de Pierre Assouline

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La République des livres
John le Carré en (presque) toutes lettres

John le Carré en (presque) toutes lettres

Rien ne complète mieux la biographie et l’autobiographie d’un écrivain que la lecture de son œuvre. Rien si ce n’est sa correspondance, gisement de confidences fussent-elles sélectionnées. C’est dire si celle de John le Carré Dans l’intimité d’un espion (traduit de l’anglais par Isabelle Perrin, 712 pages, 29 euros, Seuil) était attendue. Elle ne déçoit pas même si en l’éditant à partir du fonds d’archives déposé à la Bodleian Library de l’université d’Oxford où l’écrivain fit ses études, son fils Tim Cornwell a nécessairement fait des choix, à commencer par sa décision de résumer à chaque fois en liminaire l’aller ou le retour du correspondant afin d’éclairer sur la nature de l’échange. Il rédigeait sa correspondance une plume à la main, comme dans l’ancien temps, ne s’autorisant quelques courriels après 2006. Le but est d’y faire entendre sa voix intérieure et davantage encore, intime. Il est atteint bien qu’un angle mort subsiste dans ce recueil : les lettres à ses maitresses. On les suppose substantielles et chaleureuses sinon érotiques car, c’est l’une des révélations du livre, malgré l’autorisation accordée au projet biographique d’Adam Sisman, il le jugeait impossible à réaliser en raison d’une vie privée assez agitée (Frédéric Dard, parmi d’autres écrivains, m’avait dit la même chose en l’évoquant comme un obstacle).

La figure de son père s’insinue partout dans ces pages, en majesté ou en médiocrité. Sa figure, sa silhouette, son verbe, son culot, ses escroqueries, son souffle même que le fils semble ressentir dans le cou chaque fois qu’il écrit. Là est la racine de son obsession de la trahison, dans celle du père vis-à-vis de ses deux fils qu’il n’a cessé de tromper sur sa véritable nature. Ronnie Cornwell fut à la fois sa malédiction et sa bénédiction car sans son enseignement du mensonge et de la duplicité, Le Carré ne se serait probablement pas épanoui dans l’univers du secret comme agent de renseignements d’abord de 1948 à 1963 comme romancier ensuite.

« Je crois que jamais un roman un tant soit peu réussi n’a été crit sans offenser quelqu’un. Si Dickens avait gardé pour lui certains souvenirs d’enfance, nous n’aurions pas de Dickens »

Il ne laisse jamais passer une occasion de payer sa dette et de manifester publiquement son admiration pour Graham Greene et son œuvre, notamment Les Comédiens, ce qui ne l’empêcha pas de juger « faible » Le Consul honoraire et « malhonnête » son autobiographie Une sorte de vie. Il ne cachait pas que la lecture de cette œuvre lui était une source d’inspiration. D’ailleurs, le vendeur d’aspirateurs devenu espion dans Notre agent à la Havane est à l’origine du Tailleur de Panama. Le livre bien sûr mais aussi le film avec la saisissante composition d’Alec Guinness, acteur admiré et « rêvé » par le Carré pour tenir le rôle de Georges Smiley, sa créature la plus réussie tout au long de ses vingt-cinq romans depuis qu’il avait créé le personnage (à la veille de sa mort, il travaillait encore à un livre intitulé « The George Smiley Years »), ce qui se concrétisera en 1978 avec la première grande série tirée de La Taupe par la BBC. L’écrivain l’avait supplié d’incarner le maitre-espion mais l’acteur s’y refusait obstinément au motif qu’il se jugeait trop vieux. Au cours d’un diner organisé pour le faire fléchir, il avait été jusqu’à le supplier à genoux, en vain. Alors Le Carré tira sa dernière cartouche : « Si vous persistez, on donnera le rôle à Donald Sutherland ». L’acteur réfléchit puis lâcha : « Je signe ».

Graham Greene et John le Carré se connaissaient, ils s’étaient rencontrés à plusieurs reprises mais n’avaient pas noué de liens d’amitié. A deux reprises, ils s’affrontèrent par médias interposés à propos de leur attitude réciproques et antagonistes vis-à-vis de Kim Philby, l’espion britannique du Kremlin. Le Carré ne le considérait pas seulement comme un type vaniteux et revanchard mais comme un traitre qui avait du sang sur les mains eu égard aux dégâts humains de son passage à l’Est, quand Greene avait davantage d’empathie et d’indulgence pour lui. Passant par Moscou, le premier refusa de le rencontrer, ou alors « pour des raisons zoologiques », contrairement au second. Il le regrettera plus ou moins par la suite car une conversation à la suite d’une poignée de main l’aurait instruit d’une manière ou d’une autre sur l’univers dans lequel Le Carré vivait depuis des décennies. Son refus initial marque une limite de sa curiosité envers les hommes. Libre au lecteur critique que je suis de juger qu’il a eu tort, de même qu’il s’est fourvoyé en accablant Salman Rushdie après la parution des Versets sataniques et le contrat mafieux lancé contre lui par Khomeiny.

« Rushdie est certes une victime, mais nullement un héros à mes yeux.  Je suis désolé pour lui et je respecte son courage mais je ne le comprends pas. (…) Même si c’était involontaire, il a provoqué son propre malheur (…) Personne n’a le droit d’offenser une grande religion et de le publier en toute impunité. (…) Comment un homme dont le roman, pour quelque raison tordue que cela puisse être, a déjà fait couler tant de sang peut-il s’entêter à en faire couler encore plus (NDLR en ne le retirant pas de la vente) »

D’autant plus regrettable que, fort de sa notoriété, John le Carré n’hésite pas à clouer des puissants au pilori lorsque sa solidarité littéraire le lui dicte. Ainsi, après qu’un critique ait violemment descendu la biographie du magnat de la presse Murdoch par son ami William Shawcross dans The New Yorker, le Carré trempa sa plume dans le fiel pour écrire une longue lettre d’engueulade à l’intention de sa rédactrice en chef Tina Brown en des mots si sévères qu’elle fut jugée publiquement « incroyablement sexiste » par l’intéressée.

Le Carré pose un regard si allemand sur toutes choses de toutes natures qu’en lisant Les Comédiens de Graham Greene, il ne peut se défendre de dresser un parallèle avec certaines nouvelles de Thomas Mann sur la situation de l’artiste face au citoyen en lui. Davantage qu’un tropisme, c’est un véritable paradigme si permanent qu’il en devient un réflexe naturel. Ce n’est pas un hasard si sa toute dernière apparition en public eut lieu le 3 mars 2020, un peu plus d’une semaine avant sa mort, à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne à Londres. Lors d’une longue conversation que j’eus avec lui à l’occasion du grand roman dans lequel il vendit la mèche sur l’ombre noire de son père planant au-dessus de son oeuvre (Un Pur espion/ A Perfect spy, 1986), je lui avais rapporté la critique sinon le reproche qui lui été le plus souvent opposés : la complexité de son style et de ses intrigues, jusqu’à s’y perdre parfois.

« Je sais, on me le dit souvent et ce doit être vrai mais il y a une raison à cela, s’était-il longuement justifié. J’éprouve une telle passion pour la culture et donc pour la langue allemandes, je fais si bien corps avec elles depuis mes années d’étudiant, que je construis spontanément, la syntaxe de mes phrases comme si j’écrivais en allemand. C’est ainsi qu’en écrivant en anglais, je place naturellement le verbe à la fin. Ce qui ne facilite pas la compréhension du lecteur mais, moi, ne me dérange pas… »

On trouve également bien d’autres choses dans sa correspondance qui ne sont pas dans son autobiographie : son admiration pour Scott Fitzgerald « romancier préféré des romanciers » béat devant ses trucs que lui seul réussit, sa fidélité aux fixeurs qui l’ont aidé lors de ses repérages en Asie, au Moyen-Orient ou en Amérique latine en préparant l’action de ses intrigues, son habitude de faire transférer ses rémunérations pour des conférences, des prix littéraires et des récompenses à Médecins sans frontières « tout simplement parce que je les ai vus à l’œuvre », son souhait de ne plus être présenté comme social-démocrate ou progressiste, devenus trop flous à son goût, mais plutôt comme humaniste…

A mesure qu’il avançait en âge, il devenait de plus en plus manique sur la graphie de son nom de plume (emprunté au nom d’un magasin aperçu par la fenêtre alors qu’il était assis dans un bus, m’avait-il dit) : le Carré et non, comme la plupart l’écrivent d’ordinaire, Le Carré. Avec l’âge, il y tint de plus en plus « pour des raisons freudiennes ». Mais encore ? Un mystère de plus.

(« John Le Carré dans sa maison des Cornouailles » photos Nadav Kander,  Guido Manuilo et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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1 769 Réponses pour John le Carré en (presque) toutes lettres

closer dit: 6 décembre 2025 à 8h12

Vous avez peut-être vu chez votre libraire un livre orné d’une couverture représentant une belle tête de cheval « L’histoire animale du monde », étude collective sous la direction d’un prof d’université Eric Baratay…
Passionnant et traumatisant par endroit, notamment lorsqu’il évoque le rôle du cheval pendant la Première Guerre Mondiale. Aucune guerre n’a engagé autant de chevaux dans l’histoire. Baratay avance même que la victoire aurait pu changer de camp si l’Allemagne avait disposé de plus de chevaux valides. La France en a importé des USA…Pourquoi? Tout simplement parce que la présence de chevaux valides conditionnait la vitesse de déplacement des troupes, de leur équipements, de leur artillerie. La « course à la mer » dépendait des chevaux, la possibilité de contourner l’ennemi et de l’encercler aussi.
800 000 chevaux morts côté français, des souffrances inimaginables décrites par l’auteur.
Malgré les taxis de la Marne, la traction à moteur était encore ultra minoritaire…

rose dit: 6 décembre 2025 à 8h14

J’ai un âge certain.
Je ne le nie pas et l’assume.
Mais des personnes de vingt ans sont parfois des vieillards.
Bien sûr que c’est la tête qui compte, dans ce cas là, et pas les jambes.
Heureusement pour nous.

Toujours, je rêve que, pour vous-même vous viviez des progrès éblouissants et vous les vivez à immenses enjambées, j’assiste à cela émerveillé, assistant a cette putain d’évolution qui vous anime et vous met en mouvement.
Et puis, quelle que soit la distance parcourue -énorme- la compréhension du monde acquise -gigantesque, l’évolution amorcée -lente mais réelle- vous, comme la racine d’un cor dont le durillon nous fait souffrir, vous, de manière tellement effrayante systématique retombez toujours dans le vide et la prostitution.
Vous devriez parler à d.ieu avec humilité : Seigneur, fais-moi éradiquer la racine de mon mal.

Il peut vous entendre.
Moi, j’en suis au saint esprit, sur ma tête, avec moi. Mon psychiatre me l’a dit « C’est le Saint Esprit ». Parce que, de moi-même, je ne sais jamais les choses.

