de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Enchanter le réel, louer les brumes

Enchanter le réel, louer les brumes

Oui, bien sûr, la rentrée littéraire avec son cortège de premiers romans, de deuxièmes romans en espérant que ce ne seront pas des seconds romans, de valeurs sûres mais pas certaines, de meilleures ventes imprudemment annoncées (« Rien n’est triste comme un best-seller qui ne se vend pas », soupirait ironiquement le regretté Robert Laffont), ses prix littéraires et ses livres qui n’ont pas de prix, si peu d’élus et tant de déçus inconsolables (mais nul n’est obligé de paraître en septembre), ses intoxications savamment orchestrées mais si facilement repérées, oui, on y reviendra bien vite à la rentrée littéraire. En attendant, on s’autorise un petit écart pour se glisser sur cette chose qui s’y est glissée à bras bruit, sans le faire exprès, sur la pointe des pieds, en s’excusant de déranger, un petit livre qui risque de passer inaperçu alors que c’est une brise des plus douces, un léger vent de fraicheur, une scintillante pépite renfermée dans un livre de poche à deux euros. Un inédit en format de poche ? C’est possible et plus souvent qu’on ne le croit. Alors raison de plus quand il s’en publie un de si discrètement remarquable, enrichissant et reposant.

Tout est petit en Petit éloge des brumes (114 pages, 2 euros, Folio) sauf le talent de plume de Corinne Atlan. D’elle, je savais juste qu’elle était une spécialiste éprouvée du japonais, l’une des meilleures en France maintes fois laurée, traductrice de plusieurs romans de Haruki Murakami ainsi que de recueils de théâtre et de poésie de nombreux d’autres écrivains japonais. Son site en dit davantage. Alors va pour les brumes, on y verra peut-être plus clair ! Un enchantement renouvelé à chaque page. Une imagination lexicale, une richesse de palette, une variété de sensations, une diversité d’émotions qui ne laissent pas de surprendre de bout en bout. On s’en doute, tout cela est irrigué d’innombrables lectures mais surtout d’une connaissance intime de l’esprit et de l’âme de ce peuple. Elle parvient avec une infinie délicatesse à modifier notre regard et même, en une phrase ou deux, notre perception des choses et des autres. Moins notre vision du monde que notre sensation du monde. Le pas de côté vers lequel tout dans son texte tend sans insister nous y invite. Il est vrai que son postulat est incontestable pour toute personne qui s’est jamais essayé à l’écriture :

« Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ».

On peut même préciser que ce tâtonnement peut durer jusqu’à l’achèvement du manuscrit… Entretemps, René Char aura pris le relais en assurant que nous avançons tous dans l’obscurité de l’inconcevable mais guidés par des repères éblouissants. L’exploration de Corinne Atlan dans des brumes beaucoup moins électriques que celles de James Lee Burke et de Bertrand Tavernier, est d’abord une tentative de comprendre le secret de sa vocation. Autrement dit : comment et pourquoi elle s’est tournée vers le japonais plutôt que vers l’allemand, par exemple,

« En choisissant d’étudier le japonais, j’étais seulement portée par un rêve d’évasion et par une vague intuition. Mais d’emblée, la proximité, voire l’adéquation, de cette langue avec le monde sensible et ses phénomènes les plus ténus a emporté mon adhésion. Sur ces terres de brume, de pluies et de fumerolles qui ont développé un attrait particulier pour l’impalpable, le qualificatif « aimai », – vague, fou, ambigu- dont l’étymologie désigne un soleil obscurci par les nuages, caractérisait tant la langue japonaise, polysémique et volontiers allusive, que la mentalité de l’archipel ».

Son récit est fait d’évanescences, de creux d’ombre, d’effets de brume, de vapeurs des bains, de traines vaporeuses, de paysages sublimes, de mondes flottants, de lumière émoussée, de vues nébuleuses lesquels, conjugués entre eux, reflètent un mode de vie et une façon d’être au monde. Quitte à marquer les bornes avec précision lorsque c’est nécessaire : en français comme en japonais, en-deca d’un kilomètre c’est du brouillard, au-delà de la brume. Disons que sa mémoire brumeuse a quelque chose d’un brouillard percé de trouées qui laisse passer les réminiscences du passé proche ou lointain, du moins ainsi l’imagine-t-elle.

Sans être cuistrement et lourdement référencé, comme souvent chez les essayistes, c’est nourri d’écrivains, de poètes et de leurs livres (Futabatei, Bachelard, Natsume, Celan, Maupassant, Baudelaire, Ryökan, Mallarmé, Bachô et bien sûr le Tanizaki de l’Eloge de l’ombre), de peintres (Monet, Turner, Ruozhen, Uragami, Mi Fu, Hasegawa en terminant plus près de nous avec le « sculpteuse de brouillard » Fujiko Nakaya qui se sert de l’atmosphère comme d’une matière première,) de films (Le Château de l’araignée, Quai des brumes, Nuit et brouillard, mais on aurait pu lui suggérer La Nuit du carrefour que Jean Renoir avait adapté de Simenon, une enquête de Maigret à laquelle on ne comprend rien tant ledit carrefour à Avrainville avait été embrumé par les techniciens)

Mais là où d’autres se seraient laissées griser par une évocation propice aux débordements lyriques, elle fait preuve d’une tenue, d’une retenue, d’une sobriété, d’une précision exemplaires sans que jamais une certaine douceur ne l’abandonne. On y sent l’humidité des paysages et on a hâte de découvrir sur place son Japon qui est d’abord celui de Kyoto, sa ville d’élection et celle où elle vit.

Corinne Atlan nous emmène dans des hauteurs vertigineuses sans jamais l’on ne s’y sente écrasé. Preuve que, avec l’air de ne pas y toucher, elle a réussi à nous décrisper du quotidien pour nous pousser à nous abandonner aux puissances invisibles. Faut-il que son évocation soit forte pour nous faire ainsi lâcher prise du réel. Alors, pourquoi ce tropisme pour le flou ? Juste pour alléger la pression, qu’alliez-vous imaginer. On voudrait être un écrivain japonais pour connaître le bonheur d’être traduit en français par une plume de cette qualité, aussi nette dans le choix des mots les plus justes que dans sa détermination à s’attarder dans le flou de nos vies.

(« Bois de pins »,  encre sur papier, XVIème siècle de Töhaku Hasegawa, Musée national de Tokyo ; « Cours d’eau sous la lune », panneaux en six volets, encre et couleurs sur papier, fin du XVIème siècle, période Momoyama, Nelson-Atkins Muséum of Art, Kansas)

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1 047 Réponses pour Enchanter le réel, louer les brumes

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 44 min

Jazzi, j’ai compris : Dante pourrait dire ce genre de phrase s’il vivait de nos jours ?

par contre à l’époque, même au 18è, 19è etc…

je ne crois pas que les auteurs s’exprimaient de cette manière.

à l’époque ils étaient moins dans la « com ».

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 37 min

– bienvenu dans notre émission « tournons la page »… tout d’abord mon cher William, que pourriez-vous nous dire de la génèse de votre nouvelle pièce : Roméo et Juliette.

– bonjour Francky ! merci de m’accueillir dans votre émission. Je dirais que mes pièces de théâtre naissent toujours d’un chaos brumeux dans lequel j’avance d’abord à l’aveuglette.

– ah bon ? merci Willy pour cette info stupéfiante !

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 34 min

sérieux Jazzi ? tu crois ?

– bonjour Mr Cervantes, comment est né don Quichotte

– j’ai porté ce longtemps en moi avant de l’accoucher. De plus ce livre est né d’un chaos brumeux dans lequel j’avançais d’abord à l’aveuglette…

ouai, je trouve ça un peu tartignole mais pourquoi pas ?

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 31 min

« Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ».

sérieux quel autre écrivain, en dehors de ceux d’aujourd’hui, aurait été capable de pondre un truc pareil ?

c’est même pas un cliché, ça ressemble plus à un pastiche, ou une parodie, un truc genre sketch des Monthy Python.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 28 min

« Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ».

après ce qui fait peur c’est un critique membre du jury Goncourt trouve géniale ce genre de phrase.

c’est hyper flippant.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 27 min

dans le top ten des clichés et stéréotypes pondus par des écrivains actuels lors d’interview je la mettrai en numéro 2 :

« Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ».

avec en numéro 1 le « j’ai accouché de ce livre… »

l’accouchement et le chaos brumeux…

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 12 h 25 min

Jazzi tu aurais imaginé un écrvain d’avant, Flaubert, Proust, Greene, Conrad, Faulkner, Gide, Mann, Borges etc… dire un truc du genre :

« Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ».

