de Pierre Assouline

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La République des livres
Anthony Hopkins en sa muette insolence

Anthony Hopkins en sa muette insolence

 Un grand acteur n’est pas tenu d’être doué de la plume. En dehors de Dirk Bogarde, l’exception plutôt que la règle son œuvre en témoigne, on en connait peu ; et s’agissant de Mémoires celles de Kirk Douglas (Le fils du chiffonnier) furent des rares à sembler vraiment personnels et portés par un souffle intime- le pire, le contre-exemple absolu étant les souvenirs de Charlie Chaplin, autosatisfaction et name dropping. Un style calibré par un nègre littéraire, de ces mercenaires qui fournissent une écriture sur mesure et une construction si typique de ce qui se fabrique là-bas à la chaine pour faire accoucher une célébrité devant un magnétophone. Le canevas en phrases brèves : description, dialogue, anecdote, description, dialogue, anecdote… Le cas d’On s’en est pas trop mal sorti, petit (We did OK, kid, traduit de l’anglais par Paul Matthieu, 405 pages, 24,50 euros, Flammarion) d’Anthony Hopkins. Il y a de cela mais ce serait injuste de les y réduire.

Lorsqu’il se retourne sur sa vie, Anthony Hopkins a 87 ans. Disons que la première moitié de son livre est à oublier car le parfum de la fabrication n’est pas supportable lorsque le propos est banal ou parfaitement résumable en deux pages afin d’en conserver l’esprit. L’essentiel tient à ceci : une enfance de fils de boulanger de Commercial Road dans un village du Pays de Galles au début du siècle, des parents qui considèrent leur fils comme un bon à rien, un fruit sec, un raté tout juste capable de sécher les cours. Lui croit avoir trouvé sa voie lorsqu’un jour, paressant dans les coulisses d’une répétition du Spectacle de la Passion au YMCA local, il accepte de tenir un rôle vacant, celui de l’un des saints dans une scène de crucifixion avec le prélude de Lohengrin en tapis sonore. Juste une phrase à prononcer, pas davantage, vêtu d’un drap de lit :

« Heureux les débonnaires car ils hériteront la terre ».

Cela dit, ce n’est pas une prise de crâne sur le Golgotha qui lui a fait sauter le pas mais Shakespeare en général et le Roi Lear en particulier mais il lui faudra attendre 1986 pour être Lear sur les planches, « à mes yeux le plus grand rôle jamais écrit pour un acteur ». Son timbre de voix plait. Peu après la troupe lui demande d’être régisseur, bouche-trou et doublure. Son atout, déjà : une certaine manière de regarder l’autre fixement sans un mot, ce qu’il appelle « ma muette insolence ». Une arme pour celui qui n’a jamais cessé de considérer qu’un acteur n’est jamais qu’un type payé pour attendre. A l’instar de Robert Mitchum, rien ne l’insupporte comme ceux d’entre eux qui en font une montagne lorsqu’ils évoquent les difficultés de leur métier.

Son agoraphobie chronique se nourrit d’un cauchemar récurrent : il se voit marcher seul en plein milieu d’une avenue de peur qu’un suicidé lui tombe dessus et l’écrase. Ses rêves doivent beaucoup à la lecture, notamment la fréquentation des poètes (TS Eliot, Dylan Thomas, W.B. Yeats, Gerard Manley Hopkins, W.H. Auden, Constantin Cavafis…). La figure du père haï/adoré, le sien, hante la totalité de son récit. Après que le sien se soit reconverti en tenancier du pub Ship Inn, lorsqu’il avait un sérieux coup dans le nez c’est dire tous les jours à partir d’une certaine heure, il chantait à tue-tête des quatrains chus des Rubâ’iyat d’Omar Khayyâm mais l’on ignore si son héritier classe ce souvenir prégnant parmi les rêves ou les cauchemars.

Il est vrai que, dès son plus jeune âge, Anthony Hopkins a lui-même sévèrement taquiné la bouteille ; s’il n’y avait mis un terme à mi-parcours à la suite d’un long compagnonnage avec les Alcooliques Anonymes auxquels il rend un hommage appuyé, sa carrière aurait été plus brève. Il avait commencé par prendre ses distances avec le whisky et la tequila, se contentant de la bière. L’exemple familier de Richard Burton, qui l’initia au métier avant de mourir éthylique à 59 ans, ne suffisait pas à le dissuader. (« J’aurais voulu avoir la même présence que Richard Burton mais sans les mêmes vices »). Mais il lui fallut toucher le fond pour se résoudre à ne plus jamais lever le coude.

« Si vous essayez de « combattre » l’alcoolisme, il vous tuera. Vous devez accepter le fait que vous êtes alcoolique et que vous êtes faillible. Une fois que vous acceptez cette faiblesse en vous, vous pouvez respirer. Et vous vous entourez alors d’un groupe de soutien, constituée d’âmes tourmentées qui, comme vous, essaient de renoncer à l’alcool. Certains ont pris cette décision la veille ; d’autres s’y échinent depuis plusieurs décennies. Ensemble, nous nous entrainons à rester sobres. »

Mais avant le sevrage définitif, après tant et tant de scandales publics qui se terminaient en baston, il finit par comprendre que son addiction lui avait au moins permis de lui révéler « le monstre brutal » que sa carcasse d’homme abritait. Ses pages sur sa dette vis-à-vis des AA, sa solitude d’alcoolique, la remontée de ses frayeurs d’enfance, nous touchent car elles sont frappées du sceau de la vérité dans sa cruelle intensité. C’est également le cas de celles consacrées à sa relation avec sa fille unique- Ou plutôt son absence de relation. Née de son premier mariage, elle avait vécu au berceau et surtout peu après le départ définitif de son père du domicile comme l’atroce abandon d’une famille du jour au lendemain ; il se remaria plusieurs fois, vécut sa vie d’acteur et de comédien loin du Royaume-Uni et ne se manifesta que bien après.

Ils se revirent à plusieurs reprises, renouèrent en apparence ; il l’aida matériellement mais sentit bien que rien ne pouvait dissiper son malaise lorsqu’elle se retrouvait en sa présence. Sa fuite demeurait impardonnable et ses regrets vains d’autant que « je persiste à croire, aujourd’hui encore, que je n’avais pas le choix ». Il y a une dizaine d’années sous la pression de sa femme actuelle, il écrivit à sa fille pour lui proposer une rencontre, invitation à laquelle elle jugea préférable de ne pas répondre. Ça et là, le mémorialiste ne peut s’empêcher d’en parler non sans douleur tant son sentiment de culpabilité l’emporte et le referme aussitôt sur ses regrets. La tentative d’un critique du New York Times de lui en faire dire davantage est stricto sensu pathétique (elle est en ligne depuis hier, à visionner ici).

Bon, cela dit, si on se dirige vers un tel livre à l’intérêt inégal, c’est bien entendu pour en savoir davantage sur son ressenti à la suite de ses rôles dans certains films. On le remercie de nous épargner le moindre développement à propos des moins mémorables d’entre eux ; par leur abondance, tant sa filmographie que sa théâtrographie (avec la troupe du National Theatre Company à l’Old Vic notamment) donnent le vertige ; mais que de nanars dans le lot, du moins dans la première catégorie surtout si l’on ajoute les séries télévisées. Des films que c’est pas la peine : Surviving Picasso, The Edge (A couteaux tirés), Le masque de Zorro, Amistad, Slipstream, Le Rite, Thor, Hitchcock, Hannibal, Dragon rouge, Freud la dernière confession etc

Il y a de fortes pages sur The Father de Florian Zeller autour d’un homme progressivement atteint de démence sénile, si puissantes que l’on dirait du vécu sur le passage du temps et la douleur de la perte. Il interprète The Father comme si ce n’était pas un rôle de composition. Lorsqu’Oliver Stone l’a sollicité pour être Richard Nixon et que Hopkins lui a demandé de justifier son choix tant la ressemblance ne va pas de soi, le réalisateur lui a simplement répondu :

« Parce que vous êtes aussi taré que lui ».

Il faut dire qu’il venait de lire des interviews de l’acteur dans lesquelles celui-ci ne parlait que de ses angoisses, de ses phobies, de sa paranoïa. Il passe vite sur Elephant Man ce qui est regrettable même si son personnage, le chirurgien Frederick Treves qui opéra et suivit l’homme-éléphant, n’est que secondaire par rapport au rôle-titre. Mais, on s’en doute, là où on le guette vraiment, c’est dans les chapitres sur les deux grands films qui ont révélé son génie du jeu d’acteur, avec toute l’intelligence des situations, la finesse d’observation et l’art délicat du détail. dont il est capable.

Il y eut d’abord le Silence des agneaux (1991) qui l’imposa dans son interprétation inoubliable de psychiatre cannibale. Jonathan Demme le voulait absolument depuis qu’il l’avait vu dans Elephant Man bien que son personnage y fut animé par la bonté plutôt que par le mal. Lorsque son agent lui en fit porter le scénario, Anthony Hopkins interrompit sa lecture au bout de quinze pages et l’appela pour lui dire qu’on ne lui avait pas offert de meilleur rôle depuis qu’il était dans le métier. La lecture aussitôt après du roman de Thomas Harris dont il était l’adaptation dissipa le moindre doute. Puisque Hannibal est explicitement monstrueux, il prit le parti de ne pas en faire un monstre mais de le jouer comme quelqu’un de posé, amical, séducteur, charmeur, ambiguë, courtois, déstabilisateur, civilisé jusqu’au raffinement lorsqu’il demande à être vêtu d’une combinaison cintrée à ses mesures mais dénué de sentiments, d’empathie et d’affects- et donc humain à sa manière. Ce qui n’empêche pas en présence de l’agent Sterling (Jodie Foster) de réactiver le mythe de la Belle et la Bête.

Tel qu’il le vécut lors des préparatifs en amont, Hopkins ne voyait pas de problème à exprimer le mal qui git en chacun de nous comme en Hannibal Lecter. Non, la difficulté serait d’incarner un personnage à la fois détaché et attentif. Il savait ce qui terrorisait les spectateurs : un regard fixe et interminable, une diction parfaite, l’immobilité. Mais son frémissement d’entre les lèvres lorsqu’il évoque de la chair fraiche, il l’a puisé dans ses souvenirs d’enfance du côté du Bela Lugosi de Dracula. Sa femme Stella (« la Boss »), dont il loue l’acuité psychologique, assure qu’il est Asperger car il en a certains symptômes : il répète des mots ou des expressions en boucle, retient tout par cœur, est incapable d’exprimer ses émotions etc Lui-même se décrit plutôt comme « un poisson froid ».

L’autre grand film à son actif, dans le prolongement de Howards End, fut bien sûr Les Vestiges du jour du même James Ivory en 1993 d’après le roman de Kazuo Ishiguro. Le rôle du majordome Stevens, personnage de grand style tout en répression de ses émotions, cadenassé de l’intérieur, hiératique dans la dignité de sa fonction vécue comme un absolu, solitaire voué au service d’un aristocrate séduit par le fascisme et confondant de naïveté politique. Hopkins avoue n’avoir pas eu à forcer son naturel car il se considère comme profondément discret, en retrait. Il s’employa surtout à appliquer un conseil que lui donna un expert de la domesticité dans les grandes maisons :

« Quand le majordome entre dans une pièce, on doit avoir l’impression que cette pièce est encore plus vide qu’avant ».

Essayez donc… sans jamais parler de l’harassant, terrible, insurmontable travail du comédien. Anthony Hopkins ne vous le pardonnerait pas. Et, on le sait, il est imprudent de se mettre le Dr Hannibal Lecter à dos.

