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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le regard de l’exilé est plus aigu

Le regard de l’exilé est plus aigu

Quand il dit « nous », de qui parle-t-il au juste, Georges-Arthur Goldchmidt ? Plus ce traducteur, essayiste, électron libre, écrit et publie, moins on sait. Plus encore dans son dernier livre L’Exil et le rebond (88 pages, 12 euros, éditions de l’Eclat). La conception en est déjà remarquable. Le lecteur doit se frayer un chemin entre deux textes qui alternent et s’enchevêtrent : une réflexion à 90 ans sur sa vie, ses rencontres, ses écrivains, la langue, la poésie, la traduction (Kafka, Nietzsche, Handke, Benjamin,Büchner, Stifter) ; une autre plus personnelle et réminiscente sur la condition de l’exilé. La première est composée en romain, la deuxième en italique. De la tension entre ces deux caractères est né la ligne directrice un peu foutraque, comme toujours avec lui, de cette méditation aux éclats étincelants.

Il ne suffit pas de la présenter comme un écrivain français d’origine allemand, de rappeler que les siens lui firent quitter l’Allemagne de sa naissance à 10 ans en 1938  pour les raisons que l’on imagine ou de préciser qu’il est devenu l’un des meilleurs traducteurs aussi fin et précis en français qu’en allemand. La patte GAG, son comique acronyme, se reconnait en moins d’un paragraphe : liberté de ton, néologismes tordants, goût de la digression, ironie ravageuse etc, du moins dans ses propres livres (La traversée des fleuves et surtout l’admirable Le Poing dans la bouche). Eu égard à son âge canonique, à laquelle sa vivacité d’esprit et son goût de la polémique ne correspondent pas, on se doute qu’il revient souvent sur des sujets abordés ici ou là dans l’un de ses nombreux livres ou articles, mais qu’importe. Car il le fait différemment, en revivifiant son goût intact de la formule : « Personne n’est à l’abri de l’Histoire »… L’Allemagne n’est pas de tout repos »… « …Le Monde d’hier de Zweig, une sorte de vue en coupe du génie européen… »

GAG, né dans une famille juive mais baptisé à la naissance dans la communauté évangélique protestante de son village (Reinbek, près de Hambourg), est du genre à enfoncer le clou, encore et encore s’agissant de la grande faute allemande, celle qu’aune culpabilité ne parviendra jamais à absoudre, et sous sa plume il faut entendre « jamais » comme exact synonyme de « jusqu’à la consommation des siècles ». La faute ? L’élimination systématique des Juifs, des tsiganes, des homosexuels, des malades mentaux et des enfants déficients par les nazis. Après avoir pratiquement tout lu sur la question (et il y en a, surtout en allemand), il juge le caractère criminel de ces faits historiques aussi « inexplicable » qu’« exorbitant ».D’ailleurs, il en fait un tout, refuse de distinguer entre eux et récuse le terme « shoah » pour lui préférer celui d’ « Extermination » qui les met tous sur un même plan, même s’il n’en allait pas ainsi dans l’esprit de l’Exterminateur. Pour autant, GAG ne se prive pas d’avancer son explication. Au passage, il reprend la vieille antienne selon laquelle la plupart des historiens et essayistes sont dans l’erreur de jugement faute d’avoir vécu cet événement : mais alors, on fait comment avec la guerre des Gaules, les invasions barbares, etc ? cela revient à saper par principe tout démarche historienne… Mais il le dit à sa manière, discréditant par avance « toute explication qui ne passe par le vécu du corps », à commencer par le ressenti des événements par le témoin. Faut-il avoir vécu les choses de l’intérieur pour être doté de ce léger surplus d’intuition qui permet de saisir l’insaisissable ? En tout cas lui en est convaincu.

Ses réflexions valent surtout par la liberté que l’auteur s’accorde pour resserrer sur tel ou tel point connu mais négligé par d’autres, auquel il  ne cesse de revenir pour en tirer des conclusions inédites. Par exemple le transfert partiel de la capitale de Bonn à Berlin. Ou la trace laissée dans la mémoire allemande par le mouvement politique et religieux des Baptistes de Münster (vers 1530) qui mêla intégrisme radical et liberté totale. Ou encore le fait que l’Allemagne soit le seul pays d’Europe occidentale dont le nom ne soit pas une désignation géographique ou ethnique : Deutsch-land : « le pays du peuple ». Un pays vieux de cent cinquante ans à peine marqué de manière indélébile par une parenthèse d’une dizaine d’années dominée par le crime absolu « dont la mémoire allemande ne se débarrassera jamais ». Il y revient encore et encore, ce qui est d’autant plus étonnant que son texte souffre d’un tic d’écriture : « Comme chacun sait … », avec des variantes : « Comme déjà dit… », « Tout cela est bien connu et pourtant… », ce qui produit parfois un effet savoureux : « … Martin Heidegger qui fut, on le sait, le militant nazi par essence », alors qu’il sait parfaitement que la question est controversée.Goldschmidt-12

On s’en doute, GAG revisite à sa manière, si entrainante et si séduisante car incontrôlable et inattendue, les grandes valeurs et les grands principes qui ont fondé ce pays : le deutsche Sonderweg (le destin allemand), la mission de régénération morale dont il s’est voulu dépositaire, civilisatrice sans être universaliste, un grand écart permis par la nature même de la nationalité allemande fondée sur le droit du sang  (filiation : un allemand est celui qui a des ascendants allemands) et non sur le droit du sol (lieu de naissance) ; l’irréductible opposition à Rome, que Luther a incarné bien qu’elle commença bien avant, la fameuse devise Los von Rom (« Détachons-nous de Rome ») étant selon lui « une autodéfinition de la germanité ». De fait, toute une littérature témoigne de ce que l’authenticité germanique ne cesse de s’apposer à la corruption romaine qui ne cherche qu’à l’humilier.Encore faut-il entendre « authenticité » sans jamais le dissocier d’une certaine pureté, de la virginité, de la puberté tardive.

 Goldschmidt insiste beaucoup à juste titre sur la soumission à l’autorité mais curieusement use très peu de la notion d’ « obéissance », pourtant fondamentale dès le plus jeune âge à l’école jusqu’à l’armée et au-delà, la Pflicht ou la notion de devoir dans son acception luthérienne, obligation imposée d’en haut à laquelle nul ne peut se soustraire. Cela nous vaut un retour sur les châtiments corporels, notamment le fouet ou la tige de bambou en usage encore dans les années 70, un retour car il avait déjà consacré un livre qui scandalisa à la volupté de la fessée, de profondes tendances masochistes se mêlant à ses pulsions érotiques. Il y revient dans l’évocation de la honte et de l’humiliation nées de la fessée publique « au moins déculottée », éprouvée à 17 ans comme une forme de naturalisation. Il n’y a pas que l’élève Törless en ses désarrois.

