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La République Des Livres par Pierre Assouline
La sainte colère d’un lanceur d’alerte

La sainte colère d’un lanceur d’alerte

Dans un pays où, Dieu merci, le délit de blasphème n’existe plus depuis 1881 (l’Alsace-Moselle faisait exception mais il y a été définitivement abrogé l’année dernière), on peut à loisir critiquer, dénoncer, attaquer, moquer l’Eglise et les chrétiens au nom de la liberté d’expression – ce dont CharlieHebdo ne se prive pas puisqu’ils sont de longue date, et de loin, la première cible religieuse de ses couvertures. De l’extérieur, on peut donc tout se permettre. Mais de l’intérieur, c’est autre chose.

C’est de là que Christian Delahaye parle et écrit. D’où un léger problème. Son livre s’intitule Scandales et il est sous-titré « Les défis de l’Eglise catholique » (212 pages, 16,90 euros, éditions Empreintes/ Temps présent). Il est vrai qu’il a tout d’un réquisitoire. Celui d’un fidèle qui réagit comme s’il avait été trompé. Il faut entendre « scandale » pas uniquement dans son sens journalistique et… sensationnel, mais surtout dans le sens biblique de skandalon comme « obstacle à la foi » (voir notamment Mathieu etc) et de manipulation incitant au pêché. Ce qui l’indigne plus que tout, ce sont deux scandales qui rongent l’institution depuis des années : l’omerta qui recouvre les affaires de pédophilie et la complaisance de l’Eglise pour les idées du Front national. Ce qui fait le plus de bruit en l’espèce, ce ne sont pas les déclarations mais les silences, pesants et indignes. Ceux du cardinal Barbarin sont les plus bruyants eu égard à sa fonction mais il y a aussi ceux de tous les évêques qui ont eu à en connaître depuis les années 60. Non seulement ils n’ont rien dit mais ils ont souvent empêché qu’on dise. Comme si tout était régi par le secret de la confession. L’obligation de signalement ne date que de 2001. Et même malgré cette disposition qui se voudrait contraignante….Varios encapuchados de la cofradía 'Cristo de la Buena Muerte' en una procesión en Zamora. DANIEL OCHOA DE OLZA

Voilà pour la pédophilie. Quant à l’autre scandale, si son livre était paru après les élections, l’auteur aurait pu muscler encore ses chapitres relatifs à la porosité des idées du Front national. Evidemment, le temps est loin où le cardinal Lustiger dénonçait son négationnisme et la nécessité d’entourer le parti de Jean-Marie Le Pen d’un cordon sanitaire. Christian Delahaye s’indigne de ce que l’épiscopat n’adopte pas une position humanitaire, nette, précise, engagée, sur la question de l’accueil aux migrants. Mais lors de la campagne électorale, pressée de toutes parts d’inviter fût-ce indirectement (« appeler » aurait été trop fort) les catholiques à se mobiliser au second tour contre le FN, la conférence des évêques s’est tue. A croire qu’elle voulait ménager la dérive droitière et parfois nationaliste d’une partie de ses fidèles.

L’auteur réserve ses flèches les plus acérées à la « Manif pour tous » jugée homophobe et si peu chrétienne dans sa volonté de priver de certains droits une partie de la population. On s’en doute, Delahaye n’est pas un pilier de Saint-Nicolas du Chardonnet. Au vrai, il a les traditionnalistes en horreur et n’est pas prêt à leur laisser le monopole du sacré. La superstition et l’obscurantisme, infâmes que Voltaire visait en priorité lorsqu’il signait ses lettres « écr. l’inf. » (écrasons l’infâme), et leurs trafiquants de saintes reliques déchainent sa verve polémique jusqu’à lui faire perdre tout sens de la nuance, mais c’est un excès consubstantiel au genre. Ou alors on écrit une étude savante truffée de notes de bas de page. Il s’agit plutôt de secouer le cocotier dans le transept. De là à juger que la France est revenue au Moyen-Âge… Disons que notre auteur a longtemps fréquenté Léon Bloy, Georges Bernanos et quelques autres et que cela a laissé des traces. Il met sa colère au service d’une dénonciation, urbi et orbi, du phénomène de sectarisation qui menace l’Eglise de France avec la baisse du nombre des baptêmes, la crise des vocations, le repli identitaire.

Un encapuchado penitente de la cofradía 'Vera Cruz' en el transcurso de una procesión en Córdoba, el lunes 10 de abril de 2017. MANU FERNANDEZOn pourrait croire en cours de route que, seul de l’institution, le pape François tire son épingle du jeu. Même pas ! Le dernier chapitre de son enquête lui est consacré et il est assassin (le chapitre). Le saint Père s’est rendu coupable à ses yeux d’immobilisme, de complaisance mais aussi de prévarications, détournement de fonds, trafics immobiliers, collusion avec les militaires argentins lorsqu’ils étaient au pouvoir lorsqu’il n’était que Mgr Bergoglio. N’en jetez plus ! Mais le ton est si revigorant que l’on aimerait voir ce livre sans cesse réactualisé, ce qui ne serait possible que s’il était en permanence diffusé en ligne. Que dirait Christian Delahaye par exemple du souhait exprimé par le pape François d’ouvrir la procédure de béatification de Blaise Pascal ? Et que dirait-il du scandale suscité par la publication de Scandales ?

Professeur de théologie au CETh (Centre d’études théologiques) de Caen et chargé de cours au Theologicum, faculté de théologie et de sciences religieuses de l’ICP (Institut catholique de Paris), il vient d’être congédié de ces deux organismes privés d’enseignement supérieur. Le doyen du Theologicum, le dominicain Thierry-Marie Courau, l’avait reçu en mars pour lui signifier que son avenir de professeur de théologie allait sans doute être compromis par la parution du livre. C’était une annonce officieuse. Par la suite, il reçut quelques bafouilles épiscopales (l’archevêque de Rouen Lebrun se disant “outragé”, l’évêque de Séez Habert, lui signifiant que ses critiques empêchaient tout dialogue…). De son côté, la directrice du CETh lui a adressé la brochure des programmes de la prochaine année universitaire, dans laquelle son nom a disparu de la liste des professeurs, ainsi que la mention du cours de théologie des religions qu’elle lui avait pourtant demandé d’assurer, avant le lancement de l’alerte.

Alors que plusieurs enseignants de « la Catho » jugeaient la sanction regrettable et disproportionnée, son recteur de l’ICP l’a validée par un courriel lapidaire. Ce qui pour le coupable témoigne bien de la pertinence de sa critique :

« On voit par là que cette institution se comporte en seule détentrice de la vérité, exerce un monopole d’enseignement et de juridiction , et refuse de laisser vivre le débat avec des théologiens qui remplissent leur devoir d’alerte sur les écarts entre l’Evangile et le fonctionnement ecclésial, étouffant les voix qui tentent de dire autre chose qu’ « Amen »… En d’autres siècles, tout cela aurait senti le fagot. Mais j’accuse le coup de cette mise au ban. Et j’accuse tout court” dit-il.

A le lire et à l’écouter, on le sent confirmé dans son combat, mais atteint. On dira qu’il savait à quels risques il s’exposait en dénonçant ainsi, en lanceur d’alerte évangélique, un populisme catholique de plus en plus menaçant. L’erreur serait de croire que seuls les principaux concernés devraient saisir l’urgence d’un pamphlet si salutaire.

(« Processions de la semaine sainte à Saragosse, Zamora et Cordoue, avril 2017 » photos de Alvaro Barrientos, Manu Fernandez, Daniel Ochoa de Olza choisies pour leur puissance et le mystère qui s’en dégage. Sans rapport direct avec le thème du billet, encore que…)

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929 Réponses pour La sainte colère d’un lanceur d’alerte

Janssen J-J dit: 18 juillet 2017 à 11 h 36 min

Sur la pluralité de la position des ablettes, le @22.39 vaut quand même le détour ou un petit coup de projo, vu que non seulement la lecture de wiki est toujours aussi mal assimilée, mais surtout fort mal récopiée. Citons pour preuve notre inénarrable

« Rabelais ancêtre de Clausewitz, de Sun tus et de Raymond Aron »…

Sun tus !!! Tout le monde aura apprécié l’humour du potache : SUN TZU (l’art de la guerre, le grand stratège de l’Antiquité né au 6e s. avant notre ère), fut en effet très inspiré par son futur ancêtre, François Rabelais !…
Des néanderthaliennes comme celles-là, réjouissantes à souhait, on en redemande car une fois encore, elles vous mettent d’une humeur guillerette, attalienne pour ainsi dire
BJ à toussent.

olga dit: 18 juillet 2017 à 11 h 30 min

Bérénice, vous parlez drôlement bien de la fascination qu’exerce la petite balle jaune.JEU, avant tout, » avec » l’autre, et non « contre » l’autre, mais avec l’idée toujours,d’avoir sa peau ! une amortie qui s’étouffe ou un lob qui exige un démarrage foudroyant, mais qui retombe sur la ligne…C’est vrai, il faut être en forme.
En plus, des émotions fortes à tout bout de court; et si l’on finit une partie, épuisé, on n’a qu’une envie, recommencer, après avoir passé le filet, balayé les lignes,et arrosé le court.De vraies fées du ménage bien fait les amoureux de la terre battue.
Merci à Jean Langoncet pour ce choix heureux.Wimbledon 1990

olga dit: 18 juillet 2017 à 11 h 12 min

closer, oui Arte propose le choix VO VF à condition de trouver ..quoi ? impossible, hier soir.Et pour Zhang Yimou,il y a si peu d’echanges, des chuchottis aux hurlements, la voix du maître âpre qu’il faut garder la vraie sonorité de la langue.
« le sorgho rouge » , un cinéaste qui dit « tout’ avec l’image, cadrages, couleurs; pas de lumière, la neige est épaisse et sale.

