de Pierre Assouline

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La République des livres
Jane Austen forever

Jane Austen forever

C’est devenu un marronnier à l’approche des fêtes : la rediffusion à la télévision de films et de séries adaptés de l’œuvre de Jane Austen (1775-1817). Même Bollywood s’y est mis ! c’est dire si son langage est universel- et son succès increvable.  Elle n’avait pourtant écrit « que » six romans mais manifestement, on ne s’en lasse pas, Orgueil et préjugés en tête suivi par Raison et sentiments (les autres s’intitulent Emma, l’Abbaye de Northanger, Mansfield Park, Persuasion). Et cette fois, la librairie en ses nouveautés n’est pas en reste qui propose Ma chère Cassandra (traduit de l’anglais par Constance Lacroix, édité par Constance Lacroix et Emmanuelle Boizet, 562 pages, 32 euros, Finitude) en attendant la parution au printemps du Dictionnaire amoureux de Jane Austen de l’angliciste François Laroque. Il est vrai que cette année est un peu spéciale puisque l’on a célébré il y a quelques jours le 250 ème anniversaire de sa naissance. A Bath, où se trouve le Jane Austen Centre et à Chawton, où elle vécut à la fin de sa vie, on a fait ça en grande pompe. Elle n’est pas seulement populaire : elle jouit d’un véritable culte entretenu par le tourisme culturel sur ses lieux et ceux de ses livres. Prévenons tout de suite les lecteurs de Ma chère Cassandra (lire un extrait ici) : les lettres de la dear sister sont absentes du recueil, ce qui est dommageable à notre intelligence de leur conversation ; d’autant que c’est elle, Cassanda, qui a brûlé ou maculé une grande partie des lettres de Jane. Il faut dire qu’elle n’y va de main morte dans ses jugements sur ses proches et les petits, ses neveux, ne sont gère épargnés.

Il demeure très actuel, le sondage effectué il y a une vingtaine d’années par le quotidien britannique The Independant auprès d’une centaine d’écrivains de « là-bas ». Dis-moi qui te hante et je te dirais qui tu es … A chacun, ils ont demandé quel était leur personnage de fiction préféré. Ou plutôt celui qui les avait le plus durablement et le plus profondément marqué. Passons sur les noms qui ne diront absolument rien à un public non strictement anglophone, anglolâtre pour ne pas dire anglomane. Elisabeth Bennett de Orgueil et préjugés y figurait en bonne place. Bizarrement, on croit volontiers que son grand livre a été souvent porté à l’écran. Ce qui n’est vraiment pas le cas : au cinéma, il n’y a guère eu que le réalisateur américain Robert Z. Leonard pour s’y risquer en 1940 avec Laurence Oliver, sur une scénario de Aldous Huxley (parfaitement : « le » Aldous Huxley du Meilleur des mondes), pour un résultat solide mais sans éclat. En fait, le malentendu vient de ce que la trame du roman a été allègrement pillée depuis deux siècles par tous les raconteurs d’histoires (romanciers, dramaturges, cinéastes). Et pour cause : au XVIIIème siècle dans la campagne anglaise, les Bennet se trouvant désargentés s’emploient à faire épouser l’une de leurs cinq filles par un homme jeune, séduisant et fortuné qui vient de s’installer dans le manoir voisin…

On peut le lire comme un manuel à l’usage des jeunes filles pour leur enseigner l’art et la manière de faire la conquête d’un excellent parti. Mais la méprise vient aussi de ce que, comme le Brideshead revisited d’après Evelyn Waugh, Orgueil et préjugés a fait l’objet d’une remarquable et très populaire adaptation télévisée telle que la BBC en a le secret quand elle y met les moyens. Sinon, rien d’autre jusqu’à 2005 et ce bijou que fut le film de Joe Wright avec une inoubliable Keira Knightley ainsi que Donald Sutherland et Judi Dench. Une réussite à tous points de vue. La distribution est irréprochable, le scénario bien ficelé dans les ellipses tout en conservant la division du récit en trois actes a raison de situer l’action en 1797 qui est la date à laquelle Austen a écrit le livre, les dialogues sont au plus près du texte originel (il aurait fallu être fou pour se priver d’une telle finesse), la mise en scène légère en dépit des contraintes de la reconstitution historique et sensible malgré le poids obligé des décors et des costumes. Le tout, d’une gaieté, d’une pureté et d’une émotion rares dans la manière d’aborder le sentiment amoureux, est d’un romantisme comme on n’ose plus en faire tellement c’est trop et tellement c’est bon. La lumière surtout est une splendeur. D’une beauté sans apprêt ni affectation, ce qui est une prouesse dans un genre où le léché gâche tout (on ne regarde plus le film mais le raffinement de l’image comme dans Le Temps de l’innocence de Martin Scorcese d’après Edith Wharton). L’équipe a tourné dans sept demeures situées dans six comtés : Derbyshire, Lincolnshire, Berkshire, Kent, Wiltshire, Londres enfin. En un temps où, pour une femme, cela ne se faisait pas de publier un roman, de s’exposer au désir du public, plutôt que de se choisir un pseudonyme masculin, elle avait choisi de signer « by a lady ». On sut qu’elle était Jane Austen peu après sa mort au début du XIXème siècle. Malgré le plaisir pris au spectacle de la petite gentry dans l’Angleterre géorgienne, rien ne vaut de la lire et si possible en anglais si l’on veut savourer son ironie est mordante et l’acuité de sa critique sociale.

Un univers romanesque assez limité mais si vaste dès lors que l’on ouvre les fenêtres des sentiments et des émotions. Pour en savoir plus, son petit monde est donc bien documenté par sa correspondance. Reste à savoir si c’est nécessaire, voire indispensable, au lecteur désireux d’apprécier ses romans à leur juste valeur. C’est poser là tout le problème de la biographie d’écrivain. Dans le cas de Jane Austen, le public, du moins l’anglais, répond par un oui sans mélanges si l’on en juge par le succès de tous les dérivés de ses livres. Et puis quoi, le mariage n’est-il pas sa grande affaire étant entendu que la chose se présente sous la forme d’une intrigue aux multiples arborescences et tentacules. Mais enfin, elle a beau faire et y greffer, désirs inassouvis, jalousies mal dissimulées, mondanités pourvoyeuses en fiel, refoulements oppressants, dots introuvables et lèvres mordues, ça tourne un peu en rond du côté du Hampshire ; on comprend mal que certains écrivains et non des moindres persistent à la présenter comme la réincarnation de Shakespeare en prosatrice.

A l’origine était Virginia Woolf. C’est surtout elle la responsable de ce triomphe de Jane dans le panthéon des Lettres par-delà les siècles. Et comme celle-ci était aussi une lectrice de qualité, assez implacable dans ses critiques, son austenolâtrie a porté. On s’en doute, lorsqu’elle consacra ses conférences aux rapports entre les femmes et la fiction devant les jeunes filles des colleges de Cambridge en 1928, elle ne put manquer d’en faire l’une des figures centrales de ce qui serait un jour un bréviaire pour tant et tant sous le titre A Room of One’s Own (Un Lieu à soi, comme l’a justement traduit Marie Darrieussecq, et non Une Chambre à soi comme ce fut longtemps le cas avec Clara Malraux notamment). Jane Austen, elle, écrivait dans le salon et se sentait obligé de dissimuler ses feuillets sous un buvard chaque fois que quelqu’un y pénétrait. Immergée dans ses romans, Virginia Woolf demeure pétrie d’admiration devant le grand art de cette impressionniste avant l’heure, son goût de l’infini détail psychologique, sa délicatesse dans la manière de faire avancer chacun de ses personnages par petites touches car elle les voit toujours comme des individus et non comme un groupe. Dans un article de 1923 repris dans Le Commun des lecteurs (traduit de l’anglais par Céline Candiard, L’Arche, 2004), Virginia place très haut son génie de la satire parfois cruelle, cette façon d’observer que, dans un certain monde, les dames ont toujours l’air fatiguée. Nulle autre n’a su comme elle installer dans une pièce à vivre ou pire encore autour d’une table de dîner des silences si cinglants que certains personnages ne s’en remettent pas. « Ces imbéciles sont illuminés de beauté » relève Virginia parce que, tout en étant ferme, et même en notant des manquements à la gentillesse ou à la sincérité, c’est fait sans rancune ni malveillance. Tant de profondeur et d’acuité dans l’exposition et l’analyse de la vie quotidienne dans ce qu’elle a de plus ordinaire stupéfie et envoûte avec une fraicheur inentamée deux siècles après.

(« La chambre de Lady Elizabeth Germain à Knole dans le Kent « , tableau de James Holland (1799-1870) »; « Portrait de Jane Austen » s.l.n.d. ; « Sa dernière demeure à Chawtown, Hampshire » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Littérature étrangères.

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1 253 Réponses pour Jane Austen forever

Olivier Litvine dit: 21 décembre 2025 à 15h01

anglo-saxon(ne)

De nombreux historiens britanniques et autres contestent l’usage fait de cette appellation générique, en faisant remarquer, à raison, que les Anglos-Saxons sont historiquement les habitants de la moitié sud de l’île qui fut envahie en 1066 par les Normans (un célèbre volume de l’Histoire d’Angleterre dans la série Pelican s’intitule « The Anglo-Saxons »).
Ils préfèrent que l’on parle d’anglophones, ou d’anglosphère ou plus précisément de britannique(s), anglais,irlandais, américain(s), etc.
De fait, Lewis est issu d’une famille mi-galloise, mi-irlandaise installée à Belfast, en Irlande du Nord. Lewis n’a donc rien d’un anglo-saxon.
Un temps élève au Malvern College, dans les Malvern Hills, on dit que l’atmosphère particulière crée par la lueur des réverbères et le paysage semi-sauvage de ce fameux endroit lui inspira les lieux imaginaires que l' »on retrouve dans ses Chroniques de Narnia. Il fut très pote avec Tolkien, avec qui il forma un cercle littéraire informel à Oxford, The Inklings, où l’on discutait mythologie celtique, littérature fantastique, etc.
J’ai eu l’occasion de travailler un temps dans les Malvern Hills et doit reconnaitre que l’atmosphère du lieu est assez singulière. Je recommande une visite à l’église catholique de St Wulstan, Little Malvern, où est enterré Sir Edward Elgar, loin de toute pompe et circonstance.
Pour le coup, Wulstan était, comme l’indique son nom germanique , véritablement anglo-saxon.

Rosanette dit: 21 décembre 2025 à 15h51

[

Sur le statut des femmes dans le monde décrit par Jane Austen ce raccourci lumineux de Mona Ozouf :
C’est un monde où le mariage est la clé de la destinée et où l’argent est la clé du mariage.
Malheureusement ces vies, privées de toute perspective d’avenir autre que ce terne chemin tracé à l’avance, n’ont pas seulement été le lot des filles de son époque.
J’appartiens à une génération où ce schéma faisait encore beaucoup victimes, ces femmes à qui était refusée une ouverture sur les possibles, une vie sociale et professionnelle personnelle, le choix éclairé d’un éventuel époux .
Nombreuses sont mes condisciples du lycée, certaines même qui étaient faites pour des études brillantes, qui se sont retrouvées à vingt ans, leur bac passé, mariées, et claquemurées aux choses du ménage, auprès d’un homme dont le niveau intellectuel et professionnel pouvait être médiocre, car directement fonction de l’importance de la dot qu’elle avait pu lui apporter
A la satisfaction de leurs parents, elles étaient « casées »

J J-J dit: 21 décembre 2025 à 17h29

] Ce film est affreux.
Mais non pas du tout… C’est un chef d’œuvre de trouvailles visuelles. Pour suivre l’histoire, il manquait les raccords avec l’avatar 2. Aucune importance. Votre petite nièce est toute mimine. Dommage qu’on n’ait pas vu périr la reine du feu (avec ses dents bien plus coquettes que celles de la mère). De toute façon, même à Guantanamo, « on est une famille, pas une démocratie »… Avez-vous remarqué Elon Musk ? Hein ?…
Bàv

J J-J dit: 21 décembre 2025 à 17h38

et lui, il avait les filaments bien cachés au cœur de ses dreadlocks blondoyants. Un bon petit yankee bien de chez nous, comme dans les westerns trumpistes, Isaac, un jour de sacrifice, et faiseur de paix toujours.

J J-J dit: 21 décembre 2025 à 17h50

@ rosanette et Mona… Et voilà pourquoi ils vont vous dire que les romans de Jane Austen auraient, auprès des lecteurs.trie d’aujourd’hui, un charme tellement irrésistible qu’ils seraient à cosidérer comme irréductibles à toutes mises au contexte.
Balourdises du ‘plaisir du texte’…, quand il vous tient (@ Bill Vezée)

@ OK 15.01 pour « anglophones, ou anglosphère », sauf que quand on prétend y adjoindre les américains ou canadiens, iceux ne sont pas d’accord, et entendent se démarquer des « anglo-saxons » dont ils laissent le qualificatif aux seuls britanniques et anglophones du « continent ouest-européen ».

Clopine dit: 21 décembre 2025 à 19h27

Oui, c’est que je cherche à dire, sans doute maladroitement. Le culte austinien me semble sujet à caution. Parce que l’œuvre de Jane. Austen est certes disons « pré-sociologique » dans sa lucidité, plaisante dans son ironie disons British , et introduisant en plus ce nouvel outil littéraire, le style indirect libre. Mais Austen ne remet vraiment en cause,  dans son époque, qu’une loi qui prive les femmes d’un héritage quand ceci, cela, c’est un second mariage, faut chercher l’héritier, bref, Dowton Abbey. Sinon, elle adhère, et comment ! Woolf a adoré Austen à cause du style indirect libre. Et aussi parce qu’elles partagent toutes deux la lucidité sur la dépendance financière des femmes, outil qui les maintient sous la domination. Mais au fond, Woolf et Austen ne font que se saluer dans leur travail littéraire, à un siècle de distance. C’est déjà pas mal, me direz-vous. Mais quant à une « sororité de luttes féministes entre les deux », c’est une absurdité totale.

