de Pierre Assouline

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La République des livres
A la recherche de « nous », du côté de chez Verdier, en l’abbaye de Lagrasse

A la recherche de « nous », du côté de chez Verdier, en l’abbaye de Lagrasse

Quelle maison d’édition a jamais lancé et pérennisé avec succès son propre festival littéraire ? J’ai beau chercher, je ne vois pas d’autre exemple, ni de précédents, à celui du « Banquet du livre » inventé par la bande des éditions Verdier en l’abbaye bénédictine de Lagrasse, dans les Corbières. Le « nous » en était la thématique ces jours-ci pour sa 19 ème édition. Quelques 20 000 personnes y sont venues, du Languedoc-Roussillon et de bien plus loin aussi, écouter, flâner, lire, échanger, questionner, se promener, rêver, se baigner dans la rivière… Mais surtout écouter car le programme mis au point par Dominique Bondu était alléchant.

C’est peu dire que l’on y tire les gens vers le haut et que l’exigence ne faiblit pas. S’il y a bien un lieu où l’on devine de quoi le « nous » est le nom, c’est bien dans ce coin de l’Aude. Car Verdier, dont les auteurs forment une famille d’esprit, ce dont peu de maisons d’éditions (Minuit, Pol…) peuvent se flatter, est née du sens du collectif, de la communauté, de la coopérative et autres utopies en action héritées de mai 68. Fondé par d’anciens militants de la Gauche prolétarienne (Pierre Victor en passe de redevenir Benny Lévy, Gérard Bobillier, Colette Olive, Michèle Planel…) sur l’inspiration du banquet philosophique, il a réussi à croître et se développer sans perdre son âme.

C’est un lieu d’une rare liberté, ce qui n’a pas toujours plu aux voisins, des catholiques traditionnalistes soupçonnés il y a sept ans d’avoir répandu un mélange de gas-oil et d’huile de vidange sur  les volumes exposés durant la manifestation par le libraire toulousain d’Ombres blanches, par dépit de l’avoir vu “prendre la place” de Scouts d’Europe. Affaire classée sans suite. Sept ans après, Christian Thorel est toujours là et il assure sur place une librairie éphémère de 3800 titres, où il réussit à faire des tables de nouveautés avec du fond. Ici, on réfléchit, on pense, on échange mais on ne se prend pas trop la tête. Et si les thématiques depuis près de vingt ans ont souvent flirté avec l’être-ensemble, la communauté, la solitude, dans les premiers temps, c’était plutôt la vigne, le vin et les plaisirs.IMG_3667

Cette année, j’y étais invité pour y évoquer « La névrose du commentaire infini » telle que je la vis depuis près de dix ans à travers le « nous » improbable des commentateurs de La République des livres. Rien que vous ne sachiez déjà puisque c’est de vous qu’il s’agit. Du moins ceux qui participent au forum permanent qui se tient sous le billet dès lors que l’on se risque dans cet univers impitoyable. Certains l’appellent « la nef des fous » allez savoir pourquoi. J’en ai donc fait la chronique sous un chapiteau bondé (près de 400 personnes). J’y ai cité Montaigne en son chapitre des Essais sur l’art de conférer , Mme de Staël qui tenait qu’en France plus qu’ailleurs, et dans toutes classes de la société, les gens étaient pris d’un irrésistible « besoin de causer », pas seulement pour le plaisir de communiquer mais pour le plaisir d’user de la voix comme d’ »un instrument dont on aime à jouer, et qui ranime les esprits », Baltasar Gracian dans son Criticon en rêvant d’accrocher cette citation (« Tout bon entendeur doit y trouver salut et s’y retrouver non sali ») au fronton du blog et ce morceau chu de Ce vice impuni, la lecture :

« Le lecteur tombe au milieu d’une conversation qui lui paraît incohérente, entre des personnages qu’il ne distingue pas, dans un lieu qui n’est ni nommé, ni décrit, et c’est par cette conversation qu’il doit apprendre peu à peu où il est et qui sont les interlocuteurs .»

 Valery Larbaud y parlait de l’Ulysse de Joyce, mais on jurerait qu’il s’agit du labyrinthe des commentaires de la République des livres. Commentaires à l’appui, après avoir exposé les mœurs, us et coutumes de notre étrange tribu, j’y ai développé cette conviction bien ancrée selon laquelle ce qui est collectif, au lieu d’être perçu comme la propriété de tous, est considéré comme n’appartenant à personne. Le soir, au dîner, Catherine Clément m’a confirmé que L’effort pour rendre l’autre fou de Harold Searle était effectivement « un grand livre ». Bref, le public n’est, semble-t-il, pas resté insensible à mon petit laïus d’une heure sur l’infernale parlerie de mes concitoyens de la RDL. Il n’y a jamais débat à l’issue de ces conférences, mais la conversation se poursuit après. Plusieurs m’ont demandé l’adresse de cette étrange agora où l’on commence par parler de littérature et où l’on finit par parler de tout autre chose ; d’autres m’ont questionné sur la possibilité de poster un commentaire sans être soi-même un intellectuel ou un professeur ; quelqu’un a voulu savoir si Internet, ça marche aussi la nuit.

Par manque de temps, je n’ai pu assister à toutes les interventions qui m’attiraient, celle du philosophe Gilles Hanus, aussi bien que les rêveries à partir du « Comment vivre ? » de Platon ou encore les lectures de textes par leurs auteurs même Maylis de Kérangal, Didier Daenninckx ou Yves Ravey (mais pour ce dernier, j’y étais). Juste le séminaire, ô combien stimulant et enrichissant, de Jean-Claude Milner, en prolongement de son livre, dans la forêt obscure de l’universel en éclats à partir de Paul de Tarse et à travers deux mille ans de philosophie, l’universel en ses métamorphoses. Et surtout les « Conversations sur l’Histoire » que Patrick Boucheron tient pour la quatrième année consécutive devant un public nombreux, fervent, captivé. Appelons cela une performance. Le contenu lui en a été imposé par le lieu puisqu’au départ, il entendait surtout « parler dehors tout en tournant autour d’un arbre ». Mais le succès fut tel qu’il dut se déplacer dans « le petit cloître » comme on appelle la cour du logis abbatial, les auditeurs assis par terre limitant même ses circonvolutions à des allers retoursUne forme brève, une demie heure chaque jour à l’heure de l’apéritif une semaine durant. Une histoire dans l’esprit d’une bonne série.

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La première année, il s’agissait de trouver les lieux où peut se dire le politique, non la parole instituée de la grande émotion révolutionnaire, mais celle, vibrante, efficace pour chacun, qui s’énonce partout sauf là où elle s’annonce comme politique (cela donnera la matière à un livre L’entretemps); la deuxième année, pour coller au thème de la solitude choisi par le Banquet, il suivit l’idée d’une seule trace propre à l’historien Carlo Ginzburg ; l’an dernier, puisqu’on est en pays cathare, il se consacra à une critique du Montaillou, village occitan d’Emmanuel Le Roy Ladurie ; et cette année, son cher Dante, pas seulement celui de la Divine comédie mais aussi celui du Convivio et de l’Eloquentia. Patrick Boucheron prépare beaucoup, écrit en grande partie mais, une fois lancé, laisse libre cours à l’improvisation et à l’inattendu :

 « Ce que j’aime ici, c’est parler à des gens qui n’aiment pas l’Histoire. Ils sont venus par passion pour la littérature, la philosophie, la poésie. C’est l’inverse de notre travail de prof où l’on s’emploie à simplifier. Comme ils s’imaginent que l’Histoire est faite pour les plateaux télé et les commémorations, il faut complexifier ce qui leur apparaît simple. C’est un public de lettrés non-spécialistes. Mais quand je parle par exemple du Dante avérroïste, je ne peux pas me permettre de dire n’importe quoi car Christian Jambet, successeur d’Henry Corbin à la chaire de philosophie islamique de l’EHESS, est dans l’assistance. Le plus dur, c’est les enchaînements. Qu’est-ce qu’une intelligence collective ?  Est-on plus intelligents ensemble qu’isolés ? Voilà le sujet. Pour Dante, c’est le genre humain qui pense. »

Et Boucheron de se lancer dans ses cents pas, quelques feuillets à la main comme un filet de sécurité, la voix forte et posée, retombant toujours sur ses pieds et revenant toujours à son fil rouge comme on revient au site initial après avoir voyagé dans les hypertextes, à l’issue de digressions les plus inattendues qui le mènent cette fois à citer des lettres de la guerre de 14 ou le brouillon de Si c’est un homme de Primo Levi, à expliquer pourquoi le camp d’extermination ne peut précisément être comparé à l’enfer… C’est peu dire qu’il aime cette mise en tension, ce trac qui le prend toujours une demie heure avant son intervention, et la montée d’adrénaline qui en surgit. Car il y a là, autant pendant son soliloque que juste après au bar lors de la conversation avec les auditeurs, une liberté qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Ce qui est probablement dû à ce côté « camping », où des gens qui ont des vies très différentes ne se connaissent ne se voient que d’année en année à l’abbaye de Lagrasse.

Il n’y a qu’un seul plaisir équivalent à celui de découvrir une ville qu’on ne connaît pas, c’est de revenir dans une ville qu’on connaît déjà. Ceux-là on hâte de revenir. Ils constituent déjà un « nous » qui trouvera certainement un jour son historien, son sociologue, son romancier. Avec ses fidèles, il a déjà trouvé ses chroniqueurs. En août 2015, cela fera vingt ans que les idées y tiennent banquet.

