de Pierre Assouline

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La République des livres
Du silence de Pascal Quignard « Deo Soli Gloria »

Du silence de Pascal Quignard « Deo Soli Gloria »

Qui d’autre que Pascal Quignard imagine-t-on prononcer une conférence sur « Les ruines de Port-Royal » en la cathédrale de Coutances, un soir de l’été dernier, en compagnie de Jean-François Détrée à l’orgue puis au clavecin ? Pour ceux qui n’en étaient pas, un éditeur attentif a pensé à la publier, non sans la réunir à d’autres prises de parole du même, mais improvisées celles-là, sous le titre Sur l’idée d’une communauté de solitaires (75 pages, 8 euros, Arléa).

Est-ce dû à leur oralité première, fût-elle corrigée après coup ? Toujours est-il que ces paroles souvent lumineuses sont plus accessibles, en tout cas moins hermétiques, que Mourir de penser, le plus récent volume (IX) de son ambitieux cycle Dernier royaume dont l’ample dessein lui était apparu tout armé par un froid sec de 1997 alors qu’il était convalescent « dans un état de lassitude post mortem ». Les citations latines ou grecques y sont rares, et lorsqu’elles interviennent, elles permettent par exemple de déployer un mot tel que « requiem » dans une citation fameuse de L’Imitation de Jésus-Christ :

Quaesivi in omnibus requiem, et nusquam inveni nisi in angulo cum libro / « J’ai cherché partout dans le ce monde le repos/un abandon/une halte, et je ne l’ai nulle part trouvée que dans un coin avec un livre ».

Pourquoi Port-Royal des Champs ? Parce que cet écrivain se sent une dette envers les ruines depuis son enfance havraise passée dans un paysage de décombres suite aux bombardements de la Libération. Parce que Port-Royal fut une ruine sans ruines, Louis XIV ayant exigé la tabula rasa jusque sous la terre, ayant ordonné l’exhumation de trois mille corps qui furent déchirés par les crocs des animaux avant d’être jetés, coupables à jamais de lui avoir fait de l’ombre en osant l’orgueil de réserver leur conscience. Et parce que l’abbaye fut par excellence le lieu où s’inventa une communauté de solitaires dans l’acception janséniste du terme.

C’étaient des hommes de la société civile, et non des religieux, qui choisissaient de se plier à des règles conventuelles, dont le silence, sans pour autant s’y lier par des vœux. Gloire à Sainte-Beuve qui leur éleva son monument de papier, ces solitaires qui inventèrent de se regrouper autour de leur désir de fuir.

On y retrouve le ton, le rythme, la cadence de certains de ses Petits traités, et l’ombre portée de toute une réflexion sur le langage et le non-dit entamée depuis des tous premiers livres au début des années 70, sous l’influence du vénéré Bavard de Louis-René des Forêts (en 1978, Quignard avait signé la quatrième de couverture de sa réédition dans « L’Imaginaire « ). Il substitue le silence de la théosigie au discours de la théologie. La musique est partout, souterraine, jusques et y compris dans l’apologie des silences. Il n’est pas le premier à composer de la littérature en palimpseste d’une composition musicale, allant jusqu’à nommer des parties ou des chapitres sur le modèle d’une partition, comme Claude Lévi-Strauss entre autres le fit dans ses Mythologiques afin de creuser plus encore l’analogie entre mythe et musique.port_royal1

L’arrière-petit-fils de l’organiste d’Ancenis (Loire-Atlantique) confesse avoir composé le plan de Villa Amalia sur la ligne mélodique de O Solitude de Purcell, et le premier tome du cycle Dernier Royaume sur celle des Ombres errantes de Couperin ; quant à la première page de Tous les matins du monde, elle doit tout à deux lignes mélodiques tressées dans le plan mixte du récit, mais davantage de la suite française pour violoncelle en ut mineur de Bach que la pièce en mineur pour deux violes concertantes Les Pleurs de Sainte Colombe :

 « C’est comme si j’avais eu besoin de m’assurer que Sainte Colombe était un grand musicien, dont la musique souffrait la comparaison avec celle de Bach et qu’il me fallait le prouver. Qu’elle la souffrait si bien qu’elle pouvait s’y mêler. »

Quignard reconnaît ne pas penser par arguments mais par images et débris de rêves, et pour tout dire : par fugues. Il suffit de le lancer sur un mot étrange et captivant, tel « languissamment » chu de la partition des Ombres errantes, justement, s’échapper à son tour. Là, c’est le petit-fils du grammairien, maître des étymologies, qui se manifeste en lui. Il est à son meilleur, souvent étincelant, en improvisateur. Tel Froberger louant « l’instant extemporaire », il oublie la ligne, lâche la partition, se défait de la règle, lui aussi :

« On s’envole soudain dans le ciel comme l’oiseau qui exulte. On plonge dans la nuit du cosmos comme un plongeur dans la mer Tyrrhénienne. On cesse d’être « contemporain », on devient « extemporain ».

Que les quignardophobes passent leur chemin, que les autres se procurent sans tarder ce petit livre lumineux prolongé par un autre qui paraît ces jours-ci et lui renvoie ses propres silences en écho. Il est vrai que le poète Alain Veinstein, auteur des Ravisseurs (284 pages, 19 euros, Grasset), est l’un de ses amis de longue date. Celui qui fut longtemps la voix la plus magnétique de France-Culture y raconte l’aventure artistique par laquelle se constitua non un collectif mais une famille d’esprit autour de la revue L’Ephémère lancée par la Fondation Maeght ; une vingtaine de cahiers entre 1967 et 1972, regroupant Gaëtan Picon, Yves Bonnefoy, Louis-René des Forêts, André du Bouchet, bientôt rejoints par Michel Leiris et Paul Celan, autour  de Jacques Dupin.

TousLesMatinsDuMondeDiscrets parmi ces discrets et prestigieux aînés, Veinstein et Quignard y faisaient figure de petits jeunes. Le premier, qui y fit connaissance du second, le décrit comme un solitaire absolu, se tenant à l’écart de tout, toujours prêt à se retirer du trafic, totalement mutique, tenant la désocialisation comme une condition de l’écriture, « peut-être une sorte de Bartleby, quelqu’un avec qui le dialogue n’était pas des plus faciles », délicieuse litote. Et quand il parlait enfin, c’était pour récuser le qualificatif de « solitaire », puisqu’il se voulait, et se veut toujours, d’abord et avant tout un lecteur : « Or, lire, pour lui, c’est le contraire d’être seul, même s’il faut être seul pour lire ».

On trouve dans ces pages inspirées, mais baignées d’une profonde mélancolie, l’idée d’une oralité silencieuse comme étant le propre de la littérature, et le rappel d’une distinction qui fait rêver entre le langage de gorge et la voix qui sert des lèvres. Nul doute en lisant Les Ravisseurs que ces deux hommes sont au diapason.

Un mot encore à propos d’un autre livre récent, où Pascal Quignard n’est pas cité mais où son ombre errante est repérée, à la page 99 de Solitude du témoin (167 pages, 17 euros, Léo Scheer), titre-programme qui dit déjà l’essentiel du projet de Richard Millet. C’est un bref tombeau de Louis-Isaac Lemaître de Sacy, touché par la grâce poétique et spirituelle lorsqu’il fut maître d’œuvre de la traduction de la Bible à Port-Royal-des-Champs, mais aussi des Confessions de saint Augustin et de l’Imitation.

L’auteur évoque la pérégrination de sa dépouille à travers Paris à la demande de la duchesse de Lesdiguières jusqu’à l’abbaye. « Il me semble que le corps de Sacy continue de traverser la nuit parisienne, que c’est ce cortège dont j’entends, ce soir, non loin de la rue de Lesdiguières, la rumeur traverser la langue française » écrit Richard Millet en regrettant que nul écrivain n’ait encore songé à faire le récit de ce voyage.

On aimerait être celui qui s’en emparera, ne fût-ce que pour le pur plaisir d’y mettre le mot « Fin » à la manière de Bach et de Haydn au terme de leurs partitions : « Fine/DSG ». Autrement dit : Deo Soli Gloria/ « A la gloire de Dieu seul ». Ce que Pascal Quignard commente : « A la gloire de Dieu et seulement lui c’est-à-dire à l’adresse de personne ».

(« Pascal-Quignard-aux-Champs » photo Passou ; « Oratoire qui se dresse à la place du choeur de l’ancienne abbaye, construit en 1891 en style néo-gothique » photo D.r. ; « Jean-Pierre Marielle de Sainte Colombe dans Tous les matins du monde » photo D.R.)

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commentaires

991 Réponses pour Du silence de Pascal Quignard « Deo Soli Gloria »

hamlet dit: à

@service protestant de dépannage : merci pour votre support technique et pour cet extrait ! comme dit l’autre il faut revenir au texte.

@Bloom, j’ai conscience que cette conversation n’est pas d’égal à égal aussi c’est tout à votre honneur de la pas la considérer avec mépris.

@ML ce que vous dites sur Heidegger me rappelle le dilemme d’Adorno vis à vis des Lumières, il est évident que sans Heidegger Adorno aurait été plus critique, le problème est qu’il ne faut pas perdre la raison, et jeter le bébé avec l’eau du bain, même si la raison n’est pas tout la position extatique d’une vérité métaphysique tombée du ciel sur quelques esprits hautement sélectionnés pour leur faire entendre la voix de l’authenticité dans une langue incompréhensible du commun des mortels c’est pas ce qui nous sortir de notre m.rdier actuel si vous voyez ce que je veux dire, l’extase métaphysique ça a ses limites, tout ça n’a pas grand avenir.

service protestant de dépannage dit: à

M ou Mme, qq clics suffiront à l’éclairer.

Je pense à le mentionner (une fois de plus) parce que j’ai lu hier soir un article du dernier dossier du Canard enchaîné sur Ces très chers banquiers ds lequel le volatile (à moins que je ne confonde & qu’il s’agisse d’un article du Monde Diplo ? de tte façon une publication qui bouffe traditionnellement du curé ou assimilé), un article donc reprend ses arguments & le cite donc favorablement, puis situant sa source : Gaël Giraud, économiste directeur de recherches au CNRS … et jésuite.
Notez bien les points de suspension qui disent la perplexité idéologique, la désorientation : si on ne peut plus se fier à ses réflexes, à ses knee-jerk reactions !

Pas de pbl avec votre profession de foi, la tolérance faisant partie de mes valeurs.
Mais il me semble qu’il y a un qui pro quo : cet épouvantail que vs décrivez, ce « flasque polichinelle », pour ma part j’aurais plutôt dit cet « ectoplasme », ne correspond guère au dieu des textes bibliques.
Vs tirez à boulets rouges sur le dieu des philosophes, j’en suis fort aise, il ne me convient pas plus qu’à vs.

Diadem dit: à

renato dit: 4 avril 2015 à 13 h 59 min

Je préfère avoir faim que me retrouver avec du vieux pain; donc, j’en achète moins… C’est vrai que un ris ou des pâtes ça se fait en moins de temps qu’il faut pour le dire.

Meuh oui, René. On a toujours un petit ris à portée main.

JC..... dit: à

Avant de vous quitter définitivement, une question pour occuper votre fin de semaine !