Clopine dit: 21 décembre 2025 à 20h01

Bon, soyons explicite à l’extrême, c’est plus sûr. Alors, un, deux : si Woolf professe la plus grande admiration pour Austen, c’est que d’un, Austen emploie une forme littéraire neuve pour son époque, ce qui était précisément le projet de Woolf pour la sienne, d’époque, et que de deux, la question financière n’est jamais occultée chez Austen, elle est constamment évoquée, ce qui ne pouvait que plaire à Woolf qui pensait, a contrario des mouvements des suffragettes, que ce n’était pas les droits institutionnels comme le droit de vote qui étaient les plus importants (sans mésestimer leur pouvoir) mais bien l’indépendance financière, la revendication à avoir, au fond du porte-monnaie, les guinées nécessaires à son indépendance.
Mais le problème est que le lien entre Woolf et Austen s’arrête là. Et qu’invoquer Woolf pour éradiquer toute analyse non « béate » d’Austen est en fait une absurdité. Car Woolf elle -méme a poussé l’escarpolette où se balance joliment Austen. Mais elles ne sont sœurs que dans la tentative d’échapper à leur milieu d’origine, couronnée d’insuccès.
.

Clopine dit: 21 décembre 2025 à 20h08

Ouf, c’était la fin d’un de ces abominableS dimanches que vivent les gens gavés, façon foie gras de Noël dans le gosier (juste retour des choses, en fait, si vous songez aux humbles oies!). Ouf, j’en suis sortie vivante. J’ai comme l’impression que ça va devenir plus difficile d’année en année. De quoi entretenir des images solsticiennes. (ça vaudra mieux que sulpiciennes). Ahaha.

Jean Langoncet dit: 21 décembre 2025 à 20h09

@Jean Langoncet dit: 21 décembre 2025 à 9h51
Solstice d’hiver

https://media.licdn.com/dms/image/v2/D4E22AQEEXpBsVw-t7Q/feedshare-shrink_2048_1536/B4EZslzgkQHMAw-/0/1765865823058?e=1767830400&v=beta&t=CjzqQiDE4wFfsjSessOpZktavXAxjINLX7IFiJJ6Nnk

J J-J dit: 21 décembre 2025 à 10h06
La honte, n’a donc décidément aucune limite…
——-
Vraiment ? on trouve ce bandeau rouge dans votre librairie, JL ?… (jean longoncet, pas jack london)

Dans celle de quelques vers desséchés parmi les livres (façon papier bible) qui sévissent dans ce cul de basse fosse, assurément (émoji tête de clown décalotté)

closer dit: 21 décembre 2025 à 20h33

Il se trouve que j’ai lu il n’y a pas longtemps un livre de CS Lewis, en fait après avoir vu le film sur Freud dans lequel il est censé rendre visite au bon docteur (en réalité on ne sait pas si c’était lui).
« Screwtape proposes a toast », suite de « Screwtape letters » (« Tactique du Diable » en français).
Une suite de conférences théologiques d’une profondeur et d’une subtilité rares. A réserver aux amateurs…

Je suppose que Le Monde de Narnia est nettement plus digeste.

closer dit: 21 décembre 2025 à 20h45

« Culte austenien » ? Tout grand écrivain a des fidèles qui l’apprécient particulièrement. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat.

J’ai cité Woolf et quelques autres écrivains anglais de premier plan qui ont exprimé leur admiration pour JA, pour répondre à une remarque stupide selon laquelle elle serait vite oubliée…
Evidemment que non. Ou alors elle sera oublié avec tout le reste de la littérature classique anglaise…

Jean Langoncet dit: 21 décembre 2025 à 21h47

Capté en passant

« Le chef de la diplomatie israélienne appelle les juifs à s’installer en Israël »

Jean Langoncet dit: 21 décembre 2025 à 21h57

Incidemment, où « les juifs » ont été, non seulement menacés mais encore mis à mort plus sûrement qu’en Israël ?

Jean Langoncet dit: 21 décembre 2025 à 22h06

Le régime de Bibi n’offre pas tant un refuge aux juifs qui seraient persécutés de par le monde, qu’il cherche à recruter des hooligans tous azimuts pour coloniser encore et encore des territoires qu’il occupe illégalement 🙂

Jean Langoncet dit: 21 décembre 2025 à 22h27

@Incidemment, où « les juifs » ont été, non seulement menacés mais encore mis à mort plus sûrement qu’en Israël ?

Ces quatre vingt dernières années ?

Chaloux dit: 22 décembre 2025 à 6h11

Je me demande comment le boldoclopinard a pu supporter la boldoclopinasse, cette épandeuse à sonneries, pendant trente ans. Inexplicable.

Quant à l’antisémitisme fétichiste du Langoncet, je me demande s’il ne serait pas temps demander à son Ehpad de lui confisquer son matériel informatique.

Chaloux dit: 22 décembre 2025 à 6h23

La contestateuse universelle boldoclopinasse s’en met plein le cornet pour Noël, comme une bonne bourgeoise du temps de Flaubert. Le ridicule de ce prototype est décidément sans limite.

renato dit: 22 décembre 2025 à 6h45

Après une génération « mettre en contexte » un moment historique n’est qu’illusion sociologique, on peut tout au plus imaginer un contexte et naturellement il sera « composé » sur la base de l’expérience de vie du narrateur et de ses préjugés, conduits avec un brin d’imagination. Pour écrire l’histoire on ne peut que se fier à la mise en ordre chronologique des faits bruts.

Cela dit, voilà deux figures de femmes que j’aimerais voir « mises au contexte ».

Sur la pierre tombale de Giulia Beccaria figure l’inscription suivante : « Fille de Cesare Beccaria, mère d’Alessandro Manzoni ». Son époux n’y est pas mentionné.

Caterina Sforza, mère de Jean de Médicis dit Jean des Bandes Noires, assiégée par Cesare Borgia dans sa forteresse, ne montra aucun signe de reddition. Borgia, qui avait enlevé ses enfants, menaça de les tuer. Elle grimpa alors sur les remparts et, soulevant ses jupes, exhiba son sexe en criant : « J’ai de quoi en faire des autres ! »

JC..... dit: 22 décembre 2025 à 6h55

Pour quelle raison funeste, Messire Passou nous pond il un billet sur l’Austen, cette brave paperassière oubliée, si on refuse d’imaginer que ce fut par perversion créative de notre vieil ami, capable du meilleur comme du p…?!

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 8h08

Je serais prêt à vous suivre sur « la mise au contexte »… je trouve cependant votre suggestion par trop restrictive… Vous semblez sous estimer les apports de la socio histoire comparative dans les réorientations permanentes au sein de l’œuvre de longue durée d’un.e écrivian.e. La « vérité » ne tient assurément pas qu’à une bonne connaissance de la chronologie des « faits ». « L’illusion (auto) biographique », à composante neuro psychologique au sujet d’un.e écrivain.e a fait long feu depuis longtemps. Ne le croyez vous pas ?

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 8h20

ah ! « les faits bruts »… Tout un poème…
Comme le sexe exhibé de Catherine Sforza sur les remparts… (j’ai de quoi en faire d’autres ?)

Je pourrais contextualiser la vie de Cesare Beccaria, mais pas celle de sa fille ni de son gendre, faute de posséder suffisamment de biscuits.
Je pense que vous pourriez vous atteler vous-même à cette tâche, et serais curieux d’en lire le résultat. Bàv, RM.

closer dit: 22 décembre 2025 à 8h21

JJJ sort l’artillerie lourde.

On a pas intérêt à sous estimer les apports de la socio histoire comparative dans les réorientations permanentes au sein de l’œuvre de longue durée d’un.e écrivian.e, ni à croire que la « vérité » ne tient qu’à une bonne connaissance de la chronologie des « faits » et encore moins que « l’illusion (auto) biographique », à composante neuro psychologique au sujet d’un.e écrivain.e n’a pas fait long feu depuis longtemps.

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 8h23

@ GILLES ET CAMILLE (1.58)
j’ai retrouvé gilles en grimpant dans un bouleau et un boulot pour camille.

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 8h41

Dès que d’aucuns de ce blog lisent le mot « sociologique », ils voient rouge immédiatement. Pourtant, notre pays a connu une kyrielle de « grands » sociologues de droite qui ont su, autant que d’autres, nous expliquer avec talent une parcelle du monde de leur époque et de notre histoire, à défaut d’avoir prophétisé le futur.
Je pourrais en citer quelques exemples, lcé.
Ce qui m’étonne, ce sont tous ces défenseurs de la saumâtre idéologie de la « post vérité » actuelle, des néo nihilistes de pacotille qui entendent contrôler les orientations idéologiques de ce modeste blog littéraire. Pour l’instant, tout n’est pas perdu. La haine et le mépris congénitaux de quelques-uns qui n’en peuvent mais, reste encore minoritaire. Elle discrédite à l’évidence son représentant le plus ideal-typique, qui se croit « libre » de tout conditionnement social.
Nous nous réjouissons que son existence virtuelle contribue à discréditer l’emprise de ce « trend » de plus en plus engourdissant, si la sociologie critique vigilante n’y prend garde. Hein ! Bàv,

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 9h09

J’ai trouvé dans le récent bouquin de Birnbaum une analyse approfondie d’un inédit de Stefan Zweig traduit en français il y a cinq ans, qui m’a beaucoup troublé. Après une petite recherche, j’ai vu qu’Attali en avait déjà causé dès 2020
https://www.attali.com/societe/les-pecheurs-au-bord-de-la-seine/
J’ignore si Passoul en avait fait mention à sa sortie, et si quelqu’erdélien aurait à nous en dire quelque chose. Je vais me procurer cet opus qui manque assurément à mon compartiment « Zweig ». Il semble que Birnbaum avait déjà donné en début d’année les bonnes feuilles de son commentaire inséré dans le bouquin « des pêcheurs au bord de la Seine », ces gens du peuple qui regardent leur ligne et ne détournent même pas la tête pendant qu’on décapite de dernier Capet sur la future place de la Concorde… Non pas parce qu’ils s’en foutent, mais parce que « la vie continue » pour tout le monde malgré toutes les horreurs que l’on peut y côtoyer. Là bas et jadis…, comme ici sur le blog@passoul. Mais au fait, est-on bien certain que la tête du roi soit tombée en janvier 1793 ?… Cher RM, est-ce là un « fait brut », et pourquoi pas une nouvelle « fake » rusée de l’Histoire ? Hein ? Hein ?

D. dit: 22 décembre 2025 à 9h20

La grippe progresse terriblement en France alors j’espère que tout le mionde est vacciné ici.

JC..... dit: 22 décembre 2025 à 9h48

« La grippe progresse terriblement en France alors j’espère que tout le monde est vacciné ici. » (Dédé)

Le déficit progresse terriblement, aussi ! Malgré la vaccination de tout le monde….

renato dit: 22 décembre 2025 à 10h26

« … une kyrielle de « grands » sociologues de droite… »

Le simple fait d’être de droite ou de gauche les disqualifie en tant que chercheurs (de Kooning : « devant la toile, j’agis comme peintre, politiquement comme citoyen »).

« Je pourrais contextualiser la vie de Cesare Beccaria »

Bien à part la référence aux Lumières lombardes, j’aimerais bien voir comment un Français moyen s’y prendrait ! c’est vrai que nous sommes ici confrontés à des intelligences supérieures devant lesquelles nous ne pouvons que nous incliner.

Enfin, vous devriez déjà arriver à vous contextualiser dans la société actuelle !

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 10h56

Renato cher, inutile de me persifler, vous me comprenez très bien, mais ne supportez pas d’être un brin titillé… Je me passerai bien de votre citation que vous recyclez en permanence de De Kooning… Que je sache, cet artiste (?) ne fut ni un « grand » peintre ni un « grand » penseur.
Quant au qualificatif de « sociologues de droite », il n’est qu’une réplique sciemment polémique à l’implicite dominant le monde journalistique et des experts autoproclamés français du moment, qui les ont remplacés, selon lequel « LES » sociologues incarneraient, depuis les années 60, un gauchisme explicite ou larvé, etc., une « chiasse sociologique » comme ils se sont permis de les stigmatiser, à l’aube du 21e siècle.
Inutile de préciser (genre), que Raymond Aron connaissait mieux l’œuvre de Marx et de Weber que n’importe quel Touraine ou Bourdieu. Brefl.

@ Vous devriez déjà arriver à vous contextualiser dans la société actuelle (sic)
Pas besoin de votre conseil… Je ne fais que cela depuis ma naissance autoréflexive. Ce qui m’a conduit à ne revendiquer qu’un seul invariant dominant pour ma petite pomme : n’avoir jamais aucune certitude définitive sur mes mondes intérieur et extérieur, ni aucune réelle foi en rien (et surtout pas en philo ou en arts), sauf à toujours m’étonner du mystère de la vie chaque matin et à conclure temporairement qu’il s’agit d’une erreur (une mienne croyance, et pas un fait).
Ces précisions suffisent-elles à apaiser vos légitimes agacements à mon égoard ?

*** Il parait qu’à Colmar, on pourchasse désormais les touristes envahisseurs de la ville. Faites-vous partie de la meute des erdéliens, partisans de cette chasse aux émigrés temporaires sur notre sol national ?

Bàv,

puck dit: 22 décembre 2025 à 10h59

« La grippe progresse terriblement en France alors j’espère que tout le mionde est vacciné ici. »

ma foi j’en sais rien.

si tu écoutes les dernières déclarations du secrétaire de l’otan il affirme que la guerre qui se prépare sera plus terrible que la dernière guerre mondiale.

la dernière guerre mondiale a déjà été terrible.

la grippe aussi elle va être terrible.

du coup il aurait pu dire que la guerre à venir sera plus terrible que la grippe.

sauf qu’il a préféré dire qu’elle sera plus terrible non pas que la grippe, mais que 2è guerre mondiale.

et le mec c’est le chef de l’otan du coup on peut lui faire confiance même s’il s’y connait mieux en guerre qu’en grippe.

en plus à ce niveau de responsabilité les mecs ils parlent pas pour ne rien dire.

du coup on peut lui faire confiance, ce qui en soi est rassurant.