(« La rivière en contre bas de l’abbaye de Lagrasse » ; « Jean-Claude Milner sous les tilleuls » ; « Patrick Boucheron en pleine conversation sur l’Histoire » photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

1 037 Réponses pour A la recherche de « nous », du côté de chez Verdier, en l’abbaye de Lagrasse

bouguereau dit: à

La lecture petite bourgeoise du grand Flaubert

c’est xactement son public..les gros piniouf juif cosmopolite gagnant s’emmerdenht dans les histoires de provinces et lisent les gazettes et les feuilletons

renato dit: à

Par ailleurs, si on écrase les paquets de chips il y a des grandes chances qu’il « explose »… et… chips partout…

Widergänger dit: à

Un acide assez inquiétant. (Edel en parlant de Frédéric)
__________
Ça aussi ça me fait franchement rire ! Le mot « acide », ça me fait penser aussi à un personnage de Beckett qui est tout acide lui aussi, le pauvre.

La lecture petite bourgeoise du grand Flaubert, c’est la lecture de tous les pauvres en esprit que sont les Paul Edel ! Des pauvres en esprit ! De misérables pauvres en esprit qui plastronnent avec des goûts de chiotte pour la peinture académiques du XIXè siècle parce que lui montre des femmes sirupeuse aux seins délicieux ! Voilà ce que c’est Paul Edel ! Quelle farce !

JC..... dit: à

Clopine Trouillefou dit: 12 août 2014 à 11 h 50 min
« Et puis, Jacques, plutôt que de vous appesantir sur les propos obscurs d’un philosophe contemporains, pourquoi ne méditez-vous pas sur les pépites quotidiennes d’une Nicole Garreau ?

Voici celle du jour :
« C’est fou comme on gagne de la place si on écrase les paquets de chips avant de les mettre en rayon ». »

On peut aimer la merde, camarade ueda, mais il faut soit s’appeler Clopine, soit Nicole, soit être affamé …

Widergänger dit: à

Oui, c’est vrai que « le soleil décline à l’horizon » est un faux sens. C’est le soleil du matin qui monte au contraire.

Mme Michu dit: à

défendre le Flaubert de « L’Education sentimentale »

M’en rappelle pratiquement plus sinon que j’en ai appriécié la lecture. De quoi donner envie de le relire, bien plus que les appels de « phares » des prescripteurs/percepteurs/usuriers&cie…

Widergänger dit: à

Le poème « En rêve », de Li Qingzhao, n’est pas une traduction de moi, mais de celle parue chez Gallimard, traduit par Liang Paitchin, 1977.

Widergänger dit: à

Le stoïcisme de Sénèque est faible, extrêmement faible par rapport à la joie tragique. La joie tragique, c’est d’une certaine manière ce que visait Kafka quand il disait qu’il y avait quelque chose d’indestructible en lui. C’est ce que vise Pascal quand il dit dans une pensée, relevée par Clément Rosset d’ailleurs, qu’au milieu de tous les désastres de la vie, il a sa bonne humeur. Mais les couillons comme Paul Edel sont totalement incapables de comprendre ça. C’est un monde qui leur sera toujours fermé.

Widergänger dit: à

« La joie est, par définition, illogique et irrationnelle. La langue courante en dit là-dessus plus long qu’on ne pense lorsqu’elle parle de « joie folle » ou déclare dfe quelqu’un qu’il est fou de « joie ». Il n’est effectivement de joie que folle ; tout homme joyeux est à sa manière un déraisonnant.
« Mais c’est justement en cela que la joie constitue la force majeure, la seule disposition d’esprit capable de concilier l’exercice de la vie avec la connaissance de la vérité. Car la vérité penche du côté de l’insignifiance et de la mort, comme l’enseignait Nietzsche et l’enseigne aujourd’hui Cioran. En l’absence de toute raison crédible de vivre, il n’y a que la joie qui tienne, précisément parce que celle-ci se passe de toute raison. »
(Clément Rosset, La force majeure)

Widergänger dit: à

Oui, je sais en effte qu’elle s’est suicidée, la spécialiste citée de la mélancolie chinoise.

Widergänger dit: à

Un grand couillon en plus qui croyait que Desnos était juif et portait l’étoile jaune pendant la guerre…! Cette connerie, ça dit tout du sieur Paul Edel, qui n’a vraiment rien de noble. Une pourriture, ce type, quand on sait ce que c’est qu’être juif pendant la guerre.

ueda dit: à

Widergänger dit: 12 août 2014 à 17 h 47 min
Mais quel grand couillon, celui-là ! Le pauvre homme ! Le pauvre homme ! Quelle tristesse de voir ça.

Dans ce post je vois bien la tragédie mais où est la joie?

renato dit: à

blesses < blesseR

Widergänger dit: à

Paul Edel dit: 12 août 2014 à 14 h 01 min
La joie tragique? Cliché,pourquoi pas.. formule passe partout rusée. pas mieux qu’une autre. Fausse explication de carton- pâte. Allez parler de la « joie tragique » a quelqu’un qui a perdu ses enfants ou l’être aimé, ou ses parents. Il vaut mieux lire Sénèque..
__________
Mais quel grand couillon, celui-là ! Il ne comprendra jamais rien à rien, ce pauvre (faussement noble, mais pourri, soit dit entre parenthèses) Edel. Nul, le pauvre homme. Nullissime en philosophie. Et en littérature, ça ne vaut guère mieux, pour préférer le prétendu courage d’Emma à la lâcheté de Frédéric. C’est n’avoir vraiment rien compris ni à Emma ni à Frédéric. Le pauvre homme ! Le pauvre homme ! Quelle tristesse de voir ça.

renato dit: à

@ 16 h 36 min

J’ai un vague souvenir de quelques écrits de Blumenberg lus dans les années 80 — Il riso della donna di Tracia, entre autres. Je ne ferai donc pas l’effort de lire les quelques lignes que vous avez mis en ligne car ce que vous voulez me dire n’a réellement aucun intérêt : la qualité du théoricien, voyez-vous, a toute son importance, et je ne voudrais pas blesses votre amour-propre…

P.S. Vous comprendrez, j’espère, pourquoi je préféré ne pas utiliser le pseudo que vous avez utilisé…

ueda dit: à

« JC….. dit: 12 août 2014 à 17 h 34 min
Voici celle du jour :
« C’est fou comme on gagne de la place si on écrase les paquets de chips avant de les mettre en rayon ».

Camarade JC, c’est ton libéralisme capitaliste qui t’aveugle.
Ne parlons pas des exotiques, mais combien de nos travailleurs sont ainsi mis en batterie?

Et nos frères argentins, écrabouillés par les vulture funds?

Aujourd’hui, on découpe des hommes en rondelles en leur mettant du guacamole au cul comme flavor enhancer.

JC..... dit: à

Voici celle du jour :
« C’est fou comme on gagne de la place si on écrase les paquets de chips avant de les mettre en rayon ».

Je l’ai lue à mon chien. Il ne sait pas lire. Emu, il s’est mis à hurler à la mort, tellement il a trouvé ça « intelligent ».

Débile….! Lourdement débile…

ueda dit: à

Le plaisir du blog, c’est aussi de venir à son heure.
De prendre une note, en buvant un blanc sec.
On est un moment seul, ou avec le fantôme de notre ami WG, on ne peut jamais prévoir, c’est très bien comme ça.

WG, vous avez à juste titre relevé le faux sens de Clopine (elle rigole, c’est la servante de Thrace dirait hamlet), mais vous y avez contribué avec un mot malheureux.

Voyons ça

Widergänger dit: 12 août 2014 à 10 h 59 min
Comme en rêve
Toujours je me souviens du pavillon près du petit cours d’eau
au déclin du jour.
Nous étions trop ivres pour retrouver
le chemin du retour.
Rassasiés de plaisirs, tard dans la nuit,
nous avons repris les rames.

Commentaire de Clopine 11 h 03 min
« Celui-là m’apparaît « moraliste », non ? Pour punir les plaisirs excessifs, sexe et ivresse, la nature envoie un grand tapage d’oiseaux réprobateurs… »

C’est marrant.
Votre traduction est très libre, mais pourquoi pas.
Littéralement et dans tous les sens, je suis pour.
En revanche, c’est le mot « plaisirs » au pluriel qui fout tout en l’air.

Ils ne sont pas « rassasiés de plaisirs », ils sont seulement allés au bout du contentement particulier que procure ce type de randonnée et que le vin ne fait qu’intensifier. C’est une occupation favorite de lettrés mais aussi un genre littéraire tout à fait consacré.

Dès lors, pas de père fouettard à craindre.

À la vôtre.

(La jeune femme que vous mentionnez à propos d’un livre sur la mélancolie s’est suicidée, mais je suppose que vous le savez).

bouguereau dit: à

“tu cherches à saisir les phénomènes célestes, et ce qu’il y a sur terre, tu ne le vois pas.”

ceci dit je crois qu’on voit mieux les étoiles, au moins pour celle de la portion visible, au fond d’un puits..et puis la parabole ne vaut plus pour aujourdhui, et pas plus dailleurs pour entreprendre dans « l’esprit » comme flaubert..il faut que le peuple paie..et cher..ce n’est plus des versailles comme dans sacha guitry..mais c’est une peu pareil

PEPPONE dit: à

GUARESCHI? Mais c’est Don Camillo ! Les trois premiers sont absolument remarquables. Ça se gâte ensuite. On va me dire que c’est de la sous-culture. Je m’en contrefous. Je vais de ce pas les regarder.

bouguereau dit: à

pour résumer, l’esprit critique si aigu de Flaubert devient une machine infernale qui détruit tout. Un acide assez inquiétant.

fort juste. pour ça que je préfère salambo et les macabe qui sentent la vanille..on ne voit pas trop hugo faisant le « sardanapale », c’était plutôt un homme des horreurs économiques du nord

Hans Blumenberg dit: à

@ renato 11 août 2014 à 0 h 23 min (« puis, il faut les voir [ces intellos] dans une situation banale… ouvrir une cafetière, par exemple… c’est à mourir de rire… »)

