de Pierre Assouline

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La République des livres
Le « Choses vues » planétaire d’Olivier Rolin

Le « Choses vues » planétaire d’Olivier Rolin

Au début, on se dit : Merde alors, encore un écrivain qui se regarde écrire et qui, en plus , le raconte. Dès la première page : « Je ne sais pas si je pourrai aller bien au-delà de cette page… je décide de me laisser mener par les mots… je me jette à l’eau… j’écris ce paragraphe, je m’arrête, me lève, commence à marcher, tourner en rond devant mon bureau… ». On poursuit néanmojns la lecture d’Extérieur monde (302 pages, 20 euros, Gallimard) parce qu’on a un contrat de lecteur avec cet auteur depuis une trentaine d’années. Entendez qu’on le suit de livre en livre et qu’il ne nous a jamais déçu, fidèle à une route tracée en toute indépendance des écoles, modes, tendances qu’il s’agisse des romans, des récits, des essais comme des articles. Et tant pis s’il remet ça ( cette détestable attitude de l’écrivain qui se demande s’il a raison d’écrire, et comment écrire, le genre de choses que l’on bannit dans ces ateliers de creative writing qu’il traite justement de « foutaises » dès la page 11). Car de ce mauvais départ on est aussitôt dédommagé par l’ambition du projet : se raconter sans écrire de mémoires ni autobiographie ni souvenirs, raconter le roman de sa vie sans en faire un roman. Olivier Rolin (Boulogne-Billancourt, 1947) a donc composé un admirable relevé des traces que le monde a laissé sur son existence pour peindre le tableau de la sienne. Il récapitule au mépris de la chronologie. Et tant pis si parfois (p. 56) il remet ça sur le mode « Ce livre que j’entreprends, auquel je commence à croire… » ou même (p. 178), « ce livre dont je ne savais encore s’il allait en être un »…

Des voyages, des villes, des paysages, des révolutions, des climats, des guerres, des rencontres, des ciels, des amis, des femmes. Voilà de quoi est fait ce manège dans lequel on peut grimper quand et où on veut. Ce qui les relie, outre le narrateur ? Ses livres. Un peu les siens et principalement ceux qui l’ont fait tel qu’il est devenu.

« On ne peut pas, même quand la mémoire vous fait de plus en plus défaut, empêcher,les livres de venir commenter la vie et la mort »

Son récit est couturé de lectures, sans la moindre cuistrerie ni le goût de l’épate, certaines classiques (Hugo, porté très haut, de même que Proust et Borges) et d’autres moins, plus aventureuses, souvent étrangères, glanées au cours de ses périples. Qui a lu Le Quart de Nikos Kavvadias ? Moi non plus. Difficile de résister à une lecture aussi emballante lorsqu’on est passionné de littérature – et aussi d’histoire littéraire car l’auteur ne dédaigne pas l’anecdote derrière le grand homme non plus que la visite de la maison du fameux écrivain. Il nous balade ainsi dans une langue parfaitement maitrisée (mais tout de même, écrire avec la sonate en sol majeur, c’est se condamner à n’écouter ni Schubert ni la musique de propre texte), tout en donnant l’impression d’avoir été partout et d’être dépaysé une fois en France. Il est vrai que lire Les Misérable sau Pôle nord, cela modifie le point de vue. Un peu comme de rencontrer une prof de danse à Oulan-Oude, en Bouriatie. Il y a de tout parce que la vie est faite de ce tout. Des gens de peu, des gens inoubliables, des gens bien, des petites gens et même des sales types. Un concentré d’humanité .

«  Chacun a déposé en moi quelque chose que je ne saurais pas nommer, pas une « leçon », certainement pas, plutôt une très mince pellicule, de savoir, d’émotion, de rêve, et toutes ensemble ont composé à la fin ma vieille écaille jaspée de tortue marine »

Ses propres livres en étaient déjà le reflet mais sur le mode romanesque, Bar des flots noirs et L’Invention du monde, Port-Soudan et Méroé sans oublier le formidable Tigres en papier dans lequel il racontait le romantisme révolutionnaire de ses années 60. Ils sont parfois évoqués dans Extérieur monde, mais même lorsqu’ils ne le sont pas, on se sent pris dans un tête à tête complice avec l’auteur, ce qui en fait parfois un livre pour happy few. Pourtant, par la forme qu’il s’est donné et qui n’a rien d’un OLNI (Objet littéraire non identifié), on aurait plutôt envie de le rattacher au Lièvre de Patagonie de Claude Lanzmann et Alias Caracalla de Daniel Cordier.

Nostalgique, Rolin ? Sans aucun doute. Mais au moins lui ne s’en cache pas. Il n’en fait ni un drapeau ni une honte mais le simple fait de le reconnaître vaut aujourd’hui provocation au conservatisme. Sans verser dans la déploration de l’ancien combattant, sans craindre de passer pour archaïque, il demeure attaché à ce qui lui manque du XXème siècle qui l’a vu naitre, à commencer par la langue, des mots qui sentent désormais la naphtaline (« prospectus »), des lieux tramés de passé (les cimetières plutôt que la crémation, les confiterias historiques de Buenos Aires, les quincailleries du Paris de sa jeunesse), des institutions ( la BnF où ses manuscrits sont déjà déposés)… De la nostalgie à la mélancolie, il n’y a qu’un pas franchi par la remémoration de ses amis disparus, ce qui nous vaut des pages inoubliables. Dans le déroulé du film de sa vie, son Extérieur monde est plein d' »Intérieur nuit ».

Taciturne, plutôt sauvage, assez ours dans son genre, autocritique porté sur l’autodérision et la vodka, s’autorisant parfois des piques (« Le Clézio, ce prix Nobel pour boy-scout » et Jules Renard dont il sous-estime le Journal)), Olivier Rolin a composé un livre splendide sur l’éloignement du monde, avec ce que cela suppose de portée universelle, en tâchant de bannir l’intime de ses réminiscences. Il va jusqu’à un autoportrait physique qui découragerait tout caricaturiste d’aller plus loin tant c’est déjà assez cruel mais juste :

« Un être plissé-poché… une figure en carton bouilli éperonnée par le nez… tête de vieil ivrogne… gueule de poisson à grosses lèvres, mérou sortant de son trou… »

Kaboul, Sarajevo, Porvenir, Saint-Petersbourg, Valparaiso, Shanghaï… Où n’a-t-il pas été ? C’est un récit apaisé, presque doux tant il est fluide, toutes colères rentrées, plus rien de bourru. Ce qui lui confère la tranquillité d’une tonalité testamentaire. J’ignore de quoi ce pourrait être le nom mais, au-delà du simple signe ponctuation, un procédé rhétorique y est frappant : la parenthèse. Deux par page en moyenne pendant trois cents pages. Qu’est-ce qu’il intercale ! Battu, Proust ! En principe, selon le Traité de ponctuation française de Jacques Drillon, c’est un message que l’auteur ajoute à son texte, et qui se signale ainsi comme n’étant pas indispensable ; on ne peut les considérer comme des haltes reposantes tant elles sont longues (il y en a même une d’une page et demie !) ; sauf que si on les retirait du texte de Rolin, un tiers du livre disparaitrait ! Voyons les plutôt comme des commentaires, des confidences au lecteur, de nouvelles couches de récit. N’empêche qu’une éthique d’écriture gouverne Extérieur monde : outre le désir d’écrire par éclats et fragments, le fol espoir de n’être le centre de rien « même pas de mes récits ». Une illusion bien sûr mais seul compte le fait d’y tendre. (lire ici un extrait)

Olivier Rolin avoue quelque part que, tout orgueil bu, si son livre qui résonne de tant de lectures pouvait en faire lire d’autres il ne l’aurait pas écrit en vain. Qu’il se rassure. Quant à moi, je vais me jeter sur Choses vues pour le relire. Quarante ans après la première fois, ce sera sans aucun doute un autre livre.

(Photo Wright Morris, photographe actuellement exposé à la Fondation Cartier-Bresson)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 375 Réponses pour Le « Choses vues » planétaire d’Olivier Rolin

Jean Langoncet dit: à

Comme le temps passe…

Jean Langoncet dit: à

Suite au commentaire d’Ozzy sur Comme le temps passe et après que mon libraire n’ait pu me le procurer neuf par ses canaux habituels, j’ai retourné quelques piles de livres -oh combien !- poussiéreuses qui paraissaient devoir séjourner au grenier pour une éternité : mis la main sur une édition originale (Plon) de 1937 du roman de Brasillach acquise en 1961

Chaloux dit: à

La bibliothèque a notre passé, notre présent, et surtout notre avenir, c’est à dire quelque chose de précaire et d’incertain.

Chaloux dit: à

Non, Rose, mais il me semble qu’elle a dit qu’il lui arrivait de le regretter.

rose dit: à

Était-elle partie étudier chez lui ?

renato dit: à

Organisation d’une bibliothèque : il faut voir quel avenir on lui réserve — si on lui réserve un avenir.

Chaloux dit: à

Tout jeune, vers l’âge de douze ou treize ans, j’avais commencé Jean-Christophe, ébloui, et patatras livre mal broché, trou béant de 35 pages, j’arrête là ma lecture. Beaucoup plus tard, j’en ai acheté chez Simone Thomas un exemplaire en un volume façon papier-Bible, mais trop tard, je n’ai pas pu le lire, bien que j’aie gardé le volume, par regret. Il faudrait que je le retrouve pour vérifier cette impossibilité.

(Je viens de remettre la main sur son énorme Beethoven

-M. Yourcenar avait envoyé son premier ou deuxième volume de vers à Tagore qui lui avait répondu en l’invitant à venir étudier chez lui’.

et alii dit: à

t: 7 septembre 2019 à 18 h 40 min
vous oubliez les dicos qui sont parfaits pour la pression

et alii dit: à

tenez les médecins
. L’exposition s’adresse à toute la famille, avec des mises en place ludiques et originales. Rendez-vous jusqu’à 5 janvier 2020 au Chronographe, à Rezé, du mercredi au dimanche, de 14h à 18h. Tarif plein : 3 euros.

« Il y a un vrai fossé entre le grand public qui se passionne pour Lara Croft et Indiana Jones et l’entre soi des archéologues », pointe l’archéologue Valérie Delattre, commissaire de l’exposition « Prenez soin de vous ! Archéologie du soin et de la santé ». Cette exposition a aussi pour but de créer un lien entre les observations parfois arides des archéologues, et les histoires humaines qu’elles sous-tendent, « des gens avec un vécu », résume Valérie Delattre. Organisée par thématiques et non par ordre chronologique, l’exposition rapproche les pratiques au travers de bons dans le temps, du néolithique au 16e siècle.
https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/anthropologie/expo-l-archeologie-du-soin-quand-nos-ancetres-soignaient_137038#xtor=EPR-1-%5BSEAActu17h%5D-20190907

Chaloux dit: à

Il y a un livre que j’ai lu dans cinq ou six éditions différentes, sans pouvoir jamais y entrer, bien qu’il me semblât qu’il contenait des trésors à moi inaccessibles. J’étais à cette époque beaucoup plus obstiné qu’aujourd’hui. Un jour, j’achète au marché au Levallois un septième exemplaire de ce récit, un livre de poche des années soixante, tout ce qu’il y a de plus commun. Je l’ouvre et soudain ce que je soupçonnais vient à moi et littéralement éclate à la lecture. J’avais trouvé le volume dans lequel ce récit m’était accessible.

et alii dit: à

hamlet,cest une faveur pour vous;moi non plus je ne savais pas
Au fait, quelle est l’origine de cette expression ? Au dire de Claude Duneton, elle serait née autour d’un ring : ce sont les boxeurs qui, les premiers, se seraient vu inviter à aller se rhabiller par des spectateurs mécontents. Rien à voir, on le constate, avec la politique, où, à celui qui mord la poussière, on offrirait plutôt une veste !

Bloom dit: à

Claudio Bahia,
je suis très touché de lire que vous connaissez Tagore, son amitié avec Romain Roland, et que vous ayez lu à son propos. Lorsque nous travaillions ensemble au Bangladesh, un ami proche, grand indianiste, m’a appris que Robindro, comme l’appellent affectueusement les Bengalis, était venu à Paris en 1930 rendre visite à Romain Rolland et à Albert Kahn.
Ci-dessous les précieuses images filmées dans le jardin de ce dernier.
Je trouve que Tagore a parfois de faux airs de Tolstoï, en moins ‘exalté’ peut-être…
Bien à vous
https://www.youtube.com/watch?v=FsutHTKcSV4

Pablo75 dit: à

la cécité grandissante qui va m’interdire l’accès aux livres.
Clopine dit: 7 septembre 2019 à 18 h 43 min

Pour éviter cela il faut pratiquer le « yoga des yeux ». Et pour commencer lire « L’Art de voir » d’Aldous Huxley, qui avait appris le braille parce qu’on lui avait dit qu’il deviendrait aveugle. Heureusement pour lui quelqu’un lui a parlé de la méthode du Dr.Bates.

Il y a pas mal de livres sur elle, plus ou moins adaptée. Par exemple:

« Yoga des yeux : 40 exercices et soins pour défatiguer, apaiser, relaxer » de Isabelle Ramuz-VanDamme (5,95 € sur Amazon).