Quelle est la pire ordure historique :

– Judas l’Iscariote ?
– Montebourg la Vacuité parlante ?
– France Gall ?

Bon week-end, mes petits choux …

La vie des poires dit: à

Je vous en supplie, ne vieillissez pas trop vite….

blette un jour, blette toujours

M OU MME dit: à

Une question : avez-vs entendu parler de ou lu Gaël Giraud ? (service…)

Non. J’attends que vous éclairiez ma lanterne. J’ai un peu pitié de ce pauvre Hamlet, très modeste ventriloque de sa marionnette dieu, lui-même ventriloqué par des tas de ventriloques croyant à la réalité de leurs fantasmes et qui, bien entendu, voudraient qu’on y croie aussi. Pauvre dieu prisonnier de son éternité morose, de sa perfection par défaut, perpétuellement aux abonné absents, définitivement mutique, incapable d’une pensée, d’un acte d’amour. Nous, qui jouissons de tous les attributs dont leur dieu est privé, la sensibilité, la pensée, la parole, nous qui créons, nous qui inventons, nous qui connaissons, nous qui vivons dans l’éternel présent, c’est nous qui sommes Dieu. Quant à ce flasque polichinelle que la bible appelle dieu, nous n’avons que faire de lui. C’est à nous d’inventer seuls nos raisons de vivre.

renato dit: à

Je préfère avoir faim que me retrouver avec du vieux pain; donc, j’en achète moins… C’est vrai que un ris ou des pâtes ça se fait en moins de temps qu’il faut pour le dire.

JC..... dit: à

Judith,
Je vous en supplie, ne vieillissez pas trop vite….

Vos commentaires font froid dans le dos des gamins dans mon genre.

Etes vous janséniste ou… désabusée ?

service protestant de dépannage dit: à

@ M OU MME dit: 4 avril 11 h 32 min
En gde forme !

Une question : avez-vs entendu parler de ou lu Gaël Giraud ?

DHH dit: à

@lola @christiane
votre dialogue sur la RDL est sympathique.
ces deux voix de femmes cultivéees qui echangent à partir d’une experience vecue de rencontre avec de la litterature me font retrouver la RDL des meilleurs jours ,quand les commentaires etaient aussi interessants que les billets du maître
merci de ce retour

service protestant de dépannage dit: à

@ renato 4 avril 13 h 20
Si, si, le vieux pain peut rendre service, par ex si vs êtes des Cananéens de la région de Gabaon & que vs vs rendez compte qu’Israël conduit par Josué/Yeoshoua’ est en train de remporter victoire sur victoire, & que vs n’avez aucune envie d’être passés au fil de l’épée. Pragmatiques, vs vs dîtes qu’il vaut mieux conclure une alliance avec les Israélites, mais pour cela, & pour avoir la vie sauve, il faut leur faire croire que vs n’êtes pas du cru, qu’au contraire vs venez de très loin. Les farouches combattants vont être roulés ds la farine, ou plutôt ds les miettes de pain rassis, par ces petits malins.

3Les habitants de Gabaon avaient appris de quelle manière Josué avait traité Jéricho et Aï,
4 mais eux eurent recours à une ruse : ils partirent déguisés, chargèrent leurs ânes de sacs usés, et de vieilles outres à vin déchirées et rapiécées,
5ils avaient aux pieds de vieilles sandales usées et raccommodées, et sur eux des vêtements en lambeaux ; ils prirent en guise de provision du pain dur et tout sec.
6Ils allèrent trouver Josué au camp de Guilgal, et ils lui dirent, à lui et aux hommes d’Israël :
— Nous arrivons d’un pays lointain pour vous prier de faire alliance avec nous.
Les Israélites [leur] répondirent :
— Qui sait si vous n’êtes pas des habitants du voisinage ? Dans ce cas nous ne pouvons pas conclure une alliance avec vous.
8 […] Josué leur demanda :
— Qui êtes-vous, et d’où venez-vous ?
9Ils lui répondirent: Tes serviteurs viennent d’un pays très éloigné, pour le nom du Seigneur, ton Dieu ; car nous avons entendu parler de lui, de tout ce qu’il a fait en Égypte,
10et de la manière dont il a traité les deux rois Amorites au delà du Jourdain […].
12Regardez notre pain: il était encore tout chaud quand nous en avons fait provision dans nos maisons, le jour où nous sommes partis pour venir vers vous, et maintenant il est dur et tout sec.
13Regardez nos outres de vin, elles étaient neuves quand nous les avons remplies, les voilà maintenant déchirées; voyez comme nos vêtements et nos souliers se sont usés à cause de la longue marche que nous avons faite.
[…]
15Josué fit la paix avec eux, et conclut une alliance leur garantissant la vie sauve […]
16Trois jours après avoir conclu cette alliance avec eux, les fils d’Israël apprirent qu’ils avaient eu affaire à de proches voisins […]
19Et tous les chefs dirent à toute la communauté : Nous avons prêté serment par le Seigneur, le Dieu d’Israël, nous ne pouvons plus les toucher.
20Voici comment nous les traiterons : nous leur laisserons la vie, afin de ne pas attirer sur nous la colère du Seigneur, à cause du serment que nous leur avons fait.
21— Qu’ils vivent ! […] Et ils devinrent bûcherons et puiseurs d’eau pour toute la communauté […]

JC..... dit: à

Il est plus facile, et bandant , de tenter de répondre à la question :

« Gallet est il le bouc émissaire parfait ? »

que de répondre à la question :

« Quel intérêt public, hors privilèges, de faire perdurer l’ORTF, à travers le syndicalisme d’Etat débile ? »

A demain, gentils chérubins !

JC..... dit: à

Les chambres à gaz ne sont que la conséquence d’un laisser-faire humaniste ! …

renato dit: à

« Vous avez du pain vieux?
— Oui.
— Il faut en faire moins, couillon. »

Widergänger dit: à

Maintenant reste la question pendante : Les chambres à gaz sont-elles vraiment la conséquence de l’humanisme philosophique ?

Diadem dit: à

Toute ma philosophie est dans la Sainte Bible.

Diadem dit: à

Ces problème de centre ont une solution facile, Michel : rapprocher les centres autant que possible, jusqu’à ce qu’ils se confondent.

Ps. 82

Psaume d’Asaph. Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu; Il juge au milieu des dieux.
Jusques à quand jugerez-vous avec iniquité, Et aurez-vous égard à la personne des méchants ?

Rendez justice au faible et à l’orphelin, Faites droit au malheureux et au pauvre, Sauvez le misérable et l’indigent, Délivrez-les de la main des méchants. Ils n’ont ni savoir ni intelligence, Ils marchent dans les ténèbres; Tous les fondements de la terre sont ébranlés. J’avais dit : Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très-Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, Vous tomberez comme un prince quelconque.
Lève-toi, ô Dieu, juge la terre ! Car toutes les nations t’appartiennent

Widergänger dit: à

Ce qu’il faut comprend en lisant Heidegger, c’est que l’humanisme métaphysique s’est définitivement déconsidéré en produisant les chambres à gaz.

Widergänger dit: à

Pour Heidegger, l’homme n’est pas son propre centre et sa fin dernière, comme l’a toujours enseigné l’humanisme métaphysique. En cela, il est très proche de Pascal, pour qui le centre d’un monde qui n’a pas de centre, est le Christ. Pour Pascal aussi, l’homme n’est pas le centre. Pascal est contre l’humanisme métaphysique de la Renaissance, contre Montaigne, qu’il reprend pourtant souvent en réorientant sa pensée, comme en somme saint Paul a repris la Torah, en lui donnant un autre sens.

On sait la lecture aussi qu’en ont fait les grands penseurs du XXè siècle et la réponse qu’ils en ont donnée dans leur antihumanisme : Derrida, Deleuze, Lacan, etc.

Diadem dit: à

Ça sent le petit prof de collège.

Vous parlez de qui ? Il n’y a aucun petit prof de collège habilité à s’exprimer ici à ce que je sache. Ou alors nous avons été trompé.

renato dit: à

Bon, la ce sont des vieilles miettes de quoi?

Widergänger dit: à

Heidegger ne se réclame donc plus de la tradition métaphysique dont est tissé secrètement l’humanisme européen. Après l’avoir étudié, au même titre que les humanistes de la Renaissance lisaient les textes antiques, il en montre l’insuffisance ontologique pour penser l’humanité de l’homme.

Heidegger pense que les chambres à gaz de Birkenau et d’ailleurs sont le produit de cette insuffisance. Les chambres à gaz sont la conséquence de l’ « oubli de l’être ».

Widergänger dit: à

Vous fâchez pas, mon brave Bloom. Vous n’êtes qu’agrégé d’anglais. L’essentiel vous échappera toujours, hélas…!

Diadem dit: à

Mathieu Gallet est à deux doigts de dégager.
Ouf. C’est que j’aimerais bien pouvoir écouter mes infos en boucle, moi !

Widergänger dit: à

Je ne dis pas que Heidegger a raison ou pas. Je mentionne simplement qu’il est possible de penser autrement le problème que vous évoquiez, à la manière de Heidegger, qui est le contraire en somme de l’aristotélisme et de la tradition.

Je trouve, pour ma part, que la façon de penser de Heidegger, me fait immanquablement penser, pour une part, au Judaïsme. L’homme est bien dans l’ouverture de l’être selon le Judaïsme. La différence profonde avec Heidegger, c’est le mythe adamique (l’homme qui est issu de la terre, Adam, et l’homme comme image de D.ieu).

Le Judaïsme est à mes yeux plus profond que Heidegger parce qu’il parvient à tenir compte aussi du fait que l’homme est bien issu de la terre et se tient dans l’ouverture de l’être, en s’en libérant, quand il est chassé du jardin d’Eden précisément.

Bloom dit: à

Le problème n’est nullement là où vous le croyez.

C’est assez habituel sur la Rdl, ce genre d’incompétence, vous me direz.

Comment se situer d’emblée en dehors de la conversation. Ça sent le petit prof de collège.
Opposer le silence du poème de Vigny à qui ne sait qu’aboyer dans le désert.

Widergänger dit: à

Difficile de rendre en français, alors qu’en allemand Dasein renvoie à l’existence d’une chose, il est pris dans un sens inédit par Heidegger qui dissocie le mot en da-sein. On doit l’entendre comme l’ « être », Sein, qui se trouve là, da, dans l’ouverture de l’être. Ce que l’on entend par le mot « homme », du latin, homo, qui désigne l’humus, la terre dont nous sommes issus, s’éclaire si l’on saisit que cet être est toujours « là », inscrit d’emblée dans le monde, en situation telle qu’il est ouvert à ce qui est et non refermé sur sa vie comme l’animal ou la plante. L’être est donc le principe transcendant vers lequel l’homme, en tant que da-sein, l’ « être-qui-est-là », est orienté dès sa venue au monde. Comme l’individu empirique est exposé au soleil qui l’incite à se tourner en direction des objets lumineux pour affermir son regard, le Da-sein est cette ouverture première vers l’être qui éclaire en retour les étants. (Fr. Mattéi)

Bloom dit: à

Il faut évidement lire ce passage dans le sens d’une éthique de la responsabilité (cf Noé) de l’homme vis à vis de la nature du fait de sa place dans le monde.

