de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Yann Moix, son livre et le reste

Yann Moix, son livre et le reste

L’affaire Moix (puisque déjà, il y a) invite plus que jamais à séparer un livre du bruit qu’il fait. Les problèmes soulevés par la parution d’Orléans (272 pages, 19 euros, Grasset) ne sont pas sans rappeler ceux que suscitèrent les romans d’Edouard Louis (Pour en finir avec Eddy Bellegueule) mais c’est tout ce que cela a de commun. L’un des deux est un écrivain dans l’âme – ce qui fait toute la différence.

D’abord l’objet du délit. Que Yann Moix (Nevers, 1968) soit un écrivain, d’abord et avant tout, cela ne fait pour moi aucun doute depuis Jubilations vers le ciel (Goncourt du premier roman, 1996). Ce que le pamphlétaire dit ou écrit dans le civil médiatique importent peu (On n’est pas couché etc.). Cette fois, il raconte son enfance, son adolescence et sa jeunesse en les sublimant par les outils de la fiction (s’il fallait éliminer du champ du roman ceux qui se racontent d’une manière ou d’une autre, les vitrines des librairies ressembleraient à un supermarché soviétique sous Brejnev).

Deux parties : « Dedans » puis « Dehors ». La première, chronique de la vie quotidienne vue depuis la maison, est éblouissante de maitrise, terrible de cruauté, accablante pour les parents. C’est la vie d’un enfant battu, martyrisé, terrorisé, haï, humilié par ses géniteurs pervers. Folcoche peut aller se rhabiller. Difficile de ne pas penser à elle, et même à Alice Sapritch ! Et avant Hervé Bazin à Poil de Carotte et plus récemment aux déboires familiaux d’un Lionel Duroy. On lit cet inspiré manuel de survie et on se dit quelle chance j’ai eue d’avoir une enfance heureuse auprès de parents aimants. C’est d’une force parfois insoutenable et on se dit à mi-chemin qu’on tient le grand livre de la rentrée tant la lecture en est impressionnante. L’écriture (ici lire un extrait) y est d’une tenue et d’une retenue d’autant plus remarquables que Moix est l’écrivain de tous les excès et de toutes les provocations, qu’il s’autorise d’ordinaire toutes les digressions et les plus folles envolées. Là, c’est écrit au cordeau dans une maitrise parfaite de l’intensité dramatique.

En prime : comment je suis devenu écrivain. Sa découverte de la littérature comme refuge contre la barbarie et la bestialité ambiantes : Paludes, La Métamorphose, La Nausée, Les Mots et tout Péguy, Céline, Ponge… Le danger dans ce genre d’exercice, c’est de poursuivre sur le mode : je suis un écrivain ! Or rien n’est plus suspect que cette insistance, surtout après un certain nombre de livres. Vient toujours un moment dans une vie d’écrivain où il faut cesser de le proclamer. Sinon cela jette un doute sur la maturité de l’intéressé.

On commence la seconde partie, celle qui relate la vie quotidienne vue depuis l’école, le collège, le lycée, et là et c’est la déception. Non que le ton y soit moins ferme et l’écriture moins tenue. C’est juste que, comme souvent dans ce type de récit (à égalité avec les souvenirs de service militaire) c’est d’une banalité confondante. Premiers émois amoureux, blagues potaches, petites humiliations. On a tous vécu la même chose, on a tous les mêmes souvenirs que lui., sans les imparfaits du subjonctif

« J’étais différent, comme tout le monde »

Bien vu, presque trop. C’est d’autant plus anodin que le contraste avec la puissance de la première partie l’accable. Dommage que l’éditeur n’ai pas pu, pas voulu ou pas su convaincre l’auteur d’écrire juste « Dedans ». Soit en le publiant tel quel (les livres les plus courts sont parfois les meilleurs) soit en l’enrichissant. En général, on lui reproche d’en faire trop. Là, ce serait plutôt l’inverse.

Voilà pour le livre. Un roman, c’est écrit dessus. Mais comme ce n’est pas la première fois que Moix nous fait part de cette blessure d’enfance à vif (Panthéon, 2006, Naissance, 2013), sa dimension autobiographique ne fait pas de doute. Avec la part de fiction, d’imagination, d’invention, de mégalomanie, de fantasme que tout écrivain trimbale avec lui –et ces qualités ne lui font pas défaut quand bien même seraient-elles des défauts dans le civil. Ce qui n’a pas manqué d’entrainer aussitôt des réactions des concernés.

D’abord ses parents dans La République du CentrePuis l’un de ses frères le documentariste Alexandre Moix dans une lettre ouverte publiée par Le Parisien. L’un dit qu’il l’a certes corrigé et mis des raclées parce qu’il était infernal mais sans plus, traitant Yann Moix d’affabulateur – un compliment pour un romancier mais pas pour un fils. L’autre assure que le véritable bourreau n’était pas le père mais le fils qui terrorisait la maison et lui en particulier. Ajoutez à cela un ami de maternelle et un autre de CM1 qui témoignent anonymement (la crainte des réseaux sociaux, nouveau martinet) dans Paris-Match de ce que si le jeune Yann était effectivement ingérable et exaspérant en classe, il y avait de bonnes raisons avec ce qu’il vivait chez lui. Les coups, la sadisme paternel, la peur au ventre etc.

C’est peut-être là la limite : dès lors que les personnages ont la possibilité de se révolter et d’envoyer un droit de réponse à la presse, s’agit-il encore d’un roman ? Une chose est sûre : au-delà de sa passion de toujours pour le roman et la poésie, c’est cette enfance-là, et la rage qu’elle a engendrée en lui, qui a fait de Yann Moix un écrivain. Tout le reste n’est pas littérature.

(Photo Helen Levitt)

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commentaires

1 372 Réponses pour Yann Moix, son livre et le reste

renato dit: 1 septembre 2019 à 18 h 23 min

Dernièr post à propos de Paul Clodel.

Étant donné ses poèmes à la gloire de Franco, on est en droit de penser qu’il avait assez de caractère — de couilles, selon d’autres voix — pour s’opposer à sa mère ; mais que non, le poète a préféré ne pas regarder — voir —.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 17 h 55 min

Delaporte, c’est le soleil qui fait fondre la matiere grise comme du beurre dans lequel vous pourriez faire sauter un aileron de raie.

Lavande dit: 1 septembre 2019 à 17 h 51 min

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 55 min
« nachorète » = anachorète
Le a a sauté, s’est évanoui, a fondu, comme les capacités intellectuelles de qui vous savez. »
Vous parlez de vous sans doute ? Mais pour qu’elles fondent, vos capacités intellectuelles, encore eût-il fallu que vous en eussiez !

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 17 h 49 min

Delaporte, moi-meme je suis nanachorete issue d’une peuplade établie depuis les carolingiens aux confins limitrophes des Ardennes et qui en hiver se déplace vers l’est pour les Vosges et ses pistes de ski de fond. Personnellement je préfère les sapins alourdis de neige car je n’ai jamais été tres douée pour ses planches qu’ils faut faire glisser pour avancer, monter
En été, les nanachoretes rejoignent leurs prairie dès le mois de mai afin de sentir en juin, après avoir planté leurs canadiennes dans des endroits choisis, le parfum des roses, du plantain, de la centaurée,l’ancolie si rare, des marguerites eglantiers qui parsèment les prés , les abords des sentiers, chemins de halage et autres grands axes de communication que ce peuple des champs interdit aux liquidateurs, agriculteurs, moissonneurs, armé encore de nos jours d’arbalettes d’époque. Les nanachoretes se baignent partout où il est possible le faire . Ils vivent comme les gitans, des poules oeufs et legumes consciencieusement dérobés.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 17 h 38 min

« Delaporte cessez de parler de rejeter deux livres magnifiques ( Rolin et Coatalem) que vous n’avez pas lu , La feignasse c’est vous! »

Certes je ne les ai pas encore lus. Mais ce n’est pas ce que vous en dites qui m’y incitera. Et puis, je ne suis pas du tout une « feignasse ». J’ai même recommandé l’ouvrage de F. Gros sur Mesmer. C’est seulement mon bon goût littéraire qui me fera éviter la daube que vous portez aux nues, mon cher Popaul. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, apparemment. Je le regrette pour vous.

closer dit: 1 septembre 2019 à 17 h 36 min

Vous le faites exprès Delaporte? Si j’évoque le retour de l’eugénisme « au triple galop », ce n’est pas pour m’en réjouir! Je me suis assez exprimé ici sur l’affaire Lambert!

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 17 h 34 min

« Delaporte, vous n’êtes que ceci: « etc, », avec une virgule pour imager la chasse d’eau. »

Bahia, vous manquez de finesse. Et d’humanité. Sachez qu’il faut combattre le nazisme, même quand il est encore à l’état de goutte d’eau. Quitte à en devenir complice. Je suis sûr que par exemple quelqu’un comme Maurice Olender, que j’ai croisé l’autre jour, serait bien d’accord avec moi. Cela me suffit comme soutien. Bahia, je vous laisse à votre activité de feignasse esclavagiste sur votre plantation de bananes. Vous devez être installé dans un hamac à contempler tous ces pauvres gens qui travaillent pour vous, et qui, derrière votre dos, vous traitent de nazi tellement ils vous haïssent.

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 17 h 29 min

Delaporte cessez de parler de rejeter deux livres magnifiques ( Rolin et Coatalem) que vous n’avez pas lu , La feignasse c’est vous!

Jazzi dit: 1 septembre 2019 à 17 h 28 min

« PaulEdel nous présente les deux livres qu’il retient dans cette rentrée littéraire : Rolin et Coatmeur. Deux choix exécrables, qui ne sont pas dignes d’un lettré. »

Tu vas pouvoir le dire à Passou, qui a retenu le premier dans son nouveau billet, Delaporte !

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 19 min

Le Dr Raymond Armbruster perçoit son projet de loi de 1931 tendant à interdire la médecine aux étrangers, comme le préalable à la création d’un ordre des médecins. Voir Journal officiel 1931.
[34]
La chronique de « L’homme cet inconnu » par la Presse médicale renvoie explicitement cet ouvrage à une problématique élitiste, elle-même renvoyant à la nature élitiste des médecins (Desfosses 1936 : 123-125). Pour une analyse de la réception de l’ouvrage d’Alexis Carrel, voir Drouard (1989).

