de Pierre Assouline

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Coup de grâce de Javier Cercas à « ladite mémoire historique »

Coup de grâce de Javier Cercas à « ladite mémoire historique »

Le plus fascinant livre d’histoire de la rentrée est un roman de 400 pages L’Imposteur (El impostor, traduit de l’espagnol par Elisabeth Beyer et Aleksandar Grujicic, 400 pages, 23,50 euros,  Actes sud). Un récit réel qui a tout d’un roman sans fiction saturé de fiction. Auteur d’une œuvre déjà conséquente, notamment Les soldats de Salamine sur le destin d’un idéologue de la Phalange et Anatomie d’un instant sur le coup d’Etat avorté de 1981, Javier Cercas (1962) s’est laissé ensorceler non par son antihéros mais par son cas au sens pathologique du terme. A travers l’affaire Marco minutieusement démontée et remontée par tous les moyens de l’enquête, il nous livre en filigrane de cette « vie de mensonge », en sus d’un récit prenant, une réflexion de haute tenue sur l’instrumentalisation de « ladite mémoire historique » en espérant bien lui avoir donné le coup de grâce.

 Benito Bermejo, un franc-tireur de l’enquête historique, avait révélé le premier l’imposture en constituant un dossier accablant il y a dix ans. Du lourd dont Cercas fit du léger par la grâce d’une écriture inspirée. Cela n’allait pas de soi après que des intellectuels aussi prestigieux que Mario Vargas llosa et Claudio Magris se soient exprimés pour saluer le « génial talent » du fabulateur Enric Marco ; ils décourageaient même en prévenant que l’on ne saura jamais sa vérité intime sur son besoin de s’inventer une vie et de se forger une biographie d’ancien résistant au fascisme à la fin des années 60 ; sans parler de ceux nombreux qui pointaient dans le dévoilement de l’imposture le risque de faire le jeu des négationnistes, argument que l’auteur balaie sans trembler.

Né d’une mère folle enfermée à vie à l’asile pour schizophrénie où elle donna naissance à son enfant, Marco mentait déjà sur cet acte. Non en le dissimulant par honte mais en le travestissant pour mieux s’accorder à l’Histoire : au lieu du 12 avril 1921, il fit remonter sa date de naissance au 14, soit très exactement dix ans avant la proclamation de la Seconde République espagnole. Sa biographie personnelle coïncidant dès le départ avec la biographie collective de l’Espagne, il la symbolisait et n’en incarnait que mieux l’homme providentiel.emarco

D’un côté un homme d’une énergie féroce, d’une vitalité juvénile, disponible, dévoué, courageux, astucieux, très aimé, un leader né, volontaire dans la colonne Durruti de l’armée républicaine au printemps 1938, membre du groupuscule de jeunes catalans républicains et libertaires  qui ont osé dire non à la défaite en 1939 devenu icône nationale de la lutte contre le franquisme, secrétaire général du puissant syndicat anarchiste CNT dans les années 70, vice-président des associations de parents d’élèves dans les années 80/90, président de l’amicale de Mauthausen. De l’autre un manipulateur, un menteur, un roublard, un charlatan, un emberlificoteur, un narcisse qui n’aime rien tant que se mettre en avant ; à l’aune de sa réussite, il faut reconnaître qu’il a été effectivement génial dans son genre, cette capacité à s’approprier le passé héroïque des autres. La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire.

Tout était faux ou presque : s’il a bien connu les geôles franquistes des années 50, c’était comme détenu de droit commun et non comme prisonnier politique etc Tout au long de son récit, Javier Cercas ne cesse de nous faire part de ses doutes et nous embarque à la manière d’Emmanuel Carrère dans L’Adversaire, sa recherche sur les motivations de Jean-Claude Romand, autre imposteur mais sans panache et d’une grande médiocrité. Cercas lance au passage un concept :

« la nouvelle industrie de la mémoire a besoin de s’alimenter du kitsch historique qui offre à celui qui le consomme l’illusion de connaître l’histoire réelle tout en lui épargnant le moindre effort » et en lui épargnant le vertige de la complexité et les trouble des contradictions.

Mais est-il possible de coincer un menteur qui justifie les fragilités de ses souvenirs de guerre en invoquant Fabrice à Waterloo et Bézoukhov à Borodino ? Peut-on écrire un livre sur un Enric Marco sans pactiser avec le diable ? L’écrivain et son antihéros se sont maintes fois rencontrés. Des heures et des heures d’entretiens au cours desquels le premier dépouille le second de tous ses faux habits comme on pèle un oignon jusqu’à ce que ce dernier l’implore :

« S’il te plaît, laisse moi quelque chose ».

Mécanicien dans un garage, il a tardivement entrepris des études d’histoire à l’université en se disant qu’il fallait parfaitement connaître l’Histoire pour mieux falsifier son histoire. Quant à se demander comme un tel affabulateur a pu exercer de telles responsabilités, il n’y a qu’une réponse : « parce qu’il était le personnage idéal pour le faire ». Qu’on ne s’y trompe pas : non la personne mais bien le personnage. L’Imposteur est au fond l’histoire d’un homme ordinaire qui voulut se faire passer pour un héros et réussit à être le romancier de lui-même.

(« Enric Marco dans le documentaire de Santi Fillol et Lucas Vermal qui lui est consacré sous le titre  « Ich Bin Enric Marco »)

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Littérature étrangères.

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commentaires

1 106 Réponses pour Coup de grâce de Javier Cercas à « ladite mémoire historique »

obs dit: à

« Quant à se demander comme un tel affabulateur a pu exercer de tes responsabilités,  »

Voyons Passou, relisez-vous…

JC..... dit: à

« La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire. »

Voyons Passou : vous nous prenez pour qui ? Pour des Crapulet et des Monstraigu ?

Rien ne nous fera admirer l’immoralité que nous condamnons vigoureusement comme à l’ordinaire !

le secrétariat de JC..... dit: à

le premier a écrire une connerie : mon boss, bientôt 93 ans

pere lyolyo dit: à

en vérité dieu pleure sur les péchés

JC..... dit: à

Difficile d’échapper au MOI,JE !

likomenas dit: à

un menteur qui justifie les fragilités de ses souvenirs de guerre en invoquant Fabrice à Waterloo
la littérature, mode d’emploi?

christiane dit: à

« il n’y a qu’une réponse : « parce qu’il était le personnage idéal pour le faire ». Qu’on ne s’y trompe pas : non la personne mais bien le personnage. L’Imposteur est au fond l’histoire d’un homme ordinaire qui voulut se faire passer pour un héros et réussit à être le romancier de lui-même. »
« L’imposteur », le « posteur »…Fin de billet ouvrant à des romans qui ne sont pas encore écrits… (L’adversaire d’E. Carrère, L’imposteur de J. Cercas et…) et ceux de certains qui postent ici… car ce blog est un « fascinant livre d’histoire »(s) de vies imaginaires, baroques, grimaçantes, enjôleuses. Une galerie fantastique aussi étrange que celle de Deyrole. Congénères velléitaires, inventés à l’ombre d’un pseudo caméléon, jeu de plumes feignant d’être moi et l’autre. Masques dévorant les visages, lançant l’interpellation véhémente, paroxysme verbal, émotionnel. Inconnus aux langues basses, épouvantables ou délicieuses. Freud les eut-il imaginés ?
Amoralisme des commentaires, des « posts » suivant les billets d’un marionnettiste endiablé.
Pendant que le maître des lieux, paisible et rêveur, marche de livre en livre, traversant le maléfice des éructations, la mélancolie des remémorations, la modestie et la prudence de certains autres, l’effleurement de la littérature par l’ironie des libertins ou les défilés des copiés-collés d’un wiki inépuisable.
Dans ce palimpseste de la rentrée littéraire, la houle monte. « Dans le mal se trouve toute volupté » écrivait Baudelaire.

Lacenaire dit: à

Outre l’histoire, dire la grande qualité de l’écriture et de la composition de ce grand écrivain (A la vitesse de la lumière)

likomenas dit: à

et n’en incarnait que mieux l’homme providentiel
le père providentiel pp concept pas tout à fait nouveau comme tel

DHH dit: à

@Christiane dit

« ……car ce blog est un « fascinant livre d’histoire »(s) de vies imaginaires, baroques, grimaçantes, enjôleuses. Une galerie fantastique aussi étrange que celle de Deyrole. Congénères velléitaires, inventés à l’ombre d’un pseudo caméléon, jeu de plumes feignant d’être moi et l’autre. Masques dévorant les visages, lançant l’interpellation véhémente, paroxysme verbal, émotionnel. Inconnus aux langues basses, épouvantables ou délicieuses. Freud les eut-il imaginés ?
Amoralisme des commentaires, des « posts » suivant les billets d’un marionnettiste endiablé.
Pendant que le maître des lieux, paisible et rêveur, marche de livre en livre, traversant le maléfice des éructations, la mélancolie des remémorations, la modestie et la prudence de certains autres, l’effleurement de la littérature par l’ironie des libertins ou les défilés des copiés-collés d’un wiki inépuisable ».
ces lignes si bien écrites (trop bien ,trop jolies?) seraient une bonne « quatrième de couverture  » d’un nouveau « brèves de blog »

la vie dans les bois dit: à

« Cela n’allait pas de soi après que des intellectuels aussi prestigieux que Mario Vargas llosa(…)se soient exprimés pour saluer le « génial talent » du fabulateur Enric Marco »

Pour les non-hispanisants, M. Vargas Llosa, himself:

« Enric Marco, né en 1921, connu comme « le déporté numéro 6448 », était le président de l´Amicale de Mauthausen, comptant 650 membres en Espagne, poste auquel il avait été réélu le 1er mai, et il venait d´arriver en Autriche, où il devait se rendre à Mauthausen pour participer aux cérémonies commémoratives des 60 ans de la chute du nazisme, auxquelles allait assister le chef du gouvernement espagnol Rodríguez Zapatero, quand l´historien conclut son enquête et publia son rapport. Marco avait préparé un discours qu´il comptait lire à cette occasion. Déconcertée, stupéfiée par les conclusions de Bermejo, l´Amicale des déportés espagnols pria son président de rentrer en Espagne en attendant que la lumière soit faite. Le discours fut lu à Mauthausen par un autre déporté, Eusebi Pérez.

A Barcelone, sommé par les membres de l´Amicale de Mauthausen de présenter des preuves qui démentent Bermejo, Enric Marco avoua que celui-ci avait découvert la vérité : il était un imposteur, il n´était jamais allé dans aucun camp de concentration nazi, il trompait tout le monde à ce sujet depuis 30 ans. Et de quelle façon ! »
http://www.exilioydeportacion.com/newvargasfr.htm

… on a connu d’autres façons « littéraires » d’imposture mytho aussi…

likomenas dit: à

on a connu d’autres façons « littéraires » d’imposture mytho aussi
wilkomirski par exemple
c’est fou ce que la shoah a suscité de mémoire-s-

JC..... dit: à

Non ! Non ! Et non, Christiane…!

