de Pierre Assouline

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La République des livres
Verve et générosité de Pierre Lemaitre

Verve et générosité de Pierre Lemaitre

Quel souffle ! Si puissant, si continu, si coloré, si imaginatif que l’on se prend à rêver qu’à lui seul il puisse oxygéner une fiction française quelque peu anémiée. Il est vrai que Miroir de nos peines (528 pages, 22,90 euros, Albin Michel), troisième tome de la trilogie de Pierre Lemaitre commencée avec Au revoir là-haut (prix Goncourt 2013) et poursuivie avec Couleurs de l’incendie, non seulement ne déçoit pas les ravis du début mais a ceci d’exceptionnel, en tout cas de rare dans le genre, que la force d’évocation est constante sur l’ensemble du triptyque désormais clos – car il n’ira pas au-delà ayant bouclé la boucle chronologique qui court de la fin de la première guerre mondiale au début de la seconde. A croire que le tout a été écrit d’un trait de plume. On ne sent ni les coutures, ni les pauses, ni les hésitations, ni la recherche documentaire alors qu’une telle entreprise est faite de ça. Une prouesse.

Que l’on ne s’y trompe pas : ce n’est pas cinématographique mais visuel. Cela ne doit rien aux séries télévisées mais tout au feuilleton du XIXème dans l’esprit d’un Eugène Sue et surtout d’un Alexandre Dumas. On retrouve les personnages récurrents comme de vieilles connaissances, notamment la petite Louise du premier tome, une femme de trente ans désormais serveuse dans un bistro du côté de Montmartre à l’enseigne de la Petite Bohème et de sa « cuisine parisienne ! ». Ce qui lui arrive dès le début du livre est un détail  mais assez puissant pour bouleverser et réengager une vie. S’il était un joueur d’échecs, on dirait de Pierre Lemaitre qu’il a le génie des ouvertures époustouflantes. Il l’a prouvé dans les trois tomes. Car ce n’est pas donné à n’importe quel romancier de savoir ainsi prendre son lecteur au collet dès l’entame pour ne plus le lâcher pendant cinq cents pages.

Le docteur Thirion, pilier de l’endroit, propose 10 000 francs à Louise juste pour la voir nue. Pas pour coucher, uniquement pour regarder. Elle s’y résout finalement dans une chambre d’hôtel sous le regard de l’homme qui, pour toute réaction, se tire alors une balle dans la tête. Choquée, Louise s’enfuit nue et court sur le boulevard du Montparnasse où la police l’arrête, l’interroge, l’enferme, la remet à la justice… Roman suit et quel roman ! Extravagant, sans répit,  mais toujours si vrai à défaut d’être toujours exact. Il est vrai que lorsqu’on choisit de situer son action à une période précise et tragique de l’histoire de la France contemporaine, on a intérêt à se documenter soigneusement afin de désamorcer toute critique (même s’il s’en trouvera toujours parmi les lecteurs pour relever qu’à cette époque-là, la Peugeot n’était pas une 90S mais une 190S…). En l’espèce, l’exode de 1940 face au rouleau-compresseur de l’armée allemande, lorsque les Français furent pris de vagabondage. Lemaitre nous les montre tour à tour mesquins, petits, égoïstes, cupides mais aussi solidaires, généreux, dignes face à l’épreuve. Des salauds et des hommes de bonne volonté. Des Français, quoi !

L’héroïne est de cette foule qui s’en va sans trop savoir où la mène ce flux ininterrompu qui prend la route à pied, en voiture, à vélo, en charrette le ciel les menacerait-il de bombes. Partir, « ce rêve de bon projectile » disait Paul Morand, ici tourne au cauchemar. Dans son épopée estivale, une poignée de jours à peine entre le 6 avril et le 13 juin, Louise se mêle à ce millier de détenus de la prison militaire du Cherche-Midi à Paris évacués vers le sud, à des déserteurs et des voleurs et à un irrésistible personnage de mythomane, un certain Désiré Migault, usurpateur qui se fait passer pour un aumônier militaire et s’envole dans des homélies qui annoncent Eddy Mitchell (« Mes biens chers frères… »).

Tout est possible dans une situation aussi chaotique, démente, immaitrisable. Folie des ces journées de juin 40 où le pays, la police,  l’armée, l’Etat tombent en collapsus, la population comme assommée par la défaite qui s’annonce. Nous voilà au cœur de la panique parisienne, dans les Ardennes, sur la ligne Maginot et bien sûr le long des routes où l’armée réquisitionne à tour de bras, tandis que le gouvernement délire sur une cinquième colonne communiste, que les soldats sont obsédés par la trahison (il n’y a pas que le traitre patenté Paul Ferdonnet de Radio-Stuttgart) et que la rumeur populaire répercute ce que l’on n’appelle pas encore des fakenews mais plus simplement des bobards diffusés par la propagande.

Inévitablement, il y a non pas des ressemblances mais bien des résonances entre cette époque et la nôtre – ce que l’historien Jean-Noël Jeanneney a appelé « la concordance des temps ». Elle transparait dans ce roman à travers le désarroi des réfugiés, de l’efficacité de la désinformation, du poison des rumeurs. Parfois pointe ça et là son souci de la question sociale. Une préoccupation authentique ancrée en l’auteur du plus loin et qui va de pair avec la critique d’un certain milieu, d’un monde et d’une classe :

« La maison du docteur Thirion, à Neuilly, était une de ces grosses bâtisses carrées donnant sur une rue paisible et qui constituent la part de leur fortune que, depuis le XIXème siècle, les bourgeois acceptent de rendre visible »… « L’usage gouvernemental consistant à ne pas pardonner aux plus pauvres le millième de ce qu’on autorisait aux plus riches était déjà bien établi, il n’empêche, c’était très triste »…

C’est sombre jusqu’à parfois virer au noir car la touche ironique, farcesque, comique propre à Lemaitre depuis ses débuts vient toujours à point relever la séquence. Ce style est d’autant plus percutant qu’il est un conteur né, qu’il n’hésite pas à interpeller le lecteur comme Alexandre Dumas et Diderot avant lui (le dialogisme dans Jacques le fataliste) qu’il donne l’impression d’écrire à voix haute. En lisant en écoutant… La méthode est éprouvée et ici, jamais gâtée par les clins d’œil (au Melville de l’Armée des ombres etc) que l’auteur s’autorise en espérant que les cadeaux qu’il se fait ainsi à lui-même seront aussi reçus comme tels par ses lecteurs.

On sent qu’il a pris du plaisir à échafauder cette aventure, à imaginer le destin de ses personnages, et cette humeur est communicative.  Cela se niche jusque dans les détails, lorsqu’il situe l’hospice des Enfants assistés au 100, rue de l’Enfer (on n’ira pas vérifier). Les dialogues sont aux petits oignons (« Les civils s’enfuient, les militaires, eux font retraite, nuance ! »); les chutes en fin de chapitre, d’un feuilletoniste aguerri ; l’excipit du roman, aussi inattendu que tordant ; les descriptions, savoureuses :

« C’était un homme tout en longueur, longueur de jambes, de phrases et même de pensées, c’est d’ailleurs ce qui le sauvait. Quand il attrapait une idée, il n’en démordait plus et labourait le terrain avec une admirable conviction, un entêtement quasi animal. »

Pas de doute : cet artisan a du métier. Sa langue est simple, sans artifice inutile ; la charpente et les finitions, admirablement agencées ; c’est à peine si le sens d’une expression m’a échappé : « les dépouilles opimes »… Il y avait une place à prendre, il l’a prise : celle de Robert Merle (1908-2004), grand romancier populaire au talent protéiforme, aussi à l’aise dans Week-end à Zuydcoote (prix Goncourt 1949) et le fascinant La Mort est mon métier qu’avec la saga en treize volumes de Fortune de France. Des romans historiques, en mieux. Ce qui les distingue ? Une écriture, un son, une densité, une profondeur. Le cas chez Merle comme chez Lemaitre, l’un aussi généreux que l’autre vis à vis de leurs lecteurs. Ce dernier n’a certes pas inventé sa forme ; mais en usant d’une forme qui a largement fait ses preuves, il l’a faite à sa main et celle-ci n’a pas tremblé.

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

990 Réponses pour Verve et générosité de Pierre Lemaitre

Janssen J-J dit: à

MAS va vous arranger ça, hamlet, elle s’y connait. Nous, on comprend rien à votre histoire de pablo chacal. Comment voulez-vous qu’on prenne fait et cause solidaire, alors que vous ne valez pas toujours plus cher dans les saloperies que vous balancez à tout le monde quand ça vous reprend. Personne ne pleure jamais vraiment sur le sort de quiconque, vous le savez bien. Dura lex, duralex !

Jazzi dit: à

Le film d’Olivier Assayas n’est pas encore sorti en salle, JJJ. Vous l’avez vu en avant-première ? La bande-annonce est prometteuse…
J’ai l’impression que vous êtes le dernier ici à aller encore au cinéma. Sur la RDL, ils ne parlent que de vieux films et personne ne semble plus aller voir les nouveautés !

Janssen J-J dit: à

MAURICE DESBORELS,
Maurice des Bordels ou Dédé la Saumure ?
Maurice de Kobra plutôt, non ?
Primsautier, je suis tellement heureux aujourd’hui. Il y a des jonquilles et aucun miasme de lubrizol. Les écologistes vont faire un carton, balayer la Macronie financière, prendre le pognon où il est, bien le redistribuer à ceux qui nénagent et respectent inifinement la nature naturellee et naturante.

Jazzi dit: à

Aucune insinuation, et alii. Je voulais juste espérer que votre fils est aussi heureux de vous voir que vous. Je me souviens de la joie de ma pauvre mère en me voyant. Et de mon ingratitude à son égard…
Maintenant c’est trop tard !

hamlet dit: à

« Pablo75 dit: à

24 janvier 2020 à 13 h 44 min

Tiens MAURICE DESBORELS, alias le Pétomane Goebelessien, au lieu de partir définitivement de ce blog la queue basse, comme aurait fait toute personne avec un peu de dignité après la révélation de sa double vie de Clown de Blog… »

et je trouve tout à fait anormal que personne ici, à part moi, ne réagisse à ce genre de message !

que tout le monde trouve ça normal ?

c’est parce que vous avez tous peur de pablito que vous fermez tous vos gueules devant ces pratiques policières dignes de la gestapo ?

à quoi ça sert de vous gaver de livres sur la guerre si c’est pour rester silencieux devant le premier ss venu sur ce blog ?

c’est à gerber !

hamlet dit: à

pablito une dernière chose, je te l’ai déjà dite : je partirai de ce blog quand j’aurai décidé de partir.

peut-être que tu as réussi à faire déguerpir A.lba et d’autres, mais moi n’y penses même pas !

je te l’ai dit : ce n’est pas un connard dans ton genre qui me fera partir !

tu peux aller trifouiller (désolé Clopine) sur google sortir tout ce que tu veux sur ma vie privée la seule chose que tu réussiras à prouver à chaque fois c’est que tu es un peu plus con ! nada mas pablito querido !