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 16 min

». On peut alors comprendre la relation d’associé-rival [52]
[52]
Sur les relations épineuses entre R. Martial et G. Montandon,… qui s’établit entre R. Martial et G. Montandon, pour lequel l’investissement dans la raciologie est une affaire d’« experts professionnels » (rassemblés dans sa revue L’Ethnie française) au service d’un racisme pratique (Knobel 1998 ; Birnbaum 1993 : 187-198, chap. vi). Ces agents en concurrence pour l’obtention des ressources régulées notamment par le CGQJ [53]
[53]
L’institut est créé par le CGQJ. En outre, son service de… se positionnent différemment : R. Martial s’inscrit dans une préhistoire raciologique typiquement française, dénuée de référence étrangère, critiquant même le concept de « race pure » au profit de celle de « race résultat » (schématisée par le recours à la « souche française » d’inspiration maurassienne) ; quant à G. Montandon, en relation constante avec les raciologues nazis, il choisit l’option professionnelle dans l’optique d’une application concrète des mesures racistes. Le régime de Vichy malgré ses réalisations n’a pas pour conséquence de réduire l’incertitude qui préside à la situation de R. Martial et avec lui de tous les raciologues : son cours universitaire est bientôt supprimé. Claude Singer affirme que, devant le chahut que provoqua le cours de R. Martial, la Faculté mit rapidement fin à cette expérience en arguant de la limite d’âge, et il en conclut à la marginalité de R. Martial et partant de « l’aryanisation de l’enseignement » (Singer 1996 : 203-205). Vouloir dédouaner le corps médical en

Claudio Bahia dit: 1 septembre 2019 à 17 h 15 min

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 12 min
« closer, vous êtes pour l’eugénisme ?  »
je suis venu guette un nouveau papier de Passou, mais non, rien, toujours cette moixsissure; bon attendons. Alors je regarde les 10 derniers posts, et il faut que je tombe sur Delaporte
Pauvre Delaporte, si Closer est un nazi, alors le monde entier est nazi, le Pape, Mère Theresa, la reine d’Angleterre, et vous le premier d’entre eux, l’alpha-tier de la Nouvelle Pensée Parisienne.
vous êtes désespérant, quel que soit le jour de la semaine, quelle que soit l’heure.
Delaporte, vous n’êtes que ceci: « etc, », avec une virgule pour imager la chasse d’eau.

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 14 min

Le commissaire général aux questions juives écrit ainsi le 27 mars 1943 au Dr von Klassen, directeur des services de propagande à l’ambassade d’Allemagne : « Certaines remarques ayant été faites au sujet de ces conférences faites à l’institut d’anthroposociologie sur diverses personnalités françaises, le directeur de l’institut […] m’écrit que le but de ces conférences est d’attirer le public à l’institut en traitant de sujets moins abstraits tout en exposant l’opinion de ces grands hommes sur les questions raciales et notamment le problème juif [50
on appréciera « et notamment le problème juif!

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 11 min

Il obtient d’Abel Bonnard la transformation de son cours libre en chaire qu’il inaugure le 25 janvier 1943 par une leçon ayant pour intitulé « crânes et les lois ». Il accède à la codirection de l’Institut d’anthroposociologie : par arrêté du 10 novembre 1942 [45]
[45]
AN, AJ 38.320., Louis Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives, institutionnalise l’existence d’une « commission scientifique pour l’étude des questions de biologie raciale », laquelle devient le 23 novembre 1942 [46]
[46]
Ibid., l’Institut proprement dit. La présidence est confiée à Claude Vacher de Lapouge (1886-1963) [47]
[47]
La nomination de ce docteur en médecine et en droit, fils de…, les deux directeurs sont Joseph Saint-Germes, professeur de droit, et René Martial. Le comité de direction, composé du professeur Gruveilhier de l’Institut Pasteur, de Charles Achard secrétaire général de l’Académie de médecine et de Jules Renault, membre de cette même académie, lui confère l’autorité des élites et des sommets de la médecine. L’objet de cet institut apparaît assez vague : « tout ce qui a trait à l’anthroposociologie », c’est-à-dire selon la presse, une attention au « sélectionnisme des plantes, des animaux et surtout des hommes, d’où une amélioration des cultures, de l’élevage et de la race » (Duguet 1942 : 1) [48]
[48]
Archives du Centre de documentation juive contemporaine, CCXIV…. Selon le CGQJ, il s’agit « d’étudier, de déterminer et de protéger les bases scientifiques du sélectionnisme racial, c’est-à-dire de s’occuper des questions capitales pour l’avenir du pays ». Pour ce faire, il « aura pour attribution particulière de donner le ton dans les milieux exclusivement

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 09 min

La raciologie se structure autour de la Fondation française pour l’étude des problèmes humains, du Commissariat général aux questions juives (CGQJ), de l’Institut d’étude des questions juives, de l’Institut d’anthroposociologie, auquel il convient d’ajouter les chaires d’histoire du judaïsme à la Sorbonne, confiée à Henri Labroue (arrêté du 12 novembre 1942), et celle d’ethnologie raciale à la faculté de médecine de Paris confiée à René Martial. Se structure un espace nouveau, mettant en relation des agents interdépendants, mais en concurrence pour la définition légitime de la « race » et partant du mode de détermination des sciences de l’homme dont ils entendent constituer la « race » en paradigme absolu. R. Martial poursuit une stratégie de repositionnement pour affirmer sa stature de « maître » et « patron » : le 7 juillet 1942, le comité de direction de la Fondation française décide de financer un rapport sur la question juive qui lui est confié. Son ouvrage Notre race et ses aïeux en 1943 (qui par son frontispice le place sous les auspices de Philippe Pétain) est publié par le Secrétariat général à la jeunesse.

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 07 min

Mais cet espace en gestation, celui de la raciologie, ne reçoit qu’une consécration partielle, limitant les voies de sortie pour ceux qui s’y investissent : outre ce cours libre, R. Martial se positionne dans des congrès [42]
[42]
Rapport et introduction à l’occasion des Journées médicales et… et des espaces mondains [43]
[43]
Conférence à l’hôtel Chambon (hôtel des syndicats médicaux) en… non spécialisés, et donne, à l’instar de son associé/rival Georges Montandon, des cours à l’Institut d’anthropologie (Martial 1933a : 1-39). L’ancien « éducateur sanitaire » socialisé à un rôle d’éducation fonctionnelle du peuple voit donc son rôle limité à celui de conférencier, poste incertain qui pour exister doit compter sur une mobilisation constante de grandes parties de l’espace social.

et alii dit: 1 septembre 2019 à 17 h 05 min

les conditions de possibilité du développement d’une science biologique du social à portée normative, la « protection de la race française », comme en témoigne le crédit accordé à Alexis Carrel [34]
[34]
La chronique de « L’homme cet inconnu » par la Presse médicale…, à René Martial, et la création en 1929 d’un centre d’étude des groupes sanguins (Dujarric et Kossovitch 1939 : 637) [35]
[35]
Un des buts affichés du centre est de fournir des éléments de…. Cet état des tensions autorise une stratégie de reconversion de R. Martial. À partir de 1928, il quitte le terrain des simples « techniques » de l’immigration, pour se pencher sur une théorisation du fait migratoire et de son contrôle dans une véritable synthèse biosociologique, qui transcende ses compétences en une véritable « science de l’immigration » dont il trace les limites [36]
[36]
La compétence dans cette science suppose « non seulement la….

26Dans les années 1930 il ne se considère déjà plus tout à fait comme un médecin hygiéniste, après qu’il fut rappelé en 1928 à un ordre des choses, à un sens des limites, lorsque l’Académie de médecine [37]
[37]
Archives de l’Académie de médecine, lettre manuscrite datée du… lui refusa toute entrée.
lien communiqué

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 55 min

« nachorète » = anachorète
Le a a sauté, s’est évanoui, a fondu, comme les capacités intellectuelles de qui vous savez.

et alii dit: 1 septembre 2019 à 16 h 54 min

Tout le problème de R. Martial va être de se créer un espace, comme ce laboratoire, en singularisant un poste d’expert et en construisant les frontières qui le séparent des profanes, c’est-à-dire les professionnels et « notables bourgeois » (Martial 1907 : 203). Son mode de présentation de soi témoigne de l’existence d’un double registre de valorisation qu’il met en œuvre pour répondre à cette entreprise : le premier fait appel à la proximité qui l’unit au monde ouvrier (il « demeur[e] parmi le peuple ») et le deuxième à la compétence scolaire et hygiénique qui instaure ici une distance savante à l’égard de sa « clientèle », le tout se résolvant en une même posture celle du représentant légitime et légitimement compétent. Mais sa stratégie se heurte à la fonction qui lui est impartie par les agents centraux de la nébuleuse réformatrice, et donc à la définition qui est faite de sa position et de son rôle, celui d’agent médian, « d’éducateur sanitaire ».

4

« À bon droit, le Dr René Martial revendique le titre d’éducateur sanitaire de la démocratie laborieuse ; il ne se borne pas à être un propagandiste théorique, il prend contact avec le peuple […]. »
écrit Paul Strauss dans sa préface à l’ouvrage de Martial (1907 : IX).
5Pour R. Martial, la représentation revendiquée du prolétariat est un moyen d’asseoir sa position et de faire reconnaître la valeur de son expertise aux réformateurs et aux médecins. Mais cette représentation autorisée par les secteurs dominants [10]
[10]
Ainsi sa « foi sanitaire et son ardeur socialiste » attirent la… ne l’est qu’à la seule condition d’être assortie d’une « éducation populaire », c’est-à-dire « d’instruire de leurs devoirs matériels les travailleurs » (ibid. : XI) et, à ce stade, l’expert n’est plus alors que le « bon ouvrier de cette hygiène sociale », mis à distance, relégué dans une hygiène fonctionnelle et utilitaire
il se considérait comme « artiste », de même sa femme, et on trouve dans ses correspondants des imitateurs du style de Céline;
mais maintenant tout cela est connu;les premiers informés,quand je l’ ai identifié ont été P.Vidal Naquet, (et M.OLENDER, et Nadine Fresco sur les conseils de Vidal Naquet)

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 53 min

PaulEdel nous présente les deux livres qu’il retient dans cette rentrée littéraire : Rolin et Coatmeur. Deux choix exécrables, qui ne sont pas dignes d’un lettré. Deux choix avant tout conformistes, bien-pensants, attendus… Lui qui vit à Saint-Malo y est resté là-bas le plus parisianiste des journalistes, lui le demi-nachorète, le quasi-écrivain, le presque journaliste. Quel tableau !