Il y a aussi des sites et des documentaires youtube sur ce thème.

La méthode marche mais il faut pratiquer tous les jours, être très volontaire – comme pour tout dans la vie.

hamlet dit: à

c’est reposant de lire sur sa liseuse la nuit, dans son lit, dans le noir, écran éteint.

hamlet dit: à

pour ceux qui ont l’habitude de lire avec un crayon à la main il existe des marqueurs qui permettent d’écrire des notes ou de souligner des phrases avec une liseuse.

il existe soit des marqueurs effaçables soit des marqueurs permanents qu’on ne peut pas effacer.

je n’ai pas de conseil à donner mais je trouve les marqueurs effaçables quand même mieux sur le long terme.

Delaporte dit: à

« Vous pouvez mettre des dizaines de milliers de bouquins sur une liseuse, qui pèse environ 150 grammes et mesure 10×20 cm2.. »

La femme de Pablito, elle a une liseuse. Elle peut lire sous les draps, dans le noir. Quand Pablito lui fait l’amour, elle patiente que ça se termine en lisant sur sa liseuse sous la couette. Ni vu ni connu. Clopine, pensez-y quand vous passez à la casserole…

Clopine dit: à

J’ai horreur de ma liseuse, pour de vrai. Sa petite couverture noire et lisse si anonyme, son silence (parce que lorsqu’on tourne les pages d’un livre, on fait du bruit, si minime soit-il, et du coup vous êtes d’autorité entouré d’une vibration de l’air), l’incommodité de l’écran digital (trouver le bon endroit à toucher pour accéder aux notes qui ne sont plus « de bas de page » mais viennent occulter la phrase, or je ne sais pas comment font les mômes mais moi je dois avoir des doigts particulièrement gourds : je n’arrive généralement qu’à rendre l’écran tout noir…) La non-odeur de la liseuse, et quand c’est votre voisin(e) de train qui en compulse une, eh bien vous êtes dans l’incapacité de savoir ce qu’il lit. Or, moi je n’ai jamais pu m’empêcher de chercher à savoir le titre des livres que mes voisins lisent, quitte à me pencher indiscrètement pour cela… Avec la liseuse, vous êtes marron sur ce coup-là aussi.

Et pourtant, pourtant… Mes yeux sont si fatigués, mes lunettes ne me servent plus guère qu’à conduire (prudemment), et la plupart des polices dactylographiques sont désormais trop petites pour moi. La pléiade en premier, hélas…

Alors la liseuse, avec sa lumière réglable à volonté et surtout cette possibilité d’agrandir la page est ma seule garantie contre la cécité grandissante qui va m’interdire l’accès aux livres.

Et rien que pour cela, je lui pardonne tout, à ma liseuse…

hamlet dit: à

important : sur le couple « livre / super glue » il faut quand même faire hyper gaffe à pas coller le livre, dans ma bibliothèque j’ai un tas de livres avec des morceaux de tasses, ou d’assiette, ou de carafes collés dessus.

hamlet dit: à

j’oubliais un des usages essentiels du livre : quand on colle un truc cassé.

le couple livre / super glue est un système irremplaçable !

pour peu que l’objet à coller soit un peu biscornu on utilise un livre de poche à gauche, un pleiade dessus, un point seuil à droite et hop !

pour faire ça avec une liseuse on peut toujours aller se rhabiller, ça vient d’où encore cette expression « aller se rhabiller » ?

x dit: à

Parmi ceux qui « se regardent écrire », le lot qui n’a pas trouvé preneur :

« Je dois, autant que possible, me taire et garder pour moi ce que je pense. Si, maintenant, je me suis décidé à écrire, c’est uniquement pour me faire connaître de mon ombre — mon ombre qui se penche sur le mur, et qui semble dévorer les lignes que je trace. C’est pour elle que je veux tenter cette expérience »

« Je m’efforcerai d’écrire ce dont je me souviens, ce qui demeure présent à mon esprit de l’enchaînement des circonstances. Peut-être parviendrai-je à tirer une conclusion générale. Non, j’arriverai tout au plus à croire, à me croire moi-même car, pour moi, que les autres croient ou ne croient pas, c’est sans importance. Je n’ai qu’une crainte, mourir demain, avant de m’être connu moi-même. »

« Je voulais chasser le démon qui, depuis si longtemps, me torturait, je voulais consigner mon tourment sur le papier. Enfin, après quelques hésitations, j’approchai la lampe et commençai de la sorte. »
« J’ai toujours pensé que rien ne vaut le silence et qu’on ne peut faire mieux que d’imiter les butors qui passent leur temps, au bord de la mer, à s’étirer les ailes, dans leur solitude. Mais cela, je n’en ai plus la possibilité. L’irréparable est consommé. Qui sait ? À l’instant même ou, au plus tard, d’ici une heure, une bande de veilleurs ivres viendra m’arrêter. […] Je veux simplement, avant de partir, consigner sur le papier les maux qui, dans ce coin de chambre, lentement m’ont rongé, comme autant de chancres et de tumeurs. Parce qu’il me sera, de la sorte, pus facile de mettre de l’ordre dans mes idées. […] Quand je ne serai plus là, au diable ! Qui voudra n’aura qu’à lire mes chiffons de papier, je m’en fous comme de l’an quarante ! Je n’écris que par ce besoin d’écrire qui me tient. J’ai besoin, de plus en plus besoin, de communiquer mes pensées à mon être imaginaire, à mon ombre. Cette ombre sinistre qui se penche sur le mur, dans la lumière de la lampe et qui semble lire avec attention, dévorer ce que j’écris. À coup sûr, elle comprend mieux que moi. C’est à mon ombre seulement que je puis parler comme il faut. »

Triste privilège, ce roman doit être le seul « classique » étranger à ne pas figurer dans vos opulentes, débordantes bibliothèques.

Il s’agissait de La Chouette aveugle de Sadegh Hedayat (1936), traduit du persan par Roger Lescot en 1953 et édité, comme les autres œuvres de l’auteur, chez José Corti.
Intérêt de niche ? Il n’a pourtant rien d’étroitement « folklorique » ; on l’a parfois rapproché d’Edgar Poe, mais on pourrait tout aussi bien invoquer les dessins paradoxaux d’Escher. Si les motifs de ce roman sont liés à la tradition, leur combinaison et l' »indécidable » qui en résulte peuvent fasciner tout un chacun (aucune connaissance préalable n’est requise, quelques notes concises fournissent des renseignements sur les usages locaux).

hamlet dit: à

j’ai eu une liseuse durant un temps, je l’avais trouvée par petites annonces sur internet, une liseuse fort sympathique, une quarantaine d’année, mère au foyer, je louai ses services 20 euros par mois, au début elle voulait aussi me faire les critiques des livres que lui donnais à lire, je lui ai dit : holà malheureuse ! je vous paye juste pour lire et pas pour critiquer ! sinon j’aurais loué une critiqueuse.

Claudio Bahia dit: à

à Bloom,
je passais en vitesse voir si il y avait du nouveau chez Passou, mais non, rien.
alors je lit le dernier message, celui de Bloom, 16h59. : magnifique message, j’aurais aimé lire plus, j’ai envié votre souvenir de ce delta et de cet immense poète et penseur, R. Tagore. Je me souviens d’avoir gardé longtemps un cahier spécial de l’UNESCO entièrement consacré à Rabindrahnat Tagore (l’orthographe du prénom n’est peut-être pas correcte). Il y était question de ses textes et poèmes, mais aussi de Romain Roland, d’Einstein, d’Oppenheimer, je ne me souviens plus si il avait aussi pu avoir rencontré Edmond Kaiser.
Enfin, merci Bloom

hamlet dit: à

l’autre intérêt du livre c’est par exemple de s’en servir pour caler les pieds d’une table bancale ou de servir de presse quand on colle des plinthes, ou les mettre sur les serviettes de bain sur la plage quand il y a du vent, ou de servir d’escabeau, ou bien sûr utiliser les pages pour allumer le barbecue.

et un tas d’autres usages qui font que c’est pas demain la veille que les livres disparaitront.

et alii dit: à

La peau, organe-frontière avec l’environnement

La peau a une fonction de barrière essentielle
La peau, plus grand organe humain avec une surface d’1,5 à 2 mètres carrés, forme notre enveloppe corporelle extérieure.

Bloom dit: à

Les frontières, chronologiquement, sont géographiques et naturelles. Le reste, c’est après.

La nature ne connait pas les frontières. Elle procède par glissement progressif. Même la séparation terre-mer fluctue – voyez l’érosion des falaises.
Une langue comme le Tamazight des bédouins du Sahara n’a pas de mot pour frontière…

Pablo75 dit: à

Vous pouvez mettre des dizaines de milliers de bouquins sur une liseuse, qui pèse environ 150 grammes et mesure 10×20 cm2..
Clopine dit: 7 septembre 2019 à 16 h 22 min

J’en ai une et je ne te dirais pas le nombre de ebo_oks que je possède, entre autres choses parce que tu ne le croirais pas. Les liseuses c’est formidable pour lires des romans et des polars (ma femme l’utilise tous les jours), pas pour travailler avec des livres (et moi je ne lis presque jamais pour le seul plaisir, même si lire me fait presque toujours plaisir). S’il faut souligner, commenter des phrases, prendre des notes, etc, là l’avantage du livre en papier est énorme (il paraît qu’il y a des liseuses qui permettent de le faire, mais jamais aussi facilement qu’avec un livre en papier).

Et puis, et surtout, il y a énormément de livres qui n’ont pas de version digitale (hier j’ai trouvé chez Gilda – pour 1,50 € – « Connaissez-vous Milosz » -1965- de Jacques Bugé. Allez trouver cela en format ebook…). Ou alors qui ont des versions digitales presque aussi chères que les bouquins en papier, comme dit Lavande. On se ruinerait, donc, à changer les livres en papier qu’on a déjà pour des ebo_oks.

Autre problème: un livre n’est seulement un texte. Il y a des préfaces et postfaces, des introductions, des notes, des chronologies. Je dois avoir une vingtaine de versions des « Pensées » de Pascal différentes, dans lesquelles tout ce qui « entoure » le texte et même son organisation, l’ordre des pensée, est différent.

Par contre, les ebo_oks sont formidables pour une chose: copier des textes. Avant il fallait passer un temps fou à taper à l’ordinateur un texte (ou si on le scannait à le corriger). Maintenant, si on a la version digitale, rien de plus facile. Idem pour trouver une phrase dans un livre ou savoir s’il parle d’un thème, chose très facile avec les ebo_oks.

(Étonnant: el mot ebo_oks en pluriel est interdit ici !!).

rose dit: à

Bloom

Je ne lâcherai pas le morceau.
Les frontières, chronologiquement, sont géographiques et naturelles. Le reste, c’est après.

Le reste, dont entre autres, l’appropriation des hommes sur les territoires avec besoin d’annexer.

et alii dit: à

Les Bishnoïs (hindi : बिश्नोई), ou Vishnoï (de bish, « vingt » et noï, « neuf » en rajasthani, une forme dialectale de l’hindi), sont les membres d’une communauté vishnouïte surtout présente dans l’État du Rajasthan, majoritairement dans les régions de Jodhpur et de Bîkâner, et dans une moindre mesure dans l’État voisin de l’Haryana en Inde. Elle a été créée par le guru Jambeshwar Bhagavan, appelé communément Jambaji (1451-1536).

Les Bishnoïs sont des hindous vaishnav qui suivent vingt-neuf principes édictés par leur gourou (d’où leur nom). Ils se caractérisent par leur végétarisme, leur respect strict de toute forme de vie (non-violence, ahimsâ), leur protection des animaux et des arbres, leur tenue vestimentaire particulière1. On les définit souvent comme ayant une forte conscience écologique. Les Bishnoïs vivaient paisiblement dans des villages isolés loin des centres de peuplement, mais depuis
il y a une page wiki
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bishno%C3%AFs

rose dit: à

moins d’un mois.

et alii dit: à

Depuis le XVe siècle, des hommes et des femmes vivant dans le désert du Thar au Rajasthan, en Inde, sont prêts à donner leur vie pour protéger les animaux sauvages et les arbres avec lesquels ils vivent en symbiose jusqu’à les considérer comme des membres de leur famille. Reconnus comme les premiers écologistes du monde, les Bishnoïs – les 29 en langue locale – suivent les 29 règles établies par leur prophète, Jambheswhar, suite à une vision apocalyptique en 1485, où l’Homme méprisait l’environnement et creusait sa propre tombe. De nombreux individus, issus de plusieurs castes, ont adhéré à l’époque à ce mouvement spirituel. Aujourd’hui, plus de 600 000 Bishnoïs se battent pour préserver la nature et la vie sauvage du désert du Thar.
https://loeildelaphotographie.com/fr/franck-vogel-bishnois/

rose dit: à

Lavande à 16h08

Nous en avions parlé il y a moins d’un moins.
Ex : vous possédez parfaitement l’italien, le parlez, le lisez, soutenez une conversation, êtes parfaitement bilingue.
Il arrive cependant parfois que certaines formules idiomatiques vous échappent ou autres particularismes.
Par/à partir de mashed potatoes, sur a traduction duquel je me suis trompée, je croyais pouvoir penser que nous ne possédions parfaitement que notre langue maternelle.

