de Pierre Assouline

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La République des livres
Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs d’oeuvre

Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs d’oeuvre

On entend souvent dire que le moins réussi des livres d’un grand écrivain est encore supérieur à ce qui est porté aux nues par ailleurs sous la signature d’auteurs de moindre importance. Oublions la compétition, la littérature ne relevant pas encore des Jeux olympiques et considérons l’ensemble des productions artistiques : pourquoi ce qui est couramment admis pour un cinéaste, un peintre ou un dramaturge, dont l’œuvre est segmentée en tendances et en périodes, en hauts et en bas, ne le serait-il pas pour un écrivain ? Si on pu le dire de Fellini ou de Picasso, pourquoi s’interdirait-on de l’écrire de Philip Roth ou de tout autre ? J’y repensais en découvrant Altesse royale (Königliche Hoheit, traduit de l’allemand par Geneviève Bianquis et Jeanne Choplet, revu par Louise Servicien, 336 pages, 8 euros, Les cahiers rouges/Grasset) que le grand, l’immense Thomas Mann, auréolé du succès de son vaste roman sur le déclin d’une famille Les Buddenbrook et de sa nouvelle Tonio Kröger, publia en 1909. Quoi, le Mann de La Montagne magique, de Félix Krull, du Docteur Faustus ? Ni son frère ni son fils, mais lui-même en personne. Le hasard d’une recherche m’a donc mis entre les mains ce qu’il qualifie de comédie en forme de roman. Un vrai conte de fées, d’autant qu’il finit bien. Il était une fois dans un grand-duché assez mal en point au cœur de l’Allemagne, principauté d’opérette qui en rappelle quelques autres, un prince, Klaus Heinrich, frère cadet d’Albrecht II, l’agnat le plus proche du trône, jeune homme assez éloigné des réalités du siècle, et qui s’ennuyait fort ; il était assez mal dans sa peau et souffrait d’un complexe à la suite d’une malformation congénitale, sa main gauche ne s’étant jamais développée, ce que les médecins appelèrent un cas d’atrophie ou des difformités par bride. Il en fut ainsi jusqu’à ce qu’un richissime yankee vînt prendre les eaux, accompagné de sa fille, jeune personne plein de grâce. Elle lui fit découvrir le monde dans sa relative rigueur, il lui fit découvrir l’amour au château de Grimmburg. Ils se marièrent pour la plus grande joie des sujets du prince, car le sens pratique de son épouse fit merveille, d’autant qu’il était soutenu par la fortune du beau-père. Le prince avait promis un bonheur austère à sa chère et tendre, tout illuminé par la devise « notre grandeur et notre amour ».

On peut le lire comme un roman d’apprentissage et le récit d’une éducation de prince. On y apprend des choses sur les raideurs de l’étiquette et l’inflexibilité du protocole. C’est léger, ironique, plein de fantaisie, divertissant. Marcel Dassault, regretté rédacteur en chef de Jours de France, organe central de l’actualité heureuse, l’eut volontiers publié en feuilleton. Au début du siècle, il existait encore en Allemagne des régions où les principautés n’étaient pas que des souvenirs de seigneurs nostalgiques. Pour autant, Thomas Mann n’eut guère l’occasion de fréquenter des cours, hormis celle de Rostock, privilège qu’il dut à l’admiration que la Grande-duchesse de Mecklembourg-Strelitz portait à son œuvre. Qu’importe d’ailleurs qu’il n’ait connu ce monde que par le biais de sa documentation puisqu’il s’agit de toute évidence d’une allégorie. Ca et là on glane des moments qui rappellent opportunément la qualité de l’auteur : ces bals de la cour où une baronne « d’aspect très gourmé offre de vastes perspectives de gorge » ; où ce Grand-duc qui finit par mourir d’ « une maladie horrible, si abstraite et si nue qu’elle ne pouvait porter d’autre nom que celui de la mort même » ; et s’agissant d’une question aussi « scabreuse » que le budget de la nation, il réussit même à faire appel à « la conscience fiscale » de ses sujets, ce qui demeure d’actualité plus d’un siècle après, d’autant que le Grand-duché invente de leur faire expier l’usage inconséquent de l’emprunt. Mais pour le reste, c’est à dire l’essentiel, on a rétroactivement honte pour lui. Que n’a-t-il interdit la réimpression de cette bluette ?

Ecrit à 34 ans, Altesse royale ne semble pas relever des besognes mercenaires et autres taches alimentaires, d’autant que Mann venait d’un milieu très aisé. Alors ? Lorsqu’on est confondu à la lecture d’un texte naïf, sinon niais, sous la plume d’un écrivain hautement estimé à juste titre, mû par un vieux réflexe de recherche du bouc-émissaire, on a tendance à mettre en cause le traducteur – c’est si commode ! Or il se trouve que, si la traduction originelle de 1930 était bien fautive, n’hésitant pas à sabrer dans le texte allemand jusqu’à en supprimer un personnage, elle a été reprise et complétée en 1972 ; or à la lecture de celle-ci, l’impression d’ensemble demeure la même…  Un nanar à l’eau de rose. Dans une éclairante préface, Jacques Brenner s’était efforcé de rendre l’œuvre acceptable. Il rappelait qu’en son temps, le critique Edmond Jaloux voulut voir dans cette Altesse royale de piètre facture un croisement entre la Chartreuse de Parme et Koenigsmark, excusez du peu ! Surtout, il y pointait l’identification possible de l’auteur avec son héros étant entendu que princes et artistes sont en constante représentation, pareillement soucieux de n’émettre que des signes : « Tout n’était pour eux que théâtre ». Voire ! et il ne suffit pas d’ajouter qu’un prince de l’esprit sommeille en tout artiste bien né. Il paraît que pour se rattraper de tant de légèreté, délit contre la fiction dont il fut alors accusé, Thomas Mann en rajouta dans le mélancolique morbide en précipitant son héros suivant dans l’épidémie de peste à Venise…

On aura compris qu’Altesse royale, auquel le pourtant très rigoureux Wikipédia allemand consacre autant de pages qu’à une œuvre majeure, n’ajoute rien au génie et à la gloire de Thomas Mann ; mais il ne lui enlève rien non plus. Il faut s’y faire : les grands écrivains ont, eux aussi, leurs moments de grâce qui alternent avec des saisons de grande pauvreté. Pas de honte même si, de la plume, ne sort qu’une bluette. Cela ne les rend que plus humain, plus proche, et ne diminue en rien l’admiration. La complaisance serait impardonnable. Sachons reconnaître pour ce qu’elles sont les œuvres mineures, inutiles et secondaires de nos maîtres ; un jour, ils nous en sauront gré.

