de Pierre Assouline

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La République des livres
Remonter la Loire

Remonter la Loire

Un jour, à l’aube de leur cinquantième anniversaire, trois amis de toujours décident avec l’accord de leurs femmes et de leurs enfants de remonter la Loire en barque. Juste eux trois comme avant. Pourquoi ? Pour rien, justement, c’est cela qui est beau, la gratuité du geste. Pour le pur plaisir d’être ensemble et de s’en souvenir plus tard. On dirait une promesse de pochards dans la perspective de leur jubilé. Mais ils pourraient presque répondre, tel George Mallory à qui l’on demandait pourquoi il s’attaquait à l’Everest : « Parce qu’il est là ». La Loire aussi est là. Sauf qu’on ne leur posera pas la question et qu’ils n’ont pas à se justifier. Leur désir de Loire ressemble à l’un de ces vœux absurdes noués dans le secret de l’enfance, penchés au parapet sur le pont de Nevers : « Un jour… »

Longtemps après, il est là, le jour et il s’impose avec tant de naturel qu’aucun des trois ne songe à esquiver- surtout pas Michel Jullien, l’écrivain du trio, l’alpiniste qui a fait une croix sur les hauts sommets après les avoir longtemps tutoyés, et qui rapporte leur équipée dans l’un des plus beaux livres de la rentrée avortée de février-mars Intervalles de Loire (125 pages, 14 euros, Verdier). La Loire… Rien moins que le plus long fleuve de France avec ses 1 006 kms. Les mille kms, on les voit bien, à défaut on les imagine ; mais les six derniers kms, quel mystère, quel énigme, ils ne peuvent être que surnuméraires, il y aurait déjà là matière à roman, d’autant que la source se trouve en Ardèche au pied du Mont Gerbier-de-Jonc, pure petite madeleine des cours de géographie.

D’abord trouver l’engin. Après quelques aléas du côté du boncoin.com, puis de la fabrication très personnelle d’une carène en plastique qui n’aurait pu résister aux réalités pierreuses du fleuve, ils jetèrent leur dévolu sur une chose plus raisonnable dégottée dans les petites annonces fluviales. Une chaloupe de pêcheur en aluminium, une centaine de kgs portés non sans grâce, trois bancs, une quille, une remorque, un matricule fluvial en bonne et due forme, un point d’attache à Saint-Nazaire.

Une expédition, ça se prépare même si la Loire n’est pas l’Orénoque. Avec l’aide de Google Earth, ils collectent 582 images, vision panoramique qui leur permet de balayer le lit depuis la commune d’Andrézieux, tout près de Saint-Etienne, jusqu’à l’embouchure du côté de Saint-Nazaire. Indispensable pour se jouer des dangers, cul de grève et épis de berges. Une fois classées, scotchées, plastifiées, elles constituent le livre du fleuve, la mémoire de ses îles et méandres, un GPS de papier aux allures de grimoire, son photomaton rebaptisé    « le Navigator », assez encombrant au final mais c’est ainsi. Question de principe : à bord, pas de moteur, pas d’Internet et, plus surprenant dans ce concert d’interdits, pas d’autre musique que le couinement des avirons et le gargouillis qui s’en suit. Encore que, à la réflexion…

« « Ramer « en silence » au son des partitas eût été sans doute agréable, feutré, une heure, deux heures, pas plus, les mêmes choses seraient revenues et nous étions loin d’imaginer combien l’occupation de chaque instant détournerait d’une source harmonique, en fausse cadence. Bach ou n’importe quoi en Loire aurait viré « musique d’appartement », rengaines d’ascenseur »

Pas de technologie mais des statistiques, tout de même. 34 kms par jour en moyenne, parfois plutôt 65 kms parfois plutôt 12Kms, une vitesse de 4,5 kms/ heure, 10 départements croisés, cinq ponts par jour… On n’ira pas vérifier. En revanche, là où un ancien pratiquant de l’aviron (ce qu’ils ne sont pas et ne cherchent pas à être) demeure dubitatif, c’est dans les 35 coups de rame revendiqués à la minute. D’autant plus difficile à croire lorsqu’on tient mal ses avirons puisqu’ils portent des mitaines ( !) et souffrent d’ampoules à la paume et aux doigts. Qu’importe !