Il y évoquait la délicieuse honte, bientôt sublimée, magnifiée, transcendée, institutionnalisée par le règlement des pensionnats et internats, dans un bain de sang, de larmes et de supplications, la nudité en public, pantalon aux chevilles, s’ajoutant à l’avilissement. Fouet aristocratique, martinet des familles, badine de bambou : qu’importe l’instrument, pourvu qu’on ait l’extase, l’ivresse, la jouissance, lesquelles ne viennent que par cette douleur-ci sur ce corps-là. Car, tout disgracié qu’il soit, il le croit prédestiné à être flagellé ; même la directrice en est convaincue. Son cas est d’autant plus complexe que, bien que considéré comme non-aryen par le pouvoir, il se tient pour un faux-juif et un vrai chrétien vicieux. L’opprobre ne lâche pas ce garçon qui ne s’intéresse pas aux filles mais que les filles aiment bien ; car, à l’indignité de ce vice se superpose une autre : celle de la langue allemande « qu’il portait en lui comme une maladie honteuse » dans la France de l’après-guerre. Cette fois, dans son dernier livre, plus calme, il invite plutôt à découvrir un roman de Theodor Fontane Le Stechlin.

 « C’est l’enfant puni qui fait si longtemps le fond de l’imaginaire allemand »

A croire que tous les auteurs allemands ont porté en eux ce genre de visions d’enfance et que ce qu’ils ont écrit n’a été qu’une tentative pour les dissimuler. A croire que le châtiment corporel serait le prisme idéal pour envisager la fiction outre-Rhin. Une vision que l’on pourra juger pour le moins exclusive. Toujours est-il que de sa névrose iI fait de la littérature, lui l’étranger permanent, ici et là-bas, définitivement heimatlos, sans-patrie plutôt qu’apatride, Français d’adoption qui ne cesse de revenir vers une Allemagne qui ne veut pas de lui, de plus en plus chez et de moins en moins à sa place. De cet enfant châtié aux mouvements de jeunesse des Wandervögel (« oiseaux-migrateurs »), il n’y a qu’un pas, et de ces sortes de scouts germaniques au rôle du châtiment corporel dans la mise en œuvre du national-socialisme, il n’y a qu’un autre que GAG invite naturellement à franchir tant les passerelles lui paraissent évidentes.

 Mais si fécondes soient ces réflexions « en romain » sur la vraie nature de l’Allemagne, il nous attache peut-être davantage encore par ce qu’il dit « en italiques » de la condition de l’exilé tel qu’il la ressent. Encore faut-il deviner d’où il parle, ce franco-allemand à qui rien de ce qui concerne l’Allemagne n’est étranger et qui n’aura eu de cesse au cours du dernier demi-siècle de faire comprendre l’âme germanique en français aux Français. Mais le sait-il lui-même ? Il parle très bien du renoncement au lieu natal et de l’abandon de la mère, de la douleur de l’absence et de celle née de la séparation dès le pensionnat. Rappelez-vous Le Ruban blanc de Michaël Hanecke, même si, dans ce cas, la punition n’entraîne pas la moindre jouissance mais, au contraire, une rébellion collective contre un système, gouvernée une volonté de vengeance : dès les premières séquences, dans ce village d’Allemagne du nord tout imprégné de rigueur luthérienne à la veille de la première guerre mondiale, déjà, la faute, le châtiment ; et, à l’instant d’asséner les dix coups de verge rédemptrice sur les fesses de son fils, le pasteur qui assure malgré les hurlements annoncés :

« Ces coups nous feront plus mal qu’à vous. Mais une faute ne peut rester impunie si nous voulons vivre dans une estime réciproque ».

Goldshcmidt ne voit pas de meilleur mot pour exprimer ce chagrin-là, celui du pensionnaire en dressage, que Heimweh, maladie d’enfance dont certains ne se remettent jamais ; et là, on sent bien tout le poids du ressenti…A 90 ans, il y a encore en lui de cet enfant aux cheveux gris, pour reprendre le titre d’un de ses livres puisé chez Holderlin. Français par l’esprit, Allemand dans l’âme, Georges-Arthur Goldschmidt n’est jamais aussi sarcastique, insolent et ravageur que lorsqu’il dénonce ce qu’il considère être les fausses gloires allemandes qui abusent si bien les Français. Jeu de massacre : les philosophes Heidegger, sa bête noire, coupable de nazisme et de « profondeurs creuses » et Peter Sloterdijk qui « éblouit et leur en met la vue », le peintre Anselm Kiefer « malin comme un singe, qui sait exactement ce qu’il faut leur servir »…

L’Allemagne selon son coeur, un pays qu’il adore haïr mais dont il ne peut se passer, n’en reste pas moins celui des « possibilités illimitées« et des jeunes résistants de la Rose blanche. A 80 ans, dans le recueil de ses conversations avec François Dufay, il se disait angoissé par la perspective de la solitude associée à celle de la clochardisation. Dix ans après, son fils Jean-Philippe Goldschmidt ayant entre temps tragiquement disparu (il fut peut-être le plus illustre commentateur de ce blog sous le pseudonyme de Montaigne à cheval), il semble toujours en proie au sentiment illégitime de son existence. La peur de la mort qui s’annonce, il l’appréhende en traducteur, toujours, faisant la part des choses entre « der Todt » (la mort) et « das Sterben » (le mourir).

Il y a des années de cela, la collection Fiction&Compagnie au Seuil lui avait demandé, comme à d’autres : si vous deviez écrire une sorte d’autofiction dans laquelle vous donneriez un autre nom que le vôtre à votre personnage, comment l’appelleriez-vous ? Il a longuement ruminé la chose avant de choisir de l’appeler Arthur Kellerlicht (« rat de cave »). Cela saute à la figure dès la première page et on ne peut se défaire de cette image de haine de soi jusqu’à la fin de l’histoire de ce “sursitaire toujours coupable” .

Doublement exilé de sa langue natale, langue nazifiée en Allemagne et langue persécutrice en Europe occupée, Georges-Arthur Goldschmidt aura au fond forgé au plus profond de son identité d’exilé, d’exclu et de rejeté, toute son énergie de la désobéissance. C’est bien de là que lui vient ce tempérament de rebelle. Un adepte du pas de côté mais qui ne s’embarrasse pas de sur-moi. In fine, il lance ses fusées sur d’autres cibles que l’Allemagne et les Allemands : l’Europe « en voie de crétinisation » enchantée de se soumettre dans un avenir proche devant les menaces des « viva la muerte de l’islamisme radical et de l’extrême-droite », le globish pompeusement articulé par les technocrates européens comparé au massacre de la langue de Goethe par la LTI de Goebbels. C’est peu dire qu’il est pessimiste. Il se demande même si le suicide de l’Europe amorcé en 1933 ne va pas se concrétiser sous peu. Peu lui importe de passer pour un Cassandre, il en a entendu d’autres. Persuadé qu’un exilé porte sur « ses » pays un regard d’une bien plus intense acuité que ne le pourra jamais un local, un natif, national ou un sédentaire de ces même pays, il se fait un devoir par gratitude d’alerter son pays d’accueil du danger encouru.