Pourtant, parfois encore, on rêve dans la langue étrangère, ou on n’arrive pas à la quitter, ou encore on l’adopte (Joyce, Beckett, Ionesco, etc.).

Lavande

C’est un sujetcqui m’intéresse, le langage, les langues. Communiquer.

et alii dit: à

Franck Vogel travaille comme photojournaliste pour la presse internationale (GÉO, Paris Match, Le Monde Diplomatique…) sur des sujets sociaux et environne-mentaux. Il est reconnu pour ses reportages sur les Bishnoïs en Inde et les Albinos en Tanzanie. Depuis 2012, il s’intéresse aux tensions liées à l’accès à l’eau sur les fleuves transfrontaliers. Ses photos ont déjà été exposées au Festival Photoreporter de Saint Brieuc et à Gardens by the Bay à Singapour. Pour l’écriture des textes, il a été assisté par Ségolène Allemandou, journaliste à France 24.

et alii dit: à

ayant trouvé cela par hasard(je cherchais autre chose)je vous le présente néanmoins:
Ingénieur diplômé de l’Institut national agronomique, Franck Vogel a décidé de lancer le « Fleuves Frontières » autour de sept grands cours d’eau, du Brahmapoutre au Jourdain et bientôt le Mékong, l’Amazone et le Gange. Ses reportages sur le sujet sont publiés dans le magazine Géo et feront l’objet d’un livre qui devrait sortir en septembre aux éditions de la Martinière.

rose dit: à

DHH

Très intéressantes propositions telles celles de Perec et d’Éco.

300 livres à ne pas dépasser.

Par tranches de 40 successives. À raccourcir tout le temps.
À étudier.

Merci aussi pour le portrait sensible de Lavande, j’y adhère complètement.

Bloom dit: à

Khulan..
rrrahhh! Khulna, bien sûr, le point de départ des launch qui descendent vers les Sundarbans et les daims tachetés…

Bloom dit: à

Voyez le blême ?

Yes, rose. Comme tous les deltas, menacés de submersion… Bangkok aussi, notez, mais on préfère se focaliser sur le Bangladesh, pays où j’ai passé 5 belles années; pays dont j’aime la très belle langue, le bengali, nobélisée via l’anglais dès 1913, avec Tagore, dont tout le monde connait les ‘Robindro Songit’ poèmes chantés à Dhaka, Chittagong, Rajashahi, Khulan et Jessore (Tagore, un pré-Dylan)
Amar sonar bangla…amar tomake bishon bhalo bashi, tomake chara, ami batchbo na…
Bangladesh khub shundor desh, bangla basha khub shundor basha!
Erik Orsenna a écrit des choses intéressantes sur le delta du Gange et du Brahmapoutre/Jamuna qui se rejoignent pour former la Jamuna avant de se jeter dans le Golfe du Bengale au droit des Sundarbans, la « belle forêt », où règne en maitre le tigre royal du Bengale…
Alluvions, Chorrs, Malraux, mangues de Rajshahi,Chittagong Hill Tracks….fascinant pays où fut inventé le micro-crédit et où les sacs en plastique ont disparu depuis plus de 10 ans, remplacé par le jute, produit local. Atelier du monde et laboratoire de la mondialisation…Rana Plaza, j’y étais alors je me tais car je n’ai pas les mots…
Je maintiens, les frontières sont politiques. Sinon les empires n’existeraient pas et l’Irlande du Nord et du Sud formeraient un seul pays…On peut toujours rêver…
BàV

Jazzi dit: à

Je ne savais pas que j’avais à peu près constitué la bibliothèque idéale de Georges Perec, DHH. Je dois avoir en effet environ 300 volumes. Et bien malgré cela, quand je cherche un titre, il m’arrive le plus souvent de ne pas le retrouver ! A croire que les livres sont facétieux ? Ils se cachent ou disparaissent comme par enchantement au moment où l’on en a le plus besoin…
Un de mes amis était persuadé que j’avais revendu à un bouquiniste son « Penthésilée » de Kleist. Il m’en a accusé durant plusieurs années. Un exemplaire numéroté, qu’il m’avait prêté et que je lui avais rendu. Jusqu’au jour où il l’a retrouvé, coincé derrière une rangée, et qu’il est venu tout péteux s’en excuser auprès de moi…

Lavande dit: à

Oui mais quand vous êtes enthousiasmée par un bouquin vous ne pouvez pas le prêter à un ami, s’il est sur une liseuse (d’ailleurs en le « prêtant » vous avez une chance non négligeable de ne plus avoir à le ranger !)
Par contre c’est une très bonne solution pour emporter des livres quand on voyage. Mais je dois constater que malheureusement un Ebook n’est pas beaucoup moins cher qu’un livre papier… sans le plaisir que procure un livre papier.

D. dit: à

Les quelques socialos subsistant n’ont rien de ringard et remportent comme chacun sait un succès fou. Ces gens-là, qui ont parfaitement su se remettre en question, sont promis à un très bel avenir.

Bloom dit: à

(Ce livre est traduit de l’italien par Nathalie Bauer, cliente de la librairie où je travaille.)

Voilà peut-être la bonne personne pour traduire en français le grand livre de Dan Vittorio Segre, Storia di un ebreo fortunato (Bompiani 1985), que j’ai lu en anglais sous le titre
Memoirs of a Fortunate Jew.
Où l’on suit les tribulations d’une famille juive piémontaise qui crut au fascisme avant que le vent tourne et propulse l’auteur vers la Palestine, d’où il repartira, direction l’Italie, sous l’uniforme de la Brigade juive de l’armée britannique. Un livre essentiel, malheureusement non encore traduit.

Clopine dit: à

Vous pouvez mettre des dizaines de milliers de bouquins sur une liseuse, qui pèse environ 150 grammes et mesure 10×20 cm2..

Je dis ça je dis rien.

Lavande dit: à

Rose 15h08 3)
Qui a parlé de « mashed potatoes » ?
Vous répondez à quelqu’un ou c’est encore un message secret crypté ?

Pablo75 dit: à

rose dit: 7 septembre 2019 à 15 h 08 min

Si tu n’es pas une espionne, tu aurais pu l’être, et une formidable, vu ton style cryptique naturel.

Quant à ton chat, comment ça se fait qu’il n’a pas toujours son bol de croquettes disponible et que tu doives te lever pour le nourrir?

Sur les Catalans, certains ont un « sentiment de supériorité et refus de partage des richesses » (les très, très, très cons) mais il faut savoir que dans les 25 noms de famille les plus communs qu’il y a en Catalogne aucun est catalan. Cela veut dire que la plupart des catalans actuels sont des espagnols « émigrés » en Catalogne pour travailler dans l’industrie que le franquisme a installé là-bas. Le problème vient de la bourgeoisie catalane nationaliste de droite (la plupart des politiques indépendantistes ont des noms catalans), dont beaucoup sont racistes et suprémacistes (parce que très, très, très cons). Et cette bourgeoisie qui a gouverné la Catalogne depuis la démocratie a eu très peur de perdre le pouvoir à cause de la crise économique. C’est CiU, le parti de Pujol, qui a déclenché tout sans se rendre compte de la connerie qu’ils faisaient (ils sont tous repentis aujourd’hui, même s’ils ne savent pas comment reculer).

Aujourd’hui la Catalogne est en pleine décadence économique, plus de 5 000 entreprises sont parties de la région et plus de 30 milliards d’euros de dépôts et c’est une région qui n’est plus gouvernée (ils n’ont plus de budget depuis 2 ans et il y a un bordel ahurissant dans tous les domaines – dont celui de la sécurité, qui fait la une des journaux presque tous les jours).

Du coup le PIB de la région de Madrid est en train de dépasser le PIB catalan. Et tout cela pour obtenir quoi? Rien du tout. Ou si: des dirigeants en prison ou exilés qui seront inhabilités pendant des années (comme Mas l’est en ce moment).

Pablo75 dit: à

Alouette dit: 7 septembre 2019 à 14 h 58 min

J’ai pensé « cataloguer » mes livres avec un petit programme informatique gratuit qui s’appelle « Advanced CATaloguer Pro » et avec lequel j’ai catalogué mes DVDs, des documentaires enregistrés sur dvd et certains de mes disques. Mais pour cataloguer 12 000 – 14 000 livres il faut des mois, sinon des années (c’est comme pour numériser des centaines, voire des milliers de diapos – j’ai un appareil qui le fait, mais il faut une une patience de fou).

Il y a toujours dans nos bibliothèques trop de livres dont la plupart pourraient être éliminés sans susciter aucun manque.
DHH dit: 7 septembre 2019 à 15 h 12 min

(Avec la permission de Clopine, Ed, Rose et autres féministes avérées). Celle-là c’est une réflexion typiquement féminine, que j’ai entendue à ma mère (alors que jeune j’avais 4 ou 5 douzaines), ma soeur, ma femme, ma fille, ma belle-soeur et plusieurs de mes amies, et jamais à mon père, mes frères, mon fils, mon beau-frère, le copain de ma fille ou mes amis mâles.

Quant à la méthode implacable de management d’une bibliothèque de Georges Perec, elle est tout simplement pour les masochistes. Et celle de Umberto Eco est comique, quand on sait que lui avait 45 000 livres.

rose dit: à

Pablo75 dit: 7 septembre 2019 à 11 h 30 min

Le problème catalan n’est pas un problème économique, c’est un problème de Connerie. On mésestime toujours la connerie humaine dans le domaine politique (et dans tant d’autres domaines) et pourtant c’est elle la clé de beaucoup de problèmes.

En Catalogne le 
[…]

Pablo 75, je ne me hasarderai pas à quelconque étude politique.Ni jugement péremptoire sur les catalans.

Me semble que se cumulent -c’est de l’époque, sentiment de supériorité et refus de partage des richesses.

Bérénice dit: à

x, j’ai retrouvé ce texte sur un site au hasard et la consigne est en faut un exercice proposé aux étudiants en Lettres. Je ne suis pas à ce point compétente en ces matières mais passablement paresseuse pour ne pas avoir pris le temps d’effacer cette consigne.

rose dit: à

Chaloux à 11h19
Mon chat a faim signifie je dois me lever pour nourrir mon chat car il a faim.
=> adios amigos, le devoir m’appelle.
=> entre vous et mon chat, mon chat number one.
C’est la vie, faut l’admettre.

DHH dit: à

Il y a toujours dans nos bibliothèques trop de livres dont la plupart pourraient être éliminés sans susciter aucun manque
Pour limiter cette invasion tentaculaire d’ouvrages devenus inutiles Georges Perec définit un principe implacable de management d’une bibliothèque , que malheureusement je ne suis pas arrivée à appliquer :Il préconise de maintenir impérativement à 300 volumes(c’est son chiffre) le contenu de la bibliothèque et en conséquence ne s’autoriser à ajouter un volume que si on en élimine un. Dans le meilleur des cas (Pléiade Quarto )l’arrivée d’un volume permet d’en éliminer trois ou quatre et de faire de la place pour les nouveaux
Pour limiter de manière sélective le nombre de bouquins qui s’accumulent, on peut veiller à appliquer, par une remise en question régulière(annuelle?) des titres en présence, le principe livré par Humberto ECO : Se fixer un effectif par périodes à ne pas dépasser , et sur cette base ajuster en permanence le nombre des titres qu’on conserve , par élimination au fur et à mesure des années A chacun de se fixer ces objectifs On peut dire par exemple par exemple :40 titres de l’année 40 des cinq dernières années ,40 de ce siècle , 40 du siècle precedent, 40 des siècles antérieurs 100 grands classiques de tous les temps
Ainsi tout ce qui présente un reel interet a un moment donné reste disponible ,et le reste est éliminé
Passou nous a livré son mode de management des livres qu’il conserve :Des Quarto et Bouquins tapissant un mur, des Pléiade pour le mur d’en face
Moi j’emprunte beaucoup en bibliothèque puis j’achète ce que j’ai envie de relire
Et avec tous ces bons principes, qui malheureusement ne valent que si on les applique, je n’ai jamais assez de place pour mes livres

rose dit: à

Le Shah d’Iran.

Je vais le débrancher, le correcteur.

rose dit: à

Pablo75 dit: 7 septembre 2019 à 11 h 10 min

Les deux phrases finales d’un long post de Rose sur l’Inde:

« Le Bangladesh, c’est un autre souci, d’ordre géographique aussi.
Mon chat a faim. »

Si ça c’est pas une demande codée de sous à son officier traitant typique d’une espionne en mission sur ce blog, c’est quoi?

Pablo75

Je vais vous expliquer ensuite je vous parlerai de Nathalie Sarraute, enfin je reviendrai sur mashed potatoes.

