de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Georges Perec en plein vertige taxinomique

Georges Perec en plein vertige taxinomique

Un étrange débat s’est récemment engagé sur le forum de la « République des livres », allez savoir comment et pourquoi, sur la question de savoir si Les Choses de Georges Perec (1936-1982) relevait de la littérature ou de la sociologie, genre de problématique binaire, donc réductrice, dont les livres de Michel Houellebecq ont eu le monopole ces dernières années. L’une ou l’ autre, en tout cas, cela tombe bien à la veille du cinquantième anniversaire de la publication de ces fameuses Choses couronnées du prix Renaudot (le jury, lui, y avait bien vu un premier roman ), et que Julliard célèbrera comme il se doit le mois prochain en rééditant le livre sous une couverture à l’identique. L’occasion de raviver la controverse qu’illustre bien la critique paru sous la signature de Jean Bloch-Michel dans la Gazette de Lausanne en 1965.

Mais si l’on dispute encore de la vraie nature des Choses (Perec s’en expliquait à l’époque, ici dans un entretien à la télévision), que dire alors de Penser/Classer (175 pages, 7,80 euros, Points) qui vient de paraître pour la première fois en format de poche ? Pense-t-on avant de classer, ou classe-t-on avant de penser et comment le fait-on ? Rien de moins. On s’en doute, un tel défi ne pouvait laisser un tel esprit indifférent. Ultime texte publié du vivant de l’auteur puisque Perec l’a vu paraître en 1982 dans la revue le Genre humain quelques jours avant sa disparition, il lui avait été demandé par l’éditeur et historien Maurice Olender. Sa revue de sciences sociales, transdisciplinaire tant sur le plan universitaire que littéraire ou poétique,  en était à ses débuts. Elle préparait ses trois premiers numéros. L’un d’eux s’intitulait « Penser Classer ». L’écrivain, prince obsessionnel du classement, ne pouvait décemment y échapper, jamais à bout de sa quête infinie d’épuisement des lieux et des choses.

Perec donna son accord d’un simple « oui ». Lorsqu’il remit son texte, il lui donna comme titre « Penser/Classer », récupération et réappropriation éhontées ; et, devant les craintes d’une confusion avec le titre même du numéro, il tint bon en précisant que les guillemets et la barre de fraction suffiraient à les balayer (plus de trente ans ont passé depuis et les guillemets ont disparu de la couverture de l’édition de poche…). Maurice Olender, qui y est longuement revenu dans un entretien pour le dossier spécial consacré à Perec par la revue Europe (No 993, janvier 2012), se souvient que dans l’Express, Yves Hersant écrivit que « depuis l’Encyclopédie chinoise de Borges, on n’a rien écrit de plus troublant et de plus drôle que l’article de Perec sur le vertige taxinomique ».AVT_Georges-Perec_4221

 Classer le monde pour le comprendre, c’est de cela qu’il s’agit à l’origine de ce drôle de recueil, c’est bien le mot, puisqu’on y trouve rassemblés un certain nombre de textes épars que Perec avait publiés un peu partout à l’exception du dernier écrit tout exprès et intitulé justement « Penser/Classer ». Il commence par y classer son œuvre. Au moment où il écrit, une grande partie en a déjà été publiée : Les Choses, Un homme qui dort, La Disparition, Les Revenentes, W ou le souvenir d’enfance, Je me souviens, la Vie mode d’emploi, Un Cabinet d’amateur etc Il les classe  en quatre catégories,  non des genres mais des « champs » ou des « modes d’interrogation » : sociologique (en ce qu’il questionne le quotidien comme dans Les Choses, rangé là par l’auteur même…), autobiographique (Je me souviens), ludique (Oulipo and co), romanesque (La Vie mode d’emploi).  Puis il essaie d’interpréter sa manière de ranger sa table de travail, l’aménagement de son territoire, et se livre à un inventaire systématique des objets qui s’y trouvent.

Après quoi inévitablement l’art et la manière de ranger sa bibliothèque. Cela nous vaut un développement par l’absurde de l’exemple d’un ami qui s’y prend à partir d’un modèle idéal par lui établi autour du nombre K=361. Tout ajout doit se corréler à un rejet. Celui qui vient exclut celui qui y est. Ce ui ne va pas de soi avec un volume de la Pléiade contenant trois livres. Sauf à considérer alors qu’il s’agit de 361 auteurs. La bibliothèque, c’est une question d’espace et d’ordre. On s’en doute, Perec s’emploie à énumérer les critères de classement jusqu’à donner le tournis : alphabétique bien sûr mais aussi par continents, pays, couleurs, dates d’acquisition ou de parution, formats, genres, grandes périodes littéraires, langues, priorités de lecture, reliures, séries… De toute façon, la sagesse et l’expérience acquises par tout lecteur bien disposé inclinent à penser qu’il n’est de rangement en bibliothèque que provisoirement définitif, tout ordre étant aussitôt caduc.

« Comme les bibliothécaires borgésiens de Babel qui cherchent le livre qui leur donnera la clé de tous les autres, nous oscillons entre l’illusion de l’achevé et le vertige de l’insaisissable. Au nom de l’achevé, nous voulons croire qu’un ordre unique existe qui nous permettrait d’accéder d’emblée au savoir ; au nom de l’insaisissable, nous voulons penser que l’ordre et le désordre sont les deux mêmes mots désignant le hasard. Il se peut aussi que les deux soient des leurres, des trompe-l’œil destinés à dissimuler l’usure des livres et des systèmes. Entre les deux en tout cas il n’est pas mauvais que nos bibliothèques servent aussi de temps à autre de pense-bête, de repose-chat et de fourre-tout »

Mais le taxinomiste fou n’en a pas que pour les livres. Les titres et mots-clés du Malet & Isaac, les fiches-cuisines pour débutants, les lunettes, les animaux en copropriété bien qu’il n’en porte pas… Rien n’échappe à sa manie de la typologie et au pur plaisir de l’énumération. Même les vêtements, décrits en détail et assortis de leur prix –et quand on lit que dès 1976 il se disait dépassé par l’idée qu’un bipède normalement constitué d’un cerveau ait à cœur de porter un sac frappé du monogramme de son fabricant et donc de payer pour arborer ses initiales et lui faire sa publicité, on imagine la tête qu’il ferait aujourd’hui… L’excipit du volume est un classement des interjections auquel le grand verbicruciste en lui ne pouvait se soustraire : « Z) ? ». Mais là, je l’avoue, je rends les armes.

Dresser des listes peut mener loin. La passion de la classification poussée à l’extrême peut se muer en un Toc handicapant. D’aucuns jugeront certainement que c’est ici un exercice de style, une pochade oulipienne, le passe-temps gratuit d’un écrivain trop doué et assez névrosé. Pour ma part, j’y verrais plutôt l’indispensable complément aux grands livres de Perec, le manuel intérieur de celui qui voit le monde comme un puzzle. Il lui faut non seulement le rassembler sans nourrir d’illusion sur la cohérence de l’image reconstituée, mais ne pas s’interdire de penser/classer tout en se laissant envahir par un irrésistible passer/clamser, écho de son humour tragique. A propos, bien malin sera celui ou celle qui saura classer Penser/Classer au sein d’un genre bien défini selon les canons de l’histoire littéraire. Et si ses errances dans ses labyrinthes, et le récit de « mes ivresses verbeuses de ces petits vertiges pansémiques », relevaient tout simplement de la littérature ? Disons que c’est du Perec et savourons !

(« Penser/Classer au Mémorial du massacre de Nankin » photo Passou ; « Georges Perec » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

935 Réponses pour Georges Perec en plein vertige taxinomique

primerose dit: 17 août 2015 à 16 h 50 min

Bloom, Cleese est un vrai professionnel, il n’aurait jamais fait une erreur pareille.
Il n’y a pas d’Auchan à Souillac.

Welbec, spécialiste de wiki aurait pu vérifier.

Partir à la chasse avec lui équivaut à bouffer du renne tous les jours.

L dit: 17 août 2015 à 16 h 49 min

Mais peut-être l’homme européen occupe-t-il la place du Néanderthalien et devra céder devant l’irruption des modèles imposés et dictés par d’une part la monstruosité d’un capitalisme affamé et d’autre part la bêtise d’un nouvel obscurantisme religieux qui je crois s’enracine dans la misère qui elle-même trouve sa source dans l’exploitation honteuse de l’homme par l’homme.

radioscopie dit: 17 août 2015 à 16 h 44 min

Non, non, Libé n’est pas « vide » comme le prétend WG. J’y apprends que Ben Laden écoutait des cassettes d’Enrico Macias.

L dit: 17 août 2015 à 16 h 44 min

Les hommes de Cro-Magnon

Oui on voit tout de suite de quoi il s’agit, pour avoir perdu en force et en courage ( autre que politique et prétendu), les hommes ont gagné en finesse le terrain de la douceur de vivre dans ces surfaces dédiées à Hermès.

la plume de ma tante dit: 17 août 2015 à 16 h 40 min

Merci Sergio…l’unijambiste qui traverse devant le tram…j’y etais seulement la semaine derniere…oui c’est ca exactement, Oran…

Bloom dit: 17 août 2015 à 16 h 38 min

Primrose, je trouve justement l’humour Wellbeckien très « British ». John Cleese, sous ses incarnations pythonesques ou basil fawltienne n’aurait certainement pas renié ce qui suit:
« Les hommes de Cro-Magnon chassaient le mammouth et le renne ; ceux d’aujourd’hui avaient le choix entre un Auchan et un Leclerc, tous deux situés à Souillac. »

Attila dit: 17 août 2015 à 16 h 37 min

« faire Philippine avec qqn
– (1869) altération, sous l’influence de Philippe, de l’all. Vielliebchen (= bien-aimé)
jeu où deux personnes conviennent, après s’être partagé deux amandes jumelles, que la première qui dira à l’autre Bonjour Philippine, après un délai convenu, sera la gagnante » !!!