« L’exilé a peut-être pour ultime avantage de démasquer la servilité »

Mais il ne suffit pas qu’il s’accorde à lui-même cette liberté : encore faut-il que la société le lui permette. En France, GAG compte sur la laïcité pour la lui garantir. Mais pour combien de temps encore ? Ce sera pour un autre livre et probablement par un autre auteur. Un autre exilé ?

(Photos Passou et D.R.)

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765 Réponses pour Le regard de l’exilé est plus aigu

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 14 h 24 min

D, Quel est le dernier président ayant du démissionner ou démis de sa fonction et pour quelles raisons? Le robot n’accepte pas Bételgeuse , inutile de me transformer en gelée.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 14 h 24 min

Beltégeuse qu’entendez-vous par intrigante?

1 – Qui se mêle de beaucoup d’intrigues généralement à son profit.
2 – Qui suscite la curiosité.

Je ne pense pas du tout pouvoir remplacer lvdlb qui apparemment vous manque.

obs dit: 23 juillet 2018 à 14 h 23 min

Ça se corse!!! Hé, hé…

13h29 – Benalla avait les clés de la villa du Touquet des Macron
Selon « l’Opinion », signe de la confiance placée par Emmanuel Macron en Alexandre Benalla, ce dernier avait en sa possession les clés de la villa du Touquet, dont Brigitte Macron est propriétaire. « Ses compétences ne sont sans doute pas la bonne explication : Benalla avait des fonctions subalternes, mais il vivait dans l’intimité du couple présidentiel. Il a donc eu à connaître des choses qui font qu’il avait un statut réel auprès du président, bien supérieur à son statut sur le papier », explique au quotidien un proche du chef de l’Etat. »

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 13 h 54 min

PatV, il fallait tout de suite dire que vous engagiez une collecte pour restaurer la toiture! Vous avez dîné su clair de lune, la voie lactée est également en péril mais il est encore possible de l’observer en été, août c’est le meilleur moment . Les citadins ne profitent pas assez de ce spectacle, moi même je ne sors plus le soir pour aller en campagne , loin des éclairages, la voir et pourtant quel ravissement que s’y perdre.

Paul Edel dit: 23 juillet 2018 à 13 h 44 min

WGG a formidablement bien écrit et commenté à propos de Christa Wolf et notamment « Aucun lieu. Nulle part » évocation inspirée du suicide de Kleist.

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 13 h 44 min

On peur concéder au taurillon fougueux Pablito son explication de la façon d’ opérer des brocanteurs et autres antiquaires.
On achète par lot, on revend au détail.
On a longtemps suivit les pérégrinations d’ un brocanteur…passionnant!

Paul Edel dit: 23 juillet 2018 à 13 h 40 min

Christiane, à propos de Christa Wolf

« Scènes d’été »(Stock) est un des plus beaux récits de l’auteur est allemand Christa Wolf.Et il est d’actualité car il répond aux questions et aux compatibilités affectives que posent à chacun de nous la pause d’un été .
Chez Christa Wolf -à l’époque c’est déjà un écrivain célèbre non seulement en RDA mais à l’étranger- il s’agit de la chronique de quelques personnes (intellectuelles pour certaines) qui passent un été de la fin des années 7O en RDA dans une belle maison rustique à colombages dans le Mecklembourg. Il y a Bella, Luisa, Steffi ; elles évoluent parmi, les vieux meubles bien cirés. Il y a donc des couples ; les portraits les plus nuancés et approfondis sont ceux des femmes. On se dévoile au cours des repas : on y mange des plats du coin : poitrine de porc purée, poissons de rivière ,lard fondu. Ces couples placés parmi les paysages paisibles aux collines en courbes douces, découvrent la maison et ses odeurs de salpêtre hivernal ,ses poutres sombres, ses collections de photos sépia d’ancêtres ; mais surtout les personnages s’habituent au changement de rythme, au dépaysement, au farniente et à l’imprégnation du paysage ; ils se modifient donc dans leur tempo mental intérieur, se coulant dans ce temps d’été allégé, aérien, étiré, où la surface d’un étang qui se dessèche, les renvoie à leur propre vie.et la solidité d’une maison paysanne les interroge sur leurs différents lieux de vie devenue instables. Cette durée de nonchalance et d’un peu de vide est propice aux retours sur soi er chacun se remet à penser , à sebntir dans un tempo autre que tout le monde avait oublié dans ses activités quotidiennes des autres saisons…Ce qu’analyse Wolf avec un art très concerté.
Un sentiment d’irréalité berce et imprègne ces pages. C’est un été de canicule où l’on cherche l’ombre d’un tilleul et c’est exprimé avec un art tchékhovien du dit et du suggeré . Ces berlinois découvrent stupéfaits la vie du village voisin, mais derrière la mollesse des jours chauds, la beauté de la lisière de la forêt proche, ces gens de la même génération savent qu’ils sont en train de passer cette ligne d’ombre :le plein milieu de leur vie.. celle qui sépare la maturité de la proche vieillesse ; il s’effectue alors une étrange osmose entre les images d’été sur les champs qui flambent et le sentiment intime de personnages que leur vie de jeunesse s’éloigne et s’éteint, et avec elle des utopies politiques autant que privées ..Il y a soudain, sous leurs pieds, non pas une terre ferme, mais du sable sous leurs pieds. . Il y a un beau passage de papillons bleus, à la durée si éphémère qu’ils font penser à la durée humaine. , J’ai l’impression que Wolf a saisi un petit groupe de fidèles au moment où leur foi en l’avenir vacille. Fascinant.

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 13 h 40 min

Quand même, discuter de la longueur comparée des poils de ses chattes ou de l’ élevage des poussières livresques, Le taurillon fougueux Pablito va-t-il nous faire regretter les délires de WGG? :)
Mieux vaut un dîner aux chandelles au château, ne serait-ce qu’ une ruine restaurée! 😉

Clopine dit: 23 juillet 2018 à 13 h 39 min

Beltegeuse, vous avez raison pour le mot « aphorisme », qui ne convient ni à ce que l’auteur de « mourir m’enrhume » (non grata ici, on se demande bien pourquoi) produit tous les jours, ni à ce que Lavande a créé et qu’elle a cité ici.