D. dit: 18 juillet 2017 à 10 h 51 min

(la solution noble techniquement parlant, celle digne d’un véritable service public des Télécoms, perdu depuis bien longtemps, c’est évidemoment le remplacement du réseau cuivre par de la fibre)

closer dit: 18 juillet 2017 à 10 h 49 min

« D’où vient le mal? Dieu, qui est toute bonté, ne peut l’avoir créé. Mais nous ne pouvons lui trouver aucune origine en dehors de Dieu. Selon l’interprétation d’Augustin, suivi par toute une tradition de penseurs, le mal c’est, dans la réalité créée, la marque du néant dont elle a été tirée. Le mal est en quelque sorte la marque du caractère « créé » de la créature qui, en tant que créée, ne peut avoir la plénitude divine. Même si Dieu voulait donner le maximum d’être à la créature, il ne pourrait, puisqu’elle est distincte de lui, lui donner l’être du Créateur lui-même. Le mal s’explique ainsi: il est dans la créature créée par Dieu la marque du néant dont il l’a tirée. Le néant -on ne peut lui donner aucun nom positif- est un manque. Ce manque est indissociable de la condition de créature. Nous ne serions pas des êtres créés si nous n’étions pas des « êtres de manque ». »

Jeanne Hersch, sur Saint Augustin.

Génial, non? (Saint Augustin, mais aussi la pédagogie lumineuse de cette immense professeur. Disciple de Jaspers, elle a une oeuvre propre, mais que je ne connais pas).

D. dit: 18 juillet 2017 à 10 h 41 min

JC….. dit: 18 juillet 2017 à 6 h 49 min
Macron jouant au père de la Nation, c’est le lavabo qui se prend pour une piscine olympique…

joli, et surtout tellement vrai.

Macron le président elu avec 1 electeur sur 7 et son PM Philippe ont vécu leur heure de gloriole. En septembre et octobre il vont affronter la rue qui comprendra les lycéens.
Pour l’instant, il semble ne pas vouloir se mettre les camboui pour GM&S que l’Europe auprès de la quelle il est au garde à vous laisse agoniser… BNP Paribas a aussi des ennuis, moins graves. Là il va peut-être se bouger un peu, il y a tant de gens à bichonner dans et autour de la sphère BNP.
La fracture numérique ? Le haut débit ? Pour l’économie française c’est le faux problème par excellence. Pour satisfaire le populo avide de Netflix, c’est un bon coup à jouer. Sauf que pour 2020 c’est largement râpé, les opérateurs ne mettront pas la main au portefeuille et l’état n’a des sous que pour offrir des pansements ridicules : de la 4G à bande passante dépassée dans les villages dépeuplés.
Le haut débit, il l’auront ! Il faudra juste demander à ses voisins de ne pas surfer en même temps.

closer dit: 18 juillet 2017 à 9 h 30 min

Avec l’aide d’un bon agrégé qui aura compilé tous les précédents discours de commémoration de la rafle, je pense que n’importe qui aurait fait aussi bien que Macron dans sa conclusion.

Il faut être vraiment macronlâtre comme Bloume pour s’extasier.

rose dit: 18 juillet 2017 à 9 h 30 min

il peut être critiqué, certes, entre autres xhoses sur ses attitudes juvéniles, mais il est rafraîchissant.
Cela fait du bien.
La stabilité affective c’est un grand must.
D’ailleurs, je l’ai vu ds le final de Blow up, que je n’ai pas vu, lui, et il est fort émouvant en ado pensif, allant rechercher la balle dans l’immense gazon.
Puis, il récupère son appareil photo Nikkon avec tété-objectif et quitte la bande de zonards avant l’heure, agitée, déjantée. Lui, il a une idée du monde tel qu’il voudrait qu’il soit. Inventif, créatif. Homme jeune. Bibi, vous avez eu raison de vous lancer.

ribouldingue dit: 18 juillet 2017 à 9 h 26 min

« En revanche Olga m’est sympathique, et je me demande bien pourquoi. »

Parce qu’elle ne te contredit jamais, WG!

rose dit: 18 juillet 2017 à 9 h 22 min

c vrai. il a choisi la stabilité affective.
Que cela en décoiffe beaucoup qui gobergent et gambergent sur la moindre jupe au ras du cul, c’est normal.
40 ans. Il fait envie. Pas pitié.

closer dit: 18 juillet 2017 à 9 h 15 min

« Je viens de revoir « épouses & concubines » superbe mais parlant français, vraie ineptie, »

Moi, j’en ai revu une partie en chinois et sans sous-titres, n’ayant pas réussi à les installer. Quand on connaît en gros l’histoire, on s’en passe fort bien. Les images, tellement sublimes, se suffisent à elle-mêmes.

Du même Zhang Yimou, j’avais vu « Le Sorgho Rouge », pour la première fois, sans son du tout, pour cause de panne. Admirable, aucun ennui.

Olga, Arte diffuse en VO. Il suffit de sélectionner.

Jean dit: 18 juillet 2017 à 9 h 09 min

Gratiné, notre nouveau président. Fortement soupçonné de s’être gobergé à tout va à Las Vegas aux frais du contribuable. C’est le même qui, dès quinze ans, s’envoyait en-l’air avec sa prof de lettres. Toujours le même qui proclame que « la France » est coupable de la rafle du Vel’d’Hiv’. « Des Français », cela eût largement suffi, mais notre président se soucie peu de ces misérables nuances. C’est toujours le même qui s’épanche coup sur coup en mamours indécentes avec deux des chefs d’Etat les plus réacs de la planète, Trump et Netanyahou. Quant à son outrageusement botoxée moitié, a-t-elle oublié que le détournement de mineur par personne ayant autorité, cela existe dans notre Code Pénal ? Je sais bien qu’il doit y avoir prescription, mais tout de même. en tout cas, nos pédophiles et assimilés pourront désormais se prévaloir de l’exemple présidentiel. Qu’en pense Monsieur Delahaye ? Ah, décidément oui, gratiné, le macaron ! Lançons l’alerte !

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 8 h 54 min

je vous l’ai déjà dit, ne pas se gourer.
Sur la carte, Walibi et Izieu c’est la même sortie d’autoroute.

renato dit: 18 juillet 2017 à 8 h 41 min

Faut pas trop demander, le gars a trouvé aux pouces les fiches d’un prof qui ne s’intéressait pas à la paléontologie, donc pas de fiche sur Homo neanderthalensis.

bob dit: 18 juillet 2017 à 8 h 20 min

Wg
quand vous insultez vos ancêtres néandertaliens, mettez des « »
Plus ça va, plus les découvertes archéologiques montrent qu’ils n’étaient pas les brutes épaisses que le voudrait la légende, loin s’en faut
(boug et JC, vos gu..)