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 48 min

« Comment peut-on croire au système médiatique pseudo-littéraire parisien à ce point, surtout quand on connaît un peu quelques chefs-d’oeuvre de la littérature universelle? »

Par conformisme béat.

et alii dit: 1 septembre 2019 à 16 h 45 min

1René Martial, auteur en 1934 de l’ouvrage La Race française et en 1943 du fascicule du Secrétariat général à la jeunesse Notre race et ses aïeux, est désormais [re]connu comme un jalon « essentiel » du racisme scientifique « à la française » (Schneider 1994 : 104-117 ; 1990 : 231 et suiv.) [1]
[1]
Dans cette histoire assez classique des idées, bien des…. Ce qui en revanche est moins connu, ou trop rapidement mentionné (Taguieff 1999 : 295-332), c’est son passé d’hygiéniste social, affichant ostensiblement son attachement au socialisme réformiste [2]
[2]
La trajectoire de R. Martial, « expert en raciologie », n’est…. Deux positions donc, que l’on pourrait hâtivement classer dans deux « familles » politiques essentiellement différentes (socialisme/racisme). Dans cette perspective, la trajectoire d’un individu entre ces deux points ne pourrait relever que de la « dérive » [3]
[3]
Dans ce registre, à propos d’autres cas d’espèce, voir Burrin…, pathologique et exceptionnelle, d’un électron entièrement libre. Or avec la trajectoire de R. Martial, ce sont deux projets qui prennent corps, l’hygiénisme du début du siècle et la raciologie dans les années 1930. Donc deux moments historiques pendant lesquels R. Martial trouve à la fois les ressources – et nous reviendrons sur ses relations complexes avec les élites médicales – et les limites de son ambition. En restituant ces éléments objectifs nous pouvons tenter de comprendre ses stratégies, ses (re)positionnements successifs, à l’aune de sa propre perception de la situation et de sa (re)présentation de soi. La corrélation de ces données objectives et subjectives nous permet de restituer l’histoire complexe d’une rencontre ratée entre un poste d’hygiéniste construit et un individu qui pense qu’il lui est loisible d’espérer s’arracher à la fonction qui s’y attache. La suite de cette histoire, loin de n’être qu’un épilogue ou une déviance, se construit au regard des ambitions contrariées de R. Martial et de la revanche que constitue ce nouvel espace qui commence à s’ouvrir dans les années 1930. La trajectoire de R. Martial offre un regard par le bas sur deux histoires en train de se faire, l’hygiénisme social et la raciologie.
https://www.cairn.info/revue-geneses-2005-3-page-98.htm

Pablo75 dit: 1 septembre 2019 à 16 h 44 min

Comment l affaire Moix va évacuer les 300 et quelques romans français avec la bénédiction des critiques littéraires qui lisent et parlent de moins de 20 romans dans leurs rubriques j espère que jurés et libraires vont corriger cette pathétique dérive média qui fait croire qu’ il n y’a que Houellebecq et Nothomb quel pilonnage effrayant
Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 13 h 18 min

Comment peut-on croire au système médiatique pseudo-littéraire parisien à ce point, surtout quand on connaît un peu quelques chefs-d’oeuvre de la littérature universelle? On me dirait que derrière le pseudo « Paul Edel » se cache un participant à ce système, et même l’un des gagnants de cette grosse farce commerciale utilisant la littérature comme moyen de gagner de l’argent en profitant du snobisme ou de l’inculture de ses amateurs, que ça ne m’étonnerai pas…

et alii dit: 1 septembre 2019 à 16 h 37 min

Il a accepté la présidence d’une Fondation sous Pétain:il a été fait régent d’ une fondation qui était don oeuvre et que lui disputait un autre pétainiste fort en mémoire à Petain dont j’ai identifié le fond qu’il avait légué avec sa bibliothèque! :il s’agit de Martial, de l’académie,qui fut le médecin de LIAUTEY ,le dernier à voir celui-ci;Martial sélectionnait les juifs et les juives, fut invité en Allemagne, et bien sur passait grand temps dans les abattoirs(il envoyait sa secrétaire en bibliothèque) :tout ce monde était très occupé au triomphe de son eugénisme antisémite et à se disputer les meilleures places
Martial est aussi sur la toile;c’est lui qui avait contacté Carrel en sa fondation
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Martial

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 36 min

Un livre m’a tenté hier, dans cette librairie où je passais. Il s’agit du « Guérisseur des Lumières » de Frédéric Gros. Chez Albin Michel. Cet éditeur n’a pas tout misé sur Amélie Nothomb. Elle parle du Christ, Gros parlera de Mesmer et des Lumières. Bon partage.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 29 min

Popaul est un peu meilleur quand il s’agit d’évoquer la littérature allemande, sa spécialité. C’est vrai que, là, il en connaît un rayon. Il est même intarissable, même s’il n’a pas toujours les références qu’il faudrait pour ajuster son jugement. Pourquoi ne parle-t-il jamais d’Ulrike Meinhof, par exemple ? Parce qu’il a peur. Cela ferait désordre, et Popaul a une sainte horreur de l’anarchie. Il lui faut des monolithes, comme Brecht. Il a excellé – apparemment – dans Brecht, mais c’était encore par conformisme.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 21 min

Les goûts littéraires de PaulEdel parlent beaucoup de lui, notamment de son conformisme affligeant. Je le préfère quand il nous évoque Balzac ou Stendhal ; quand il fait l’apologie des livres qui sortent, alors là on voit les limites de son système de pensée. On se rend compte qu’il n’a rien pigé à la littérature, aux livres, à l’écriture. Oui, c’est vraiment le conformiste pur jus, sans aucune intuition réelle. Son goût, il l’a forgé dans ce conformisme lénifiant, et nullement par lui-même. Un PaulEdel est interchangeable. Quand il disparaîtra, un autre prendra sa place. Sans dommage.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 12 min

closer, vous êtes pour l’eugénisme ? Pour qu’on applique les directives de Carrel ? Hitler pas mort, à ce que je vois. Je ne savais pas que vous étiez nazi. Vous me décevez.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 09 min

Si Rolin avait quelque chose à dire, ça se saurait. A part la bouffissure, je ne vois pas l’intérêt, sinon l’ennui. Rolin, c’est l’ennui porté à l’extrême. On sent qu’il a tiré à la ligne : c’est son style. Après, il peut jouer les Casanova du quai d’Orsay, libre à lui. L’air du jour aime les anciens maoïstes de la gauche révolutionnaire, adeptes de la révolution culturelle, coupeurs de têtes terroristes qui ont fait leur mea culpa, et qui ont opté pour la vie mondaine et insignifiante. Leur maître est un vieux débris cacochyme : sa majesté Sollers, le plus infâme écrivain que Paris ait dégorgé.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 16 h 03 min

« Le meilleur de ce livre-confidences est ce bilan d’une vie,ses echecs analysés dans un vagabondage mémoriel . Les confidences à propos des femmes tiennent une grande part. »

J’ai parcouru ce livre de Rolin, hier dans une librairie. Comme toujours, ça m’a paru touffu, comme si quelque chose dans cette prose faisait masse. Une prose à mon avis très peu française, un peu « gluante ». Qui colle (comme de la glu). C’est une littérature pour obèse, qui déborde, qui « dégorge », comme dirait Clopine. Donc, c’est sans doute objectivement très mauvais, une incontinence verbale, avec très peu d’inspiration. Enfin, Popaul est programmé pour aimer ça, tant mieux. C’est son héritage des années sordides passées au Point, du temps où on ne se relisait jamais, et où il fallait en foutre un maximum à la vue des pauvres lecteurs du Point. Lénifiant, désastreux, navrant…

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 15 h 58 min

Allez, un dernier pour la route

« Le 1er octobre 1995 le collectif d’associations, dans une conférence de presse, révélait, documents à l’appui, l’appartenance de Carrel au parti fasciste de Jacques Doriot dans les années trente. Cet ouvrage brosse le portrait d’Alexis Carrel et retrace le combat nécessaire contre les idées qu’il professait. Faire reculer ce nom est une victoire sur l’extrême droite et ses théories racistes. »

https://www.cultura.com/alexis-carrel-cet-inconnu-quand-la-science-pretend-justifier-le-racisme-tea-9782402369671.html

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 15 h 46 min

Hérédité, vous ne pouvez pas nier son importance dans la transmission. Il me semble que la contraception est imposée, distribuée actuellement quand des déficients ont atteint l’âge du rapport sexuel avec la possibilité de grossesses.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 15 h 39 min

@Quand on a un savant de cet envergure, on ne le jette pas aux chiens sous prétexte qu’il a commis des dérapages qui ne scandalisaient quasi personne à son époque…

La machine à baffe tourne a plein régime.

Waterclosed fait confiance à la science.
Le Dr Lecter aussi était toubib.

« A ce nihilisme thérapeutique s’ajoute l’adhésion de Destouches aux théories raciales de son temps (hérédité, race, dégénérescence), sous l’influence notamment d’Alexis Carrel et du genevois Georges Montandon, alors célèbre promoteur de ces idées. Ces perspectives vont nourrir, au cours des années 1930, tout le discours fasciste sur l’inégalité des races humaines dont Destouches-Céline se fait l’ardent promoteur au nom de son savoir médical.  »

https://www.revmed.ch/RMS/2007/RMS-134/2793

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 15 h 32 min

Je relis, pour bien comprendre

« oui, il se foule pas le frère actuellement.quoiqu’il écrive il possède la carte gold auprés de certains journaux. »
Et juste après :
« l’amitié ne m’aveugle pas »

Putain, sont quand même durs entre eux.
Quand on relit la lèche pratiquée au grandecrivain, tout du long d’un bouquin, on se demande si cette amitié était bien sincère.

closer dit: 1 septembre 2019 à 15 h 30 min

Lu la notice wiki sur Alexis Carrel. Une extraordinaire carrière scientifique, un prix Nobel mérité, des réalisations médicales qui ont rendu d’immenses services à l’humanité. Il a accepté la présidence d’une Fondation sous Pétain mais celle-ci fonctionnait de façon indépendante pour des objectifs incontestables et a accueilli des résistants aussi…
Il était eugéniste? Oui, comme une multitude de gens avant la guerre, à commencer par Winston Churchill qui avait préconisé la déportation de 120000 malades mentaux vers les colonies… »La Suède a stérilisé quelque 230.000 personnes entre 1935 et 1996 « dans le cadre d’un programme basé sur des théories eugénistes » et pour des raisons d' »hygiène sociale et raciale ».