(« Images extraites du film Königliche Hoheit »)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

293 Réponses pour Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs d’oeuvre

Jeanneton dit: à

Dis voir un peu, HR, est-ce que tu l’as lue, cette « bluette » ? Qu’est-ce qui te permet d’en parler comme ça, hein ? Ce livre n’est pas du tout une merde. Arrête de parler sans savoir, petite linotte sans cervelle.

vasistas dit: à

défi : pas toujours lancé aux autres d’ailleurs mais aussi à soi-même: pas même héros , mais simplement « être cap de ».

vasistas dit: à

Mais pour le reste, c’est à dire l’essentiel, on a rétroactivement honte pour lui. Que n’a-t-il interdit la réimpression de cette bluette ?

Certe, mais pourquoi « nous » , nou devrions avoir honte qu’il ne soit pas partout égal à cette image que nous nous faisons du maître, sans admettre qu’il ait eu des faiblesses, et qu’il les ait laissées connaître ces faiblesses quipermettent de prendre concience du chemin parcouru , de l’effet de circonstances , du travail ?
d’autant qu’à l’opposé de cette honte -même si j’entends des gens qui hurlent à une vision binaire -à l’opposé de la hone, il y aurait la fiert » , et en quoi sommes-nous fondésà être fiers d’oeuvres dont nous ne sommes parfois au mieux que des destinataires par défaut ? à la place de parents, amis , enfants ?ces fiertés si haut brandies et exposées me laissent toujours perplexes !Non du fait qu’i y ait exposition, mais que celle-ci soit une sorte de défi. Vivre c’est défier et relever des défis

vasistas dit: à

« Oui, je pense à ma perplexité »
il n’est jamais trop tard pour être perplexe ,
christiane.
plutôt perplexes qu’égarés,même des guides

ACP dit: à

Suis pas le desster
mais si consulter la Seine est une action fiable, un envoi est possible
Comprend qui peut ou comprend qui veut

ACP dit: à

suis pas desster
mais si consulter la Seine est fiable
un envoi est possible
Comprend qui peut ou comprend qui veut

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…genre à  » l’escarpolette « ,…Fragonard,…

renato dit: à

« Comme si une peur présidait à tout cela »

Ce n’est que le produit d’un mauvais paramétrage…

christiane dit: à

Quel blog étrange… un vrai jeu de construction ! Chaque espace de la page est utilisé. Une vraie constellation Comme si une peur présidait à tout cela… Comme si ce qui se trouvait rassemblé là était menacé d’oubli. Comme un invention d’archiviste menacé d’une dispersion de ses trésors ! Comme si il y avait un tâtonnement qui présidait à cette mise en forme. Comme une boîte à fiches. Un passionné d’Histoire qui ne peut se dépendre du passé et qui mord la littérature pour sentir le goût de l’Histoire…
Cela me rappelle ma perplexité quand un dimanche tranquille de janvier 2012, je découvrais l’exposition Walter Benjamin au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Je revois ces vitrines où se déployait ce trésor hétéroclite : des carnets couverts de cette minuscule écriture si serrée, ces fragments de tapuscrits, ces découpes, ces bandelettes, ces bouts de papier, ces enveloppes, ces coupures de presse, ces tickets, ces signets… Vitrines, murs… partout des traces de sa pensée, de son regard. Il écrivait sur tout support et sur tout ce qui lui paraissait important, gardait toutes ces empreintes comme s’il se savait en sursis….
Et tout cela formait comme une constellation graphique, une mise es espace de sa pensée.
Oui, je pense à ma perplexité alors…
Comme ici quand j’essaie d’ouvrir toutes ces cases où la pensée demande d’ouvrir et d’ouvrir encore tant de liens. Tant d’écritures en même temps. Il faudrait des yeux de libellule pour lire tout cela d’une façon synchronisée !…

E. Lefuneste dit: à

déjà dans le composte sous les poireaux, le cochon!

olive dit: à

gazeuse ?

S.O.S codé dit: à

laisse béton, Rose. Les esquimaux et le cochon: maivaise limonade.
Je répète: mauvaise limonade.

rose dit: à

Normal : les morues avaient un faible pour les inuits.
Ouroboros.

Où est le phoque là dedans ?

Daaphnée dit: à

Quelle histoire !
Dire que j’aurais pu mettre mon joli chapeau et mes lunettes noires …
La prochaine fois, prévenez-nous!

hamlet itbi dit: à

Il était tout pâle que ça faisait peine à voir.

Puck dit: à

Dexter est mort, oui, j’étais à son enterrement.

Dexter dit: à

Je suis mort.

Bruits de couloir dit: à

y paraît que desster est portugais.

JC dit: à

Dexter,
si tu es vivant, ami, envoie moi la copie…
Merci !

L'oeil du maître dit: à

c’est parce qu’il avait une faiblesse pour les morues.

JC dit: à

Exact !
Et bien jouée…

Par neuf dit: à

Preuve que desster il aimait pas les poissons.

La limande si dessus n’était pas dans le frigo

daaphnée dit: à

(quand je pense que D. s’était fendu de fort jolies petites mais ravissantes poésies pour décorer l’arbre de noël, je comprends qu’il soit vexé! )

daaphnée dit: à

Les causes de censure sur ce blog sont encore plus obscures que sur « Le Monde ».

mais non, certains dérapent … c’est tout, tssss ..

Clitandre Tard dit: à

> vous êtes beau joueur

Gagné. Perdu.

Je dois m’absenter désolé car il se fait Tard comme on dit dans ma petite famille.

Toto le moineau dit: à

pour sûr! Moi j’ai 2 potes, Tintin le serin et Titi le canari qui se sont fait voler dans les plumes pas plus tard que maintenant. Cédric il aime pas les oiseaux, pas comme desster qu’aime pas les poissons mais cé pareil. Itou.

La mienne est dans les nuages dit: à

Les causes de censure sur ce blog sont encore plus obscures que sur « Le Monde ».
Le Cédric d’ici doit nous jouer au 421.
Impossible d’évoquer un beau bébé

Toto le moineau dit: à

cé pas vrai que sur son vieux frigo à desster y’avait que des moches!
y’avait aussi le gros derrière de sa collègue du boulot et pis son ex et pix sa maman , que c’était pas des thons, que dester il aime pas le poisson mais qu’il avait un rossignol et un méroue dans un bocal, avec des billes au fond et une araignée au plafond.
Mais pour le cochon, ben moi j’ai rin vu.
Tête que c’était pas un cochon mais un veau.

renato dit: à

Dans le dernier blog il y avait même une milonga interprété à la guitare par Dexter.

Tintin le serin dit: à

y paraît que cé passque sa collègue du boulot et pis son ex et pix sa qu’elles ont un gros derrière que c’est pour ça qu’il invitait que des grosses morues chez lui.
Mais pour le cochon, ben moi j’ai rin vu.
Tête que c’était pas un cochon mais un veau.