Lecture possible, hamlet, qui me semble plus efficace en chaire que dans le champ philosophique/herméneutique.
Respect pour qui sait converser agréablement. S’il est un marqueur de culture, c’est bien la conversation.
Je vous recommande l’article passionnant d’Eric Navet, grand anthropologue, dans Terre Indienne (Autrement), qui part des postulats bibliques pour tenter d’expliquer la spoliation massive des terres indiennes.

Educating our sons: ce soir, le Macbeth de Polanski. Joyeuses Pâques!

« Our remedies oft in ourselves do lie,
Which we ascribe to heaven. »
– William Shakespeare, All’s Well that Ends Well, 1.1

bab el-oueda dit: à

Widergänger dit: 4 avril 2015 à 12 h 26 min

Quelle entrée majestueuse!
Et tout ça pour nous résumer Heidegger!

Il n’était pas question de Heidegger sous ce billet.
Maintenant, si vous souhaitez l’introduire, il ne faut nous rappeler ce que nous savons déjà mais pourquoi, à votre avis, il a raison.

renato dit: à

Pauvre Michel! qu’elle doit être triste cette vie sans lendemains…

Widergänger dit: à

L’idiot renato met son grain de sel…!

renato dit: à

Il suffit d’avoir assez de foie pour lire Dōgen et le problème est résolu — Heidegger est arrivé en retard (sur Dōgen) et en plus il est très peu imaginatif.

Widergänger dit: à

Et cette ouverture est ce qu’on doit appeler « le sens de l’être ». L’homme est le seul être pour lequel le regard porté en direction de l’être, qui appelle la venue de la parole, fasse immédiatement sens. C’est pourquoi Heidegger délaisse dans son œuvre le terme habituellement reçu d’homme, dont il récuse la dualité animale et rationnelle, au profit du terme Da-sein qui a pour but de mettre en évidence la dignité de l’humanitas.

Widergänger dit: à

Dans le débat animalité de l’homme ou pas, vous oubliez l’essentiel, mes petits chéris…

Le problème n’est nullement là où vous le croyez.

C’est assez habituel sur la Rdl, ce genre d’incompétence, vous me direz. Mais quand même, mes chéris. Là, vous y allez un peu fort. Ce fut d’abord Bloom, puis, hamlet, et voilà maintenant que babel oueda s’en mêle…

Je ne voulais pas m’en mêler pour ne pas ajouter à la confusion générale. Mais je me sens un devoir maintenant de le faire. L’affaire est trop grave pour la laisser entre piètres mains…

Car pour Heidegger, il s’agit précisément de substituer à une vision étroite de l’humanité, qui articule la rationalité de l’homme sur son animalité (la métaphysique d’Aristote), une vision plus originelle. Ce n’est pas l’animalité, ni la vitalité ou encore la divinité qui se situe au centre de l’homme : c’est l’être. Il accorde à l’homme un privilège d’étant plus essentiel que les autres étants dans la mesure où l’être humain est ouvert à autre chose qu’à lui-même. Dans ce que Heidegger appelle « l’éclaircie de l’être », l’homme se déprend des déterminations vitales de la biologie pour ouvrir un monde qui, d’emblée, fait sens. (in, L’Homme dévasté, Fr. Mattéi, p. 58).

Bloom dit: à

Pas de notion de « nature » (séparée de l’homme) en Chine.

Yep, continuité du vivant.

bab el-oueda dit: à

Camarade JC, vous devriez être condamné à passer ce week-end en compagnie d’un mannequin anorexique et caractérielle.
De quoi vous faire regretter la mère Cosse!

the same dit: à

Donc John Cusack conduit bien un avion, aussi il n’est pas barbu, comme Homère.

M OU MME dit: à

Nous n’imaginons pas à quel point la Bible est un ouvrage bien plus révolutionnaire que le Capital de Marx, tout y est, il suffirait d’appliquer à la lettre toutes les recommandations pour révolutionner le monde. C’est pour ça que ces histoires de silence de Dieu c’est des foutaises : comme nous sommes incapables de l’entendre nous préférons dire que Dieu ne dit rien ! c’est faux il a tout dit. (Hamlet)

Ce pauvre Hamlet, c’est vraiment la crème des abrutis.

bab el-oueda dit: à

« Classic Chinese perception of the world did not insist on clear categorical or ontological boundaries between animals, humans, and other creatures such as ghosts and spirits »
Indeed, Bloom.

Pas de supériorité animale d’aucune sorte, donc.
Ce qui ne contredit pas, dans la pratique, l’usage et la destruction de ces entités humaines et non humaines.
Pas de notion de « nature » (séparée de l’homme) en Chine.

JC..... dit: à

quand je parle de délation, je parle de moi bien sûr, uhuhuhu

vincent dit: à

@closer
Vous l’avez entendu souvent cette information?

Oui

IL leur mâche le travail à ces assistés dit: à

« ces histoires de silence de Dieu c’est des foutaises : comme nous sommes incapables de l’entendre nous préférons dire que Dieu ne dit rien ! c’est faux il a tout dit. »

En v.o., en plus ! !

Le frigo est-il une invention diabolique de Nietzche ? dit: à

« quand Dieu donne les aliments en les rendant immédiatement périssables de sorte d’éviter toute forme d’accumulation à des fins commerciales ou spéculative »

Faut dire aussi, hamlet, qu’à l’époque le frigo n ‘existait pas encore

JC..... dit: à

L’accident de Digne, il était bien à 9000 parti de Barcelone…

JC..... dit: à

Burn, vous n’avez jamais entendu parler de… délation ?

renato dit: à

Nous avons donc les vielles miettes du Figaro, celles du Monde, celles de
Libé… et ainsi de suite… désolants tous ces gens qui se nourrissent de miettes…

burntoast dit: à

>closer dit: 4 avril 2015 à 9 h 54 min
Bizarre comme information.
J’ai été professeur au Sénégal et rien ne différenciait en classe les chrétiens et les musulmans.
Il est vrai qu’à l’époque, les filles portaient le grand chapeau traditionnel en tissus.
Mais je vois mal les étudiants hommes au Kenya dire : « Je suis chrétien, tuez-moi ! »

Ann O'Neam dit: à

Renato, l’extrait des croissants :
« Tels les Verdurin donnaient des dîners (puis bientôt Mme Verdurin seule après la mort de M. Verdurin) et M. de Charlus allait à ses plaisirs sans guère songer que les Allemands fussent – immobilisés il est vrai par une sanglante barrière toujours renouvelée – à une heure d’automobile de Paris. Les Verdurin y pensaient pourtant, dira-t-on, puisqu’ils avaient un salon politique, où on discutait chaque soir de la situation, non seulement des armées, mais des flottes. Ils pensaient en effet à ces hécatombes de régiments anéantis, de passagers engloutis, mais une opération inverse multiplie à tel point ce qui concerne notre bien-être et divise par un chiffre tellement formidable ce qui ne le concerne pas, que la mort de millions d’inconnus nous chatouille à peine et presque moins désagréablement qu’un courant d’air. Mme Verdurin souffrant pour ses migraines de ne plus avoir de croissant à tremper dans son café au lait, avait obtenu de Cottard une ordonnance qui lui permettait de s’en faire faire dans certain restaurant, dont nous avons parlé. Cela avait été presque aussi difficile à obtenir des pouvoirs publics que la nomination d’un général. Elle reprit son premier croissant, le matin où les journaux narraient le naufrage du Lusitania.
Tout en trempant le croissant dans le café au lait et donnant des pichenettes à son journal pour qu’il pût se tenir grand ouvert sans qu’elle eût besoin de détourner son autre main des trempettes, elle disait : « Quelle horreur ! Cela dépasse en horreur les plus affreuses tragédies ». Mais la mort de tous ces noyés ne devait lui apparaître que réduite au milliardième, car tout en faisant, la bouche pleine, ces réflexions désolées, l’air qui surnageait sur sa figure, amené probablement là par la saveur du croissant, si précieux contre la migraine, était plutôt celui d’une douce satisfaction. »
(sourire !)

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…les artistes, font les choses moins sérieuses, aussi bien que les sérieuses,!…
…tout dépend de l’encadrement suivis,!…
…il est au-dessus, des matières (…) suivis,…déjà, les essaies, à pertes pour son cadre aux extases à contempler,!…

…de toutes façons, il y a, artistes, et artistes,!…des panneaux l’un dans l’autre,!…comme des carrousels,!…
…descendre ou monter,!…à tour de rôle,!…en foires,!…etc,!…

JC..... dit: à

Enfin Hamlet !

Rester « fidèle à soi-même », c’est accepter d’être son propre taxidermiste … !

Quelle honte…

renato dit: à

« Madame Verdurin tapotant son « Figaro » pour en faire tomber les miettes dans son café. »

Il y a des Verdurin partout et elle tapotent le Figaro, certes, mais aussi Le Monde, Libé, etc., etc. Seulement je me demande de quelles miettes parle l’intervenante de 10 h 24 min… car avec le vieux pain il serait immoral de nourrir même les oiseaux… mais c’est vrai que les oiseaux sont plus sélectifs que les humains… toutes tendances confondues…

JC..... dit: à

je suis encore plus nouille que certains le pensent, ça ne s’arrange pas (ce commentaire est bien de moi)

hamlet dit: à

@Bloom, désaccord complet avec votre lecture littérale de ce passage de la Genèse,à cause encore d’une lecture anachronique (je ne vous en aurais pas cru capable) comme si à l’époque les hommes étaient en capacité de dévaster les forets et détruire la couche d’ozone.
Il faut évidement lire ce passage dans le sens d’une éthique de la responsabilité (cf Noé) de l’homme vis à vis de la nature du fait de sa place dans le monde.
Le respect de la juste mesure est redit dans la traversée du désert, quand Dieu donne les aliments en les rendant immédiatement périssables de sorte d’éviter toute forme d’accumulation à des fins commerciales ou spéculatives : « ils mesurèrent à l’omer », on retrouve là la notion de mesure dans le but de distribuer « équitablement » la quantité nécessaire à la survie de chaque individu.
Nous n’imaginons pas à quel point la Bible est un ouvrage bien plus révolutionnaire que le Capital de Marx, tout y est, il suffirait d’appliquer à la lettre toutes les recommandations pour révolutionner le monde. C’est pour ça que ces histoires de silence de Dieu c’est des foutaises : comme nous sommes incapables de l’entendre nous préférons dire que Dieu ne dit rien ! c’est faux il a tout dit.