Quand on a un savant de cet envergure, on ne le jette pas aux chiens sous prétexte qu’il a commis des dérapages qui ne scandalisaient quasi personne à son époque…

J’ajoute que l’eugénisme revient au triple galop, sous la forme de l’euthanasie des handicapés profonds (Vincent Lambert, Terry Schiavo et tous ceux dont on n’entendra jamais parler) et du refus d’engager des soins coûteux pour les personnes ayant passé un certain âge.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 15 h 16 min

Je n’ai rien lu et je m’en fiche de LoïcComportement limite avec des filles de 15 ans maquillée, pubère en floraison. Il a 50 ans, il devrait modifier ça ou il finira vieux cochon libidineux .

closer dit: 1 septembre 2019 à 15 h 12 min

J’ai lu l’article de BHL sur Moix…Un ton moralisateur de curé…inimitable…
Il manque la fin: « va et ne pêche plus! »

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 15 h 10 min

Paul, d’un délire interpretatif justifié par ses déconvenues artistiques et le pouvoir de Rodin, l’absence de solidarité familiale – personne du clan Claudel ne l’a aidée à passer cette mauvaise passe financière, l’époque, la mentalité, la mère , les lois en vigueur ont réussi à faire d’elle une mendiante edentee affaiblie internée sans qu’elle ne représente un danger veritable pour un entourage si celui ci l’avait accueillie , aimée, réconfortee. Le lucidité qu’elle conserve et qui parait dans une correspondance conservée prouve tout de même qu’il y eut abus de pouvoir et abandon , ce qui l’a achevée bien qu’elle ait conservé ses facultés intellectuelles apparemment jusqu’à la fin.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 15 h 04 min

A l’Express, où ils ont mis à jour les écrits négationnistes de Moix, ils ne lâchent pas l’affaire.

« Yann Moix a décidément du mal avec les mea-culpa. À la suite des révélations de L’Express, il lui avait déjà fallu s’y reprendre à deux fois avant d’avouer qu’il était bien l’auteur non seulement des dessins, mais aussi de textes publiés dans un petit magazine étudiant à tendance négationniste. Hier soir, sur le plateau de Laurent Ruquier, le romancier a de nouveau présenté ses excuses pour ces errements de jeunesse. Mais interviewé par Adèle Van Reeth et Franz-Oliver Giesbert, qui n’avaient pas la moindre idée de ce que contenaient les trois numéros d’Ushoahia, Yann Moix a de nouveau eu tendance à minimiser sa participation à coups de petits arrangements avec la vérité. « 

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 14 h 59 min

Edel, votre évacuation du cas Moix qui mobilise toutes les rédactions est assez faiblard.

Déjà à l’époque,
« Ça brûle et ça sent le cramé dans ce roman. Ce Moix-là nous lance à la figure qu’il ne veut pas réduire la littérature à d’exquises gaufrettes d’un salon d’automne. »

Ah ça partouze sec, chez les journaleux du point.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 14 h 58 min

Paul Edel, l’article m’a paru sérieux, effectué non sans étudier l’archive et les traces. En rien il ne charge le frère mais la mère qu’on dirait pathogène.
Lu le métro par Olivier R, j’avais aimé. Je n’ai jamais eu le courage de m’attaquer au récit de dissidents et il donne une idée de la monstruosité du regime qui est exacte à mon avis.

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 14 h 53 min

l’amitié ne m’aveugle pas, marie…pfff..Marie l’amère.. je constate surtout que c’est plus facile de parler de Moix ou de BHL et de regarder les titres des journaux , plutôt que de se donner la peine de lire les romans qui se publient..

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 14 h 48 min

Closer,oui, il se foule pas le frère actuellement.quoiqu’il écrive il possède la carte gold auprés de certains journaux.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 14 h 47 min

@voir son livre « le météorologue » 

Vous êtes trop modeste Edel. A compléter par le journal meteo, pff, entre potes, y ‘a pas de petit profit.

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 14 h 46 min

Bérénice,oui Olivier Rolin aime la vodka .je suis toujours surpris de cob stater le nombre incroyable de gens qui connaissent 100 ans pls tard mieux les problèmes de la famille Claudel que la famille elle-même et que les témoins d’époque..le nombre de gens qui aujourd’hui entassent les certitudes pour porter un diagnostic médical mieux que les médecins qui ont soigné Camille claudel.certains ont même compté le nombre de visites du frère Paul..

closer dit: 1 septembre 2019 à 14 h 44 min

Il faudra que j’essaye au moins de lire le dernier Olivier Rolin, ne serait-ce que pour ne plus le confondre avec son frère, dont « Le traquet kurde » m’avait ennuyé ferme!

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 14 h 42 min

« j espère que jurés et libraires vont corriger cettepathétique dérive média qui fait croire qu’ il n y’a que Houellebecq et Nothomb quel pilonnage effrayant »

Vous avez raison Edel, les journalistes ne causent pas assez de cette nouveauté vue hier à la librairie.

« Connaissez-vous le système de la tontine ? Un groupe de personnes cotise à part égale, et le dernier survivant emporte la somme totale. C’est ainsi que deux frères, Morris et John Finsbury, vont être conduits aux plus odieuses des extrémités afin de rafler la mise au nez et à la barbe de leurs ondes cacochymes. D’heureuses – quoique funestes – circonstances leur fournissent l’occasion d’imaginer un scénario qu’ils croient diabolique, persuadés que leurs combines les mettront à l’abri du besoin pour le restant de leurs jours. Mais c’est sans compter sur une infernale série de coïncidences, chausse-trapes, hasards et bévues qui vont transformer leur plan en chemin de croix, leurs victimes se révélant plus coriaces que prévu. Bien moins connu que les chefs-d’oeuvre qui ont fait la célébrité de Stevenson, ce roman aiguisé, mordant et d’une alerte méchanceté, rappelle le génie comique de l’écrivain écossais, associé pour l’occasion à son inventif beau-fils, Lloyd Osbourne. On imagine sans peine quel film saisissant les frères Coen tireraient de cette galerie de personnages englués dans une bêtise réjouissante. Car s’il y a quelque chose qui nous fait rire, c’est bien la magnifique sottise… des autres… »

closer dit: 1 septembre 2019 à 14 h 40 min

« Closer impossible désormais d ouvrir le dossier Camille Claudel car les féministes ont fait le procès de Paul Claudel contre les vérites de l époque les lettres les témoignages etc »

Très dommage, Paul.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 14 h 36 min

Dans hotel crystal il confie son attirance soudaine pour une jeune fille dans un ascenseur? Une autre fois il écrit avoir carrément passé dans le lavabo, et à un autre moment mordu son amoureuse.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 14 h 33 min

Les confidences, Paul, je me souviens d’une phrase de Meroe: je la baisais tendrement. On n’attend pas moins à moins d’être maso.

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 14 h 26 min

Lu deux bons romans de la rentrée cette semaine:1) « la part du fils » de Jean-Luc Coatalem(stock) et2)« Extérieur monde » d’Olivier Rolin(Gallimard)
Jean-Luc Coatalem -écrivain breton spécialiste de Segalen…il plonge dans le passé familial. Tranchées de 1914-18, prisons, départ d’un oncle pour rejoindre de gaulle et les forces françaises libres en Angleterre, on est a ussi dans les camps nazis ( Paol est à Dora) et dans cette archéologie familiale o gardera en mémoire la vision de l’Indochine coloniale, la confrontation père-fils, aucun pathos, c’est écrit à l’os. un petit fils découvre l’épouvante du XX° siècle en suivant l’album de photos de ses proches.
« Extérieur monde », de Rolin. Souvent envoyé en mission par le Quai d’Orsay pour parler de littérature française, de Hugo à Proust, ses préférés, Olivier Rolin se rend à Shanghai ou Bakou, à Port-, New York, Mexico ou au Portugal.. Sans oublier la Colombie ou la Sibérie .Rolin, l’auteur de « Méroé » et de « Tigre en papier » a une visible préférence pour la Russie, hanté par les victimes du passé stalinien,(voir son livre « le météorologue » )mais aussi une Russie intérieure, intime, personnelle, tchekhovienne ,marquée par des rencontres avec des personnages chaleureux. Chaque voyage a un plusieurs sens : Roin boucle sa valise pour s’éloigner de la vie quotidienne parisienne (bien qu’il y ait quelques pages admirables sur le jardin du Luxembourg) et oublier la disparition d’un ami, Serge, ou simplement pour larguer les amarres. Voir d’un hublot d’Airbus la planète défiler dans les derniers reflets de soleil sur une mer de nuages, avant la nuit. Il flotte un parfum de brume, de soudain brouillard, dans cette vie.
Le meilleur de ce livre-confidences est ce bilan d’une vie,ses echecs analysés dans un vagabondage mémoriel . Les confidences à propos des femmes tiennent une grande part. . Jeunes voyageuses entrevues, serveuses de bar, hôtesses d’un hôtel vide un dimanche soir, femme silhouettées, fugitives , flirts d’un jour, ou passion totale qui s’achève en clinique Cette ronde des femmes, si nocturne, forme une ombre périphérique puis soudain centrale dans cette autobiographie .

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 14 h 22 min

Ed flirterait-elle avec la zoophilie, son amour des chattes qui plus est me semble un peu suspect. Faites attention, ED, un internement demande par un tierces si vite arrivé, ne confiez pas tout de votre intimité!

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 14 h 10 min

Merci Jazzi pour l’article. Maintenant que l’Art ou ‘e non art expose de la pornographie on peut quand meme remarquer l’influence des idées d’une époque sur la perception et la reception de l’oeuvre. Comme si cette pieuvre qui choque le frère n’aurait pas dû sortir du cerveau de sa créatrice alors que l’art est expression. C’est révoltant. Pauvre Camille victime de son temps en plus d’être victime d’une mere qui l’a reniee. Le père n’était plus là pour la protéger et la soutenir, restait un frère tres occupé.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 13 h 44 min

Décapitée. Vous devriez fréquenter en attendant Nadeau pour les parutions, les maisons ne sont peut être pas assez importantes pour mériter une plus grande publicité, je n’en sais à vrai dire rien. Me direz vous quelles sont vos conclusions?

