de Pierre Assouline

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La République des livres
Tout est juste dans le Lemaitre

Tout est juste dans le Lemaitre

Et les conséquences, vous y avez pensé ? Blague à part, avez-vous seulement pensé aux conséquences de ce que vous venez de dire ou de faire ? L’air de rien, cette simple pensée apparemment simpliste gouverne le nouveau roman de Pierre Lemaitre Les belles promesses (500 pages, 23,90 euros, Calmann-Lévy) et l’éclaire dès l’entame comme il se doit pour toute épigraphe : « Tout le monde, tôt ou tard, s’assied au banquet des conséquences ». Signé R.L. Stevenson. A chacun de le traduire pour lui-même.

Dans cet ultime volume de sa tétralogie sous le signe des « Années glorieuses », on s’immisce à nouveau au sein de la famille Pelletier s’épanouissant dans l’atmosphère de l’année 1963 au creux d’une France aux années glorieuses, toute à son bonheur de vivre un moment faste. Jean dit « Bouboule », l’ainé de la fratrie, actionnaire du futur périph’, mène la danse. A ses côtés, son épouse Geneviève, personnage plein de morgue, cynique, opportuniste, vénale, tout pour plaire, le genre que l’on aime tant détester. La deuxième génération se retrouve au restaurant autour de François, l’écrivain de la tribu au moment de la rentrée littéraire. Jusque-là tout va bien et on se demande comment l’auteur va en faire une tragédie- même si cela commence par la mise en scène d’un incendie, d’un bébé et d’un sanglier. François, le personnage de l’écrivain qui doit un peu/beaucoup à l’auteur, enquête sur des morts suspectes un peu partout en France, des cadavres de femmes qui mènent étrangement à Jean Pelletier… D’où son cas de conscience : la recherche de la vérité ou le salut d’un frère et, partant, de toute une famille ? De fausses pistes en coups de théâtre qui ne nous laissent jamais en paix, le roman nous offre en creux une puissante méditation sur l’héroïsme lorsqu’un homme, rongé par le sentiment de son imposture, ne coïncide plus avec l’image qu’il donne de lui à l’extérieur.

Il suffit de se souvenir d’une observation de Tolstoï selon laquelle si toutes les familles semblent heureuses de la même façon, elles sont malheureuses chacune à sa manière et cela vaut autant pour les dominants que pour les dominés, les maitres et les esclaves et tant pis si cette dialectique risque d’écraser les nuances et la complexité. Et comme Pierre Lemaitre n’est pas du genre à nier quelque influence, tout au contraire puisqu’il est des rares à payer ses dettes en révélant ses sources in fine, il revendique volontiers l’ombre portée du Hugo des Misérables sur certaines de ses pages., et particulièrement le dilemme de Jean Valjean lors de l’affaire Champmathieu (laisser condamner un innocent à sa place ou se dénoncer et être condamné au moins à perpétuité).

On n’est jamais déçu par la lecture d’un nouveau Lemaitre car on a l’assurance que sa mécanique sera bien huilée. Il tient ses promesses depuis qu’il s’est lancé dans la folle entreprise de « feuilletonner le XXème siècle » à moins que la citation soit approximative et qu’il s’agisse en fait de « feuilleter le siècle ». Disons les deux. Au fil des parutions, de trilogie en tétralogie, un informel contrat de confiance, un pacte de lecture plutôt, s’est établi entre l’auteur et ses lecteurs. Ils savent que, au-delà tout ce qui a déjà été dit de sa manière, son univers, son goût du feuilleton à la Eugène Sue, son héritage de l’esprit des grandes sagas familiales entre Rougon-Macquart et Pasquier, il tient la littérature avant tout pour une arme de décryptage du réel. Tant mieux si en passant elle rend visible l’invisible. Mais là n’est pas son but. Le réel d’abord. Il est partout. Dans les romans de Pierre Lemaitre, dès lors que l’on veut distinguer ce que ça raconte de ce que ça dit d’autre que ce que ce que ça raconte, on trouve le souci du social et les mutations économiques, le coût humain des grands travaux avec les expropriations et les expulsions qu’ils génèrent. Un roman d’aventures qui a donc une vraie dimension politique.

 

On le savait et on en a la confirmation : il n’avance pas masqué et ne se satisfait pas de l’idée que ce serait là la rançon de la modernité. Les grands notables de la famille Pelletier sont bien plantés là dès le début dans toute leur puissance et jusqu’à la fin, auscultés par l’auteur dans l’idée que dans le périmètre restreint d’une famille, les passions sont chauffées à blanc plus encore que dans la société et celle-ci est stéréotypique des Trente glorieuses. L’image d’Epinal qu’on en a, pour convenue qu’elle soit jusqu’à nous faire soupirer si souvent « c’était mieux avant », correspond à une certaine réalité documentée par les historiens. Mais une fois ressuscité le parfum d’insouciance qui se dégage de l’époque, Lemaitre a choisi de déplacer la focale vers ceux qui en étaient exclus. Ces laissés-pour-compte, paysans victimes de l’exode rural et ouvriers des grands chantiers du boulevard périphérique qui ceinture Paris sur 35 kms, sont en marge tout en ayant conscience que tant qu’on est dans la marge, c’est qu’on est encore dans la page. Car cette fois le réel est celui du progrès à marche forcée et tant pis pour les dommages collatéraux (et n’allez pas parler à Lemaitre de « la parenthèse enchantée » de nos récents Jeux olympiques, il laisserait exploser sa colère). Là notamment gisent les fameuses conséquences. Mais la route est semée d’embûches sous le regard empathique du chat Joseph, conscience et surmoi de la famille, indispensable personnage d’ange qui dit la vérité des choses dans plusieurs volumes de la saga ; et si le choix de ce nom vous renvoie à celui du Chat, ce n’est pas un hasard mais un hommage subliminal du simenonien qui sommeille en Lemaitre.