Pour l’identité chez Shakespeare, ceci est bien montré dans Hamlet, le seul qui refuse d’accepter d’assumer un rôle c’est Claudius, le seul qui veut resté fidèle « à lui-même », là encore il faut voir plus loin que ce qu’en dit Ricoeur, il faut y voir une dimension proprement politique. La plus parfaite antithèse on la retrouve chez Nietzsche quand il dit « nous sommes frères en tant qu’après l’acte créateur du serment, nous sommes nos propres fils, notre invention commune », cette création de soi par soi est une totale régression éthique, chacun devient le fruit de lui-même, de sa propre construction dans le déni totale d’autrui, un individu particule élémentaire réduit à lui-même et dépendant de sa seule capacité de se construire. Je ne reviendrai pas sur cette inversion d’interprétation du « Deo soli gloria » comme oeuvre composé « pour personne » au lieu de composée « par personne », cette confusion dans la répartition des rôles et ce refus de notre propre vanité nous sont tellement naturels pour nous aujourd’hui qu’il nous est impossible de vois les choses comme Shakespeare ou Bach les voyaient, on essaie de compenser ce déficit en jouant sur des instruments anciens en s’imaginant que cela suffira à le combler. A l’inverse, le rôle (ou « sujet ») se construit pas par soi mais les autres, c’est bien moins flatteur pour chacun, moins « romantique », les totalitarismes (notamment le nazisme) ont joué sur cette fibre sensible de flatter l’égo l’individu tout puissant, aujourd’hui, avec l’hyper libéralisme (et la culture comme arme lourde) c’est le pompon.
merci bien pour cet échange et comme Christiane je remercie Monsieur Assouline pour sa bienveillante cyber-hospitalité.

burntoast dit: à

Ce serait amusant de faire une confrontation Debray-Finkielkraut-Onfray sur France Culture. A regarder comme une experience de chimie en terminale, avec de la mousse qui débordera de partout.

D. dit: à

Bon, je vais prendre ma douche.

D. dit: à

Je place les artistes sur le même plan que les chercheurs, à condition qu’on ne leur confie aucune chose sérieuse. Est-ce que j’ai raison ?

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…je vous est lu,!…aussi,!…continuer,!…
…etc,!..

secrétariat de Bérénice..... dit: à

Monsieur D. … pouvez vous prendre la file d’attente, comme tout le monde ? Merci …

JC..... dit: à

« Tiens, ça donne envie d’aller soutenir les valeureux grévistes… »

Soutenir ces abrutis ?…
Mais pour quelle raison ?….

JC..... dit: à

Ce concept de « s’amuser sagement » est étrange pour une brute dans mon genre … S’amuser sagement !

Ann O'Neam dit: à

Tout un symbole, ce matin : en plein silence gréviste, et une grève dure, complexe, à forte portée sociétale, voici le trio Fumaroli-Debray-Finkielkraut dissertant, à l’heure des croissants, sur la « République des Lettres ». Mon dieu. J’avais presque l’impression de voir Madame Verdurin tapotant son « Figaro » pour en faire tomber les miettes dans son café.

le discours, monolithique, immuable, les sanglots douloureux sur la perte de l’élitisme, le fond d’érudition mis au service de théories réactionnaires (ah ! Ces oxymores stupides de Debray sur le réactionnisme « visionnaire », en avance sur son temps), le rejet total et le mépris sussurré (car jamais son nom ne fut prononcé, et pourtant, ils ne parlaient que de lui) de Michel Onfray…

Tiens, ça donne envie d’aller soutenir les valeureux grévistes…

(même si la bande son de France Mu fait revenir, en boucle, les mêmes morceaux, ce qui fait qu’on a l’impression d’être devant le hublot d’une machine à laver le linge, et qu’on voit passer, tournoyant, le même pull et la même culotte, à intervalles réguliers)

Rendez-vous notre France Cul quotidien, nom de zeus.

JC..... dit: à

Il est clair que les terroristes musulmans aiment essentiellement les musulmans et les épargnent souvent. Pas toujours….

Bien entendu, ils détestent les autres croyants qui « sont dans l’erreur » et les massacrent en réalisant à la lettre ce que le Livre stipule.

Ne parlons même pas de ceux, oh les vilains !, qui ne croient à rien du tout de peur de se tromper de dieu et de choisir le mauvais.

la vie dans les bois dit: à

Giovanni, à 9h12.
Vous relatez ici un évènement à vous personnel, qui a du être traumatisant. Ne me dites pas merci, je n’y suis pour rien !
En 1985, je m’amusais sagement with a boys’band…
https://www.youtube.com/watch?v=vrc2mVAeZ6Y

closer dit: à

« Terrorists arrive at dawn to slaughter Christian students » (au Kenya)

ça c’est le Times…en France on fait semblant de croire qu’ils s’agit de « terrorisme » aveugle.

L’Elysée avait déjà fait le coup avec le massacre des coptes égyptiens en Lybie.

JC..... dit: à

mes collègues de boulot ont tout à fait raison : je suis une andouille

closer dit: à

« En investissant le campus de Garissa, les Shebab ont épargné les étudiants musulmans, et massacré les chrétiens. Les terroristes avaient fait de même lors de l’attaque contre le centre commercial West Gate de Nairobi, en septembre 2013, en triant leurs victimes entre chrétiens et musulmans »

Vous l’avez entendu souvent cette information?

JC..... dit: à

Renato : ce problème de loi anti-anorexie est un témoignage signifiant – comme l’est la pénalisation des malheureux obligés d’aller culbuter le noble corps des péripatéticiennes humanistes du coin de la rue – de la stupidité de notre corps législatif !

JC..... dit: à

Amical soutien à mon usurpateur de 9:31 ! Bientôt, ayant passé la cinquantaine, je pourrais passer le relais à d’excellents bébé-JC …

JC..... dit: à

Amical soutien à mon usurpateur de 9:31 ! Bientôt, ayant passé la cinquantaine, je pourrais passer le relais à d’excellents bébé-JC …

Renato : ce problème de loi anti-anorexie est un témoignage signifiant – comme l’est la pénalisation des malheureux fouteurs, obligés d’aller niquer des putes – de la stupidité de notre corps législatif !

JC..... dit: à

Par magie, les impétrants auront leurs noms sur Hollywood boulevard…

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…pas, si sûr,!…la date,…exacte,…
…çà peut bien être  » 1984 « ,!…

…il faudrait revoir les fichiers médicaux,!…
…encore heureux de tout savoir expliquer en détails,!…face au soleil, derrière la fenêtre,!…
…gamineries quant tu nous tient, par les fiches dogmatiques à suivre,!…tout les détails sur tout,!…sur mes oeuvres d’art aussi,!…
…etc,!.

renato dit: à

Pas que je les aime spécialement, simplement je me dis que puisque elle ne limitent pas ma liberté, limiter la leur serait stupide…

JC..... dit: à

renato dit: 4 avril 2015 à 8 h 58 min
« Tout le monde cherche quelque chose pour satisfaire ses besoin, saluons ces gens qui les satisfont avec presque rien… »

J’apprécie que vous aimiez, comme d’autres, les mannequins anorexiques …. ahahaha !

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…Seigneur,!…délivre nous du mal,!…d’héritier,!…

…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…Go,!…
…etc,!..

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…suite à mon post,du,…23 avril,…à…22 h 31 min,…

…Oui,!…la citation,…

… » quel chance,…retour d’Ulysse à poils,!…au 31,!…le soleil,!…dans l’oeil,!…dessiné à poils,!…quel art,!… »

…je m’en souvient,!…et avant sur ce  » blog « ,…j’avais, même préciser,!…
…que les  » étrusques « , aussi , comme les gaulois, en guerre,!…se mettaient nus sur les champs de batailles,!…

…la vie dans les bois,!…vous avez raison,!…

…je m’en souvient,!…
…Oh,!…si,!…je m’en souvient,!…maintenant,!…grâce à ce, 22 h 31 min,!…

…ce devait être,…en été fin,…Août 1985,…je prenait encore, des médicaments,… » suite au chocs subies,…sur mon lieu de travail,…une incendie d’une grande machine d’imprimerie,… »,!…nous devions prendre des essais exemplaires, pour vérifier, si notre travail de retoucheur de cylindre à l’elbo, avait bien donner dans avec les précisions,…
…avant de donner l’ordre, de lancer le tirage,!…
…avec les autres, près de la porte,d’un coup,!…le feux,…et pompiers de service, à la rescousse,…chacun dans sa place,!…

…merci,!…je m’en souvient, la vie dans les bois,!…et comme d’autres des médicaments, pour sortir de la torpeur,!…

…les jours suivant, en été,…( à plus de 40° de chaleur ),!…je dessine à poils dans mon atelier,!…avec les médicaments, j’ai forcé le vin,!…
…et comme, je n’avait aucune idée de la puissance des médicaments,!…
…on ma sonné, je suis descendu, ouvrir en vitesse,!…j’ouvre, il y a personne,!…
…le quartier vide,!…en pleine chaleur,…
…je cherche mon sonneur,!…rien ni personne,!…
…l’air agréable, je me balade, jusqu’au milieu du pont qui traverse le canal,!…
…et, là, ou une voiture de police, m’arrête et me place dans l’hôpital du coin,!…


…la vie dans les bois,!…

…il n’y a pas d’exhibitionnisme,! sous l’emprise de médicaments et d’alcool,!…

…c’est un  » guet apens « , de circonstances non-prévisibles accumulées,..depuis, le choc du feux de la machine d’imprimerie à côté de notre service  » elbo « ,!…et la mixture de médicaments avec le vin,!…

… » la vie dans les bois,!… « ,!…

…merci de m’avoir rappelez ce grand fait-d’exhibitionnisme avec dessiné à poils,!…médicaments et vin, et sonnette pour sortir à plus de 40°, et personne dans le quartier, pour m’arrêter à temps,!…
…avant le pont sur le canal,!…

…il y a des jours comme çà,!…
…merci,!…de le rappeler à ma mémoire,!…
…toutes ces circonstances accumulées, d’un coup,!…
…et, maintenant,!…ce cirque,!…
…çà sert à quoi,!…pour la littérature,!…
…qu’est ce que, çà peut faire, un accident personnel,!…
…pour blâmer, mon comportement, vis à vis de la société,!…
…incroyable,!…je ne sort pas, sous escorte,!…moi,!…
…Waterloo,!…
…la vie dans les bois,!…
…un seul détail d’accumulation accidentel,!…pour faire votre vie, sur mon dos, à dénigrer,!…

…çà ne fait pas, LuxLeack ou Swissleack,!…et autres paradis-fiscaux,!…et que sait-je encore,!…de la mouvance anti-démocratique à libre-court,!…
…etc,!…Ah,!Ah,!…quels rôle,!…
…cherchez le pipi-caca des autres à se taire,!…
…vous êtes servis,!…à ces souvenirs,!…
…que Dieu, vous rende Grâce,!…
… » Deo Soli Gloria « ,!…
… » je suis venu, j’ai vu, et j’ai vaincu « ,!…disait César,!…etc,!…
…encore merci,!…envoyez,!…

renato dit: à

Tout le monde cherche quelque chose pour satisfaire ses besoin, saluons ces gens qui les satisfont avec presque rien…

on n'arrête pas le progrès dit: à

« dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »

l’esclavage a succédé à l’anthropophagie …

Bloom dit: à

hamlet, pour décentrer la perspective & sortir du sempiternel focus chrétien sur les relations humain/animal:

« Classic Chinese perception of the world did not insist on clear categorical or ontological boundaries between animals, humans, and other creatures such as ghosts and spirits. Instead the animal realm was positioned as part of an organic whole and mutual relationships between the living species (…) were characterized as contingent, continuous and interdependent. (Roel Sterckx, The Animal and the Demon in Early China, State U of NY Press)

Copieuse, l’injonction biblique qui justifie la domination de l’animal (du vivant en général) par l’humain. Sale temps pour les bêtes:

« Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »

Mal barré pour respecter la biodiversité, l’homo sapiens demens.