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 11h05

@ Pour l’instant, je n’ai pas trop de préoccupations de politique sanitaire… Je laisse les « anti-vax » faire leur boulot de propagande, et vous le vôtre. D. !
Vous présentez-vous aux prochaines élections municipales de Chaville ? Vous pourriez sans doute être un meilleur candidat lepéniste que les actuels conseillers d’opposition à l’équipe déjà pas mal « orientée » de J-M Guillet. Bàv,

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 11h10

Il a sans doute voulu dire que la grippe « espagnole » qui sévît dans le monde à la fin de la 1ère GM fut plus meurtrière et dévastatrice que tous les morts et blessés sur les champs de bataille, durant les 4 ans auparavant.
Restons donc résolument optimistes face aux prédictions du 10.59, et continuons à scruter le bouchon de notre cane à pêche au bord de l’eau.

Clopine dit: 22 décembre 2025 à 11h22

Jj-j, s’il vous plaît, comment pouvez-vous dire que Aron connaissait mieux Marx que Bourdieu ? On peut dire, par exemple,que Aron comprenait mieux Marx que Bourdieu : cela indique que votre opinion, analyse ou critique sur ou de Marx se rapproche plus des idées développées par Aron. Mais ce n’est en aucun cas un problème de « connaissance », voyons ! Bourdieu a lu absolument tous les livres de Marx et s’est intéressé particulièrement aux textes de jeunesse, mais il étaye surabondamment ses propres productions de citations parfois très longues… Et c’est en « connaissance de cause » qu’il remet dans une perspective critique le matérialisme historique. Alors, oui, je veux bien que vous soyez plus adepte d’Aron que de Bourdieu, mais pas en avançant que le premier connaîtrait « mieux » les textes de Marx que le second : c’est absurde… Non ?

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 11h23

https://www.lefigaro.fr/
Amélie Nothomb semble très émue par Renaud Matignon. Je ne sais pas qui est cet homme, n’ayant jamais lu ce journal du Figaro de ma vie, sauf depuis qu’il est en ligne, et du reste pas mal fait…, à la différence du Monde. Cela dit, pas beaucoup à y prendre, et pas mal à délester.
Et puis, j’ai préféré anniversairiser le Canard plutôt que de me pâmer devant les 200 ans du figmag confit. « Sans la liberté de blâmer Bolloré, il n’est point d’éloge flatteur »… avait prédit Beaumarchais, si jeune m’abuse.

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 11h31

Oui vous avez raison, CT. Ma langue a encore fourchicoté… Il l’avait lu et médité à fond en allemand à une époque bien antérieure à celles des autres susdits… Je retire le verbe trop imprécis « connaissait ».
« Adepte » de R.A…? Si cette idée vous plait ou vous déplait, c’est la vôtre. Pour ma part, je n’entrerais pas par cette fenêtre. Je rebondissais plutôt sur un internaute qui s’apprêtait à lire les mémoires d’Aron, intéressants EN SOI, à mes yeux. Les connaissez-vous, CT ?

Olivier Litvine dit: 22 décembre 2025 à 11h32

Perso, les écrits de John Henry Newman, un des fondateurs dans les années 1830 du Mouvement d’Oxford, sont les seules spéculations théologiques à avoir retenu mon attention d’athée patenté. Sa tentative de ramener le catholicisme dans le courant principal de la pensée anglaise, protestante sous ses multiples formes, a généré de nombreux textes « de combat » qui sont autant de classiques de la littérature anglophone.
Ne jamais oublier qu’il fallut attendre 1829 pour que les catholiques de Grande Bretagne et d’Irlande soient « émancipés » (accès à des fonctions officielles, etc.), comme le furent les Juifs par la Révolution française.
En 1852, sa conférence à Dublin ‘Idea of a University’, témoigne d’un libéralisme que l’on aimerait trouver chez bien des catholiques aujourd’hui. Elle est à l’origine de la fondation en 1854 de la première université catholique de la capitale irlandaise, University College Dublin, que Joyce et GM Hopkins fréquentèrent assidûment, et dont le bâtiment d’origine donne sur les pelouses et bassins de Stephen’s Green.
Qui a lu le « Portrait de l’artiste en jeune homme » de Joyce sait ô combien l’oeuvre de Newman exerça une influence prépondérante sur la vision du monde et le style de l’auteur d’Ulysses…
Jusqu’en 1854, Trinity College Dublin, université fondée par Eliabeth Iere était la seule université de

Jazzi dit: 22 décembre 2025 à 11h34

C’est-à-dire que Aron a bien analysé les effets pervers du marxisme, Bourdieu, non.
D’où une meilleure connaissance et lecture, peut-être ?

Olivier Litvine dit: 22 décembre 2025 à 11h41

Jusqu’en 1854, Trinity College Dublin, université fondée par Eliabeth Iere était la seule université de la capitale irlandaise (son nom originel – « College of the Holy and Undivided Trinity of Queen Elizabeth near Dublin » – 1592)

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 11h55

A la fin de son étude sur les écrivains juifs du « malheur » qui ont presque tous connu des fins tragiques, Pierre Birnbaum fait un terrible aveu, quelque chose pour moi, son lecteur assidu, d’un peu douloureux. En effet, après une dernière analyse cursive de l’imaginaire diamétralement opposé d’un Joseph Roth et d’un Albert Cohen à l’égard de « l’Etat », il vacille sur son hypothèse de départ, au point de s’adresser comme une autocritique d’analyste juif malheureux, comme si ses propres combats en engagements universitaires scientifiques avaient été vains.
« Dans ce sens, écrit-il, la littérature réduirait à néant les observations des historiens ou des socioloigues qui, s’illusionnant, construiraient des théories vaines de l’Etat dont ils déduiraient des histoires juives distinctes : les grands romanciers se montreraient infiniment plus perspicaces que les spécialistes des sciences sociales » (op. cit, p. 170). Il reconnait implicitement, ce faisnt, l’échec (ou li’nvalisation) de son entreprise hypothético déductive de départ. J’y vois une immense honnêteté de sa part, mais je m’en éloignerai car je sais où est son point aveugle… PB n’a jamais réussi à régler la bonne distance avec ses objets, c’est à dire trouver le bon « regard distancié » comme aurait dit CLS, comme nous pouvons l’avoir, nous qui avons eu la chance de n’être pas emprisonnés ni par le biais du « roman du malheur juif », pas plus d’ailleurs que par celui du « roman du bonheur bourgeois chrétien » d’un Jean d’Ormesson.
Bàv,

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 12h01

@ 11.34, merci jzmn pour votre explication. Elle me parait trop superficielle. Elle pourrait être néanmoins une bonne entrée en discussion. Mais je ne crois pas que ce soit trop le lieu. Bàv, car ici on n’échange qu’avec des affects primaires. Jamais avec un minimum de rationalisations ou de justification des idées ou jugements que l’on émet.
Bàv,

FL dit: 22 décembre 2025 à 12h40

« Amélie Nothomb semble très émue par Renaud Matignon. »

Oh ! je l’ai vue la semaine dernière. J’étais aussi ému qu’un chrétien lors d’une apparition de la Vierge.

En vrai elle est très grande. On aurait dit que l’une des statues de Notre-Dame était descendue sur terre. Elle portait une vaste houppelande qui lui descendait jusqu’aux pieds. L’arrière du col était très haut. Un trou y était pratiqué pour permettre à Mme Nothomb de passer sa queue de cheval.

Elle marchait gravement le regard dirigé vers le sol.

Elle prend le métro !

FL dit: 22 décembre 2025 à 12h46

« Cela dit, pas beaucoup à y prendre, et pas mal à délester. »

Comme si le journal Libération ne donnait que des articles intéressants.

Un de ses éditorialistes vient de passer un mauvais quart d’heure. On s’est aperçu qu’au lieu de faire son métier, il passait la moitié de son temps en connivences avec les hommes politiques et les hauts fonctionnaires.

Un peu comme le journal « Le Monde » qui fait passer pour des informations confidentielles des éléments de langage que lui ont été transmis par le président à sa table.

C’est très manipulateur.

Jazzi dit: 22 décembre 2025 à 13h08

« Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Surtout qu’en vos écrits la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
En vain, vous me frappez d’un son mélodieux,
Si le terme est impropre ou le tour vicieux.

Mon esprit n’admet point un pompeux barbarisme,
Ni d’un vers ampoulé l’orgueilleux solécisme.
Sans la langue, en un mot, l’auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu’il fasse, un méchant écrivain.

Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d’une folle vitesse :
Un style si rapide, et qui court en rimant,
Marque moins trop d’esprit que peu de jugement.

J’aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,
Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,
Qu’un torrent débordé qui, d’un cours orageux,
Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.

Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

Nicolas Boileau, (Chant I)

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 13h08

@ Comme si le journal Libération ne donnait que des articles intéressants (FL).

Qui a parlé de ce journal julyste que pmp, je n’ai jamais plus lu depuis 1994 ? (et auparavant…, très épisodiquement).

Jazzi dit: 22 décembre 2025 à 13h15

A Nice aussi, les héroïnes montrent leur cul !

« Catherine Ségurane (en niçois Catarina Segurana, en italien Caterina Segurana), est une héroïne niçoise qui vécut au xvie siècle et s’illustra lors du siège de Nice de 1543. Elle est décrite comme une lavandière qui, le 15 août 1543, alors qu’elle défend le bastion Sincaïre, arrache un drapeau ottoman à l’un des soldats ennemis après l’avoir assommé ou tué avec son battoir à linge, galvanisant la résistance niçoise aux troupes franco-turques qui tentent de prendre la ville. 
Il est parfois relaté qu’en plus de son acte de bravoure, Catherine Ségurane aurait dévoilé une « partie charnue » de son anatomie, et se serait essuyée avec le drapeau de l’ennemi. Ce geste provocateur, surtout pour des musulmans, aurait finalement mis en fuite les assaillants »

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 13h19

Eh bien merci Marc pour ce petit rappel, je n’en avais jamais lu l’original. On n’avait dû me bourrer le mou qu’avec ces quatre vers, à la leçon de morale chaque matin à l’école primaire républicaine… Enfin, c’était mieux que rien… Je retenais surtout les conneries mnémotechniques d’usage, genre, la corneille perché sur la bruyère boit l’eau de la fontaine Molière.. Personne pour esssspliquer « la fontaine molière »… Je disais juste la fontaine volière, en rapport avec la corneille, hein ?…
Enfin c’était pas si con, pour mieux « retenir ». Ils savaient comment qu’un homme, ça se retient.

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage —

Maurice revient... dit: 22 décembre 2025 à 13h23

Mémère Clopine et Gigi causent Marx !!!
Voilà ce que ça donne comme pauvre résultat quand on permet aux enfants pauvres issus de la « pauvroisie » populaire d’aller à l’école des pauvres et de faire après des études pauvrement poussées pour, au final, accéder au monde du travail pauvrement rémunéré et rester toute sa vie… pauvre !

FL dit: 22 décembre 2025 à 13h32

* C’est Baubo soulevant ses jupes pour faire rire Déméter.

(Mais je pense qu’on trouve les deux orthographes.)

JC..... dit: 22 décembre 2025 à 13h53

« Mémère Clopine et Gigi causent Marx !!! » (Maurice Bhoreztes…)

Moment exceptionnel en Papouasie passoulinienne ! Merci, mon Dieu !

Olivier Litvine dit: 22 décembre 2025 à 14h34

Le Livre de Kells est depuis peu au centre d’une controverse de taille: son origine qui ne serait pas l’île d’Iona, où se trouvait le fameux monastère de St Colomba, mais le nord-est de l’Ecosse. En d’autre termes, il ne serait pas l’oeuvre de Celtes/Gaels,mais de Pictes, tribu jugée comme antérieure à l’arrivée des Celtes/Gaels…

https://www.theguardian.com/books/2025/sep/26/new-research-may-rewrite-origins-of-the-book-of-kells-says-academic

The Book of Kells was likely to have been created 1,200 years ago in Pictish eastern Scotland, rather than on the island of Iona, according to research that challenges long-held assumptions about one of the world’s most famous medieval manuscripts.

The Book of Kells is an intricate, illuminated account of the four Gospels of Matthew, Mark, Luke and John that was long thought to have been started in the late eighth century at the monastery on Iona before being taken in the 9th century to the monastery of Kells in County Meath, Ireland, after a Viking raid.

It has been at Trinity College Dublin since the 17th century.

Dr Victoria Whitworth, who will publish evidence in a forthcoming book, said: “The Picts were great artists, producing highly sophisticated Christian sculpture, but it has generally been accepted that not a single Pictish manuscript survives. If the Book of Kells was made in Pictland, this rewrites our understanding of early medieval Scotland.”

Her research has led her to conclude that a monastery in Portmahomack, Easter Ross, north-east of Inverness, is “the most likely place for it to have been made”.

D’où qu’il vienne (et son origine est certainement multiple), c’est un merveilleux objet, hélas tellement protégé que l’on ne peut plus voir avec autant de facilité qu’avant (c’était gratuit du temps où la culture n’était pas seulement une rente, comme tout le reste à Dublin, ville la plus disneylandisée au monde).

D. dit: 22 décembre 2025 à 14h37

Des cassolettes d’endives au jambon à la Béchamel aux truffes gratinées au four peuvent constituer une entrée très recherchée.