Ne jamais oublier qu’il a commencé par le polar et que, d’une certaine manière, il n’en est jamais sorti comme en témoignent certaines situations et une vraie montée en puissance du doute et du mystère, de la surprise et du suspense, dans ses romans hors-polar. Sa réussite une fois encore tient à sa discipline d’écriture, à l’injonction d’airain qu’il s’est donné et qui le gouverne : interdiction de perdre le lecteur en route ! On peut décrire, digresser, détailler à foison à condition de garder la main au collet du lecteur durant quelque 400 pages tout en conservant à l’esprit les péripéties des volumes précédents et l’évolution ainsi que le vieillissement des personnages. Quel chantier ! Tout est savamment construit, il n’y manque pas un boulon mais une fois que c’est imprimé, les échafaudages ont disparu et il ne reste plus trace du travail d’horlogerie qui tient l’ensemble. Disparus le travail et l’effort ce qui ne va pas de soi lorsqu’un fresquiste de cette envergure se soucie d’abord de sa propre jubilation avant même celle du lecteur. On ne fait pas plus efficace car c’est parfaitement rythmé et raconté à hauteur d’homme (et de femme, bien sûr !) ce qui favorise l’identification.

Et si vous cherchez le fil d’Ariane, considérez qu’il est sous vos yeux comme la lettre volée de Poe, quasiment posé sur la table puisqu’il éclate sur la jaquette de couverture. Une voiture bien sûr, puisque ces années 50/60 sont vouées au « culte de la bagnole » matérialisé par le triomphe de la DS 19, la première à offrir une suspension hydropneumatique et des phares directionnels. Dans ses fameuses Mythologies (1957), Roland Barthes accordait  une entrée à « La nouvelle Citroën ». La DS 19 y était consacrée comme un objet superlatif de l’ordre du merveilleux. Il y voyait même « l’amorce d’une nouvelle phénoménologie de l’ajustement » tant ses différents éléments réussissaient à se juxtaposer et à s’emboiter avec une perfection surnaturelle, la moindre des choses au fond pour une déesse.

Pierre Lemaitre tient le roman historique à distance afin que jamais l’Histoire ne l’emporte sur l’imagination romanesque. Une telle méfiance est justifiée si l’on songe à la façon dont certains auteurs ont coulé leur livre en se laissant déborder par leur documentation. La route la plus sûre pour verser dans le didactisme et l’ennui. Comme les volumes précédents de cette saga, celui-ci doit à une imposante recherche bibliographique de l’auteur sous l’œil expert de Camille Cléret, une historienne qui l’accompagne depuis le début et le prévient des invraisemblances et anachronismes. Libre à lui de les conserver au nom de la licence poétique. Et tant pis si les poupées Barbie n’existaient pas en 1963 (elles ne sont apparues sur le marché qu’un an après). Qu’importe si tout n’est pas toujours parfaitement exact du moment que tout est vrai. Mieux encore : si tout est juste. La métamorphose de l’artisan en artiste s’impose alors devant le lecteur soufflé par une telle maitrise des éléments chez un romancier populaire et fier de l’être.

(« Cette DS 19 de 1961 possède des ailes cendriers, avec l’adjonction de grilles d’ailes avant. L’exemplaire est dans sa configuration d’origine. À l’intérieur, seule la sellerie en tissu a été restaurée. Le compteur affiche aujourd’hui 80 300 km. Elle a été vendue 27 000 € TTC. » photo catalogue de ventes Aguttes  ; « Chambres avec vue sur le périph' » photo Mathieu Beaudemont)

Crédit photo : Aguttes.

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 270 Réponses pour Tout est juste dans le Lemaitre

Jazzi dit: 24 janvier 2026 à 9h32

TIDIANE N’DIAYE

L’Afrique des esprits

Spécialiste des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas, l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diaye nous rappelle, fort à propos, qu’avant d’être chrétienne ou musulmane l’Afrique est avant tout animiste et le demeure encore par bien des côtés. Là, est son identité originelle. Dans Le génocide voilé, l’un de ses ouvrages les plus remarqués, Tidiane N’Diaye se livre à une véritable enquête historique sur ce qui fut sans aucun doute la plus grande tragédie du continent noir : à savoir, la traite négrière arabo-musulmane. Après avoir soumis et islamisé l’Afrique du Nord, puis s’être tournés un temps vers l’Espagne, les Arabes, dès le milieu du VII siècle, razzièrent méthodiquement l’Afrique subsaharienne durant treize siècles sans interruption, massacrant ou réduisant en esclavage des millions d’Africains. Curieusement, cette page douloureuse de l’histoire africaine de nos jours encore est pratiquement occultée, tandis que la traite négrière pratiquée par les Occidentaux du XVIe au XIXe siècles fait toujours couler beaucoup d’encre ?

« L’univers spirituel de l’Africain est composé de trois mondes relativement liés entre eux.
Le premier est son environnement immédiat, c’est-à-dire les hommes vivants, l’eau, le vent, la faune et la flore.
Le deuxième monde est celui d’un être immatériel associé à un ancêtre défunt. Le peuple se tourne vers lui pour formuler ses demandes. Il s’agit d’un aïeul, mort depuis un temps plus ou moins long et devenu une divinité ou encore un esprit de la nature doté du pouvoir d’influer en bien comme en mal sur les vivants. Car dans une dimension métaphysique, ces êtres (ou ancêtres) ne sont pas tout à fait morts, du moins définitivement. Ils continuent d’exister, de peser sur leurs actes et de les modeler. Cette croyance se traduit par le respect pour les morts vivants. Les membres défunts du clan restent proches des vivants. Ils sont nommément invoqués par leurs proches, pendant deux ou trois générations, et reçoivent des offrandes sur les autels familiaux, où sont parfois conservés leurs ossements. L’une des seules continuités qui existent et soudent de nombreuses communautés africaines est la pérennité des traditions ancestrales et des rites s’y rattachant. Les conditions de bien-être, de survie et de réussite dépendent des relations que les vivants entretiennent en permanence avec leurs morts, c’est-à-dire un culte profond des ancêtres. Le respect entre les vivants était aussi fondamental que celui entre les vivants et les morts.
Enfin le troisième monde est le royaume des esprits. Il existe deux sortes d’esprits : ceux qui ne sont pas d’origine humaine et ceux qui, après avoir été humains, sont devenus des « esprits ancestraux ». Mais ces esprits sont en eux, les habitent et gravitent autour d’eux à travers chaque objet. C’est une profonde croyance en un monde où les objets matériels possèdent une âme ou un esprit vivant ou y sont associés. Tous ces éléments sont d’une grande importance rituelle, parce que héritage des pères fondateurs.