Widergänger dit: 17 août 2015 à 16 h 36 min

Mono no aware est aussi un recueil de poèmes de Jacques Roubaud. Des poèmes imités du japonais. Pas terrible…

L dit: 17 août 2015 à 16 h 35 min

16h30 si on se laisse aller à une pensée globale, il est assez facile aujourd’hui de se déclarer misanthrope, je fais ça, on me fiche une paix royale!

jem dit: 17 août 2015 à 16 h 32 min

Triste aveu de défaite de George Steiner : « Shakespeare, aujourd’hui, écrirait des scripts. Je me suis trompé, tant j’étais un enfant du grec et du latin et d’un père ultra conservateur classique. »

la plume de ma tante dit: 17 août 2015 à 16 h 32 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 15 h 32 min

‘…Les hommes aussi pètent trop…’ dixit le pétomane de la RdL a son pote…faut mettre un bouchon eh dutrou ! et un grand signe ‘Défonce de Fumer’…

Bloom dit: 17 août 2015 à 16 h 30 min

On remarquera que Perec aimait bien peu de vivants. En revanche, il n’en aimait pas une sacré palanquée!

Attila dit: 17 août 2015 à 16 h 29 min

Très intéressant les goûts et les détstations de Perec, de Nota !
Dans ce qu’il aime, plusieurs de mes Goût de… : les jardins, les chats, le cinéma, le café, marcher…

L dit: 17 août 2015 à 16 h 27 min

Je sauverais une quantité de noms du je n’aime pas, s’en explique-t-il ou peut on deviner ses raisons? Ou encore voulait-il forcer le lecteur à réagir face au rejet…

L dit: 17 août 2015 à 16 h 23 min

Perec via de nota

J’ignorais jusqu’à l’existence de cette rue qui plus est, annonce clairement le lien de parenté entre ces deux, il semblerait que l’un vive encore alors que l’autre nous laisse par bonheur sa trace visible depuis l’espace.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 15 h 59 min

G. Steiner ne dit pas que des bêtises, mais il en dit tout de même un bon nombre… C’est un homme très savant mais un peu agaçant quand même… Il nous les brise menu…

Widergänger dit: 17 août 2015 à 15 h 57 min

Il ne faut pas tout confondre, Attila. Marusa n’est pas du tout un fantôme. C’est ne rien comprendre à ce qu’est un « fantôme d’Auschwitz » que de faire ce genre de rapprochement un peu niais…

de nota dit: 17 août 2015 à 15 h 56 min

Georges Perec

J’AIME, JE N’AIME PAS

pour continuer la série…

J’aime: les parcs, les jardins, le papier quadrillé, les stylos, les pâtes fraîches, Chardin, le jazz, les trains, être en avance, le basilic, marcher dans Paris, l’Angleterre, l’Ecosse, les lacs, les îles, les chats, la salade de tomates épépinées et pelées, les puzzles, le cinéma américain, Klee, Verne, les machines à écrire, la forme octogonale, l’eau de Vichy, la vodka, les orages, l’angélique, les buvards, The guiness book of records, Steinberg, Antonello de Messine, les Baedeker, la Bibliothèque Elzevirienne, Into the dusk-charged air, les coccinelles, le général Eblé, les mots croisés de Robert Scipion, Verdi , Malher, les noms de lieux, les toits d’ardoise, La Chute d’Icare, les nuages, le chocolat, les énumérations, le bar du Pont-Royal, Le Sentiment géographique, les vieux dictionnaires, la calligraphie, les cartes et les plans, Cyd Charisse, les pierres, Tex Avery, Chuck Jones, les paysages plein d’eau, Biber, Bobby Lapointe, Le sentiment des choses (Mono no aware), le munster sans cumin, avoir beaucoup de temps, faire des choses différentes en même temps ou presque, Laurel et Hardy, les entresols, la dérive dans une ville étrangère, les passages couverts, le fromage, Venise, Jean Grémillon, Jacques Demy, le beurre salé, les arbres, le musée archéologique de Sousse, la Tour Eifel, les boîtes, Lolita, les fraises, les pêches de vigne, Michel Leiris, les fous rires, les atlas, « faire Philippine », Bouvard et Pécuchet, les Marx brothers, les fins de fêtes, le café, les noix, Dr. No, les portraits, les paradoxes, dormir, écrire, Robert Houdin, vérifier que tous les nombres dont la somme des chiffres est égale à neuf sont divisibles par neuf, la plupart des symphonies de Haydn, Sei Shônagon, les melons et les pastèques.

Je n’aime pas: les légumes, les montres-bracelet, Bergman, Karajan, le nylon, le « kitsch », Slavik, les lunettes de soleil, le sport, les stations de ski, les voitures, la pipe, la moustache, les Champs-Elysées, la radio, les journeaux, le music-hall, le cirque, Jean-Pierre Melville, l’expression « à gogo », les fripes, Charlie-Hebdo, Charlie Chaplin, les Chrétiens, les Humanistes, les Penseurs, les Nouveaux( cuisiniers, philosophes, romantiques), les hommes politiques, les chefs de service, les sous-chefs de service, les pastiches de Burnier et Rambaud, le merlan, les coiffeurs, la publicité, la bière en bouteille, le thé, Chabrol, Godard, la confiture, le miel, les motocyclettes, Mandiargues, le téléphone, Fischer_Dieskau, la Coupole, les cuisses de grenouille, les T-shirts, les coquilles Saint-Jacques servies dans des coquilles Saint-Jacques, la couleur bleue, Chagall, Mirô, Bradbury, le centre Pompidou, James Hadley Chase, Durrell, Koestler, Graham Greene, Moravia, Chirac, Chéreau, Béjart, Soljenitsine, Saint-Laurent, Cardin et son espace, Halimi, les films un peu trop suisses, Cavanna, les manteaux, les chapeaux, les porte-feuilles, les cravates, Carmina Burana, Gault-Millau, les initiés, les astrologues, le whisky, les jus de fruits, les pommes, les objets » griffés », les perles de culture, les briquets, Léo Ferré, Claire Bretécher, le champagne, les biscottes, le Perrier, le gin, Albert Camus, les médicamants, les crooners, Michel Cournot, Jean-Edern Hallier, les blue-jeans, les pizzas, Saint-Germain-des Près, le couscous sauf exception, les bonbons acidulés, le chewing-gum, les gens qui cultivent le style « copains »( Salut! Comment tu vas?), les rasoirs électriques, les pointes bic, Marin Karmitz, les banquets, l’abus des italiques, Bruckner, le disco, la Haute-fidélité,…

Widergänger dit: 17 août 2015 à 15 h 56 min

Mais Attila, vous savez bien que les blogs sont éternels. Ils nous survivrons dans les siècles des siècles. Il faut tout de même être conscient de ça.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 15 h 54 min

« Le grand rêve messianique socialiste a débouché sur le goulag et sur François Hollande » (G. Steiner)

C’est à la fois très drôle et très vrai.Mais le rapprochement est cocasse…

Attila dit: 17 août 2015 à 15 h 53 min

Je découvre, avec surprise, à travers l’exemple de celui de Marusa, qu’un site ou un blog peut survivre à votre propre mort, WGG ?
Après Auschwitz, le fantôme de Montréal, c’est beaucoup pour un seul homme !

Knock out? dit: 17 août 2015 à 15 h 51 min

journalisme de style pubard

Ne préfèreriez-vous pas les journaliste au plumard quoiqu’ils perdent en productivité journalistique ou littéraire pour les plus écrivains d’entre eux?

jem dit: 17 août 2015 à 15 h 48 min

Perec figure en effet parmi les noms insultés par l’IS, de la manière suivante : « consommateur des « choses », staliniste ouvert ». Cela fait référence au n° 10 de la revue « IS », où, avec Godard et Robbe-Grillet, Perec est « insulté ». Il lui est reproché en quelques lignes d’une part d’écrire dans « Partisans », « revue du stalinisme ouvert », et d’autre part de ne pas avoir accès en tant qu’artiste au réel. L’article, non signé, est très probablement de Debord, et titré « De l’aliénation ».

Knock out? dit: 17 août 2015 à 15 h 47 min

orthographes précaires

Sans problème puisque cela ne co^te que quelques lettres de notre alphabet, elles vous salent, bonne vente!

Knock out? dit: 17 août 2015 à 15 h 46 min

leur paradis de poche

Où peut-on se procurer ce genre de gadget? Est-ce qu’il ne manque rien, sont-ils personnalisables? Mais HELAS vous partez, quelle perte atroce nous vivons là, soyez assurée de notre immense tristesse, de nos regrets, de nos sentiments les plus tyranniques.

hildenrath dit: 17 août 2015 à 15 h 45 min

je ne corrige pas tous les lapsus : je pourrais, mais ça m’ennuie , n’ayant rien dit jamais aux orthographes précaires et le reste

Sergio dit: 17 août 2015 à 15 h 44 min

Laurent Barre dit: 17 août 2015 à 14 h 46 min
la parole aux refoulés du goulot

Le goulot, il faut le saguer… Euh non… Le gouler… Euh… Le sabouler… Bon enfin on lui met un coup de hache comme monsieur de Paris et après on peut soiffer à l’aise Blaise…

hildenrath dit: 17 août 2015 à 15 h 43 min

littérature française s’eppelle site gallimard:ça c’est trop de la part de P.ASSOULINE / la pub aussi a des limites et le journalisme de style pubard encore plus ;
même si p.assouline y gâche ses talents d’humour et d’érudit

Knock out? dit: 17 août 2015 à 15 h 42 min

je quitte ce blog dont j’ai assez des manoeuvres pour déigrer ou déstabiliser les gens qui ont des relations au fait littérairre et au choses sui les regardent ; ceux qui envoient leur visage peuvent le replier dans leur porte feuille entre leur derniere lettre de congé et leur paradis de poche

ENFIN!

