de Pierre Assouline

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La République des livres
Anthony Hopkins en sa muette insolence

Anthony Hopkins en sa muette insolence

 Un grand acteur n’est pas tenu d’être doué de la plume. En dehors de Dirk Bogarde, l’exception plutôt que la règle son œuvre en témoigne, on en connait peu ; et s’agissant de Mémoires celles de Kirk Douglas (Le fils du chiffonnier) furent des rares à sembler vraiment personnels et portés par un souffle intime- le pire, le contre-exemple absolu étant les souvenirs de Charlie Chaplin, autosatisfaction et name dropping. Un style calibré par un nègre littéraire, de ces mercenaires qui fournissent une écriture sur mesure et une construction si typique de ce qui se fabrique là-bas à la chaine pour faire accoucher une célébrité devant un magnétophone. Le canevas en phrases brèves : description, dialogue, anecdote, description, dialogue, anecdote… Le cas d’On s’en est pas trop mal sorti, petit (We did OK, kid, traduit de l’anglais par Paul Matthieu, 405 pages, 24,50 euros, Flammarion) d’Anthony Hopkins. Il y a de cela mais ce serait injuste de les y réduire.

Lorsqu’il se retourne sur sa vie, Anthony Hopkins a 87 ans. Disons que la première moitié de son livre est à oublier car le parfum de la fabrication n’est pas supportable lorsque le propos est banal ou parfaitement résumable en deux pages afin d’en conserver l’esprit. L’essentiel tient à ceci : une enfance de fils de boulanger de Commercial Road dans un village du Pays de Galles au début du siècle, des parents qui considèrent leur fils comme un bon à rien, un fruit sec, un raté tout juste capable de sécher les cours. Lui croit avoir trouvé sa voie lorsqu’un jour, paressant dans les coulisses d’une répétition du Spectacle de la Passion au YMCA local, il accepte de tenir un rôle vacant, celui de l’un des saints dans une scène de crucifixion avec le prélude de Lohengrin en tapis sonore. Juste une phrase à prononcer, pas davantage, vêtu d’un drap de lit :

« Heureux les débonnaires car ils hériteront la terre ».

Cela dit, ce n’est pas une prise de crâne sur le Golgotha qui lui a fait sauter le pas mais Shakespeare en général et le Roi Lear en particulier mais il lui faudra attendre 1986 pour être Lear sur les planches, « à mes yeux le plus grand rôle jamais écrit pour un acteur ». Son timbre de voix plait. Peu après la troupe lui demande d’être régisseur, bouche-trou et doublure. Son atout, déjà : une certaine manière de regarder l’autre fixement sans un mot, ce qu’il appelle « ma muette insolence ». Une arme pour celui qui n’a jamais cessé de considérer qu’un acteur n’est jamais qu’un type payé pour attendre. A l’instar de Robert Mitchum, rien ne l’insupporte comme ceux d’entre eux qui en font une montagne lorsqu’ils évoquent les difficultés de leur métier.

Son agoraphobie chronique se nourrit d’un cauchemar récurrent : il se voit marcher seul en plein milieu d’une avenue de peur qu’un suicidé lui tombe dessus et l’écrase. Ses rêves doivent beaucoup à la lecture, notamment la fréquentation des poètes (TS Eliot, Dylan Thomas, W.B. Yeats, Gerard Manley Hopkins, W.H. Auden, Constantin Cavafis…). La figure du père haï/adoré, le sien, hante la totalité de son récit. Après que le sien se soit reconverti en tenancier du pub Ship Inn, lorsqu’il avait un sérieux coup dans le nez c’est dire tous les jours à partir d’une certaine heure, il chantait à tue-tête des quatrains chus des Rubâ’iyat d’Omar Khayyâm mais l’on ignore si son héritier classe ce souvenir prégnant parmi les rêves ou les cauchemars.