Chaque religion traditionnelle est directement liée à l’identité d’une population déterminée. Le prosélytisme n’est pas répandu parmi les peuples africains. Il est donc impossible de trouver une origine historique commune aux différentes religions. Il n’existe pas une seule carte géographique qui permette de suivre leur expansion à travers le continent. L’espace même de l’Afrique étant son infinie diversité. Il n’y a pas de « culture africaine » unique. Cela se traduit par ce que l’écrivain Jean-Noël Schifano appelle les « continents noirs », par opposition au continent noir, qui n’existe en réalité pas au singulier. On peut dire qu’avant que ne s’imposent les grandes religions importées, comme l’Islam ou le christianisme, il y avait en Afrique autant de religions qu’il y a de peuples. Toutefois, il n’existe pas de textes religieux écrits, comparables à la Bible ou au Coran. Mais le respect des rituels attachés aux traditions religieuses dépend généralement des anciens, c’est-à-dire des membres les plus âgés des communautés. Ils transmettent ces rituels oralement, le plus souvent sous la forme de contes et de proverbes. »

(« Le génocide voilé », Collection Continents noirs, Gallimard, 2008)

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 9h34

@ Gustave, mais foutez-lui donc la paix !… Il a dénoncé ce qu’il a cru devoir faire quand il s’est plongé au cœur de l’Amérique centrale et s’est des traces de son histoire dans les années 80′. Il a médité sur trois villes saintes à jamais disparues : Chancah, Tixacacal et Chun Pom. Il n’a jamais mésestimé la cruauté des Aztèques ou le rôle de la civilisation islamique dans la barbarie du monde par rapport à celui de la chrétienté. Etc. Cessons d’assimiler les gens à n’importe quoi. Ce blog est devenu indécent de mauvaise foi.
Car enfin toi’l…?, qu’as-tu fait pendant tout ce temps-là que tu vis derrière ton écran, genre pour les Kurdes, les Ukrainiens, les Gazaouis ou les Groenlandais, genre ? On peut bien opposer à ces exemples qui on voudra, ça ne dédouanera personne de cette grotesque et macabre comparaison par le nombre des morts de la folie humaine aux nom des divers dieux. Et cela n’empêchera pas de nous demander qui jugera de vos propres aveuglements sur les dirigeants de la droite française d’aujourd’hui contaminés par le fascisme, ou d’interroger la profondeur de votre œuvre littéraire pour enfants venus d’ailleurs au sein des classes de cour élémentaire, apprenant à lire pour comprendre plus tard nos « auteurs pour terminales ».

Bolibongo dit: 24 janvier 2026 à 9h44

« Ce blog est devenu indécent de mauvaise foi. »

Il est vrai que l’on se passerait bien des avis politico moraux des un(e)s et des autres.
Nous sommes ici pour parler art en général et en particulier.

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 9h44

La thèse de l’histoire de la « dirigeance chinoise » ou Empire du milieu, gouvernée depuis des siècles par le souci de ne point « conquérir » le monde alentour, est une vaste fumisterie, comme chacun le sait. Une civilisation qui « s’empêche » d’imposer ses croyances (religieuses ou autres) au monde par la douceur, hélas, cela n’a jamais existé. On l’a vu et on va le voir avec la Chine devenue… et ça va morfler pour qui on le sait déjà.
Patience et longueur de temps, comme disait je sais puki. Hein ?

Bolibongo dit: 24 janvier 2026 à 9h45

Nous sommes ici pour parler art en général et en particulier.

Mimi, un Paul Klee! 🙂

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 9h46

Ils sont si drôles qu’une simple boutade fait frémir leurs boutures de géranium.

closer dit: 24 janvier 2026 à 9h47

Il s’excite le JJJ! Il s’abandonne au point de me tutoyer!
Le texte mis en ligne par JB est un cri de haine anti blanc JJJ; vous ne pouvez pas le minimiser.
Et pourtant j’aimé « Le Procès Verbal »! C’était avant que Gustave se transforme en boyscout raciste anti blanc…

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 9h52

Elle me fera toujours rire cette Bolibongo avec son rencentrage sur l' »art » du ‘minium geranium’ et son appel incessant à son pote Paul (ou l’inverse à la clé).
*** Mes hommages à Mimi Pinçon-Charlot. Bàv,

Bolibongo dit: 24 janvier 2026 à 9h53

J’ai acheté hier :
– J. Zask Admirer Éloge d’un sentiment qui nous fait grandir chez Premier parallèle éditeur.
– J. Koering Enquête sur les Ménines Vélazquez et le regard du roi Actes Sud.
– Paul Audi Le Vrai du Beau Regard sur la peinture Flammarion.
– Atlas de la préhistoire édition Autrement.
– M. Patou-Mathis Néandertal de A à Z, édition texto.

Bises, à bientôt.

Bolibongo dit: 24 janvier 2026 à 10h01

*** Mes hommages à Mimi Pinçon-Charlot. Bàv,

Arrêtez de nous la citer, cela m’évoque irrésistiblement Aragon avec son string de cuir rouge et recouvert de lubrifiant tel que décrit par un de ses biographes ( Vouilloux ?) dans un chapitre censuré par Gallimard.

Alfred dit: 24 janvier 2026 à 10h02

Buvons, bouffons, baisons, au diable la raison et la modération.
On ne vit qu’une fois comme disait James Bond, ce grand philosophe des temps modernes.

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 10h07

Retour sur le charnier de Tuam, à l’ouest de la République d’Irlande.
En 2015, à la faveur de travaux on découvre les premiers restes des bébés disparus à Tuam, qui avaient été jetés dans la fosse septique, devenue fosse commune avant d’être bétonnée quand a été rasé le foyer catholique St Mary des Sœurs du Bon secours. 10 ans plus tard, l’exhumation des 796 enfants morts entre 1925 et 1960 vient de commencer. Ce foyer accueillait des femmes enceintes hors mariage, elles y accouchaient avant d’être séparées de leurs enfants, confiés à l’adoption.
« Sainte Marie » – « Bon Secours »…hypocrisie cynique et mortifère cachant des agissements dignes des pires crimes de l’humanité.