christiane dit: à

Oui, Lola,
un très grand Rolin pendant ces trois soirées. Vous ne connaissez pas ce film documentaire (« Solovki, la bibliothèque disparue » d’O.Rolin et Ellizabth Kapnist) ? peut-être internet-Arte. c’est une enquête qu’il a mené sur les traces de ces 30 000 livres disparus et sur ceux qui les lisaient, déportés puis massacrés. Il a été aux îles Solovki, un archipel au milieu de la mer Blanche. Lieu de ce camp. Goulag… et dans ce camp cette bibliothèque. En avril 2012 il décida de faire ce film. (Ne pas rater les témoignages d’Antonia Sotchina, « la mémoire de l’île »). C’est là qu’il a trouvé trace de la présence d’Alexeï Féodossiévitch Vangengheim, « le météorologue » (Seuil, 2014), (déporté là-bas en 1934), grâce aux lettres qu’il envoyait à sa femme et à sa fille, lettres et planches d’herbiers, dessins, charades. Il y est mort, assassiné comme tant d’autres.
C’est terrible, sinistre et beau comme les récits de Chalamov ou d’Isaac Babel, de Bounine, de Tchékhov ou de V.Grosman( « Vie et destin »). L’ignominie a été grande, les bourreaux oubliés. Le livre de Tomasz Kizny (« La Grande Terreur en URSS ») y est évoqué avec tous ces visages emplis d’effroi d’hommes et de femmes exécutés (puisqu’ils étaient pris en photos avant…. pour tenir les registres de l’administration de ces camps- Années 1937-38). Des morts, des charniers par centaines dans les forêts, les caves. O. Rolin a rappelé ces milliers de squelettes qu’une excavatrice exhume par hasard au bord d’une autoroute encore, maintenant.
Et puis il a écrit ce livre où il a raconté aussi scrupuleusement qu’il a pu l’histoire de cet homme, « Le Météorologue ». « Un homme qui s’intéressait aux nuages et faisait des dessins pour sa fille, pris dans une histoire qui fut une orgie de sang. »
Oui, très émouvante dernière soirée narrant une Histoire sinistre. Un grand Rolin, émouvant et digne.
Au plaisir de se revoir.
PS : J’ai rencontré C.P à ces soirées. Un régal !

frédé dit: à

« la « santé » des mannequins à la beauté maigrichonne préoccupe les députés hexagonaux. »

Les 1/2 neurones, amateurs de squelettes, ne peuvent pas comprendre

JC..... dit: à

Saluons ce beau et rare moment de lucidité…. chez Bloom !

JC..... dit: à

Il est cocasse de noter que la « santé » des mannequins à la beauté maigrichonne préoccupe les députés hexagonaux.

Au point de pondre une loi stupide interdisant un défilé (!), alors que le tabac, qui tue en France chaque année 70.000 personnes, reste en vente libre dans des officines sordides et que des salles de shoot pimpantes seront mise à disposition des maitres de la piquouse mortelle …

Réfléchir peut tuer un député fragile. Protégeons nos élus !

Bloom dit: à

JC….. dit: 4 avril 2015 à 6 h 52 min

L’abus de lecture de mes commentaires est dangereux.

Saluons ce beau et rare moment de lucidité.

JC..... dit: à

Si les gens sensés qui luttent par la Loi contre l’anorexie qui affaiblit le corps, si ces braves couillons étaient réellement censés, ils interdiraient la boulimie littéraire qui affaiblit, et le cœur, et l’esprit !….

L’abus de lecture est dangereux.

Bloom dit: à

« qui tournent à l’état »

= fan’, qui tournent à l’étranger, ‘tain d’écriture automatique

Bloom dit: à

hamlet,
nos références divergent, mais il y a de la santé et de la vigueur dans le propose & l’échange, comme chez ce professeur du Collège de France qui a « mesmérisé » notre public il y a peu. Brave new world that hath such people in it ».
Vu d’ici, il n’y aurait (presque) que des gens bien, en France
Le tour de Dublin à cloche pied…Dame…pour rester dans vos cordes, la cohérence voudrait que ce soit à genoux, comme l’ascension de Croagh Patrick le vendredi saint (relisez le Sweeney d’Heaney).
Passionnante mise au point sur le néolithique comme économie monde dans un des derniers Salons noirs. Radio France, c’est comme le réseau des artistes, intellectuels & scientifiques qui tournent à l’état: la crème de la crème (on top the wrongly styled « Irish coffee » invented by the Battle of Britain pilots).
C’est l’heure du VTT entre les cocotiers.

PS: hamlet, je regardais l’Othello de Welles avec mon aîné hier. S’en est suivi une discussion sur la différence entre « I am not WHAT I am » (Iago) et « I am not WHO I am ». Conclusion, Shakespeare n’a rien à faire de l’identité, il n’est préoccupé que par le rôle. Notre époque est en phase de régression totale sur le sujet.

lola dit: à

Christiane, merci de votre compte-rendu.Si je vous ai retrouvé,c’est bien grâce à Assouline;je lis ses billets et le billet sur Quignard était très bon .En lieu et place d’écouter Rolin,j’ai subi les musiques assourdissantes d’un supermarché plein à craquer,et quand tout aura été consommé,toute la famille fera son baluchon (train-avion) on a à peine eu le temps de se parler.
J’aurais aimé entendre Rolin parler de la Russie;je connais le texte de Tchekov,je ne connais pas le film ;j’ai recherché le catalogue de l’expo Maïakovski vue il y a très longtemps.Deux écrivains si différents,Rolin/quignard;hier soir ,j’ai relu un petit traité de Q et « Port-soudan ».Pas à faire !!je n’arrivais pas à entrer chez Quignard,mais j’ai trouvé Rolin plus réussi que dans mon souvenir.Le travail sur la langue est à l’opposé et il y a toujours une certaine préciosité chez Quignard.Je me souviens de vos posts sur Proust,pertinents et aigus.Il y a peu j’ai repris le livre de Nicolas Grimaldi « proust les horreurs de l’amour » analyse précise,claire et qui a l’avantage de se reporter à la Pléïade de 1955 !!!
Peut-être nous rencontrerons-nous sur ce blog; les billets y sont variés et très argumentés.Dès mardi, je trie mes Rolin!
Au plaisir de la lecture,de la balade , de la conversation, au plaisir tout court.Lola

D. dit: à

En fait je plaisantais pour détendre l’atmosphère. Tous ce que j’écris n’est pas à prendre au pied de la lettre.

cricri chamallow dit: à

christiane dit: 3 avril 2015 à 22 h 38 min
« …. Les Récits de la Kolyma de Chamalov… »

bab el-oueda dit: à

D. dit: 3 avril 2015 à 23 h 18 min
je vous écoute

N’est-ce pas, mon ami, l’essentiel?
Buona notte!

D. dit: à

Écoutez ueda, vous hantez ce blog à longueur de journée. Avez-vous compté votre nombre d’interventions en 24 heures ? Non ? Moi si : 12 fois, c’est à dire beaucoup plus que moi. Et pour dire quoi, en résumé ? je vous écoute

bab el-oueda dit: à

« Dans dix ans, tout intellectuel qui ne connaît pas un peu l’arabe et le chinois (oubliez l’allemand et le russe) sera considéré comme un zozo. »
C’est moi qui dit des trucs comme ça.

Et les Bloom d’après-demain vous interrogeront, avec hauteur, avec sévérité, sur votre lucidité d’humains de 2015!

« Qu’as-tu fait?
Qu’as-tu fait, alors, face aux Bilals et aux Wang qui posaient tranquillement chez toi leurs jalons?
Alors que « on savait » (hein).
Attendais-tu un hypothétique « Retour de… »?

Tu es en retard d’une guerre.
Fini tout ça.
Ton ennemi a frappé à ta porte, et tu n’as pas su entendre.
Ne viens pas aujourd’hui te plaindre », etc.
(Nous sommes en 2025).

Ah, ils sont terribles les Blooms, les WGG…
Nos vigies…
Quelle future leçon de courage… que certains recevront avec contrition.
Des héros au futur antérieur: ils ‘auront-été’.
Ils auront été les défenseurs d’un mode de vie auquel ils tenaient plus qu’à eux-mêmes.
Ils auront-été.
Pour l’instant, ils ne sont pas.
(Je les aime bien par ailleurs, ça n’a rien à voir).

Citoyens, debout les morts et vive le présent!

D. dit: à

Vous êtes là, renato ? Parce que j’ai l’impression de parler dans le vide.

D. dit: à

Alors que les chercheurs sont tous diplômés d’État, avec au moins 5 ans d’études en plus. Je ne dis pas cela pour rabaisser Hamlet.

D. dit: à

Je ne suis pas là pour dénigrer les ingénieurs, c’est grâce à eux que l’homme a marché sur la Lune, ce qui n’a servi à rien; non pas du tout, mais il ne faut pas perdre de vue que n’importe qui a le droit de s’appeler ingénieur pourvu qu’il soit sorti d’une école d’ingénieur. J’ai le droit d’ouvrir la mienne dès lundi si je veux. Pourvu que les locaux soit conforme aux règles de sécurité.

D. dit: à

Hamlet est ingénieur, c’est à dire qu’il n’est pas scientifique mais technicien amélioré.
Et en plus je ne sais même pas en quoi.

D. dit: à

J’aurais certes pu résumer ces trois derniers message en un seul, mais il me viennent comme des bulles. Je n’y peux pas grand chose.

D. dit: à

Cela-dit sur le fond, il ne faut rien lui passer.
Mais mettez-y la méthode s’il vous plaît.

D. dit: à

Je vous trouve inutilement cassant. Ça ne peut pas l’aider à s’arranger. Il y a une façon de dire les choses.

D. dit: à

Soyez indulgent avec Hamlet, renato.

la vie dans les bois dit: à

Oh la la la, la mère tape-dur ne nous épargnera rien de son chemin de croix. Ses stations passionnées.
Olivier Rolin n’est pas ce grantécrivain, vénéré par Paul Edel ?
( je ne sais plus où j’ai rangé, -en fait j’ai du le prêter-  » chasseurs de lions »)
https://www.youtube.com/watch?v=3xiFBCLX4e0

bab el-oueda dit: à

« La steppe, les oiseaux bleus. Olivier Rolin a dit de mémoire, d’une voix voilée, le témoignage de Tchékhov : « la mesure humaine ordinaire ne s’applique pas à la taïga. Seuls les oiseaux migrateurs savent où elle s’achève. ». Julie a lu en russe, puis traduites des pages de son enquête. Tchékhov était parti en 1890 vers le bagne de l’Île de Sakhaline. Il y a souffert de la neige, de la boue et de bien d’autres épreuves.
Olivier Rolin avait fait un choix un peu sinistre : Les Récits de la Kolyma de Chamalov, de larges pages d’Isaac Babel, et de Vassili Grossman. On écoutait… »

Franchement, christiane, franchement.
C’est à mourir d’ennui.

Nous avons tous lu cela, lu et relu.
On connait ces tragédies anciennes par coeur.

Pourriez vous, s’il vous plaît, vous donner la peine d’être aussi lyrico-dépressifs sur la tragédie future de l’Europe?

