de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Poésie

Deux poèmes inédits de Sappho

Deux poèmes inédits de Sappho

DIRK OBBINK

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An “Oxford secret” is supposed to be a secret you tell one person at a time. Add social media and it’s across the world within hours, often in garbled form. In this case, the “secret” was the discovery on a fragment of papyrus of two new poems by the seventh-century BC Greek poetess, Sappho. The first concerns her brothers, “The Brothers Poem” for short. The second, “The Kypris Poem”, is about unrequited love and addressed to Aphrodite (by her other name, “Kypris”). The full evidence will be presented in an article in Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik (2014), and I am grateful to the […]

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2014 : Voeux à volonté !

2014 : Voeux à volonté !

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 « Qui le connaît, celui qui détourna sa face du Réel pour la plonger dans un autre réel que seules les pages vite tournées interrompent parfois violemment ?   Sa mère même ne serait sûre que c’est bien lui qui lit ce que son ombre abreuve. Et nous qui possédions les heures, savons-nous combien lui en échappèrent   jusqu’à ce qu’il levât péniblement les yeux : dressant sur ses épaules ce que le livre recelait, avec des yeux qui, loin de prendre dans le don se heurtaient à la plénitude du monde : ainsi des enfants calmes, ayant joué tout seuls, découvrent soudain ce […]

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Jacques Dupin, corps clairvoyant

Jacques Dupin, corps clairvoyant

Bernard Pokojski

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Nous savions tous que Jacques Dupin était né ce 4 mars 1927 à Privas, en Ardèche et depuis peu qu’à Paris il referma ses yeux, le 27 octobre de l’an 2012… mais puisque mourir est moins que pisser… Jacques Dupin vivra alors ses premières années dans sa ville de naissance à l’asile psychiatrique que dirigeait son père, médecin. Mais cela ne l’empêchera nullement de noter « dès le premier jour de ma vie derrière les barreaux des fenêtres de la folie, une note de lumière ». Dans la bibliothèque paternelle il découvrira Proust, Balzac, Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé. Ajoutons à […]

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Du plaisir de traduire Arun Kolatkar

Du plaisir de traduire Arun Kolatkar

LAETITIA ZECCHINI

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Traduire, c’est partager le plaisir de la lecture. Du plaisir il y en eu beaucoup dans cette traduction ; plaisir de converser avec la voix tendre, drôle, complice, merveilleusement libre et familière de Kolatkar ; plaisir des mots, de la langue assonante, imagée et ludique du recueil Kala Ghoda. Poèmes de Bombay ; plaisir de nos rencontres hebdomadaires avec Pascal Aquien, professeur à Paris-IV-Sorbonne, tous les vendredis, de poème en poème pendant plus de deux ans, où il nous est arrivé de passer des mois entiers sur quelques vers, confrontant nos ébauches de traduction, raturant, reprenant, défaisant, utilisant en tout cas toutes les […]

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Apollinaire, Obus-Roi

Apollinaire, Obus-Roi

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Le monument appelle le monument. Apollinaire en est un dans le paysage de notre histoire littéraire : le Guillaume Apollinaire (810 pages, 30 euros, Gallimard) de Laurence Campa est son vis à vis désormais bien planté dans le champ si fertile de l’érudition. On connaît le bonhomme né Wilhelm de Kostrowitzky, issu d’une famille italo-polonaise de petite noblesse lituanienne, qui le fit parler italien jusqu’à l’âge de sept ans, avant que sa drôle de mère ne vienne s’installer à Paris. Cosmopolite en majesté, il tenait qu’un poète n’est jamais un étranger dans le pays de la langue qu’il emploie ; d’ailleurs, ses amis […]

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Philippe Jaccottet, qui resplendit dans l’effacement

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Pour qui se souvient du recueil de notes de Julien Gracq En lisant en écrivant, tout était déjà dans l’absence de virgule, chacun étant libre de l’interpréter à sa guise, et notamment comme l’idée que chez un tel écrivain les deux activités étaient indissociables et se prolongeaient l’une l’autre, mais nul ne pouvant feindre de l’ignorer tant elle était éclatante. Avec Taches de soleil, ou d’ombre (208 pages, 22 euros, Le bruit du temps), dernier livre de Philippe Jaccottet constitué de notes sauvegardées datant des années 1952-2005, tout est déjà dans la virgule.  On ne l’y aurait pas placée spontanément. […]

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Pour saluer Apollinaire

Pour saluer Apollinaire

GUY GOFFETTE

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RETOUCHES AU BESTIAIRE       Le dromadaire Bel hospodar héréditaire Le prince Mony Vibescu Conquit Culculine en trois coups Il fit mieux que j’aurais pu faire Même avec quatre dromadaires          L’éléphant Bâti comme un lutteur de foire Gui gardait une âme d’enfant Il devint artiflot pour voir Comment tirent les éléphants       Le chat Je souhaite dans ma chanson Une femme comme échanson Un chat qui rit quand je suis ivre Et des amis à l’unisson Fêtant Alcools parmi les livres »                       CODA […]

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Michel Houellebecq dit bonsoir aux amis du club des poètes

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A moins de ne pas vivre en France, ou d’être fermé à la lecture et à l’écoute des médias français, vous devez être des rares à ignorer la parution du cinquième recueil de poèmes de Michel Houellebecq Configuration du dernier rivage (104 pages, 15 euros, Flammarion). Dans un élan remarquable, avec une ferveur nord-coréenne, ils l’ont porté au plus haut et estampillé fin XIXème, quelque part entre Laforgue et Verlaine, ce qui a le mérite d’éviter les superlatifs aussi bien que l’analyse. Il est vrai qu’elle tourne court tant la matière est scolaire ; le recours à la rencontre ou à […]

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Une voix qui demeure après que quelqu’un s’en est allé

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Encore le silence, on n’en sort pas et pourquoi pas. Qu’y a-t-il de plus universel, de plus intemporel et de plus apaisant à l’écoute (même si le silence éternel de certains espaces infinis en a effrayés) que cette plénitude ? Sauf que cette fois, il ne s’agit pas du silence des peintres mais de celui des poètes et des musiciens, cette langue étrange que parlent la musique et la poésie lorsqu’elles nous intiment de nous taire. Deux livres y reviennent, s’employant à trouver les mots pour dire la musique tout en se demandant comment il faut faire pour surmonter cette difficulté qui […]

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Ezra Pound, une « refondation » poétique

Ezra Pound, une « refondation » poétique

YVES DI MANNO

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L’entreprise un peu démesurée d’Ezra Pound – que les Cantos résument, certes, mais auxquels elle ne saurait se réduire – est l’une de celles qui auront le plus contribué à modifier la conception et l’exercice même de l’écriture poétique, au cours du siècle dernier: aux Etats-Unis tout d’abord, cela va sans dire, mais aussi dans nombre d’autres pays (elle est désormais très sérieusement considérée en Chine, par exemple). Son irruption en France au milieu des années 1960, grâce aux efforts conjoints de Denis Roche et de Dominique de Roux, ne devait d’ailleurs pas rester sans conséquences, tout en suscitant quelques malentendus […]

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