« La théorie, c’est quelque chose que l’on ne voit pas. […] Pour quelqu’un qui ne serait pas initié à leur intentionnalité, qui peut-être même ne supposerait même pas d’après leur type qu’elles constituent une “théorie” […] elles peuvent sembler risibles. »
« Platon compara le destin de son maître Socrate à la figure du proto-philosophe […] dans le corpus des fables d’Esope qui étaient familières à tous les Grecs dès leur enfance et auxquelles Socrate avait eu recours dans son cachot avant de mourir, se trouvait un petit texte approprié où il était question d’un astronome qui, absorbé par son travail théorique, en vient à faire une chute : Un astronome avait l’habitude de sortir tous les soirs pour observer les astres. Un soir qu’il errait dans les faubourgs, plongé dans la contemplation du ciel, il tomba par inadvertance dans un puits. Comme il poussait des cris lamentables, un passant fut attiré par ses gémissements ; apprenant ce qui s’était produit : “Eh bien, toi !” dit-il à l’astronome, “tu cherches à saisir les phénomènes célestes, et ce qu’il y a sur terre, tu ne le vois pas.”
Dans le Théétète de Platon, Socrate applique cette histoire à Thalès de Milet. L’astronome anonyme devient le fondateur de la philosophie et le témoin de sa chute, lui aussi anonyme, prend les traits d’une esclave de Thrace au service des citoyens de Milet […] : Thalès étant tombé dans un puits, tandis que, occupé d’astronomie, il regardait en l’air, une petite servante de thrace, toute mignonne et pleine de bonne humeur, se mit, dit-on, à le railler de mettre tant d’ardeur à savoir ce qui est au ciel, alors qu’il ne s’apercevait pas de ce qu’il avait devant lui et à ses pieds ! Comme l’exige le genre de la fable auquel Platon se réfère par là sans ambiguïté, il rajoute aussitôt la morale de l’histoire : Or, à l’égard de ceux qui passent leur vie à philosopher, le même trait de raillerie est assez bien à sa place. […] À l’époque où le dialogue fut écrit, le philosophe avait déjà atteint la limite du supportable pour le monde dans lequel il vivait et la polis avait déjà prononcé une sentence de mort à son encontre. Ce qui s’était annoncé dans le rire de la servante, s’était achevé dans la haine. […] Du point de vue de Platon, dans la comédie qui se joue au bord du puits comme dans la tragédie qui se déroule devant le tribunal populaire est thématisé à parts égales le choc de différents mondes, de différents concepts de réalité dont l’incompréhension mutuelle peut tout autant prendre la forme du ridicule qu’avoir des conséquences mortelles. […] Ce dont il est question, c’est de l’excentricité du théoricien, quel que soit son objet […] car la théorie de la pratique n’est pas moins théorie que la théorie des étoiles. […] Du rire, que Platon a été le premier à inventer […] à la condamnation à mort de Socrate, il n’y avait pas loin pour le public de Platon […]. »
« Si dans l’anecdote, l’observateur des étoiles est ridicule aux yeux de la fille de Thrace, c’est qu’elle voit trébucher quelqu’un sur les basses réalités qui se trouvent devant ses pieds alors qu’il est tourné vers de lointains objets inaccessibles […] dans le contexte platonicien cela caractérise la familiarité du philosophe avec les vérités qui importent, bien qu’elles le placent dans une position d’étrangeté au monde et l’exposent à la risée de tous. Ceci est comme un inévitable effet secondaire du succès théorique, son symptôme, pas son essence. »
« Parmi les écoles philosophiques de l’époque hellénistique, c’est celle des Cyniques qui est la pus disposée à prendre la place de la servante moqueuse et, depuis cette position, à manifester son mépris pour les théoriciens de toues els autres dénominations. Dans la première moitié du troisième siècle avant Jésus-Christ, Bion de Borysthenes a pratiqué, comme dira Nietzsche plus tard, la philosophie en habit de polichinelle afin de ridiculiser les philosophes qui voulaient insister sur le sérieux de leur affaire […] En tant que fondateur du courant hédoniste des Cyniques, [Bion d B] souligne la sereine impassibilité avec laquelle on peut tranquillement attendre que la nature et les occasions vous procurent le nécessaire et abandonner les vérités à elles-mêmes — théorie de l’existence de quelqu’un qui butine. »
(Le Rire de la servante de Thrace, 11-46)

Il faut féliciter les révélateurs dit: à

Grâce à M. Court la belle stupidité de Piquette Bourmot est mise en évidence.
Merci M. Court.

PIERRE REVERDY dit: à

LES CORPS RIDICULES DES ESPRITS

Un cortège de gens plus ou moins honorables. Quel­ques-uns sourient dans le vide avec sérénité. Ils sont nus. Une auréole à la tête des premiers qui ont su prendre la place. Les plus petits en queue.
On passe entre les arbres qui s’inclinent. Les esprits qui se sont réfugiés derrière les étoiles regar­dent. La curiosité vient de partout. La route s’illu­mine.
Dans le silence digne, si quelqu’un chante c’est une douce voix qui monte et personne ne rit. La chanson est connue de tous.
On passe devant la maison d’un poète qui n’est pas là. La pluie qui tombait sur son piano, à travers le toit, l’a chassé.
Bientôt, c’est un boulevard bordé de cafés où la foule s’ennuie. Tout le monde se lève. Le cortège a grossi.
Enfin par l’avenue qui monte la file des gens s’éloi­gne, les derniers paraissent les plus grands. Les pre­miers ont déjà disparu.

Derrière un monument d’une époque oubliée le soleil se lève en rayons séparés et l’ombre des pas­sants lentement s’efface. Les rideaux sont tirés.

Pierre Reverdy
PLUPART DU TEMPS
LA LUCARNE OVALE
Flammarion 1967.

Miroir, mon beau miroir dit: à

Nectar Bourmot dit: 12 août 2014 à 15 h 16 min
à 14 h 38, Popaul nous fait le portrait du p’tit Court par l’intermédiaire de Frédéric Moreau, bien vu Popaul

Nectar Bourmot dit: à

à 14 h 38, Popaul nous fait le portrait du p’tit Court par l’intermédiaire de Frédéric Moreau, bien vu Popaul

d' accord! dit: à

Guareschi

Un/une vieux con- battant du blog?

Pr. O'phtalmough dit: à

ST dit: 12 août 2014 à 14 h 25 min

Non, moi, contrairement à lui, je ne m’identifie pas aux criminels maoïstes.

Certes non, tu préfères te contenter des criminels du Hamas qui t’aident bien à brider de façon convenable les yeux de ton cynisme de petit garçon.

Guareschi dit: à

d’ accord! dit: 12 août 2014 à 14 h 45 min

Tiens un con !

Miroir, mon beau miroir dit: à

Nectar Bourmot dit: 12 août 2014 à 14 h 31 min
toujours pète-sec, le p’tit Court donneur de leçons que personne n’écoute

d' accord! dit: à

« non ferons comme bon nous semble, »

Alors « non faites » surtout pas…

Bic cristal dit: à

ST dit: 12 août 2014 à 14 h 14 min
Widergang est partie au bon moment, ça commençait à sentir à nouveau le roussi pour lui ! Depuis sa bévue d’hier sur maoïsme = judaïsme, il serre les miches

Ne recommence tes saloperies Dupont,
Tu es vraiment un vilain petit corbeau.
Si la Kommandantur était au coin de ta rue tu y déposerais chaque jour ton courrier.

renato dit: à

« Humain’ c’est un mot générique qui entre dans la composition de plusieurs expressions : espèce, race, nature, esprit, condition, etc. Donc, imagination bien à part, chez Dante c’est la nature humaine qui parle.

Paul Edel dit: à

ST,
Flaubert n’a pas besoin d’être défendu, c’est un immense écrivain. Immense.
mais son Fréderic Moreau , parfois, m’agace autant qu’il agaça ses contemporains par cette espèce de supériorité du dépressif bourgeois sûr de son intelligence aigue mais paralysie qu’il entretient comme un malade content de se dorloter, cer que n’ai jamais la courageuse Emma.. dans le genre je préfère nettement le Oblomov aboulique de Gontcharov, roman d’éducation, qui, comme Frédéric Moreau, exprime la désillusion romantique et se roule dans l’échec mais en même temps subi les ondulations ,le cyclisme, les abimes, les angoisses et les exaltations houleuses d’une passion totale pour une jeune femme… Bien sur, « l’éducation sentimentale » ouvre la porte à la modernité dépressive , mais le détachement et la succession de déceptions amoureuses, artistiques, les aigreurs de Fréderic tout ça est vrai, mais la »lacheté » que signale Flaubert à propos de son héros aboulique me gêne par une autosatisfaction,, alors qu’Emma se bat, formidablement et se voit en héroïne, illusion folle ( oh que j’aime !!) et que va briser sa vie monotone de province. pour résumer, l’esprit critique si aigu de Flaubert devient une machine infernale qui détruit tout. Un acide assez inquiétant.

Encore un inconnu dit: à

de l’ avant! dit: 12 août 2014 à 13 h 51 min
n’avons connu aucun de ces personnages.

Comme nous ne vous connaissons pas non ferons comme bon nous semble,
d’accord ?

Nectar Bourmot dit: à

toujours pète-sec, le p’tit Court donneur de leçons que personne n’écoute

ST dit: à

« … à pied par la Chine, comme W. ? »

Non, moi, contrairement à lui, je ne m’identifie pas aux criminels maoïstes.

confirmation QI dit: à

Et comment êtes-vous arrivé ici, alors ?

Il en a acheté un depuis, pardine!

ST dit: à

« Et comment êtes-vous arrivé ici, alors ? »

Une grosse erreur de manipulation.

Clopine dit: à

Et comment êtes-vous arrivé ici, alors ?

ST dit: à

Clopine, à l’époque je n’avais pas d’ordinateur, et ne m’en portais pas si mal !

ST dit: à

Widergang est partie au bon moment, ça commençait à sentir à nouveau le roussi pour lui ! Depuis sa bévue d’hier sur maoïsme = judaïsme, il serre les miches !

