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La République Des Livres par Pierre Assouline
Antoine Sénanque, qualité française

Antoine Sénanque, qualité française

Un mot et une vie bascule. Vraiment ? Disons deux ou trois mots. « Fusain est un con ». Et comme le graffiti est public, il suffit à faire d’un désabusé un désespéré, avant de le faire douter de la qualité de son petit bonheur. S’ensuivent deux mois sabbatiques de la vie d’un quinquagénaire rongé par le doux démon de l’intranquillité. Pessoa en personne ? Pas tout à fait. Il s’appelle Etienne Fusain. Professeur de philosophie en banlieue parisienne, il n’a plus le goût d’apprendre quoi que ce soit aux autres. Transmettre, quelle plaie ! Quant à sa femme…  Zéro défaut. Juste une conception peu aiguë de la propreté. Quand il l’embrasse ou la prend dans ses bras, elle prévient : « Attention, tu vas tout froisser ». Du genre à tout essuyer  tout le temps. A se laver les mains en permanence. Une phobie du sale, un TOC de l’immaculé sans un pli, un truc de perfectionniste pathologique. Du lourd, quoi. Ce n’est d’ailleurs pas l’asymétrie des couverts qu’elle corrige à table mais justement leur dissymétrie. Elle aussi, une plaie, à mon avis. Etienne souffre en silence. Forcément, un prénom de protomartyr, ça prédispose.

Son ami Larbeau, le médecin-légiste, aussi à l’ouest que lui est au centre, l’emmène en virée pendant quelques semaines pour mieux lâcher prise. Entre eux trône Lily, leur amie de jeunesse, par les deux désirée. Le problème, c’est qu’Etienne vit une forme de fatalité qui l’empêche d’être heureux au présent en l’absence de ses deux amis. Difficile de ne pas entendre dans le fond les trois petites notes de musique pour dire le tourbillon de la vie selon Rezvani, susurrées par Jeanne Moreau dans Jules et Jim. A ceci près que la « Sénanque touch » est un usage permanent et enchanté de la litote. Son imagination est inépuisable dans ce registre. Etienne regrette (240 pages, 18 euros, Grasset) en témoigne avec éclat, mais discrètement. On se dit qu’un tel romancier doit recharger son stylo à l’understatement. Un régal.

Il y est dit d’un homme que son style laisse les nymphomanes indifférentes. Quand un malabar lui met une lame sous la gorge, un autre sent son stoïcisme vaciller. On découvre qu’une femme peut avoir une conception préocolombienne du monde : au-delà de l’horizon de la jeunesse, les hommes tombent dans le vide. On apprend que même le poulpe est aujourd’hui protégé par une directive européenne pour son aptitude à éprouver angoisse et souffrance. On apprend beaucoup de choses en fait, l’air de rien. Après tout, le héros-titre a fait philo. Il assure que le même mot en grec ancien signifie « couardise » et « lucidité » (mais il ne nous précise pas si c’est athymia ou tapeineia). En revanche, sur la question du pipi, il est plus net :

 « L’urine est le fluide le plus propre de l’organisme. C’est de l’eau filtrée par le filtre le plus efficace du monde, le rein. Quand tu te laves les mains, le savon plein de staphylocoques en suspension, l’eau à peine potable, polluée par des coprobactéries, et la serviette en culture, t’ensemencent comme un bouillon. J’ai jamais compris ça. On compte 40 millions de micro-organismes par centimètre carré de surface collective. Tu te laves les mains pour les infecter. »

Il y a comme ça des révélations. Quand le narrateur dit qu’il a perdu une seule personne dans sa vie, mais « vraiment perdu, ma mère », avec tout ce qu’on peut entendre dans ce « vraiment », on pense à Blondin évoquant la mort de sa mère : « Un jour, elle a pris feu ». Pour le reste, l’autre Antoine n’aurait pas eu l’imprudence de se mettre les Basques à dos, comme s’y risque cet Antoine-là. S’il jouit d’une maison de vacances au Pays basque, il a intérêt à se faire discret dans le coin. Forcément, il tient ses natifs pour des gens qui tiennent à rappeler obstinément leur statut d’habitants, et méprisent ceux qui viennent vivre chez eux : « C’est étrange, ces gens qui pensent que la terre leur appartient. Alors que depuis des générations, la chose essentielle qu’ils font dessus c’est leurs besoins. »boris horvat Le style basque ? « L’attachement à son carré ». Quand le vin y est amical, c’est qu’il a du être cultivé hors de ses frontières. N’en jetez plus !