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 10h11

Pardon pour vous avoir tutoyé, cela m’avait un brin échappé. Peut-être à cause que j’ai gardé un peu d’estime pour votre genre, pas tout à fait désespéré. Gustave, chantre du racisme anti-blanc ?…, mais vous rendez-vous compte de la portée de vos propos, une fois ?
Ce que je lis en ce moment… ? Je récapitule mes notes sur la façon dont Yourcenar a raconté et justifié ses 22 rêves d’avant guerre, pour alimenter mon bouquin. Des passages des Semailles et Récoltes I, à la lumière de la Clef des Songes…, avant d’entamer un nouveau Krasznahorkaï, « le dernier loup »… et de refeuilleter mes notes infra paginales de l’admirable et très émouvante autobiographie de R. Hoggart, 33, Newport Street, après son exhumation par…, de ‘ »la culture du pauvre » (ressuscité ce matin par OL -> mais ne prononçons pas le nom des sociologues qui fâchent la sphère facho dominante sur ce blog, hein ?).
Et vous ?… que lisez-vous en ce moment BLBG/PMP/RPTV ? vous n’en parlez jamais. C’est dommage ! Rien peut-être ? juste les délires collectifs de ce commentarium. Remarquez, ce serait déjà pas si mal, hein ? Et les propos de RM, sur « l’art » en général, qui échapperait à toutes les catégories disciplinaire, valent assurément le détour. C’est un homme de vaste culture et de pratique située, à ce sujet. Personne n’en doute. Heureusement que nous l’avons pour tempérer l’atmosphère volontiers cyclonique icite, non ?
Il y a des gens vraiment indispensables sur cette chaine, peu nombreux certes, mais bien attachants. Ils maqueraient vraiment, s’ils venaient à mourir prématurément. Je peux en citer d’autres, lcé.
Bàv,

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 10h17

@ oups, vous avez répondu à 9.53, pendant que je m’essuyais. Acheter des livres, c’est bien… mais raconter ce qu’on a lu, c’est encore mieux… sinon cela reste un peu comme de la parade bigarrée, en rouge carmin comme les bigarreaux de l’été. Non ?
Dans cet espoir, très bàv. Des bises ?… (miam) »

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 10h20

Autre manifestation de la « hauteur morale » (sic) d’une religion qui a longtemps considéré le Juif comme bouc émissaire, représentant du peuple ‘déicide’, empoisonneur de puits, avide de sang comme Shylock réclamant sa livre de chair, ou perpétuateur de crime rituel où il sacrifie des enfants chrétiens pour fabriquer avec leur sang les matsot de Pessah. La dernière affaire, l’affaire Beïliss, date du début du 19e, dans la Sainte Russie tsariste, LA Mecque des pays antisémites. C’est de cet événement que s’inspire le grand Bernard Malamud dans son « Homme de Kiev » / « The Fixer » (1966).

« De bonne heure ce matin-là, par la petite fenêtre à croisillons de sa chambre (…), *Yakov Bok aperçut des Russes aux longs manteaux qui couraient dans la même direction. Vaï iz mir, songea-t-il inquiet, il a dû arriver un malheur.(…). Yakov cacha aussitôt la petite boîte de fer-blanc recelant ses économies – quelques roubles d’argent – puis descendit précipitamment dans la cour pour essayer d’apprendre le motif d’une telle effervescence. (…) Il sortit alors dans la rue où une paysanne au visage osseux, coiffée d’un châle noir et lourdement vêtue, lui annonça qu’on avait trouvé dans les parages le cadavre d’un enfant. « Où ? demanda Yakov. Un enfant de quel âge ? » Elle répondit qu’elle l’ignorait et s’éloigna rapidement. Le lendemain, le Kievlyanin rapportait qu’à une verste et demie environ de la briqueterie, deux garçons de quinze ans (…) avaient découvert dans la grotte humide d’un ravin le corps d’un jeune garçon assassiné, Zhenia Golov, âgé de douze ans (…) mort depuis plus d’une semaine, et son corps criblé de coups de couteau avait été saigné à blanc. Après son enterrement (….), Richter, l’un des charretiers, revint avec une poignée de tracts accusant les Juifs du meurtre. Yakov remarqua que ces feuillets étaient l’œuvre de l’organisation des Cent-Noirs. Sur la première page figurait leur emblème, l’aigle impérial bicéphale souligné par la devise : DÉLIVREZ LA RUSSIE DES JUIFS. Cette nuit-là dans sa chambre, Yakov, fasciné, lut que des Juifs avaient saigné à mort le garçon à des fins religieuses pour recueillir un sang destiné à la fabrication dans la synagogue des matsot de la Pâque juive. Le ridicule de la chose n’empêcha pas Yakov de s’en effrayer. (…) Il était inquiet parce que la briqueterie qui l’employait se trouvait dans le quartier de Lukianovsky où les Juifs avaient interdiction de résider. Or il y habitait depuis des mois sous un nom d’emprunt et sans certificat de résidence. Il redoutait le pogrom dont le journal brandissait la menace, n’oubliant pas qu’un an à peine après sa naissance, son propre père avait été tué au cours d’un incident (…). Deux soldats ivres avaient descendu les trois premiers Juifs rencontrés en chemin ; son père avait été le deuxième. Mais, jeune écolier, Yakov avait été témoin d’un vrai pogrom : un raid cosaque de trois jours pleins. Au matin du quatrième jour, les maisons fumant encore, on fit sortir Yakov de la cave où il s’était terré en compagnie d’une demi-douzaine d’autres mioches ; il vit alors un Juif à barbe noire, une saucisse blanche plantée dans la bouche, gisant en pleine rue sur un tas de plumes ensanglantées tandis que le porc d’un paysan lui dévorait le bras. (…)*

*Yakov Bok = Bok = bouc ….

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 10h24

10.01 Ah bon ?… et c’était le même string d’Aragon que porterait Macron, aujourd’hui ? (humour).

puck dit: 24 janvier 2026 à 10h41

voilà qui est fort intéressant !