Clopine dit: à

ST, c’était surtout très chiant à vivre ! Mais vous-même, dans quelles prairies virtuelles paissiez-vous, pendant ce temps-là ?

Clopine dit: à

ST, je crois que Flaubert était surtout lucide : il reconnaissait les travers de sa classe sociale plus à fond que n’importe qui. Mais c’était cependant sa famille, et la condition ouvrière l’effrayait considérablement. Voir ses échappatoires pour éviter d’aider financièrement Louise Collet, qui font toutes état de cette panique. Voir aussi la fin de Madame Bovary.

ST dit: à

C’est vrai, Clopine, pour moi qui n’ai pas suivi toutes ces aventures, ces sombres histoires, même si c’est votre jeunesse, ça me paraît très abstrait et rebutant. Le Net est le règne du moment présent !

La dent dure dit: à

notre idendité

Elle semble en effet, bien édentée.

Jean Guéhenno dit: à

@Clopine Trouillefou 11h 27, 11h 36
@Et la gagnante est… dit: 11h 29 min

« Le bureau du patron et celui où je travaillais avec mes camarades n’étaient séparés que par une cloison dans laquelle s’ouvrait une lucarne vitrée, elle-même couverte d’une trappe à glissière. La trappe était ordinairement baissée pour le secret des affaires. Mais le patron la laissait levée quelquefois pour la surveillance. Il ouvrait la lucarne pour donner quelque ordre, demander quelque renseignement. Alors de la place où je tapais à la machine, je pouvais, en me tournant un peu, le voir de profil. Ah ! comme je surveillais son humeur, ses sourires, les rides cette patte d’oie qu’il avait au coin de l’œil […] C’était un homme intelligent […] et même […] généreux mais les affaires étaient les affaires, et les gens finissent toujours par avoir le cœur de leur fonction. [Un jour] il nous dit à tous un mot d’encouragement. Je bondis sur l’occasion. […] J’ai vérifié ce jour-là, et bien d’autres, hélas, le bien-fondé de tant d’éloges que plus tard je devais lire du logos […] c’est un bien bel art que celui de savoir rendre petites les choses grandes et grandes les choses petites, de rester, en toutes circonstances, le maître des définitions, et de fixer ainsi l’ordre et la règle. […]
Notre patron avait des ambitions et d’ailleurs de grands dons politiques, et […] trouvait le moyen d’être presque populaire. Il avait un ton d’humanité qui séduisait. […] Ah, la vie était dure, les affaires difficiles, la concurrence effrénée. Mais on s’en tirait toujours avec de la volonté. Lui-même, d’où venait-il ? […] mais il avait été opiniâtre. Il me fit entrevoir pour moi le même avenir. »

« C’était une vraie cérémonie. Pendant deux ans, je servis d’acolyte à cet office dont mon patron était le prêtre. Nous traversions les ateliers d’un pas solennel. […] Mon patron marchait devant, […] je suivais à quelques pas […] La bonne manne allait tomber partout. La distribution se faisait dans chaque service au guichet du contremaître ou de la contremaîtresse. Les ouvriers rassemblés attendaient de l’autre côté du grillage. […] J’appelais les noms et annonçais à chacun ce qu’il avait gagné dans la semaine. […] Chaque ouvrier, bien entendu, avait à l’avance fait lui-même son compte, et je ne lui apprenais rien. Pourtant il n’était tout à fait sûr de ce qui lui était dû qu’après que j’avais parlé, et, s’il ne s’était pas trompé, je voyais, au coin de ses yeux, se former toujours le même imperceptible sourire. […]
Les ouvriers se méfiaient de nous [les employés et les contremaîtres]. J’admire comme des hommes également misérables s’inventaient des raisons de se distinguer les uns des autres et de ne pas s’aimer. […] Notre groupe à nous grouillait d’ambitions et de jalousies.
L’atmosphère du bureau était aigre et pénible. […] Je voudrais pouvoir dire que nous vivions en bonne amitié, mais ce ne serait pas vrai. Nous n’étions méchants ni les uns ni les autres, mais sans doute nous montrions-nous à l’usine assez différents de ce que nous étions à la maison. Tout y devenait, je ne sais comment, raison de se dévorer. Nous étions rivaux […] et, il faut bien l’avouer, nous ne nous aimions guère. Je crois avoir vérifié alors ce qu’est dans les hommes la passion de commander et d’asservir. Quelle passion de la prééminence ! »
(Changer la vie, 131-136)

Clopine dit: à

Et puis dites un peu, au nom de quel « nous » m’interdiriez-vous de parler de ce que bon me semble, au fait ?

ST dit: à

Je voudrais défendre le Flaubert de « L’Education sentimentale ». La description de 1848 est remarquable. Flaubert avait compris, et pas d’un point de vue bourgeois. Sincèrement, je pense que Flaubert était un « antibourgeois ».

Jacques Barozzi dit: à

13 h55 : « Merci pour ce café. »

Ce matin ueda était très las, il ne s’est pas levé, n’a pas brossé sa chevelure, totalement déprimé car il a reconnu Daaphnée sur la photo, partie à Lagrasse avec son cordonnier, l’ingrate !

de l' avant! dit: à

notre idendité

Clopine, arrêtez de monter les dents…basta, on comprend rien à vos histoires.
( Construire un passé sur de vent, pfft!)

ueda dit: à

Susheng liuji > Fusheng liuji

Paul Edel dit: à

La joie tragique? Cliché,pourquoi pas.. formule passe partout rusée. pas mieux qu’une autre. Fausse explication de carton- pâte. Allez parler de la « joie tragique » a quelqu’un qui a perdu ses enfants ou l’être aimé, ou ses parents. Il vaut mieux lire Sénèque..ou avaler des cachetons. les explications de textes de W, figées un jour sur Flaubert , un jour sur Baudelaire ne sont pas mauvaises en soi , mais servent surtout à écrabouiller l’autre…Humainement désolant. L’insulte et l’exaltation égotiste comme » joie » ? . Non merci.
je préfère Hugo se battant seul contre la peine de mort et l’exploitation des enfants au Fréderic le versatile, chez faubert, qui passe d’un « je trouve le peuple sublime » à un non moins péremptoire « le peuple est mineur, quoiqu’on prétende » et fumant le cigare devant les révolutionnaires qui se font trouer la peau, brave bourgeois égoïste notre Flaubert avec des textes souvent parfaits dans la forme mais loin de la merveilleuse ’humanité hugolienne….

Clopine dit: à

Oh, M. Court, quel vilain nez criblé de mauvaise foi me remuez-vous là. Si j’ai longuement explicité ce passélà c’est que, d’une part, le sujet du jour est notre idendité : avoir un passé permet de souligner notre appartenance. Deuxio, un commentaire malveillant de Bergeret (il avance toujours de la même manière, dans une fausse objectivité : « Clopine m’apparaissait sympathique, après ce qu’elle a fait à SMDR plus du tout) a ramené l’épisode sur le tapis. Or, comme je suis tout-à-fait sincère quand j’explique que, non seulement je n’ai jamais été titiller qui que ce soit sur la RDB, mais encore que j’ai bien l’impression d’avoir été l’innocent Sararjevo d’une situation que je ne souhaitais certes pas (d’où mes plates excuses de l’époque), je n’ai pas envie qu’on réécrie l’histoire et qu’on me montre du doigt, c’est tout.

Mal à vous,

C.T.

ueda dit: à

Li Qingzhao a connu une grande faveur à partir des années 20 parce qu’il s’agissait de l’amour d’une femme pour son mari.
La nouvelle intelligentsia occidentalisée des villes adorait ça.
Ça leur semblait comme un écho chinois du « romantisme » qu’il apprenant en Occident.

Dans la Chine impériale, l’épouse (principale) est choisie pour vous. Vous devez la respecter comme rendant possible votre descendance, mais il est un peu étrange de l’aimer.
Le sentiment amoureux des poètes concerne les concubines et surtout les courtisanes.

Il y a un autre exemple (magnifique) d’amour conjugal, qui est lui aussi redécouvert au 20ème siècle pour les mêmes raisons: ce sont les ”Susheng liuji » de Shen Fu, que Simon Leys a traduit sous le titre « Six récits au fil inconstant des jours ».
C’est un lettré obscur de la fin du 18ème siècle: sa relation avec sa femme Yun est formidable.
Achetez-le tout de suite si vous ne le connaissez pas encore!
Ravissement garanti.

(Il y a une autre traduction par Jacques Reclus, sous le titre « Récits d’une vie fugitive : mémoires d’un lettré pauvre », qui est bonne aussi.

Merci pour ce café.

bouguereau dit: à

C’est pas à vous que ça pourrait arriver !

je mets que des niques..sa femme l’a dans lfion

bouguereau dit: à

Les larmes viennent avant qu’elle ne parle

avec zouz on entend les tingtong et les gaong de la musique du fond..et quelques plicploc de goutière..c’est presqu’aussi beau que du marguerite dit par gérard..t’es qu’un bourrin dracul

ST dit: à

« attend voir..ton cordonnier t’as fait cocu! » Salace Beugreu

C’est pas à vous que ça pourrait arriver !

de l' avant! dit: à

Court dit: 12 août 2014 à 13 h 41 min

Bah, n’y revenez plus, surtout pour nous qui n’avons connu aucun de ces personnages.

renato dit: à

Si seulement !

Mme Michu dit: à

Si seulement…

Faux avoir un peu d’imagination…

ueda dit: à

Widergänger dit: 12 août 2014 à 10 h 27 min
Un poème de la grande poétesse Li Qingzhao (traduction personnelle) :
Le printemps à Wuling

Bravo, WG, vous avez bien raison de quitter parfois votre Sinai, nom de Dieu.