MC dit: 22 décembre 2025 à 14h39

« C’était pas lui, JJJ ». Exact. On peut ajouter que je n’aurais pas livré un Boileau remonte en quatrains…

puck dit: 22 décembre 2025 à 15h30

d’ailleurs c’est surprenant que çà ne fasse les gros titres de tous les journaux.

je veux on a le chef de l’otan qui dit la guerre à venir sera plus terrible que la 2è guerre mondiale et tous les journaux font leur une sur les manifs des paysans.

alors que c’est quand même une information hyper importante.

du coup je serais à la place du chef de l’otan je l’aurais mauvaise.

je vois pas trop ce qu’il peut nous pondre de plus pour qu’on l’écoute.

puck dit: 22 décembre 2025 à 15h32

limite il aurait dit la guerre à venir sera « aussi » terrible que 2è guerre mondiale ça donnait des repères.

alors que là « plus » terrible on sait même pas si c’est un peu « plus » terrible ou bien beaucoup « plus » terrible.

puck dit: 22 décembre 2025 à 15h35

à sa place je monterais d’un cran.

du genre la guerre à venir sera terrifiante à un point que personne ne peut imaginer.

ou alors un truc du genre : vous imaginez ce qu’une guerre peut avoir de plus terrifiant ? hé ben il faut vous dire que la guerre à venir en Europe sera bien pire que ça !

en fait le chef de l’otan devrait se faire aider par des auteurs de SF s’il veut qu’on l’écoute.

puck dit: 22 décembre 2025 à 15h37

bizarrement le seul qui l’a écouté c’est le Pape.

comme quoi…

du coup le Pape lui a répondu un truc qui l’a remis à sa place du genre qu’on avait assez de problèmes comme ça pour se payer des frappadingues de l’otan en plus.

puck dit: 22 décembre 2025 à 15h44

« C’est une réponse parfaitement catholique. »

tu veux dire que tous les cathos sont des munichois ?

puck dit: 22 décembre 2025 à 15h46

donc selon D. les cathos seraient tous des lâches qui ont peur de faire la guerre à la Russie.

quelle honte….

lmd dit: 22 décembre 2025 à 16h24

20 décembre 2025 à 19h29 à propos Queequeg, harponneur formidable :
Melville écrit, début du chapitre 12 :Queequeg was a native of Kokovoko, an island far away in the West and South. It is not down in any map ; true places never are.
Giono et compagnie traduisent  :
« Queequeg était natif de Rokovoko, une île très loin dans le Sud-Ouest. Elle n’est sur aucune carte. Les endroits vrais n’y sont jamais ».
Armel Guerne (1955 édition le Sagittaire) traduit : «Queequeg était natif de l’île de Kokovoko, très loin à l’ouest dans le sud. Elle n’est portée sur aucune carte ; les vrais lieux n’y figurent jamais».
Armel Guerne mieux que Giono.
(Et lui aussi est allé en prison, mais en 1943, pour avoir s’être engagé dans un réseau britannique et avoir été arrêté par la Gestapo ; en route pour Buchnvald il s’est évadé).

D. dit: 22 décembre 2025 à 16h29

Tu fais quoi pour Noël, Puck ?
Allez, je t’invite. Ce sera très simple, je te préviens. Ni foie-gras ni huître ni saumon ni volaille ni boudin.

Olivier Litvine dit: 22 décembre 2025 à 17h25

En effet, lmd, la traduction d’A.Guerne est remarquable.
Je me pose une question: ‘in the West and South’, ‘à l’ouest dans le Sud’, ou ‘dans le sud de l’ouest’/ ‘au sud de l’ouest’…?

Jazzi dit: 22 décembre 2025 à 17h35

« je n’aurais pas livré un Boileau remonte en quatrains… »

Et avec des coupures non signalées, MC…

Jazzi dit: 22 décembre 2025 à 17h38

« Ni foie-gras ni huître ni saumon ni volaille ni boudin. »

Et pour la bûche, on fait quoi, D. ?

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 18h04

@ Nicolas Boileau, (Chant I)

1°) Pour ma part, et entre nous autres les bûches aux dindes, j’aurais ajouté plus de précisions sur la source d’où furent extraits les quatre vers cités supra. Chaque erdélien doté d’une intelligence moyennement riche en sa « pauvroisie » (sic) se sera rendu compte que les vers incriminés furent « coupés » pour les besoins de la démo, et que pour en retrouver l’agencement, il suffisait d’aller en consulter le texte juste au-dessus.
On petit rappelle en outre à jzmn que, à moins d’être démenti, le pseudo de Marc Court est Grand Rappel, et qu’en aucun cas…, cet homme qui s’empêche de fulminer-coton n’en « remonterait » à quiconque.
———–
2°) — (Al. Gr, du mathématicien artisanal et esseulé… ReS t1, p. 38) « la VISION est aux POINTS DE VUE dont elle parait issue et qu’elle unit, comme la claire et chaude lumière du jour est aux différents composants du spectre solaire ».

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 18h10

@ 17.25, C’était pas un vieux pote à Céline qui pensait un peu comme lui, à l’époque ?

Clopine dit: 22 décembre 2025 à 18h13

Ce blog est parfois tellement puant, qu’il convient de rappeler; si possible, quelques évidences issues de tout ce que le 19è siècle peut éventuellement nous apprendre. A savoir qu’il existe deux sortes de richesses, matérielles et immatérielles. Je suis pauvre, mais je suis tellement plus riche que vous, Maurice machin, que j’en aurais presque envie d’en ricaner, si justement je ne faisais pas comme vous : « ricaner ». Et en plus, j’ai une pension de retraite de 1600 euros par mois, je n’ai pas de loyer à payer car j’habite chez mon fils, certes quand je suis passée à la retraite ça a été la chute car mon salaire était augmenté de primes substantielles mais les primes ne rentrent pas dans le calcul de la retraite, et en plus rendez-vous compte j’ai privilégié ma présence autour de mon bébé à ma carrière, mais quelle conne, quelle conne, et merde sur la rdl des fois le mépris de classe s’étale à tel point qu’on nage dans la graisse de porc.

Clopine dit: 22 décembre 2025 à 18h22

Quand je dis ‘j’ai privilégié ma présence autour de mon bébé quelle conne », je veux dire exactement l’inverse. Je suis que si j’ai eu cette attention autour de mon fiston, c’est ma gloire. Car le fiston en question, bref, je n’en dirai pas plus. Mais ici, sur la rdl, j’étais dans une telle bonne volonté culturelle ! Mais voilà, j’ai aussi une conscience politique. Si je me pince, ça revient : une vraie conscience politique, et Hugo n’est pas loin. je vous fais rire si je dis « plutôt que Cohnbendit ? Ahahah.

Chaloux dit: 22 décembre 2025 à 19h21

Pourquoi désigner Louis XVI comme « le dernier Capet », alors qu’il n’est ni « Capet » ni le dernier ? Le texte d’Attali est tel qu’on peut l’attendre de son auteur, c’est à dire d’une rare médiocrité. Pour connaître les causes de l’indifférence de ces pêcheurs, il faudrait pouvoir reconstituer la biographie de chacun d’eux, avec effet loupe sur les quelques jours précédant l’exécution. Reste qu’il faut tout de même qu’il y ait nécessité pour aller à la pêche un 21 janvier. Peut-être ces gens avaient-ils tout simplement faim, ou une famille à nourrir à moindres frais.
« Enfin, vous devriez déjà arriver à vous contextualiser dans la société actuelle ! »

Excellent !

Je me suis aperçu, après avoir reproduit la prestigieuse citation ci-dessous, qu’il y manquait peut-être un petit quelque chose. Je l’ajoute aujourd’hui.
« Beau, déchirant, silence… ».
Plouf !

Hurk ?
Hurkhurkhurk !

(B.L.O.O.M.Y est un tel cornichon… que son athéisme –patenté !- est une preuve de l’existence de Dieu !).

« Bienheureux Scudéri, dont la fertile plume
Peut tous les mois sans peine enfanter un volume !
Tes écrits, il est vrai, sans art et languissants,
Semblent être formés en dépit du bon sens ;
Mais ils trouvent pourtant, quoi qu’on en puisse dire,
Un marchand pour les vendre, et des sots pour les lire ; »

Nicolas Boileau.

Chaloux dit: 22 décembre 2025 à 19h34

Aucune des deux solutions, Guerne ou Giono, ne me paraît meilleure que l’autre. Il existe certainement des phrases intraduisibles. Première lecture de Moby Dick pour moi, celle d’Armel Guerne, évidemment excellente.

Chaloux dit: 22 décembre 2025 à 20h02

Monique Tarbès est aussi décédée. Une comédienne que les gens de ma génération connaissent bien.

rose dit: 22 décembre 2025 à 20h19

C’est bien des américains, ce fair-play, cette générosité ce goût du jeu, et l’esprit de Noë le, petit papa…
« J’essaie de ne pas pleurer » : ils viennent manger à 50 dans ce restaurant et laissent un cadeau inoubliable aux serveurs – Edition du soir Ouest-France – 22/12/2025 https://share.google/7Jf2QprQvZtsuq0Gl

closer dit: 22 décembre 2025 à 20h55

J’avance bien dans les Mémoires d’Aron, dont je lisais tous les livres publiés dans la collection Idées de la NRF…Mais non les Mémoires, publiées alors que j’étais dans la vie professionnelle et bien loin des débats germanopratins.
Même éblouissement qu’autrefois devant tant d’intelligence et de mesure. J’ai terminé la partie concernant la montée vers la guerre…Révoltante l’inconscience et la lâcheté des élites de l’époque. Tout a été foutu quand on n’a pas réagi à l’occupation de la Rhénanie alors qu’on avait les moyens de le faire. Même la Pologne avait proposé d’envahir l’est du Reich si nous intervenions à l’ouest…
Bon cela ne sert à rien de se lamenter sur le passé.
Aron fait partie d’un trio de normaliens qui n’étaient pas de gauche et avaient une certaine audience médiatique dans les années 70/80 (miracle!).
Avec JF Revel, plus polémique, et Jean d’O, le charmeur du trio, il nous a permis de respirer un peu sous la chape de plomb de l’idéologie dominante marxistostucturalotiersmondiste de l’époque.
Grâce lui soit rendue!

Jazzi dit: 22 décembre 2025 à 21h13

Philosophie Magazine

« La parution du Journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy déchaîne un flot de sarcasmes. On moque sa propension à se prendre pour le capitaine Dreyfus ou ses difficultés à utiliser un téléphone fixe – sans parler des libertés qu’il prend avec la vérité. Pour en avoir le cœur net, je l’ai lu.

Surprise : j’y ai trouvé tous les ingrédients de ce genre bien particulier qu’est la littérature carcérale, initiée par Dostoïevski. Mais à la sauce Sarko : vite fait.

Le Journal d’un prisonnier (Fayard), clin d’œil au Journal d’un écrivain de Fiodor Dostoïevski, rappelle le récit que le romancier russe a fait de sa déportation au bagne d’Omsk dans les années 1850, pour avoir participé à un cercle révolutionnaire. Ses Carnets de la maison morte (ou Souvenirs de la maison des morts) sont l’un des premiers exemples – et l’un des chefs-d’œuvre – de la littérature carcérale. Certes, Dostoïevski a été emprisonné quatre ans et non trois semaines. Les conditions d’internement en Sibérie sont nettement plus rudes qu’à la Santé. Et là où l’homme politique a souffert de solitude, l’écrivain a compris ce que signifiait l’impossibilité de la trouver : une insupportable “cohabitation forcée” avec les autres forçats. Ces (énormes) différences mises à part, l’impression initiale est la même : “Tout mon nouvel environnement respirait le malheur, la lourdeur, le désastre de vies brisées entassées entre ces murs, loin du monde des vivants” (Sarkozy). On retrouve dans la prose sarkozienne les moments existentiels dépeints par le romancier.

Nicolas Sarkozy se considère, comme l’était Dostoïevski, comme un prisonnier politique (“Mon crime aujourd’hui serait-il de ne pas être de gauche ?”). Mais, comme lui, il transforme son épreuve en possibilité d’une renaissance. La réalité de l’enfermement et du mal contiendrait-elle des étincelles de lumière ? L’aumônier de la Santé, avec qui il dialogue tous les dimanches (donc trois fois) le suggère : “Le mal existe et ici il est très présent, reconnaît l’ecclésiastique. Mais la bonté aussi, elle existe même dans les personnalités les plus noires. Et chaque fois que je rencontre la bonté, je trouve le mystère de Dieu.” L’ancien président trouve cela “intéressant”. Plus loin, il éprouve lui-même ce sentiment : “Dans chaque endroit, fût-il le plus désespéré, il y avait des sources de lumière pour peu que l’on ait la disponibilité de les accueillir.” Que découvre donc Nicolas Sarkozy lors de son séjour en prison ? L’équivalent de ce que Dostoïevski appelle la “vie vivante”, cet amour de la vie dans sa quotidienneté qu’il décrit dans L’Adolescent (1875). En voici la version sarkozienne : “Dans le passé et surtout plus jeune, j’avais brûlé ma vie à toujours chercher l’exceptionnel.” Mais ici, au parloir de la prison, il apprend “à profiter de chaque instant”.

De cette expérience pénible, le détenu fait la matière d’une spectaculaire conversion spirituelle et religieuse. Réfléchissant, comme Dostoïevski, au “mystère du mal”, Nicolas Sarkozy en fait beaucoup – beaucoup plus que le romancier en tout cas. Avant même le récit de son arrivée à la prison, il sature ses pages de vocabulaire évangélique : “Il [lui] fallait porter une croix”, ce qui lui “offrait la chance de percevoir la ‘Lumière’”, de se laisser toucher par la “grâce”. Bref, en prenant avec lui “une biographie de Jésus-Christ”, l’ancien président était déjà tout prêt à investir la “partie lumineuse” de son épreuve. On n’est donc pas étonné des confessions qui suivent : il apprend à prier, l’oraison devenant “le chemin pour résister”. Dans le match de la Ligue des champions diffusé à la télévision le premier soir de son incarcération, il entrevoit “un autre signe de la Providence”. Tout ce qui lui arrive devient “une nouvelle grâce”, une occasion “de devenir meilleur, plus profond, plus fort”. Essayant “à tout prix d’être gouverné par l’Esprit”, il remporte triomphalement son combat contre la dépression.

Pour Dostoïevski, le bagne a été l’occasion d’observer les abîmes et les éclats de lumière du peuple russe et de se rapprocher de la religiosité populaire. La comparaison s’arrête là. Pour deux raisons. La première est que l’écrivain russe a profité de son séjour pour interroger le thème de la culpabilité, y compris la sienne. Au contraire, Nicolas Sarkozy, qui noircit de longues pages pour contester la décision de justice dont il fait l’objet, ne rêve que de revanche. La seconde est que là où Dostoïevski a plongé corps et âme dans la réalité qui lui était imposée, l’ancien président a “décidé d’être ailleurs”. Ne croisant jamais aucun détenu, il utilise tout son temps pour se projeter hors des murs de la Santé : dans sa vie d’avant, qu’il n’admet pas avoir abandonnée, et surtout dans l’après, car son livre est aussi un programme politique (d’alliance avec le RN).