1/ Le Cachemire est la merveilleuse région montagneuse située au nord de l’ Inde. Frontières Pakistan, Népal, Chine : indienne. La partition 1947, le Cachemire appartient à l’Inde. ( c’est son grenier à blé).
Le Bangladesh est une superbe plaine alluvionnaire située ds le delta du Gange. Inondations=> famines ( déjà écrit). Y règne la misère. (sœur Theresa c’était à Calcutta).
Mon chat a faim : mon chat, qui est impératrice d’Iran (le Shoah d’Iran)m’a réclamé à manger. J’ai tout quitté pour la nourrir car elle avait faim.
Ensuite, j’ai lu.
Oui.
2/Nathalie Sarraute dans Enfance : sa mère lui apprend un message codé :
Si tout va bien pour toi, tu m’écris « je suis très heureuse », et tu soulignes très. Si tu es malheureuse, tu m’écris « je suis heureuse » et je comprendrai que tu es malheureuse.
C’est ce que fait l’enfant qui n’est pas heureuse avec Vera et quin’aile pas la demi- sœur Lily.

Suite à cela, la mère envoie une lettre carabinée au père qui se fâche avec Nathalie.
Nathalie qui écrit qu’elle n’ a désormais plus personne à qui se confier.

Pablo 75

Je ne manipule pas, ni fomente des complots, ni créeé des embrouilles.
Dslée.

3/ mashed potatoes
C’est de la purée. Pas des oommes de terre vapeur.
Même si tu parles couramment l’anglais, certaines nuances t’échappent encore qui font qq. surprises. Le  » fluently » n’est jamais parfait.

Alouette dit: à

Pour ceux qui ne retrouvent pas leurs livres, j’ai eu un jour le même problème. J’ai donc fait le catalogue de mes livres (sous Excel)en indiquant pour chacun l’endroit où il se trouve (Bibliothèque n°1 dans le salon par ex), et à présent, je retrouve toujours tout! Maintenant, je n’ai que 3000 livres, je reconnais que ça fait petit joueur

Pablo75 dit: à

c’est la première année où je trouve ce combat (le rangement d’un bibliothèque, c’est un combat) trop fatigant.
Chaloux dit: 7 septembre 2019 à 13 h 50 min

Il y a quelques semaines, et en prévision des travaux de décembre, j’ai passé quelques centaines de livres d’une chambre à une autre, sans les ranger, et j’ai eu des courbatures pendant 3 jours.

Il y a 22 ans, j’ai déménage à cet appartement, j’avais 6 000 livres (comptés) et ça a été une vraie torture rien que le fait de les mettre dans des cartons au départ et les remettre dans les bibliothèques à l’arrivée (c’est une entreprise qui s’est chargé du reste – qui ont mal calculé la quantité de livres et ont dû faire un voyage supplémentaire, d’ailleurs). Aujourd’hui j’ai plus du double et des problèmes de dos…

Chaloux dit: 7 septembre 2019 à 13 h 55 min

Il faut faire comme Junger, qui avait 35 000 livres et comme ils ne rentraient pas dans la maison du bled où il habitait il avait loué plusieurs chambres dans la maison de sa voisine d’en face pour y mettre une partie de sa bibliothèque…

Pablo75 dit: à

Jazzi dit: 7 septembre 2019 à 13 h 38 min

Moi quand je sors un livre du 2eme rang de l’une de mes bibliothèques je ne trouve pas de la poussière dessus.

Mais je t’en dirais plus quand un décembre je dois les vider…

Pablo75 dit: à

closer dit: 7 septembre 2019 à 13 h 36 min

En France on se plaint des politiques, mais il faut aller voir en Espagne en général et dans les 17 « Autonomías » en particulier. Quand on écoute les débats importants dans le parlement (ils sont transmis en direct sur Youtube) comme récemment celui de l’investiture ratée de Pedro Sánchez, on se dit qu’en France les politiciens sont des types vraiment sérieux et honnêtes – c’est dire…

Macron, à côté de Sánchez (dont on a découvert il y a quelques mois que sa thèse de doctorat en Sciences économiques est un plagiat qu’il n’aurait même pas fait lui-même) est un génie.

Chaloux dit: à

Le problème de l’abondance de livres ce serait plutôt, d’après ce que m’avait dit un dermatologue, toutes les saloperies contenues dans le papier et qu’il faut respirer. La pièce qui me sert de bureau est presque constamment ouverte. Le rêve, une personne de ma famille a acheté sur plan deux appartements mitoyens, un pour la vie de famille, l’autre en guise de bureau…

Chaloux dit: à

Oui, Pablo, mais c’est la première année où je trouve ce combat (le rangement d’un bibliothèque, c’est un combat) trop fatigant.

Jazzi dit: à

« Les livres ne sont pas des nids à poussière, parce qu’elle ne peut pas passer, tellement ils sont serrés dans les bibliothèques. »

On croit ça, Pablo75. Moi je conserve des livres sur Paris, pour mon travail, et aussi quelques livres sur Venise et les ouvrages d’écrivains et poètes classiques. Juste une seule bibliothèque relativement modeste. Quand je dois la déplacer, je la vide complètement et en profite pour la nettoyer à fond. Généralement, je me retrouve avec les mains sales et les narines irritées !

closer dit: à

 » Ce sont des types qu’en France ne dirigeraient que des associations bénévoles de quartier. »

Là, tu es peut-être un peu optimiste Pablo!

closer dit: à

Pas le temps JB. Ne me dis pas que tu n’as pas lu le Hervé Guibert cité…Qu’en penses-tu?

et alii dit: à

une grande question des dames de la RDL/
En cette soirée d’été, la photographe et performeuse porno présente au public du Festival du Film de fesses le premier film érotique qu’elle a réalisé avec son amie Laure Giappiconi.

Le court-métrage, intitulé Romy & Laure… et le secret de l’homme meuble appartient à la pornographie féministe, autrement appelée éthique, alternative ou indépendante. « L’essence du porno féministe dans les années 1980 était d’envahir un domaine contrôlé par des hommes de pouvoir, à savoir le porno mainstream », explique Romy Alizée. Une idée originelle résumée en 1982 par la réalisatrice, performeuse et militante Annie Sprinkle qui déclarait alors : « La réponse au mauvais porno, ce n’est pas d’interdire le porno mais de faire du meilleur porno ! ». Depuis, c’est ce que s’efforce de faire une poignée de réalisatrices en France et dans le monde.
EXPRESS

Pablo75 dit: à

Il y a des livres que je rachète parce que je ne retrouve plus l’exemplaire que j’ai, et le livre perdu réapparaît comme par enchantement après l’achat d’un deuxième. Des disparitions mystérieuses. […] Des doublons, des livres qu’on ne se souvenait pas d’avoir, certains par quatre.
Chaloux dit: 7 septembre 2019 à 12 h 49 min

C’est EXACTEMENT ça.

Moi quand mes gosses avaient besoin de lire un classique que j’avais (souvent en plusieurs éditions), j’allais le sortir de la bibliothèque municipale parce que c’était beaucoup plus rapide que de le trouver chez moi.

La contrepartie à cela c’est la joie qu’on a quand on découvre, en cherchant un livre, un autre qu’on voulait lire et qu’on avait oublié qu’on avait – comme « Hécate et ses chiens » l’autre jour.

Et à tout cela s’ajoute le fait que je fréquente aussi les bibliothèques municipales, où il y a plein de livres que je n’ai pas (j’ai une table dédiée à cela dans laquelle il y a une douzaine de livres en ce moment sortis des bibliothèques Malraux, F.Sagan et les 2 de mon quartier).

Pour l’amateur de livres Paris est à la fois un paradis et un enfer !

Delaporte dit: à

« Delaporte, vous n’avez pas remarqué que le Figaro Littéraire a sélectionné huit auteurs de premiers romans dont sept femmes? »

J’ai vu ça. Ils insistent à chaque rentrée sur les nouveaux romans, bons ou mauvais. C’est leur marronnier littéraire.

et alii dit: à

la fille d’isacco Papo est traductrice

et alii dit: à

,son frère habite Milan le frère d’Isacco ;il n’avait toujours pas voulu trouver femme, au temps du mariage d’isacco;
leur mère avait aussi une maladie type Alzheimer

Pablo75 dit: à

A quoi sert-il d’accumuler des livres, Pablo75 ? Ce sont des nids à poussière ! Quand tu veux lire ou relire un auteur, il te suffit d’aller l’emprunter à la bibliothèque municipale. A Paris, nous sommes plutôt bien lotis.
Jazzi dit: 7 septembre 2019 à 12 h 46 min

Bonne question, dont la réponse serait trop longue à écrire.

Les livres ne sont pas des nids à poussière, parce qu’elle ne peut pas passer, tellement ils sont serrés dans les bibliothèques.

Beaucoup de mes livres ne sont pas dans les bibliothèques municipales (j’ai une grosse partie de livres en espagnol). La différence entre des livres qu’on possède et des livres qu’on emprunte, est très grande dans mon cas: moi je les souligne beaucoup et j’écris des commentaires dessus. Parfois je passe à l’ordinateur les notes de lecture et les meilleures citations et je jette après le livre – parce qu’il devient invendable et illisible même, après mon « passage ». D’ailleurs, c’est quelque chose que je pense faire de plus en plus, pour alléger ma bibliothèque. J’ai aussi pas mal de livres que j’ai acheté pour rien aux Puces ou ailleurs, uniquement pour les vendre un jour, parce que c’est des livres chers.

et alii dit: à

david papo:
Formé en économie et en sciences cognitives en Italie, en Angleterre et en France, David Papo a travaillé à l’université de Tel Aviv et au Technion de Haifa en Israël, puis à l’Universidad Politécnica de Madrid. Son activité de recherche, à la fois théorique et expérimentale, porte sur trois grands axes : les relations entre activité cérébrale au repos et celle associée à l’exécution de tâches cognitives, la caractérisation des corrélats neuronaux d’activités de haut niveau, notamment le raisonnement et la théorie des réseaux complexes et ses applications en neurosciences.

Son projet vise à caractériser des propriétés générales de désorganisation, de perte d’efficience et d’adaptabilité, de l’activité électrique cérébrale spontanée dans la maladie d’Alzheimer (MA) et à définir des signes avant-coureurs de son apparition. Les résultats de ce projet peuvent apporter un nouvel éclairage sur les aspects dysfonctionnels de la MA et de ses précurseurs, mais aussi sur certaines propriétés fondamentales du cerveau sain.

et alii dit: à

Membre du laboratoire Sciences cognitives et sciences affectives (SCALab, UMR9193, CNRS / Université de Lille), David Papo est l’un des 5 chercheurs lauréats de l’appel Accueil de talents de la Métropole Européenne de Lille

et alii dit: à

7 septembre 2019 à 12 h 02 min
merci de nota;je le connais depuis longtemps mais on ne m’avait pas parlé de son livre;le patronyme « papo »
voudrait dire les juifs du pape;
mais dans ma « famille » il est connu comme l’oncle isacco;son fils david est également médecin chercheur , en France,où ils avaient finalement encore émigré;le poste d’Ancona avait été créé pour
Isacco(raisons politiques!)il se remet de son AVC,son frère habite Milan(dans le textile)

Pablo75 dit: à

Lavande dit: 7 septembre 2019 à 12 h 44 min

Je connais tous les systèmes de rangement de livres, mais le problème est qu’il n’y a pas des « trous » dans le premier rang de mes étagères, ils sont comblés par des livres mis à plat. Et j’ai une bibliothèque dans le couloir très profonde dans laquelle non seulement il y a une 2eme rangée invisible, mais derrière elle une 3eme encore plus invisible!

Et il n’y a pas que les livres, j’ai aussi quelques milliers de disques !!

Chaloux dit: à

@Pablo. Pareil pour moi, pas l’électricité mais les peintures, un autre beau cauchemar en perspective. Il y a des livres que je rachète parce que je ne retrouve plus l’exemplaire que j’ai, et le livre perdu réapparaît comme par enchantement après l’achat d’un deuxième. Des disparitions mystérieuses, par exemple celle du catalogue Baudelaire Paris (et du Nerval Paris, son petit frère) que je ne retrouve toujours pas, des tomes de la Correspondance de Proust invisibles (toujours celui qu’on cherche)… Et les monceaux de partitions. Des doublons, des livres qu’on ne se souvenait pas d’avoir, certains par quatre.

Jazzi dit: à

A quoi sert-il d’accumuler des livres, Pablo75 ?
Ce sont des nids à poussière !
Quand tu veux lire ou relire un auteur, il te suffit d’aller l’emprunter à la bibliothèque municipale. A Paris, nous sommes plutôt bien lotis.

Lavande dit: à

Pablo vous ne connaissez pas le système de la deuxième rangée, au fond, surélevée d’environ 10cm, pour qu’on puisse lire les titres ?
J’ai équipé la plupart de mes étagères comme ça, avec une demie-étagère au fond. Parfois je fais ça avec des livres couchés au lieu d’une étagère ; du coup évidemment ceux-là ne sont plus visibles.

