’à sa « conversion » dans les années 70 »

c’est leur problème

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 14 h 26 min

@ Jibé

« A 20 ans on croit que la fiction n’existe que dans les romans, Pablo, à 50 on sait qu’elle est partout ! »

Exact. Si tu écris des aphorismes, marque celui-là.

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 14 h 21 min

@ domi

« faut vraiment être c.n, provicial borné ou frustré, pour accuser Cortzar de snobisme parisien »

Il faut n’avoir jamais lu Cortázar pour ignorer son snobisme parisien. Et c’est un hispanophone comme lui qui habite Paris depuis 35 ans (et qui en a marre de cette ville) qui te le dit.

D’ailleurs une grande partie de la fascination exercée par Cortázar sur les jeunes espagnols ou sud-américains vient de son « parisianismo », que ses ennemis politiques lui ont beaucoup reproché (jusqu’à sa « conversion » dans les années 70).

mauvais esprit dit: 17 mars 2016 à 14 h 16 min

après la « limpieza del sangre », la « limpieza de la lengua »? Puretés dangereuses… »

incroyable, on dirait pas comme ça mais un Colombien peut écrire mieux l’espagnol qu’un Espagnol devrait sui generis le faire…

Jibé dit: 17 mars 2016 à 14 h 10 min

A 20 ans on croit que la fiction n’existe que dans les romans, Pablo, à 50 on sait qu’elle est partout !

Jibé dit: 17 mars 2016 à 14 h 04 min

Beaucoup aimé lire les nouvelles de Tennessee Williams dans ma jeunesse. Est-ce que ça tient toujours la route ?

lecteur dit: 17 mars 2016 à 14 h 01 min

Jibé dit: 17 mars 2016 à 13 h 21 min
« Intéressant le débat sur les livres que l’on a aimé à vingt ans et que l’on aime plus quelques décennies plus tard.
Mais il y a aussi ceux que l’on n’aimait pas dans la jeunesse et que l’on a appris à aimer beaucoup plus, plus tard ! »

Non mais là il s’agit pour Pablo, qui a vieilli ou ne supporte pas que le temps passe, de saquer la g…e de Cortazar

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 13 h 59 min

@ Jibé

C’est évident qu’il y a des auteurs pour toutes les époques de la vie. Et même des genres littéraires… Sans aller jusqu’à dire comme Josep Pla: « Un homme qu’après 40 ans lit encore des romans est un pur crétin » (dans « Conversaciones en Cataluña », de S. Pániker), c’est clair qu’on lit beaucoup plus de romans à 20 ans qu’à 50. Ou plutôt des oeuvres de fiction. À partir d’un certain âge on préfère les essais, les journaux intimes, les correspondances, les mémoires et autobiographies, les livres de notes et d’aphorismes, etc. La seule exception est la poésie: quand on l’aime, on la lit autant à 20 ans qu’à 50.

Jibé dit: 17 mars 2016 à 13 h 59 min

Découverts à vingt ans, « Le pavillon des cancéreux » et « L’archipel du goulag » d’Alexandre Soljenitsyne. Pas trop envie de tenter une relecture !

JC..... dit: 17 mars 2016 à 13 h 58 min

Quittons nous sur nos dettes futures ….

2,4 milliard d’euros à ces branleurs de fonctionnaires ! Quelle rigolade typiquement frenchie !

mc dit: 17 mars 2016 à 13 h 57 min

Oui, sans parler de Cortázar ou tout ne vieillit pas bien, Michelet offre un bel exemple d’aneries romantiques qui font dire comment ai-je-pu aimer ça? »
la formule sur Charles V « il est né vieux » confond par exemple maturité précoce et vieillissement; et s’il n’y avait qu’ une formule!
Enfin, que seront dans un siècle les auteurs adulés? je ne suis pas sur qu’on subisse encore cent ans plus tard le culte de Marguerite Duras.

domi dit: 17 mars 2016 à 13 h 56 min

« son snobisme d’argentin parisien »

faut vraiment être c.n, provicial borné ou frustré, pour accuser Cortzar de snobisme parisien

JC..... dit: 17 mars 2016 à 13 h 52 min

De son vivant, lire Sartre était déjà éprouvant…. mais mort, mort avec son temps, c’est devenu impossible !