JC dit: à

Je n’ai pas de copie du blog de Dexter, alors que j’ai fait partie, cannibale potentiel médusé, de l’équipage du radeau de survie …

La mienne est dans le cirage dit: à

Le blog de Dexter, ça doit encore se trouver avec Google. Le tout est de se souvenir de son nom. Et là, je cale.
Quelqu’un sait encore ?

rose dit: à

non, je choisis une boîte de douze. Avec les huîtres. Sur un plateau.
Merci, vous êtes beau joueur, ça fait plaisir, c’est rare.

renato dit: à

« il existe des copies » DES « blog de dexter »

La mienne est dans les nuages dit: à

Pour Rose,

il existe des copies du blog de dexter,
elles ne circulent pas, chaque possesseur la garde précieusement.
Un maximum d’informations inouïes (car lues)sur la vie de tant de commentateurs.
Dans deux trois ans ça vaudra une fortune sur ebay.

bouguereau dit: à

Bougboug, ton autoportrait de dos sur chaise est un enchantement

..je pense m’ajouter non pas une tasse a café, mais un mug, ça donnerait encore plus de bucheronne gravité à la pose..je vois jicé que sous tes airs de dégazeur tu as concervé le sens du beau

renato dit: à

Schoenberg persécuta Adorno et Mann car sur les conseilles du premier le deuxième avait inventé Adrian Leverkühn, ‘‘un pilleur qui s’était indument approprié de son invention’’. Lorsqu’on demanda à Mann pourquoi il n’avait pas reconnu l’apport de Hauer à l’invention de la dodécaphonie, il répondit : « Il ne fallait pas faire mourir le vieux colérique ».

Sergio dit: à

Thomas Mann, Thomas Mann… On sait ça on le sait que c’est Mahler, mais alors finalement c’était Smerdiakov oui ou non ?

renato dit: à

« Il ne fallait pas faire mourir le vieux colérique », dit Thomas Mann.

Datavera dit: à

Vous faites tous les malins, essayez chacun de bons mots, mais jusqu’à présent je n’ai rien lu de bien transcendant sur Mann mais surtout des grivoiseries de basse catégorie.
Donc ne croyez pas que vous valez mieux que D. qui a eu raison de s’en aller dans ces conditions.

Sergio dit: à

Un olisbos, que ça s’appelle ; faut faire honneur à Drouant, quoi…

rose dit: à

(Il arrive qu’un billet soit affecté par le caractère ingrat de son sujet.).
Qu’on laisse en paix les grands-mères semble évident.

Paul Edel dit: à

bien sûr, thomas mann n’a pas écrit que des cehfs d’oeuvre..mais il n’ en est pas loin..Je suis gêné cette manière de pointer, de désigner et de signaler un texte « plus faible » de thomas Mann. Curieuse entreprise .
1) je ne suis pas d’accord…Il s’aggit d’ un texte est distrayant , plein de charme, détendu. la distraction chez Mann est capitale…il y excelle..
2)gardons nous de rendre trop solennel thomas Mann. Il déjà affublé empaillé d’un Nobel et de l’étiquette « grand bourgeois hanséatique » -(mon dieu que de clichés. .)
.Mann cultive l’ironie au second et au troisième degré tout au long de son œuvre .relisez les scènes hilarantes de « la montagne magique »
quitte à signaler des textes moins connus mettons une pierre blanche sur des merveilles de thomas mann :« sang réservé » ou l’extraordinaire « mario et le magicien » qui montre l’ascension maléfique d’un politicien fascisto- diabolique ;tres grand texte politique qui va de Hitler à Mussolini ou Berlusconi.…. oui les maladies allemandes, Mann les analyse mais il y met une distance, un charme, une élégance.
l’intensité , la concision si mélancolique et si lucide de nouvelles comme « tristan, » « tonio kröger » « le chemin de cimetière » ou « la mort à venise » sont d’un tel scintillement..notre job dans les blogs c’est de faire lire de bons textes . Et puis si on commence à faire la liste de textes dit plus « faibles », de Ciceron à Dostoïevski et de Stendhal à Faulkner ,de Gunter Grass à Philip roth on va y passer un certain nombre de nuits blanches pour pas grand chose

Le gode ceinture de bouguereau dit: à

gueublo de mêêêrde
Le gode ceinture de bouguereau dit: 11 décembre 2012 à 16 h 38 min
ma mère de ma mère.. jrefuse d’entré dans le sujet ueda..

Le gode ceinture de bouguereau dit: à

ma mère de ma mère.. jrefuse d’entré dans le sujet ueda..

colimaçon dit: à

BRAVO UEDA, VOUS EN ÊTES RESPONSABLE.

Je l’ai toujours dit. Sous ses airs de rien, ce ueda est un intrigant.

ueda dit: à

Faiblard, c’est ça?

Bien vu, camarade!

Deneb dit: à

pardon, je voulais le mettre en gras :

Deneb dit: à

Taisez-vous, rose !

Deneb dit: à

pardon, je voulais le mettre en gras.

SUR CE, JE ME BARRE, ET POUR TOUJOURS. BRAVO UEDA, VOUS EN ÊTES RESPONSABLE.

Deneb dit: à

Si on me censure, je m’en vais, je vous préviens. C’est pas une fois de temps en temps, c’est tous les jours. Si vous ne me voulez plus, vous ne m’aurez plus, et je pense sincèrement que vous n’y gagneriez rien du tout bien au contraire.

SUR CE, JE ME BARRE, ET POUR TOUJOURS. BRAVO UEDA, VOUS EN ÊTES RESPONSABLE.

raseuse dit: à

un café, je vous prie.
Non, sans sucre.
cé vré ; trop chair.

Deneb dit: à

Si on me censure, je m’en vais, je vous préviens. C’est pas une fois de temps en temps, c’est tous les jours. Si vous ne me voulez plus, vous ne m’aurez plus, et je pense sincèrement que vous n’y gagneriez rien du tout bien au contraire.

SUR CE, JE ME BARRE, ET POUR TOUJOURS. BRAVO UEDA, VOUS EN ÊTES RESPONSABLE.

spok dit: à

Eh bien, désolé de vous le dire, je trouve qu’Altesse Royale est meilleur livre que La Montagne magique, roman que je trouve répétitif, ennuyeux et mal fichu.

Deneb dit: à

Je comprends rien à ce poème. On dirait que les mots sont dans le désordre.

rose dit: à

cé vré ; trop chair.

rose dit: à

Di Rabane.

rose dit: à

courage, remontez vos manches.