Jazzi dit: 11 septembre 2019 à 12 h 21 min

« Inséparables » de Varante Soudjian.
Un pur film de distraction, sans prétention aucune, dans la lignée de ceux de Gérard Oury ou de Francis Veber, auxquels le cinéaste rend un hommage appuyé au générique de fin.
Construit autour d’Ahmed Sylla, le grand Noir, et d’Alban Ivanov, le petit Caucasien, deux acteurs tout droit échappés du Comédie Club de Jamel Debbouze, le film remplit parfaitement son contrat : nous faire passer un bon moment, sans prise de tête.
Un couple traditionnel de comédie que tout oppose.
Le premier est un magouilleur-né mais avec des circonstances atténuantes et un bon coeur.
Le second, passionné d’armement et de sport de combat russes, est proche de la débilité profonde mais néanmoins doté d’une droiture morale et d’un sens indéfectible de l’amitié.
Partageant un temps la même cellule, le grand Noir, qui n’avait jamais eu d’amis dans son enfance, sera touché par l’amitié que le petit gros lui témoignera en prison et appréciera l’aide efficace que celui-ci lui apportera.
Mais pas question de le revoir à leur retour dans la vie civile, malgré les belles promesses prodiguées.
C’était sans compter sur l’acharnement que ce dernier mettra pour le retrouver.
Ici, les gags les plus loufoques s’enchaînent et l’on rit de bon coeur.
Que demander de plus à ce genre de film ?
https://www.youtube.com/watch?v=m5DVMJ_qhV0

et alii dit: 11 septembre 2019 à 11 h 53 min

t: 11 septembre 2019 à 11 h 47 min
il ne parlait guère de son « histoire »;juste quand il s’agissait de sa femme;mais il avait comme une obsession à parler geisha ,lui;

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 11 h 51 min

Dans le catalogue Atlan, le Japon pour les nuls, on trouve aussi les estampes japonaises du plus célèbre habitant de Giverny.

« La découverte des estampes japonaises.
Félix Bracquemond, les frères Goncourt et plus tard Monet, ont cherché individuellement à s’octroyer la primeur de la découverte des estampes japonaises et sans vouloir s’immiscer dans cette vieille querelle, il faut essayer de rétablir les faits. Interrogé par ses biographes, Gustave Geffroy et jean-Pierre Hoschedé, Monet accrédite l’idée qu’il a découvert les estampes japonaises lors d’un séjour à Zaandam en Hollande en 1871. Deux ans avant sa mort, désirant sans doute embellir son rôle d’initiateur, Monet affirme à Marc Elder avoir acheté sa première estampe au Havre, en 1856, à l’âge de seize ans. Cette dernière explication est sujette à caution, d’autant que le premier traité commercial avec la France, consécutif à l’ouverture du japon, n’est signé que le 9 octobre 1858. Si des estampes parviennent en France avant cette date, il s’agit surtout d’estampes contemporaines de Yokohama. Les œuvres d’Hokusai, d’Hiroshige et plus tardivement d’Utamaro ne sont connues d’un cercle restreint d’amateurs que dans les années 1860. Certains historiens d’art, tel Jacques Dufwa, pensent même que sa collection date de son installation à Giverny, en 1883, quand ses moyens financiers lui ont permis d’acheter des épreuves plus chères. Mais, dans son compte-rendu de l’Exposition Universelle de 1878, Le japon à Paris, Ernest Chesneau, critique attentif et bienveillant des impressionnistes depuis 1874, parlant des collections de peintres, cite celles de Degas et de Monet. Il confirme ainsi la première version du peintre sur sa « découverte des estampes en Hollande », d’autant que le tableau Méditation. Madame Monet au Canapé (jeu de Paume) présente dès 1871 un décor japonisant avec éventail et porcelaine. »

et alii dit: 11 septembre 2019 à 11 h 39 min

conférence;
comme je rencontrai une autre fois D.T.il me dit où il habitait à la Villette, une adresse qui m’était très familière de ma jeunesse,et m’invita chez lui , et voir sa femme ;il fit le fou en me montrant ses livres,essayant toutes sortes de chapeaux à lui offerts dans ses voyages pour expos;il avait été très frappé par le mime Marceau qu’il n’aimait pas

et alii dit: 11 septembre 2019 à 11 h 35 min

est odieuse.
mais presque une citation ancienne du pipelet de ce blog!
j’ai rencontré l’artiste D.T.dans une galerie où j’avais été plutôt qu’à une coférence;c’est lui, D.T. qui vint vers moi me demander ce qui m’intéressait tant du peintre russe exposé

Jazzi dit: 11 septembre 2019 à 11 h 03 min

« le caudillo, qui avait « connaissance de son ascendance marrane » ne tenait pas à favoriser l’omnipotence d’une Allemagne persécutant les juifs »

Nombreux furent les Juifs qui passèrent la frontière espagnole. Mais si Franco avait une ascendance marrane, il ne peut être considéré comme un Juste ?

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 11 h 01 min

« Il est vrai que son postulat est incontestable pour toute personne qui s’est jamais essayé à l’écriture : « Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ». »

c’est magnifique.

c’est exactement ce qu’a dit aussi Yann Moix de son dernier livre, il a dit « ce livre est né d’un chaos brumeux dans lequel j’avançais à l’aveuglette ».

à moins que ce soit Toussaint qui l’ait dit ? ou bien Nothomb ? ah oui, suis-je bête, c’est Amelie Nothomb qui a dit de son dernier livre « ce livre est né d’un chaos brumeux dans lequel j’avançais à l’aveuglette ».

à moins que ce soit Rolin ?

en tout cas il y en a un autre qui l’a dit, je sais plus lequel, ou même deux autres, et aussi un troisième qui l’a dit mais en anglais, et un autre en russe, et un en italien, mais comme je ne sais pas parler toutes ces langues je ne sais pas qui c’est.

et alii dit: 11 septembre 2019 à 10 h 44 min

j’ai connu un peintre micrographe juif (assez connu ,exposé au mahj
Devi Tuszynski)dont le rêve était d’être geisha,il me le répétait chaque fois qu’ on se croisait

renato dit: 11 septembre 2019 à 10 h 40 min

Democrazie a rischio — La produzione sociale dell’ignoranza

« Un texte qui décrit les mécanismes de production de l’ignorance dans la société d’aujourd’hui, en analysant le rapport entre médias et démocratie, il explique en quoi cela a conduit à la « dépossession » et à la dégradation de ces compétences qui formaient autrefois le bagage culturel du politicien.

https://www.pearson.it/opera/pearson/0-6922-democrazie_a_rischio

[en it.]

Janssen J-J dit: 11 septembre 2019 à 10 h 32 min

Edgar Morin, donc, d’actualité. Ses nouveaux souvenirs sont attachants, souvent passionnants, de même que ses nombreuses itw de promotion. On y perçoit mieux pourquoi sa pensée complexe (transdisciplinaire et minoritaire) fut souvent incomprise. Je l’ai beauocup mu mais il se trouve qu’on ne pouvait pas toujours en tirer grand’chose au fur et à mesure de ses déploiements disparates et éclectiques. Entre autres… un lien intéressant https://www.en-attendant-nadeau.fr/2019/09/10/entretien-edgar-morin/ Voilà précisément pourquoi cette autobiog du vieux sage est passionnante, elle tient dans le caractère inclassable de son œuvre ‘d’humanologue’, tel qu’il se qualifie joliment. En lisant ce pavé biographique hors norme, j’en apprécie la lucidité rétrospective, intellectuelle et sentimentale. Son écriture s’est simplifiée, il va à l’essentiel de ses nombreux souvenirs s’accrochant les uns aux autres, sans s‘arrêter à chercher les détails des noms qui s’échappent. Au détour d’un développement sur la guerre d’Espagne, il émet une hypothèse (géopolitique) qui a suscité ma perplexité. Franco aurait refusé à Hitler un deal pour la conquête de l’Afrique du Nord jusqu’à Suez. Morin explique que le caudillo, qui avait « connaissance de son ascendance marrane » ne tenait pas à favoriser l’omnipotence d’une Allemagne persécutant les juifs, allant même jusqu’à protéger de nombreux séfarades espagnols promis à des convois de déportés « en en refoulant bien moins que la Suisse démocratique » (p. 81). Je me demande jusqu’à quel point cette hypothèse que pour ma part, je n’avais jamais rencontrée jusqu’à présent, serait partagée par Passoul ou autres historiens hispanisants goyim de la rdl. N’ayant hélas pas lu le dernier opus de Pierre A, j’ignore s’il a pu faire allusion à cet épisode de l’histoire de l’Espagne en 40…

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 10 h 18 min

Au fait Passou, il y a une hypothèse non négligeable, sur l’origine de cette phrase,  » où va le blanc quand la neige fond ? ».