Dans dix ans, tout intellectuel qui ne connaît pas un peu l’arabe et le chinois (oubliez l’allemand et le russe) sera considéré comme un zozo.

renato dit: à

Je ne vois pas pourquoi, hamlet, une banque ou une industrie ne pourrait participer à la sauvegarde du patrimoine culturel du Pays, ou devrait renoncer à le promouvoir en le rendant accessible à un large public (large et différencié, naturellement).

Après vous pouvez perseverer dans le crétinisme d’operette… si cela vous amuse

christiane dit: à

Oh la la Lola, c’était triste ce soir. Je suis partie à la coupure car la soirée se terminait avec la projection de « Solovki, la bibliothèque disparue », un documentaire poignant que j’ai vu au Petit Palais et sur Arte. Je préférais rester sur cette heure grave.
Bien sûr, ça a commencé en douceur avec les paysages de Sibérie. Une odeur de neige à l’infini. Une immensité glacée. La steppe, les oiseaux bleus. Olivier Rolin a dit de mémoire, d’une voix voilée, le témoignage de Tchékhov : « la mesure humaine ordinaire ne s’applique pas à la taïga. Seuls les oiseaux migrateurs savent où elle s’achève. ». Julie a lu en russe, puis traduites des pages de son enquête. Tchékhov était parti en 1890 vers le bagne de l’Île de Sakhaline. Il y a souffert de la neige, de la boue et de bien d’autres épreuves.
Olivier Rolin avait fait un choix un peu sinistre : Les Récits de la Kolyma de Chamalov, de larges pages d’Isaac Babel, et de Vassili Grossman. On écoutait : neige, famine, massacres des hommes et des rêves.
La voix d’Olivier Rolin était de plus en plus voilée. il pensait à une fatigue : le troisième soir… Il était vulnérable, pudique, proche.
De la Gauche prolétarienne à la Sibérie, du « Bar des flots noirs » et de « L’invention du monde » au « Météorologue » toute une conception historique du monde disparaît peu à peu pour lui et pour cette génération née après-guerre.Des rêves de bonheur, de partage devenus fantomatiques…
Donc, il y a l’écriture, les livres.
Je relis la fin de Circus, bien accordée à cette soirée :
« On travaille sans filet, avec la peur du vide. Les fauves n’ont pas les dents limées, leurs griffes ne sont pas coupées. C’est comme ça. On est sans cesse menacé d’être envoyé au définitif pilon. Pas de quoi pleurnicher. Il y a des vies plus dangereuses.(…)
voilà, on démonte ici le chapiteau, mais la tournée continue… »
Bon, fin du « reportage ». Je retourne au silence. Heureuse de cet échange avec vous et Céline. Heureuse d’avoir écouté Julie et Chloé. Et surtout de ce « voyage » avec Olivier Rolin à la Maison de la poésie.
Et Merci à Pierre assouline pour son hospitalité.

bab el-oueda dit: à

Notre Europe, après la démission de nos chers Etats-nations et leur incapacité à décider d’une politique communautaire:

At the apex of this arrangement are the oligarchs, usually with regional strongholds. A former investigative journalist turned reformist MP talks matter-of-factly of the “Donetsk clan”: the (Rinat) Akhmetov clan, the (Dmytro) Firtash clan, the (Ihor) Kolomoisky clan, and so on. These oligarchs don’t just own vast chunks of the economy. They bankroll political parties, furnishing blocks of MPs to protect their interests. People refer to television channels by the oligarchs who own them: “Akhmetov’s channel”, “Firtash’s channel” and so on. Anyone who believes they don’t have state officials in their pockets deserves a Nobel prize for naivety. Oh yes, and several of them also have private security forces.

(C’est Timothy Ash).

C’est pas nous! C’est eux!

hamlet dit: à

renato, oui ça va, et vous ?
vous avez lu l’article jusqu’au bout, mon allemand n’est pas terrible mais j’ai cru comprendre qu’ils demandaient aux compositeurs qui faisaient des créations pour le Phil de Berlin de signer leurs oeuvres : « DBSG » Deutsche Bank Soli Gloria, c’est un peu fort de café non ?

n’empêche que remarquez le DBSG est toujours à l’attention du compositeur, ils n’ont pas confondu « par personne » et « pour personne », un bon point pour eux.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…ou en somme nous,!…rendre à César,!…ses Ô’s,!…Vénus à la pointe des articulations, façon  » muscles profilés « ,!…ces genoux, ces doigts de pieds endormis,…
…tout ces titans, qui vous observent,!…
…vous n’avez rien à faire,!…
…tout s’enregistre, une main leste, ou baladeuse,!…les contacts-pressés au métro,!…vous y avez-mis du vôtre,!…
…qui, était ce, encore,!…aux faîtes,…

…qui aimé vous, pour ne jamais se revoir,!…un film d’une vie,…quels acteurs,!…comme c’est abject,!…manipulés les hasards,!…sans 3D,…

…reprenons,!…avez – vous,…vraiment été, faite pour moi,! pour çà,!…vous avez été payez,!…à quel change et échange,!…
…du troc,!…entre A.D.N., se refaire d’autre histoires,!…
…vous venez de quel siècle,!…
…de l’avenir ou du passé,!…mais c’est pour rire,!…vous mijotés une famille,!…
…encore en homme des cavernes,!…
…diversion pour en voir des films crétins de première,!…
…etc,!…Ah,!Ah,!Ah,!…et cet €uro,!…un post au cul,!…sur cellophane,!…

…déconner,!…Oui,!…pour des liens à César,!…pas moins,!…aux moines,!…hôtesses du cul des magiciennes célèbres,…votre ticket,!…S.V.P.!…
…vous monter à deux,!…il vous faut un partenaire,!…je monte avec vous en première, tenez-moi la main,!…
…tout ces titans qui nous regardent,!…
…vous avez-repris le manche de votre avion,…et après Dusseldorf,…
…votre César,!…dans son médaillier!…
…s’est une vraie,!…Oh,!…
…même en réplication,!…un homme au dessus des passions du cul,!…
…Vénus à sa  » galaxie « , tu m’emmerde,!…j’étais  » coton « ,!…tu mégarde,!…pour ta vertu,!…
…quel chance,!…retour d’Ulysse, à poils,!…au 31,!…le soleil,…dans l’oeil,!…dessiné à poil, quel art,…
…sublime, recto x verso,!…dia-photo,!…
…du vent des cinq sens,!…encore là,!…
…etc,!…
…tu dégomme ou tu crayonne,!…quelle aquarelle la vie,…pour des expériences à revivre,!…
…encore vous,!…çà nous à marquer,!…un style,!…de qu’elle vie!…etc,!…
…à Vénus la grande,!…et à ses culbutes,!…etc,!…

renato dit: à

Je reste de l’opinion que la plupart des opinions sont dictées par l’état du tiroir-caisse…

renato dit: à

Certes, hamlet, certes… mais… vous ça va?

hamlet dit: à

renato même les allemands ?
je me demande bien ce que Nietzsche en aurait pensé de tout ça s’il vivait aujourd’hui, Tannhauser entrant sur scène en bmw avec son drapeau à l’effigie de la Deutsche Bank.
Wagner : la deutch quality.

hamlet dit: à

Rose, sérieux, il a un son magnifique ce violon, Schubert, quelle émotion, j’ai pas arrêter de penser à mon découvert à la banque, du coup encore plus ça décuple l’émotion.

hamlet dit: à

Rose, c’est moi Javert ? c’est quoi Javert ? le flic à Totor ? c’est pas gentil.
j’ai juste trouvé ça drôle.
et je pense que ce n’est qu’une première étape, la prochaine étape sera, quand les entreprises financeront les orchestres de leur faire porter le nom sur le costume, comme les joueurs de foot, vous imaginez un peu le tableau : le philharmonique de Londres avec des maillots « Fly Emirate » ?

renato dit: à

Hamlet, si vous n’arrêtez pas de lire le journal les anti-dépressifs ne servent à rien…

la vie dans les bois dit: à

Javert, tu pédales un peu dans la choucroute. Et en ce vendredi, c’est un peu indigne.

hamlet dit: à

nous sommes au regret d’annoncer qu’après la faillite du Crédit Mutuel CIC notre violon soliste ne pourra pas jouer ce soir, son violon a pris par les huissiers.

hamlet dit: à

– tu trouves pas qu’il a pris la grosse tête notre premier violon avec son violon crédit mutel CIC
– c’est pas la grosse tête c’est une bulle spéculative

le feu au lac dit: à

Béré à la truelle, hamlet au quéron.

hamlet dit: à

j’ai acheté un piano Société Général à ma fille elle en est très satisfaite.

hamlet dit: à

les interprètes :
– et toi tu joues sur quoi comme violon ?
– un mutuel CIC et toi ?
– moi ? un HSBC

les auditeurs :
– tu vas où ?
– je vais écouter un concert classique…
– ah bon tu t’es mis au classique ?
– non j’ai rendez-vous avec mon banquier…

la vie dans les bois dit: à

on peut lire de ce violon : …une réplique du Guarnerius de Renaud Capuçon, fabriqué en 1737, qui a notamment appartenu à Isaac Stern. Un excellent violon, d’une très grande qualité et d’une extrême rareté…
C’est tout à fait exact.
https://www.youtube.com/watch?v=OVziM-G904k

hamlet dit: à

à bon elle vouvoie U. ?
moi je l’ai toujours tutoyée la daphnouille.

hamlet dit: à

« la vie dans les bois dit: 3 avril 2015 à 20 h 56 min
A special ancient story about this violin. Really very so close. In every sense.
http://www.leprogres.fr/france-monde/2013/03/30/aix-en-provence-un-violon-pour-l-avenir »

merci pour l’article !!! c’est génial !

on peut lire de ce violon : …une réplique du Guarnerius de Renaud Capuçon, fabriqué en 1737, qui a notamment appartenu à Isaac Stern. Un excellent violon, d’une très grande qualité et d’une extrême rareté… Le violon sera baptisé du nom de son financeur…. le « Crédit Mutuel-CIC.

vous en avez d’autres comme ça ?
parce que ça fait du bien de rire un peu.

bérénice dit: à

je trouve que daaaaaphnée la bien nommée prend ses aises et frise la vulgarité à négliger l’utilisation d’un vouvoiement de circonstance quand on ne connait pas l’interlocuteur, dans les pays du Maghreb l’usage autorise mais ici non, signe de familiarité, de mépris, les deux associés à moins que l’un de ceux à qui il est adressé soit un ami, vous savez ce qu’on en dit n’Est-ce pas?

hamlet dit: à

« bab el-oueda dit: 3 avril 2015 à 20 h 49 min
L’anthropophagie, on y va par enthousiasme pour la cause animale, mais on en revient vite. »

U. n’embêtez mon ami Bloom ! d’ailleurs il ne souffre même pas d’aérophagie.

Daaphnée dit: à

Ou tu marches sur une peau de banane et, parfois, ça marche aussi.
Par distraction.

hamlet dit: à

daphnouille laissez mon ami D. tranquille !

bérénice dit: à

cap au sud, avec tous ces attentats, quelle prise de risque inespérée. Connaitra-t-on l’immense douleur de l’incommensurable perte?

hamlet dit: à

U. s’est converti à l’islam ? Mon Dieu quelle idée.
comme je le connais c’est probablement la polygamie qui a dû peser dans la balance de son choix.

renato dit: à

Évidemment, l’art c’est plus chic. T’es un brin déprimé et plutôt qu’un bonbon tu lèches un tableau…

Daaphnée dit: à

finalement, Hamlet ne court pas plus vite que D. .
C’est mal parti pour le tour de France.

bab el-oueda dit: à

C’est vrai, Bloom!
Hamlet a raison!