Il y a peu de temps, à Paris, pour fêter les 99 ans de mon amie J.W, je me disais, si ce que je vis n’a aucun sens, et bien, cela veut rien dire.
Trois semaines après, schbing, ce que je vis a du sens. Et c’est essentiel.

Continuez tout seul : je ne suis pas là.

rose dit: 6 décembre 2025 à 8h17

Émerveillée.
à cette
dans le vice
et bien, cela ne veut rien dire

Je vous mets dans mes prières mais ne vous accompagne plus : votre violence personnelle m’est insupportable.
Bonne route,

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 8h21

La rosse, vous êtes une vieille exhibitionniste maladive, À votre surmoi est une passoire, et visiblement votre cerveau est usé, devenu incapable de filtrer ce que vous exprimez. Reposez-vous et occupez-vous de votre foie plutôt que de celui des autres.

closer dit: 6 décembre 2025 à 9h02

Je vous rassure, tous les chapitres ne sont pas aussi traumatisants que ce premier chapitre sur le cheval dans la Grande Guerre.
Je pense notamment au chapitre sur « Cailles, poules et paons » qui ne comporte pas de grandes tragédies, sauf pour les poules de plus en plus nombreuses à passer à la casserole après leur introduction en Europe, venues d’orient…
D sait-il que ses poules descendent d’immigrées orientales?

D. dit: 6 décembre 2025 à 9h05

Je n’ai rien contre l’Orient, Closer.
Le danger ce n’est pas l’Orient mais les fondamentalismes qui en émanent.
Mes poules ne sont pas fondamentalistes.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 9h13

(@ la une de Mediapart) Près de trois ans après Sainte-Soline, les militants pensent leurs plaies
[Par Marion Briswalter]
… à défaut de les soigner, ils les méditent. Je salue leur courage. Bàe,

Maurice revient dit: 6 décembre 2025 à 9h14

Maupassant en Orient, à Gardaïa, la cité mozabite.
Dans son roman « Bel-Ami » et sa nouvelle « Mohammed Fripouille ».

D. dit: 6 décembre 2025 à 9h18

Je l’écris et à tous souhaite que vous le reteniez et vous en souveniez :

Ecarter l’idée d’une sixième République et laisser de fait sa conception à certains partis minoritaires de gauche est une erreur historique et gravissime.

Maurice revient dit: 6 décembre 2025 à 9h21

Oui c’est vrai, c’est plutôt l’Algérie, mais bon, on ne va pas chipoter…
Une Algérie française mais de tradition et de moeurs arabo-musulmanes, c’est-y l’Orient ou c’est-y pas ??

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 9h36

Résumons par contraste, avec ses propres mots, le « profil » psychosociologique de cet internaute âgé et cultivé s’efforçant de paraître civil et courtois, ce qui est tout à son honneur :
« les prétendus progressistes pris au piège de la sociologie (…) ne comprennent pas l’ironie (…) car ils lisaient le journal à l’école (…) au lieu des classiques ».
Bàv,

MC dit: 6 décembre 2025 à 9h41

Kardec actif en 1851, je veux bien l’admettre,Closer, mais cette activité n’est pas connue des hôtes de Jersey. Et aucun livre de lui n’a paru . Au mieux, il doit trier les séances d’un groupe dont il tirera sa doctrine.Et le Journal d’ Adele ne le mentionne d’ailleurs pas…. MC

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 9h42

Trois ans après le drame de Ste Soline, il pensent toujours leurs plaies …
(c à la une d’un journal de combat antifasciste, ce matin).

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 9h44

Ma mère a dit: « Mon fils sera ambassadeur de France, chevalier de la Légion d’honneur, grand auteur dramatique, Ibsen, Gabriele d’Annunzio ! II… Elle chercha quelque chose de tout à fait écrasant, une démonstration suprême et définitive de réussite terrestre :
– Il s’habillera à Londres !

… Ma mère était passionnée d’opéra, elle avait pour Chaliapine une admiration presque religieuse, et je suis sans excuses.

J’entends encore le bon gros rire des «punaises bourgeoises» à mes oreilles. Je rougis encore, en écrivant ces lignes. Je les entends clairement et je vois les visages moqueurs, haineux, méprisants – je les vois sans haine : ce sont des visages humains, on connaît ça. Il vaut peut-être mieux dire tout de suite, pour la clarté de ce récit, que je suis aujourd’hui Consul Général de France, compagnon de la Libération, officier de la Légion d’honneur et que si je ne suis devenu ni Ibsen, ni d’Annunzio, ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Et qu’on ne s’y trompe pas : je m’habille à Londres ».

(Romain Gary, « La Promesse de l’aube »)

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 9h47

Je me souviens avoir pratiqué des séances de spiritisme dans ma grande jeunesse… C’était troublant. J’étais entré en contact avec un certain Haïdi Munoz, qui n’a hélas laissé aucune trace sur Internet après vérification. Et pourtant, il m’avait aidé à me débarrasser progressivement des sornettes de mon éduction religieuse opiacée, avant de disparaitre à jamais sous la table.

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 9h54

Budget ou pas budget ?

Mais qui a dit : « Donnez-moi 577 trous du cul et je vous fais une assemblée nationale » ?

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 9h57

Voulez-vous nous faire comprendre, jzmn, qu’on aurait tous un « potentiel » de Romain Gary en soi, comme vous l’auriez eu vous-même ?… Et que dès lors, on ne devrait point haïr les « punaises bourgeoises » par respect pour sa propre mère, laquelle n’aurait peut-être pas eu de telles ambitions pour son fiston ou sa fifille, surtout si était totalement dépourvue de culture classique, mais pas de gros bon sens non plus ?
Je perçois surtout en filigrane @ 9.44, un bel hommage à mes amies les 2r^z (en paix). Que je le partage. Mais peut-être me trompé-je sur vos intentions. Pas grave. Bàv,

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 10h03

@ 9.54 Je ne sais pas qui l’ady… Quoiqu’il en soit, iel aura eu de pain sur la plancha pour s’enkuler à iel tout.e seul.e 577 de ses coreligionnaires…
(nb / c une grosse vulgarité de caniveau, et point ironique du tout. « Budget » ?… c’était pas une société de locations de camionnettes méridionales, dans le temps ?

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 10h18

C’est Georges Clemenceau, JJJ.
Mais il parlait d’une autre assemblée !

“Donnez-moi quarante trous du cul et je vous fais une Académie française.”

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 10h30

Les autres s’habillent juste à Prada… et c déjà pas + mal qu’à Londres.
A Nice, comme ailleurs, c la fête du thon à la télé. Une idée en entrainant une autre, voilà une historie véridique : j’ai appris, il y a quelque temps qu’un voisin récemment établi dans mon village à quelques encablures, était un rescapé de l’attentat de Nice sur la baie des anges. Il vit mourir sous ses yeux sa soeur écrasée par le camion, parmi les jets de son sang qui couvrirent son propre visage. Je ne comprenais pas pourquoi cet homme avait toujours des sarcasmes sardoniques à la bouche, au sein de n’importe quel sujet de conversation, à ce point morbides qu’on finissait tous par être gênés par leur ponctuation dans de grands éclats de rire… Aujourd’hui, j’aimerais bien lui dire à quel point il m’avait insupporté à cette époque du confinement, et combien j’aimerais qu’il me pardonne de cette attitude aujourd’hui, n’ayant rien su du traumatisme irrémédiable qu’il avait subi. Sauf qu’il a disparu de la circulation (sic), depuis lors.
— (nb/ je repense à cette récente intervention d’un erdélien qui a certes compati avec le calvaire de Salman Rushdie, mais ceci, « en dépit » de la nullité littéraire de son témoignage. Comme s’il The Knife n’avait juste été qu’un roman plus bâclé qu’un autre, à forte composante autobiographique, toutefois).
De manière générale, il n’y a pas beaucoup d’empathie ni assez de remords dans le monde de l’RDL. Il faut surtout briller par la subtilité de ses sarcasmes bisous futés…
Or non, on ne peut pas dire en permanence : « à chacun sa merde et dieu reconnaîtra les siens ». Même quand on vieillit. Je ne le crois pas.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 10h33

@ 10.18 et donc… vous comparez Clemenceau à quel Gaël Perdriau, aujourd’hui ?…
Au moins vous, vous ne lui mettez pas d’accent aigu. C’est un très bon signe : Bàv.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 10h37

vous êtes-vous arrêté au 70bis rue ND des Champs, jzmn ? Il parait qu’il n’y a même pas de plaque signalant la mémoire du lieu ni a fortiori le travail de réhabilitation de P. Modiano. Quid ?

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 10h38

« Or non, on ne peut pas dire en permanence : « à chacun sa merde et dieu reconnaîtra les siens ». »

Non, seulement aux emmerdeurs et aux emmerdeuses, JJJ.
Vous reconnaitrez lesquel(le)s, ici…

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 10h46

J’ai longtemps habité Montparnasse, JJJ, et j’aime beaucoup Modiano.
Je lirai le livre avec plaisir et m’intrigue cette écriture inhabituelle à deux, chez lui !
Passou va certainement nous en parler ?
https://www.gallimard.fr/actualites-entretiens/patrick-modiano-et-christian-mazzalai-nous-parlent-de-70bis?TSPD_101_R0=08bd3ff4dbab200076bab1c0858fc3e3908c153473f37109fe4b752d305e589fc163aba2394342d308e4bb7eb9143000b6b48c0b44a6120fab46a4f529247369a8e5832bbfcc439e84463783306cbf017818f3ea263ff10ea8008826b11894b3

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 10h55

Non, Mazzalai est juste tombé sur une doc invraisembable à laquelle personne n’avait eu accès. Les circonstances ne sont pas précisées. Il l’a montré à Modiano et dédicèrent en commun d’en faire qq chose… Le bouquin est truffé de coupures de presse et de photocopie de documents d’époque… On comprend mal pourquoi tout cela sombra dans l’oubli au point que vous n’en ayez jamais fait mention vous même dans vos flâneries parisiennes. Cela dit, le texte de Modiano reste assez indigent et sommaire… Ce n’est nullement un roman, mais la couv blanche de Gallim/NRF en jette un brin. N’attendez pas l’avis de Passoul qui va trouver ça formidab’ comme il se doit.
Bàv,

D. dit: 6 décembre 2025 à 11h47

Contre la dépression saisonnière, 4 remèdes « naturel » très efficaces :

– luminothérapie le matin
– vitamine D
– musique écoutée fort et seul, sabs autre activité
– travail manuel

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 11h50

Aller au cinéma, D. !
Il y a tout en Un : lumière, musique forte, travail intellectuel et réunion en commun, comme à la messe.