(« Images extraites du Silence des agneaux et des Vestiges du jour »)

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commentaires

1 296 Réponses pour Anthony Hopkins en sa muette insolence

puck dit: 28 janvier 2026 à 16h29

les US sont nés sur ce péché originel, ça a été leur premier génocide, mais il reste le pire du pire. du coup un américain ne peut pas s’endormir avec la conscience tranquille. d’où cette profusion d’Hannibal Lecter et autres tueurs en série cannibales.

D. dit: 28 janvier 2026 à 16h32

La régularisation de personnes ayant largelent démontré qu’ils pouvaient être malhonnêtes et irrespectueux des citoyens d’un état me dérange beaucoup notamment par rapport à tous ceux qui ont choisi l’honnêteté et sont restés à la porte. En dehors de cas isolés représentant des réfugiés réellement en danger de mort, il n’y a pas de raison morale de régulariser des clandestins.
Je vous assure qu’en Australie ils ne se posent pas de question. Ils refoulent efficacement et aux frais de celui qui tente. Quant aux ateliers clandestins qui parviennent néanmoins à se constituer sur le territoire (souvent par des chinois), ceux-ci sont impitoyablement démantelés et lrs clandestins renvoyés en Chine. Où en effet ils peuvent alors rencontrer de sérieux ennuis avec l’état chinois. Et bien tant pis. Ils les rencontrent, c’est la conséquence de leurs actes, dont ils étaient parfaitement informés.

J J-J dit: 28 janvier 2026 à 16h45

… où nos élites et leurs médias ont créé un merdier similaire (sic).
… tu définis mal ce que j’appelle les élites corrompues, arrogantes et égoïstes (sic).
… je parlais des élites de Davos (sic).
… toi tu appartiens à une élite de seconde zone juste bonne à faire le kéké qui se croit appartenir à une élite (sic).
____
Or, nous parlions des mêmes « élites » visées dans un message précédent. Il semble que ce terme et la vulgarité qui va avec soit à c epoint polysémqiue qu’il autorise toutes les habiles confusions possibles en s’imaginant s’être exonéré du kékétisme.
Ainsi donc, le contre modèle proposé à « Davos » par notre ami Donald préfigurerait un modèle alternatif uniquement peuplé d’élites pacifiques, saines et incorruptibles.
… Evidemment, c’est là un point de vue intéressant (en soi), et dicible assurément… mais peu conciliatoire, hélas, au sein de cette possibilité d’une île de démocratie virtuelle dialogique qu’aurait pu être la RDL, comme aux temps bénis de la réalité non virtuelle.
Bàv,

D. dit: 28 janvier 2026 à 16h46

Si la fraction minoritaire de citoyens américains avait soutenu sa police de l’immigration au lieu de ne penser qu’à lui mettre les bâtons dans les roues, ça aurait rendu cette police efficace et non violente, comme elle l’est en Australie. C’est le harcèlement de la police qui très souvent créée les excés meurtriers ou potentiellement meurtriers donc déplorables tels que ceux récents.
Remettons les choses dans l’ordre : les lois sont votées, elles sont ensuite applicables et un citoyen digne de ce nom participe, sans violence, à leur application la plus humaine qui soit.

Donna Ricaud-Veyre dit: 28 janvier 2026 à 16h52

Ils nous coûtent en plus un pognon de dingue, Monsieur D. Je partage entièrement tous vos point de vue, sauf quand vous écrivez « La régularisation de personnes ayant largelent démontré qu’ils pouvaient être malhonnêtes et irrespectueux des citoyens d’un état me dérange beaucoup notamment par rapport à tous ceux qui ont choisi l’honnêteté et sont restés à la porte. »
Il faut en effet écrire : « La régularisation de personnes ayant largement démontré qu’elles pouvaient être malhonnêtes et irrespectueuses des citoyens d’un état me dérange beaucoup, notamment par rapport à tous ceux qui ont choisi l’honnêteté et sont restés à la porte. »

D. dit: 28 janvier 2026 à 17h00

Oui, Puck. C’est un péché originel. Commis par des gens mal éduqués et coupés de la religion chrétienne de cette époque des 18ème et 19ème siècle qui ne couvrait absolument pas les meurtres, contrairement à la période espagnole du 16ème, où les exterminations étaient couvertes par le clergé local et une partie de celui resté en Espagne.

D. dit: 28 janvier 2026 à 17h05

Si vous prenez des gens simples, des pauvres paysans, et que vous les laissez s’éloigner des préceptes de la religion chrétienne sous le prétexte de survie puis de réussite économiqur vous en faites des sortes de barbares.
C’est évident.

Donna Ricaud-Veyre dit: 28 janvier 2026 à 17h09

Et c’est ce qui s’est produit, Monsieur Dè. Ce que vous êtes perspicace. Les gens de ce blog ont de la chance de vous avoir. Notamment Monsieur Ronato, qui ne se souvient plus de son âge alors qu’il n’est pas si vieux que ça.

Chaloux dit: 28 janvier 2026 à 17h12

Arnaud Klarsfeld est visé par le conseil d’état parce qu’il a « donné le sentiment »etc. On sera bientôt mis au ban pour ses rêves, comme chez Kadaré.

Quelle déchéance pour ce pays.

puck dit: 28 janvier 2026 à 17h55

@ »Ainsi donc, le contre modèle proposé à « Davos » par notre ami Donald préfigurerait un modèle alternatif uniquement peuplé d’élites pacifiques, saines et incorruptibles. »

t’es vraiment bouché ou tu le fais exprès ?

ou alors tu refuses de comprendre ?

pourtant même Rorty l’avait compris dans les années ?

oui je pense que tu refuses de comprendre, tu cultives le déni.

ou alors tu n’arrives pas t’imaginer ce que représente la rancoeur accumulée par toute une population ?

soit par manque d’imagination ? ou manque d’empathie ?

puck dit: 28 janvier 2026 à 17h57

@ « Ainsi donc, le contre modèle proposé à « Davos » par notre ami Donald préfigurerait un modèle alternatif uniquement peuplé d’élites pacifiques, saines et incorruptibles. »

non je crois que j’ai trouvé : en fait t’es juste très con.

puck dit: 28 janvier 2026 à 18h21

@ « Ainsi donc, le contre modèle proposé à « Davos » par notre ami Donald préfigurerait un modèle alternatif uniquement peuplé d’élites pacifiques, saines et incorruptibles. »

75 millions de personnes qui haïssent une élite corrompue et arrogante et aussi des médias parce qu’ils les méprisent en les prenant de haut comme s’ils étaient des moins que rien.

cette population va élire un type pour quelle raison d’après toi ?

parce qu’il est sain ?
parce qu’il est pacifique ?
parce qu’il est incorruptible ?

sérieux carlito ça t’arrive de réfléchir ?

t’as déjà vu les westerns réalisés par Clint Eastwood ?

quand il arrive dans une petite ville ou une bande de gens font leur loi.

comme le gars qui vient de se pointer sait manier son revolver ils le nomment shériff.

pas parce qu’il est un type sympa, qu’il est sain, ou incorruptible, et surtout pas parce qu’il est pacifique.

ils le prennent pour qu’ils dégomment tous ces gens qui leur pourrissent la vie !

Trump a été élu par ces gens exactement pour ça !

pour qu’il tire dans le tas et qu’il dégomme tout ce qui bouge !

parce que la nature humaine c’est comme ça : il arrive un moment où tu prends les gens par la peau du cul et tu les fais passer par la fenêtre !

ou bien tu les guillotines : ça dépend de là où tu vis.

puck dit: 28 janvier 2026 à 18h26

cela dit je comprends : le déni c’est un peu notre routine, on a l’habitude.

j’ai même entendu un tas de gens dire en février 2022 : je ne m’attendais pas à ce que les russes interviennent en Ukraine…
sérieux je m’attendais à tout, mais que les russes entrent en Ukraine alors là c’était une grosse surprise !

en fait c’est ça le déni ? ou c’est de la bêtise ? ou des gens qui refusent d’écouter ? ou de comprendre ?

en fait j’en sais ce que c’est, mais putain c’est grave.

renato dit: 28 janvier 2026 à 18h28

Alors que la vierge folle semble sombrer toujours plus profondément dans l’idiotie et que repetitio est mater studiorum : « Je suis conscient de ma mortalité, mais à 87 ans, je me lève chaque matin avec l’envie intacte de goûter à de nouvelles aventures. L’âge n’est jamais une barrière lorsque l’on trouve une passion dans ce que l’on fait. Le secret réside dans la curiosité, dans l’apprentissage continu et dans le refus de laisser la peur du temps nous priver du plaisir de vivre. Chaque jour est une chance d’inventer, de rire et de prouver qu’il n’est jamais trop tard pour avancer avec enthousiasme. »
Anthony Hopkins

puck dit: 28 janvier 2026 à 18h32

et là avec Trump c’est pareil.

du coup pour éviter de comprendre les médias ils le critiquent, ils disent ouai c’est Ubu, il sait pas parler, il dit que des conneries, blablabla…

ou comme passou : c’est Ubu…

ok, sauf que s’il est là c’est juste à cause de toi !

d’ailleurs je te préviens depuis 30 ans ! si tu continues tu vas nous pondre un Trump !

en fait non, le cerveau il tourne en boucle, le déni, le refus d’admettre le réel, continuer de faire comme si rien n’avait changé, comme si les codes étaient les mêmes, comme si tout était pareil..

sauf que quand le réel s’impose faut commencer à essayer de partir dans l’autre sens, expliquer ce qu’on a refusé d’expliquer, admettre ce que l’on a nié, et là il faut que la machine reparte en sens inverse pour s’adapter au réel !

renato dit: 28 janvier 2026 à 18h37

Une intéressante remarque du Dalaï-Lama : « Nous vivons à une époque où tout est exposé par la fenêtre pour masquer le vide de la pièce. »

Donna Ricaud-Veyre dit: 28 janvier 2026 à 19h00

Ah beu j’ai cru que cette citation s’appliquait exactement à vous, Monsieur rototo.

Olivier Litvine dit: 28 janvier 2026 à 19h03

Malgré les affirmations selon lesquelles LA RUSSIE aurait pris l’avantage sur le champ de bataille en Ukraine, les données montrent que ce pays PAIE UN PRIX TERRIBLE POUR DES GAINS MINIMES ET QU’IL EST EN PLEIN DECLIN en tant que grande puissance. DEPUIS FEVRIER 2022, LES FORCES RUSSES ONT SUBI PRES DE 1,2 MILLION DE PERTES, SOIT PLUS QUE N’IMPORTE QUELLE AUTRE GRANDE PUISSANCE DANS N’IMPORTE QUELLE GUERRE DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE. Au rythme actuel, le nombre total de victimes russes et ukrainiennes pourrait atteindre 2 millions d’ici le printemps 2026. APRES AVOIR PRIS L’INITIATIVE EN 2024, LES FORCES RUSSES ONT AVANCE A UN RYTHME MOYEN COMPRIS ENTRE 15 ET 70 METRES PAR JOUR LORS DE LEURS OFFENSIVES LES PLUS IMPORTANTES, SOIT UN RYTHME PLUS LENT QUE CELUI DE PRESQUE TOUTES LES GRANDES CAMPAGNES OFFENSIVES MENEES AU COURS DU SIECLE DERNIER. Parallèlement, l’économie de guerre de la Russie est soumise à des pressions croissantes, avec un déclin de la production manufacturière, un ralentissement de la croissance de 0,6 % en 2025 et l’absence d’entreprises technologiques compétitives à l’échelle mondiale pour stimuler la productivité à long terme.