Un aphorisme, nous dit le dictionnaire, est un « bref énoncé d’un savoir ». Or, les phrases de Lavande, déclinées sur le modèle fourni par « celui qu’on ne peut nommer ici », remplissent une fonction que ne comblent non plus ni l’adage, ni la sentence. itou, ce ne sont pas de simples jeux de mots (encore qu’il puisse y en avoir) ni des à-peu-près. En fait, à partir d’un élément (dans les exemples de Lavande, c’est le nombre « 807 », chez l’Innommé, ce peut être n’importe quoi, mais qui prend ses racines dans la réalité sensorielle souvent, qui fait allusion à la pratique de la littérature parfois, voire même qui appartient à l’actualité), le jeu est d’établir des « variations », à la manière, dirait Chaloux, de ce que Bach peut introduire dans un morceau à partir d’une ligne mélodique première. Ces variations n’ont pas pour but la morale, ou le rire (même si le sourire vient souvent), ou l’expression d’opinions.

Non, elles sont là pour « décaler » le regard, et avec, chez celui dont nous parlons sans désigner son nom ni son prénom, une virtuosité sans pareille.

Evidemment, avec malice, les « mots d’enfant » sont transcrits souvent : car justement, eux aussi sont souvent des variations décalées…

J’ai toujours à l’esprit, quand je lis les productions de cet x si surprenant et si plaisant, une vidéo vue dans un musée et qui retraçait le travail de Picasso (je pense que celui-là, on peut le nommer ?) à Vallauris. On voyait d’abord l’atelier des artisans de Vallauris, qui produisait leurs pichets vus partout et si moches, avec leur procédé identique qui fait couler, façon bougie qui pleure sa cire, une couleur claire sur une couleur marron -nous avons tous subi ces pichets-là, partout, des cantines aux bouibouis où le prolétariat se restaure.

Dans le film, les vases produits par les artisans étaient d’une autre trempe que ces immondes pichets, mais ils étaient néanmoins produits « en série », et l’élégance de leur forme ne semblait pas voulue, mais venir « en plus » de la fonctionnalité de l’objet.

Et on voyait Picasso s’approcher, attraper une cruche en terre cuite qui était encore malléable. IL prenait la carafe, la maniait très rapidement, la reposait : à la place de la cruche, on voyait un oiseau, incontestablement, un oiseau stylisé et qui sublimait d’un coup d’un seul tout le travail des artisans.

Eh bien, celui dont nous parlons fait exactement la même chose, mais avec des phrases comme matériau. Il fait surgir d’une expression, d’une sensation, d’une description de la réalité une autre et nouvelle idée, qui était « cachée » jusque là, comme l’oiseau était caché dans la cruche de Picasso.

Perso cela me ravit, évidemment. D’abord et avant tout parce que cela se renouvelle à l’infini, avec des trouvailles vraiment miraculeuses parfois. Ensuite parce que, quand on commence à lire une phrase ou une de ces courtes histoires de quatre ou cinq lignes, on ne peut jamais deviner comme elles se terminent. Ensuite, parce que la variation décalée ouvre des perspectives sur l’original qu lui sert de base, toujours.

Et puis parce que ce sont comme des divagations. Or, je partage ce goût de la divagation, dieu me pardonne, même si je n’arrive pas, dans ce domaine, à la cheville de notre… à la cheville de… cheville, quoi…

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 13 h 20 min

L’intrigante Lavande nous console du retrait inestimable de lvdlb. Ce n’est pas Montaigne non plus mais on s’en contentera. Je n’ai jamais lu quoi que ce soit de Montaigne , c’est déplorable.

ed dit: 23 juillet 2018 à 13 h 11 min

@Pablo
Excellente analyse culturelle. En 2011, le président allemand (oui personne ne sait jamais qui c’est) avait démissionné pour moins que ca.

Et votre commentaire me rappelle un journaliste hollandais qui couvrait la campagne de 2017 pour son pays. Il avait déclaré ne pas parvenir à expliquer aux Hollandais comment un type comme Fillon finissait à 20%…Tu m’étonnes ! Voilà pourquoi la politique francaise me dégoûte. Je n’ai pas voté depuis 2012.

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 13 h 00 min

Lavande, je ne doute pas de votre amusement à confectionner ce genre de phrases, pour vous donner mon avis, je les trouve un peu patauds vos aphorismes. Correspondent ils vraiment à la définition de ce que doit être un qphorisme?

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 12 h 49 min

L’affaire Benalla est une petite affaire de rien du tout comparée à celles de Giscard et Mitterrand surtout (avec mort d’homme ou avec des milliards de francs à la clé).

Les Français s’enfichent d’une histoire de garde du corps, la seule chose qui les intéresse est le pouvoir d’achat (salaires, impôts, retraites). Même si Macron échoue sur l’insécurité, l’immigration ou le terrorisme, s’il arrive à augmenter le pouvoir d’achat des français il sera réélu.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 12 h 39 min

Beltégeuse 11h30 : oui, j’ai le livre qui avait été édité à la fin. Une centaine de contributeurs et 807 aphorismes publiés. J’en ai eu une bonne vingtaine de sélectionnés, je crois.
Le principe était bien sûr d’introduire 807 dans l’aphorisme.
Je vous cite quelques un des miens:
– Un aphorisme, c’est une nouvelle à l’échelle 1/807 ème
– Mon millefeuille n’en a que 807, je les ai comptées. Le pâtissier m’a arnaquée.
– C’est rien, trois fois rien un zéro. Pourtant que serait le 807 sans son zéro ?
– Ce millepattes était la honte de sa famille: il n’en avait que 807.
– Huit sans sept c’est comme Tintin sans Milou, Philémon sans Baucis, Tristan sans Yseult, Zig sans Puce, un Horace sans Curiace, un corbeau sans renard… et 807 autres esseulés que je ne vous citerai pas.
– Rome – Amsterdam 807 miles. Oui mais tellement plus de kilomètres!
– Un de plus et ce serait un palindrome. Mille de plus et ce serait un traité napoléonien. Quatre mille de plus et ce serait un sommet des Alpes. Mais votre 807, monsieur, c’est vraiment un pas grand chose.

J’aime bien ce style d’humour absurde et je m’étais bien amusée.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 12 h 39 min

« Macron a-t-il menti ou pas sur quelque chose. S’il s’avérait qu’il ait menti se serait la fin des abricots pour lui.  »
D. dit: 23 juillet 2018 à 12 h 01 min

Mais tout le monde en France sait que Macron ment, comme tous les présidents de la République et comme tous les politiques ont menti avant lui et mentiront après lui. Un politique est un menteur professionnel, on ne peut pas faire de la politique sans mentir. Et tout le monde le sait.

La France n’est pas un pays protestant et puritain, où le mensonge est mal vu. Fillon a failli gagner l’année dernière malgré tous ses mensonges.

Quant aux scandales, combien il y en a eu depuis 40 ans? Et tu as déjà vu démissionner un président de la République? Giscard pour les diamants ou l’affaire Boulin? Mitterrand pour l’histoire de sa fille ou les « suicidés » à l’Élysée ou en dehors (Bérégovoy)? Et Chirac ou Sarko pour toutes les casseroles qu’ils avaient?