Knock out? dit: 17 août 2015 à 15 h 40 min

Le cardiologue incrimina l’institution à laquelle je suis attachée ou peut-être imagina-t-il en raison de la normalité des examens subis que j’aurais à enjamber la frontière invisible qui sépare le participe passé du participe présent, c’était grammatical, voici ce que j’en conclus.

hildenrath dit: 17 août 2015 à 15 h 36 min

assez des vous manquez de , vous êtes dénué(e)de psychologie de bazar qui veut mettre la politique entre parenthèse, ave sa lisogynie, et le reste;je quitte ce blog dont j’ai assez des manoeuvres pour déigrer ou déstabiliser les gens qui ont des relations au fait littérairre et au choses sui les regardent ; ceux qui envoient leur visage peuvent le replier dans leur porte feuille entre leur derniere lettre de congé et leur paradis de poche

Knock out? dit: 17 août 2015 à 15 h 36 min

), c’est assez « palpitant », dans le sens où le coeur saute dans la poitrine, pas vrai ?

Clopine sans avoir envoyé de tapuscrit j’ai du consulter pour ce motif, ce peut-être grave et symptôme d’un arrêt qui signera la fin de vos récoltes!

primerose dit: 17 août 2015 à 15 h 34 min

Bloom dit: 17 août 2015 à 15 h 23 min

Eh bien disons que votre humour n’est pas le mien, que j’en suis très heureux et vous laisse vous pâmer au Grand Guignol.
Etonnant d’ailleurs de la part d’un prétendu admirateur de l’humour « anglais »

Widergänger dit: 17 août 2015 à 15 h 32 min

Ueda, sans compter le méthane qui s’échappe du cul des vaches… Il paraît que la recherche a trouvé un produit qui permet une baisse de 80% de la pollution occasionnée par la rumination des vaches. Les hommes aussi pètent trop…

Pour le psy, voyez avec Blommy dit: 17 août 2015 à 15 h 25 min

Laissons le texte dit: 17 août 2015 à 15 h 20 min

Et le crétin malfaisant s’obstine.
Une vraie purge.

Bloom dit: 17 août 2015 à 15 h 23 min

Primerose, vous êtes dénué d’humour, c’est pour ça que vous n’appréciez pas Wellbeck à sa juste valeur et confondez une blague avec une insulte.

Ueda dit: 17 août 2015 à 15 h 20 min

Les yeux fatigués dit: 17 août 2015 à 14 h 48 min
Eh bien, jeunes gens, ce n’est RIEN ! Rien du tout, par rapport à soumettre un film à des spectateurs.

On se sent un peu à poil?

Tant que la salle reste obscure.

Ueda dit: 17 août 2015 à 15 h 17 min

Perec:

« D’autres fois, ils n’en pouvaient plus. Ils voulaient se battre vaincre. Ils voulaient lutter, conquérir leur bonheur. Mais comment lutter ? Contre qui ? Contre quoi ? Ils vivaient dans un monde étrange et chatoyant, l’univers miroitant de la civilisation mercantile, les prisons de l’abondance, les pièges fascinant du bonheur. »

Ce monde n’est plus le nôtre.
Il n’en reste que le simulacre.

La civilisation mercantile est toujours là, mais l’abondance n’est plus et les pièges de la violence ont remplacé ceux du bonheur.

primerose dit: 17 août 2015 à 15 h 16 min

Bloom, vos goûts littéraires on s’en fout mais vous pouvez les exprimer autant qu’il vous plaira.
Faites en de même pour les autres, sans insultes.

Ueda dit: 17 août 2015 à 15 h 12 min

Touite
L’Europe d’hier (c’était mieux avant) et l’Europe d’aujourd’hui (elle sacrifie ses jeunes) vues par George Steiner

Cet entretien est d’une vacuité charmante, et de bon ton.

Est-ce parce qu’il est accordé à Telerama?
Ou est-il le reflet du livre annoncé?

Mon ombre dit: 17 août 2015 à 15 h 10 min

Clopine qui parle de ses c.uilles comme d’une b.te, comme d’hab, en somme elle en a mais alors c’est monté très haut

Attila dit: 17 août 2015 à 15 h 05 min

Encore une belle page d’anthologie de Georges Perec !
Comme quoi il y a à boire et à manger dans « les Choses » : le roman qui fait le lien entre les existentialistes et les bobos, entre Saint-Germain-des-Prés et le triangle Bastille-Belleville-Père-Lachaise, dans le grand livre d’histoire-géo de la littérature parisianno-française…

Cavalcanti dit: 17 août 2015 à 15 h 01 min

Non, je plaisante. Perec ne parle pas des situs dans « Les Choses ». Par contre, il figure dans l’index des noms insultés.

Cavalcanti dit: 17 août 2015 à 14 h 54 min

Perec évoquant les situationnistes dans « Les Choses » :

Peut-être étaient-ils d’emblée trop voraces : ils voulaient aller trop vite. Il aurait fallu que le monde, les choses de tout temps leur appartiennent, et ils auraient multiplié les signes de leur possession. Mais ils étaient condamnés à la conquête […].

Il leur semblait comprendre des choses dont ils ne s’étaient jamais occupées : il leur était devenu important qu’un quartier, qu’une rue soit triste où gai, silencieuse ou bruyante, déserte ou animée. Rien, jamais ne les avaient préparés à ces préoccupations nouvelles, ils les découvraient, avec candeur, avec enthousiasme […]. / Les chemins qu’ils suivaient, les valeurs auxquelles ils s’ouvraient, leurs perspectives, leurs désirs, leurs ambitions, tout cela, il est vrai, leur semblait parfois désespérément vide. Ils ne connaissaient rien qui ne fut fragile ou confus. C’était pourtant leur vie, c’était la source d’exaltations inconnues, plus que grisantes, c’était quelque chose d’immensément, d’intensément ouvert.

Ils firent dans Paris ces années-là, d’immenses promenades.

Ils étaient toute une bande, une fine équipe. Ils se connaissaient bien ; ils avaient, déteignant les uns sur les autres, des habitudes communes. Ils avaient leur vocabulaire, leurs signes, leurs dadas.

Il arrivait parfois que l’un ou l’autre d’entre eux, à la suite d’incidents plus ou moins fortuits, de provocations larvées, de mésententes à demi-mot, semât la discorde au sein du groupe. […] Des tiraillements survenaient, des ruptures se consommaient.

Leur plus grand plaisir était d’oublier ensemble, c’est-à-dire de se distraire. Ils adoraient boire, d’abord, et ils buvaient souvent ensemble. […] Ils aimaient la bière de Munich, la Guiness, le gin, les punchs bouillants ou glacés, les alcools de fruit. Ils consacraient parfois des soirées entières à boire, resserrés autour de deux tables rapprochées pour la circonstance, et ils parlaient interminablement […].

Certains jours, ils se promenaient en bavardant pendant des heures entières. […] Il leur semblait que tout était parfait ; ils marchaient librement, leurs mouvements étaient déliés, le temps ne semblait plus les atteindre. […] / Ou bien, certaines nuits d’été, ils marchaient longuement dans des quartiers presque inconnus. […] Les rues, désertes et longues, larges, sonores, résonnaient sous leur pas synchrones. […] Alors ils se sentaient les maîtres du monde. Ils ressentaient une exaltation inconnue, comme s’ils avaient été détenteurs de secrets fabuleux, de forces inexprimables.

Ils continuaient leur vie cahotante : elle correspondait à leur pente naturelle. Dans un monde plein d’imperfections, ils s’en assuraient sans mal, la plus imparfaite. Ils vivaient au jour le jour […]. Ils n’étaient pas loin de penser que, somme toute, cette vie avait son charme.

Des générations précédentes, se disaient-ils parfois, avaient sans doute pu parvenir à une conscience plus précise à la fois d’eux-mêmes et du monde qu’elles habitaient. Ils auraient peut-être aimé avoir eu vingt-ans pendant la guerre d’Espagne, ou pendant la Résistance […].

Ils avaient l’impression, certains jours, qu’ils n’avaient pas encore commencé à vivre. Mais de plus en plus la vie qu’il menait leur semblait fragile, éphémère, et ils se sentaient sans force, comme si l’attente, la gêne, l’étroitesse les avaient usés, comme si tout avait été naturel : les désirs inassouvis, les joies imparfaites, le temps perdu.

D’autres fois, ils n’en pouvaient plus. Ils voulaient se battre vaincre. Ils voulaient lutter, conquérir leur bonheur. Mais comment lutter ? Contre qui ? Contre quoi ? Ils vivaient dans un monde étrange et chatoyant, l’univers miroitant de la civilisation mercantile, les prisons de l’abondance, les pièges fascinant du bonheur.

Lentement, mais avec une évidence inexorable, le groupe se disloqua. Avec une soudaineté parfois brutale, en quelques semaines à peine, il devenait évident pour certain que plus jamais la vie d’antan ne serait plus possible.

L’un après l’autre, presque tous les amis succombèrent.

