Anthony Hopkins en sa muette insolence
Un grand acteur n’est pas tenu d’être doué de la plume. En dehors de Dirk Bogarde, l’exception plutôt que la règle son œuvre en témoigne, on en connait peu ; et s’agissant de Mémoires celles de Kirk Douglas (Le fils du chiffonnier) furent des rares à sembler vraiment personnels et portés par un souffle intime- le pire, le contre-exemple absolu étant les souvenirs de Charlie Chaplin, autosatisfaction et name dropping. Un style calibré par un nègre littéraire, de ces mercenaires qui fournissent une écriture sur mesure et une construction si typique de ce qui se fabrique là-bas à la chaine pour faire accoucher une célébrité devant un magnétophone. Le canevas en phrases brèves : description, dialogue, anecdote, description, dialogue, anecdote… Le cas d’On s’en est pas trop mal sorti, petit (We did OK, kid, traduit de l’anglais par Paul Matthieu, 405 pages, 24,50 euros, Flammarion) d’Anthony Hopkins. Il y a de cela mais ce serait injuste de les y réduire.
Lorsqu’il se retourne sur sa vie, Anthony Hopkins a 87 ans. Disons que la première moitié de son livre est à oublier car le parfum de la fabrication n’est pas supportable lorsque le propos est banal ou parfaitement résumable en deux pages afin d’en conserver l’esprit. L’essentiel tient à ceci : une enfance de fils de boulanger de Commercial Road dans un village du Pays de Galles au début du siècle, des parents qui considèrent leur fils comme un bon à rien, un fruit sec, un raté tout juste capable de sécher les cours. Lui croit avoir trouvé sa voie lorsqu’un jour, paressant dans les coulisses d’une répétition du Spectacle de la Passion au YMCA local, il accepte de tenir un rôle vacant, celui de l’un des saints dans une scène de crucifixion avec le prélude de Lohengrin en tapis sonore. Juste une phrase à prononcer, pas davantage, vêtu d’un drap de lit :
« Heureux les débonnaires car ils hériteront la terre ».
Cela dit, ce n’est pas une prise de crâne sur le Golgotha qui lui a fait sauter le pas mais Shakespeare en général et le Roi Lear en particulier mais il lui faudra attendre 1986 pour être Lear sur les planches, « à mes yeux le plus grand rôle jamais écrit pour un acteur ». Son timbre de voix plait. Peu après la troupe lui demande d’être régisseur, bouche-trou et doublure. Son atout, déjà : une certaine manière de regarder l’autre fixement sans un mot, ce qu’il appelle « ma muette insolence ». Une arme pour celui qui n’a jamais cessé de considérer qu’un acteur n’est jamais qu’un type payé pour attendre. A l’instar de Robert Mitchum, rien ne l’insupporte comme ceux d’entre eux qui en font une montagne lorsqu’ils évoquent les difficultés de leur métier.
Son agoraphobie chronique se nourrit d’un cauchemar récurrent : il se voit marcher seul en plein milieu d’une avenue de peur qu’un suicidé lui tombe dessus et l’écrase. Ses rêves doivent beaucoup à la lecture, notamment la fréquentation des poètes (TS Eliot, Dylan Thomas, W.B. Yeats, Gerard Manley Hopkins, W.H. Auden, Constantin Cavafis…). La figure du père haï/adoré, le sien, hante la totalité de son récit. Après que le sien se soit reconverti en tenancier du pub Ship Inn, lorsqu’il avait un sérieux coup dans le nez c’est dire tous les jours à partir d’une certaine heure, il chantait à tue-tête des quatrains chus des Rubâ’iyat d’Omar Khayyâm mais l’on ignore si son héritier classe ce souvenir prégnant parmi les rêves ou les cauchemars.
Il est vrai que, dès son plus jeune âge, Anthony Hopkins a lui-même sévèrement taquiné la bouteille ; s’il n’y avait mis un terme à mi-parcours à la suite d’un long compagnonnage avec les Alcooliques Anonymes auxquels il rend un hommage appuyé, sa carrière aurait été plus brève. Il avait commencé par prendre ses distances avec le whisky et la tequila, se contentant de la bière. L’exemple familier de Richard Burton, qui l’initia au métier avant de mourir éthylique à 59 ans, ne suffisait pas à le dissuader. (« J’aurais voulu avoir la même présence que Richard Burton mais sans les mêmes vices »). Mais il lui fallut toucher le fond pour se résoudre à ne plus jamais lever le coude.
« Si vous essayez de « combattre » l’alcoolisme, il vous tuera. Vous devez accepter le fait que vous êtes alcoolique et que vous êtes faillible. Une fois que vous acceptez cette faiblesse en vous, vous pouvez respirer. Et vous vous entourez alors d’un groupe de soutien, constituée d’âmes tourmentées qui, comme vous, essaient de renoncer à l’alcool. Certains ont pris cette décision la veille ; d’autres s’y échinent depuis plusieurs décennies. Ensemble, nous nous entrainons à rester sobres. »
Mais avant le sevrage définitif, après tant et tant de scandales publics qui se terminaient en baston, il finit par comprendre que son addiction lui avait au moins permis de lui révéler « le monstre brutal » que sa carcasse d’homme abritait. Ses pages sur sa dette vis-à-vis des AA, sa solitude d’alcoolique, la remontée de ses frayeurs d’enfance, nous touchent car elles sont frappées du sceau de la vérité dans sa cruelle intensité. C’est également le cas de celles consacrées à sa relation avec sa fille unique- Ou plutôt son absence de relation. Née de son premier mariage, elle avait vécu au berceau et surtout peu après le départ définitif de son père du domicile comme l’atroce abandon d’une famille du jour au lendemain ; il se remaria plusieurs fois, vécut sa vie d’acteur et de comédien loin du Royaume-Uni et ne se manifesta que bien après.
Ils se revirent à plusieurs reprises, renouèrent en apparence ; il l’aida matériellement mais sentit bien que rien ne pouvait dissiper son malaise lorsqu’elle se retrouvait en sa présence. Sa fuite demeurait impardonnable et ses regrets vains d’autant que « je persiste à croire, aujourd’hui encore, que je n’avais pas le choix ». Il y a une dizaine d’années sous la pression de sa femme actuelle, il écrivit à sa fille pour lui proposer une rencontre, invitation à laquelle elle jugea préférable de ne pas répondre. Ça et là, le mémorialiste ne peut s’empêcher d’en parler non sans douleur tant son sentiment de culpabilité l’emporte et le referme aussitôt sur ses regrets. La tentative d’un critique du New York Times de lui en faire dire davantage est stricto sensu pathétique (elle est en ligne depuis hier, à visionner ici).