Janssen J-J dit: à

@ J’espère que le plaisir est partagé…

Voui, moi aussi je l’espère mais je ne suis sûr de rien. L’essentiel est de savoir se servir de skyp et de bien lessiver ses sols, moi je ne sais pas faire, je n’ai pas cet appareil et ne saurais pas comment le faire marcher pour voir mon fils.
Avez-vous vu le film d’Assayas avec Penelope Cruz, jzmn ? Je peux vous dire qu’il est formidable. Je l’ai beaucoup aimé. Je vous le conseille. Tous les spectateurs en ont pensé beaucoup de bien aussi, à la sortie, ils ont même applaudi le coeur joyeux. La mise en scène, le scenario, l’interprète principale, les décors et costumes, l’intrigue, la prise de son. Personnellement, j’ai trouvé que tout était fort bien réussi. Petit bémol cépendant : le personnage de Marchetto n’est pas toujours crédible au regard de ce que l’on connait de son rôle peu reliuisant dans l’histoire de Cuba. Mais bon, je reconnais que c’est un détail qui n’enlève rien aux innombrables mérites de ce nouveau film. Il ne dépare en rien de la filmographie déjà conséquente de cet excellent cinéaste français qui ne craint pas de mettre en scène des actrices étrangères. Bravo. Je lui mets rois étoiles sur Télé7Jours !

hamlet dit: à

pablito essaie de réfléchir deux secondes à ta logique (si tu en es capable bien sûr).

tu dis : comme il écrit comme un pied et donc il n’a pas le droit de critiquer Flaubert.

et toi quand tu déclames ici (on se demande bien à qui tu t’adresses) ton amour pour Sibelius, ou quand tu critiques Boulez est-ce que je vais te demander de me jouer les variations Goldberg pour accréditer tes dires ?

non : parce que je ne confonds pas le musicien et le mélomane.

et pourtant ça se voit comme le nez au milieu de la figure que pour sortir toutes tes niaiseries sur la musique dignes de Ruggieri tu n’as jamais étudié ni la musique, ni la musicologie !!!

pablito juste une question : est-ce que tu te rends compte à quel point tu es con ?

et alii dit: à

J’espère que le plaisir est partagé…
rien ne sert d’insinuer qu’il se sacrifierait de venir me voir:il a compris depuis longtemps que je n’en avais plus pour longtemps à vivre(mort de son beau-père) et que c’était encore de bons moments à profiter pour parler ensemble , même de « politique! »

hamlet dit: à

pablito tu as oublié de dire pourquoi tu veux que je quitte ce blog ?

parce que je suis le seul ici à démontrer que tu es un mélomane de pacotille avec tes éloges débiles de la voix splendide de Jaroussky ?

Jazzi dit: à

« pour moi, le bonheur, c’est quand même quand je vois mon fils »

C’est touchant, et alii !
J’espère que le plaisir est partagé…

hamlet dit: à

« Pablo75 dit: à

24 janvier 2020 à 13 h 44 min

Tiens MAURICE DESBORELS, alias le Pétomane Goebelessien, au lieu de partir définitivement de ce blog la queue basse, comme aurait fait toute personne avec un peu de dignité après la révélation de sa double vie de Clown de Blog… »

et voilà notre pablito dans toute sa splendeur !

c’est ça tu recherchais en allant fouiller sur internet ?

tu recherchais des choses pour que je parte de ce blog ?

et tu crois vraiment que c’est un crétin dans ton genre qui réussira à me faire partir la queue entre les jambes ?

tu prends pour qui pablito ?

on en a croisé des connards sur ce blog, mais alors toi je ne sais pas d’où tu sors mais tu bats tous les records ?

et alii dit: à

mais J.Drillon ne précise rien sur son iconographie:ce n’est pas gentil
j’avais une vieille cousine aux joues peinturlurées qui disait quand on lui parlait de « sa mine » : »je n’ai pas mal à la mine »

D. dit: à

Le premier cas français de nCoV-disease viendrait d’être détecté à Bordeaux. L’homme aurait séjourné à Wuhanil y a peu de temps. On ignore s’il a pu contaminer d’autres personnes avant sa prise en charge par les services de santé specialisés. À suivre.

et alii dit: à

c’est évident que j’aurais dû rappeler:
Si nous nous questionnons sur le bonheur, d’autres avant nous l’ont fait : entre autre, l’auteur du psaume 4,7 s’interroge « Qui nous fera voir le bonheur ». Dans le livre des Lamentations 3, 17 « Je ne sais plus ce qu’est le bonheur ». Et dans Job 7,7 « Ma vie est une corvée… le soir n’en finit pas… mes yeux ne verront plus le bonheur »
pour moi, le bonheur, c’est quand même quand je vois mon fils(qui n’habite pas en France mais y vient)et même quand il me skype que « ça va »

Janssen J-J dit: à

Mais ils font l’amour en lévitation et en apesanteur avec cette marchine… C’est extra, non ?

Janssen J-J dit: à

@ Althusser, dépucelé à 28 ans.

Et alors ? c’était et c’est l’âge moyen pour les philosophes, non ?

Janssen J-J dit: à

@ AMS, et le retour de « Dducon »… Me disais aussi que l’invective comme mode de management habituel à la rdl risquait de se perdre en cours de route sur les chemins de l’Exodus, si de temps à autre. Mais je vois que ça risque pas. Surtout quand on pique un petit rappel (PR) aux « piquettistes », pas vrai, Chantal (Mort à la mort, criaient-ils avec leur pancarte !).

@ Parlottite aiguë ?… Ca gène quelqu’un, icite…, Hosannah Babibelle aux Diamants sur Kanap ?

et alii dit: à

puisqu’ici il faut expliciter un bon mot, un en voi, on aura remarqué que j’ai choisi une « béatitude » de Rameau en clin d’oeil au fameux neveu:
Satire et morale dans Le Neveu de Rameau
Jean-Claude Bourdin
« . La morale a un double sens: les moeurs, les opinions et les comportements valorisés dans une société et la science des moeurs. À côté des études savantes ou apologétiques (religieuses), la satire offre un moyen pour comprendre les normes et les valeurs morales, en dénonçant leur transgression par des vicieux. Le Neveu de Rameau est une « satyre ». L’article analyse le genre de satire qu’est ce dialogue. Il apparaît que si d’un côté c’est Lui, le vicieux qui est la cible de la satire, de l’autre c’est lui qui fait la satire d’un milieu social qui nie les valeurs de la morale commune. L’hypothèse est que ce dispositif vise à montrer les limites de la philosophie en ce qui concerne la morale.
https://journals.openedition.org/cultura/2465

et alii dit: à

les béatitudes citation de wiki
2. Et prenant la parole, il les enseignait en disant :
3. Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.
4. Heureux les affligés, car ils seront consolés.
5. Heureux les doux, car ils posséderont la terre.
6. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.
7. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
8. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
9. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
10. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.
11. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi.
12. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers1,2

OZYMANDIAS dit: à

@ Janssen J-J
Je vous trouve bien loquace aujourd’hui, pour ne pas dire bavard. Vous avez la parlottite aiguë ou quoi ?!
Mes fiches de lectures sont sur « Babelio » et « Sens Critique », entre autres, sous d’autres pseudos.

Chantal dit: à

Pas encore lu ce Solénoïde roumain gribouillé, d’une bolée d’insectes à l’autre je risque l’étouffement, mais, pause, je note pour si j’ai 3 jours à tuer. Pouvez toujours tenter un amateur de cimetières quand il aura cramé tous les ouvrages sur la pucelle, il se fera peut être piquettiste, who knows.

Marie Sasseur dit: à

Dducon, previens la rdl quand tu seras officiellement investi comme keuf du blog.
D’ici là, un bon conseil, que devrait suivre la rosse: change de psy, il semble que le précédent n’a rien fait.

Janssen J-J dit: à

@ pourquoi l’annoncez-vous à travers moi?

Parce que nous savons tous que vous êtes une voyante extralucide qui a souvent envie d’être laissée tranquille tout en secouant la destinée psychanalitique des autres, sans y aller toujours avec le dos de la cuiller.

Janssen J-J dit: à

@ Je ne pense pas que les problèmes familiaux personnels, tels qu’évoques longuement de manière insupportable, soient à mettre sur le compte de la rdl.

Certes; mais votre agressivité non ciblée et pourtant tous azimuts, non plus !… Chacun.e laisse une trace de son mystère et le pauvre Passoul n’y est pour grand chose quand vous lui reprochez a priori la nullité de tous ses billets…
Pourtant, tel le soliveau pépère, le bon sire le souffre et se tient toujours coi. Cela ne change en rien votre problème de famille qui explique largement ovtre agressivité légendaire et empiriqiue.

Janssen J-J dit: à

@ On parle de tout sauf des livres…
C’est vrai, mais j’ai remarqué que vous tombiez également dans ce travers depuis que vous aviez délaissé vos fiches de lecture régulières. Seraient-elles épuisées OZANNAH ? et puis… votre pseudo reste tjs difficile à éplucher.
Moi, je veux bien vous parler de Solénoïde, ce pavé roumain de 800 p ), une osrte d’autobiog comme on n’en avait encore jamais lue, une forteresse qui je le crains, risque de passer à jamais inaperçue à la rdl (sauf à Soleil Vert). Pourtant Mircea est un immense écrivain qui gagnerait à être mieux connu, mais hélas le pavé coûte 27 euros.
Le problème, c’est que je risque d’être filandreux comme son cahier de rêves…
Sinon, plus accessible, je peux parler de « la fabrique du crétin digital » de Michel Desmurget qui vaut le détour, Alertons nos bébés, notre jeunesse est en danger ! oui…

Marie Sasseur dit: à

Le Bongare rayé (Bungarus multicinctus) est l’une des deux espèces vendues sur le marché de Wuhan, là où l’épidémie de 2019-nCoV a débuté.
Futura sciences

et alii dit: à

, prochain sujet de la rdl,
très bien! vous en avez discuté avec P.Assouline, donc?et pourquoi l’annoncez-vous à travers moi?

OZYMANDIAS dit: à

JiCé et Rose quittent la Rdl, pour y revenir bientôt, j’espère, sinon, moi aussi, je vais la quitter cette République oú on parle de tout sauf des… Livres !

Marie Sasseur dit: à

#parce qu’ils ne veulent pas voir-savoir qu’il se passe, s’est passé quelque chose sur la RDL qui leur échappe

Je ne pense pas que les problèmes familiaux personnels, tels qu’évoques longuement de manière insupportable, soient à mettre sur le compte de la rdl.

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…vendredi 24 Janvier 2020, à 14 h 33 min,…

…écrire, pour gêner l’histoire et ses misères  » gommées « , pour le capitalisme U.S,…
…etc,…
…d’un père Noël à l’autre,!…

Chantal dit: à

euh jjj, ne vous réjouissez pas trop vite, ce n’est pas chez moi. il y a un d entre le t et le s dans mon nom.

Janssen J-J dit: à

@ On connait la chanson !

C’est-à-dire ?

