de Pierre Assouline

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La République des livres
Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

C’est l’histoire d’un écrivain qui avait entrepris d’écrire un petit livre souriant et subtil sur le Yoga et qui, chemin faisant, pris à son propre piège, s’est retrouvé en train d’écrire un grand livre grave et oppressant sur l’enfermement mental. Après tout, malgré de rares échappées, les livres d’Emmanuel Carrère ne parlent que de ça : la folie, l’horreur. Manifestement, il s’est produit comme un glissement progressif non de l’idée, ce qu’un roman n’est pas, mais du désir. Ce que ça raconte, c’est lui. Ce que ça dit d’autre que ce que ça raconte, c’est la difficulté d’être deux en soi.

Aussi clivant qu’il est clivé, le narrateur de Yoga (394 pages, 22 euros, Pol, on peut feuilleter ici le livre) oscille en permanence entre le yin et le yang, la grande loi de l’alternance au cœur de la pensée chinoise, la partie « Méditation » et la partie « Sainte-Anne », tranquillité et intranquillité, sans compter les nombreuses passerelles souterraines entre les deux. Tout le livre pourrait se résumer aux deux titres qu’il ne porte pas mais qu’il a failli porter : « L’expiration » et « Yoga pour bipolaires » – à condition d’entendre le mot « yoga » dans l’acception la plus large que lui-même lui accorde, englobant la méditation, la retraite radicale, la gymnastique chinoise, les arts martiaux… Son livre inclut son commentaire sur son livre non sans humour mais sans pudeur, ses doutes sur sa capacité à l’écrire, à choisir le mode de narration, à la mener à son terme. Il faut le croire quand il dit qu’à l’occasion il ment, imagine, invente, fantasme. Bousculée, la chronologie en est parfois fantaisiste. Ne lui dites pas que son livre le reflète dans son ego dévorant, son narcissisme exaspérant, son instabilité chronique, son tempérament autodestructeur, son penchant pour l’autoaffliction, son impudeur dans l’évocation de ses compagnes (toutes choses déjà à l’oeuvre dans Le Royaume que, pour ma part, j’avais détesté). Non seulement tout cela est vrai mais il devance le reproche en se l’adressant- et tant pis pour ceux qui n’y voient qu’une pose, un truc. Si on veut bien considérer qu’Emmanuel Carrère est un écrivain et rien d’autre, que la cohérence de son œuvre sur la durée plaide pour lui, alors il faut accepter l’idée qu’il n’a jamais été aussi écrivain que dans Yoga. Aussi artiste. Une phrase le gouverne depuis très longtemps, et elle n’est pas d’un écrivain mais d’un musicien, l’un des plus grands pianistes, Glenn Gould :

« La visée de l’art n’est pas la décharge momentanée d’une sécrétion d’adrénaline mais la construction patiente, sur la durée d’une vie entière, d’un état de quiétude et d’émerveillement »

Plein de pensées parasites et de fluctuations de la conscience avec parfois des lumières dans les abysses, le sourire fugace de Martha Agerich interprétant la Polonaise No 6 de Chopin, l’ombre fraternelle de feu son éditeur Paul Otchakovsky-Laurens ou celle de Saul de Tarse dit saint Paul « saint patron des bipolaires » pour ne rien dire de la rencontre de mots inconnus (de moi, en tout cas) tels que « ayurvédique » (qui se dit notamment d’une médecine qui puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l’Inde antique) ou encore « tachypsychie » (accélération anormale du rythme de la pensée créant un état de surexcitation).

On a rarement vu de nos jours un écrivain français aussi dégagé, entendez aussi délibérément rétif à engager son nom et sa notoriété au service d’une cause. Même dans Yoga, lorsqu’il consacre des pages au massacre de CharlieHebdo par des terroristes islamistes ou au lâche abandon européen des migrants sur l’île de Léros, il réussit à ne pas juger, critiquer, trancher, dénoncer. Moins politique, tu meurs ! ou plutôt, tu survis à l’aise tout à ton développement personnel, loin de la foule déchainée, protégé par l’enveloppe aérienne de la méditation transcendantale. Il n’y a pas à le lui reprocher, et de quel droit ; on peut juste le constater d’autant que, là encore, il est le premier à le faire.

On éprouve de l’empathie pour le narrateur mais pour autant, elle ne se transforme pas in fine par de la sympathie pour l’auteur confronté à sa page blanche et à son impuissance à écrire, malgré ses gros problèmes avec l’altérité. Trop toxique pour séduire, son livre est de ceux qui embarquent, envoûtent, fascinent avant de rejeter le lecteur épuisé qui sait déjà qu’il y repensera pendant des jours et des nuits. Toutes choses qui font de Yoga le grand roman de la rentrée littéraire.

Plus encore que dans Un roman russe (2007), il y fictionnalise son autobiographie. Réel et fiction s’y mêlent et s’y entremêlent jusqu’à ne plus se distinguer, illustrant ainsi le genre hybride et indéfini auquel Carrère se voue depuis longtemps, et ici de manière très convaincante. A ceux qui s’en offusquent déjà et rompent des lances sur le statut de ce livre, rappelons que de très longue date les écrivains n’ont cessé de nourrir leur intime fiction d’histoire, de réel, de faits, d’évènements réputés objectifs. Et pas seulement chez les romanciers, chez les philosophes aussi, Michel Foucault en particulier qui instrumentalisait les sources dans son Histoire de la folie par exemple.

La question de la sincérité de l’auteur ne se pose pas dès lors qu’une chose apparait évidente : tout est vrai, mais rien n’est exact. En l’écrivant, Emmanuel Carrère considérait son livre comme un roman ; il était même prêt à le préciser sur la couverture (ce qu’il n’a pas fait depuis La Classe de neige en 1995) mais y a finalement renoncé pour ne pas donner l’impression de courir après les prix littéraires. Le fait est que Yoga relève bien de la fiction, quand bien même sa vie, son expérience, son vécu sont la matière même (rien à voir avec la force du pur témoignage dans Le Lambeau de Philippe Lançon) ; non seulement tout y est mis en scène,  mais nombre de détails sont inventés quand ce ne sont des séquences entières, notamment dans les pages sur ses rencontres avec de jeunes migrants échoués dans l’archipel grec, à commencer par le personnage de Federica, l’énergique, excentrique et charismatique universitaire américaine qui anime un étrange atelier d’écriture, une solitaire hantée par la disparition de sa sœur jumelle, obèse et schizophrène ; une partie de ce moment du livre qui se déroule à Léros tient sur les épaules de cette Federica qui sort de l’imagination de l’auteur.

Comme à son habitude, Carrère nous embarque dans son écriture, dans l’atelier de l’écrivain sinon dans sa cuisine ou son lit. Récit romancé d’une crise existentielle plein de sa vie et d’autres que les siennes, conduit par un mouvement incertain, tâtonnant même, qui avance par associations reliées souterrainement par un fil rouge à un axe central, Yoga n’est pas un livre sur le yoga mais ça l’est aussi. Mais, on s’en doute, c’est l’évocation des années d’enfer qui provoque la sidération. Certains lecteurs citent à ce sujet la manière d’Henri Michaux dans Connaissance par les gouffres. Carrère se dit pathétiquement névrosé mais c’est trop peu dire. Près de vingt ans sur le divan, dépressions à répétition et rémissions illusoires (est-on jamais tiré d’affaire ?) qui se concluent par quatre mois à l’unité protégée de l’hôpital Sainte Anne. Diagnostic : « Episode dépressif caractérisé, avec éléments mélancoliques et idées suicidaires dans le cadre d’un trouble bipolaire de type 2 ». Pour y remédier, les médecins auront recours à un traitement aux ECT (électro-convulso-thérapie) car le mot « électrochocs » effraie encore

Devenir un meilleur être humain, accéder à « une plus grande teneur en vérité», c’était son but en vivant l’expérience de cette écriture. Apprenant la mort de son ami Bernard Maris, il ose écrire : « J’ai éprouvé un immense soulagement à apprendre que Bernard était mort dans un attentat et pas quelqu’un de plus proche, pas un de mes enfants ». On comprend, bien sûr ; n’empêche , il faut oser l’écrire ainsi, être sacrément dépourvu de surmoi, le cas de l’auteur de Yoga que rien ne retient, pas même de se dire jaloux de Houellebecq ; on se demande bien pourquoi, les deux ayant « la carte », jouissant d’un public et d’une critique systématiquement à genoux, incarnant l’un et l’autre la littérature française à l’étranger

Par moments, le narrateur, qui ne parvient pas à échapper à lui-même, se prend pour Jack Torrance ; Carrère confesse qu’il l’a accompagné toute sa vie, l’écrivain gardien du grand hôtel déserté pendant la basse saison, interprété par Jack Nicholson dans Shining, le roman de Stephen King dont Stanley Kubrick a tiré le film éponyme. Il se sent glisser vers la folie, impuissant à écrire le livre qu’il doit écrire mais capable lui aussi de noircir des milliers de pages avec une phrase infiniment répétée :

All work and no play makes Jack a dull boy »

(Dans la version italienne, c’est devenu » »Il mattino ha l’oro in bocca » », dans la version allemande «  »Was Du heute kannst besorgen, das verschiebe nicht auf Morgen » », dans la version espagnole «  »No por mucho madrugar amanece más temprano » » et dans la version française… «  »Un ‘Tiens’ vaut mieux que deux ‘Tu l’auras' » ». Ce qui n’a effectivement pas grand rapport avec l’original).

Aujourd’hui, Emmanuel Carrère semble apaisé, provisoirement. Il ne lit presque plus de romans. Que de la poésie. Ce qu’il manque à la seule déflagration littéraire de la rentrée ? un homme qui a été aimé mais qui n’a jamais su aimer en retour ne peut écrire qu’un livre sans amour parce que sa vie en est dépourvue. Après ça, il peut toujours se consoler avec la réflexion de Proust décrétant que les gens appartenant à la famille lamentable et magnifique des nerveux étaient le sel de la terre.

(Jack Nicholson dans « The Shining » de Stanley Kubrick )

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 252 Réponses pour Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

et alii dit: à

un peu d’histoire:
La période la plus intéressante et la plus troublante de la vie d’Eliade ne fut probablement pas celle de la bohème parisienne de l’après-guerre ni cette apothéose américaine et internationale. Elle se situa entre 1932 et 1945. À la fin de l’année 1931, Eliade regagna la Roumanie à l’issue d’un long séjour indien, commencé en novembre 1928, qu’il avait consacré à l’étude de la philosophie indienne auprès du professeur S. Dasgupta ainsi qu’à la pratique, très superficielle et très brève à vrai dire, du yoga. Au cours des années qui précédèrent le second conflit mondial, Eliade enseigna la philosophie et l’histoire des religions à Bucarest où il avait passé son enfance studieuse de savant précoce. Il connut aussi à la même époque une notoriété certaine dans son propre pays en tant que romancier. Maitreyi, récit autobiographique de son difficile amour pour la fille de Dasgupta, fut publié en 1933. Mais ce sont évidemment ses activités de journaliste et de militant fasciste au cours de la même période12 au sein ou à proximité de la Garde de Fer, qui ont suscité le plus de polémiques.
https://books.openedition.org/septentrion/14124?lang=fr

Jibé dit: à

« Par le yoga, on pourra à l’aide d’un peu de boue mêlée à de l’urine transmuter le cuivre en or.”
Yogattatva Upanishad »

Charles Baudelaire le pouvait aussi, par la poésie,
« car j’ai de chaque chose extrait la quintessence
Tu m’as donné ta boue, et j’en ai fait de l’or »
Le yoga n’est pas le seul « véhicule », mais il est à la mode régulièrement en occident, ce qui n’enlève rien à ses qualités.