Introduction à un article remarquablement détaillé sur l’état de la guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine.

https://www.csis.org/analysis/russias-grinding-war-ukraine

J J-J dit: 28 janvier 2026 à 19h11

comme Patrick Boucheron en ces temps de grande incertitude, j’essaie de m’éloigner dans les temps anciens de l’histoire américaine et de re-mobilise ce qu’elle nous a enseigné. En l’absence d’une police centrale étatisée, les Etats fédérés au 19e, faibles, n’avaient pas d’autres moyens (pour assurer sur tout le territoire un semblant d’ordre local), que de le déléguer à des « sherifs » des pouvoirs de police et de justice expéditive ou, dans les contextes d’urbanisation, à des agences telles celle de Pinkerton en 1850… Ce faisant, elles ces agences proliférèent en se scindant progressivement en une division sociale de leur boulot : le « gardiennage » d’une part et de l’autre, les activités de « détectives privés enquêteurs »… A la population à qui on essaya d’enlever le pouvoir de se faire justice à soi-même par l’usage de leurs armes, les milices de citoyens armées perdurèrent tout au long du 1er 20e siècle, pour s’apaiser par la suite à mesure que les polices locales se « professionnalisaient » plus ou mons correctement (euh)… Et voilà qu’après avoir flanqué un coup de pied dans la fourmilière de l’Etat de droit et de ses contre pouvoirs, on en arrive avec nos dirigeants de la post vérité, au 21e s., au nom de la loi et de l’ordre, à réactiver et à elégitimer de nouvelles moutures de milices citoyennes au style « paramilitaires » alors qu’on avait réussi à désarmer les Heil Angels du métro new-yorkais, par ex… Par exemple (à suivre)
Enfin, bref, on vous la fait court… M’enfin c’est pour dire…

Soleil vert dit: 28 janvier 2026 à 19h33

– Sur la photo c’est JJJ, cannibale lecteur.
– Deux livres attisent ma curiosité, « 1966 année mirifique » d’Antoine Compagnon chez Gallimard et « Le barman du Ritz » de Philippe Collin chez Albin Michel

renato dit: 28 janvier 2026 à 19h38

Incidemment.

L’Italie de Meloni (droite) ha régularisé six cent mille étrangers sans papiers.
L’Espagne de Sánchez (gauche) régularise cinq cent mille étrangers sans papiers.

Compte tenu des coûts annuels liés à la prise en charge des besoins des immigrants en situation irrégulière, ces régularisations transforment des irréguliers qui travaillent en « noir » en travailleurs qui paieront des impôts, etc.

J J-J dit: 28 janvier 2026 à 19h52

@ SV / Sur la photo c’est JJJ, cannibale lecteur.

Comment doit-il prendre cette remarque, au delà du bon mot ?…

et alii dit: 28 janvier 2026 à 20h08

for sure

shopbastiano

1 j
President of la France 🇫🇷 FOR SURE (tshirt dispo dans la bio ✈️)

closer dit: 28 janvier 2026 à 20h32

« RÉCIT – De très riches Russes ont été invités dans la station huppée des Alpes françaises pour un week-end à 337.000 euros par une marque russe de chaussures, ce qui suscite un scandale.

La majorité des Russes n’est pas du genre à s’insurger des excès de leurs « élites » – ils y voient plutôt une sorte de fatalité, et haussent les épaules. Mais l’affaire « Kourchavel » – comme on prononce ici -, en saturant les réseaux sociaux ces derniers jours, a fini par faire quelques vagues à Moscou. Qu’on en juge plutôt : 337 000 euros dépensés pour un week-end de ski hyper-luxe dans la station huppée des Alpes, où une poignée de people venus de Russie ont été conviés en jet privé, hébergés dans un hôtel cinq étoiles, régalés de champagne à gogo et de repas gastronomiques avec, en prime, une apparition de Patricia Kaas pour un concert privé. Le tout payé par une marque d’habillement russe dont les bénéfices sont en chute libre, les employés sous-payés et les comptes pas très clairs. »
Figaro

Tu étais invité puckovitch???

Jean Langoncet dit: 28 janvier 2026 à 22h31

(portrait musculeux, contorsionnés, contraints, disciplinés, si éloignés de la grande unité de tout ce qui vit … brrrr)

J J-J dit: 28 janvier 2026 à 23h04

Puckovitch ?… Jamais avec les « élites » russes corrompues (@ Courchevel)… Uniquement avec les « élites » US qui nous blanchissent la démocratie « post vérité » (@ Davos).
BN à Arnaud K. & Patricia K. et autres pitbulls affidés…

Alfred dit: 29 janvier 2026 à 0h13

Tout est faux.
« Le Règne de la Quantité », cher à René Guénon, est depuis longtemps dépassé par les règnes maléfiques du mensonge, de l’argent, de l’industrie et du progrès.
On n’arrête pas le progrès et on progresse sans arrêt vers le gouffre absolu, le chaos sans issue.
Vers l’Enfer sans merci.

Olivier Litvine dit: 29 janvier 2026 à 8h42

Lui croit avoir trouvé sa voie lorsqu’un jour, paressant dans les coulisses d’une répétition du Spectacle de la Passion au YMCA local, il accepte de tenir un rôle vacant, celui de l’un des saints dans une scène de crucifixion (billet)

En Angleterre, les représentations de la Passion (Passion Plays) étaient très populaires au Moyen-âge où elles formaient souvent l’essentiel des Mystères.
Pendant la Réforme, elles furent interdites bicoze jugées d’inspiration trop « catholique ». En 1642, sous Cromwell et le Parlement puritain, toute forme de théâtre fut interdite et malgré la réouverture des salles de spectacles en 1660 (les femmes étant désormais autorisées à se produire sur scène !), la censure qui affecta les théâtres empêcha toute représentation de Spectacles de la Passion en public jusqu’aux années …1950.
Pour beaucoup, dont moi, « A Passion Play » est avant tout le titre d’un fameux album de Jethro Tull de 1973, un des sommets du Prog Rock de l’époque.. ‘(…) There was a hush in the Passion Play (…)’
https://www.youtube.com/watch?v=_ZBGjB0kE9w

et alii dit: 29 janvier 2026 à 8h56

gastronomiques:la supériorité gastronomique de la France s’effondre un Marx qui l’a dit: moi je dis que c’est la faute aux endives syr la RDL

et alii dit: 29 janvier 2026 à 9h00

« 25 restaurants ferment chaque jour »: Thierry Marx réclame que la gastronomie française devienne une exception culturelle

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 9h01

1 – ELITES
La vulgate du café du commerce disait (ERE DE L’ANTE VERITE) « classes dominantes » (fortement dotées en capitaux économiques et politiques, voire culturels) vs « classes dominées ». Aujourd’hui, (ERE DE POST VERITE), elle dissocie les « inclus », de souche, -beaux blancs, pauvres ou riches économiquement, politiquement et culturellement- des « exclus » à « exclure » (pauvres et laids, de souches étrangères colorées.
En France (ANTE et POST) nos « classes moyennes », moyennement dotées en capital économique et politique, d’ancienne orientation idéologique social-démocrate ou néo-libérale, hésitent à se situer parmi les sportifs du club des 1% de milliardaires mondiaux (dont on nous dit qu’il préempte 60% de la richesse économique mondiale). D’accord avec la nécessité de vivre dans la « post vérité » de la lutte des places, à condition que la loi et l’ordre du plus fort et du plus beau des inclus (économiquement et politiquement) se montre impitoyable à l’égard des exclus (foules non laborieuses et dangereuses venues d’autres souches).

2 – CINEMA POST OU PRE MODERNE-… l’enthousiasme qui rend « fervent » un chrétien athée ou agnostique, ému aux larmes par le sacrifice de Jeanne d’Arc (6.52).

3 – CAGE AUX FIOLES ET THEATRE ANTE ET POST – On nous rapporte de la grande capitale balaise que le comédien Laurent Lafitte ferait une prestation exceptionnelle et éblouissante, dans le rôle d’une « meneuse de revue » dirigé par Olivier Py. Qui l’a vu, et de quelle vérité s’agit-il ?

4 – ECRIRE NOS REVES – Comment Marguerite Y. s’y est-elle prise pour raconter ses 22 rêves d’avant guerre ? La réflexion ANTE continue en province POST (@ plus tard peut-être pour le chantier)

BJ à vous 2 et aux Iranien.nes, aux juifs, aux Israéliens qui résistent aux tyrans de toutes les théocraties suicidaires (c/° le 29.01.26).

renato dit: 29 janvier 2026 à 9h16

« Il y a toujours quelque chose d’absurde et de déroutant dans les rêves ; on ne se débarrasse jamais de cette vague impression que tout est faux, que à un moment il faudra bien se réveiller. »
Dino Buzzati

Olivier Litvine dit: 29 janvier 2026 à 9h48

Baroz, commentaire de Positif, LA revue de gauche de la critique cinématographique française (RIP Michel Ciment): « Sublime ».
Le Nouvel Obs, laudateur itou.
Un peu d’honnêteté intellectuelle ne messied jamais.
Le jivarisme est un anti-humanisme.

Phil dit: 29 janvier 2026 à 10h20

Le barman du Ritz,
son livre de coquetèles pour nazis de la haute coûte la peau des fesses. en vo eo of course, what else.
Il manque aux laquais british d’Ishiguro le tropisme poético-traumatisé donné par Henry James dans son Tour d’écrou.

D. dit: 29 janvier 2026 à 10h22

Si beaucoup de restaurants ferment, c’est aussi par défaut de marketting.
Par exemple dans de nombreux centre-villes, y compris encore ceux des grandes villes, il existe des attentes évidentes de clients. 1 patron et son associé avec 2 ou 3 employés peuvent aisément faire le plein avec un restaurant de 25 places ouvert midi et soir 5 jours sur 7 et 1,5 mois de fermeture annuelle. Les clients recherchent la chaleur humaine, le fait-maison véritable (produits congelés en quantité raisonnable acceptés), évidemment le savoir cuisiner, une carte courte avec plats du jours et une certaine vélocité dans le service. Quand tout ça est véritablement réuni, ils sont prêts pour la plupart à dépenser 50 euros en 2 fois et ce presque chaque semaine. Sans aucun problème.

D. dit: 29 janvier 2026 à 10h26

La chaleur, le respect du client, la simplicité efficace et la qualite gustative (quelque soit le niveau) sont les clés de la réussite en restauration. Avant mëme de parler de prix.

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 10h40

10.26 … sans oublier un sourire des clients satisfaits aux « plongeurs » sans papier des arrière-cuisine entrouvertes. Faisons avec « bonne conscience ».

11.35 – 50 000 tués au bas mot en deux jours en ce début d’année de neige. Comment voulez-vous qu’on puisse ingérer cette info ? C’est impossible, si on essaie de se représenter la réalité !… Donc, préférons croire qu’il s’agit de fake news (POST VERITE), hausser les épaules ou passer notre chemin, mais surtout ne pas se réveiller au plaisir d’un rêve plutôt que de se réveiller au cauchemar du réel (ANTE VERITE).

Bàv,

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 10h44

9.16 cette citation de DB sur le rêve (merci, RM) n’étant guère originale, sinon paresseuse, je ne l’avais pas retenue dans ma liste. Le K. (échéant)
Bàv,

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 10h54

@ les canards « laquais british d’Ishiguro » ??? Dirfil Quézaco ?… Un mauvais remake d’une lettre ouverte… à un Collin froid, peut-être ? Bàv,

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 10h57

On est lent, aux Charentes, conformément à la légende des cagouilles. Disons plutôt qu’on ralentit, le temps nécessaire aux décryptages des rebonds elliptiques de la vieille garde de d’erdélie parisienne, qui n’a jamais désarmé. Jamais. Bàv

Soleil vert dit: 29 janvier 2026 à 10h57

J J-J dit: 28 janvier 2026 à 19h52
@ SV / Sur la photo c’est JJJ, cannibale lecteur.