Saint-Jean-de-Luz, Bénarès, Venise : ça voyage. La bâtisse rouge de Malaparte à Capri, c’est la maison où Bardot est plus belle qu’aujourd’hui. Ah, Capri ! Dans ce coin-là aussi, il risque d’avoir des problèmes s’il y retourne. Avec les couples de touristes français : « Les plus jeunes au sourire imbécile et les vieux au sourire vasculaire ». On ne dira pas de lui qu’il aime tous ses personnages. Etienne regrettera peut être mais en attendant, nombre d’entre eux dégustent. On suit les amis d’enfance par leurs bulletins de santé sur les réseaux sociaux. Quant à nos deux amis, Fuseau et Larbeau, ils ont des pensées profondes mais en surface.

A propos, « Etienne regrette », c’est ce qu’on peut lire à la fin sur le ruban mauve d’une couronne mortuaire. On peut le révéler sans dommage car Etienne regrette n’est pas un polar métaphysique. Enfin, pas tout à fait. Les ultimes remerciements donnent le ton, le vrai, notamment ceux adressés à deux inconnus « pour rien de très précis ». Voilà bien l’esprit de la chose et c’est savoureux. Petite réserve : on s’interrogera juste sur l’utilité d’intituler chacun des trente-huit courts chapitres. Il faut faire confiance à l’intelligence du lecteur, à sa perspicacité, ses envies de surprises et son goût de l’inattendu.

Le style est d’une belle clarté, sans afféterie, bien dégraissé, nettoyé sans être aseptisé. La phrase est brève mais jamais sèche. Il y est dit que rien ne s’atténue avec le temps. En tout cas, c’est certainement vrai s’agissant du talent de cet écrivain. Pardon, pas le talent, surtout pas le talent ! « Comme on ne savait pas quoi lui dire on disait qu’il avait du talent. C’est le mot qu’on utilise pour changer de sujet ». Alors disons, non pas le génie, n’exagérons rien, mais les qualités d’Antoine Sénanque à construire son monde intérieur. On retrouve quelques détails médicaux qui font le lien avec Blouse, La grande garde, L’homme mouillé, un zeste de burlesque qui raccorde bien avec l’Ami de jeunesse et l’humour débridé de Salut, Marie ! De roman en roman, une voix s’affirme. Désormais, une page, que dis-je, un paragraphe suffit à nous signaler que c’est du Sénanque (pseudonyme d’un neurologue à ses heures).

La qualité française, on sait ce que ce fut au cinéma, à une époque, du côté de Truffaut, Sautet. En littérature, c’est plus difficile à cerner. Disons : tout ce que le grand roman américain n’est pas. Mais on sait déjà qu’il faudra y inclure Antoine Sénanque et son univers poétique, désenchanté, caustique, gentiment misanthrope, peuplé de messieurs Jadis. Des personnages inactuels produits par notre temps. Oh, rassurez-vous, rien de sérieusement essentiel. Un peu de gravité sous beaucoup de légèreté. Juste un certain charme mais c’est si rare dans ce monde de brutes, vraiment.