Les yeux fatigués dit: 17 août 2015 à 14 h 48 min

Salut les zonzons…

Alors, du côté du pays de Bray, ça bouge : nous venons de remettre la version DEFINITIVE de notre documentaire « des racines et des haies », c’est fini, terminé, plus moyen d’y rien changer désormais…

Et j’ai envoyé (sans espoir !) une invitation à notre hôte, puisque le film va passer à Rouen (au cinéma l’Omnia, pour ceux qui connaissent).

Eh bien, je voudrais vous dire une chose, à vous les plumitifs de ces bois :

Envoyer par la poste un manuscrit à un éditeur (je pense que nous sommes un certain nombre, par ici, à avoir pratiqué l’exercice), c’est assez « palpitant », dans le sens où le coeur saute dans la poitrine, pas vrai ?

Eh bien, jeunes gens, ce n’est RIEN ! Rien du tout, que dalle, que pouic, par rapport à soumettre un film à des spectateurs.

Parce qu’on n’est jamais, JAMAIS, tout seul pour faire un film. Là, par exemple, les deux principaux coupables sont clairement Clopin le Réalisateur et Clopine la scénariste, assistante, directrice musicale, conseillère artistique et j’en passe. Mais ces deux individus ont entraîné des tas de gens qui leur ont fait confiance…

Et « des racines et des haies » est, en plus, un film « choral » (une bonne soixantaine voire plus de personnes à l’écran.)

Alors, ça c’est flippou flippou un maximum.

Même pour un modeste documentaire à vocation plus ou moins locale, sur un sujet plan-plan, et à but non lucratif (y’a pas la pression du pognon).

N’empêche qu’à côté, la littérature, c’est risque zéro…

Cavalcanti dit: 17 août 2015 à 14 h 43 min

Guy Debord et Jaime Semprun sont les derniers en France à avoir traités la question sociale avec pertinence. Il faut les lire pour bien saisir dans quelle fosse d’aisance nous ont menés les divers « progrès » de la société techno-marchande avec la complicité de la droite et de la gauche, toutes tendances confondues.

Laurent Barre dit: 17 août 2015 à 14 h 42 min

les carnets de voyages de Popaul : de la jacasserie pour mididinettes à l’heure de la grappapa

Pour le psy, voyez avec Blommy dit: 17 août 2015 à 14 h 42 min

Laissons le texte dit: 17 août 2015 à 14 h 39 min

Tiens, la fixette est de retour.

Deux en un dit: 17 août 2015 à 14 h 40 min

Bloom dit: 17 août 2015 à 14 h 07 min

Bloom et Chaloux ont le même sens de la répartie plate.
Jumeaux en melon.

primerose dit: 17 août 2015 à 13 h 45 min

Bloom dit: 17 août 2015 à 12 h 50 min
notre Wellbeck national.

Non, non, VOTRE Welbec à vous.
Je n’ai rien à voir avec ce pro du marketing qui ne sait pas finir un bouquin.

christiane dit: 17 août 2015 à 13 h 09 min

W.
Retrouvé les traductions de P.Celan et I. Bachmann – 2011 (avec les commentaires de Jean-Ollivier), les photos de Marusa (4 années), les vôtres dont celle du bouquet de violettes à la station acadie sous la création de Marusa (la femme qui tombe et la chaussure qui vole.
Oui, le temps a passé… proche, lointain… Dommage que les toiles n’y soient plus…

Bloom dit: 17 août 2015 à 12 h 50 min

On dirait que vous le souhaitez pour Houellebecq…

Surtout pas, ML. J’apprécie bien trop ce qu’il écrit. Et puis, il est du genre à se supprimer à petit feu, à coups de clopes et de whiskey, notre Wellbeck national. Pratique consommée (sic) de l’amour propre, the craft of self-love, SelfLovecraft…

show friendly dit: 17 août 2015 à 12 h 48 min

« Traiter nico d’intellectuel va le vexer. »

ça ferait un beau titre de chanson engagée

hildenrath dit: 17 août 2015 à 12 h 39 min

pour la politique, bof:
comme si la politique n’avait rien à voir même avec la pénurie de médicaments dans les pharmacies parce qu’ils sont vendus par les labos à l’étranger dit-on, ou la suspension de médicaments testés aux indes par exemple

Clèves dit: 17 août 2015 à 12 h 38 min

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 32 min
« Républicains…….intellectuels aux mains sales »

Traiter nico d’intellectuel va le vexer.

Marcassin dit: 17 août 2015 à 12 h 35 min

Brèves de con notoire dit: 17 août 2015 à 12 h 27 min

Vous voulez dire que tout sanglier qui fonce sur un Savonarole de l’écologie est toujours réjouissant, allègre ou pas ?

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 32 min

des Savonarole de l’idéologie écologiste (Ueda)

Obama, par exemple. ce serait intéressant de savoir pour quel lobby roule Allègre. Aux States, on sait que les Républicains roulent à fond pour les magnats de l’industrie charbonnière, pas du tout contents à la perspectives de voir leurs centrales polluantes remplacées par des sources d’énergie propres. Les intellectuels aux mains sales, ça existe.

Brèves de con notoire dit: 17 août 2015 à 12 h 27 min

En revanche, le spectacle du sanglier Allègre fonçant tête baissée sur des Savonarole de l’idéologie écologiste est fort réjouissant!

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 26 min

La sœur de l’ex-compagne d’un ami s’était suicidée de la tour où vit l’ancien chaptalien. (Bloom)

Même qu’à la descente, elle comptait les étages en se disant : « Jusqu’ici, ça va; jusqu’ici, ça va ». C’est au fond ce qu’on devrait tous se dire. Dans la vie, il faut toujours positiver.

Ueda dit: 17 août 2015 à 12 h 22 min

Allègre

Le réchauffement climatique n’est pas niable, mais la part de l’activité humaine dans ces évolutions séculaires reste discutée.
Je confesse mon ignorance.

En revanche, le spectacle du sanglier Allègre fonçant tête baissée sur des Savonarole de l’idéologie écologiste est fort réjouissant!

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 22 min

il s’est fait descendre à la mitrailleuse lourde par Le Monde. (Widergänger)

A la 12,7, j’espère. La meilleure au monde. Fabrication française.

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 20 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 12 h 02 min
Mais si, vous avez copié.

Pas du tout. Les grands esprits se rencontrent, c’est tout. Surtout au comptoir, à l’heure de l’apéro

Widergänger dit: 17 août 2015 à 12 h 13 min

Vous pensez au film de Polanski, Bloom, le Locataire ? On dirait que vous le souhaitez pour Houellebecq…

Bloom dit: 17 août 2015 à 12 h 10 min

Comme annoncé, la série de l’été sur Wellbeck est une la compilation d’infos de seconde main/bouche.
La sœur de l’ex-compagne d’un ami s’était suicidée de la tour où vit l’ancien chaptalien. Les tours, jumelles ou pas, infernales ou juste moches, ça pardonne pas.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 12 h 08 min

Comme le relève Houellebecq à juste titre, le monde du journalisme et de la politique sont totalement méprisés par les Français aujourd’hui. Faut pas se demander pourquoi. Ils sont de connivence et l’information est complètement vide.

En vacances, j’ai pris le temps de lire Libé. C’est un journal devenu totalement vide. C’est quasiment devenu une espèce de France Dimanche de gôche… Un pareil pays court au suicide.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 12 h 05 min

Quand Denis Robert avait fait son enquête fouillée sur Clearstreeam, un des rares journalistes d’investigation, il s’est fait descendre à la mitrailleuse lourde par Le Monde. Voilà ce qu’est le journalisme du Monde ! Des pourris.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 12 h 02 min

Les journalistes ne sont pas à la hauteur. Et quand ils le sont, ils sont souvent complètement corrompus et à la botte du pouvoir. Ça c’est la France d’aujourd’hui. Un problème massif, relevé d’ailleurs à juste titre par Houellebecq, qui a du nez.

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 02 min

Le lecteur n’est pas si niais au point d’être incapable de faire la part des choses.

J’ai pas copié sur Widergänger. Juré !

Zoon dit: 17 août 2015 à 12 h 00 min

son statut de chroniqueur empêche le lecteur de voir qu’en matière de sciences humaines ou sociales, c’est un garçon qui écrit des brèves de comptoir, pas davantage. (Ueda)

Le lecteur n’est pas si niais au point d’être incapable de faire la part des choses. Quant aux chroniqueurs patentés qui ne dépassent pas le niveau des brèves de comptoir, j’en connais un moulon.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 57 min

Je suis d’accord avec vous, Ueda. C’est le système médiatique qui est à mettre en cause et la naïveté des lecteurs. Mais sont-ils si naïfs que vous le croyez ? Ils pensent aussi, comme vous… et savent faire la part des choses.

Ueda dit: 17 août 2015 à 11 h 54 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 48 min
Mais Ueda, faut-il une carte estampillée sciences humaines compétente pour parler du monde comme il ne va pas ?

Il faut seulement connaître correctement le champ international de la recherche, qui est immense et compliqué, quand on s’amuse à vouloir procéder à une distribution des prix.

Rouaut est savant ici, ignorant là.
Comme tout le monde.

Mais son statut de chroniqueur empêche le lecteur de voir qu’en matière de sciences humaines ou sociales, c’est un garçon qui écrit des brèves de comptoir, pas davantage.

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 54 min

La nouveauté des processus actuels est au contraire éclatante et, du reste, bien intéressante à observer: elle pulvérise les schémas interprétatifs sur lesquels on vivait à la fin du siècle dernier. (Ueda)

La forme d’un pays
Change plus vite hélas ! que le coeur d’un mortel

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 48 min

Mais Ueda, faut-il une carte estampillée sciences humaines compétente pour parler du monde comme il ne va pas ?