Chantal dit: 6 décembre 2025 à 12h30

@ Jazzi : la colonne où perche Sainte Beuve avec sa traine de mariée romantique enroulée comme une sangsue et sa tête de vieux bouledogue ronchon de moraliste du moi c’est tout un programme à vous sur- plomber pour des siècles et des siècles de légende … RAS

Maurice revient dit: 6 décembre 2025 à 12h53

La passion étrange de Jazzi pour les cimetières et les morts est très… comment dire… très macabre.
Consulte un psy Jazzi et fous-nous la paix, notre paix des vivants.
Pauvre vieux malade !

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 13h03

renato, la Cinémathèque française, oeuvre de Frank Gehry, au parc de Bercy (12e arr.) est envahie par les punaises de lit.
Fermeture totale pour deux mois !

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 13h52

@ Ch… RAS pour f.gehry@com. Pour Ste Beuve, en revanche, la stèle m’a fait furieusement penser à quelqu’un d’icite, mit.ou,

@ Je crois que le 1er ministre belge est terrorisé par les menaces de VP, si d’aventure il ne libérait pas à terme les « avoirs » gelés qui trainent en masse dans les banques de Bxl. Je me demande si on a des sondages parmi les citoyens concernant son attitude d’obstruction sur ce point. Et ce qu’en pense, lcé notre amie des bois.

@ Merci, jzmn (10.46) pour la photo des stèles extravagantes de nos célébrités, dans votre cimetière. Lors de mon dernier passage, je ne les y avais pas toutes vues. Comme vous, je partage le calme de ces lieux, priorité de mes visites dès que j’arrive dans une contrée étrangère…, avant même celle du palais de justice, puis du principal musée local. Bàv,

Phil dit: 6 décembre 2025 à 14h16

attitude d’obstruction
deux cents milliards d’avoirs européens en urss, dear jjj, et le mauvais exemple donnés à tous les pays du monde si euroclear congèle le pognon russe. Informez-vous, De Wever, plus avisé que Le Téméraire ne veut pas finir bouffé par les loups.

cinémathèque à punaises
un scandale, dear Baroz, repaire à clodos et projections numériques à gogo, le gros Langlois y perdrait ses confitures qu’il collectionnait comme les bobines. Le bâtiment tordu plein d’escaliers pour cinéma porno, Berri le producteur a imposé à l’Etat la reconversion, Gehry a joué Dr Caligari sans le savoir.

renato dit: 6 décembre 2025 à 14h36

« C’est l‘époque des infos. C’est l‘époque des images. Notre nouveau Plutarque, c’est l’objectif Kodak, qui tue la réalité par un procédé optique et la fixe comme une épingle fixe un papillon sur du carton. Objets et personnes, au-delà du temps, de l’espace et des lois du hasard, deviennent vision. La photographie capture le monde en flagrant délit. »

Leo Longanesi : La Fabrique de la Dissidence

Chantal dit: 6 décembre 2025 à 15h03

Nous avons une tradition belge en matière de droit international et plusieurs éminents juristes nous disent que c’est une erreur de le faire.
Cela me fait mal au ventre car dans mes ancêtres il y avait un très éminent juriste et je ne pense pas qu’il aurait laissé faire les britanniques et les français, seuls les allemands veulent bien nous garantir une protection en cas de procès russe, mais qu’est-ce que cela vaut comme parole ?

https://www.rtbf.be/article/ces-belges-a-re-decouvrir-gustave-rolin-jacquemyns-10957581

Pourquoi ne parle-t-on jamais ici du nouveau musée gigantesque ouvert en grande pompe au Caire ? L’oeuvre ea de Besix

D. dit: 6 décembre 2025 à 15h10

Moi je vais très vien, Momo, pourquoi que tu dis ça ? Ce soir c’est raclette aux endives alors pourquoi ça irait mal ?
En plus je viens de visionner tout un tas de rushs de la visite de Macron rn Chine, j’étais quasimment à pleurer de rire. Bien plus efficace que Guignol. Xi Jiping a beaucoup pris sur lui pour supporter ça car comme dit un bieux proverbe chinois : « La montagne radieuse est impassible devant le lapereau excité, mais faut pas pousser. » “灿烂的山峦面对那只兴奋的小兔子依然无动于衷,不过也别太过分。”

D. dit: 6 décembre 2025 à 15h14

Donc contre la dépression hivernale, visionnez les voyages de Macron à l’Etranger. Si vous pleurez toujours alors ce sera de honte (pour lui).

renato dit: 6 décembre 2025 à 15h16

Le Grand Musée d’Egypte a été conçu par Henegan Peng Architects societé basé à Dublin et à Berlin. Pris en charge la construction BESIX et Orascom Construction.

D. dit: 6 décembre 2025 à 15h17

Momo, Jazzi est manifestement incapable de concevoir la mort de façon adulte. Pour lui c’est comme un jeu, un divertissement.

Chantal dit: 6 décembre 2025 à 15h30

j’ai bien ri en le voyant jouer au ping pong, il fait tout ce qu’il peut pour avoir l’air sympa, mais pour Xi on ne sait pas ce qu’il en pense vraiment.

les rois de France jouaient ils au bilboquet pour attendrir leurs concurrents, je ne sais pas j’avoue …

Phil dit: 6 décembre 2025 à 16h01

Les Chinois rigolent en vous coupant la tête, tintin est mieux informé que les Français, dear Chantal.
La Belgique touche les intérêts annuels du pognon bloqué chez euroclear, dear Chantal, le Flamand veut rien lâcher comme une digue, c’est dans les gènes. Préférable de négocier avec von der brushing plutôt que des Russes à dentiers en or.

Chantal dit: 6 décembre 2025 à 16h25

En un sens on a de la chance de l’avoir, le temps qu’il lui tourne des compliments en latin et qu’ils comparent la taille de leurs cols Claudine, le chat aura grimpé sur ses genoux et fléché ses bas, dans cet état de compote elle lui signera bien quelque chose dans les sous-sols du Coudenberg pendant de Philippe et Mathilde tiennent la table tripode, et lui tendent le signataire. Il faut juste espérer que la statue de Godefroid de Bouillon ébranlée par les travaux du tram ne leur tombe pas sur la tête, et sproutch !

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 17h06

« Pour lui c’est comme un jeu, un divertissement. »

Tu te goures, D.
La mort me terrifie !

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 17h26

@ Informez-vous,

J’essaie… Pas facile, au pied de la statue de Ste Beuve

@ De Wever, plus avisé que Le Téméraire ne veut pas finir bouffé par les loups.

Certes, mais la question est de savoir de quels côtés sont les tigres rugissants, flamingants ou wallonnants ? Informez-vous et capitulez !

@ Von der Brushing(Ste Ursule) irait les « protéger » sans effaroucher les épouvantails avec sa bombinette atomique… vous croyez en Karl Chemithe ou quoi ?

Hanah Arendt a 50 ans. Et Hélène Carrère, 3 seulement. Ces femmes eurent parfois de bonnes visions. On s’est souvent mépris à leur sujet. Elles n’auraeent pas accepté que la Finlande entrât dans l’OTAN, un tigre de papier qui n’eut jamais à faire ses preuves.

@ Pauvre droit international devenu… Qui peut y croire encore ? Le petit roi Jordane peut-être, à Amman ? Essayons-le à Paris, al’hors, on werra bin le Houit, comme on dit dans ma contrée !

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 17h32

@ les rois de France jouaient ils au bilboquet

Henri III et ses gitons seulement. Seuls les sodomistes en comprenaient les raisons préfreudiennes, à l’époque. Pas vrai, Marcel ?

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 17h46

Que pensait-il de l’action civilisatrice de Léopold II au Congo ? – Vous nous exhumez de ces choses, Chantal. Jean L. ne nous avait encore jamais parlé de ce GRJ, c’est dommage, j’aurais bien aimé, du temps de mes études de la genèse du droit international occidental, à la fac. Il faut dire qu’on peinait déjà à comprendre à l’époque la pénible construction des institutions européennes au jour le jour avant le traité de Maastricht (avec le Pr Gautron), juste après avoir étudié celles de l’Antiquité (en option, avec le Pr Dravasa), et du Moyen-âge (avec le Pr Ellul, puis le Pr Sabatier).
Bien à vus, tout cela ne nous rajeunit pas, comme on dit vulgairement au club des clefs à molette du coin, hein ? Bàv,

D. dit: 6 décembre 2025 à 18h57

Jjj, si vous n’êtes pas en état de péché mortel, vous n’avez pas à avoir peur de la mort : la grâce du Purgatoire vous sera accordée.
Dans le cas contraire, ayez peur et même terriblement peur. Je vous le dis en toute vérité et c’est valable pour tout le monde, moi y compris.

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 18h59

Suis passé acheter ce matin « La famille royale au Temple », de Charles-Éloi Vial, Tempus. Je l’avoue, j’étais un peu réticent vis-à-vis de cet auteur qui publie beaucoup, à mon goût peut-être un peu trop, mais il faut avouer que ce livre se lit très bien et avec beaucoup d’intérêt. Je lis en priorité les chapitres sur Marie-Antoinette, visitée au moins par deux médecins en 1793, non seulement par Souberbielle, médecin personnel de Robespierre, mais auparavant dans l’année par Thierry de Bussy, médecin des prisons. Je continue ma lecture au plus vite.

Bonne soirée à ceux qui le méritent.

Donna Ricaud-Veyre dit: 6 décembre 2025 à 19h11

Je vous remercie, Monsieur Chailloux.
Que cette soirée vous soit paisible et la nuit très douce.

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 19h11

Reçu d’Angleterre « Juvénal et la réalité contemporaine » de J. Gérard, Belles Lettres, 1976, rebut de bibliothèque en très bon état, que je souhaitais lire depuis longtemps. 80, 100 euros, parfois davantage en occasion française. Ici, ou plutôt là-bas, 32 euros taxes et frais de port compris. Les libraires d’occasion français exagèrent un peu parfois.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 19h16

@ La peur du néant, JJJ.
M’enfin, jzmn…!… Le néant d’où vous êtes issu comme nous tous… quand vous n’étiez pas encore conçu !… En aviez-vous le souci ou un quelconque effroi ?… Le jour ou votre conscience sera morte en même temps qu’avec votre corps, vous vous retrouverez dans cet état de non conscience et de non être, le même « néant ». Est-ce mot ou se représentation qui vous effraient à ce point ? Alors si c’est le cas, concentrez vous sur le vide de la non pensée, et tentez d’imaginere ce qu’est la non conscience. J’espère vraiment que cela vous apaisera un brin…
@ D (18.57). – Même s’ils vous font du bien par ou ils vous passent, veuillez cessez de m’emmerder personnellement avec vos stupides prêchi-prêcha. Allez bouffer vos endives à la pergola et trinquer avec votre bon dieu dans votre paradis. Mais de grâce, ne me témoignez pas de votre jordane jéhovah, par pitié !, j’ai encore pas mal de boulot. Merci pour votre « compréhension ».