En reprenant les codes de la littérature carcérale, Nicolas Sarkozy les coche, mais ne les habite pas. Sa conversion spirituelle, sa découverte des conditions de vie d’un détenu, ses réflexions sur le mal et la liberté parsèment son ouvrage mais n’en constituent pas le cœur. Son esprit est tendu vers sa volonté d’être disculpé, de se venger de ses accusateurs, d’orienter la politique française. Sa maison des morts ne l’a pas, je crois, réveillé, car il ne pensait qu’à en sortir. C’est évidemment compréhensible. Mais de Dostoïevski à Sarkozy, finalement, la conséquence n’est pas bonne. »
https://www.philomag.com/articles/le-journal-dun-prisonnier-sarkozy-est-il-le-nouveau-dostoievski

Jean Langoncet dit: 22 décembre 2025 à 22h02

@Philosophie Magazine & cie forever

Heu ! Non, rien … Après le Christ, Dreyfus, Mandela, sans même évoquer Gramsci, la délinquance en col blanc façon Neuilly mouille sans hésitation dans tous les subterfuges quand elle se sait démasquée

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 22h40

@ 21.15, ah voui,… Michel Etcharinoff, grand lecteur de Sarkozy !
@ ah voui,… Jzmn, grand lecteur de « l’Art poétique »
@ ah voui, la lecture de Zweig par Birnbaum, bien meilleur lecteur qu’Attali (donné en pâture comme un ache crocheté au hameçon)
@ ah voui, machin… lecteur du Journal d’Armel Guerne 1941-1942, avant son « entrée en Résistance ».
@ ah voui, Monique Tarbès & Georgette Lemaire, grandes rivales de Mireille & Ginette Mathieu…
@ ah voui, Aron, Revel, d’Ormesson… d’illustres intellectuels dits de gauche,
Tout lasse le soir…, y compris les restes et reliefs sur la toile cirée de l’RDL,
BN, mon fifi,…

J J-J dit: 22 décembre 2025 à 22h58

et le Bloc-note de François Momau n’était pas mal non plus, hein ? à l’époque…
Avait permis de respirer un brin à l’Express, à l’écart du Fi Gaga… avant de subir les éternelles frasques de Jean Daniel à l’Obs nouveau, deux célèbres « non Normaliens » peu expérimentés dans le commentaire de l’actu. Quant à Jean Lacouture, n’en parlons plus…
@ « Tout a été foutu quand ON n’a pas réagi à l’occupation de la Rhénanie alors qu’ON avait les moyens de le faire ». (20.55) -… On dirait un journaliste ou un supporter du PSG qui viendrait d’apprendre sa défaite dasn un match contre le Bayern de Munchen — Ah, ces franchouilles chauds vineux, avec leur bon Raymond Aron se prenant pour Raymond Poulidor. Sacristine !

rose dit: 22 décembre 2025 à 23h13

– On a quand même du mal à comprendre comment après vingt jours à la Santé, le prisonnier est autorisé à aller en Guadeloupe.
Enfin, du moment que nous échappons à Louis à Menton !
– On a quand même du mal à comprendre comment un type roule sur un cycliste et ne sait pas qu’il l’a fait exprès. Le nombre de fois où les cyclistes m’exaspèrent, pourquoi moi, je maîtrise mes pulsions et pas lui ? Mais qu’il dise au moins, c’est vrai la moutarde m’est montée au nez. Plus que la mort du cycliste de 27 ans, ce qui me sidère c’est l’incapacité totale du mec à reconnaître son entière responsabilité. D’ailleurs, si on interrogeait sa fille qui était en retard pour son rendez-vous chez l’orthophoniste, elle dirait « papa est caractériel » ; je propose qu’on supprime les SUV, véhicules à la con.
Et que le psychiatre propose un soin pour soigner imbu de lui-même.
Je questionne Emma sur mais pourquoi Untel ne reconnaît pas sa culpabilité ? Elle me répond « C’est par e qu’il ne veut pas être emprisonné.
Un jour, mon menuisier vient chez moi, facture, café. C’est rare. Exceptionnel même.
L’on s’aime de manière réciproque.
Moi pour ses compétences, sa droiture morale, son travail forcené. Quoique, si un parisien veut passer avant tout le monde, il lui dit qu’il va le faire payer plus cher. Il accepte et vlan, droit de cuissage. Les parisiens sont de parfaits connards. Les marseillais, c’est la crème à côté.
Brefle. Célavi.
Lui, je ne sais pas ce qui fait qu’il m’estime beaucoup, mais c’est le cas.
Il s’assoit donc et en buvant son café me raconte : un type en voiture renverse un cycliste sur la route ( je ne sais pas, et lui non plus, s’il a fait exprès ou si c’est un accident ). Le type roule. Il réfléchit. Il se dit « eh merde, s’il n’est pas mort ». Il fait demi-tour, se penche sur le type, qui, c’est vrai, n’est pas mort, prend une pelle dans sa voiture et paf, le tue.

Voilà. Mon menuisier m’a raconté cela, il y a qq.années.
Pourquoi ?
Je ne trouve pas cela normal que l’on tue quelqu’un qui se déplace à vélo.
Mais je trouve encore plus grave que l’on soit dans une totale inconscience de ses actes.

Le manuscrit de Kells. Passionnant qu’il soit né ailleurs que là où on a cru longtemps qu’il était né : on va bousculer les croyances ancrées et bâtir de nouvelles hypothèses.
Il y a un gars, finlandais, qui étudie depuis des années les indiens d’Amérique, et comment ont-ils été décimés. Ainsi que les bisons qui retrouvent quelque espace dans le parc du Yellowstone.
Demain avant midi, j’emmènerai mes dernières olives au moulin. Sur mon olivier, j’aurai cueilli, je ne sais pas encore, dix sept kilos et aurai trois litres d’huile d’olive ma première production, après triturage.
Ces dernières olives, cet après-midi après la pluie, étaient noires, charnues, et d’une beauté incommensurable.
Cueillir des olives, c’est vivre le bonheur fou.

rose dit: 22 décembre 2025 à 23h14

Hier soir, je suis rentrée de Marseille, pour la dernière dix septième semaine que j’ai passé, aidante de ma mère.
J’y enlève quatre jours, où je suis rentrée chez moi, la cardiologue de la Timone, le pneumologue d’Apt, le chirurgien dentiste de Forcalquier, vous avez dû avoir un très choc émotif m’a t’il dit, la réunion de C.A de l’association où je suis militante écologiste, et le reste à vivre dans l’Ehpad avec ma mère, collée-serrée : elle va mieux que moi, mais me dit « Qu’est-ce que je fais ici ? ».
À tout savoir, tout voir, être au courant de tout, rentrer dans les arcanes : un total cauchemar ; malgré quelques personnes ( rares ) que je mets très au-dessus du lot et que j’estime et admire, ( deux africains de racines, français comme vous et moi ), un total cauchemar.
J’en apprends tous les jours et c’est extrêmement laid, d’une laideur incommensurable.

L’intelligence de ces gens d’un âge avancé me stupéfie, leur compréhension du monde, de eux-mêmes, leur lucidité tragique.
Avec Mme Hou, tout sera à reprendre à zéro. Nous nous vouons un intérêt certain. Mais l’habitude a été prise. Ce n’est pas gagné.
Tout le monde s’en fout, sauf moi. Simplement parce que cela me fait souffrir et rien d’autre.

Je suis en break jusqu’au 12 janvier,
Et je vais me carapater. Lorsque je reviendrai, les jours auront commencé à rallonger.

rose dit: 22 décembre 2025 à 23h47

Maurice revient lentement,

Moi aussi, je suis nettement plus riche que vous puisque je suis fortunée.
Ne vous fâchez pas.
Célavi.

et alii dit: 22 décembre 2025 à 23h47

Avec Mme Hou, tout sera à reprendre à zéro. Nous nous vouons un intérêt certain. Mais l’habitude a été prise. Ce n’est pas gagné.
Tout le monde s’en fout, sauf moi. Simplement parce que cela me fait souffrir et rien d’autre. justement, non, ce n’est pas simple, et ça, vous le savez

rose dit: 23 décembre 2025 à 5h57

Je ne m’en fous pas pour une seule raison, parce que lorsqu’elle crie hou hou, d’une voix suraigüe, cela me dit atrocement souffrir
Les résidents bouchent leurs oreilles aux cris des autres, et à leurs appels, y compris Emma qui le dit « je ne l’entends plus ».
Et les soignants disent c’est sa maladie.
Et personne ne va lui parler, sauf moi.

Or moi, je ne suis pas une soignante, je suis bénie pr d.ieu, mais une aidante, de ma mère en number one, mais des autres aussi, je leur parle autant que je peux. Mme BCDEF m’a dit son envie de mourir et dimanche, la difficulté de se voir comme ça parce qu’elle comprenait tout. Parler, c’est la clé.

rose dit: 23 décembre 2025 à 6h22

Je mets Rosanette à part, car j’ai une forte estime pour Rosanette, et que je l’imagine échapper à ce schéma que je décris.
Pourquoi les parisiens sont de parfaits connards : à ce jour, je conçois deux raisons :
– ils n’ont pas eu le cran de quitter Paris.
– ils ont un esprit ancré, profondément débile, de supériorité.

Deux autres anecdotes, j’en ai quatre vingt.
Il y a trente ans de cela, j’étais dans la voie d’intégration au pays, macache, je suis une marseillaise pur jus, à la tiny boulangerie qui fait la meilleure ficelle de ce village, pour manger des œufs à la coque, un type remonte en courant la queue de dix personnes. Je lui ai dit que nous aussi achetions du pain et qu’il attende son cours. Nous, on dit un mot, gentil, à la boulangère, et on attend, gentiment, que la file avance et que ce soit à nous.
Récemment, il y a deux ans, ce fut pire ; aux obsèques de Xx, l’autre matin, une que j’ai connu et mise de côté m’a montré que, en trente ans, elle n’a pas bougé d’un iota, elle est toujours parfaitement conne ( je ne vais pas décrire la situation, qui implique son tonton ). J’aii réussi à ne pas lui, ah mais tu es toujours aussi conne qu’avant, mais j’ai pensé que il y a des gens qui sont rétifs à l’évolution ; j’étais au cinéma, le lu di après-midi et soir pour voir deux films d’affilée que j’avais ratés lors de ma semaine à Marseille.
C’était du temps où j’étais claquée deux jours alors que je rentrais de ma semaine à Marseille, et où je mettais deux jours à me remettre sur pied.
J’ai une place à moi. Il manque un élément du décor qu’ils ont bouché lors de la restauration.
Un type sur la même rangée que moi, commence à m’injurier parce que je fais du bruit. Pas de tel.pas de pop-corn je ne comprends pas. Il m’explique alors que je baille et que cela fait du bruit. Le genre de commercial qui travaille à La Défense dans les bureaux d’Assurance-Vie.
On sort, gentiment, je lui explique que je m’occupe de ma mère et que je suis fatiguée et il continue bruyamment à m’injurier, alors j’arrête d’argumenter et je lui gueule en pleine face « Allez vous faire foutre ». Il a stoppé net.
Je suis allée m’excuser auprès de Fabien qui m’a dit que j’avais eu raison.
Plus tard, le maire qui m’aime bien, je ne sais pas pourquoi m’a dit de ne pas m’inquiéter parce que lui aussi, ils le prennent de haut.
Ceci est une petite argumentation.
Je pourrai continuer avec cette femme âgée, dans le métro qui a dit à Emma et moi « Ah les marseillais sont gentils » parce que nous l’avons aidée au distributeur à s’acheter un billet de métro. Non. Nous, fières de nous je suis, on vit comme Martin. Si quelqu’un a froid, on lui donne la moitié de notre manteau. Et à manger aussi.

Et alii, j’ai cherché sur le blog la réponse à renato sur Les provinciales de Blaise Pascal, sans la trouver.

Et ceux qui font la distinction entre les provinciaux et les parisiens, je les place au sommet de la connerie.
En haut.

rose dit: 23 décembre 2025 à 6h29

Qu’il attende son tour sur le cours Mirabeau, boulevard Pierre Puget.

à ne pas lui dire

le lundi

Il a quand même attendu la fin du film pour m’injurier, mais le genre de mec qui jouit dans le harcèlement moral, dans mettre la main sur les seins des filles sans leur accord : la prochaine fois, je sors mon couteau et je le préviens : regarde le couteau, le berger qui fait encore ça. Qu’il s’arrête définitivement.

rose dit: 23 décembre 2025 à 6h39

Dieu.
J’espère qu’il ne va pas me lâcher en m’admonestant « démerde-toi connasse ».
Hier au soir, les pensées mauvaises qui m’assaillaient me poussaient à souhaiter que aînée et cadet soient jetés par leurs trois gniards dans le pire EHPAD possible, avec la même violence incommensurable qu’ils ont commis avec ma maman, et que personne ne les visite.
Que l’un le coureur de gueuze ait cystite sur cystite et que l’autre megalomaniaque a dit mon psychiatre devienne, il n’y a pas de suffisamment pire à lui souhaiter.
Manque de cul pour ma méchanceté intrinsèque, héritée en droite ligne, sans came et sans alcool, les deux ont chacun, chez leur gniard, un sur les trois qui est un amour de gosse, fidèle et loyal et qui leur fera ce que moi je fais à ma mère, lui rendre un millimètre de soins pour les tonnes de milliard d’amour que, sa vie durant, elle nous a prodigué sans compter.
Seigneur, dans ton immense clémence et ta bonté infinie, protège-moi des pensées mauvaises qui m’assaillent et me.font peiner à trouver un sommeil réconfortant et réparateur.

Un, fidèle et loyal, et c’est bonnard pour le vieux. Pas pour ma mère qui est jeune et Néfertiti…Elle veut les trois.

rose dit: 23 décembre 2025 à 6h46

Et alii

Je me le dis à moi-même.
Je l’ai dit à ma mère.
Mon psychiatre le sait. Le 4 décembre il m’a délicatement suggéré « quelqu’un qui a la foi comme vous ». ( Je n’ai pas retenu la suite, mais il est vrai que je suis une ardente chrétienne ) et maintenant, je l’ai dit à la rdl.