Il est vrai que, dès son plus jeune âge, Anthony Hopkins a lui-même sévèrement taquiné la bouteille ; s’il n’y avait mis un terme à mi-parcours à la suite d’un long compagnonnage avec les Alcooliques Anonymes auxquels il rend un hommage appuyé, sa carrière aurait été plus brève. Il avait commencé par prendre ses distances avec le whisky et la tequila, se contentant de la bière. L’exemple familier de Richard Burton, qui l’initia au métier avant de mourir éthylique à 59 ans, ne suffisait pas à le dissuader. (« J’aurais voulu avoir la même présence que Richard Burton mais sans les mêmes vices »). Mais il lui fallut toucher le fond pour se résoudre à ne plus jamais lever le coude.

« Si vous essayez de « combattre » l’alcoolisme, il vous tuera. Vous devez accepter le fait que vous êtes alcoolique et que vous êtes faillible. Une fois que vous acceptez cette faiblesse en vous, vous pouvez respirer. Et vous vous entourez alors d’un groupe de soutien, constituée d’âmes tourmentées qui, comme vous, essaient de renoncer à l’alcool. Certains ont pris cette décision la veille ; d’autres s’y échinent depuis plusieurs décennies. Ensemble, nous nous entrainons à rester sobres. »

Mais avant le sevrage définitif, après tant et tant de scandales publics qui se terminaient en baston, il finit par comprendre que son addiction lui avait au moins permis de lui révéler « le monstre brutal » que sa carcasse d’homme abritait. Ses pages sur sa dette vis-à-vis des AA, sa solitude d’alcoolique, la remontée de ses frayeurs d’enfance, nous touchent car elles sont frappées du sceau de la vérité dans sa cruelle intensité. C’est également le cas de celles consacrées à sa relation avec sa fille unique- Ou plutôt son absence de relation. Née de son premier mariage, elle avait vécu au berceau et surtout peu après le départ définitif de son père du domicile comme l’atroce abandon d’une famille du jour au lendemain ; il se remaria plusieurs fois, vécut sa vie d’acteur et de comédien loin du Royaume-Uni et ne se manifesta que bien après.

Ils se revirent à plusieurs reprises, renouèrent en apparence ; il l’aida matériellement mais sentit bien que rien ne pouvait dissiper son malaise lorsqu’elle se retrouvait en sa présence. Sa fuite demeurait impardonnable et ses regrets vains d’autant que « je persiste à croire, aujourd’hui encore, que je n’avais pas le choix ». Il y a une dizaine d’années sous la pression de sa femme actuelle, il écrivit à sa fille pour lui proposer une rencontre, invitation à laquelle elle jugea préférable de ne pas répondre. Ça et là, le mémorialiste ne peut s’empêcher d’en parler non sans douleur tant son sentiment de culpabilité l’emporte et le referme aussitôt sur ses regrets. La tentative d’un critique du New York Times de lui en faire dire davantage est stricto sensu pathétique (elle est en ligne depuis hier, à visionner ici).

Bon, cela dit, si on se dirige vers un tel livre à l’intérêt inégal, c’est bien entendu pour en savoir davantage sur son ressenti à la suite de ses rôles dans certains films. On le remercie de nous épargner le moindre développement à propos des moins mémorables d’entre eux ; par leur abondance, tant sa filmographie que sa théâtrographie (avec la troupe du National Theatre Company à l’Old Vic notamment) donnent le vertige ; mais que de nanars dans le lot, du moins dans la première catégorie surtout si l’on ajoute les séries télévisées. Des films que c’est pas la peine : Surviving Picasso, The Edge (A couteaux tirés), Le masque de Zorro, Amistad, Slipstream, Le Rite, Thor, Hitchcock, Hannibal, Dragon rouge, Freud la dernière confession etc

Il y a de fortes pages sur The Father de Florian Zeller autour d’un homme progressivement atteint de démence sénile, si puissantes que l’on dirait du vécu sur le passage du temps et la douleur de la perte. Il interprète The Father comme si ce n’était pas un rôle de composition. Lorsqu’Oliver Stone l’a sollicité pour être Richard Nixon et que Hopkins lui a demandé de justifier son choix tant la ressemblance ne va pas de soi, le réalisateur lui a simplement répondu :

« Parce que vous êtes aussi taré que lui ».

