Tout est juste dans le Lemaitre
Et les conséquences, vous y avez pensé ? Blague à part, avez-vous seulement pensé aux conséquences de ce que vous venez de dire ou de faire ? L’air de rien, cette simple pensée apparemment simpliste gouverne le nouveau roman de Pierre Lemaitre Les belles promesses (500 pages, 23,90 euros, Calmann-Lévy) et l’éclaire dès l’entame comme il se doit pour toute épigraphe : « Tout le monde, tôt ou tard, s’assied au banquet des conséquences ». Signé R.L. Stevenson. A chacun de le traduire pour lui-même.
Dans cet ultime volume de sa tétralogie sous le signe des « Années glorieuses », on s’immisce à nouveau au sein de la famille Pelletier s’épanouissant dans l’atmosphère de l’année 1963 au creux d’une France aux années glorieuses, toute à son bonheur de vivre un moment faste. Jean dit « Bouboule », l’ainé de la fratrie, actionnaire du futur périph’, mène la danse. A ses côtés, son épouse Geneviève, personnage plein de morgue, cynique, opportuniste, vénale, tout pour plaire, le genre que l’on aime tant détester. La deuxième génération se retrouve au restaurant autour de François, l’écrivain de la tribu au moment de la rentrée littéraire. Jusque-là tout va bien et on se demande comment l’auteur va en faire une tragédie- même si cela commence par la mise en scène d’un incendie, d’un bébé et d’un sanglier. François, le personnage de l’écrivain qui doit un peu/beaucoup à l’auteur, enquête sur des morts suspectes un peu partout en France, des cadavres de femmes qui mènent étrangement à Jean Pelletier… D’où son cas de conscience : la recherche de la vérité ou le salut d’un frère et, partant, de toute une famille ? De fausses pistes en coups de théâtre qui ne nous laissent jamais en paix, le roman nous offre en creux une puissante méditation sur l’héroïsme lorsqu’un homme, rongé par le sentiment de son imposture, ne coïncide plus avec l’image qu’il donne de lui à l’extérieur.
Il suffit de se souvenir d’une observation de Tolstoï selon laquelle si toutes les familles semblent heureuses de la même façon, elles sont malheureuses chacune à sa manière et cela vaut autant pour les dominants que pour les dominés, les maitres et les esclaves et tant pis si cette dialectique risque d’écraser les nuances et la complexité. Et comme Pierre Lemaitre n’est pas du genre à nier quelque influence, tout au contraire puisqu’il est des rares à payer ses dettes en révélant ses sources in fine, il revendique volontiers l’ombre portée du Hugo des Misérables sur certaines de ses pages., et particulièrement le dilemme de Jean Valjean lors de l’affaire Champmathieu (laisser condamner un innocent à sa place ou se dénoncer et être condamné au moins à perpétuité).
On n’est jamais déçu par la lecture d’un nouveau Lemaitre car on a l’assurance que sa mécanique sera bien huilée. Il tient ses promesses depuis qu’il s’est lancé dans la folle entreprise de « feuilletonner le XXème siècle » à moins que la citation soit approximative et qu’il s’agisse en fait de « feuilleter le siècle ». Disons les deux. Au fil des parutions, de trilogie en tétralogie, un informel contrat de confiance, un pacte de lecture plutôt, s’est établi entre l’auteur et ses lecteurs. Ils savent que, au-delà tout ce qui a déjà été dit de sa manière, son univers, son goût du feuilleton à la Eugène Sue, son héritage de l’esprit des grandes sagas familiales entre Rougon-Macquart et Pasquier, il tient la littérature avant tout pour une arme de décryptage du réel. Tant mieux si en passant elle rend visible l’invisible. Mais là n’est pas son but. Le réel d’abord. Il est partout. Dans les romans de Pierre Lemaitre, dès lors que l’on veut distinguer ce que ça raconte de ce que ça dit d’autre que ce que ce que ça raconte, on trouve le souci du social et les mutations économiques, le coût humain des grands travaux avec les expropriations et les expulsions qu’ils génèrent. Un roman d’aventures qui a donc une vraie dimension politique.