Passou ne traverse pas ce marais, ces sables émouvants, ce cloaque sans souffrir la male mort.

Il souffre …il sait bien des secrets, il connaît bien des mystères, il vit toutes nos turpitudes tel le Jésuite Tomas Sanchez, auteur du fameux « De sancto matrimonii sacramento », confesseur soumis à si rude épreuve qu’il s’asseyait souvent sur un banc de marbre glacial, pour tenir, tenir, tenir … entouré de mille diablotins ricanant, aux sourires voluptueux.

Passou est notre Sanchez !

Notre jésuite qui se bat au milieu de grands diables immoraux : les pires de la blogosphère !

Zoon dit: à

l’histoire d’un homme ordinaire qui voulut se faire passer pour un héros et réussit à être le romancier de lui-même.

La mythomanie, en somme, c’est une variété d’autofiction ?

Zoon dit: à

La mythomanie, en somme, c’est une variété d’autofiction ?

A moins que l’autofiction ne soit une variété de mythomanie.

likomenas dit: à

et réussit à être le romancier de lui-même.

si la vie est un roman , tout homme survivaint à son enfance et son adolescence est romancier de lui-même. mais ce n’est pas toujours lui qui écrit sa biographie : quelquefois de personnages de rencontre comme des médecins, des journalistes plus ou moins pressés ….

likomenas dit: à

ce sont des personnages de rencontre

JC..... dit: à

Admirons les mythomanes fous !

Nous serions des fourmis roboïdes sans ce profond désir de marcher sur la Lune, de faire mentir le destin, de passer au delà du voile de la foi.

Alexandre le Grand, Julius Caesar, François Bayrou furent des mythomanes…

likomenas dit: à

du kitsch historique qui offre à celui qui le consomme l’illusion de connaître l’histoire réelle tout en lui épargnant le moindre effort » et en lui épargnant le vertige de la complexité et les trouble des contradictions.

celui qui mord au récit de faux est complice ; il se contente de facilités et d’illusions qu’il entretient par paresse ou confort intellectuel

JC..... dit: à

Comment se passer du mensonge ? l’acte est si goûteux ….

Clopine de septembre frissonnant dit: à

« Né d’une mère folle enfermée à vie à l’asile pour schizophrénie où elle donna naissance à son enfant »

Sans être psychanalyste, on se dit que « quand même »…

Et aussitôt une question surgit : l’affabulateur a-t-il eu lui-même des enfants ? Et si oui, que pensent ces enfants aujourd’hui ? Quelles traces une telle histoire peut-elle laisser dans une relation paternelle ?

« mon père, ce héros » devenant « mon père, ce mytho ».

Romand, lui, quand le mensonge a cédé, est « passé à l’acte ». Comme si les mots du mensonge avaient été en fait aussi une protection, (la seule ?) pour les proches de l’affabulateur…

Le mieux serait que Marco n’ait pas eu de proches,pas d’enfants, pas de compagne ou compagnon. Ce que je ne sais pas à la lecture de l’article de notre hôte.

Mais peut-être sommes-nous tous des enfants d’affabulateur. Je veux dire : issus d’une histoire imaginaire que nos parents se sont racontés à eux-mêmes, dans leur désir de nous donner le jour, alors même qu’infailliblement, nous allions les décevoir. Et qu’il est nécessaire de décevoir ses parents.

Et peut-être l’affabulation d’un Marco, d’un Romand, vient de ce que leurs parents respectifs, soit n’ont PAS raconté cette histoire imaginaire (pour Marco), soit l’ont trop précisée (pour Romand : voir le livre d’Alice Miller à ce sujet).

Plus j’y pense (quand je divague là autour), plus je trouve les contes de fées pertinents : l’image des mauvaises fées mécontentes de ne pas être invitées au baptême, et lançant ainsi, dès le début, un sort maléfique : pas besoin d’être Bettheleim pour comprendre les dysfonctionnements inconscients décrits là-dedans.

La faute aux fées, donc.

Heureusement qu’on les tue tous les jours, celles-là.

likomenas dit: à

qu’il a été effectivement génial dans son genre, cette capacité à s’approprier le passé héroïque des autres.
P.Assouline est peut-être excessif en diaant « génail » , même si c’est dans la langue commune ; il distingue un genre particulier qui ne ressort pas a priori des genres littéraires

Zoon dit: à

celui qui mord au récit de faux est complice ; il se contente de facilités et d’illusions qu’il entretient par paresse ou confort intellectuel

Si un quidam rencontré par hasard vient me raconter qu’il est un ancien déporté et me sert quelques anecdotes crédibles sur son séjour dans les camps,si son âge est compatible, je ne vais pas mettre sa parole en doute. La littérature de témoignages sur les camps est si abondante qu’on peut, sans risque d’être pris en flagrant délit de mensonge, y puiser une autobiographie de fantaisie.D’ailleurs, à moins de se prétendre un compagnon d’armes de Vercingétorix, pour ce qui est des autobiographies imaginaires, on n’a vraiment que l’embarras du choix.

Etienne Laho dit: à

Bientôt 93 ans : ça ne s’arrange vraiment pas chez le PQ

Widergänger dit: à

« La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire. »
_______
C’est en effet une vaste question. Mais la réponse ne me semble pas si tranchée. Admire-t-on les monstres de Sade ? C’est douteux. Admire-t-on le héros des Bienveillantes ? C’est douteux. Admire-t-on la Merteuil ? C’est possible mais avec bien des réserves tout de même.

La littérature du Mal est précisément là pour mettre en valeur la norme morale. Sinon, elle serait illisible, le sens n’opérerait pas. Le sens d’un roman du Mal ne peut se construire que sur le fond idéologique normé. Vautrin peut apparaître comme fascinant mais il n’empêche qu’il est quand même classé parmi les réprouvés, même par Charlus dans La Recherche.

likomenas dit: à

Zoon dit: 28 septembre 2015 à 11 h 19 min
c’est vrai que l’on n’est pas forcé de pousser le narrateur avec des questions qui supposeraient une connaissance affinée des événements qu’il rapporte , ce qui est rarement le cas. mais ici, il s’agit de récits passés dans des formes qui ont des affinités avec la littérature, : conférences par exemples. il est connu qu’en ce qui concerne la daportation, , bien des vrais déportés se sont approprié des histoires qui n’étaient pas les leurs, et pas même pour se donner un beau rôle mais pour conquérir et sensibiliser à leur cause: la mémoire de la shoah, des publics en « témoins » de la mémoire

JC..... dit: à

Ah, que c’est doux de mentir !

Que c’est VRAI de dire : « Je t’aime ! » à celle que l’on va quitter pour l’autre, celle « que l’on aime vraiment »….

Avant de la quitter !

Zoon dit: à

Mais peut-être sommes-nous tous des enfants d’affabulateur. Je veux dire : issus d’une histoire imaginaire que nos parents se sont racontés à eux-mêmes, dans leur désir de nous donner le jour, alors même qu’infailliblement, nous allions les décevoir. Et qu’il est nécessaire de décevoir ses parents. (Clopine)

Clopine a parfaitement raison. Qu’est-ce qui me prouve que tout ce que mes parents m’ont raconté de ce qu’ils ont vécu avant ma naissance est vrai ? Je n’y étais pas. Je les ai crus sur parole et n’ai jamais songé à vérifier quoi que ce soit. Quand je songe à toutes les craques que, de mon côté, j’ai racontées à mes propres enfants sur mon passé, rien que pour me rendre intéressant, voire pour me faire plaindre, des fois j’ai un peu honte. Mais enfin, ce n’est pas maintenant que je vais passer à confesse. J’escompte bien qu’ils n’iront jamais vérifier. D’ailleurs, ils ont d’autres chats à fouetter.

JC..... dit: à

J’envie les mythomanes …

Quelle absence de vie, … riche !

JC..... dit: à

« Et qu’il est nécessaire de décevoir ses parents. » (Clopine)

Objectif atteint.

Ahasvérus dit: à

« D’ailleurs, à moins de se prétendre un compagnon d’armes de Vercingétorix, pour ce qui est des autobiographies imaginaires, on n’a vraiment que l’embarras du choix. »

Pas de chance Zonzon, JE suis un compagnon d’armes de Vercingétorix…mais quand j’ai compris que César était le plus fort, je me suis tiré vite fait.

likomenas dit: à

sur les mensonges des enfants et aux enfants , voir Boris Cyrulnik

Widergänger dit: à

Des imposteurs, dans l’histoire, il y en eut un sacré paquet : des Tsars russes jusqu’à Louis XVII. Ceux-là jouaient dans la cour des grands tandis que ceux de maintenant ne sont que des minables qui s’identifient aux vaincus de l’histoire. Le contraste entre les deux types d’imposteurs en dit long sur l’Histoire elle-même. La religion de l’Histoire est en pleine décadence… Voilà ce que ça dit surtout, ce genre d’histoire.

Zoon dit: à

Admire-t-on les monstres de Sade ? C’est douteux. Admire-t-on le héros des Bienveillantes ? C’est douteux. Admire-t-on la Merteuil ? C’est possible mais avec bien des réserves tout de même. (Widergänger)

Ah, alors moi, je les admire sans réserve. Ah ! faire le Mal à fond la caisse et sans remords, j’en ai toujours rêvé, tiens. J’aurais voulu être un sadi-ique… Je t’aurais fait mon numéro ! Et que j’te fouette et que j’te nique … C’est mieux que d’faire le gigolo !

Madame Verniglia dit: à

Il n’ose même plus utiliser son scoutère tellement il a la trouille

la vie dans les bois dit: à

ce genre « génial », on peut dire aussi: mystification.
C’est plus grave quand il s’agit, en littérature, de s’approprier la vie d’un ou de beaucoup d’autres; Se disent « porte-parole »- en réalité: fanfaron- de ceux qui n’ont pas écrit leur histoire. Bien après qu’ils ne puissent plus la dire. Et pour cause… Ils n’en ont pas eu le temps.
« Survivant » de la Shoah, ils se disent aussi.
Pour une décoration.
Procureurs auto-proclamés de leur propre forfaiture, et sous couvert de « littérature », font à la fois leur accusation et leur défense.

ce n’est pas être « génial ». C’est être pervers.

Surtout pas d’autre « exemple » !