Bon, cela dit, si on se dirige vers un tel livre à l’intérêt inégal, c’est bien entendu pour en savoir davantage sur son ressenti à la suite de ses rôles dans certains films. On le remercie de nous épargner le moindre développement à propos des moins mémorables d’entre eux ; par leur abondance, tant sa filmographie que sa théâtrographie (avec la troupe du National Theatre Company à l’Old Vic notamment) donnent le vertige ; mais que de nanars dans le lot, du moins dans la première catégorie surtout si l’on ajoute les séries télévisées. Des films que c’est pas la peine : Surviving Picasso, The Edge (A couteaux tirés), Le masque de Zorro, Amistad, Slipstream, Le Rite, Thor, Hitchcock, Hannibal, Dragon rouge, Freud la dernière confession etc
Il y a de fortes pages sur The Father de Florian Zeller autour d’un homme progressivement atteint de démence sénile, si puissantes que l’on dirait du vécu sur le passage du temps et la douleur de la perte. Il interprète The Father comme si ce n’était pas un rôle de composition. Lorsqu’Oliver Stone l’a sollicité pour être Richard Nixon et que Hopkins lui a demandé de justifier son choix tant la ressemblance ne va pas de soi, le réalisateur lui a simplement répondu :
« Parce que vous êtes aussi taré que lui ».
Il faut dire qu’il venait de lire des interviews de l’acteur dans lesquelles celui-ci ne parlait que de ses angoisses, de ses phobies, de sa paranoïa. Il passe vite sur Elephant Man ce qui est regrettable même si son personnage, le chirurgien Frederick Treves qui opéra et suivit l’homme-éléphant, n’est que secondaire par rapport au rôle-titre. Mais, on s’en doute, là où on le guette vraiment, c’est dans les chapitres sur les deux grands films qui ont révélé son génie du jeu d’acteur, avec toute l’intelligence des situations, la finesse d’observation et l’art délicat du détail. dont il est capable.
Il y eut d’abord le Silence des agneaux (1991) qui l’imposa dans son interprétation inoubliable de psychiatre cannibale. Jonathan Demme le voulait absolument depuis qu’il l’avait vu dans Elephant Man bien que son personnage y fut animé par la bonté plutôt que par le mal. Lorsque son agent lui en fit porter le scénario, Anthony Hopkins interrompit sa lecture au bout de quinze pages et l’appela pour lui dire qu’on ne lui avait pas offert de meilleur rôle depuis qu’il était dans le métier. La lecture aussitôt après du roman de Thomas Harris dont il était l’adaptation dissipa le moindre doute. Puisque Hannibal est explicitement monstrueux, il prit le parti de ne pas en faire un monstre mais de le jouer comme quelqu’un de posé, amical, séducteur, charmeur, ambiguë, courtois, déstabilisateur, civilisé jusqu’au raffinement lorsqu’il demande à être vêtu d’une combinaison cintrée à ses mesures mais dénué de sentiments, d’empathie et d’affects- et donc humain à sa manière. Ce qui n’empêche pas en présence de l’agent Sterling (Jodie Foster) de réactiver le mythe de la Belle et la Bête.
Tel qu’il le vécut lors des préparatifs en amont, Hopkins ne voyait pas de problème à exprimer le mal qui git en chacun de nous comme en Hannibal Lecter. Non, la difficulté serait d’incarner un personnage à la fois détaché et attentif. Il savait ce qui terrorisait les spectateurs : un regard fixe et interminable, une diction parfaite, l’immobilité. Mais son frémissement d’entre les lèvres lorsqu’il évoque de la chair fraiche, il l’a puisé dans ses souvenirs d’enfance du côté du Bela Lugosi de Dracula. Sa femme Stella (« la Boss »), dont il loue l’acuité psychologique, assure qu’il est Asperger car il en a certains symptômes : il répète des mots ou des expressions en boucle, retient tout par cœur, est incapable d’exprimer ses émotions etc Lui-même se décrit plutôt comme « un poisson froid ».
L’autre grand film à son actif, dans le prolongement de Howards End, fut bien sûr Les Vestiges du jour du même James Ivory en 1993 d’après le roman de Kazuo Ishiguro. Le rôle du majordome Stevens, personnage de grand style tout en répression de ses émotions, cadenassé de l’intérieur, hiératique dans la dignité de sa fonction vécue comme un absolu, solitaire voué au service d’un aristocrate séduit par le fascisme et confondant de naïveté politique. Hopkins avoue n’avoir pas eu à forcer son naturel car il se considère comme profondément discret, en retrait. Il s’employa surtout à appliquer un conseil que lui donna un expert de la domesticité dans les grandes maisons :
« Quand le majordome entre dans une pièce, on doit avoir l’impression que cette pièce est encore plus vide qu’avant ».
Essayez donc… sans jamais parler de l’harassant, terrible, insurmontable travail du comédien. Anthony Hopkins ne vous le pardonnerait pas. Et, on le sait, il est imprudent de se mettre le Dr Hannibal Lecter à dos.
(« Images extraites du Silence des agneaux et des Vestiges du jour »)
1 296 Réponses pour Anthony Hopkins en sa muette insolence
Et l’affaire Dominique Baudis? Pauvre crétin de Gigi, être (?) sans dignité … et les propos sur 1972… Quand j’ en aurai le temps, je m’amuserai à établir une liste. Les « fascistes » ne sont pas toujours où l’on dit. La Gigi en est un parfait exemple.
Le comportement du président de la commission sur l’audiovisuel public est la preuve publique que nos amis havrais doivent stopper la carrière nationale d’Edouard Philippe. Aux urnes citoyens !
Je viens de terminer ma lecture de LA THEORIE DE LA SEXUALITE RESTREINTE ET GENERALE d’Albert Epstein, traduit de l’allemand par Maurice Solovine.
…..Passionnant !
Bonjour
« Et l’on ne compte plus les collabos, prêts à n’importe quoi pour conserver l’ordre du monde des milliardaires, du moment que, comme Jazzi, on ait sa niche un peu culturelle, son bichon choyé à grand renfort de vétérinaire, aliment adapté, petites promenades, alors on danse, dirait Stromae. »
Alors elle crache.
Mais que dirait Aznavour ?
« Qu’elle est triste Clopine
Au temps des amours mortes
Qu’elle est triste Clopine
Quand elle ne vous aime plus.