Comment doit-il prendre cette remarque, au delà du bon mot ?…

Pour un dévoreur de livres !

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 11h02

10.20 Son Trou des Cours, plutôt… HJ revu et corrigé par la mystérieuse et terrifique gouvernante et mis en musique par un compositeur anglais qui compta, jadis.
On a juste, là ? jusque là ?… Bàv,

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 11h04

10.57… Ouf j’ai eu peur !… Merci. Mais vous, SV, avec Cricri, vous vous posez là, et je vous arrivions point à la cheville. Hein !? Bàv,

Phil dit: 29 janvier 2026 à 11h24

terrifique gouvernante

yes dear jjj, Deborah Kerr et score (musique) mémorable, des laquais british cambrés vicieux, Hopkins miscasté pour ce genre.

Olivier Litvine dit: 29 janvier 2026 à 11h36

Matière de légende:

Le 25 août 44, à bord d’une Jeep équipée d’une mitrailleuse & à la tête d’un groupe de résistants, Hemingway arrive devant le Ritz, dont il a fait la libération une affaire personnelle.

Il fait irruption dans l’hôtel, annonce qu’il est venu le libérer personnellement, bar y compris.

Le directeur de l’hôtel vient à a sa rencontre et Hemingway lui demande : « Où sont les Allemands ? Je suis venu libérer le Ritz. »

« Monsieur, ils sont partis depuis longtemps. Et je ne peux pas vous laisser entrer avec une arme. »

« 51 martinis secs, svp ! » –

Hemingway retourne à la Jeep, y dépose son arme et reprend la direction du bar, où 51 martinis secs l’attendent, lui et ses compagnons…

closer dit: 29 janvier 2026 à 11h41

Remarquable entretien avec Fareed Zacharia, de CNN et du Washington Post, dans le Figaro d’aujour’hui. Dommage qu’il gâche un peu l’ambiance en se proclamant tout à la fin « l’un des derniers, sinon le dernier, fan de Macron »! Du coup on en vient à douter de la pertinence de ses analyses…

Non, sérieusement, c’est très intéressant sur les USA d’aujourd’hui. Il faut bien qu’un américain glisse une petite provoc’ dans son propos…

Paul Edel dit: 29 janvier 2026 à 12h02

Excellent dossier Thomas Mann dans « Le Figaro » du jour. L’œuvre étant « tombée » dans le domaine public, on a aujourd’hui la surprise d’excellents traductions et rééditions des œuvres majeures. Je signale en particulier et en priorité chez Christian Bourgois, la nouvelle traduction de Claire de Oliveira des meilleurs nouvelles de Mann, celles parues (il y en a 24) avant la guerre 14.il y a en majesté «  La mort à Venise » .Le volume comporte entre autres le fascinant « Tonio Kröger » où Mann se dévoile comme jamais sur le terrain profond où naissent ses œuvres. Travail magnifique de la traductrice
Il y a également en Flammarion en GF ,une traduction d’Olivier Mannoni (pas lue mais traducteur souvent excellent) . A noter le grand article de Thierry Clermont .Il résume bien les nouveautés,les apports et les points forts de ces nouvelles traductions qui nous font oublier des tripatouillages et approximations d’anciennes traductions dans des collections de poche .. Si j’ai un souhait à exprimer, c’est que pour vraiment connaître Thomas Mann , ses doutes, ses contradictions, sa « Sehnsucht » il convient de se reporter en priorité à la puissante et précise traduction de Claire de Oliveira de « La Montagne magique ».Elle suit avec une précision époustouflante la souplesse compliquée de la phrase mannienne si délicate à transposer en français,comme l’avait souligné Michel Tournier . De plus, un glossaire permet de à la fin du volume (il est désormais en poche) de comprendre les courants philosophiques de l’époque, le pangermanisme, , les références musicales( wagnériennes souvent) les innombrables précisions médicales, les références politiques et allusions à une époque en train d’être oubliée.

puck dit: 29 janvier 2026 à 12h19

« Tu étais invité puckovitch??? »

cloclo toi aussi t’es un raciste russophobe ?

sérieux ? tu remplaces le juif par le russe et tu retrouves comme par miracle cette belle ambiance des années 30 !

puck dit: 29 janvier 2026 à 12h21

et l’autre qui me fait un laïus sur les exclus non de souches de la post vérité de la post politique ?

carlito avec tes histoire de post t’es un peu le colissimo du blogapassou.

rose dit: 29 janvier 2026 à 12h42

Et alii
Je plussoie avec vous : c’est la faute aux endives.
Et je plussoie avec Raphaël Glucksman la France est le pays le plus merveilleux du monde
Pourtant l’Espagne c’est franchement génial et oui, oui et oui aux trois questions d’un billet précédent de Passou sur l’Espagne : heureuse d’entendre ça ! Heu-reu-se !

closer dit: 29 janvier 2026 à 12h43

On disait dans ma jeunesse que Mann était le cauchemard des élèves d’allemand au Lycée…

rose dit: 29 janvier 2026 à 12h44

Le Colissimo on sait toujours quand il part. On a du mal à savoir quand il arrive et surtout, s’il va arriver.

Jazzi dit: 29 janvier 2026 à 12h44

Heureusement qu’il y a des exceptions, Ol !
Pour l’honnêteté, j’avais mis la liste complète des critiques.
Et c’est un phénomène récurrent…

rose dit: 29 janvier 2026 à 12h47

rose dit: 29 janvier 2026 à 12h46
Passou
parce que ce petit livre qui ne se pousse pas du col nous emmène bien au-delà de ce que son titre annonce jusqu’à s’interroger sur le destin de l’Espagne par rapport à l’Europe (avec ou sans ? dehors ou dedans ? )

Avec.
Dedans

Jazzi dit: 29 janvier 2026 à 12h52

« L’Obs
par Nicolas Schaller
L’intelligence de ce film (La Grazia) où la parole circule et agit doit beaucoup à son acteur fétiche, l’exceptionnel Toni Servillo, d’allure… mitterrandienne ! »

Pas faux.
Ils sont moins con à L’Obs, où sévissait Bory !

MC dit: 29 janvier 2026 à 12h55

Un roman délaissé de la dernière période, de Mann, c’est l’Elu. Et toujours pas de nouvelle traduction de Docteur Faust, ou me trompe-je ? MC

Phil dit: 29 janvier 2026 à 13h42

un époque en train d’être oubliée,
jawohl dear Pauledel, l’ia fabrique une société de loqueteux; Mann a contrôlé la réédition de ses romans de jeunesse et légèrement censuré (sang réservé).
quel coquetèle nazifié à retenir dans la liste du barman du Ritz, dear Soleilvert

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 14h00

On ne lit pas Mann, on ne fait que le relire, même si on ne l’a jamais lu, comme dirait le prout-prout-de-ma-chère du coin. – L’élu, merci de nous l’avoir signalé, une fantasy avant le lettre, j’avais bin aimé, MC… Felix Krull ? Beaucoup moinss.
Je reviens, à plusss… (Charensole avait détrôné Bory, bien sûr, était un brin moins foldingue, je me souviens). CAUCHEMAR, sans D ?

Alfred dit: 29 janvier 2026 à 14h03

Celui qui croit en son petit dieu personnel, intime, minable et imaginaire, mais il pense bêtement que c’est le Dieu de tout l’Univers.

Jazzi dit: 29 janvier 2026 à 14h07

« quel coquetèle nazifié à retenir dans la liste du barman du Ritz »

L’officier allemand amant de Coco, entre autres, Phil !

Jazzi dit: 29 janvier 2026 à 14h07

« quel coquetèle nazifié à retenir dans la liste du barman du Ritz »

L’officier allemand amant de Coco, entre autres, Phil !

puck dit: 29 janvier 2026 à 14h28

Désolé mais pour faire à ce point une fixette sur le post il faut être un peu timbré

puck dit: 29 janvier 2026 à 14h36

« on ne lit pas Mann, on ne fait que le relire, même si on ne l’a jamais lu »

Yep c’est le propre des post écrivains, je veux dire ce qui appartiennent à la post littérature.

Leur grand malheur c’est qu’ils n’ont jamais été lus par des post lecteurs ou des post critiques.

L’autre grand malheur c’est qu’on ne les trouve que dans les post librairies ou les post bibliothèques

puck dit: 29 janvier 2026 à 14h40

Pas vrai carlito ? Les vérités qui dérangent on les appelle des post vérités
Et quand ça touche la politique on appelle ça de la post politique

Pour y accéder faut vivre comme dans un post monde excitant dans un post réel

Paul Edel dit: 29 janvier 2026 à 15h30

A ceux qui voudraient, dans une forme concise, apprecier et connaitre l’art d’élucidation de Thomas Mann, je recomamnderai la nouvelle « Mario et le magicien » -bien méconnue – qui analyse le choc et la perturbation de Mann devant le caractère inquiétant et explosif de la manipulation fasciste sur les masses; ce qu’il découvre devant un spectacle familial au cours de vacances en italie en 1926

puck dit: 29 janvier 2026 à 15h52

La manipulation des masses c’est une routine pour l’Europe.
Preuve que nous rentrons une nouvelle fois dans une ère totalitaire.

Du coup perso je trouve ça bien Thomas Mann a élucidé ce problème.

Si c’est vraiment faudrait juste en faire 300 millions de copies et le distribuer à tous les européens, aux suédois aux finlandais, aux allemenads, aux français, aux anglais etc…

puck dit: 29 janvier 2026 à 16h01

Sinon Chomsky aussi a écrit un bon bouquin sur la manipulation des masses.

La manipulation actuelle avec la Russie ou l’Iran est assez drôle.

Comment peut on manipuler aussi facilement l’esprit des gens ?

puck dit: 29 janvier 2026 à 16h02

Sansal ? Commencer par les articles de Libé ou du Monde ?
Sinon bhl aussi il doit en parler.

Phil dit: 29 janvier 2026 à 16h27

Très chic, dear Renato. L’olive passe bien quand la barman ne la puise pas dans la saumure !
M’enfin…quel coquetèle buvable est breveté par ce barman de la collaboration ? Y a t il une buveuse sur le blog à passou qui rêvait de Chanel

puck dit: 29 janvier 2026 à 16h40

« le caractère inquiétant et explosif de la manipulation fasciste sur les masses »

j’écoutais un suédois, il disait un truc assez marrant : durant des mois on les a matraqués avec la menace russe.
du coup ils sont rentrés dans l’otan.
une fois dans l’otan les suédois ont donné leur accord pour que les américains construisent 17 bases militaires (!) dont certaines seront à quelques dizaines de kms de Saint Pétersbourg ou de Moscou.

quand les suédois ont appris cette nouvelle, comme si on les réveillait, et là ils se sont rendus compte qu’avec une menace imaginaire au départ liée à la manipulation médiatique ils venaient de se créer une véritable menace !

il en parlait comme ça : comme le mec qu’on réveille brutalement durant son sommeil.

du coup il ne faut pas imaginer que la manipulation c’est fini ! au contraire là elle est en train de battre des records !

et quand on voit le niveau d’endoctrinement des gens ici sur ce blog, croyez-moi Paul Edel, ce n’est certainement pas un bouquin de Thomas Mann, aussi bon soit-il, qui nous sauvera !!

puck dit: 29 janvier 2026 à 16h48

« le caractère inquiétant et explosif de la manipulation fasciste sur les masses »

sur le mot fasciste c’est obsolète : aujourd’hui les partis les plus bellicistes, ceux qui veulent absolument provoquer des guerres partout dans le monde, ce sont les partis de gauche !

c’est BHL, c’est Glucksmann, c’est Hollande, en fait c’est le PS et les écolos qui sont les partis les plus pro guerre !

et là on renoue avec la tradition de la vieille gauche française, des Lumières, de la Révolution française et de la Terreur, de 14-18 etc… ! parce ques types comme Glucksmann ou BHL s’inscrivent exactement dans cet esprit belliciste.

du coup Thomas Mann c’est bien, mais faudrait pas ce que ça nous entraine sur des fausses pistes déconnectées de notre réel actuel.

renato dit: 29 janvier 2026 à 17h06

Puisque le mot est souvent mal utilisé, pour un bon usage du mot « fascisme »

Le fascisme se présenta comme un mouvement politique néo-hégélien prônant l’État éthique.