Du reste, chacun peut s’y mettre, à ces langues qui paraissent (à tort) comme des territoires interdits: arabe, persan, hindi, chinois, japonais.
Avec des traductions, quelques rudiments de grammaire et un dictionnaire, on peut parfaitement trouver sa voie.
Le principal obstacle est d’ordre purement psychologique (« c’est pas pour moi »), il faut le foutre en l’air, et décider de circuler à son aise.
Voyez la traduction de Laozi par le père Conche, il s’en sort très bien!

Vous voulez à tout prix appliquer à Li Qingzhao votre notion favorite de « joie tragique »…
Ecoutez, beaucoup de traductions et donc d’interprétations sont possibles sur un poème, je ne vais pas chicaner, ce n’est pas du tout mon caractère.

Quelques remarques sur le premier couplet.

« Le vent a cessé ; jusqu’à la poussière l’air embaume ; les arbres ont déjà perdu toutes leurs fleurs. »
En fait, ce sont les pétales devenus poussière qui restent parfumés

« Le soleil décline à l’horizon ; je suis trop lasse pour lisser ma chevelure. »
Ce n’est pas le soleil du soir mais du matin. La matinée est déjà avancée. Elle reste au lit au lieu de se lever: peigner sa chevelure est le premier geste du matin.

« Les choses sont là, immuables ; l’homme ne fait que passer ; ses entreprises ne sont qu’éphémère illusion. »
Ce n’est pas impossible de traduire comme ça.
L’arrière-fond bouddhiste imprègne complètement les gens de cette époque, comme ailleurs un christianisme devenu cliché.
Mais on aime lire Li parce que son histoire personnelle se détache aussi sur cette toile de fond.
Son mari est mort, mais les textes anciens et les objets antiques qu’ils ont collectionnés et qu’elle aimait autant que lui (ils sont célèbres pour ça) sont toujours là.

« A peine prononcées, mes paroles sont noyées de larmes ».
Les larmes viennent avant qu’elle ne parle.

bouguereau dit: à

Les gens dont la vocation est de faire rire les autres, souvent ne rigolent pas beaucoup eux-mêmes

attend voir..ton cordonnier t’as fait cocu!

Court dit: à

Bon,Clopine, mise au point.
Je ne vois pas l’intérêt de nous faire profiter de ces dessous de blogs, que vous contez de manière si subjective. Nous sommes plusieurs à l’avoir relevé.
Il me semble que pour l’affaire Fabre, votre texte est venu s’afficher en contrepoint et avec un léger retard sur celui des Libres.A ce sujet,
je ne vois pas l’intérêt de s’en prendre des années après SMDR, qui valait mieux que ce que vous en dites.C’est ici que se niche la mesquinerie d’une Clopine qui n’a visiblement rien appris ni rien oublié.D’ou le parallèle avec cec qu’on disait de l’armée de Coblentz, dut-elle etre, comme ici, post-soixante-huitarde.
Il y aurait une étude à faire sur l’illusion rétrospective qui vous berce ,façon c’était mieux avant. Mac avait ses humeurs et n’était pas le seul. Je suppose qu’il doit rire de se voir portraituré en saint du blog!
Pour conclure,deux témoignges valant mieux qu’un, j’aimerais bien que Morasse donne son avis sur cette Guerre des deux Fabre, ou s’opposèrent celles que je suis tenté d’appeler la Rose et la Rosse….
Bien à vous.
MC

javel propre dit: à

toto ne pionce pas…il ponce sec, mi-cif ( amoniacal) mi-pontife ( fait-cal).

bouguereau dit: à

Franchement, si les sacs plastiques étaient ouverts aux deux bouts, ce serait plus pratique. Je trouve

si que les pots avec 2 oreilles de cochon..on les cassrait moinsse

bouguereau dit: à

mais toujours de ce monde

« snob, juif dépressif et tragique » avec un calcif vert pomme..jamais malade!

renato dit: à

« Pour Dante, c’est le genre humain qui pense. »

Si seulement…

bouguereau dit: à

moi je préfère la Tsing-Tao

depuis que j’ai appris que c’était budweiser je prends que dla kro au chinois

bouguereau dit: à

vas bosser un peu..tête de fion de sac a blédine

kicking dit: à

pas envie de jouer au fan qui se croit plus grand que la star..

renato dit: à

Suicide : des poncifs ? demandez ML.

de nota dit: à

un glacier,un sinologue,un acteur.
Bon pour un haikai?

Ne chinoise pas
Avec la mort qui glace,
Vivant,tu jouais.

CERVEZAS ANDALUCIAS dit: à

Je crois plutôt que Li Qingzhao….

moi je préfère la Tsing-Tao

ST dit: à

« la joie tragique » : ça ne veut plus dire grand chose. Même Rosset a soigné sa dépression avec des médicaments, tel le premier bobo venu, très prosaïquement. Le romantisme absolu est derrière nous depuis lontemps !

kicking dit: à

ta carte d’identité

c’est pas une patinoire à mouches

des journees entieres dans les arbres dit: à

Un bonjour de tres loin pour saluer le cercle des poetes disparus…

Bloom dit: à

Vous voulez dire qu’il s’est fait suicider à L.A…Sapé robin, rouge-gorge en anglais, toujours à chercher son double, rouge gorge profonde. Good morning Funerarium…
Captain O my Captain this is the end my friend the only end…L.A. confidential.

kicking dit: à

je me permettrais pas de minimiser l’importance de l’ombre de ton gros cul..

les provocateurs ne faisant pas dans le trop facile ça force le respect..

Widergänger dit: à

Il était dépressif, paraît-il. Il riait mais ne connaissait pas la joie tragique comme Clément Rosset, grand dépressif lui aussi, mais toujours de ce monde. La joie ça conserve, pas de doute.

ST dit: à

« L’acteur américain Robin Williams s’est suicidé dans sa maison de L.A.. »

Les gens dont la vocation est de faire rire les autres, souvent ne rigolent pas beaucoup eux-mêmes.

Bloom dit: à

Catherine Clément, c’est celle qui ressemble à Jacqueline Maillan ?

Même que son frère, Jérôme, fondateur et ancien pédégé d’Arte, et proche de Fabius, est le nouveau Président de…la Fondation Alliance française. On reste en famille.

Widergänger dit: à

…suicidé…

Widergänger dit: à

L’acteur américain Robin Williams s’est suicié dans sa maison de L.A..

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…messieurs dames,!…

…je suis au regret de vous dire,!…
…que d’un régime de bananes à un autre régime de bananes,!…

…Tout çà n’est pas très F.R.A.N.C.A.I.S,…

…à la reine Clopine, la Cour impériale moisies de consort  » poils au culs « ,…

…la guerre de cent-ans,!…toujours en cours,!…pour bander toujours,!…à nous les petites anglaises de ta soeur germaine,!…

…mon Cyclope à Clopine, Ulysse mon calepin,…clopi-clopan,…d’académisme désuet,!…mon Louis d’or aux Tartufes,!…
…mes brigands-chevaliers,!…
…la cour  » poils au cul « ,…
…Sire,…un mistral,!…non,…laisser ouvert,…
…du Potter Hardy en boîtes,…poulets aux hor-normes,…vache d’or à diviniser, aux choix,…la culture para-statale aux french-connection’s,!…

…de l’imagination Nom de Dieu,!…

…je n’ai besoin de personne en Harley-Davidson,…juste mes nouilles aux Pampers,!…Broum,…Broum,!…
…un coup de barre, & çà redémarre,…aux cinq cents,!…
…à nos pachydermes des royautés,…à nos Jeanne’s Bond’s sur lettres en cour,…
…etc,!…
…quel manque de ressort,!…à nos écrivains en cocon, demeurés,…entre les fils d’araignées des éditions à Clopine,!…

…elle n’est pas grosse,…elle est cyclopédique,!…made of U.S.A.,!…au moins,…Ah,!Ah,!Ah!,…Marchall le plan,!…
…encore,!…

Clopine dit: à

Pour en revenir à Nicole Garreau, qui trouve qu’on gagnerait de la place si on écrasait les chips avant de les mettre en rayon, je trouve qu’elle est un des rares personnes raisonnables d’internet. Je lui envoie donc des suggestions. Tenez, par exemple, l’autre jour, devant le rayon des fruits et légumes, je n’arrivais pas à déplier le sachet plastique, parce que je l’avais pris par le mauvais bout. Franchement, si les sacs plastiques étaient ouverts aux deux bouts, ce serait plus pratique. Je trouve.

Vermot dit: à

les pépites quotidiennes d’une Nicole Garreau Voici celle du jour :
« C’est fou comme on gagne de la place si on écrase les paquets de chips avant de les mettre en rayon »

Mindieu, d’abord Chevillard puis cette Garreau encore plus nulle.
Les matinées de Clopine doivent être d’une tristesse absolue.

Jacques Barozzi dit: à

« Jacques ne tourne pas la tête, c’est de toi que l’on parle. »

Sous les pavés de ma perversion se cachent la plage de mes vertus, o mon beau trol !

Fais pas l'ignorant dit: à

Jacques Barozzi dit: 12 août 2014 à 10 h 29 min
« le pervers ou la perverse (…) s’ exprime à haute voix et aime à se faire « narcissiser » en public comme en privé… »

Jacques ne tourne pas la tête, c’est de toi que l’on parle.

Jacques Barozzi dit: à

Y’a pas écrit « Trol » sur ta carte d’identité, kicking ?

kicking dit: à

polémiquons sur les problèmes d’appellation..

de là à en faire des problèmes d’identité.. .. ..

Widergänger dit: à

Je crois plutôt que Li Qingzhao a une vision tragique de l’histoire qu’elle assimile au cosmos. Sans doute une vision chinoise des choses. La guerre est le résultat d’une perturbation du cosmos, l’homme ne peut pas y faire grand chose. Je ne suis pas assez spécialiste de Li Qingzhao pour savoir quelle interprétation correspondrait à sa sensibilité à elle.

cahors tu dors dit: à

celui qui vous tourne le dos est un passionné de marchenordique qui vient de s’entretenir longuement avec catherine clément

Clopine Trouillefou dit: à

Et puis, Jacques, plutôt que de vous appesantir sur les propos obscurs d’un philosophe contemporains, pourquoi ne méditez-vous pas sur les pépites quotidiennes d’une Nicole Garreau ?