Elle cherche encore des mots
Mais l’ennui les emporte
Elle voudrait bien pleurer
Mais elle ne le peut plus
Qu’elle est triste Clopine
Lorsque ses piètres paroles
Ne viennent souligner
Que des silences creux
Qu’elle est triste Clopine
Le soir seule à la brune
Quand elle cherche une main
Que l’on ne lui tend pas
Et quand elle ironise
Devant le clair de lune
Pour tenter d’oublier
Ce qu’on ne lui dit pas »
Moralité :
Au moment de partir, il faut laisser la maison propre et cesser de salir ce(ux) que l’on prétend avoir aimés…
Ol, à gauche il va y avoir autant de candidats que d’électeurs !
« Le socialiste Jérôme Guedj annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, sans passer par la primaire »
« « Je ne changerai pas d’avis » : Raphaël Glucksmann ne participera pas à la primaire de la gauche pour la présidentielle »
Si vous ne voulez pas Jérôme Bardella à la présidence, il vous faudra voter David Lisnard…
Mais qui veut la mort de Jack Lang ? triste victime expiatoire !
https://www.leparisien.fr/politique/il-a-vecu-toute-sa-vie-en-ayant-le-sentiment-detre-un-intouchable-letau-se-resserre-autour-de-jack-lang-04-02-2026-K67LS46VDJAYNED6XPVA5P4AUY.php
Bonjour
Pauvre crétin de Gigi (pourquoi pauvre ?) – Les «fascistes» ne sont pas toujours où l’on dit (anéfé, ils sont tous conviés à se rendre aux urnes au Havre).- Les Jérôme ont souvent mauvaise presse parmi les célébrités socialistes : Cahuzac, Jaffré, Guedj, Kerviel, Fourquet, Bardella (*… chassez l’intrus, jzmn !). Des « primaires » à Paris seraient suicidaires à ma droite. – C’est vrai qu’elle « crache », et je trouve ça bien dommage, mais on comprend la nature du venin émis dans son glaviot. et il est de moins en moins empoisonné. Essayer l’indifférence, et iels finiront poétes.ses, comme Lou-Chax.
Bàv, (5 II 26)
…..Passionnant !
–
…n’est-ce pas ? Il faut en retenir que tout est relation.
Quelqu’un.e, hormis Passoul, a-t-il lu ce roman ?…
https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/la-recitante-9782749171548/
Une victime expiatoire (jzmn)… Que doit-il expier, au juste : son lifting raté ?
Bis repetita, avec un spin:
1ère affaire:
Pour sollicitations sexuelles adressées à trois adolescents, Je suis condamné le 14 janvier à deux ans d’emprisonnement avec sursis, 20 000 euros d’amende, une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
2ème affaire: je suis condamné en appel le 27 janvier 2025 à dix-huit mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel. Le pourvoi en cassation formé dans ce second dossier n’a pas encore été examiné.
Qui suis-je?
Qui me protège (merci, o merci, o patron)?
Pourquoi?
Les initiales sont J M M…,
Mais qui regarde encore Euronews, Ol ?
La place va se libérer à la tête de l’IMA !
Encore un qui a oublié la seconde partie de la célèbre maxime de la Ligue des Patriotes, remise au mauvais goût du jour par les RN-UDI-Requaquette!: « Y penser toujours, n’en parler jamais! »
Le candidat du RN et de l’UDR aux municipales à Carpentras ( Vaucluse), Christian Richaud Simoni a multiplié les messages violemment racistes et sexistes sur son compte X. Après publication de ces informations, le RN du département lui a retiré son investiture le 4 février.
Carpentras…rings a bell…
Je ne sais pas vraiment ce qu’il doit expier, mais ça sent la curée, JJJ !
Et j’aime pas ça…
Les initiales sont J M M…,
—
Merci pour l’indice, MC. Il est ani-mateur.
Ses fans ici vont peut-être montrer un peu de courage. Ca ne leur ressemble pas, cela dit.
Oui, je me souviens que Passou en avait parlé, JJJ.
https://larepubliquedeslivres.com/celle-qui-est-ce-quon-veut-quelle-soit/
Moi j’ai commencé avec plaisir la lecture de « Rue Darwin » de Boualem Sansal.
C’est lui qui dit qu’avant de partir, il faut laisser la maison propre…
Comme on disait à Carpentras : je n’aimerais pas y vivre, il y a trop de melons… qui se prennent le Melon – ni. / Meuh.
Mais qui peut bien être fan de Morandini, Ol ?
MORANDINI
Ca craint à la tête de la commission parlementaire entre l’Union des Droites et l’Horizon… Tu m’étonnes qu’il faut se ruer aux urnes chez Philippe… et choisir entre le affidés d’Alloncle et/ou ceux de Patrier-Leitus
https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%A9mie_Patrier-Leitus
Une affaire passionnante, vue de Paris-Charentes, les apprentissages de Lucien de Rubempré dans les Chardons de la presse people,…
commission parlementaire
—
3j, à ce propos, on notera la sainte trinité des petits roquets de l’extreme droite: attaquer, accuser, déformer. Un paradigme. Une tendance lourde.
« Mais pour que (le) travail (de la Commission) ait lieu, il faut de la bonne foi, et de vraies questions pour obtenir de vraies réponses. Que fait le député Alloncle, à longueur d’auditions, sur les réseaux sociaux, dans ses interviews ? Il attaque. Il accuse. Il déforme, souvent. Par exemple les propos du journaliste Patrick Cohen, après son passage devant la Commission. Ou ceux de Sibyle Veil, la PDG de Radio France.(Jean Leymarie, FC)
Tout le monde est bien conscient que les roquets son cantonnés aux identitaires ici « extrêmiste de droite ». Aucun à gauche ni au centre, cela va de soi. Aucun ici non plus.
Quoique.
Je suis blanc comme neige
Mais que restera-t-il après ma blancheur ?
… sept personnnes de petite taille ou de petite stature ?
C’est comme s’il y avait un concours pour savoir qui est la pire ordure — et pourtant, on sait depuis longtemps qu’il n’y a pas de limite au pire. Au milieu de toutes ces ordures, je trouve drôle et rafraîchissant que Dolly Parton ne s’offusque pas quand quelqu’un lance une boutade à propos de la stupidité des blondes, parce qu’elle a prouvé qu’elle n’est pas stupide et surtout parce qu’elle n’est pas blonde.