Janssen J-J dit: à

Chantal : parlez à votre voisine du sort de Porcinet, vous verrez « l’effet supermarket »…
J’aime beaucpup votre logis, il a l’air propre, calme et sympathique.
Pourriez-vous nous faire un prix d’ami pour une nuit en tant que votre fan erdélien à ma prochaine descente en vos parages ? Merci.
https://www.famenneardenne.be/nl/hades_offre/le-sanglier-chausse/

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…réflexions sur le billet;…

…tant et tant de lectures,…pour ce remémorer la débâcle des premières échauffourées,…confronter à l’offensive allemande en 1940;…et puis, après,!…
…la cavalerie U.S.A.,…qui débarque,…
…comme des vautours,!…
…pour ramasser la donne,…avec quelques divisions blindés,…pour nous faire, la  » Paix Américaine « , avec le plan Marshall, sans parler de la chasse aux sorcières,…chez-eux !…
…quelle affaire, du business, ou est la passion,… » dominations « ,…
…et populations soumises,…etc,!…
…et, nous bombarder l’Europe,…
…merci,!…les stratèges,!…Ah,!Ah,!…

et alii dit: à

détendez-vous

D. dit: à

et alii à Rose souffrant d’insomnie : »vous pourriez dormir, ça irait mieux ».

et alii dit: à

c’est qu’elle a gardé un peu d’humour… Et c’est bien ce que je pense.
C4EST QU’ELLE A DEVANCE la précipitation de certains contributeurs à retomber dans leur ronron supposé « dédramatisant » ,parce qu’ils ne veulent pas voir-savoir qu’il se passe, s’est passé quelque chose sur la RDL qui leur échappe;
Rose, détentez vous si vous pouvez d’une petite promenade, d’une petite lecture comme un yoga qui vous aide à vous reprendre, dormir aussi, pourquoi vous avez VOS recettes:personne ne vous oubliera et vous reviendrez comme vous voudrez, va-t-en guerre ou pacifiée, mais mieux en vous-même ,c’est ça votre objectif , (et le nôtre, malgré nos maladresses pour vous le dire)

D. dit: à

cyclomégalovirus = clopinovirus. Même souche . Ahaha.

D. dit: à

En avez-vous au moins déjà mangé, Phil, des raviolis Panzani ? Même froid ça reste très convenable. Je vous les conseille.

Pablo75 dit: à

24 janvier 2020 à 13 h 44 min

Tiens MAURICE DESBORELS, alias le Pétomane Goebelessien, au lieu de partir définitivement de ce blog la queue basse, comme aurait fait toute personne avec un peu de dignité après la révélation de sa double vie de Clown de Blog et de romancier à compte d’auteur, est revenu pour se ridiculiser une fois de plus en comparant le fait de dénoncer ses mensonges (il appelle des extraits de deux romans « petits extraits biographiques » ou « petits sketches » improvisés) avec le fait d’être jeté vivant dans la mer à partir d’un hélicoptère comme faisaient les putschistes chiliens avec des opposants politiques (de « 17 ou 15 ans »), de la même façon qu’avant il avait osé comparer le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été juif.

Remarquons au passage qu’il dénonce Jazzi (« qui m’a dénoncé ? c’est toi jazzi qui m’a dénoncé… ») qui n’a rien à voir avec cette histoire, puisqu’il suffit de chercher sur Google avec les bons outils pour découvrir le pot-aux-roses (remarquons aussi qu’il appelle « dénoncer » le fait d’informer ici qu’il a écrit deux romans – c’est dire la honte qu’il a de sa pitoyable production littéraire après 50 ans de travail acharné).

Mais notre Mister Wikipédio Sourd comme un Pot est un ancien coco, un vieux stalinien pur et dur, un menteur professionnel, un manipulateur aussi obstiné que minable, une ordure morale essayant toujours de fausser la réalité quand elle ne coïncide avec ses désirs. Quand on lui met le nez sur son caca littéraire, il dit que la merde est de Tchekhov. Il préfère passer pour un plagiaire sans scrupules que pour un piteux romancier du dimanche.

Sauf que, comme chacun de ses énormes mensonges, celui-là ne marche pas non plus. En nous prenant tous pour des crétins finis, il écrit, avec un cynisme à toute épreuve, commentant son passage sur les vagues: « c’est beau, c’est extrait d’un passage que j’aime bien de « la dame au petit chien » de Tchekhov. »

Or, quel rapport il y a entre ces lignes:

« Les vagues venaient s’échouer au devant de la scène, sur une immense plage de sable, le soleil commençait à poindre à l’horizon. Le murmure des vagues renvoyait à ces récits autant de mystérieux échos, comme le signe d’un assentiment sincère et généreux. Dans son mouvement immuable, cet océan portait en lui la preuve irréfutable de l’existence d’une Grâce sur cette terre.»

Et celles-ci:

« A Oréanda ils s’étaient assis sur un banc non loin de l’église, ils contemplaient la mer, à leurs pieds, sans échanger un mot. Yalta était à peine visible à travers la brume du matin, le faîte des montagnes était couvert de nuages blancs, immobiles. Pas une feuille ne bougeait, on entendait le chant des cigales et le bruit sourd et monotone qui montait de la mer parlait du repos, du sommeil éternel qui nous attend. La même rumeur s’élevait de la mer alors que ni Yalta, ni Oréanda n’existaient encore; elle s’élève aujourd’hui et s’élèvera toujours, aussi indifférente et monotone, lorsque nous ne serons plus. Et c’est dans cette permanence des choses, dans cette totale indifférence à l’égard de la vie et de la mort de chacun de nous que réside peut-être le gage de notre salut éternel, du mouvement ininterrompu de la vie sur terre, preuve irréfutable d’une continuelle perfection. Assis à côté d’une jeune femme qui paraissait si belle dans la clarté de l’aube apaisé et ravi par la vue de ce tableau féerique : la mer, les montagnes, les nuages, le vaste ciel, Gourov songeait qu’au fond, à bien y réfléchir, tout est eau ici-bas, tout, excepté ce que nous pensons et faisons quand nous oublions les buts sublimes de l’existence et notre dignité d’homme. »

Aucun.

En plus, notre Gros Manipulateur Cynique modifie le texte de Tchekhov, lequel écrit « du mouvement ininterrompu de la vie sur terre, de la perfection continue » (en espagnol: « el movimiento continuo de la vida sobre la tierra, la constante búsqueda de perfección ») et non « PREUVE IRRÉFUTABLE d’une continuelle perfection ».

C’est, encore une fois la si vieille (et si naïve) stratégie communiste de « plus le mensonge est gros plus il risque de passer inaperçu » (étant donné que « le peuple » est con). Cela montre à quel point il est vexé qu’on trouve un gros pléonasme dans les premiers lignes de son livre calamiteux.

Ce qui m’étonne c’est qu’il ne fasse pas endosser le premier Moment de Poésie Pure de son chef-d’oeuvre (moment censé nous laisser bouche bée dès les premières lignes du livre) à Dostoïevski ou à Musil… Rappelons, qu’après la description d’une espèce de Congrès où des intervenants parlent sous l’oeil des caméras du monde entier et des doutes des organisateurs sur le public à inviter à un tel événement mondial, il écrit: « L’avis de Paul Tarsov avait été suivi. Le champ de la caméra s’élargit, permettant de voir le devant de la scène, de découvrir le public. C’était le public le plus à même d’écouter ces histoires: l’océan.»

D’ailleurs, Maurice, tu ne pourrais pas me passer tes deux livres en version digitale pour que je puisse bien les « analyser » et copier ici les meilleurs passages? (Tu peux les envoyer à Jazzy qui a mon mail, ou les mettre sur Amazon gratuitement au lieu d’essayer de devenir riche en les vendant 11,90 € pièce, ce qui fait vraiment cher pour des bouses).

Jazzi dit: à

« D. dit: à
Jazzi, assez de fantasmes : je ne suis ni Charoulet, ni Delaporte, ni aucun autre. »

« Clopine dit: à
hamlet, ce que vous êtes pénible tout de même. »

« D. dit: à
Oui vous avez raison, Clopine. C’est aussi méprisable que méprisant. P’tain, j’me fais honte des fois, ça me donne envie d’pleurer. »

Moralité ?

Phil dit: à

excellentes informations de Renato sur le goût des pâtes, qui nous changent des remugles de ravioli panzani pour moralistes à rond-point

D. dit: à

Ce qu’il est snob ce renato. Vous l’invitez à manger des spaghettis bolo avec s, il vous fait tout un cirque pour en avoir des sans s avec du beurre-sauge et à la fin il vous traite de singe. Non mais quand même…

Jazzi dit: à

« Ce serait bien une présidente grecque »

Ce serait bien un roi d’Angleterre !

D. dit: à

Oui vous avez raison, Clopine. C’est aussi méprisable que méprisant. P’tain, j’me fais honte des fois, ça me donne envie d’pleurer. 😭

Jazzi dit: à

par solidarité de classe envers les Gilets jaunes…

Jazzi dit: à

Mon voisin, ancien flic à la retraite, m’a dit que beaucoup de policiers se sont fait porter pâle pendant les manifs hebdomadaires à Paris, par solidarité de classe ! Comme dirait Clopine, je dis ça, je dis rien…

Jazzi dit: à

Verge et vénérologie de Pierre Lemaître ?

Moralité, il ne faut pas la mettre partout !

Chantal dit: à

j’en ai parlé avec elle ( ma voisine jjj ) et on est tombées d’accord, quand elle revient difficile de faire un tour au supermarché sans être écoeuré.

« Il restait agenouillé, un peu d’eau au creux de la main. Une tache de soleil tomba sur son visage et une lueur éclaira le fond de l’eau. Jack stupéfait, regarda un reflet qui n’était plus le sien, mais celui d’un inconnu terrible. Il ouvrit les doigts, laissa l’eau s’écouler, puis il bondit sur ses pieds avec un rire fiévreux. Près de la flaque d’eau, son corps était surmonté d’un masque qui exerçait sur les autres une fascination mêlée d’effroi. Il se mit à danser et son rire se changea en un grognement de bête assoiffée de sang. Il sautilla vers Billet le masque prit une sorte de vie autonome derrière laquelle Jack se cachait, libéré de toute honte et de toute gène. Le visage couvert de rouge, de blanc et de noir, oscilla dans l’air et s’approcha de Bill. Celui-ci commença par rire, mais se tut bientôt et se sauva dans les buissons. » Sa Majesté des Mouches; visages peints et cheveux longs. p.111. William Golding.

renato dit: à

Toujours à côté de la plaque, hamlet ? Ou bien vous tenez la société de consommation responsable de l’incapacité de se contenir — autodiscipline — des consommateurs ? Et jusqu’à preuve du contraire, personne n’oblige personne à venir ici ni à acheter les livres de Passou.

Clopine dit: à

hamlet, ce que vous êtes pénible tout de même. Soupir. Vous êtes une porte qui grince, quand des fenêtres pleurent…

hamlet dit: à

pourquoi pas celui-là ? c’est mon pote Bob qui l’écrite sur le coin d’une nappe en papier à la fin d’un dîner bien arrosé, après ça il n’a plus besoin de travailler de sa vie !

https://www.youtube.com/watch?v=0ykhV35BJgo

Clopine dit: à

Renato, je pense que ce ne sont pas leurs cheveux, mais une sorte de bonnet (la mère, derrière, a le même…) Mais cela donne cette impression disproportionnée, c’est vrai, et aussi cet effet « perruque » vieillit les enfants – ce sont les adultes qui portent des perruques, d’habitude. D’où la méprise de DHH; Moi, ce qui m’émeut tout de suite, c’est la petitesse des mollets, le côté malingre. Combien de kilomètres peut-on faire parcourir comme cela à des enfants ?

hamlet dit: à

« De toutes façons, souhaitons que Rose sorte de cet étouffement dont elle témoigne. Comme le Sénégal, ahaha »

ahaahahahahahahahahaha !

ma chère Rose j’espère que vous ires mieux ce soir, ahahaha !

hamlet dit: à

comme l’autre Charoulet qui dit exécrer les gilets jaunes.

je vais vous dire une chose mes amis, comme je le disais l’autre fois à ma très chère amie avec qui j’ai fait mes études du philosophie à la Sorbonne : j’exècre les gilets jaunes.

en vérité c’est surtout le jaune que j’exècre, pas les gilets, ils auraient des pantalons jaunes que je les exècrerais tout autant !

pourquoi n’ont-ils pas plutôt choisi des gilets bleus ces bâtards !

renato dit: à

Photo 1 — la guerre aux trousses, le coiffeur c’était le dernier des souci, de là la tignasse — et, par conséquence, cette impression de tête disproportionnée.