On le savait et on en a la confirmation : il n’avance pas masqué et ne se satisfait pas de l’idée que ce serait là la rançon de la modernité. Les grands notables de la famille Pelletier sont bien plantés là dès le début dans toute leur puissance et jusqu’à la fin, auscultés par l’auteur dans l’idée que dans le périmètre restreint d’une famille, les passions sont chauffées à blanc plus encore que dans la société et celle-ci est stéréotypique des Trente glorieuses. L’image d’Epinal qu’on en a, pour convenue qu’elle soit jusqu’à nous faire soupirer si souvent « c’était mieux avant », correspond à une certaine réalité documentée par les historiens. Mais une fois ressuscité le parfum d’insouciance qui se dégage de l’époque, Lemaitre a choisi de déplacer la focale vers ceux qui en étaient exclus. Ces laissés-pour-compte, paysans victimes de l’exode rural et ouvriers des grands chantiers du boulevard périphérique qui ceinture Paris sur 35 kms, sont en marge tout en ayant conscience que tant qu’on est dans la marge, c’est qu’on est encore dans la page. Car cette fois le réel est celui du progrès à marche forcée et tant pis pour les dommages collatéraux (et n’allez pas parler à Lemaitre de « la parenthèse enchantée » de nos récents Jeux olympiques, il laisserait exploser sa colère). Là notamment gisent les fameuses conséquences. Mais la route est semée d’embûches sous le regard empathique du chat Joseph, conscience et surmoi de la famille, indispensable personnage d’ange qui dit la vérité des choses dans plusieurs volumes de la saga ; et si le choix de ce nom vous renvoie à celui du Chat, ce n’est pas un hasard mais un hommage subliminal du simenonien qui sommeille en Lemaitre.
Ne jamais oublier qu’il a commencé par le polar et que, d’une certaine manière, il n’en est jamais sorti comme en témoignent certaines situations et une vraie montée en puissance du doute et du mystère, de la surprise et du suspense, dans ses romans hors-polar. Sa réussite une fois encore tient à sa discipline d’écriture, à l’injonction d’airain qu’il s’est donné et qui le gouverne : interdiction de perdre le lecteur en route ! On peut décrire, digresser, détailler à foison à condition de garder la main au collet du lecteur durant quelque 400 pages tout en conservant à l’esprit les péripéties des volumes précédents et l’évolution ainsi que le vieillissement des personnages. Quel chantier ! Tout est savamment construit, il n’y manque pas un boulon mais une fois que c’est imprimé, les échafaudages ont disparu et il ne reste plus trace du travail d’horlogerie qui tient l’ensemble. Disparus le travail et l’effort ce qui ne va pas de soi lorsqu’un fresquiste de cette envergure se soucie d’abord de sa propre jubilation avant même celle du lecteur. On ne fait pas plus efficace car c’est parfaitement rythmé et raconté à hauteur d’homme (et de femme, bien sûr !) ce qui favorise l’identification.
Et si vous cherchez le fil d’Ariane, considérez qu’il est sous vos yeux comme la lettre volée de Poe, quasiment posé sur la table puisqu’il éclate sur la jaquette de couverture. Une voiture bien sûr, puisque ces années 50/60 sont vouées au « culte de la bagnole » matérialisé par le triomphe de la DS 19, la première à offrir une suspension hydropneumatique et des phares directionnels. Dans ses fameuses Mythologies (1957), Roland Barthes accordait une entrée à « La nouvelle Citroën ». La DS 19 y était consacrée comme un objet superlatif de l’ordre du merveilleux. Il y voyait même « l’amorce d’une nouvelle phénoménologie de l’ajustement » tant ses différents éléments réussissaient à se juxtaposer et à s’emboiter avec une perfection surnaturelle, la moindre des choses au fond pour une déesse.
Pierre Lemaitre tient le roman historique à distance afin que jamais l’Histoire ne l’emporte sur l’imagination romanesque. Une telle méfiance est justifiée si l’on songe à la façon dont certains auteurs ont coulé leur livre en se laissant déborder par leur documentation. La route la plus sûre pour verser dans le didactisme et l’ennui. Comme les volumes précédents de cette saga, celui-ci doit à une imposante recherche bibliographique de l’auteur sous l’œil expert de Camille Cléret, une historienne qui l’accompagne depuis le début et le prévient des invraisemblances et anachronismes. Libre à lui de les conserver au nom de la licence poétique. Et tant pis si les poupées Barbie n’existaient pas en 1963 (elles ne sont apparues sur le marché qu’un an après). Qu’importe si tout n’est pas toujours parfaitement exact du moment que tout est vrai. Mieux encore : si tout est juste. La métamorphose de l’artisan en artiste s’impose alors devant le lecteur soufflé par une telle maitrise des éléments chez un romancier populaire et fier de l’être.