Hi hi hi dit: à

ueda, vous êtes impayable !

rose dit: à

Ah oui plus sympathique cette photo là de Passou.

Le chemin entre la marge et le centre n’a jamais été aussi court.
Nicolas Delesalle.

Pas de café.
Du sucre, gnagnamgnam…

ueda dit: à

Il regarde le garçon…

Beaucoup de variantes sont possibles.

« Déception, après avoir rencardé une ‘duchesse de Mecklembourg-Strelitz ‘ sur Internet ».

Trois plombs dit: à

Quel sens de l’observation, Phil !

ueda dit: à

C’est mieux ! Manque toujours la tasse à café, devenue mythique avec le temps … (JC)

Il regarde le garçon, qui lui demande: « c’est bien vous, la menthe à l’eau? »

rose dit: à

un café je vous prie.
Non, sans sucre.

rose dit: à

Suppression de la grande photo de bal aussi, en tête de console…

Le mardi, Cineday. Paris/province/Côte d’Azur.
Une place offerte/une gratuite.

rose dit: à

>Jacques B. bravo ! Je ne m’en suis doutée que lorsque vous êtes revenu et que vous avez parlé de vos diverses publications. Avant, non…Suis-je bête, ahlala !
Jacques B. je crois bien que le meilleur moyen de l’éloigner est de détester la mort : je suis comme vous : abri, abra éloigne-toi (en croisant les doigts).
(je suis partie dans les cintres hors mon entière volonté, crénom !). Je me recolle là.

JC dit: à

Changement de profil pour l’icône passoulinienne, en haut à droite. C’est mieux ! Manque toujours la tasse à café, devenue mythique avec le temps …

Secrétariat de JC dit: à

Malapprise toi-même !

rose dit: à

>Jacques B. bravo ! Je ne m’en suis doutée que lorsque vous êtes revenu et que vous avez parlé de vos diverses publications. Avant, non…Suis-je bête, ahlala !
Jacques B. je crois bien que le meilleur moyen de l’éloigner est de détester la mort : je suis comme vous : abri, abra éloigne-toi (en croisant les doigts).

Phil dit: à

passou, dites-nous.. vous avez changé votre photographie ? il me semble. au jeu des sept différences

Jacques Barozzi dit: à

rose, le manuscrit qui m’a tenu éloigné des commentaires ces derniers temps et que, ouf, je suis en train d’achever avant qu’il ne m’achève est un nouveau livre sur Paris, à paraitre à l’automne 2013…

Ginette dit: à

Ciel !

rose dit: à

euh…je me permets de douter. Grave.

rose dit: à

une génie sans bouillir lave plus blanc que blanc.

L'ami des poètes dit: à

Pas mal, renato, pas mal.

vasistas dit: à

P.Assouline a changé sa photo !

rose dit: à

Tss, tss : le corps puscule.
Le corps Tex, voui.
Le corps y andre.

Et l’autre ? L’autre ? Le corps tisonne.

Paco dit: à

HR, rose voudrait vous rencontrer. Elle se sent en phase avec vous. Allez, un bon geste ! Ne lui dites pas non.

rose dit: à

Un seul air non. Pas mal en réserve.
Deux baffes hiiiiiiiiiiiii.

prédestination dit: à

Dommage pour toi.

rose dit: à

D’ac : douze huitres et une boîte.

vasistas dit: à

« reconnaître pour ce qu’elles sont les œuvres mineures, inutiles et secondaires de nos maîtres ; un jour, ils nous en sauront gré. »
inutiles ? surement pas! puisqu’iis en ont eu besoin, besoin de le écrire , ce qui n’est pas peu de se consacrer à l’invention d’une histoire , d’un personnage , à le supporter même .
pourquoi ce qui devient, P.ASSOUINE,sur votre blog, comme un symptome , une obsession de « reconnaissance » et de « gratitude » !

rose dit: à

malappris JC !

La stagiaire dit: à

T’as piétiné mon manteau,
Ultime refuge d’une anormale
Souvenir éloignant en dehors
De l’intrinsèque, le pénible
Issu d’une nuit agitée.

daniel dit: à

« il aime montrer qu’il dégaze »

jc n’aime pas qu’on lui envoie la balle – c’est un mauvais joueur en plus d’un menteur

JC dit: à

Bougboug, ton autoportrait de dos sur chaise est un enchantement. Outre ta belle chemise à carreaux mal repassée, tu ferais un bon équipier musclé sur Star olyùmpique et … t’as de beaux yeux tu sais, mon cyclope !
Répondre

rose dit: à

En toi, toujours j’ai toute confiance (même si tu sais pas faire les bons choix -je finis par croire jamais- mais je crois me tromper).
Une femme aime sortir.
Dehors.
Marcher de la pyramide à l’Arc de Triomphe, n’impose pas de lui payer sa place de cinéma. Cela fait du bien. C’est gratuit.
Sans rancune.

J’arrive jamais à t’en vouloir.

Deux fois tu m’as reniée ; la première fois compte pas : t’étais pas prêt du tout. Mais je sais qu’il y aura une troisième avant que tu ne te mobilises.

nota : C.P est rentré de New York. Six mois là-bas sans nous donner de nouvelles.
Heureusement que nous sommes des gens affectueux.
Clopine trois mois en fermant les coms. de son blog. Dans la merde elle n’a pas besoin de nous : heureusement que…
Jacques Barozzi termine ses goûts de : quatre mois sans donner signe de vie. Heureusement que nous sommes des gens affectueux et pas rancuniers.

Jacquot dit: à

rose avec un seul r mais deux baffes

Hardi Kröger dit: à

« Au lieu de s’écrier: « Encore! Hardy! Hardy ! »
Il déclame du Claudel, du Claudel, j’ai bien dit,
Alors ça, ça me fi-i-ge. »

John Brown dit: à

Je n’en doute pas, mais c’est à l’admiration que j’en ai. Je me défie de ‘admiration par principe, parce qu’elle dégouline d’affectivité, quand ce n’est pas de sentimentalité. L’admiration a toujours quelque chose d’infantile. Admirer une oeuvre, à la rigueur, et encore, mais admirer un être humain, vivant ou mort, très peu pour moi. S’agissant des morts, je ne pratique pas le culte des morts, dont l’admiration est une forme. Adressée aux êtres humains, vivants ou morts, l’admiration a toujours quelque chose de scandaleux. Elle procède d’une surévaluation inacceptable de l’humain. On devrait réserver l’admiration aux réalités non-humaines, un chat, un poisson, une rivière. Un castor est admirable, pas Simone de Beauvoir.

de nota dit: à

Allez savoir!En lisant ce billet,je me souvenais d’un auteur qui vitupérait l’Allemagne,j’avais beau me creuser la tête,
en vain,et miracle!j’ai retrouvé et la phrase et l’auteur…dont je ne donne pas le nom,si de le deviner vous amuse…

« Tout est saucisse en Allemagne, une enveloppe bourrée de choses disparates : la phrase allemande est une saucisse, l’Allemagne politique est une saucisse, les livres de philosophie et de science, avec leurs notes et leurs références, saucisses, Goethe, saucisse ! — Ces colonnes du casino de Wiesbaden faites de coquillages agglomérés, saucisses ! »

Pirouette dit: à

ça marche, mais pas pour toi, boudegras

rose dit: à

oui ; surtout quand il y a pas que le machin qui part en vrille au quart de tour.

rose dit: à

il aurait mieux fait d’y rester dans les cintres : rien à voir avec le cul de Jean Marais (la tronche et la chemise à carreaux non plus : pauvre de toi, bougereau.).