Janssen J-J dit: à

@ changer totalement de paradigme,

Bonjour Chantal… Est-ce là le même jargon qui nous dit de changer de problématique ? Pour le Sénégal, ne serait-ce pas pas mieux indiqué, quant à faire ? Merci.

Clopine dit: à

JJJ, si c’est un jeu qui cherche la complicité de la connivence, vous avez raison… Mais dans le cas de D., franchement…

De toutes façons, souhaitons que Rose sorte de cet étouffement dont elle témoigne. Comme le Sénégal, ahaha, et les autres pays du continent…

https://youtu.be/SNsJhXFm3Fw

hamlet dit: à

je comprends ce que dit Rose, elle nous parle de choses lourdes, profondes, difficiles, et les gens ici lui répondent sur le ton léger et libéral du genre : « si vous ne voulez pas achetez n’achetez pas ! » c’est ton choix Rose ! à toi de choisir ma Rose, tu n’es qu’une consommatrice parmi des millions d’autres consommatrices ! alors sois un peu plus légère s’il te plaît et ne vient pas nous gonfler avec tes angoisses et tes histoires de mort ! c’est un faux procès que tu nous fais là ! Rose tu vas à Auchan et tu es libre de mettre ce que tu veux dans ton putain de caddy Rose ! c’est tout ce qu’on attend de toi ma Rose ! et tes angoisses de mort sont très malvenues dans ces histoires qui n’ont pour but que nous empêcher de faire nos courses librement !

et voilà où nous en sommes ! l’insoutenable légèreté…

Marie Sasseur dit: à

#A essayer de vous comprendre, tout simplement. 

On connait la chanson ! lol.

Janssen J-J dit: à

la face, hein…

Moi aussi, je peux, à mon insu… Vu, Didier ?

Janssen J-J dit: à

@ Procédé réducteur, et au fond méprisable, autant que méprisant.

Mais non CT, vous prenez tout au tragique. On peut aimer jouer avec les mots de la trégédie sans perdre de vue le sens du message sous jacent… Vous vous scandalisez de tout. Mais non…, pourquoi ? Moi je n’avais pas vu le jeu de mot de Rose. Et si vous l’avez vu, c’est qu’elle a gardé un peu d’humour… Et c’est bien ce que je pense. Elle sort progrssivement de sonn délai de viduité, comme on disait autrefois, la lumière vient vers elle. J’en suis certain, du Sénégal ou d’aillheurs. Chacun à droit a son jardin secret, même en pays de Bray, non ?

Chantal dit: à

poésie merci soleil vert

Janssen J-J dit: à

@ Je ne comprends pas ce que X cherche en vain.

A essayer de vous comprendre, tout simplement. Ai la passion de vouloir comprendre les autres, tel DF, par delà ce qu’ils affichent pour sauver la face, hein !

renato dit: à

C’était pour peaufiner la kulture kastonomique d’ici, D. ; les spaghetti je le mange très rarement — ail-huile-piment ou Cacio e pepe —, éventuellement des tagliatelle beurre-sauge ; mais, en bon lombard, je suis plutôt ris.

Manger des pâtes longues sans en fouttre partout ce n’est qu’une question de développement des fonctions instrumentales — celles qui ont favorisé l’évolution du primate que nous sommes.

Clopine dit: à

D., Rose a juste fait un jeu de mot sur « je me tire ailleurs… sénégalais », jeu de mots pas très nouveau je vous l’accorde, mais enfin de là à faire semblant de croire qu’elle part au Sénégal.

C’est là un de ces travers de blog (comme les travers de porc…) qui m’agacent le plus. Sauter sur la première invraisemblance d’un message, voulue ou non, pour « rebondir », et ainsi… Occulter en réalité la vraie teneur d’un message. Procédé réducteur, et au fond méprisable, autant que méprisant.

Soleil vert dit: à

Je me souviens du Sénégal, du Sine Saloum.
Evidemment c’était en 93.
Quelle paix.
J’vais écrit ceci :

Mémoire africaine

Je me souviens d’une case
Où des pêcheurs bleus lançaient leurs filets
Etais je ce jeune homme aux poches remplies de poèmes
Humant la salure de l’espérance

Une pirogue fragile me tenait lieu de rempart
Sous des cieux imprévisibles
J’écoutais les nuages et leur sourate d’eau
Un calao plantait en vain son cri

Mes filets n’accrochaient que le vent
Au loin descendu d’Egypte
Un vol d’ibis
M’enseignait la géométrie des rêves

Les saisons ont tout emporté
Mémoire
Ce soir
Je succombe à la danse des masques

christiane dit: à

Pour Rose,
ce poème de Thierry Metz du recueil Terre dédié à Lydie Dattas (éd. Opales/ pleine page).

« L’écriture parfois comme un vide.
Comme un seau qu’il ne faut pas renverser.
Avec lui cette charge je continue.
Et j’arrive à franchir ce qui, dans mes pas est le ^plus profond.
Marcher.
N’avoir de lien qu’avec ce mot.
Hors des villages.
Pour tenir je me suis encordé.
Et je tiens.
J’entre dans la nuit enfin délivré.
Dans la nuit, dans le recommencement.
Difficile de dire où l’on est.
Dans cette langue. Hors du feu.
Je me réveille. Il pleut.
Le ciel est dur sous ma main. Je devrais me lever mais je reste encore un instant. La pluie ne m’a jamais courbé.
Je me lève.
Je dois chercher, continuer.
Je m’accroche aux nuages.
C’est parfois comme si j’avais perdu la parole
une parole qui me met hors de moi
je retourne dans mes pas
mais il n’y a plus que l’aile et l’arbre
le lièvre.
Bientôt je retrouve la sauge, le romarin.
Le promenoir de mes pas.
L’envolée du tilleul.
Le chêne incisif.
Arbres qui seuls
décomposent la lumière
se partagent ce qui
seul
peut être vu.
Un silence.
Un rien.
Un chat qui s’enroule autour de la main. Couvert d’oiseaux.
Une plante dans un pot.
Un pichet.
Toute la mort derrière la vitre.
Jour de semaine.
Sans écriture.

Vous êtes là ?
Je ne vous dérange pas ?
Il fait beau aujourd’hui. Venez vous asseoir. »

Chantal dit: à

Ce serait bien une présidente grecque, j’ai lu que le vote a lieu le 13 février

ma voisine va souvent au sénégal, il faut être prêt à changer totalement de paradigme, mode de vie très frugal

D dit: à

Ne me dites pas que vous n’aimez pas les spaghettis boloniaise, renato parce que je ne vous croirez tout simplement pas.
J’admettrais facilement que vous les mangiez mieux que moi, qui m’en fout partout, même après les avoir coupés.

renato dit: à

Mor > MOT

renato dit: à

Bien à part le fait qu’ajouter un S à spaghetti n’est qu’une espèce de tautologie pour indigents intellectuels, car le mot est déjà pluriel. Le ragu à la bologneise est une sauce créée pour les tagliatelle — sans S finale parce que le Mor est déjà pluriel — : culture des pâtes fraîches ; la servir [cette sauce] avec tout et n’importe quoi — spaghetti, lasagne — révèle un goût de chiottes au delà du bien et du mal. Bon, il est vrai que la cuisson des tagliatelle demande une attention plus soutenue que la cuisson des spaghetti, mais est-ce une bonne raison pour s’abandonner à une dégradation du goût ?

Ne pas confondre le ragù bologneise et le napolitain.

D. dit: à

Rose est peut-être restée sur une vision du Sénégal d’il y a un siècle.
De nos jours le Sénégal comporte beaucoup de zones fort dangereuses, à commencer par la capitale, surtout la nuit. Ce n’est Plus du tout à conseiller aux touristes et le site du Ministère des Affaires Étrangères est sans équivoque sur l’insécurité grandissante au Sénégal.

D. dit: à

Le Sénégal est l’un des derniers endroits au monde où je partirais !
Parlez-moi de l’Egypte, de l’Ethiopie, de la Namibie, du Mozambique… mais le Sénégal.. Je ne comprends pas.

renato dit: à

Enfin, rose ! nous vivons quand même dans un monde libre où chacun dépense son argent comme bonne lui semble : vous voulez acheter le livre d’Assouline, vous l’achetez ; vous ne voulez pas, vous ne l’achetez pas.

Pour ce qui est des notre présence sur ce site, ce qui représente un petit gain pour le propriétaire, il ne faudrait pas oublier que c’est lui qui paye l’espace où nous causons de tout et n’importe quoi sans débourser un cents.

Incidemment. Vous avez écrit — fil précédent — : « … je ne me suis jamais rendu responsable des chiens des voisins… ». Je suis donc autorisé à regarder ailleurs lorsque un enfant ou une femme sont battu ?

Marie Sasseur dit: à

Je ne comprends pas ce que le boursouflé cherche en vain.

C’est écrit dans le billet, Lemaître écrit sur le temps présent, par analogie.

D. dit: à

Les brocarts sacerdotaux c’est quand même utile les jours de grève des transports.
🚗

Janssen J-J dit: à

@ hamlet… l’AMS ?…c’est la MS… la Marie Sasseur, voyhons donc ! Par cherchez plus loin. Suis pas sûr qu’elle ait clairement répondu sur les lien Bloch/Lemaitre/Macroassouline, les Allemands accompagnant l’exode (!…) et les 40 millions de pétanistes, etc… Tout cela reste un brin confusionnel dans sa tête, je pense. Bouh.

@ Rose, ne partez pas au Sénégal. Restez avec nous, vous êtes la personne la plus émouvante et aimée de ce blog. Moi, je vous aime tellement beaucoup. Voilà, c’est dit. Et votre deuil prend fin aujourd’hui, vous allez vous sentir beaucoup mieux. Vous avez apporté tant de beauté perplexité durant cette période de souffrance. Non, aucune indécence. Une blessure profonde, très certainement, mais tant de magnifiques et génailes fulgurances
qui retentissaient en chacun de nous. Pourquoi ne pas continuer de temps à autre, à faire un signe ? Merci.

@ JC, vous, vous pouvez partir, je ne vous regretterai point. Si vous ne le pouvez pas, eh bien restez, que voulez-vous qu’on vous dise d’autre ? Personne icite ne souhaite la mort de quiconque.
Tant qu’on aura des pâtes bolognaises à manger, hein, il faudra nous imaginer heureux.

Bon, aujourd’hui, c’est le vendredi 24.1.20, @ 11.14), y-a-t-il un nouveau post de du Guesclin du Grillon ?

D. dit: à

Jazzi, assez de fantasmes : je ne suis ni Charoulet, ni Delaporte, ni aucun autre.

Clopine dit: à

Pour Rose.

Peut-être arrivera-t-elle à trouver un sommeil réparateur, à s’apaiser, un peu ?

Je n’ai guère de recettes en ce qui concerne les idées qui viennent vous mordre, les nuits d’insomnie, en vous rappelant les torts -réels ou supposés- qui vous sont infligés. Ma ressource n’est certes pas dans l’appel à un dieu qui se montre curieusement plus présent sous les brocarts de l’église, vains, tapageurs et sacerdotaux que dans les chambres obscures de l’introspection et du ressentiment.