Madame Verniglia dit: à

ah ! monsieur WWG a bien raison pour les imposteurs : le principal et le plus laid ici va bientôt avoir 93 ans

Widergänger dit: à

Il y a :

—l’Histoire et la recherche de la vérité de l’Histoire;
—les mensonges de l’Histoire
—les falsifications de l’Histoire
—les silences de l’Histoire
—les silences dont on ne sait pas de quoi ils sont le silence (aux effets collatéraux les plus puissants)

likomenas dit: à

alles tenir le dixcours du père providentiel à la femme qui témoigne de l’emprise du sien sur elle et sur sa mère sur le plus du nouvel obs aujourd’hui, n’est certainement pas une vérité qui l’aidera et vous fera reluire à ses yeux . je signale aussi « la trace de l’autre » comme un livre sur les liens et l’attachement en famille , mains n’est pas sans évoquer au passage la mémoire historique

Widergänger dit: à

L’imposture est aussi une métaphore de la littérature. Voyez Nabokov.

Widergänger dit: à

Je dirais même plus. L’imposture est une métaphore du problème de l’identité lui-même. Personne ne sait au fond qui il est ; il est dès lors bien obligé de s’inventer avec les moyens du bord une histoire fictive, forcément fictive, qui peut s’appuyer sur des faits tangibles mais n’en demeure pas moins fictive, pour se construire une identité, comme Montaigne qui se raconte pour se trouver, étant plus le produit d’un travail infini des mots que la récitation d’un texte légué par d’autres.

Zoon dit: à

La pente universelle à la mythomanie, c’est peut-être Rimbaud qui en a le mieux parlé :

 » Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir « .

Dans « L’invisible », Clément Rosset réfléchit, à sa manière ironique et profonde, sur notre pente à tous à tenter de rendre visible et crédible ce que nous n’avons jamais vu, à faire du plein avec du vide.

Diagonal dit: à

« L’imposteur est l’histoire d’un homme ordinaire qui voulut se faire passer pour un héros et réussit à être le romancier de lui-même »… Bref, comme tout un chacun ici, hôte et intervenautes compris. « Réflexion sur l’instrumentalisation de la mémoire historique », oui, mais chez un imposteur au meilleur panache que le J-Claude Romand de Carrère ; comparaison n’est certes pas raison, mais pourquoi ne pas se gêner confraternellement d’un adroit coup de patte à fil en se mettant un fil aux pattes, au passage ? « La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire »… La saillie est des plus plaisantes à méditer… à l’aune du post précédent, dédié au frère de Simenon croqué par Roegiers. Rappelons enfin cet avertissement de Boualem Sansal (2084) : « le lecteur se gardera de penser que cette histoire est vraie ou qu’elle emprunte à une quelconque réalité connue. Non, véritablement, tout est inventé, les personnages, les faits et le reste, et la preuve en est que le récit se déroule dans un futur lointain, dans un univers lointain qui ne ressemble en rien au nôtre ». Chaque littérateur en honnête imposteur devrait pratiquer ce type d’understatement ou de litote afin de bien numéroter ses abattis, s’agissant de clarifier la nature de son imposture. Le présent roman de Cercas est une très belle réussite. J’ignore ce qu’il pense des résultats des élections catalanes de ce dimanche, mais je suis sûr qu’il saura en tirer quelque chose de profond, plus tard. Pour l’instant, je n’ai jamais été déçu par aucun de ses romans.

likomenas dit: à

on ne peut pas parler sans distin guo de mensonge et de vérité , et de littérature et d’histoire .
c’est une « conquête » toute neuve qu’il faut introduire l’enfant à la vérité sur ses origines ; il n’y a rien de tel en Histoire, et l’on ne cesse de dire que les hommes n’ont rien appris de l’Histoire

Widergänger dit: à

On peut donc douter qu’il y ait vraiment une différence de nature entre un imposteur et le commun des mortels. Il n’y a qu’une différence de degré. L’imposteur est simplement quelqu’un qui prend la métaphysique au sérieux et tente d’y faire face. C’est en cela qu’il est intéressant, grandiose ou médiocre. Il est l’expression même de l’énigme de vivre.

likomenas dit: à

Montaigne le dit lui-même que c’est son livre qui l’a fait, ce qui ne l’empêche pas de louer son père de l’éducation qu’il lui a donnée

BdB dit: à

DHH dit: 28 septembre 2015 à 10 h 07 min

Allez relire les forums du temps où Brèves de blog fut écrit, relisez ceux de maintenant, calculez pour les deux cas le ratio commentaires intéressants / commentaires àchier, et concluez qu’un nouveau Brèves de blog est impossible

christiane dit: à

Réponse à JC – 10h35
Conférence de Pierre Assouline dans le cadre du Banquet du livre d’été à Lagrasse, le 6 août 2014 : « La conversation numérique ou la névrose du commentaire infini. »
https://www.youtube.com/watch?v=FTzQP9F-HMY

la vie dans les bois dit: à

Diagonal fait son maître à penser… pénible, de plus en plus.
Si au moins il faisait une comparaison a-historique Romand/ Marco. Mais non.
Il faut qu’il taille des costards.

la vie dans les bois dit: à

Emmanuel Carrère avait donné un excellent entretien sur la difficulté, presque dangereuse qu’il a éprouvée à se mettre dans la peau d’un autre, pour écrire « l’adversaire ». C’était dans un numéro de philo magazine, je crois.

Zoon dit: à

le risque de faire le jeu des négationnistes

On peut imaginer les arguments qu’un Faurisson, par exemple, aurait pu tirer de cette imposture : si celui-là a menti, qu’en est-il des autres ? Quoi qu’il en soit, le cas d’Enric Marcos n’en est pas moins troublant, parce qu’une chose au moins ne semble pas faire de doute : sa sympathie pour les déportés et son engagement au service de leur cause. Il y a là un processus d’identification très proche de celui que nous connaissons tous bien et que nous vivons, quand nous lisons un récit, qu’il soit autobiographique ou romanesque. Quand nous lisons « Si c’est un homme », de Primo Levi, nous devenons tous des déportés d’Auschwitz.

de nota dit: à

Quand nous lisons « Si c’est un homme », de Primo Levi, nous devenons tous des déportés d’Auschwitz.

Non, nous ne devenons pas des déportés d’Auschwitz, pas plus que nous devenons des zeck à lire Chalamov; au mieux nous devenons des hommes qui prennent un peu mieux conscience de ce qui a été vécu par ces témoins et c’est déjà beaucoup.

Itta Bena dit: à

Vous vous rappelez l’histoire de cette femme, soi-disant juive, qui prétendait avoir été recueillie par des loups pendant la dernière guerre ?
C’est à ces sympathiques quadrupèdes, disait-elle, qu’elle devait d’avoir échappé aux nazis, en se nourrissant de racines, de vers de terre et de viande crue, par – 30 degrés l’hiver.
Personne à l’époque n’avait osé mettre en doute ses dires. On a même tiré un film de son livre, je crois, un producteur flairant la bonne affaire. Epoque de jobards cyniques.

Bloom dit: à

Reprise du fil précédent.

Merci Passou pour l’article sur William Webb Ellis & Thomas Arnold, grand éducateur Broad Church (via médiane de l’anglicanisme, à équidistance du calvinisme et du catholicisme romain). Je pense que « fine disregard » se traduirait plutôt par « souverain dédain/mépris » plutôt que « respectueux dédain » ; l’expression se trouve sur la plaque en granit rose qui célèbre la mythique « invention » du jeu de rugby-football:

« This stone commemorates the exploit of
William Webb Ellis who with a fine disregard for the rules of football as played in his time
first took the ball in his arms and ran with it
thus originating the distinctive feature of
the rugby game. »
A.D. 1823″

« (…) avec un souverain dédain/mépris pour les règles qui régissaient le football à l’époque (…) »

En Angleterre, depuis le 18e s., c’est le privilège de l’amateur, du dilettante, que de se permettre de mépriser, voire d’ignorer, les règles, en sport comme en art & en architecture (voir Horace Walpole, par exemple).

C’est au College de Rugby que Salman Rushdie, fraichement débarqué de Bombay, devait connaitre ses premiers démêlés avec l’Angleterre, ancienne puissance coloniale toute entière résumée dans le « kipper » (hareng fumé) qu’on lui sert au petit déjeuner, en espérant bien que ce fils d’ancien dominé se ridiculise en essayant vainement de trouver une façon de le consommer « dans les règles ». Cet épisode, dont Rushdie fait état dans son autobiographie à la 3e personne « Joseph Anton », figure sous forme fictionnelle à la page 46 des Versets sataniques. Ironie à plusieurs niveaux, le « souverain dédain » du futur écrivain pour les méprisants fait de lui un conquérant- Salman le Conquérant.

« One day soon after he started at the school he came down to breakfast to find a kipper on his plate. He sat there staring at it, not knowing where to begin. Then he cut into it, and got a mouthful of tiny bones.
And after extracting them all, another mouthful, more bones. His fellow-pupils watched him suffer in silence; not one of them said, here, let me show you, you eat it in this way. It took him ninety minutes to eat the fish and he was not permitted to rise from the table until it was done. By that time he was shaking, and if he had been able to cry he would have done so. Then the thought occurred to him that he had been taught an important lesson. England was a peculiar-tasting smoked fish full of spikes and bones, and nobody would ever tell him how to eat it. He discovered that he was a bloody-minded person. « I’ll show them all, » he swore. « You see if I don’t. » The eaten kipper was his first victory, the first step in his conquest of England. »

Bloom dit: à

« William the Conqueror, it is said, began by eating a mouthful of English sand. »

suite du texte des VS.

D. dit: à

Si ça ne vous dérange pas trop, j’aimerais que l’on parle un peu de moi. Ce week-end j’ai été ravi par des anges qui m’ont emmené très loin; quand Je dis très loin, c’est très loin puisqu’il sagisait d’un système stellaire sis dans une galaxie que même le télescope Hubble n’a jamais pu voir. Pour ce faire, ils ont utilisé la bonne vieille méthode du trou de ver, qui si elle peut paraître désuète, a l’avantage d’être parfaitement fiable et peu consommatrice d’orgone.

D. dit: à

Michel, quand vous affirmez péremptoirement que la littérature est une métaphore de l’imposture, je dis sans détour que vous êtes un provocateur.

Widergänger dit: à

Faut argumenter, mon petit chéri. Sinon, ce que tu dis ne vaut pas tripette.