Jibé dit: à

« je ne crois pas aux réponses définitives »
et alii,
c’est une sage posture. Perso, moi non plus, je l’ai déjà écrit, j’aime penser contre moi, et ça déconcerte mon petit entourage, mais la critique littéraire est bien souvent atrocement catégorique

Marie Sasseur dit: à

16 septembre 2020, 09h40

Marie Sasseur dit: à

« critiques professionnels »

Parlons-en. Quand on voit cette brochette de baveux, qui s’est jetée sur ce livre de Carrère, c’est à qui dit en détenir la clé, comme on dit dans les milieux proustiens. Plus occupés à traquer la femme aux gémeaux, qu’à faire de la critique litteraire, oui, parlons-en !

et alii dit: à

quand j’ai écrit (répondu) un perroquet, pour Barnes, je cherchais une « plaisanterie » légère

et alii dit: à

tous les professeurs que j’ai connu-e-s cherchaient des pratiques et des relations « utiles » pour se sortir de leur « milieu » (c’était à qui faisait du théâtre, du sport ,travaillait avec des psys(avec des « pathologies lourdes) s’intégrait dans des mouvements politiques

et alii dit: à

et le commentateurs- trices,pensent-ils être utiles les uns aux autres, et aux critiques professionnels,et aux médecins professionnels ?
C’est ce qu’il me semble,qu’ils-elles sont très soucieux de leur effet(en ce qui me concerne, je n’en cherche pas)mais il est certain que cela m’ est « utile » à reformuler mes questions!je ne crois pas aux réponses définitives

Alexia Neuhoff dit: à

Un salut aux membres vitaminés du club de la RdL. Ne trouvant guère pâture dans les auteurs et autrices contemporain.e.s, j’ai fait le choix d’explorer des contrées plus anciennes d’avant le déclin de la littérature, tout au moins du roman. Ainsi, dans la sphère anglo-saxonne, Katherine Mansfield ou Hawthorne. De la nourriture pour mon « estomac » (délicat).

renato dit: à

Année LvB, Adelaide, Op 46 :

https://youtu.be/K6TUWE1YT-Q

16.9 — 6.46

Adélaïde a toujours été une œuvre que Beethoven aimait particulièrement — sur son lit de mort il l’a vue chanter pour la dernière fois par son ami, le ténor Luigi Cramolini —. L’œuvre appartient au groupe d’œuvres de jeunesse qui ne se répètent pas — son parfum lyrique, les échos italiens élaborés par le biais de l’expérience Mozart, la forme de la Cavatina d’opera, la sensualité du dialogue du piano avec le chant, la légèreté libre du phrasé mélodique sont autant de valeurs qui induisent à une comparaison avec An die jerne Geliebte op. 98 — la plus consciente contribution de Beethoven à la littérature lieder.

JiCé..... dit: à

Mercredi 16 septembre 2020, 5h58

Le Goncourt ?
Les spécialistes critiqueurs vous disent quoi lire !…
Ce qui restera de votre achat ?
Peu de chose, en vérité : ce n’est qu’une question de gros sous.
Bonne journée, gentils moutons !

x dit: à

Bloom, de J. Barnes ns n’avons pas lu les mêmes livres ; je n’ai pas une connaissance approfondie de l’auteur, mais j’avais bien aimé England, England et Arthur & George, assez différents l’un de l’autre me semble-t-il.
(Et dans mon souvenir, ses articles occasionnels pour la London Review of Books, où l’on croise aussi Z.S., sont de bonne tenue, plaisants à lire et plutôt stimulants.)

Jibé dit: à

Jeanette Winterson … envie de connaître mieux, à cause des thèmes abordés, Shelley, l’époque etc.
Oui Bloom, je voudrais aller plus loin et je veux bien croire votre conviction que je serai séduit.

Je comprends vos préventions concernant J Barnes, j’ai moi-même eu du mal avec le Perroquet de F, mais The man in the red coat est un plaisir lié là aussi au thème abordé, et le style de Barnes, pour le coup, est convaincant.
Le sous-bois est poissonneux, n’ayez crainte en effet, vous trouverez d’autres perles dans vos filets et collets, mais vs pouvez tenter celui-là !

et alii dit: à

Le format littéraire de ce siècle est la lettre. (…) Je continue aujourd’hui d’écrire des lettres à certains prisonniers car c’est le seul moyen de communiquer. La lettre est leur seule possibilité de franchir les murs, les barreaux.
(Erri de Luca)

et alii dit: à

an evocative ceramic series titled All Things Sweet and Painful. Dextrous fingers balance a plate and manage to swipe a bit of frosting from a cupcake. Whether implanted in a fruity pie or a teacup, gaping mouths clamor for a taste of the pastries and stick their tongues out for a taste.

In a statement, Baranga explains that the surreal series is focused on luxurious foods. “The mixed emotions of need and the insatiable hunger for more – more sugar, more attention, more love. There is a constant push against the boundaries of rational consumption, craving the sugar rush, forever tempted to go overboard,” she says.
https://www.thisiscolossal.com/2020/09/ronit-baranga-all-things-sweet-and-painful/?mc_cid=39f73169b9&mc_eid=7e7dd5581d

et alii dit: à

ça va, pas de clusterrorisme, j’expire

Bloom dit: à

Un peu de mal avec les Barnes, Julian, et Djuna. Je ne garde aucun souvenir du perroquet de Gustave, juste de certains passages de Staring at the Sun, des nouvelles trans-Manche et de l’élégiaque The Music of Time, plein d’une élégante gravitas. Je n’ai jamais pu terminer The History of the World in 10 1/2 chapters, dont raffolait une de mes collègues qui l’assénait chaque année à ses étudiants de Licence…Quelque chose de filandreux dans le récit, ou le style, me prive du plaisir que beaucoup éprouvent à sa lecture. Je me console en me disant que la mer est giboyeuse et les sous-bois poissonneux ou l’inverse dans le territoire infini de littérature offerte par l’anglosphère…

@Jibé: do sink you teeth into the Winterson, as it were, you’ll come back begging for more!

J’ai lu et entendu dire que le mince volume d’essais tranchants que vient de sortir Zadie Smith est de la plus haute qualité.
Sortir de la littérature des obsédés de l’obsession et ne fréquenter que ceux qui se portent vers les autres…un programme comme un autre…le mien, en tous cas.

Marie Sasseur dit: à

@La Mère Poulard, souvenir d’une omelette
Alors ce sera pour moi un souvenir du Mont St Michel, où la mer surprend plus vite qu’un cheval au galop.

renato dit: à

La Mère Poulard, souvenir d’une omelette.

Marie Sasseur dit: à

@mais a nous prend pour kit, à Aix en P. ?

Pas pour Santa Klaus, le bonhomme en rouge qui a vu le loup ( very private joke)

Marie Sasseur dit: à

@Déjà dit, mais je remercie la nouvelle présidence Goncourt de m’avoir fait découvrir Les aventures du Capitaine Hatteras

Et moi, je remercie aussi d’avoir enfin consacré le prince de la légèreté.

https://cortomaltese.com/fr/hugo-pratt/

Janssen J-J dit: à

@ SV… la mère Poulard et sa fille Lucienne, je crois…
@ C’est qui Cyril L, ?
@ On va croire à ça, que l’autre est partie à Vent Couvert au vent des globes…, mais a nous prend pour kit, à Aix en P. ?

Marie Sasseur dit: à

Comment s’appelait elle ?

Impossible de vous le dire S V.

Il y a une route sur la finis terrae, dans la lande ventée qui mène à la pointe du Raz, dont il ne me reste que le souvenir de la crêperie.
Ce que l’on peut être cuculapraline, des fois…

Soleil vert dit: à

Déjà dit, mais je remercie la nouvelle présidence Goncourt de m’avoir fait découvrir Les aventures du Capitaine Hatteras

Soleil vert dit: à

Fin du restaurant mare monte dans mon quartier du 15e. Tenu par des chypriotes grecs on y dégustait pour pas cher des poissons entiers

Soleil vert dit: à

Pleumeur-Bodou …

je suivais régulièrement des formations techniques à Lannion dans ma prime jeunesse. A Saint Brieuc sauf erreur de ma part, il y avait une crêperie tenue par deux femmes. Pas question de choisir sa place c’est elles qui vous l’indiquait.. La plus âgée faisait tournoyer les crêpes qui projetées derrière son épaule atterrissaient miraculeusement dans les assiettes tenues par sa fille.

Comment s’appelait elle ?

Brinqueballe dit: à

voilà qui explique pourquoi on avait voulu interdire les philosophes sur ce blog:!

Une pile de philomag et ça repart!

Brinqueballe dit: à

« Il ne manquait plus que la mère Patricia Martin pour couronner le tout… »

A-t-elle fait la cuisine chez Cyril L. ce soir?

Marie Sasseur dit: à

Nonon, j’ai décidé de choisir mon fuseau… horaire. Et celui du Canada, vers les rocheuses, ( ou dans le coin…) me botte.

Marie Sasseur dit: à

Manque un bout: on va pouvoir se lâcher

Manque autre chose.

Maintenant qu’il va enfin se mettre à lire, à plus de 80 ans, on va pouvoir se lâcher.

Janssen J-J dit: à

@ 15 septembre 2020, 14h30

vous êtes sûre de votre pendule à 20h18, là, MS ?
où n’étiez vous pas plutôt au purgatorium passoulinien depuis tantôt ?

Soleil vert dit: à

B dit: à
Soleil vert, à qui la baraque à Pleumeur- Bodou?

Tout ce que je puis dire est que La Cité des télécoms est une fondation d’entreprise du groupe Orange.

Marie Sasseur dit: à

Et maintenant que le journaliste de la télé, amoureux de Jane Fonda, ( la pauvre, avec un groupie pareil, elle n’aurait pas été inquiétée par la cia) et monstrueux inquisiteur de Simenon, qui en d’autre temps aurait été un parfait instit ‘ de la IIIeme avec ses dictées alla con, et ses diktats tout aussi peu démocratiques .

Manque un bout: on va pouvoir se lâcher

Marie Sasseur dit: à

Bon, pour Denise, dont la vie a été
réinventée parla soeurette, on peut comprendre: c’est de la fiction !

Janssen J-J dit: à

@ voilà qui explique pourquoi on avait voulu interdire les philosophes sur ce blog:!

Ah oui, voilà l’explication causale. Merci pour avoir restauré ce chainon manquant, txfl. Heureusement qu’on vouza !
Bàv,

et alii dit: à

et comme certain-e-s disent sur ce blog: »on s’en fout »
fritez-vous ou ne vous fritez pas le blog continue

Marie Sasseur dit: à

On va quand même râler un peu Passou, sur ce revirement de votre auguste Akademie.

Et maintenant que le journaliste de la télé, amoureux de Jane Fonda, ( la pauvre, avec un groupie pareil, elle n’aurait pas été inquiétée par la cia) et monstrueux inquisiteur de Simenon, qui en d’autre temps aurait été un parfait instit ‘ de la IIIeme avec ses dictées alla con, et ses diktats tout aussi peu démocratiques .
Quoi qu’en dise aujourd’hui votre ‘Zident , qui au nom de cette  » democratie » devait fermer sa gueule, quand Le Lambeau de Ph. Lançon, a été ecarté de cette compétition litteraire au motif que ce n’était pas de la fiction. Comme ne l’etait pas non plus, le Royaume de Carrere. Meme motif, même punition. Au piquet!

Je salue la nouvelle présidence qui a décrété que tout ce qui utilisait du matériau romanesque était éligible à Goncourir( c’est de moi).
Et d’y avoir fait une place à ce livre de E. Carrere, ce qui consolera, peu et mal, Ph. Lançon… Mais c’est à saluer !

15 septembre 2020, 14h30

et alii dit: à

« Vincent Delecroix, dont le dernier livre Consolation philosophique (Bibliothèque Rivages, 2020) se penche sur les rapports ambivalents de la philosophie avec la consolation, notamment religieuse – et sur la manière, rationnelle, dont elle prend en charge le chagrin et la tristesse. »
voilà qui explique pourquoi on avait voulu interdire les philosophes sur ce blog:!