Politiquement, sa doctrine et sa praxis se fondaient sur l’affirmation aveugle de raisons nationalistes et impérialistes, sur la capacité (prétendue) de vaincre et harmoniser les conflits économiques, politiques et sociaux, sur l’imposition du principe hiérarchique à tous les niveaux de la vie nationale, du corporatisme économique et la centralisation administrative dans la politique intérieure et l’expansionnisme impérial dans la politique étrangère.

Nous laissons volontiers les autres usages aux attardés de soixante-huit et aux vieux communistes.

puck dit: 29 janvier 2026 à 17h11

« le caractère inquiétant et explosif de la manipulation fasciste sur les masses »

effectivement, dans ce cas on pourrait que les discours bellicistes de Glucksmann ou BHL relèvent du fascisme.

c’est vrai que le mot « fascisme » peut aussi bien s’appliquer à droite qu’à gauche.

comme disait l’autre il n’y a que ceux qui essaient de bouger qui sentent leurs chaînes, ceux qui se plient avec facilité et complaisance aux discours dominants ne sentent pas leurs chaînes.

renato dit: 29 janvier 2026 à 17h16

Même bien lavée, carissimo Phil, l’olive laisse un arrière-goût désagréable qui se mêle rudement à la saveur douce et pure du gin.

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 17h55

Si on comprend bien (17.17), pour être « un bon coach d’entreprise » (ou une bonne D.R.H = Delphine*Rabbine »Horvilleur), il faudrait savoir mieux tirer profit des failles que chacun porte en soi, et les transformer en qualités. Provoquer de la conversion métaphorique heureuse avec les malheureux défauts du réel de chacun.
Merci de redonner un espoir d’inclusion et de foi aux personnes en situation de handicap. Dieu sait qu’elles en ont bien besoin, croyez-moi. Bàv,

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 18h00

Par quoi remplacer le terme si malencontreux de « fascisme » pour qualifier les politiques populistes autoritaires et ultra punitives de certains de nos dirigeants post-démocrates ? Merci de nous risquer un mot plus neutre et moins historiquement connoté qui puisse faire consensus (ou a-sensus) en erdélie. Bàv.

D. dit: 29 janvier 2026 à 18h01

Jj-J dit: 29 janvier 2026 à 15h27
ACADEMIE FRANCAISE

Bienvenue à l’ami Boualem Sansal !

Franchement je ne sais pas si c’est une idée bonne. Pourquoi lui et pas d’autres dont l’oeuvre est supérieure ?

Olivier Litvine dit: 29 janvier 2026 à 18h01

Bienvenue à l’Académie Mondiale des Terroristes:
Après un lobbying acharné, voilà donc les Pasdarans (le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique – 190 000 personnes environ) déclarés officiellement organisation terroriste par l’UE.
Ces Salauds patnetés rejoignent un club très sélect qui comprend Al Qaida, Daech, le Hezbollah, le Jihad islamique, les Brigades des martyrs d’Al Aqsa, al-Gama’a al-Islamiyya, les Milices du Kalistan, etc.
Perso, je serais d’avis qu’on y ajoute les gouvernements US, russe, chinois et israélien actuels ainsi que le Hamas…’Dream On Boomer’, entends-je…OK.).

puck dit: 29 janvier 2026 à 18h43

« Ces Salauds patnetés rejoignent un club très sélect qui comprend Al Qaida, Daech, le Hezbollah, le Jihad islamique, les Brigades des martyrs d’Al Aqsa, al-Gama’a al-Islamiyya, les Milices du Kalistan, etc. »

houlà Olivier je te rappelle que certaines de ces organisations sont nos amies en Syrie.

elles étaient déjà nos amies pour combattre Bachar, aussi nos amies pour combattre les russes en Afghanistan, et aussi Saddam en Irak, et j’en passe et des moins pires !

et maintenant elles sont nos amies pour combattre l’Iran et les gardiens de la révolution.

donc Olivier je te prierai de bien vouloir faire le ménage dans tes principes de mafieux : choisis tes amis une fois pour toutes !

puck dit: 29 janvier 2026 à 18h46

« Après un lobbying acharné, voilà donc les Pasdarans (le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique – 190 000 personnes environ) déclarés officiellement organisation terroriste par l’UE. »

c’est BHL qui va être content !

parce qu’en général ce genre de truc c’est un signe pour dire que la guerre n’est plus très loin !

sauf qu’après Olivier ne viens pas te plaindre s’ils viennent mettre des bombes à Paris !

le terrorisme ça a toujours été une réponse à des idées à la con du genre des tiennes !

sérieux tu crois pas qu’il vaut mieux laisser les iraniens tranquilles…

puck dit: 29 janvier 2026 à 18h50

en plus cette guerre à venir contre l’Iran c’est juste pour qu’ils arrêtent de vendre du pétrole à la Chine !

parce que Trump veut que l’Iran arrête de vendre son pétrole à la Chine, en, plus en se faisant payer en or ou en yuan.

tu aimes Trump à ce point que tu veux faire ses guerres ?

en plus au final c’est Trump qui pourra contrôler 40% des échanges mondiaux de pétrole, pendant que nous on va juste récupérer les corps quand tes gardiens de la révolution vont mettre des bombes dans le métro, dans les boites et les TGV !

vous êtes devenus complètement fous !

puck dit: 29 janvier 2026 à 18h56

après c’est sûr il y a Israël…
c’est aussi une guerre pour protéger Israël.
d’autant que pendant les manifs quand les iraniens ont coupé starlink ils ont pu repérer tous les types du mossad qui étaient dans les manifs et maintenant ils sont tous morts, du coup va falloir qu’Israël recrute de nouveaux agents ce qui ne se fait ce qui ne se fait pas en 3 jours.

ça peut aussi ça : Israël qui dit aux américains faut faire la guerre à l’Iran ?

vu que les américains font tout ce qu’Israël leur demande même les trucs les plus déjantés et vu que ça fait plaisir à BHL du coup on peut rien leur refuser.

Phil dit: 29 janvier 2026 à 18h56

Of course dear Renato, le gin pur. Abatardi au Noilly, l’olive passe. Le barman du Ritz y mettait de l’angostura
Comme vous y allez dear Litvine, general bombing

puck dit: 29 janvier 2026 à 18h58

Olivier sauf qu’une fois t’as viré le pouvoir en Iran tu fais quoi ?

tu crois que les iraniens vont vouloir voir revenir le petit fils du Shah ? soyons sérieux.

non en fait c’est juste pour créer le chaos parce qu’il n’y a pas de pouvoir de remplacement.

comme en Libye, le genre de guerre qui plaît bien à BLH : les guerres qui amènent le chaos !

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 19h02

@ 18.01
1 – parce que c’est mon ami, avec lequel je ne suis pas toujours en accord sur les options politico idéologiques, ce qui n’interfère pas
2 – parce que c’est un écrivain français du Maghreb dont ce que j’ai lu de la prose est très belle
3 – parce qu’il a écrit « le village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller » dans une approche inédite et surprenante du rapport d’un nazi devenu moudjahid en Algérie. Parce qu’il a écrit « Rue Darwin », un merveilleux livre de souvenirs sur l’histoire d’une grand-mère ayant vécu dans le quartier de Belcour à Alger, comme si on y avait toujours été, alors que nous n’y avons jamais mis les pieds. Parce qu’il a écrit « 2028, la fin du monde », parodiant Orwell en s’en prenant au radicalisme religieux menaçant toutes les démocraties du monde… Peut-être un poil trop ambitieux, à mon goût, ce qui m’avait légèrement déçu…
Peu importe, hélas je n’ai pas encore eu le temps de lire le reste… Mais assez pour me faire une opinion sur la qualité de cet écrivain qui mérite un fauteuil chez nous, quelles que soient les considérations et calculs politiques ayant sas doute présidé à son élection… Il n’y avait pas d’autres candidats sérieux, et cette Académie un brin poussiéreuse commence à s’ouvrir « à la diversité », comme on dit vulgairement… Je suis en accord avec son choix et du rapide consensus auquel son nom a donné lieu. Il est grand temps qu’il gagne une plus large audience dans ce pays.
Voilà,… difficile d’argumenter avec une endive qui ne lit jhamais rien et n’en a strictement rien à cier… Mais ce n’est pas pour elle qu’on fait quelques efforts. Bàv, et à DHH surtout, dont j’aimerais bien connaître l’opinion sur cet écrivain héroïque qui n’a jamais fui son pays, en dépit des régimes désastreux qui le dirigent depuis sa « décolonisation ». Bàv,

puck dit: 29 janvier 2026 à 19h02

« les politiques populistes autoritaires et ultra punitives de certains de nos dirigeants post-démocrates ? »

carlito arrête de critiquer Macron et Ursula stp !

après tout c’est pas leur faute s’ils sont aux ordres des nationalistes ukrainiens !

paraît que si tu refuses de faire ce qu’ils disent ils te mettent sur le liste noire du coup faut les comprendre et avoir un minimum d’empathie.

c’est sûr qu’on s’est mis dans la merde mais faut gérer comme on peut mon carlito…

closer dit: 29 janvier 2026 à 19h11

« Puis vint cette voix,

Environ l’heure de midi,

Au temps de l’été,

Dans le jardin de mon père. »

Quatrain parfait cité par François Cheng que, selon lui, tous les français devrait connaître par coeur…
Ce n’est pas près d’être le cas.

Marion Maréchal vient de le citer devant Christine Kelly.

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 19h19

Joie de voir Boualem Sansal honoré par la France. Au fauteuil qui fut celui de Roger Caillois et de Marguerite Yourcenar, il sera toujours en bonne compagnie.

Tristesse d’apprendre la disparition de Vénus Khoury-Ghata, femme lumineuse, poétesse magnifique et prosatrice unique. Je me souviens de la simplicité, du naturel avec lesquels elle se présentait dans un tourbillon : « je suis poète ». Et c’était vrai, rien n’était plus vrai. Un authentique poète. Chagrin.

Olivier Litvine dit: 29 janvier 2026 à 19h24

Sur WC-news, la chaîne du corrupteur de mineurs condamné. C’est beau et ça ne sent ni la récupération, ni l’instrumentalisation.
Maréchal, la voilà !
Digne petite fifille à son grand-papa

Alfred dit: 29 janvier 2026 à 19h29

J’ai lu il y a longtemps « Le Prophète » de Gibran Khalil Gibran traduit par Vénus Khoury-Rata.
Une merveille de traduction.
Paix à son âme.
Les écrivains libanais maronites d’expression française ne m’ont jamais déçus.