Lire Mao, c’est rigolo… aussi

JC..... dit: 17 mars 2016 à 13 h 50 min

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » (JB)

Confusion entre la forme et le fond…A revoir !

Jibé dit: 17 mars 2016 à 13 h 48 min

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, JC et tu en es le parangon !
Le salon du livre de Paris ne fait plus recette, on en parle même plus sur les blogs littéraires ?

JC..... dit: 17 mars 2016 à 13 h 44 min

Ceux qui comme moi étaient déjà vieux à 9 ans…. n’ont pas changé d’avis sur les livres aimés ! Les mêmes !… toujours…

Jibé dit: 17 mars 2016 à 13 h 42 min

« L’évidence du « plus beau espagnol du XX siècle » est pour le moins discutable. »

Très discutable. Que répondre à la question du plus beau français du XXe siècle ?

Jibé dit: 17 mars 2016 à 13 h 21 min

Intéressant le débat sur les livres que l’on a aimé à vingt ans et que l’on aime plus quelques décennies plus tard.
Mais il y a aussi ceux que l’on n’aimait pas dans la jeunesse et que l’on a appris à aimer beaucoup plus, plus tard !
Pourrais-je relire la série des Chemins de la liberté de Sartre ?

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 13 h 00 min

@ Rowan Oak

L’une des plus originales sans aucun doute, pas l’une des plus belles. Quand j’étais jeune c’était mon écrivain préféré. À 17 ans on m’a offert « Rayuela » et je l’ai lu 3 fois de suite, tellement ce livre m’a fasciné. Et après « Cronopios et Famas », et tous les autres, même si à l’époque je ne comprenais pas vraiment l’originalité de sa littérature. Cortázar est un écrivain qui fascine les jeunes, les envoûte, même. Mais après on ne le relit plus. Il y a quelques années j’ai trouvé aux Puces la même édition de poche de « Rayuela » que j’avais (le livre à la couverture noire de Editorial Sudamericana). J’ai voulu le relire et ça m’est tombé des mains. J’ai trouvé ça d’un snobisme invraisemblable, très « provincial », trop argentino-argentin. J’ai relu aussi certains de ses contes et me suis demandé pourquoi je les aimais tant à 20 ans. C’est un cas curieux Cortázar: je crois que sa conception de la littérature comme jeu et son snobisme d’argentin parisien fatiguent les adultes (surtout ce qui vivent à Paris depuis 35 ans).

JC..... dit: 17 mars 2016 à 12 h 00 min

Errare libéralisme est dit: 17 mars 2016 à 9 h 04 min
« un enfant sur deux vit sous le seuil de pauvreté à Londres »

Est ce que Scotland Yark.yark a fini par mettre la main sur le Ripper ?…..

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 11 h 35 min

« Bloom dit: 17 mars 2016 à 5 h 23 min
Le niveau monte: la normativité linguistique a de beaux jours devant elle. après la « limpieza del sangre », la « limpieza de la lengua »? Puretés dangereuses… »

Il faut être con pour confondre la bonne utilisation d’une langue avec su « limpieza » et il faut avoir le cerveau en compote pour passer de la « limpieza de la lengua » à l’antisémitisme. Selon ton raisonnement débile, Vaugelas, qui a bien « nettoyé » la langue française, était antisémite?

Phil dit: 17 mars 2016 à 11 h 33 min

« ragazzi di vita ». « les garçons de mauvaise vie  » ne causent pas l’académicien.
Des surineurs, simply.

Pablo75 dit: 17 mars 2016 à 11 h 21 min

@ Gardel

« Mieux l’espagnol? ou plutôt le pays de l’Amérique latine où l’accent est le plus semblable à l’original d’Espagne? »

Parler le mieux ce n’est pas avoir le moins d’accent, mais utiliser la langue correctement, avoir un vocabulaire étendu, ne pas faire des fautes (cherche dans son blog l’article de Muñoz Molina sur l’espagnol de la Colombie et après on en reparle). En Espagne, par exemple, on parle et on écrit très mal l’espagnol. La presse espagnole est pleine de fautes et c’est très rare d’écouter à la radio ou la TV un Espagnol parler avec des phrases totalement cohérentes jusqu’au bout, correctes du point de vue grammatical dans leur totalité.