Pablo75 dit: à

Le rangement de bibliothèque a tourné au cauchemar
Chaloux dit: 7 septembre 2019 à 11 h 57 min

Moi je commence à avoir des cauchemards, parce qu’en décembre je devrai bouger les miennes (rien que dans le salon, 8 de 90 cms de largeur et qui vont jusqu’au plafond et couvrent presque tous les murs, et dans un couloir 2 autres encore plus grandes, sans compter une demi-douzaine de plus petites dans les chambres – j’ai même des livres dans une grande armoire qu’il y a dans la salle de bain) à cause de travaux électriques qu’on doit faire dans l’appartement. Ça va être l’enfer. Ma seule – et mince – consolation c’est que je vais trouver des livres que je cherche depuis longtemps (la moitié de mes livres sont en deuxième rangée, donc invisibles).

de nota dit: à

Passou et quelques autres…Lior Editions a publié un livre « Une odyssée judéo_espagnole » de Isaac Papo » né à Milan en 1926 dans une famille juivee originaire d’Edirne, Isaac Papo a dirigé pendant quarante ans le département de neurochirurgie de l’hôpital d’Ancône. En marge de ses activités professionnelles, il s’est intéressé à l’histoire des communautés sépharades des Balkans. Une odyssée judéo-espagnole constitue la somme de trente années de recherches, de voyages et de rencontres. »
(Ce livre est traduit de l’italien par Nathalie Bauer, cliente de la librairie où je travaille.)

Chaloux dit: à

Mais je me trompe peut-être, tu me diras…

(Le rangement de bibliothèque a tourné au cauchemar, plus assez de place pour le volume…). Toujours pas remis la main sur le Morand.

Chaloux dit: à

Oui, Pablo, je l’ai acheté, mais juste feuilleté pour l’instant. Il doit falloir avoir le précédent, Fayard 1989, parce que j’ai l’impression qu’un certain nombre (ou leur totalité) des lettres qui figurent dans ce premier volume ne sont que résumées dans celui-ci. En tout cas, il y a bel et bien des lettres résumées, pour quelle raison si ce n’est celle dont je parle? Pas eu le temps de regarder quel était le principe éditorial, mais ce serait à voir.

x dit: à

rose à 10h: c’est un malentendu, je faisais référence à Olivier Rolin et à Extérieur Monde.

Espérons que l’on s’interrogera aussi de manière critique sur le conformisme qui a consisté à donner à la publication un titre anglo-saxon (« Books ») qui ne s’imposait aucunement. C’était jugé plus smart ?
Voir Jaime Semprun et Alain Borer sur ce type de servitude volontaire.

Chaloux dit: à

Mais qu’est-ce qu’elle sait du Christianisme, cette dinde?

Jazzi dit: à

« Quelqu’un a-t-il une idée ? »

Fais-toi une idée par toi-même, closer, n’hésite plus et lance-toi dans la lecture !

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Tu as finalement acheté le pavé de la « Correspondance » de Ravel?

Je l’ai trouvé hier chez Gilda à 22 € au lieu de 49 €. Tu devrais aller faire un tour là-bas, au sous-sol, rayon musique: il y avait plein de livres qui pourraient t’intéresser (dont plusieurs sur l’oeuvre de Chopin – un sur les Études – de la collection de Fayard « Les indispensables de la musique » – livres trop techniques pour moi).

x dit: à

Bérénice à 8h 09, c’est bien normal de s’aider des outils à sa disposition ; il s’agit en effet du Docteur Faustus de Thomas Mann. Merci de l’intérêt que vous avez porté à ces extraits de texte.

Quant à la ponctuation, que vous jugez à tort « incohérente », je vous signale simplement que

— si l’on peut citer sans guillemets un bloc de texte assez long (en faisant précéder et suivre cette citation d’un espacement plus important et avec un retrait (une plus grande marge) à gauche), on avait ici affaire à plusieurs citations, provenant d’endroits éloignés du texte (pas seulement l’incipit et le début du chapitre XXXV) entre lesquelles j’avais écrit quelques remarques : il était donc plus simple de signaler chaque citation par des guillemets, de façon on ne peut plus conventionnelle.

— lorsqu’une citation figure dans le texte de l’auteur, il faut bien la distinguer par un signe différent : on peut la mettre entre guillemets simples (‘zzz’) lorsqu’on travaille avec des guillemets anglais (“zzz”), mais puisque l’on utilise ici des guillemets français (doubles chevrons, en position basse) on a alors recours aux guillemets anglais (en position haute).

— j’ai procédé à des coupures dans le texte, indiquées conventionnellement par des points de suspension entre crochets (pour faire la différence avec des parenthèses dans le texte qui seraient celles de l’auteur et signaler une intervention extérieure). Je ne sais pas quelle majuscule vous paraît fautive, mais il est possible qu’à la suite d’une de ces coupures un autre mot se soit retrouvé en début de phrase et doté en conséquence d’une majuscule.

— j’ai remplacé le nom du protagoniste par des étoiles (sinon il n’y avait plus du tout de devinette), poussant le scrupule jusqu’à utiliser 4 étoiles lorsque le nom était donné au complet (prénom + patronyme) mais seulement 2 lorsque seulement l’un ou l’autre figurait dans le texte.

Devrais-je vous reprocher à mon tour de ne pas avoir bénéficié de la leçon de renato à jazzi (le titre des œuvres s’écrit en italiques) ?
Certainement pas, car je me refuse moi-même à avoir recours aux balises. J’estime que si un blog ne fournit pas les outils permettant de mettre facilement une partie de son commentaire en italiques ou en gras, c’est que le blogueur est indifférent à la mise en forme des commentaires (alors pourquoi se montrer plus royaliste que le roi ?) comme au confort des utilisateurs (je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de me décarcasser).

D dit: à

Il est dommage que l’Eglise n’ait pas davantage pris de leçon de développement (pour ne pas dire d’apostolat) auprès du brillant parti socialiste.

et alii dit: à

pour les parisiens (ce que je ne suis pas)
ans le sillage de la sortie du numéro 100 de Books, consacré au « bon usage de l’esprit critique », nous vous invitons à prolonger la réflexion en assistant à un événement organisé le 17 septembre en partenariat avec l’INALCO.
La soirée sera présentée par Olivier Postel-Vinay, directeur de publication, et consistera en une suite de conférences et de tables rondes sur le thème de « la crise de l’esprit critique ». Des chercheurs et des intellectuels tels que Hervé Le Bras, Nathalie Heinich, Marcel Gauchet et Pierre Haski participeront à la discussion. Le programme détaillé de cette rencontre est disponible sur notre site. La réservation est conseillée.

Dubruel dit: à

@Marie Sasseur. Je note Toussaint, merci !
L.Miano, vraiment bien à mesure que je déroule la lecture.Des fléchissements; ça peut faire partie du charme des lectures non- infaillibles, contrairement aux boulots pasteurisés vendus en tête de gondole.

Pablo75 dit: à

…l’avaient déclaré quelques années avant) et malgré cela et avec seulement un tiers de catalans qui les appuient (…) ils continuent à faire semblant.

Clopine dit: à

C’est rigolo, j’ai pensé à Delaporte (je n’y pense pourtant jamais !) en écoutant l’émission de Finkielkraut ce matin, au sujet de Notre-Dame. Les deux interlocuteurs semblaient tout droit sortis des pages du Figaro Magazine, et ils tiraient à boulets rouges sur l’église catholique qui, à leur sens, a lamentablement foiré le coup de l’incendie. Au lieu d’en profiter pour faire jouer à plein les Te Deum, de rameuter la chrétienté autour des « valeurs de la foi », la cérémonie religieuse à Saint-Eustache a seulement « remercié les pompiers »… La déception des invités de Finkie était telle, leurs commentaires navrés sur l’état d’incurie des églises, l’absence de sens religieux du public, le contresens de Macron voulant accélérer les travaux, étaient si délicatement décalés de toute la réalité de ce monde, qu’ils en devenaient presque touchants, ma parole, comme ces très vieux objets qu’on n’ose plus prendre en main, de peur de les voir tomber en poussière.

Bon, ils n’avaient si tort que cela non plus, bien sûr. Mais derrière leur indignation, ces partisans de Benoit 16 et détracteurs du pape François étaient cependant si prosélytes d’une religion confite et empoussiérée qu’ils ne s’apercevaient même pas de leur ringardise absolue. Et d’ailleurs, au point où ils en étaient, même s’ils s’en rendaient compte, ils la revendiqueraient, cette ringardise, comme signe ultime de leur « distinction », ahaha.

Et c’est là que, comme par hasard, j’ai pensé à notre Delaporte à nous. Parce que, ici aussi, question ringardise…

Pablo75 dit: à

c’est le même pb en Catalogne « on est riches, notre économie tourne, on ne partage pas avec le reste de l’Espagne.
rose dit: 7 septembre 2019 à 9 h 18 min

Le problème catalan n’est pas un problème économique, c’est un problème de Connerie. On mésestime toujours la connerie humaine dans le domaine politique (et dans tant d’autres domaines) et pourtant c’est elle la clé de beaucoup de problèmes.

En Catalogne le parti au pouvoir (CiU) a déclenché les hostilités sur l’indépendance en 2012 pour dissimuler les coupes sombres qu’il a dû faire dans le budget régional à cause de la crise économique, ce qui a déclenché des réactions violentes chez les gens (encerclement du parlement régional). Pour dévier l’attention ils ont mis le doigt dans un engrenage extrêmement dangereux, par pure connerie (Artur Mas est l’un des politiques les plus cons de l’histoire de l’Espagne). Tous les politiques catalans savent que l’indépendance catalane est totalement impossible (Pujol et le propre Mas l’avaient déclare quelques années avant) et malgré cela et avec seulement un tiers de catalans qui les appuient (après des années de mensonges sur les conséquences d’une rupture avec le reste de l’Espagne qui les sortirent de l’UE automatiquement – chose qu’ils niaient et qui ont fini par admettre). S’ils disaient la vérité sur les conséquences de l’indépendance, en Catalogne il n’y aurait ni 5 % d’indépendantistes.

C’est la connerie de l’élite indépendantiste catalane qui explique son comportement (il suffit de regarder la tête de Junqueras ou Puigdemont pour s’en rendre compte). Ce sont des types qu’en France ne dirigeraient que des associations bénévoles de quartier.

et alii dit: à

donc profession de passou:entraineur!
. Néanmoins, même à travers les mass media, une intuition essentielle est transmise : le début de toute sagesse, de toute intelligence personnalisée, consiste dans le choix de l’entraîneur. A un moment, on comprend qu’on ne peut pas s’entraîner seul. Dans cette perspective, même un instrument peut être un maître : un piano, un violon, des percussions, un jeu vidéo. sloterdijk

Chaloux dit: à

Mon chat a faim.

Le croupion de la fermière a soif.

Je répète.

Le croupion de la fermière a soif.

Pablo75 dit: à

Les deux phrases finales d’un long post de Rose sur l’Inde:

« Le Bangladesh, c’est un autre souci, d’ordre géographique aussi.
Mon chat a faim. »

Si ça c’est pas une demande codée de sous à son officier traitant typique d’une espionne en mission sur ce blog, c’est quoi?

rose dit: à

Ah.
Amélie Nothomb.

rose dit: à

Soif

« Je m’en fiche de moi, ce n’est pas le sujet.
Le paradoxe de l’évangile. Exemple « aime ton prochain comme toi-même, et le type il se fait crucifier. »

et alii dit: à

sloterdijk encore
… à l’image du penseur indien Homi K. Bhabha – le lien qui unit les atmosphères à « des …

et alii dit: à

Sloterdijk dans le monde aussi
Une aventure qui dure depuis son ­Essai d’intoxication volontaire (1997, rééd. Fayard, 2010). Car, oui, il faut être « intoxiqué par son époque » pour mieux la penser, explique Sloterdijk. Vivre des expériences, pratiquer des exercices spirituels. Aller même – comme il le fit dans sa jeunesse – jusqu’à l’ashram de Poona en Inde et suivre le gourou Bhagwan Shree Rajneesh, ce « Wittgenstein des religions », dit-il, qui animait des « séminaires érotiques » aux « règles frivoles ».

Européen convaincu, Peter Sloterdijk a, lors de la campagne présidentielle, « vivement » salué la candidature d’Emmanuel Macron, « parce qu’il est le seul à apporter un concept actif et positif de l’Europe », invitant ses amis français à « ne pas éteindre les Lumières ». Le 23 septembre, il dialoguera avec le médiologue Régis Debray, l’un des intellectuels français qui, avec Bruno Latour ou Daniel Bougnoux, entretiennent un dialogue fécond avec le colosse de Karlsruhe.
https://www.lemonde.fr/festival/article/2017/09/20/peter-sloterdijk-ou-le-gai-savoir-du-temps-present_5188691_4415198.html

et alii dit: à

Sloterdijk a vécu près d’un gourou en Inde

et alii dit: à

ils séparèrent
Z travaillait à la fac,aux US

et alii dit: à

ce fut une mode d’aller en Inde;mon amie z (prononcé zi)que j’ai hébergée plusieurs mois dans une chambre de fortune(matelas par terre,etc mais qu’elle préférait à ce que lui donnait sa logeuse pour famine et persécution)revenait d’Inde avec son compagnon d’alors ,parti là bas avec des préoccupations mystiques; ils séparèrent de retour aux U.S.
C’est Z qui me fit prendre conscience des questions du féminin!

closer dit: à

A noter aussi cette semaine un article extrêmement élogieux sur « Ordesa » de Manuel Vilas, mis sur le même plan que les écrivains espagnols contemporains les plus connus. Je cite les dernières lignes:

« Un texte majeur, à placer aux côtés des grandes réussites en la matière, à savoir: le diptyque « Entre eux  » de Richard Ford et « Mes parents » d’Hervé Guibert; loin de la prétention stérile d’un Albert Cohen par exemple. »

C’est très violent comme louange. Pablo tient Vilas en très faible estime. N’ayant lu ni Ford, ni Guibert, ça ne m’évoque pas grand chose.
Quelqu’un a-t-il une idée?

et alii dit: à

renato mémoire:j’avais vu une belle expo à la maison d’amérique latine autour de Nathan Wachtel et son maître livre « la vision des vaincus »

closer dit: à

Delaporte, vous n’avez pas remarqué que le Figaro Littéraire a sélectionné huit auteurs de premiers romans dont sept femmes?