Qu’il soit biologiste ne l’empêche nullement d’avoir ses opinions. Ce que vous voulez dire, c’est simplement que ce ne sont que des opinions. Et là, vous avez raison. Mais des opinions c’est fait pour être discutées justement. Qu’il soit par ailleurs biologiste, on s’en fout. C’est pas la question essentielle.

Il a raison, en revanche, quand il dit que la francophonie est l’avenir de l’économie.

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 47 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 44 min
De toute façon, j’ai jamais soutenu la politique de Netanyahou. Je suis un type de gauche. Vous avez tout faux.

C’est bien vrai, cette série de gros mensonges ?

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 45 min

La nouveauté des processus actuels est au contraire éclatante et, du reste, bien intéressante à observer: elle pulvérise les schémas interprétatifs sur lesquels on vivait à la fin du siècle dernier. (Ueda)

La fin du siècle dernier, c’était il y a quinze ans. Plaçons-nous dans la longue durée. Par exemple, vers 1550, les communautarismes, sur le territoire de l’actuelle France, c’était pas du pipeau. Times are changing, comme chante Maxime Le Forestier. Et plus vite que nous le voudrions. Souhaitons que les choses se passent au mieux, c’est-à-dire sans effusions massives de sang. La parole est à l’imagination, et au dialogue.

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 44 min

De toute façon, j’ai jamais soutenu la politique de Netanyahou. Je suis un type de gauche. Vous avez tout faux. Mais ce n’est pas exactement de ça dont vous parlez… Z’êtes un plouc de gauche, contrairement à moi.

Laurent Barre dit: 17 août 2015 à 11 h 41 min

WWWG, une pétition circule à Londres pour demander la qualification de votre pote « Niet à mi-août » comme criminel de guerre

hildenrath dit: 17 août 2015 à 11 h 39 min

ce scientifique biologiste est toujours intéressant, même s’il simplifie (vulgarise) la science

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 39 min

Ueda a tout à fait raison, confirmé d’ailleurs par les analyses de Pierre Rosanvallon, notamment dans Le peuple introuvable histoire de la représentation démocratique, et La légitimité démocratique.

De toute façon, Zoon est un peu zon zon

Ueda dit: 17 août 2015 à 11 h 38 min

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 32 min
Ceci dit, M. Raoult ne fait pas autre chose que ce que font les commentateurs de ce blog, balançant éloges et anathèmes au hasard en veux-tu en voilà.

M. Raoult est le chroniqueur d’un hebdomadaire: il échange sa réputation scientifique contre rémunération.
Nous, nous sommes placés dans cet espace virtuel dans une position de glandeurs et de décodeurs, et il est bien normal qu’on ne touche pas un rond!
Ce qui n’empêche pas qu’on puisse lire ici des opinions supérieures à celles de M. R.

apache dit: 17 août 2015 à 11 h 36 min

Guy Debord et Jaime Semprun sont les derniers en France à s’être penchés de façon pertinente sur la question sociale. Il faut absolument lire « L’Abîme se repeuple » et « Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable » pour saisir la barbarie où nous entraîne la société industrielle.

christiane dit: 17 août 2015 à 11 h 36 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 10 h 32 min
Ce n’est pas votre blog ? Qui se permet alors d’y mettre une photo de vous et de falsifier votre adresse internet ? Je vais chercher à l’ancienne adresse de votre blog (si je le retrouve…). Il est resté si longtemps en suspens.
Merci pour cette précision.
Alors , vous écrivez toujours des poèmes ? Traduisez les poètes allemands ? et exposez les œuvres de Marusa, ailleurs ? Bonne nouvelle !

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 35 min

Laurent Barre dit: 17 août 2015 à 11 h 32 min
Vous faites simplement partie des petits teigneux de fasciste de ce blog. Ce que vous écrivez ici ou rien, c’est idem.

Ueda dit: 17 août 2015 à 11 h 34 min

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 19 min

On peut parfaitement juger désormais impossible la constitution d’une communauté politique nationale (qui suppose un degré minimal d’assentiment sur les références partagées), et on peut même encourager sa dilution, au nom de l’inéluctabilité d’un Grand Brassage qu’on espère fraternel sans trop y croire.

Mais voici l’erreur intellectuelle majeure:
« on ne va pas pour autant lever les bras au ciel; ça a toujours existé, sous d’autres formes. »

Non.
La nouveauté des processus actuels est au contraire éclatante et, du reste, bien intéressante à observer: elle pulvérise les schémas interprétatifs sur lesquels on vivait à la fin du siècle dernier.

D’une certaine manière, à chacun de choisir son siècle!

Widergänger dit: 17 août 2015 à 11 h 33 min

Non, ce n’est pas ce que christiane appelle mon « blog ». C’est le blog de mediapart, qui est là accessible depuis des années et que je ne fréquente plus depuis des années, j’avais même oublié qu’il existait… C’est simplement l’autre détraqué qui s’y réfère. C’est rien.

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 32 min

Pourquoi diable ne se borne-t-il pas à informer les lecteurs du Point des progrès des sciences de la vie? (Ueda)

ça c’est bien vrai; ça me fait penser à Claude Allègre, géologue compétent, qui n’arrête pas de sortir de sa compétence pour nier le réchauffement climatique. Ceci dit, M. Raoult ne fait pas autre chose que ce que font les commentateurs de ce blog, balançant éloges et anathèmes au hasard en veux-tu en voilà. Il a bien le droit de dresser, lui aussi, sa petite liste d’intellos de pointe. Le choix de Piketty n’est guère contestable. Le dernier roman de Houellebecq ouvre des perspectives sociologiques et politiques intéressantes. Quant à Todd, son « Qui est Charlie » ne m’a pas toujours convaincu mais tout n’est pas à jeter dans ce qu’il y dit.

Laurent Barre dit: 17 août 2015 à 11 h 32 min

Quand j’ai lu l’article de Bensoussan, j’ai cru que c’était dans ce torchon de Valeurs dites actuelle, mais non dans le Figaro (remarquons que c’est de la même eau de vie d’ange)

Chaloux dit: 17 août 2015 à 11 h 30 min

Alba, tu exagères, ce blog est bien ton blog, les archives de la RDL sont pleines de commentaires du même tonneau et de preuves rédigées par toi-même. Si tu veux, quand j’aurai un moment je chercherai.

Bien à toi.

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 25 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 10 h 32 min
@Christiane
Vous n’avez donc pas compris que ce n’est pas mon blog.

Mediapart a rompu le contrat pour cause d’ultra-sionisme assorti d’islamophobie galopante. Qu’on me corrige si je me trompe.

Ueda dit: 17 août 2015 à 11 h 23 min

Vu avec retard le touite sur Didier Raoult, célébrant les nouveaux penseurs en sciences sociales Piketty, Houellebecq et Todd.
Très drôle.

DR est un chercheur reconnu en microbiologie.
En dehors de sa spécialité, il est aussi compétent que Philippe Saint André discutant du réchauffement climatique.

Dans le Point, il cite le classement de Shanghai sans apparemment en avoir compris la logique (la recherche française n’est pas que dans les universités).
Dans un article intitulé « Notre avenir, c’est la francophonie », il affirme: En pratique, Marseille est plus proche d’Annaba (l’ancienne Bône) en Algérie que de Paris.
En conséquence (je simplifie), il faut préférer à l’Europe l’Euro-afrique (c’est ce qu’il appelle la francophonie).

Ce scientifique biologiste n’entend rien au processus proprement historiques et sociaux: il y voit des déterminations objectives, et finit par perdre de vue ce que signifie un projet politique.

Pourquoi diable ne se borne-t-il pas à informer les lecteurs du Point des progrès des sciences de la vie?

Zoon dit: 17 août 2015 à 11 h 19 min

La France des territoires perdus de la République et de la Nation vue par l’historien Georges Bensoussan. Edifiant

La France de 2015 n’a plus grand’chose à voir avec celle d’il y a cinquante ans. Elle est bien plus cosmopolite et multiculturelle; si le rythme actuel des flux migratoires se maintient, elle aura encore plus changé dans vingt ans. Que les concepts de république et de nation, tels qu’ils étaient compris au temps de papa ou de grand-papa, n’émeuvent guère une grande partie de la population actuelle, notamment d’origine immigrée relativement récente, rien que de très naturel, et c’est d’autant moins étonnant que le prestige et l’influence de la France dans le monde ne sont plus ce qu’ils étaient au temps du Général. Une certaine tendance au communautarisme travaille des franges notables de la population, dont les valeurs et la culture ne sont pas exactement celles de grand-papa limougeaud ou normand ; on ne va pas pour autant lever les bras au ciel; ça a toujours existé, sous d’autres formes. M. Bensoussan, qui est Juif, inquiet, à juste titre, d’une remontée de l’antisémitisme en France, en rajoute sans doute beaucoup, comme d’autres sur ce blog (je pense notamment à Widergänger) qui voient se profiler à l’horizon une guerre civile. Ils me font penser à ce prophète de « Tintin » qui annonçait « la fin du monde! » avec des trémolos. Personnellement, j’ai beau m’armer d’une lunette d’approche façon Nelson à Trafalgar, tel soeur Anne je ne vois rien venir. A la devise républicaine, j’ajoute notre devise européenne : « Tous unis, dans la diversité », en tenant compte de cette réalité que l’union,c’est bien joli, mais la désunion, c’est la réalité quotidienne. A gérer, avec les moyens du bord.