Où en suis-je ?
J’ai, depuis longtemps, la vierge marie. J’ai D.ieu sur ma tête. Et le 4 décembre mon psychiatre m’a annoncé que j’avais le saint esprit. Il me manque Jésus Christ. Pourtant, je suis allée à Bethléem.

Phil dit: 23 décembre 2025 à 8h17

Même la Pologne avait proposé d’envahir

elle piquera une part du boudin tchèque quand l’adolphe l’aura écrasé. la Pologne est très bien en roi Stanislas.
Rosi en pleine forme, parisiens tête de chien, allumez les bougies du sapin.

Olivier Litvine dit: 23 décembre 2025 à 8h59

De bonnes nouvelles en provenance d’autre côté du Channel; pour pasticher Matthew Arnold et son poème ‘Dover Beach’, « on the English coast the ligth gleams… ».

1/ Remarquable exposition des oeuvres de Turner et Constable à la Tate, comprenant pour le premier des oeuvres au-delà du fonds John Ruskin, qui fut son exécuteur testamentaire et fit tant dans « Modern Painters » pour défendre son génie, contre une critique officielle et une opinion publique réac à souhait.
Perso, j’éprouve une égale admiration pour ces deux immensités artistiques, pour le côté *dionysiaque du fils de barbier de Covent Garden et *l’apollinien du fils de fermier du Suffolk. Constable, avec son périmètre thématique et sa technique plus restreints, serait plus proche de Jane Austen que Turner, qui compose avec les nouvelles réalités de la révolution industrielle, la vapeur, la vitesse, la mise au rebut de la marine à voile, pourtant victorieuse de Napoléon à Trafalgar (The Fighting Temeraire). En fait, tous deux se rejoignent dans une modernité qui deviendra plus tard l’impressionnisme – les études de nuages de Constable rejoignent les derniers tableaux ‘nuagistes’ de Turner en abolissant la perspective et en laissant le ‘mood’, l’humeur prendre le dessus sur le sujet.
(*Turner, tourbillon, *Constable, constance et stabilité).
Bref, même s’il faut un visa pour traverser la Manche, un petit saut à Londres s’impose car cette expo est un événement majeur.

2/ Deuxième lueur émanant des falaises de Dover, le sondage YouGov qui montre que 70% des votants Lib-Dem et Labour sont en faveur d’une réintégration du Royaume Uni dans l’UE (posters type – ‘Remarry!’).
Les Brits viennent d’ailleurs de réintégrer le programme Erasmus (Erasmus+) et ils sont de plus en plus nombreux à prendre conscience qu’ils ont été bernés par les rêves d’opium que les droitiers, les droitards, les abominables droitards leur ont vendus à vil prix , infâmes menteurs à l’égal des Maga et des autres malades mentaux trumpistes qui sont déjà en train de s’entre-déchirer (« Si vous croyez que Hitler est vachement cool, vous n’avez pas de place dans le mouvement conservateur. » Vivek Ramaswamy, autrefois proche de Musk, à la tribune d’AmericaFest…).
Cela dit, on a les mêmes têtes de noeud sauce gribouille chez nous. Un ménage de printemps s’impose, pour éviter l’infestation.

closer dit: 23 décembre 2025 à 9h13

La seule excuse que je vois pour avoir commis le tissu de conneries de 22h58 est que sa soirée avait été trop arrosée.

closer dit: 23 décembre 2025 à 9h15

Non seulement tu ne quittes pas Paris mais tu t’y est installé et t’y accroche, JB!
Ton cas est désespéré.

D. dit: 23 décembre 2025 à 9h20

Moi je ne suis jamais allé en Angleterre bien que j’aie un très grand respect pour la couronne.
Erasmus est une fumisterie très couteuse et inique sur le principe.
Quant aux barbiers et aux fermiers, ceux-ci sont beaucoup plus utiles à la société que les peinturlureurs de salon.

Chaloux dit: 23 décembre 2025 à 9h25

Maurice Szafran qui défendait Macron jusqu’à l’absurde l’appelle maintenant « Néron ». Les rats quittent le navire. L’absurdité, la bassesse, la dérision de tout cela.

Vivement le frexit! Hein, B.l.o.o.m.y!

Donna Ricaud-Veyre dit: 23 décembre 2025 à 9h30

Je regrette, Madame Rose, mais la moindre des politesse est de bailler en silence. J’imagine tout-à-fait de quelle mauvaise façon vous êtes capable de bailler, en ce qui me concerne du moins.

closer dit: 23 décembre 2025 à 9h30

Surprenant article de Philo Magazine qui n’est pas aussi méchant qu’on aurait pu le penser sur le livre de Sarkozy.
On peut supposer que la comparaison avec Dosto est à prendre avec ironie, mais là encore Michel Eltchaninoff n’en fait pas des tonnes…

Moi aussi j’ai lu le livre de Sarkozy. C’est un bon plaidoyer en même temps qu’une vision sensible de la condition de prisonnier. Un peu trop sentimental à mon goût mais on ne le refera pas…Il insiste avec tact sur la gentillesse et l’empathie de tout le personnel pénitentiaire, du directeur à tous les gardiens en passant par la médecin de la prison. Presque tout les gardiens sont « ultramarins » comme il dit.
C’est peut-être pour cela qu’il est parti se requinquer à la Guadeloupe qui est, je le rappelle, territoire français. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait eu le droit de s’y rendre. J’espère qu’il en a profité pour faire une bise à l’adorable Christine Kelly.

Chaloux dit: 23 décembre 2025 à 9h34

Comment tu vas le faire ton petit « ménage de printemps, B.lo.o.m.y? Méfie-toi tout de même, j’ai l’impression que c’est plutôt toi qui risques de te retrouver dans le sac de l’aspirateur…

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

Donna Ricaud-Veyre dit: 23 décembre 2025 à 9h37

Les anglais, ils mangent des petits pois pas cuit et du boeuf bouilli avec de la gelée de menthe. Je le sais, j’y suis allé une fois avec ma classe en 1964 et il m’en ont servi de force.

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 9h39

mais tu t’y est installé et t’y accroche, JB!
Ton cas est désespéré. »

Ton orthographe aussi, closer.

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 9h43

@ Et que le psychiatre propose un soin pour soigner imbu de lui-même.

Cki, l’imbu de lui-même qui aurait tant besoin de ses soins ?

@ Et vous n’iriez pas déserter la capitale pour regagner les salades niçoises, si d’aventure et par (Alma) malheur, Rachilda venait à remplaçait Anita (Cruella vs Vampirella… Et Spermula, dans toussa ?)

@ Notons que sur tous les Fronts d’Amélie Poulain, il avait pris soin de prendre ses mesures exactes, notre tailleur de croupières belges. Quel homme !

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 9h44

« On peut supposer que la comparaison avec Dosto est à prendre avec ironie »

C’est un procédé efficace, consistant à vous confronter à un modèle si grand que la comparaison forcément vous écrase, forcément !

closer dit: 23 décembre 2025 à 9h45

Il est 10h43 et JJJ n’est toujours pas réveillé! Mon diagnostic était donc le bon sur les causes de sa connerie d’hier soir 22h58…

Laisse mon orthographe tranquille JB.

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 9h47

« Et que le psychiatre propose un soin pour soigner imbu de lui-même. »

Et qu’il fasse interner en urgence imbue d’elle-même, qui se croit bénie par Dieu !

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 9h52

« Je regrette, Madame Rose, mais la moindre des politesse est de bailler en silence. »

Et en plus, elle pète !

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 10h10

Non je n’ai pas besoin de vos excuses liées à ma supposée ivresse, c’est trop aimable de votre part. Ce que vous ne comprenez pas, je vous invite à l’oublier. Il fallait lire François Mauriac, bien sûr. Pour le reste…, à la relecture, tout est clair pour mon journal. Bien sûr, on ne fait pas toujours dans le respect dû aux morts…, m’enfin, ils ne nous en tiendront pas rigueur, les deux Raymond. Je suis sensible à votre bonheur de lecture, croyez-le bien. Je pense avoir éprouvé le même, dans la première version des Mémoires, parue chez Julliard en 1983. Il avait de la classe, notre grand « fou de la République »…, convenons-en un brin. Un jour, dans le cimetière de jzmn, j’ai cherché sa sépulture hélas pas bien mise en valeur, très à l’écart… mais l’ai trouvée, et y ai déposé une rose. A l’abri de tous regards indiscrets… J’avoue avoir eu un peu honte de ce geste, mais ne le regrette point.

« Je me souviens d’une expression que j’employais parfois quand j’avais vingt ans, dans des conversations avec des camarades et avec moi-même « faire son salut laïc ». Avec ou sans Dieu, nul ne sait, à la fin de sa vie, s’il s’est sauvé ou perdu. Grâce à eux, dont j’ai si peu parlé et qui m’ont tant donné, je me remémore cette formule sans peur ni tremblement » (au final, p. 751).
Bàv,

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 10h25

Evidemment, on peut toujours se gausser des internautes qui (se) donnent des détails très précis de leur vie au quotidien. Or, ils nous permettent de nous identifier à leur incommensurable générosité, même s’ils (nous) racontent des histoires… Ils se les racontent d’abord à eux-mêmes, et cela tout à fait gratuitement. Voilà pourquoi ils nous importent aussi, à nous autres, qui les recevons avec la bienveillance minimale, amusement, douleur, estime, agacement, ou exaspération… selon les caprices fluctuants de nos tempéraments respectifs.
Merci les 2r^z. Votre chemin semé d’embûches est le nôtre, le mien, du moins-j…
Bàv.

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 10h42

oui convenons-en Jazzi ce pourrait tout autant être un after à la Loco que le conseil d’administration de Parigramme.

Je n’ai pas trouvé qu’on mangeais si mal que çà en Angleterre, j’ai mis Torquay sur ma to do list question d’avoir un autre approche des villes balnéaires que celles de la Côte d’Azur. La viande d’agneau est délicieuse, le fish & chips savoureux et les scones un régal. Dénigrer son voisin c’est quelque chose dont je me défait, comme de répéter comme ma grand-mère que les anglais ont de vilaines dents à cause de l’eau pourrie de la Tamise.

D. dit: 23 décembre 2025 à 10h52

Le fish & chips c’est toujours assez grossier de saveur, avec un poisson trop cuit et c’est très lourd, contenant en outre beaucoup de graisses végétales altérées, fortement inflammatoires parce qu’il n’ya pas de miracle, les molécules de graisses végétales déglinguées, vous les retrouvez ensuite en partie dans la mrmbrane-même de vos cellules, de n’importe lesquelles de vos cellules y compris celles nerveuses.

D. dit: 23 décembre 2025 à 10h54

Le poisson, ça se respecte et ça se traite autrement, en cuisine. La pomme de terre aussi, par ailleurs.

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 10h54

chevauchements de commentaires, un peu déconcentrée ce matin, j’ai fait des rêves si bizarres et intenses que difficile d’attraper les morceaux, un peu comme dans le tableau de magritte avec les nuages qui sortent du cadre.

D. dit: 23 décembre 2025 à 10h58

L’agneau, oui. Ils le font au pot, façon Irish Stew et ça c’est intéressant, ça rend la viande fondante et en développe le goût.
Les Grecs de la Grèce centrale ou du nord font pareil, à leur façon.
En plus ce n’est pas malsain.
Par contre la cuisson est longue.

Clopine dit: 23 décembre 2025 à 11h02

Ah, merci, J-jj, d’avoir accepté ma remarque de bonne grâce : vous êtes comme le dernier rempart du « vivre ensemble », ce faisant !

Ici, les messages postés cherchent si souvent à « réduire » l’autre au silence qu’aucune évidence, aucune argumentation, aucune conversation finalement, n’est plus possible. Entre l’insulte, le mépris, la mauvaise foi, et surtout, surtout, la règle d’or étant de ne jamais reconnaître ses torts ou s’excuser, l’utilisation du langage comme une arme (et non comme un commerce) s’est petit à petit incrustée ici, au point de permettre à la fois des insinuations toujours malveillantes (comme celles de Jazzi à mon égard), et ce qu’on ne peut qualifier autrement que de « crachats ».

A noter que, même quand elles ne sont pas d’accord avec ce qui est dit, même si elles sont en colère, ce ne sont jamais les femmes qui « commencent », tout juste si elles répondent parfois, parce qu’en fait cette utilisation du langage est la marque d’un masculinisme débridé – certes, pas pour Jazzi, mais justement Jazzi est légèrement différent. D’abord, son apparence « bonnasse », « sympathique », est en fait construite sur une solide indifférence. Ensuite, je suis vraiment et décidément une ennemie pour lui (comme pour Chaloux et les autres), mais il s’avance extrêmement prudemment, presque avec perfidie. Ce n’est jamais de l’insulte brute, mais de la calomnie malveillante distillée à l’aide d’éléments glanés sur moi (du temps où il n’avait pas encore décidé qu’une anticapitaliste devrait se taire devant la sagesse bienfaisante d’un Emmanuel Macron). A part Jazzi, donc, les porteurs d’insultes à mon égard empruntent tous les codes des masculinistes primaires, l’incel inclus, d’ailleurs !