De trois choses l’une:
– le Fig Lit s’aplatit tellement devant le féminisme militant qu’il en fait trop;
– il y a réellement sept fois plus de femmes que d’hommes qui ont sorti des premiers romans cette année;
– il y a à peu prés autant de femme que d’hommes qui ont publié des premiers romans cette année, mais les femmes sont objectivement, en toute impartialité, sept fois meilleures en moyenne que les hommes…

Au choix.

rose dit: à

x à 0h08

et par contraste avec un grand voyageur, son « On me propose de faire ceci, de me rendre là, mais j’ai toujours mieux à lire »
Comme grand, imagine Blaise Cendrars,

rose dit: à

Victor Hugo.
Hugo.
Malheur, je l’ai entendu cliqueter, dans la tombe remuer.

rose dit: à

La charrette à 23h56

C’est tellement beau qu’on dirait du Victor Hugi.
Ben ouais, hein, quand on aime on ne compte pas.

Pat V dit: à

Faut rire?

https://www.youtube.com/watch?v=DBGnhgHdfq4

Oui
Notre parti
Parti d´en rire
Oui
C´est le parti
De tous ceux qui n´ont pas pris de parti
Notre parti
Parti d´en rire
Oui
C´est le parti
De tous ceux qui n´ont pas pris de parti

Sans parti pris nous avons pris le parti
De prendre la tête d´un parti
Qui soit un peu comme un parti
Un parti placé au dessus des partis
En bref, un parti, oui
Qui puisse protéger la patrie
De tous les autres partis
Et ceci
Jusqu´à ce qu´une bonne partie
Soit partie
Et que l´autre partie
C´est parti
Ait compris
Qu´il faut être en partie
Répartis
Tous en seul parti
Notre parti

Nous avons placé nos idéaux
Bien plus haut
Que le plus haut
Des idéaux
Et nous ferons de notre mieux
Cré vindieu de vindieu de vindieu
Pour que ce qui ne va pas aille encore mieux
Oui pour vivre heureux
Prenons le parti d´en rire
Seules la joie et la gaieté peuvent nous sauver du pire
La franche gaieté
La saine gaieté
La bonne gaieté des familles

Nos buts sont déjà fixés:
Réconcilier les oeufs brouillés
Faire que le veau d´or puisse se coucher
Apprendre aux chandelles à se moucher
Aux lampes-pigeons à roucouler
Amnistier les portes condamnées
A l´exception des portes-manteaux
(tiens ça rime pas, ah oui je sais:)
C´est pour ça qu´y peuvent s´accrocher
Exiger que tous les volcans
Soient ramonés une fois par an
Simplifier les lignes d´autobus
En supprimant les terminus
Et pour prouver qu´on n´est pas chiches
Faire beurrer tous les hommes-sandwichs

Voilà quel est notre programme
Voilà le programme
Demandez le programme
On le trouve partout
Je le fais cent sous

rose dit: à

renato

Votre lien sur les mystères de la mémoire pour les italophones ( lu deux paragraphes pour l’instant).
Conversant avec les jeunes indiens, et racontant le voyage à Bombay, ils me demandent où, je dis loin, banlieue, train.pour aller au centre ville, au Taj Mahal hôtel, ils insistent. J’étais dans un état de bonheur infini, tel le Baron R. dans ses.notes posthumes, et soudain, par
Holy spirit hospital, géré par des soeirs néerlandaises.
Aujourd’hui, renati, je cherche sur wiki et je trouve
Soins de dispensaire ouvert en 1964 sous un arbre, renato, dans la rue à Andheri banlieue pauvre de Bombay.
Sous un arbre, renato, puis 60 lits, puis 300.
J’y ai passé neuf mois comme travailleur volontaire, lodging and food et voyagé trois mois.

rose dit: à

Bérénice

C’est accessible au simple pékin et un régal, non seulement gustatif mais aussi des yeux.

rose dit: à

Bérénice à 21h40

Par exemple, il faudrait appeler les pompiers pour tout ce qui se consomme hors des palaces où mes moyens ne m’ont pas conduite.

Ds peu de temps commence la semaine Tous au restaurant.

Préparez à l’avance votre sortie. Choisissez le palace, l’ami/e avec qui vous voudriez partager cette gastronomie.

Puis, booking on line ( le cauchemar de Booking on line !).

Gaffe, les meilleures adresses s’arrachent à l’ouverture.

rose dit: à

Patrice Charoulet

L’argent

La nouvelle de Stephan Zweig Une nuit fantastique((Notes posthumes du Baron de R…)

Un incipit qui n’en finit plus, tout en excuses et en atermoiements : en livre de poche, quatre pages, recto-verso et une page recto, puis il attaque le récit.

(On repère le passage au récit grâce à une articulation nommée connecteur logique ; mais en sortant des entortillements classiques, l’on peut dire que, soudainement c’est vrai, on entre dans le corps du récit, le vif du sujet).

Ensuite, tout le récit, Patrice Charoulet s’articule autour de l’argent.

Ce qui est jouissif est le lien intime créé entre la vie qui coule dans ses veines en parallèle avec le dégoût profond qui lui vient de l’argent, dans ce cas précis, bien mal acquis, c’est vrai.
Ai pensé à votre texte en lisant ce conte, au réveil. Merci à vous.

Marie Sasseur dit: à

La Revue des femmes philosophes, consacrés aux femmes et aux intellectuel(le)s indien(nne)s.
Comite scientifique:Julia kristeva.

Faut rire?

rose dit: à

C’est mon amie de fac, Rivka Spivak. Elle est linguiste, vit à Tel Aviv.

DHH
Des falafels à Tel Aviv

rose dit: à

Bloom

Ils étaient enthousiastes, ouverts, heureux. Souhaitons-leur le meilleur et d’essaimer chez eux, en Inde comme Fruda et Diego l’ont fait entre Europe et Mexique.

Pas d’accord du tout avec vous sur les frontières c’est politique. Les frontières sont avant tout géographiques : planisphère en mains, cernez fleuves montagnes frontières naturelles.

Cela nous ramène au Bangladesh qui a ceci de particulier qu’il touche l’Inde par le delta du Gange (plaine fertile mais sujette aux cyclones et inondations des moussons ; wiki).
En confluence avec.me Brahmapoutre.
=> Famines et paupérisation Bloom

Wiki Bloom
« Il est estimé qu’environ 50% de la superficie du pays serait inondée si le.niveau de la mer.augmentait d’un mètre.

Après, il est construit une barrière pour pêcher mes.gens d’émigrer.

Voyez le blême ?

Trump et les autres, s’assoient autour d’une table Ronde et dissertent ; sujet : qu’est-ce qui pousse à l’émigration ?
Plutôt que décision prise à l’emporte-pièce avec les industries du bâtiment « on va bâtir un mur ».

Et c’est pareil partout, pck, l’air de ne pas y toucher, c’est le même pb en Catalogne « on est riches, notre économie tourne, on ne partage pas avec le reste de l’Espagne.
Partout, cela se passe sur le mode dominant/dominé.
Résultat, la cata.

et alii dit: à

Spivak,sans C dans le lien

et alii dit: à

merci bloom pour le lien;
c’est étrange, j’avais reçu,quand j’habitais en Provence, une poétesse américaine dont le nom était SPIVACK,épouse d’un photographe

rose dit: à

Bérénice

Alors quatre fois habillait, c’était donc vous ?

Marie Sasseur dit: à

Choses vues, extra-planetaires.
Echoue, échoue mieux.

« We came very close, but we will need to cover more ground in the times to come, » Modi said during an address to the nation that was webcast live Friday night (Saturday morning India time). « As important as the final result is the journey and the effort. I can proudly say that the effort was worth it, and so was the journey. »

Chandrayaan to ground control.

https://youtu.be/KaOC9danxNo

Bloom dit: à

. Ses habitants = les habitants du Jammu et Cachemire indien, pas ceux de l’Azad Cachemire.. j’écris trop vite et sans lunettes ce matin… Je pense à Jean Rouaud…

Bérénice dit: à

x, en trichant, vous pensez bien, j’ai découvert la réponse à une de vos énigmes littéraires

Voici l’incipit du roman Le Docteur Faustus de Thomas Mann traduit par Louise Servicien. Proposez, pour ce texte, une ponctuation cohérente (signes + majuscules).

Texte ponctué : Je tiens à l’affirmer nettement, ce n’est pas le désir de me mettre en avant qui m’incite à faire précéder de quelques mots relatifs à ma personne et mes entours ces confidences sur la vie de feu Adrien Leverkühn, cette première biographie, sans doute provisoire, de l’homme aimé, du génial musicien …

Bloom dit: à

Rose, par tolérance, j’entends acceptant la co-existence de religions, identités diverses. Le système des castes n’est pas marqué par l’intolérance mais pas l’indifférence et le mépris des castes supérieures pour les inférieures: elles ont besoin de larbins, alors faut pas être intolérant.
Pour comprendre la question u Cachemire, il faut revenir à la Partiton du sous-continent qui a tranché dans le vif de l’Inde anglaise (moinss la Birmanie) et la consitution de 2 pays sur une base confessionnelle, hindoue/musulmane. Le Cachemire, état princier à majorité musulmane dirigé par un maharadjah hindou, souhaitait rejoindre la Pakistan, l’Inde a envoyé ses troupes et annexé 2/3 du territoire pour des raisons stratégiques (point de contact Inde, Chine, Pakistan). Le contentieux sur le territoire mené à 3 guerres. L’ONU a toujours donné raison au Pakistan mais l’Inde s’en brosse
la natte. La partie pakistanaise du Cachemire s’appelle Azad Cachemire. Ses habitants ne veulent plus vie sous un régime qui les considère comme citoyens non de deuxième zone, comme le sont les musulmans indiens, mais de troisième zone. Le « développement » indien n’a pas atteint le pied des Himalayas. Lisez Shalimar le clown, de Rushdie, tout y est ou presque.
Et puis, ce n’est pas la géographie qui fait les états, mais l’histoire. Le Pakistan avait une aile orientale (aujourd’hui Bangladesh) distante de plus de 2 000 kms et un seul point commun l’islam (et encore, sous différentes déclinaisons). La Martinique ne devrait-elle pas être une nation des Caraïbes? Il n’est de frontières que politiques (voyez la Pologne).
J’espère que les étudiants indiens que vous avez croisés ne seront pas victimes du racisme de certains Irlandais qui ont oublié d’où ils viennent et comment ont été traités leurs aïeux dans les pays où ils avaient émigré. Ces jeunes étudiants ont la chance de pouvoir quitter leur vaste pays perclus d’inégalités, de préjugés & d’incompétence aussi car à l’exception de quelques instituts de technologie (Chennai, Bangalore, notamment), quelques facs de médecine, et les université de Delhi, Mumbai et Kolkata, le système universitaire indien laisse encore fort à désirer et n’est pas au niveau de l’offre internationale.

Marie Sasseur dit: à

6 septembre 2019 à 14 h 58 min, tu as raison de mettre en évidence le fait que Passou devrait ouvrir portes et fenêtres de son salon littéraire.

Bérénice dit: à

Je n’ai pas lu ce livre , le titre me parait une evidence. La formulation en était inédite, c’est peut être ce qui s’appelle écrire.

Marie Sasseur dit: à

Dubois reste discret sur sa vie hors littérature.
Cette phrase, Delaporte, est ce qui différencie les écrivains de romans qui nous changent, comme l’écrit Passou, des autofictions anorexiques.

Je suis tout à fait d’accord, avec cette considération, qui veut que « tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon  » imprime des pensées, bien après l’avoir refermé. Peut-être aurons nous l’occasion de revenir sur ce roman qui fait du bien.
A la librairie, j’ai entendu une personne dire qu’elle avait pleuré à la fin de ce roman. Ce doit être l’effet d’une grande bonté.

Marie Sasseur dit: à

Dommage que Luc Ferry ne soit pas resté aux Affaires, comme ministre de l’enseignement.
Maintenant il est plus intéressé par la vie éternelle (la sienne) comme transhumain. lol.