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 8 h 17 min

lvdlb fournit des efforts considérables pour transformer la furie du pseudo principale en une douce résidence secondaire où elle ne passerait pas son temps à chercher des noises à tout un chacun, une migration à l’est de l’Eden . Entendu Maylis de Kerangal parler de son travail d’écrivain sur Fr Culture, 46ans, j’ai été surprise de découvrir le parcours d’étude qui est sien, éclectisme des matières, master d’histoire mais bizarrement en géographie, elle passa une année à la BNF en compagnie de cartes, plans …

renato dit: 18 juillet 2017 à 8 h 16 min

« … écouter sur leurs ondes [FC] Jack Lang pontifier sur la portée universelle du théâtre… »

Beau portrait de JL militant pour la cause du théâtre par Goscinny et Uderzo dans un épisode d’Asterix dont le titre refuse de revenir à la surface…

renato dit: 18 juillet 2017 à 8 h 06 min

À front d’une grande culture de la crise qui change la perception des choses, du monde, de l’humain, de la vie, le rappel à l’ordre, induit par la conscience angoissante de la crise chez ces porteurs de la syndrome de l’arrière-cour que, victimes des grands stéréotypes culturels et du confort des formes connues — ce qui implique un choix idéologique —, semblent ne pas comprendre que « les choses ne sont pas, qu’elles adviennent » ; prisonniers de leur misanthropique narration du présent construite en miroir d’un passé fantasmé — un âge où le miel coulait des robinets directement sur des tanches de brioche déjà beurrées et d’autres robinets coulaient du Barbaresco, du whisky 25 ans d’âge, du café et tant d’autres délicieux breuvages qu’aujourd’hui ne sont fournis que contre des plus ou moins consistants oboles —, broient plein d’idées fixes — ou contantes culturelles — hors-jeu depuis longtemps déjà, obstinément répétées avec emphase et exubérance péniblement manifestées. On s’ennuie dur ; parfois on rit mais l’ennui domine ; il faut donc que je trouve des trucs amusant pour meubler le temps : le living & swimming étant devenu un passe-temps fatigant — trop de gens sur les plages avec tout ce qui va avec —, je me remettrais volontiers au billard — pénombre, ambiance studieuse, intéressant background sonore, pas besoin de boissons froides, bonne conversation — ; il est vrai qu’une queue est vachement plus lourde qu’un crayon, l’on peut néanmoins poser l’outil entre deux coups, en outre on peut jouer seul — contre soi-même : divergence entre substance et virtuosité, entre ce que je suis et ceux que je sais faire — ; en alternative, un banc public quelque part où il y aurait de l’eau, de la verdure et des oiseaux, un couple de martins-pêcheurs, par exemple ; quitte à me retrouver assiégé par quelques fainéants incapables d’occuper leur retraite sans emmerder les autres avec des opinions politiques et des constructions culturelles élaborées à coups d’apéritifs — des torrents d’eau sale —, il faut que je me dote d’une efficace stratégie de repoussement ou que je renonce au banc public en faveur d’un bout de terrain herbeux dans un coin ombragé et tranquille ou d’une place à l’abri d’un rocher près de l’eau, d’où prêter attention aux ablettes, à la pluralité de leurs positions, à leur discontinuité rythmique, où on peut conjecturer qu’il n’y ait d’espace que pour la seule conscience du présent ; continuité et discontinuité des signes : donner au comportement des ablettes le même statut que je donnerais à n’importe quelle forme codifiée de culture — on peut se poser la question de savoir comment « l’on devient témoins de sa propre subjectivité« , ou mieux, et tant pour énoncer une grande banalité, « comment nous nous posons comme sujet à front d’un objet« . Ondoiements et incertitudes, on s’occupe parfois de choses erronées, ce serait une méthode à suivre : « il y a différence entre conviction philosophique et assentiment poétique ».

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 8 h 01 min

mordue absolument, parce que c’est un JEU

Merci pour tous ces apports techniques sans lesquels nous n’aurions sans doute pas compris. Prof, oui à chaque discipline son maître à moins d’apprendre seul et de courir le risque d’adopter des défauts qui ensuite devront être corrigés. N’est-ce pas justement ce tennis-man à la longévité étonnante, Federer qu’on a coutume de nommer ainsi, ceci dit ce sport nécessite une excellente forme physique et bien que l’ayant approché jeune je n’ai pas cette chance d’avoir pu en disposer. Comme j’aimais le son des balles sur la terre battue, la quiétude des cours, je me souviens m’être attardée longuement pour admirer le jeu de l’une des affiliées assez douée du tennis club local, jolie blonde à la silhouette fermement élancée qui ne se lassait pas et jouait des heures entières imprimant la sonorité régulières de ses frappes dans la tranquillité de l’été champenois.

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 7 h 57 min

Quittons nous -, il fait trop beau pour travailler – sur l’admiration que nous devons porter au Sultan ERDOGAN qui déclare tout de go : « L’égalité hommes-femmes est contre-nature »

Voilà un musulman qui applique la Loi au sens juste et qui a toute sa place parmi nous. Vivement l’entrée de la Turquie en Europe, par Mustapha Kemal ! ….

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 7 h 47 min

Alors que l’on tape à bras raccourci sur ce géant de la pensée, Donald TRUMP, dont l’épouse Melania occupe à temps plein les miennes, personne ne conchie MADURO, le Vénézuelien !

Pourquoi épargner cette caricature de Mélenchon sud-américain, dictateur en puissance, bon à rien, catastrophe démocratique … ?

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 6 h 22 min

De même que le précédent, Petit Bedon Casqué, s’offrait à l’Elysée les services d’une actrice au charme indéniable, l’actuel devrait embaucher, pour soins intensifs, un pédopsychiatre …..

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 6 h 01 min

Ce discours de Bébé MACRON au Vel d’Hiv est d’une nullité terrible ….

Impossible de croire à ces paroles verbales !

Seulement acceptable pour les lèches-cultes dont nous ne faisons pas partie ! Pardon … parti !

olga dit: 18 juillet 2017 à 1 h 59 min

jean Langoncet 01h30. Vous débordez d’idées. J’y avais pensé. C’est, selon moi, l’une des plus belles fins d’Antonioni. Avec « la Notte » qui se termine ds un parc, également.Pas besoin de commentaire, c’est extra, c’est simple, c’est d’une habileté raffinée.

Je viens de revoir « épouses & concubines » superbe mais parlant français, vraie ineptie, d’autant qu’on y parle peu. On y hurle. Un film tout en cadrages,avec le blanc obsédant de la neige.

olga dit: 18 juillet 2017 à 1 h 43 min

D 22h20. Comme vous avez raison de n’aimer ni le tennis, ni Olga. The right man in the right place, tout est parfait !

WGG, c’est gentil de ne pas me détester, même sans raison valable. Dans « Yvain », vous êtes très intéressant.Pour le reste, c’est un peu trop touffu, trop ardu pour moi; tous ces écrivains que vs convoquez, laissez les dormir de temps en temps..

olga dit: 18 juillet 2017 à 1 h 23 min

jean langoncet 0h48 .Absolument exceptionnel, 10′ de jeu, flamboyantes. Qui disait donc, en 1990, que les matches de filles ,c’était de la gnognote, comparés à ceux des garçons? tous les coups du tennis y passent, et avec légèreté, sans hurler,elles dansent sur le court.C’est l’US Open, donc un revêtement qui s’y prête.Et Sabatini bat Stefi; une joueuse magnifique Gabriela Sabatini, et très belle; jamais je ne suis allée à l’US Open; qqfois à R.Garros, ms il est difficile d’avoir des places.Je suis allée à Rome, très beau tournoi; terre battue,bien sûr. Un court, en plein air, au soleil, avec des canotiers, des panamas ou des parapluies,et le bruit de la petite balle …
Merci d’avoir déniché cet extrait magnifique.

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 1 h 07 min

On sent bien, avec cet extrait de discours pour la commémoration d’hier, tout le regret du president macaron de ne jamais pouvoir être père. Quand il essaie, tout sonne faux. C’est bien un rôle de composition pr lequel il est le plus mauvais .

Bloom dit: 18 juillet 2017 à 0 h 46 min

Des paroles que tous les parents et les enseignants de France devraient lire et faire lire à leurs enfants:

«Les enfants du Vel d’Hiv auraient aimé aller à l’école de la République, obtenir un diplôme, un métier, fonder une famille, lire, aller au spectacle. Ils auraient aimé apprendre et voyager. Et leurs parents auraient voulu les voir grandir, vieillir ensemble. Tous auraient voulu aimer et être aimés. Nous leur avons redonné un nom, un prénom, des âges et des adresses.
A ces enfants, je veux dire que la France ne les oublie pas, je veux dire qu’elle les aime, je veux dire qu’elle fera tout pour que leur supplice nous exhorte sans cesse à ne céder ni à la haine, ni à la rancœur, ni au désespoir.
Nous ferons, les enfants, une France où vous auriez aimé vivre. Nous ferons, les enfants, une France où vous vivrez toujours.
Vive la République, vive la France.»

– E. Macron, 16 juillet 2017 – Mémorial du Vel’d’Hiv.

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 juillet 2017 à 0 h 45 min


…je crois aussi, que nous ne pouvons pas,…rester les bras croisés, ou avec d’autres sciences,…
…à attendre, que la mort, vienne nous cueillir,!…

…des commentaires, Oui,!…mais avec plus de réalismes à tout les liens,…nous vivons, à nos époques modernes,…les situations antérieurs d’ histoires,…peuvent rester, comme les livres et doctrines, des  » abcès  » du passé, tout court,…
…et en faire un calcul matriciel, vectoriel à remettre a jour,…
…etc,!…
…donc, des lectures en courtisant,!…&… commentaires,!…
…faites vos jeux,!…of course,…
…dans plus,…

olga dit: 18 juillet 2017 à 0 h 42 min

jazzi 23h04. Pas question, je n’arpente pas l’espace! je cours sur les courts,en pas chassés. La marche ? vous n’y pensez pas! même si j’ai lu » le goût de la marche ». Mais je vous pardonnerai difficilement « le goût de Montpellier »…

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 0 h 12 min

Justement. A propos dune décoincée du string, voilà que la ministre féministe du gouvernement Philippe II, qui a écrit un livre  » maman travaille », aurait en fait écrit des livres plutôt du genre  » maman fait le trottoir ».