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 19h25

BHL condamné par contumace à 33 ans de prison en Tunisie. Le gîte et le couvert lui sont assurés pour la fin de sa vieillesse. Charitable attention…

Notre ami l’innommable ira lui porter des oranges.

Jean Langoncet dit: 6 décembre 2025 à 19h28

Capté en passant (on se croirait sur la RDL façon andouille mâtinée de crème de golem & co)

« De fausses infos sur Macron diffusées par un site usurpant l’identité de journalistes français

Leur nom apparaît dans les articles d’un média pour lequel ils n’ont jamais écrit. Plusieurs journalistes ont pris la parole pour dénoncer l’usurpation de leur identité par un faux site d’actualités intitulé « frdesouche.fr » qui diffusait de fausses informations sur Emmanuel Macron, affirmant notamment que le président avait un faible QI. Ces « infox » interviennent alors que les soupçons d’ingérences russes sont fréquents en France.

S’appuyant soi-disant sur des documents « fournis par une source interne chez Rothschild & Co », l’article assurait qu’Emmanuel Macron s’était soumis à une « évaluation mentale » à son arrivée dans la célèbre banque. Comme le rapporte le média de fact-checking Les Surligneurs, cet examen aurait révélé un « trouble de la personnalité narcissique » et un score de QI de seulement 89.

Double affaire d’espionnage au profit de Moscou impliquant des Français, ce que l’on sait
L’information a ensuite été reprise sur les réseaux sociaux, notamment X, dans des publications qui n’hésitent pas à grossir encore le trait. L’une d’elles moque par exemple le fait que le QI du président français est si bas qu’il a été « surpassé de 6 points » par « le célèbre gorille Koko ».

« C’est bien mon nom, c’est bien ma photo, mais ce n’est pas moi »

En signature de ces articles de désinformations se trouvent les noms de vrais journalistes du Monde, du Figaro, de 20 Minutes ou de France Télévisions. Contactés par Les Surligneurs, la plupart ont confirmé ne pas être à l’origine du contenu partagé. D’autres ont démenti leur implication dans un article ou sur les réseaux sociaux. « Non je n’ai pas écrit d’articles pour Frdesouche », a ainsi assuré sur X la journaliste de 20 Minutes Cécile de Sèze.

Rédacteur pour Le Figaro, Adrien Bez a pour sa part publié un article sur le site du quotidien pour relater comment « frdesouche.fr » a « usurpé [son] identité ». « C’est bien mon nom, c’est bien ma photo, mais ce n’est pas moi [qui ai écrit] », a-t-il témoigné, précisant que son « double maléfique » a publié « une centaine d’autres articles, ceux-là beaucoup plus factuels et sur tous types de sujets ». « Un moyen sans doute, de “crédibiliser mon profil », décrypte-t-il.

Adrien Bez comme Les Surligneurs affirment tous les deux que c’est la Russie qui se cache derrière les fausses informations de « frdesouche.fr ». La fake news sur le QI d’Emmanuel Macron a par exemple été partagée sur « un compte X, connu pour être relais de la propagande russe et souvent vecteur de désinformation », relève le média de fact-checking, qui estime que l’objectif de « FRdesouche » était d’usurper l’identité du site d’extrême droite « Fdesouche ».

Une « guerre hybride » de la Russie à coups de désinformation

Une analyse partagée par Adrien Bez, qui parle dans son article de « copie trompeuse », avec la « même charte graphique » et le « même agencement des articles ». De leur côté, Les Surligneurs relèvent que « le faux site va jusqu’à reproduire les publicités très spécifiques que l’on retrouve sur FdeSouche », notamment pour des marques de vêtement d’extrême droite. Cette stratégie d’imitation « est typique des modes opératoires informationnels russes », soulignent le site de fact-checking et le journaliste du Figaro.

En juin 2024, à quelques jours des européennes, c’est le site du Point qui avait été usurpé. L’objectif de ce genre de manœuvre : publier des fake news et les « blanchir » en faisant croire qu’elles ont été publiées par des médias auxquels les lecteurs font confiance. Cette campagne de désinformation porte un nom : Storm-1516. « Active depuis au moins août 2023 », elle vise à « mettre fin à l’aide occidentale en Ukraine », rappelle Adrien Bez. Celui-ci reconnaît que la « mésaventure » l’a au départ « laissé plutôt indifférent », l’usurpation d’identité n’ayant pas occasionné de « préjudice financier » ou pour son propre média.

Mais en comprenant que la Russie était probablement impliquée, le journaliste du Figaro a décidé de porter plainte au commissariat. « Ce qui est en jeu dépasse ma crédibilité individuelle de journaliste », explique-t-il, dénonçant l’impact que la « guerre hybride » menée par Moscou à coups de désinformation peut avoir sur le fonctionnement démocratique. »

Source : Le Huffington Post 06/12/2025

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 19h38

Qui pourrait ne pas adhérer aux propos de Donald Trump sur les dangers que font courir ses actuels dirigeants (pour combien de temps ?) à l’Europe?

Jean Langoncet dit: 6 décembre 2025 à 19h42

@Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 9h54
Budget ou pas budget ?
Mais qui a dit : « Donnez-moi 577 trous du cul et je vous fais une assemblée nationale » ?

Euh … le peuple français (y compris les antiparlementaristes – voir le « royaliste loyaliste » qui a profané la tombe de Badinter – qui n’auraient aucune visibilité médiatique, autrement dit aucune existence politique, sans leurs gesticulations au Parlement)

et alii dit: 6 décembre 2025 à 19h47

J’étais fasciné par le groove et la profondeur de la musique noire — Marvin Gaye, Curtis Mayfield, John Lee Hooker. Ce n’était pas qu’une question de son ; c’était une vision du monde. Il y avait une vérité dans ce rythme : sophistiqué, sardonique, presque sacré. Il oscillait entre sensualité et divinité.
À l’époque, être juif, c’était ringard ; être noir, c’était cool. Au début des années 70, un jeune qui venait de faire sa bar-mitsva et qui jouait du funk et du blues, c’était une exception. Aujourd’hui, bien sûr, les hit-parades en sont imprégnés, mais à l’époque, c’étaient les Eagles et Jethro Tull, pas Kanye West et Kendrick Lamar.
Forward
https://forward.com/culture/782803/peter-himmelman-black-music-prince-minneapolis-jewish-faith-spirituality/?utm_source=Mailchimp&utm_medium=email&utm_campaign=saturdayedition_20251206&utm_source=The+Forward+Association&utm_campaign=681900d5fc-EMAIL_CAMPAIGN_2025_04_28_05_00_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_-6792dc4699-288050801

closer dit: 6 décembre 2025 à 20h42

« Il y a parfois dans le destin d’un homme des jeux de miroir qui donnent le vertige. Pendant son quinquennat, Nicolas Sarkozy a été obsédé par la libération des otages français. Il les a presque toujours obtenues. Ils ont parfois même été des ressortissants d’un autre pays, comme les infirmières bulgares, qui lui ont récemment rendu hommage dans un livre sur leur calvaire libyen. Il ne pensait pas être un jour, lui aussi, entre quatre murs, sans fenêtre, entouré de délinquants lourdement condamnés. Injustement détenu, comme tous ceux dont il a obtenu la libération. Injustement. Il le clame. Et il n’est pas le seul, loin de là, à le penser… » (Figaro)

Vous attendez tous avec impatience la sortie du livre de Sarkozy. Avouez que vous l’avez déjà réservé chez votre libraire de peur qu’il ne disparaisse des rayons en qq minutes!

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 20h44

Michel Onfray, particulièrement remarquable cette semaine sur Cnews. Je vous conseille de l’écouter.

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 21h22

J’ai eu la chance de voir Jorge Donn lorsqu’il dansait dans la compagnie Béjart. Inoubliable.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 21h45

Béjart qui avait proféré des saloperies sur un homo sidéen au début de l’épidémie, chez Pivot, je sais plus trop l’histoire, pas bien reluisante pour lui, et son amant… Enfin brefl, ne remuons pas les vieilles merdes…
Son célèbre « Boléro » n’a jamais valu le « Sacre » de Pina B. (opinion subjective). Tout à l’égo…, sur Cnews du Beau Loret.

Chantal dit: 6 décembre 2025 à 21h46

J’ai eu aussi cette chance, j’étais très jeune mais je m’en souviens très bien, j’étais fascinée tellement c’était harmonieux et d’une souplesse incroyable.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 21h48

@ Je vous remercie, Monsieur Chailloux (19.11).
Mon Chailloux, village excitant (@ Manu LRL) ? Wouarfl,

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 21h53

@ Vous attendez tous avec impatience la sortie du livre de Sarkozy. Avouez que vous l’avez déjà réservé chez votre libraire de peur qu’il ne disparaisse des rayons en qq minutes!

A qui vous adressez-vous, cher ami : Damien Charoulet ou JC-Punckt ? Attendez-en plufôt les bonnes feuilles du prestifieux blog à Paffoul, jack dirfhilo.

rose dit: 6 décembre 2025 à 22h00

Prestigieux, mon cul.
Ça ne compense pas.
Merce Cunningham, Carolyn Carlson ne compenseraient pas non plus.
À part les regrets + les remords + la honte de vous-même, je ne vois qu’une chose, cet église à Rome, Paul aura bien l’adresse, où on monte à genoux un immense escalier en priant pour le salut de son âme.

Rien ne compense les horreurs que l’on commet.

rose dit: 6 décembre 2025 à 22h03

À genoux.
La Scala Santa se trouve sur l’immense place de San Giovanni in Lateranoi. A voir l’escalier en provenance du palais de Ponce Pilate que le Christ aurait gravi juste avant sa condamnation et dont les pénitents montent les 28 marches à genoux.
Vingt huit.
À vous, on rajoutera des pois-chiches crus.

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 22h08

On se demande si le journaliste michelonfray.com n’aurait pas été cosignataire du fameux papier anti-microniste paru dans l’excellent magasine en ligne Fdesouche : « l’oeil était au fond du néant et sondait Jus Vénal », tel sa crème de golem extirpée d’un cul de bastringue,
https://hal.science/hal-01987303v1

Jazzi dit: 6 décembre 2025 à 22h14

« je regarde en ce moment l’élection de Miss France sur TF1 et ça vaut le coup. »

Tu te rinces l’oeil, canailloux !
De bien belles croupes.
Entre miss Ile de France et miss Côte d’Azur, mon coeur balance…

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 22h24

Passionnante, la biog de votre aïeul que je viens de lire à tête reposée. Vous pouvez assurément être fière de lui, dirChantal. Vous lui allez comme un Gand. Bàv,

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 22h47

On dirait que la Gigi,
Cette antique ci-gît,
Se retend,
En lisant Dustan…

Jazzi, tu es demandé dans les Charentes pour initiation du vieux faisandé!