Quant à Zon Zon, qui devient un déporté à Auschwitz en lisant primo Levi, si c’est pas de la provoc, ça, je ne sais pas ce que c’est…

Mes pauvres chéris, vous en êtes encore là ! C’est bien triste.

likomenas dit: à

sur l’imposture encore et la littérature:lorsque des psys citent le témoignages littéraires, qui ne sont pas des fictions, de déportés juifs à l’appui de leurs analyses psychologiques de personnes dont la vie a été tourmentée et maltraitée , ils mettent en oeuvre des procédés de captation d’âmes mais sans être pour autant des imposteurs. leurs fins de faire comprendre vient faire ici un partage pour nommer « le mensonge »

likomenas dit: à

non, on ne devient pas un déporté , ce n’est pas non plus un idéal

Widergänger dit: à

Je n’avais pas eu connaissance de cette vidéo sur la conférence d’Assouline l’année dernière à Lagrasse. Elle est très bien cette conférence. Il a même le sens des titres, Passou, parce qu’on ne voit pas très bien le rapport entre la névrose du commentaire et tout ce qu’il dit qui me semble fort intelligent sur son blog.

Widergänger dit: à

likomenas dit: 28 septembre 2015 à 13 h 16 min
________
Je n’ai pas compris ce que vous voulez dire.

JC..... dit: à

Je n’ai jamais cru une seconde que les grands parents et les parents de mes potes allemands contre lesquels je luttais en Finn à Kiel aient haï les Juifs au point de les doucher au gaz frais …

Les Teutons sont nos amis !

Mythomanie hébraique ? Délire des vainqueurs ? Folie des mythomanes réécrivant leur histoire ? …pourquoi pas une création de la « légende d’Auschwitz », montée de toute pièce par les Alliés pour abaisser le démocrate Adolf Hitlounet et sa juste vue du danger stalinien communiste contre lequel il a lutté … Seul.

Bien à vous !
(n’oublie pas, W., que je t’emmm….!)

Zoon dit: à

au mieux nous devenons des hommes qui prennent un peu mieux conscience de ce qui a été vécu par ces témoins et c’est déjà beaucoup.( De Nota)

je pense que vous sous-estimez la force du processus d’identification à l’oeuvre dans la relation du lecteur au livre qu’il lit.

Widergänger dit: à

« S’il te plaît, laisse moi quelque chose ».
________
Cette réflexion me fait penser à ce que Claude Lanzmann disait du livre de Hænel sur Jan Karski, à savoir qu’il appartenait à une génération sans Histoire et qu’il en cherchait une à travers cette falsification de l’histoire de Jan Karski.

Cette idée de Claude Lanzmann me semble très intéressante à creuser parce qu’elle expliquerait beaucoup de choses, de la GP de Benny Levy à ce Enric Marco.

Zoon dit: à

Quant à Zon Zon, qui devient un déporté à Auschwitz en lisant primo Levi, si c’est pas de la provoc, ça, je ne sais pas ce que c’est… (Widergänger)

Je propose à Widergänger de le rencontrer quand il voudra pour lui montrer le numéro matricule que je porte tatoué sur l’avant-bras.

Josette..... dit: à

Si ce n’est sur l’avant-bras, ce n’est pas tatoué très loin …

likomenas dit: à

28 septembre 2015 à 13 h 36 min
ces propositions de R.V. sont obscènes .
il pourrait contester que vous soyez juif si vous l’êtes après tout, et cela ne vous avancera pas , ni quant à l’histoire, ni quant au roman de votre vie ; mais c’est votre vie et votre roman et ça ne me regarde pas

Widergänger dit: à

Et alors ? Ça prouvera quoi ZonZon ? Ça prouvera que vous avez été déporté. Ça ne prouvera absolument pas qu’en lisant Primo Levi on devient ipso facto un déporté, enfin ! Faut arrêter de dire n’importe quoi.

Comme Clément Rosset, je dirais que le mensonge ne me dérange pas. Ce qui me dérange c’est l’inexactitude.

Clopine de septembre frissonnant dit: à

Hélas, trois fois hélas, je suis d’accord avec Bdb qui répond à DHH. Déjà, avant les règles minimum de courtoisie étaient régulièrement foulées aux pieds. Mais après, les trolls, avec leur cortège de calomnies, d’insinuations, d’éructations, d’envies et d’attitudes haineuses sont arrivés, par l’odeur (de la réputation de ce blog, avivée par la parution du bouquin) alléchés. Ca a été la curie, jusqu’à l’instauration de blogs parallèles, jusqu’aux « règlements de comptes », et l’atmosphère s’est dégradée de plus en plus. Les conversations ont laissé place à des sortes de monologues entrecroisés d’invectives.

Quel dommage, quand on songe à la qualité de certains intervenants, et à la richesse que la confrontation des points de vue et des expériences pouvaient représenter.

Finalement, celui qui tire cependant son épingle du jeu, c’est notre hôte. Contrairement aux débuts de ce blog, il est de moins en moins visé personnellement, de plus en plus « au-dessus de la mêlée », au point qu’on peut s’interroger (et on le fait) sur un « laxisme » qui laisse la place à l’expression des pires opinions (jc).

Je ne crois pourtant pas que ce soit par indifférence. Au fur et à mesure du temps, notre hôte nous connaît forcément de mieux en mieux. Il sait qui ment, qui s’avance tel qu’il est, d’où celui-ci parle, d’où celle-ci sort. Son « émerveillement » amusé et un peu incertain du début devant ses commentateurs a forcément laissé place à de la déception, bien sûr, de voir son blog tourner à la fosse aux fauves, mais aussi à de l’habitude – à force de nous côtoyer !

Sans doute les relations renforcées qu’il doit avoir avec tel ou tel du blog doivent contribuer à entretenir son envie de le faire exister.

Et puis, quelle caisse de résonance, malgré tout, malgré les rodomontades de tel ou tel, à chacun de ses articles. Prenez l’intervention de Bloom (j’aurais pu la prédire, tenez, car j’ai moi aussi suivi le lien du tweet sur le rugby) : nous avons là du meilleur. Si j’étais notre hôte, ce serait ce genre d’interventions que j’attendrai en priorité.

Qu’elles deviennent rares, jour après jour, n’empêche pas le désir de les découvrir.

Et puis, qui sait ? Peut-être sommes-nous toujours, pour lui, source d’inspiration ? L’eau de la claire fontaine est devenu boueuse. N’empêche que, lorsqu’on a soif, n’est-ce pas…

Ueda dit: à

Mécanicien dans un garage, il a tardivement entrepris des études d’histoire à l’université

C’est tout à fait bouguereau et sa burette.

jem dit: à

Dans son dernier film, « L’Ombre des femmes »,le cinéaste Philippe Garrel traite un peu de ce thème de l’affabulation à propos d’un soi-disant résistant.
Comme le disait Pascal, voici l’exigeante règle d’or : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. »

likomenas dit: à

qui a dit « peu m’importe le mensonge, mais je hais l’inexactitude » ?

Widergänger dit: à

@Passou
Màc n’est pas du tout prof de lettres (comme moi) mais prof d’histoire-géo (agrégé d’histoire) dans un collège du 19ème à Paris.

Vous dites que c’est sa famille (j’imagine que c’est son père, que vous connaissez bien) qui a demandé de le bannir de votre blog. C’est grave ce que vous dites. Màc est un adulte. Est-ce que sa famille a droit de vie et de mort sur sa personne ? Est-ce que c’est sa famille qui a le droit de décider pour lui ? Je l’ai vu, Màc, après son bannissement, chez lui. Je veux bien qu’il était un peu spécial (j’ai eu moi-même à en faire souvent les frais) mais de là à ce que son père décide pour lui à plus de 50 ans, c’est un problème, un vrai problème, surtout quand on connaît la vie de Màc à cet égard. Il ne risquait pas tant de devenir fou à cause du blog, faut pas exagérer. Il risquait bien plutôt d’y perdre son cœur à cause de sa tachycardie et de son tempérament un peu particulier. Enfin, l’idée que ses parents décident pour lui me choque profondément même si c’est pour son bien. Après tout, s’il veut se suicider par blog interposé, lui seul en est juge.

Ueda dit: à

jem dit: 28 septembre 2015 à 13 h 52 min
Comme le disait Pascal, voici l’exigeante règle d’or : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. »

Ils racontent l’histoire avant ou après?

Widergänger dit: à

Caisse de résonance du blog ? Faut quand même pas exagérer ! Ce n’est qu’un blog. On s’amuse, on se chamaille, on se fait plaisir, certes. Mais ce n’est pas le centre du monde ! Faut arrêter avec cette illusion. Ma vie n’est pas là. Je ne sais pas où elle est d’ailleurs… Mais elle n’est pas plus là qu’ailleurs.

likomenas dit: à

je crois que c’est Samuel Butler

likomenas dit: à

On en apprend de drôles: un contributeur qui est radié du fait de son père :c’est inoui sur les pressions auxquelles s’expose p.Assouline et ses contributeurs

Widergänger dit: à

Le fait que son père décide pour lui encore aujourd’hui, ça c’est un truc à renforcer ses problèmes de névrose qui sont colossaux ! J’espère simplement pour Màc qu’il va bien, qu’il a définitivement tourné la page et qu’il n’a pas à en souffrir.

Zoon dit: à

Ça ne prouvera absolument pas qu’en lisant Primo Levi on devient ipso facto un déporté, enfin ! (Widergänger)

Je n’ai pas dit « ipso facto ». Je pense que, comme De Nota, vous sous-estimez la puissance du processus d’identification du lecteur aux personnages. En plus, je pense que vous connaissez mal vos classiques, par exemple :

 » Des Cigales pérore :
— Quand je vois un film comme celui que nous venons de voir, je me transporte sur la toile par un acte en quelque sorte magique et en tout cas transcendantal et je me retrouve prenant conscience de moi-même en tant que l’un des héros de l’histoire à nous contée au moyen d’images plates mais mouvantes.
Les enfants se regardent.
— Par exemple, dans celui qu’on vient de nous projeter devant les orifices visuels … mais par exemple toi mon petit Jacquot lequel de ces personnages te croyais-tu ?
Jacques hésite. Il trouve la question terriblement indiscrète et recule devant une telle confidence.
— Le type qui meurt à la fin ?
— Voui msieu.
— Et toi mon petit ?
— Moi-z-aussi msieu, dit Lucas.
— Eh bien moi, dit des Cigales, j’étais Daisy.
Et rêveur il suce son bonbon. Les enfants se regardent. « 

Clopine de septembre frissonnant dit: à

wgg DE 13 H 56, à quoi donc votre intervention fait-elle allusion ? Je n’ai vu aucune intervention de Pierre Assouline affirmant quoi que ce soit sur Màc ?? S’agirait-il de la suite d’un mail privé entre vous et lui – et là, je m’interroge : vous intervenez sur le blog à la suite d’un mail privé, nous donnant ainsi des éléments (« en creux ») que nous ne connaissions pas. Si c’est le cas, c’est au mieux de la maladresse (et je vous absoudrai, car j’ai moi-même commis une erreur de ce type il n’y a pas longtemps) au pire de l’indélicatesse, si c’était délibéré de votre part.