« Vous avez aimé Osez l’amour des rondes, le guide érotico-humoristique de la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa ? Dans ce cas, il est probable que vous raffoliez des oeuvres complètes de Marie Minelli.  »

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/marlene-schiappa-a-t-elle-ecrit-des-livres-erotiques-sous-pseudo_1925515.html

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 0 h 11 min

« Ouaip, Mike Horn, c’est Rimbaud qui débarque à Aden. »

Pourquoi pas Rocco Siffredi, tant que tu y es, LVDLB !

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 57 min

T’es même pas capable de comprendre que ce que j’écris va nettement au-delà d’une fiche du bac, tellement t’es frustrée, ma petite chatte. Fait te décoincer du culte un peu…

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 45 min

La réponse que donne Rabelais à cette angoissante question d’un ordre humain du monde possible, c’est l’utopie de l’abbaye de Thélème. Mais c’est réservé aux âmes bien nées, pas aux néandertaliens du blog à Passou. La pensée de Rabelais est au fond très aristocratique contrairement aux clichés à son sujet que véhicule le lycée. Il y a même chez lui une doctrine de la grâce qui rappelle étonnement celle de Pascal. Pour Rabelais, le commun des mortels a besoin de la grâce pour se diriger dans la vie sinon c’est un fruste, un rustre, un barbare. Seules les âmes bien nées sont autonomes. C’est typiquement une pensée élitiste, très aristocratique qui reprend à son compte tout l’héritage romain de la tradition de la noblesse sénatoriale à Rome. C’est très loin de la pensée de Bakhtine au fond qui n’a pas intégré à sa réflexion sur Rabelais cet élément très antipopulaire.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2017 à 23 h 43 min

Bas rosis et le poltergeist deux crétins arrivés au bout de la connaissance à l’heure du web…

On va continuer de troller, vu que C. Delahaye en est maintenant à la prière du soir…

Ouaip, Mike Horn, c’est Rimbaud qui débarque à Aden. En ayant tout oublié de la poésie. Et armé.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 39 min

Ce qui est fascinant aussi chez Rabelais, c’est que c’est lui aussi, avec Machiavel, un des premiers « penseurs » (je le mets entre guillemets parce que c’est d’abord un écrivain) de la vie sociale comme étant une guerre, bien avant Hobbes, un bon siècle avant. Au fond, c’est ce qui est le propre de l’humanisme et de la modernité, cette pensée du social en tant que guerre de tous contre tous et comment penser dès lors un ordre du monde possible. Il y a là quelque chose de fondamental dont on n’est toujours pas sortis semble-t-il.

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 23 h 34 min

« Il y a eu une période sur terre où coexistaient de nombreuses races différentes d’hominidés. C’est une idée complètement fascinante. »

Pas tant que ça, WGG, sur le blog à Passou les hominidés sont tout aussi différents !

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 32 min

Oui, ça donne le vertige l’histoire des hominidés sur terre. Dix millions d’années, on n’arrive même pas à se représenter ce que c’est.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 30 min

Hier ou avant hier, il y avait une excellente émission sur la découverte d’un nouvel hominidé du genre « homo » (vieux de 1,9 millions d’années, qui aurait enterré ses morts dans une grotte où on a retrouvé une quantité phénoménale de squelettes d’âges typiques de ceux qu’on trouve dans un cimetière.

Il y a eu une période sur terre où coexistaient de nombreuses races différentes d’hominidés. C’est une idée complètement fascinante.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 26 min

Et Machiavel, bien sûr aussi, grand penseur de la guerre, on l’oublie souvent. D’ailleurs le bouquin d’Emmanuel Terray commence par rappeler les thèses de Machiavel sur le sujet.

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 23 h 25 min

Tu t’es trompé de rayon, le sport c’est au rez-de-chaussée !

Pour la peine, le prologue de mon Goût de la marche.

BRUCE CHATWIN

De l’origine du marcheur

L’Homme serait apparu en Afrique, il y a environ six millions d’années. Pas vraiment dans le désert, mais plutôt dans la savane, quelque part entre le Transvaal et l’Ethiopie. En se redressant sur ses jambes, son cerveau ce serait sensiblement développé. Dès lors, il s’est mis à marcher, car, à l’origine, il était essentiellement nomade et vivait de la cueillette. Ce n’est que bien plus tard, qu’il s’est sédentarisé. Progrès, vous avez dit progrès ? Il se pourrait bien, qu’au hasard de la sélection naturelle et d’un nouveau bouleversement climatique de la planète, il soit contraint de remonter dans l’arbre d’où, plus sûrement que du singe, il semble qu’il descende !

« L’information réellement importante, c’est que nous appartenons à une lignée très stable.
Les ancêtres de l’homme furent des « généralistes », des créatures résistantes et débrouillardes qui, pendant la période qui a correspondu à celle de l’impala, ont dû se sortir de bien des situations embarrassantes sans avoir à se diviser en plusieurs espèces à tout moment. Il s’ensuit que, dans l’histoire des hominidés, tout changement structurel majeur s’explique par une terrible pression extérieure et que, par ailleurs, nous devons disposer d’un soutien instinctif et moral beaucoup plus rigide que nous ne l’avions supposé jusqu’à présent.
Depuis la fin du miocène, on n’a constaté, en fait, que deux « bonds en avant » principaux, espacés l’un de l’autre de quelque quatre millions d’années : le premier est associé à l’australopithèque, le second à l’homme :
1 – La transformation du bassin et du pied : le singe forestier évoluant de branche en branche, cède la place au marcheur de plaine ; au quadrupède qui se déplaçait sur les mains succède le bipède dont les mains sont libres pour d’autres actions.
2 – Le développement rapide du cerveau.
Il s’avère que ces deux « bonds » ont coïncidé avec un refroidissement et un assèchement subits du climat.

Il y a environ dix millions d’années, notre ancêtre hypothétique, le singe du miocène, devait vivre sous les hautes frondaisons de la jungle tropicale qui couvrait alors la plus grande partie de l’Afrique.
Comme le chimpanzé et le gorille, il devait probablement changer de lieu de repos tout en limitant prudemment ses déplacements aux quelques kilomètres carrés de son territoire où il trouvait toujours de quoi manger, où la pluie tombait en rigoles le long des troncs, où le soleil éclaboussait parcimonieusement les feuilles et où il pouvait, en se balançant de branche en branche, échapper aux dangers qui rôdaient au ras du sol.
(J’ai vu le crâne fossile d’une hyène du miocène en provenance du lac de Ternifine au Tchad, animal de la taille d’un taureau et pourvu de mâchoires capables de cisailler une patte d’éléphant.)
A la fin du miocène, cependant, la taille des arbres commença à se réduire. Pour des raisons encore imparfaitement connues, il semble que la mer Méditerranée ait absorbé environ six pour cent de tout le sel océanique du monde. Cette baisse de la salinité entraîna la glaciation des mers autour de l’Antarctique. L’étendue de la banquise doubla. Le niveau de la mer s’abaissa et la Méditerranée, coupée de l’océan par un isthme à Gibraltar, devint un vaste lac salé soumis à l’évaporation.
En Afrique, la forêt tropicale se réduisit à quelques zones isolées, là où l’on trouve actuellement les singes arboricoles, alors que sur toute la partie orientale du continent, s’étendit une « savane mosaïque », pays d’arbres clairsemés et d’herbe, où alternaient la saison sèche et la saison des pluies, l’abondance et la disette, les inondations et les lacs de boue séchée. Tel était le biotope de l’australopithèque.
C’était un animal qui marchait et qui probablement portait des charges. La bipédie, qui s’est accompagnée du développement du muscle deltoïde, semble présupposer le transport de poids – vraisemblablement la nourriture et les enfants – d’un point à l’autre. Cependant ses larges épaules, ses longs bras et ses orteils accessoirement préhensiles font penser que, dans sa forme « archaïque » tout du moins, il passait encore une partie de son temps, ou trouvait refuge, dans les arbres. »
(« Le chant des pistes »,traduit de l’anglais par Jacques Chabert,
Grasset & Fasquelle, 1988)

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 24 min

D’ailleurs étrangement Eliette en revient au Diable elle aussi. Il faut que je me relise tout ça. Le diabolique c’est précisément ce qui sépare, ce qui isole, ce qui empêche tout lien. Il faut relire La Diabolie, de Jean-Claude Reichler, les deux volumes de Raymond Aron sur Clausewitz, Clausewitz et le bouquin d’Emmanuel Terray sur Clausewitz, intitulé simplement Clausewitz, chez Fayard (super bouquin d’un penseur marxiste, soit dit en passant !)