Voici celle du jour :

« C’est fou comme on gagne de la place si on écrase les paquets de chips avant de les mettre en rayon ».

chez yvonne winstub dit: à

tiens pour une fois je suis d’accord avec renato

Polémikoeur. dit: à

Le fonctionnement de la Rdl,
son règlement intérieur,
aussi mince soit-il,
avant d’être accommodé
par chacun(e) à sa sauce,
et la dynamique de groupe
qui semble en résulter
avec sa lutte des places,
quel sujet, en vérité !
Quantité négligeable :
un accident de minibus
et le commentarium ferme
ses portes pour une durée
indéterminée.
Qualité… inégale :
un filon pour les perles,
de culture, le contraire des fines ;
aucune tenue, style pauvre, inexistant
et contenu selon les arrivages
mais toujours rationné.
Voulu et dicté par la contrainte
de l’exercice bloguesque !
Un fiacre dont le propriétaire
nourrit le cheval à son rythme à lui
et qui n’a pas de cocher.
Pourquoi y monter ?
Raisons individuelles
mais catégorisables :
– postulants cochers,
– voleurs de voitures,
– mendiants à la roulotte,
– joueurs de roulette ruinés,
– voyageurs sans bagages,
– saltimbanques égarés,
– passants de travers,
– autres chiens perdus.
Bref, une cour
des miracles
à roulettes,
bon voyage
à Rd-ailes !
Passageànivolement.

Clopine Trouillefou dit: à

… Un peu comme quand je tente d’ouvrir mes chakras. J’ai pas de bol : on dirait que j’ai les chakras moisis…

Clopine Trouillefou dit: à

je l’appelle « le patron » pour la rime avec « tronc », patates. Allez, plutôt que de médire, vous feriez mieux de jouer avec nous.

Perso, quand je fluidifie mon avatar, ça me rend toute chose, Jacques…

Jacques Barozzi dit: à

En fluidifiant ainsi nos avatars, en nous projetant à travers l’image d’un possible « nous » collectif, nous illustrons à merveille les théories d’Yves Michaud, non ?

prière de la vierge Marie dit: à

notre patron

Il est aux Cieux…

Clopine Trouillefou dit: à

D’accord, W., je vous crois. M’enfin vous m’accorderez que la structure du poème amène une fin éruptive… Et les guerres ne sont-elles pas des punitions « divines » ? (je mets les guillemets parce que, pour moi, le divin guerrier a souvent une odeur de pétrole, de matières premières, et la douce couleur du pognon…) Bref.

Et la gagnante est... dit: à

« notre patron »

Encore dans son aliénation de classe sociale?

fais pas ton fier Jacky dit: à

Jacques Barozzi dit: 12 août 2014 à 9 h 37 min
auquel cas je passe et laisse pisser le trol…

Mais non baroz, dans ce cas t’essaies d’actionner tes petits bras et tu te prends une baffe.

renato dit: à

Moi à Lagrasse ? dans une situation si inconfortable ? ueda avait quand même compris avant…

Clopine Trouillefou dit: à

Mais où est donc passé Passou ?
Mais où est-il ce fin matou ?
Passés ici, ces pas sont là
mais le Passou on le voit pas ?

C’est que, prudent, notre patron
s’est planqué tout contre le tronc
Pour écouter le Boucheron
Sans que nous le remarquions…

Widergänger dit: à

D’accord, W. (je savais que vous alliez dire cela), mais alors, tenez, pourquoi cette « mégarde » et ce « tapage » -termes négatifs- si tout ici est « exubérant » ? Vous dites « relation trouble avec la nature » – il y a donc bien un contrepoint entre le début voluptueux et la fin « tapageuse » : pourquoi n’aurais-je pas le droit d’y voir un peu de morale ? je sais ce que vous allez me répondre – c’est que je réagis en occidentale christianisée, qui attend toujours la punition du plaisir. Je n’y connais certes rien à la Chine, mais ça se trouve, eux aussi ont développé un anti-hédonisme primaire. Et comme vous non plus, je ne vous imagine pas hédoniste…

« Par mégarde » ? ça n’a rien de négatif, sinon le fruit de l’ivresse précisément. Le rameur s’affole, d’où le tapage. Encore un signe de l’ivresse. Cette ivresse est ainsi à double entente. On s’en souvient comme d’un moment heureux avant que la guerre n’éclate, et ces maladresses de fin de partie viennent en quelque sorte symboliser un signe prémonitoire des désordre de la guerre, assimilés ici au désordre de la nature créés par deux amants après une nuit d’ivresse et de plaisirs. Ce sont ces liens que tisse le poème qui le rendent si émouvant, si joyeux par le souvenir et si mélancolique par cette dimension cosmique donnée à la guerre.

Et la gagnante est... dit: à

un anti-hédonisme primaire. Et comme vous non plus, je ne vous imagine pas hédoniste…

Hédonisme remplace bonheur…

Bernadette, Cécilia et Clara dit: à

Valeria Elena von Bank und Rottweiler….. dit: 12 août 2014 à 8 h 23 min

Valeria t’es une jalouse épicétou.
Tu sais que tu pouvais avoir plus

Jacques Barozzi dit: à

Tandis que vous rédigiez votre prochaine chronique, Clopine, vous vous demandez : « mais où donc est passé Passou ? »

Clopine Trouillefou dit: à

D’accord, W. (je savais que vous alliez dire cela), mais alors, tenez, pourquoi cette « mégarde » et ce « tapage » -termes négatifs- si tout ici est « exubérant » ? Vous dites « relation trouble avec la nature » – il y a donc bien un contrepoint entre le début voluptueux et la fin « tapageuse » : pourquoi n’aurais-je pas le droit d’y voir un peu de morale ? je sais ce que vous allez me répondre – c’est que je réagis en occidentale christianisée, qui attend toujours la punition du plaisir. Je n’y connais certes rien à la Chine, mais ça se trouve, eux aussi ont développé un anti-hédonisme primaire. Et comme vous non plus, je ne vous imagine pas hédoniste…

Jacques Barozzi dit: à

renato, Clopine, qui échange un ragard langoureux et, visiblement partagé, avec ML sur son rocher et que vous avez parfaitement identifié. A Lagrasse de D.ieu, ces deux là se sont miraculeusement rapprochés !

Widergänger dit: à

Lire dans ce poème un poème moraliste qui punirait le plaisir, c’est vraiment n’y rien comprendre, ma bonne Clopine…! C’est un poème à la fois emprunt d’exubérance, de joie et de mélancolie. Une sorte de communion troublée avec la nature.

Widergänger dit: à

Après le rêve

Si profonde était la coupe remplie de vin de couleur ambre
Que mon cœur y était fondu avant même la pleine ivresse.
Au tintement d’une cloche, le vent du soir se lève.

Le camphre de Bornéo s’évanouit quand se brise mon rêve.
La mince épingle d’or lâche mes cheveux rebelles.
Je m’éveille ; que faire devant les flammes rouges des chandelles ?
(Li Qingzhao)

Clopine Trouillefou dit: à

W., ne publiez pas celui-là sans avoir corrigé votre faute : effrayés, de tout le rivage…

Celui-là m’apparaît « moraliste », non ? Pour punir les plaisirs excessifs, sexe et ivresse, la nature envoie un grand tapage d’oiseaux réprobateurs… (allons bon, je suis sûre que vous allez encore estimer que je suis une imbécile, là. Pas grave : je peux prendre mon envol quand je veux. Je colle des ailes à la génisse, un tour de clé, et zou : à moi l’azur)

Je suis sûre que vous finirez, un jour, quand vous serez très vieux, chargé d’ans et de remords, par traduire du Clopine Trouillefou en chinois !!!

(allez, rigolez un peu quoi)

Jacques Barozzi dit: à

Non, Clopine, je vous regarde amusé depuis le centre de la loggia, casquette, chemise bleue, bermuda à motif militaire (j’ai eu un « entretien » privé avec mon voisin de gauche, le jeune barbu) …

tempus fugit dit: à

moi je suis la campeuse qui se renifle le bras, les pieds dans les scandales quechua, après une nuit de lutte avec les moustiques zzz

j’ai croisé dracul au bar en train de poétiser, dans une sorte de chemise façon samouraï.

la soeur des roses avec le petit chapeau à neoeuds la jupe longue à fleurs

Widergänger dit: à

Comme en rêve

Toujours je me souviens du pavillon près du petit cours d’eau
au déclin du jour.
Nous étions trop ivres pour retrouver
le chemin du retour.
Rassasiés de plaisirs, tard dans la nuit,
nous avons repris les rames.
Par mégarde, nous sommes entrés
dans les profondeurs d’un lit de lotus.
Tapages et virages !
Tapages dans les ramages !
Effrayés, de tous le rivage se levaient mouettes et hérons.
(Li Qingzhao)

Clopine Trouillefou dit: à

D’ailleurs, je soupçonne le barbu, non de faire des dévotions comme les indhous dans le Gange, mais d’en profiter sournoisement pour faire pipi dans l’eau. Ca ressemblerait-il à Dexter, d’après vous, Jacques ?

Clopine Trouillefou dit: à

Mais renato, vous aussi vous en êtes. Simplement, vous étiez dans l’eau vous aussi, regardez mieux : le gamin qui joue du biceps, là, pour épater les autres ?

Clopine Trouillefou dit: à

Et Dexter n’est pas loin : c’est le barbu contemplatif qui est entré dans l’eau, sur la photo n°1 ;

Widergänger dit: à

Le printemps tardif

Dans la cour, à la croisée oisive, le printemps s’assombrit.
Près du rideau tiré très bas, ombre sur ombre s’épaissit.
À l’étage, silencieuse, j’accorde la cithare ornée de gemmes.