Mais il en est qui échappent quand même à l’odeur fétide de certains commentaires. Même parmi ceux qui ne supportent guère que j’évoque mes convictions politiques, ou haussent les épaules devant le moindre de mes commentaires, mais aux moins, ces « rares » (de plus en plus rares) n’en appellent pas à la haine à mon égard. Un Renato, un PHil, par exemple, sont généralement très agacés , mais au moins, « ils s’empêchent », eux…

Bref, merci, J-jj, et bravo à vous pour rester celui que vous êtes, ça devient de la résistance de nos jours…

renato dit: 23 décembre 2025 à 11h02

« Moi aussi, je suis nettement plus riche que vous puisque je suis fortunée. »

Diton lombard : « Danee e pecà catif stimà »
(trad. L’argent et les péchés sont toujours mal estimés)

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 11h05

feuilleté (pour CT, et Cl) les quelques pages où Aron, dans ses Mémoires, évoque Bourdieu :
… (p. 346, Pierre Bourdieu qui était mon assisant au début des années 60, ne parlait-il pour ainsi dire jamais quand il assistait à mes séminaires …
(p. 349-350) Décidé à remplir pleinement mes obligations de sociologue, je créai, dans le cadre de la 6e section, un centre de recherche intitulé Centre européen de sociologie historique. Pierre Bourdieu en fut le 1er secrétaire général et l’animateur, en vérité le directeur effectif jusqu’à la rupture provoquée par les événements de 68 (…) Pierre Bourdieu, au retour de son service militaire, avait déjà travaillé sur le terrain. A l’époque, il promettait tout ce qu’il a tenu, un des « grands » de sa génération ; il n’annonçait pas ce qu’il est devenu, UN CHEF DE SECTE, SUR DE SOI ET DOMINATEUR (jjje souligne), expert aux intrigues universitaires, impitoyable à ceux qui pourraient lui faire ombrage. Humainement, j’espérais autre chose de lui » (p. 350).
Je souris aujourd’hui, en retrouvant sous la plume d’Aron la resucée d’une formule extraite de la bouche de De Gaulle à l’égard d’Israêl. Et je me demande s’il le fit exprès, ce qui dans l’affirmative, aurait prouvé qu’il avait de l’humour, lui qui affirmait en avoir été totalement dépourvu.
Cela dit, « sûr de lui et dominateur »…, Aron en fut la caricature, dans sa croyance en sa totale maîtrise du champ universitaire parisien des « sciences humaines » son époque.
Pour relativiser ses Mémoires et cette méchante pique à Bourdieu, je suggère d’aller voir la vision bien plus nuancée, car désormais éloignée grâce à la poussière temps, de V. Collard sur la biographie de Bourdieu, (genèse d’un sociologue), ses longs développements sur son rapport complexe à Raymond Aron.
Juste pour le plaisir d’aller un brin plus loin avec ces deux monstres pas sacrés, ni massacrés, lcé. Bàv,

D. dit: 23 décembre 2025 à 11h11

Pratiquement toutes les régions d’Europe ont leur potée, plat très ancien se cuisant au pot dans la cheminée. Très fréquemment à base de porc dont poitrine, jambonneau, saucisses…agneau, mouton, boeuf, volaille (poule au pot)…avec les légumes et aromates régionaux.

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 11h11

C’est vrai que l’agneau pascal grec c’est quelque chose, j’en ai goûté un préparé à l’orange avec de l’ail et de l’origan et leurs pommes de terre rôties dans le jus du côté de Sparte, c’est un souvenir inoubliable.

pour le fisch & chips, le jour de la Saint Patrick on en déguste c’est gaiement populaire et ne va pas ruiner mon régime de l’année.

Cà me rappelle que j’ai ramené une aile de raie de mes courses d’hier, je vais aller me la préparer …

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 11h33

Je trouve que le terme de « calomnie » n’est pas complètement déplacé à l’égard de jzmn, même s’il me parait un brin excessif. Tout simplement, au moins, parce que vos identités respectives sont largement connues de la RDL.
Quand c’est l’autre babouin (sic) naguère puni pour propos diffamatoires à l’égard de « notre hôte », qui en use à tout bout de champ pour s’en plaindre (après avoir craché ses insultes à l’égard de tous les erdéliens), on est anéanti par tant de ridicule… soit d’un hurkidé parfaitement pseudoisé qui se la pète, victime de « calomnies permanentes » et menaçant d’aller dénoncer le harcèlement dont il serait l’objet à son site gouvernemental de délation favori. Brefle, le parfait prototype du connard lepéniste moyen sévissant parmi les trolls pour le plaisir de venir y répandre leur fumier d’baleine.

« Je chanterai la guerre que firent les Titans aux maitres du tonnerre. C’est promettre beaucoup, mais qu’en sort-il souvent ?
Du vent »…

(***c’était l’histoire du triste cabot d’Hurc, retournant à la nichte, queue basse, mais tjs la bave spumescente à la babine).

Olivier Litvine dit: 23 décembre 2025 à 11h40

Le fish and chips est une invention juive anglaise, de l’East End londonien, D.bile! Bouffe tes endives devant la télé et lis ta Bagavad Gîta, c’est la fête à Vishnou.

lmd dit: 23 décembre 2025 à 11h47

Olivier Litvine, 22 décembre 2025 à 17h25, à propos de «an island far away in the West and South» .
Pour les baleiniers du XIXeme siècle passant le cap Horn, l’Océanie est à tout à l’Ouest, dans ce qui est encore appelé South Seas (l’activité baleinière est appelée South SeasTrade) avant de devenir Pacifique sud. On peut imaginer que Kokovoko est du coté des iles Marquises que Melville à connues . —Très loin à l’ouest dans le sud — me paraît donc à la fois plus exact et plus évocateur de longues navigations.
Giono et ses sbires se trompaient en utilisant un terme usuel du compas, Sud-Ouest.
En anglais naval, les points cardinaux de ce secteur sont indiqués  : South, South South West, South West, West South West, West (comme en français, Sud, Sud Sud Ouest, etc.).

…car j’aime beaucoup Melville…

Olivier Litvine dit: 23 décembre 2025 à 12h02

Sur l’origine du…

FISH AND CHIPS

Après de longs débats et délibérations, la Fédération nationale des friteries a récemment publié une décision officielle attribuant à Joseph Malin l’invention du plat national de ce pays. Immigrant juif originaire d’Europe de l’Est, Malin fut le premier à associer le poisson frit traditionnel juif aux frites, alors très en vogue. C’était en 1860 et il commercialisa son produit dans une boutique de l’est de Londres.

After much debate and deliberation, the National Federation of Fish Friers recently published an official adjudication crediting Joseph Malin with the invention of this country’s national dish. A Jewish immigrant from Eastern Europe, Malin was the first to combine traditional Jewish fried fish with the newly fashionable chipped potato. This was 1860 and he sold it from a shop in east London.

Bizarre England, David Long, 2015, p.184

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 12h11

peut-être pour comprendre la relation Bourdieu Aron, il faut lire le fils Paul qui a fait une étude sur le double jeu des auteurs belges qui se parisianisent tout en restant accrochés à leurs racines spécifiques revendiquées sans être autant politisées, sauf à quelques moments ou ils se joignent à des luttes sociétales.

https://books.openedition.org/enseditions/2283?lang=fr

les récents chiffres de changement de sexe de jeunes femmes vers une identité masculine est à ce propos interpellant car faute d’avoir obtenu l’égalité de traitement, désormais certaines choisissent le transgenre et le tranclasse. J’ai participé à un programme d’insertion dans une asbl et c’était la tendance la plus marquée, j’ai mis un peu de temps à trouver mes marques mais je les ai écoutées, leur colère était très puissante.

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 12h20

Merci Olivier Litvine pour ces précisions je ne savais pas qui en était l’inventeur ! Tant les cornets de frites sont des sujets de revendication de paternité qu’une troisième voie c’est chouette.

Olivier Litvine dit: 23 décembre 2025 à 12h25

lmd, à propos des Marquises, si je me souviens bien, c’est dans Typee qu’il raconte en la romançant la façon dont il a abandonné son navire et déserté pour aller vivre avec les Polynésiens.
Melville est un immense écrivain, très bien servi par les traductions françaises d’Armel Guerne et Philippe Jaworski.

Quant aux « South Seas », elles m’évoquent immanquablement la South Sea Bubble (le krach) de 1720 dont Swift se fera l’écho en jouant sur les changements de taille de son Gulliver, qui grandit et rapetisse, comme la bulle financière en question (sans éclater).
Cet événement capital (!) et la forme de géant endormi de la « montagne » de Cavehill à Belfast près de laquelle il passait régulièrement depuis son presbytère de Kilroot (Carrickfergus), ont contribué à nourrir son imagination foisonnante…

Olivier Litvine dit: 23 décembre 2025 à 12h29

Il me semble que si le côté ‘fish’ c’est Malin, le côté frites est belge, Chantal. Nous avons visité il y a peu le musée qui leur est consacré à Bruges, le Frietmuseum.

Maurice revient... dit: 23 décembre 2025 à 12h39

La seule présence de Tata Gigi et de Mémère Clopine sur ce blog est une insulte à tout et à rien.

D. dit: 23 décembre 2025 à 12h43

Tu as le droit d’aimer le poisson trop cuit du fish & chips, Olive. Après, demande à un médecin ce qu’il en pense et on en reparle de nouveau, il n’y a pas de problème.

D. dit: 23 décembre 2025 à 12h53

Voici les principaux dangers nutritionnels du fish and chips, surtout lorsqu’il est fréquemment consommé ou préparé de manière traditionnelle (beaucoup frit et salé) :
🍟 1. Très riche en calories et en matières grasses
Le fish and chips est souvent très calorique, surtout en portions généreuses vendues dans les restaurants. Une portion entière peut dépasser 800–1 000+ kcal. �
assets.cage.ca +1
La friture ajoute beaucoup de gras, ce qui augmente l’apport énergétique global — surtout des graisses qui peuvent être moins bonnes pour la santé si ce sont des huiles saturées. �
dealrecipes.com
❤️ 2. Saturés et cholestérol
Selon la préparation et l’huile utilisée, le plat peut contenir des quantités élevées de graisses saturées, qui sont associées à une augmentation du « mauvais cholestérol » (LDL) et un risque cardiovasculaire plus élevé avec une consommation régulière. �
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🧂 3. Teneur élevée en sel (sodium)
Le sel est généralement ajouté dans la panure, les frites et souvent encore plus avec des condiments (sel, tartare, ketchup).
Un excès de sodium peut contribuer à l’hypertension artérielle, ce qui augmente les risques de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires. �
FatSecret +1
⚠️ 4. Composés potentiellement nocifs liés à la friture
La friture à haute température peut former de l’acrylamide, un composé chimique suspecté d’être lié à un risque accru de cancer (selon certaines études en laboratoire). �
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Utiliser des huiles mal adaptées ou réutilisées plusieurs fois augmente aussi la formation de composés toxiques et d’acides gras malsains. �
Independent
🐟 5. Perte possible de bons nutriments dans le poisson
Le poisson en lui-même est riche en protéines et, selon l’espèce, peut contenir des acides gras bénéfiques (comme les oméga-3). Mais le fait de le paner et de le frire réduit souvent certains de ces avantages nutritionnels comparé à un poisson non frit. �
dealrecipes.com
⚠️ 6. Risques non nutritionnels (sécurité alimentaire)
Il existe parfois des alertes sanitaires pour des produits panés (pas directement liés à la recette maison) — comme des risques de Listeria détectés dans certains lots de produits « fish and chips ».

Olivier Litvine dit: 23 décembre 2025 à 12h56

Article de NPR sur les fissures du camp Maga, déjà apprentes lors de l’AmericaFest:

« More than a dozen staff members at the influential conservative think tank the Heritage Foundation are leaving the organization to join a group founded by former Vice President Mike Pence.
Le reste ici:
https://www.npr.org/2025/12/22/nx-s1-5651990/heritage-foundation-mike-pence

Quant aux « Epstein Files », elles sont loin d’avoir tout révélé.
Le vent du boulet se rapproche dangereusement de « Dementia Don » si l’on en croit les docs rendus publics aujourd’hui et qui sont loin d’être les derniers.
Les tordus, ça ne s’interdit rien.

D. dit: 23 décembre 2025 à 13h03

Bienfaits de l’endive (cuite à la vapeur)
L’endive est très intéressante sur le plan nutritionnel :
✔️ Faible en calories
Environ 15 kcal / 100 g
Idéale pour une alimentation équilibrée ou minceur
✔️ Riche en fibres
Favorise la digestion
Contribue à la satiété
Aide à réguler le transit intestinal
✔️ Source de vitamines et minéraux
Vitamine B9 (folates) : essentielle au renouvellement cellulaire
Potassium : bon pour la tension artérielle
Antioxydants : soutien du système immunitaire
✔️ Meilleure tolérance cuite
La cuisson vapeur réduit l’amertume
Plus digeste que crue pour certaines personnes
🥛 Apports de la sauce béchamel
La béchamel apporte un côté gourmand mais aussi des nutriments :
✔️ Calcium et protéines
Grâce au lait
Utile pour la santé des os et des muscles

Phil dit: 23 décembre 2025 à 13h28

Epstein

agaçante prononciation des journalistes unilingues de radiofrance qui donnent du « Epchtine » à tout va. De même le son « au » semble avoir disparu de leur registre déjà bien étique (sans ash). Des petits « rigolos ».

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 13h50

« Je trouve que le terme de « calomnie » n’est pas complètement déplacé à l’égard de jzmn, même s’il me parait un brin excessif. »

Un exemple, JJJ ?

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 14h08

Mais qui disait déjà :

« On peut disposer de ses sentiments comme un jardinier et, bien que peu le sachent, cultiver les racines de la colère, de la pitié, de la curiosité ou de la vanité d’une façon aussi productive et profitable que celles d’un bel arbre fruitier. »
« Les choses bonnes et honorées sont étroitement liées et unies à des choses mauvaises et apparemment contraires. »
« L’amour et la haine, la gratitude et la vengeance, la bonhommie et la colère vont de pair, ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent être exprimés ensemble, mais qu’un bien peut résulter d’un mal correctement cultivé. »
« La haine, l’envie, la convoitise et la soif de domination sont des sentiments qui déterminent l’existence et qui doivent donc être fondamentalement et essentiellement présents dans l’économie totale de la vie. » ?

D. dit: 23 décembre 2025 à 14h19

Le pescado frito est d’origine phénicienne, les marins l’importent au IIIe siècle av. J.-C. via leurs routes commerciales dans la baie de Gadir (Cadix) qui est « l’un des berceaux de ce plat » ou dans d’autres villes telles qu’Abdara (Adra) et Sexi (Almuñecar). Pendant l’époque romaine, le plat est consommé par les Romains avec une sauce, le garum, et les Séfarades avec une vinaigrette et des herbes, et il se répand dans les ports et les souks au VIIIe siècle pendant la période arabe entre 711 et 1492. Il devient populaire à l’époque de l’Espagne napoléonienne au XIXe siècle, en particulier en Andalousie où il devient un plat traditionnel. En 1812, lors de la signature de la Constitution de Cadix, des écrits montrent que Cadix compte 84 friteuses spécialisés dans l’élaboration de ce plat.