Deneb dit: à

C’est ni plus ni moins que de la déviance pornographique, Bouguereau. Ça se nomme comme ça.

renato dit: à

on produit… sans ON

On rêve d’un blog où on pourrait corriger et on se retrouve avec un machin qui part en vrille au 1/4 de tour…

renato dit: à

L’usage indifférencié du dico des synonymes on produit inévitablement des expressions approximatives.

On peut être plus ou moins modeste car on peut faire preuve de retenue dans la manière de se penser et de parler de soi.

On ne peut pas être plus ou moins humble car l’humilité c’est le trait de caractère d’un individu qui se voit de façon réaliste.

bouguereau dit: à

Un peu plus d’humilité vous ferait le plus grand bien

ttp://24.media.tumblr.com/tumblr_md93s6eJcy1qdjggro1_400.jpg

bouguereau dit: à

j’avais envoyé 7 messages en moins d’une heure pour exploser mon record..mais ça marche pus

bouguereau dit: à

bordel je suis tricard

Clitandre Tard dit: à

> atermoyer, avec un seul t

[ ] — le mauvais clavier a ripé
[ ] — je voulais faire un néologisme avec
[ ] . . . . — j’atterre moi
[ ] . . . . — j’atterre noie
[ ] — j’ai bêtement écrit sans vérifier
[x] — j’ai bêtement écrit sans même douter

> résilience ®
Si j’avais entendu le dépositaire officiel de la marque rapprocher une seule fois le terme abscon du verbe bien entendu j’aurais pu bénéficier bien plus tôt de la notion.

> De rien ®
Mais si

Deneb dit: à

Bouguereau, plus je vous lis, plus je vous analyse et plus je vous cerne.
En définitive vous êtes très imbu de vous-même.
Un peu plus d’humilité vous ferait le plus grand bien.

Deneb dit: à

Pensez à vous nourrir aussi de nourritures spirituelles, Rose. L’estomac n’est pas tout, même si ça a son importance.

renato dit: à

Merci borgesocasaresien.

Jacques Barozzi dit: à

« Un « goût des hommes », ça ouvre tout de suite l’imagination (entre autres). »

Cachez ce (entre autres) que je ne saurais voir, Clopine !
Oui, elle a eu tort, car c’est un livre qui aurait plu aux femmes, les principales acheteuses de livres…

rose dit: à

j’ai lu Dexter ici, mais je crois ne pas avoir connu son blog. Voilà j’ai raté ça ! Et maintenant trop tard.
Bon, j’ai faim, je vous laisse.

rose dit: à

>JC je peux pas ; déjà je me suis mise sur la pointe des pieds pour voir la photo. Alors pensez, la piquer ? Inenvisageable pour moi.
Désolée pour vous.

bouguereau dit: à

avec jicé y’a pas bsoin dle tracer au satellite..il aime montrer qu’il dégaze

rose dit: à

tondue ras, Phil.
Gazon maudit.

Virginia L dit: à

Liberté de lire ou pas. Liberté d’ aimer ou pas.

Deneb dit: à

Par ailleurs l’indépendance de la Catalogne serait un bienfait pour l’Espagne, parce que le mauvais esprit qui a corrompu ce beau et digne pays vient de Barcelone et de sa région.
Barcelone est devenue Babylone, le mauvais exemple à ne pas suivre.

JC dit: à

Rose,
A l’époque bénie du sarkozysme flamboyant et du brunisme distingué, c’était possible et sympa sur le blog de Dexter : on aurait pu enchainer sur votre « Jean Marais, quel cul ! » en lançant : « Amis de partout et d’ailleurs, envoyez une photo de vos culs préférés… ». Quelles découvertes… On aurait pu poursuivre avec les bâtons de bergers, le coup d’après !
Echange de bons procédés impossible sur un blog littéraire de prestige comme celui de Passou ! Dommage !

JC dit: à

Rose,
A l’époque bénie du sarkozysme flamboyant et du brunisme distingué, c’était possible et sympa sur le blog de Dexter : on aurait pu enchainer sur votre « Jean Marais, quel cul ! » en lançant : « Amis de partout et d’ailleurs, envoyez une photo de vos culs préférés… ». Quelles découvertes… On aurait pu poursuivre avec les bâtons de bergers, le coup d’après !
Echange de bons procédés impossible sur un blog littéraire de prestige comme celui de Passou ! Dommage !

Clopine Trouillefou dit: à

Elle a eu tort, votre éditrice, Jacques. Un « goût des hommes », ça ouvre tout de suite l’imagination (entre autres).

Dites, est-ce que le fait que la plupart des ouvrages reconnus de nos jours contiennent incessamment des allusions religieuses ne vous pompe pas un peu l’air ? J’ai fait un tour dans une librairie. Bon sang, ça n’arrête pas. Vous me direz que notre hôte aussi fait dans le genre, mais lui, au moins, semble porté par une nécessité intérieure. Et non pas une sorte de marketing bondieusard…

Sinon, pour revenir au sujet du jour, et atténuer quelque peu la sévère critique passoulinienne, je crois qu’il faut ajouter quelque chose au sujet du jour. Car enfin, s’il est vrai les plus grands des écrivains n’ont pas écrit que des chefs d’oeuvre, il faut dire qu’ils en ont rêvé tout plein, aussi.

(C’est une de mes pensées consolantes, à moi qui n’ai jamais rien écrit, mais tant rêvé, et sombre désormais dans une nuit sans images.)

Ca doit même être le plus terrible, pour l’écrivain reconnu : savoir que son meilleur livre est toujours celui qu’il n’a pas encore écrit. Celui qui remue vaguement, entre tripes et peau.

Parfois, je me dis que Marcel Proust devait pleurer en écrivant (et ricaner férocement à d’autres moments, mais bon, en ce moment je fais plutôt dans l’attendrissement, alors). Imaginez le nombre de chefs d’oeuvre littéraires contenus dans les larmes tombées sur les pages blanches des écrivains rêveurs. L’étoffe de leurs rêves en encre sympathique, quoi.