La France, malheureusement, dans les questions d’éthique est un pays beaucoup plus du Sud que du Nord.

Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 12 h 34 min

@ « Aucun ministre ne s’est encore donné la mort dans un bureau de l’Elysée ».

Un ministre non…, un conseiller occulte, oui. Sous Mitterrand, ce me semble, François de Grossouvre. Je sais bien que la thèse du suicide reste controversée par sa famille…, mais à défaut de diposer d’une théorie du complot alternative, je m’en tiens à la ligne officielle des historiens.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 12 h 21 min

@ Ed

Ma fille, qui est véto, a une ASV (assistante) qui a été éleveuse de cette race et qui en a 3 (dont un a de problèmes de reins en ce moment, d’ailleurs – le point faible des chats surtout mâles et de race).

Quant aux chutes des chats, dès qu’il fait beau ça commence le défilé dans les cabinets de vétos. Ce qui est étrange c’est les conséquences: un chat peut se tuer en tombant d’un 2eme étage ou presque rien avoir en tombant d’un 5eme ou 6eme. L’autre jour ma fille a dû piquer un tombé d’un 4eme étage et qui était agonisant, alors qu’il était déjà tombé un mois avant sans avoir rien eu.

Moi j’ai un couple. Le mâle (3 ans) est le chat le plus zen et gentil que j’ai jamais vu (en plus du plus beau 😉 – tout noir avec les yeux d’un orange vif). Mais la femelle (2 ans et qui fait la moitié de taille que le mâle) est nerveuse, elle est toujours à l’affut, toujours à regarder par les fenêtres ce qui se passe à l’extérieur. Si un jour on oublie de fermer une fenêtre ou la porte de la pièce où elle est ouverte, je suis sûr qu’elle va essayer de sortir, et cela d’autant plus qu’il y a un rebord assez grand dans lequel ils adoreraient se prélasser si on habitait un rez de chaussée ou un premier étage.

Les chats sont très prudents et méfiants d’un côté, et complétement tarés de l’autre. Une mouche derrière la vitre d’une fenêtre les rend dingues, et si la fenêtre était ouverte les ferait tomber en essayant de l’attraper.

Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 12 h 12 min

Remontées des filets du fil de la nuit

@20.42, (Cl. Bahia) ne soyez pas confus, vous ne serez pas déçu par l’homme qui marche. J’aimerais vous adresser mon exemplaire (Arthaud poche), si vous me mettez une adresse postale. Cela me ferait vraiment plaisir, sous le signe de Jean et Luce.

@20.42, (Pablo 75) allons bon…, On nous aurait trompés sur l’identité du trio à poil sur la photo. On serait vraiment des naïfs, halors, des victimes de Jzz ?

0.12, (Lavande) Je suis donc réconforté par nos grands’mères, Lavande. Je regrette sincèrement mes propos s’ils vous ont bléssée. A ce sujet, Ch. a toujours raison, nous le savons bien (en effet, parfois j’ai une dent de croco, mais le reste du temps, des quenottes).

21.07 (Chaloux). Intéressante la description du rangement en bibl. Nous y sommes tous confrontés. Quasi rassurant de voir qu’ailleurs le fatras croît en dépit des bonnes résolutions, et que les livres se vengent : la logique contre productive liée à leur accumulation obsessionnelle, leur comptage. Quant tout cela partira aux Puces, à nous la liberté. On sera contents d’avoir eu affaire à des charognards… Une belle leçon de sociologie sur le « système pucier ». Je la crois juste, mais beuh, j’irions point jamais fout… les pieds là dedans (en bon français pour Ed et Lavande : je n’irai jamais y mettre les pieds). Et si je pensais en premier lieu comme Delaporte, après coup, je suis heureux de la mise au point de Pablo75. Car je sais ce que je pourrais en faire ailleurs. Merci aux 2, j’apprécie que Delaporte m’ait remplacé dans la vindicte.

22.06, (Ed.) je ne sais pas si je suis de mauvaise foi et agressif. D’autres témoignages sur ces qualificatifs associés à votre vieillesse ne m’incitent même pas à retourner le compliment, à quoi bon ? Et pourtant, ils me font plaisir. /aucune importance, si vous ne comprenez pas le message subliminal//// il y avait je crois ceci dans El Quijote : no hay peor sordo que él que no quiere oir///

(Lavande, je sais plus à quelle heure ?) J’apprécie le défi quotidien de déchiffrer chaque matin GS’A et rose, même si je ne comprends pas tout. Car une poésie se dégage de leur propos volontairement maladroite et écorchée. Leur monde me fait un peu rêver, et je jubile quand je crois avoir compris quelque chose. Je toruve toujours que les gens ui écrivent en bon français pour bien se faire comprendre, n’ont à vrai dire pas grand chose à faire comprendre d’eux-mêmes, hromis des banalités qui leur importent, et dont on ne peut rien faire. Et je ne dis pas cela pour faire de la peine à quiconque… Car j’apprécie aussi le premier degré, bien sûr.

NB/ J’aurais bien essayé de décrypter l’émouvant message de rose de ce matin, d’autant qu’il m’a empli de plaisir, mais, telle que je la connais, impérieuse dans ses airs de pas y toucher, de quel droit le faire ? M’avait traité de langue de p., moi, un ami de victor hugo. Ne m’en étais jamais remis.

Bon, c’est pas tout ça, mais je dois aller lever mes oeufs. BJ à toussent et à mes meilleur.es ennemi.es du blog. Le mois d’août arrive bientôt, j’essaie de me préparer à la zénitude. A quoi bon s’acérer la canine, une fois de plus ? Arrachons-la, plutôt.

D. dit: 23 juillet 2018 à 12 h 01 min

Tébelgeuse, tout va reposer une question : Macron a-t-il menti ou pas sur quelque chose. S’il s’avérait qu’il ait menti se serait la fin des abricots pour lui. Je vous rappelle qu’on est en ce moment-même dans une situation ou son bras-droit-confident est fusible officiel.

Giovanni Sant'Angelo dit: 23 juillet 2018 à 11 h 53 min


…franchement, qu’est ce ,que je peux, bien, faire,…
…de tout, ce Piccadilly Circus, de commentaires,…
…etc,…
…commenter et suivre, pour quels motifs,…
…rien, à donner, à voir,…ou à conclure,…
…du parasitage,du temps,…et, diversions, pour profits de volatilités,…
…etc,…

ed dit: 23 juillet 2018 à 11 h 46 min

@Pablo

des sacrés de Birmanie. Deux frangines. L’une des deux, encore chaton, est tombée de la fenêtre. Heureusement, j’habite au premier et elle a juste paniqué d’être en bas sans la soeurette.