« L’évidence du « plus beau espagnol du XX siècle » est pour le moins discutable. »

Tout est discutable. Moi je n’ai connais pas une prose qui me donne plus l’impression que l’espagnol est une langue très belle (foisonnante, étincelante, flamboyante), que celle de García Márquez (écrivain, par ailleurs, beaucoup moins intéressant que d’autres). C’est qui pour toi l´écrivain qui a écrit le plus beau espagnol du XXe siècle? (J’ai dit « beau », pas captivant, profond, subtil ou original).

JC..... dit: 17 mars 2016 à 10 h 57 min

Non seulement, j’apprend que Céline n’a pas fait la WWI -il baladait en camping.car en 1914- mais que George Sand est une femme !
A qui se fier …

JC..... dit: 17 mars 2016 à 10 h 54 min

Je viens de porter plainte contre le Service Technique du Blog à Passou : dame, il faut respecter le bourgeois humaniste !

JC..... dit: 17 mars 2016 à 10 h 52 min

Les crapules socialistes de la Mairie de Paris, infâmes trouble-fêtes, ne supportent pas la douceur idyllique du XVIème arrondissement. Là où vivent en paix, riverains, péripatéticiennes, écureuils à grosse queue bouffante, on veut imposer des terroristes migrants à la religion agressive, aux valeurs discutables, à la main leste pour nos sœurs et nos compagnes si fragiles !
Elle est folle, cette Hidalgo, elle est folle à lier, n’est il pas vrai ? Il y a des milliers d’autres possibilités ! Pourquoi ne pas ouvrir des camps d’internement accueillants …. en Corrèze ? En Seine Saint-Denis ? à Cayenne ?
Protégeons les riches du XVIème, bon sang !

Jibé dit: 17 mars 2016 à 9 h 50 min

Comme dans l’expression « filles de mauvaise vie », prost.tuées en français, renato. Etonnant que Jean-Paul Manganaro, n’en parle pas dans la préface de sa nouvelle traduction. « Ragazzi di vita » ne devrait-il pas se traduire par « Garçons de mauvaise vie » ?

Jibé dit: 17 mars 2016 à 9 h 05 min

Comme dans l’expression « filles de mauvaises vies », prostituées en français, renato. Etonnant que Jean-Paul Manganaro, n’en parle pas dans la préface de sa nouvelle traduction. « Ragazzi di vita » ne devrait-il pas se traduire par « Garçons de mauvaise vie » ?

Errare libéralisme est dit: 17 mars 2016 à 9 h 04 min

JC….. dit: 17 mars 2016 à 8 h 28 min
CHERCHEZ L’ERREUR

Exemple d’erreur :
un enfant sur deux vit sous le seuil de pauvreté à Londres sans parler bien sûr des anciennes villes industrielles.

renato dit: 17 mars 2016 à 8 h 31 min

« Ici et maintenant c’est pas très poétique, on pense immédiatement à François Mitterrand ! »

Pour hic et nunc (aussi illico et immediate) on pense plutôt à usata da Martin Heidegger, ou encore à Walter Benjamin (L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique) qui se réfère à un texte de Paul Valéry (La conquete de l’ubiquité), sans oublier Ernst Jünger (Trattato de ribelle – Der Waldgang).
Puis la revue de Denis de Rougemont… etc., etc.

Pour « L’affaire des Ragazzi est compliquée par l’adjonction de l’expression « di vita »… »
Voyez plutôt:
« Fare la vita », essere dedito alla prostituzione; aussi que « Ragazzi di vita », giovani, spec. appartenenti a classi sociali molto povere, che conducono una vita violenta ai margini della società, praticando spesso la prostituzione

JC..... dit: 17 mars 2016 à 8 h 28 min

Projet de fusion des Bourses de Londres et de Frankfort en cours, donnant naissance à une entité boursière capitalistique 10 fois plus puissante que la place de Paris.
Baise des charges étatiques sur les entreprises en Angleterre à 17%, et chômage à 5,6% …

Pendant ce temps là, en France, on perd son temps dans les rues sur la Loi El Khomri, on taxe, on taxe, on taxe pour payer le gaspillage généralisé, le chômage est à plus de 10%, on emmerde Mgr Barbarin pour des peccadilles sans inquiéter ailleurs, et Alain Juppé, la vioque bordelaise, a le vent en poupe pour achever le pays en 2017… CHERCHEZ L’ERREUR !