Dites-nous donc vite de quoi il retourne…

Clopine de septembre frissonnant dit: à

Et puis moi, je sais où est ma vie. Ce blog, ce n’est pas « la vie », certes, mais songez à ce qu’il représente pour quelqu’un comme moi, qui n’ait de lecteurs, dans mon entourage, que des abonnés à la « Dépâche du pays de Bray », honnête et modeste canard local, certes, mais si peu littéraire…

Widergänger dit: à

C’est vous qui sur-estimez l’identification ou ce que vous appelez telle. En aucun cas, Primo Levi ne prête le flanc à ce genre de défaut, de tare, de catastrophe que serait une quelconque identification avec un déporté. Vous imaginez un peu que je puisse par exemple m’identifier avec ma grand-mère déportée à Auschwitz en lisant Primo Levi ?????????!!!!!! Vous êtes cinglé. Tout mon problème, bien au contraire, c’est que j’étais inconsciemment ma grand-mère, son fantôme, et que tous mes efforts ont visé à me séparer d’elle !!!!!!!!!

C’est comme les films de Lanzmann. Ils sont précisément faits de telle sorte que préserver l’intégrité psychique du spectateur qui, à aucun moment, ne peut s’identifier à un déporté, grâce à toute une technique à la fois narrative (par la précisions des commentaires) et cinématographique qui ont fait le succès et la grandeur de ses films. Ce serait lui faire injure que d’y voir je ne sais quel processus mortifère et totalement inconvenant d’identification.

Vous délirez, comme souvent ici !

Widergänger dit: à

Clopine, regardez donc la vidéo mise en ligne sur la conférence de Pierre Assouline à Lagrasse l’an passé, où il parle de Màc et de son bannissement du blog. J’en parle d’autant plus tranquillement que personnellement j’ai énormément de reproches de toutes sortes à adresser à Màc. Mais peu importe.

lola dit: à

@Widerganger 13h56 . Votre post me suggère cette réflexion, décalée. Vous faites allusion tellement souvent à la Khâgne de Chaptal, à votre rôle de prof (agrégé de lettres modernes, je suppose)dans un collège, que je me pose et me suis déjà posé cette question: pourquoi tant d’agrégés (15h de cours) dans les collèges et des délégués rectoraux (18h ou 20h de cours) dans les lycées ? mes enfants ont fréquenté le collège que nous attribuait la carte scolaire et 80% de leurs profs étaient agrégés…au lycée,quelques agrégés, des certifiés, et des délégués rectoraux…incompréhensible pour les parents…renversement du système.Comment expliquer ça ??

Widergänger dit: à

Je ne comprends pas votre commentaire. Soyez plus clairs.

Widergänger dit: à

Il y a plus d’agrégés dans les lycées que de certifiés. Quelques agrégés dans les collèges pour beaucoup de certifiés. C’est aussi une question de choix personnel des enseignants. C’est ça votre question ?

likomenas dit: à

ils décourageaient même en prévenant que l’on ne saura jamais sa vérité intime sur son besoin de s’inventer une vie et de se forger une biographie d’ancien résistant au fascisme à la fin des années 60 ; sans parler de ceux

on peu imaginer mille raisons de sinventerune vie par la littérature , sans avoir à se forger une bio d’ancien résisatant .
on ne le saura jamais ? on peut en inventer avec l’aide d’une enquête ou pas

Widergänger dit: à

Oui, le lien est ci-dessous :
christiane dit: 28 septembre 2015 à 12 h 03 min

D. dit: à

Je ne comprends pas que Clopine veuille vivre à la campagne mais critique sans arrêt ses lois naturelles. « Septembre frissonant » etc…du genre c’est pas normal, alors que le pommier et l’acné, e

D. dit: à

…alors que le pommier et l’âne, eux, ferment leur gueule.

D. dit: à

J’exprime cela de façon un peu crue, mais c’est pour aller au plus vite, j’ai peu de temps devant moi, comme U eda.

D. dit: à

Je vais vous dire quel est le principal problème avec lagregation: c’est qu’elle soit permise à des gens qui n’ont jamais fait leur preuve en pédagogie, sur la seule base d’un savoir encyclopédique. C’est extrêmement pernicieux.

Bloom dit: à

J’ajouterais « les ruses de l’Histoire »

Le plus bel imposteur littéraire fut Romain Gary avec son Emile Ajar, aka son petit-neveu Paul Pavlovitch.
Comme quoi tous les imposteurs ne sont pas des salauds; ils peuvent même être des héros.

Lacenaire dit: à

d’ailleurs l’anonymat des commentateurs est une imposture

Sergio dit: à

« au lieu du 12 avril 1921, il fit remonter sa date de naissance au 14 »

Koba il a fait mieux il a pris un an, lui : dix-sept décembre soixante-dix-neuf au lieu de soixante-dix-huit ; c’est jamais l’année qu’on vérifie !

JC..... dit: à

Brèfle, de Javier à Descendre, il est fada toute l’année, l’imposteur ! … et si sa mère était sa sœur ? son père, son fils et sa nièce, ma domestique de nuit …?

D. dit: à

Tout à l’heure la NASA va faire une annonce inédite : il y a bel et bien des vestiges d’une ancienne civilisation extraterrestre dans les sous-sols martiens. Des fresques ont été découvertes et montrent de gros microbes ciliés

D. dit: à

Ciliés, unicellulaires, mais très intelligents, car possédant des neurones mitochondriaux organisés en réseau.

JC..... dit: à

Il y a, à PARIS, dans de vieilles demeures aux ors et lambris luxueux, des vestiges républicains encore en vie.

Ueda dit: à

L’exemple vient d’en haut.

Nous avons, aujourd’hui quelqu’un qui croit être Président de la république, et qui y croit très fort.

N’est-il pas scandaleux que son entourage entretienne la supercherie?

Ueda dit: à

Conscient de cette bouffonnerie, l’intéressé s’est quand même rendu aux Etats-Unis entouré des danseuses des Folies Bergères.

Seule nuance à cette bonne idée: elle ne convient pas aux hommes à petite taille.

JC..... dit: à

A NYC, l’erreur de programmation du Media Circus fut flagrante. Que faisait-il, ce petit clown bedonnant au milieu de ce parterre de jolies plantes, pleines de vies…

Un imposteur ? à la recherche d’une posture ?…

likomenas dit: à

Le plus fascinant livre d’histoire de la rentrée est un roman

tout est dit dans cette introduction des rapports entre l’histoire et la littérature ;la première n’aiguise plus les esprits , la littérature fascine ceux qui l’écrivent et ceux qui la lisent

JC..... dit: à

Nous appelons peut être un peu vite « littérature » ce qui n’est, souvent, que dossier médical de l’auteur ! et doctes critiques du corps médical mediatique payé aux pièces !…

Ueda dit: à

C’était avant le Bedonnant:

D’un côté un homme d’une énergie féroce, d’une vitalité juvénile, disponible, dévoué, , astucieux, très aimé, un leader né. De l’autre un manipulateur, un menteur, un roublard, un charlatan, un emberlificoteur, un narcisse qui n’aime rien tant que se mettre en avant.

Ueda dit: à

Je reconnais.

Il faut s’emmerder ferme sur une traduction pour poster des commentaires aussi nuls.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« Clopine de septembre frissonnant dit: 28 septembre 2015 à 14 h 27 min

wgg DE 13 H 56, à quoi donc votre intervention fait-elle allusion ? Je n’ai vu aucune intervention de Pierre Assouline affirmant quoi que ce soit sur Màc ?? S’agirait-il de la suite d’un mail privé entre vous et lui – et là, je m’interroge : vous intervenez sur le blog à la suite d’un mail privé, nous donnant ainsi des éléments (« en creux ») que nous ne connaissions pas. Si c’est le cas, c’est au mieux de la maladresse (et je vous absoudrai, car j’ai moi-même commis une erreur de ce type il n’y a pas longtemps) au pire de l’indélicatesse, si c’était délibéré de votre part. »

« moi aussi j’ai commis cette petite maladresse… »

se faire échapper à toute forme de responsabilité morale, se dédouaner et excuser aussi facilement sa propre débilité.

on croit rêver…

PMB dit: à

Dans sa conférence aux lagrassiens, Passou parle de ses correcteurs. Je n’ai rejoint leurs rangs que pour une raison : je n’en pouvais plus des malotrus comme celui qui a posté le premier sous cet article.

Et je dis ça alors que, ex-prof de lettres et toujours homme de lettres, je suis un idolâtre de la bonne langue. Je trouve seulement que, sur Internet, on ne sais jamais qui écrit, si lui/elle est dysorthographique, doté ou non du français comme langue maternelle. Que j’ai eu suffisamment d’élèves brillants, déjà cultivés, sensés, pour savoir que leurs difficultés avec l’accent circonflexe ou la graphie de nénuphar n’obéraient en rien l’intérêt de ce qu’ils avaient à dire.

Les seuls que je charcle sont les défenseurs de la France Éternelle contre ses envahisseurs, que j’invite moqueusement à ne pas d’abord attaquer notre belle langue.

(Je suis de ceux dont Passou dit : « [les commentaires] ils en ont lu une dizaine et s’enfuient en criant »)

likomenas dit: à

autre imposteur mais sans panache et d’une grande médiocrit
les différents genre d’imposteurs : le panache absout-il de l’imposture ou faudrait-il plus de distinction comme avec le mot littérature d’ailleurs puisqu’on parle de littérature médicale non pour des romans mais bien pour des textes scientifiques en leur temps

unité spéciale pour les victimes dit: à

vivement qu’on passe à la génération suivante, j’espère qu’ils seront moins plombants.

c’est devenu quoi la littérature ? une chambre mortuaire ? une veillée funèbre ?

depuis que les gens ne vont plus à l’église expier leurs fautes ils se flagellent avec leurs bouquins ?

mon Dieu quelle misère.

JC..... dit: à

Clairement, PMB est homme de lettres… Trois lettres !

JC..... dit: à

…PMB ne m’en voudra pas : il est au courant, … au parfum depuis longtemps.

unité spéciale pour les victimes dit: à

Saul Bellow a écrit dans je sais pus quel livre que les vérités (humaines) n’engendrent que la tristesse et la désolation, et quand ce n’est pas le cas, ce n’est pas une vérité, c’est une illusion.

voilà, c’est dit en une petite phrase et ensuite il s’est mis à écrire ses livres, sans plomber ses lecteurs, des livres alertes, vivaces, joyeux, sautillants..

pourquoi ?
parce qu’il est parti de cette connaissance de toutes vérités humaines, et à partir de cette connaissance des vérités humaines il ne s’est pas lamenté sur la vérité de cette vérité, il a fait de la littérature, parce que la littérature a été inventée pour déjouer cette vérité, pour la détourner, et non pas pour se morfondre et s’y noyer !!!