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 20h00

Il faudrait faire comprendre à l’excité canard 🦆 boiteux de Saint-Leu que ses gags éculés, pour ne pas dire plus, genre « Maréchal nous voila! », passent le mur du son du ridicule, – sans compter qu’il ne fait que singer la presse d’extrême droite, ce qui, sans étonner, est tout de même un comble. S’il entend combattre ces gens, qu’il le fasse sérieusement, après avoir pris le bon petit Xanax qui le détendra, évidemment …

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 20h08

Le 26e, qui n’a pas voté pour Boualem Sansal? On murmure le nom d’une romancière visiblement très à cheval sur ses principes (desquels peut-il s’agir ?), mais un peu oubliée, déjà.

Hurk!

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 20h18

Cela dit, jouer les gauchistes à longueur de journée (rien d’autre à faire) et prendre fait et cause pour Horizons, précise admirablement le degré d’imbécilité du canard 🦆…

Édouard, le champion du LBD…

Hurk ?

Non, pas si drôle…

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 20h24

« Cet après-midi, lors de sa conférence de presse, Édouard Philippe a estimé lui aussi que « les polémiques sur l’usage des lanceurs de balles de défense ont conduit à ce que des consignes inappropriées soient passées pour réduire leur usage » »

18/03/2019.

Public Sénat

Jazzi dit: 29 janvier 2026 à 20h36

Merci pour vos avis sur Boualem Sansal.

« Tristesse d’apprendre la disparition de Vénus Khoury-Ghata »

Croisée plusieurs fois aux coktails du Mercure de France, où elle est publiée.
Elle m’est apparue particulièrement mondaine…

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 21h01

De ton côté, Jazzi, tu n’avais pas les codes, du sien elle avait le droit de choisir. Un des aspects éternels des relations humaines.

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 21h05

Te lisant depuis près de vingt ans, je pense que tu aurais trouvé Baudelaire cassant et mondain…

D. dit: 29 janvier 2026 à 21h13

Moi Chaloux, j’étais content de la libération de Sansal. Mais enfin, de là à le faire Académicien… pourquoi lui et pas d’autres ?

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 21h43

Moi qui croyais avoir fait le tour de la monstrueuse cuistrerie de Monsieur Cornichon, je me trompais, Ô combien… M’avait échappé le couplet de ce nain intellectuel sur un homme de la qualité de Littré. Abyssal… On peine à croire ce qu’on lit. Pour la circonstance, inventons un verbe : cornichonner! C’est penser comme Monsieur Cornichon !

Oh oui:

Hurkhurkhurk !

D’ dit: 29 janvier 2026 à 21h44

Je suis déjà couché avec mes poules qui m’entourent et m’apportent un précieux soutien psychologiqué

D. dit: 29 janvier 2026 à 21h50

Mais Pierre Assouline qui a écrit des dizaines d’ouvrages, a reçu des prix, est de la même génération…oui.

Jazzi dit: 29 janvier 2026 à 21h55

« je pense que tu aurais trouvé Baudelaire cassant et mondain… »

Et Proust insupportablement maniéré, Chaloux.
Céline m’aurait probablement fait partir en courant.
J’aurais trouvé Léautaud trop crasseux, Sartre trop laid, Malraux m’aurait fait pouffer de rire et paru difficile à prendre au sérieux…
Mais je les ai tous lu avec plaisir et intérêt.
Je n’ai fait que parcourir les livres de Vénus Khoury-Ghata et bien vite refermés.
Mais je ne demande qu’à être convaincu de la lire.
Qu’as-tu à en dire ?

MC dit: 29 janvier 2026 à 21h55

Parfaitement d’accord avec vous, JJJ, sur Boualem Sansal , et le rôle de 2028 comme du Village de l’ Allemand.

Chaloux dit: 29 janvier 2026 à 21h59

À toi, rien pour aujourd’hui, tu es dans un de tes mauvais jours… va te coucher !

J J-J dit: 29 janvier 2026 à 22h27

C’est drôle, 21.55 : je viens de voir une grosse coquille sur le roman dystopique de Sansal que j’avais cité. J’avais cru écrire 2084, et la bécane a marqué 2026. Mes excuses pour lui et pour Orwell, bien sûr. Nonne buit, MC !
@ 19.16 (jzmn), cl. a raison : vaut mieux commencer par « le village allemand », je crois. Bàv,

Jean Langoncet dit: 29 janvier 2026 à 22h59

Capté en passant

« La solitude est un mensonge biologique.
Images absolument fascinantes d’un globule blanc humain poursuivant une bactérie pour la neutraliser.

Quand vous vous sentez seul(e), ou que vous croyez que plus rien ne veille sur vous…
Souvenez-vous de ces milliards de cellules, là, en vous, qui œuvrent chaque jour, en silence, pour vous maintenir en vie.

Votre monde intérieur est une intelligence coopérative en action à chaque instant.

Je ne sais pas vous, mais moi cela me procure des frissons de vertige … admiratif de cette beauté. »

JC..... dit: 30 janvier 2026 à 5h25

ACADEMIQUE BOUALEM

On peux commencer par lire 2084, aimer ou ne pas aimer, ce qui n’empêche pas de féliciter un honnête homme pour ce qu’il est !

Il y a tant de grenouilles dans le bénitier littéraire…

et alii dit: 30 janvier 2026 à 6h08

César du meilleur acteur en 2024 pour Le Procès Goldman, Arieh Worthalter incarne un garde-frontière aux accents oniriques dans Le Chasseur de baleines, film russe de Philippe Youriev qui sort en salles ce mercredi. Entretien avec un esprit aussi introspectif qu’aventureux.
sur philomag
“Les images peuvent pousser les gens à se sentir beaucoup plus seuls”

et alii dit: 30 janvier 2026 à 6h59

La philosophie Nathalie Sarthou-Lajus, à qui l’on doit notamment Le Geste de transmettre (Bayard, 2017) et Vertige de la dépendance (Bayard, 2021)

rose dit: 30 janvier 2026 à 7h38

Bonjour et alii et merci pour le Chasseur de baleines. Une chasse terrible qui a duré environ 50 ans et a exterminé une population de grands mammifères. L’imbécilité de l’homme tenu de se mesurer et de se croire plus fort que le grand animal. Il reste des traces, ici et là, des grandes usines où étaient dépecées les carcasses, dont une, abandonnée, allelujah, amen, sur les îles Kerguelen.
J’ai vu ( pas de mes yeux vu ) des pingouins marcher dans la neige.
J’ai vu, de mes yeux vu, des manchots de Humboldt courir vers l’océan, ventre à terre, parce qu’ils avaient peur. Une fois qu’ils nageaient, c’était fini le grand stress de la peur.

J’ai écrit amen, le correcteur a changé par alentours.

rose dit: 30 janvier 2026 à 7h47

Fini de C.F. Ramuz Si le soleil ne revenait pas, écrit en 1936.
Éditions du Lérot.

C’est l’histoire d’un petit village perché à 1400 mètres dans la montagne suisse, qui ne voit pas le soleil durant six mois, et de sa poignée d’habitants qui vit dans ce contexte…
Sans vous le raconter, puisque c’est écrit avec une délicatesse et une poésie inimaginables, je peux vous dire que la jeunesse l’emporte haut et fort sur la vieillesse, l’espoir sur le désespoir et le soleil sur la nuit ( pour les anxieux chroniques ).
Et que les trois se trouvent dans le cœur. Cela peut aider.

Pas d’accord du tout avec une remarque faite dans la postface sur un des personnages « le faux savoir du guérisseur ».
Non seulement il sait, mais en plus il sait tout. Et c’est parce que les gens ont peur qu’ils le rejettent. Quelle grossière erreur. Avant, on aurait dit un herboriste. Un sorcier, quoi, de la science qu’il a acquise. Son savoir n’a rien de faux.

rose dit: 30 janvier 2026 à 7h51

Ramuz, je le porte dans mon cœur, haut et fort. Et pire la place qu’il donne aux femmes dans ses romans !

Je reprends Le soulier de satin.
S’agit de pas rigoler.
En retard j’ai à finir Colette lettres a sa fille quel pensum. La clé des songes du mathématicien de et alii, 35 euros déjà épuisé pas en médiathèque et Récoltes et Semailles, Le cousin Pons de Balzac.
Crénom.
Et le printemps qui arrive a grandes enjambées.

rose dit: 30 janvier 2026 à 9h06

Chantal,
Vous aviez passé une excellente soirée, il est nominé deux fois aux César
« Je suis tellement content » : le réalisateur vosgien Vincent Munier nommé deux fois aux César pour « Le Chant des forêts » – ICI https://share.google/oEslytIekpHl4SbFg

Pas encore vu, mais il est sur ma liste.

renato dit: 30 janvier 2026 à 9h09

“À un certain moment, instinctivement, nous nous retournons et constatons qu’un portail a été verrouillé derrière nous, nous empêchant de rebrousser chemin.”

Dino Buzzati

Olivier Litvine dit: 30 janvier 2026 à 9h18

A propos de dystopie, M. Winock signe dans L’Histoire un article passionnant sur « Impossible ici » (« It Can’t Happen Here »), le roman d’anticipation du grand Sinclair Lewis publié en 1935, un an avant l’élection présidentielle qui verra la réélection de Roosevelt.
Il imagine l’élection de du démagogue Buzz Windrip, sur un programme prévoyant la restauration de la grandeur américaine (déjà), l’abolition du droit de vote pour les Noirs, la suppression de toutes les organisations ouvrières, la condamnation pour haute trahison des communistes, socialistes, anarchistes et l’accroissement des pouvoirs du président à la faveur d’une révision de la Constitution.
« Le romancier décrit, après la victoire de Buzz, portée par des foules hystériques et des médias complaisants – la presse Hearst- la mise en place d’un régime dictatorial, dirigé par une clique sans scrupule, qui met au pas les récalcitrants, notamment grâce à la formation d’une milice politique les ‘Minute Men’, qualifiées de ‘troupes de choc de la liberté’ ». (Historiquement, les ‘Minutemen’ étaient les milices d’élite, prêtes au combat en une minute, pendant la Guerre d’indépendance américaine).
Le héros du roman, un directeur de journal, va combattre ceux qui « préparent l’esclavagisme en termes de Liberté, de Constitution et de Vieilles Traditions Américaines ». Il sera arrêté et torturé mais parviendra à s’échapper…
La traduction de R. Queneau de 1937, a été rééditée en 2016 chez un petit éditeur et semble difficile à trouver. « It Can’t Happen Here » a sans doute inspiré « Le Complot contre l’Amérique » de Roth. Au vu de sa pertinence, il serait peut-être opportun de la rééditer en poche et d’en réviser la traduction. Pour mémoire, Sinclair Lewis, mqître de la satiriste sociale, fut le premier Nobel de littérature états-unien, en 1930 (« Main Street », « Babbitt », etc.).

JC..... dit: 30 janvier 2026 à 9h19

« Et le printemps qui arrive à grandes enjambées. » (rose 7h51)

…et qui nous apportera un peu de chaleur nucléaire ! Hourrah !…

Jazzi dit: 30 janvier 2026 à 9h27

Buzz Windrip, c’est Trump, Ol, mais qui dans le rôle du héros du roman, directeur de journal, aujourd’hui ?

et alii dit: 30 janvier 2026 à 9h46

faux savoir du guérisseur ».
un faux savoir est-il encore un savoir?
DE QUOI ET DE QUI?
vous savez comme je ressasserai « peste soit »:alors bonne journée pre -week endiale

Olivier Litvine dit: 30 janvier 2026 à 10h12

qui dans le rôle du héros du roman, directeur de journal, aujourd’hui ?