Ca y est, je divague encore. Allons donc de ce pas cachetonner. (ce qui, dans mon cas, ne signifie pas recevoir une quelconque rémunération, ahahah).

Bon noël à vous, Jacques Barozzi. Et racontez-nous un peu le goût de la fête…

rose dit: à

>JC c’est à toi que je réponds à 12h31. Pour info.

rose dit: à

mais non cela n’est pas cela que l’on pense et nous ne sommes pas désespérées. Pas du tout.
Pfff. Tu connais rien aux femmes.
Questionne, démène-toi, fais quelque chose ! Je sais pas moi. Mets-toi dans la rue à une bouche de métro, dis « Mademoiselle que pensez-vous de cela ? » Tu peux progresser, je suis sûre. Deviens boulanger. Je sais pas moi, j’ai pas les clés trouve-les tout seul.

rose dit: à

>Jacques B. je suis obligée d evous le dire cela me démange depuis deux jours : j’ai vu Jean Marais en string, couché à plat ventre sur une pelouse avec Jean Cocteau assis, habillé un peu plus loin.
Cela m’a fait un effet bœuf.
Allez j’y vais courageusement :
un deux trois
Jean Marais, quel cul !
Waouh…

rose dit: à

Le corps du délit ?

rose dit: à

Vos cinquante-cinq ans sont derrière vous. Jamais, ô grand ! vous n’avez établi de plan de carrière. Un jour, un type silencieux et discret vous a trouvée talentueuse et vous a propulsée hors classe sixième échelon sans atermoyer, le recteur complice de cet abus de pouvoir. La semaine dernière, vous avez passé huit jours dans le tambour d’une machine à laver alors que vous haïssez être secouée. Développez. Qu’êtes-vous allé foutre dans cette galère alors que vous détestez être secouée ? Ne feriez-vous pas mieux de vous suicider ? Ou de coucher ?

Jacques Barozzi dit: à

En effet, Phil, Jean Marais aurait eu tout à gagner en naissant plus tôt, à l’époque du cinéma muet.

rose dit: à

comme dans le pot au feu : un pot au feu sans navet n’est plus un pot au feu.

rose dit: à

atermoyer, avec un seul t
résilience avec un e : être résilient c’est un adj. qual. et pas un participe, mais il existe le verbe résilier oui, un contrat un engagement tout ça. Pas grand chose à voir avec guérir de ses boulets, las, trois fois.
De rien.
Je vous maintiens à niveau fort volontiers.

Phil dit: à

john brown, vous avez tort. le journal de l’homme Mann est passionnant.

ueda dit: à

C’était des déserteurs, JC.

Mais ils sont venus à de bons sentiments.
Ils veulent aujourd’hui la totale.
Ils ne pensent plus qu’à biberonner.
C’est pour eux aujourd’hui, le rôle du gendre idéal.

C’est des mecs solidaires, quoi.

Phil dit: à

baroz, dans la famille Schneider/Schneidre, le suicide jamais nommé s’appelait « la mort de vingt ans ». Le professeur aurait évité la révocation s’il avait pu citer Nizan.
Sujet Mannien également. I
il semble parfois que les commentaires sur le nouveau prestigieux blog à passou se quinconcent.
vous avez lu Rinaldi ? Jean Marais « un des plus beaux specimens d’homme »..oublions qu’il eut la voix doublée dans certains films. Enfin, ni pinaillons pas.

John Brown dit: à

« Cela ne les rend que plus humain, plus proche, et ne diminue en rien l’admiration. La complaisance serait impardonnable. Sachons reconnaître pour ce qu’elles sont les œuvres mineures, inutiles et secondaires de nos maîtres »

Saperlipopette ! Et les accords, Assouline ? J’ai repéré plus haut un « l’eut volontiers publié » que mon amour du subjonctif ne saurait tolérer.

L’admiration, on s’en fiche. Les « maîtres », on s’en fiche. Ni Dieu ni maître, ce principe doit s’appliquer aussi à notre pratique de la littérature et de l’art. Les écrivains sont des gens très ordinaires. Ils publient des livres, bon. Certains sont excellents, d’autres ne valent pas le détour. Bien qu’ayant vivement apprécié certains de ses livres ( magnifique « Docteur Faustus » ! ), je n’éprouve aucune admiration pour Thomas Mann, pas plus que pour quelque écrivain que ce soit, ni d’ailleurs pour qui que ce soit. Thomas Mann est mort et enterré depuis longtemps. Autant dire qu’on se fiche absolument de l’homme Thomas Mann, et même de l’écrivain. Seules ses oeuvres présentent, le cas échéant, de l’intérêt et sont éventuellement dignes de susciter l’admiration. Les constructions affectives autour de la personne d’un écrivain ou d’un artiste du passé ont tout le ridicule des monuments funéraires.

officieux de réserve dit: à

J’ai été tellement plus seul à 24, plus vaniteux à 32, plus agité à 34, plus triste à 36 que ça aurait vraiment été du gâchis.

JC dit: à

Jacques,
Tu aurais pu penser à la souffrance indicible de la moitié de l’humanité, nos chères soeurs, désespérée de te voir partir vers les rivages infâmants du même, en lieu et place du bonheur pépère/mémère + chien/chat/enfants…!

Jacques Barozzi dit: à

« Pas eu le temps »

Belle concision, comme je les aime, renato.
Pour ma part, je répondrais, que j’ai la mort en horreur. Si l’on me promettait l’éternité, je signerais tout de suite !
(j’ai d’ailleurs proposé récemment un « (dé)goût de la mort » à mon éditrice, qui m’a répondu sur le champ qu’elle n’y croyait pas du point de vue commercial. Je lui avais aussi proposé un « goût des hommes », mais là elle ne m’a même pas répondu !)

renato dit: à

« … l’ami Angelo » ? Connais pas…

ueda dit: à

Ca fait beaucoup d’amis, Jacques Barozzi.
Vous êtes en train de déjeuner avec Jean Daniel?

Pirouette dit: à

ah non de grâce, pas ces quatre là

ueda dit: à

Bugarach.

Jacques Barozzi dit: à

Phil, renato, et quelques autres, vous n’avez rien à dire à l’ami Angelo qui nous fait l’honneur de venir manger au resto du coeur de Passou ?

Passou, en attendant l’ami Paul Edel, ne pourrait-on espérer la visite d’autres plumes critiques célestes en voie de clochardisation : Josyane Savigneau, Philippe Sollers, Renaud Camus ?

renato dit: à

« Vous ne vous êtes pas suicidés à dix-huit ans, pourquoi ? »

Pas eu le temps.