J’appréciais plutôt Alain Souchon autrefois. A présent il m’insupporte au point que je ne parviens plus à écouter ses disques. Ça n’enlève rien à son talent passé qui était réel et important.
Il faut dire que Charoulet a aussi bien contribué à ce qu’Alain Souchon me sorte par les trous de nez.
Rencontre qui s’annonce passionnante entre Marie Ndiaye et Wendy Erskine, vendredi 13 février à 19h30, au Centre culturel irlandais. Entrée libre mais réservation conseillée.
On connait bien l’oeuvre du prix Goncourt 2009, mais moins Wendy Erskine, une des grandes romancières et nouvellistes nord-irlandaises contemporaines, avec Lucy Caldwell, Anna Burns (Booker Prize 2018) & Jan Carson.
Son premier receuil de nouvelles ‘Sweet Home’, aurait pu s’intituler ‘Gens de Belfast Est’ (la partie protestante de la ville, exception faite du Short Strand).
J’ai essayé, un jour, de lire « Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye, son Goncourt.
Au bout d’une cinquantaine de pages, il m’est tombé des mains, son livre, comme tombe une feuille morte d’un arbre, de lassitude et d’ennui.
Ça m’apprendra, me suis-je dit, de vouloir lire un bouquin médiocre de bonne femme tout aussi médiocre.
Alfred, elle a sa fiche dans mon « Goût de l’Afrique »
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MARIE NDIAYE
Vacance sénégalaise
Fille d’une Française et d’un Sénégalais, Marie NDiaye n’a pas connu son père, retourné vivre dans son pays natal peu après sa naissance. Si ce n’est à l’occasion de rares séjours de vacances longtemps plus tard. Elevée dans un « univers 100 % français », Marie NDiaye à longtemps déclaré que pour elle : « l’origine africaine n’a pas vraiment de sens – sinon qu’on le sait à cause de mon nom et de la couleur de ma peau. » Ce n’est que récemment qu’elle a avoué avoir retrouvé le « chemin du baobab ». Un chemin initié avec Trois femmes puissantes, Prix Goncourt 2009. Jusqu’alors, elle n’avait jamais évoqué l’Afrique, malgré une douzaine de titres à son actif. Dans ce roman, constitué de trois récits, avec un passage de relais entre chacun d’entre eux, elle nous donne à voir, par la grâce flamboyante de son écriture, des personnages au plus intime de leurs pensées : Norha, Fanta et Khady Demba. Trois femmes qui ont particulièrement inspiré cet auteure dont l’étrangeté du style fait écho, entre réel et imaginaire, à sa propre « étrangèreté » au monde ainsi qu’à celle de ses personnages. Dans l’extrait ci-dessous, Norah, la première héroïne du roman, française et avocate, arrivée dans la villa cossue des environs de Dakar à la demande pressante de son père, un homme dont malgré l’autorité lointaine elle a toujours subi le maléfique ascendant, croise pour la première fois l’héroïne du troisième récit, une sorte de « cœur simple » dont on suivra le destin impitoyable, qu’elle affrontera jusqu’au bout avec une impressionnante dignité.
« Cela n’a ni sens ni intérêt d’avoir pour père un homme avec lequel on ne peut littéralement pas s’entendre et dont l’affection a toujours été improbable, songeait-elle une fois de plus, calmement néanmoins, sans plus frémir maintenant de ce sentiment d’impuissance, de colère et de découragement qui la ravageait autrefois lorsque les circonstances lui faisaient cogner du front contre les irrémédiables différences d’éducation, de point de vue, de perception du monde entre cet homme aux passions froides, qui n’avait passé en France que quelques années, et elle-même qui y vivait depuis toujours et dont le cœur était ardant et vulnérable.
Elle était pourtant là, dans la maison de son père, elle était pourtant venue quand il l’avait appelée.
Et cette émotivité qu’il méprisait sans retenue, méprisant avec elle sa propre fille et tout l’Occident avachi et féminisé, si elle en avait été un peu moins pourvue elle aurait trouvé n’importe quel prétexte pour s’éviter un tel voyage – … et tu me ferais honneur et un plaisir insigne en voulant bien, si tes forces te le permettent, te séparer pour un temps plus ou moins long de ta famille pour venir chez moi, ton père, car j’ai à te parler de choses importantes et graves…
Oh, comme elle regrettait déjà d’avoir fléchi, comme elle aspirait à rentrer chez elle, à s’occuper de sa propre vie.
Une mince jeune fille en débardeur et pagne élimé lavait des marmites dans le petit évier de la cuisine.
La table était couverte des plats qui attendaient, comprit Norah, de leur être servis à elle et à son père.
Abasourdie, elle aperçut du poulet rôti, du couscous, du riz au safran, une viande sombre dans une sauce à l’arachide, d’autres mets encore qu’elle devinait sous les couvercles transparents et embués, surabondance qui lui coupa les jambes et se mit déjà à peser sur son estomac.
Elle se glissa entre la table et l’évier et attendit que la jeune fille eût fini, avec peine, de rincer un grand fait-tout.
L’évier était si étroit que les parois du récipient ne cessaient de heurter les bords ou le robinet, et comme il était dépourvu de paillasse la jeune fille devait s’accroupir pour poser à terre, sur un torchon étalé, la vaisselle à égoutter.
Encore une fois, la preuve du médiocre souci qu’avait son père du confort de ses domestiques exaspéra Norah.
Elle se lava les mains rapidement tout en adressant à la jeune fille sourires et petits signes de tête.
Et quand elle lui eut demandé son nom et que la jeune fille, après un temps de silence (comme, songea Norah, pour enchâsser sa réponse dans une monture d’importance), eut déclaré : Khady Demba, la tranquille fierté de sa voix ferme, de son regard direct étonna Norah, l’apaisa, chassa un peu l’irritation de son cœur, la fatigue inquiète et le ressentiment.
(« Trois femmes puissantes », Editions Gallimard, 2009)
À chaque fois que je le peux j’ècoute sur France Inter le Jeu des Mille Euros diffusé en semaine vers 12h 45.
Nicolas Stoufflet interrogeait aujourd’hui une candidate : « Quelle est votre passion ? » ; réponse : « Mon mari ». Et on imaginait que c’était réciproque. Elle a été applaudie par les spectateurs. Quel réconfort de savoir qu’il existe encore en Franxe des gens qui ont les pieds du terre et de saines et juste valeurs ancrées en elles.
J’aime beaucoup mon mari, Malo Veyre, Monsieur Dé. Et c’est réciproque.