(« Cette DS 19 de 1961 possède des ailes cendriers, avec l’adjonction de grilles d’ailes avant. L’exemplaire est dans sa configuration d’origine. À l’intérieur, seule la sellerie en tissu a été restaurée. Le compteur affiche aujourd’hui 80 300 km. Elle a été vendue 27 000 € TTC. » photo catalogue de ventes Aguttes ; « Chambres avec vue sur le périph' » photo Mathieu Beaudemont)
Crédit photo : Aguttes.
71 Réponses pour Tout est juste dans le Lemaitre
Quelle magnifique bagnole, rose saumon ! En voiture Simone …
Annie Saumon… ? Allons bon… bon…
Geneviève est pourtant la sainte, patronne de Paris.
L’affaire Champmathieu, c’est vraiment le passage dans les Misérables où l’on se retrouve à aimer Jean Valjean de manière immodérée, cette manière qui lui appartient de dire « c’est moi » qui libère immédiatement l’innocent que chacun croyait coupable.
Fort bon beau papier qui incite à renouer avec la sage de PL… Mais, in fine, pas trop sympa pour Camille Cléret (« Et tant pis si les poupées Barbie n’existaient pas en 1963 elles ne sont apparues sur le marché qu’un an après »). OK, faut bien égratigner un brin pour atténuer la ferveur et l’enthousiasme, hein ?.
Incapacité pour moi de lire ce type de roman.
Enfin une image d’illustration agréable que l’on ne se lassera pas d’ouvrir durant une bonne quinzaine de jours… Merci de l’avoir exhumée.
Est-ce dans les vieux scénarios que l’on fait désormais de la bonne littérature ?
Tout est bon dans le jambon, la DS, la nostalgie qui n’est plus vraiment ce qu’elle n’était pas, le brave industriel Bouboule et sa mijaurée Ginette + le chat. Quatrième volume d’une série fleuve que je n’ai pas commencé à lire. Dans une France au bout de sa planche, la cinquième république au banquet des conséquences. Merci Passou, la voiture est bien belle, mieux qu’une Nissan QuashQai.
la voiture est bien belle,
De la DS, on peut donc se faire plus qu’une idée!
La voiture de mon oncle Georges, l’ancien coureur cycliste.
La voiture dans laquelle la mère de ma compagne – elle avait dix ans – trouva la mort en banlieue…
la voiture est bien belle,
Oh oui, mais les suspension new look étaient trop molles. A chaque sortie, j’avais mal au cœur!
A chaque sortie, j’avais mal au cœur!
C’est pour cela que l’on me plaçait toujours à l’avant lors de nos sorties avec Tonton Georges.
Cela me m’a pas empêché un jour de vomir sur la partie intérieure du pare brise avant. C’était pour la kermesse de Sainte Geneviève des Bois. Partir en voiture était dès lors ma hantise, ma phobie. Heureusement que mes parents étaient trop pauvres pour en posséder une!
A chaque sortie, j’avais mal au cœur!
C’était juste avant la création des autoroutes autour de Paris.
A chaque sortie, j’avais mal au cœur!
Et tout un chacun de me répéter : « ça va? »
Je ne parlais pas concentré que j’étais sur le mal à venir!
Je hochais seulement de la tête.
Quel pensum!
Quel pensum!
Et pourtant j’ai bien aimé la DS Maserati!
Alors vous comprendrez que je ne lirais pas le Lemaitre car j’ai mon propre roman dans la tête.
Ma banlieue, personne ne la vivra à ma place, le savez-vous Pierre Assouline?
( Tiens, cela me rappelle un titre : de la banlieue de l’aube à l’aurore » de je ne sais plus qui. De Michel Butor, peut-être?)
Oui, c’est de Michel Butor!
Oui, c’est de Michel Butor!
J’aurai du m’en souvenir puisque ce fameux écrivain, poète et essayiste habitait à l’époque Sainte Geneviève des Bois.Je l’ai connu peu après vers mes vingt ans.