Bérénice dit: à

Rose, chaque matin, je me livre à un shopping fictif. Ce doit être pour ça.

rose dit: à

groupe qui babillait en hindi

(Bérénice 4 fois j’ai du taper babillait, ce n’est pas sans le programme automatique du correcteur 4 fois il a écrit habillait).

rose dit: à

Le lien d’et alii à 16h53 est à corréler à celui de Bloom à 20h23
https://laviedesidees.fr/La-discrimination-des-burakumin-au-Japon.html

Plus tard, vous dites Bloom l’Inde plurielle et tolérante
Lors de la partition de 1947, rien n’a été plus sanglant. Des meurtres sans fin ont accompagné la fuite des musulmans vers le Pakistan.
La fin de la colonisation anglaise a marqué une sanglante autonomie.

Plurielle, oui, Bloom,vous le savez. Tolérante ah non. Le système des castes, (lutte-t’on contre, comme le Japon le tente ?) perdure avec ses inégalités profondes et inscrites.

À Dublin, lors de mon retour, à l’auberge, j’ai rencontré un immense groupe de jeunes indiens qui habillait en hindi (moi aussi, deux phrases et trois mots, j’ai pu leur dire atcha, atcha en secouant la tête de droite à gauche). Ils sont en niveau master et ils sont venus à l’Université étudier une spécialité en économie : ce sont les échanges internationaux d’étudiants : j’étais tellement fière et heureuse pour eux.

Bloom et alii, comme me l’a dit Sinead, les temps changent, (comme me l’a dit ce père de famille dublinois dans l’avion « cela a tellement évolué ces quarante dernières années et cela va si vite ») et on ne pourra plus revenir en arrière, c’est palpitant.

Merci Bloom de signaler que le salon du livre est consacré à l’Inde, en passant.
Deux choses : le Cachemire au pied de l’Himalaya touche Nepzl et Chine.Géographiquement il est lié à l’Inde.
Politiquement, le Pakistan veut s’étendre ?
Économiquement comment vit le Pakistan ? L’Inde est un pays en vraie voie de développement.
Le Bangladesh, c’est un autre souci, d’ordre géographique aussi.
Mon chat a faim.

Delaporte dit: à

Quand on aura aboli légalement le travail, un grand pas aura été accompli. La morale reprendra le dessus, la propreté. Je crois beaucoup à la propreté, c’est elle qui nous sauvera. Certains gouvernements européens ont commencé à instituer le revenu universel. Le travail s’estompe, jusqu’à disparaître. Il a changé de continent. Aujourd’hui, ce sont les Chinois qui travaillent, et qui polluent. Les vêtements que vous portez ont été confectionnés en Asie par des enfants-esclaves. Votre jean levis est un produit immoral, fruit de l’impérialisme économique américain. Il faudrait faire un amas de tous ces vêtements et les brûler. Pendant un certain temps, les hommes et les femmes iraient nus. Ce serait très bien. Après, éventuellement, on recréerait des vêtement fabriqués ici, de manière artisanale. Cela mettrait un frein à la mondialisation qui est un crime contre l’humanité. Les régions du monde reprendraient des couleurs. La bière n’aurait plus le même goût d’une ville à l’autre, d’un quartier à l’autre. Plus personne ne roulerait en voiture. L’Arabie Saoudite ferait banqueroute : elle ne trouverait plus d’acheteur pour son pétrole. Voilà le monde de demain ! Un monde autonome, libre, gai, qui serait la douceur de vivre même, sans travail. Les gens pourraient retourner dans les églises pour remercier Dieu. Les feignasses iraient à la pêche. On ne voterait plus. Du moins, il y aurait quand même des référendums d’initiative populaire, mais ils ne seraient plus trafiqués par les mécanismes prévaricateurs des hommes politiques – qui n’existeront plus. L’auto-gestion sera le seul système accepté et homologué. Dans les jardins publics, qui multiplieront, il y aura des statues d’Ulrike Meinhof et du pape François…

Delaporte dit: à

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que beaucoup de jeunes s’intéressent à l’Eglise et à son message d’amour. Des jeunes qui savent qu’ils n’ont qu’une vie, et que ce ne sera pas de trop pour faire leur salut. Après, il sera toujours temps de réfléchir aux aberrations qu’une société médiatique putride leur propose de manière unilatérale et oppressive. On devrait avoir de l’estime pour ces jeunes chrétiens qui s’engagent à faire le bien, qui croient que quelque chose de positif est quand même possible ici-bas, malgré la putréfaction humaine : politique, économique, idéologique. Eux, c’est la religion qui les intéresse, le message d’amour, la ligne directrice écolo, la beauté du monde, le juste, le bien, le vrai, la Vérité et la Lumière !

Delaporte dit: à

Cette dégénérescence de la jeunesse est en partie due aux profs. A part se faire chahuter, ils ne foutent rien. C’est ce qu’avouait Widergänger à longueur de posts, ici. MCourt n’en parle pas, on ne sait même pas s’il a des élèves. Il est payé à rien foutre, et vient ici quand il s’ennuie trop au lieu d’enseigner. On vit vraiment une décadence terrible. Les jeunes sont laissés à eux-mêmes, ils plongent dans la drogue ou la pornographie. Et on se plaint qu’il y a un problème dans la civilisation ! Pauvre humanité !

Delaporte dit: à

Ferry nous révèle que les jeunes d’aujourd’hui croient que l’humanité est née il y a dix mille ans ; que tous les animaux ont été créés par Dieu d’un seul coup. C’est génial, un jeune. On lui donne le bac ou on lui spoile ses croyances d’un autre temps ?

Delaporte dit: à

Un Monde des Livres sans intérêt, qui revient quand même sur Dubois, mais sans jugement substantiel :

« Rencontre. Avec Jean-Paul Dubois, dont paraît « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon ». Il évoque l’écriture, ses sources d’inspiration, sa carrière. Et sait néanmoins rester discret sur sa vie hors la littérature. »

Bon, on ne se foule pas également dans le Figaro littéraire, à part à la rubrique histoire où de Gaulle est l’honneur avec deux articles plutôt intéressants. Cela ravira les gaullistes comme moi. Il y en a encore ? Je veux, mon neveu. Le reste est inconséquent, notamment l’article de Neuhoff, qui recommence, sans dire son avis. Il raconte ce que raconte le roman sans raconter ce qu’il en pense. Une nouvelle forme de critique littéraire, service minimum et grève du zèle garanti ! J’ai dit à ma buraliste, en achetant le Figaro, jeudi, qu’ils étaient paresseux, dans ce journal. Elle s’est marrée et moi aussi. En pages intérieures, l’article de Luc Ferry sur l’obscurantisme était à lire : il avoue que le discours de l’Eglise dur Darwin n’est pas obscurantiste. L’Eglise est en effet ouverte aux avancées de la science, et le créationnisme (en vogue aux USA et chez les jeunes) lui est étranger. Un bon article, qui réévalue certaines positions. Ferry n’est pas croyant, mais au moins il est objectif. Bientôt il va admettre que le discours de l’Eglise est très beau. C’est un discours d’amour et de liberté, de respect de l’autre, d’écologie intégrale et de politique sociale très avancée. Ferry devrait relire l’encyclique de François, Laudato si’. Et puis il y avait l’article de Zemmour. Le problème Zemmour. Imparable !

x dit: à

Et mes deux autres auteurs qui « se regardent écrire », alors ?
Si personne n’a envie de jouer, ce n’est pas grave, je donne les réponses ou bien si ça n’intéresse personne, comme l’autre fois (la citation en anglais sur fil précédent), les citations resteront anonymes et invisibles au fond des oubliettes, le pseudo c’est le destin.

Puisqu’il a été question de Chevillard, et par contraste avec un grand voyageur, son « On me propose de faire ceci, de me rendre là, mais j’ai toujours mieux à lire » du jour (non, d’hier) ne tombe-t-il pas à pic ?

Pablo75 dit: à

LA CHARRETTE

L’esprit purifié par les nombres du temple,
la pensée ressaisie à peine par la chair, déjà,
déjà ce vieux bruit sourd, hivernal de la vie
du cœur froid de la terre monte, monte vers le mien.

C’est le premier tombereau du matin, le premier tombereau
du matin. Il tourne le coin de la rue et dans ma conscience
la toux du vieux boueur, fils de l’aube déguenillée,
m’ouvre comme une clef la porte de mon jour.

Et c’est vous et c’est moi. Vous et moi de nouveau, ma vie. Et je me lève et j’interroge
les mains d’hôpital de la poussière du matin
sur les choses que je ne voulais pas revoir.
La sirène au loin crie, crie et crie sur le fleuve.

Mettez-vous à genoux, vie orpheline
et faites semblant de prier pendant que je compte et recompte
ces fleurages qui n’ont ni frères ni sœurs dans les jardins,
tristes, sales, comme on en voit dans les faubourgs

aux tentures des murs en démolition, sous la pluie. Plus tard,
dans le terrible après-midi, vous lèverez les yeux du livre vide et je verrai
les chalands amarrés, les barils, le charbon dormir
et dans le linge dur des mariniers le vent courir.

Que faire ? Fuir ? Mais où ? Et à quoi bon ? La joie
elle-même n’est plus qu’un beau temps de pays d’exil ;
mon ombre n’est ni aimée ni haïe du soleil ; c’est comme un mot
qui en tombant sur le papier perd son sens ; et voilà,

ô vie si longue ! pourquoi mon âme est transpercée
quand cet enfant trouvé, quand frère petit-jour
par l’entrebâillement des rideaux me regarde, quand au cœur de la ville
résonne un triste, triste, triste pas d’épouse chassée.

Te voici donc, ami d’enfance ! Premier hennissement si pur,
si clair ! Ah, pauvre et sainte voix du premier cheval sous la pluie !
J’entends aussi le pas merveilleux de mon frère ;
les outils sur l’épaule et le pain sous le bras,

c’est lui ! c’est l’homme ! Il s’est levé ! Et l’éternel devoir
l’ayant pris par la main calleuse, il va au-devant de son jour. Moi,
mes jours sont comme les poèmes oubliés dans les armoires
qui sentent le tombeau ; et le cœur se déchire

quand sur la table étroite où les muets voyages
des veilles de jadis ont, comme ceux d’Ulysse,
heurté toutes les îles des vieux archipels d’encre,
entre la Bible et Faust apparaît le pain du matin.

Je ne le romprai pas pour l’épouse terrestre,
et pourtant, ma vie, tu sais comme je l’ai cherchée
cette mère du cœur ! Cette ombre que j’imaginais
petite et faible, avec de belles saintes mains

doucement descendues sur le pain endormi
à l’instant éternellement enfant du Bénédicité
de l’aube ; les épaules étaient épaules d’orpheline
un peu tombantes, étroites, d’enfant qui a souffert, et les genoux

de la pieuse tiraient l’étoffe de la robe
et dans le mouvement des joues et de la gorge
pendant qu’elle mangeait, une claire innocence,
une gratitude, une pureté qui faisait mal — ô

vie ! Ô amour sans visage ! Toute cette argile
a été remuée, hersée, déchiquetée
jusqu’aux tissus où la douleur elle-même trouve un sommeil dans la plaie
et je ne peux plus, non, je ne peux plus, je ne peux plus !

O. V. de L. Milosz. Poèmes (Fourcade, 1929)

x dit: à

jazzi à 18h 52 : vous voulez rire ?
C’est terriblement drôle, bien qu’à double-fond, et brillantissime.
Le marasme raconté avec un brio à la Oscar Wilde (ou Diderot, dans cette façon d’envisager les deux ou trois côtés de chaque question, de retourner l’argument comme un gant pour vous le présenter comme neuf).
L’élégance de la confession-sans-l’être (qu’on ne percevrait guère si l’on ne savait rien par ailleurs sur le signataire du texte et sur le couple André-Madeleine) où l’on ne s’épargne pas le ridicule vs. la complaisance de la plainte sans art qui n’accuse que les autres.
Elle se double d’une réflexion sur la littérature, dès l’avant-propos, touchant à une question abordée ici sans excès de finesse ou de précautions :
« On dit toujours plus que CELA [ce que nous voulions dire]. — Et ce qui surtout m’y intéresse, c’est ce que j’y ai mis sans le savoir, — cette part d’inconscient […] Un livre est toujours une collaboration […] Attendons […] du public, la révélation de nos œuvres. »
Et dans le texte lui-même, par exemple la nature composite du personnage (Tityre c’est l’autre, Richard, c’est nous, « c’est moi », celui qui écrit Paludes), et la différence entre le « faux » et « un procédé artistique », « pour rester vrai on est obligé d’arranger », le mentir-vrai alors qu’Aragon n’était pas né), le texte comme un tout (« clos »), etc.
Tout est là in nuce, dense mais léger à la fois. On n’arrête pas de faire des rapprochements, de trouver des points de tangence avec de « Grandes Questions à majuscules », mais comme le texte le dit lui-même et bien mieux que moi, tout le charme réside précisément dans la place qu’il laisse au lecteur pour développer à partir de ces stimuli (développement infini, portant sur des aspects postérieurs à l’œuvre, bref le plaisir de l’intertexte).

Bérénice à 22 h 32 min : pas lu l’article en question, j’irai voir. Comme d’habitude : sans doute très intéressant et même très utile APRÈS la lecture du texte, j’y apprendrai certainement tout un tas de choses, mais ne remplace pas la lecture du texte. J’espère que cela ne vous la gâchera pas.