Des accostages à l’estime pour se ravitailler avant de s’en remettre à la coulée liquide. Le fleuve est moins tranquille qu’il n’y paraît. Barré d’obstacles, il exige parfois d’être contourné par voie de terre, la lourde barque montée sur roulettes, ce qui ne pas de soi car avec leurs effets, son poids avoisine les deux cents kgs. Souvent, le problème est invisible, banc sablonneux dissimulé sous la renoncule des rivières.

« A quel moment change un paysage ? »

Voilà une belle question que peu de livres posent et qui paraît essentielle à la poursuite de la vraie vie. Avec un certain bon sens, on dira que le modelé et la charge forestière sont déterminants ; mais pour notre trio, ce qui compte, ce n’est pas tant sa physionomie que les sons qu’il renvoie, la diversité de ses bruits, la nature de ses échos, au fond sa musique intérieure. Cela peut être imperceptible. En revanche, ils devinent toujours quand un paysage est à l’arrêt : lorsque la vue d’une centrale nucléaire y jette un froid jusqu’à y arrêter le temps.

« C’est critiquable ou pédant, chaque grande ville croisée aux avirons me fait penser au premier mouvement de la troisième symphonie de Górecki, lente venue, chorus, égale redescente »

Sous la plume de Michel Jullien (1962), une chaussure a ses humeurs. Dans l’esprit, c’est plus proche des canotages de Maupassant sur la Seine, dont les nouvelles évoquent la douce nostalgie d’un paradis perdu, que de la course d’aviron Oxford-Cambridge sur la Tamise, qui suinte plutôt la rivalité, l’orgueil, la performance et la revanche. Parfois, la force du courant aidant, la barque va seule, sans effort musculaire, où ça lui chante, à son rythme lent, quêtant la probabilité d’un estuaire, ce que Julien Gracq appelle « la vitesse lisse ».

Trois hommes, trois bancs. Ils s’y tiennent à tour de rôle, changent de place toutes les trois heures. Sur celui de l’avant, on tient le Navigator ; sur celui de l’arrière, on barre tandis que « le décor vous sourit à reculons » ; sur celui du milieu, on souque. Chaque poste exige sa propre vigilance. Une fausse pelle et la barque tangue dangereusement ; un coup de barre mal ajusté et on risque un violent accostage imprévu ; quant aux repérages, on ne se méfie jamais assez des ponts : il en tombe des encombrants, des caddies, des vélos dont le fleuve témoigne quand il se fait cimetière dans les moments d’assèchement. A la fin de la journée, les rameurs sont pris de vertige.

« Une hallucination sans conséquence brouille le visage de mes deux camarades. Ils ont tous deux des affluents dans les paupières, des rigoles aux joues et des bras d’eau sur les tempes, même faciès, une ressouvenance alternée, l’un serait Jules Renard, l’autre Ramuz. Les avirons trempent, ressortent, ils ne font que ça – des palindromes-, grandes tiges métronomes, je regarde mes pieds comme des splendeurs, les frondaisons, ma lassitude revient au décor, se fixe aux arbres, sur celui-ci, un peu plieur au virage, penché vers l’eau ».