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 13 h 41 min

13h25 renato, cet isolement et peut être la conscience qu’elle avait de cette volonté de l’isoler ne devait pas arranger son problème psychiatrique s’il est avéré ou n’est ce pas cette injustice qui l’a précipitée dans une aliénation plus profonde qu’elle ne l’était au départ, dispose t on de descriptions du comportement et des troubles que présentaient l’artiste?

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 13 h 33 min

Accueil mitigé pour le film de Polanski sur Dreyfus. Ce qui a heurté, c’est le parallèle que Polanski fait avec lui-même, comme s’il était innocent. Or, il est coupable, comme il l’a admis lui-même en plaidant coupable devant la justice américaine. Ne lui reste plus qu’à être transféré, de gré ou de force, aux USA, devant son juge californien, pour y entendre la sentence et accomplir sa peine. Son film J’accuse n’y changera rien ! C’est une honte que la justice n’ai pu encore rendre son verdict contre le cinéaste-violeur, repris de justesse, qui s’abîme dans une cavale polanskienne effrénée depuis plusieurs décennies :

« Pour The Hollywood Reporter, en revanche, le long métrage est « méticuleux » mais « le résultat manque bizarrement d’émotion », tandis que plusieurs critiques ont exprimé des réserves quant au sous-texte du film, Roman Polanski voyant dans cette histoire un écho à la sienne. « Le cinéaste controversé peut-il faire des parallèles entre sa situation personnelle et ce compte-rendu solide de l’Affaire Dreyfus ? », s’interroge le Guardian, tandis que, au-delà de ses qualités de cinéma, le Figaro voit dans J’accuse un « film à thèse ».
Pour Variety également, il « manque quelque chose au film, peut-être parce que le réalisateur pense que c’est sur lui », le journal jugeant « obscène » le parallèle dressé par Roman Polanski entre sa situation et l’histoire de Dreyfus, « un homme innocent ». »

renato dit: 1 septembre 2019 à 13 h 25 min

Enfin, Paul ! la mère de Camille y est pour quelque chose, c’est elle qui accepte l’internement de Camille et fait en sorte que personne ne puisse lui rendre visite ou correspondre avec elle.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 13 h 23 min

J’ai lu le Monde des Livres de cette semaine. Quelle aberration journalistique ! Le seul article qui m’ait paru intéressant était celui sur l’opération Barbarossa. Le reste ne valait rien. Quant au Figaro, il faudra attendre encore une semaine avant d’avoir le supplément. Neuhoff et les autres peuvent continuer leur sieste. Ils ne sont pas pressés de nous dire ce qu’il faut lire en cette rentrée. Ont-ils repris Neuhoff, encore cette année, avec sa ridicule chronique ? Mystère. Celui-là il est indéboulonnable, et tout aussi inepte !

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 13 h 18 min

Comment l affaire Moix va évacuer les 300 et quelques romans français avec la bénédiction des critiques littéraires qui lisent et parlent de moins de 20 romans dansleurs rubriques j espère que jurés et libraires vont corriger cettepathétique dérive média qui fait croire qu’ il n y’a que Houellebecq et Nothomb quel pilonnage effrayant

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 13 h 17 min

Matzneff, Yann Moix, et sans doute Popaul, etc., tous seraient favorables par exemple à un retour du droit de cuissage, et si possible avec des très jeunes filles. Des esclaves sexuelles. Tel est le parisianisme actuel, auquel BHL apporte son soutien. Tous se rencontrent au Point. Ce n’est pas un hasard.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 13 h 14 min

« Closer impossible désormais d ouvrir le dossier Camille Claudel car les féministes ont fait le procès de Paul Claudel contre les vérites de l époque les lettres les témoignages etc »

– Il faut mettre un point, PaulEdel : « etc. » et la virgule avant pour que la ponctuation soit correcte.

– C’est bien de défendre Paul Claudel contre toutes ces hordes hystériques de féministes. Mais peine perdue. On sait désormais quelle fut la lâcheté de Paul Claudel et de Rodin, et de tous les hommes de cette foutue époque qui écrasait encore les femmes, surtout quand elles voulaient devenir artistes et donc rivales ! Popaul quel réactionnaire vous êtes, en vérité ! C’est affreux !

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 13 h 06 min

Si j’ai bien compris, Moix a des relations uniquement avec des adolescentes de quatorze-quinze ans, comme Matzneff. Les deux compères vont de pair dans leurs commerces impubères. Matzneff a échappé, on ne sait par quel miracle, à la prison ; il n’en sera pas automatiquement de même pour Moix, le défenseur du violeur pédophile Polanski.

Paul Edel dit: 1 septembre 2019 à 13 h 03 min

Closer impossible désormais d ouvrir le dossier Camille Claudel car les féministes ont fait le procès de Paul Claudel contre les vérites de l époque les lettres les témoignages etc

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 13 h 02 min

Les mauvais conseils de Matzneff dans le putride Point (le journal de PaulEdel !), pour que Moix devienne un délinquant parfait et aille moisir en prison. Il veut que Moix ajoute la pédophilie à la haine des Juifs. En effet, ce serait complet ; mais Moix a déjà commencé le travail par sa déclaration raciste sur les femmes de cinquante ans. Quel répugnant pot-au-feu ! :

« Cher Yann, tu as commis le crime d’outrager la Famille (typos, n’oubliez pas la majuscule !), archétype de la Société (autre majuscule, je vous prie !) ; tu as, à l’âge où d’Artagnan tire son épée contre tout ce qui bouge, pourfendu les Juifs comme s’ils étaient des gardes du cardinal de Richelieu. C’est grave ; mais si tu veux atteindre à la perfection, devenir le Maudit intégral, laisse entendre dans un prochain ouvrage que tu as un faible pour les lycéennes, que tu fais la sortie de Henri-IV et de Fénelon. Là, tu seras certain de ne pas échapper à la crucifixion. Encore un effort, et à toi l’empyrée ! » (Matzneff)

Ed dit: 1 septembre 2019 à 12 h 50 min

Je passe une tête pour dire à Pablo que l’amour de ma vie dort depuis qq heures sur l’imprimante. Là encore, ne cherchons pas à comprendre, car la surface n’est pas plane. Elle pionce sur le truc qui sert à mettre les feuilles à scanner/photocopier.

renato dit: 1 septembre 2019 à 12 h 46 min

« Il y a aussi l’époque. Était-ce la même? »

La fille des voisins de mon père était plus jeune de Camille, sa maladie (sentiment de persécution, etc.) de manifesta en 27, ce qui ne change pas grand chose.

Pas envie, maintenait, de chercher des liens, vous pouvez en tous cas vous faire votre idée à propos de l’état de Camille en lisant sa lettre du février 1917 au docteur Michaux.

closer dit: 1 septembre 2019 à 12 h 30 min

« Même situation »…je parlais du cas de la personne aliénée. Vous ne pouvez rien en savoir si vous n’êtes pas médecin et ne disposez pas du dossier médical.

Il y a aussi l’époque. Était-ce la même?

renato dit: 1 septembre 2019 à 12 h 28 min

C’est ce que j’ai dit à 9 h 45 min, Bérénice — et ajout de matière : son niveau de conscience (mère et sœur) à 10 h 00 min.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 12 h 27 min

Les réactions pleuvent.

J’aime bien celle-ci du S.talker.

Ce que nous savons de BHL. Qu’il est l’homme de toutes les conneries et de toutes les coteries.

closer dit: 1 septembre 2019 à 12 h 27 min

DHH, la scène sur les sièges de WC, ce n’était pas plutôt dans « Le charme discret de la bourgeoisie »?

Un film complètement débile. A l’époque je mettais probablement abstenu d’avouer mon opinion. Il était obligatoire se prosterner devant toute critique de la bourgeoisie et en plus surréaliste! Vous vous rendez compte…

Quelle époque de crétins c’était…hamlet adorait, il échappait à l’étouffement d’une société catholique. Personnellement je n’ai jamais été étouffé par rien si ce n’est par le lavage de cerveau marxisto freudien (je simplifie) permanent qui pourrissait la vie intellectuelle de ces années là.

Et ça n’est pas vraiment fini.

renato dit: 1 septembre 2019 à 12 h 21 min

C’était exactement la même situation — profession (diplomates), vie publique, probablement situation économique —. Probablement de meilleurs qualités humaines.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 12 h 20 min

Closer, j’écrivais lentement ma question quand vous avez envoyé votre post. Le milieu était tout de même celui d’une bourgeoisie argentée, non?

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 12 h 18 min

Renato, vous qui savez plein de choses, Camille Claudel outre sa maladie a été pour ainsi dire abandonnée, lâchee de tous, non? Vu le statut du frère, elle aurait pu être traitée différemment que remisée dans un hospice pour y être oubliée.

closer dit: 1 septembre 2019 à 12 h 15 min

« Le frère aurait pu s’en charger. À la même époque des voisins de mon père se sont trouvés dans la même situation : »

Qui vous dit Renato que c’était la même situation? Chaque cas est unique. Et le frère, que pouvait-il faire? Lui réserver une chambre dans ses ambassades avec un infirmier à temps complet pour s’en occuper? Facile de donner des leçons.

Sur Claudel, il nous faut l’intervention de Paul Edel.

Patrice Charoulet dit: 1 septembre 2019 à 12 h 12 min

L’épidémie de barbe

Naturellement les hommes sont barbus. Naturellement, les femmes ne sont pas barbues. J’imagine qu’il y a quelques millions d’années, la barbe était majoritaire. Mes connaissances historiques ne sont pas assez grandes, pour dire quand les hommes ont commencé à se raser.
Les tableaux en tout cas nous apprennent que la barbe fut très à la mode à diverses époques de notre histoire. Au XVI e siècle, au XIX e siècle, la barbe fit fureur… En 1968, porter la barbe fut une façon d’exprimer sa révolte contre la société bourgeoise, contre l’ordre établi la police… Combien de trotskistes, de maos spontex, de héros des barricades prenaient le soin de se raser chaque matin ?