Probablement un koan.

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 10 h 04 min

…peut-on clore.
Peut-on clore cette parenthèse nébuleuse.
Peur-on clore cette parenthèse nébuleuse en s’accordant, avec quelques-uns, qui auront lu et écouté l' »impressionnisme  » japonais – et tibetain- de C. Atlan, et qui ne confondent pas contemplation et divagation de la psyché,
sur le fait que « ,les clairs de lune ne sont pas moins beaux, depuis qu’on sait ce qu’est la Lune »
Magnifique conclusion d’un compte-rendu de lecture du Nuvolaire de F. Maraini auquel C. Atlan rend un hommage appuyé.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 9 h 59 min

Bloom, en fait il semble le parlement de GB ait longtemps hésité entre le QI et les revenus.

prendre une décision du genre : interdiction de voter pour les ménages ayant moins de 10 mille livres de revenu par mois.

ils ont préféré choisir le QI, c’est peut-être pas plus mal.

c’est un petit pas pour le QI, mais un grand pas pour la démocratie !

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 9 h 53 min

Bloom, vous avez vu la décision que vient de prendre le parlement britannique ?

Ils ont décidé de mesurer le QI de tous les citoyens pour estimer ceux qui auraient le droit de vote !!!

QI inférieur à 80 = pas de droit de voter !

Cette décision fait bien sûr suite au référendum sur le Brexit.

Il est probable que dans les années à venir cette histoire de QI pour voter s’étendent à d’autres pays comme la France.

C’est une grande avancée vers la démocratie ! isn’t it ?

Chantal dit: 11 septembre 2019 à 9 h 32 min

Si on pouvait clore la parenthèse Delaporte ce serait obligeant de votre part. Pour le moment j’ai trop de travail, je prépare une collection pour fin décembre, un lot de perles de zanzibar à percer et enfiler.Même pas le temps de lire le pléiade Bernanos.

bon weekend.

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 9 h 15 min

Décidément, la couleur rouge chère à O. Pamuk (monisuer ‘coton’a le vent en poupe dans les titres,après Rouge Brésil, Rouge impératrice, voici Les Jungles rouges, de l’ai Jean-Noel Orengo, joycien majeur, qui, après une plongée gothique dans les turpitudes de Pattaya, fait un pas vers l’est et s’offre Salot Sar et ses accolytes khmer rouges avec style et vigueur.

Patrice Charoulet dit: 11 septembre 2019 à 8 h 17 min

FRANCE-ANDORRE

Je suis le moins qualifié de France pour commenter le match de football, qui, me dit-on a eu lieu hier. D’abord, je n’aime pas le foot. Ensuite, j’abomine les supporteurs. Enfin, je n’ai évidemment pas regardé le match. Dans ces conditions, me dira-t-on, vous êtes prié de ne pas la ramener et, à plus forte raison, de laisser votre plume dans votre plumier. Que nenni !

Les radios et les télés m’ont tout dit, malgré moi. La France l’a emporté trois à zéro. Surprise !

Andorre, c’est un petit truc qui se trouve coincé entre l’Espagne et la France. Paradis fiscal, notamment. Population : 85 000 habitants. Andorre a un club de foot, comme Trifouillis- les- oies. Voilà le match qu’on a proposé à des millions de téléspectateurs et, d’abord, aux crétins qui devaient se trouver dans les tribunes parisiennes. Drapeaux,trompettes, banderoles, canettes avant, pendant et après. Triomphe de la France éternelle. On se console comme on peut.

Demain, je suggère, 21h, après la pub, à TF1 le match Teddy Riner-Eric Ciotti.

Bihoreau, duc de Bellerente et autres terres avoisinantes... dit: 11 septembre 2019 à 4 h 42 min

Delaporte à 1 h 16 min

Voilà une réponse sensée. Chose rare en ces lieux enfumés, voire enténébrés …

Delaporte dit: 11 septembre 2019 à 1 h 16 min

Chantal dit: 10 septembre 2019 à 22 h 54 min
jean chantait le réel, et Delaporte flambait

Ma chère Chantal, on est en train d’édifier une fausse légende sur moi, tout ça parce que je n’aime pas jeter l’argent par les fenêtres. Vous m’avez invité à une petite balade sur la plage, autrefois. J’en étais très heureux. Il m’a fallu déchanter quand j’ai compris que ça allait me coûter au bas mot 3000 euros – alors que nous ne nous connaissions même pas et que je ne n’avais jamais vu à quoi vous ressembliez. Je me demandais si le prix n’était pas exorbitant, si le voyage n’était pas trop lointain, si vos intentions étaient louables : faire dévier un honnête catholique du droit chemin pour une promenade en Caraïbe néerlandaise, où vous êtes chez vous, et où nous aurions fait comme de juste l’amour sur la plage. Que faire d’autre, là-bas ? Alors qu’une petite promenade sur les quais aurait arrangé ma bourse, parce que c’est gratuit. Je vous aurait offert un café, j’aurais bu un verre d’eau du robinet. Résultat des courses, Chantal : moins de cinq euros. Le pris du hachis parmentier que j’ai mangé au dîner. Je trouve tout cela très positif. Et pour finir, un crochet dans une église de Paris, qui n’en manque pas, et une petite prière à Dieu, qui nous aurait pardonné cette dépense prohibitive. Voilà comment je voyais les choses, cet été. Je n’ai pas changé d’avis !

Bérénice dit: 10 septembre 2019 à 23 h 31 min

Quel chahut gastronomique! Je découvre la pluspart de ces chants constitutifs d’un patrimoine culturel incomparable.

Jazzi dit: 10 septembre 2019 à 23 h 01 min

«On est entré dans une zone de chocs. Phénomène des foules, mais infimes, infiniment houleuses.
Les yeux fermés, on a des visions intérieures.
Des milliers et des milliers de points microscopiques fulgurants, d’éblouissants diamants, des éclairs pour microbes.
Des palais aux tourelles innombrables, qui filent en l’air sous une pression inconnue. Des arabesques, des festons. De la foire. De l’extrémisme dans la lumière qui, éclatante, vous vrille les nerfs, de l’extrémisme dans des couleurs qui vous mordent, vous assaillent, et brutales, blessantes, leurs associations.
Du tremblement dans les images. Du va-et-vient.
Une optique grisante. »
(« L’infini turbulent » Henri Michaux)

Clopine dit: 10 septembre 2019 à 22 h 19 min

Je me dis… Je me laisserais bien tenter… L’idée m’est venue de la Société des Amis de Proust, qui lance une opération « pastiche ». pasticher Proust ? La belle affaire, me direz-vous : il suffit de s’imbiber, et le rythme et le style, même à traits grossiers, arrivent illico. Oui, mais voilà, pour qu’un pastiche soit réussi, il ne suffit pas de plagier un style. Faut aussi raconter une histoire qui ait quelques connexions avec l’oeuvre pastichée…

Bon le plus rigolo chez Proust, de toute évidence, ce sont les passages où il devient féroce. Quand il décrit les soirées, Verdurin ou Guermantes…

Un bon pastiche devrait partir de là, bien sûr, mais où trouver, autour de ma vie « réelle », de tels sujets ? Ni Verdurin, ni Guermantes en vue…

Sauf que…

Voyons, voyons…

Il y a bien un endroit, au fait.

Bon sang mais c’est bien sûr. Ici même. La Rdl veux-je dire !

Où l’on marche sur les Verdurin et les Guermantes, et tout un petit peuple d’intéressants spécimens, à la pelle….

Voilà, ma foi, un pastiche à creuser !

et alii dit: 10 septembre 2019 à 21 h 15 min

merde d’oie suite:ç’autait été cuisse de nymphe émue, çaurait été plus dur;au fait vous ne l’avez pas cuisse de nymphe émue?

et alii dit: 10 septembre 2019 à 21 h 13 min

hamlet dit: 10 septembre 2019 à 19 h 55 min
et ici l’on voit comme ils ont utilisé l’industrie textile américain pour faire passer des messages codés :c’était merde d’oie là pas d’erreur je l’ai bien reconnu!