La population de Minneapolis, Baroz. Ainsi qu’une majorité du 4e « état » du monde, la Californie. Et toute la Nouvelle Angleterre.
+ Gavin Newsom
+ Sen. Bernie Sanders
+ Zohran Mamdani
+ Bruce Springsteen
+ Neil Young
+ Nathalie Portman
+ Robert de Niro
etc etc etc
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/artistes-en-revolte-tourisme-en-berne-avec-donald-trump-le-flop-power-americain-20260128_34B4KFI7MVDPRFN2C3AUQDXBFU/

et alii dit: 30 janvier 2026 à 10h19

j’ai m^eme suivi un cours de ATLAN 0 L EHESS et de nombreuses conférences , (outre son oeuvre en français)
je crois que son épouse était poète et psy ey qu’il lui accorda se conserver son patronyme après leur séparation

J J-J dit: 30 janvier 2026 à 10h51

@ RM – Dino B … pas mal vu, là, le sentiment/et la métaphore du portail qui se referme au point de ne plus pouvoir revenir en arrière… Bonjour à tous.tes
Marguerite Y en a raconté des pareilles… mais voici comment elle a entamé la « narration » (très littéraire et très réécrite) de ses 22 rêves (Les Songes et les Sorts, 1938, reproduit en folio3, n° 6742, avec sa préface originelle)
___________
1 je suis debout dans le transept d’une église
2 je fais route à travers une plaine de neige
5 je suis en prison creusée à la cime d’un rocher
6 je marche le long d’un canal
8 j’habite avec un jeune homme et une jeune fille dans le plus étroit logis de Venise
9 je me promène avec mon père dans le massif de l’Estérel
10 je suis dans ce chemin creux bordé de haies vives
11 je suis au pied d’un gigantesque rocher à pic
12 je suis à Paris au musée de l’Orangerie
14 nous sommes au centre d’une étrange construction rocheuse
16 j’ai pris un billet au guichet du funiculaire de Sauvabelin à Lausanne
17 l’adolescent et moi faisons à nouveau route ensemble
18 je suis dans une chambre d’enfant
19 je rêve que mon bras gauche est couvert de lèpre
20 le jeune garçon et moi nous marchons de nouveau côte à côte
21 je loge dans une chambre d’hôtel au fond d’une ville inconnue
22 je suis dans une chambre au chevet d’un lit avec l’homme que j’aime
——
Pour l’instant je note ceci… qui est un classique jamais démenti dans tous les récits des rêveurs : le rêveur est toujours au centre de l’action. Quand MY ne dit pas « je » à l’entame, comme dans les rêves 3, 4, 7, 13, 15, le « je » parvient toujours néanmoins à advenir dans une histoire dont elle a d’abord « dépeint » l’étrangeté d’une atmosphère avec des couleurs, des lumières, des sons et des sentiments d’effroi ou de bien être. Ces situations se transforment dès son apparition dans le tableau du contexte dépeint.
Le « je » et le « nous » (d’autres personnages identifiés (ou non par la rêveuse) qui évoluent dans ses rêves (avec ou sans elle) se retrouvent toujours dans une autre situation. Ce sont des « personnages » plus ou moins incarnés mais ils sont toujours là, à un moment donné.
Notre rêveuse, comme beaucoup d’autres, décrit des séquences linéaires heurtées n’ayant apparemment rien à voir les unes avec les autres. Comme si elle tenait un fil narratif qui ne devait jamais se casser. Les mêmes personnages évoluent dasn ces différentes séquences dans des rôles totalement antipodiques. Mais le rêveuse qui décrit toujours des « étapes » différentes du rêve prend soin de les identifier comme finissant toujours par se répondre et se conjoindre « en échos ». On en déduit qu’à l’état conscient, la rêveuse a reconstruit une logique narrative qui n’a pas pu lui échapper en tant que romancière. Car dans une prose et un style somptueux et sans bavure, -celui qu’on a pu admirer chez elle plus tard et qui fit sa « marque de fabrique »-, il est manifeste qu’elle a « surcodé » ses narrations d’un style très conscient et très travaillé pour pouvoir publier un échantillon de « rêves » en préface comme des « sorts » (tilèges)… Elle entendait déjà, me semble-t-il, donner des éléments autobiographiques, assurée qu’elle était déjà de son « destin » littéraire, sans encore oser avouer à son futur public qu’elle aurait l’indécence de publier des « choses beaucoup plus intimes » d’elle-même (sur des rêves érotiques, notamment -qui, à ses yeux, ne seraient jamais de bout en bout, ce qui n’est pas faux au vu des expériences communes, en les prétendant toujours banales). Or, c’est pourtant ce que tout écrivain digne de ce nom a toujours « fait » : tenir un journal ou des brouillons quotidiens de tout ce qui parvient à la conscience en vrac, pensées ou rêves, pour pouvoir en extraire plus tard une pâte à modeler utile à la construction de ses histoires imaginaires. Etc.
*** J’ai noté deux particularités dignes d’être intégrées plus tard dans mon propre travail. (et i’ignore pour l’instant si des spécialistes de son œuvre, critiques littéraires, biographes, ou neuropsychologues les ont remarquées – si c’est le cas, qu’ils nous le disent) :
1°) à l’intérieur de ses narrations, elle ne peut s’empêcher d’analyser ce moment de bascule du rêve qui se produit au réveil. Un « état » dont la mémoire immédiate se souvient en général le mieux au point d’amener tout rêveur à conclure à tort ou à raison au vécu d’un cauchemar ou d’une situation splendide selon qu’il a hâte d’en sortir ou de la faire perdurer. Savoureuse et quasi humoristique est l’expérience du rêve n° 7 de l’austère romancière que tous les rêveurs ont évidemment connue (ceux du moins qui n’ont pas la tentation de les oublier au point d’affirmer qu’ils ne rêvent jamais ou ne se souvenir de rien) : la transformation de l’histoire de ce rêve à cause du chien en train de lécher la rêveuse pour lui dire de se réveiller.
2°) elle pointe, comme pour s’en excuser, la nécessité de se perdre dans la description minutieuse des détails (p. 82), sans quoi il lui serait impossible de restituer des atmosphères décrites à chaque séquence narrative heurtée au risque de rompre définitivement le fil général de l’histoire… Comme sont insupportables les détails des gens qui racontent leurs rêves, au risque d’une lassitude immédiate chez qui veut bien les écouter.
Tout se passe chez la romancière comme si le Songe plutôt que le Sort devait toujours retrouver une logique narrative et démonstrative bien matérialiste, mais jamais « onirique »…
Brefl, l’intéressant témoignage de MY m’apparait, à la différence d’autres romanciers narrateurs de leurs rêves, se situer dans une mouvance et veine plutôt « convenues », prétendument anti-freudienne, mais en réalité, du conscient hyper contrôlant l’inconscient… Peu importe. Ce qui compte à mes yeux, c’est d’en faire ressortir ce qui singularise l’expérience de MY par rapport aux autres littérateurs, romanciers ou écrivains.
__________
Bien à vous, rêveuses et rêveurs de l’herdélie. Hommage à Jzmn au passage, un pionnier (?).

Olivier Litvine dit: 30 janvier 2026 à 10h51

Le diner annuel des dames de la ville était un rassemblement des plus respectables où se retrouvait la crème de Fort Beulah. La plupart des dames et plus de la moitié des messieurs étaient en tenue de soirée (…) Tous écoutaient, bouche bée, le général Edgeways terminer sa péroraison virile et mystique sur le nationalisme :

« Pour la première fois dans l’histoire, une grande nation doit continuer à se renforcer militairement, non pas pour conquérir, non pas par jalousie, non pas pour faire la guerre, mais pour la paix ! Prions Dieu pour que cela n’arrive jamais, mais si les nations étrangères ne tiennent pas compte de notre avertissement, alors, comme lorsque les dents du légendaire dragon furent semées, des guerriers armés et intrépides surgiront de chaque centimètre carré de ces États-Unis, si laborieusement cultivés et défendus par nos ancêtres pionniers, dont nous devons nous montrer dignes, le glaive à la main… faute de quoi, nous périrons ! »

-Sinclair Lewis, « Impossible ici », 1935

closer dit: 30 janvier 2026 à 10h56

J’ai lu au moins trois Sansal, tous bons, mais il me manque « Le Village de l’Allemand »:

2005. Harraga

2015. 2084. La fin du monde

2018. Le Train d’Erlingen ou la Métamorphose de Dieu

J J-J dit: 30 janvier 2026 à 11h08

@ peste soit
pour moij, spontanément, c’est « Peste soit du butor »… Et je me demande si ça ne viendrait pas des Fourberies scapinesques
@ Vénus KHOURY-GHATA ?… Jamais entendu causé, jusqu’à présent… Comment ai-je pu passer à côté d’elle, une « grande poétesse libano-française », nous dit-on ? Merci pour le lien sur la photo du Monde, cette dame avait du chien avec son chat, apparemment. Brrr.. Pas mon monde, tu m’étonnes, jzmn. Merci pour le post de Passoul de 2013, à son sujet… Anéfé, le commentarium de l’époque n’était pas piqué des vers !… jouissif et surtout émouvant, les « toujours là, fidèles aux posts » et les « disparus » et autres « Tamaloù ? » –
Une mémoire fabuleuse qui s’épaissit et s’enrichit de nostalgie et de nouveaux combattants. Bàv,

J J-J dit: 30 janvier 2026 à 11h16

@ 10.58, bien sûr qu’on s’en fiche, cl. Mais pas moij. Moi, j’essaie de mettre en forme quelque chose qui m’importe. Je n’ai pas de blog, et faut pas que ça disparaisse. Bien sûr, je pourrais vous parler des différences de communication entre Nunez et Retaillaud. Mais ce sera pour une prochaine fois, voyez. Chacun mets ses urgences où il peut. Les vôtres m’insignifient souvent, quoiqu’elles soient sans doute légitimes à vos yeux… On n’écrit qu’à ceux qui savent écouter quelque chose et on dit aux autres de passer leur chemin sans commenter. C’est pourtant simple, non ?

(vu sous votre plume) 2018. Le Train d’Erlingen ou la Métamorphose de Dieu…
Pas lu, mais en quoi est-ce « bon » ?.. Voilà ce qu’il m’intéresserait de savoir, sans aucune obligation d’achat comme d’hab. Hein !

D. dit: 30 janvier 2026 à 11h21

Les gens deviennent fous.
Il fait 7 degrés à Chaville, le soleil brille, nous sommes fin janvier : « Je suis gelée. J’ai les mains glacées. »

MC dit: 30 janvier 2026 à 11h28

Je lis avec retard Le Figaro Littéraire, et autant pour moi et Faustus: on en annonce deux traductions! Bien à vous , PE, MC

closer dit: 30 janvier 2026 à 11h29

Le train d’Erlingen:

«Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs?»
Ute Von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute lui raconte la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle «les Serviteurs», car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas. » (Gallimard)

Voilà le thème. Si vous n’avez jamais lu BS, vous ne pouvez pas savoir comment il sait mener une histoire et l’écrire avec un talent jamais pris en défaut. Maintenant, je n’ai pas le temps de m’y replonger pour vous faire une dissertation sur ce livre.

closer dit: 30 janvier 2026 à 11h32

Quand au Village de l’Allemand, je ne l’ai pas lu. C’est justement pour cela que je le recommande à JB; j’aimerais avoir son avis.

BS a un tropisme allemand prononcé, dont il a bénéficié pour sa libération.