Olivier essaie de nous trouver les racines de sa russophobie.

il serait russophobe parce que les russes ont persécuté les juifs…

wow !!! alors là Olivier tu m’en bouches un coin…

les ukrainiens ont tué infiniment plus de juifs que les russes !
tous les pogroms du début du 20è ont eu lieu en Ukraine et jamais en Russie !
sans compter bien sûr la Shoah par balles et autres persécutions.

même les SS allemands étaient effrayés par la sauvagerie des compagnies SS ukrainiennes contre les juifs !

Olivier on ne va pas parler des allemands de de leurs de la mort, tu les aimes bien les allemands non ?

allez Olivier trouve nous autre chose pour nous expliquer les racines de ta russophobie !

parce que là tu te mens à toi même en te racontant des histoires à la con.

essaie d’être honnête pour une fois dans ta vie Olivier !

puck dit: 24 janvier 2026 à 10h45

Olivier tu veux que je t’aide ?

je te donne une piste : ton (soit disant) progressisme libéral.

vas-y fouille dans cette voie tu vas te trouver qq chose de plus consistant à te mettre sous la dent.

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 10h54

Effectivement, 3J, un ouvrage essentiel.
Quand on aborde ces questions, on part dans tous les sens tant les ordureries sont multiples. L’un des fils giboyeux à tirer est celui des filières d’exfiltration des criminels nazis, dans lequel le Vatican a été très actif, tout commme la CIA et la Suisse/la Croix Rouge, comme le démontre et l’illustre le livre de Gerald Steinacher « Les Nazis en fuite. Croix-Rouge, Vatican, CIA »,Perrin, 2015.
« L’universitaire Gerald Steinacher enseigne aux États-Unis, mais il est né en Autriche, haut lieu du nazisme et des « ratlines », les réseaux d’exfiltration de nazis. Son ouvrage, consacré à leur fuite, rappelle le soutien apporté par les États-Unis, la Suisse et le Vatican à des dizaines de milliers de bourreaux européens, Allemands et Croates en tête, appelés « réfugiés » (…)à
Le Monde Diplo, juillet 2016

How dare those people occupy the moral high ground? dirait-on en anglais.

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 11h08

« Le youpin et sa banque dirigent maintenant tout : l’Europe, l’instruction, la civilisation et le socialisme », annonçait en 1880 Dostoïevski, avant de prophétiser : « Quand toute la richesse de l’Europe disparaîtra, restera la banque du youpin et sur l’anarchie s’élévera l’Antéchrist (1). » Un quart de siècle plus tard, le quotidien monarchiste et nationaliste Le Drapeau russe exige que « le gouvernement considère les juifs comme aussi dangereux pour l’existence de l’humanité que les loups, les scorpions, les vipères, les araignées venimeuses et autres créatures à exterminer à cause de leur comportement rapace à l’égard des êtres humains, et dont l’anéantissement est encouragé par la loi […] Il faut placer artificiellement les youpins dans des conditions qui facilitent leur extinction(2) ».

(1)Fiodor Dostoïesvski,’Dnevnik,statii,Zapisnie Knijki'(Journal, articles, carnets de notes), Moscou, Zakharov, tome III, p. 451.
(2) Matveï Gueizer, ‘Michoels’, Moscou, Molodaia Gvardia, 204, p.41-2

L’antisémitisme en Russie, de Catherine II à Poutine, JJ Marie, Talandier, 2013

closer dit: 24 janvier 2026 à 11h16

Gustave a-t-il oui ou non écrit ce texte repris par Rose, JJJ?

« Est-ce ma faute, si je suis de la race des voleurs ? Le blanc a toujours tout volé à tout le monde. […] Quand il en a eu assez de voler des terres, et des esclaves, le blanc s’est mis à voler de la culture. […]
Touristes, missionnaires, explorateurs, journalistes, prospecteurs, colons, conquérants, marins, chercheurs d’or, marchands d’exotisme, faiseurs de route, aviateurs, gens bronzés, chasseurs de peaux, coureurs de pagodes et de musées, amateurs de diapositives, vous tous, mauvais philosophes de la relativité, apôtres bossus de l’universalisme, urbanistes rusés, économistes, indigénistes, messagers de paix et de civilisation comme on est vendeur de savonnettes, et vous, missions culturelles, ambassades, ligues franco-soudanaise ou argentino-khmeres, instituts Goethe & Cie, connaisseurs du monde, broussards, safaris, alpinistes, passionnés d’indiens, enfiévrés de pygmées, enragés de Maoris, et vous révolutionnaires d’opérette, socialistes enfermés dans les murs de vos manifestes, pilleurs d’épaves, et vous aussi, buveurs de peyotl, mâchonneurs de champignons hallucinogènes qui avez des mâchoires à faire des livres, drogués en maraude, accapareurs, possesseurs, homme qui n’avez qu’un Dieu, et qu’une femme, nuages de sauterelles, troupe de rats ivres d’extraordinaire, JE VOUS HAIS. (Le livre des fuites, 1969) J.M.G Le Clézio »

Si oui, Gustave est bel et bien un immonde raciste. Le fait qu’il le soit contre les blancs n’excuse rien.

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 11h36

tout se passe comme si rendre hommage aux ukrainiens pour leur résistance à l’envahisseur russe d’aujourd’hui avait quelque chose à voir avec le comportement de leurs ancêtres à l’égard des juifs d’autrefois…
Voilà où nous en sommes advenus avec le vertueux « moralisme » complotiste du punck de service. Où atterrir ? disait Bruno…
Je sais bien que le bon historien de la 1ère GM Stéphane Audouin Rouzeau publie des livres pour nous préparer à l’idée que l’Ukraine a perdu la guerre contre la Russie, que ça ne nous regarde pas, et qu’elle doit accepter d’être amputée et de n pas revendiquer si elle veut avoir la paix… Mais peut-être aussi que cette vision « réaliste » ou fataliste de l’histoire n’est pas encore jouée, et qu’on peut toujours faire un peu de place à la vision idéaliste d’une Floflo@l’Aube-tenace 🙂 convaincue de ce que les ukrainien.nes seraient d’incorrigibles optimistes de leur survie existentielle, en dépit des épreuves actuellement endurées…
Enfin moi, je n’ai encore aucune certitude sur l’issue… En revanche, je SAIS ce que n’est pas Le Clézio, car je sais replacer le terme de HAINE dans la maladresse de son indignation passée. Aujourd’hui, il parlerait de RAGE. Voilà tout…