Donna Ricaud-Veyre dit: 23 décembre 2025 à 14h22

84 friteuses à Cadix, Monsieur D. ? C’est impressionnant. En me réveillant ce matin je n’aurais jamais imaginé apprendre cela aujourd’hui.

Donna Ricaud-Veyre dit: 23 décembre 2025 à 14h25

Donc c’était consommé par les Séfarades mais nullement d’origine Séfarade, je ne me trompe pas ?

Donna Ricaud-Veyre dit: 23 décembre 2025 à 14h37

Peut-être mais les Belges ne mangent pratiquement que ça, je l’ai lu dans Wikipédia : 11 millions de tonnes par an. Calculez-vous même, ça couvre 97 % de leur alimentation. C’est mathématique.

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 14h44

@ renato, si un belge par ex lit le chêne de Flagey, dans un premier temps il ne va pas comprendre le rapport avec Eugène Flagey bourgmestre d’Ixelles qui a donné son nom à la Place Flagey où se situait l’ancienne maison de la radio comme quand on dit  » à vous Cognac-Jay « . Bien sûr il connaît comme le français le redoutable gaulois Vercingétorix capturé par Caesar, mais peut-être pas le village natal de Gustave Courbet, Flagey en Franche-Comté qui avait un chêne vénérable qu’il a représenté dans toute sa force vitale …

D. dit: 23 décembre 2025 à 14h45

Apprenez que la frite est originaire du continent américain. Le militaire hispano-chilien Francisco Núñez de Pineda y Bascuñán, dans son oeuvre Cautivero feliz (1673) décrit la nourriture offerre à deux caciques indiens comme composée de pommes de terre frites.

puck dit: 23 décembre 2025 à 15h10

« je l’ai lu dans Wikipédia : les frites mangent 97% des belges… »

c’est là où l’on mesure la fiabilité des systèmes d’information institutionnels.

puck dit: 23 décembre 2025 à 15h16

l’UE vient de sanctionner une 60aine de personnes ressortissants européens (dont 2 suisses) : blocage des comptes bancaires et interdiction de voyager.

leur crime : ils tiennent un discours différent des médias dominants.

tribunal ? non
avocat ? non

habeas corpus ? non.

là on revient aux principes de Hobbes (Léviathan) qui ont fondé l’état de droit.

état de droit : nulle personne ne peut être sanctionné de façon arbitraire sans avoir la possibilité de se défendre.

comme quoi JD Vance avait tout à fait raison dans son discours de parler de la dérive totalitaire des états européens.

Clopine dit: 23 décembre 2025 à 15h17

Moi je peux en donner,et plein,d’exemples. Dire que « Clopine ne s’est pas beaucoup fatiguée pendant sa vie professionnelle », est justement un genre d’insinuation calomnieuse, ne reposant sur aucune preuve (sinon le préjugé tellement commun et « con » comme quoi les fonctionnaires « ne foutent rien ») ! J’ai eu , pendant ma  » carrière »,.par exemple, la charge d’un service municipal qui comportait 40 agents. Et le service a tourné… J’ai eu aussi la responsabilité d’un service d’état-civil et d’élections, dans une commune.qui comporte 36 bureaux électoraux. Et cette responsabilité, car c’en était une, et. comment ! S’est cumulée, la première année,trois mois après ma prise de poste,avec le passage à l’informatique… Alors, c’est vrai, j’avais le statut de fonctionnaire, et en vrai j’en suis fière, exactement comme je revendique de payer des impôts, Le service public est tellement grignoté,en danger, et donc calomnié par des types comme Jazzi, ( qui lui n’a jamais songé à un quelconque service public), qu’il faut se battre pour lui. Dont acte, pour ma part. Car quand il n’existera plus, notre société sera juste un peu plus inégalitaire, des fois que ça ne suffise pas déjà. Alors, oui, Jazzi m’a calomniée ces dernières années,et pas qu’un peu, et toujours douceureusement, en se planquan t en plus.

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 15h25

@ il faut lire le fils Paul …
Paul Aron : c’est votre fiston ?…

@ 13.50… Exemples de calomnies ?… raconter ses séjours psychiatriques sans aucune autorisation de sa part, par exemple, suggérer la nature de malaises psychologiques couverts par le secret médical… Pas vraiment de la « calomnie », mais quand même, quelque chose d’une vengeance à vouloir « balancer » des trucs intimes vous concernant apparemment, chacun.e,… genre, un peu comme avec Christiane P.
Je sais pas, moi, m’enfin… ça met toujours un brin les spectateurs mal à l’aise.

@ 13.28 (Gigi l’antisémite ne va pas tarder à avoir des nouvelles des autorités palestiniennes).

Signé Furax : à la nichte lepéniste !

@ 12.25 (c’est dans Typee qu’il raconte en la romançant)… C’était pas plutôt dans Omoo ?

@ Un Renato, un PHil, par exemple, sont généralement très agacés, mais au moins, « ils s’empêchent », eux…
Oui, je le trouve aussi, ce sont deux garçons plutôt élégants avec vous. Il faut dire qu’ils cultivent et s’efforcent depuis longtemps à une forme de courtoisie d’aloi, e s’empêchant erga omnes.

@ Chantal, (de 14.19)… je me souviens de dirPhil Muray (in L’Imbécile, janvier 2004) … « Un jour, Zarathoustra s’échappa d’entre les dernières pages du livre où il avait tant parlé et vécut de nouvelles aventures (…) Et Z. haussa encore la voix : « Ecoute l’abîme te dire son dernier secret : Dieu est mort, donc il reviendra ! Dieu est mort, donc il reviendra ! Dieu est mort, donc il reviendra » ! Et Z haussa encore plus la voix : « Attends donc au bord de ce carrefour et tu verras repasser le corps glorieux de ton Ennemi ». Et Z., sur ces paroles, se détourna de l’homme au chien et reprit seul le chemin de sa caverne, ardent et fort comme un soleil qui s’élève derrière les montagnes à l’aurore. Ainsi se tut Zarathoustra ».

Bàv, les blagous du net,

D. dit: 23 décembre 2025 à 15h31

1. Données de départ
Population belge au 1ᵉʳ janvier 2025 : 11 825 551 habitants
Consommation annuelle de frites : 11 millions de tonnes
Convertissons tout dans la même unité :
2. Consommation par habitant
Soit :
≈ 2,55 kg de frites par jour
≈ 7 grandes barquettes de frites par jour, tous les jours, bébé compris
3. “Démonstration” finale (volontairem

Un être humain ne peut physiquement consommer qu’une quantité limitée de nourriture par jour.
Or, 2,5 kg de frites par jour représente déjà la totalité (voire plus) de l’alimentation quotidienne normale.
Il ne reste donc aucune place calorique pour :
légumes
fruits
viande
poisson
chocolat belge (ce qui est déjà suspect)
👉 Donc les Belges ne mangent que des frites. CQFD.

J J-J dit: 23 décembre 2025 à 15h39

@ 14.44 … et merci pour le rappel d’un souvenir formidable avec Sophie, où nous fûmes hébergés dans une table d’hôte à Flagey (dans le Doubs) où l’hôtesse nous prépara une truite au maroilles. Oui, oui, je m’en souviens bien, c incroyable !… Nous n’eûmes pas le temps de visiter le chêne vénérable. Il faisait déjà nuit quand nous débarquâmes et le lendemain, une autre longue étape de rando nous attendait aux cascades des tufs du Hérisson. Peut-être vers 2004 ou 2005, un week-end de Pentecôte en tout cas, je crois. Bàv,

D. dit: 23 décembre 2025 à 15h42

Rapport préliminaire sur la structure alimentaire dominante en Belgique
Soumis au Comité européen pour l’harmonisation des pratiques nutritionnelles (CEHPN)

1. Objet du rapport
Le présent document vise à analyser, à partir de données agrégées disponibles publiquement, la place relative des produits fritiers dans l’alimentation de la population belge, et à en tirer des conclusions structurelles sur les habitudes alimentaires nationales.
2. Sources et données utilisées
Population résidente en Belgique au 1ᵉʳ janvier 2025 : 11 825 551 habitants
Consommation annuelle de frites en Belgique : 11 millions de tonnes
(source : Wikipédia, données agrégées issues de la littérature secondaire)
Ces données sont considérées comme suffisamment robustes pour une analyse macro-statistique exploratoire.
3. Méthodologie
L’approche retenue repose sur :
une analyse volumétrique moyenne par habitant,
une comparaison avec les capacités alimentaires humaines standard,
un raisonnement de saturation nutritionnelle.
Aucune distinction n’est opérée entre les catégories d’âge, de genre ou d’activité physique, conformément aux pratiques courantes en analyse européenne agrégée.
4. Résultats quantitatifs
4.1 Consommation annuelle moyenne par habitant
4.2 Consommation quotidienne moyenne
5. Analyse physiologique comparée
Les études nutritionnelles européennes estiment qu’un individu adulte consomme quotidiennement entre 2 et 3 kg de matière alimentaire totale, incluant eau et solides.
La consommation moyenne calculée de frites se situe donc :
au niveau supérieur de la capacité alimentaire journalière,
voire à un niveau de saturation complète.
6. Interprétation structurelle
Compte tenu de cette saturation :
l’introduction d’autres catégories alimentaires (légumes, fruits, protéines animales, produits céréaliers) devient statistiquement marginale ;
leur contribution énergétique et volumique est négligeable à l’échelle nationale.
Dans un cadre d’analyse macro-économique, ces consommations peuvent donc être assimilées à zéro fonctionnel.
7. Principe d’aliment dominant exclusif
Principe proposé :
Lorsqu’un produit alimentaire occupe la quasi-totalité de la capacité alimentaire moyenne d’une population, il peut être considéré comme aliment dominant exclusif.
Application au cas belge :
Aliment dominant : frites
Autres aliments : résiduels et non structurants
8. Conclusion générale
Au vu :
des volumes observés,
des limites physiologiques humaines reconnues,
et des standards d’interprétation statistique européens,
le comité est en mesure de constater que :
L’alimentation de la population belge repose quasi exclusivement sur la consommation de frites.
Cette conclusion est valide au niveau agrégé, sans préjuger des comportements alimentaires individuels marginaux.
9. Recommandations
Reconnaître la frite comme produit alimentaire stratégique européen.
Étudier l’opportunité d’une Indication Géographique Protégée (IGP) étendue.
Adapter les pyramides alimentaires européennes au contexte belge.

Chantal dit: 23 décembre 2025 à 15h42

je propose que nous offrions tout Wikipédia à D pour Noël, c’est un peu radin comme cadeau, mais c’est la crise et il semble très satisfait de ce qu’il y lit …

on espère une réconciliation entre J**** et C*******

Jazzi dit: 23 décembre 2025 à 16h04

Vous confondez calomnie et vérité, JJJ.
Un exemple de calomnie, méchante et gratuite ?
Sans parler des propos orduriers sur ma relation affective de 40 ans avec Chedly…

Clopine dit: 7 octobre 2024 à 11h53
Une malédiction, Paul Edel ? Ou un système bien huilé ? Ne répondez pas. Vous avez été prix Goncourt non pour votre talent, non pour votre succès (qui se souvient d’un seul titre de vous ayant rencontré un quelconque lectorat nombreux ? Bah ! C’est d’insuccès qu’il faudrait parler ), mais juste que vous avez été au coeur d’un système qui, à l’époque, était tellement scandaleux qu’il a dû, de lui-même, se réformer un tant soit peu, il y a dix ans environ, ou quinze. Vous êtes l’image même de ces Goncourt de l’entre-soi, qui sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis, tant ils tiraient sur la corde. Certes, cela s’est un tantinet amélioré… Mais pourtant, si l’on ne déterre pas les racines, elles forment des rhizomes, pas vrai ?

Clopine dit: 7 octobre 2024 à 12h03
Et notre hôte a donc une responsabilité dont j’espère qu’il est conscient, aujourd’hui, non dans une « république des livres », titre en forme de voeu pieux, mais comme acteur d’une possible réforme. Bah, en est-il lui-même persuadé, entre dîners bourgeois et culture littéraire, prétexte à domination ?

Va savoir…

Paul Edel dit: 7 octobre 2024 à 12h25
CLOPINE vous parlez avec aplomb de ce que vous ignorez. Avant mon Goncourt j’ai vendu certains titres. Maus surtout vous ignorez qu’étant critique littéraire au Journal Le Point j ai ignoré les romans et textes des jurés Goncourt où j ai même contesté certains de leur choix.trouvez une seule critique où j encense l un de leurs romans..
Vous racontez n importe quoi avec un aplomb qui me sidère vraiment.ma position de critique littéraire indépendant me mettait surtout en position défavorable mais évidemment vous connaissez le monde parisien bien mieux que moi sans jamais y avoir mis les pieds. Pathétiques sont vos refrains de haine.

Clopine dit: 7 octobre 2024 à 12h56
Ben, « haine », comme vous y allez, Paul Edel. S’il y a quelqu’un qui lutte contre les passions tristes, au fil de nuits mauvaises, c’est moi. Arrêtez de bondir. Vous risqueriez une mauvaise chute. Et à votre âge !!!

Paul Edel dit: 7 octobre 2024 à 13h38
Clopine, ce qui me frappe chez vous, c’est votre aplomb pour balancer des méchancetés et perfidies sans fondement, surtout depuis votre rupture, et ensuite vous faire passer pour une victime et finir par ricaner ah ah ah.C’est votre paradoxe, prendre la position de la victimaire, très à la mode, et ricaner d’autosatisfaction. Et dire que j’ai pris le temps de lire attentivement vos textes, d’en acheter (« petites histoires familiales et nombreuses »), de dire ceux qui me plaisaient et même de vous donner conseils et des adresses de bons éditeurs parisiens.

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