Il faut dire qu’il venait de lire des interviews de l’acteur dans lesquelles celui-ci ne parlait que de ses angoisses, de ses phobies, de sa paranoïa. Il passe vite sur Elephant Man ce qui est regrettable même si son personnage, le chirurgien Frederick Treves qui opéra et suivit l’homme-éléphant, n’est que secondaire par rapport au rôle-titre. Mais, on s’en doute, là où on le guette vraiment, c’est dans les chapitres sur les deux grands films qui ont révélé son génie du jeu d’acteur, avec toute l’intelligence des situations, la finesse d’observation et l’art délicat du détail. dont il est capable.

Il y eut d’abord le Silence des agneaux (1991) qui l’imposa dans son interprétation inoubliable de psychiatre cannibale. Jonathan Demme le voulait absolument depuis qu’il l’avait vu dans Elephant Man bien que son personnage y fut animé par la bonté plutôt que par le mal. Lorsque son agent lui en fit porter le scénario, Anthony Hopkins interrompit sa lecture au bout de quinze pages et l’appela pour lui dire qu’on ne lui avait pas offert de meilleur rôle depuis qu’il était dans le métier. La lecture aussitôt après du roman de Thomas Harris dont il était l’adaptation dissipa le moindre doute. Puisque Hannibal est explicitement monstrueux, il prit le parti de ne pas en faire un monstre mais de le jouer comme quelqu’un de posé, amical, séducteur, charmeur, ambiguë, courtois, déstabilisateur, civilisé jusqu’au raffinement lorsqu’il demande à être vêtu d’une combinaison cintrée à ses mesures mais dénué de sentiments, d’empathie et d’affects- et donc humain à sa manière. Ce qui n’empêche pas en présence de l’agent Sterling (Jodie Foster) de réactiver le mythe de la Belle et la Bête.

Tel qu’il le vécut lors des préparatifs en amont, Hopkins ne voyait pas de problème à exprimer le mal qui git en chacun de nous comme en Hannibal Lecter. Non, la difficulté serait d’incarner un personnage à la fois détaché et attentif. Il savait ce qui terrorisait les spectateurs : un regard fixe et interminable, une diction parfaite, l’immobilité. Mais son frémissement d’entre les lèvres lorsqu’il évoque de la chair fraiche, il l’a puisé dans ses souvenirs d’enfance du côté du Bela Lugosi de Dracula. Sa femme Stella (« la Boss »), dont il loue l’acuité psychologique, assure qu’il est Asperger car il en a certains symptômes : il répète des mots ou des expressions en boucle, retient tout par cœur, est incapable d’exprimer ses émotions etc Lui-même se décrit plutôt comme « un poisson froid ».

L’autre grand film à son actif, dans le prolongement de Howards End, fut bien sûr Les Vestiges du jour du même James Ivory en 1993 d’après le roman de Kazuo Ishiguro. Le rôle du majordome Stevens, personnage de grand style tout en répression de ses émotions, cadenassé de l’intérieur, hiératique dans la dignité de sa fonction vécue comme un absolu, solitaire voué au service d’un aristocrate séduit par le fascisme et confondant de naïveté politique. Hopkins avoue n’avoir pas eu à forcer son naturel car il se considère comme profondément discret, en retrait. Il s’employa surtout à appliquer un conseil que lui donna un expert de la domesticité dans les grandes maisons :

« Quand le majordome entre dans une pièce, on doit avoir l’impression que cette pièce est encore plus vide qu’avant ».

Essayez donc… sans jamais parler de l’harassant, terrible, insurmontable travail du comédien. Anthony Hopkins ne vous le pardonnerait pas. Et, on le sait, il est imprudent de se mettre le Dr Hannibal Lecter à dos.

(« Images extraites du Silence des agneaux et des Vestiges du jour »)

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commentaires

36 Réponses pour Anthony Hopkins en sa muette insolence

rose dit: 25 janvier 2026 à 22h08

Lui, lorsqu’il va mourir, on se souviendra des agneaux et de sa dentition en cage de fer.
Sinon, il a collaboré, sérieusement, avec Florian Zeller. Au théâtre.