JC..... dit: 17 mars 2016 à 6 h 47 min

L’institut Bartabacs de Porquerolles recevait hier soir, salle pleine, un philosophe digne héritier d’une famille de savants que nous portons aux nues, les RICARD.

Voila t y pas que l’héritier de Paul Ricard se pointe déguisé d’une djellaba orange, crane rasé … Qu’est ce qui nous a foutu un Mathieu pareil ?

On s’est pas démonté, malgré la surprise, on a bu un coup avec lui : il a pris un jus d’orange …. décidemment, c’est le déclin chez les RICARD.

la vie dans les bois dit: 17 mars 2016 à 6 h 09 min

Court, à 22H57, voilà qui n’explique rien du tout:

« Cette église de style néo-gothique est près de la frontière avec l’Equateur et se trouve sur un pont de 46 mètres au dessus d’une rivière. L’église est construite à cheval sur des gorges, à l’endroit même où une petite fille muette avait retrouvé par miracle la parole »
http://www.toolito.com/voyage/32-lieux-culte-spectaculaires-monde/
dernière photo en bas du lien

@au clébs qui s’ennuie de moi: je n’aurai pas beaucoup de temps aujourd’hui pour venir lire M. Court.

Bloom dit: 17 mars 2016 à 5 h 23 min

Le niveau monte: la normativité linguistique a de beaux jours devant elle. après la « limpieza del sangre », la « limpieza de la lengua »? Puretés dangereuses…

gardel dit: 16 mars 2016 à 23 h 51 min

Pablo75 à dit : 16 mars 2016 à 12h 52min

 » … le pays où on parle le mieux l’espagnol est la Colombie ». Mieux l’espagnol? ou plutôt le pays de l’Amérique latine où l’accent est le plus semblable à l’original d’Espagne?

« … et ce n’est évidemment (sic) pas un hasard si Gabriel García Márquez, qui a écrit l’espagnol le plus beau du XX siècle, est colombien ». L’évidence du « plus beau espagnol du XX siècle » est pour le moins discutable.

christiane dit: 16 mars 2016 à 23 h 44 min

@MC dit: 16 mars 2016 à 20 h 33 min
Viollet-le-duc ? Oui, sa place est discutable dans l’histoire de l’architecture ! Gargouilles, flèches et tourelles sont plus récentes que le croient bien des touristes… Heureusement, La Charte de Venise en 1964 a réduit le travail de restauration des monuments historiques aux réparations, consolidations et nettoyages. Ses hypothèses ont fait des dégâts (celles que vous citez entre autres !). Dans différentes expositions j’ai par contre été admirative devant ses dessins et ses aquarelles. Quel talent ! Quant à l’article précédent, mis en lien en écho à la remarque de Jibé, il concernait cette passion de Mérimée pour cet autre domaine : l’architecture.

Courrier du chercheur. dit: 16 mars 2016 à 23 h 20 min

Stephen Fleck:
« Le Dernier Molière: vers un Théatre éclaté »
Gunter Narr, Biblio 17.
En français dans le texte….

Petite remarque... dit: 16 mars 2016 à 22 h 57 min

Vu
Peut-être faut-il lire: « La vie dans l’aigre bois »? ça expliquerait bien des choses…

promis juré dit: 16 mars 2016 à 22 h 28 min

la vie dans les bois dit: 16 mars 2016 à 20 h 59 min

Ah ma Tique toujours d’aussi piètre parole.
La vie sans la rdl est trop dure pour toi.
Ta vie t’em.erde et les bois n’y peuvent rien.

D. dit: 16 mars 2016 à 21 h 39 min

J’interviens pour remettre les chose au point : si 20h 42 est bien de moi, il n’en est évidemment pas de même de 21h 36.

D. dit: 16 mars 2016 à 21 h 37 min

Chaloux, je n’approuve ni vos intentions ni votre langage. En carême c’est tout simplement indigne.

la vie dans les bois dit: 16 mars 2016 à 20 h 59 min

Court, sorti tout pressé de la cathédrale, les souliers luisants de brillantine, avec deux grimoires de construction sous le bras. Les Compagnons ne font même pas l’épure de son esprit d’escalier.