( « Qualité française »  photo Henri Cartier-Bresson ; « Des étudiants en dentaire manifestant contre les facilités accordées par l’université Fernando Pessoa » photo Boris Horvat)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

437 Réponses pour Antoine Sénanque, qualité française

christiane dit: 16 mars 2014 à 9 h 37 min

« M’enfin », Sergio,
Franquin créant Gaston Lagaffe c’est un peu Antoine Sénanque créant Etienne Fusain.
Tendre, distrait, poète, inventif, subversif ce Gaston mais aussi étranger au monde du Journal où on lui cherche vainement un emploi, comme s’il était ailleurs, toujours… dans son invraisemblable fouillis, ses inventions, avec son chat et sa mouette !
La yam qui passe comme un éclair… comme vous dans les commentaires, ici.

renato dit: 16 mars 2014 à 9 h 02 min

« […] question, […] qui pourrait nous entrainer trop loin. »

… aurait-elle une relation quelconque avec mon petit déjeuner de ce matin à 7 heures ? aura-t-elle une incidence sur mon café de 10 heures ?

Jacques le F. dit: 16 mars 2014 à 8 h 45 min

renato dit: 16 mars 2014 à 8 h 27 min
« Ça revient à quoi une « difficulté ontologique » ? »

Excellente question, mais qui pourrait nous entrainer trop loin.

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 mars 2014 à 8 h 35 min


…@,…bérénice,…vous savez pousser le bouchon !,…de très loin,…

…il y a trop de chois,…en plus pour un timide sans expériences,…

…vaut mieux êtres très riche avant de s’engager!,…le tigre reste qui ronronne en chaleur au frais!,…etc,…

…je parle de technique,…l’esprit au repos!,…etc,…
…je crois que pour le tigre de moteur,…une question d’argent bêtement!,…
…et la ville est à vos pieds,…!
…et, partage au menu fretin,…sans plus!,…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 mars 2014 à 6 h 57 min


…suite, des filtres-poussières à hélice,…

…à votre avis,…
…en équiper, toute les voitures,…dès le démarrage,…et mise en marche!,…

…résultats des courses,…des villes et trajets des routes,…on ne peut plus propre!,…

…n’oubliez pas de remplacer vos filtres et de jeter les usagés à la poubelle de service!,…

…quoi encore,…non rien,…etc,…
…et pour les bouchons,…

…on va pas refaire le monde!,…Nom de Dieu!,…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 mars 2014 à 3 h 26 min


…@,…15 Mars 2014… à,…1 h 11

…suite,…moteurs à hélices!,…

…pour les panneaux de Pub – filtrant les poussières – filtres,…
…placés devants,…
…les moteurs silencieux à aspirations électriques << à hélices <<,…sont suffisant,…
…bien sûr!,…etc,…

Marcel dit: 16 mars 2014 à 3 h 18 min

Figures de style (2)

Point la clarté de l’ombre grise,
Point la lueur obscurément.
Obscurément, l’espoir s’épuise,
Point la clarté de l’ombre grise.

L’esprit, le corps, que le temps brise,
Seront meurtris dans ce tourment.
Point la clarté de l’ombre grise,
Point la lueur, obscurément.

Jean Calbrix, le 16/03/14

Sergio dit: 15 mars 2014 à 23 h 09 min

D. dit: 15 mars 2014 à 21 h 27 min
Lundi, seuls les véhicules dont le n° est impair pourront circuler

La république, ça manque de poésie : on pourrait prendre tous les nombres premiers, ou tous les irrationnels, ou ceux en suite de Fibonacci…

Sergio dit: 15 mars 2014 à 23 h 06 min

christiane dit: 15 mars 2014 à 20 h 44 min
Yam ?