Quand une pensée déchirante vient trop frapper mon front, comme celle de mon pauvre Jim là-bas, réduit à sa seule matière sur son lit d’Ephad, j’attrape un livre. J’ai remarqué que plus la morsure de la pensée est grande, plus le livre doit remonter vers l’enfance. La relecture de livres d’enfance (Sand est excellente pour cela, dans ses livres champêtres, et je comprends bien Proust qui l’a mise à l’honneur dans la Recherche) agit comme le meilleur des pansements. En attendant l’aube, et la raison, qui viennent généralement dissiper les cauchemars et permettre le recul nécessaire pour apaiser les brûlures.

Je n’ai guère d’autre viatique à offrir aux douloureuses traversées nocturnes de Rose. Sinon la phrase si mal dite, mais si efficace, de Sartre : « ce n’est pas ce qu’on vous a fait qui est important. Ce qui est important, c’est ce que vous faites de ce qu’on vous a fait. »

Et aussi ceci : les perce-neige ont déjà fleuri dans le jardin. J’en fait de tout petits bouquets, qui ont un air penché et oriental, que je place dans de minuscules verres à liqueur. Si Rose passe sur ma page facebook (une nouvelle, sobrement intitulée « Clopine Trouillefou »), le bouquet du jour lui sera dédié. Car toutes les neiges, même les plus glacées, celles dont le froid vous brûle, peuvent être ainsi percées !

et alii dit: à

: relisez mon commentaire sur Flaubert et les mélomanes.
je veux bien, mais où est-il?

Marie Sasseur dit: à

Matzneff en gourou est une piste très intéressante. Springora raconte qu’il lui faisait lire la bible, elle ne précise pas laquelle.

Marie Sasseur dit: à

Les vieux pédés ici n’ont plus beaucoup de quoi la ramener.

hamlet dit: à

et alii : relisez mon commentaire sur Flaubert et les mélomanes.

Jazzi dit: à

D.urtal ce serait un beau nouveau pseudo, D., mieux que Delaporte !

Jazzi dit: à

Charoulet c’est donc bien toi, D. !

D. dit: à

Durtal est un patelin de la Sarthe, non loin de Solesmes. Il me semble que Huysmans y avait séjourné longtemps au monastère ?

Jazzi dit: à

« Matzneff n’a que de l’entrejambe qui lui vaut aujourd’hui les roquets. »

Et la roquette Sasseur en cheffe de meute, Phil !

hamlet dit: à

« et alii dit: à

et de quoi est-il fait ce seul discours : celui qu’on se raconte à soi-même ! SI ce n’est par des discours extérieurs ?
je viens d’écouter Mona OZOUF que j’aime beaucoup »

et alii bien sûr que non ! notre conscience agit comme un filtre : sur la multitude de discours extérieurs notre conscience entend ce qu’elle veut entendre.

un neurobio vient d’écrire un livre sur la conscience, il la décrit comme des millions de portes possibles où à chaque situation nous n’en ouvrons qu’une seule !

vous aimez Ozouf et du coup vous trouvez que ce qu’elle raconte est intéressant.

mais ce n’est pas parce qu’elle raconterait des choses intéressantes que vous l’aimeriez.

comme dit l’autre on n’aime pas une chose parce qu’elle est belle ou bonne, c’est le fait fait de l’aimer qui la rend bonne ou belle.

vous comprenez et alii ? Spinoza en avait eu l’intuition : le cerveau ne fonctionne pas en low/high mais en high/low, c’est lui qui détermine tout et pas l’inverse.

Jazzi dit: à

Je lis « Là-Bas » de Huysmans, D., et le héros Durtal c’est tout à fait toi !

et alii dit: à

Comme chaque année, la journée « Regards croisés sur l’actualité de la recherche en psychiatrie » est organisée à la suite du Congrès de l’encéphale. C’est l’occasion pour les associations d’échanger avec les équipes de recherche et les soignants. L’événement est en effet conçu comme une journée de partage de connaissances et d’expériences avec les patients, leurs représentants, les scientifiques, les professionnels de santé.

L’après-midi est consacrée à une table ronde d’échanges, organisé par le groupe NeuroPsy du réseau ScienSAs. Le thème retenu cette année est l’addiction dans les troubles psychiatriques.
https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/regards-croises-sur-actualite-recherche-en-psychiatrie-2020

D. dit: à

Rose, plusirurs choses à retenir : la vie éternelle est déjà commencée. Dieu nous aime tel que nous sommes en vérité et ne nous demande que la bonne volonté, celle dont nous avons la force de témoigner. Et toutes les saloperies dont nous sommes capables, il les prendra toujours sur Lui pourvu que nous lui les confions quand la conscience de leur laideur nous tourmente (ou nous tourmente enfin). Et donc enfin, que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre à son frère pécheur.

et alii dit: à

gérer le cas :je voulais dire gérer personnellement, en dehors

Marie Sasseur dit: à

#Matzneff n’a que de l’entrejambe qui lui vaut aujourd’hui les roquets.

le vicieux phil-opede , ne semble pas avoir une idée bien claire de ce qui attend son idole des vieux, son chef de meute.

Cet « orthodoxe  » aura à sa manière, eu des pratiques de gourou.

Il n’est pas anodin de constater que c’est l’OCRVP, qui s’occupe de son cas.

Tout comme cette instance s’occupe désormais d’une secte catho traditionaliste de la famille Dupont de Ligonnès, reperee par la Miviludes.

et alii dit: à

d’autres voient, j’imagine, des vieillesses atroces qui ne se sentent pas le droit d’en parler
effectivement;et mon amie qui travaille en institutions et va à l’hosto me raconte que parfois elle a une boule au ventre de ce qu’elle voit, et sait (elle s’attache beaucoup « au relationnel » avec « les familles »;mais je ne crois pas que c’est aux contributeurs s’ils ne sont pas sollicités personnellement par la personne en difficulté d’essayer de gérer le cas qui fait problème(comme le cas de Rose me semble-t-il)

D dit: à

Et toi tu existes bien, Jacquot ….zzi, Jazzi, Veneziano et tutti quanti.
Dans le pur respect du pseudonyme unique, comme tout le monde l’auras remarqué !

D. dit: à

S’il s’avérait que le PR, notamment détenteur des codes nucléaires, consommait des substances psychotropes susceptibles d’affecter son discernement, celui-ci devrait sur le champ cesser cette consommation ou bien quitter sa fonction.
J’ai tout mis au conditionnel comme vous avez pu le remarquer.

Marie Sasseur dit: à

Le président boit du whisky. Du binge drinking, en planant.
C’est ce qu’on peut lire ce matin dans le Figaro.
Bah, tant qu’à faire désordre, devant des journalistes, autant le faire hors-sol.

Mimi Pinson dit: à

personne n’oblige ici à acheter le livre de Pierre Assouline, surtout pas son auteur.

Ce livre, absent des deux principaux canaux librairies dans notre préfecture!
Gallimard mal distribué!

Marie Sasseur dit: à

#Lemaître n’y était pas, Bloch et Rebatet en étaient, faites vos jeux, what else.

What else ? 40 millions de personnes.

Jazzi dit: à

Toujours le même, Brinqueballe !

Petit Rappel dit: à

d’autres voient, j’imagine, des vieillesses atroces qui ne se sentent pas le droit d’en parler. Et personne n’oblige ici à acheter le livre de Pierre Assouline, surtout pas son auteur. Faux procès, Rose.

Phil dit: à

la tune et l’entregent, mamelles nécessaires pour maintenir en vie ce prestigieux blog. Matzneff n’a que de l’entrejambe qui lui vaut aujourd’hui les roquets. la France des jaloux prospère depuis la fausse victoire de 14 avec piqûre de rappel en 40. Lemaître n’y était pas, Bloch et Rebatet en étaient, faites vos jeux, what else.

et alii dit: à

montaigne passe à Bologne:
Ils atteignirent Florence via Ferrare et Bologne et, de là, partirent pour Rome avec étapes à Sienne et Viterbe.

Jazzi dit: à

Charoulet n’existe pas, c’est un avatar du multi pseudo !

Brinqueballe dit: à

Une de mes mille amis, Catherine Clément, Normale Sup, agrégée de philosophie à 22 ans

Mieux que Lecanuet? 😉

Brinqueballe dit: à

Une de mes mille amis, Catherine Clément, Normale Sup, agrégée de philosophie à 22 ans, assistante de Jankélévitch à la Sorbonne, puis auteur de 23 romans et de 30 essais, m’honore d’une émoticône en forme de cœur.
C’est très agréable.

Il faut voter pour le bœuf Charoulet!

m'enfin dit: à

Sympathie et affection Rose, élement incarné du blog (si Mr Assouline veut bien laisser passer)

et alii dit: à

Bologne:la plus ancienne université occidentale

Jazzi dit: à

Une qui ne dort pas et l’autre qui se lève tout les jours avant l’aube et qui tout deux nous font leurs adieux. Mais qui donc va veiller sur nos nuits erdéliennes ?

Revenez, j’ai les mêmes sauces bolognaises à la maison !

Marie Sasseur dit: à

Le retour des réfugiés en 1940, a été organisé sous les ordres de la kommandantur, et quelques fonctionnaires zélés de Vichy, comme ce monsieur Lagrange, cité plus bas.

Marie Sasseur dit: à

# »Nourrir Assouline, qui est pété de fric et est un arriviste de première, cela ne m’intéresse pas. » La rosse

Pas plus, à l’inverse, que de lire l’indécence d’un long et douloureux naufrage.
Au moins le blogapassou aura servi à ça.

Marie Sasseur dit: à

LE RAPATRIEMENT DES RÉFUGIÉS APRÈS L’EXODE (juillet-septembre 1940)

Maurice Lagrange

Revue d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale

27e Année, No. 107 (JUILLET 1977), pp. 39-52

https://www.jstor.org/stable/25728861?seq=1

JiCé..... dit: à

Aujourd’hui, j’ai cent ans dans mon corps …
Il y a longtemps que j’ai attrapé cette maladie mortelle qui ne pardonne pas : la vieillesse.
Le monde nouveau, autour de moi, aussi. Il est devenu désespérant. Éclatant de bêtise.

Vivons donc, caché.
Je vous quitte définitivement.
Bonne route !…

JiCé..... dit: à

Vendredi 24 janvier 2020, 5h

rose dit: à

Ce soir, le 24 janvier à 22h30, il y a un an, mon père mourait.
Chez la soeur. La mienne.
En ayant abandonné ma mère, ses cinq derniers mois de vie, et moi avec, dans le lot, package satellite, m’a dit le cardiologue hier « ah, vous avez été mise en satellite ? », en orbite, hors système solaire, et mes deux filles, dont la petite, »sa préférée » lui a-t’il dit ; il a témoigné avec un faux témoignage contre moi, trois semaines avant de mourir, histoire de soutenir son beau-fils, et lui sauver sa peau.
Lors de son agonie, les cinq derniers jours, je l’ai cherché partout pour lui dire au-revoir.
Ma soeur m’a interdit de dire au-revoir à mon père qui quittait ce monde. La fille cadette, la mienne, a voulu lui dire au-revoir et mon frère lui a interdit.
Les deux ont empoché l’assurance-vie de mon père dont les notaires refusent de me dire le montant. J’étais bénéficiaire pour un tiers jusqu’aux derniers cinq mois de vie de mon père.