C’est tout à votre honneur, Donna. Bravo. Étant célibataire par choix (me concernant, procréer est inutile et dangereux), je ne peux pas en fire autant.
Jazzi,
Rassurez-moi, dans votre « Goût de l’Afrique », il y a quand même d’autres auteurs africains autrement plus talentueux et plus sérieux que cette Marie NDiaye ?!
Quand on voit tous ces gens qui ne vivent qu’individuellement et be s’approchent de celui ou celle de l’autre sexe que pour en profiter sexuellement ou matériellement, dominer ou y trouver un passe-temps, tous ces pseudo-couples même pas mariés devabt Dieu qui finissent par se déchirer, se haïr… quelle tristesse. Mais aussi quelle honte n’être pas capable d’aimer en vérité.
Voyez-vous même, Alfred !
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SOMMAIRE
FUGUES AFRICAINES
Daniel Rondeau : Carthage toujours recommencée et romancée
Olivier Rolin : Au soleil rouge de l’oubli de Port-Soudan
Joseph Kessel : Abyssine Ethiopie
Frédéric Mitterrand : Lettre d’amour à la Somalie
Karen Blixen : Impressions Kenyanes
Joseph Conrad : Le Congo en Blanc et Noir
Louis-Ferdinand Céline : Bardamu au Petit Congo
Marie NDiaye : Vacance sénégalaise
Paul Morand : Retour aux origines en Côte d’Ivoire
(RE)NAISSANCE DES NATIONS
Alaa el Aswany : Révolution en terrasse
Alain Mabanckou : Rois nègres et magie noire
Wole Soyinka : Jours de fêtes
J.M.G. Le Clézio : 1968, année noire
William Boyd : Les mauvaises influences occidentales
Nadine Gordimer : Résistances séparatistes
André Brink : White micmac
J.M. Coetzee : L’Afrique utopique
Maryse Condé : L’apartheid et après ?
MIROIR D’UN CONTINENT
Tidiane N’Diaye : L’Afrique des esprits
Amadou Hampâté Bâ : L’âge d’homme
Donato Ndongo : Transmission tribale
Léopold Sédar Senghor : L’invention de la négritude
André Gide : En dansant et en chantant
Michel Leiris : L’Afrique fétichiste
Amin Maalouf : L’eau chaude de la mémoire
Salluste : D’où viens-tu Kabyle ?
Kateb Yacine : Souviens-toi de ta tribu !
INTRODUCTION
« J’allais trafiquer avec eux des ivoires longs comme ça,
des oiseaux flamboyants, des esclaves mineures.
C’était promis. La vie quoi ! »
CELINE
« La langue française,
c’est le trésor de guerre des Algériens. »
KATEB YACINE
« En Afrique, quand un vieillard meurt,
c’est une bibliothèque qui brûle »
AMADOU HAMPÂTÉ BÂ
https://www.mercuredefrance.fr/le-gout-de-lafrique/9782715233225
@ une boutade à propos de la stupidité des blondes, parce qu’elle a prouvé qu’elle n’est pas stupide et surtout parce qu’elle n’est pas blonde (citation d’RM).
J’ignore qui est l’auteure de cet humour -… Dolly Parton-, mais je l’apprécie comme vous (Rosie-Carpe, d’Anthony, plutôt, non ?)
Ces fichus jeux olympiques vont de nouveau nous faire chier pendant un mois. Je ne sais même pas dans quel patelin ils vont se tenir. Ce que je sais c’est qu’ils vont de nouveau parasiter mes grilles de programme tèlé et audiovisuels.
Choix pas inintéressant. Il y aurait peut-être eu une place pour Ryszard Kapuściński (Ebène), pour le chef d’oeuvre de Chinua Achebe, Things Fall Apart (Tout s’effondre), titre tiré d’un célèbre poème de Yeats, et pour le seul prix Nobel égyptien, Naguib Mahfouz, poignardé par les islamistes.
Le neveu Mitrand fait tache, qui est allé à confesse chez Robert Laffont pour expier sa ‘mauvaise vie’, raflant les deniers du cul(te) en passant.
J’en ai vraiment, mais vraiment rien à foutre de toute cette clique glisseuse ridiculement habillée en couleurs fluo et qui coûte très cher.
Bon apparemment c’est pas en France.
Déjà ça de gagné.
Ol, sur tes conseils, j’avais déjà rajouté à l’époque, Wole Soyinka, que je ne connaissais pas du tout.
Et sur ceux de Rosanette, Salluste.
« Le neveu Mitrand fait tache »
Oui, mais il a tant aimé la Somalie, me permettant d’élargir le champ d’action de mon goût de l’Afrique !
Mon interview par Yvan Amar sur RFI à propos de l’Afrique
https://www.rfi.fr/fr/emission/20140128-jacques-barozzi
la femme de Trump est une fille Epstein….
vrai ou complotisme ?
« Mon interview par Yvan Amar sur RFI à propos de l’Afrique »
c’est le type qui présentait les infos ?
si c’est lui je le croise en été au Gigaro à la Croix Valmer, il a l’air assez cool.
« dans mon « Goût de l’Afrique » »
t’aurais pu interviewer Lang sur son amour de Marrakech
« Mais qui veut la mort de Jack Lang ? »
ses victimes ?
l’affaire Epstein révèle un truc nouveau :
Assange et Snowden c’était au niveau des états.
avec Epstein on passe au niveau supérieur : c’est une élite (groupe d’individus) qui contrôlent ces états dont parlent Snowden et Assange.
exemple au hasard : la baronne de Rothschild demande à Epstein de faire taire Dieudonné et dans les semaines qui suivent Vals (ministre de l’intérieur) le condamne.
ou Peter Mandelson, premier ministre et bras droit de Tony Blair, qui donne des informations top secret à Epstein.
il vient de démissionner et de rendre son titre de lord, mais ça ne va pas être suffisant : il ne pourra pas échapper à la prison à vie pour haute trahison.
Ben personne n’a tellement réagi, à l’idée que, lorsqu’on part d’un lieu, il ne faudrait pas « dire du mal » de ceux qui l’investissent encore, qui y vivent. Sauf qu’à mon sens, il y a départ et départ d’un lieu. Moi, je suis partie avec un coup de pied au cul.
Je trouve les OQTF bien pacifiques, surtout ceux qui paient des impôts via leur boulot ici, leur consommation ici (la TVA, t’es malien (etc.) sans papiers mais tu la paies la TVA dès que t’achètes du pain, même si toi on te paie l’équivalent d’une bouchée de ce pain au black, évidemment au black).