Dans ces moments magiques où l’on se sent hors du monde et hors du temps, alors qu’on est juste dans une barque avec deux potes sur la Loire, Michel Jullien dit qu’on en oublie d’aller, et tout est dit ;  mais il rend à César ce qui lui appartient et à Mallarmé ce morceau chû non d’un improbable désastre mais de ses Divagations :

« J’avais beaucoup ramé, d’un grand geste net assoupi, les yeux au dedans fixés sur l’entier oubli d’aller, comme le rite de l’heure coulait alentour »

Les pieds nickelés du fleuve parlent tout seuls ou se parlent l’un à l’autre mais toujours par-dessus la tête du rameur car qui rame ne parle pas. Parfois, ils font silence, longuement. Quand on se connaît depuis l’enfance, c’est aussi une manière de se parler sans dire un mot. Ce qui passe dans ces moments de grâce est un oxymètre de l’amitié comme il en est pour mesurer le pouls. Autant d’instants suspendus au-dessus de l’eau au cœur d’une absence de ténèbres. On penserait volontiers à la Traversée de la France à la nage de Pierre Patrolin, dont la découverte nous avait enchanté en 2012, si Michel Jullien ne jugeait son projet trop copieux et sa lecture finalement assez ennuyeuse.

Il n’est pas de plus fluide manière de se déconfiner avant l’heure que de se laisser emporter par le courant de cette écriture. Guère d’anecdotes mais une mystique du chemin de halage. Ne vous attendez pas y trouver narrés de hauts faits mais une sensation du monde. Au creux de ces Intervalles de Loire, on a souvent l’impression qu’un mot y rencontre un autre pour la première fois (lire ici les premières pages ou encore écouter l’auteur en lire des passages). Pas de la prose poétique qui se regarde écrire mais une quête sensuelle du rythme idéal. Peu de jargon de l’aviron sportif, juste la technique nécessaire pour désigner les choses par leurs noms : la dame de nage, la bague, les tolets… Mais pas plus de bâbord que de tribord. Tout un halo poétique que n’aurait pas renié le Jacques Perret de Rôle de plaisance. Souplesse de la pensée, fermeté de l’écriture.

Michel Jullien renvoie en passant à des livres vers lesquels on se retient de se précipiter séance tenante : la Compagnie du fleuve de Thierry Guidet,  Faits divers, une nouvelle d’André Dhôtel, le Verlaine de la Bonne chanson et le Journal de Jules Renard un peu partout. Le livre de bord est un inventaire des coches d’eau et gabarres, de la lutte incessante à coups de cailloux contre le coassement des grenouilles, « orgasme phonatoire » qui gâche leurs nuits sur la rive. Le relevé des bourgs et patelins salués en passant est à lui seul, par le son qu’il dégage, un subtil précipité de France : en vrac, au gré de la mémoire, Bonny-sur-Loire, Sermoise, Saint-Éloi, Dampierre-en-Burly, Trentemoult,  Cinq-Mars-la-Pile, Bouchemaine, Mauves, Veauche, Chalonnes, Montjean, Craintilleux, Cordemais, Suilly-la-Tour, Mindin, enfin Saint-Brévin. Une vraie gourmandise des mots qui ne tourne jamais à l’orgie lexicale. Tout dans la mesure, l’harmonie, la précision. Comme si la quête infinie du mot juste était le sésame pour accéder enfin à la légèreté.

Sur les îlots où gîter et préparer sa couche, il fait nuit lorsqu’on ne distingue plus la couleur du vin au fond de la timbale. De tous les objets embarqués, et bien soupesés auparavant, quelques uns lui auront été parfaitement inutiles. Notamment le seul livre, destiné à être lu mais jamais lu, et pour cause. Trop à faire pendant la journée, trop de fatigue le soir, l’envie de parler enfin avec ses amis, de boire du vin et…. Au moins, cet exemplaire du Kaputt de Malaparte aura-t-il servi à quelque chose : faire prendre les feux, par paquet de dix pages en commençant par la fin, bien sûr, sait-on jamais. Un autre avait emmené ses encres, ses couleurs, son papier à dessin, en vain lui aussi. Il a préféré trempé sa ligne à la tombée du soir, mais « moins pour compléter notre dîner que pour éprouver l’inaction paysagère, station debout ».