Charente Poitou, ça rentre partout…

Hurkhurkhurk !

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 22h48

@ 80, 100 euros, parfois davantage en occasion française. Ici, ou plutôt là-bas, 32 euros taxes et frais de port compris.

@ RPTV, Une anecdote qui vous classe le prix de la baraque vendue par le bonhomme qui racontait jamais sa vie, à bavarder avec ses maitresse des colles et taper au crincrin durant la récré dans la cantilène en gelée. Dont on se branle pas mal entre nous, y compris des très nombreux toubibs qui allèrent consulter la charmante Autrichienne dans son cul de basse fosse préalable.
Couché, cochet, à la nichte !
Personne raconte sa vie, sauf jazie, RPTV

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 22h55

J’aimais bien Gand. Une ville très agréable. Mais que devient-elle dans la Belgique d’aujourd’hui?

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 22h56

La vieille Gigi abandonnée par sa man-man de substitution devrait se mettre à la grenadine…

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 23h10

Frank Guérit…, de Bruges à Gand
(et Mathilde n’est pas rev’nue, vu qu’elle est jamais partie).
J’y ai vu jadis Françoise Mallet-Joris devant son rempart des Béguines. C’est une ville qui fait toujours dans la dentelle, un brin jaunie et assoupie. Avec néanmoins un joli petit marché de Noël sécurisé en ce moment, éloigné des trafiquants. Bàv aux ami.es de Zeebrugge et Ostende. Au petit musée d’Ensor, souvenir inoubliab’ !

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 23h10

Gigi la visqueuse, je sens que ce célibat involontaire, brutal et vraiment trop tardif, va rapidement te précipiter je ne dirai pas où. Au moins, n’oublie pas d’exhiber ta déchéance. L’exhibition étant le seul et unique don dont (!) t’a pourvu la nature, ça ne devrait pas te poser trop de problèmes…

Hurkhurkhurk ! »

J J-J dit: 6 décembre 2025 à 23h15

Rappelons que pour faire dans l’Haîku, il ne faut que trois vers et pas quatre… Mais on n’est pas à ça près, sur cette chaine d’une inculture classique des plus crasses.

JC..... dit: 7 décembre 2025 à 5h04

REVES CHAGRINS

J’ai rêvé que j’étais mort !

Cadavre froid, posé sur une table en plastique armé, viande usée installée dans une salle sombre. Glacial ! Personne. Aucun bruit. J’étais heureux. Ravi d’en finir avec ce qui restait du vivre en Occident, inactivité devenue pénible !

Tendant l’oreille, curieux comme un scientifique observant la nature, je découvre au fond du hangar, collé contre le mur, le troupeau des salauds, la masse des salopes, qui riaient, qui riaient à qui mieux-mieux, savourant leur joie de voir le cadavre glisser lentement, amoureusement, vers la boite en bois quelconque, bâtie de toute évidence par un ébéniste pressé.

Funeste destin.
Bon dimanche, camarades mortels !

et alii dit: 7 décembre 2025 à 6h19

i’ai du tant désiré la oaux que le patronyme d’u,ne de mes amies signifiait paix; elle se revait coureur automobile!

puck dit: 7 décembre 2025 à 6h28

JC pour toutes infos complémentaires sur l’état d’exception faut demander à Carl Pschitt c’est lui le spécialiste.

puck dit: 7 décembre 2025 à 6h31

« la paix si vis civis »

quand le mot « paix » est écrit sur un réseau social cela peut attirer des ennuis pour le propriétaire.

je rappelle les 5 charges accusatoires retenues contre ceux qui usent de ce mot :
– trumpiste
– pro russe
– pro poutine
– munichois

doc si vous voulez que passou ait des problèmes avec la justice continuez je m’en lave les mains…

puck dit: 7 décembre 2025 à 6h34

51 milliards de fraude au budget de l’ue.

comme dit notre président y’a pas que les ukrainiens.

puck dit: 7 décembre 2025 à 6h38

en 1914 les élites oligarchiques européennes avaient réussi, avec l’aide des médias, à monter les peuples les uns contre les autres.

vont-elle y parvenir à nouveau en 2026 ?

puck dit: 7 décembre 2025 à 6h45

quand voit le journal les echos et d’autres médias faire comme la bbc :

poutine dit si l’europe décide de nous attaquer nous sommes prêts blablabla

les échos tronquent une partie de la phrase pour la transformer en : nous allons attaquer l’Europe.

la question pourquoi les Echos et tous les autres médias font-ils ça ?

parce qu’en faisant ça ils expriment un désir de nuire au peuple.

du coup la question est : pourquoi les médias modifient les faits pour nuire aux peuples ?

c’est exactement la question qui se pose pour 1914.

comment entre-t-on dans cette logique de vouloir du mal aux peuples ?

la corruption, l’argent, l’égoïsme des élites ? c’est pas suffisant comme réponse.

puck dit: 7 décembre 2025 à 6h48

l’autre truc qui fait penser à 1914 c’est quand on voit 4 allemands : Ursula, Merz et 2 militaires se rendre en Belgique pour mettre la pression au 1er ministre belge sur les avoirs russes.

et alii dit: 7 décembre 2025 à 7h00

je m’en lave les mains…
comme si vous, vous aviez jamais pi aboir les mains propres!
à d »autres

Clopine dit: 7 décembre 2025 à 8h13

La commission d’enquête qui semblait vouloir prouver qu’il y a des liens entre les frères musulmans, le Hamas et la France Insoumise, sur fond d’antisémitisme des militants anticapitalistes, n’a rien prouvé du tout. Et moi, qui ne suis pas militante de la France Insoumise mais qui considère cependant que l’extrême-droite au pouvoir en Israël commet un génocide à Gaza, j’ai participé à des manifestations et des rassemblements en soutien aux civils palestiniens, et je le répète,. j’ai particulièrement fait attention à ce que j’entendais dans les cortèges, prête à quitter la place au moindre propos antisémite, et je n’ai rien entendu, mais alors rien entendu,de la sorte sortant de la bouche des militants insoumis. Par contre, j’ai entendu Mélenchon exprimer son horreur des crimes perpétrés le 7 octobre, je l’ai entendu assurer son soutien à tous les juifs de France victimes de l’antisémitisme, je l’ai vu démontrer brillamment la dangerosité qui réside dans les appels actuels à fractionner la laïcité (citation d’un ministre : « à bas le voile ». Je suis française et je soutiens la laïcité. Je considère cette phrase insupportable. Moi je suis athée, et si je me permettais, au nom de mon athéisme, de dire « à bas le voile », j’ajouterais illico « à bas la kippa » et « à bas la croix » – sans compter les autres coiffures à symbolique religieuse). Mélenchon m’a réconfortée aujourd’hui, et j’ai pensé que finalement, face aux mensonges et aux manipulations des médias pilotés par Bolloré, la parole libre et républicaine (certes anticapitaliste, mais on a le droit d’être anticapitaliste, comme on a le droit d’être monarchiste par exemple) ne s’entend plus désormais que dans certains endroits de notre territoire, qui rapetissent au même rythme que les icebergs sous les pattes des ours polaires : une commission d’enquête du parlement, le prétoire d’un tribunal, et quelques journaux indépendants comme Mediapart, réfugié sur internet.

La sphère Bolloré a pris le pouvoir et l’étend jusqu’à brouiller l’entendement de ceux qui s’expriment sur les médias publics. Hier matin, l’inénarrable Finkielkraut parlait de l’antisémitisme de la France Insoumise comme d’un fait avéré, prouvé, acquis. Et j’ai honte pour lui quand il parle des « jeunes des quartiers »..

Je n’ai jamais pris de carte politique de n’importe quel parti (sauf, à dix-neuf et pour un an, une adhésion à la Fédération Anarchiste, que j’ai quitté pour tomber dans les bras de l’informel Mouvement de Libération des Femmes). Mais franchement, vu la montée et la puissance de l’extrême droite, en France et dans le monde, vu l’urgence des luttes écologistes et sociales à mener, je m’en vais voter la France Insoumise dès que je le pourrai, et plutôt deux fois qu’une !

Allez, eérdeliens aux dents enrobées de la bave de la haine, j’ai fini, vous pouvez sortir les lances-flammes, si ça vous rassure de m’insulter: les lueurs rougeâtres de la violence ne valent pas les lumières de la raison. Mélenchon a raison : la laïcité restera gagnante en France.

Clopine dit: 7 décembre 2025 à 8h26

C’était d’ailleurs très intelligent de sa part d’en appeler à l’histoire de France (d’autant que ses connaissances ont l’air solides en la matière, pour autant que je puisse en juger). Les anticapitalistes sont « par nature »(ce terme essencialisant n’est pas le bon, disons « logiquement ») internationaliste, avec une tendance à ouvrir les frontières. Le rappel de l’histoire de la laïcité était donc un bon moyen de venir damer le pion au « patriotisme tricolore » brandi à tout bout de champ par l’extrême-droite. Moi qui ai une tendance à revendiquer de ne pas laisser à la seule religion la compassion, qui ne veut pas abandonner Jeanne d’Arc au Rassemblement National, j’approuve cette stratégie… Cela fait partie du combat, à mon sens.

D. dit: 7 décembre 2025 à 8h50

Clopine, ce serait le genre à fabriquer une crèche laïque avec un petit mélenchon s’adressant au peuple debout sur la mangeoire.

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 8h52

Surtout pas le lances-flammes de ma part. Bien au contraire, votre bio politique est fort bien retracée, et on l’imagine, honnête. On admet que votre rage d’aujourd’hui ne soit pas retombée au regard des évolutions du monde et des souffrances vécues dans votre vie privée. Vous ne faites certainement pas partie de tous ces FRAC de l’herdélie. Il n’en reste pas moins que Mélanchon (et là je vous demande de m’excuser d’émettre une opinion personnelle), certainement le type le plus cultivé de l’échiquier, comme vous le dites justement, recèle en lui une énigme, dont il n’a peut-être pas conscience lui-même. Pourquoi continue-t-il à se faire accroire que son parti dit LFI, en réalité incarnée par lui tout seul, vu qu’elle est emplie de traitres à la moindre occasion, pourrait prendre les commandes de nos institutions gaullistes dégénérées par les successeurs du Général . Et faire accroire que, parvenu au pouvoir tel un Kniebolo en 1933, il pourrait refonder une nouvelle république, populaire et révolutionnaire ? Jean-Luc sait ce qu’est un coup d’Etat et un état d’exception, et comment les éviter, mais il en reste à des conceptions prisonnières de vieux schémas.
Il n’a pas encore trouvé son Carl Pschiit, il devrait m’appeler, je pourrais lui conseiller de nouvelles lectures. Mais non, ça ne servirait à rien. Il n’en a plus pour très longtemps à regagner le néant, il n’aura pas de successeur et il n’en veut point.
Merci, CT, pour vos remarques du dimanche matin, fort bien « argumentées » et sages (et oubliez les miennes, pas tjs bien articulées, je n’en disconviens point, mais le temps presse et mes huîtres attendent). A pluss++

Maurice revient dit: 7 décembre 2025 à 9h07

Ces satanées féministes voudraient bien supprimer le concours de Miss France !!!
Faut dire que tout ce qui fait la beauté féminine, physiquement, les dérange et les démange à ces harpies et gargouilles moches, laides et loin, trop loin, de tous les canons de beauté.
Au diable les féministes !