Des ravins lointains monte la bruine, hâtant le crépuscule.
La brise et la bruine jouent en semant des ombres pâles.
Les fleurs de poirier près de choir y résisteront mal !
(Li Qingzhao)

renato dit: à

Enfin, l’être-là ne me semble pas au rendez-vous, mais puisque chacun est libre de s’imaginer comme bon lui semble…

Jacques Barozzi dit: à

Le boug, ou son avatar fuide, a été identifié dans le rôle de l’historien livrant au public l’historique du totem sans tabou !

Nectar Bourmot dit: à

facile de reconnaître bouguereau sur la photo, en haut à droite, il a une tête de bite comme dirait JC

bouguereau dit: à

klaus nomi

ça c’est de l’acédie classe vontraube.. »waiting my time..on you »

de nota dit: à

Sur la photo trois:

le type debout continue sa lecture de quelques commentaires de la rdl obligeamment choisis par Passou,mais on le voit hésiter-il a porté la main à sa bouche-à livrer à un auditoire attentif mais perplexe un commentaire tout à fait obscur.

JC..... dit: à

Tu me tues, Michel ! Va falloir que j’engage un pédagogue pour subir des cours de Mélancolie afin d’avoir l’air génial …

C’est pas gagné … !
(Allez, on se tire, bonne journée !)

tempus fugit dit: à

et bouguereau assis sur le mur prêt à s’effondre juste au dessus de patrick boucheront avé le tee shirt rouge les écouteurs blancs en train d’écouter du klaus nomi

bouguereau dit: à

Les génies sont tous des mélancoliques

« you know ouat..i am happy »..sapré dracul

renato dit: à

« ça fonctionne bien lubrifié tout ça! »

Vous auriez préféré : entraînés comme conséquence ?

Jacques Barozzi dit: à

D., assis parterre, à l’extrémité gauche derrières les barreaux de bois de la loggia !

Et la gagnante est... dit: à

Et Bérénice serait celle

Mêlez-vous de vos oignons, cancanière!

bouguereau dit: à

moi si j’avais été lassouline j’aurais photoshopé de quelques blondes a forte poitrine..ça fait vraiment entertainment de pauvres

Widergänger dit: à

Vous êtes une imbécile, c’est normal. Les imbéciles sont heureux, comme on sait. Les génies sont tous des mélancoliques. C’est bien connu depuis le fameux chapitre XXXI du pseudo-Aristote. J’en suis, pas vous…!

Clopine Trouillefou dit: à

Et Bérénice serait celle qui entoure ses genoux de ses bras, comme on cherche une protection contre la dureté du monde en se blotissant dans soi-même.

bouguereau dit: à

« bois une kro dracul aprés ça ira mieux » lao zi

Clopine Trouillefou dit: à

… Et W. comme le monsieur à visière sur cheveux blancs et tee-shirt rouge, assis en haut du talus… Pour la dame au gros sac, c’est vrai, ça pourrait être moi. Sauf que d’habitude, je rigole, quoi.

Avatour dit: à

agissements induits

ça fonctionne bien lubrifié tout ça!

JC..... dit: à

« la dame avec un gros sac brun, la chemise caca d’oie et les grosses lunettes avec … »

…avec … avec l’air intellectuelle concentrée, faisant travailler la comprenette à fond …?

Clopine Trouillefou dit: à

Ca ne m’étonne pas de vous, W., que vous traduisiez de mélancoliques poésies chinoises (c’est bien ce que veut dire le « traduction personnelle », n’est-ce pas ?). La tristesse est votre couleur préférée, pas vrai ? La mienne tirerait plus vers le vert campagnard, l’espoir est là !

tempus fugit dit: à

j’imagine bien clopine comme la dame avec un gros sac brun, la chemise caca d’oie et les grosses lunettes avec ..

Jacques Barozzi dit: à

« le pervers ou la perverse (…) s’ exprime à haute voix et aime à se faire « narcissiser » en public comme en privé… »

On imagine aisément ML à Lagrasse, le cauchemar de Passou et des autres participants !

clopavatar dit: à

On y reconnait Zoë sur la photo…

renato dit: à

« Apparemment, Adam Pollo a bien conjecturé, ce qu’a confirmé la lucide Zoë Lucifer, qui en était… »

Cela me laisse sans voix, Passou n’aurait pas été au courent des agissements induits par l’anonymat ? ça alors ! pourtant l’histoire est riche en exemples…

Widergänger dit: à

« Ils veulent manger de l’homme, et en même temps craignent d’être mangés, aussi est-ce avec la plus grande suspicion qu’ils s’observent… »
(Luxun, Le Journal d’un fou, 1998, Stock)

___________

Un poème de la grande poétesse Li Qingzhao (traduction personnelle parue dans L’Information littéraire) :

Le printemps à Wuling

Le vent a cessé ; jusqu’à la poussière l’air embaume ; les arbres ont déjà perdu toutes leurs fleurs.
Le soleil décline à l’horizon ; je suis trop lasse pour lisser ma chevelure.
Les choses sont là, immuables ; l’homme ne fait que passer ; ses entreprises ne sont qu’éphémère illusion.
A peine prononcées, mes paroles sont noyées de larmes.

On me dit que sur la Shuang[1] un charmant printemps s’éternise.
Aussi, je songe à y mener ma pauvre petite sauterelle[2].
Mais je crains que ce frêle esquif
Ne puisse embarquer un si lourd chagrin.

(Li Qingzhao, 1081-après 1141)

[1] : Shuang est le nom d’une rivière qui coule dans le sud de la Chine, au Zhejiang ; elle est le confluent de deux rivières (shuang signifie « double »), la Dong Gang et la Nan Gang (qui indique l’orientation géographique) ; c’est là que se tenaient de somptueuses cérémonies impériales après le retrait des Song dans le sud.
[2] :Zemeng, en chinois, est le mot pour « sauterelle »; il signifie aussi ici « petite barque », c’est-à-dire une barque si légère et si étroite qu’elle donne l’impression de sauter sur les flots comme une sauterelle dans l’herbe.

Commentaire :
Ce poème est une expression de la mélancolie. C’est une méditation sur le caractère éphémère et fragile de l’existence humaine que la poésie transforme en pouvoir : pouvoir de la mélancolie et mélancolie du pouvoir. Lisa Bresner a su bien mettre en évidence dans son livre magnifique Pouvoir de la mélancolie les liens, tissés depuis la plus lointaine antiquité chinoise chez Qu Yuan (343-278 av. J.C.), dans le Li Sao (« Pour chasser la mélancolie »), les liens de la « bile noire » avec le génie poétique et l’art de gouverner.

Il se caractérise par la simplicité du ton et le caratère toujours très concret des images. L’expression de la mélancolie, sentiment duel, est symbolisée ici par la rivière Shuang, qui signifie « double » en chinois, dualité entre un idéal, ici l’amour de Li pour son défunt mari, mais aussi la poésie et la grandeur de la Chine, et ce qui le contrarie : la réalité tragique de la guerre qui anéantit la dynastie des Song contrainte de se réfugier dans le Sud dans la province du Henan, où Li écrit ce poème.

La parataxe du chinois, que la poésie classique accentue encore, renforce le sentiment que les liens entre les choses se défont, qu’un monde se délite, que « ses entreprises ne sont qu’éphémère illusion » (v.3) : les actions n’agissent pas, ne produisent aucune réalité ; seules les « choses sont immuables » (v.3), les choses de la nature comme « le vent » (v.1) qui, lui, agit, fait tomber les fleurs des arbres. Les jeux d’oppositions d’un vers à l’autre et à l’intérieur des vers traduisent cette essentielle structure double du sentiment de la mélancolie.

Bloom dit: à

Il y a un type avec un nom et un visage qui a pris une décisionn et qui doit mal dormir certaines nuits depuis lors…

C’est compter sans les ruses de la conscience. Certainement trop heureux d’avoir été évacué sain et sauf, après avoir appliqué la lettre de la loi.Dans le même genre, voir le Poème de Dylan Thomas, The Hand That Signed The Paper

bouguereau dit: à

(Le type qui dort au fond, le barbu, est un personnage bruegelien)

le type a droite contre le mur montre sa bite mais la gonzesse en face de lui ruine ses effets..

JC..... dit: à

« évidemment, je ne verrai aucun inconvénient à être réveillée ! » (Clopine)

J’m’en va te r’veiller à coups de beaupré en acajou dans l’fion, qu’tu vas voir, toi : t’pourras pas t’assoir avant huit jours … !

Jacques Barozzi dit: à

ueda, les hommes sur la loggia sont admiratifs devant le gode ceinture présenté par le boug, tandis que les femmes, au pied de l’arbre, paraissent accablées !!

bouguereau dit: à

c’est vrai qu’a la place du crochet tu peux visser des trucs jicé..

JC..... dit: à

Mais enfin ! les trolls, c’est Toi ! Moi ! Lui ! Vous …. !

En liberté ! pas liberticides ! Quelle confusion qui sent le renfermé foirant…

Jacques Barozzi dit: à

« Divertissement, du latin divertere, tourner en bourrique, quoi! »

Comme les âmes du Purgatoire chez Dante ?
Mais dans le divertissement il y a aussi une connotation amusante, salon littéraire ou cour de récréation ?

Clopine Trouillefou dit: à

Même l’insupportable jc, tenez. Vous vous souvenez du Peter Pan avec Julia Roberts et Robin Williams (qui vient d’ailleurs de disparaître, R.I.P.) ? Dustin Hoffman, qui y jouait l’ignoble Crochet, se consolait en faisant remarquer « que deviendrait le pays des rêves, sans le Capitaine Crochet ? »

Eh bien, jc pourrait tout aussi bien dire : « que deviendrait la Rdl, sans le cauchemar que je représente ? »

(évidemment, je ne verrai aucun inconvénient à être réveillée !)

entre nous dit: à

comme vous et moi, je crois qu’on n’aurait eu aucun souci pour le lever, ce doigt.