Le problème c’est juste la violence. Le coup de pied au cul, pour être précise. Partir d’un lieu de vie, non parce que vous avez choisi de partir, mais qu’on vous a foutu dehors… Ben à mon sens, quand tu es victime, tu as le droit de dénoncer la violence (« le coup de pied au cul », un homo est d’après moi sensible à cette partie spécifique de son individu, et il devrait tendre la main à ses soeurs victimes du patriarcat, et qui ont combattu pour ses droits, bref). Mais d’accord, c’est politique. Vaut mieux mettre son cerveau à feu doux. Quand on est dans un repli égoïste, mieux vaut voter Macron.
Il y a un truc très très rigolo sur Blast, en ce moment : Denis Robert se présente à la présidentielle… Tapez you tube.
Mon père était ébéniste, petit patron poujadiste, catholique, sourd (mais éperdument amoureux de ma mère, qui le valait bien, cet amour veux-je dire). Il aurait eu une bouche un peu tirée de travers, à lire le pastiche si « drôle » posté par Jazzi (mais personne n’a vraiment ri, pourtant on aurait pu attendre un « ahahahahah » approbatif de Chaloux, d’ailleurs ça ne saurait attendre ).
Enfin, ça doit être de la poésie…. Vu que ça rime, et que c’est un pastiche…
Non, ça n’en est pas ? Vous êtes sûrs ? Allons, encore un petit effort ! Ca commence par un « h », et il n’est pas question de briser une mer gelée, mais bien de provoquer de la souffrance à autrui.
NIETZSCHE
Deux excellents spécialistes français de Nietzsche, Patrick Wotling et Céline Denat, ont eu la bonne idée de publier un « Dictionnaire Nietzsche » aux éditions Ellipses. Ce volume de 300 pages aborde une cinquantaine de mots employés par le philosophe. Les deux auteurs donnent toutes les informations possibles en citant d’amples extraits de Nietzsche puisés dans quinze de ses livres les plus connus.
Une particularité de ce dictionnaire est qu’une grande partie des citations est puisée ailleurs que dans ces livres, dans ce que les auteurs appellent « Les fragments posthumes ». Il est clair que si ces fragments sont posthumes, le philosophe ne les a pas publiés et que les lecteurs…ne les connaissent pas.
En conséquence on découvre des phrases et des pensées qui bouleversent la connaissance qu’on pouvait avoir du philosophe.
Raison de plus pour acquérir ce dictionnaire.
Il y a un truc, ça s’appelle la dignité humaine, qui vous interdit d’applaudir aux sketches si drôles de Dieudonné, aux propos de Pascal Praud, et à la souffrance, réelle ou supposée, de Clopine. Je dis ça je dis rien, ça va être l’heure d’aller faire son petit pipi et son petit caca au bichon. Cheddly ne suffisait plus, avec la baisse de la libido. Le voilà pourvu d’un frérot, dans la catégorie clébard.
Jazzi, parmi les écrivains qui ont décrit l’Afrique, avec leur propre mode de perception, vous auriez pu (à mon avis) mentionner le géographe Idrissi (XIIeme siècle) , le voyageur et géographe Ibn Batutta (XIVeme siècle), ou l’historien Cheikh Anta Diop (XXeme siecle). Mais ils n’ont pas autant de qualités littéraires que Conrad.
Les Amours d’une blonde (Lásky jedné plavovlásky) est un film tchécoslovaque réalisé par Miloš Forman, sorti en 1965.
Dolly Parton c’est “Imagination Library”, JJJ :
Capté en passant
« Ce qui c’est passé hier au The Washington Post n’est hélas pas surprenant.
Il y a quelques jours, j’ai assisté à une conférence sur l’idéologie qui anime le fond de ce second mandat de Trump. Un des axes, c’est la « destruction de la cathédrale ».
Quezako?
Une des composantes de l’idéologie trumpiste est la fin de la démocratie, un modèle politique qu’ils estiment dépassé et pas compatible avec l’accélération futuriste et le développement économique qu’ils rêvent. Mais il y a un front qui s’oppose à cette fin programmée de la démocratie : la culture, l’éducation, les médias.
C’est la cathédrale. Il faut la détruire.
La culture, parce qu’elle va montrer au travers de fiction les dérives de ces systèmes (Andor par exemple). L’éducation, parce qu’elle va montrer les précédents historiques et les conséquences (ouvrez un livre d’histoire), les médias parce qu’ils vont rapporter en temps réels la destruction de la démocratie.
Comment détruire cette cathédrale ? Comment faire pour détruire ces contres pouvoirs sans passer pour un affreux fasciste ? Faire comme l’Angleterre quand il a été question de définancer les couvents et les monastères. On ferme le robinet. On interdit les livres, on définance les universités au motif que la sociologie ça sert a rien, on vire les journalistes et on transforme les médias en Hollandais volant qui ne seront plus que l’ombre d’eux mêmes.
Depuis plusieurs années, des personnalités proches de Trump ont acheté des médias (Bézos sur la WaPo ça date de 2013, et a l’époque on a tous pensé que c’était une bonne chose pour la pérennité du titre) ou placé des personnalités trumpocompatibles à leur tête (CBS). Regardez la liste des médias contrôlés par les personnalités proche de Trump : vertige.
L’objectif, c’est de déprécier ces titres, de les abimer, de sabrer les effectifs jusqu’au point où ils ne sont même plus capables de faire leur travail et de décourager les journalistes et les lecteurs. Quand les journalistes ne partent pas, on les licencie par paquet comme hier.
A la fin, le titre en lui même perdra de sa pertinence, de son efficacité, ses ventes s’effondreront. Des lors, la question de sa pérennité se posera et on pourra débrancher le malade pour de bon. Ou alors comme pour CBS, mettre quelqu’un a sa tête qui le transformera en organe du pouvoir.
Ce qu’on a vu hier en est le parfait exemple. Le WaPo, cet organe de presse avec lequel on a tous grandi, ces « Hommes du Président », est mort.
Ce que Nixon n’avait pas réussi a faire, Trump et Bezos l’ont fait.
Hier, on a tué un journal devant tout le monde et tout le monde a regardé ailleurs. »
« Le « Washington Post », mythique quotidien américain, ébranlé par un plan de licenciements massif
La direction du journal qui fit la lumière sur le scandale du Watergate a annoncé le renvoi de 300 de ses 800 journalistes, dont de nombreux correspondants à l’étranger. La décision a déclenché, au sein de la rédaction comme en dehors, une vague d’émotion et de colère qui vise en particulier le propriétaire du titre, le milliardaire Jeff Bezos. (…) »
keupu, qui passe son temps à stigmatiser Soros, n’a jamais aucun mot à propos de Bezos, le pote à Bibi et Ubu : étonnant, non ?