Maurice revient dit: 7 décembre 2025 à 9h09

Euh… Le diable vient tout juste de m’appeler pour me dire qu’il n’en veut pas de ces féministes !

puck dit: 7 décembre 2025 à 9h30

de nouvelles lectures ?

tu veux dire de nouveaux livres à lire ?

pas de nouvelles lectures du monde, venant de toi je pense que tu parles de nouveaux livres.

en fait ça sert à rien de lire de nouveaux lires si on les lit de la même façon.

tu sais carlito je me suis rendu compte avec le blogapassou qu’avoir de nouveaux livres à livres n’ntraine pas le fait d’avoir de nouvelles lectures.

exemple au hasard : Olivier avec Shakespeare.

Olivier a une vision de Shakespeare genre Harry Potter.

une vision morale avec les bons et les méchants genre Iago est le méchant qui enfume le bon Othello.

en fait non, Othello c’est pas Harry Potter.

Iago on s’en fout qu’il soit bon ou méchant, c’est juste un instrument qui va servir à montrer qu’Othello est victime de lui-même.

Othello est victime de ses principes moraux.

ou même plus les principes moraux représentent en soi le mal : si Othello perd les pédales c’est à cause des principes moraux.

du coup le méchant dans l’histoire c’est pas Iago ce sont les principes moraux.

sauf qu’Olivier pourra 1 million de livres qu’il aura toujours une vision aussi niaise de Shakespeare.

tu me suis ? et toi tu fais pareil avec Mélanchon le bien le mal… genre Mélanchon il est nul par contre MAcron et Glucksmann ils sont cool.

c’est une vision « Harry ¨Potter » de la situation actuelle.

tu me suis carlito ?

et tu pourras avoir 1 million de nouvelles lectures que tu auras toujours cette même vision niaise « Harry Potter ».

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 9h42

« Personne raconte sa vie, sauf jazie, RPTV »

Je ne suis pas le seul, JJJ.
Et moi, quand je raconte ma vie, c’est un peu celle des autres que je raconte aussi !
Qui se souvient de son premièr voyage ?

MC dit: 7 décembre 2025 à 10h08

Non, le Tanka en a cinq! Mais que la poésie japonaise soit fermee aux formes à 4, , c’est ce que je ne crois pas du tout,

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 10h25

@ Le quatrain » … Mon IPhone est presque aussi con que toi
C’est là ce que les psys appellent le fameux « réflexe intentionnalisant », très fréquent dans le parcours de vie de la tranche d’âge des gamins de 5 ou 6 ans. A 55 balais, ça craint un brin… Mais bofl, y a pas d’âge pour pianoter des p’tites poussettes…, que disait Michel Sert.

@ nouveau livre, ou nouvelle lecture ?…, c comme vous voudrez, mon bon,… j’faisions juste allusion aux mémoires de Nicolas Sarkozy, qui, d’après Closterman irait faire un carton de librairie, comme le fit naguère le 2e nouveau « livre » de Jordane. Préparez vos mouchoirs (à rabiés) après avoir déboursé ! Pour la condition pénitentiaire générale naufragée, ce sera là un geste très utile.
Je crois que Carlita c’est la nouvelle épouse de Sarko, d’après les rumeurs. Celle de Carl Pschitt lui fut bien plus utile dans sa théorisation de « l’état d’exception ». Cela dit, même Georgio Agamben, un ancien pote dont les « livres » ne sont plus trop d’actualité, vu que l’état d’exception permanent est devenu la norme de nos sociétés et « l’état de droit » une exception historique (pour ne pas ire une erreur, ce qu’il n’avait pas encore réussi à formuler clairement dans Homo Sacer). C’est là, l’objet de mon nouveau livre (à paraître aux éditions de l’Abysse abyssal, à St Jean d’Angély) : comment le penser aujourd’hui et s’en accommoder pour demain ?
Bon vent @ future Poussière de JC, et bàv @ cuicui.lesbonstuyaux@orange.fr, càd à notre aMie-mimie Pinson-Mathie.

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 10h37

@ c’est un peu celle des autres que je raconte aussi

Pas la mienne en touka

bàv à tous.tes, tanka faire…, ce matin, la dz de « pleine mer » longues, non affinées et beaucoup plus salées, était à 4 euros, les n°3 à 7 euros et les n°5 à 5 euros. Du coup, j’ai pris des bulots et des gambas cuites. Je m’en suis tiré avec 21,40 €, + un jus vénal gros plant blanc sec à 6,35 € la bouteille !
@ D. je vous invite à la dégustation, qui vous changera un brin de vos tristes endives. Apportez-nous, SVP, trois tropéziennes de la petite pâtissière sise à l’intersection des communes de Chaville et Viroflay en allant sur Versailles. (Surtout, ni fleurs ni couronnes)… Merci & bienvenue.

racontpatavi dit: 7 décembre 2025 à 10h41

Chaloux dit: 6 décembre 2025 à 21h22

J’ai eu la chance de voir Jorge Donn lorsqu’il dansait dans la compagnie Béjart. Inoubliable.

Moi de même dans Messe pour un temps présent au TNP Paris.
Que JJ-J me lâche les baskets, bon sang! 🙂

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 10h51

Vous avez le doute chevillé au corps, apparemment. De quel Japon parlez-vous… ? Pour ma part (pmp @ rptv), je doute aussi que le touka guyanais soit issu de la poésie du Tanganyika.

cf. Jack K (in le livre des haiku, Paris, La table ronde, 2022, p 132)
a yellow witch chewing
a cigarette,
Those Autumn leaves

et Bernard Agostini de traduire, ibid, p. 133 :
Une sorcière jaune mâche
une cigarette,
Ces feuilles d’automne

J’aurais plutôt mis : une sorcière jaune chouine une cigarette, etc. Et vous, Olivier ?

(Un petit dernier, on the road)…
I’ve turned up
the lamp again
– The sleeping moth

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 11h01

Je ne crois pas que le corps sculptural de Sylvie G. égalait en grâce celui de Jorge D. dans cette chorégraphie classique. Toute « imitation » du féminin est affadissement du masculin, dans l’espèce humaine dont nous sommes tous issus, il faut bien en convenir. C’est évidemment un brin rageant. @ RPTV : changez de pseudo en RTV, si vous voulez la raconter. Personne ne vous en empêche, hein, mais soyez un brin cohérente dans la défense identitaire virtuelle de vos aliens ! Bàv.

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 11h07

vu itou, au TNP…, mais moi, c’était dans « Messe pour LE temps présent ». Pas de quoi s’fouetter un chat, même pour pactiser dans la « grande culture » classique de l’erdélie distinguée, quand flottent ainsi les intitulés.

racontpatavi dit: 7 décembre 2025 à 11h08

Je ne crois pas que le corps sculptural de Sylvie G. égalait en grâce celui de Jorge D.

La danse c’est avant tout le mouvement et Sylvie Guillem est un corps qui fait se déplacer l’espace autour d’elle, bien mieux à mon sens que Jorge Donn qui est très bien aussi.
La différence des sexes ne faisant rien en l’affaire…
RPTV est seul et unique, sans vos attributions burlesques, JJ-J!

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 11h45

Dites le le avec des fleurs plutôt qu’avec des smiley. J’en suis flatté, remarquez… Il faut toujours faire son ménage sur les réseaux sociaux pollués par la littérature de gare. Sinon, la poussière s’accumule au bout de 1500 interventions. heureusement que demain, on change de tapis. Pas vrai, Passoul ? Ils ont parié sur Modiano. Mais pas moij.

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 11h55

« @ c’est un peu celle des autres que je raconte aussi

Pas la mienne en touka »

@JJJ, sur le site « Histoire de Cannes… » (un site où tous les intervenants sont parfaitement identifiés : noms, ville, profession…), j’ai raconté la mort de mon père et voilà quelques bribes de commentaires que le récit a suscité :

« Sylviane Munier
Ô, mon Dieu, combien ce texte est magnifique, il m’a arraché 1 larme.
J’ai beaucoup aimé.
D’autant plus que, nous aussi nous y étions 😁 😁 😁 3,a avoir perdu nôtre maman, en 1957. »

« Liliane Galliano Corbin
J’avais onze ans lorsque j’ai perdu mon père. En vous lisant, mon cœur a chaviré, d’autant plus que j’ai aussi connu les personnes que vous citez. »

« Véronique Dref
Vos témoignages sont très touchants ..!!
Le 5 décembre résonne aussi pour moi … le cœur de mon père a cessé de battre à 1h du matin, comme ça … »

« Raymonde Urbani
Triste de perdre un parent si jeune..😭
Ma maman est décédée aussi en 1962 d’une leucémie causée par les produits mis dans les plantations de poireaux,à l’âge de 52 ans, produits interdits à l’heure actuelle…. j’étais ado….
Je vous comprends … »

« Eliane Mencaglia Sananikone
Histoire d enfance où tout était simple
Histoire de vie
Histoire de famille
Le temps file On est de passage sur terre mais beaucoup n en prennent pas conscience
Respect »

puck dit: 7 décembre 2025 à 11h56

Agamben ? bonne pioche ! mais c’est plus l’idée de tournant comme chez Benjamin (messianique).

sauf l’état d’exception sous l’angle de l’obéissance genre servitude volontaire.

Agamben en parle pour le monde du travail, pour l’enfumage moral genre la guerre de croisade en Irak.

le truc c’est plus comment arriver à imposer l’idée de faire la guerre aux peuples qui au départ n’en ont pas forcément envie.

l’état d’exception c’est le top : verrouiller l’information, le débat démocratique, utiliser la peur genre Macron avec son costume noir et se cravate noire qui dit « la liberté des français est menacée » ou « la Russie représente une menace existentielle pour la France » alors que quand on regarde l’élargissement de l’otan vers les frontières de la Russie c’est plutôt le contraire.

du coup la magie c’est d’arriver à imposer un discours qui dit le contraire de ce que dit le réel.

le plus con dans cette histoire c’est qu’en décembre 2021 les russes ont envoyé une demande pour discuter de la sécurité en Europe qui tienne compte de leur point de vue.

sauf que les occidentaux n’arrivent à tenir compte d’un point de vue qui n’est pas le leur.

sauf que comme le réel est tenace on isiste sur les garanties de sécurité de l’Europe et de l’Ukraine alors qu’au départ les seuls qui demandaient des garanties de sécurité c’était les russes.

heureusement qu’il existe des voyages : Macron va en Chine il sort son discours et les autres en face ils le remettent à sa place en répondant qu’il n’y a pas que l’occident sur cette terre.

mais c’est difficile pour un occidental de comprendre qu’il existe d’autres pays et d’autres cultures : il y a un côté hyper narcissique chez l’occidental genre si qq peut dire ce qui est bien et mal c’est moi.

enfin les chinois l’ont remis à sa place j’espère que ça va le faire réfléchir.