Janssen J-J dit: à

quant à ceux qui se désigne par un « nous », en opinant sur ce qu’ils refusent, ils oublient qu’en écrivant, ils ne représentent qu’eux mêmes ;

… j’adore de tels charabias, D., au moment où je m’apprête à aller avaler mes frites à la bière. Et vous, c quoi déjà, ce soir ?

Janssen J-J dit: à

merci de nous avoir donné à plat les commentaires de ces quatre guignols du dimanche soir… C’est là qu’on ressent ce qu’il en est de l’imposture habituelle de ces « critiques de mes deux »… Il ne manquait plus que la mère Patricia Martin pour couronner le tout…
Comment peut’on encore écouter cette émission garcinesque ?… Préférions 1000 fois jean-peter pernod… au moins, c’était un homme qui lisait des romans parfois avariés sans trop dire ce qu’il en pensait véritablement, hein…
Vous savez, chers auditeurs, il est temps de relativiser toute cette pseudo-culture critique ou le vernis littéraire le dispute au vernis à ongles, épicétou… Laissons les se crêper le chignon avec tous ces begbédères et autres lambruscos foireux. Ils sont lamentables comme jadis le furent leur ancêtres les charançons et autres borynages. Ourfl.

et alii dit: à

désignent

et alii dit: à

quant à ceux qui se désigne par un « nous », en opinant sur ce qu’ils refusent, ils oublient qu’en écrivant, ils ne représentent qu’eux mêmes ;

B dit: à

Soleil vert, à qui la baraque à Pleumeur- Bodou?

et alii dit: à

(NB / qui est la personne que vous traitez de pangolin à longueur de temps, au juste ?)
a qui s’adresse cette question? surement pas à moi! rien ne sert de confondre les commentateurs-trices !
personnellement, je ne confonds personne; et ne désire pas savoir qui est qui ou quoi

Janssen J-J dit: à

@ il va s’en dire… (des pas mûres et des vertes). eût été plus ajusté à la démo (niaque).
Nous n’avons pas de problèmes d’altérité, non, pas de ça chez nous, dieu merssi. Il semblerait que grâce à la diplomatie trumpiste, bon eh bin, israël et palestine, hein… (qu’il avait dit, l’JMB).
Bàv, txfl.
(NB / qui est la personne que vous traitez de pangolin à longueur de temps, au juste ?)

Janssen J-J dit: à

@ brasser du vent, il trolle mal et trop.

Nan… Le titre de son dernier roman est « Buveurs de vent » (chez Albin Michel). Et c’est un bon écrivain qui progresse, et que vous connaissez. Cela dit, BDV m’a semblé moins réussi que les premiers…
Un brin de lassitude déjà parmi les fidèles de FB, alors qu’icelui viendrait à peine de conquérir une audience honorable et méritée ?…

et alii dit: à

il va sans dire

et alii dit: à

i va sans dire que les erdélien-ne-sn’ont aucun problème avec l’altérité, eux/elles,puisqu’ils disent comprendre tout et tous
bonsoir

et alii dit: à

malgré ses gros problèmes
pourquoi ce »malgré » que je ne comprends pas

Janssen J-J dit: à

,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,@ SV, pourquoi recopier la liste donnée dans le touite de Passoul en haut à droite ?
Je ne connaissais pas les éditions Pion où aurait été publiée la Chambre des dupes, elles doivent avoir un brin de Plomb dans l’L. 🙂
Bàv,

Je vous en remet une petite lichette, vu que d’aucun.es ont apprécié, merci…
———
Belle inconnue
furtive
autrefois entrevue
le temps d’un regard bleu…

Ton visage
de lierre
infiniment lové
le long de ma mémoire…

Ton visage
apaisé
comme une étang de soie
où se mirent les signes…

Pour toujours je le garde
comme un présent
insigne
inaltérable et mystérieux.

(mon ami Ph. à Bettina R., 2001, n° 7, p. 58)

x dit: à

B., je ne comprenais pas votre commentaire. Il y a eu un malentendu : je ne parlais pas du livre Yoga (que je n’ai pas lu et auquel je ne parviens pas à m’intéresser).

J’explicitais ce qui me donne à penser dans ce p(h)ishing, à double détente, visant les clients d’une enseigne bien connue, « arnaque » racontée hier : 
http://larepubliquedeslivres.com/hauts-et-bas-dun-yoguiste-en-etat-limite/comment-page-3/#comment-1086449

Considérations littéraires à double fond sur un sujet « sensible ». Trop cryptiques sans doute :

Allez donc faire partager le léger vertige qui saisit l’amateur de littérature face à une arnaque comportant une éventuelle mise en abyme et, en même temps, le sujet moral face au paradoxe que constitue l’idée (le soupçon) d’une mise en abyme…

Jean Langoncet dit: à

christiane dit: à
Jibé,
oui, cette voix extraordinaire…
Merci pour ce commentaire.

christiane dit: à
Janssen J-J
Quel beau poème…

Un état proche de l’Ohio … En passant

christiane dit: à

Jibé,
oui, cette voix extraordinaire…
Merci pour ce commentaire.

christiane dit: à

Janssen J-J
Quel beau poème…

christiane dit: à

closer dit: … « Yoga » d’Emmanuel carrère n’est pas un livre nul; c’est bien pire… »
Beigbeder commence très fort! Il faut lire la suite. »

J’ai mis le lien de la dernière émission « Le masque et la plume ». Il dit la même chose et a trouvé la contradiction sur le plateau.

Quelques extraits (mais on peut écouter l’émission) :

« Michel Crépu « « Yoga » est l’anti « Sérotonine » de Michel Houellebecq». Emmanuel Carrère, c’est l’autre Houellebecq. Yoga est même l’anti-Sérotonine. C’est l’autre pôle. Ces livres sont révélateurs de l’époque où nous sommes. On a d’un côté un pôle dépressif, avec la déréliction que Houellebecq incarne très bien. Et Carrère, ce n’est pas la joie de vivre, mais il incarne un combat, un sens de la lutte, un désir de délivrance, de connaissances. Il n’a pas jeté l’éponge du tout. On est en face de quelqu’un qui a choisi la boxe. Je trouve ça extrêmement étonnant?

Olivia de Lamberterie : « Le beau portrait d’un homme à terre qui nous fait toucher l’enfer puis le paradis.
J’aime beaucoup ce livre parce que c’est le portrait d’un homme à terre. Une mise à nu assez vertigineuse d’un homme qui voudrait aller bien et qui sombre. C’est d’autant plus fascinant que c’est un homme qui fait son propre malheur. Il explique très bien ce qu’est la dépression sans objet. C’est un homme qui a le talent de transformer son bonheur en enfer sur terre. On connaît tous des gens qui ont ce talent-là. Je trouve qu’Emmanuel Carrère donne ses lettres de noblesse à la dépression, ce qui est très fort. D’un point de vue littéraire, l’écrivain explique très bien que pour lui, la littérature est le lieu où l’on ne ment pas. Or, pour la première fois, Emmanuel Carrère, dans ce livre, ment. Il l’explique parce qu’il ne veut pas recommencer ce qu’il a fait avec Un roman russe où il a blessé des gens de sa famille, avec lequel il a outrepassé ses droits. Yoga est un livre dans lequel il se bat aussi contre lui-même. Et il pose la question : comment peut-on écrire en gardant le vrai, mais sans blesser son entourage, déjà dévasté par sa dépression ?»

Frédéric Beigbeder : « »Yoga », un livre raté, et même ridicule par moments. Je suis un fanatique d’Emmanuel Carrère depuis toujours et je suis extrêmement déçu par ce livre que je trouve raté et même ridicule par moments. Pour moi, c’est un guide de développement personnel, avec un alibi littéraire qui est d’être chez P.O.L.
C’est un roman sans ambition, un reportage sympathique. Ce sont trois articles de journaux agrafées entre eux artificiellement : le stage de yoga, l’hôpital Sainte-Anne et les migrants en Grèce. Tout ça est collé ensemble. Je suis sincèrement déçu que l’auteur ambigu et complexe de Limonov passe à côté de son livre. Il ne va pas au bout de l’autobiographie, il ne dit pas pourquoi il est dépressif. Nous, on sait pourquoi, mais on ne peut peut-être pas en parler là. Il y a une affaire de menaces de procès, une affaire d’autocensure dans ce livre qui fait qu’il ne dit pas tout, que son travail autobiographique n’est pas complet. Il ne dévoile pas le vrai problème. On a affaire à une autobiographie qui se ment à elle-même. C’est comme les patients qui mentent à leur psychanalyste : ça ne peut pas marcher.

Arnaud Viviant : « On a affaire à quelqu’un qui écrit un Français d’une limpidité, d’une simplicité, d’une efficacité la plus grande aujourd’hui. Si je devais dire à quelqu’un un étranger qui dit quel est le meilleur écrivain, qui écrit le meilleur français, je dirais Emmanuel Carrère. Il y a quelque chose dans la langue !
Emmanuel Carrère a abandonné le roman depuis les années 2000 pour le journalisme littéraire sublimé. Il le fait toujours avec une limpidité extraordinaire Lorsqu’il fait son reportage sur cette séance de méditation, c’est tout à fait parfait. Quand il parle de son voisin de méditation qui lui rappelle son prof de quatrième, on rigole et on pleure avec lui.
t puis soudainement, je me suis dit mais il ment ! La page d’après, lui-même avoue qu’il ment. Tous les livres d’Emmanuel Carrère étaient basés sur le fait qu’ils disaient la vérité, puisqu’il était dans une forme de journalisme. Et ici, on a une espèce de décollement de la rétine. Quand il parle des migrants, je ne sais plus s’il dit la vérité ou s’il ment. »

Olivia de Lamberterie : « Ce n’est pas écrit sur le livre que c’est un reportage. C’est peut être un récit. C’est un récit romancé comme beaucoup de personnes font. Et les réticences que vous avez, Frédéric et toi viennent du fait que vous appartenez au milieu de Saint-Germain-des-Près, que vous savez les choses sur ce qui arrive à Emmanuel Carrère, vous avez un sous-titre. Mais le lecteur lui s’en fiche. »

Martha Argerich joue la « Polonaise N°6 dite « l’héroïque », de Chopin (évoquée dans le livre, page 336.
« Et là, tout d’un coup, après avoir touché l’enfer, on touche du doigt le paradis. »

https://www.youtube.com/watch?v=KCSEwfqs-VM&feature=emb_title

Jibé dit: à

Kathleen Ferrier…
merci du cadeau Christiane, c’est magnifique, 2mn55 des kindertotenlieder, très beau.

Pour le Grand Meaulnes sur fce culture, j’écoutais en direct aussi, comme vous je le conseille en podcast. Si mal accueilli à sa parution, jugé « bonne copie » de classe de lycée, mal construit alors que l’auteur entendait avoir soigné un concerto en trois mouvements. J’ai pensé que la critique est aisée, vraiment, elle va vite vers le massacre de l’auteur, bien vite.

Je passe tjs de très bons moments avec Julian Barnes, Pozzi, et les copains de Proust, … et cette idée géniale d’insérer des illustrations d’époque sorties des vignettes cadeaux de Félix Pothin.

renato dit: à

Non, mais qui regarde un porno en ascenseur ?!