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 23 h 15 min

« Non, je ne pense pas que « tout est là ». »

Je parle de littérature, moi, pas de télé-people-realité, LVDLB !

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 23 h 05 min

Rabelais mêle d’ailleurs deux types d’explication au déclenchement de la guerre de Picrochole : une explication classique pour le Moyen-Âge (Pichrocole est possédé par le Diable) et une explication beaucoup plus moderne, de nature humaniste (la guerre a été déclenchée par un vide, une absence de raison, une privation du Bien).

On voit toute une lignée de penseurs qui s’alignent sur cette façon de penser le mal depuis Saint-Augustin en passant par Thomas d’Aquin qui est très en avance sur son temps à cet égard et pose les fondements conceptuels de la modernité jusqu’à Hannah Arendt.

Après on a la Petite métaphysique du meurtre d’Eliette Abecassis, qui essaie d’aller un chouia plus loin. En disant notamment que le Mal c’est précisémnt l’impensable et non pas seulement l’impensé. Ce qui me paraît fort bien pensé… après la Shoah.

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 23 h 04 min

« là où je vais en août, je vais pas mal arpenter l’espace. »

N’hésite pas à proposer à Olga de t’accompagner !

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 22 h 54 min

En effet, Jazzi, ce fut une excellente idée ! Je vais essayer de me le procurer, tiens ! Parce que là où je vais en août, je vais pas mal arpenter l’espace.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 22 h 52 min

Car il s’agit d’expliquer l’origine et l’existence du mal. Le mal ne peut pas être une substance indépendante, vu la toute puissance et la bonté suprême de Dieu. Tout mal dès lors n’est qu’un manque, une privation de substance.

Mais c’est une façon de s’en tirer à bon compte en sauvant finalement l’homme en dernier ressort comme image de Dieu. La Shoah nous a permis d’apercevoir en l’homme d’autres abîmes bien plus insondables et rétif à toute métaphysique du mal. C’est bien là où nous en sommes d’ailleurs en ce début de XXIè siècle.

Mais c’est intéressant de voir qu’au fond Rabelais se pose exactement les mêmes problèmes que Hannah Arendt !

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 22 h 39 min

On voit à cela d’ailleurs tout ce que la pensée d’Hannah Arendt doit à Saint Augustin, qui définit le mal comme privation de pensée là où il aurait dû y avoir pensée. Le mal, c’est de ne pas penser. Les nazis sont antisémites faute de penser. On voit d’ailleurs tout au long des siècles cette conception du Mal se réaffirmer sous diverses formes, notamment chez Rabelais qui pense la guerre (Rabelais ancêtre de Clausewitz, de Sun tus et de Raymond Aron et de Lionel Terray, mais Clausewitz a précisément une tout autre conception de la guerre, comme prolongement des guerres intestines et sociales, l’origine de celles-ci étant reportées à un temps mythique, in illo tempore) comme privation du Bien dans la guerre Picrocholine qui met en jeu des fouaces (le pain) et les raisins (le vin) dont le déclenchement est fondé sur une absence de raison, un arbitraire total, un vide, une privation de la coutume qui régnait entre les gars de Lerné et les gars de Seuilly…

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 22 h 29 min

Moi, je n’aime ni D ni Jean Langoncet, qui m’indiffèrent. Comme dit saint Augustin dans ses Confessions (VII, 12) : Omnia, quæ corrumpuntur, privantur bono. Ce que confirme Thomas d’Aquin, qui écrit dans sa Summa theologia : nihil autem est aliud malum quam privatio alicuius boni (IIa quæstiones 78 art.1).

En revanche Olga m’est sympathique, et je me demande bien pourquoi.

rose dit: 17 juillet 2017 à 22 h 26 min

cela n’a rien à voir avec Anne, ma soeur, ma soeur Anne, ni avec Barbe bleue, le terrifiant, mais avec les hospitaliers de Jérusalem et avec les Templiers.

D. dit: 17 juillet 2017 à 22 h 20 min

Je n’aime ni le tennis, ni Olga, qui m’énerve, ni « Jean Langoncet ».
Voilà c’est dit. Je n’y reviendrai plus.

rose dit: 17 juillet 2017 à 22 h 10 min

tennis mis à part, fin de journée moment marquant ; croise une camionnette blanche, de travailleur, et grosse inscription sur la caisse arrière, en très grosses lettres jaunes citron :
Regarde moi Venir.

voilà.

Cela m’a remplie de bonheur, un peu plus de cinq secondes. J’ai trouvé la référence littéraire, le bonheur s’est accentué, puis doucement évanoui, évanescent.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 20 h 55 min

Ce que dit Jeaznne Hersch sur Socrate éclaire indirectement le rire chez Rabelais. Le rire rabelaisien, c’est précisément le moment du ici et maintenant de la liberté du lecteur, « the fucking point », comme on dirait aujourd’hui… La référence au coq d’Asclépios lors de la mort de Socrate s’y trouve d’ailleurs, je crois bien dans le Pantagruel.

olga dit: 17 juillet 2017 à 20 h 52 min

jean Langoncet : Vilas torillon musculeux //à la superbe volée haute de revers.Seule la seconde partie de la phrase est avérée.Vilas mesurait 1m82… Parlons volée ? Edberg, service/volée,superbe revers. Une illu, peu expressive, les joueurs sont toujours coupés en deux, dommage.
http://l.yimg.com/ea/img/-/130110/stefan_edberg_400_18eslmk-18eslnj.jpg?x=400&q=80&n=1&sig=QQIIFm0cc5TU_ddjDv4j1g
On est au tie break, le méchant robot va nous expédier en modération; jouer les Mc Enroe sera difficile…

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 20 h 47 min

Nous n’avons manifestement pas la même crémerie. Nous n’habitons pas la même planète, mon pauvre JJJ. J’ai toujours dit que je n’avais vraiment rien à partager avec des gens comme vous. Ça se confirme. Vous êtes plus du côté néandertalien que de celui d’homo sapiens… Il y a juste une petite ébauche de sapiens en vous, quand on fouille bien, mais faut fouiller…

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2017 à 20 h 43 min

S. Tesson a inventé la nouvelle marche; celle qui va devenir un exploit en macronie en marche à trop « haut débit » médiatique.

La marche  » blanche ».

Jean Langoncet dit: 17 juillet 2017 à 20 h 19 min

Vilas ? Le torillon musculeux à la fameuse volée haute de revers ; pour la finesse faite jeu sur clay court, voir Panatta . Hélas, rien de bon à portée de clic. Sur le green set de l’US Open (ou le Queens ?), un match opposant McEnroe à Gerulaitis ; huit heures, sandwich au pâté et coco à chaque changement de côté. un autre monde en effet

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2017 à 20 h 18 min

C’est ce qui est très étrange concernant C. Angot, elle revient près de 20 ans plus tard, vers ce qu’elle a fui et qui nous l’avait fait connaître, dans ses premiers livres.

________________

Faut updater  » Passou », changement de décor.
Le président macaron c’est pas Machiavel, c’est Bonaparte, et c’est la rentrée littéraire !

« Macron Bonaparte, paraîtra à la rentrée prochaine. »
http://www.20minutes.fr/politique/2105471-20170717-passe-armes-budget-defense-recadrage-mediatique-faute-politique-majeure

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 20 h 01 min

La marque de fabrique de Vanessa Burggraf, c’était les fake news. Celle de Yann Moix, c’était les questions incompréhensibles (y compris pour lui-même). Pour Angot, on imagine déjà le pire…

Janssen J-J dit: 17 juillet 2017 à 19 h 54 min

@ Ozymandias, il y a quelque chose qui ne colle pas, entre vos aimables fiches de lecture de naguère que vous n’avez du reste jamais renouvelées, et votre actuelle prise de défense du matamore wgg que vous encouragez à ne pas désarmer. Je suis assez surpris.

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 19 h 53 min

« Il s’avère que les deux journaleux du monde libre n’ont lu AUCUN livre de Christine Angot. »

Cela signifie que les livres qu’Angot a écrits, si minces soient-ils, deviennent parfaitement annexe. On la considère maintenant comme un personnage uniquement médiatique, superficiel, qui fait des « coups » quand elle passe à la TV. Il n’y a plus d’écrivain, mais une marionnette offerte à l’appréciation d’un public vulgaire qui en redemande. Angot à ONPC, c’est un changement de carrière total. Ses romans ne lui auront servi qu’à ça : devenir un épouvantail télévisuel.