J J-J dit: 30 janvier 2026 à 11h33

Tiens, j’avais oublié de citer la lecture du roman Harraga. Merci pour la mémoire de tous ces brûleurs de route à la recherche d’un monde meilleur que la France a bien voulu offrir au généreux romancier que son pays a puni…
J’espère que notre ministre Nunez pourra aller bientôt visiter l’Algérie et effacer les braises qu’y avait réactivées son connard de matamore prédécesseur, cause directe de la punition collatérale infligée à Sansal. J’espère aussi que le gouvernement algérien actuel, aussi nauséabond soit-il que le nôtre, reviendra sur sa décision, lors de la venue de Nunez en l’acceptant accompagné de Sansal auréolé, histoire de reconcilier les relations diplomatiques des deux pays en réparant chacun les bévues commises de part et d’autre de la Méditerranée.
Je sais, je sais, ON peut toujours rêverJ…
Ca vous intéresse comme ça, « le sujet », Marguerite Closer-man ?… Bàv

renato dit: 30 janvier 2026 à 11h41

@JJJ, j’ai lu votre post en retard !

L’utilisation abusive et excessive du terme « fasciste » pour tout et n’importe quoi révèle une méconnaissance certaine de l’histoire. Cela n’a rien d’étonnant, compte tenu du fait que les diplômes sont désormais remis sans réelles compétences pourvu que l’examinant répète pedissequement les lieux communs à la mode.

Le fascisme correspond au stade impérialiste du capitalisme. Or, en contradiction avec la nature de « la chose », aujourd’hui, le terme « fasciste » est généralement utilisé pour désigner des réactionnaires ordinaires, c’est-à-dire des personnes (de droite comme de gauche) qui prônent un retour à un ordre historique et politique antérieur, désormais obsolète (le stalinisme ou les valeurs chrétiennes folkloriques du XIXe siècle, par exemple). Le terme « réactionnaire » est principalement utilisé par la gauche pour désigner ceux qui s’opposent au progrès, aux réformes et aux innovations. Il peut aussi être employé pour les personnes qui refusent de mettre en place des mesures correctives dans une situation obsolète (la réforme des retraites, par exemple).

On peut accepter, mais avec des pincettes, l’usage de « fasciste » pour qualifier une personne autoritaire dans ses relations avec autrui, mais cet usage est aussi très réducteur.

J J-J dit: 30 janvier 2026 à 11h47

@ Si vous n’avez jamais lu BS, (11.29)
Eh banane m’a-tu-vu…, j’ai signalé et justifié à jzmn et autres les trois bouquins que j’avais lus de lui, et viens d’en rajouter un quatrième, absent d ema biblio puisqu’on me l’avait prêté… Si T’as zappé, qu’y puissé-j ? Merci de me faire part de votre copié-collé de Gallimard, je me débrouille fort bien tout seul, tout comme jzam… Si vous n’avez pas le temps de faire une dissertation, fermez-la, comme on dit aimablement icite…
Quant au « tropisme allemand » de BS, cela a certes pu faciliter son rapatriement sanitaire en Allemagne plutôt qu’à Paris à sa sortie des geôles algériennes, mais ce tropisme n’est certainement pas la « cause » de sa libération. Une fois de plus, On nous mélange corrélation et causalité sans chercher à déterminer la variable cachée la plus probable, à défaut d’être la plus explicative… Que l’on sache juste un brin, ce n’est pas l’Académie allemande qui allait récompenser la magistrale écriture de Sansal en français ! Pfffiurc, quelle bande de ….leurs ! Bàv

J J-J dit: 30 janvier 2026 à 11h52

Merci Rm, mais vous répondez un peu à côté de la plaque… Non, on ne peut remplacer « fascisme » par « réactionnaire », pas plus que de « personnalité fasciste »… Merci pourtant d’avoir essayé… La courtoisie est une attitude plutôt rare sur cette chaine, et j’en reconnais la constance sous votre plume. Bàv,

rose dit: 30 janvier 2026 à 12h58

Bonjour J J-J
Vous ne donnez pas les titres des 3-7-13 etc npck ils ne commencent pas par un « je  » ?

J’aime bcp lire cela sur Marguerite.

En rajoutant une nuance : je ne crois pas trop, en tout cas dans son cas à elle, à la construction d’un destin littéraire

Je croirai plutôt à une pente qu’elle prise très jeune, et qu’elle suivi ensuite, celle d’écrire.

puck dit: 30 janvier 2026 à 13h03

« Non, on ne peut remplacer « fascisme » par « réactionnaire », pas plus que de « personnalité fasciste »…  »

ahlala c’est histoires de vocabulaire comme c’est compliqué.

en plus il y a un tas mots qui prêtent à confusion, comme par exemple le mot oligarque.

exemple au hasard : Brutus ! le gus qu’a trucidé César, on dit qu’il était « préteur » !

en fait un préteur urbain à Rome c’était une espèce de magistrat.

sauf que Brutus était aussi « préteur » de pognon avec un taux d’usure de 50% (!) et quand les gens refusaient de payer il envoyait ses sbires pour les dégommer.

donc Brutus était en vrai un oligarque romain.

et en général quand un oligarque dégomme un chef d’état c’est parce que dernier veut se débarrasser des oligarques qui lui pourrissent son pays en s’enrichissant personnellement au dépend de son peuple.

et voilà ! donc on voit que si on donne au mot « préteur » un certain sens on arrive à une conclusion qu’on ne trouve pas dans nos livres d’Histoire parce que nos historiens ont oublié que les préteurs prêtent du pognon.

renato dit: 30 janvier 2026 à 13h04

Tout d’abord, JJJ, il est impossible qu’une personne soit fasciste sans qu’un mouvement fasciste existe. Cela dit, l’utilisation de l’expression « personnalité fasciste » est inappropriée, car elle implique une référence à un état antérieur ou à un mouvement radical de droite ou de gauche, associé à un nationalisme clairement défini et à un projet économique, social, culturel et moral distinct. Or, je ne perçois rien de tout cela sur l’horizon actuel.

En Europe occidentale, à l’heure actuelle, aucune condition particulière n’est réunie. Par exemple, si Meloni est de droite, c’est dans le sens d’une droite démocrate-chrétienne, et non pas mussolinienne.

De plus, la classe dirigeante actuelle, bien qu’elle soit dépassée par l’émergence de nouvelles possibilités politiques et les tensions sociales qui en découlent, ne possède ni de véritables successeurs ni de véritables alternatives, car tous les mouvements actuels d’extrême droite et d’extrême gauche sont plutôt ridicules.

rose dit: 30 janvier 2026 à 13h09

Et alii
« Faux savoir du guérisseur ».
Le guérisseur est un personnage du roman de Ramuz.
Qui peut dire que son savoir est faux ?.

puck dit: 30 janvier 2026 à 13h25

cette histoire d’oligarque Brutus vs César on la retrouve aujourd’hui avec Poutine et Khodorkovski.

dès sa première élection Poutine avait réuni les oligarques et leur avait qu’ils pouvaient profiter de leur milliards mais ils ne devaient pas s’occuper de politique.

le seul qui a refusé c’était Khodorkovski qui était de mèche avec Jacob Rothschild.

du coup Poutine l’a mis en prison et maintenant qu’il est sorti de prison il travaille avec le MI6 pour faire comme Brutus.

article du temps où le journal le Monde pouvait encore parler des oligarques :

https://www.lemonde.fr/archives/article/2003/11/04/lord-rothschild-au-cote-de-m-khodorkovski_4272487_1819218.html

puck dit: 30 janvier 2026 à 13h27

donc le risque majeur aujourd’hui pour les démocraties ce ne sont pas les fascistes, mais ce sont les oligarques.

et là il faut relire le chapitre II du bouquin de Tocqueville ‘la démocratie en Amérique’ où il le dit texto de chez texto !

closer dit: 30 janvier 2026 à 13h37

Beaucoup de gens sont incultes Renato. Par la faute de la gauche évidemment, qui a lavé le cerveau des générations d’après guerre en traitant de fasciste tout personne anti communiste. Ils ont imposé leur dictature intellectuelle en exploitant la rente des millions de morts russes contre le nazisme, comme si cela transformait par magie le régime soviétique et ses affidés et compagnons de route, en petits saints démocrates.
Ils sentent maintenant le sol se dérober sous leurs pieds. Des medias et des intellectuels publics osent revendiquer sans se planquer des idées de droite! Ah les salauds, on va les faire taire!

puck dit: 30 janvier 2026 à 14h10

Tocqueville explique que la démocratie est le truc qui permet l’entrée en jeu des oligarques.

d’ailleurs l’argument de Brutus pour dégommer César était de dire qu’il voulait être « roi », là il faut comprendre roi = homme fort qui va virer l’oligarchie en place.

du coup les oligarques qui sont permis par la démocratie représentent aussi ce qui représente une menace pour la démocratie.

c’est exactement pile poil la situation de la démocratie libérale occidentale aujourd’hui : pour virer les oligarques il faut un homme fort genre Trump et un homme fort genre Trump ça reste aussi une menace pour la démocratie.

du coup ces histoires c’est hyper compliqué.

contrairement au fascisme qu’est un truc assez relativement fastoche.

Olivier Litvine dit: 30 janvier 2026 à 14h36

Je découvre en page 3 d’un célèbre hebdomadaire satirique que Mme Dati Dati envoie 5 à 10 courriers par jour à la Mairie de Paris de demande de logement pour des proches (famille, connaissances), selon l’adjoint au logement de la maire actuelle…Le point de son programme de tri sélectif en fonction des métiers dit prioritaires (aides-soignants, policiers, , puéricultrices, etc) serait-il du flan?
Toujours à propos du logement, je le quotidien du soir nous apprend que le député européen candidat RN est visé par une plainte concernant sa promesse de campagne d’instaurer la priorité nationale dans l’accès au logement dans la capitale. Sans blague!
En tout état de cause, en attendant qu’on la fasse taire (un classique du ‘petit lexique fascistoïde’), la justice passe beaucoup trop de temps à s’occuper de personnalités de droite ou d’extreme droite dont les comportements sont loins d’incarner l’exemplarité que l’on est en droit d’attendre de représentants politiques.
Perso, étant démocrate et républicain, je suis pour que les salauds parlent, car à chaque mot qu’ils prononcent, ils se couvrent du plus insigne ridicule.

renato dit: 30 janvier 2026 à 14h55

« Brutus vs César »

Brutus était préteur (praetor), une fonction publique qui lui donnait le droit de s’assoir au sénat et de porter la toge prétexte, un magistrat donc. Rien à voir avec un préteur d’argent ce qui ne l’empêcha pas de prêter. À savoir toutefois qu’afin d’accorder un prêt, Brutus doit recourir à un prête-nom, car dans la Rome antique, l’argent était un paradoxe : une ressource éphémère, nécessaire mais méprisée, et peu fiable s’il n’y avait pas un lien avec une propriété foncière. Et encore, car même Caton, ayant constaté la faible rentabilité de l’agriculture, s’est adonné au commerce risqué et même à la pratique déplorée de l’usure, en accordant des prêts aux armateurs.

Le prêt Brutus-Scaptio c’est une histoire bien connue.

Entre 51et 50 Cicéron doit démêler un scandale politico-financier impliquant des prêts usuraires accordés à Salamine, dans lequel sont impliquées des personnalités romaines de haut rang, notamment Brutus, par l’intermédiaire de son homme de paille Scaptio.
Vers la fin de l’année 51, Cicéron rencontre Scaptio et les délégués de Salamine à Tarse, forçant Scaptio à accepter le taux d’intérêt de 12 % établi par l’édit de Cicéron, et non les 48 % qu’il souhaitait.

Pour préteur voir wiki :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Préteur

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