Clopine, le pervers ou la perverse, – vous devriez insister sur l’ équité du féminin là comme ailleurs!- s’ expriment à haute voix et aiment à se faire  » narcissiser » en public comme en privé…

ueda dit: à

La photo 3 est un chef d’oeuvre.

Quand on regarde lentement l’arbre de bas en haut, on s’aperçoit qu’il se termine en potence.
Le condamné, en bas, lit ses dernières volontés.

Mais où est la corde?

(Le type qui dort au fond, le barbu, est un personnage bruegelien)

bouguereau dit: à

On vient se di-ver-tir !!!

oui certes de l’entertainment..mais c’est trés lowtech quand même..même pour un poke en ligne t’as besoin de plus de puissance de calcul..ça devrait t’interpeler

entre nous dit: à

se di-ver-tir !!!

Le mot est assez juste et riche de connotations.
Divertissement, du latin divertere, tourner en bourrique, quoi!

tempus fugit dit: à

le seul qui m’intriguait chez les libres c’était un certain gorgomar, il trouvait toutes les énigmes.

bouguereau dit: à

nous allégeons l’atmosphère que les pets foireux des trolls liberticides ont tendance à embrumer de relents nauséeux

là pour choisir son camp jicé..c’est teutchi!

bouguereau dit: à

…des regards furtifs…une allure perverse…. de la mémère aux seins en chute libre… quelques visages chafouins … des cheveux longs et graisseux… des ricanements supérieurs…

« avatar mon frère !.. » ha c’est autrement plus courageux que du temps de bodlère faut rconnaite..c’est un truc d’homme clopine

Jacques Barozzi dit: à

« avatars ou pas, nous avons une existence collective. »

Comme les zombies, Clopine, ça fait peur !

Clopine Trouillefou dit: à

Pour certains, oui, Jacques, évidemment. Les pervers ne seraient pas assez fous pour s’identifier en tant que tels, pas vrai, Lucien Bergeret qui s’est bien gardé d’intervenir à Lagrasse ? Mais pour d’autres, comme vous et moi, je crois qu’on n’aurait eu aucun souci pour le lever, ce doigt. Rien de bien honteux dans nos participations, à vous, moi, et quelques autres, comme Renato tenez, qui certes ne m’apprécie pas mais au moins garde une certaine tenue dans ses interventions : au contraire, nous allégeons l’atmosphère que les pets foireux des trolls liberticides ont tendance à embrumer de relents nauséeux. (« atmosphère, atmosphère, est-ce que la Rdl a une gueule d’atmosphère ? »)

JC..... dit: à

Déjà, il y a erreur sur le pourcentage dans le soi-disant « nous français » : 50% est plus proche de l’actuel.

Ensuite, affirmer qu’il existe un groupe « noué »* alors que chacun vient ici pour se marrer tout seul derrière son clavier… c’est pendre ma vessie à la Lanterne !

* par exemple, Clopine disparaît, rien à battre, Zoé se dégonfle, rien à cirer : personne ne vient pour chacun des membres du groupe, enfin ! On vient se di-ver-tir !!!

bouguereau dit: à

Enfin, Clopine avoue ses 25% de pensée FN!

le nous serait il tombé si bas..dommage que celui là ne donne pas son blaze..l’avatar principalement crée et coupe le fil..un moment de son être dont il a vachment honte

les avatars en vadrouille dit: à

Et des petits cons bedonnant en scooter rose, il en a pas vu le JC?
Même qu’il y avait un grand chauve avec une pizza sur le crâne sur le porte bagages qui parlait trop fort avec un lourd accent italien.

Jacques Barozzi dit: à

« y en avait des Erdéeliens, j’en suis sûr ! »

Combien de godes ceintures dans les bagages des Lagrassiens ?

Sirius dit: à

Le système a bon dos Bloom. Il y a un type avec un nom et un visage qui a pris une décisionn et qui doit mal dormir certaines nuits depuis lors…du moins on l’espère.

Jacques Barozzi dit: à

« Personne n’a levé le doigt.
Et pourtant, j’aurais juré qu’il y en avait. »

Commentateur de la RDL, serait-ce une maladie honteuse ?

JC..... dit: à

« Personne n’a levé le doigt. Et pourtant, j’aurais juré qu’il y en avait. » (Bergeret)

…des regards furtifs…une allure perverse…. de la mémère aux seins en chute libre… quelques visages chafouins … des cheveux longs et graisseux… des ricanements supérieurs…

Y en avait ! y en avait des Erdéeliens, j’en suis sûr !

avatar du mardi dit: à

d’appartenir à ce « nous » là.

Enfin, Clopine avoue ses 25% de pensée FN!

bouguereau dit: à

et l’on voudrait me faire croire que « nous » n’existons pas ?

demande toi « en quoi a t’il était si utile pour moi pour que j’en ai tellement consicence »..la daccord clopine tu prendrais un peu de ton gras pour allumer une lanterne..sinon tu cherches encore à passer à la caisse

Jacques Barozzi dit: à

“Le Studio de l’inutilité”, recueil d’articles et d’interventions de l’écrivain, reprend les trois grandes passions de Pierre Ryckmans. Il y parlait, pêle-mêle, de littérature, de mer et de la Chine »

« A l’ancre de Chine » n’aurait-il pas été un meilleur titre ?

avatar du mardi dit: à

J’y étais en fait et j’ ai tout enregistré.

bouguereau dit: à

Voilà qui n’est pas incompatible avec ce qu’il nous a dit à Lagrasse

.. »il romance »..huuuurkurkurkurk

Clopine Trouillefou dit: à

Cependant, et comme d’hab’, seule de ce blog (soupir), je persiste à penser qu’avatars ou pas, nous avons une existence collective.

Que la haine et l’insulte soient parmi nous n’empêchent nullement que nous soyons réunis sous un « nous » collectif. Ce n’est pas parce que mes compatriotes ont voté, aux dernières européennes, à 25 % pour le Front National que j’ai cessé d’être française, d’appartenir à ce « nous » là. Ici, c’est la même chose. Ce n’est pas parce que j’y participe aux côtés d’un jc que le « nous » n’existe pas.

Bref, , nous avons un espace, celui des commentaires, nous avons une histoire, celle de ce blog, nous avons même une trace tangible de nos paroles, « brèves de blog », nous avons nos hontes et nous avons, ou avons eu, nos gloires ; et l’on voudrait me faire croire que « nous » n’existons pas ?

Lucien Bergeret dit: à

Personne n’a levé le doigt.
Et pourtant, j’aurais juré qu’il y en avait.

bouguereau dit: à

..en même temps je voudrais pas dire..mais le maoisme ici c’était un truc de riche..les coco avaient déjà du mal a avaler la moustache a staline alors à gober un mao..bon ok simon leys..au pays des aveugles, kabloom, tous les borgnes sont timoniers

Lucien Bergeret dit: à

Jacques Barozzi dit: 12 août 2014 à 8 h 48 min
« La RDL, le roman infini de Passou dont les personnages lui échappent complètement ! »

Voilà qui n’est pas incompatible avec ce qu’il nous a dit à Lagrasse.
Disons qu’on pourrait ainsi traduire son propos.
Une traduction possible parmi d’autres.

avatar du mardi dit: à

Sa névrose de l’œuvre inachevée ou illimitée ?

Illimitée.
( Il suffit de comparer avec la liste illimitée de ses publications.)

Jacques Barozzi dit: à

Apparemment, Adam Pollo a bien conjecturé, ce qu’a confirmé la lucide Zoë Lucifer, qui en était, renato !
A t-elle levè le doigt quand Passou a demandé s’il y avait des erdéliens dans la salle ?

bouguereau dit: à

Ils parait qu’ici nous sommes tous des avatars

dabord faudrait savoir ce que veut dire le terme baroz..et puis ça nous rassure sur le fait qu’on en a un vrai..dracul en disant ça fait sa profession de foi heidegerienne sans blémir et il ne le sait même pas..ça fait peur aussi

Jacques Barozzi dit: à

« Sûrement un fantasme d’artiste »

Sa névrose de l’oeuvre inachevée ou illimitée ?

depuis le dernière pluie dit: à

Sur le « pond » de Nantes, un avatar nouveau nous est donné!

bouguereau dit: à

bof pollo enlumine illico ce qu’il dit par sa bave de lémure c’est la mise en abîme du pollo..ce que les anciens appelaient ça un dam..un genre de sigil pour les modernes anglosaxon de merde..et c’est forcément moins bien, vu qu’c’est des alqueumiss de chez jacob delafon

Jacques Barozzi dit: à

Ils parait qu’ici nous sommes tous des avatars, Bloom, l’autre nom du clone, usé jusqu’à la corde par Houellebecq, plus très frais lui-même !

renato dit: à

Puisque je pose des questions seulement lorsque le réseau ne donne pas de réponses, je m’attends à que les autres fassent de même.

Zoë à un beau blog dit: à

Passou n’est pas nait de la dernière pluie

serait-il un « nait » de jardin où l’on colloque?

renato dit: à

« ce n’est pas une cause, c’est un effet »

En effet, et kafkaïen c’est un mot attrape-cueillons

reste Zoë! dit: à

Sa meilleure oeuvre ? Barozzi

Sûrement un fantasme d’artiste

renato dit: à

Conjecturer c’est beau et parfois amusant, mais pourquoi conjecturer autour des raisons qui induiraient Passou à passer sous silence les mots de Lagrasse ? Supposons qu’il y ait en ce sens une contrainte des organisateurs… en vue d’une publication…

Puis, savoir ce qu’il a dit, je ne vois pas l’intérêt. Cependant, arriver à pondre une spéculation comme celle pondue par Pollo me semble insultant : Passou n’est pas nait de la dernière pluie, il ne pouvait pas ignorer que la violence, l’obscénité, etc., font partie des caractéristiques des échanges sous anonymat.

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