Janssen J-J dit: 17 juillet 2017 à 19 h 50 min

Ch, chacun a ses conseillers en marches, mais une fois les pieds dans la boue et les ampoules aux métacarpes, sous la caganrd de plomb ou les tourmentes engrêlées, les conseilleurs sont loin et oublieux. On est seul, dans le silence, avec d’autres réminiscences mentales, et à un moment donné, il n’y a plus rien, voila le vide parfait. Un état assez rare, il faut réunir beaucoup de conditions pour l’atteindre. J’espère que vous le connaîtrez, cela ne m’est arrivé qu’une seule fois. J’essaie de le retrouver, ce moment nirvanien, dans mes périples annuels par les chemins d’altitude, je n’y suis encore jamais parvenu. Mais je ne désespère pas. Je vous accompagne en pensée.

olga dit: 17 juillet 2017 à 19 h 24 min

Bérénice , je suis la passionnée de 14h37 ! mordue absolument, parce que c’est un JEU . Les stars que l’on admire dans les grands tournois ont des musculatures entrainées, chouchoutées.Mais il faut simplement apprendre ,avec un prof, comme pour n’importe quel sport, n’importe quel jeu. C’est Leprince-Ringuet, je crois bien, qui a joué au tennis jusqu’à la fin de sa vie,et qui retenait le court pour l’après-midi complète, des matches en 5 sets, bien sûr!
C’est un jeu où l’on apprend ,aussi, à savoir perdre avec élégance.
Les deux jeunes joueuses qui ont gagné cette année R.Garros et Wimbledon ont fait des matches remarquables.

Pat V dit: 17 juillet 2017 à 19 h 15 min

Le Monde – son contenu – s’ est amplement dégradé depuis plus de quinze ans avec la cascade des directeurs…lorsque l’ on constate les agissements de la paire intervieweuse de miss Angot, on croit voir la quadrette des Dalton effectivement réduite de moitié…

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 19 h 06 min

Avec les interviews d’Angot, on se fend la poire, à vrai dire. Elle se prend tellement au sérieux, et elle croit qu’il faut tout dire, brute de décoffrage. Je suis allé sur le site du Monde, mais malheureusement la lecture de l’interview était payante : ça va vraiment pas la tête ! Même payer 1 euro pour ça, non et non, car ça ne vaut rien comme tout se qui se publie dans ce journal prétentieux et vide, qui n’est en effet qu’un torchon rédhibitoire.

Pat V dit: 17 juillet 2017 à 18 h 53 min

« La marche est une critique en mouvement »

Mais encore, Christiane?

( Vous lisez encore ce torchon qui consacre deux pages à Angot?)

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 18 h 48 min

Il a l’air un peu con Sylvain Tesson. Il assimile par exemple la passion pour la marche sans savoir où l’on va à une idée de « beatnik ». Ses références culturelles ne remonte au-delà des années 60 semble-t-il. Il n’a jamais lu Baudelaire sans doute, ni les Surréalistes. Sûrement pas Breton ni Aragon. Voilà la déduction qu’on peut légitimement faire de ses déclarations de revisited beatnik… On en est là aujourd’hui de la transmission de la culture. Ya de quoi avoir la trouille face à ces nouveaux barbares.

______________

Oui, moi aussi j’ai lu Le Prince. J’ai même lu Leprince-Ringuet.

Lacenaire dit: 17 juillet 2017 à 18 h 44 min

Tous ceux traités de « raclure » par JC, lui souhaitent une meilleure santé après la dérouillée méritée qu’il a prise,+ Dédé, en visite à l’hosto, approuve, pas les mémères

Claudio Bahia dit: 17 juillet 2017 à 18 h 19 min

christiane dit: 17 juillet 2017 à 17 h 27 min
Et si là encore Maryam Mirsakhani avait ouvert la voie ? »
Oui, une très belle question! qui mériterait quelques belles réponses de la part de vous tous (moi je n’en suis pas capable, mais cette question m’a transperçé; espoir, douleur, tout est dans cette question)

christiane dit: 17 juillet 2017 à 17 h 27 min

… et en page 20, un beau papier où Nathaniel Herzberg revient sur l’exceptionnelle Maryam Mirzakhani, mathématicienne iranienne morte le 15 juillet 2017.
Elle disait de ses recherches menées à Stanford (Californie) à propos des surfaces complexes : « C’est comme être perdue dans une jungle et d’essayer d’utiliser toutes les connaissances possibles pour les mélanger à de nouvelles astuces, et avec un peu de chances vous pouvez trouver un chemin de sortie. »
N.H. termine son billet par ces phrases :  » Chose exceptionnelle pour une Iranienne, son visage a été reproduit à la « une » de plusieurs journaux, sans voile. Et si là encore Maryam Mirsakhani avait ouvert la voie ? »

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 17 h 01 min

Olga merci pour cette italienne nue….

Je suis moi même en l’absence du vrai JC rete nu par nos miss, effectivement, un nu surpateur.

christiane dit: 17 juillet 2017 à 16 h 56 min

Deux entretiens intéressants sur Le Monde de ce soir (18 juillet):

l’été des débats – « La marche est une critique en mouvement ». Nicolas Truong pose des questions intéressantes à Sylvain tesson et celui-ci y répond avec franchise et finesse. (p.24)

Une double page 22/23, dédiée à Christine Angot « De bris et de fureurs ». Entretien conduit par Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Elle répond à toutes leurs questions et c’est… désarmant !

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 15 h 45 min

J’ai lu Le Prince il y a fort longtemps !

J’en garde le souvenir de conseils de grand pragmatisme, au service d’un pouvoir assorti d’un minimum de morale, à caractère décoratif.

Sûr que ça doit plaire à Bébé Macron !

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 15 h 39 min

« Vitalité du cináma européen. »

Moi, je trouve que c’est un cinéma qui se traîne, surtout pas rapport au cinéma asiatique (japonais, chinois, coréen notamment). Et puis là dedans, le cinéma français, nul de chez nul.

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 15 h 31 min

Métallisée, siège en cuir beige, moquette de 4cm, suspension semblable à la douceur d’une jeune nonne égarée…

Lacenaire dit: 17 juillet 2017 à 15 h 30 min

Quand il a su qu’on arrivait, JC le couard s’est carapaté vitesse grand V, personne ne peut l’arrêter

Bloom dit: 17 juillet 2017 à 15 h 12 min

Vu hier ‘La dernière famille, film polonais un peu pesant, mais assez ingénieusement structuré (10 coups de couteau en trop à la fin, d’après moi), ainsi qu’un excellent film slovène sur les migrants, ‘Comédie des larmes’,sis à Trieste, une des 4 villes de Joyce. Vitalité du cináma européen.

D. dit: 17 juillet 2017 à 15 h 04 min

JC….. dit: 17 juillet 2017 à 12 h 52 min
Celui qui n’a pas possédé une DS21 Pallas dans sa vie d’handicapé automobile ne devrait pas voir droit à la parole, ici et ailleurs ! …

…avec les sièges rouges en velours ?
… les phares jaunes à iode ?
… le lave glace électruque et l’auto-radio GO-PO
… la suspension mollasse ?
…veinard, va !

bob dit: 17 juillet 2017 à 14 h 46 min

« du côté des démocraties  »
arrosé de millions par mussolini (accords de latran 1929 -attribution d’un terrain pour le saint siège, ni un Etat ni un pays ni une nation n’est même pas reconnu dans les institutions internationales

olga dit: 17 juillet 2017 à 14 h 37 min

Tennis , une remarque, pour lâcher 2 » Boucheron & Macron. Que Cilic ait été handicapé par une ampoule au pied, peut-être; mais…ces grds tennismen ont des préparateurs; une ampoule ne fleurit pas comme ça ; les pieds , les pieds, quand on est un grand gabarit avec un poids respectable…
J’ai pensé à un match mémorable en 79 à R.Garros. C’est quand on est ado ou grand ado , que l’on s’enflamme. Victor Pecci, un Paraguyain, vendait très cher sa peau contre l’empereur Borg, impérial au fond du court. Le score (avec wiki) 6-3/6-1/ 6-7 incroyable/ et Pecci n’a lâché le 4°set qu’après une bataille de tous les diables 6-4. C’était du délire.Il est vrai qu’aucun des deux n’avait mal aux pieds ! Traitresse,la terre battue..

bérénice dit: 17 juillet 2017 à 14 h 21 min

Vous aurez remarqué que RF ne joue pas contre un adversaire absent ce qui l’obligerait en plus de son intelligence, de sa résistance et de sa précision à courir de part et d’autre du filet à une vitesse supérieure à sa propre balle soit plus de 200 km/h sur certains services.

bérénice dit: 17 juillet 2017 à 14 h 15 min

lvdlb, ses proches disent qu’il a lu Le Prince et que cette lecture l’inspirerait. Il ne s’agit pas de comparaison .