Soleil vert dit: à

Première selection Goncourt 🙂

Soleil vert dit: à

Première section Goncourt :
Mohammed AISSAOUI, Les funambules (Gallimard)

Djaïli AMADOU AMAL, Les impatientes (Emmanuelle Collas)

Miguel BONNEFOY, Héritage (Rivages)

Emmanuel CARRÈRE, Yoga (P.O.L)

Sarah CHICHE, Saturne (Seuil)

Irène FRAIN, Un crime sans importance (Seuil)

Lola LAFON, Chavirer (Actes Sud)

Hervé LE TELLIER, L’anomalie (Gallimard)

Jean-Pierre MARTIN, Mes fous (L’Olivier)

Carole MARTINEZ, Les roses fauves (Gallimard)

Tobie NATHAN, La Société des Belles Personnes (Stock)

Camille PASCAL, La chambre des dupes (Pion)

Maël RENOUARD, L’historiographe du Royaume (Grasset)

Maud SIMONNOT, L’enfant céleste (L’Observatoire)

Camille de TOLEDO, Thésée, sa vie nouvelle (Verdier)

Janssen J-J dit: à

Quelle trouvaille, renato !
Ce post passoulinien dûment extrait des archives RDL que nous avions crues perdues à jamais, est assez terrifiant… On n’a pas finit d’entendre croasser, MS !
Disons à sa décharge que son auteur n’avait à l’époque que 52 ans. Et qu’il débottait encore pas mal en touche à l’égard d’une valeur montante et pas mal déjà glorieuse…, il fallait rester circonspect, s’abriter un brin derrière les confrères…
_____
18 août 2005
Houellebecq acte II
Le feuilleton continue. Pas de raison de s’en priver. Après l’Arrabal confit en dévotion pour M.H., voici le Naulleau déconfit en détestation pour le M.H. Le pamphlet s’intitule Au secours, Houellebecq revient ! (10 euros, 128 pages, Chifflet et Cie) et il paraît aujoud’hui.
Il a le ton du pamphlet mais il n’en a pas le talent pour une bonne raison, un peu navrante, c’est qu’il n’a pas été écrit mais parlé. Dommage car Eric Naulleau, par ailleurs animateur à bout de bras de la maison d’édition L’Esprit des péninsules, a un vrai talent de plume, comme il l’a prouvé dans les deux textes polémiques sur les us et coutumes du milieu littéraire, qu’il a co-signés avec Pierre Jourde. Or là il se contente de répondre à une longue interwiew. Procédé paresseux qui enlève de sa puissance à la critique.
A ses yeux, le phénomène Houellebecq évacue la littérature. Il s’emploie à le démontrer autour de trois axes : « confusion grandissante entre littérature et people, avènement d’un capitalisme littéraire, crise de la verticalité ». Il faut entendre cette dernière, un peu elliptique il est vrai, comme une perte de la mémoire littéraire, la disparition des repères et la remise en cause de la notion de tradition. M.H. ne l’intéresse que comme révélateur d’un système éditorial et littéraire.
Pour Naulleau, il est clair que là, la littérature se confond avec les signes extérieurs de la littérature. Quelques traits et formules glanés ici ou là : « Houellebecq, c’est 500 000 lecteurs et 30 millions d’amis (M.H. et son chien Clément). Ou encore :
« Le fond d’écran des livres de M.H. est du même gris, à la nuance près, que celui de la récente campagne référendaire sur la constitution européenne qui a donné lieu à des poussées xénophobes, de droite comme de gauche, que l’on croyait d’un autre temps ».
Pour lui, M.H. est un stratège de la provocation qui sait jusqu’où aller trop loin, un raciste franchouillard passé maître dans le marketing de l’abjection.
Analysant son public, il prédit que son nouvel opus très « blues du petit blanc » connaîtra un succès plus considérable encore que les précédents.
A ceux qui ont déjà marre de ce feuilleton, je signale que les deux prochains actes porteront sur la biographie de M.H., puis, tout de même, sur son roman. Car enfin, vous je ne sais pas, mais moi j’ai très envie de le lire ce livre. Ne fut-ce que pour savoir ce que mes contemporains ont dans la tête, je veux parler des lecteurs surtout.

Janssen J-J dit: à

D. dit: à On commence par qui ?…..– Fourniret, of course. Ce serait bien la moindre des choses. Et en plus il a coûté extrêmement cher à l’intérieur et à la Justice.

Giscar Destin veut commencer lui aussi, il ne va pas bien du tout non plus, après tout ce qu’il nous a coûté en + au conseil constit.

Janssen J-J dit: à

La 1ère sélection G. des lauréat.es est un modèle du genre : parité sexuée et diverses confessions et cultures religieuses scrupuleusement respectées s’y côtoient dans un nombre respectable d’écuries.
Or ce qui est amusant, c’est que la victoire programmée va inévitablement revenir à 1 gerpranomâtin (mâle, parisien, confirmé, bourgeois, et POL, … -la complainte du fœtus en son royaume-).

closer dit: à

« Le Nirvana du gangnan »

« Quand Emmanuel Carrère se prend pour Christophe André, cela donne la déception de l’année. »

« Yoga » d’Emmanuel carrère n’est pas un livre nul; c’est bien pire…  »

Beigbeder commence très fort! Il faut lire la suite.

Janssen J-J dit: à

Un trait après l’autre,
au bout des doigts
trois rides tendres
dessinées sur tes joues
le long d’un sourire.

Au bout des lèvres,
l’innocence du sel
les larmes de l’offrande
ta bouche à effleurer.

A jamais ton regard,
si loin, si près ;
Envie de m’y noyer.

Je t’aime,
tu sais,
bien plus loin que toujours.

renato dit: à

Est-ce que le yoguiste joue de l’hautbois ?

closer dit: à

Il va sans dire que je suis 100% d’accord avec DHH sur ses remarques à propos de la panthéonisation éventuelle de Verlaine et de Rimbaud: ivrognerie, abandon du foyer et des enfants, détournement de mineur, tentative de meurtre, trafic d’armes (et d’esclaves?). Trop c’est trop. Le génie n’excuse pas tout. Un minimum de tenue s’impose pour servir d’exemple à la nation tout entière. Les anglais ont un mot que j’aime bien: « dignified ». Ils ne sont pas assez « dignified »!

closer dit: à

Celibidache est mort en 1997. Quand avait-il écouté AS Mutter pour la dernière fois? Il détestait Karajan (et réciproquement) et probablement tout ce qui venait de lui…Il ne vous est pas venu à l’esprit hamlet que Mutter a pu évoluer, mûrir, approfondir son répertoire entre la nymphette prodige de 15 ans et l’interprète que l’on peut écouter aujourd’hui? J’avais un peu les mêmes préjugés que vous à son égard quand je l’ai vue et entendue sur Arte Concert il y a un an ou deux…Mes préjugés se sont envolés devant la maîtrise, l’autorité, la musicalité qu’elle a montrées dans le concerto de Beethoven. Superbe quinquagénaire, superbe musicienne. Cetain(e)s ont tout; c’est trop injuste, je sais.

D. dit: à

et alii dit: à

une présentation des pensées orientales, notamment du zen;et des arts martiaux
https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1986_num_84_61_6396

et alii, il ne s’agit pas de pensées orientales mais extrême-orientales. L’une et l’autre sont aux antipodes. Simple erreur de texte car vous le savez parfaitement.

et alii dit: à

la première fois que j’ai vu pratiquer la gymn chinoise, c’était dans le jardin du LUXEMBOURG, lamode commençait à peine; mais je suppose que maintenant il doit y avoir de nombreux lieux et associations très ouvertes et qui se font connaître sur internet

Marie Sasseur dit: à

Le pangolin est trop agité, devrait investir dans un zafu.

A plus tard, je dois continuer de préparer mon commentaire sur ce livre de E. Carrère, Yoga.
Manu s’adresse au  » lecteur », c’est bien la moindre des choses , que de lui répondre.

15 septembre 2020, 16h55

christiane dit: à

« L’erreur était juste » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

christiane dit: à

Toute la semaine, sur France Culture, dans l’émission de M Garrigou-Lagrange »La compagnie des œuvres » de 15h à 16h : « Henri-Alban Fournier dit Alain-Fournier
lundi, avec Ariane Charton, auteur de « Alain Fournier (Folio biographie).
mardi, avecPhilippe Berthier, responsable de l’édition de la Pléiade (« Le grand Meaulnes » et la correspondance).
mercredi, avec Tiphaine Samoyault, professeur de littérature à la Sorbonne.
jeudi, avec Sylvie Sauvage, auteur de « Imaginaire et lecture chez Alain Fournier ».

https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs

une main ... dit: à

Nous sommes le 15 septembre et il est 15 h 58.

Marie Sasseur dit: à

Mardi 15 septembre 2020, 15h55

Marie Sasseur dit: à

« Mon commentaire erroné ? »

Le pangolin a tellement l’habitude de tout tordre et essorer, coupant, paraphrasant, inventant au besoin, que finalement l’erreur était juste.
🤣

christiane dit: à

Mrci, Renato, pour la marche à suivre pour remonter dans le passé de ce blog.

christiane dit: à

Mais elle donne l’heure et la date. Donc, elle est utile…

christiane dit: à

Jibé dit: « Yen a, on sait pas pourquoi, un atavisme, il faut qu’ils soient désagréables…
je n’ai jamais fait serment d’être «agréable»

etalii, ça tombe bien, je ne vous visais pas…
d’ailleurs vous ne m’avez jamais agressé.
Comprends pas, perso, comprends pas. »

Effectivement, Jibé, Et Alii s’est trompée. Il est évident que vous vous adressiez à Sasseur qui, une fois de plus, vous cherchait des noises.
L’essentiel de ses interventions, ici, ne sont que cela : s’attaquer aux participants de cet espace qu’elle ne supporte pas et toujours en tentant de les rabaisser et de se hausser. Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul à subir ses quolibets !

christiane dit: à

Marie Sasseur insiste ? à grands renforts d’ironie.
Même devant le texte recopié ici, elle dit que son commentaire erroné est juste !
On croit rêver…
Elle n’a vraiment pas bien lu ce livre d’E.Carrère…
Ah, ces retraitées… les yeux fatiguent… trop d’abus de plage et de parasol…

christiane dit: à

et alii dit: « à propos de Barnes j’ai repris le billet qui souligne
Sur la question de l’énigmatique virgule dans le titre du roman, voir l’entretien de Julian Barnes avec Jérôme Garcin)’
http://larepubliquedeslivres.com/dans-la-grande-course-du-temps/
Merci, Et Alii, d’avoir mis en lien ce billet de Jean-Claude Lamy du 25/01/2013 et les commentaires qui suivent. Je ne l’avais pas lu. Et maintenant que Jibé nous lance sur la piste de cet auteur par un nouveau livre de Julian Barnes « L’homme en rouge » (Mercure de France, traduit par Jean-Pierre Aoustin) paru le 10/09/2020 et que vous-même avez rappelé « Le perroquet de Flaubert » (paru en janvier 2000 chez Stock – traduit par Jean Guiloineau), lire et ce billet et ces échanges est vraiment passionnant. Merci.

Marie Sasseur dit: à

Mardi 15 septembre 2020, 15h33

Marie Sasseur dit: à

@ »découvert, en remontant les commentaires que Marie Sasseur qui dit ne vouloir faire aucun commentaire sur « Yoga »  »

Le pangolin insiste?
Que ne ferait pas cette vieille hystérique, pour étouffer tout ce bonheur de lecture, lol.

J’ai écrit que mon commentaire digne de ce nom, je le ferai, quand bon me semblera.

Ce qui est sûr, c’est que MON commentaire, pertinent et sans vritti, je m’y engage ( meme si la tentation va être rude), ne la dispensera pas de lire ce livre, que pour l’instant, elle n’a pas lu!

Vite, vite, il lui reste jusqu’au 12 novembre pour le faire, lol.

Qu’elle en reste à son thesee, bien de son niveau, maternelle grande section.
Il va se ramasser au Goncourt.

Jibé dit: à

« Yen a, on sait pas pourquoi, un atavisme, il faut qu’ils soient désagréables…
je n’ai jamais fait serment d’être « agréable » »

etalii, ça tombe bien, je ne vous visais pas…
d’ailleurs vous ne m’avez jamais agressé.
Comprends pas, perso, comprends pas.

et alii dit: à

chan ce que dit wiki:
Le chán (chinois simplifié : 禅 ; chinois traditionnel : 禪 ; pinyin : chán ; EFEO : tch’an), parfois traduit en « méditation silencieuse », transcription en chinois classique du sanskrit dhyāna, est une forme de bouddhisme mahāyāna née en Chine à partir du ve siècle, qui insiste particulièrement sur l’accession à l’expérience directe de l’Éveil par la méthode la plus efficace et la plus simple possible. Comme pour toutes les écoles bouddhistes chinoises, on peut voir dans sa pensée une influence taoïste.