Bon, place aux jj-J, puck, langoncet et autre O.L.
Ils aiment occuper le terrain, eux…
A bientôt!
Bises à tous les autres et aux bavards aussi!
@Et pourtant j’ai bien aimé la DS Maserati!
La SM ; ça ne s’invente pas …
Sainte Geneviève des Bois, un endroit charmant de la vallée de Chevreuse, où nous allions diner les soirs d’été !
Du temps où Komeyni résidait non loin, à Nauphle-le-Château…
@ raconteras tu ta vie ?
moi c’est le jus d’orange et les cent wafers ingurgités avant de monter dans la CX pour aller à Lubbeek voir mon grand-père en maison de retraite. A partir du musée de Tervueren j’étais déjà bien nauséeuse, à Louvain je vomissais par la fenêtre.
Ces biscuits de Beukelaere, gaufrettes au chocolat, cultes pour des générations de belges, ont été rachetées par le biscuiter nantais Lu, l’usine de biscuits d’Herentals la plus grande d’Europe a été rachetée par Kraft Foofds devenu Mondelez qui a envoyé la production à Potlava en Ukraine depuis 2019. Depuis la guerre difficile de s’en procurer …
Un bel exemple de fin de parcours
Ah les sagas familiales, les Thibault, les Hommes de bonne volonté etc etc.
A propos de la paralittérature.
« Le succès de Heated Rivalry réside aussi dans le fait qu’elle ne plaît pas uniquement à un public gay. « Quand on a commencé à voir les réactions sur internet […], la grande majorité d’entre elles provenait de femmes et des fans féminines des livres », a confié le producteur Justin Stockman […].
Et ce n’est pas nouveau : au Japon, depuis les années 1970, une partie des mangas centrés sur les relations amoureuses ou sexuelles masculines sont principalement écrits pour des femmes – les « yaoi ».
Sainte Geneviève des Bois, un endroit charmant de la vallée de Chevreuse
Il y a erreur Jazzi.
C’est plutôt la vallée du Hurepoix en Essonne! 🙂
Et son fameux cimetière russe, vous devriez le savoir vous le spécialiste de nécropoles!
Mais après tout Melle de Scudéry reprenant « Daphnis et Chloé » ça n’est pas autre chose que des mangas.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_grec#/media/Fichier:Daphnis_Chloe_Cortot_Louvre_CC171.jpg
Il faut mettre entre guillemets le second paragraphe. C’est une citation.
C’est étonnant la pérennité de ce genre de littérature dont on pourrait penser à bon droit qu’elle est sutoutdormitive.
Leibnitz avait une prédilection pour les romans de Melle de Scudéry.
* Leibniz
* surtout dormitive
Yuja Wang joue et dirige « Rhapsodie in Blue » sur Arte en ce moment. Elle est à moitié nue comme souvent…Tant mieux car je suis assez fermé à cette musique si populaire.
Je suis fou de la vallée de Chevreuse. Il y a des coins tellement beaux qu’on a l’impression de rêver…
Sur Cnews, excellent Michel Onfray. Il est inégal mais souvent remarquable. Je vais commander le Hegel dont il a parlé hier, Raison et histoire.
J’ai fréquenté assidûment une DS 21 de 1972, jamais eu mal au cœur, même à l’arrière.
En revanche, dans la R16…
La Déesse des bagnoles.
Roule-t-elle aux Champs Élysées ?
@Cette DS 19 de 1961 possède des ailes cendriers, avec l’adjonction de grilles d’ailes avant. L’exemplaire est dans sa configuration d’origine
Celle qui fut coursée par une ID 19 bleue dans la France si tranquille de 1961 se serait vendue avec une certaine plus-value malgré, l’impact du temps ; les droitards fascisants de la ligue mondialisée ont de la mémoire
(C’est fou ce que la dite ligue mondialisée des droitards fascisants compte comme soutiens au peuple iranien ces derniers jours ; surtout chez les bourgeois de bonne famille bien de chez nous)
A défaut de pétrole, on avait des ID
Oui, je dois confondre avec un charmant petit restaurant en terrasse sur l’Yvette, en vallée de Chevreuse, où nous allions aux beaux jours vers la fin des années 1970, rcptv !