L’anthropophagie, on y va par enthousiasme pour la cause animale, mais on en revient vite.

renato dit: à

« … l’art et là pour ça ! pour te consoler… »

Ça alors! je persuadé que pour se consoler des bonbons suffisaient!

bérénice dit: à

ça-change-rien, la crise – pas mal.
De, le journaliste .. je ne sais plus mais pas mal.

Changez de drogue, essayez les amphétamines, c’est pas mal non plus et ça booste les capacités mnésiques.

hamlet dit: à

bab, c’est vous U. ?

hamlet dit: à

Blooooommm !!!!!!
vous êtes où Bloom ? parti ? envolé ? piouf ?
Bloom revenez ! nous avons besoin des conseils d’un spécialiste en anthropolgie.
quel malheur ces anthropologues de malheur ! ils ne sont jamais là quand on a besoin d’eux.
pourquoi donc avez-vous choisi de faire ces études d’anthropologie ? c’est un boulot si mal payé.

bab el-oueda dit: à

« tu verras ça ira mieux après, l’art et là pour ça ! pour te consoler, te réconforter de tes petits malheurs : bienvenue dans le monde merveilleux de Freddy ! »

Cet enthousiasme soudain pour M. Mitterand me laisse circonspect.

bab el-oueda dit: à

En Iran, des femmes absolument superbes se manifestent dans la rue (souvent en voiture), dès que que s’affirme une petite ouverture.

Ne serait-ce que pour cette raison M. Fabius (qui renâcle en vain, et qui sera puni en n’ayant pas de contrats) a évidemment tort.

hamlet dit: à

et pourquoi ils font pour les autres ? par dévouement ! pour échapper à toutes suspicion de vanité. parce que l’art est devenu notre seul refuge de consolation, de réconfort, vous avez un coup de pompe ? écoutez Bach ! erbarme dich mein Gott ! mon Dieu ayez pitié de moi, ou trouver plus belle consolation pour des âmes perdues dans ce monde impitoyable. ce monde ne te convient pas ? l’arrogance des riches ? tu veux le changer ? faire la révolution ? mais non j’ai une place gratuite pour un concert, c’est offert par mes amis comptables de chez Ernst & Young & associates ! viens écouter « erbarme dich mein Gott » et tu verras ça ira mieux après, l’art et là pour ça ! pour te consoler, te réconforter de tes petits malheurs : bienvenue dans le monde merveilleux de Freddy ! ces artistes sont merveilleux, exempts de toutes vanité, ce qu’ils font ils le font pour que nous puissions trouver une once de consolation, pour rendre ce monde meilleur, n’est pas merveilleux un si beau sacrifice ?

bab el-oueda dit: à

Eh oui, Daaphnée, vous allez nous lâcher…

Et tout ça pour la danse… Salsa… Orissi…
Evoquer ça alors qu’il pleut, c’est cruel.

bab el-oueda dit: à

Pauvres chiens.
Un élu hollandais un peu exalté a demandé que les clébards soient mis hors la loi.
Quoique de niveau moyennement avancé, je peux quand même déjà lui dire qu’il a tort, selon le tafsîr.

The Dutch dustup erupted after Hasan Küçük, a Turkish-Dutch representative on The Hague city council for the Islam Democrats, vehemently opposed a proposal by the Party for the Animals (Partij voor de Dieren) to make the city more dog friendly.
According to a January 28 report in the Amsterdam-based newspaper De Telegraaf, Küçük counter-argued that keeping dogs as pets is tantamount to animal abuse and he then called for the possession of dogs in The Hague to be criminalized.

Pinpin dit: à

Le Collège de F’, ça sert à rien.

Daaphnée dit: à

Pierre Assouline, il serait temps de vous mettre ou à la philo ou au polar.
Tiens, j’ai lu un hors série de Marianne pas si mauvais que cela avec même 3 4 articles sur le polar de Buenos Aires – après la crise, la crise – ou de Cuba – après la crise, une autre-mais-ça-change-rien, la crise – pas mal.
De, le journaliste .. je ne sais plus mais pas mal.

bab el-oueda dit: à

Dans des hadiths (pour ne pas parler de la sourate 16), l’abeille est louée pour être soumise (muslim) à la voie (sharia) qui lui a été ordonnée par Dieu.
Les animaux qui ne sont pas comme nous dénaturés (c’est pas Vercors?) mais suivent leur nature peuvent être dits littéralement musulmans.

Mais non, je ne suis pas obsédé.
C’est le contraire: je prépare mon avenir, je bachote, pour être le meilleur de la classe!
Meilleur étudiant que les jeunes! Pardon: meilleur talib que les shahab.

J’ai déjà les sandales. Je veux me rendre soumis de bas en haut, sur des bases solides. Objectif: la calotte.

renato dit: à

DSG?! Ah! vanitas vanitatum omnia vanitas…

hamlet dit: à

mais c’est intéressant, ce point est intéressant parce qu’il est symptomatique de notre époque nietzschéenne, sans parler de Quignard qui est un grand écrivain, le plus grand que nous ayons aujourd’hui, mais les autres auraient fait le même commentaire que lui parce qu’ils font ce qu’ils font pour les autres, les écrivains écrivent pour leurs lecteurs, les musiciens pour leurs auditeurs, alors forcément à la gloire de Dieu signifie que son public c’est Dieu, et si son public c’est donc c’est donc personne d’autre, et voilà : Nietzsche a gagné la partie ! lui-même disait j’écris pour mes lecteurs dans 100 ans, il a vu juste ! nous y sommes ! jusqu’au cou ! bienvenue dans le monde de Nietzsche ! bienvenue dans une merveilleuse société nietzschéenne ! vous le vouliez ? vous l’avez ! jusqu’au troufignon !

hamlet dit: à

non mais on croit rêver, mes petits chéris se bouffent la foi entre eux, allez-y entretuez-vous !
alors que pendant ce temps, un grand écrivain, prochainement nobélisé vous dit que Bach signait DSG en pensant à ses auditeurs, et donc elles n’étaient pour personne puisqu’elles n’étaient que pour Dieu, alors que Bach n’a jamais imaginé une seconde que ses oeuvres lui survivraient, qu’elles passeraient à la postérité, et ça le plus petit connaisseur de Bach le sait, le type qui a lu une biographie de Bach de 20 pages sait que son modèle était Vivaldi, que son rêve était de faire comme Vivaldi, imaginer qu’il signait DSG pour signifier ce n’est que pour Dieu mais c’est… comment dire… non il ne faut pas critiquer… bien sûr que non ! il signait comme ça pour lui seul, les autres il s’en tapait le coquillard, DSG c’était pour dire je ne suis pas moi un être vaniteux, et voilà que pendant ce temps mes petits chéris s’entretuent, n’est-ce pas mignon, n’est-ce pas magnifique la si belle humanité de mes petits chéris qui s’entretuent comme des vulgaires salafistes.

la vie dans les bois dit: à

Préciser également que le cosmos d’Onfray faisait à lui tout seul, une tour de présentoir, à la librairie, il aurait pu contresigner:
« On s’envole soudain dans le ciel comme l’oiseau qui exulte. On plonge dans la nuit du cosmos comme un plongeur dans la mer Tyrrhénienne. On cesse d’être « contemporain », on devient « extemporain ».
Une histoire de paganisme grec. Je ne saurais vous en dire plus. J’ai pris la fuite, puisque je vous le dis.

bab el-oueda dit: à

Daaphnée dit: 3 avril 2015 à 19 h 58 min
Hé bien, manger du chien chaud et des oeufs pourris ..

Hot dog, with a rotten egg? at McDonald’s?
Moi non plus.
Plutôt crever!

Daaphnée dit: à

XXXX (Vous savez quoi, U. ?
Hé bien, manger du chien chaud et des oeufs pourris .. beurk, jamais je ne pourrai m’y faire.
C’est pour cela, cap au sud )
XXXX .

bérénice dit: à

19h24 vous ne comprenez pas non plus que ces jolies étoffes habillent de bien triviales poursuites? j’ignore quelles sont les valeurs maîtresses mais faudra-t-il toujours conclure à la faiblesse des hommes qui pour défendre de grandes et nobles idées se livrent en coulisse à bien viles besognes, à ce que cette mise à jour des savoirs émaillée de liens indispensables si l’on souhaite s’illustrer et revendiquer une appartenance à une intelligentsia me paraît bien insuffisante et souvent hypocrite, elle s’auto-suffit et ne parait pas attendre plus qu’énoncer le monde dans ses fonctionnements tel qu’il fut, est et continue de se déliter. Considérons que la somme sonne trébuchante comme l’addition de tous les termes qui la compose, il y a comme une annulation des bonnes volontés par d’autres dont la motivation résiderait dans une prise de pouvoir et une volonté de régenter, et peut-être se défendre de ce qu’elles sont véritablement et me semble peu brillant, en tout cas ne s’insérant absolument pas dans une démarche généreuse mais à l’inverse privilégiant et se dissimulant sous l’amoncellement , mentant sur leurs propres intérêts quand il ne s’agit pas d’assouvir quelque pervers penchant prompt à la manipulation.

pire que hier, mieux que demain dit: à

depuis que Béré parle Portugais, on comprend toujours rien.

bab el-oueda dit: à

Bloom dit: 3 avril 2015 à 14 h 44 min
Curieusement, la pensée chinoise accorde une place non négligeable à cette supériorité de l’animal.

Nos voisins chinois sont capables de tout, et même du meilleur.
Mais je me demande ce qui vous fait dire ça.

la plume de ma tante dit: à

vincent dit: 3 avril 2015 à 15 h 45 min

z’etes nombreux sous la tente, didon ? Marcel, le petit et le gros, David, Jean-Claude, Gaston, Jean, etc itou…moi c’est abdel…pour toujours et a jamais…tain z’etes tous frères ? comment ? tain, madame ta maman ne devait pas se relever souvent…sinon, de quelle z’Histoire, parles-tu donc ? et de quel parti officiel ? et qui sont donc ces chefs qui ne furent jamais laïcs ? oui je sais, beaucoup de questions en ce Vendredi Saint…mais si on ne peut pas se poser des questions pertinentes aujourd’hui, en ce jour saint, quand est-ce hein ? j’vous l’demande ma bonne dame…

bérénice dit: à

récurrentes confusions. La profonde ambivalence est renforcée par le fait que la langue française ne distingue pas la solitude voulue de celle qui est subie.

Si les anciens amalgamaient, les nouveaux distinguent la solitude recherchée de celle subie, l’isolement voulu de l’esseulement contextuel, la retraite et l’ascèse du mélange des genres lors de réceptions divertissantes conduisant à l’échange d’arguments, toujours considéré l’amour comme une conversation, concluriez à ce que l’expression des sexualités se repose sur cette quête du sens unique ou giratoire?