D. dit: 10 septembre 2019 à 20 h 07 min

Eh non, Delaporte, eh non. Ce qui supporte mal la congélation ce sont les denrées aqueuses. Par contre les denrées grasse la supportent remarquablement bien.
Or ma purée de ratte à été « séchée » puis à bu du bon lait crémeux avant de recevoir une demi-plaquette de beurre en pommade. Or cette purée façon Robuchon se congèle à merveille. Il est impossible de faire la différence par rapport à la fraîche.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 19 h 59 min

D, vous « écrasez » la patate, et vous congelez le résultat : c’est un crime ! Et même un funeste double crime.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 19 h 58 min

Il est peu conseillé de congeler de la purée de patates. La purée doit normalement être mangée sur le moment (comme un prix Goncourt doit être lu immédiatement). Mon cher D, vous n’êtes pas le grand gastronome que vous prétendez être. En voilà la preuve.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 19 h 55 min

« Je l’ai fait moi-même mon hachis parmentier, moi, Delaporte. Et j’en ai une telle quantité que je vais en congeler. »

C’est très bien de faire son hachis parmentier, mais, sur ce coup-là, le « pingre », c’est vous, mon cher D. Désolé, mais vous êtes démasqué !

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 19 h 43 min

« En ce sens oui, Bernanos emploie et détourne les codes du roman noir et du polar, quelque part entre Chandler, Barbey, et Dostoïevski. »

On est plus proche ici de la réalité. Popaul se goure un maximum, MCourt moins.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 19 h 40 min

Je n’aime jamais avouer que je mage de la patate écrasée. Enfin, pour une fois. C’est D qui m’a conduit sur cette mauvaise pente. Mais je voudrais insister sur le fait que je suis très respectueux des patates – davantage peut-être que des touristes, que j’ai bien assaisonnés cet après-midi.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 19 h 37 min

« Et à la différence de Delaporte, il se garde bien de prêcher! »

Ah oui, j’étais en forme, aujourd’hui. Pourvu que ça dure !
J’ai trouvé du hachis parmentier (à 5,13 €, une petite fortune) ; je vais manger la même chose que D. Bon appétit !

hamlet dit: 10 septembre 2019 à 19 h 33 min

toutefois les 2 hackers russes Pabloski et Blorosov continuent leur travail d’infiltration et de communication avec les services de renseignement russes par le biais de forum et de sites divers plus ou moins louches :

https://www.casting.fr/pablo75

et d’autres qui ne passent pas ici mais qu’on peut retrouver facilement en entrant le nom dans un moteur de recherche

hamlet dit: 10 septembre 2019 à 19 h 25 min

pour ceux qui ne le sauraient pas Pablo75 est le nom d’un moteur de recherche concurrent de google.

le nom « Pablo75 » vient de ceux des 2 concepteurs : Ivan Plablovski et Vladimir Blorosov tous deux nés à Moscou en 1975.

Avant de mettre au point leur moteur de recherche Pablovski et Blorosov ont travaillé dans les équipes de hackers des services de renseignement russes chargées d’influencer les votes via facebook dans les pays occidentaux, notamment celle d’Obama et de Macron.

Marie Sasseur dit: 10 septembre 2019 à 19 h 23 min

« Sans être cuistrement et lourdement référencé, comme souvent chez les essayistes, c’est nourri d’écrivains, de poètes et de leurs livres » Passou

Il ne me vient pas du tout à l’idée de qualifier cet « alignement de références culturelles » de cuistrement référencé, cependant, croyant débarquer sur un rivage inconnu de Cipango, tu te retrouves au musée de la Fondation Cartier…lol. pour un archi qui n’a pas trop les pieds sur terre.

Pour ne rien voir, autant aller à la concurrence !

https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr/expositions/exposition/charlotte-perriand.html

MC dit: 10 septembre 2019 à 19 h 14 min

« Aelegh » vieux prénom breton (D)
Tout en faisant des réserves sur son emploi dans Mr Ouine, je n’ai trouvé que le nom ael qui signifie l’Ange. Se non e vero…
L’idée que le roman policier peut-être l’expression du tragique, voire du métaphysique,familière aux Anglais via Chesterton, atteint simplement la France avec retard et par d’autres filtres, dont d’abord le roman Russe.La Préface de Malraux à l’ Amant de Lady Chatterley acte cette transformation, si je puis dire. En ce sens oui, Bernanos emploie et détourne les codes du roman noir et du polar, quelque part entre Chandler, Barbey, et Dostoïevski. Et à la différence de Delaporte, il se garde bien de prêcher!

Pablo75 dit: 10 septembre 2019 à 18 h 41 min

J’ai un Kindle (Amazon) et je ne pensais pas qu’il était possible d’envoyer le contenu d’un livre à quelqu’un.
Lavande dit: 10 septembre 2019 à 14 h 48 min

Le très gros défaut (pour moi absolument rédhibitoire) des liseuses Kindle c’est qu’elles ne lisent pas le format epub, qui est le standard aujourd’hui pour les livres électroniques (et avec pdf le plus utilisé). Elles utilisent leur propre format (AZW), qu’il faut fuir parce qu’il est incompatible avec toutes les autres liseuses.

Dans ce très bon site français sur dédié aux liseuses, lisez ça:

http://www.liseuses.net/acheter-liseuse-guide/#Petit_rappel_sur_les_liseuses_Kindle

et alii dit: 10 septembre 2019 à 18 h 09 min

szurveillez bien vos vitamines (prise de sang)
Les personnes qui écartent tout produit d’origine animale de leur alimentation, comme la viande, le poisson, les œufs ou le fromage, ont un risque accru d’AVC.

Les végétariens et les végans présentait un risque de 22% plus faible de maladie coronarienne mais leur risque d’AVC est accru de 20% comparé au groupe de mangeurs de viande.

Cela serait dû au manque de vitamine B12, uniquement présente dans les produits carnés et qui joue un rôle important au niveau des neurotransmetteurs dans le cerveau.

D. dit: 10 septembre 2019 à 18 h 02 min

Il aura fallu des mois de mécontentement pour que le Ministère de la Santé prenne des mesures à peu près à la hauteur du problème.
Restera entre autres celui de la disponibilité du médicament en pharmacie, la situation étant devenue critique car oui de nombreuses personnes gravement makades sont privées de recevoir en temps adéquat le traitement qui leur est nécessaire.

et alii dit: 10 septembre 2019 à 17 h 53 min

10 septembre 2019 à 17 h 25 minmerci de l’image;dommage qu’elle ne soit pas en couleur(domimante de vert je crois)
oui, c’est là que j’ai aussi appris à plonger!
j’y ai vu des accidents!
en sortant, on était affamés ;

Marie Sasseur dit: 10 septembre 2019 à 17 h 34 min

« faut pas s’arrêter à l’incipit, il faut persévérer, c’est très jap’ »

Il faut bien reconnaître que ce petit livre à deux euros est un condensé de références culturelles, époustouflant, comme si l’auteur avait eu à coeur de faire le catalogue de toutes les choses lues et vues ( au cinema), et lorsque qu’il n’y a pas cette référence le tout sombre dans une banalité et des considérations sociales ou géographiques, façon cliché. Dommage d’oser le grand jeu, tout laisser derrière soi, partir loin se confronter à une réalité étrangère qui avait été rêvée, pour finalement donner le sentiment d’être restée dans une bibli, ou une salle ciné.

Il faut remercier Et. Al. qui sur ce fil a donné beaucoup de références . C. Atlan en donne beaucoup plus.

Celle de Kenneth White m’a bien plu.

https://www.larevuedesressources.org/LE-VENT-SE-LEVE-cahier-japonais.html#nh3

et alii dit: 10 septembre 2019 à 17 h 01 min

it: 10 septembre 2019 à 16 h 56 min
je connais bien la rue;enfant, j’allais à la piscine dans cette rue!que de souvenirs

D. dit: 10 septembre 2019 à 16 h 56 min

Mon professeur de musique est mort dans l’incendie du Lycée Pailleron à Paris. Que moi-même je n’ai pas fréquenté.
Quand j’ai appris ça je n’ai pas bien réalisé, ça ne m’a pas secoué, pas fait grand chose et avec des dizaines d’années de recul je mesure l’ampleur du drame.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 16 h 50 min

On se demande parfois pourquoi des avions explosent en vol. C’est la vengeance terrible de Dieu contre les touristes. Quand ceux-ci dépassent les bornes, Dieu sévit. C’est parfaitement normal.

D. dit: 10 septembre 2019 à 16 h 50 min

Je me suis renseigné et en effet le Kindle lit un format dit « propriétaire » nommé AZW qui ne peut pas être exporté parce qu’il y a un système DRM dessus.
Mais depuis fin 2009, les Kindle lisent de façon native n’importe quel fichier pdf.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 16 h 47 min

Pour bien faire, il aurait fallu qu’un maximum de touristes périssent par le feu ; ainsi que tous les bouquinistes sans exception. C’était faisable. Il aurait suffi d’une messe spécialement réservée aux bouquinistes, et zou !