JC..... dit: à

Il y a au moins deux entités éternelles : la France blancheur Morano, et la suffisance de PMB !

nadineu dit: à

Ueda
(« un homme d’une énergie féroce, d’une vitalité juvénile, disponible, dévoué, , astucieux, très aimé, un leader né. « )

Un homme intègre, désintéressé, la probité même, une intelligence supérieure,
et aux mensurations idéales, poids idéal

polonius dit: à

unité spéciale pour les victimes

la faute à Nietzsche

gerard dit: à

Ueda dit: 28 septembre 2015 à 16 h 11 min
« Je reconnais.
Il faut s’emmerder ferme sur une traduction pour poster des commentaires aussi nuls. »

affirmatif – je confirme

Ueda dit: à

nadineu dit: 28 septembre 2015 à 16 h 24 min
Ueda

En plus, je suis bien sapé.

non mais dit: à

JC « ce petit clown bedonnant  »

ton portrait

nadineu dit: à

Ueda dit: 28 septembre 2015 à 16 h 29 min

vous serez élu au premier tour alors

gerard dit: à

PMB dit: 28 septembre 2015 à 16 h 13 min
malotrus comme celui qui a posté le premier sous cet article.

du style à mettre ses godasses sur le siège avant dans le bus le métro ou le train

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« Né d’une mère folle enfermée à vie à l’asile pour schizophrénie »

c’est pas de bol, à partir des années 60 on l’aurait traitée au lithium, elle aurait continué de mener une petite vie normale en restant chez elle.

il est quoi cet auteur ? chilien ? parce que c’est au Chili qu’on trouve les gisements de lithium les plus importants, en Argentine aussi, mais par contre pas en Espagne.

bernadette dit: à

Ueda dit: 28 septembre 2015 à 16 h 10 min
… »un manipulateur, un menteur, un roublard, un charlatan, un emberlificoteur, un narcisse qui n’aime rien tant que se mettre en avant. »

le candidat idéal pour faire prospérer nos acquis

JC..... dit: à

La vérité m’oblige à dire sans fausse honte que je suis beau, agréable, intelligent, sportif, cultivé, aimable, friqué, amusant, plein de charme … et, curieusement, d’une étonnante humilité ce qui ne gâte rien !

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

en plus « schizophrénique » ça veut rien dire, il en existe plusieurs formes (cf wiki) :
– la schizophrénie simple. Les symptômes négatifs sont au premier plan : appauvrissement des relations socio-professionnelles, tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur. Il y a peu ou pas de symptômes délirants. Cette forme évolue lentement mais très souvent vers un déficit de plus en plus marqué ;
– la schizophrénie paranoïde. C’est la forme la plus fréquente de schizophrénie. Le délire et les hallucinations dominent le tableau clinique et le sujet répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques ;
– la schizophrénie hébéphrénique. La dissociation des fonctions cognitives est prédominante. C’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques. Cette forme de schizophrénie touche principalement les adolescents ;
– la schizophrénie catatonique. Le patient est comme figé physiquement et conserve les attitudes qui lui sont imposées, comme une poupée de cire. Il est enfermé dans un mutisme ou répète toujours les mêmes phrases. Cette forme, soumise à traitement, est rarement définitive ;
– la schizophrénie dysthymique (troubles schizo-affectifs). Les accès aigus ont la particularité d’être accompagnés de symptômes dépressifs, avec risque suicidaire, ou au contraire de symptômes maniaques. Ces formes répondent, au moins en partie, aux traitements par thymorégulateurs (comme le lithium) ;
– la schizophrénie pseudonévrotique. Elle associe des symptômes de schizophrénie et des symptômes importants ni schizophréniques ni bipolaires (syndrome de conversion, phobie, anxiété ou obsession) ;
– la schizophrénie pseudo-psychopathique [réf. nécessaire] ou « héboïdophrénique ». Cet état est considéré comme un trouble à caractère pré-schizophrénique où l’adolescent a des comportements d’opposition importants envers son entourage en présence de troubles de la pensée, phases délirantes et impulsivité. Il coexiste alors des passages à l’acte très violents et des symptômes dissociatifs comme une grande froideur affective.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

la plus répandue c’est celle-là :

la schizophrénie paranoïde : Le délire et les hallucinations dominent le tableau clinique et le sujet répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques.

elle se soigne très bien, il suffit de prendre du lithium.

PMB dit: à

Être méprisé par un JC (qui n’a même pas trois lettres), ça vaut toutes les médailles ! Merci, pauvre trouillard !

Passou a repris l’expression Nef des fous. Il n’y a pas que des fous ici, même si par moments ils occupent tout l’espace. Mais on y verrait un peu plus clair dans les commentaires s’il y avait, dans la fenêtre des commentaires, le bouton Répondre à. Certains sites ont une disposition des commentaires en escalier.

Ou si Truc, quand il répond à Muche, commençait son commentaire par une adresse genre @Muche.

D. dit: à

Je suis au stade de schizophrénie simple. J’ai donc de la marge.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« la nouvelle industrie de la mémoire a besoin de s’alimenter du kitsch historique qui offre à celui qui le consomme l’illusion de connaître l’histoire réelle tout en lui épargnant le moindre effort » et en lui épargnant le vertige de la complexité et les trouble des contradictions. »

si ça se trouve lui aussi était schizophrène.

dans la plupart des cas c’est congénital, un petit gène qui se transmet des parents aux enfants, il existe des porteurs sains mais c’est très rare.

gerard dit: à

Ueda dit: 28 septembre 2015 à 16 h 29 min
En plus, je suis bien sapé.

pour la traduction, c’est indispensable

JC..... dit: à

Cher PMB, ô aimable bouffon,

Je ne méprise pas les brindilles dans votre genre qui se proclament homme de lettres, alors qu’ils sont restés soumis en enfance… je marche dessus sans y faire attention !

Bien à vous !

D. dit: à

Ben écoutez JC, le fait est que nous nous ressemblons comme deux gouttes d’eau. Et pourtant je ne suis pas vous. Je suis un soupçon plus intelligent que vous mais on peut considérer ça comme négligeable.

jem dit: à

Pourtant, dans sa conférence, Passou parle des commentateurs de son blog comme s’ils étaient globalement sains d’esprit, sauf peut-être quelques-uns, mais alors, vraiment une minorité.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« D. dit: 28 septembre 2015 à 16 h 43 min
Je suis au stade de schizophrénie simple. J’ai donc de la marge. »

mon pauvre, je l’avais noté, mais si je fais mon stage de fin d’études psychiatriques sur la schizophrénie à partir des données, éléments, indices et autres informations, recueillis sur ce blog c’est juste parce que vous n’êtes pas le seul: 86% des habitués de ce blog le sont.

je ne veux pas vous alarmer mais vous êtes loin d’être un cas simple, votre cas relève de la schizophrénie hébéphrénique.

en fait ça correspond à la dissociation des fonctions cognitives.

Hélas pour vous, c’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques.

D’habitude cette forme de schizophrénie touche principalement les adolescents.

serait-ce indiscret de vous demander votre âge ?

c’est pour mon stage.

maxime dit: à

28 septembre 2015 à 16 h 43 min dans la plupart des cas c’est congénital, un petit gène qui se transmet des parents aux enfants,

non, pas du tout. (évidemment,les charlatans ont tout intérêt à dire que c’est congénital mais) c’est un truc de famille ça prend trois générations pour « éclore » et alors là bonjour les dégâts (pour le bonheur des labos pharmaceutiques … )

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« jem dit: 28 septembre 2015 à 16 h 49 min
Pourtant, dans sa conférence, Passou parle des commentateurs de son blog comme s’ils étaient globalement sains d’esprit, sauf peut-être quelques-uns, mais alors, vraiment une minorité. »

vous aussi vous faites votre stage ici ?

vous êtes en quellième année ?
si ça se trouve on est dans la même classe.

j’espère juste que toute notre promo ne fait pas son stage ici.

maxime dit: à

« Être méprisé par un JC (qui n’a même pas trois lettres), ça vaut toutes les médailles ! Merci, pauvre trouillard ! »

oui il est c.n c’est congénital

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

@jem, j’ai déjà recueilli pas mal d’infos sur les malades schizos d’ici, si vous voulez on peut comparer nos données.

PMB dit: à

Widergänger dit: 28 septembre 2015 à 14 h 23 min

J’ai perdu votre adresse mel. Pourriez-vous me la redonner ?

Merci d’avance,

pmbourdaud(arobase)wanadoo.fr

essai dit: à

« dans la plupart des cas c’est congénital, un petit gène qui se transmet des parents aux enfants, »

non, pas du tout. (évidemment,les c harl atans ont tout intérêt à dire que c’est c .ngén ital mais) c’est un truc de fa mil le , ça prend trois géné rations pour « éclore » et alors là bonj our les dé gâts (pour le bonheur des lab os phar maceutiques …

D. dit: à

J’ai 46 ans. Je voulais vous demander si le fait de répéter plusieurs fois la même chose ne pouvait pas relever d’une banale démence sénile ?

testaments trahis dit: à

« La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire. »

ça c’est bien vrai, c’est même le sujet du livre de Kundera : « testaments trahis ».

Kundera note que dès Rabelais on trouve cette spécificité, par exemple quand Pantagruel a la trouille sur le rafiot pendant la tempête, il se planque pendant que les autres triment, et dès que la tempête est finie, Pantagruel sort de sa planque et traite les autres de fainéants parce qu’ils sont crevés de leurs efforts pour sauver le bateau.

et Kundera note que le lecteur n’en veut pas à Pantagruel, au contraire, le lecteur trouve attachante sa lâcheté, sa couardise, et aussi son côté frimeur.

je sais pas vous mais moi je vois pas trop l’intérêt de réécrire toujours le même livre, à la limite quand on a lu Rabelais c’est même plus la peine de lire les autres : les conditions et la forme changent mais le fond est toujours le même.

et dans Laurel et Hardy c’est qui le plus immoral des 2 ?

jem dit: à

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: 28 septembre 2015 à 16 h 56 min

Merci, mais je ne suis ni étudiant, heureusement, ni praticien.

D. dit: à

JC, vos propos n’engagent que vous, même si je vous soutiens sur bien des points mais pas tous. Non, aucune nouvelle; la dernière fois que je l’ai vu par accident, il prenait des photos. C’était il y a pas si longtemps. J’ai bite passé mon chemin.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« D. dit: 28 septembre 2015 à 17 h 04 min
J’ai 46 ans. Je voulais vous demander si le fait de répéter plusieurs fois la même chose ne pouvait pas relever d’une banale démence sénile ? »

oui probablement, mais c’est aussi un des symptômes de la schizophrénie dans sa forme pseudonévrotique.

pourquoi ? vous avez celle-là aussi ?

il va falloir que je rajoute une case dans mon tableau.

vous seriez pas bipolaire par hasard ?
vous voyez ? des sautes d’humeur brutales, un coup vous êtes content et 2 minutes après vous êtes hyper triste ?

les 46 ans vous les avez déjà eus ou bien vous allez les avoir ?

c’est pour mon tableau : je saute d’une colonne à 45 ans.