Le pompon dit: 17 août 2015 à 10 h 58 min

Widergänger dit: 17 août 2015 à 10 h 32 min
@Christiane
Vous n’avez donc pas compris que ce n’est pas mon blog.

Un pompon, deux pompons etc.

GALA..... dit: 17 août 2015 à 9 h 24 min

Des témoins malveillants confirment les rumeurs persistantes les plus folles : l’infâme Porquerollais est actuellement en plein vertige fornicatoire estival, l’occasion faisant le larron …

Laurent Barre dit: 17 août 2015 à 9 h 14 min

WWWG dit : les conditions de la guerre civile en Europe sont en train de se mettre en place »… sur la RdL il y a longtemps qu’elle a commencé
Chaloux dit : « Israel n’est pas un état fasciste »… il se comporte comme tel avec les colonisations et l’indulgence face aux ultras-orthodoxes

renato dit: 17 août 2015 à 8 h 39 min

« Verte herbe de l’Ailleurs. »

Il faut dire que grâce aux fortes chaleurs l’herbe a jauni un peu partout.

Mouchoir dit: 17 août 2015 à 8 h 06 min

A part pleurer on se demande quelles activités ont Bloom, WG, JC et compagnie.
Verte herbe de l’Ailleurs.

rippert dit: 17 août 2015 à 5 h 58 min

Le 20 août 2015, Marc-Edouard Nabe publie le nº2 de  »Patience » où il analyse les Attentats de janvier 2015 et taille en pièces l’évolution de la ligne éditoriale de  »Charlie Hebdo ». On va bien rigoler, la gôche bien-pensante un peu moins : http://www.marcedouardnabe.com/

Bloom dit: 17 août 2015 à 4 h 34 min

Clément RosseT.

Quant à l’état actuel de l’action & de la coopération culturelle, étranglée financièrement, elle est réduite à son aspect com..

Comble de l’arrogance, nous demandons aux pays hôte de financer notre action. « Vous voulez de la France, eh, bien il va vous falloir payer pour ». Pas étonnant qu’ils se tournent vers les Allemands, les Australiens, les Américains, les Hollandais, les Chinois, les Coréens, qui paient rubis sur l’ongle…

Pendant ce temps-là, on continue à se rengorger, sur le mode superlatif:
http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-d-ete-quels-moyens-pour-la-diplomatie-culturelle-francaise-2015-07-16

L’orchestre continue à jouer, l’iceberg se rapproche.

L’influence culturelle, territoire perdu de la France.

Bloom dit: 17 août 2015 à 4 h 17 min

Peu de penseurs français en activité « existent » sur la scène internationale (Le Point)

De toutes façons, ceux qui existent ne servent à rien: ils ne sont pas lus par les politiques. Les chercheurs sont lus par leur pairs et sont dans un système de consanguinité confortable.
Sur les enjeux de société, les citoyens qui souhaitent que les choses changent, que des projets novateurs vient le jour, désespèrent des exercices de parlotte… l’articulation avec le politique ne se fait pas.
Qui a lu Picketty, hormis ses pairs?
Qui a lu le dernier Todd souhaiterait qu’il se soit abstenu.
Reste Wellbeck, sauvé par Huysmans de la presque insignifiance du propos.
Nous comptons encore de très bons historiens, d’excellents philosophes (Jean Salem, Frédéric Worms, Clément Rosser, Milner, E. de Fontenay, etc.).
La catégorie « sciences humaines » du Point est un fourre tout, qui prouve, s’il en était besoin, que le niveau des médias français est très bas. Eux ne font pas leur job, clairement.

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 août 2015 à 23 h 55 min


…si le commerce est une escroquerie général(isée ) planifiée,!…( tout y tout dans tout ),!…
…que reste t’il à gérer de profitable,!…
…la longue durée politique stable ( en complicité collabos,…les emplois en dérisions de la confiance conservatrice participative ),!…
…pour faire courte,!…et donc la messe,!…
…encore, tous,! des,…papes à tirer la paille de la poutre,!…
…pourvu que la couverture ne s’affaisse pas,!…
…à nos stratégie, pour damner le pion à la concurrence,!…à l’establisment établis,!…
…c’est donc,çà,!…les migrations des mots d’oiseaux,!…un concourt de fromage,!…
…Ah,!Ah,!…etc,!….Go,!…
…suivant,!…le manège pour en oublier les maquereaux sous roches,!…
…à nos pûtes des rois,!…une autre sous scellé,!…quel cachet,!…
…Ah,!…déjà vaccinée,!…aux instruments ad-hoc,!…l’échiquier social,!…des strates,!…à leurres,!…etc,!…

…jamais sans châteaux et milliardaires,!…

Sergio dit: 16 août 2015 à 23 h 27 min

Bon. Est-ce que l’on peut regarder son prochain, se préparer à une conversation avec lui, dans n’importe quel domaine, littérature, histoire, mathématiques, et ce sans intérieurement le classer ?

Honnêtement je pense que oui, que cela peut arriver et arrive ; mais il n’en demeure pas moins, comme on dit, que le naturel revient au galop pire que la mule de… Ben du pape, tiens !

Le vieux garçon qu'on appelle monsieur dit: 16 août 2015 à 22 h 45 min

Ah ben tiens ou alors ces champions qui savent contrôler leurs (sic!!!) émotions.

Entrez sans frapper dit: 16 août 2015 à 22 h 40 min

association des amis … dit: 16 août 2015 à 22 h 27 min

C’est censé vouloir dire quoi ce lien ?

Entrez sans frapper dit: 16 août 2015 à 22 h 25 min

association des amis … dit: 16 août 2015 à 22 h 18 min

A peu près aussi ridicule que Chaloux.
Mais peut-être est-ce le même ?

nouvelle lettre dit: 16 août 2015 à 22 h 24 min

A cela s’ajoute des propagandes qui récupèrent d’un côté le désarroi des populations laissées pour compte, en difficulté qui ne trouvant plus à vivre convenablement y voient un espoir et trouvent, puisqu’elles ne sont pas intégrées, à se ré enraciner dans des valeurs une culture un courant religieux qui comme le Nil finit par constituer un fleuve inquiétant qui déborde du lit pour rejoindre les terrains de conflit ou plus près une crue civile comme sur la photo; de l’autre des habitants du pays qui ont peur et se voient sabordés par une démographie remarquable rejoignent les partis de droite prompts à proposer des solutions radicales qui répondraient symétriquement au radicalisme religieux.

Entrez sans frapper dit: 16 août 2015 à 22 h 15 min

« Sur ton fond de ta culotte. »

Tu t’énerves mon Chachal.
Le vernis craque.
Tant d’efforts pour rien.

nouvelle lettre dit: 16 août 2015 à 22 h 08 min

Nous est donné que l’immigration rapporte plus d’argent ( mais à qui?) qu’elle coûte à l’état. Est analysé que les extrémistes veulent déstabiliser l’ordre mondial en générant par la terreur ces flux migratoires qui sont en hausse, déstabilisant l’esprit démocratique en injectant des difficultés inhérentes à l’intégration des populations et en renforçant les partis d’extrême droite. Vous pointez qu’alimentant la peur, l’état confisque en catimini des libertés individuelles et renforce les surveillances. Nous ne pouvons plus sans dommages digérer les générations présentes sur le territoire dans un contexte de crise économique durable. D’un autre côté la course à la croissance obligatoire est une absurdité qui détraque entre autres choses le climat si elle est nécessaire à éponger la dette, renforcer le pouvoir des capitaux nationaux afin de conserver une marge de manœuvre et une certaine puissance vis à vis des autres états dans un système globalisé sur lequel il n’est pas possible de revenir.

nouvelle lettre dit: 16 août 2015 à 21 h 56 min

Ne sachant à qui vous adressez ce compliment j’attends des précisions en forme de réponse à cette question que je vous adresse quant à cette jolie phrase un peu floue, les discours tendent à l’art bien qu’il nous faille nous méfier. Tout est carré, d’aplomb puis si l’on décortique apparaissent les impossibilités les incompatibilités les contradictions les mensonges les promesses inatteignables les épines les pièges.

nouvelle lettre dit: 16 août 2015 à 21 h 45 min

commence à opposer une pression égale et même supérieure à celle qui lui est infligée.

Chaloux concrètement votre idée donne quoi? quelle pression exercer, où, par quels moyens, sur qui ou quoi, dans quel territoire?

Entrez sans frapper dit: 16 août 2015 à 21 h 30 min

Chaloux dit: 16 août 2015 à 20 h 14 min

Chaloux est mûr pour la marinade.
Plus hypocrite que JC mais même tendance.

jem dit: 16 août 2015 à 21 h 29 min

A Widergänger : La Conférence prévue, malgré l’agitation médiatique d’Obama, risque d’accoucher d’une souris. On est habitué. Quant à l’Eglise, ne faudrait-il pas l’inviter, justement, à secouer les choses ?

Chaloux dit: 16 août 2015 à 21 h 14 min

Le vieux garçon qu’on appelle monsieur dit: 16 août 2015 à 21 h 03 min
La mégalomanie rampante comme remède

Jamais parlé de ça.

Le vieux garçon qu'on appelle monsieur dit: 16 août 2015 à 21 h 03 min

Le déni démocratique, pour être plus rampant, n’en est pas moins immense ici.