Je ne retrouve pas le nom…
A Sainte-Geneviève des Bois, j’y suis allé plus récemment
https://www.lelezarddeparis.fr/il-fait-beau-allons-au-cimetiererusse-de-sainte-genevieve-des-bois
Il a juste confondu Ste Geneviève des bois avec St Lambert des bois, in la vallée de Chevreuse anéfé, à côté de Port Royal des Champs. En revanche, François Maspéro habita à côté de st lambert des bois, à Milon la Chapelle…
(Pour Jzman, il y a une curiosité historiique dans le petit cimetière de cette commune… La connaissez-vous ?)
Je dois reconnaître avoir toujours aimé la vallée de Chevreuse, non loin de laquelle j’ai longtemps vécu. Et cela m’embête d’avoir à partager pareille affinité… M’enfin, tous les « chemins de Racine » qui nous fit remonter aux temps du jansénisme, ne vont pas à Rome, ils appartiennent à tous les marcheurs sans DS 19…
Bàv – les vieux souvenirs des sixtiees franciliennes vont nous remonter aux surfaces. Bravo, Lemaître à Passoul !… hein ?
Langoncet roule en Dacia, la roumaine, elle lui va comme une mendiante à ce pauvre.
Oui, JJJ, c’est Saint-Lambert des Bois.
Non, quelle curiosité ?
J’y habite ou quasi…
D’après le Langoncet, il ne faudrait pas se sentir solidaire du peuple iranien? Étroniforme crétin…
Sentir tout court vous signale
« La liberté n’est pas gratuite. »
@Quelle magnifique bagnole, rose saumon !
Un improbable croisement de batracien et de limace, dans un rouge indien délavé par le temps
Mes poules dorment avec moi ce soir.
Langoncet et ses insultes de demeuré.
🙂 Dans le prolongement du post de renato, pour voir la suite, il faut payer
22,5 km de distance quand même, c’est pas tout près…
https://www.l-itineraire.com/de_neauphle-le-chateau_a_saint-lambert-78
Au fait, merci pour vos conseils sur les poules et la neige… Rien appri au demeurant, tout ce qu’ils racontent, nous le savons et nous y conformons à la lettre… Sauf que si tu ne leur déblaies pas le terrain pour gambarder dans le parc, elles ne vont pas aller marcher dans 25 cm de poudreuse. Durant deux jours, elles n’ont pas voulu sortir de leur enclos, sont restées au sec, sur de la paille fraiche, avec de l’eau vive et leur purée de céréales… Et comme depuis six mois, deux sur quatre pondent leur oeuf quotidien. On ne comprend pas la « stérilité » des deux autres. Mais cela suffit amplement à notre conso.
Nous ne dormons jamais avec elles, D-Dé (20.42). Mimi Souris, jaloux des poules comme un mac, ne le supporterait pas. Et le coq César veille sur elles, maintenant qu’il a acquis sa maturité sexuelle et la fait ardemment fonctionner une dizaine de fois par jour. La nuit, il se repose, blotti avec elles.
Bàv.
Le pornographe du phonographe ; c’était le bon temps des DS aux suspensions hydropneumatiques
L’avenir s’annonce radieux, vu de mon balcon
mais rien ne vous empêche d’en raconter un peu plus sur votre propre vie, 15.08… Nous en serions très curieuses. Vous avez réussi à en placer huit à la file, ce jour. Alors, bienvenue au clube ?
*** les bagnoles, les bagnoles (de l’Orme). Une passion française, hélas !… (la fée électricité ?)
Qui mettra fin au régime pornographique des molards iraniens, sur cette chaine lubrique ? (Bon, je sors… de Laya Thola -> ça suffit !).
Sans payer
-Il y avait de l’ID dans la DS.
-Demain, DS sur Les Misérables, réviser les digressions (Waterloo, l’argot et les égouts de Paris), ainsi l’usage permanent de l’antithèse.
-Thierry Coville, très bon sur l’Iran.
BBC, CNN et Sky aussi. Al Jazeera indigente, car le Qatar ne supporte pas qu’on critique un pouvoir musulman, même chiite…
-Ne pas confondre Reza Pahlavi et Rose Sélavy.
Rrose Sélavy !
Où le léZard a appris à léZarder
Capté en passant
Remarque :
rose, ce serait plutôt la cuisinière.