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 16 h 45 min

Les touristes sont mal habillés, à moitié à poil, et ils entraient comme ça dans Notre-Dame, malgré les avertissements. On s’étonne après que l’église ait brûlé : la miséricorde de Dieu est d’avoir brûlé Notre-Dame, en signe d’avertissement et de réprimande, et non les hordes de touristes qui l’envahissaient. Je rappelle qu’il y a eu zéro mort, dans cet incendie malheureux. Tout aussi bien, une petite centaine de touristes auraient pu se trouver bloqués à l’intérieur et périr par le feu. Moi, ça m’aurait bien plu. Dieu en a décidé autrement.

Lavande dit: 10 septembre 2019 à 16 h 36 min

D. 10h15 :
Pas du tout ce ne sont pas des pdf et c’est impossible de les copier. Quand j’achète un livre version Kindle sur Amazon j’en dispose sur mon Kindle et sur mon Mac et c’est tout. Je ne peux pas l’envoyer à quelqu’un d’autre.
Je ne parle pas d’un livre téléchargé depuis Gallica par exemple.

D. dit: 10 septembre 2019 à 16 h 16 min

Après notez que je ne généralise pas. Il y en a sûrement quelques uns de bien. Et je souligne que c’est un métier qui peut être dur, il est certainement très difficile de s’y épanouir de nos jours. On y végète ou décline, en subissant bruit, pollution, touristes… soyons réalistes.

D. dit: 10 septembre 2019 à 16 h 11 min

De toutes façons renato, à Colmar voys n’avez ni quai ni bouquiniste. Ce n’est pas vous qui pourriez nous en parler.

D. dit: 10 septembre 2019 à 16 h 08 min

Il y a cinquante ans les bouquinistes avaient une toute autre tenue et surtout une toute autre culture. Mais il faut dire que leurs clients aussi. Quand je vous ces hordes de touristes à l’aspect dépravé quel défilent je les plains et je me dis que moi aussi à leur place, si ça se trouve, je me consolerais dans le Ricard et le pâté de foie Olida.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 16 h 01 min

Chaque internaute présent cet après-midi devrait nous livrer son témoignage sur les bouquinistes des quais. On verrait tout de suite ceux qui sont hypocrites.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 15 h 54 min

Une promenade sur les quais est agréable, sauf quand les bouquinistes sont ouverts. Heureusement, j’ai remarqué qu’ils ouvraient de moins en moins, sans parler de ceux qui sont définitivement partis et qui n’ont pas été remplacés. Ils sont allés se faire pendre ailleurs.

D. dit: 10 septembre 2019 à 15 h 54 min

Je rencontre des problèmes similaires avec les « bouquinistes ». Ce sont pour la plupart des aigris qui n’ont pas pu faire grand chose de leur vie. Un certain nombre sont alcooliques et mangent du pâté de marque repère à même la boîte avec un vieux couteau sale qu’ils ne lavent pas mais essuient sur leur vieux pantalon de velours élimé lavé tous les trois mois au mieux. Ils l’essuient côté fesses, je le précise.
Ces quelques-un vitupèrent avec une horrible haleine où se mêlent vieilles caries, Ricard et pâté.
Ce sont des presque épaves.
Les autres sont des dépressifs profonds pour la plupart en tout cas.
Plusieurs vendent des copies de gravures cimle s’il s’agissait de tirages originaux.

et alii dit: 10 septembre 2019 à 15 h 50 min

tiens les erdéliens ont oublié ça:
Tribune. Dans une tribune du 9 février, Elisabeth Roudinesco décrit le déclin de la psychanalyse en France. De manière peu charitable pour ses collègues ayant encore des prétentions, elle narre comment les psychanalystes ont perdu leur prestige d’explorateurs intrépides des profondeurs de l’âme. Elle décrit et déplore un champ de ruines dans lequel la psychanalyse n’est plus qu’une parmi d’innombrables formes de psychothérapie, tandis qu’elle-même est balkanisée et vieillissante.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Elisabeth Roudinesco : « Les psychanalystes ont contribué à leur propre déclin »
Cette situation serait grave parce qu’avec la psychanalyse disparaîtrait un pan de notre culture, mais aussi une approche centrée sur le sujet, « humaniste », de la santé mentale. Elle appelle donc au soutien de l’unité de formation et de recherche (UFR) d’études psychanalytiques de l’université Paris-VII, et présente la démission de trois membres de la section « psychologie » du Conseil national des universités (CNU) comme un acte de résistance face au scientisme – le mot est fort –, qui aurait contaminé la psychologie.

Perte d’aura
Pour ce qui est du diagnostic, nous suivons Elisabeth Roudinesco : la psychanalyse n’a plus l’aura qu’elle avait pu avoir. Peut-être que la position que Freud avait voulu lui conférer, pas tout à fait en dehors, ni complètement intégrée à la psychologie et à la médecine mentale, lui a-t-elle permis de prospérer au XXe siècle : cible mouvante alimentée par la force de brillants esprits, elle était difficile à surpasser.

Mais c’était aussi un piège : car malgré tout, en ce qui concerne la santé, à la fin, il faut rendre des comptes. Le constat est intellectuellement brutal, mais du point de vue clinique, de subtiles distinctions comme celle qu’Elisabeth Roudinesco maintient entre psychologie et psychanalyse comptent moins que les effets d’une cure.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Gérard Pommier : « Les neurosciences sont utilisées par certains en contradiction avec leurs résultats les plus assurés »
En France, l’évaluation des psychothérapies organisée en 2004 par le ministère de la santé et confiée à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) fut un de ces moments de comptes. Deux grandes associations de familles et personnes souffrant de troubles mentaux, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) et la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (Fnapsy), avaient insisté pour qu’elle se fasse afin que les patients aient droit aux mêmes informations concernant l’efficacité des différentes prises en charge que ceux atteints d’autres maladies graves (cancer, cardiopathie, diabète, etc.).
https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/20/la-psychanalyse-est-son-propre-meilleur-ennemi_5438887_3232.html

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 15 h 32 min

Depuis cette aventure désagréable avec cette vieille peau arrogante et miséreuse, je ne touche plus aux livres qui sont présentés sur les quais par les soi-disant bouquinistes. Je sais d’avance que ce sera de la daube, et de toute manière trop cher. Je bénis l’invention d’Internet qui remplace peu à peu, et dans le bon sens, tous ces charlatans. Au moins, quand je vais sur Amazon, j’ai l’impression qu’on me respecte, qu’on est poli avec moi, qu’on ne me prend pas pour une orange à presser. C’est le minimum. Et après, les bouquinistes des quais viennent se plaindre… Qu’ils crèvent, oui !

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 15 h 28 min

Sur les quais, il faut absolument éviter les bouquinistes, je crois. Ils vendent leurs livres à des prix prohibitifs. Il vaut mieux aller sur Internet. Et puis, la vérité me force à dire que l’offre est peu intéressante : les soi-disant bouquinistes ont remplacé les livres par des colifichets pour touristes. ce n’est pas sérieux. Vraiment, on peut faire une belle promenade sur les quais de Paris, marcher pendant des heures, mais il faut éviter ces tarés de bouquinistes. Il y a très longtemps, un livre m’intéressait, mais il était enveloppé dans un immonde plastic. J’ai demandé à la vendeuse, au physique repoussant, si je pouvais voir comment c’était à l’intérieur. Elle m’a répondu sèchement qu’il n’en était pas question. Quelle bande d’escrocs, et il n’y en a aucun pour rattraper l’autre ! J’espère qu’un jour ils disparaîtront tous, corps et biens, avec leurs livres pourris !

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 15 h 21 min

On pourrait essayer un truc : une petite balade sur les quais. C’est gratuit, et c’est hyper-agréable, même quand il pleut.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 15 h 19 min

« Le jour où vous offrirez des fleurs à Ed… »

Elle aime les roses ? Autant que Chantal aime les balades sur la plage en Caraïbe néerlandaise ? Tout ceci est ruineux : 300 € pour les roses, mais 3000 € pour la promenade. Vous me tuez !

D. dit: 10 septembre 2019 à 15 h 15 min

Mais enfin Lavande, vous le faites exprès ?! Ce sont des fichiers pdf dont l’usage est libre dans un cercle privé.
Si vous mettiez là par contre un lien de téléchargement vous tomberiez sous le coup de la loi.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 15 h 15 min

« Magnifique, Delaporte, homme de mauvaise foi !
Paul Edel n’a jamais dit que M. Ouine était un polar. »

Mais si. Popaul nous rebat les oreilles avec ça depuis hier. Bernanos aurait écrit un polar. C’est FAUX !