J’ai une vie passionnante et riche et j’ai cette chance infinie de ne pas être atteinte par des tares gravissimes telles la jalousie et pire la cupidité.

Je n’ai pas de chagrin.
Mon père était un homme invivable, je ne suis pas en deuil.

Je vais quitter ce blog.
Le temps est passé pour moi. Hier, qqu’un a usurpé mon pseudo et a parlé avec DHH en se faisant passer pour moi.

Nourrir Assouline, qui est pété de fric et est un arriviste de première, cela ne m’intéresse pas.

Les gens que je nourris, pauvres ou riches, mendiants ou orgueilleux me ressemblent : ils sont formidables et ne sont pas des personnages, mais des êtres vivants, de chair et d’os faits.
Voilà, mon temps est venu.

Je comptais partir après D. lorsqu’il nous aurait quitté, mais in fine, je lui souhaite longue vie à D.
D’un âne mort sur un piano, en sept ans, il est passé à Nicholson qui a essayé au moins de décoller un bloc scellé au sol dans l’HP. L’enjeu étant de sortir et d’aller boire un café dehors.

Je suis dehors. L’enfermement et des heures à blogguer, c pas mon truc. J’vous aime bien pourtant.
Je ne dors pas.
J’ai deux questions qui me hantent :
La première est de l’ordre du pourquoi avoir autant supporté pour un résultat pareil.
La seconde questionne le grand vieillissement : mes parents ont mené une belle vie et leur vieillesse est atroce. La fin de vie de mon père lamentable, lui manipulé & ayant perdu tout sens de l’honneur et toutes les vertus dont il se targuait. Tout envolé.
J’en suis à me demander s’il ne vaut pas mieux préférer une vie difficile comme la mienne et une mort sereine et lumineuse où derrière soi, on sèmerait la paix. Que ce champ de bataille oû les vivants agonisent.

Des bises, et ma tendresse, à vous dédiée, je me tire ailleurs, sénégalaise.

D. dit: à

J’ignorais qu’il y avait une université à Bologne. Pour moi Bologne c’est la sauce pour les spaghettis, principalement.

hamlet dit: à

il y a bien aussi le système métrologique américain ? American Metrology Society

c’est à cause d’eux qu’une sonde s’était vautrée en se posant sur Mars : ils avaient confondu les inch et les centimètres.

closer dit: à

Puisque tu es dans le 12ième JB, tu sais pour qui voter:

« Conseillère de Paris] depuis 2011, Valérie Montandon a été élue vice-présidente déléguée du groupe UMP au Conseil de Paris en septembre 2012 1 chargée du pôle reconquête (arrondissements de l’opposition) jusqu’aux élections municipales de 2014. Elle a été tête de liste UMP/UDI/MoDem dans le 12e arrondissement] 2 de Paris et porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet 3 pour les élections municipales de 2014 de Paris. La liste qu’elle a conduite a obtenu les scores de 33 % au 1er tour et 47 % au second tour 4.
Vice-présidente de la 5e commission (logement, urbanisme et développement économique), elle est aussi administratrice de la SA d’exploitation du Palais Omnisport de Bercy et la SEMAEST (Société d’Économie Mixte d’animation économique). Elle était membre de la Mission d’Information et d’Évaluation (MIE) sur le travail dominical et nocturne à Paris 5 et favorable à la création de zone touristique notamment à Bercy Village 4.
Elle dépose régulièrement des vœux et amendements en Conseil de Paris relatif à la protection des espaces verts et de respiration dans la capitale et aux respects de la biodiversité et des normes environnementales notamment aux bois de Vincennes. Elle s’est opposée à la création d’une aire d’accueil des gens du voyage dans le bois de Vincennes 6 et a demandé en Conseil de Paris le retrait de la délibération de création d’une baignade dans le lac Daumesnil en raison d’un manque d’informations sur les impacts écologiques 7.
Opposé au projet de la ZAC de Bercy Charenton tel que conçue par la majorité municipale, Valérie Montandon a proposé un contre-projet prônant la couverture des voies ferres 8,9, la construction d’immeubles de faible hauteur et la valorisation de la gastronomie et du savoir-faire français »

Fastoche!

hamlet dit: à

avec google j’ai aussi trouvé ça :

Ce mot n’a pas de sens précis et fait partie d’une comptine enfantine : AMS tram gram pic et pic et col et gram.

sûr que si 3j dit pas de quoi il parle on va pas trop s’en sortir.

hamlet dit: à

à moins que ce soit l’American Mathematical Society ?

c’est l’assoce des mathématiciens américains.

hamlet dit: à

non j’ai trouvé autre chose pour l’ams qui paraît plus vraisemblable : l’Atrophie MultiSystématisée.

c’est une maladie rare.

je crois que 3j parle plutôt de ça.

hamlet dit: à

on trouve aussi l’expression « preuves irréfutables » chez un musicien qui a écrit que Flaubert et la musique – extrait :

« Tous les musiciens et tous les mélomanes peuvent s’étonner des bévues de Gustave Flaubert quand il décrit des faits en rapport avec l’ouïe. À titre d’exemple, Madame Bovary fournit des preuves irréfutables de pléonasmes, dont « certaines délicatesses du violon, qui jouait seul, quelquefois, quand les autres instruments se taisaient. » (Partie I, chapitre 7) ; cette phrase devrait logiquement s’arrêter à « quelquefois. » Nouvelle lapalissade : « Emma jeta un cri aigu » (II, 15) puisqu’un cri ne peut être grave. Ailleurs, on note des méconnaissances : « des flageolets qui piaulaient », « la basse-taille du ministre » (II, 15), car ces timbres ne sont pas employés dans le théâtre lyrique à cette époque. Les invraisemblances ne manquent pas non plus, telle cette affirmation : « (Madame Bovary) lui enseigna sur un vieux piano qu’elle avait. » (I, 1). Vers 1825, chez un couple ruiné, modeste locataire dans un village retiré du pays de Caux, la possession de cet instrument nouveau (nommé piano-forte), très cher en France est surréaliste. Par la suite, Emma joue de ce clavier en expérimentée (I, 7) et fait des progrès sans jamais avoir suivi de cours (III, 4) !! S’ajoutent des stupidités : « (Emma Bovary) abandonna la musique » (I, 9), puis, des années après, sans avoir recommencé « Vous l’abandonnez donc, reprit-il. / – Quoi ? dit-elle vivement : la musique ? Ah ! mon Dieu oui. » (II, 5). De même, beaucoup plus tard « Et quand on venait la voir, elle ne manquait pas de vous apprendre qu’elle avait abandonné la musique. » (III, 4) Quant au scénario de la mort d’Emma avec un fond sonore, inaudible pour elle vu son état, il relève de la pure fiction »

lien :

https://editions-sydney-laurent.fr/livre/flaubert-caroline-soeur-de-gustave/

renato dit: à

AMS peut être beaucoup de trucs, p. ex. : AMS Campus a été le dépôt institutionnel du matériel pédagogique de l’Université de Bologne du 15 janvier 2008 au 31 juillet 2018.

hamlet dit: à

« l’auteur repère quatre groupes principaux »

c’est un truc du 19è siècle ?

parce qu’aujourd’hui il n’y a plus que 2 groupes : les riches et les pauvres.

en fait les groupes intermédiaires ont complètement disparu.

en tout cas c’est comme ça chez moi à St Bart.

hamlet dit: à

3j c’est quoi l’ams ?

Janssen J-J dit: à

Je me demande où placer l’AMS dans ce festival du new struggle for life…

(l’auteur repère quatre groupes principaux : l’aristocratie stato-financière où l’Etat, via ses grands corps, occupe une place de choix (0,1% de la population) ; la petite bourgeoisie « CPIS » (pour cadres et professions intellectuelles supérieures, 19%) ; une « masse centrale atomisée », rassemblant les professions intermédiaires, les employés qualifiés, artisans ou petits commerçants et les agriculteurs (50%) ; et, enfin, tout en bas, ce que l’auteur nomme « le prolétariat » en hommage à son penseur nourricier).

hamlet dit: à

par contre c’est vrai j’ai remplacé le « mouvement ininterrompu » de Tchekhov par « mouvement immuable ».

ininterrompu – immuable : nous n’allons pas chipoter.

un plagiat reste un plagiat !

hamlet dit: à

oupss j’ai pas mis le passage de Tchekhov :

« A Oréanda ils s’étaient assis sur un banc non loin de l’église, ils contemplaient la mer, à leurs pieds, sans échanger un mot. Yalta était à peine visible à travers la brume du matin, le faîte des montagnes était couvert de nuages blancs, immobiles. Pas une feuille ne bougeait, on entendait le chant des cigales et le bruit sourd et monotone qui montait de la mer parlait du repos, du sommeil éternel qui nous attend. La même rumeur s’élevait de la mer alors que ni Yalta, ni Oréanda n’existaient encore; elle s’élève aujourd’hui et s’élèvera toujours, aussi indifférente et monotone, lorsque nous ne serons plus. Et c’est dans cette permanence des choses, dans cette totale indifférence à l’égard de la vie et de la mort de chacun de nous que réside peut-être le gage de notre salut éternel, du mouvement ininterrompu de la vie sur terre, preuve irréfutable d’une continuelle perfection. Assis à côté d’une jeune femme qui paraissait si belle dans la clarté de l’aube apaisé et ravi par la vue de ce tableau féerique : la mer, les montagnes, les nuages, le vaste ciel, Gourov songeait qu’au fond, à bien y réfléchir, tout est eau ici-bas, tout, excepté ce que nous pensons et faisons quand nous oublions les buts sublimes de l’existence et notre dignité d’homme. »

hamlet dit: à

« Les vagues venaient s’échouer au devant de la scène, sur une immense plage de sable, le soleil commençait à poindre à l’horizon. Le murmure des vagues renvoyait à ces récits autant de mystérieux échos, comme le signe d’un assentiment sincère et généreux. Dans son mouvement immuable, cet océan portait en lui la preuve irréfutable de l’existence d’une Grâce sur cette terre. »

c’est beau, c’est extrait d’un passage que j’aime bien de « la dame au petit chien » de Tchekhov :

« Les vagues venaient s’échouer au devant de la scène, sur une immense plage de sable, le soleil commençait à poindre à l’horizon. Le murmure des vagues renvoyait à ces récits autant de mystérieux échos, comme le signe d’un assentiment sincère et généreux. Dans son mouvement immuable, cet océan portait en lui la preuve irréfutable de l’existence d’une Grâce sur cette terre. »

on remarquera au passage que Tchekhov aussi écrit « preuve irréfutable ».

quel crétin ce pablito !