Ha non elle est en full, à vingt-cinq images par seconde on n’a pas le temps de la photographier…

Il est pas paresseux ! Avec toutes ses industries diverses, qu’est-ce qu’il leur faut…

Sergio dit: 15 mars 2014 à 23 h 00 min

hristiane dit: 15 mars 2014 à 20 h 10 min
l’été 2008

C’était que quatre ans après l’ouverture de l’ADSL : tout était déjà pratiquement comme maintenant, sur le plan humain i say, si ce n’est la puissance et la solidité qui se sont quand même bien améliorées. J’avais un Sparc, machine d’anthologie avec deux processeurs massivement parallèles comme on disait…

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 mars 2014 à 22 h 09 min


…@,…bon,…aussi,…l’employé fictif,…inverse,…à Paris!,…

…des raretés à acquérir!,…Oui,…
…je sais l’inaccessible à désirer!,…et passer à côté,…
…c’est mieux!,…du leurre en bail,…etc,…

…se ressourcer!,…au mieux!,…
…l’hydraulique du  » liquide  » vénal à €uro’s,…etc,…

…les amours  » groupir  » de fourmis des cités!,…du public relation!,…bas de gamme!,…etc,…

christiane dit: 15 mars 2014 à 20 h 10 min

@Sergio dit: 15 mars 2014 à 15 h 36 min
souvenirs, souvenirs… nocturnes de l’été 2008 en dialogues croisés avec Yfig !

u. dit: 15 mars 2014 à 20 h 06 min

« Je vois le genre : tous les passouliniens, attirés par la douceur, les terrasses nouvellement sorties, »

Sauras-tu expliquer ce propos de Clopine?

(1) Normande, elle n’aime pas l’Irlande
(peu probable, il y a du vert partout)

(2) Normande, elle ne comprend pas la beauté du rugby

(3) Autre

Salut à O’Driscoll!

Sergio dit: 15 mars 2014 à 18 h 47 min

Clopine dit: 15 mars 2014 à 18 h 40 min
Edern Hallier ? Le (malheureux) cycliste ?

Oui. Simplement je trouvais que l’on aurait pu passer le syle un peu au papier de verre, le lisser. Mais sur le moment dans mon esprit ce n’était pas fondamental.

Bon faut que je décroche jusqu’à dans les vingt-trois heures…

Jacques Barozzi dit: 15 mars 2014 à 18 h 44 min

Bon, j’ai un long message en attente de modération !
Il y a de beaux morceaux chez Hallier, Clopine, vous en voulez un extrait ?

Sergio dit: 15 mars 2014 à 18 h 38 min

Clopine dit: 15 mars 2014 à 18 h 30 min
quand on s’écrit !

Il y a un Edern Hallier qui est très bien, et dont la base ne se constitue que d’un journal, un journal qu’il a tenu à un moment. Pas de scénario, rien, ça marche tout seul ! Et volumineux au reste. On pense à Chateaubriand, évidemment…

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 mars 2014 à 18 h 33 min


…je fait réellement rien sur ordinateur,…Barozzi!,…

…tout est dans ma mémoire,…à ce niveau!,…

…plus de soleil hier!,…n’est ce pas!,…etc,…

Clopine dit: 15 mars 2014 à 18 h 30 min

Oh, Sergio « assurément on se regarde quand on se lit ». Avez-vous dit « se » lit, ou « lit » ? Je remonte voir…

NON !Quand « on lit ». Alors, bon, je ne vous renvoie qu’une chose, (et je suis d’accord avec vous) : si déjà on se voit quand on se lite, qu’est-ce que c’est, mamma mia, quand on s’écrit !

Jacques Barozzi dit: 15 mars 2014 à 18 h 29 min

Julius c’est Passou, Clopine !

Bienvenue au château :

« À tout seigneur, tout honneur : le maréchal Pétain, le premier arrivé, accompagné de sa suite, le 8 septembre, eut droit à un tour du propriétaire. Bien qu’il fût précédé par sa légende, je dois à la vérité de dire qu’il ne m’impressionnait guère ; tant de personnalités avaient défilé entre ces murs que seule la présence de gens du commun eût été de nature à m’étonner.