Je suis comme vous Alfred, impossible de lire cette prose prétentieuse et sans intérêt. Le pire pour moi c’est d’imaginer les déjeuners dominicaux du frère et de la sœur…
Je commenterai le reste demain, notamment les imbécilités de ce pauvre inepte canard 🦆 confit dans son abrutissement.
« Hier, on a tué un journal devant tout le monde et tout le monde a regardé ailleurs. »
c’est super beau ce que tu écris Jeannot Lapin.
c’est vrai qu’avec ce journal les US c’était mieux.
exemple au hasard : à l’époque du Vietnam, 3 millions de civils tués, ils passaient les villages au lance flamme et au napalm pour brûler vifs les enfants et les vieux, mais au moins c’était une démocratie !
maintenant on a juste droit des discours du secrétaire au trésor qui dit en décembre on a fait effondrer l’économie iranienne, ce qui a provoqué les manifs, on peut dire que c’est un bon résultat…
n’importe quoi l’odeur du napalm au petit matin là ça sentait la démocratie ! :
keupu, c’est un peu la charge de la brigade légère de ce cul de basse fosse ; un baroud d’honneur à lui tout seul … Le reste, Trump et tutti quanti ? Le début de la fin de cette ligue mondialisée des droitards fascisants qui, au fond, ne valent pas un pet de lapin
« keupu, qui passe son temps à stigmatiser Soros, n’a jamais aucun mot à propos de Bezos, le pote à Bibi et Ubu : étonnant, non ? »
houlà tu me demandes de choisir entre Soros et Bezos ?
non c’est hyper compliqué.
ce que j’aime bien chez Soros c’est qu’il se considère lui-même comme Dieu et aussi quand il dit qu’il est possible de programmer la pensée des gens avec les médias et les écoles.
l’autre truc que j’aime bien chez Soros c’est son financement des révolutions de couleurs.
à côté de Soros, Bezos c’est juste un oligarque qui ressemble à nos oligarques en rachetant des médias.
alors que Soros c’était vraiment le coeur des néoconservateurs américains : la possibilité de changer le monde pour en faire un truc qui ressemble aux US.
si tu fais du monde un truc qui ressemble aux US c’est jsute que tu vas mettre en place des oligarques comme Bezos.
sérieux Soros au niveau avenir de la planète c’est un cran au dessus de Bezos.
Bezos c’est juste l’équivalent de Xavier Niels qui rachète le Monde.
la seule différence entre Bezos et Niels et c’est que Bezos n’a pas fait fortune avec le minitel rose et les sex shops.
du coup tes états d’âmes Jeannot sur la démocratie américaine tu peux te la carrer bien profond là où tu sais !
Capté en passant
« »I love the smell of napalm in the morning. It smells like victory, » highlighting the dark irony of war and its psychological impact. »
keupu le cavalo fait son cinéma
Jeannot tu dois comprendre un truc : qui que tu mettes au pouvoir aux US tu ne sauveras rien !
parce que ce pays est pourris de l’intérieur !
les démocrates ? Biden et son fils ? Nancy Pelosi et ses délits d’initiés avec son mari ?
au moins avec Trump on se marre…
quand son secrétaire au trésor dit on a effondré l’économie iranienne ce qui a provoqué les manifestations et comme ça on anéanti l’Iran sans utiliser de fusils et de balles…
et qu’en même temps les médias te disent que les manifs en Iran ont fait 20 mille morts on se dit ce type c’est un vrai crétin !
normal c’est Trump qui l’a nommé à ce post donc il joue la transparence.
et la transparence d’un pays qui a sombré depuis Reagan dans le nihilisme le plus total c’est assez génial parce qu’ils sombrent dans la décadence et la déchéance morale tout en le disant parce qu’ils sont transparents.
Tu vois keupu, la force de la démocratie, c’est quelle ne se réduit pas à quelques têtes, éventuellement corrompues, qui la représentent dans les tabloïdes ; à la différence de régimes, dont la faiblesse tient dans leur absence d’assise … démocratique (Dieu est pis-aller funeste)
(Le PC chinois est un pis-aller funeste)
c’est quelle > c’est qu’elle
Al Kooper (Brooklyn 02.05.1944)
Au bistrot de la Rdl, Puck le singe papoteur, canette de bière et bol de cacahuètes sur le zinc, fait office de politologue attitré de la faune politique mondiale.
Sacré macaque va… !
C’est bon, le canard confit, avec des pommes de terre sarladaises.
20h49
les contributeurs sont-ils invités à se relire et corriger l’orthographe d’un envoi un peu rapide ?
MERCI de préciser l’usage retenu
Emma Mardegan
Photo Sasha Gouliaev
https://balletthebestphotographs.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/01/emma-mardegan.jpg
c’est quelle
gare aux séquelles
Aujourd’hui, je vous propose de relier deux phénomènes qui semblent n’avoir aucun rapport :
— d’un côté, Noam Chomsky fréquentant Jeffrey Epstein ;
— de l’autre, le Bitcoin qui fléchit dès que l’avenir…
novembre 22, 2025
https://www.pauljorion.com/blog/tag/psychanalyse-2/https://www.pauljorion.com/blog/tag/psychanalyse-2/
misère de puck
## 🧠 L’inconscient des élites américaines
– Les élites politiques, économiques et intellectuelles américaines se présentent comme rationnelles, guidées par la stratégie, la science ou le marché.
– Pourtant, leurs comportements révèlent des **failles intimes** : besoin de reconnaissance, fascination pour le pouvoir, quête de légitimité symbolique.
– Les fréquentations douteuses (Epstein), les excès ostentatoires (cadeaux en or, fortunes spéculatives), ou les postures messianiques (sauver la démocratie, incarner la liberté) sont autant de **symptômes d’un inconscient collectif**.
—
## 💵 Le marché comme miroir psychique
– Le capitalisme américain, et en particulier les marchés financiers, fonctionne comme un **sismographe des émotions collectives**.
– Le Bitcoin ou les bulles spéculatives traduisent l’angoisse, l’euphorie ou le désir messianique d’une société qui cherche dans la finance une **compensation symbolique**.
– Les élites, en orchestrant ces mouvements, ne font que **mettre en scène les pulsions collectives**.