Olivier Litvine dit: 25 janvier 2026 à 22h10

Le RN se prend un chaussette dans le Loiret. Le Silence des Idiots.
Anthony Hopkins, un des ceux qui nous rassure sur l’existence d’une humanité au-delà des contingendes. Dan Day Lewis, Judy Dench, Emma Thompson…autant d’ami/e/s retrouvé/e/s et redécouvert/e/ss à chaque fois. Comme disait G. Venet, les acteurs/trices anglais/e/s, c’est un éblouissement.

J J-J dit: 25 janvier 2026 à 22h34

A la première apparition d’Anibal Lecter illustrant ce nouveau billet, j’ai vu en surimpression s’imposer le Malcolm Mc Dowell d’Orange mécanique de Kubrik. Je sais pas, vous. Brrrrr.

rose dit: 25 janvier 2026 à 22h40

Merci, Passou. Lu votre papier. Je crois que, Zeller, faisant jouer sa pièce Le père à New York, voulait Anthony Hopkins comme interprète.
Je serai curieuse de savoir s’il y a un lien avec le fait qu’il ait écrit son autobiographie, à 84 ans.
Ceci étant, pour connaître dans mon entourage plusieurs enfants abandonnés, ils ne pardonnent pas. Peut être que, ayant mis tant de temps à guérir, de cet abandon, ils ont désormais autre chose à foutre qu’à consoler l’abandonneur. Je situe cela au-delà d’un processus de vengeance. C’est un lien qui ne s’est pas crée, et qui ne se créera pas. Ou plus. Game is over.

rose dit: 25 janvier 2026 à 22h42

Pas moi.
Mais, on va se taper cette photo un moment, et moi, je vais avoir peur à chaque fois que je vais ouvrir ce billet.

Clopine dit: 26 janvier 2026 à 1h23

D’habitude, quand notre hôte exerce son métier de critique littéraire, il éveille ma convoitise (ou, au contraire, le rejet, si son opinion est mauvaise) : j’ai envie d’acquérir le livre, soit pour me faire ma propre opinion, soit pour ressentir le plaisir décrit.Mais aujourd’hui, est-ce à cause de la focalisation de l’ attention de PA sur les deux grands rôles de l’acteur, notamment le majordome – on sent que notre hôte a une histoire personnelle avec ce personnage – ? Aujourd’hui,donc, à la fin de la lecture du billet, j’ai tout simplement l’impression… D’avoir lu le livre, et donc de n’en avoir pas besoin. C’est un résumé parfait. Il n’y manque que les noms, dates et lieux (des mariages, des adresses, etc.), mais comme je m’en fiche de savoir que la troisième épouse, par exemple, s’appelait Mabel ou Elisabeth, eh bien, ma curiosité est d’ores et déjà comblée, je sais tout ce que je pourrais avoir envie de savoir sur Hopkins.
C’est une autre facette du métier, me semble -t-il : se substituer à l’auteur pour intéresser le (la) lecteur (trice), et ainsi lui faire épargner de l’argent…
Pas sûr que l’auteur en question, et encore moins son éditeur, n’ait envie de remercier notre Passou national !

puck dit: 26 janvier 2026 à 6h59

@ »Lorsqu’Oliver Stone l’a sollicité pour être Richard Nixon et que Hopkins lui a demandé de justifier son choix tant la ressemblance ne va pas de soi, le réalisateur lui a simplement répondu : « Parce que vous êtes aussi taré que lui ». »

dans un contexte général où Hollywood est surtout un instrument de propagande visant à initier et justifier de nouvelles en produisant des héros combattant l’axe du Mal au nom du Bien, Oliver Stone, cet ancien du Vietnam, reste un des seul producteur et réalisateur à garder la tête sur les épaules.