JC..... dit: à

D, vous avez posé la même question une heure plus tôt, vous êtes donc sénile dément. Compliments.

C’est très agréable de l’être tôt à 46 ans : on peut tomber amoureux tous les matins de sa jeune épousée, comme si c’était la première fois….

Moi qui en ai 92, je le suis -dément- depuis ma première communion chez les Jésuites.

bérénice dit: à

se faire échapper à toute forme de responsabilité morale

En d’autres termes, vouliez vous écrire être reconnu irresponsable pour échapper à la prison par exemple afin d’entrer dans un autre système d’enfermement sécurisé et médicalisé?

JC..... dit: à

Entre Laurel et Hardy, le plus immoral est clairement Hardy. Le plus gros, comme toujours !

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« jem dit: 28 septembre 2015 à 17 h 08 min
voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: 28 septembre 2015 à 16 h 56 min
Merci, mais je ne suis ni étudiant, heureusement, ni praticien. »

ah bon. tant mieux.
et vous vous dites sain d’esprit ?
alors vous faites parti des 14% qui viennent ici pour rien, désolé mais votre cas ne m’intéresse pas.

j’ai tout de même noté dans votre commentaire précédent un comportement d’opposition important envers votre entourage, et aussi une certaine impulsivité, et aussi une certaine froideur affective.

ne vous alarmez pas mais cela peut être les premiers signes d’une schizophrénie pseudo psychopatique.

je peux vous envoyer nos horaires de consultation pour faire un bilan.

bérénice dit: à

17h10 je ne sais ce que vous cherchez et si vous cherchez d’ailleurs par cet outil non conventionnel à faire la lumière sur la santé effective ou défectueuse des participants, la littérature et le nouvel objet proposé et disposé à recevoir l’obole semble pourtant offrir un bel exemple de portrait ambivalent et chargé d’anfractuosités qui révèlent la noirceur des hommes . Noirceur est un terme générique qu’il conviendra de supplémenter dans une rivalité amoureuse des lettres. Votre pseudo pèse trop lourd et vous risquez l’embonpoint à trop en user ou abuser.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« JC….. dit: 28 septembre 2015 à 17 h 11 min
D, vous avez posé la même question une heure plus tôt, vous êtes donc sénile dément »

exactement la même phrase ? en utilisant les mêmes mots ?

ça c’est hyper important, c’est le signe d’une schizophrénie catatonique.

D. je n’ai pas de conseil à vous donner mais vous devriez faire quelque chose au plus vite, vous risquez de devenir un danger pour votre proche entourage.

vous avez lu le livre de Carrère ? L’adversaire ?
c’est l’histoire d’un type qui s’appelle Limonov qui présente les même signes cliniques que vous, au début il dit à sa famille qu’il travaille à l’OMS et à la fin on retrouve en train de faire du tir au pigeons sur des gens à Sarajevo.

sérieux ça craint.

bérénice dit: à

je peux vous envoyer nos horaires de consultation pour faire un bilan

La politesse nous oblige, certes, mais combien êtes-vous exactement?

expert dit: à

17h10 « je saute d’une colonne à 45 ans. »

oh la ! Significatif

Zoon dit: à

Grâce à Primo Levi, j’ai été un déporté d’Auschwitz. Grâce à André Schwarz-Bart, j’ai agonisé dans une chambre à gaz. Grâce à Jonathan Littell, j’ai été un nazi peu idéologue mais efficace. Grâce à Christine Angot, j’ai taillé une pipe à mon père. Grâce à Houellebeccq, j’ai eu dix femmes à moi, après m’être converti à l’islam. Grâce à Hugo, j’ai été Jean Valjean et Javert (surtout Javert). Grâce à Flaubert, j’ai été Emma Bovary (madame Bovary, c’est moi). Grâce à Virgile, j’ai été Enée. Et Didon (ah dis-donc, Didon). Quand je parcours les rayons de ma bibliothèque, je me dis souvent : « Tiens, mais j’ai aussi été ça ».

Polémikoeur. dit: à

Ah, le mensonge et ses degrés,
jusqu’à la plus bluffante des impostures…
quel domaine de connaissance(s) !
Pas seulement parce que tout le monde ment (peu ou prou)
mais aussi parce que la liste est longue
des noms inscrits au club des menteurs fameux.
Il y a certes des constructions bouffonnes
qui frisent l’art par leur ampleur ou le détail
de leur construction et s’attirent ainsi
une certaine considération, passagère,
la falsification résultant du mensonge,
tromperie incluse, n’entraîne pas moins
son cortège de victimes, que leur crédulité
ne rend pas forcément sympathiques mais qui paient
à des veaux d’or creux le tribu qui finit par manquer
aux plus authentiques serviteurs de leur temps.
Quant à la suffisance pompée ici en permanence
qui associe les pseudos de la dizaine de réguliers
à une quelconque mystification d’un peu de carrure,
qu’elle continue de s’aveugler de ses propres limites !
Faximilièrement.

d'autres vies que la leur dit: à

« à la manière d’Emmanuel Carrère dans L’Adversaire, sa recherche sur les motivations de Jean-Claude Romand, autre imposteur mais sans panache et d’une grande médiocrité. »

Monsieur Assouline je ne suis pas sûr que ce soit le genre d’argument qui donnera l’envie de le lire.

sérieux vous auriez pris pour exemple le livre d Patrick Roegiers sur Simenon que ç’aurait été plus motivant.

spécialiste franc dit: à

JC « les familles à inceste, ça craint  »
« ma première communion chez les Jésuites. »

Votre cas est grave et désespéré vous êtes foutu

Trsitram Shandy dit: à

« Zoon dit: 28 septembre 2015 à 17 h 24 min
Grâce à Primo Levi, j’ai été un déporté d’Auschwitz. Grâce à André Schwarz-Bart, j’ai agonisé dans une chambre à gaz. Grâce à Jonathan Littell, j’ai été un nazi peu idéologue mais efficace. Grâce à Christine Angot, j’ai taillé une pipe à mon père. Grâce à Houellebeccq, j’ai eu dix femmes à moi, après m’être converti à l’islam. Grâce à Hugo, j’ai été Jean Valjean et Javert (surtout Javert). Grâce à Flaubert, j’ai été Emma Bovary (madame Bovary, c’est moi). Grâce à Virgile, j’ai été Enée. Et Didon (ah dis-donc, Didon). Quand je parcours les rayons de ma bibliothèque, je me dis souvent : « Tiens, mais j’ai aussi été ça ». »

moi pareil quand j’ai lu l’autobiographie de Tristram Shandy, je me suis dit que j’aurais pu être Oncle Toby.

Trsitram Shandy dit: à

Zoon, ne te laisse pas enfumer par l’idéologie littéraire plombante dominante : lis donc Vialatte et Queneau, ça va te détendre un peu.

et aussi Jarry, tu vas voir, tu vas pouvoir te prendre pour Ubu.

bérénice dit: à

Saul Bellow a écrit dans je sais pus quel livre que les vérités (humaines) n’engendrent que la tristesse et la désolation, et quand ce n’est pas le cas, ce n’est pas une vérité, c’est une illusion

quel pessimisme profond, certains s’accordent à voir que toutes choses égales, la perception fera différer le sentiment mais non les données. Bref devant un problème complexe, l’optimiste projettera une solution possible, le pessimiste la fin des haricots. Bien sûr nous avons vendu notre âme au diable depuis longtemps et l’hypothèque va finir par trouer le toit, faire vaciller le socle et nous verserons dans un monde monstrueusement et plus encore qu’aujourd’hui inhumain et sale irrespirable cruel qu’en mondio-vision nous contemplerons en écoutant gésir les milliers d’agonisants.

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

« bérénice dit: 28 septembre 2015 à 17 h 23 min
je peux vous envoyer nos horaires de consultation pour faire un bilan
La politesse nous oblige, certes, mais combien êtes-vous exactement? »

mon cher D., en vrai je suis seul, mais compte tenu de ma pathologie nous sommes une petite soixantaine.

pourquoi ça vous dérange qu’on soit plusieurs ?
vous ne paierez le prix que d’une consultation.

j’adore ce blog, pas vous ?
il vaut bien tous les romans de la rentrée !
non ?

c’est un wok au poulet in progress !
de l’art littéraire moderne ! du Saul Bellow en direct live !

c’est ça la vraie littérature !

voilà ce qui arrive quand on oublie de prendre son lithium dit: à

bérénice dit: 28 septembre 2015 à 17 h 37 min
Saul Bellow a écrit dans je sais pus quel livre que les vérités (humaines) n’engendrent que la tristesse et la désolation, et quand ce n’est pas le cas, ce n’est pas une vérité, c’est une illusion

quel pessimisme profond »

D. tu n’y comprends donc rien mon petit chéri !

donne moi un seul exemple qui démente cette phrase de Bellow !

et je t’envoie 10 caisses de champagne millésimés.

JC..... dit: à

« et nous verserons dans un monde monstrueusement et plus encore qu’aujourd’hui inhumain et sale irrespirable cruel qu’en mondio-vision nous contemplerons en écoutant gésir les milliers d’agonisants. » (Bérénice)

Cette phrase m’a fait jouir..; Aaaah ! ces milliers d’agomigrants, quel show… !

Sergio dit: à

Non mais répéter c’est la même chose, ou halor il y a d’infimes variations ? Des grappes d’epsilons ? C’est un paradigme alors dans ce cas !

Par exemple dans Lauzier (Lili fatale) ils arrêtent pas de retuméfier le prisonnier… Ben houi mais s’ils le retuméfient pas au même endroit !

JC..... dit: à

« et je t’envoie 10 caisses de champagne millésimés. » (lilithium)

Attention il/elle envoie les caisses, seulement…

Saul le Grand dit: à

tout ce qui réconforte l’âme est illusion.
les vérités n’engendrent que désolation.

n’est-ce pas génial ? tout est dit, et le fait de le dire est jouissif.

un écrivain qui en une petite phrase balance toute la philosophie de Nietzsche à Socrate à la poubelle !

la grande supercherie du Gai Savoir !

aucun savoir accédant à une vérité humaine ne peut faire naître de la gaité !

même Cioran n’a pas dit autant dans tous ces livres parce que lui aussi recherchait des vérités consolantes, mais aucune vérité n’est consolante, tout ce qui console n’est qu’illusion et effet d’optique !