D. dit: 10 septembre 2019 à 15 h 12 min

5 euros pour une part de hachis parmentier ce n’est pas cher. Il y a de la matière première et du travail la-dessous.
Je vais vous donner mon avis mais ne le prenez surtout pas mal, Delaporte, voilà, je vous trouve un peu pingre.
Le jour où vous offrirez des fleurs à Ed, et apparemment elle n’attend que ça, ce sera un petit bouquet en promo à 5 euros de chez Franprix ou bien la gerbe de 30 roses rouges à 7 euros l’unité (doit 210 euros, prenant en compte votre code promo et la souscription à la carte de fidélité Florirama, et 1 sachet d’engrais offert pour 20 roses achetées)

Lavande dit: 10 septembre 2019 à 14 h 48 min

Comment faites-vous Pablo ?
J’ai un Kindle (Amazon) et je ne pensais pas qu’il était possible d’envoyer le contenu d’un livre à quelqu’un.

Pablo75 dit: 10 septembre 2019 à 14 h 35 min

y’a vraiment des choses que je ne comprendrai jamais.
hamlet dit: 10 septembre 2019 à 10 h 23 min

Ce que tu ne comprendras jamais c’est surtout l’étendue de ta propre connerie. Pour comprendre sa dimension il faudrait que tu sois astronome. Mais l’astronomie est incompatible avec une connerie comme la tienne.

Pablo75 dit: 10 septembre 2019 à 14 h 26 min

c’est entre autres pour ça que je n’aime pas les E-books : on ne peut pas les prêter !
Lavande dit: 10 septembre 2019 à 12 h 26 min

Comment ça qu’on ne peut pas prêter les eboo_ks? Rien de plus simple. Vous pouvez les prêter-donner même à des gens qui sont à l’autre bout du monde, par mail.

Jazzi dit: 10 septembre 2019 à 14 h 10 min

« il y a un crime, mais traité de manière universelle. »

Magnifique, Delaporte, homme de mauvaise foi !
Paul Edel n’a jamais dit que M. Ouine était un polar.
Et que dire alors des « Grands cimetières sous la lune », où les crimes sont collectifs ?

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 14 h 04 min

« Ce soir je mange du hachis-parmentier. »

C’est une bonne idée. Si mon charcutier en a fait aujourd’hui, je lui achèterai ça, malgré le prix prohibitif (au moins cinq euros la part !). Un bon hachis-parmentier, ça nous calmera, face aux provocations de Popaul !

Marie Sasseur dit: 10 septembre 2019 à 14 h 03 min

« Vous êtes marrante »

Ne vous emballez pas Dubruel.
Je voulais, avec un fish and Chips, voir de quoi était fait ce éloge de la brume par « l’autrice a 2 euros »
Je commence à penser qu’il faudrait mettre à part cette littérature petite-annonce, ou adopte-un-ecrivain. Tout ce que je fuis. Et on a droit tout, tout, tout, la panoplie totale du premier de la classe chez les bourgeois, prof, fille de prof, leurs premières frayeurs dans la bibli familiale, ce truc faussement éthéré: je préfère les nuages malléables par errements evanescents, sans les lunettes aux espaces infinis, tcetera, tcetera.
Mais comme dit Passou, faut pas s’arrêter à l’incipit, il faut persévérer, c’est très jap’.

Je voulais dire que c’est totalement faux , rn affirmant que la lecture intensive , chez les enfants, n’abîme pas les yeux…

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 14 h 02 min

Dans M. Ouine, le meurtre du vacher procède du chaos général, un dérèglement du réel. Comme dans Shakespeare (« le Temps est hors de ses gonds ! »), qui n’est pas un auteur de polars, je crois. Popaul ne va quand même pas nous dire le contraire ! Hamlet, roman policier ! Et puis quoi encore ? Bernanos c’est pareil, nom de Dieu !

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 13 h 58 min

« Etc etc.. »

Popaul, si vous vous mettez à écrire n’importe comment « etc. », on ne va plus être copains du tout ! L’orthographe est : « Etc., etc. » Un seul point final à chaque et pas de points de suspension. Surtout pas ! C’est dans le Grévisse, entre autres.
Quant à M. Ouine, bien sûr qu’il y a un crime, mais traité de manière universelle. Pas de manière policière. Bernanos a écrit un roman, dans lequel un meurtre est commis : on ne saura jamais qui l’a perpétré. Dans la vie réelle, des meurtres sont parfois commis, et la vie réelle n’est pas un roman policier ! Popaul, vous avez la tête dure !

Paul Edel dit: 10 septembre 2019 à 13 h 35 min

Delaporte « Monsieur OUine » est a une enquête policière,même,bien sûr, si ce n’est pas que ça! le récit passe dans une salle de la mairie transformée en morgue pour accueillir le cadavre dévêtu du valet des Malicorne. Donc, crime à élucider.
La châtelaine fait un témoignage contre son pensionnaire, M. Ouine,elle affirme qu’elle a trouvé les vêtements du mort chez Ouine et qu’elle l’a vu sortir au cours de la nuit du meurtre. Le médecin met en doute ce témoignage car il connaît les préventions de Jambe-de-Laine à l’encontre de OUine ; de plus elle adresse régulièrement au procureur des lettres anonymes qui mettent en cause son locataire. Cependant Mme Malicorne, l’employeur du vacher mort , réfute la valeur de preuve des vêtements en affirmant que le jeune homme ne les portait pas le soir du crime. Un autre témoignage confirme que M. Ouine est sorti au cours de la nuit du meurtre. Etc etc.. si ce n’est pas un roman policier, c’est quoi ? enfin, un point t t d’accord avec vous Delaporte, C’est le livre de Urs von Balthazar, « le Chrétien Bernanos », grand grand bouquin.er il oointe les failesses théologiques de certains rilans de bernanos.. eh, pomme…

lmd dit: 10 septembre 2019 à 12 h 27 min

(11 h 00 et 11h 02) cela se complique ; qui est celui dont on dit «c’est tout ce que tu sais dire»? Est-ce celui qui fait le commentaire de 10 h 23 ? et est-ce lui qu’on qualifierait alors de perroquet ? Ou bien, qui est celui qui «ne sait dire que ça» mais toujours à propos ?
Mais est-il bien nécessaire de trouver une réponse ?

Lavande dit: 10 septembre 2019 à 12 h 26 min

Je viens de terminer « Tous les hommes… » de Jean-Paul Dubois. Superbe ! Très bien écrit, il se lit facilement et avec plaisir. Des personnages originaux et attachants, de l’humour un peu décalé, des histoires inattendues, farfelues et/ou poétiques. Bref un très bon livre que je vous recommande et que je vais me faire un plaisir de prêter dans mon entourage (c’est entre autres pour ça que je n’aime pas les E-books : on ne peut pas les prêter !).

Dubruel dit: 10 septembre 2019 à 11 h 52 min

et c est vous qui ne supportez pas un autre avis que le votre c est vous sont les bras tombent si on n est pas raccord avec votre lecture.

Aucun problème avec la contradiction, Edel. Avec l’admonestation oui.Relisez-vous sur l’apostrophe Toussaint avec mise en abyme pointant sur o.Rolin. ça ne m’empêche pas d’apprécier le bouquin que vous défendez aux gants de boxe. Pas ma manière de lire de déshabiller un, pour habiller ‘mon’ candidat (Dubois avant Toussaint).

et alii dit: 10 septembre 2019 à 11 h 43 min

il n’y a guère,une femme infirmière cadre dans un hosto (région parisienne)m’a dit qu’elle ne connaissait pas le mot »impétrant »

et alii dit: 10 septembre 2019 à 11 h 41 min

sur causeur:Vocabulaire indigent, syntaxe plus qu’incertaine, orthographe erratique: les formations dispensées à des salariés adultes révèlent qu’ils sont quasi étrangers à leur propre langue. Ce massacre est encore plus grave que le manque de culture générale.
Il y a plus de trente ans que j’anime des stages destinés à des salariés, dans des entreprises privées comme dans la fonction publique. Mon domaine est celui de la « communication », écrite et orale, même si je n’aime guère ce mot et l’utilitarisme qu’il recouvre. Littéraire de formation, je n’ai enseigné le français que deux ans dans l’Éducation nationale. Sans qu’il y ait de lien de cause à effet, j’en suis parti au moment où émergeaient les premiers diagnostics d’abaissement du niveau scolaire. Peut-être,

et alii dit: 10 septembre 2019 à 11 h 31 min

. L’exigence d’authenticité est à l’œuvre chez les hikikomori, sans compromis tel que le demande la vie sociale, ici aussi. Par exemple on remarque que le nom des personnages n’est pas laissé au hasard : au cœur du problème de la prise en charge des hikikomori, ils s’appellent Morita, Saito et Suzuki soit les noms de psychiatres japonais célèbres s’intéressant aux hikikomori.