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 12h06

@Olivier Litvine

Dans son livre « La langue anglaise n’existe pas, c’est du français mal prononcé », avec érudition et humour, Bernard Cerquiglini inscrit la langue anglaise au patrimoine universel de la francophonie :

« Langue officielle et commune de l’Angleterre médiévale durant plusieurs siècles, le français a pourvu l’anglais d’un vocabulaire immense et surtout crucial. Traversant la Manche avec Guillaume le Conquérant, il lui a offert le lexique de sa modernité. C’est grâce aux mots français du commerce et du droit, de la culture et de la pensée que l’anglais, cette langue insulaire, est devenu un idiome international. Les « anglicismes » que notre langue emprunte en témoignent. De challenge à vintage, de rave à glamour, après patch, tennis ou standard, de vieux mots français, qui ont équipé l’anglais, reviennent dans un emploi nouveau ; il serait de mise de se les réapproprier, pour le moins en les prononçant à la française. »

puck dit: 7 décembre 2025 à 12h09

jazzman c’est sûr que perdre un parent c’est un truc universel.

y’a plein de trucs universels.

si par exemple tu fais part d’une expérience où tu dis qu’acheter des chaussures trop petites ça fait mal au pieds tu verras qu’il y aura un tas de gens qui vont dire qu’ils ont partagé la même expérience.

c’est comme le côté chiant de tomber en panne d’essence ou crever à 1h du matin sur l’autoroute : c’est une expérience douloureuse hyper universelle.

t’as aussi le vol : rentrer de vacances et trouver sa maison saccagée.

t’as le mal de dent en été quand ton dentiste est en vacances.

le divorce, le licenciement, les problèmes de voisinage, le harcèlement moral au travail, le gratin dauphinois oublié dans le four.

et bien sûr le fait de se coincer un doigt dans une porte qui depuis Laurence Sterne est devenu un grand classique de partage d’expérience universel.

Chantal dit: 7 décembre 2025 à 12h13

@Sylvie Guillem, il y a dans son interprétation une différence dans la force motrice, autant Jorge Donn nous livre une prestation très érotisée, autant il y a une sorte de retenue chez la danseuse, dont on ne capte vraiment le genre que quand elle rassemble ses bras vers l’avant.

ce n’est que mon impression fugitive, mes souvenirs s’éparpillent avec la pluie qui glisse ou cogne le vélux.

puck dit: 7 décembre 2025 à 12h13

en fait je pensais que nous étions les rois de l’universalisme, mais en fait pas trop.

je crois même que maintenant que l’occident ne pourra plus imposer ses règles aux autres il va y avoir comme qui dirait une grosse crise de l’universalisme.

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 12h19

Oui, puck, c’est ainsi qu’en parlant de soi, en toute franchise et simplicité, on parle aussi des autres…

puck dit: 7 décembre 2025 à 12h22

@ »mes souvenirs s’éparpillent avec la pluie qui glisse ou cogne le vélux. »

c’est beau comme du Paul Simon :

J’entends les fines gouttelettes, comme un souvenir elle tombe douce tiède et incessante « cognant » gentiment sur le toit et les murs, et regardant leurs trajectoires fatiguées, venir mourir contre la vitre je sais que je suis comme la pluie, sans toi je risque d’en faire autant…

https://www.youtube.com/watch?v=-nuIhpJkV5w&list=RD-nuIhpJkV5w&start_radio=1

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 13h01

@ jzmn (11.55) merci d’avoir rapporté quelques réactions locales à votre récit. Sincèrement, j’en suis très heureux pour vous. J’observe qu’elles émanent de cinq femmes apparemment très émues. Pas un seul homme. Faut-il en conclure quelque chose sur une particulière propension de genre à l’empathie compassionnelle ? Votre avis, lcé.

Maurice revient dit: 7 décembre 2025 à 13h02

Jazzi,
Tes souvenirs ne regardent que toi.
Arrête de généraliser bêtement et de croire que tes propres souvenirs concernent tout le monde.
Assume ton égoïsme et ton nombrilisme et tu sera honnêtement sincère.

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 13h09

Il y a aussi beaucoup d’homme, JJJ.
Il suffit d’aller vérifier sur le site
Et d’après les centaines de followers, les lecteurs appartiennent à toutes les classes sociales et vivent dans le monde entier.
Normal, Cannes est la ville de France la plus internationale, avec Paris.

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 13h13

« J’entends les fines gouttelettes »

Tu vois, puck, quand Chantal décrit ses impressions, tu t’y retrouves aussi…

Jazzi dit: 7 décembre 2025 à 13h20

@JJJ, sur ce même texte, les réactions d’hommes, sont plus pudiques, moins directement personnelles…

« Jose Domenech
Merci beaucoup Mr Barozzi pour m’avoir fait entrer dans votre univers familial avec ce récit de Vie plus qu’emouvant. »

« Gerard Graille
Remarquable évocation très émouvante et empreinte de tendresse. Tout ce qui se perd aujourd’hui. Bravo et merci de nous l’avoir fait partager. »

D. dit: 7 décembre 2025 à 13h24

Je n’ai aucune idée du prix des huîtres, je n’en trouve pas chez moi.
Cinq ou sept euros pièce, ça me parait un peu cher s’il faut en manger quatre mais bon, j’ai des moyens, comme on dit.

Clopine dit: 7 décembre 2025 à 13h45

Puck, avant Paul Simon et pour être chauvine, il y a eu Apollinaire et ses calligraphies : des poèmes écrits exactement comme des gouttes de pluie verticales sur une vitre de wagon de chemin de fer. (bon, j’ai tout de suite tendance à m’imaginer le soldat Apollinaire partant sur le front de 14-18, y recevant une blessure, disent ses contemporains : « en forme d’étoile à son front », mais ayant calligrammé pendant ce voyage. Alors que vous allez voir que ça été écrit, ça se trouve, dix ans avant le début de la guerre de quatorze et la conscription du poète. Bon, pas grave : encore une admiration pour moi que ce calligramme visuel et poétique. Même si pas compris. D’ailleurs, il y a des connards qui mettent derrière une anodine expression de « draps flétris » je ne sais quelle intention pudibonde et frigide, alors qu’il y a comme la couleur mauve des paupières d’une amante après l’amour, (enfin, c’était la vague sensation qui était tentée de s’exprimer derrière cette notation de « draps flétris », sans aucune pudibonderie) , dans cette description de draps où des traces de sperme, de mouille et d’amour viennent flétrir le rigide, le blanc et l’ordonné des draps immaculés d’une chambre d’hôtel. Mais bon. Même si je l’implore, Guillaume ne peut venir à mon secours : il est mort de cette grippe espagnole qui n’a rien d’espagnole. Et donc je resterai en butte à la médiocrité de ceux qui se croient supérieurs à moi. Par leurs connaissances et l’acuité de leur intelligence, croient-ils. Tu parles, Charles. Leur illusion de suprématie qui leur donne « le droit » de m’insulter vient directement de déterminismes sociaux, notamment le patriarcat, ce meilleur allié du capitalisme. Enfin, ce que j’en dis, c’est juste que je m’ennuie, le dimanche. Ahaha.

Clopine dit: 7 décembre 2025 à 14h00

Je veux dire, parce que j’entends d’ici l’armement des lance-flammes, que le choix du terme « flétrir » n’avait rien, dans ce poème à la gloire d’Apollinaire que j’ai écrit il y a trente ans (moi qui n’ai dû écrire que dix poèmes dans ma vie, dont le premier à l’âge de six ans, wouarf, une tentative aussi gracieuse que le bébé tentant de se redresser pour marcher et retombant sur son derrière parachuté de couches), de moral, de frigide. L’amour physique fait des dégâts aux draps conjugaux. Le plus souvent, ce sont les femmes qui les réparent, en enfournant dans les machines à laver les tissus… Comment dire ? Le mot « tachés » fait immédiatement penser à une faute, un péché. « souillés »? C’est encore pire, car c’est de l’union de ses drôles de fluides corporels, masculins et féminins, que naissent les bébés. « Flétris » ? Ah oui, j’aime mieux, là où j’enfourne dans la machine à laver les draps qu’il faut laver, puisqu’ils sont non pas « salis » mais simplement sales, à cause des ébats sexuels. Flétris, en plus et sincèrement, pour moi, c’est un mot positif. C’est le pétale de la rose qui commence à se flétrir, vous savez, ce moment subtil où la couleur pâlit, comme une défaite… Bref, vous l’aurez compris et vous devriez me remercier de me mettre ainsi en danger de recevoir des insultes vu que j’ose m’exprimer, Chaloux est un con.

Olivier Litvine dit: 7 décembre 2025 à 14h06

Bientôt dans toutes les bonnes librairies

« Tu devrais te réjouir que nous soyons des gens du sud », dit Junior en s’étirant et en bâillant. « Nous sommes des sudistes, on vit dans le sud de notre ville, dans le sud de notre pays, dans le sud de notre continent. Dieu soit loué. Nous sommes des gars chaleureux, lents et sensuels, pas comme ces types froids du nord. »
Senior, se gratta d’abord le ventre puis la nuque, et le contredit aussitôt. « Tout d’abord, dit-il, le sud est une invention, une notion qui n’existe que parce que les hommes ont convenu de l’appeler ainsi. Imagine que les hommes aient imaginé la terre à l’envers ! Nous serions alors des gens du nord. L’univers ne connaît pas le haut et le bas, pas plus que les chiens. Pour un chien, il n’y a ni nord ni sud. Et deuxièmement, tu n’es pas si chaleureux que ça, et puis une femme te rirait au nez si elle t’entendait te qualifier de sensuel – mais lent, ça, tu l’es sacrément, sans le moindre doute. »
Ils étaient ainsi : ils se disputaient, ils s’affrontaient comme d’anciens lutteurs dont les pieds gauches étaient attachés à la cheville. (…) Junior V. et Senior V., se disputaient à mort, sans répit. Ils avaient quatre-vingt-un ans. (…)
« Tu as mauvaise mine », dit Junior à Senior, comme tous les matins. « Tu as l’air d’un homme qui attend la mort. »
Senior, hocha gravement la tête et conformément à leur habitude, lui répondit : « C’est mieux que d’avoir l’air, comme toi, d’un homme qui attend encore de se mettre à vivre. »

Clopine dit: 7 décembre 2025 à 14h14

C’est notre pauvre condition humaine : nos sentiments, nos désirs, nos convictions et nos actes se résument à des draps «  »flétris » enfournés dans des machines à laver. On peut en faire des poèmes à la gloire d’Apollinaire. Complétement incompris par les cons. On peut aussi se réjouir des machines, ce qui est un autre débat. Mais Gervaise battant le linge sale, à genoux, les doigts rouges, les reins cassés, franchement, celle-là qui nettoyait les draps flétris par l’amour, je crois qu’elle au moins ne m’aurait pas insultée. (en toute impunité).