Ces temps-ci, la barbe redevient à la mode. Des animateurs télé sont barbus, des sportifs sont barbus, des policiers sont barbus, le Premier ministre est barbu, des dirigeants du RN sont barbus,
Laurent Wauquiez (dont je vois la photo dans le Parisien ce dimanche matin) est maintenant barbu.
Bizarre, bizarre !
Si l’on cherche, on trouvera. Je me souviens d’une page de Victor Hugo où il fait l’éloge de la barbe. C’est assez plaisant à lire. Je résume : il conseille la barbe à toux ceux qui ne sont pas contents de leur tête sans barbe. En un sens, il n’ a pas tort. Qui n’a pas assez de menton, qui n’a pas assez de ceci ou trop de cela se trouve en quelque sorte masqué, moins laid.
Mais, ceux qui ont une tête qui n’a pas besoin d’être masquée sont mieux sans barbe. Tel est mon avis.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 11 h 59 min

« Et puis la question est de savoir, enfin, si les autres, tous les autres, ceux qu’il a blessés ou déçus, peuvent, en conscience, lui pardonner. Et la réponse est encore oui. À une condition. Que ce pardon ne soit pas seulement donné, mais demandé. C’est ce qui se produisit, avec l’auteur de ces lignes, il y a bien des années. Et, pour les autres, vivants et morts, pour tous ceux qu’il a offensés, traînés dans la boue, salis, ce pardon fut solennellement demandé, hier soir, chez Ruquier. »
BHL

Quel vice de la pensée peut ainsi accorder la magnanimité d’une rédemption pseudo-religieuse, absolulent inepte, pour des actes de négationnisme, dessins ET écrits, qui bien que prescrits, auraient du faire d’objet d’une procédure judiciaire.
BHL est à ce point si peu français, pour en ignorer le Droit ?

Aux dernières nouvelles, M. et MME Moix attendent toujours que leur fils aîné rétablisse l’exactitude des faits allégués sur son enfance de martyr. Au besoin, ils sont disposés à l’aider. Avec pour cela, un petit addendum, à l’édition.
Quant au frère cadet, on peut penser, qu’après sa lettre ouverte, que le pardon va prendre plus de temps, cette fois-ci.

renato dit: 1 septembre 2019 à 11 h 57 min

Une tante des frères de Chirico était folle. Elle vivait en famille en déplaçant les meubles. Pour les francophones, quelques info dans Le mystère laïc de Jean Cocteau.

Dubruel dit: 1 septembre 2019 à 11 h 55 min

@x
1H22 sur ‘Fief’.
Non. Je suis passé vite dessus dans mon intervention parce que pressé; la rentrée est là.
‘imitation’ parce que David Lopez reproduit bien le langage des zones périurbaines à paniers de basket crevés. Bémol dû au fait que l’écriture manque de maturité. Pas sûr que l’âge arrangera. Polaroïd réussi de ce réel ‘plat et marqué par le ratage’, auquel l’auteur n’ajoute pas grand-chose. On n’est pas dans ‘Cannery row’. Le livre est valable, l’apport littéraire qu’on aurait pu attendre d’un auteur chevronné pas tout à fait abouti. Je l’avais assez aimé pour le mettre à l’étude dans ma classe. Quand on lit Pivot sur Nothomb ou qu’on reprend Slimani, la dévaluation du bandeau Goncourt donne envie de voir ailleurs.
Lahuiss sur Voltaire renvoie aux (bonnes) critiques de Robert McLW en ‘Candide clochardisé’.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 11 h 47 min

Michel, la carte et le territoire, sérotonine, plate forme(s?) les particules élémentaires, extension du domaine de la lutte. Jed Martin dans la carte et le territoire. Effectivement.

renato dit: 1 septembre 2019 à 11 h 46 min

Sortis de la pile des livres à lire :
Margaret Atwood, Hag-Seed ;
Adrian McKinty, The chain ;
Monica Guerritore, Quel che so di lei. Donne prigioniere di amori straordinari ;
Maurizio De Giovanni, Dodici rose a settembre ;
Jonathan Safran Foer, Possiamo salvare il mondo, prima di cena.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 11 h 41 min

Jazzi 9h20, si elle vivait à notre époque, les traitements l’qu’intervient. Je ne sais plus si relèverait atteinte de schizophrénie. Dans ce cas, certains médicaments réduisent la capacité d’attention, de concentration, parait il . C’est ce dont se plaignait une personne que je connais et à qui je demandais pourquoi il ne faisait rien de don temps. Il était clarinettiste, plutôt sous cet intelligent. Réduit par des traitements à ne plus rien être qu’une envelope vide.

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 11 h 33 min

Pablo, nous pouvons tous reconnaître en avoir un grain. Des végétaux sont issus des principes médicinaux et des poisons. Dans Thalasso, MH dit que selon lui certains naissent fondamentalement mauvais, les engrais n’y pourront rien changer. Ils n’ont aucune difficulté à rencontrer des alter ego.

8Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 11 h 30 min

Pablo, je crois que tous pouvons nous enorgueillir d’en avoir un grain, ensuite vous savez comme moi que des végétaux sont issus des principes médicinaux et des poisons pour certains mortels. Vous devriez aller voir Thalasso où il n’est dit que des choses simples à comprendre, à un moment Michel H émet cette idée qu’il existe dès le départ des individus par essence mauvais, c’est leur nature, ce qui va contrarier Rousseau. Je suis d’accord, et tous les engrais du monde n’y pourront rien changer. Au jeu des correspondances ce genre d’individus ne rencontrent pas trop de difficultés à trouver des alter ego.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 11 h 23 min

« C’est une variante du Fils prodigue, ça ! » 

Non, c’est un nouvel évangile du néo judaïsme messianique.

Pablo75 dit: 1 septembre 2019 à 11 h 21 min

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 10 h 53 min

Tu es quel signe astrologique? Cancer Mental ascendant Vierge Folle?

renato dit: 1 septembre 2019 à 11 h 08 min

« Ce que je sais de Yann Moix »

C’est une variante du Fils prodigue, ça ! Malheureusement les hommes ne changent jamais.

Cela dit : « C’est la foule comme faute, c’est l’erreur de masse. Pas l’errance. Cette errance est terminée, le nomadisme, la pensée. Là où il y a de la qualité, on meurt. On touch au fil rouge. Des fissures. C’est un court-circuit ». Carmelo Bene

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 10 h 50 min

En ce dimanche, accueillons après celle crisstique d’un pedophile notoire et dans le même torchon, la parole sincère d’un hebraïsant, grand Tycoon, qui par sa force d’âme nous invite à communier au grand pardon catho, cathodique, avec sagesse et confiance, dans nos institutions Républicaines.

Reprenez avec Botul et tous en choeur, ce credo:

« Je crois au repentir.

Je crois à la réparation.

Et quand un homme, tout homme et donc, aussi, un écrivain donne les preuves de sa volonté de rédemption, quand il s’engage, avec probité, dans le corps à corps avec ses démons, je pense qu’il est juste de lui en donner acte, de lui tendre loyalement la main et, si on le peut, de l’accompagner. »

Bernard-Henri Lévy – Ce que je sais de Yann Moix

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/bernard-henri-levy-ce-que-je-sais-de-yann-moix-01-09-2019-2332786_69.php

Pablo75 dit: 1 septembre 2019 à 10 h 40 min

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 8 h 59 min

Encore une folle en crise… Si j’étais Passou je m’inquiéterai de la quantité de folles que ce blog attire. Des vieilles folles seules que personne écoute dans la vie et qui viennent ici vider le salmigondis de mots de leurs cerveaux en compote.

Jazzi dit: 1 septembre 2019 à 10 h 30 min

« Frankie » d’Ira Sachs.
Présenté en sélection officielle à Cannes et reparti bredouille, le film nous conte l’histoire d’une actrice française de renommée internationale qui, sentant sa mort prochaine (un cancer généralisé), fit venir ses proches en vacances avec elle au Portugal.
Une histoire de famille décomposée et recomposée, avec son misérable tas de petits secrets, comme on en a déjà vu tant et tant sur nos grands et petits écrans.
Pour sa sortie définitive de scène, Françoise Crémont dite Frankie (Isabelle Huppert) a eu la bonne idée de réunir les siens à Sintra : mer-forêt-châteaux baroques dans de beaux paysages puissants, contrastés et romantiques à souhait.
Des décors naturels et architecturaux ou urbanistiques sans pareils et une situation exceptionnelle (la mort programmée, déjà abordée dans sa jeunesse avec « La Dame aux camélias ») permettent à notre star hexagonale de donner toute la mesure de son talent anorexique : impeccable et sans surprise, comme à son habitude.
Un film choral, où autour de Frankie, à l’ego surdimensionné, s’agitent son fils, tout à la fois gâté et frustré (Jérémie Renier), son premier mari et père de son enfant, passablement castré (Pascal Greggory), son deuxième mari britannique, aussi triste que rubicond (Brendan Gleeson), la fille, le gendre et la petite-fille de celui-ci, tous trois à la peau noire, et enfin une amie intime américaine de l’actrice, coiffeuse en chef à Hollywood (Marisa Tomei).
Autant de personnages et d’interactions où à la famille réelle se mêle la famille du cinéma et donnent une touche vaguement tchekhovienne au film.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584387&cfilm=262695.html

renato dit: 1 septembre 2019 à 10 h 00 min

Elle, Camille, eut affaire aussi avec une mère et une sœur inénarrables. Lettre du 25 février 1917 au docteur Michaux.

hamlet dit: 1 septembre 2019 à 9 h 58 min

cette chanson « the weight », bien plus qu’une chanson, témoigne qu’il a existé, même en France, pays au catholicisme étouffant, contraignant) une époque (elle n’a pas duré très longtemps) où il a régné un catholicisme plutôt joyeux, où l’idée d’aimer son prochain paraissait évidente, une époque où des notions peu évidentes, comme la transsubstantiation, la réincarnation des corps, la sainte trinité etc… sous l’effet de certaines substances, devenaient évidentes pour tous, Jesus vivaient parmi eux, ils le croisaient à chaque coin de rue, en train de se rouler un joint, s’ils lui demandaient du feu, ou leur chemin, sa seule réponse : il les aimait, son message était alors relayé alors dans la ville, accompagné par Emerson Lake and Palmer ou Franck Zappa, au bout de quelques heures tout le monde était prêt à aimer son prochain, ils s’aimaient dans des parcs, sur les bancs des universités entre deux cours, ils aimaient leur prochain partout et à toutes heures du jour et de la nuit.

c’est une chose à signaler : ce pays a vécu une courte période véritablement chrétienne.

il fallait bien ça pour comprendre le message de Bunuel.

renato dit: 1 septembre 2019 à 9 h 45 min

Rodin était une bête, Jacques, — dixit Duchamp —, mais n’avait pas un grand marge d’action. Le frère aurait pu s’en charger. À la même époque des voisins de mon père se sont trouvés dans la même situation : il ont refusé l’asile pour leur fille et après leur décès les frères l’ont prise en charge. Elle a vécu jusqu’en 1987. Il est vrai qu’il s’agissait de gens vraiment cultivés.

et alii dit: 1 septembre 2019 à 9 h 26 min

je n’ai pas remarqué que ces dames qui ont besoin de faire connaitre urbi et orbi leur cul sous prétexte qu’elles sont philosémites aient montré qu’elles aient lu sur le blog de zagdanski,qui lui est un authentique hébraisant mais sait parler du bla bla selon Céline!
et du narcissisme!