La mégalomanie rampante comme remède ce sera sans moi. Enfin, je préfèrerais…

Widergänger dit: 16 août 2015 à 20 h 30 min

Que nous dites-vous là ? Un cliché simplement. Ils ne sont pas du tout àla ramasse puisqu’il y aura une conférence à Paris sur le climat. Avec des déclarations tonitruantes d’Obama. Alors pourquoi niez-vous ces faits ? Quel rôle l’Eglise a-t-elle joué dans la mise en place de cette conférence ? Aucun.

jem dit: 16 août 2015 à 20 h 20 min

« le Pape François qui représente bien cette tendance lénifiante et suicidaire »

L’Encyclique du pape sur l’écologie est cependant un document assez extraordinaire, qui montre qu’au Vatican ils sont conscients de la situation. Les hommes politiques européens sont, par rapport à cela, vraiment à la ramasse. Ce qui, à long terme, est assez dangereux…

Chaloux dit: 16 août 2015 à 20 h 14 min

L’Etat est aveugle.(Ueda).

L’état n’est pas aveugle, Ueda. Dans un contexte de confiscation des libertés individuelles voulu par les tenants de l’ultra-libéralisme auxquels même les dirigeants socialistes (Hollande, Valls, Moscovici etc.) font maintenant clairement allégeance, ce climat de guerre civile qui est en effet de plus en plus palpable vient à point. La peur est un levier politique qui n’est pas à négliger. Après tout, ce n’est pas un dangereux gauchiste qui a mis en place le regroupement familial, dont Bensoussan note avec raison l’absurdité dans le contexte historique d’alors, c’est Giscard, un des types les plus dangereux de la Ve République. On sait très bien pourquoi maintenant. Il faudrait que la France se re-jacobinise, c’est à dire qu’elle commence à opposer une pression égale et même supérieure à celle qui lui est infligée. Pour cela, il faudrait une gigantesque déflagration qui permette de mettre à la porte toute une classe dirigeante gangrenée pour laquelle ces problèmes font partie du système de gouvernement. Dans le cas contraire, nous irons au chaos, c’est évident. Et que reprocher à Poutine? Le déni démocratique, pour être plus rampant, n’en est pas moins immense ici.

Widergänger dit: 16 août 2015 à 19 h 40 min

Ce que voyait Bensoussan il y a quinze ans dans les collèges et les lycées de banlieue tend malheureusement à se généraliser. Le comportement des élèves se dégrade aussi dans les quartiers favorisés avec une contestation de plus en plus grande des élèves et des parents de l’autorité de fonction des professeurs avec une pensée juridique qui la sous-tend, le désir d’en découdre avec les profs devant les tribunaux et une démission parallèle des responsables adm.inistr.atifs qui ont peur et ouvrent le parapluie, laissant bien souvent les profs seuls dans l’arène à se dépatouiller de cette sale mélasse comme ils peuvent. Il ne faut pas le MEN s’étonne si le recrutement bat de l’aile.

Widergänger dit: 16 août 2015 à 19 h 38 min

Ce que voyait Bensoussan il y a quinze ans dans les collèges et les lycées de banlieue tend malheureusement à se généraliser. Le comportement des élèves se dégrade aussi dans les quartiers favorisés avec une contestation de plus en plus grande des élèves et des parents de l’autorité de fonction des professeurs avec une pensée juridique qui la sous-tend, le désir d’en découdre avec les profs devant les tribunaux et une démission parallèle des responsables administratifs qui ont peur et ouvrent le parapluie, laissant bien souvent les profs seuls dans l’arène à se dépatouiller de cette sale mélasse comme ils peuvent. Il ne faut pas le MEN s’étonne si le recrutement bat de l’aile.

Widergänger dit: 16 août 2015 à 19 h 29 min

Mon explication n’est pas plausible, Clopine. C’est celle du dictionnaire étymologique de F. Martin ou de Ernout et Meillet. Il m’arrive aussi d’enseigner le latin…

Widergänger dit: 16 août 2015 à 19 h 24 min

Ueda, je vous rejoint dans votre analyse. Mais ce qui se passe aujourd’hui, tout le monde sait que ça finirait par arriver depuis très longtemps. Quand j’étais à la LDH en 1995, on en parlait déjà, voilà plus de vingt ans (les fameuses lois Pasqua étaient de 1993) : flux migratoire de masse en raison du déséquilibre croissant entre le nord et le sud de la planète, ravages des guerres dans le sud, manque de coopération, diminution drastique des crédits à la coopération (Bloom en témoigne ici assez souvent), etc. Monique Chemillier-Gendreau a écrit son livre (L’injustifiable : Les politiques françaises de l’immigration, Éditions du Centurion) en 1998, il y a donc près de vingt ans aussi, où elle dénonce l’irresponsabilité de nos dirigeants, de gauche comme de droite. La compassion humanitariste irrationnelle a pris le pas sur la pensée politique, l’action et le courage politiques. L’ancien Pape, Ratzinger, comme le rappelait à juste titre Finkielkraut, dans son émission à propos de Royaume de Carrère, dénonce, dans l’Eglise même, une démission de la pensée qui fait que le christianisme est de plus en plus creux, écartelé entre une compassion vide de toute pensée et une pensée héritée de l’hellénisme de la pensée chrétienne à ses origines de plus en plus mince au sein même de l’Eglise ; on le voit avec le Pape François qui représente bien cette tendance lénifiante et suicidaire.

Vous parlez de guerre civile, Ueda mais on y voit, lentement. Les conditions de la guerre civile en Europe sont en train de se mettre en place. Nous n’en sommes qu’à la phase préparatoire. Car, la seule action politique pour venir à bout des flux migratoires maintenant, c’est d’installer en Europe des lois de plus en plus rigides, qui vont criminaliser le droit humanitaire (aide aux migrants, etc.) dont on voit déjà l’esquisse. Puis viendront d’autres lois encore plus sévères qui feront ressembler l’Europe à une forteresse assiégée dirigée par une dictature adm.inis.tra.tive et qui ne tardera pas à devenir politique. Les élites ont démissionné de leur rôle depuis très longtemps, et du haut en bas de l’échelle adm.inis.trative.

Widergänger dit: 16 août 2015 à 19 h 19 min

Ueda, je vous rejoint dans votre analyse. Mais ce qui se passe aujourd’hui, tout le monde sait que ça finirait par arriver depuis très longtemps. Quand j’étais à la LDH en 1995, on en parlait déjà, voilà plus de vingt ans (les fameuses lois Pasqua étaient de 1993) : flux migratoire de masse en raison du déséquilibre croissant entre le nord et le sud de la planète, ravages des guerres dans le sud, manque de coopération, diminution drastique des crédits à la coopération (Bloom en témoigne ici assez souvent), etc. Monique Chemillier-Gendreau a écrit son livre (L’injustifiable : Les politiques françaises de l’immigration, Éditions du Centurion, 1998) où elle dénonce l’irresponsabilité de nos dirigeants, de gauche comme de droite. La compassion humanitariste irrationnelle a pris le pas sur la pensée politique, l’action et le courage politiques. L’ancien Pape, Ratzinger, comme le rappelait à juste titre Finkielkraut, dans son émission à propos de Royaume de Carrère, dénonce, dans l’Eglise même, une démission de la pensée même qui fait que le christianisme est de plus en plus creux, écartelé entre une compassion vide de toute pensée et une pensée héritée de l’hellénisme de la pensée chrétienne à ses origines de plus en plus mince au sein même de l’Eglise ; on le voit avec le Pape François qui représente bien cette tendance lénifiante et suicidaire.

Vous parlez de guerre civile, Ueda mais on y voit, lentement. Les conditions de la guerre civile en Europe sont en train de se mettre en place. Nous n’en sommes qu’à la phase préparatoire. Car, la seule action politique pour venir à bout des flux migratoires maintenant, c’est d’installer en Europe des lois de plus en plus rigides, qui vont criminaliser le droit humanitaire (aide aux migrants, etc.) dont on voit déjà l’esquisse. Puis viendront d’autres lois encore plus sévères qui feront ressembler l’Europe à une forteresse assiégée dirigée par une dictature administrative et qui ne tardera pas à devenir politique. Les élites ont démissionné de leur rôle depuis très longtemps, et du haut en bas de l’échelle administrative.

christiane dit: 16 août 2015 à 19 h 06 min

La photo prise par P. Assouline au Mémorial du massacre de Nankin, si elle convient symboliquement au thème du billet Perec « Penser-classer » fait froid dans le dos malgré sa beauté. (J’ai regardé des photos, lu des témoignages sur les horreurs perpétrées là-bas en 1937). Cet alignement de classeurs, ces noms… cela me rappelle ces murs d’un d’autre Mémorial où les noms des victimes n’en finissent pas de dérouler l’absence de femmes, d’enfants, d’hommes assassinés dans les camps d’extermination ou dans d’autres génocides de notre temps.
L’article du Figaro où Mr. Bensoussan s’interroge sur les haines qui transforment certains lieux en zone dangereuse de non-droit est effectivement écrit avec beaucoup de courage. Au début de l’article ces lignes : « Il y a peur de dire ce que l’on voit comme si dire le réel, c’était le faire exister. »
La barbarie, la haine, le racisme, l’antisémitisme n’en finissent pas de suggérer des massacres dans tant de terres de cette planète. C’est ça le réel et c’est démoralisant.

Sergio dit: 16 août 2015 à 18 h 37 min

Finalement il n’y a que le premier phonème qui compte vraiment, engendré par l’initiale B. Comme dans « battre ». C’est le bruit que ça tape ! Bim ! Bim ! Bim… Comme Guignol quand il tape sur le gendarme qui rit pas du tout ! Allez encore un peu… Bim ! Bim ! Bim !

Mais pas sur les chevaux, hein ! Que à l’assiette… Aux fesses comme on dit dans l’aviation !