Pablo75 dit: à

Jazzi dit: 6 septembre 2019 à 19 h 54 min

Je vois sur le net que « Le roi du falafel » est 90 bis Rue Saint-Martin. Tu parles du « King Falafel Palace » du 26, rue de Rosiers?

hamlet dit: à

Clopine j aurais voulu que vous disiez qu il n ecrivait pas ce genre de débilité pour vous donner le reference du passage ou je l ai piqué

c est moins drole : avant vous etiez plus facile à piéger

hamlet dit: à

Clopine, non comme d’hab signifie que c’est encore un truc que moi je lui ai piqué
comme d hab

Clopine dit: à

Comment ça « comme d’hab »,Hamlet ? Voudriez-vous insinuez que Chevillard c’est vous ?

hamlet dit: à

Clopine, concernant l histoire de Dieu qui décide passer 40 jours dans le ventre de la baleine pour souffler un peu, vous pourrez vérifier dans les jours qui viennent de ne pas la retrouver comme d hab sur le blog de Chevillard?

hamlet dit: à

si un roman se limitait simplement aux mots ce serait génial, la belle vie.

un roman c’est aussi des personnages, une histoire et hélas, mille fois hélas un auteur.

un auteur qui raconte comment l histoire échappe à ses personnages, ou bien échappe aux personnages qui échappent aux personnages qui pensent maitriser le déroulement de l’histoire, une histoire qui échappe trop rarement à l’auteur qui sait maitriser les personnages qui échappent aux personnages qui pensent maitriser le cours de l histoire.

système de poupées russes diaboliques qui essaient de rouler la caissière en essayant de ne payer qu une seule place.

système de dominos qui basculent en renversant le suivant.

le type qui a écrit l épisode de Jonas savait que Dieu retombe toujours sur ses pattes, parce que l auteur qui a écrit cette histoire l’avait décidé ainsi, et s il l avait décidé autrement son éditeur aurait refuser son histoire, du coup il s est ecrit une autre histoire de Jonas, juste pour lui, pour lire à ses enfants pour les faire rire, une version où Dieu se fait rouler dans la farine, par le taiseux, où Dieu finit par perdre la boule, perdre le nord quand l autre part a l ouest c est Dieu qui est à l ouest, il en perd son latin, en bafouille, part en déconfiture, 40 jours de repos dans le ventre d une baleine, se dit Dieu, histoire de soufler un peu, 40 jours de repos bien mérités.

pourquoi l éditeur a t il refusé cette version?

qui maitrise quoi dans ces histoires?

l auteur tout puissant n est qu une vue de l esprit.

quelle vie si tout cela n était qu une histoire de luxure des mots.

Clopine dit: à

« le roman, c’est la luxure », dixit Ozymandias.

Ca me laisse coite. On dirait Flaubert réfléchissant à son Emma.Sauf que celle-ci s’abreuvait du contraire de la littérature : d’insipides romans parfumés à l’eau de rose…

Alors que la luxure est le sinistre reflet qui arrive à faire miroiter le blanc-jaune d’un os pour de vrai asséché.

Qu’on la porte comme un étendard de culture est, à mon sens, la plus grave injure qu’on puisse lancer à la face de la littérature.

Mais bon, ici, on n’en est certes pas à une co.. près.

Bérénice dit: à

x, érudit.org propose une analyse de palude. Comme souvent , il s’ agit pour l’auteur en question de réconcilier Dieu à ses démons. La littérature comme cure , c’est du moins ce que l’article peut laisser comprendre , c’est aussi ce vers quoi il tend pour conclure.

OZYMANDIAS dit: à

Sans la luxure, un roman ne peut être lu. Le roman, c’est la luxure. Les mots ont un pouvoir charnel qui sublime la luxure et lui donne de sensuelles ailes…

Jazzi dit: à

« je suis un peu amère lorsque je viens dans ces rues, des Rosiers, des Ecouffes, du Roi de sicile qui ont tant perdu de leur authenticité »

Je vous comprends bien, DHH.
Mais il y a encore la culture culinaire juives, à travers ses pâtisseries et ses restaurants.
Mon opticienne et ma dentiste, sur la rue Saint-Antoine, ont repris chacune le boutique et le cabinet de leur père. Quelques traces perdures…

Bloom dit: à

mais je n’aime plus et je suis un peu amère lorsque je viens dans ces rues, des Rosiers, des Ecouffes, du Roi de sicile qui ont tant perdu de leur authenticité

Tout à fait d’accord avec vous. Depuis que ‘Jo’ Goldenberg et son gehakte leber (foie haché) sont partis, le Plätz a perdu son âme…

Sarah dit: à

Sarah 20h13 ce n’est pas très littéraire mais ça promet d’être un délice.

C’est un délice! Surtout la découverte de la mayonnaise aux truffes et le vin blanc de Rocamadour là dessus, un régal.
Et lorsque vous partagez cela en bonne compagnie, je ne vous dis pas…
( En apéritif, saucisse sèche maison au piment d’Espelette avec le blanc du repas.)

Bloom dit: à

Et alii, le gouvernement BJP de Narendra Modi est en train de faire exploser l’héritage complexe mais réel d’une Inde plurielle. Deux mesures récentes visent spécifiquement la minorité musulmane, ennemi public N°1:
1. l’abrogation du statut spécial du Cachemire, visant à museler la dissidence dans cette région à majorité musulmane, qui a été annexée au 2/3 par l’Inde contre la volonté de ses habitants en 47;
2. la menace de déchéance de nationalité frappant des personnes du Pakistan oriental qui se sont réfugiés lors de la guerre de 71 qui a présidé à la naissance du Bangladesh et qui n’ont aucun titre de propriété, et sont le plus souvent illettrés. C’est une façon pour Modi de flatter l’opinion nationaliste, couleur safran, majoritaire dans le nord de l’Inde. Pour faire bref, les assassins de Gandhi (RSS) sont au pouvoir.
Et l’ennemi musulman est le premier d’une liste comprenant les intellectuels de gauche ou du centre, les femmes, les journalistes indépendants, les étudiants autres que nationalistes hindous.
J’ai eu affaire à l’un de ces « safran » Janus biface dans un de mes postes – ils ne reculent devant aucune forme d’intimidation, croyez-moi.
Vous pouvez lire la dernière livraison du Journal des femmes philosophes, publié par l’Unesco sous la direction de Barbara Cassin et pour lequel j’ai traduit deux articles.
Divya Dwivedi est une des intellectuelles les plus en pointe dans le combat vital pour la survie d’une Inde plurielle et tolérante. Elle sera à Paris lors du prochain Salon du livre dont l’Inde est l’invité d’honneur. C’est une personne dont il faut suivre les combats et les publications.
Bien à vous

DHH dit: à

@Jazzi
je suis plus reservée que vous sur le charme du marais juif
Car il ne reste pas grand chose de l’atmosphere du marais juif d’autrefois dans ce quadrilatère gangrené par la fripe
les lieux emblematiques qu’étaient le restaurant Goldenberg et le grand hammam avec son mikvé ont perdu leur fonction
la librairie Bibliophane a disparu
Et ce qui reste de juif dans ce quartier, qui a accueilli pendant des décennies des émigrants de l’Europe de l’est yiddishophones, ne relève presque plus de leur civilisation ashkénaze mais d’un mix d’aujourd’hui, sefarado- israélien, un peu tapageur.
bref, j’ai beaucoup aimé m’y balader, mais je n’aime plus et je suis un peu amère lorsque je viens dans ces rues, des Rosiers, des Ecouffes, du Roi de sicile qui ont tant perdu de leur authenticité

Bérénice dit: à

Sarah 20h13 ce n’est pas très littéraire mais ça promet d’être un délice.

et alii dit: à

rose, ce que je fais souvent pour les kneidlechs
c’est que je sépare les blancs des oeufs et les monte en neige;et je ne les mêle qu’à la fin avant de rouler les boulettes;c’est plus léger et gonfle encore mieux; prenez un grand faitout pour les cuire parce que ça gonfle et prend de la place!

Sarah dit: à

pour les boulettes.

Tout part en c.ouilles ce soir!

et alii dit: à

bloom, avez-vous vu cet article et qu’en pensez vous,
Dans certaines zones de l’Assam, comme le district de Morigaon, des hommes musulmans parlant le bengali ont refusé de quitter leurs maisons en dépit des violentes inondations qui dévastaient leurs villages. À leurs yeux, leur présence physique sur les lieux constitue une preuve de leur citoyenneté.

Que le registre national parvienne ou non à identifier correctement ceux qui sont arrivés dans l’État après le 24 mars 1971, il servira in fine l’objectif affiché d’une politique hindoue extrémiste qui soumet ceux qu’elle juge comme « intrus » à un régime de ségrégation.
https://theconversation.com/et-linde-crea-2-millions-dapatrides-122992?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%206%20septembre%202019%20-%201402613215&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%206%20septembre%202019%20-%201402613215+CID_41af84595b2f4b6cb5aa53fbda2f6e47&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Et%20lInde%20cra%202%20millions%20dapatrides

rose dit: à

Nous avons trois œufs pour 200 g de farine.
Merci et alii

et alii dit: à

6 septembre 2019 à 20 h 14 min
VOYEZ ROSEles recettes sur la toile;c’est très facile à faire
bonne soirée

rose dit: à

Si nous avions des quantités ce serait utile, pour les boulettes.
Merci.

et alii dit: à

Depuis le 1er septembre 2019, le professeur Thomas Römer est devenu le nouvel administrateur du Collège de France, à Paris. Titulaire de la chaire « Milieux bibliques » depuis 2007, ce chercheur suisse de renommée internationale, décortique depuis plus de quarante ans les écrits de l’Ancien Testament pour mieux en décoder les clés de lecture. Il en recherche en effet les plus anciennes strates, les déchiffre, détecte les ajouts ou les modifications et met en lumière les incohérences.

Sarah dit: à

D. dit: 6 septembre 2019 à 18 h 19 min

Ce soir je mange des tripes à la mode de Caen.

Et moi un pain de légumes maison avec de la mayonnaise à la truffe de chez Pébeyre avec un blanc viognier de Rocamadour.

et alii dit: à

la femme qui m’a appris à faire « les boulettes » avait depuis longtemps une maladie dégénérative genre alzheimer;mais elle s’en souvenait!elle n’a pas eu un cheveu blanc ;elle avait été très belle dans sa jeunesse;son mari-qui refusa de la faire soigner- avait d’abord voulu épouser sa soeur mais le père de la femme refusa;alors c’est elle qu’il épousa;la soeur se maria aussi et les deux couples passaient leurs vacances ensemble;c’était très triste;cette femme est morte, et sa fille,mariée avec un neurochirurgien italien est morte aussi;le neurochirurgien était d’origine espagnole et fit émigrer sa mère et son frère en italie; j’ai appris récemment qu’il avait fait un AVC mais s’était bien remis ;tant mieux

Jazzi dit: à

Moi chez Le roi du falafel, je prends toujours un falafel végétarien. Les boulettes sont croustillantes à souhait et fondantes dans la bouche…
Avec une bière israélienne bien fraîche et des frittes on a mangé au meilleur rapport qualité/prix.
Le seul bémol, c’est qu’il faut faire la queue dans la rue, avant de pouvoir entrer dans la salle…
On vient de loin pour y casser la croute

Bloom dit: à

et alii dit: 6 septembre 2019 à 11 h 46 min

Merci et alii. Des oeuvres de grande qualité. Et quel somptueux décor que celui de cette haveli (maison de maitre). Avec Pondichéry, Jaipur et le Rajasthan sont la destination préférée des touristes français.
Il y a quelques années, un de mes collègues s’est retrouvé avec la moitié de la ville à ses trousses après avoir mis au jour un kolossal détournement de fonds à l’Alliance française de Jaipur, laquelle n’existe plus depuis. Il a eu de la chance d’en sortir vivant…Les prévaricateurs ont la machette facile en cette région du monde.
Pour les amateurs de palais perdus au-delà du fond de nulle part, taper « palaces Chettinad »…un des secrets les mieux gardés de l’Inde.

et alii dit: à

voilà une rectte de boulettes de pain azyme(on trouve la farine chez leroi du falafel et d’autres épiceries dela rue;

Préparation Imprimer
TEMPS TOTAL : 35 MIN
Préparation : 15 min
Cuisson : 20 min
Etape 1
Incorporez l’huile dans l’eau et amalgamez avec la farine.
Etape 2
Laissez refroidir et ajoutez les oeufs un par un.
Etape 3
Assaisonnez de sel, de poivre et de muscade selon le goût.
Etape 4
Laissez reposer 2-3 heures au frigo.
Etape 5
Formez des boulettes avec des mains mouillées, si c’est trop collant ajoutez un peu de farine de pain azyme.
Etape 6
Amenez à ébullition une grande marmite d’eau.
Etape 7
Diluez-y les cubes de bouillon.
Etape 8
Glissez les boulettes dans le bouillon, elles gonflent beaucoup.
Etape 9
Baissez le feu, l’eau doit être frémissante, couvrez et laissez cuire 20 minutes.
Etape 10
Servez dans un consommé de poulet ou de poule.
ou du bouillon de pot eu feu

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