Sous ses multiples formes, il est devenu à partir du ixe siècle une des deux grandes catégories du bouddhisme chinois avec l’école de la Terre pure (jingtu).

Le chán s’est transmis de Chine au Viêt Nam (appelé thiền (chữ nho : 禪)), en Corée (appelé son (hangeul : 선/ hanja : 禪) et au Japon zen (禅?), Kyūjitai : 禪). C’est sous son nom japonais de zen qu’il est le plus connu en Occident.
c’est le nom que prit une librairie « à la mode » à Montparnasse

christiane dit: à

Je reviens à mon dernier commentaire. Si j’ai pris la peine de relire ce chapitre et les pages concernées et en rapporter l’essentiel ici, c’est que j’ai découvert, en remontant les commentaires que Marie Sasseur qui dit ne vouloir faire aucun commentaire sur « Yoga » d’Emmanuel Carrère, l’a pourtant fait (en bas de cette page pour donner une information absolument contraire à ce qui est écrit dans le livre. Je la cite :
« Ce que Passou ne dit pas !
C’est que E. Carrere […] est sorti de sa cellule , sous une pluie battante, et là, fini de rire, pour que le maître lui annonce une sale nouvelle , avec cette angoisse douloureuse que cela touche quelqu’un de sa famille ( à laquelle il est visiblement très lié) »
Or,
dans le livre il est écrit juste l’inverse :
« Debout devant la fenêtre, se tient le grand type maigre […] Je me demande ce qui se passe, ce qui s’est passé. « Ne vous inquiétez pas, me dit-il, ce n’est personne de votre famille, personne de très proche. Mais il faut que vous sachiez que ces derniers jours il s’est passé dans notre pays des événements graves.»

Donc, oui, elle a besoin de BIEN lire le livre d’E.Carrère avant d’en faire un compte-rendu !

Brinqueballe dit: à

moi pas cliquer sur vos désirs.ms.

moi pas mettre en lien pour vous. 😉 🙂 🙂

et alii dit: à

john Cage sur wiki
. Dévasté, John Cage se tourne vers les philosophies orientales, qui auront une influence considérable sur sa vie et son œuvre. Dans un premier temps, il s’intéresse aux similarités entre les musiques occidentale et orientale en s’appuyant sur la lecture de l’ouvrage majeure de l’historien de l’art et métaphysicien indien Ananda Coomaraswamy, La transformation de la nature en art6. L’auteur y affirme que l’opposition entre l’art et la vie est totalement illusoire, et il pose en principe que « l’artiste n’est pas une sorte d’homme spécial, mais chaque homme est un artiste spécial7 ». John Cage commence donc à remettre en question la position occidentale de l’artiste et la notion de génie. À la suite de cela, désireux de s’initier à la musique et à la spiritualité hindoues, Cage initie un échange particulièrement fertile avec Gita Sarabhai, grande musicienne indienne venue à New York pour étudier l’influence de la musique occidentale sur la musique traditionnelle de son pays. Ainsi, en échange de cours de musique indienne, Cage enseigne à la jeune musicienne ce qu’il a retenu de l’enseignement de Schönberg. Cependant, finalement, Sarabhai lui enseigne moins la musique que la philosophie indienne, l’introduisant à l’enseignement du penseur spirituel Sri Ramakrishna et lui offrant un exemplaire de L’Enseignement de Rāmakrishna, qu’il dévore avidement. Cette influence se voit notamment dans ses Sonates et Interludes (1946-1948) pour piano préparé. Enfin au début des années 1950, il s’initie au bouddhisme zen auprès de Daisetsu Teitaro Suzuki, qui enseigne alors la philosophie orientale à la Columbia University. Il retient notamment le principe de non-obstruction. Puisque « toute chose, tout être, c’est-à-dire tous les êtres non doués de sensation et tous les êtres doués de sensation, est le Bouddha. […] Il y a interpénétration, il n’y a pas d’obstruction entre eux8».

Tirant leçon de cet enseignement, Cage décide de se débarrasser de son égo d’artiste qui fait obstruction à l’ordre du monde et d’accepter le chaos des choses. À partir de là, il choisit d’expérimenter le hasard en composition. « Plutôt que de prendre le chemin proposé dans la pratique formelle du bouddhisme zen, c’est-à-dire s’asseoir les jambes croisées, la respiration et toutes ces choses, je décidais que ma propre discipline serait celle à laquelle j’étais déjà assigné : faire de la musique. Et que je le ferai avec des moyens aussi stricts que les jambes croisées ; c’est-à-dire le recours aux

B dit: à

A t on décrété la fin de l’Histoire? Si oui, bonne idée, quant à moi j’ai acheté pour 2 euros la bi le des lycéens d’Isaac puisqu’il faut bien commencer par un début. . Celle que Perec discute dans Penser, Classer . Je suis la même pente que Pablo, pauvre de moi! J’irai roussir en enfer au royaume de Navarre.

B dit: à

X, vous l’avez lu ce bouquin pour questionner l’intention de son auteur? Je sais le peu qu’en disent les critiques, en attendant Nadeau, celle ci dessus agrémentée des quelques pages d’ouverture, en écrivant cela je pense bien sûr à Rolin et à ses chanteurs d’opéra. A vrai dire, je ne comprends pas trop ce que vous exprimez puisque je n’ai pas lu ce récit sur fond de siècle agonisant.

Marie Sasseur dit: à

Mardi 15 septembre, 14h16

Marie Sasseur dit: à

« Je reviens à ce passage du billet. »

Le pangolin revient beaucoup. Sur ce qu’elle n’a pas lu . Fuyez jeunes gens, cette foldingo aura vote peau.

Marie Sasseur dit: à

Brinquebalant, inutile: moi pas cliquer sur vos désirs.

Marie Sasseur dit: à

Ceci n’est pas un roman. C’est ainsi que le Royaume fut écarté de la liste Goncourt.

Ceci n’est toujours pas un roman, et Yoga est en liste.

C’est une mauvaise nouvelle…🤣

Brinqueballe dit: à

Brinqueballe dit: à

Clopine fait sa pelote:

Vous aurez remarqué comme moi que les photos respectives de clopin et clopinou bébé sont accrochées à la droite de la mère.

x dit: à

Dans la série Aboyer ou réfléchir, il faut choisir :

Allez donc faire partager le léger vertige qui saisit l’amateur de littérature face à une arnaque comportant une éventuelle mise en abyme et, en même temps, le sujet moral face au paradoxe que constitue l’idée (le soupçon) d’une mise en abyme…

Dans la série, comment tenter de traduire à peu près (au plus bref) :

« Jack a dit : mieux vaut s’amuser que trop cogiter. »

Clopine dit: à

Pour une fois, je suis un peu d’accord avec Christiane. La réaction « ouf ce n’est pas un des miens » est parfaitement humaine, et perso c’est exactement ce que j’ai ressenti au moment des attentats du Bataclan : « ouf, aucun de nos enfants n’y était ». Ce qui n’empêche ni l’indignation, ni la compassion, ni le chagrin, ni (pour Charlie) la stupéfaction…

et alii dit: à

cage que dit JOHN

JiCé..... dit: à

Cet Emmanuel Carrère est, à mes yeux en parfait état, un con de la plus puante façon ! Vous me direz : »il n’est pas le seul et vous en êtes un autre, mon cher JiCé ! » … Et alors ? cela n’excuse en rien, sa connerie prodigieuse, magnifique, extraordinaire, nécrophile…Pauvre type !

et alii dit: à

toujours plus « utile » :
Ce livre a été lu avec l’envie de dénoncer les parents, de donner de l’amour aux enfants. Un livre courageux et utile. Bravo.
il s’agit de Sale bourge » (violences dans l’intimité d’une famille) de Nicolas Rodier est paru en août 2020 chez Flammarion

et alii dit: à

Quand il est venu en France et qu’il a été avec sa femme, en présence de Macron et sa femme : il a dit à Macron, en désignant Brigitte (et on a entendu ça à la télé hier soir) : « Elle est bien conservée ! »
D ?QUI EST LE MAÏTRE DU CULINARIUM AURAIT JALOUSEMENT DIT : »elle a de beaux restes »

christiane dit: à

Je reviens à ce passage du billet : « Apprenant la mort de son ami Bernard Maris, il ose écrire : « J’ai éprouvé un immense soulagement à apprendre que Bernard était mort dans un attentat et pas quelqu’un de plus proche, pas un de mes enfants ». On comprend, bien sûr ; n’empêche , il faut oser l’écrire ainsi, être sacrément dépourvu de surmoi,… »

Il n’est pas juste d’amputer ainsi la relation de ce qui s’est réellement passé.
Je reprends le livre. Chapitre II « 1823 jours » et je lis, p.151 à 154 :
« Mon souvenir de la scène est très visuel, très précis. […] La nuit est tombée. Il pleut beaucoup. […] tout à coup, un homme portant un parapluie […] frappe au carreau. Dans ce cadre où toute interaction est proscrite, c’est une transgression absolue. Ma sérénité s’effondre instantanément. En me levant pour ouvrir, je pense déjà : il est arrivé quelque chose de terrible. Je demande à l’homme : « Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui s’est passé ? – Il faut que vous veniez », répond-il. […] Mes pensées tournoient, je me demande qui est mort. […] Dans quelques instants la vie basculera […] Debout devant la fenêtre, se tient le grand type maigre […] Je me demande ce qui se passe, ce qui s’est passé. « Ne vous inquiétez pas, me dit-il, ce n’est personne de votre famille, personne de très proche. Mais il faut que vous sachiez que ces derniers jours il s’est passé dans notre pays des événements graves. »

Premier arrêt.

Il est ahurissant que ces 80 femmes et hommes soient coupés de toute actualité, de pouvoir être informés de ce qui se passe dans le monde.
La façon dont le narrateur, Emmanuel Carrère, est sorti de sa torpeur dans ce silence si angoissant, sans obtenir aucune réponse est révoltante. La réponse, il aura par ces mots (ci-dessus) qui contiennent déjà une mise à distance de l’évènement.
Puis comme on lui a commandé un taxi, c’est par le chauffeur et la radio du taxi qu’il apprendre les détails de l’attentat meurtrier de Charlie Hebdo.
C’est encore dans ce taxi qu’il lira « le bout de papier où le responsable de cette… secte… a écrit « Charlie Hebdo – Bernard… Maris… ».

Et là seulement cette fameuse phrase « J’ai éprouvé un immense soulagement à apprendre que Bernard Maris était mort dans un attentat et pas quelqu’un de proche, pas un de mes enfants. »
Si on enlève « à apprendre que Bernard Maris était mort dans un attentat », on a la réaction de tout parent, époux, épouse, frère ou sœur découvrant conjointement la mort brutale de plusieurs personnes dans un attentat, un accident d’avion, un séisme tout en sachant que des proches pouvaient être sur place. On cherche d’abord à avoir des nouvelles de ses proches et si on apprend qu’ils ont été épargnés, on soupire de soulagement avant d’entrer dans l’actualité de l’évènement, en être choqué, bouleversé, ressentir de la colère (attentat) ou une peine de partage (accident, séisme).
De plus, Emmanuel Carrère avait fait vœu de écrire la vérité, de ne rien cacher de ses sentiments dans ses livres.
S’il a introduit peu à peu le fiction, c’est que le trop grande vérité du « Roman russe » a blessé des proches.
L’autobiographie prend toujours ce genre de risque quand on y évoque des proches.
De plus la fiction se mêlant au réel donne à ces livres, depuis, une plus grande aisance pour évoquer des proches et un intérêt littéraire.
Pour en revenir à Bernard Maris, Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, dont certains amis d’adolescence, mais un peu perdus de vue, peu à peu, ils prennent réalité dans le livre par les souvenirs et les obsèques de Bernard Maris auxquelles Hélène F. l’a invité à être présent et à dire quelques mots. Alors des souvenirs très doux emplissent les pages suivantes.