La violence et la proximité de la mort sont reconnues. Le bruit de l’étage au-dessus indique que le jeune n’est pas mort, en même temps que ce bruit est très

Paul Edel dit: 10 septembre 2019 à 11 h 29 min

Dubrurl je ne suis pas condescendant mais j ai acheté Toussaint parce que j ai aimé certains de ses livres. J aime pas celui là et c est vous qui ne supportez pas un autre avis que le votre c est vous sont les bras tombent si on n est pas raccord avec votre lecture.

et alii dit: 10 septembre 2019 à 11 h 29 min

on peut considérer que le théâtre et hikikomori ont la même structure : monde très réel et pourtant à côté du monde habituel, ce monde de l’acteur et du hikikomori qui ne peuvent faire autrement que ce qu’ils font l’un et l’autre. Le défaut de ressentir, de se mettre à la place de l’autre, autrement dit le défaut de théorie de l’esprit est compensé par l’obligation pour l’acteur de théâtre de se mettre à la place du personnage. Mais ce mécanisme a besoin du cadre matérialisé par le théâtre, a fortiori par l’encadrement de la scène vu ci-dessus.

A propos de la fiction, n’avons-nous pas affaire à des sujets pour lesquels le maniement du semblant est impossible. Ils sont dans le réel, et le réel il n’y en a qu’un et il est univoque (pas de cristal de la langue façon Freud ! pas de jeu sur les équivoques).

et alii dit: 10 septembre 2019 à 11 h 25 min

Nous sommes allés voir la pièce de théâtre: « Le Hikikomori sort de chez lui »…
PUBLIÉ LE 4 juillet 2018 Laisser un commentaire
Commentaires et réactions après avoir vu cette pièce autobiographique, par des médecins et parents de notre groupe touchés et concernés par cette conduite d’enfermement.
https://hikikomori.blog/

et alii dit: 10 septembre 2019 à 11 h 18 min

Cependant, une constante peut être relevée dans les deux enquêtes : les hikikomori sont principalement des hommes. Dans les résultats publiés vendredi dernier, 76% des hikikomori sont de sexe masculin. Maïa Fansten, sociologue travaillant sur le retrait social en France, n’est pas étonnée de ce résultat. «Un hikikomori est la figure de celui qui n’a plus aucun désir, aucun projet, aucune motivation. Ce qui est en contradiction avec les valeurs masculines et les définitions genrées de rôles, qui sont tournées vers l’extérieur, sur l’épanouissement au travail et la compétition entre les pairs.»

Pour autant, Naohiro Kimura, fondateur d’un site d’informations sur la question, relativise cette distinction. Le comportement des femmes au foyer japonaises pourrait se rapprocher de celui des hikikomori. Selon lui, certains paramètres auraient besoin d’être modifiés, afin de rendre compte de la réalité sociétale japonaise.
https://www.liberation.fr/planete/2019/04/05/au-japon-pour-les-hikikomori-le-retrait-social-fonctionne-comme-une-sorte-d-addiction_1719581

x dit: 10 septembre 2019 à 11 h 03 min

Paul Edel 9h 57
La route, celle qui mène vers un ailleurs rêvé, de la fuite et du changement possibles, est tout aussi présente dans Monsieur Ouine :

« La belle route ! La chère route ! Vertigineuse amie, promesse immense ! […] La grande chance, la chance suprême […] de sa vie est là, sous ses yeux, sous ses pas, brèche fabuleuse, déroulement sans fin, miracle de solitude et d’évasion, arche sublime lancée vers l’azur. […] [L’homme oublie] que son propre calcul en a tracé d’avance l’itinéraire inflexible. Au premier pas […] le plus abandonné reprend patience et courage, rêve qu’il est peut-être une autre issue […] Qui n’a pas vu la route à l’aube, entre ses deux rangées d’arbres, toute fraîche, toute vivante, ne sais pas ce que c’est que l’espérance. »

Mais le début de ce passage fait écho pour moi à la moquerie d’Esaïe 44 (être fasciné par les idoles que l’on a soi-même construites) et lors de l’introduction conjointe de l’adolescent « Steeny » et du village où vont se dérouler tant de drames, c’était au contraire l’enfermement qui était souligné, et de la route il était d’emblée précisé qu’elle était « enroulée sur elle-même comme une vipère » et ne menait nulle part.

renato dit: 10 septembre 2019 à 11 h 02 min

« […] Un procédé nouveau de dérision, qu’on a beaucoup remarqué, c’est cette clausule vigoureuse dont la jeune Zazie affecte gracieusement (c’est-à-dire tyranniquement) la plupart des affirmations proférées par les grandes personnes qui l’entourent (Napoléon mon cul) ; la phrase du Perroquet (Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire) appartient à peu près à la même technique du dégonflage. Mais ce qui est ici dégonflé, ce n’est pas tout le langage; se conformant aux plus savantes définitions de la logistique, Zazie distingue très bien le langage-objet du méta-langage. Le langage-objet, c’est le langage qui se fonde dans l’action même, qui agit les choses, c’est le premier langage transitif, celui dont on peut parler mais qui lui-même transforme plus qu’il ne parle. C’est exactement dans ce langage-objet que vit Zazie, ce n’est donc jamais lui qu’elle distance ou détruit. Ce que Zazie parle, c’est le contact transitif du réel : Zazie veut son coca-cola, son blue-jean, son métro, elle ne parle que l’impératif ou l’optatif, et c’est pour cela que son langage est à l’abri de toute dérision. »
Roland Barthes in Essais critiques

Incidemment :

« Einstein’s Biggest Blunder’ May Have Finally Been Fixed »

https://www.livescience.com/solution-to-worst-prediction-in-physics.html

Dubruel dit: 10 septembre 2019 à 11 h 00 min

Paul Edel 17H21 la veille.
Lu le livre de Toussaint après que M.Sasseur l’avait recommandé aux commentateurs, merci. J’ai fait plus que l’ouvrir, j’ai même dépassé la page 98. Désolé si cela vous a vexé mais oui, je connais sa biblio, oui celui -ci est différent tout en restant dans ses talents, ce ton expérimental avec lequel il balade et, oui, les bras m’en tombent de lire escompter trouver de ‘l’action’ pour être séduit.
Ne soyez pas si condescendant -expéditif dans les conseils. pas de ma faute si vous vous êtes mal exprimé.

Marie Sasseur 19H23. Vous êtes marrante, sourire.
Pas prénom Patrick, au regret(mais pas trop, sur ça).

et alii dit: 10 septembre 2019 à 10 h 49 min

Kiyose et saïjiki
Les haïkistes japonais se réfèrent au kiyose ou au saïjiki quand ils écrivent des haïkus. Le kiyose contient simplement les kigos et leurs variantes alors que le saïjiki contient kigos et variantes, notes explicatives ou historiques et des exemples. Un saïjiki de poche est en un volume alors qu’un saïjiki complet a quatre ou cinq tomes consacrés au printemps, à l’été, à l’automne, à l’hiver et parfois au nouvel an.

L’image droite montre les saïjikis variés: saïjiki en 5 tomes, saïjiki de poche (livre brun), et kiyose (livre vert).

et alii dit: 10 septembre 2019 à 10 h 46 min

Pour nourrir la créativité, des listes officielles, des almanachs de mots de saison, qu’on appelle des saijiki, ont été conçus pour l’utilisation pratique lors de l’écriture de haïkus. En 2014 était publié un Répertoire des mots de saisons adapté à l’Europe francophone et au Québec, aux Éditions du tanka francophone. On en trouve également dans Internet, en particulier dans la page de Seegan Mabesoone ou encore la page de Ryu Yotsuya qui expliquent, de manière fort intéressante, dans quel état d’esprit les Japonais conçoivent le kigo.
http://louisevachon.blogspot.com/2016/07/kigo-le-mot-de-saison.html

hamlet dit: 10 septembre 2019 à 10 h 23 min

Paul Edel : comment pouvez-vous apprécier ce genre de texte et ensuite nous faire l’éloge d’un rouleur de mécaniques comme Rolin ?

Rolin est au roman ce qu’Onfray est à la philosophie et pablo à ce blog : des rouleurs de mécaniques et vous à la critique littéraire : des rouleurs de mécaniques !

vous ne croyez pas que notre société aurait bien plus besoin de Bernanos que de rouleur de mécaniques qui tendent vers leurs lecteurs des miroirs les tirant vers la toute puissance, des superman avec des super pouvoirs, super centrales nucléaires.

y’a vraiment des choses que je ne comprendrai jamais.