Jazzi dit: 1 septembre 2019 à 9 h 20 min

« Camille Claudel fut surtout la victime de la carrière de son frère. »

Et pas un peu à celle de Rodin, renato ?
Elle fut surtout victime de sa propre folie. On peut toujours en attribuer la cause aux proches, mais il est difficile, voire impossible, de soigner les fous. Voir le cas d’et alii ici…

renato dit: 1 septembre 2019 à 9 h 06 min

Camille Claudel fut surtout la victime de la carrière de son frère.

Incidemment, il ne faudrait pas oublier que la peine capitale ne fut abolie en France qu’en 1981.

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 8 h 59 min

pabo l’esoteric, le 31 août 2019 à 23 h 05 min.

Je ne sais pas à quels gogos vous faites monnayer vos horrorscopes , mais il y a gourance de planète, lol.

Non, quand à mon tour, j’avais fini sur le pot, nous nous colliions devant l’écran, quelques minutes.
Longtemps, je me suis couchée de bonne heure. Parfois, à peine la télé éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » jusqu’au matin.

Le marionnettiste qui réussissait ce tour de force vient de nous quitter.

« Dans le Nord et en Flandre, le spectacle de marionnettes était la distraction traditionnelle. A Tourcoing, par exemple, bon nombre d’habitants se souviennent avoir vu Guignol au « Beau Jardin » (parc Clemenceau). À dix-sept ans, Marcel Ledun a bien compris que de cette distraction, il fera un métier, même si tous le monde lui dit qu’il faut être fou pour l’envisager, à l’heure du cinéma et du tout début de la télévision grand public. Au début des années 50, à Charleville sa rencontre avec un groupe de marionnettistes appelés Les Petits Comédiens de chiffon, animé par Jacques Félix, sera le point déterminant du lancement de sa carrière. En 1961, la troupe accueille, en avril, le deuxième congrès national du Syndicat des guignolistes et marionnettistes français. Pour cette occasion, il est décidé d’organiser un festival qui, depuis lors, a lieu tous les trois ans et qui, au fil du temps, est devenu unique au monde ! C’est au cours de ce premier festival que Marcel Ledun va faire une rencontre déterminante pour lui : Louis Pajot, descendant d’une illustre dynastie, la Compagnie Pajot-Walton’s, qui perpétue la tradition de la marionnette à fils depuis deux siècles. Marcel Ledun devient son élève pour cette technique très difficile à maîtriser. Il entre, de ce fait, dans la troupe. Dès lors, les engagements vont se succéder, dans les plus grandes salles de France et même sur le paquebot France où il présentera des spectacles durant plusieurs années. Et cette télévision, qu’il pouvait craindre pour le déroulement de sa carrière, va lui offrir une somptueuse vitrine. En 1962, le réalisateur Claude Laydu fait appel à lui pour animer une émission quotidienne pour la petite enfance : « Bonne nuit, les petits ! », avec Nicolas, Pimprenelle, le marchand de sable et le fameux Nounours, qui ont traumatisé toute une génération de bambins en les envoyant se coucher de bonne heure ! »

https://tourcoing.maville.com/actu/actudet_-L-univers-de-Marcel-Ledun-un-genie-de-la-marionnette-a-fils_-613343_actu.Htm

Marie Sasseur dit: 1 septembre 2019 à 7 h 43 min

Céline a collaboré quelques temps avec A. Carrel. Et toute la substantifique moelle du « Voyage » presente, au-delà du style, cette meme convergence d’idéologie. Destouches , médecin raté, et travaillant pour l’administration, avait une conception « radicale » de la protection sanitaire.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 7 h 02 min

Plus de précisions dans Libération, à propos de cette sublime exposition sur Delphine Seyrig, la petite soeur d’Ulrike Meinhof :

« A Villeneuve-d’Ascq, une exposition met en lumière les engagements militants de l’actrice à travers films rares, compagnonnages féministes et projets frondeurs. »

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 6 h 59 min

En ce moment, il y a une exposition (je ne sais plus où) sur le militantisme de Delphine Seyrig, et ça m’a l’air plutôt intéressant. Je suis fasciné par ces femmes qui, comme Ulrike Meinhof, à l’inverse peut-être d’Eva Braun, prenaient leur destin en mains. Cela se sent par exemple dans le film d’Akerman, où Delphine Seyrig, grandiose, épluche des patates. Cela a l’air tout simple, mais c’est du grand art subversif, révolutionnaire et féministe. Delphine Seyrig restera dans nos mémoires longtemps – et cette scène cinématographique des patates me hantent depuis très longtemps :

https://youtu.be/5C5Az-239uM

Bérénice dit: 1 septembre 2019 à 6 h 40 min

Delaporte, il a emboîté le pas de l’oie. C’est bien sûr inacceptable moralement d’avoir préconisé le gazage des infirmes mentaux ou autres  » différents », il était en phase avec la France pétainiste d’alors, a-t il été inspirateur de ce qui s’est passe en Allemagne pour les déficients. Il préconisait un eugénisme actif et criminel, éthiquement inacceptable, je pense que même si l’on ne tue plus ou pas tous les  » affreux » le clivage, le système inégalitaire , l’enfermement et le cloisonnement social tel qu’il se présente actuellement aboutit sans mise à mort à une selection avoisinant avec cet eugénisme, il est social. Il faut compter sur les aberrations positives pour sortir les individus de la case qui leur est concédée et d’où ils proviennent. Et encore, j’irai meme jusqu’à avancer que les massacres des populations ,l’hégémonie voulue de certains etats arrangent tout le monde puisque nous sommes trop nombreux et bien que cette démographie fournisse des consommateurs qui entretiennent la machine à produire. Mais on laisse littéralement crever tout une partie de l’humanité et en meme temps sont financées de par le monde des travaux pas indispensables et couteux, d’autre part l’argent consacré à parfaire nos armements par exemple pourrait contribuer à ameliorer le sort des populations en danger. Ces choix sont bel et bien des options politiques, et ces choix ne sont pas prêts de d’harmoniser en faveur de la paix et la prospérité pour tous ou d’un minimum decent et digne pour tous.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 6 h 22 min

Commentaire sur Amazon à propos du livre de Carrel, l’Homme cet inconnu :

« Livre dans lequel on peut lire, concernant les délinquants ou malades mentaux : « un établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique ». Bref, peut être plaisant à lire si vous êtes un nazi. Sinon… » commentaire sur Amazon

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 6 h 16 min

« Et curieux, ce procès si politiquement correct quarante ans après qui enfonce à titre posthume pour sa conduite de 1940 un homme dont l’ambulance a sauvé bien des vies en 1914… »

MC, vous défendez ignoblement un criminel, responsable de l’assassinat des fous sous l’Occupation allemande. Vous délirez !

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 6 h 13 min

Par exemple, Camille Claudel, morte en 1943 dans son asile de fous, est une victime de cette administration de la mort-propagande du Dr Carrel.

Delaporte dit: 1 septembre 2019 à 6 h 09 min

« Alexis Carrel avait une rue dans le quinzième arrondissement de Paris. Elle a fini par être débaptisée après des années de demandes insistantes de diverses associations »

La faculté de médecine de Lyon avait voulu s’appeler Alexis Carrel. Il y a eu des protestations. On a publié des extraits répugnants de son livre, l’Homme cet inconnu. C’était confondant. Carrel a préconisé l’euthanasie des fous, sous l’Occupation. Il a été suivi par une administration pétainiste aux ordres. L’un des plus grands scandales sanitaires de l’histoire de France, dont le criminel Carrel fut responsable et coupable…

hamlet dit: 1 septembre 2019 à 4 h 39 min

erreur : celui qui a composé la chanson « the weight » a été inspiré par le film « Nazarin » de Bunuel, chanson reprise par Aretha Franklin, genre gospel.

preuve que ces films avaient un certain impact sur la jeunesse de l’époque

début années 70 nous allions voir ces films de Bunuel dans une petite salle cinema art et essai à Aix en Provence, ces films faisaient leur effet sur une certaine jeunesse en quete d’un nouveau christianisme, s’inventant un nouvel evangelisme halluciné genre Jesus super star let the sunshine in, ingredients : naiveté certaine et débilité sincère.

envoyer des jeunes voir ces films en 2019 ? ils en retireront ce qu’en dit Jazzi.

comme dit phil du commentaire de dhh : le regard d’une époque est parfois aussi important que le film lui-même.

mais ce regard ne reste pas imprimé sur la pellicule, reste que le film, certaines contextualisations sont difficiles, elles partent dans les oubliettes, inévitablement.

Go down Moses, there’s nothing that you can say.
It’s just like old Luke waiting, waiting on judgement day. Well Luke my friend what about Annalee, he said, « Do me a favor, stay and keep Annalee some company » – Take a load off Fannie, take a load for free, take a load off Fannie, then… put the weight on me!

x dit: 1 septembre 2019 à 1 h 22 min

Dubruel 31 août 2019 à 12 h 10 min
La brièveté de votre commentaire plaira sans doute à Renato, mais quant à moi,  n’étant pas devin, j’aurais besoin de quelques précisions.