Janssen J-J dit: à

moi ce qui me travaille depuis deux jours, c’est cette insinuation d’AMS sur le promo du bouquin de Lemaitre qu’il faudrait analyser par suspecte intention de la rdl à pactiser avec le macronisme d’aujourd’hui (!!). Je n’arrive pas à comprendre où cela veut en venir et pourtant j’aimerais que l’intéressée explique exactement ce à quoi elle pense, sans agressivité si possible : Assouline, Lemaitre, Macron, Marc Bloch, etc. Vraiment…

2° – J’attendais que monsieur Charoulet fasse comprendre aux erdéliens qu’il adhérait aux propos de ses innombrables amis, dont le si talentueux Monsieur Justice au singuier, un ancien magistrat reconverti dans l’écriture sentencieuse. Je m’étais amusé à lui envoyer l’invitation de Bilger imaginant une charte de bonne conduite des blogs. Et j’ai été surpris du silence assourdissant de Charoulet… et de ce que certains erdéliens se soient imaginés que j’étais l’initiateur de cette charte… Du coup, par delà leur diversité, ils ont finalement redit leur fidélité à la RDL qui ne serait pas un blog comme les autres… Et je suis d’accord, cela m’a réjoui. De grâce, n’imputez plus ce qui ne m’appartient pas. Merci. Cf.
https://www.philippebilger.com/blog/2020/01/charte-du-blog.html
Cela dit, l’A/R à Paris-Est-Strasbourg fut plaisant, c’était mon baptême de TGV sur cette linge à 319 km/h, sain et sauf. (Je le mets au journal du 23.1.20, à 21.43). Bonne soirée

NB/ à mieux regarder les enfants au devant de la photo sur un autre support donné, on ne peut pas conclure qu’ils soient particulièrement mongoloïdes. Quelle drôle d’idée.
@ jzm, j’ai pas mal aimé le film 1917, mais que vous dire de plus d’original. Je n’ai pas le talent de Soleil Vert (bravo !) pour croquer le roman de Passoul ou le vôtre pour nous parler d’un film par jour. Ouh là !… Il y a d’autres urgences, parfois. Hélas ou tant mieux.

rose dit: à

je n’apprécie pas du tout que quelqu’un ait usurpé mon pseudo pour écrire à DHH. Pas du tout.

rose dit: à

nul besoin

rose dit: à

la chute était au-dessus du Pacifique , au Chili, nul besojn de matelas

hamlet dit: à

pas toujours renato, ils ne s’emmanchent pas toujours, on aimerait bien, mais c’est pas toujours.

hamlet dit: à

c’est quand même flippant de savoir de quoi les gens sont capables.

j’avais un pote à Marseille, un soir des type l’ont embarqué dans leur voiture, sans raison, ils ne le connaissaient pas, ils l’ont mis à poil, ils ont pris un révolver à barillet, ils ont enlevé toutes les balles, remis une seul et ils ont joué à la roulette russe, ils lui ont dit qu’ils tiraient trois fois, et si à la troisième il était encore vivant ils le laissaient repartir, il a eu du bol, après ça il n’a plus jamais été le même.

renato dit: à

En bref : les segments d’un tuyau s’emmanchent les uns dans les autres.

B dit: à

Hamlet, téléphonez moi quand ils vous largueront. J’apporte mon matelas pour amortir votre chute.

hamlet dit: à

en plus faire voler un hélicoptère ça coute cher.

je sais la raison : ils voulaient juste voir la peur sur le visage de ces gamins avant d’être jetés vivants de ce putain d’hélicoptère.

si ça se trouve il y en avait des plus jeunes, 17 ou 15 ans.

des enfants.

juste pour voir la peur sur le visage de ces enfants, c’est juste pour ça, ça devait les faire marrer.

leur mettre une balle dans la tronche c’était trop simple, ils voulaient en profiter un max.

l’humanité c’est aussi ça, et pas que Flaubert et Jacques le Fataliste.

B dit: à

Écoutez sasseur, mon propos ne vous était nullement destiné. Il se trouve que nos histoires familiales sont parfois compliquées et nous mettent au contact d’événements que nous aurions préféré ne pas connaître , que ce soit de près ou de loin.

hamlet dit: à

quelqu’un sait pourquoi au Chili ils balançaient les gens vivants des hélicoptères ?

j’ai jamais compris.

c’était des gamins, ils avaient 18 ans, 20 ans.

ils auraient pu simplement leur mettre une balle dans la tête ?

pour ne pas retrouver les corps ? il existe d’autres moyen.

hamlet dit: à

c’est super flippant, où c’est qu’il a été trouvé ça ?

qui m’a dénoncé ?

c’est toi jazzi qui m’a dénoncé à la STASI ?

tu imagines un peu les conséquences, je vais me retrouver balancer vivant d’un hélicoptère !

hamlet dit: à

Sasseur !!! laisser tomber ton pote Matzneff, j’ai un nouveau cas de perversion à soumettre à ta sagacité intellectuelle !

hamlet dit: à

alors là les bras m’en tombent… je suis mort de rire sur ma chaise…

Marie Sasseur dit: à

Doucement la clébarde, qui me harcèle, il n’y en aura pas pour tout le monde ce soir.

Je réserve la meilleure part à Milou.

Je voudrais revenir, avant de partir, sur cet exercice de lecture qu’a fait A.Jenni, -le Goncourtisé bien au fait par ailleurs de l’art français de la guerre-, du journal sodomite de Matzneff.

https://www.la-croix.com/Debats/Chroniques/Matzneff-content-comme-machine-2020-01-21-1201073096

Cette petite phrase, à la suite de  » ce matin, Hergé est mort » lue dans le journal d’un pedophile :

« Sans préjuger en rien de l’amitié réelle qui unissait ces deux hommes, de mon mauvais esprit jaillit aussitôt une image narquoise. »

L’amitié réelle, humm, peut-être conseiller à A. Jenni de lire une bio d’Hergé.
Deux deux choses l’une, soit Hergé n’avait pas lu du tout celui qui se prenait pour Tintin, soit ce que j’ai lu dans cette bio, est indigne.

hamlet dit: à

la suite :

Pablo75 dit: à
(3/3)
On a déjà vu le début de « Antimatière ». Celui de « N.A.T.I.V. » est encore meilleur: « Paul Tarsov observait le paysage qui s’offrait à lui. De l’étage élevé où il se trouvait, il dominait la ville, un décor urbain, subtil mélange architectural de verre, de béton et d’acier.
Un hélicoptère surgit, son image se reflétait dans le verre étincelant des immeubles… »
Remarquons dans notre auteur, si critique avec Flaubert et Proust, que rien que dans les 3 premières lignes de son chef-d’oeuvre, on trouve déjà deux caractéristiques des écrivains de génie: la surprenante précision de sa prose (le paysage « s’offrait à lui », la ville a « un décor urbain »). Et une adjectivation typiquement borgesiènne: le mélange est « subtil », le verre « étincelant ».
Quant à l’hélicoptère (mot qu’il répète 3 fois en 6 lignes), il a l’air d’être le même utilisé par Vedo pour quitter Panarea à cause du mauvais temps et d’un rendez-vous urgent.
C’est dommage qu’on ne puisse pas faire un copier-coller de ce texte… Quelques lignes plus bas, on trouve une autre caractéristique littéraire des génies: les moments de Poésie Pure. On nous décrit une espèce de Congrès où des intervenants parlent sous l’oeil des caméras du monde entier et on nous dit que les organisateurs s’étaient posé la question de quel public inviter à un tel événement mondial (si des politiques, ou des scientifiques ou des célérités). Et notre nouveau Tolstoi, dans un éclair lyrique shakespearien écrit: « L’avis de Paul Tarsov avait été suivi. Le champ de la caméra s’élargit, permettant de voir le devant de la scène, de découvrir le public. C’était le public le plus à même d’écouter ces histoires: l’océan. »
[Pause pour reprendre notre souffle].
Et pour les lecteurs qui n’auraient pas compris, il développe: « Les vagues venaient s’échouer au devant de la scène, sur une immense plage de sable, le soleil commençait à poindre à l’horizon. Le murmure des vagues renvoyait à ces récits autant de mystérieux échos, comme le signe d’un assentiment sincère et généreux. Dans son mouvement immuable, cet océan portait en lui la preuve irréfutable de l’existence d’une Grâce sur cette terre. »
Remarquons, au passage, en plus du ridicule pompeux du paragraphe entier, l’oxymore « mouvement immuable » et le pléonasme « preuve irréfutable » – deux signes de plus du génie littéraire de notre critique de Flaubert et Proust, lequel a osé écrire hier ici: « moi aussi j’aime bien mon style » et « en tout cas je préfère mon style mon style à celui de Flaubert ».
Tout simplement.
Et on ne parle que des premières lignes de son « roman »… On imagine les découvertes qu’on pourrait faire si on avait envie de lire son chef-d’oeuvre en entier. D’ailleurs, notre Pétomane nous garantit lui-même la qualité de son produit, puis qu’il a eu le culot d’écrire que ce livre est un « livre fort bien fait ».
Eh, oui, le même Pétomane qui essaie de jouer ici toute la journée depuis des années le rôle d’humble prof d’éthique, alors que l’ensemble des egos de tous les commentateurs de ce blog à côté du sien, c’est du pipi de chat.
À moins que son problème ne soit pas un problème de Vanité Mégalomane mais de Connerie Infinie Définitive.

renato dit: à

« famille tuyau de poêle »

Voyez chez Prévert !

B dit: à

Pas assez tendres, pas assez gentils, pas assez drôles, pas assez modestes, pas assez entreprenants, pas assez fous.

hamlet dit: à

alors là les bras m’en tombent, mais c’est pas fini il y a une suite je vais la chercher

hamlet dit: à

alors que j’étais en train de relire les premiers commentaires pour trouver de quoi jazzi parle je tombe là-dessus :

Pablo75 dit: à
(2/3)

En effet, notre Pétomane Goebelessien est l’auteur de deux romans, signés avec le pseudonyme de Maurice Desborels.
Deux romans qu’après les avoir envoyés, non seulement à Passou, mais à toutes les grandes maisons d’édition françaises, il a publié à compte d’auteur sur un site finlandais (!!) de livres d’écrivains de dimanche mégalomanes (www.atramenta.net).
Il s’agit de « N.A.T.I.V. » et « Antimatière », deux défis lancés à Flaubert et Proust qui sont vendus au prix de 11,90 € chacun (avec livraison en France gratuite, quand même).
Pour le premier: « Mots clés : immaturité, culture, conscience ». Pour le deuxième: « Mots clés : lecture, critique, connaissance ».
Et attention, c’est de vrais livres:
N.A.T.I.V.
Catégorie : Roman
Date de publication : Juin 2015
Éditeur : Atramenta
ISBN : 978-952-273-638-3
Format : 148x210mm, 124 pages
Pages : Noir et blanc sur papier bouffant 80g
Reliure : Couverture souple, finition brillante
Antimatière
Catégorie : Roman
Date de publication : Octobre 2015
Éditeur : Atramenta
ISBN : 978-952-273-708-3
Format : 148x210mm, 126 pages
Pages : Noir et blanc sur papier bouffant 80g
Reliure : Couverture souple, finition brillante

B dit: à

Trop beaux ou trop moches également. Trop baiseurs, trop cons, trop libertins, trop inconstants ou pas assez.

B dit: à

Declinerais.

B dit: à

Et bien moi, je reviendrais toutes invitations au baiser. Trop jeune, trop vieux, trop homo, ou alors des filles, et bien non.

B dit: à

Ce n’est pas si sûr mais il est vrai que sont plus souvent cités des hommes que des femmes alors que les mères comme les pères peuvent etre abusives, les familles sont, je crois, le milieu de prédilection des abus sexuels. C’est là que sont semées de nombreuses graines comparables aux OGM . Une de mes soeurs disait famille tuyau de poêle , je me souviens qu’alors j’étais trop enfant pour comprendre .Je lui demandais explications mais elle se contentait de répéter  » famille tuyau de poêle ». Je n’ai d’ailleurs toujours pas saisi la métaphore.

hamlet dit: à

« Marie Sasseur dit: à

amlet, roule -lui un patin, ça va la calmer. »

à qui à Patrice Charoulet ?

le seul à qui j’aimerais bien rouler un patin ici c’est jazzi !