Paul Edel dit: 10 septembre 2019 à 9 h 57 min

Tenez Delaporte, voici un des passages que je préfère dans l‘oeuvre de Bernanos. C’est extrait du « Journal d’un curé de campagne », quand le curé d’Ambricourt, dont la santé est plus que fragile, consulte un médecin. Il apprend qu’il est condamné.
Il note dans son journal :
« J’étais seul, inexplicablement seul, en face de ma mort, et cette mort n’était que la privation de l’être – rien de plus. Le monde visible semblait s’écouler de moi avec une vitesse effrayante et dans un désordre d’images, non pas funèbres, mais au contraire toutes lumineuses, éblouissantes « Est-ce possible ? L’ai-je donc tant aimé ? » me disais-je. Ces matins, ces soirs, ces routes. Ces routes changeantes, mystérieuses, ces routes pleines du pas des hommes. Ai-je donc tant aimé les routes, nos routes, les routes du monde ?
Quel enfant pauvre, élevé dans leur poussière, ne leur a confié ses rêves ? Elles les portent lentement, majestueusement, vers on ne sait quelles mers inconnues, ô grand fleuve de lumières et d’ombres qui portez le rêve des pauvres ! ».

et alii dit: 10 septembre 2019 à 9 h 55 min

Le jeudi 5 septembre 2019, la revue Scientific Reports a rapporté la récente découverte d’un squelette complet de dinosaure dans la ville de Mukawa, au nord du Japon.

Après analyse, les chercheurs de l’université de Hokkaido ont déclaré qu’il s’agissait d’un herbivore vieux de 72 millions d’années, appartenant à la famille des hadrosauridés. Ce dinosaure présentait une caractéristique singulière : sa mâchoire avait la forme d’un bec de canard.

Mais ce n’est pas tout. En effet, le squelette de l’animal a permis aux scientifiques de déterminer sa longueur, son âge et même son poids. Selon eux, ce dinosaure aurait mesuré 8 mètres de long, aurait été âgé de 9 ans et son poids aurait surpassé les 4 tonnes du temps de son vivant. C’est le plus grand dinosaure ayant été découvert au Japon jusqu’à maintenant. Yoshitsugu Kobayashi, co-auteur de l’étude, a déclaré à AFP, propos rapporté par Geo.fr, qu’il était rare de trouver un squelette aussi bien préservé en Asie de l’Est
https://dailygeekshow.com/dinosaure-bec-canard-decouverte-japon/

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 9 h 03 min

PaulEdel pense au polar, moi je pense, pour M. Ouine, à l’avant-garde. M. Ouine est un roman moderne, qui a inspiré par exemple des cinéastes. Je suis sûr que Bernanos, c’est comme Zola : méprisé en France, mais adoré à l’étranger, et notamment aux USA. Polanski est un personnage bernanosien, violeur de petite fille, reclus dans une prison mentale aux dimensions de Paris. La profondeur de l’angoisse d’un monde où la Grâce est absente – et pour cause ! Pour se racheter, Polanski devrait adapter Bernanos, en particulier M. Ouine. En aurait-il la force ? Ne serait-il pas plutôt foudroyé par Dieu ? Quel dénouement spectaculaire qui ferait de lui un saint !

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 8 h 55 min

PaulEdel, vous recopiez les notices de la Pléiade Bernanos que vous avez. Mais il faudrait aller plus loin. Le vrai et grand livre sur Bernanos c’est celui de Urs van Balthazar. Lui ne se perd pas dans des imbécillités de ce type. Non, Bernanos n’est pas un auteur de polar ! On ne lit pas assez Bernanos, et, quand on le lit, on raconte toujours les mêmes choses fausses sur lui. Cela me scandalise.

Delaporte dit: 10 septembre 2019 à 8 h 51 min

« Il fait également appel aux ficelles habituelles du roman policier (sur injonction de son éditeur) dans Mr Ouine. »

M. Ouine n’est pas un roman policier, n’a rien à voir avec le genre du roman policier, du polar avant la lettre. C’est un roman de la contemplation, dans lequel les événements de la vie se déroulent de manière foudroyante. Cela ne fait pas apparaître la Grâce. Le roman se referme sur l’Enfer, la mort de M. Ouine, le crime non élucidé du petit berger, la misère humaine dans la splendeur noir de l’été. C’est une littérature profondément pessimiste, voilà pourquoi vous pensez au polar. On peut en effet imaginer que des auteurs de polar se soient inspirés de Bernanos. Mais pas seulement des auteurs de polar. Dans la clé USB, Toussaint achève son roman sur une noirceur bernanosienne typique. Toussaint ne se fera sans doute pas moine, comme Houellebecq un de ces quatre. Mais on y tend…

renato dit: 10 septembre 2019 à 7 h 55 min

« Le brouillard apparaît comme un confort solitaire. Il remplit l’abîme qui l’entoure. »
Walter Benjamin

et alii dit: 10 septembre 2019 à 5 h 39 min

En langue japonaise, le mot calligraphie se prononce Shodo, ce qui signifie littéralement la voie de l’écriture. A la différence de la calligraphie européenne, le shodo n’est pas considéré uniquement comme un simple moyen d’écriture ou une forme d’art décoratif. Historiquement, la calligraphie était un signe de bonne éducation, de haut niveau culturel. Au Japon, on considère que la pratique de la calligraphie permet d’atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l’esprit. Les moines bouddhistes utilisent la calligraphie comme une forme de méditation.

Selon la légende, les idéogrammes ont été donnés aux hommes par les dieux. Pour cette raison, dans la culture japonaise, on les traite toujours avec le plus grand respect. On considère que les idéogrammes écrits au pinceau sont vivants, dotés d’une énergie vitale appelée ki en japonais.

Traditionnellement, la maison japonaise est décorée par une inscription calligraphique bienveillante, poétique ou une phrase de sagesse. Les talismans de bonheurs et de santé vendus aux temples japonais comportent obligatoirement une inscription calligraphique. La calligraphie est utilisée dans les cartes postales pour transmettre les voeux de bonheur. Elle décore les enveloppes d’argent offerts aux fiancés pendant les mariages. La calligraphie est tout simplement incontournable dans la vie quotidienne des japonais.
https://www.calligraphie-japonaise.fr/

et alii dit: 10 septembre 2019 à 5 h 32 min

ce n’est pas plus compliqué que ça ,P.Assouline
Dany Laferrière est ici plus que jamais fidèle à lui-même. Fête de l’intelligence et des sens, Je suis un écrivain japonais est une célébration de la littérature et du plaisir, des femmes et des écrivains, dans l’ordre ou le désordre.

Dany Laferrière est né à Port-au-Prince. Il est l’auteur de plusieurs romans, dont Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer et Vers le sud (Boréal, 2006). Il vit à Montréal, où il est également journaliste et chroniqueur.
https://www.babelio.com/livres/Laferriere-Je-suis-un-ecrivain-japonais/254976

renato dit: 10 septembre 2019 à 0 h 36 min

La nebbiosa, et alii, fait partie du cycle contre la « cécité réactionnaire », il y a aussi un papier Interessant publié la même année, « La colpa non è dei teddy boys« . Je me souviens des grandes lignes : il reprend les opinions de Musatti sur le caractère bourgeois de la révolte de ces jeunes-là — interessante l’observation selon laquelle « là où il n’y a pas d’appareils ménagers il n’y a pas de teddy boys » —. Lorsque je rentre je le cherche, maintenant fatigué.

renato dit: 10 septembre 2019 à 0 h 17 min

Si le chien est en bonne santé pas de problèmes, car sa salive contient le lysozyme, une protéine qui est impliquée dans la défense contre les infections bactériennes. J’ai toujours soigné mes blessures avec la salive de mes chiens.

D. dit: 9 septembre 2019 à 23 h 06 min

En fait ce chien énorme au nom prétentieux à goûté le bébé et ne l’a pas trouvé à son goût. Le prochain oui, peut-être…?

et alii dit: 9 septembre 2019 à 23 h 06 min

pour renato
Paolo Pasolini fut parmi les premiers à la pressentir. Lisez le scénario de La Nebbiosa (« la brumeuse »), qu’il signe en 1959 : l’histoire de loubards errant dans les brouillards de Metanopoli.
le monde

Jazzi dit: 9 septembre 2019 à 22 h 14 min

« la figure luisante de bave canine. »

J’espère que tu lui as lavé le visage, Clopine !
Et non pas faire celle qui n’a rien vu…

Marie Sasseur dit: 9 septembre 2019 à 21 h 31 min

Faut poser la question a zemmour, watercloset, quitte à troller, autant vous adresser à qq’un de votre club, pour rire bête et cretin, et vous faire hara-kiri.

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