Il a participé et produit 2 documentaires sur l’Ukraine : Ukraine on Fire (2016) et Revealing Ukraine (2019) où il remonte dans l’Histoire et montre comment les anglo-américains ont utilisé l’Ukraine contre la Russie.

on peut voir ces 2 documentaires sur YT (Ukraine on fire vient d’être retraduit en français (Ukraine en feu), chacun dure 1h30 et il faut les voir pour se laver l’esprit de toute cette propagande médiatique qui vise à promouvoir la guerre et l’achat d’armes comme on vient de le voir encore à Davos cette année où tout était centré sur les banques et l’achat d’armes.

puck dit: 26 janvier 2026 à 7h07

sur la désinformation et la propagande médiatique j’ai vu un truc marrant sur TV5 sur les manifs en Iran.

en fait il y a eu plusieurs manifs de protestation, les premières étaient pacifiques et les suivantes étaient violentes.
ça s’est terminé un vendredi.

le lundi de la semaine suivante il y a eu des manifestation pro pouvoir avec des millions d’iraniens dans les rues des grandes villes.
dans ces manifs il y avait des dignitaires et des responsables politiques qui étaient en tête de cortège.

dans le truc que j’ai vu sur TV5 ils reprennent ces images avec les responsables politiques manifestant en tête de cortège, sauf qu’ils disent que c’est une manif de la semaine d’avant comme quoi même les dignitaires et les responsables politiques manifestent contre le pouvoir.

et là on se dit sérieux ? c’est quoi ce bordel !

actuellement les journalistes sont absolument capables de tout et n’importe quoi !
même la Pravda juste avant la chute de l’urss ils étaient pas autant à côté de leurs pompes.

puck dit: 26 janvier 2026 à 7h15

il y a une magnifique réponse d’Oliver Stone à une journaliste russe au tout début du documentaire « Revealing Ukraine ».

la fille lui demande les US sont loin de l’Ukraine, alors pourquoi il s’intéresse à ce pays.

on est en 2019, Oliver Stone répond :je suis un citoyen du monde, je me soucie de la paix et de la guerre, j’ai fait la guerre du Vietnam, je ne veux pas voir mon pays repartir dans une voie belliciste (militarystic path).

Phil dit: 26 janvier 2026 à 8h10

Affreuse bobine, vraie tête de bite ce Hopkins détraqué, le majordome cambré eût été préférable pour ouvrir les portes du prestigieux blog à passou. Les souvenirs d’acteurs, what else ?
« Pensez-vous avoir été un bon acteur ? No ». Henry Fonda, 1982, sa dernière interview.

J J-J dit: 26 janvier 2026 à 8h43

@ se substituer à l’auteur pour intéresser le (la) lecteur (trice), et ainsi lui faire épargner de l’argent (CT)
Drôle, je partage… et reconnais volontiers l parfois ‘utilité de la RDL de Passoul.
@ Une belle surprise matinale sur Fi, Trahir par fidélité, récente réflexion d’Aurélien B. sur AG, le mathématicien d’etalii.
https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Trahir_par_fid%C3%A9lit%C3%A9-833-1-1-0-1.html
Une journée qui commence bien àv.

Bolibongo dit: 26 janvier 2026 à 8h49

Ses rêves doivent beaucoup à la lecture, notamment la fréquentation des poètes (TS Eliot, Dylan Thomas, W.B. Yeats, Gerard Manley Hopkins, W.H. Auden, Constantin Cavafis…).

Bon, tout un programme de lecture…Merci Passou!

Olivier Litvine dit: 26 janvier 2026 à 8h50

-« We did OK » = ‘On s’en est bien sortis’, tout court; le ‘pas trop mal’ aurait été la traduction de « We did quite/rather OK ».

– Lear (anagramme de ‘real’, le vieux tyran confronté à la réalité de son insignifiance) est sans doute un rôle extraordinaire, car à lui seul ou presque, il tient la pièce à bout de bras avec sa déchéance qui n’en finit pas. Il faut de très grands acteurs et actrices pour que cette pièce, la plus mal foutue de WS (réunion de deux textes distincts), soit regardable.
Je pense à la mise en scène d’André Engel avec un Picolli totalement halluciné, épaulé par un Gérard Desarthe tout en puissance contenue.

« Is man no more than this? » (KL, III,4)

Ce qu’on se dit quand on entend les propos d’un certain Arno Klarsfeld réclamant la constitution d’une gestapo traqueuse d’OQTF.

J J-J dit: 26 janvier 2026 à 8h54

@ un certain Arno Klarsfeld réclamant la constitution d’une gestapo traqueuse d’OQTF.