Jazzi dit: à

« Ne parlons plus des moins de douze ans bénéficiant des caresses et papouilles d’amitié de vieux vicieux. »

Les plus vicieux ce sont les vicieuses, B. Sous prétexte de maternité, elles en profitent.

B dit: à

Pour la fondue, comme j’en ai émis le souhait, aupres de Passou, je l’espère suisse, et sans fil dentaire. Et ça va barder.

De quoi s’agit il, sans plus de reperes horaires il va me falloir éplucher tout le couscous pour retrouver la fève. Auriez vous picolé, Marie ? Votre style est bizarre ce soir

Marie Sasseur dit: à

amlet, roule -lui un patin, ça va la calmer.

hamlet dit: à

@Patrice Charoulet : oubli : pourriez-vous svp envoyer des commentaires plus en rapport avec l’article de passou ?

et éviter de raconter votre vie.

Jazzi dit: à

« N’étant pas satisfait du macronisme, je ne voterai pas pour ceux qui s’en réclament ou qui se réclament de son allié principal : le MoDem. »

Faut-il voter Rachida Dati à Paris, Charoulet ?
Pour les socialo-coco-écolos, non merci.
(bien que me prénommant Jacques, je dis non à la jacquerie !)

hamlet dit: à

« Une de mes mille amis, Catherine Clément, Normale Sup, agrégée de philosophie à 22 ans, assistante de Jankélévitch à la Sorbonne, puis auteur de 23 romans et de 30 essais, m’honore d’une émoticône en forme de cœur.
C’est très agréable. »

« il peut combler la vanité » dites-vous Patrice Charoulet ?

question : croyez-vous que cela sera suffisant à combler la vôtre ?

B dit: à

Pas du tout, comme dit Jojo la camionneuse, c’est de la litteraturr.

Tout le reste, c’est de la poésie. lol.

Ah, excusez, j’ai mal vu mal lu les nombreuses fieres interventions comportant Matzneff dedans. Je m’en vais relire la chèvre de Mr Seguin. A conseiller aux jeunes gens audacieux et candides , pour résumer le tout. Combien se font avoir en pensant avoir lié avec des ainés admirables et désintéressés pour finir cuisiné(e)s à sec ou au beurre, violenté(e)s. Ne parlons plus des moins de douze ans bénéficiant des caresses et papouilles d’amitié de vieux vicieux.

christiane dit: à

hamlet,
vous m’avez fait découvrir une pépite.
Dans Salmigondis, il n’y a pas que du bleu. M-C.Agosto donne quelques extraits. Un feu d’artifices de couleurs ! un régal !
« Brun rustique et jaune juteux ; ou rouge de ranch et rouge de banlieue ; ou noir sauvage et noir pirate […] Orange swing et orange d’hiver et vert surprise et vert terrasse et bleu cadet… »
(Rustic brown and juicy yellow ; or ranch red and suburban red ; or wild black and pirate black […] Swing orange and winter orange and surprise green and terrace green and cadet..
Tout cela dans le récit de Lamont.)

Et cherche les connotations sur lesquelles Sorrentino construit ses couleurs : blue funk / peur bleue – bleu cadet / uniformes…

Ou encore : « jaune couard, blanc de congère, noir magique, orange de Floride, bleu de trouille, voir rouge, rayon violet, pourpre de prose, carmin de joues, vert d’envie, jeune cerise, lilas du temps… » ou : « bleu sans faute, bleu immaculé, bleu innocent, bleu lavable, bleu lointain… »

J’aime la plasticité des sons, des mots, de la langue d’écriture, de ce jeu de couleurs. Un vertige, un maelström… Les mots se suivent au hasard des associations et on voit comme on n’a jamais vu. Comme un aveugle pourrait percevoir les couleurs. Les mots envahissent l’espace, rebondissent, renvoient à autre chose, aux bifurcations du langage. Plaisir esthétique…
Ainsi cette femme : »ses cheveux feutrés d’angoisse ».
Je pense aussi à Novarina.
C’est superbe et délirant. Le langage invente une réalité et donne à voir, à entendre. Je n’avais jamais entendu parler de cet écrivain. Immense cadeau.
J’ai hâte d’entrer dans le labyrinthe de Salmigondis et de m’y perdre !

Marie Sasseur dit: à

#donc l’auteur de la photographie serait Allemand. c’est Miss Sasseur qui va être contente quand elle rentrera de sa fondue savoyarde.

Ca fait au moins 3 jours que j’ai mis ce lien sur la rdl. Au passage, le « commentateur » de cette photo est une sacrée buse.
Une majuscule à allemand?
Vous galejez j’espère, au bas mot, vous insultez James Nachtway, là.
A cette époque les boches étaient schleuhs, point barre.

Pour la fondue, comme j’en ai émis le souhait, aupres de Passou, je l’espère suisse, et sans fil dentaire. Et ça va barder.

D. dit: à

Laure Adler a eu la bonne idée de passer « Imagine » repris par Joan Baez.
Mon Dieu que c’était laid. Une insulte involontaire à Lennon.
À quoi me faisait penser cette voix ? À l’essorage sur une machine à laver.

et alii dit: à

et de quoi est-il fait ce seul discours : celui qu’on se raconte à soi-même ! SI ce n’est par des discours extérieurs ?
je viens d’écouter Mona OZOUF que j’aime beaucoup

Patrice Charoulet dit: à

Facebook et vanité

J’ai près de mille amis sur Facebook. Je fréquentais pas Facebook il y a trois ans.
J’en découvre progressivement les charmes. Et d’abord, il peut combler la vanité.
C’est le cas, ce jour. Je griffonne quelques pauvretés, que j’hésite à mettre au jour, n’en étant vraiment pas satisfait.
Une de mes mille amis, Catherine Clément, Normale Sup, agrégée de philosophie à 22 ans, assistante de Jankélévitch à la Sorbonne, puis auteur de 23 romans et de 30 essais, m’honore d’une émoticône en forme de cœur.
C’est très agréable.

P.-S. D’autres éminentes personnalités , dont quelques demi-dieux de l’Université, m’avaient déjà fait ce plaisir , ces derniers mois. Je leur en sais gré, infiniment.

hamlet dit: à

notre avenir se construit sur ce processus à partir de ce postulat !

hamlet dit: à

et alii : pourquoi ? pourquoi avez-vous recopié cet extrait ? c’est à nous de comprendre le sens ? parce que cela n’a pas de sens. c’est ce que je disais à christiane au sujet de Törless, ce livre a probablement été inspiré à Musil par la lecture de « connaissance et erreur » de Mach.

« Une part immense de nos émotions, de nos joies, de nos chagrins, des enjeux les plus cruciaux de notre existence est déterminée par des discours. » bien sûr que non ! ils ne sont déterminés que par un seul discours : celui qu’on se raconte à soi-même ! voilà la seule chose qui soit déterminée, tous discours extérieur n’a aucun sens en lui-même, il n’a que le sens que nous lui donnons, comme quand nous écoutons une musique : elle ne dit jamais rien par elle-même, d’où ce procès fait à la forme depuis Platon. et c’est bien là que c’est joué le débat par exemple dans le langage musicale : sur la forme.

qu’on décrive la guerre sur le ton enjoué à la « Jacques le Fataliste » ou sur la violence à la Junger ou sur la déploration comme d’autres, il n’empêche que cela reste toujours la même guerre, et c’est dans ce piège que n’ont pas voulu tomber tous les compositeurs et autres artistes modernes : se défaire de la possibilité que l’auditeur puisse se permettre de se raconter une histoire à lui !

et toute l’histoire de l’occident nous entraine dans ce sens ! notre avenir se construit sur ce postulat !

et alii dit: à

, mais plus se sont multipliés les écrits tandis que se perfectionnaient les systèmes de communication, plus s’est réduite la part tenue dans notre vie par une expérience directe du réel. (…) Une part immense de nos émotions, de nos joies, de nos chagrins, des enjeux les plus cruciaux de notre existence est déterminée par des discours. Le langage est devenu à la fois notre sixième sens et un organe spécifique, qui nous permettent de connaître le monde très loin de nous comme d’agir sur lui.
Marx William
bonsoir

Phil dit: à

donc l’auteur de la photographie serait Allemand. c’est Miss Sasseur qui va être contente quand elle rentrera de sa fondue savoyarde.

hamlet dit: à

upss : on n’attend pas des musiciens d’aujourd’hui de composer des pièces comme Haydn ou Mozart

hamlet dit: à

christiane, oui Sorrentino est (à mon avis) un des écrivains les plus intéressants de la fin 20è. Je ne le placerais dans la lignée des Joyce, Beckett, ou Beat génération ou du « nouveau roman », je crois qu’il su inventer quelque chose qui soit le reflet de l’époque, un peu comme ce qui s’est fait dans les autres arts, par exemple si on cherche un équivalent dans la musique Sorrentino serait plus proche d’un Berio que d’un Reich, plus proche d’un Cage que d’un Ligeti ou que d’un Riley, à moindre échelle parce que l’écriture a plus de mal a se défaire d’un certaine forme d’expressivité plus moins conventionnelle : quand on dit qu’il est un écrivain de l’incompréhension ou de la mécompréhension encore faut-il réussir à le comprendre en le lisant, ce qui n’est plus le cas chez Berio ou chez John Cage : Cage réussit à imposer son idée, sa pièce, son concept ou son discours à l’intérieur d’un ensemble de discours déjà référencés, hirarchisés et historicisés, disons que celui qui écoute une musique ne fonctionne pas comme celui qui lit un texte, on n’attend pas des écrivain d’aujourd’hui de composer des pièces comme Haydn ou Mozart, comme on n’attend pas d’un peintre qu’il peigne comme Rembrandt, ce qui n’est pas le cas pour le livre, en ce sens Sorrentino est un de ceux qui aura réussi le mieux à sortir du « rang ». C’est une bonne idée de commencer par un livre qui explique sa démarche, sinon on peut être perdu comme avec la demi tomate.

christiane dit: à

Excellente analyse de la photo. Merci lmd.

christiane dit: à

Merci, Soleil Vert,
votre lecture du livre de Pierre Assouline Tu seras un homme, mon fils est superbe.

J’en copie ici quelques extraits qui me paraissent essentiels :

« Entre biographie et histoire romancée d’une amitié entre deux hommes, Tu seras un homme mon fils raconte également et surtout le deuil impossible d’un père pour son fils. »

« Démarrant comme un portrait du légendaire poète et romancier, le livre de Pierre Assouline s’achève dans le huis clos mental de culpabilité que Rudyard a édifié avec son célèbre poème. Est-il responsable de la mort de John ? Comment ne pas prendre les armes quand on est le fils du Chantre de la Volonté ? Autant de questions sans réponses. »

« Point de repos, ni d’échappée pour le père. La fin de l’ouvrage et la fin de l’existence de Kipling ressemblent à un long développement de la dernière phrase des Mémoires d’Outre-Tombe de Chateaubriand, à condition de remplacer le qualificatif «hardiment» par «interminablement».

« Également quel merveilleux rappel du poème d’Auden consacré à la mort de Yeats « il devint ses admirateurs » ou cette observation sur la grand-mère du narrateur « Elle avait le don de savoir se taire en plusieurs langues » et enfin à propos de « Tu seras… » « Il contenait une foule, car Kipling avait réussi à sortir de soi pour y faire entrer les autres ».

« Magnifique roman sur le labyrinthe des relations père-fils, construit autour de deux personnages miroirs – l’un ayant rompu avec son père, l’autre ayant perdu son fils. »

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