Ce livre est une pépite littéraire victime collatérale du Covid-19. Il se savoure et se déguste en donnant du temps au temps, en le suspendant pour être en osmose avec les trois rameurs. Sûr qu’Intervalles de Loire demeurera longtemps dans un rayon de ma bibliothèque au panthéon des grandes épopées fluviales, Danube de Claudio Magris, Adour. Histoire fleuve de Serge Airoldi, Remonter la Marne de Jean-Paul Kauffmann, inséparable de La Grande Rivière Marne – dérives et inventaires,  du photographe Gérard Rondeau.

A qui se destine ce genre de livre qui ne relève d’aucun genre ? Si c’est à tout le monde, c’est à personne. Ou n’importe qui. La réponse, je l’ai trouvée finalement dans un autre livre tout récemment disparu aussitôt que paru. Dans La fin de Bartleby (147 pages, 16 euros, fario), Thierry Bouchard prend prétexte de la destinée comique et tragique du fameux personnage d’Herman Melville pour s’interroger non plus sur le rendu du fameux « I would prefer not to » (mais il le fait utilement sur les diverses traductions du titre Bartleby the Scrivener : le scribe, l’écrivain, le copiste, le commis aux écritures, le greffier, le copiste de pièces juridiques…) que sur ce que l’écriture exige de renoncement au monde. En filigrane, c’est une véritable réflexion sur le devenir d’un certain type de littérature, de passion pour ce qu’elle représentait jusqu’à présent et qui est peut-être en train de disparaître comme l’écrivain B. de son si fin récit. Tout tourne autour d’une expression qui revient à de nombreuses reprises :

« La communauté des lecteurs pénétrants ».

Surtout pas une élite, ou un microcosme qui se donnerait pour tel. J’y vois ceux qui sont prêts à s’offrir le luxe suprême de prendre le temps d’entrer dans un livre toutes affaires cessantes, de s’envelopper de son écriture, de goûter, de savourer, de comprendre, d’insister, de creuser et creuser sans fin sans rien attendre d’autre en retour que l’empreinte, légère mais durable, d’un supplément d’âme. Ils ne sont peut-être pas plus de deux mille en langue française, estimation basse. Sans employer la même expression, Philip Roth m’avait dit lors d’une conversation à l’époque de Pastorale américaine qu’il s’adressait à des lecteurs non pas profonds mais « attentifs et concentrés », capables de lire deux à trois heures par nuit trois nuits par semaine au moins et de tout mettre de côté pour lire un livre, de rentrer chez eux pour ça, de ne pas faire dix autres choses pendant qu’ils lisent au motif que la lecture sérieuse est une activité secrète et solitaire ; il ajoutait qu’ils étaient moins de cent mille dans tous les Etats-Unis. Quel que soit son nombre et sa qualité réels ou supposés, cette communauté de lecteurs pénétrants, c’est pour elle qu’Intervalles de Loire a été écrit- et pour tous ceux qui voudront s’y joindre.

(Photos Maxence Verrier et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 228 Réponses pour Remonter la Loire

hamlet dit: à

Pablo, vous pouvez m’expliquer pourquoi quand j’ai cité la phrase de Jankélévitch « la musique n’exprime rien » vous avez pété un boulon, et quand vous retrouvez cette même phrase plagiée dans un autre livre vous conseillez la lecture de ce livre à Chaloux ?

il y a vraiment un truc que je comprends pas chez vous, comme un manque de cohérence.

hamlet dit: à

un autre livre référence sur Buxtehude c’est « Dietrich Buxtehude, organist in Lübeck » de Snyder.

mais celui-là pour le trouver…

rose dit: à

« hamlet dit: à
c’est aussi un français qui a inventé le premier vaccin, contre la rage !

un gamin qui vivait dans de très mauvaises conditions d’hygiène avait mordu un pauvre chien qui passait devant chez lui !