Lacenaire dit: à

17:42 , voilà qui doit faire plaisir à la prude Christiane, vas-y mon gars

bérénice dit: à

donne moi un seul exemple qui démente cette phrase de Bellow !

Aucun, il n’y a même pas l’amour heureux.

Saul le Grand dit: à

et cet écrivain a beau appelé son livre l’imposteur, lui aussi n’est en quête que de vérités consolantes, de vérités qui réconfortent l’âme !

c’est lui l’imposteur !

et Carrère, le Royaume… l’Adversaire, Limonov, et le Royaume…

tous ces écrivains sont tristes à mourir parce qu’ils ne recherchent que des vérités consolantes !
même si par ailleurs il a le qi d’une huitre, ça n’empêche pas, au contraire, c’est le signe de ceux qui recherchent des vérités consolantes.

et Angot ! la Reine Christine !

Saul revient ils sont devenus fous !!!!!

JC..... dit: à

Enfin, Lacenaire !

On peut être prude, pudique comme je le suis, je vous le jure, et terriblement, …. mais à mi-temps, non ?

Saul le Grand dit: à

« bérénice dit: 28 septembre 2015 à 17 h 51 min

Aucun, il n’y a même pas l’amour heureux. »

sympa tu viens de perdre une caisse de bon champagne.

mais faux : il y a des amours heureux quand ils sont illusions, ils cessent de l’être quand la vérité pointe son nez.

pauvre D. à force de lire des écrivains à la c.n du genre Carrère et Angot les lecteurs comme toi ont fini par devenir aussi c.ns qu’eux.

Zoon dit: à

Grâce à Virgile, j’ai été Enée. Et Didon (ah dis-donc, Didon). Quand je parcours les rayons de ma bibliothèque, je me dis souvent : « Tiens, mais j’ai aussi été ça ». »

moi pareil quand j’ai lu l’autobiographie de Tristram Shandy, je me suis dit que j’aurais pu être Oncle Toby.

Ne soyons pas chien (ou chat). Rendons à Henri ce qui est à Henri :

 » Il y a tant d’animaux, tant de plantes, tant de minéraux. Et j’ai été déjà de tout et tant de fois. Mais les expériences ne me servent pas. Pour la trente-deuxième fois redevenant chlorhydrate d’ammonium, j’ai encore tendance à me comporter comme de l’arsenic et, redevenu chien, mes façons d’oiseau de nuit percent toujours.
Rarement, je vois quelque chose sans éprouver ce sentiment si spécial…  » Ah oui, j’ai été ça « … je ne me souviens pas exactement, je sens. ( C’est pourquoi j’aime tellement les encyclopédies illustrées. je feuillette, je feuillette et j’éprouve souvent des satisfactions, car il y a là la photographie de plusieurs êtres que je n’ai pas encore été. ça me repose, c’est délicieux, je me dis:  » J’aurais pu être ça aussi, et ça, cela m’a été épargné.  » J’ai un soupir de soulagement. Oh ! le repos ! ). »

Eh bien, l’identification du lecteur aux personnages des livres, ça donne ce genre d’enfer. Etre à la fois déporté juif gazé à Auschwitz et sémillant SS, fille violée et père pédophile, Javert et Jean Valjean, Emma et Rodolphe, Tintin et Milou, Charlus, Marcel et Albertine, Céline et la Vigue, Louis-Philippe des Cigales et Jacques l’Aumône, eh bien c’est positivement épuisant. Sans compter les contradictions. Les incompatibilités. Les souffrances morales que ça engendre. La honte. A vous dégoûter de la littérature.

JC..... dit: à

« A vous dégoûter de la littérature. » (Zoom)

Je viens ici pour ça !
C’est réussi : je vous quitte.

Pour toujours !

Polémikoeur. dit: à

Qu’un(e) personn(ag)e
endosse la mémoire historique,
y compris pour lui faire un enfant illégitime,
porte-t-il atteinte à la solidité,
lorsqu’elle est établie (si tant est
qu’elle puisse l’être), de la mémoire historique ?
Théâtroupalement.

bérénice dit: à

mais faux : il y a des amours heureux quand ils sont illusions, ils cessent de l’être quand la vérité pointe son nez.

j’y verrais une chose qui contient comme chacun d’entre nous sa fin et qui veut l’ignorer ou, plus tôt, ne sait pas. Après il ne nous a pas encore été donné d’enregistrer des attentats contre les toiles des grands maîtres, il sera toujours probable d’envisager que soit souillé un Botticelli, un Rembrandt, un Vermeer , rien n’est plus sacré ni totalement hors d’atteintes.

Polémikoeur. dit: à

Au passage,
et à la cantonade :
il y a de la coupe aux lèvres
entre l’identification relative du lecteur
et l’imposture totale du mystificateur !
Prestagadatilièrement.

Allo? dit: à

PMB dit: 28 septembre 2015 à 16 h 57 min
Widergänger dit: 28 septembre 2015 à 14 h 23 min
J’ai perdu votre adresse mel. Pourriez-vous me la redonner ?

Les grands esprits se rencontrent.

bérénice dit: à

.Les grands esprits se rencontrent.

Ils font aussi la queue quand y’a trop de monde.

PMB dit: à

Allo? dit: 28 septembre 2015 à 19 h 10 min

Vous ne savez pas pourquoi j’ai besoin de cette adresse.

Vous ne savez pas ce qui m’a opposé à Widerganger.

Mais c’est pas grave, vous ouvrez quand même votre gu..e.

(Put…, pourquoi réponds-je à un cafard caché dans son mur de four?)

Allo? dit: à

PMB dit: 28 septembre 2015 à 19 h 51 min

Qu’est-ce qu’on disait, déjà?

Chaloux dit: à

Chaloux, arrêtez de vous moquer de ces deux grands écrivains..

la vie dans les bois dit: à

Javert, que penses-tu de ce cas ?
Tu es battu à plate couture, nan ?

« La multiplication des Multiples a commencé à la suite d’un best-seller, en 1973, Sybil, l’histoire d’une femme possédant seize personnalités, dont deux garçons, qui s’en est sortie au bout de onze ans de thérapie. Mais de graves doutes pèsent aujourd’hui sur la véracité du récit. Il semble que la psychothérapeute, Cornelia Wilbur, ait elle-même invité sa patiente à mettre des noms sur ce qui n’était que des tendances de comportement ou des traits de caractère, le tout à grand renfort d’hypnose et de drogues comme le penthotal (le “sérum de vérité”). La journaliste, Flora Rheta Schreiber, aurait, en toute connaissance de cause, décidé de mettre en scène ces personnalités comme des alters, par sensationnalisme. Des entretiens enregistrés le prouveraient. Mais les trois protagonistes (la patiente, la psychiatre et la journaliste) sont à présent décédés, on ne risque guère de trouver le fin mot de l’histoire »
http://www.cles.com/enquetes/article/le-mystere-des-personnalites-multiples

Le vieux garçon qu'on appelait monsieur dit: à

Inutile de rappeler ici chez qui les considérations psychiatriques sur l’adversaire sont coutumières. Ou bien ?

la vie dans les bois dit: à

Le cas Romand c’est déjà fait.

On peut envoyer ensuite du Dupont de Ligonnès. Voilà le portrait d’un autre « médiocre » qui attend un écrivain de talent.

la vie dans les bois dit: à

J’aime bien la chute d’un roman qui vous laisse serein:  » que sont-ils devenus ?  »

Enric Marco aurait 94 ans. Mais wiki est peu disert.
Il est si je comprends bien cette -nouvelle !- échelle de valeurs, le moins  » médiocre ».

Chaloux dit: à

L’idée de faire des études d’histoire pour produire un mensonge parfait est géniale. Et puis, ça a tout l’air d’être une habitude qui conserve : 94 ans…

PMB dit: à

la vie dans les bois dit: 28 septembre 2015 à 20 h 04 min

Quel genre de vie a eu cet homme en prison ?

Quel genre de vie, surtout, aura-t-il dehors ?

Hommes/femmes de lettres, à vos claviers* !

* Carrère est loin d’avoir tout dit.

la vie dans les bois dit: à

La vie de Romand en prison ne m’interesse pas. Ni sa réinsertion sociale. Mais je conçois que ce puisse être pour d’autres, comme dit Javert à mauvais escient: de la consolation.

Ce que Romand a fait avant d’être envoyé en prison, a fait réfléchir un écrivain qui prend des risques.
C’est pour cela que je le lis.

PMB dit: à

la vie dans les bois dit: 28 septembre 2015 à 20 h 48 min

Je ne pense pas « consolation », juste qu’il y aurait matière à écrire. Aucun romancier n’aura autant d’imagination que la vie…

Widergänger dit: à

Zon Zon déblogue comme d’hab. Zon Zon zinzin…

Zoon dit: à

La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire.

Mais c’est que la littérature n’a que faire de la morale puérile et honnête, et c’est heureux. « Ce n’est pas avec de beaux sentiments qu’on fait de la bonne littérature » : qui a dit ça, déjà ?

la vie dans les bois dit: à

oui, enfin péembé, vous n’êtes pas non plus ici un perdreau de l’année.
C’est une litote.

Mais vous avez raison, il faut faire de la place aux jeunes, maintenant sur ce blog.
C’est en tout cas ce que je souhaite qu’il puisse lui arriver de meilleur.
Genre « un homme d’une énergie féroce, d’une vitalité juvénile, disponible, dévoué »
Et sachant écrire.

Pour le reste… Doc à déjà tout (re)dit. Quand on ne peut pas se mettre à la place d’un(e) autre…Pour une raison extrêmement importante, qui me tient à coeur plus que toute autre.
http://leplus.nouvelobs.com/maude-julien

la vie dans les bois dit: à

Vous aurez corrigé, PMB.
lire: a déjà tout dit et redit.

Widergänger dit: à

C’est Gide, mon Zon Zon zinzin…

Sergio dit: à

Ben la littérature c’est de la vie ; ça n’a pas de morale. C’est comme le mécanisme de reproduction des cellules qui, au choix, régénère les blessures ou produit des métastases comme de la fonte ductile… Y a pas de responsable ! Alors ça c’est bête…

la vie dans les bois dit: à

C’est bizarre cette fixette sur la « reproduction » que vous faites, sergio.
Sans vous offenser, bien sûr, il y a un intervenant -de talent!-, mathématicien dont la réputation n’est plus à faire qui est intervenu sur ce blog.
Dont le patronyme avait donné lieu ici même aux plus bestiales attaques à deux balles, ces « bons mots » que vous prisez chez votre idole.
Une caisse pour vous aussi, si vous retrouvez ce post de monsieur Godement qui se foutait de la gueule des ix qui ne pensent que reproduction fractale.

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