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 11 h 42 min

D, vous croyez cela ? Les députés vont voter une motion de censure, pas grands risques. Pour le moment cette affaire redescend, plusieurs fonctionnaires de police sanctionnés.

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 11 h 39 min

Sinon j’ai lu sur un site d’information , qu’un journaliste photographe de son balcon avait pris 141 clichés de la contrescarpe, ceux ci ont été remis à la justice.

D. dit: 23 juillet 2018 à 11 h 37 min

Telles que les choses sont parties, on aura sans doute des Présidentielles en janvier, après une courte campagne de 3 mois. Un intérim par Larcher entre-temps.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 11 h 29 min

@ Jazzi

Le problème des « Je me souviens » est que l’auteur doit être un grand écrivain (ou compositeur, ou artiste) pour que ça soit intéressant.

On imagine l’intérêt d’un « Je me souviens » de Leonardo da Vinci, Montaigne, Cervantes, Velázquez, Pascal, Rembrandt, Bach, Voltaire, Holderlin, Beethoven, Stendhal, Baudelaire, etc, etc, etc.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 11 h 20 min

Marrant: le nom de l’auteur d’un blog intitulé l’autofictif fait mettre mon commentaire en « attente » (il passe sans problème avec les initiales)
Passou devait en avoir ras le bol des 497 commentaires désobligeants que Delaporte avait publiés à propos de cet écrivain.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 11 h 16 min

Vos 497 « je me souviens » me rappellent (!) un blog d’écriture d’aphorismes dans le style de Eric Ch. qui s’appelait « les 807 » auquel j’avais participé avec beaucoup de plaisir. Clopine aussi en était une collaboratrice régulière.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 11 h 15 min

Je me souviens d’avoir voulu lire «Je me souviens» de Perec au moins deux fois sans réussir à le faire.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 11 h 10 min

« C’est monstrueux, on parle de femme de ménage à Chaloux, et tout de suite il ne pense qu’à trousser les soubrettes… »
« Notre petite punkette du blog n’est pas une fille facile. Elle a son petit caractère. »
« Son studio doit être plein de détritus… Des épingles à nourrice traînent sur la table, ainsi qu’une pizza à peine entamée au milieu de papiers gras. »

Il est vraiment gravement malade, ce Delaporte des WC. À 2 h du matin il n’a rien d’autre de mieux à faire qu’étaler ici ses haines recuites de vieillard qui a vendu son âme au Diable.

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 11 h 06 min

Ed, elle imagine votre 95D, mais ce pourrait être n’importe quelle nana avec un tour de poitrine excitant. Un jour un jeune homme m’a dit que je ressemblais ( sans les seins) à cette actrice, peut être un truc dans le regard car à l’époque je ne me voyais aucun trait physique commun.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 11 h 04 min

JACQUES BAROZZI

JE ME SOUVIENS
DE GEORGES PEREC

Le titre, la forme et, dans une certain mesure,
l’esprit de ces textes s’inspirent des
« Je me souviens » de Georges Perec,
qui avait été influencé, lui-même, par les
« I remember » de Joe Brainard.

1

Je me souviens de Georges Perec, sans accents, avec sa tignasse afro et sa barbe de barde.

2

Je me souviens quand les produits de consommation n’avaient pas de codes-barres.

3

Je me souviens du cinéma Le Wepler, place de Clichy, et de ses cendriers incrustés dans les accoudoirs pour les fumeurs.

4

Je me souviens de Sophia Loren se promenant sur la Croisette entourée d’une nuée de photographes.

5

Je me souviens qu’à ma demande d’autographe Manitas de Plata, ne sachant pas écrire, avait signé d’une croix.

6

Je me souviens de l’ancien Palais des Festivals de Cannes.

7

Je me souviens de l’arrivée des nouveaux francs.

8

Je me souviens de Mouna Aguigui.

9

Je me souviens d’une repasseuse en chambre qui, depuis sa mansarde, donnait à entendre à tout l’immeuble l’intégrale des chansons de Tino Rossi.

10

Je me souviens que ma cousine Marie-Jeanne menaçait ses filles de leur donner une gifle que le mur leur en rendrait une autre.

(…)

Et ça se termine, en fait, par ce 480e fragment

480

Je me souviens que les cendres de Georges Perec ont été déposées au colombarium du Père-Lachaise, case n° 382.

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 10 h 59 min

Remplacer Samy Frey, vous n’y pensez pas sérieusement ? Quel charme, il devrait nous reprogrammer ce _ je me souviens _ sur arte. Je me souviens l’avoir regardé il y a si longtemps que je ne parviens plus à situer où et donc quand.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 10 h 58 min

@ Ed

« Enfin quelqu’un qui me comprend. J’imagine qu’ils ne vont pas dehors non plus. Quant à moi, j’ai le jackpot : ce sont des chats à poil long. Je pourrais passer l’aspirateur une heure par jour que ce ne serait toujours pas satisfaisant. »

C’est quelle race de chats? Et tu en as combien?

Les miens ne vont pas dehors, et pour cause: j’habite un 6ème. Justement, je fais très attention aux fenêtres en ce moment: c’est l’époque des « chats parachutistes »

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 10 h 41 min

Vos 497 « je me souviens » me rappellent (!) un blog d’écriture d’aphorismes dans le style de Chevillard qui s’appelait « les 807 » auquel j’avais participé avec beaucoup de plaisir. Clopine aussi en était une collaboratrice régulière

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 10 h 40 min

Ma « petite victoire sur le néant », en hommage à Georges Perec, enfant des années 30, est plutôt celle d’un enfant des années 50, né à Cannes et qui s’est établit à vingt ans à Paris, Jacques R. Pour une mise en scène de mes 497 fragments de mémoire, il faudrait remplacer le vélo de Samy Frey par le scopitone et les chansons yéyé, qui ponctueraient le monologue du ou de la comédienne…

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 10 h 31 min

Il y a deux optiques pour ce genre de « je (ne) me souviens (pas) »: soit des souvenirs personnels, c’est l’option de Matthieu Lindon, soit des souvenirs de l’époque, c’est le choix d’Annie Ernaux dans « les Années » avec par exemple dans le spectacle qui en a été tiré:
https://www.youtube.com/watch?v=SZ8i7kCpSX8
(que les ménagères de moins de 50 ans ne peuvent pas connaître!)