Chaloux dit: 16 mars 2016 à 20 h 44 min

Sans parler du gros ab.ruti d’architecte du patrimoine qui a fait « effacer » sur la façade de l’église Saint-Roch les traces du 13 Vendémiaire. Commentaire de Jean Tulard: « Le degré d’inculture est incroyable, même au plus haut sommet de l’état »….

D. dit: 16 mars 2016 à 20 h 42 min

Ce soir je mange une brandade de morue, une salade de mâche et de pommes de terre, et je file au lit, je me sens tout patraque aujourd’hui.

la vie dans les bois dit: 16 mars 2016 à 20 h 38 min

@20h08 et 20h09, ne pas confondre ces lumières avec celles du nord de Mexico City…

MC dit: 16 mars 2016 à 20 h 33 min

« restaurer conformément à l’esprit d’un monument ».
Cela peut conduire à des étrangetés , comme la destruction des salles gothiques de Vézelay, coupables de n’etre pas romanes. Pour Carcassonne, les dégâts sont limités à la façade coté ville, et ne sont pas tous imputables à Viollet Le Duc.il y eut aussi ses élèves…
Je ne sais pas de quoi auront l’air certaines élucubrations contemporaines façon Château de Falaise ou néons pour les Plantagenets de Fontevrault. Du moins Viollet le Duc avait-il l’excuse du romantisme archéologique, et d’un parti-pris d’historicité.
A noter que, si Mérimée fut fidèle au Second Empire, ce ne fut pas le cas de VLD, qui offrit un assez affligeant spectacle à un régime qui l’avait comblé de commandes, dont le très juteux Pierrefonds!
enfin, il y aurait quelqu’un à réhabiliter, c’est Arcisse de Caumont. son manuel d’architecture est le contraire du Dictionnaire de Viollet, il ne propose, lui, que des modèles de monuments qui existent ou ont existé ou conservés par la gravure.

Il faudrait aussi signaler l’œuvre de reproduction des fresques par la Commission, en un temps ou la photo n’était pas opérationnelle: on passait par le dessin , puis la litho. L’énorme décor de Saint Savin fut ainsi découpé,interprété, et « publié » en quelques gros volumes, réservés aux grandes bibliothèques de l’époque. L’effort, meme avec des défauts, vaut d’etre salué.

christiane dit: 16 mars 2016 à 19 h 12 min

Oui, M.C, bien sûr…

@ MàC
hier au soir , j’ai regardé « Gran Torino »… Un film que vous aviez aimé à justes raisons.
@ bouguereau.
Oui, cette histoire est édifiante : une inondation, une révolution, quelques ruines, un évêché en déroute et une cathédrale devient église puis le « curieux assemblage » (cf M.C) la restaure et elle prend les deux noms comme dans les unions… sans préférence !

Sergio dit: 16 mars 2016 à 19 h 03 min

Jibé dit: 16 mars 2016 à 18 h 33 min
la braguette

Ca c’est le grand Satan un repaire à incidents techniques…

Le pontet ! Voilà qui était bien, pile, juste au bon endroit, tout temps, insubmersible, hyperbar et même antiatomique ; et de la gueule ça en avait ! Même si c’était pas forcément la sienne comme dirait Cle… Clé ? Euh non…

Jibé dit: 16 mars 2016 à 18 h 33 min

« mais j’ai peur que son doux visage ne se ferme… »

Tant qu’il n’ouvre pas la braguette, Sergio, tu peux rester tranquille !

Voisins, voisines dit: 16 mars 2016 à 18 h 25 min

« mais j’ai peur que son doux visage ne se ferme… »
Sergio

Tant qu’il n’a pas la tête dans l’cul dirait baroz.

Sergio dit: 16 mars 2016 à 18 h 23 min

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 47 min
sergio a viré son pédé dsecrétaire

Houi mais alors pour Dactylo rock comment on fait ?

bernadette de clèves dit: 16 mars 2016 à 18 h 21 min

Jibé dit: 16 mars 2016 à 17 h 34 min
« le Grand Paris n’existera qu’en tant que capitale de l’Europe. François le petit n’a pas l’étoffe de Napoléon le grand. »

naboleon le minus a fait de si grande chose

Sergio dit: 16 mars 2016 à 18 h 20 min

Jibé dit: 16 mars 2016 à 17 h 42 min
Un pédé de voisin ça peut toujours être utile,

C’est juste : j’ai découvert que l’un d’entre eux hébergeait une Triumph Spitfire, mais alors, de toute beauté ! Trop bien pour lui évidemment…