Ce choc (car je l’ai ressenti aussi) me rappelle l’évocation dans le livre II de Lucrèce « De la nature » (traduit par Alfred Ernout et annoté par Élisabeth de Fontenay), p.85, ces lignes que nous avions interrogées il y a quelques temps, les trouvant égoïstes : « Il est doux, quand sur la grande mer les vents soulèvent les flots, d’assister de la terre aux rudes épreuves d’autrui : non que la souffrance de personne nous soit un plaisir si grand : mais voir à quel maux on échappe soi-même est chose douce… »

Patrice Charoulet dit: à

TRUMP

Un documentaire à la télé , lundi 14 septembre, sur l’épouvantable Trump.

Avant de devenir président, il fut un roi de la télé, pendant quatre ans, dans l’émission «  The apprentice », où il disait sans cesse à des candidats : «  You are fired ! »(Vous êtes viré).

Ce n’est plus la Maison Blanche, c’est la Maison Trump.

Il déteste Washington.

Chaque matin, il regarde la télé de 6 à 11h.

Son record : 468 tweets en une semaine.

Il a des accès de paranoïa.

Il a viré 80 % de son staff.

Quand il est venu en France et qu’il a été avec sa femme, en présence de Macron et sa femme : il a dit à Macron, en désignant Brigitte (et on a entendu ça à la télé hier soir) : « Elle est bien conservée ! »

Des observateurs ont repéré environ 15 000 mensonges dans ses discours.

D. dit: à

Broussard s’était posé moins de question avec Mesrine porte de Clignancourt. Qui n’était pas un meurtrier d’enfants, lui.

D. dit: à

On commence par qui ?…..

Fourniret, of course. Ce serait bien la moindre des choses. Et en plus il a coûté extrêmement cher à l’intérieur et à la Justice.

renato dit: à

« … une critique de l’expression de Macron… »

En d’autres mots, comment votre Président envoye le journalistes dans un chemin sans issue.

et alii dit: à

je viens de lire une critique de l’expression de Macron:Un « kamasutra de l’ensauvagement » fustigé à juste titre par le Président de la République lui-même qui a appelé ses Ministres de l’Intérieur et de la Justice à davantage s’occuper du réel.

D. dit: à

Je vais finir le petit salé aux lentilles d’hier.

renato dit: à

En d’autres mots : when Caleb spells hot wrong and the whole discord mocks him for it.

renato dit: à

Je sais, c’est ghot mais j’aimais ce E final !

et alii dit: à

« pris à son propre piège »,
écriture : ce peut être un piège, un défi à soi-même

renato dit: à

The Sense of an Ending, tr. it. Il senso di una fine. Étant donné l’évidence du titre anglais je ne me demande pas seulement le sens de la virgule, mais du titre fr. aussi — c’est vrai qu’il se peut que l’éditeur ait cherché à faire dans le poetique ! mais comme disait le Gothe : « Il faut pas se poser de questions ».

et alii dit: à

Yen a, on sait pas pourquoi, un atavisme, il faut qu’ils soient désagréables…
je n’ai jamais fait serment d’être « agréable »;
quant à « l’atavisme »A.− BIOL. ,,Réapparition chez un descendant d’un caractère quelconque des ascendants, caractère demeuré latent pendant une ou plusieurs générations intermédiaires.«  (Le Gendre ds Garnier-Del. 1961). Le phénomène de l’atavisme; un lointain atavisme; tel trait réapparaît par atavisme :
1. Quelle manifestation irréfragable de l’atavisme! (…) Pendant que je me colletais avec ce jeune énergumène, je fus frappé de lui voir absolument les mêmes yeux qu’au portrait de son infâme trisaïeul maternel, … Gobineau, Les Pléiades,1874, p. 96.
− Spéc., ZOOL. ,,Présence dans une race d’un caractère ou d’une fonction qui n’a plus de raison d’être dans son état actuel, mais qui pourrait s’expliquer comme persistance d’un état antérieur.«  (Lal. 1968).
− BOT. ,,Tendance des plantes hybrides à retourner à leur type primitif.«  (Littré).
étranges obsessions des erdéliens

Jibé dit: à

Pas de virgule dans ma version anglaise
« The sense of an ending » deBarnes

et alii dit: à

c’est à l’occasion d’une discussion sur Barnes dans un café à St Germain n comme elle avait décidé, que j’ai rompu avec une amie traductrice;

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…mardi 15 septembre 2020 à 9 h 44 min.

…*****, merci, pour les liens, pour récupérer; les textes à partir de novembre 2012,…en avant jusqu’à nos jours,…et, et en arrière jusqu’en octobre 2004,…
…incroyable,…ces archives,!…depuis  » La ligne jaune de Verdier « , 10 novembre 2012.
…avec notre Passou, encore à la tasse de café,!…aux lèvres,…

Jibé dit: à

@rose
oui, ça valait bien d’y consacrer l’heure de la sieste!
La revue Cairn info est une mine.
bonne journée rose

rose dit: à

Lu Friedrich Hugo en entier.
Quel travail d’analyse !

Reste le résultat

« Il fait froid ! et l’éternel ouragan des hautes régions vous enlève en passant jusqu’au dernier lambeau votre vêtement ; la terre est perdue pour toujours. N’importe ! mourons dans la neige, dans la blanche douleur de notre désir, au murmure des torrents de l’esprit et la figure tournée vers le soleil. » (Corr., t. III, p. 342)

Splendide
Merci à Christiane,Jibé et DHH

renato dit: à

Année LvB, Variations et Fugue pour piano en mi majeur, op. 35, « Eroica » :

https://youtu.be/TvQGAleZZxQ

15 — 7.26

Les Quinze Variations avec Fugue, composées en 1802 — année du début de la composition de la troisième Symphonie « Eroica » — et publiée en 1803, représentent un moment particulièrement important dans l’histoire de la relation de LvB avec la variation pour piano, une relation qui alterne recherches audacieuses et très chargées avec des choix plus occasionnels pour atteindre le stade culminant dans les Variations op. 120. Avant ce sommet, les Variations op. 35 sont peut-être l’ensemble le plus riche en nouveautés et en une variété d’idées qui présagent les chefs-d’œuvre des dernières années. Cette richesse a provoqué des divergences d’opinions, par exemple la perplexité de ceux qui jugent avec une sévérité l’expérimentalisme «incertain aussi bien qu’ambitieux» du recueil. Mais les discontinuités stylistiques et qualitatives indéniablement présentes dans l’op. 35 sont cependant des éléments d’un grand intérêt et anticipent des aspects déterminants de la pensée beethovénienne plus avancée.

JiCé..... dit: à

Mardi 15 septembre 2020, 5h59

Un sondage conduit par des maîtres du genre non soupçonnable de malversation manipulo-politicienne confirme la tendance chez nos compatriotes hexagonaux : 50% d’entre eux souhaitent le rétablissement de la peine de mort en France.

On commence par qui ?…..

Jibé dit: à

Yen a, on sait pas pourquoi, un atavisme, il faut qu’ils soient désagréables…

Marie Sasseur dit: à

@Qu’est-ce qui déclenche un réflexe pavlovien chez l’homo electronicus moyen (au risque d’enfreindre les consignes de prudence pourtant bien connues) ?

Pas cliquer. Ca s’applique aussi à votre pishing permanent.

A la Fnac ils vendent des robots Darty. Pourquoi chez Darty, ils ne vous vendraient pas un petit « internet pour les nuls ». D’ailleurs ils vous le livrent. A l’adresse: Toquard et pauvre conne, au féminin.com.

x dit: à

Exceptionnellement je me permettrai un message non littéraire et sans lien aucun avec les commentaires du billet.
Il s’agit de vous alerter (si ce n’est déjà fait par ailleurs) à propos d’un « hameçonnage » (un courriel piégeur) qui sévit en ce moment :

Vous recevez un message dont la provenance affichée est D a r t y . c o m
Message de « confirmation de votre commande » (inexistante bien sûr).
Message parfaitement orthographié, sans bourdes révélatrices dans l’expression ou la présentation.
Commande d’un montant suffisamment élevé pour accrocher l’attention (vous êtes censé avoir acheté un pc (mais pas un « tout premier prix ») et non une yaourtière).

Vous allez me dire : mais puisque je sais bien que je n’ai rien acheté de tel, je ne risque pas de me faire avoir !
Sauf que le message mentionne DEUX ADRESSES : la vôtre (je suppose qu’ils ont eu accès à la base de données clients de l’entreprise), pour la facturation, et les coordonnées de la personne à laquelle doit être envoyée la commande supposée : une adresse à Marseille et un nom et prénom « à consonance nord-africaine ».
Et que juste en-dessous figure une case avec un lien sur lequel cliquer (surtout pas !) pour annuler votre prétendue commande. Le piège se refermerait précisément au moment où vous croiriez éviter de vous faire voler.
(Une sorte de variante électronique et améliorée des faux policiers se présentant chez vous sous prétexte d’une vague de cambriolages aux alentours.)

https://cyberguerre.numerama.com/5730-annuler-la-commande-de-900e-une-campagne-de-phishing-massive-cible-les-clients-darty.html

Si vous étiez tous déjà prévenus et ne courriez aucun risque, si l’avertissement était donc parfaitement inutile, je vous invite cependant à examiner les ressorts du piège, sur un plan autre que « sécuritaire ». Qu’est-ce qui déclenche un réflexe pavlovien chez l’homo electronicus moyen (au risque d’enfreindre les consignes de prudence pourtant bien connues) ?

Marie Sasseur dit: à

On attend toujours le retablissement de l’ l’horodatage.
(14/09/2020, 22h07)

Marie Sasseur dit: à

Merci Renato.

Passou dit: à

De la part de Renato :

Pour récupérer vieux billets :
https://web.archive.org
vous tapez « larepubliquesdeslivres » et vous obtenez 2 adresses : http://www.larepubliquedeslivres.com et passouline.blog.lemonde.fr — vous choisissez.
Un calendrier par années apparaît, choisissez l’année.
Un calandrer par mois apparaît, les jours où un papier a été mis en ligne apparaissent révélés par un bouton bleu — azur, plutôt —.
Cliquez sur le bouton, une petite fenêtre apparaît : date — en noir — et heure — en bleu —. Cliquez sur l’heure pour obtenir le papier.

Renato

Marie Sasseur dit: à

Le jibe, il veut faire des  » mains dans les nuages ».

https://youtu.be/m0Kvi6jqugs

Malheureusement, ça ne ressemble à rien, son truc, brasser du vent , il trolle mal et trop.

Jibé dit: à

« Mais Céline avait aussi un perroquet ce me semble ».
Oui, rose, pas seulement le chat Bébert mais plein de chats et de piafs.
Et C Lévi-Strauss aussi, qui eut ensuite un chouca, …mais je m’éloigne
Ca n’est, à mon sens, le signe de rien d’autre que d’un très sympathique penchant pour les animaux

Jibé dit: à

« Quand Frankissstein: A Love Story, de Jeanette Winterson sera traduit, précipitez-vous sur ce roman délicieux, drôle et solidement ancré dans certaines thématiques actuelles (transhumanisme, la science et le vivant…). La voix de Mary Shelley y sonne aussi juste que celle de Virginia Woolf dans The Hours; Percy Shelley, Lord Byron, Polidori & Claire Claremount attachants et/ou ambigus à souhaits, tandis que tombe une pluie qui dissout presque tout … »
alors là, Bloom, merci! Lu l’article du Guardian, ça donne envie, d’autant que le style de la dame autrice vaut la peine!

renato dit: à

Pas si difficile que ça MS. Si vous tapez « larepubliquesdeslivres » vous obtenez 2 adresses : http://www.larepubliquedeslivres.com et passouline.blog.lemonde.fr — vous choisissez. Un calendrier par années apparaît, choisissez l’année. Un calandrer par mois apparaît, les jours où un papier a été mis en ligne apparaissent révélés par un bouton bleu — azur, plutôt —. Cliquez sur le bouton, une petite fenêtre apparaît : date — en noir — et heure — en bleu —. Cliquez sur l’heure pour obtenir le papier.