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 11h47

Le livre des fuites est un roman. C’est un personnage qui parle. Un lecteur qui n’est pas capable de faire la différence entre auteur et narrateur, n’a rien compris à la littérature

Wiki

J.H.H. (Jeune Homme Hogan), vingt-neuf ans, né à Langson (Vietnam), entreprend autour du monde une déambulation qui est une fuite perpétuelle. Du Cambodge au Japon, de New-York à Montréal et Toronto en passant par la Californie et le Mexique, il se radiographie en radiographiant l’univers et ses villes monstrueuses, ses autoroutes et ses déserts, ses montagnes et ses ports, les grouillantes populations mourant de misère sur des sols pourris. Le mythe moderne, inséré dans un mécanisme dément, pose indéfiniment le problème de la conscience et de son autocritique. C’est pourquoi J.H.H. écrit : « Je veux tracer ma route, pour la détruire, ainsi, sans repos. je veux rompre ce que j’ai créé, pour créer d’autres choses, pour les rompre encore. C’est ce mouvement qui est le vrai mouvement de ma vie. »

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 11h47

Le Clezio a 26 ans en 1968… Et on nous parle de ses propos au présent de l’indicatif pour ne l’excuser en rien aujourd’hui de son prétendu racisme anti-blanc, soixante ans plus tard !…
Et le 11.16 par ex. n’a jamais rien lu de JMGLC, pas plus le « livre des Fuites » qu’autre chose… Qu’est-ce que ça peut être pénible, ce genre de procès perpétuels, chez nos justiciers de la fachosphère actuelle qui se croivent inspirés en tombant à bras raccourcis sur les prétendus humanistes sans tache, et sans jamais avoir eux-mêmes à rendre de comptes face à leurs contradictions politiques et idéologiques mentales…
Mais pour aduler le grand écrivain Destouches, ah là…, tout leur monde se lève… pour Danette !
Brrr.

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 11h49

Si Le Clézio était tait raciste, il aurait été traîné devant les tribunaux. Le racisme est un delit.
Allez y, collez lui un procès vous qui portez Céline aux nues. Je me porterai partie civile.

rose dit: 24 janvier 2026 à 11h58

Parfois, l’auteur est le narrateur.
Et parfois, l’auteur est le narrateur et le personnage.
Moi, j’aime le pot au feu.
À midi, c’est légumes farcis avec du riz long grain.

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 12h04

Exactement le même mécanisme d’accusation que celui utilisé par les islamistes à l’encontre de Rushdie pour lew Versets.
A ce tarif là, La place de l’étoile fait de Modiano un auteur antisémite idem pour Les Bienveillantes et J.Littell…
Pitoyable.

Chaloux dit: 24 janvier 2026 à 12h04

Au fait, Litrevin, pauvre épave, où en es-tu de tes plaintes contre les gens que tu menaces de mort.

(On se rencontrera un jour, je te le garantis et tu t’en souviendras. On ne me menace pas )

Chantal dit: 24 janvier 2026 à 12h06

Bon le plus important reste à écrire dans l’auto-critique mea culpa : je suis un boomer qui était ébloui de rouler sur le nouveau périphérique avec une voiture de 10 l aux cent, qui adulait BB et mangeait n’importe quoi en toute insouciance chez flunch, qui va aider Pierre Lemaître pour les années 80′ les courges de son jardin ?

Soleil, lessive et révisions d’italien

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 12h20

Les petits suprémacistes blancs font dans leur froc tellement qu’ils sentent le sol se dérober sous leurs pieds…c’est le ressort principal de la politique maga aux States ou dans 25 ans ils seront en minorité. La roue tourne.
L’art pariétal, c’est Sulawesi avant Chauvet.

puck dit: 24 janvier 2026 à 12h33

Dostoïevski ? mauvaise pioche, trouve-nous autre chose Olivier !

tu comprends que ton truc genre « j’aime pas les russes parce qu’ils sont antisémites d’ailleurs… » et là tu cites Dostoïevski c’est le niveau zéro de la justification.

je pense que tu es un petit gars plus intelligent que ça et que tu es capable d’une meilleure introspection sur les racines profondes de ta russophobie maladive.

puck dit: 24 janvier 2026 à 12h41

carlito le problème est que ces humanistes sans tache progressistes libéraux globalistes sont devenus une secte extrêmement dangereuse !

c’est fini le temps des bisounours amoureux de leur prochain de l’Autre et de l’Ailleurs !

tu prends BHL, Glucksmann et tous les autres c’est tous des tarés capables de nous déclencher une apocalypse !

au départ le Clezio fait partie de ce bagage culturelle qui leur a donné leur arrogance.

le Clezio c’était une machine à fabriquer de l’arrogance pour ceux qui veulent toujours être moralement du bon côté du manche.

sauf que maintenant tout ce beau monde il faut qu’il la mette en sourdine !

ils viennent de nous sacrifier pour rien plus d’1 million de pauvres ukrainiens en disant des conneries du genre ils défendent nous valeurs ou bien les russes vont nous envahir.

sérieux carlito les mecs ils sont partis en roue libre et le problème est qu’on ne sait pas jusqu’où ilos sont capables d’aller dans la connerie !

alors stp essaie de réfléchir 2 minutes avant de parler de fachosphère et de je sais pas quoi : le danger aujourd’hui c’est pas le RN ou l’AFD, le danger pour l’Europe c’est Glucksmann, Macron, MErz, Starmer, Ursula, Maria Kallas et tous les autres qui ont perdu complet les pédales !

Bolibongo dit: 24 janvier 2026 à 12h59

mais raconter ce qu’on a lu, c’est encore mieux… JJ-J.

Mais pas n’importe comment ni à n’importe qui.
Vos admirations, sur ce blog en particulier, ne sont pas les miennes!

et alii dit: 24 janvier 2026 à 13h01

Toutefois, il n’existe pas de textes religieux écrits, comparables à la Bible ou au Coran. Mais le respect des rituels attachés aux traditions religieuses dépend généralement des anciens, c’est-à-dire des membres les plus âgés des communautés. Ils transmettent ces rituels oralement, le plus souvent sous la forme de contes et de proverbes. »
D4O% LE JAIT QU4ON AOY PR2F2R2 B0 PRIMITIFS oeuple sans écriture

closer dit: 24 janvier 2026 à 13h43

Soit, cette tirade est dans la bouche d’un personnage…je laisse donc à Gugusse, le scout marin du Finistère, le bénéfice du doute.