Ueda dit: 16 août 2015 à 18 h 36 min

Touite
(Bensoussan a naturellement mille fois raison)

La politique de l’autruisme

Ceci est comme une fable édifiante.

Voyez:
https://www.youtube.com/watch?v=BPaJp1sLp50

Une association s’est créée il y a quelques années pour venir en aide aux migrants.
Elle a choisi de s’appeler Salam, ce qui constitue une faute politique mais passons.

La vidéo montre des personnes dévouées, préparant des repas chauds: braves gens auxquels tous les bons coeurs ne peuvent de se rallier.

La militante emporte les boites à repas et part les distribuer dans la nature où circulent des migrants (soudanais, érythréens…) que la lâcheté des pouvoirs publics a condamnés à un statut d’existence fantomatique.
Elle est rapidement débordées par des hommes vigoureux qui ont le désir de faire un petits trafic de ces repas et attaquent sa camionnette…

Toujours courageuse, elle emporte des paquets de conserves de raviolis halal. « C’est des musulmans, dit-elle, il leur faut du halal ».
Elle se rend dans le coeur de la « Jungle », ce qui témoigne d’un courage méritoire.
Mais ses raviolis ont légèrement dépassée la date de consommation optimale (« Best before » »…)
La foule se rassemble: Vous nous donnez à manger de la merde.

« Pas du tout! Vous confondez avec la date de péremption! Regardez, je vais en manger devant vous ».
On renverse sous son nez le contenu de ces foutus boites, on les balance, et elle doit s’esquiver vite fait. « Je n’aime pas ce que j’ai vu, dit-elle ».

Dans ces espaces scandaleusement désertés par l’Etat interviennent des associations dont le but n’est pas qu’humanitaire.
L’association Salam a sa propre philosophie: son site défend l’absolutisation du droit de chacun à aller et résider n’importe où; toute revendication de « sans-papiers » est justifiée; on réclame l’absence des frontières…

Ces combattants de l’absolu ont tourné le dos au B A BA de la perspective politique.
Ces humanitaires traitent les hommes comme les capitalistes, et comme les maffieux qui en font commerce: ce sont des ensembles d’individus indifférenciés. Peu importent les problèmes de culture, de société, d’histoire collective.
Ces éléments humains ont avant tout vocation à circuler: tout obstacle est éthiquement insupportable.
C’est l’Impératif catégorique du: n’importe qui n’importe où et n’importe quand.

Le résultat prévisible est sous nos yeux: un embryon de guerre civile, encore localisée.
L’Etat est aveugle, et le peuple est muet.

DHH dit: 16 août 2015 à 17 h 09 min

l’article de Georges Bensoussan(Emmanuel Brenner) que Pierre Assouline signale par un twitt est remarquable de solidité de lucidité d’exhaustivité et aussi de courage .)
le constat qu’il dresse est sans appel comme son diagnostic sur la cécité(volontaire?) d’une classe politique autruche qui a refusé de voir la réalité d’une dérive mortelle pour la laïcité et les valeurs républicaines, que par son refus de la nommer et sa timidité à la combattre elle de fait accompagnée.
Souhaitons que le point de non-retour ne soit pas atteint

Les Yeux Fatigués (de Clopine Trouillefou) dit: 16 août 2015 à 15 h 08 min

N’empêche que les explications de WGG sont jolies, à mon goût, et nous donnent la clé du mot « imbécile ». Même s’il commet une erreur entre « bacile » et bacille » (de Koch), son explication est parfaitement plausible. Ne lui coupez donc pas les « l » pour si peu !

radioscopie dit: 16 août 2015 à 14 h 23 min

Widergänger dit: 16 août 2015 à 14 h 05 min
Bacile : microbe ayant la forme d’un bâtonnet.

Que nenni ! Le bacile est une plante qui pousse entre les vieilles pierres, dans le Berry, en Sologne et probablement ailleurs.

Widergänger dit: 16 août 2015 à 14 h 05 min

Ce n’est d’ailleurs pas « becilum » en latin mais « bacilum », bâtonnet, diminutif de baculum : bâton, qui a donné « bâcle » (une barre en bois qui sert à fermer une porte) en ancien français, d’où « bâcler », à l’origine se contenter de fermer une porte avec un simple bout de bois, être négligent, manquer de précaution (vient du grec βάϰτρον : bâton, canne) ; le sens de « pénis » n’est pas attesté. A donné en irlandais : bacc (bâton recourbé des druides peut-être), bachall ; en britt. bagl. Bacile : microbe ayant la forme d’un bâtonnet.

Widergänger dit: 16 août 2015 à 13 h 35 min

Quand le bateau fut arrivé aux îles de l’océan Indien, on s’aperçut qu’on n’avait pas de cartes. Il fallut descendre ! Ce fut alors qu’on connut qui était à bord : il y avait un porc qui pique, il y avait cet homme sanguinaire qui donne du tabac à sa femme et le lui reprend. Les îles étaient semées partout. En haut de la falaise, on aperçoit de petits nègres avec des chapeaux melon : « Il auront peut-être des cartes ! » Nous prîmes le chemin de la falaise : c’était une échelle de corde ; le long de l’échelle, il y avait peut-être des cartes ! des cartes même japonaises ! nous montions toujours.
(Max Jacob, Le Cornet à dés)

Ueda dit: 16 août 2015 à 13 h 29 min

(Salut, D’Hamlet. En forme?)

Voici un exercice pour appliquer ses classification pré-fabriqués.

Un groupe de nationalistes anglais (fachos!) viennent faire une enquête sur les raisons de l’obstination des migrants de calais (solidarité!) de se rendre en Angleterre.

Dialogue très intéressant dans son détail.
Un type « qui n’a pas besoin d’argent »:
« Nous allons venir chez vous avec votre accord ou pas », « France is shit »…

https://www.youtube.com/watch?v=Wa80bT4LbxI

Le mépris que ces gens portent sur notre pays est évident et, ma foi, parfaitement justifié.

Salud!

Ueda dit: 16 août 2015 à 12 h 47 min

Zoon dit: 16 août 2015 à 11 h 21 min
la soumission aux classements pré-fabriqués. Le nihilisme dont parle Widergänger, c’est peut-être le refus d’accepter l’inépuisable diversité des vivants tels qu’ils sont, et de les enfermer dans des catégories politiquement ou économiquement rentables.

Ce conseil est bon si son application est universelle.
Par exemple, l’absolutisation de l’EA (l’Ecoute de l’autre) doit être refusée en prenant aussi en compte la solidarité avec le Semblable.

Voici une allégorie européenne sur l’Effacement de l’Etat.
Au nom de quelle « classification » qualifierez vous la vieille dame, qui n’a que son silence à offrir?

https://www.youtube.com/watch?v=sluv0CJ4ry4

Dedicated to long distance moralizers.

P'tit dej dit: 16 août 2015 à 11 h 22 min

Laurent Barre dit: 16 août 2015 à 10 h 51 min

Enfin Chaloux se réveille après une dure nuit passée à étudier les cartes de la Sologne et du Berry.

Zoon dit: 16 août 2015 à 11 h 21 min

Le consumérisme comme substitut à l’être appartient au même nihilisme que ce qui a produit la Shoah. (Widergänger)

Il faudrait s’entendre sur ce qu’on désigne par « nihilisme ». On peut soutenir que les Nazis n’étaient nullement des nihilistes. C’étaient simplement des gens qui avaient le goût du classement : d’un côté les bons Aryens, de l’autre les bons à rien. Le consumérisme est une nouvelle expression de ce goût pervers du classement, dont la publicité est l’expression quotidienne : d’un côté les gens qui ont de la classe (parce qu’ils consomment tel ou tel produit, se parfument à Barbouze de chez Fior, roulent dans telle bagnole), de l’autre les non-classés ou les déclassés (ceux qui n’ont pas accès aux merveilles de la consommation de masse, ou qui s’en foutent). C’est à peu près ce que dénonce Alain Badiou dans un récent entretien pour « Le Monde » : la soumission aux classements pré-fabriqués. Le nihilisme dont parle Widergänger, c’est peut-être le refus d’accepter l’inépuisable diversité des vivants tels qu’ils sont, et de les enfermer dans des catégories politiquement ou économiquement rentables.

Polémikoeur. dit: 16 août 2015 à 10 h 52 min

Ecrire n’est-il pas toujours plus ou moins
une tentative de communication,
avec soi, pour commencer, et se construire,
et se connaître et, ensuite, avec autrui,
pour se comparer et trier (classer)
les correspondants possibles, acceptables,
semblables ou complémentaires, de ceux
avec qui les possibilités de partage
et d’échanges sont trop limitées ?
Lire est un peu la même traversée,
à partir de la rive opposée.
Rencontrairement.

Polémikoeur. dit: 16 août 2015 à 10 h 17 min

Est-ce qu’écrire est classer ?
Classer les mots ou classer dans les mots ?
Peut-être vaut-il mieux qu’un premier classement
ait lieu, quelque part, de l’ordre des idées,
avant l’essai de leur simple (!) mise en forme ?
Ecristallisièrement.

nouvelle lettre dit: 16 août 2015 à 9 h 41 min

@ de nota / 15 août 2015 à 20 h 45 / Conférence prononcée par Perec le 5 mai 1967 à l’université de Warwick( publiée in Parcours Perec, Presses universitaires de Lyon, 1990)
Merci.

Je me joins à ce remerciement.

nouvelle lettre dit: 16 août 2015 à 9 h 39 min

Et le crétin des Alpes?

C’est sûrement le Yeti, on le cherche, les polices sont dans sa trousse!

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