Jacques R. dit: 23 juillet 2018 à 10 h 18 min

Du « Je me souviens » de Georges Perec, je garde le souvenir d’une série de notations discontinues, brèves en général, le tout donnant une juste (me semble-t-il) image de ce patchwork qu’est la mémoire, en même temps qu’une méthode pour aller à la rencontre de ses propres souvenirs. Car quoi de plus aléatoire, en apparence tout au moins, que cette remontée des souvenirs à la surface de notre conscience ? Et quand on songe à ce naufrage qu’est, sur l’ensemble, la mémoire de notre vie, on se dit que recueillir le souvenir en apparence le plus anodin est à chaque fois une petite victoire sur le néant.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 9 h 36 min

C’est-à-dire, Lavande, que renato, dans une démarche plus universaliste, ou moins égotiste (une question de bonne éducation, chez lui), substitue le « Nous » au « Je », et l’image aux mots.
Je me souviens aussi de la jeune minceur androgyne de Charlotte Rampling ou de Jane Birkin, dont le modèle était le mannequin britannique Twiggy.
On se souvient que sur le modèle de Joe Brainer,que je n’ai jamais lu, mais directement inspiré de Georges Perec, j’avais rédigé, dans un mouvement d’inspiration d’écriture automatique, 497 « Je me souviens ». Je les avais intégralement publiés ici, au grand dam de Passou. Par la suite, j’ai envoyé le manuscrit à POL, l’éditeur attitré de Georges Perec. Il me répondit par une lettre en forme de fin de non-recevoir, me disant qu’il considérait ce genre totalement épuisé. Quelle ne fut pas ma surprise alors de le voir publier, quelques années après, les « Je me souviens » d’une auteure dont je ne me souviens plus du nom !

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 9 h 02 min

« Quando eravamo giovani » superbe titre, Renato, il ne vous reste plus qu’à écrire le livre.
Le 8h24, c’est Ed, entre Adam et Eve ?

rose dit: 23 juillet 2018 à 7 h 52 min

Trousser les soubrettes
Le cerisier en fleurs.

Naïs Micoulin par Frédéric le jeune maître
Mariette sur l’escabeau ( périlleux) par Roman (boutonneux) dans la Promesse de l’aube.
Ô au château avant sir Stephen.
Nombre dans les exploits d’un jeune Dom Juan d’Apollinaire.

Ici et là.
Elles astiquent.
Ils les troussent.

C’est l’été.
L’amour contre la mort.
Jouir. Rire. Avoir un caractère agréable, te dit-elle. Bouquet. Roses roses.

Bon lundi.

christiane dit: 23 juillet 2018 à 6 h 52 min

J’ai écouté, à l’aube cette rediffusion de 1989 des « Chemins de la connaissance » ou l’écrivain Claude Mettra évoque une œuvre : de Christa Wolf Cassandre :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/les-chemins-de-la-connaissance-hecube-0
Décédée en 2011, Christa Wolf a été une femme et écrivain marquant de la littérature est-allemande. C’est P.Edel qui l’évoquait, un jour, dans une de ses chroniques. Ce fut une découverte.
Ecoutant ce que C.Mettra nous dit de cette femme-poète et dramaturge qui interroge l’Histoire et le destin, je pensais à ce vide qu’il faut laisser en nous pour accueillir la parole de l’autre. Ne pas être saturé de soi, des livres pour accueillir l’imprévisible : une émission, une musique, une fresque, une méditation, un souvenir d’enfance… Rester poreux, incomplet, en attente de signes. La vie (le destin ?) est tellement obscure. Nous cheminons, interrogatifs face à l’Histoire, le passé, notre passé. Cheminant entre les vivants et les morts, allant aussi vers la mort, nous émerveillant des jeunes pousses qui elles continueront d’avancer.
Des livres, oui, mais aussi et surtout une attitude d’attente, de création, d’invention.

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 5 h 27 min

Ed, j’ai beaucoup travaillé , un travail qui n’a rien d’intellectuel et laisse finalement peu d’énergie. Souvent en rentrant je constatais qu’une page de Télérama , c’était encore trop compliqué . Mais c’est une expérience enrichissante, je nous l’accorde. Je bossais avec des gens plutôt intelligents et je me souviens d’une femme qui très occupée par son métier qui n’était pas le même que le mien rêvait tout de même de ne rien faire pour pouvoir consacrer son temps à lire, un autre de la même catégorie vous disait des poèmes dans le couloir avant d’aller ponctionner une ascite. Des gens de goût .

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 2 h 33 min

« Je n’arrive même pas à faire en sorte que mon studio soit propre… »

Son studio doit être plein de détritus… Des épingles à nourrice traînent sur la table, ainsi qu’une pizza à peine entamée au milieu de papiers gras. Le livre de l’auteur américain, George Perrec, gît près de la corbeille. Elle ne l’a même pas encore ouvert.

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 2 h 29 min

« Chaloux est de loin mon intervenant préféré ici, de là à dire qu’il me passionne… »

Ed fait la moue. Chaloux, ce n’est pas encore ça. Pour la séduction, vous pouvez aller vous rhabiller, vous dit Ed. Notre petite punkette du blog n’est pas une fille facile. Elle a son petit caractère.

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 2 h 27 min

En petit comité, Macron se désolidarise de son « copain » :

« Lors de cette réunion en petit comité, le président a reconnu «des dysfonctionnements à l’Élysée» dans la gestion de l’affaire Benalla. Il s’est également exprimé sur l’attitude de son ancien garde du corps, jugée «choquante et inacceptable». » Figaro

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 1 h 59 min

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 0 h 11 min

C’est monstrueux, on parle de femme de ménage à Chaloux, et tout de suite il ne pense qu’à trousser les soubrettes…

Ed dit: 23 juillet 2018 à 1 h 52 min

« se passionne pour la littérature et Chaloux »

Chaloux est de loin mon intervenant préféré ici, de là à dire qu’il me passionne…Et puis qu’est-ce qu’elle raconte sur moi, encore ? J’ai la jeunesse. Et ? On pourrait renverser les choses et dire que vous avez la culture – de fait, car plus d’années pour lire et s’instruire – et l’expérience de la vie.

Ed dit: 23 juillet 2018 à 1 h 48 min

« ce n’est rien par rapport à celle que produisent deux chats British Shorthair (pourtant à poil court, comme son nom l’indique) comme les miens, en une journée d’été »

Enfin quelqu’un qui me comprend. J’imagine qu’ils ne vont pas dehors non plus. Quant à moi, j’ai le jackpot : ce sont des chats à poil long. Je pourrais passer l’aspirateur une heure par jour que ce ne serait toujours pas satisfaisant.

Ed dit: 23 juillet 2018 à 1 h 45 min

Lavande est très en forme ce soir. Mais j’aurais très bien pu poser la même question. Pourtant j’ai moins de 50 et suis loin d’être une ménagère. Je n’arrive même pas à faire en sorte que mon studio soit propre…

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 1 h 14 min

Oui, Pablo, Chopin, c’est la perfection, écriture, ponctuation, une partition de Chopin c’est déjà un éblouissement.