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2017 à 14 h 13 min

Je ne garde pas un bon souvenir du prof. M.Boucheron sur la RDL. Là avec cette comparaison malvenue entre le president macaron et N. Machiavel, on ne sait pas s’il fait œuvre de courtisan. Typique de certains universitaires de l’akademie de paris pour se faire mousser.

olga dit: 17 juillet 2017 à 14 h 03 min

WGG 13h13. Pas d’accord avec vous. Le « Machiavel » de Boucheron est excellent. Il n’est pas destiné à des savants qui ont lu Machiavel, mais à des gens qui laissent traîner leurs oreilles sur les ondes, qui vont ,pourquoi pas ? avoir envie d’en savoir plus. Le petit livre est là pour ça. Et les livres de la collection remplissent t.bien leur rôle, se vendent bien. Je l’ai lu,même si j’avais déjà lu un peu , « le Prince ».D’accord, je ne me targue pas d’avoir un savoir vaste et clair; il est donc à mes mesures.

bérénice dit: 17 juillet 2017 à 13 h 56 min

D, moi j’aime assez le rose ou le blanc bien frappé avec citron et puis ce côté démodé me va aussi. Qu’a-t-on inventé depuis pour l’apéritif ? Porto trop lourd, ratafia sympa , un Champagne pour commencer et continuer si l’on a que ça . Mes connaissances en matière d’œnologie sont moins que basiques.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2017 à 13 h 56 min

Hier Cilic avait une grosse ampoule au pied. Qu’il en fût guéri à temps, cela n’aurait peut être rien changé au score de cette finale de Wimbledon. Monsieur Rodge a something more que du talent.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 13 h 20 min

Je donne peut-être l’impression d’être en colère mais il n’en est rien. Ce ne sont qu’effet rhétorique. Il ne faut jamais prendre au pied de la lettre les commentaires avec des points d’exclamation. En réalité je suis tranquillement installé chez moi en train de siroter un café tout en pianotant ici ou là. Si vous m’imaginer les cheveux dressés sur la tête et poussant les hauts cris devant tant d’absurdités grotesques, c’est simplement que mes commentaires font bien leur effet et que la rhétorique est une science efficace… Mais je fais en réalité mille choses en même temps.

J’écris mes commentaires (les autres) pour les gens « normaux » comme vous. Il y en a heureusement sur ce blog. Les autres sont simplement des pollueurs qui nous enquiquinent et pourrissent ce blog en empêchant toute réelle discussion intellectuelle. C’est triste et lamentable mais malheureusement je crains que ce ne soit le propre des blogs, où on rencontre des gens qu’on ne fréquente jamais dans la vraie vie et qui nous feraient honte.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 13 h 13 min

Je trouve que la présentation de Machiavel par P. Boucheron manque d’intérêt dans la mesure où il ne se risque à aucune analyse sur le fond de sa philosophie politique ni ne l’oppose à d’autres philosophies du pouvoir. Ce sont des émissions à destination du grand public qui n’apporte pas grand chose à qui essaie de comprendre de quoi on parle au juste sous le nom de Machiavel.

OZYMANDIAS dit: 17 juillet 2017 à 13 h 13 min

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 12 h 55 min

Ne vous mettez pas en colère contre les chiens qui aboient contre vous.
Ces demeurés ne méritent pas du tout votre colère, croyez-moi.
Moi personnellement j’apprécie vos commentaires, même si je n’en suis pas toujours d’accord .
Bravo !

Bloom dit: 17 juillet 2017 à 13 h 02 min

« Ce que Macron doit à Machiavel », ça ne veut pas dire que notre Prince-Président se prend pour lui, mais qu’il s’y réfère, WGG

Le Prince etait le livre de chevet de De Gaulle. On apprenait ca en philo de mom temps que les moins de vingt ans etc.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 12 h 53 min

Même réflexion sur le pouvoir ? Des généralités tout au plus. Tout cela ne veut rien dire. C’est de la frime. Il ne faut pas confondre un homme d’État comme Macron et Laurent de Médicis ! S’il y a eu en France un florentin machiavélique c’est Mitterrand mais pas Macron. Boucheron ne fourvoie complètement.

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 12 h 52 min

Celui qui n’a pas possédé une DS21 Pallas dans sa vie d’handicapé automobile ne devrait pas voir droit à la parole, ici et ailleurs ! …

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 12 h 50 min

« je donne même tous mes livres de Proust à ceux qui les méritent. » (JJJ)
-> Donner du Proust à d’aucuns, c’est comme faire boire un magnum de cigüe à l’autre Grec !

« JC a-t-il une légitimité pour parler de Porquerolles ? » (JiBé)
-> Un document du Bureau des Légitimités du Gouverneur de Porquerolles m’autorise à parler de notre Isle ! Un avenant prévoit d’y adjoindre Port Cros en 2018 ….

closer dit: 17 juillet 2017 à 12 h 45 min

Les réponses de WG sont complètement à côté du sujet et montrent que, soit il ne lit pas mes textes, soit il n’y comprend rien…

Je laisse tomber.

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 12 h 41 min

« Quand et à propos de quoi s’y est-il référé, Jazzi ? »

Il faut le demander à Patrick Boucheron, WGG, ou lire le twit à Passou ?

« L’historien Patrick Boucheron a découvert d’étonnantes similitudes entre le jeune président et l’auteur du “Prince”: même audace, même réflexion sur le pouvoir. »

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 36 min

Il nous fait la leçon prétendument sur le judaïsme, et ne connaît même pas la Genèse avec Adam et Eve. Wgg est une catastrophe nationale !

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 34 min

Et quand il raconte des anecdotes sur son métier de prof, là on touche le fond de la détresse humaine : Wgg apparaît comme un prof raté qui souffre des élèves, que ses cours n’intéressent pas (c’est un mauvais prof) et de la hiérarchie qui, sans doute, ne sait comment s’en débarrasser. Une honte pour l’EN et une catastrophe professionnelle et humaine. Mais quand on fait autant de bourdes que lui, il ne peut en aller autrement…

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 12 h 33 min

Et je renvoie closer aux bouquins de Klarsfeld, notamment le premier tome de Vichy-Auschwitz La « solution finale » de la question juive en France, si toutefois ce crétin veuille comprendre quelque chose à la réalité du droit et de la politique sous l’Occupation.

Ah, on est verni avec ces deux gros couillons de closer et de Delaporte des chiottes. On est vraiment dans la merde…

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 12 h 32 min

« Ce que Macron doit à Machiavel », ça ne veut pas dire que notre Prince-Président se prend pour lui, mais qu’il s’y réfère, WGG !

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 29 min

C’est surtout quand il parle de religion que Wgg commet les bourdes les plus spectaculaires, mais les autres sujets ne sont pas mal non plus. Mais il est vraiment brouillé avec TOUTES les religions ! C’est un comique né, Wgg !!!

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 26 min

Avec les commentaires de Wgg on pourrait faire un somptueux bêtisier qui anéantirait les perles du bac. C’est comme s’il le faisait exprès, Wgg n’en rate pas une !

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 12 h 25 min

JC a-t-il une légitimité pour parler de Porquerolles ? Il n’a pas l’air de savoir ce qui se passe sur l’île !

Janssen J-J dit: 17 juillet 2017 à 12 h 25 min

@11.17 Désolé Delaporte d’occuper la préséance sur la suggestion de jc. L’esentiel c’est de calmer wgg, pas de lui mettre des chiffons rouges, et pour ça, notre jc est très fort !
Je vous invite tous à ma nouvelle conserverie de st malus, le poisson y est pas cher, je fais des prix d’amis et je donne même tous mes livres de Proust à ceux qui les méritent.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 12 h 24 min

C’est pas parce que tu le proclame que c’est vrai, trouducu ! Tout ce que tu dis est faux d’abord. T’es simplement un énorme co.nnard. Comme on en fait de plus en plus d’ailleurs…!

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 18 min

La légitimité du pape est grande, Wgg ! C’est d’abord d’avoir été élu par les cardinaux. Le fonctionnement du Vatican n’a pas l’air de vous plaire, mais qu’est-ce que ça change ?

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 12 h 15 min

Oui, je trouve aussi JC. Macron a lu Paul Ricœur, certes, mais cela ne fait pas de lui un pnseur de la dimension de Machiavel. On peut aussi relire les belles pages que lui a consacré Clément Rosset dans l’Anti-nature. Et on peut relire Gargantua pour avoir un point de vue politique contraire.