Pasteur (un français !!!) a réussi à sauver le chien !

par contre il a fallu abattre le gamin. »

rose, patiente

hamlet dit: à

et comme je le disais à 3j, c’est aussi un français qui a inventé le premier vaccin, contre la rage ! ce gamin qui vivait dans de très conditions d’hygiène abominables qui avait mordu un pauvre chien qui passait devant chez lui ! Pasteur (un français !!!) avait réussi, grâce à son vaccin, à sauver le chien ! par contre il avait fallu abattre le gamin…

Janssen J-J dit: à

Vous savez H. Gobineau, c’était rien qu’un romantique qui croyait pas trop à la supériorité de la race ariane.
https://www.persee.fr/doc/roman_0048-8593_1982_num_12_37_4556
… à la différence de Pasteur qui croyait à la science mais s’entendait surtout à piquer les trouvailles des autres, le bacille de ce pauvre Yersin par exemple… Si c’est pas malheureux de voir ça !
Nan nan, y’a pas de nationalités qui tienne pour contrer les mauvais microbes accrochés aux nuages de Tchernobyl… comme disait Latour… La lutte pour la place du mâle dominant qui tuerait père et mère et autres cobayes pour avoir sa place au guinesse des records, l’histoire des Gallot/Montagnier, etc, y’a longtemps ça été documenté.
Les pauvres A de Gobineau et autres F. Galton, chai pas s’ils faisaient des concours. Enfin bon, ah ah a ha soupire

hamlet dit: à

c’est aussi un français qui a inventé le premier vaccin, contre la rage !

un gamin qui vivait dans de très mauvaises conditions d’hygiène avait mordu un pauvre chien qui passait devant chez lui !

Pasteur (un français !!!) a réussi à sauver le chien !

par contre il a fallu abattre le gamin.

hamlet dit: à

3j arrêtez donc de critiquer la France et les français !

je vous rappelle que c’est quand même un français (Gobineau) qui a inventé l’idée de la supériorité de la race aryenne !

alors ce french bashing au bout d’un moment ça devient gonflant !

hamlet dit: à

hamlet dit: (5 mai vers 17h) :

D. ces polémiques autour de la pénurie de masques c’était tout du flan, on aurait obligé tous les français à porter la burqa et hop ! le problème était réglé, on se créé des problèmes idéologiques : chez nous depuis le mois de janvier on se ballade tous comme ça :

https://www.rts.ch/info/monde/1989324-france-l-interdiction-de-la-burqa-se-precise.html

et vlan ! quand c’est pas Chevillard c’est un autre !

passou vous protégez nos commentaires ?

rose dit: à

« s’il n’avait pas eu ce telment infect appat du gain rivé à son âme comme la vérole sur le bas clergé »

Y a pas pire que ce tellement infect appât du gain rivé à l’âme de certains comme la vérole sur le bas clergé.

Janssen J-J dit: à

Non, agnès buzin n’était pas son cœur de cible. En avait que pour Macron-Louis 14, voulait pas se disperser dans les détails annexes.
Bàv, r et b

rose dit: à

« dont Lindon n’a pas parlé, celle ci, comment Agnès Buzin qui avertit des la toute fin de janvier de l’impossibilité de tenir les dates des municipales , envisageant puisqu’elle est professeur en hématologie la survenue de l’épidémie, comment accepte t elle de représentera parti en marche aux municipales de Paris? »

>B
Réflexion superbement sentie.
Paradoxe quand tu nous tiens.

Janssen J-J dit: à

@ ça change de Gigi !

Vous n’êtes plus de gauche, Jissé ?

B dit: à

Du tout, je préfère Arnold.

Jazzi dit: à

« Jazzi, nombre d’acteurs prennent la parole »

Vous rêvez d’un Ronald Reagan à la française, B. ?
Moi pas !

B dit: à

Représenter le parti… Mes excuses.