Phil dit: 24 janvier 2026 à 13h51

La petite musique chez Le Clézio n’est pas toujours audible, il faut y retourner selon Pauledel. Pas facile de faire littérature en mannequin boss.
Dear Bloum, fantômas de M. Litvine, bientôt du grain dans le moulin surchauffé, une biographie de Camus-du-remplacement sort des presses, deux spécialiss du Monde gayphiles de gauche s’y collent.

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 13h55

@ Vos admirations, sur ce blog en particulier, ne sont pas les miennes (sic) Encore heureux, mais je ne vois pas pourquoi je ne raconterais pas les miennes à qui veut bien en prendre connaissance. Zappez-moi, je vous en prie… En revanche, je vais me permettre de résumer votre dernier panier d’achats pour vérifier à quoi ils ressemblent, ma chère Bon Chic Bon Goût. Peut-être y rencontrerons-nous (dé)goût commun ?
Bàv

1°) Joelle ZASK /// Entre l’indifférence et le fanatisme, le cœur de nos sociétés balance. À rebours de cette alternative funeste, il existe un sentiment délicat qui nous propulse gaiement en dehors de nous-mêmes sans nous affaiblir, nous rend modestes sans nous rapetisser et nous fait grandir sans nous narcissiser : l’admiration.
Sujet de ce que Descartes appelait une « subite surprise de l’âme », l’admirateur cherche en effet bien vite à comprendre ce qui le frappe, et donc à observer, puis à étudier. Le sentiment qu’il éprouve, loin de le paralyser, le met en mouvement. Et si ce qu’il admire le dépasse, son ego n’en est pas rabaissé, au contraire, puisqu’il devient agent de son propre désir de savoir.
« Et toi, qu’admires-tu ? » C’est cette question que Joëlle Zask a posée à celles et ceux qui ont croisé le chemin de son enquête – philosophes, scientifiques ou artisans, illustres ou inconnus. Ensemble, ils et elles célèbrent cette ouverture de l’esprit à l’exploration qui « soulage du fardeau d’être soi ». L’admiration, ce sentiment trop souvent confondu avec l’adoration ou la fascination, permettrait-il sinon de sauver le monde, du moins de le rendre moins brutal ? »

Très bien, je suis comme Ch. et vous ‘?) J’aime admirer. Je prends-j

(à pluss)

Jazzi dit: 24 janvier 2026 à 14h43

« Et toi, qu’admires-tu ? »

Personne, en particulier.
Seulement des paysages naturels, des oeuvres de création, des actions humaines…

Patrice Charoulet dit: 24 janvier 2026 à 16h12

Le Néron* américain a été écouté par des centaines de personnes à Davos.
Et tous les observateurs dans le monde ont scruté chacun de ses mots.
On lui fait beaucoup trop d’honneur.
Ce dingo délire depuis des années. Je l’abomine.

Par chance, en France, j’ai un excellent chef de l’État.
Et, ces temps-ci, un excellent Premier ministre, bien supérieur à M. Bayrou.
*Qui a lu interminablement deux prompteurs, en alternant celui de guache et celui de droite.

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 16h30

Enquête sur Les Ménines – Velázquez et le regard du roi *** Jérémie KOERING Tanguy VIEL (Préfacier)

Les Ménines occupe une place particulière dans notre imaginaire artistique, qui tient aux mystères qui lui sont attachés : un mystère objectif, lié à notre méconnaissance du fonctionnement de la peinture du XVIIe siècle ; un mystère subjectif, puisque Velázquez a tout fait pour que le regardeur se sente concerné par ce qui se donne à voir ; un mystère réflexif, celui d’une toile retournée, qui garde obstinément le secret de son sujet. L’enquête historique menée par Jérémie Koering révèle les ressorts par lesquels le peintre transforme la représentation en véritable intrigue picturale.
———
En dépit de mon respect pour le préfacier, ce livre ne m’a pas vraiment intéressé. C’est un thème rabâché depuis les « Mots et les Choses ». Non, nous n’irons pas nous croiser. Bàv

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 16h38

Paul Audi Le Vrai du Beau Regards sur la peinture
On dit de la philosophie qu’elle nous apprend à vivre. La peinture, elle, en tant qu’art visuel, nous apprendrait à voir. Ou plutôt à regarder. Car regarder, ce n’est pas voir, mais savoir voir.
Dans ces conditions, que s’agit-il de savoir pour regarder ? Et surtout, que faut-il réellement regarder lorsque nous sommes face à un tableau ? Attendons-nous de lui qu’il nous livre des secrets, ou bien cherchons-nous en lui une vérité ? Et si vérité il y a, à quel ordre peut-elle appartenir, puisque la peinture produit toujours une image qui ne dissimule jamais son irréalité ?
En fait, c’est le tableau qui fait naître le regard. Ou plutôt il n’est de grand tableau que celui qui le fait émerger. Or la seule manière de prendre la mesure de cela est d’en faire l’expérience. C’est pourquoi cet essai convie son lecteur à parcourir un « musée imaginaire », au fil duquel il sera invité à contempler et admirer – car ce sont là deux manières de regarder – quelques chefs-d’œuvre de la peinture occidentale, du XIVᵉ au XXᵉ siècle.
———-
J’ai trouvé ce livre tout à fait insignifiant. D’autant qu’on n’arrive jamais à savoir ce que pense ce philosophe de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Pour lui, « la peinture produit toujours une image ne dissimulant jamais son irréalité », il aurait dû transposer cette observation à la biographie d’Hitler ou de Poutine.
Bàv