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 13 min

Encore une grossière erreur :

« Quelle légitimité peut avoir le Pape quand il prétend nous parler de démocratie ? »

Le Vatican ne marche pas comme une démocratie, même le pape le sait bien. Car c’est un petit Etat religieiux, qui fonctionne consciemment comme tel. Par contre, l’Eglise est, en politique extérieure, du côté des démocraties. Wgg vous êtes un grotesque ignorant !

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 12 h 13 min

« le Pape (…) n’a aucune légitimité. »

Peut-être celle que lui confère les millions de chrétiens répartis dans le vaste monde, WGG !

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 10 min

Je rappelle la bourde monumentale de Wgg, pas plus tard qu’hier :

« Le péché originel est purement chrétien, pas juif du tout. C’est saint Augustin qui a inventé ce truc. » Wgg

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 12 h 09 min

Le fonctionnement de l’État du Vatican, c’est la présence d’une structure d’un Etat du Moyen-Âge en plein XXIè siècle ! C’est totalement aberrant. Quelle légitimité peut avoir le Pape quand il prétend nous parler de démocratie ?!!!!!! Il n’a aucune légitimité.

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 12 h 06 min

Répétons le : il y a entre Machiavel et Macron autant de dissemblance qu’entre Elisabeth Schwartzkopf et Madonna !

Delaporte dit: 17 juillet 2017 à 12 h 06 min

Désolé, mais le plus con, c’est sans doute vous, WGG… qui ignorez que la Genèse appartient à lAncien Testament. Car en plus, vous faites le pédant, constamment, en recopiant (souvent mal, quand vous ne comprenez pas) des tas de trucs piochés sur Wikipédia. Vous ne trompez que vous. Tout le monde vous méprise.

JAZZI dit: 17 juillet 2017 à 12 h 06 min

Les plus belles femmes de France étaient à Porquerolles et JC ne le savait pas !?

« PEOPLE – Une Miss France s’est mariée ce vendredi 14 juillet. Sylvie Tellier, couronnée en 2002, a dit « oui » à Laurent sur l’île de Porquerolles dans le Var. Et pour sa noce, la Nantaise de 39 ans, aujourd’hui directrice du comité Miss France, a forcément invité des anciennes lauréates du concours Iris Mittenaere (2016) Marine Lorphelin (2013), Chloé Mortaud (2009) ou encore Alexandra Rosenfeld (2006) étaient présentes. »

Paul Edel dit: 17 juillet 2017 à 12 h 04 min

Christian Delahaye dans ses passionnantes critiques devrait nous rappeller que depuis Luther le protestantisme à réglé définitivement le problème du centralisme vaticanesque et de sa si lourde hiérarchie dans son « appel à la noblesse chrétienne de la nation allemande » car pour lui comme il n y a qu’ un seul Évangile donc tous les croyants sont placés à equidistance de la parole et en égalité devant
Dieu ….sans parler du problème du célibat réglé lui aussi et des femmes pasteur .

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 11 h 56 min

closer, vous n’êtes qu’un sombre idiot, qui ne comprenez pas plus De Gaulle que Chirac. Vos passions vous aveuglent. Vous n’êtes qu’un crétin de basse extraction.

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 11 h 54 min

Plus que Le Prince d’ailleurs, il faut lire le Discours sur la première décade de Tite-Live où sont exposés les principes de sa philosophie politique fondée sur (la roue de) la Fortune et la virtù. Point de charité chrétienne ici, qui ne serait qu’une faiblesse dans une telle conception du politique. Ce qui permet de comprendre combien Rabelais est du côté des penseurs chrétiens et pas du tout du côté de l’athéisme comme l’a, en son temps, affirmé un peu vite Abel Lefranc, grand rabelaisien devant l’Éternel pourtant.

closer dit: 17 juillet 2017 à 11 h 50 min

A la décharge de Macrounet, il lui était difficile de rompre avec la continuité instaurée par les trois derniers présidents de la République sur la question du Veld’Hiv, lui qui cherche tant à s’inscrire dans la continuité de l’Histoire avec un grand H…

Le vrai coupable, c’est Chirac, supposé gaulliste et qui a entamé la liquidation du gaullisme avec ce revirement incroyable par rapport à la doctrine de ses prédécesseurs.

Si De Gaulle à Londres ne représentait pas la France en juillet 1942, alors il faut admettre que c’était Laval qui la représentait, lui qui gouvernait effectivement mais sans le moindre mandat populaire, venait de dire « qu’il souhaitait la victoire de l’Allemagne » et s’aplatissait pour complaire à l’occupant en lui fournissant le maximum d’aide économique! Qui peut croire qu’il était porteur des convictions du peuple français et représentait « la France »?

Qu’un Bloume, représentant typique de la bobosphère mondialisée le croit, c’est décevant mais compréhensible. Que WG, à mon avis patriote incontestable et amoureux de la culture française, le croit, c’est plus difficile à admettre.

Lacenaire dit: 17 juillet 2017 à 11 h 45 min

Nous sommes arrivés à PQ, tantôt on va faire la fête à JC à l’Institut Bartabacs, Dédé est prévenu

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 11 h 39 min

À mon avis, Macron n doit pas grand-chose à Machiavel, qui est simplement un grand penseur du politique qui s’oppose à une conception chrétienne de l’exercice du pouvoir tenant compte du principe de la charité. Machiavel analyse le politique à partir des seules passions humaines et de leur ressort. Une vision profane du politique.

On peut se rendre compte combien sa vision du monde est moderne et même choquante pour l’époque si on la compare par exemple avec la conception du politique qui se dégage de la guerre Picrocholine dans le Gargantua, de Rabelais, qui est une transposition comique de l’affrontement entre François 1er et Charles Quint, que représente Picrochole. Notamment la « harangue » de Ulrich Gallet, l’ambassadeur des Géants auprès de Picrochole, expose une vision profondément religieuse et morale du pouvoir royal et de la royauté, susceptible de plaire à nombre de penseurs chrétiens de la Renaissance et qui s’oppose à la pensée de Machiavel, par l’usage qui y est fait de la charité.

Rabelais avait pour modèles ses deux grands protecteurs, Guillaume du Bellay et son frère, évêque de Paris, Jean du Bellay, qui étaient en fait de très grands diplomates de l’époque au service de François 1er. C’est eux qu’accompagne Rabelais à Rome. Ce sont eux, fervents partisans de l’alliance de la France et de la Turquie contre le Saint-Empire de Charles Quint, qui servent d’intermédiaires dans les négociations entre la France et le corsaire turc, Barberousse, de son vrai nom Khayr al-Din.

Il y a certes quelque machiavélisme dans cette alliance contre-nature sans pour autant être l’expression d’une diplomatie machiavélienne. La charité l’emporte sur toute autre considération en définitive. Deux hauts personnages de l’État. On peut lire la correspondance du cardinal Jean du Bellay qui a été publiée en 1969, et les lettres de Rabelais à ses protecteurs qui sont en fait des lettres au contenu diplomatique voire d’espionnage au sujet de Barberousse.

olga dit: 17 juillet 2017 à 11 h 32 min

jean Langoncet . Totalement hors-champ mais sur le court ! Le lien fonctionnait très bien, et j’ai vu le Wimbledon 1975. La coupe de cheveux de Connors vaut le détour ! très beau match,c’est un jeu d’agilité,ils montent au filet, sont très rapides. Raquettes petit tamis, pas d’hymnes nationaux , c’est une autre époque.1975!
J’ai cherché le match de 1977 R.Garros, je ne l’ai pas trouvé. Guillermo Vilas vs Gottfried. Vilas fut un de mes joueurs préférés. Comme Ashe, ce n’était pas un cogneur; un jeu tout en finesse, en souplesse.
Hier, Cilic n’était pas à la hauteur. Dommage. Il avait laissé tout son jus en demi-finale. Le match manquait d’intérêt. Maintenant Flushing Meadows. Being retransmet bien. Bonne terre battue,rouge.

D. dit: 17 juillet 2017 à 11 h 30 min

Je n’aime pas le goût grossier du Martini, qu’il soit rosso ou bianco.
Parlez-moi plutôt d’excellents vins blancs secs. Et pas trop frais.

JC..... dit: 17 juillet 2017 à 10 h 55 min

« Tu dois être le plus con de ce blog, c’est peu dire… » (Wiwi)

NONO ! NON ! et NON !…. je revendique ce titre prestigieux, en remplacement de JJJ, empêché*
*on lui a demandé d’ouvrir une boite de conserves, il a acheté une conserverie à Saint Malo….

Widergänger dit: 17 juillet 2017 à 10 h 42 min

Le roman en train d’être vécu, non, puisque c’est un récit au passé :

« Longtemps je me suis couché de bonne heure » rapporte des faits passés qui ont encore une répercussion dans le présent du narrateur comme souvenir. Il a la valeur d’un présent accompli.

Donc ce n’est certainement pas le roman en train d’être vécu si on entend par roman les faits passés.

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