Est-ce qu’il est vraiment pédé je peux lui demander, mais j’ai peur que son doux visage ne se ferme…

mister mystère dit: 16 mars 2016 à 18 h 11 min

Durant des années, je me suis demandé si Shakespeare était bien l’auteur de la phrase « Quand fond la neige où va le blanc ? »

Je vous comprends parfaitement, Pierre Assouline. Moi, par exemple, cela fait des années que je recherche une chanson que j’ai écoutée une fois à la radio. A l’époque je n’avais pas prêté attention au nom de l’auteur, et aujourd’hui je le regrette amèrement. Tout ce dont je me souviens, ce sont quelques paroles, marmonnées par un vieil homme qui s’accompagnait à la guitare, genre JJ Cale :
J’aime pas les mouches
Quand elles me touchent.
Je mourrai peut-être sans savoir qui est l’auteur de cette chanson, c’est un truc à vous rendre fou.

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 40 min

C’était pas l’avis de Marcel Proust et quelques autres…

c’était un cassos..ses contemporains kadors préféraient l’paris a pas cher..hoù qu’il est..

Pinpin dit: 16 mars 2016 à 17 h 37 min

Ne généralisons pas mais vous savez quoi ?
Mon pédé de voisin prend des shorts de plus en plus grands pour oublier qu’il prend de ventre .
Si .
Pfff .. !

Jibé dit: 16 mars 2016 à 17 h 36 min

« et pis les pédés aiment pas haussant »

C’était pas l’avis de Marcel Proust et quelques autres…

Jibé dit: 16 mars 2016 à 17 h 34 min

le Grand Paris n’existera qu’en tant que capitale de l’Europe. François le petit n’a pas l’étoffe de Napoléon le grand. Fort heureusement !

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 29 min

..et quant au tourisme..hors mérimée encore..hon peut douter de tout le reste..et peut être que le grand paris héxisterait..

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 26 min

j’aime mérimée..comme tous les français cajolent leurs grands fondus..haussman beaucoup moinsse..tu peux pas savoir baroz l’effet que ça fait sur un provincial de 10 ans..

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 22 min

Parfois je me demande si vous n’auriez pas été capable de nous mettre plus de plomb que de verre ..

oxyde de plomb dafnoz..

Jibe dit: 16 mars 2016 à 17 h 19 min

L’herculade a l’espagnole, c’est aussi de Merimee, sans Violet le Duc. Relis Carmen ! Merimee, qui est mort à Cannes, a sauvé l’essentiel de notre patrimoine national. Le monde socio professionnel du Tourisme lui doit beaucoup. En tant qu’auteur de guides, je lui dit merci. Ainsi qu’à Haussmann et Alphand pour Paris…

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 18 min

c’est pas très poétique, on pense immédiatement à François Mitterrand !

je t’interdis baroz..havec son cache nez son galure et son baton..margueritte trouvait qu’il avait des smelles de vent..

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 15 min

27 radiations avaient été prononcées en 2015 dans l’éducation nationale après des affaires de pédophilie

keupu peut pas être avec un escabal à matter dans les écoles et les synagog et les bains douches..il choisit selon son coeur

Daaphnée dit: 16 mars 2016 à 17 h 11 min

(une chose est certaine, Jacounet est une vraie de vraie toupie .
Il fallait le dire, c’est fait .)

Jibe dit: 16 mars 2016 à 17 h 10 min

ComprendS…

J’ai toujours pas compris l’histoire du poème de Borges ! Qui en est l’auteur ? Est-ce vraiment un inédit ? De qui est le titre ? Ici et maintenant c’est pas très poétique, on pense immédiatement à François Mitterrand !

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 10 min

« L’église-Cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix » !

c’est comme les fleuves cricri..hont croit quc’est tous des sénégals et des amazones..mais non

Daaphnée dit: 16 mars 2016 à 17 h 09 min

Le Boug’
Parfois je me demande si vous n’auriez pas été capable de nous mettre plus de plomb que de verre ..
Pardon ?
Que je chausse des lunettes ???
Non mais !

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 04 min

@ P.Assouline

De nada.

@ P.Assouline

De nada.