Revoilà l’adresse :
https://web.archive.org

et alii dit: à

utilité:thérapeutique: Oé
Dans votre discours de réception du prix Nobel, en 1994, vous avez déclaré : « Je souhaite que mon œuvre de romancier guérisse ceux qui s’expriment à travers les mots et ceux qui les reçoivent, des maux individuels et des maux de leur temps. » Vous assignez ainsi à la littérature un rôle thérapeutique. De quelle médecine parle-t-on ici ?

Kenzaburô Ôé : Je suis originaire du Shikoku, l’une des principales îles du Japon méridional. Je suis né dans la montagne, dans un paysage de
https://www.philomag.com/articles/kenzaburo-oe-la-litterature-guerit-du-desespoir

rose dit: à

Marie Sasseur dit: à
Et la grammaire, alors.
Elle ne s’est pas encore vu proposer, etc.

Marie Sasseur

J’attendais bcp de clarté.
C fait.
Merci.

Jibé dit: à

@etalii
moulte merci pour le lien sur Deleuze à propos de Spinoza, j’aime tjs autant!

@Christiane, je crois en effet que le Lucrèce préfacé par Elisabeth de Fontenay vaut la peine: s’il finit mal, par une épidémie, c’est peut-être seulement parce que la classification adoptée par Lucrèce place « les fléaux » en dernier dans la gamme des phénomènes de la nature qu’il entend explorer… je verrai ça avec plaisir (dire qu’en son temps j’ai traduit des extraits entiers, enfin c’était plus facile que Lucain, mais quand même!)

Et sur « Robert de Montesquiou », par exemple, dans Julian Barnes, on a des passages à mourir de rire, et puis on passe des moments avec Oscar Wilde, Marcel Proust,…le dr Pozzi était un ali-confrère d’Adrien et de Robert Proust. Pour les amateurs, c’est du nanan!

Bloom dit: à

anglaiseS.

Bloom dit: à

Dear x, je n’avais jamais ouvert un livre de J. Winterson, mais ne regrette vraiment pas cette plongée dans ce roman acquis à Belfast l’an dernier dans une édition ‘Waterstones’ de toute beauté. Je dois ajouter que j’ai lu le roman de Mary Shelley pour la première fois il y a quelques mois, et que les deux générations de romantiques anglais (Blake inclus)sont depuis les prépas mes auteurs de chevet. En ce qui concerne la littérature et la pensée anglaise, j’aurais tendance à préférer le 19e pré-victorien à la période qui suit, pourtant si magistralement étudiée par notre maitre à tous, le grand François Bédarida.
BàV

Marie Sasseur dit: à

Et la grammaire, alors.
Elle ne s’est pas encore vu proposer, etc.

Marie Sasseur dit: à

Renato a donné le lien vers une webmachine.
Il faut savoir s’en servir. Les billets de Passou méritent , comme je le pense, et lui souhaite, une édition collector.

Moi, ce qui me fait rire, et vous, vous met en souffrance mentale en unité protégée, c’est la puissance de cette machine pour ressortir toutes vos turpitudes sur un autre blog,

Je pense que la rosse ne s’est pas encore vue proposer un ECT, par son psychiatre.

Ca va venir.

Marie Sasseur dit: à

Et la rosse, en obscenité, on va lui laisser la palme…

rose dit: à

« Alors Charlie, bien sûr…. Bernard Maris bien sûr… lui a paru tout à coup
, le moins pire.

Il faut quand même OSER , faire une mise en abîme à ce sujet !

Merde alors, Passou »

En fait, le penser est admissible, le dire inconvenant et l’écrire pornographique.

rose dit: à

christiane et et alii
Mais Céline avait aussi un perroquet ce me semble.
Ai vu anciennement un feuilleton documentaire belge -pas le titre- où la dame montrait le cerceuil de son perroquet et demandait expréssément qu’il soit enfoui dans sa tombe à elle, à ses côtés.

rose dit: à

Christiane

Mes deux enfants ont nommé leurs ours en peluche Michka.
Et pourtant, aucun souvenir d’avoir lu ce conte ou bien de l’avoir raconté.
Et alii et vous, c beau ce que vous racontez, comment un livre nous accompagne ; vous, vous l’avez transmis. Ke fils de Et alii a été nommé ainsi et puis lire Rimbaud pour se recomposer, en faire son livre de chevet.
Belle douceur qui règne là avec des échanges magnifiques.

Chaloux dit: à

J’avais trouvé Le perroquet de Flaubert un flan particulièrement indigeste. Je devais trop aimer Flaubert.

Chaloux dit: à

Gibet et Abetix sont de grands rêveurs.

« Ce que laisse un écrivain, s’il a de la chance, c’est une image de lui-même ».

Jorge Luis Borgès.

christiane dit: à

Mais oui, Et Alii, Le perroquet de Flaubert (Stock). On l’avait évoqué sur la RdL.
Un médecin anglais, fou de Flaubert, se rend en Normandie, à Rouen, à l’hôtel Dieu et découvre dans un coin, sur une étagère, le perroquet empaillé, passablement décati, qui aurait servi de modèle au « Loulou » d' »Un cœur simple ». Mais à Croisset, dans la maison de Flaubert, il en découvre un deuxième…
Une biographie inattendue, pleine d’humour écrite par Mr. Julian Barnes ? un roman ? une bouffonnerie ? un exercice de style ?
Donc, « Julian Barnes est né à Leicester en 1946. Auteur de plusieurs romans (dont deux policiers sous le pseudonyme de Dan Kavanagh), il est critique de télévision à l’Observer. « Le Perroquet de Flaubert », qui a remporté un immense succès en Angleterre et aux Etats-Unis, a reçu en 1985 le Geoffrey Faber Memorial Prize, un des plus prestigieux prix littéraires britanniques. »
Quelle mémoire, Et Alii !

x dit: à

Bloom, j’irai lire l’article que vous mettez en lien, mais je dois préciser que j’ai lu (il y a déjà longtemps) Oranges Are Not the Only Fruit sans ennui mais sans éblouissement particulier.
Et pour aggraver mon cas, The Hours (je parle du livre, pas du film que je ne suis pas allé voir) m’a exaspéré. Comme il n’y a manifestement pas foule à être de cet avis, je peux le dire : dérivatif, terriblement dans l’air du temps et complaisant.

et alii dit: à

lettre de philomag
que Blaise Pascal a raison d’affirmer que le monde est constitué de couches hétérogènes, qu’il appelle des « ordres ». Il distingue l’ordre des corps, régi par la physique et la politique, celui de l’esprit, dirigé par la raison, et l’ordre du cœur, qui obéit à ce qu’il appelle la charité. Mais les ordres sont plus nombreux. Il y a l’ordre du jour et l’ordre de la nuit, l’ordre de l’amitié et celui de la passion, l’ordre du réel et celui du jeu. En ce qui concerne la violence, Pascal considère qu’elle constitue un ordre presque objectif, qui ne se soumet ni aux arguments, ni à une quelconque vérité. C’est un monde à part. Dans Les Provinciales (1657), il écrit que la force peut combattre la force, que les discours peuvent s’opposer aux discours, mais que « la violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre ». Entre les deux, il y a un écart irréductible. Au fond, la vie est discontinue – et bien mystérieuse

Marie Sasseur dit: à

Un truc de certain, quand je repondrai a la provocation d’E. Carrère, celle qu’il fait dans son livre, au  » lecteur », je ne le ferai pas sur un Samsung.

Marie Sasseur dit: à

@C’était juste histoire d’avoir votre avis, ma soeur, car on n’a pas toujours confiance en celui de Passoul.

Tu l’auras.

« On n’a pas toujours confiance ». C’est pas tellement ça. C’est un peu l’ histoire du bas de plafond qui regarde le doigt, au lieu de la lune. Ne regardez pas seulement ce que Passou montre.

N’empecheexemple, rien qu’un exemple, et je suis pas du tout pédagogue dans l’âme, surtout pour le 3ème âge, chacun devra se démerder, vous avez tous dépassé l’âge de la mat’ sup’ , ie: grande section de maternelle, ( sauf le pangolin) :

Je lis:

« il ose écrire : « J’ai éprouvé un immense soulagement à apprendre que Bernard était mort dans un attentat et pas quelqu’un de plus proche, pas un de mes enfants ».On comprend, bien sûr ; n’empêche , il faut oser l’écrire ainsi, être sacrément dépourvu de surmoi,  »

Passou a fait ses classes avec le dic ‘ viennois. Et sa papesse. Faut lui pardonner.

Moi je pardonne pas.

Je ne pardonne pas. Ou alors il faut du temps…

Ce que Passou ne dit pas !

C’est que E. Carrere en voyage a Vipassana, cloîtré comme M. Houellebecq a Ligugé, et avec les mêmes doutes ( hilarant) et donc en  » zone blanche  » est sorti de sa cellule , sous une pluie battante, et là, fini de rire, pour que le maître lui annonce une sale nouvelle , avec cette angoisse douloureuse que cela touche quelqu’un de sa famille ( à laquelle il est visiblement très lié)

Alors Charlie, bien sûr…. Bernard Maris bien sûr… lui a paru tout à coup
, le moins pire.

Il faut quand même OSER , faire une mise en abîme à ce sujet !

Merde alors, Passou !

et alii dit: à

Julian Barnes (est-ce une femme ?)
non, c’est un perroquet

christiane dit: à

Sur le blog de Paul Edel, pour ceux qui aiment les visages des comédiennes dans « Persona », lire le subtil commentaire de Paul Edel (14 septembre 2020 à 3:37) et les réponses de Margotte, Olga, Elena…, sous son dernier billet : « Ma génération, une présence au monde si particulière… »
Et, à propos de Virginia Woolf le billet (plus bas) : « Entre les actes de Virginia Woolf, dernier acte. » du 19/07/2020.