Deneb dit: à

Qu’est-ce qui est sensé se passer en Catalogne ? (région que je n’aime pas, soit-dit en passant, il y a peu de chance que vous m’y trouviez un jour).

Jacques Barozzi dit: à

Ici, la dissertation du jour ce serait plutôt :

« Vous ne vous êtes pas suicidés à dix-huit ans, pourquoi ? »

ueda dit: à

« En Alsace, le hamster exaspère les élus » (les journaux)

Dédé?
Vous n’êtes pas en Catalogne pour le jour J?

Clitandre Tard dit: à

Procrastination : Je reporte l’utilisation de ce terme à une date ultérieure, quand il sera plus largement compris et accepté. En attendant, j’attermoie.

bouguereau dit: à

tu nous dégazes de partout..

Deux plombs dit: à

Quel sens de l’observation, Phil !

Un pomb! dit: à

manque d’imagination…

JC dit: à

Si on ne peut plus plaisanter bêtement … autant crever d’ennui entre cul-pincés ou cul-bénis.

Roger Dugommeau dit: à

Ne dites plus que JC n’est pas utile, hein. C’est à lui cette fois que nous devons les joyeux anachronismes qui nous ravissent tant.

Son hilarante chronique signée Valeria Rottweiler (dont j’apprécie l’humour) n’ayant pas paru drôle au(x) responsable(s) du blog, elle fut sucrée, mais les réponses subsistèrent.

Roger Dugommeau dit: à

N’en abusez pas, renato.

borgesocasaresien dit: à

un plan d’évasion, en somme.

Phil dit: à

les commentaires faits le 11 décembre apparaîssent avant ceux du 10 décembre.. rétroprojecteur sur l’oeuvre de Mann.

Je confirme dit: à

Il y a de ça, en effet ..

Phil dit: à

Thomas Mann a écrit plus de récits que de romans, autant de lumière crue projetée sur les arcanes de son oeuvre.
En 1906, deux ans avant « Königliche Hoheit », paraissait « Wälsungenblut », retiré de la vente par l’auteur puis reparu auto-censuré à fin des années 20. Récit capiteux, traduit en français par « sang pur »..

testeur dit: à

juste un test pour voir où ça tombe…

Polémikoeur. dit: à

Peut-être que des créations « mineures » forment un terreau idéal
pour de plus belles plantes ? Peut-être que certains navets
sont plus vitaminés que des bonsaÏs si torturés
qu’ils ne peuvent être qu’admirables !
Quelle géométrie gouverne enfin « l’œuvre », celle de l’échelle
aux degrés croissants, celle du plateau en altitude
ou bien aucune ?
Balthazardeusement.

renato dit: à

Ce serait un truc Borges-Casaresien…

bouguereau dit: à

Le Marquis de Gott-Mittché à la bataille de Knokke-le-Zoute

tu tiens quelquechose là jean marron..si tu ne vises pas le chef d’ouvre du siècle t’as toutes les raisons de ne pas procastiner

DHH dit: à

et quand on pense que joseph Roth l’auteur de ces deux chef-d’oeuvre que sont « la marche de Radetzki » et « Job » a pu ecrire un feuilleton comme « hôtel bristol »

bouguereau dit: à

c’est un sujet fabriqué pour mettre en perce un vieux tonneau qui a madérisé..faut pas s’étonner que ça pissote..lassouline a tort il devrait dire « j’ai pas d’idée, je vais écrire une critique sur un recueil de poème porno de clopine qu’elle va bientôt écrire..pour prouver que les critiques dans le futur anticiperont la production »

bouguereau dit: à

Ce sera le chef d’oeuvre du siècle ! Je la réecris

..bel acte de foi dans ta procastination..les montagnes n’ont qu’a bien se tenir

renato dit: à

N’empêche que rater un travail c’est un plaisir, parfois.

renato dit: à

Voilà que le machin fait déjà sa crise ! donc…

« S’il n’y avait que des chefs-d’œuvre la vie serait d’un ennui mortel. Un navet de temps à autre ne peut faire que du bien. »

C’est difficile à accepter quand le navet (pas crucifère comestible qui est délicieuse) sort de la cuisine.

renato dit: à

S’il n’y avait que des chefs-d’œuvre la vie serait d’un ennui mortel. Un navet de temps à autre ne peut faire que du bien.

JC dit: à

Ce sera le chef d’oeuvre du siècle ! Je la réecris, la Princesse de Clèves, en la modernisant : porno politique, genre échangisme froid. Délurée, elle sera au service des puissances financières occultes, internationales et aristocratiques de ce nouveau monde.

nicolas précepteur de jc dit: à

« Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs-d’oeuvre  »

Surtout la P de Clèves c’est pas le chef d’oeuvre du siècle

John Brown dit: à

Errata : dans la liste des tableaux de Jean-Baptiste de Champaigne, il s ‘agit bien entendu de « L’Extase d’Angélique Arnauld ». « Le Marquis de Gott-Mittché à la bataille de Knokke-le-Zoute » appartient, comme chacun sait, au Louvre.

Je doute fort que les traducteurs de la Bible en français donneraient raison à Jean-Luc Allouche. Traduire, c’est toujours carrément dire autre chose. Tout changement de mot, tout changement de syntaxe, implique un changement de sens. Ce traducteur n’a manifestement pas suffisamment réfléchi à la nature de son travail et aux responsabilités qu’il induit.

JC dit: à

Ce que l’on ne sait pas. Un élève a retourné l’arme de la dissertation vers le corps enseignant, en proposant ce texte :

« «Vous venez d’avoir 38 ans. Vous avez décidé d’en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie au sein de l’Education Nationale à l’origine de ce sentiment».

Plusieurs cas de passage à l’acte chez les pédagogues sont à signaler … Le Père Saint Vincent du Peillon est en prières dans la chapelle saccagée de la base navale de Toulon.

Jacques Barozzi dit: à

Quand un professeur de lettres prend ses élèves alolescents pour des adultes, il est suspendu. Difficile d’être pédagogue aujourd’hui ?

«Vous venez d’avoir 18 ans. Vous avez décidé d’en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l’origine de ce sentiment».

Bloom dit: à

Jawhol, y en a pas mal qui donneraient leur weekend en Normandie pour être une heure seulement, une heure quelquefois, une heure rien qu’une heure durant, Marc Levi, alias M.Aguéev, auteur du seul sacré bouquin, « Roman avec cocaine ».
Au lieu de se perdre dans l’ultramarin et ses invocations à l’Un, Malcolm Lowry aurait pu se contenter du Volcan, le livre des livres. Bon, on va pas bouder son plaisir: un viron sous le Popo vaut bien des weekends dans l’Yonne. No se puede vivir sin Firmin.

jackfrost dit: à

Tonio KrÖger, et non KrÜger…

Dimitri d'Arlatan dit: à

encore une question scabreuse à la Paniss. Bon, passons.

ueda dit: à

Il arrive qu’un billet soit affecté par le caractère ingrat de son sujet.
Le léger accablement du chroniqueur se lit jusque dans le titre.