..hen plus faut qu’on tienne la chandelle quand qu’y s’hancule..dracul ha le plus gros cierge pasque yavé l’a mal doté..nous qu’hon pas l’peuple élu on est quand même des braves gens

bouguereau dit: 16 mars 2016 à 17 h 00 min

viollet lduc gachait facilment c’est ça qutu veux dire ?.. il savait monter sur les échafaudages au moinsse..tout en haut..quand a prende la truelle..sans plus

Secrétariat de J. dit: 16 mars 2016 à 16 h 44 min

hélas, mon maître est invité dans un « salon du livre des méchancetés » dans la banlieue de strasbourg ce w-e, et il pense n’y rencontrer aucune vieille chevrière (bergère de chèvres).

Petit rappel dit: 16 mars 2016 à 16 h 36 min

 » restaurée par Mérimée et par Viollet Le Duc »
Curieux attelage! je dirais « signalée » par Mérimée, au demeurant grand arpenteur de France et de Navarre! De là à l’imaginer à gacher du mortier, c’est plus difficile!

Daaphnée dit: 16 mars 2016 à 16 h 32 min

On aspire à sentir un écrivain originale même maladroit. – notre Wiwi

Pour la maladresse, nous vous avons .
Vous plus quelques laborieux … Ne mégotons pas.
Non, non, non .

XXX((( mon U. chéri, je crains d’avoir le regret de vous reprocher votre silence assourdissant.
Si . )))XXX

quelle histoire dit: 16 mars 2016 à 16 h 20 min

« l’excellent texte (une vraie enquête policière) publié par Héctor Abad Faciolince il y a quelques années dans « Letras libres ». »
pour la référence voir le commentaire du 15 mars 2016 à 18 h 42 min

« le pays où on parle le mieux l’espagnol »
Vous voulez dire le castillan d’après les critères de la couronne espagnole la Real Academia española

« le « québécois » – qui est souvent incompréhensible pour un Français,
alors qu’aucun espagnol d’Amérique l’est pour un Espagnol) »
non, ça dépend ( faut sortir )

Pablo75 dit: 16 mars 2016 à 16 h 02 min

@ P.Assouline

De nada.

Étonnant hasard: dans El País d’aujourd’hui il y a un jeu pour « découvrir le son de l’espagnol dans chaque pays » (il y a beaucoup moins de différences entre l’espagnol d’Espagne et ceux de l’Amérique Central et du Sud, qu’entre le français et le « québécois » – qui est souvent incompréhensible pour un Français, alors qu’aucun espagnol d’Amérique l’est pour un Espagnol):

« Los acentos del español: Un juego para descubrir cómo suena en cada país la lengua castellana ».

http://elpais.com/especiales/2016/acentos-del-espanol/

Jibé dit: 16 mars 2016 à 15 h 38 min

« L’éduc nat c’est rare »

Pas tant que ça, béotien, si l’on en juge par les dernières déclaration de la ministre : « Invitée sur RTL, Najat Vallaud-Blekacem a annoncé que 27 radiations avaient été prononcées en 2015 dans l’éducation nationale après des affaires de pédophilie. »

Tollé moqueur dit: 16 mars 2016 à 15 h 37 min

Passou, allez-vous bientôt écrire un billet sur Virginie Despentes et son formidable Vernon Subutex ?

christiane dit: 16 mars 2016 à 15 h 27 min

@Bouguereau – 13h25
Vous ne croyez pas si bien dire ! Même en riant vous plongez dans l’histoire du lieu :
Après Philippe de Lévis, les évêques ne vivent plus sur place. Beaucoup de mobilier disparaît peu à peu, dû à un certain abandon accentué par les pillages de la révolution et la suppression de l’évêché de Mirepoix. Les stalles, par exemple, sont vendues.
C’est le 26 septembre 1317, avec la bulle Salvator noster, que le pape nouvellement élu Jean XXII avait fait de Mirepoix le siège d’un nouvel évêché ; l’église prenait alors le nom cathédrale de Mirepoix.
‘Le vocable ancien de Saint-Maurice lui venait de la première église, alors construite sur la rive droite de l’Hers-Vif. Le 22 septembre 1209, le jour de la saint-Maurice, les armées de Simon de Montfort prenaient la ville et plaçaient l’église sous le patronage du saint et de ses compagnons. Mais cette église fut emportée par l’inondation du 16 juin 1289, qui fit déplacer la ville sur la rive gauche. Elle sera restaurée en 1858 et 1859 par Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc. Ce dernier trouva un édifice désaxé et dissymétrique, très hétérogène, et en piteux état…)
Et maintenant on la nomme :
« L’église-Cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix » !