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 16h42

(suite) Collectif, Atlas de la Préhistoire Édition dirigée par : Jacques Jaubert Cartographe : Mélanie Marie
… Depuis l’émergence du genre Homo, vers 2,6 millions d’années, jusqu’au seuil du Néolithique européen, vers 6 000-5 000 ans avant notre ère, les auteurs relèvent le défi de brosser un panorama complet de la Préhistoire grâce à une approche géochronologique :
• Depuis les origines africaines de l’humanité et les plus anciens peuplements, le rôle des Australopithèques, puis des premiers grands outils bifaciaux, les premières sorties d’Afrique.
• L’émergence de la lignée néandertalienne et leurs contemporains, les premiers Homo sapiens, qui évoluent et coexistent de part et d’autre de la Méditerranée entre 250 000 ans et 45 000 ans.
• L’avènement et la domination sans partage de l’Homme moderne, qui naît entre 310 000 et 260 000 ans, accompagnés d’importants changements culturels et technologiques et de la multiplication des supports de production technique, symbolique et artistique.
• La place grandissante de l’Asie, où la recherche monte en puissance. S’y rencontrent de nouvelles humanités et de nouvelles cultures.
• Enfin, la conquête plus tardive, par voie maritime, de nouveaux mondes en Asie de l’Est et du Sud-Est pour atteindre l’Australie, le Japon puis l’Amérique. Les quelque 70 cartes et documents entièrement inédits illustrent cet ouvrage pionnier et sans équivalent pour découvrir cette période si riche et passionnante.
———–
Choix excellent pour une préiode riche et passionnante qui n’étreint pas toujours bien à vouloir trop m’embrasser… Remarquablement pédagogique pour nos chères petites têtes blondes pour le moment incultes. Bonne pioche, là ! Bàv,

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 16h51

(suite) Marylène PATOU MATHIS / Neantdertal de A à Z
L’homme de Neandertal n’a pas totalement disparu ! Il est toujours présent dans notre ADN… Mais qui était-il vraiment ? Quelle était sa vie quotidienne ? À quoi ressemblait son habitat ? Pourquoi a-t-il disparu ? D’« abcès dentaire » à « Zafarraya », en passant par « art pariétal », « biface », « gènes » ou encore « rituel funéraire », ce dictionnaire fait le point sur les dernières découvertes scientifiques. Finie l’époque où Neandertal était considéré comme un homme-singe forcément inférieur à nous. Neandertal de A à Z est l’ouvrage de référence qui restitue à cette espèce sa juste place dans l’histoire de l’évolution humaine.
—-
Très utile complément au précédent. Et par une vraie collègue spécialiste au CNRS… Du lourd. Bon placement. Quoiqu’encore assez éloigné de mes préoccupations…

IL EST CLAIR QUE NOUS N’AVONS PAS LES MEMES VALEURS LITTERAIRES, mais la DIVERSITE C’EST BIEN en soi, et perso j’espère que vous saurez nous faire changer d’opinion sur ceux-là que nous avons écartés.
Merci par avance, BLBG, et surtout d’avoir aidé la curieuse herdélie de connaître ses pairs, à y voir un peu plus clair sur leurs lectures, achats récents et centres d’intérêt.
Bien à vous,

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 16h56

Voilà où nous en sommes dans les prétendus « diablogues » sur ce log ! 🙂 /// QED

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 16h58

12. 59 ?… Le subtil lmd ?… ah bon, c’était blbg ?… Et Kim Kardashian, que devient-elle au juste ?

MC dit: 24 janvier 2026 à 17h01

L’immense écrivain suisse dont vous parlez bien légèrement JJJ, n’a pas joué à ma connaissance le trouble jeu de Céline, et ne laisse pas d’œuvres maudites derrière lui. Apres , c’est affaire de conviction personnelle, peut-être liée à sa fascination pour la Russie révolutionnaire, d’ailleurs, bien que la non plus, je n’aie rien trouvé. L’ usage de l’anti sémitisme comme massue morale d’ Israël » (Nollte) atteint ici ses limites….

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 17h15

Je n’ai jamais songé à comparer ces deux écrivains, MC. Et je vous remercie d’avoir jadis attiré mon attention sur « La Grande Peur dans la montagne » dont la lecture m’avait durablement marqué… Bàv,

J J-J dit: 24 janvier 2026 à 17h25

(suite à MC) Et je me souviens maintenant que Derborance avait fait l’objet d’un bel échange entre vous, rôz et peut-être DHH, sur cette antenne. Il se trouve que je n’avais hélas pas donné suite à ce célèbre roman de Ramuz, à l’époque noyé dans la construction d’un nouveau cours à préparer pour la semaine suivante… Je vais peut-être pouvoir enfin remédier à cette fâcheuse lacune, cette année. Car nous avons parfois les mêmes valeurs. Bàv,

Olivier Litvine dit: 24 janvier 2026 à 17h49

`L’ usage de l’anti sémitisme comme massue morale d’ Israël » (Nollte)

MC,
1/ c’est Nolte, avec un seul ‘l’ (Ernst de son prénom), historien connu pour sa position dénoncée comme « révisionniste » par J.Habermas lors de la « querelle des historiens », poistion qui suggérait que le goulag était « le précédent logique et factuel de l’assassinat pour raison de race perpétré par les nazis» .
2/ ce n’est pas « Israel » (terme historiquement employé par les antisémites pour parler des Juifs) qui a évoqué l’antisémitisme de Ramuz ici, c’est moi.
Vous lisez qui vous voulez, cela vous regarde et m’importe peu, mais vous ne ferez pas taire (moi, pas ‘Israel’!)sur les données factuelles du passé. Que Ramuz ait été antisémite est un fait, « a fact », « ein Fakt ». Certainement pas de la même eau sale que les Destouches ou Rebatet ou autres, effectivement, mais c’est une autre histoire.

puck dit: 24 janvier 2026 à 18h06

« il aurait dû transposer cette observation à la biographie d’Hitler ou de Poutine. »

Poutine = Hitler carlito ?

c’est marrant ce plafond de verre tu trouves pas ?

toi qui réfléchis tant sur tous ces livres tu devrais consacrer un peu de ta réflexion à toi.

qq éléments de réflexion :

– l’occident impose l’extension de l’otan à la Russie

– l’occident laisse les extrémistes ukrainiens commettre des exactions sur les populations sans rien dire (à part 1 ou 2 rappel à l’ordre de la commission des droits de l’homme de l’ue)

– l’occident laisse ces extrémistes interdire ces populations russes de parler leur langue et pratiquer leur religion.

etc etc etc….

et ta conclusion c’est Poutine = Hitler.

c’est quoi en vrai qui cloche dans ta tête ?

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