Il peut se faire que disséquer un navet donne du tonus, mais c’est assez rare.

Bloom dit: à

L’éternel retour des témoignages d’appréciation sur la qualité du papier (double couche, molletonné, grand confort) témoigne implacablement de la fixation de leur auteur à un stade de développement assez frustre.

gevrai chambertain dit: à

c’est là que tu sens tout de suite les complexes à jc .. il épouse une génie et se jette sur la vie de sénèque .. un billet comme like this, donne envie de revoir buffet froid.

http://www.youtube.com/watch?v=EnC7Y036xFs

paniss dit: à

où veut-il en venir, notre hôte, avec ce billet contradictoire? Car c’est une constante et une évidence qu’aucun écrivain n’a pu écrire QUE des chefs d’oeuvre…

John Brown dit: à

Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs-d’oeuvre ? … Sans doute, mais de quel artiste ne peut-on en dire autant ? Au demeurant la notion de chef-d’oeuvre est des plus incertaines qui soient. Quels critères valables pour tous pourrait-on bien sélectionner ? Ce qui est chef-d’oeuvre pour les uns est ouvrage médiocre pour les autres. La postérité se charge de renverser les hiérarchies du passé. C’est vrai pour la littérature, c’est vrai pour tous les arts. Prenons, par exemple, en peinture, le cas de Jean-Baptiste de Champaigne. Cet artiste, au demeurant très inégal, demeurera sans doute comme l’incomparable auteur de « l’Extase d’Angélque Arnauld » ( au musée des Beaux Arts de Rodez); cette géniale anticipation de « l’Origine du monde » de Gustave Courbet apparaît comme une étonnante entreprise de subversion des codes de la peinture religieuse. En revanche « Cyrano de Bergerac dans son poêle, à Maazouth », ne dépasse pas le niveau d’une honnête scène de genre. Certes, Jean-Baptiste de Champaigne restera comme un des maîtres de la grande peinture mythologique, comme en atteste la grandiose fresque des  » Noces de Fellatio et de Cunnilingus  » ( au château comtal de la Chaux-de-Fonds). Mais son « marquis de Gott-Misché à la bataille de Knokke-le-Zoute » relève, techniquement, du barbouillage, et, moralement, de la friponnerie.

carllewis dit: à

« Oublions la compétition, la littérature ne relevant pas encore des Jeux olympiques »
sous la plume d’un membre Goncourt on a le droit de se gondoler !

Sergio dit: à

Ha non moi c’est les déçus de mes croûtes que je mets directos là-dedans… Après ils disent plus rien ils sont plus du tout vindicatifs…

Philippe Régniez dit: à

« D’ailleurs aucune mère ne tue son avorton : elle se mentira jusqu’au bout pour rentabiliser l’investissement créatif et la ponte du monstre. »

Et l’avortement, et le droit du corps ?

François le Flamby dit: à

J’ajoute, pour en finir, que je ne suis la marionnette de personne, hormis mes électeurs.
Revenons à Thomas Mann, s’il vous plaît ! j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié de cet auteur allemand célèbre, son inimitable « Golem ».

François le Flamby dit: à

Vous avez supprimé un message de ma chère et tendre, et vous avez bien fait ! Elle en fait beaucoup trop… et finira comme les autres.
Revenons à Thomas Mann. Je le préfère de beaucoup à Angela M.

Ami de Bouguereau dit: à

Dis-donc, Bouguereau, sept messages en une heure. Tu te crois tout seul ici ?

bouguereau dit: à

tu nous dégazes partout

bouguereau dit: à

brûler brûler..c’est fini la geste du matamor sergio..on met dans le bac idione du tri sélectif « chef d’oeuvre pas terrible »

Un plomb! dit: à

manque d’imagination.

Sergio dit: à

Ben si, il y a des peintres qui brûlent leurs toiles…

bouguereau dit: à

toi aussi t’es un pétrolier coupé..tu vas pas nous dégazer en plus ?

bouguereau dit: à

..n’empêche..t’accuses les autres..et pourtant t’es content de toi..c’est mystérieux la vie

bouguereau dit: à

jicé il verrait la vie de sénéque traduit par larbaux mis en scène par stanley (kubrick)..et ben il sortirait pour aller boire une mauvaise bière pression..il y apprendrait que son équipe de foot a perdu..bref avec jicé on mise sur le mauvais cheval

JC dit: à

Les écrivains, normalement, devraient se rendre compte que ce qu’ils viennent de pondre, parfois, est totalement raté, ils ont toute la lucidité, toute la compétence, pour cela.
Et là, le choix se présente : suicide ou destruction de l’oeuvre naissante ?
En fait, ils choisissent certainement la troisième voie : ne rien faire. Moteur coupé, un pétrolier continue sa route longtemps sur son erre.
D’ailleurs aucune mère ne tue son avorton : elle se mentira jusqu’au bout pour rentabiliser l’investissment créatif et la ponte du monstre.

bouguereau dit: à

y’a pas mal d’écrivain qui valent pour un ou deux lives kabloom..le balaise se renouvelle, on finit par avoir une perspective sur une oeuvre..une oeuvre lu je veux dire, ou l’on se situe soi même..un peu..par exempe on est grand au prorata du classieux qu’on aime..jicé il aime la bière industrielle et le foot et le tiercé..et il gagne jamais en plus

Sergio dit: à

Non mais faudrait le lire traduit par Larbaud…

bouguereau dit: à

ouais mais t’font perde moins de temps faut reconnaite

bouguereau dit: à

..c’est la panne jicé

versubtil dit: à

Aux croûtes les plus saignantes les plaies d’écrivains reconnaissantes!

Bloom dit: à

Les grands ecrivains ont des faiblesses etc…OK.
Les autres, les jamais grands, condamnes a la mediocrite perpetuelle, ont un seul merite : jamais ils ne decoivent .

JC dit: à

Constat identique pour une » Vie de Sénèque » qui m’avait tenté, car signée Diderot : je n’ai jamais pu la finir tant l’essai était ennuyeux. Un ennui monumental…
Et là, ce n’était pas la faute du traducteur !

kadare dit: à

En l’occurrence, la littérature ne relevant plus des Jeux Olympiques.

Pirouette dit: à

of course… comme aussi tout chroniqueur littéraire ; cela va aussi faire plaisir à Popol qui sur son blog dénigre les « jeunes auteurs »

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