Je le priai de me suivre, ainsi que son épouse, et quelques personnes dont on me fit rapidement comprendre qu’elles lui étaient attachées : le docteur Bernard Ménétrel, qui ne semblait pas veiller que sur sa santé, le général Debeney, qu’une blessure de guerre avait rendu manchot, l’amiral Bléhaut, le lieutenant de vaisseau Sacy, Martial le valet de chambre du maréchal, un commissaire de police chargé de sa sécurité personnelle, trois chauffeurs, un motocycliste, une intendante, des gouvernantes. Étant donné l’immensité du château, il tenait à ce que son entourage puisse se repérer sans tarder dans le labyrinthe de ses innombrables couloirs, galeries, terrasses, passages, portes dérobées et souterrains ; l’édifice est si bizarrement conçu que, d’une aile à l’autre, les étages disposés en gradins ne se correspondent pas ; or l’instinct des dédales n’est pas donné à tous ; ce sixième sens me serait-il devenu un réflexe naturel si je n’avais toujours vécu entre ces murs ?

De temps en temps, il marquait une pause en regardant par une fenêtre, le masque déjà nostalgique, probablement pour permettre à chacun de reprendre son souffle entre les étages, car je ne crois pas qu’il ait jamais cédé à la tentation du panorama.

« Le matin, de la terrasse, on aperçoit les sommets des Alpes du Vorarlberg », tentai-je, sans effet.

Le fait est que dès le premier jour, le maréchal se renfrogna, sa manière bien à lui de contenir la colère qu’il éprouvait de se retrouver ainsi retenu contre son gré loin de son pays. À ces premiers Français, de l’extérieur et surtout la nuit, le château rappelait unanimement Les visiteurs du soir, allusion dont le sens m’échappait. Escorté du petit groupe, je me faisais l’impression d’être un guide de musée, flattant ici l’historicité des tableaux, là l’inspiration très française des salles d’eau ; c’était d’autant plus nécessaire que cette maison ne se donne pas facilement tant sa construction déconcerte.

« En fait, le château est constitué de trois corps de bâtiments appelés du prénom des princes successifs qui les ont fait édifier, leur annonçai-je en les priant de me rejoindre à la fenêtre. Là-bas, à gauche, c’est le Leopoldbau ; l’administration s’y est installée, de même que M. et Mme Hoffmann et leurs deux collaborateurs, le baron von Salza et la comtesse Sailern. Au Wilhelmbau se trouvent les chambres des employés, des rares membres de la famille Hohenzollern et de votre serviteur. Enfin, il y a le Josefbau. Nous sommes ici au dernier étage, le septième, où les appartements sont peut-être moins modernes mais mieux chauffés. Les serviteurs logent sous les toits. »

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 mars 2014 à 18 h 21 min


…@,…Elena $ bikini $,…

…à Alberto Savinio,…

…le gènio,…en baleine échouée,…


…très large l’espérance de la pluie d’or,…

…enfin,…d’abord le vernis pour accrocher  » l’or  » en feuilles,…
…pour illuminer le serpent à plumes!,…etc!,…

Jacques Barozzi dit: 15 mars 2014 à 18 h 18 min

« …donc,…je fais bien, de ne rien faire en créativité sur ordinateurs,… »

Faux-cul de sant’ Angelo, qui ne fait que ça ici !
D’ailleurs, Passou veut la vidéo !

Sergio dit: 15 mars 2014 à 18 h 18 min

Clopine dit: 15 mars 2014 à 17 h 50 min
n’avez pas lu Sigmaringen,

Pas trouvé à la bib, ce qui est normal puisqu’il doit falloir un an ou deux, et puis de toutes manières il y avait une urgence internationale, faire tourner la Yam. Le principe même, qui a pu étonner, me semble tout simplement du registre de Dumas père, on en avait parlé au moment d’étudier si, en ces mêmes murs, Ferdine pouvait être accrédité comme historien ou non. Je crois que l’essentiel est que le roman accroche, c’est quand même son premier casuel. La question des personnages est autre, rien que dans Maupassant par exemple on trouve des descriptions quasi biométriques, cela devient une syntaxe à soi tout seul. Mais au bout, que trouve-t-on ? L’éternel problème de l’identité ! On peut en sortir, mais lentement… Assurément on se regarde quand on lit, pas trop quand même heureusement…

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