Oui…, comment ce pantin à roulettes à ce point contaminé, peut-il encore sévir ? Bàv,

Olivier Litvine dit: 26 janvier 2026 à 8h59

Une journée qui commence bien

Pas pour tout le monde, 3J, pas pour tout le monde….

LM :A sept semaines des élections municipales, le maire d’Orange, Yann Bompard, a été condamné, lundi 26 janvier, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire, auprès de la députée Rassemblement national (RN) de la 4e circonspection du Vaucluse, Marie-France Lorho.

« Llareggub! », aurait dit: GM Hopkins? D.Thomas? WH Auden? WB Yeats?
(Fastoche).

J J-J dit: 26 janvier 2026 à 9h01

ah oui, je l’avais oublié dans le film qui retraçait les débuts de sa démence sénile… Merci de ce petit rappel à notre mémoire qui prend le même chemin de l’oubli, en dépit d’efforts de remémoration constants à la G. Perec. J’avais trouvé courageuse se « prestation » d’acteur. Je ne comprends pourquoi j’ai toujours eu une mauvaise opinion de ce Florian Zeller sans l’avoir jamais lu (préjugé « d’indécis » ?).

closer dit: 26 janvier 2026 à 9h04

Je trouve Passou un peu sévère avec le film sur Freud. Ce n’est certes pas un chef d’oeuvre (le rôle de sa fille est très artificiel notamment) mais pas un nanar non plus. Accessoirement il m’a amené à lire CS Lewis…

closer dit: 26 janvier 2026 à 9h07

Florian Zeller, un des meilleurs écrivains français vivants, JJJ. Dans la même catégorie que Yasmina Reza…Les Z décidément…
Evidemment Passou ne parle jamais ni de l’un ni de l’autre, sauf aujourd’hui à mon grand étonnement!

closer dit: 26 janvier 2026 à 9h08

J’ai vu dans la vitrine de mon libraire que le scout marin nous offrait trois Mexiques pour le prix d’un!
J’irai le (les) feuilleter.

Bolibongo dit: 26 janvier 2026 à 9h13

(Fastoche)*.

*Et bien que des lieux réputés pour avoir inspiré Under Milk Wood revendiquent également cette source d’inspiration, le repaire imaginaire des commérages de Llareggub est profondément ancré dans l’endroit que Thomas appelait « la ville la plus étrange du Pays de Galles »

Donna Ricaud-Veyre dit: 26 janvier 2026 à 9h22

Je ne connaissais pas ce Monsieur Hopkince. Il a quand même une drôle de tête sur la photo. Ce n’est pas un reproche, seulement quand on a une drôle de tête on a une drôle de tête.

closer dit: 26 janvier 2026 à 9h33

Evidemment le mot « rafle » est fâcheux par ses connotations historiques. Il faut qu’il se surveille ce monsieur Klarsfeld et qu’il ne considère pas que son nom et l’histoire de sa famille lui donne tous les droits.
N’empêche que beaucoup d’innocents seraient encore en vie ou n’auraient pas été violé si les OQTF étaient expulsés ou enfermés quand leur pays n’en veut pas.
Il faut donc agir.

rose dit: 26 janvier 2026 à 9h57

Arno Klarsfeld

Je le croyais vieux. Mais non, il a à peine 60 ans.

Pace que, vieux, lorsqu’on débloque, c’est le seul cas où la vieillesse est un naufrage.

Alors, jeune, c’est encore pire, cela signifie que l’on ne tient pas la route. Alors là, c’est grave, parce qu’il y a encore du chemin à faire, et si, jeune, on commence à débloquer, alors, cela ne va pas s’améliorer.
Arno Klarsfeld, reprends-toi.

JC..... dit: 26 janvier 2026 à 10h09

DISTRACTION DES MELOMANES

Quel est le nom de l’instrument de musique des violeurs en série de Gisèle Pélicot ?
Facile ! La Viole de Gambettes….

Jazzi dit: 26 janvier 2026 à 10h31

Qui se souvient que mon premier pseudo, ici, fut Annibal lecteur ?
Non pas à cause d’Anthony Hopkins mais de mon inquiétant vieil oncle Annibal Barozzi, sans « h »…

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