Ne connaissant pas la vie de D. Lopez, je ne saurais dire si Fief « sent le vécu » ou s’il est le résultat convaincant d’une fréquentation limitée.
Si je vous ai bien compris, « on excuse » une stylisation insuffisante d’un réel inintéressant parce que l’on suppose l’auteur incapable de faire autre chose.
Je suppose que « l’imitation » avec laquelle « le livre flirte » serait celle d’un réel plat et dénué d’intérêt (et non du seul langage).
J’interprète votre « à part ça ? » comme  
signifiant qu’à votre avis ce roman reproduit sans rien révéler (non seulement le miroir ne se promène pas beaucoup mais la route est moche et il la reflète mochement). Le récit de l’engluement, de l’ennui, de la maladresse, de l’échec (le match) serait lui-même englué, ennuyeux, maladroit : l’échec (ratage et échouage) du récit.
L’immersion du lecteur (plutôt que la visite guidée du zoo dans une prose passe-partout), l’exactitude ou du moins la vraisemblance ne suffiraient pas à faire un roman digne de ce nom.

Pour ma part j’ai apprécié ce qui m’a paru un élargissement du domaine du roman à ces zones périurbaines, cet entre-deux social et humain aussi (avoir cet âge-là aujourd’hui dans ces conditions-là) qui évite le double écueil de la caricature et de la complaisance. La réussite m’a paru consister non seulement dans la restitution d’un monde assez peu fréquenté par la fiction (à moins que j’aie raté des choses importantes, c’est bien possible), mais dans l’émergence d’un sens (une direction, une sorte d’orientation aussi) pour le protagoniste. Ma (2ème) lecture doit dater d’environ un an, un peu trop loin pour pouvoir parler plus précisément de la fonction du personnage fou de langage et de littérature, des prolongements et des échos qu’il apportait à cette réalité plate, la façon dont les œuvres (« classiques ») pouvaient servir de levier pour se désengluer.

Je n’ai malheureusement pas lu Ripley Bogle (ni aucun autre livre de Mc Liam Wilson), roman qui semble fortement travaillé par de nombreuses influences littéraires. Ce n’est évidemment pas un défaut, mais le critique du NY Times (j’ai pris la peine d’aller lire l’article cité par wiki) estime qu’il pousse le parallélisme avec Ulysses « almost to the point of parody » (A Portrait of the Artist as a Young Man et même Finnegan’s Wake sont aussi évoqués). Un article sur un blog francophone mentionne Dickens, Sterne (sans doute pour le récit de l’accouchement) et le Orwell de Down and Out in Paris and London. Dans la London Review of Books c’est à Martin Amis que l’on pense : la voix omniprésente du protagoniste y est présentée comme « startlingly familiar ». Et vous pensez manifestement à Voltaire (pour la structure ?) …
Ce n’est pas un « tit for tat », il ne s’agit pas de renvoyer l’accusation d’imitation (elles ne sont pas du même ordre), d’ailleurs les deux romans ne semblent guère comparables si ce n’est qu’il y a travail de la langue (pas vraiment celle de la rue dans Fief, plutôt celle du groupe, de l’endroit, à partir de celle de la génération).

Une requête après la lecture en v.o. du premier chapitre de Ripley Bogle (où elle n’apparaît pas encore vraiment très syncopée) : une petite citation prise plus loin dans le livre m’éclairerait.

Renato, pardon.

et alii dit: 31 août 2019 à 23 h 11 min

MC dit: 31 août 2019 à 22 h 52 min
pour le journal, il ne m’en a pas parlé;mais « les archives », la correspondance, je suis certaine qu’il « cet homme dont j’ai oublié le nom  » en était illégalement donc, par « soustraction » ,le détenteur:comment eut-il pu me donner deux lettres originales et explicites?

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 23 h 05 min

Étant donné que cela fait au moins 65 ans, voire 70, que Sasseur, la Vieille Pouffiasse Folle, lit les nouveautés littéraires les plus débiles de l’année assise sur son pot, on comprend enfin ses diarrhées mentales, ses goûts de chiotte et son besoin vital de faire chi… tout le monde ici.

et alii dit: 31 août 2019 à 22 h 53 min

Dans diverses villes, dont Rennes, des demandes sont formulées pour que l’on débaptise les voies portant son nom. A Nantes en 1993 par exemple, elles ont trouvé écho et les rues ont été débaptisées[1].

Ce n’est pas la première fois qu’une telle requête parvient sur le bureau du maire de Rennes. En 2000, un représentant du « Collectif autonome Carrel Alexis » avait adressé la même demande à la mairie. Un adjoint socialiste, Pierre-Yves Heurtin, avait répondu en avançant trois arguments: « depuis 1977 (et l’élection d’Edmond Hervé NDLR), la municipalité a décidé de ne jamais débaptiser une rue portant un nom de personne ; c’est le Nobel scientifique qui est honoré ; si on réexaminait chaque cas, il faudrait débaptiser beaucoup de rues ». L’affaire en était restée là[2]. La mairie de Rennes poursuit en ajoutant « il faut distinguer chez Carrel, le scientifique du politique peu fréquentable ».

Le 10 mai 2000, une action du collectif mène à la « débaptisation symbolique » du boulevard Alexis Carrel. Les panneaux de rue sont subtilisés par une vingtaine de manifestants[3].

Le mouvement des jeunes communistes demande en 2017 que le nom d’Alexis Carrel ne soit plus donné au boulevard rennais[4].

En 2018, certains élus du conseil municipal de la ville de Rennes montent au créneau pour voir la rue changer de nom[5].

Il est étonnant d’ailleurs de constater que ce boulevard est voisin à la rue Victor et Ilona Basch, située un peu plus au nord, tous deux victimes de la milice française en 1944[6].

MC dit: 31 août 2019 à 22 h 52 min

Don Alexis ou Dom Alexis, pour Carrel?
Il me semblait que les archives, ou au moins le Journal manuscrit, avaient été léguées à une Université Jésuite Américaine.
Et curieux, ce procès si politiquement correct quarante ans après qui enfonce à titre posthume pour sa conduite de 1940 un homme dont l’ambulance a sauvé bien des vies en 1914…

Bérénice dit: 31 août 2019 à 22 h 23 min

Veule, idem, vous devez confondre avec loque peut être? Vous devriez cessez de projeter vos propres travers ,(de porc).

Bérénice dit: 31 août 2019 à 22 h 21 min

Qui pour le mentor? Menteur oui je veux bien, ils pullulent mais mentor, non. Cela fait tres longtemps,que le genre gourou ou tyran quand il serait parvenu a
à me charmer me donne envie de changer de trottoir. Pas vous,?

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 22 h 14 min

Il me suffit de me souvenir que le vieux sac d’os 1.65/52kg a été abandonné par son mentor webesque, qui a pris la fuite avec en bonus le doux adjectif de : veule, qui lui va comme un gant, et effectivement le ciel reste d’une clarté magnifique.

Jazzi dit: 31 août 2019 à 22 h 08 min

Ce documentaire de Bunuel est unique. Grâce à lui on conserve intacte la mémoire de cette singulière région espagnole et de ses singuliers habitants, Marie Sasseur.
La photo est un peu rude.
Le cinéaste à l’oeil noir.
Il cherche à traduire en images la vérité, quitte à la provoquer.
On comprend cependant que les descendants autochtones n’apprécient guère…

Bérénice dit: 31 août 2019 à 22 h 05 min

Marie, manix pour la couverture, m’a t il répondu. Bonne soirée sous des, peut être , nombreuses étoiles et ces odeurs de fin d’été à la campagne. Je pleure d’envie.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 21 h 52 min

Pablo l’esoteric, les débordés du cerveau comme vous, sont vite en boucle. Pénible. Si vous portez des couches a votre âge , c’est votre problème.

Je vous quitte, j’ai plus interessant à lire, je vais reprendre la chaloupe de Christophe Colomb, là où je l’ai laissée, autre bonne surprise de la rentrée.

Avec en prime une couverture très très originale.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/61/Emperor_charles_v.png/590px-Emperor_charles_v.png

Phil dit: 31 août 2019 à 21 h 52 min

sorti de l’actualité littéraire indigente, hommage à ce prestigieux blog qui permet de lire un témoignage in situ d’époque tel celui de DHH sur « Farrebique », film que personne ici ne semble avoir vu. de surcroît aimablement exprimé que n’étant pas issue de cette société, le catholicisme de ces familles patriarcales paysannes lui apparut « étouffant ».
ces destinées ne sont évidemment pas mortes étouffées, elles ont muté autant que Braudel put l’exposer dans son identité de la France, à quelques coudées d’intelligence au dessus de celle vendue par les « Le Bras-Todd ».
la climatisation était bonne ce jour et j’avais du temps à donner à cet idiot de web.

closer dit: 31 août 2019 à 21 h 48 min

Si tu préfères, des groupes de gens qui aiment parler espagnol de façon informelle ou autour d’un bouquin ou d’articles de presse…Le problème est la diversité des niveaux qui vont de l’espagnol langue maternelle (mais éventuellement sans grande culture littéraire) à l’amateur éclairé…

Bérénice dit: 31 août 2019 à 21 h 44 min

DHH, si c’est pour l’eugenisme, il a lieu avec une chance laissée jusqu’à present au progrès, à la progression et sauf exceptions les serviettes ne se mélangent pas si couramment avec les torchons.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 21 h 33 min

j’avais 2 ans quand je les lisais sur le pot. Bien sûr, j’ai été scolarisee, au deux et demi, et je faisais le trajet toute seule dès trois ans, jusqu’à l’ecole […] Ça s’est gâté ensuite…
Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 44 min

Ça c’est sûr que s’est gâté ensuite ! Avant tu étais sur le pot, maintenant tu as le pot sur la tête. C’est pour cela que tout ce que tu écris sent si mauvais.

DHH dit: 31 août 2019 à 21 h 33 min

Alexis Carrel avait une rue dans le quinzième arrondissement de Paris. Elle a fini par être débaptisée après des années de demandes insistantes de diverses associations

Bérénice dit: 31 août 2019 à 21 h 33 min

Et alli, c’est étonnant, quoiqu’il en soit nous savions lire , additionner, soustraire en entrant au CP et c’est une institutrice qui se chargeait de ces apprentissages primaires.

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