« Le 26 février 1941 Virginia Woolf achève son roman « Entre les actes » , qu’elle donne à lire à son mari Léonard ..Le 28 mars suivant, elle pénètre dans la rivière Ouse, les poches remplies de cailloux. Je viens d’achever la lecture de ce texte (qui longtemps s’appela « Pointz Hall », ou « La parade »).
Un éblouissement…. »

Bloom dit: à

Quand Frankissstein: A Love Story, de Jeanette Winterson sera traduit, précipitez-vous sur ce roman délicieux, drôle et solidement ancré dans certaines thématiques actuelles (transhumanisme, la science et le vivant…). La voix de Mary Shelley y sonne aussi juste que celle de Virginia Woolf dans The Hours; Percy Shelley, Lord Byron, Polidori & Claire Claremount attachants et/ou ambigus à souhaits, tandis que tombe une pluie qui dissout presque tout …
Le volet (post)contemporain du roman, dans l’égypto-américaine Memphis et en Californie, où évoluent les avatars des séances créatrices de l’été 1818 confirme la supériorité des romans qui se développent sur divers plans à la fois (dixit M. Atwood).
Mention spéciale pour la scène où Claire, le sexbot repliée dans le sac Adidas d’un des gogos invités par Victor Stein (le descendant), se met à « s’animer » en public est tout simplement hilarante.
Grande inventivité, beaucoup de brio, d’humour, des réflexions hyper-fines sur des sujets complexes et une belle épaisseur de vécu chez le personnage « double » de Ry.
Puissante bouffée d’air frais, idéale pour chasser pieds-nicklelés, bras-cassés, bony & lafontés, bouvars et pécuchés.
https://www.theguardian.com/books/2019/may/20/frankisstein-jeanette-winterson-review-inventive-reanimation-of-a-classic

christiane dit: à

Et Alii,
« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée »… Ce proverbe, pour Musset, ils ne sont plus que deux !
« Un comte craint de trouver sa séduisante voisine entourée de visiteurs importuns, mais il ne peut s’empêcher de pousser la porte de son salon. La jeune femme, quant à elle, assure être insensible aux déclarations de son voisin, mais ne se résigne pas à son départ… »
Ce comte et cette marquise ne se haïssaient point…

renato dit: à

Un étang d’eau morte.

christiane dit: à

Hum, Jibé, « L’homme en rouge » – autopsie de la belle Epoque de Julian Barnes au Mercure de France (collection bibliothèque étrangère), ce récit a l’air tout à fait passionnant.
«L’homme en rouge», peint par John Sargent en 1881, s’appelait Samuel Pozzi. Né à Bergerac en 1847, il allait vite devenir à Paris LE médecin à la mode… c’est une vision en coupe de la Belle Époque qu’on va découvrir sous le regard acéré de Julian Barnes. »
Donc, Julian Barnes (est-ce une femme ?) dans ce dernier opus raconte cette époque en partant du tableau de John Singer Sargent.
Ce docteur Pozzi « faisait partie d’un cercle d’artistes et libertins de l’époque, dont le comte Robert de Montesquiou (« le professeur de beauté », comme le nommait son ami Marcel Proust), le prince de Polignac, l’écrivain scandaleux Jean Lorrain, le non moins scandaleux Oscar Wilde et James MacNeill Whistler. Il fut « l’homme sain d’une ère démente », où les dandys et les duels étaient monnaie courante. »

« Robert de Montesquiou, qui «toute sa vie dut rivaliser avec des versions parallèles et fictives de lui-même».
Quel beau regard !

Le livre est traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin. Chic !

et alii dit: à

j’ai effectivement une mémoire fidèle;de ce temps, il reste aussi à mon fils, qui me prend un peu trop pour une idiote, comme la RDL, que la soeur d’un de ses meilleurs copains est devenue employée dans son entrprise;la mère,divorcée,avait fait après son mariage des études d’infirmière, mais n’exerça pas; elle a maintenant une maladie de Parkinson;le père est décédé peu après un remariage avec une pharmacienne;j’ai eu des nouvelles par mon fils; à l’époque, il nous est arrivé une drôle d’histoire: ma porte blindée et celle de cette famille amie avait la même clé! ce qui est une erreur fâcheuse; mais quel hasard! la dame ne pensait qu’à échanger avec moi;une fois, ce fut le copain anglais placé par une association ;elle préférait le mien au sien;je n’ai pas marché, laissant tous ces gamins jouer ensemble!

christiane dit: à

et alii dit: « c’est un conte qui avait été mis en scène dans l’école de mon fils vers 1973/4,lequel gagna le surnom de Michka pour ses copains! »

Heureuse d’avoir éveillé en vous ce souvenir de bonheur, Et Alii.

christiane dit: à

Oui, Jibé, c’est tout à fait comme cela, les livres qui nous accompagnent. J’aime beaucoup ce que vous dites de Patti Smith, Rimbaud et Chantal Thomas.
J’ai reçu le Lucrèce – De la nature Classique en Poche – Bilingue. Édité par « Les Belles Lettres ». 13€50.
C’est Bloom ou Closer qui a révélé l’existence de ce livre, qu’il en soit remercié.
Elizabeth de Fontenay a écrit la préface que je peux enfin lire en entier. Elle écrit que « De rerum natura réussit à joindre deux incompatibles, l’explication et la célébration, une matière faisant verbe parce que le verbe se fait matière. A la philosophie est advenu un poème… »
Elle se demande aussi pourquoi De rerum natura finit aussi mal , par une épidémie…
J’aime beaucoup les dernières lignes de son introduction (30 pages) :
« Les bateliers grecs du temps de Tibère », écrit Nietzsche (1) se référant à un récit de Plutarque (2), « entendirent un jour partir d’une île solitaire ce cri bouleversant : Le grand Pan est mort. »
D’aucuns ont cru pressentir dans cet épisode légendaire l’annonce du christianisme naissant. N’annonçait-il pas plutôt Lucrèce, ce grand événement d’écriture et de pensée qu’est le dévoilement poétique de la prose du monde ? »

Encore un régal de lecture à savourer.

1 Nietzsche La Naissance de la tragédie, ch. 11.
2 Plutarque,
Sur la disparition des oracles, 419B -419F, dans Plutarque, Dialogues pythiques, présentation et traduction Frédérique Ildefonse, Paris, Garnier-Flammarion, p;170-171.

lmd dit: à

Pour répondre à Jacques Drillon:
…Pas du tout. Au milieu, du vide, bibliothécaires et lecteurs au centre, et les livres autour, comme dans une bibliothèque normale. Par exemple la célèbre bibliothèque de Gunnar Asplund à Stockholm.
https://www.pinterest.fr/pin/474355773223960099/*

et alii dit: à

c’est un conte qui avait été mis en scène dans l’école de mon fils vers 1973/4,lequel gagna le surnom de Michka pour ses copains!

christiane dit: à

rose dit: « Et pour vous Christiane quel est votre livre fétiche ? »

Le même depuis 1951. Un album du Père Castor, Michka, illustré par Feodor Rojankovsky. Flammarion. Le héros est un petit ours en peluche. Marie Colmont a inventé ou répété ce conte qui doit venir de très loin….
Je l’ai appris sans m’en rendre compte. Je l’ai lu et raconté à beaucoup d’enfants, les miens et ceux des écoles.
Le premier livre que l’on m’a offert et que j’ai gardé longtemps comme un trésor. Il y avait la liberté, le Renne de Noël et la dernière maison, une cabane, un enfant seul et plus de jouets dans le traîneau du Renne de Noël… Michka dans la forêt enneigée où il se sentait bien, libre, même s’il n’était pas un animal sauvage. Michka s’amusant comme un fou avec l’oiseau. La nuit de ce conte n’était pas ordinaire, c’était la nuit de Noël…
Il était en peluche mais pensait comme un enfant, invulnérable. Il s’était enfui parce qu’il en avait assez d’être un jouet malmené.
Les illustrations un peu surannées, me suffisaient pour faire de ce conte une image vivante. Les pages étaient agrafées, fixées dans une simple couverture cartonnée.

Le début, c’est comme une berceuse, on l’écoute autant qu’on le lit. Puis on tire le fil…
« Michka s’en allait dans la neige en tapant des talons. Il était parti de chez lui ce matin-là, comme le jour commençait ; de chez lui, c’est-à-dire de la maison de cette petite fille impérieuse et maussade.
Lui, c’était un petit ours. En peluche.
Avec le dessous des pattes en velours, deux boutons de bottine pour les yeux, trois points de laine pour le nez…
Maintenant, il s’en allait dans la neige…
Il levait haut les pattes, l’une après l’autre, et chaque fois qu’il en posait une, cela faisait dans la neige un petit trou rond.
Un roitelet le suivait.
Ces roitelets, c’est farceur ; ça a la queue retroussée et ça sautille par ci, par là, on dirait toujours qu’ils se moquent de vous…
La vie est belle dans les bois ! Jamais plus je ne serai un jouet, ça, non ! chantait Michka.
Soudain, il entendit des grelots. C’était un traîneau, tiré par un renne…

Michka fourra la main dans le grand sac, tourna, fouilla : il n’y avait plus rien !
– Renne, ô Renne ! Il n’y a plus rien dans ton sac !
– Oh ! gémit le Renne.
Dans cette cabane, il y avait un petit garçon tout seul ; demain matin, en s’éveillant, verrait-il ses bottes vides devant la cheminée ?
Le Renne regardait Michka de ses beaux yeux profonds.
Alors Michka soupira, embrassa d’un coup d’œil la grande forêt où il faisait si bon se promener et, levant haut ses pattes, une, deux, une, deux, entra dans la cabane, s’assit dans une des bottes, attendit le matin… »

et alii dit: à

http://www.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=44

Il y a des passions qui augmentent ma puissance d’agir. Ce sont les passions de joie. Il y a des passions qui diminuent ma puissance d’agir. Ce sont les passions de tristesse. Les unes comme les autres sont des passions. Pourquoi ? Les unes comme les autres sont des passions puisque je ne possède pas ma puissance d’agir. Même quand elle augmente, je ne la possède pas. Bon. Donc, je suis pleinement encore dans le « premier genre » de connaissance. Ça c’est la première étape, vous voyez. Distinction des passions joyeuses et des passions tristes. J’ai les deux, pourquoi ? Parce que les passions tristes, c’est l’effet
https://blogs.mediapart.fr/jeanpaulyveslegoff/blog/300910/spinoza-passions-tristes-et-passions-joyeuses-selon-deleuze

B dit: à

Sasseurcuisineaubeurre, bourrée de complexes, oui, c’est vrai. Ils me servent de surmoi. Mais enfin je pense n’être pas seule à avoir lu votre commentaire assez familier et menaçant. Je me suis dit que vous étiez en proie à un coup de calgon. Ce qui sort de vos tuyauteries est digne d’un Beaubourg, à encadrer ou conserver religieusement dans la réserve du fond. Valeurs sûres, sans conteste tant il reste vrai que pour survivre dans ce monde de fous, l’écrivain doit obtenir, garder, négocier l’aval du lectorat distingué.

Jibé dit: à

Rimbaud, pas Ribaud!
scusi

Jibé dit: à

@Christiane
tout d’abord, merci de parler de Patti Smith, j’aime beaucoup, depuis tout jeune, depuis toujours. J’ai lu Just Kids et Mr Train, entendu en direct (à Nice Juan les Pins, il y a au moins 20 ans) Patti Smith dire son regret de ne pas pouvoir lire Ribaud en français (qu’elle parle un peu mais trop peu)
« Les livres fétiches jouent le rôle de révélateurs », en effet Christiane, quant à ma petite personne, ce livre fétiche est justement un Rimbaud, les Illuminations bien sûr, et d’autres textes comme les déserts de l’amour, je connais par coeur, et le Bateau ivre aussi que je récite comme un mantra quand je vais mal. Qui me décroche du vulgaire. Qui ne me guérit ni ne me console de rien, mais me grandit, me « vitalise », me refiche sur pieds. Me redonne accès au monde. je me récite: « ému jusqu’à la mort par le murmure du lait du matin et de la nuit du siècle dernier » et tout me revient qui compte dans ma vie. Rimbaud est le seul qui « me recompose » ainsi. Parfois Apollinaire.

Mon affection pour Patti Smith tient aussi à cette parenté -que je partage avec beaucoup et c’est tant mieux.

J’ai à la maison le livre des chroniques de Chantal Thomas, dont vous aviez parlé déjà il y a peu, mais ce n’est pas moi qui ai la main dessus en ce moment. Je ronge mon frein car j’aime bcp Chantal Thomas. Pour ma part je lis le dernier Julian Barnes, The man in the red coat, chroniqué ici:

https://next.liberation.fr/livres/2020/09/09/l-homme-en-rouge-autopsie-de-la-belle-epoque_1799005

et je me régale avec Montesquiou, par exemple…

Chantal Thomas est une écrivain de belle tenue et elle a l’oeil juste.
j’aime bien votre capacité à vous enthousiasmer, elle est une passion gaie (exp de Spinoza, pas de moi).

et alii dit: à

les contraintes. dit Bloom
c’est un sacré sens des contraintes de mourir un jour d’anniversaire;cela porte même un nom, ce symptome

Bloom dit: à

Pas mauvaise, la récolte de suggestions…Ne pas oublier que c’est du sous-titrage, que ça défile vitesse grand « v » & qu’il faut que ça imprime illico chez le spectateur…Hu Li Po adorait les contraintes.

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