—
## 🎭 La géopolitique comme théâtre
– Les États-Unis ne sont pas seulement une puissance militaire et économique : ils sont aussi un **producteur de récits**.
– Chaque décision politique est un acte symbolique :
* défendre Israël,
* sanctionner la Chine,
* protéger la démocratie.
– Derrière ces récits, on retrouve des **désirs inconscients** :
* peur du déclin,
* besoin de domination,
* quête d’immortalité nationale.
– La géopolitique américaine devient ainsi un **théâtre où les passions collectives se jouent sous couvert de rationalité**.
blog jorion
ne pas rater le « retour » de JORION sur la littérature a partir de
« Je relisais récemment Le Démon de la perversité d’Edgar Allan Poe. Je l’avais lu autrefois comme on lit un texte intriguant, bien pensé, mais sans l’intégrer réellement à ma pratique : une intuition littéraire, subtile, mais trop radicale pour décrire le fonctionnement psychique de la plupart des gens.
HOMMAGE AUX SPORTIFS, BON DIEU !
Ce matin, joie sincère de comparer le succès ovale de l’équipe de Fabien Galthier contre l’Irlande hier soir, 36-14, à l’échec effrayant de la pseudo-équipe de cloches politiques parisiennes, marionnettes gouvernementales papotant entre elles, incompétentes, imbéciles diplomés, gouvernant au mieux de leurs intérêts, au mépris de leur taches laissées au vestiaire d’un déficit abyssal ..
Pays en faillite, à tout point de vue ! Bravo les skippers du trois mats gaulois à la dérive depuis des décennies !
Fabien Galthié, of course !
« Tu vois keupu, la force de la démocratie, c’est quelle ne se réduit pas à quelques têtes, éventuellement corrompues, qui la représentent dans les tabloïdes »
Jeannot toi qui passe ton temps à te moquer et délégitimer un président américain démocratiquement élu je pense que t’es pas le mieux placé pour parler de « force de la démocratie ».
quand on veut la démocratie la première chose à faire c’est la respecter et toi tu passes ton temps à chier dessus !
Jeannot toi qui passeS
démocratie # blanc seing aux démagogues
L’avenir proche le démontrera
Capté en passant
“L’Arménie aux prises avec la désinformation russe avant les législatives
L’Arménie est confrontée à une vague croissante de désinformation à l’approche des élections législatives de juin, des experts pointant du doigt le rôle de la Russie, un allié avec lequel les relations se sont envenimées ces dernières années.
Cette ex-république soviétique, principal partenaire de Moscou dans le Caucase, tente de réorienter sa politique étrangère vers l’Occident tout en cherchant à rétablir ses relations avec l’Azerbaïdjan, le voisin ennemi contre lequel les Arméniens ont perdu deux guerres pour le contrôle du Karabakh. (…)”
publié le 6 février à 07h35, AFP
@ trop radicale pour décrire le fonctionnement psychique de la plupart des gens (etalii).
Paul Jorion, Legendre idéal… comme un retour de l’enfant prodigue. L’était temps, ce très grand spécialiste du « fonctionnement psychique des gens » nous manquait. Il semble parler au vôtre.
—
(JE du 6 fév. 2026 – aucun souvenir des rêves de la nuit du 4 août. Pourtant hier soir, vu la pièce de Bertrand Guillot « L’abolition des privilèges » dans notre petite ville, avec le formidable Maxime Pambet. – Hier encore, elles ont donné quatre oeufs. Ce matin, des violettes et des jonquilles sur le point d’éclore en dépit du terrain détrempé. – Le printemps revient sous la pluie et une douce t° ; un miracle se perpétue. Encore un journée d’amour, de combat, de créativité et de jeu. De même aux erdéliens.nes aux coeurs purs et aux Ukrainiens sous la chape de froid. Bàv.
@ quand on veut la démocratie la première chose à faire c’est la respecter et toi tu passes ton temps à chier dessus !
Un syndrome « psychique » ?… Quand on veut marteler une conviction, pas d’autre moyen apparemment que d’harceler sytématiquement un collègue imaginaire. C’est là une idée possible de « démocratie » toxique aussi réelle que virtuelle. Les coeurs simples s’en font une autre, beaucoup moins blessante voire meurtrière. Ils ont toujours eu plus d’avenir devant eux. (cf. Fabien Galthié aux sports divers)
« blog jorion »
voilà encore un type qui essaie de rationaliser ce qu’il se passe aux US.
pour un pays qui est dans l’ubris, la violence et le nihilisme (absence totale de valeurs morales) la dernière chose à faire c’est essayer de rationaliser.
@ la dernière chose à faire c’est essayer de rationaliser.
… et de la fermer. Au suivant !
« L’Arménie est confrontée à une vague croissante de désinformation à l’approche des élections législatives de juin, des experts pointant du doigt le rôle de la Russie
publié le 6 février à 07h35, AFP »
l’AFP nous parlait déjà d’ingérence russe en Roumanie.
l’AFP qui parle de désinformation c’est l’hôpital qui qui se fout de la charité.
l’AFP est devenue le premier organe de désinformation au monde.
si on additionne la désinformation russe, chinois et iranienne on arrive à 0,1% de la désinformation de l’AFP…
les seuls qui font de l’ingérence dans le Caucase c’est Glucksmann, Soros, les US et l’UE dans le but de provoquer une nouvelle guerre.
les pays européens sont déjà des états vassaux des US et ils veulent faire des US des nouveaux vassaux des US.
@ »… et de la fermer. Au suivant ! »
Un syndrome « psychique » ?… Quand on veut marteler une conviction, pas d’autre moyen apparemment que d’harceler sytématiquement un collègue imaginaire. C’est là une idée possible de « démocratie » toxique aussi réelle que virtuelle.
les gouvernements occidentaux viennent de sacrifier la vie de centaines de milliers d »ukrainiens soit disant pour défendre leurs valeurs, autrement dit pour rien.
ce sacrifice des ukrainiens entre dans le même cadre que les sacrifice de ces ukrainiens qui placent nos démocraties actuelles, comme Epstein, dans le prolongement des rites sacrificiels du IIIè Reich.
ce sacrifice des ukrainiens entre dans le même cadre que les sacrifices d’Epstein.
Passou l’avait lu, le léZard l’a vu
@Al Kooper (Brooklyn 02.05.1944)
William S. Burroughs (St.Louis 02.05.1914)
@ Victor Bockris, dans le bunker.
William S. Burroughs (Lawrence (Ks) O2.08.1997)
🖕🏼
🙂

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