Le jugement s'améliore... dit: à

Peut-être un peu excessif

Vous êtes un connaisseur faut dire, vous vous déplacez sur place aussi parfois ? (rires)

la vie dans les bois dit: à

C’est avec cette idée des Solitaires, que j’ai fait un tour à la librairie.
Je voulais y trouver le livre de Georges Minois,  » Histoire de la solitude et des solitaires » car quelques données historiques, lisibles en partie sur le site google books, qui présentent un intérêt, -limité au mien, philosophique antiquité (gecque, Aristote, le polis, toussa), et moyen-âge tardif (quelques saints, toussa)-, m’ont fait faire le déplacement.
Il y a un résumé , imparfait, là:
http://recensions.canalblog.com/archives/2013/03/06/26585040.html
Le libraire m’a fait part d’un délai de carence de 8 jours, ce qui témoigne de la rareté ce certains plaisirs.
Alors j’ai pris la fuite, ou plus exactement: « l’éloge de la fuite », pour une lecture, que je vais me réserver, tranquille.
Il n’était pas question de venir commenter ainsi sans vous en donner, au moins l’avant-propos ( je sais qu’au moins un commentateur ici, bonjour Docteur, sait de quelle fugue il s’agit)
« Quand il ne peut lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y deux allures que peut encore prendre un voilier: la cape ( le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite , reste donc souvent loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignorent toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu, imposée par des compagnies de transport maritime.
Vous connaissez sans doute un voilier nommé  » Désir »  »

C’est dans la voiture, en revenant que j’ai réalisé que je n’avais pas demandé au libraire s’il avait  » Sur l’idée d’une communauté de Solitaires ». Peut-être par une intuition toute personnelle, que la voix de P. Quignard ne muera plus.

bérénice dit: à

Jolie métaphore, je ne vois qu’une variation plus ou moins raffinée dans nos tentatives de séduction selon les milieux de référence et leurs codes afférents.

encore Nietzche dit: à

(Les dinosaures étaient-ils des amants autant que des guerriers ? (…) l’atout-charme du mâle. Comme les paons pour séduire leurs paonnes, les oviraptors mâles déployaient vraisemblablement au bout de cette queue un éventail de plumes pour faire tourner la tête des oviraptors femelles…). (Lemonde)

bérénice dit: à

bab el-oueda , avec un pareil pseudo vous admettez que tout ceci qui touche à l’amour ne trouve sa place que dans un représentation artistique d’un mirage, non?

Zeus..... dit: à

ce blog est actuellement très propre ; attention, le PQ de Jc va revenir et alors là !!!

renato dit: à

“La culture comme moyen de domestication, comme outil d’humanisation, c’est tout du flan…”

Avez-vous essayé avec la camomille?

arthur dit: à

« comme il n’était pas capable de se lever une gonzesse noramelent ce taré il allait voir les p.tes !  »

le portrait crâché de JC

renato dit: à

“C’est de la faute de Nietzche”

Et si ce n’était qu’un mauvais vin ?

vincent dit: à

« Peut-être un peu excessif. »

C’est de la faute de Nietzche

de nota dit: à

Je connais Pascal, je l’adore. « Au nom de quoi là haut? ». Je n’ai pas eu le loisir de prendre la photo.

bab el-oueda dit: à

« il va falloir faire du chemin entre votre désir vaniteux d’être admiré jusqu’à celui de l’amour, un très long chemin Bloom. »

Peut-être un peu excessif.

hamlet dit: à

Bloom parce que les hommes n’ont qu’un désir : être admiré, l’amour n’existe pas, il n’a jamais existé, il n’existe que le désir d’être admiré !
la culture Bloom, il faut prendre les choses par le bon bout pour éviter de se laisser entrainer sur de mauvaises pistes.
C’est pour cette raison que Saint Paul insiste sur l’amour, relisez l’épitre aux corinthiens : qu’est-ce qui est le plus important ? la foi ? non. la grâce ? non dit Paul, le plus important c’est l’amour, sous entendu il va falloir faire du chemin entre votre désir vaniteux d’être admiré jusqu’à celui de l’amour pour retrouver comme vous le dites l’origine de votre animalité. Un très long chemin Bloom, a long and wending road, il n’y avait que Nietzsche pour imaginer qu’on pouvait remettre les compteurs à zéro, on dit qu’il a disjoncté à cause du rêve du petit Rodia Raskolnikov, c’est faux ! il a disjoncté à cause de la petite Sonia, parce que comme il n’était pas capable de se lever une gonzesse noramelent ce taré il allait voir les p.tes ! comme on dit il a bien profité du système, les forts pour écraser les faibles, tu parles d’une foutaise, les faibles ils s’écrasent tout seul sans l’aide de personne.
La culture comme moyen de domestication, comme outil d’humanisation, c’est tout du flan, j’arrête là pour le moment parce que ce que j’ai à vous dire maintenant Bloom est de la plus haute importance et là des oreilles malveillantes nous écoutent, je vous le dirai plus tard quand ces oreilles dormiront, là nous serons au calme et je vous révèlerai le fond de cette affaire d’art et de culture mais pour l’instant chut, il faut faire comme si nous étions au courant de rien.

Comme n'importe qui dit: à

pour voir si dépenser cet argent vaut la peine…

Oh je ne vois cela que fugacement sur Twitter, renato… sur un fil -disons- « proposé »…

hamlet dit: à

m’enfin ! arrêtez donc de m’agresser, c’est une discussion privée sur l’anthropologie technique avec mon copain Bloom qui fait le tour de Dublin à cloche pieds !
vous cherchez une tête de turc ? un bouc hémisphère ? et vous n’avez trouvé que moi ?
est-ce que je vous gonfle moi quand vous discutez entre vous de vos salafistes ?
non. alors laissez discuter tranquillement avec mon dubliner !

Bloom, oui, c’est à fait ça ! la perte de l’animalité, vous avez mille fois raison ! c’est apparu il y a environ 600 mille ans, mais les choses ont empiré avec la culture, vous saviez que les premiers crimes de masse sont apparus en même temps que les premières peintures rupestres.
La vanité des hommes Bloom ! en se coupant de son animalité l’homme est devenu un être vaniteux, vous avez lu l’Ecclésiaste ? tout y est dit, Renan a produit des superbes commentaires de ce texte.
La culture est le lieu par excellence de l’expression de la vanité, c’est pour cette raison que Bach signait ses oeuvres DSG ! p

the same dit: à

la voix qui sert des lèvres.
elle m’intrigue , après la gorge; comme si je pensais la voix qui se sert des lèvres
pas une histoire de service a thé (athée?) ni de tennis de table à café .

renato dit: à

“Vous regardez BFM-TV […] ?”

Faudrait me donner une indication quelconque… tant pour voir si dépenser cet argent vaut la peine…

Comme n'importe qui dit: à

Le gars qui transpire ça s’aperçoit…

Vous regardez BFM-TV renato ?

bérénice dit: à

qui consiste à ne pas faire le mal gratuitement Bloom

évidemment c’est un tueur à gage, tout chez l’homme relève de l’intérêt. Où en sont les taux, les totos?

renato dit: à

Le gars qui transpire ça s’aperçoit…

renato dit: à

« … soulève des escaliers. »

Il y a de bon que le sens reste parfois caché par les intentions… c’est vrai que le contraire est aussi vrai…

vincent dit: à

la plume à tata (l’Histoire c’est pas sa tasse de thé!)reste collée à la version officielle, pondue par le parti officiel – dont les chefs n’ont jamais été laïcs

Thomas dit: à

Toi aussi, soulève des escaliers.

M OU MME dit: à

l’animalité de l’homme, qui consiste à ne pas faire le mal gratuitement (Bloom)

ça me paraît plus simple et plus basique que cela. Evitons de dire « le » mal avec un article défini, car personne ne sait ce que c’est que « le » mal. En revanche, tout le monde sait ce que c’est que faire du mal, que faire mal à quelqu’un d’autre. Je corrigerais donc la formule de Bloom en disant : « l’animalité de l’homme, qui consiste à ne pas faire souffrir gratuitement « . Et c’est déjà très, très difficile. Bien plus difficile que d’observer les dix commandements.

M OU MME dit: à

je considère que l’animalité de l’homme, qui consiste à ne pas faire le mal gratuitement, est sa part la plus noble. (Bloom)

Moi aussi. Et c’est déjà très difficile. A lire aussi, sur le sujet : « Les origines animales de la culture « , de Dominique Lestel. Et, bien entendu, « Par-delà nature et culture, de Philippe Descola, ainsi que « La fin de l’exception humaine », de Jean-Marie Schaeffer.

Bloom dit: à

TS, chez les blouses blanches c’est parfois terminal, au sens propre…

the same dit: à

qu’est-ce que TS? en espérant que c’est autre chose que ce que je connais sous le nom de TS

Bloom dit: à

L’animal découvre un environnement alors que chez l’homme il s’agit d’un processus technique de construction d’un monde, un monde non pas véritablement humain mais un monde déficient, à son image.

Atteint d’une forte fièvre, Stephen Dedalus, dans Le Portait de l’artiste en jeune homme, songe que si, comme lui, un rat connait le froid, il a davantage de difficulté avec la trigonométrie.
Lecteur attentif de Peter Stringer et d’Elisabeth de Fontenay, je considère que l’animalité de l’homme, qui consiste à ne pas faire le mal gratuitement, est sa part la plus noble. Curieusement, la pensée chinoise accorde une place non négligeable à cette supériorité de l’animal.

M OU MME dit: à

l’importance des quelques grands esprits qui sont apparus dans l’histoire des hommes, ils sont peu nombreux (Hamlet)

Hamlet a l’honnêteté de reconnaître qu’il n’en fait pas partie. C’est pas comme son mentor Widergänger. On a le gourou qu’on peut.

M OU MME dit: à

Hé! merdre, hamlet! 656 mots pour ne rien dire… (Renato)

En somme, la prolixité d’Hamlet est en raison inverse de son verbiage. Enfin, verbiage est une gentillesse. Charabia conviendrait mieux. Hamlet pense de travers (si tant est qu’il pense), mais en plus il écrit comme un cochon. Désolant.

M OU MME dit: à

Personnellement je ne suis pas croyant mais cela ne m’empêche pas de tenter de comprendre ce message de Dieu (Hamlet)

Ce brave Hamlet ferait bien de mettre un peu de cohérence dans ses idées.Pour lui, to think or not to think, that is the question.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…envers, de mes excursions solitaires, pour me changer aux d’€ros,!…
…déjà,…avant d’y arriver,!…
…tient , toujours seul plutôt que mal, accompagner,!…
…m’en débarrasser pour avancer, photos des bois du ciel,!…etc,!…

…souvent, une décalcomanie des cinq cents,!…seul, étendu sur une clairière,…et voir le temps qui passe,…
…des fois des apparitions, vous faites vites,!…je vous tient la main,!…

…comme çà, un plus,!…à garder sans plus, sur un plateau,!…
…vous avez de quoi, faire la cuisine,!…

…toujours à la distanciation,…
… » noblesse des foins obligent « ,!…
…jamais, sans châteaux,…et autres choisi(e)s,…gros détails,…en ses domaines,!…

…mes terres c’est pas des républiques en l’air,!…comme disait,déjà,!…Ramsex II au cinéma,!…
…l’art d’attendre son pied à terre renversant,!…en son couvent aux tiers payant,!…l’esprit aux âmes très fraîches,!…à couler des sources,!…au Nil,!…
…etc,!…

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