Les dames n’ont jamais aimé la DS qui leur esquintait le chignon.
Un roi qui n’est pas un succédané de roi.
Le roi du Maroc, qui aurait renoncé à sa part successorale, et ses frère et sœurs auraient prévu de vendre d’autres biens marocains ayant appartenu à leur mère, à Rabat et à Bouznika.
ILLUSTRATION
Avant tout, la DS a été, et restera, un objet d’art bien différent d’un véhicule automobile.
La finesse de ses courbes continue à nous faire rêver. La conduire était délicieux tant elle était séduisante et douce.
Elle rendait la route agréable à ses fidèles !
Wang ? Une des seules pianistes classiques que l’on ne peut écouter les yeux fermés…!
Rencontré Eliott Schonfeld.
Il projetait Alaska, La cabane de Dick Proenneke, film tourné avec sa GoPro.
Le plus jeune de la société des explorateurs, il a 28 ans et vit ainsi -explorant- depuis une dizaine d’années. Il vit peu loin de chez moi ; avant il vivait porte de Vincennes au-dessus du périph.
Moment de bonheur infini.
Si vous avez la chance sur Ushaïa TV de voir ses films sur l’Amazonie, l’Alaska, la Mongolie, foncez.
Son prochain voyage sera en Mongolie britannique sur une île déserte, 15 km sur ? qui abrite un ours noir, mais qui est blanc, qu’une tribu a caché du monde -peur de l’extinction, toujours. À cause de la folie humaine, dont nous avons quelques parfaits représentants, à la tête de quelques états.
Il a répondu à un jeune homme que, à 70%, les ours, y avait pas de problème. Je lui ai rappelé le doc.de Werner Herzog, où un ours mange un homme qui, pourtant, aime les ours.
Son canoë m’a tué, dé-ca-+thlon, 2kg, affreux mais deux kilos. Lorsqu’il a descendu le Yukon sur deux tiers, il a acheté son autre canoë, en résine, à deux marseillais, là-bas qui faisaient du woofing.
Voilà, rencontre magnifique du samedi soir. Je suis sortie.
Le correcteur automatique ne voyage pas.
Jamais.
Mongolie, foncez.
Son prochain voyage sera en Colombie britannique.
Son canoë m’a tuée.
Plus horrible que ça, tu meurs.
Semaine ¹, je pars.
Semaine à Marseille, à prendre soin de ma maman.
Pas vue depuis le 21 décembre.
Retour à l’Ehpad.
Je suis en forme, j’ai le moral.
C’est parti jusqu’à dimanche soir.
La DS,.c’est la suspension qui était trop molle.
Chignon ou attentat ?
Voilà mon souvenir de la D.S
ina.fr
https://www.ina.fr
L’attentat du Petit Clamart
Attentat manqué contre le général De GAULLE, le 22 août 1962 au Petit Clamart perpétré par 2 commandos quasiment simultanément au passage de la DS.
Moi, entre le canoë et la D.S, je choisis le canoë, mais si tu m’emmènes faire un tour en D.S, je viens.
Pas cette semaine.
quelques parfaits représentants.
Ai pensé à un hier, qui veut attaquer Cuba, on croit cauchemarder, et ai trouvé la solution : l’Ehpad.
Quand tu veux te débarrasser de quelqu’un, tu le fous dans un EHPAD, c’est la meilleure méthode.
Hop.
Bon débarras.
Un gars, Tom, sur un de ses trajets, lui a offert le bouquin de Dick.
Mécanicien, un jour, vers 53 ans, icelui a eu un accident de travail qui l’a laissé aveugle six mois, passés à l’hôpital. Après cet événement, il est parti pour un an à coté des Twin lakes en Alaska. Il y est resté 30. Il a écrit tous les jours le carnet de sa vie, là-bas, en pleine nature,à côtoyer les animaux.
Très tard, vers 81 ans, il a rejoint son frère en Californie et il est mort à 84 ans.
J’ai de nouveau aimé les américains, grâce à Dick et aux deux rangers Cate et XY qui prennent soin de la cabane de Dick et du parc National qui a été crée là-bas en Alaska.
Trop chargé Eliott. Il pèse 65 kg et son sac 22. Je vais suivre ce qu’il fait.
« Tout est juste dans le Lemaitre »
Juste ? Donc un maitre étalon !


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