Clopine dit: 7 décembre 2025 à 14h35

C’est complètement con,  les lances-flammes. Question technologie, c’est moins compliqué qu’une chasse d’eau. Question capacité de destruction et tentative d’infliger de la souffrance à autrui, on ne peut lui dénier une hélas certaine efficacité quand le lance-flammes est réel, comme pendant la guerre du Vietnam. Mais quand il s’agit d’un blog a priori dédié à la littérature, et que le lance-flammes est « virtuel », alors, l’effort déployé en allusion à Sylvester Stallone (« je vais faire fermer sa gueule à cette sale woke de Clopine, car j’ai mes attributs mâles en ma possession, au premier rang desquels l’insulte ») devient comment un sketch de Mister Bean.

JC..... dit: 7 décembre 2025 à 15h18

BIBLE Version 2.0

Ponce Pilate :
« Joseph … C’est qui ? c’est quoi , votre protégé de Nazareth ? »

Joseph d’Arimathie :
« Jésus ? C’est celui qui restera le plus grand des Influenceurs pour tous les temps ! »

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 15h50

@ vous aussi; vous aimez à faire le ménage littéraire !? Quel talent, je me sens moins seule à blanchir les « beaux draps » de Fernand’ Apollinaire.
@ Cinq ou sept euros pièce, D.D. ? c’est le prix du cerveau d’une douzaine d’huîtres, pas d’une seule, voyons donc ! Où vivez-vous donc, avec votre pouvoir Dacha ? Chez nous autres ostréicoles, les endhives à la pièce sont hors de prix. Au kilo, n’en parlons point. On se rabat sur la salicorne.
@ ma morale aux erdélistes est pourtant fort simple : « donner d’utiles lecons de nettoyage aux autres, c’est bien…, accepter d’en recevoir, c’est encore mieux ».
Bàv,

J J-J dit: 7 décembre 2025 à 15h59

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2025/12/07/martin-parr-extraordinaire-photographe-de-la-banalite-est-mort_6656365_3382.html
Mais comment fait-on pour atteindre à la célébrité par la représentation de la banalité ?… Même Henriette (d’Angleterre) n’a pas réussi à « pénétrer » ce mystère. C’est pourtant pas faute de s’y être essayée.
@ Des hommes plus pudiques, jzmn ?… C’est pourtant pas leur qualité principale. Non non je ne vais pas sur les liens où il faut montrer patte blanche pour accéder aux rubriques nécrologiques.

@ 14.06, olivier Bloum, dîtes-moi pas que c’est le « nouveau » Pynchon, par hasard, enfin traduit en fenchie ?… J’y croirais pas…, hein ? Yeeeeeeh !

bref dit: 7 décembre 2025 à 17h18

au bout du bout il faudra un ordinateur quantique pour mesurer le temps passé par les habitués de la RDL auront passé à répondre à des c*ons

rose dit: 7 décembre 2025 à 18h07

Mimi Pinson dit: 7 décembre 2025 à 14h24
Martin Parr, c’est aussi cela :

https://scontent-cdg4-2.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/595544913_25080974651595367_7694963662427556241_n.jpg?_nc_cat=103&ccb=1-7&_nc_sid=833d8c&_nc_ohc=Uu4WqZqbR4UQ7kNvwG5rkWv&_nc_oc=AdkyAAXauOv2z7mcMXoI4hja3EzKyOxhrvao5vsAvx37EWRyJDl2Ks4Z9NRM3XxG1zbmRYE71kyST_J57Md_BifN&_nc_zt=23&_nc_ht=scontent-cdg4-2.xx&_nc_gid=MlcwNTEpKcj-QSP5FGvR1w&oh=00_AfnRPxYN5P5qRFqzOirwphwk5MrzJT_I966nqdpjggLIYA&oe=693B4E19

D’accord.

Chaloux dit: 7 décembre 2025 à 19h42

Aurais-je lu dix-mille fois le texte d’Apollinaire, il ne me serait jamais venu à l’esprit de parler de « draps flétris par l’amour ». Si la boldoclopine a distingué cette expression, c’est qu’elle avait un écho dans son inconscient et même son conscient, dans sa représentation du monde. Dans son histoire et dans son corps. Elle peut toujours essayer d’endormir le monde, s’endormira qui voudra.

Quant au fait d’être insulté par cette médiocre, n’est-ce pas une habitude pour moi de l’être ici, par elle et par d’autres du même acabit? Rien à f…

À propos de la même sur le Mélenchichon, complètement lunaire et complice de ce type, excellente remarque de D. Mélenchichon aura 76 ans en 2027, c’est terminé pour lui, sic transit etc.

Chaloux dit: 7 décembre 2025 à 19h46

Il faudra dire « pichonesque »? Un type ami d’un tel abruti ne peut pas être un bon écrivain…

Hurkhurkhurk !

et alii dit: 7 décembre 2025 à 19h52

il est amplement temps que vous trouviez un nouveau destinataire à votre supposé intéret pour mon fils
bonsoir

Chaloux dit: 7 décembre 2025 à 19h56

Et Ali nous apprend que son fils a vu des chauves-souris à Marseille, mais ce qu’elle oublie de nous dire c’est s’il est aussi sous traitement.

Hurkhurkhurk !

Maurice revient dit: 7 décembre 2025 à 20h10

On dirait le sketch de Jean-Marie Bigard « La chauve-souris » revu et corrigé par le fifistrelle de cette et alii vampirisante.
Encore un garçon aliéné par sa mère après celui de mémère Clopine.

D. dit: 7 décembre 2025 à 20h40

La dernière fois que j’ai eu l’insigne privilège de manger une huître, c’était il y a trois ans, dans un grand mariage de la haute noblesse où des gens comme moi sont automatiquement invités. Ne risquant pas d’y rencontrer la Trouillefolle, je m’y étais rendu. Les huîtres étaient servies au cocktail dans le parc de l’immense château, fief des parents de la mariée. J’ai joué des coudes pour arriver devant la pyramide d’huîtres ouvertes sur un immense lit de glace et suis parvenu à en attraper une. Partout le meilleur champagne millésimé coulait à flot et les comtesses, les duchesses rivalisaient d’élégance avec leurs grands chapeaux à rubans et quelques unes me lançaient des oeillades troublantes.

Jean Langoncet dit: 7 décembre 2025 à 20h44

calimero en prince de Ligne dans son navigateur de recherche ? Par bonheur, il nous reste les billets pour nous évader de ce cul de basse fosse

Jean Langoncet dit: 7 décembre 2025 à 20h48

A propos d’évadés, on oublie Edmond Dantes et le sort de tous les prisonniers politiques des pires dictatures quand on pense aux alliances terroristes d’un embastillé de quinzaine innocent ; au menu : yaourts et prières

Petit Rappel dit: 7 décembre 2025 à 20h51

1914-1918, c’est aussi pour Apollinaire le temps d’une marine paisible. « Je vous aime ce soir, ou monte la marée, / Marins de Benodet à la voile azurée/Pecheurs de Loctudy dont les filets d’azur/ Se confondent avec la met et le ciel pur/ Cependant que l’Odet, bleue comme une rivière, /Palit, et que la bas chaque phare s’éclaire/. Loin de la guerre atroce et des coups de canon/ Benodet ne sait pas celles de la qu’il préfère. La Mer.aux cheveux d’or ou la sombre rivière/ L’Odet , plus douce encore que ne sonne son nom/ L’Odet, plus douce encor que ne sonne son nom. L’Odet est là plus bleue et la plus claire rivière.,,, » Et j’aime bien Apollinaire pour avoir osé écrire ça, même à Louise de Coligny-Chatillon!

D. dit: 7 décembre 2025 à 21h00

Je ne sais plus quel vent m’avait conduit sur l’ancien rivage, là où les rochers se teintent d’opale au crépuscule. On m’avait parlé d’un prodige, d’une architecture née de la mer elle-même, comme si, dans ses caprices, elle eût voulu rivaliser avec les songes des hommes. Je marchai jusqu’à ce que le sable, à mes pas, prît une teinte cuivrée de soleil mort, et que l’air exhalât une fraîcheur salée qui troublait la mémoire.

Alors je la vis.

Une pyramide d’huîtres, ouverte comme mille bouches muettes, se dressait devant la mer immobile. Les coquilles luisaient — tantôt d’un éclat de perle, tantôt d’un reflet vert et irréel. Il me sembla qu’une musique très ancienne sortait de ces lèvres nacrées, une plainte ou un souvenir.

On disait qu’un rêveur les avait assemblées, nuit après nuit, tirant de l’abîme ces fruits de l’océan, et qu’il avait disparu lorsque la dernière huître s’était ouverte. Peut-être était-ce là son tombeau ; peut-être son palais. J’eus le sentiment, en m’approchant, que quelque présence invisible m’observait — bienveillante, mais infiniment lointaine.

Je posai ma main sur les arêtes humides : la mer ruisselait en perles glacées, comme des larmes. Un parfum aigu, presque enivrant, monta jusqu’à mes tempes. La lune, naissante, glissa sur le monument une lumière pâle : chaque coquille devint un œil, chaque perle, une étoile.

Alors je compris — ou je crus comprendre — que nul ne pouvait demeurer longtemps devant ce prodige sans sentir son âme s’ouvrir comme ces coquilles offertes. Je restai là, immobile, jusqu’à ce que la mer, peu à peu, reprît ce qui lui appartenait : un souffle de brume passa, la pyramide trembla, puis se dissipa dans l’ombre, comme un rêve trop précis qui s’efface au réveil.

Au matin, il ne restait sur le sable qu’un cercle humide et quelques nacres brisées. Pourtant, le parfum salin persistait, et j’avais au cœur une étrange mélancolie — comme si, l’espace d’une nuit, j’avais rencontré un secret que la mer, jalouse, avait repris.

puck dit: 7 décembre 2025 à 21h03

« Puck, avant Paul Simon et pour être chauvine, il y a eu Apollinaire et ses calligraphie »

Apollinaire et ses calligraphies ??

désolé je ne connais pas ce groupe.

ils ont vendu combien de disques ?

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