la vie dans les bois dit: 16 mars 2016 à 15 h 18 min

Javert ste plait va te planter au salon de Paris ce week-end. Emmène au stand Gallimard un rouleau de papier cul ‘le trèfle’, des fois que la vieille carne s’y trouve dans le besoin, bien démunie.

christiane dit: 16 mars 2016 à 15 h 07 min

Décidément, une spirale relie mystérieusement les nouvelles -même tristes – de cette page…
« Fidèle à Proust, Anita Brookner se concentrait sur le temps perdu et retrouvé : «Une fois que l’on sait une chose on ne peut plus jamais ne pas la savoir. On ne peut que l’oublier. En faussant le temps, elle indiquera l’avenir aussi longtemps qu’elle restera dans la mémoire. En toutes circonstances il est plus sage d’oublier, de cultiver l’art de l’oubli. Se souvenir, c’est affronter l’ennemi. La vérité loge dans la mémoire.» Ce sont les premières lignes de Regardez-moi, un de ses premiers romans. »
Claire Devarrieux – (Libération du 15/03/2016 où l’on peut trouver l’article complet)

Lècheculte dit: 16 mars 2016 à 14 h 21 min

Christine Belcikowski dit: 16 mars 2016 à 12 h 43 min

Quel bel article, tout simplement !
………….
Grand classique : je n’ai rien à dire ici, mais pour me faire bien voir j’encense l’auteur. Dégage, titine !

la vie dans les bois dit: 16 mars 2016 à 14 h 10 min

à 13 h 21 min, tiens, tu sais rien et tu veux pas t’informer. Ouvre tes yeux chastement sur ceci, le 23 mars, c’est presque demain :

Jamais la Colombie, en proie à un conflit vieux de plus de cinquante ans ayant fait au moins 220 000 morts, des dizaines de milliers de disparus et six millions de déplacés, n’a été aussi proche du silence des armes. Si des négociations ont déjà été lancées par le passé, elles n’avaient jamais fourni de résultats aussi avancés et aussi concrets que ces pourparlers de paix, inaugurés fin 2012 à La Havane.

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/La-Colombie-fait-un-nouveau-pas-vers-la-paix-avec-les-Farc-2015-12-16-1393637

Petit rappel dit: 16 mars 2016 à 14 h 08 min

Et non, le Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien n’est pas de Kant, mais de Leibnitz!
Mirepoix et sa mitre ? très probablement une conséquence du Concordat, qui a fait disparaître certains évêchés… Mais non certains évêques qui ont refusé de démissionner, parmi lesquels Monseigneur de la Marche, Evèque de Léon sous la Révolution, dont le diocèse disparaît au profit de Quimp er, et qui n’en sera pas moins enterré dans sa Cathédrale de Saint Pol … sous Napoléon III, me semble-t-il.
Et Saint Pol à une autre allure que la voute Violletleducquisée de Mirepoix, ceci dit sans chauvinisme!

D. dit: 16 mars 2016 à 13 h 47 min

J’apprends que Leonarda est serveuse dans les Balkans et ne gagne pas bien sa vie.
Pourquoi n’est-elle pas bergère de chèvres ? Autrefois en Provence de nombreuses jeunes filles de condition modeste étaient bergères et ne s’en sortaient pas mal du tout. Le fromage de Chèvre se vend plutôt bien et je serai personnellement prêt à lui en acheter à bon prix quelques kilos par an, port à ma charge. Ça c’est un geste que je serais prêt à faire pour Leonarda.

de par le fait dit: 16 mars 2016 à 13 h 35 min

Le satyre varois sort tout droit de chez les curés (bougros dit que c’est ce qui le rend transcendant)

D. dit: 16 mars 2016 à 13 h 32 min

JC, je pense que vous ne mesurez pas à sa juste valeur l’erreur de vos propos. Pourquoi croyez-vous que des chirurgiens occidentaux volontairesviennent opérer des cataractes en Afrique ?
Ils pourraient le faire faire aussi bien par un vide-bassin local, pourvu qu’on l’ait revêtu d’une blouse blanche..?

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