JiCé..... dit: à

« On avait déjà eu Yves Montand, on va pas remettre ça avec Vincent Lindon ? Un acteur ça tourne des films et ça ferme sa gueule ! » (JiBé)

Que c’est bon de lire quelque chose d’intelligent sur ce blog prestigieux, ça change de Gigi ! Un acteur est d’abord un saltimbanque : ça ferme sa gueule et ça essaie d’être bon et bien mis en scène. Hélas, souvent les plus cons parlent politique, sociologie, métaphysique, religions, économie, droit …
Vous avez compris que j’adore les films avec des acteurs muets, et qui le restent… à VIE.

B dit: à

Jazzi, nombre d’acteurs prennent la parole , Lindon précise qu’il lui a été demandé, qu’il s’est documenté auprès de médecins et d’économistes afin d’en dégager quelque chose qui ne soit pas juste une opinion entièrement dictée par une subjectivité alimentée d’info qui comme il le précise sont contradictoires. Son projet ne devrait pas vous déranger économiquement, vous êtes comme beaucoup ici loin des 10 millions d’euros de revenus annuels. Parmi les contradictions dont Lindon n’a pas parlé, celle ci, comment Agnès Buzin qui avertit des la toute fin de janvier de l’impossibilité de tenir les dates des municipales , envisageant puisqu’elle est professeur en hématologie la survenue de l’épidémie, comment accepte t elle de représentera parti en marche aux municipales de Paris?

William Legrand dit: à

la benne ? t’est dedans, Gaga, en pilote de ligne

christiane dit: à

@M.Court.

« Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
La foule les chante un peu distraite
En ignorant le nom de l’auteur
Sans savoir pour qui battait leur cœur
Parfois on change un mot, une phrase
Et quand on est à court d’idées
On fait la la la la la la
La la la la la la »
(Charles Trenet, «L’âme des poètes», Columbia, 1951. (disque 78 t).
Une chanson diffusée par le poste. Une mélodie familière. Le battement régulier et paisible des aiguilles de son tricot s’arrêtait. Ma mère restait immobile, suspendue à la chanson. Puis elle fredonnait accompagnant la mélodie et les paroles et reprenait son ouvrage.
Ainsi cheminaient les chansons dans les années cinquante. Elles se faufilaient dans notre quotidien et nous les emportions dans la tiédeur du sommeil, quand mon père, d’un tour de bouton, faisait s’éteindre l’œil vert magique du poste de T.S.F. Toutes les journées commençaient et finissaient par des chansons.
Ces chansons seront toujours associées à ces souvenirs d’enfance même si elles appartenaient au monde des adultes. Refrains fredonnés, couplets oubliés.
Ce n’est maintenant ni Louise, ni La Commune, juste un fil de laine qui se déroule jusqu’à elle…
Restent les orgues de barbarie au coin des rues…

« Mais il est bien court le temps des cerises Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant »… une enfance…

bouguereau dit: à

bonne journée

ha si t’avais l’pouvoir dles pourrir..baroz srait mal animal

bouguereau dit: à

précise si tu peux yen a tellement !

dan l’tri des ordures c’est la même benne

bouguereau dit: à

On connait tes goûts, le boug !

..à coté tes ruines on un vieux gout de baqueroume aprés une attaque en piqué de la loufvafeu

et alii dit: à

« Ici l’ombre, un con fini parle aux confinés » : le confinement raconté par Antoine Blondin
PASTICHE 8/12. « L’Obs » a invité une douzaine d’écrivains à se glisser dans la peau des grands classiques pour évoquer leur vie, à l’heure du COVID-19 et du « chacun chez soi ». Ici, PIERRE ASSOULINE* emprunte la plume de l’auteur d’« Un singe en hiver ».l’obs qui n’est doc pas encore racheté
bonne journée

William Legrand dit: à

quel keupu, bougros avachi de partout ? précise si tu peux yen a tellement !

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