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 1 h 05 min

Pas mozartien, non, plutôt du côté de Bach. C’est le traitement du menuet qui donne cette impression. Et puis, je suis comme Monsieur Jourdain, les menuets sont ma danse.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 1 h 00 min

@ Chaloux

Il y a l’édition de la Correspondance de Chopin publiée en 1981 par les
Editions Hermann (plus de 1 200 pages, 105 euros les 3 vols. sur Amazon)

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 0 h 53 min

Pablo, c’est le jugement de ce pianiste dont le nom m’échappe (qui a fait un tabac avec son Rameau), Tharaud. Je lirais bien la correspondance de Chopin, mais sa publication chez Fayard est sans cesse repoussée.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 0 h 43 min

@ Chaloux

Chopin était très féminin (homosexuel), avec une hypersensibilité pathologique. Je me demande pour quelle raison Liszt a menti de la sorte.

Mais c’est vrai aussi qu’il a un côté « constructeur », architecte, comme Bach, qu’il admirait tant. Et il était aussi un perfectionniste maniaque qui a beaucoup travaillé. C’était quelqu’un qui, comme Baudelaire, avait tout compris sur la Forme et son importance fondamentale dans l’art, d’où la perfection formelle qu’il a atteint dans presque toutes ses oeuvres.

Quand je l’écoute, j’ai la sensation d’écouter quelque chose de rond, de parfaitement poli, de parfait, d’impossible d’améliorer.

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 0 h 28 min

Pablo, parce qu’il jouait mieux que moi! (Il devait le spiritualiser). Mais pour moi, c’est un compositeur très charnel. Liszt disait qu’il n’avait pas rencontré de nature plus virile.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 0 h 22 min

@ Lavande

« Pablo et Chaloux, une question de ménagère de plus de cinquante ans: vous faites comment avec tous ces bouquins pour la poussière ? »

Moi j’ai les bibliothèques tellement pleines (je comble tous les espaces qui laissent les livres verticaux avec des livres à l’horizontale, et en haut, je remplis de livres l’espace qu’il y a entre la fin de la bibliothèque et le plafond) que du coup il n’y a pas beaucoup d’espace pour la poussière. Mais j’ai un aspirateur, acheté uniquement parce que dans un test de Que Choisir ils disaient qu’il venait avec une petite brosse spéciale bibliothèques, que je passe de temps en temps sur les livres.

Mais la poussière que « produisent » 10 000 livres ce n’est rien par rapport à celle que produisent deux chats British Shorthair (pourtant à poil court, comme son nom l’indique) comme les miens, en une journée d’été.

Jean Langoncet dit: 23 juillet 2018 à 0 h 17 min

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 23 h 53 min
Très belle homélie de ce dimanche à Notre-Dame :

Arriver avant Jésus en marche, c’est assez peu messianique

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 0 h 16 min

Lavande, parler pour ne rien dire tout en restant amusant et plein d’esprit, c’est un don. Vous l’avez. Vous devez être quelqu’un de très agréable.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 0 h 12 min

Mes trois derniers posts c’était juste pour conforter JJJ dans l’idée que je parle pour ne rien dire, comme me l’aurait reproché ma grand-mère (ma grand-mère maternelle bien sûr, parce que l’autre était plus gentille, comme celle de JJJ).

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 0 h 11 min

Non, Lavande, ce n’est plus de mon âge. Je ne ferais pas faire mon ménage à des femmes dont je pourrais être le père! Ou alors seulement de très vilaines, pour éloigner la tentation. (Je crois que c’est Sainte Beuve qui s’amusait avec ses deux bonniches, – comme dans la chanson de Fernandel).

https://www.dailymotion.com/video/xfv3p7

Rachmaninov, Pablo, je le trouve terrestre et regrettant, c’est toute la terre russe, sa puissance et son souvenir. Pas plus sexuel que Chopin qui est pour moi le poète de la peau humaine, de la jalousie et de l’amour passionné.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 0 h 01 min

@ Chaloux

« C’est peut-être l’absence de sensualité.
(Rubinstein n’aimait pas Rachmaninov parce qu’il trouvait sa musique trop se.xuelle. Jamais compris ce jugement. Quoiqu’il en soit, on tient les deux extrêmes!). »

Haydn était pourtant un type sensuel, qui avait du succès avec les femmes et qui a eu plusieurs aventures (il était plus ou moins séparé de sa femme, qui était insupportable).

Je ne connaissais pas ce jugement de Rubinstein sur la musique de Rachmaninov, mais je le trouve très bon. Il y a quelque chose d’impudique dans sa musique, elle est d’une beauté un peu trop nue, un peu trop « étalée ». Moi j’aime cela (quoique pas trop longtemps – je ne pourrais pas écouter les symphonies ou les concertos de Rachmaninov pendant 15 h, contrairement à Bach ou Haydn) mais je comprends que Rubinstein, qui était un cérébral (un Verseau ascendant Verseau avec Mercure en Verseau et la Lune en Vierge – encore une fois l’astrologie explique pas mal de choses) trouve cela trop exhibitionniste, trop se.xuel.

Lavande dit: 22 juillet 2018 à 23 h 53 min

Pablo et Chaloux, une question de ménagère de plus de cinquante ans: vous faites comment avec tous ces bouquins pour la poussière ?

Lavande dit: 22 juillet 2018 à 23 h 50 min

« …depuis très longtemps, vous êtes déjà pour moi le mec qui va aux puces. »
J’ai dû relire parce que mon oeil avait dérapé sur le dernier mot.

Ed dit: 22 juillet 2018 à 23 h 45 min

Vous avez la mémoire courte. Cette histoire de crucifix est arrivée bien après des dizaines et des dizaines de commentaires haineux de votre part. J’en avais assez et certaines personnes ici, que l’on ne peut soupconner de la moindre sympathie à mon égard, en avaient assez elles-aussi. Mais vous êtes tellement t.aré et méchant que vous ne l’avouerez jamais.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 23 h 45 min

La traque, l’histoire d’un personnage qui veut venger la mort de Pouchkine en poursuivant son assassin. Haletant.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 23 h 43 min

Un très intéressant, j’ai trouvé, La baronne et le musicien, Madame von Meck et Tchaïkovski. Grasset.
En somme, beaucoup de ses livres se lisent encore très bien, même s’il est passé de mode.
Un titre que je n’ai pas lu, avec un curieux sujet, La Pierre, la feuille et les ciseaux. Je le lirai un de ces jours.
Morand et Galey dans leurs Journaux ne sont pas tendres avec lui.

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 23 h 41 min

« …depuis très longtemps, vous êtes déjà pour moi le mec qui va aux puces. »

Delaporte, depuis très longtemps, tu n’es pour moi qu’un cadavre spirituel, dont chaque mot pue la mort de son âme. Non seulement tu es une âme morte, mais on sent bien qu’elle est habitée par des puissantes forces négatives obscures, ou pour le dire avec ton langage, des forces lucifériennes, démoniaques, sataniques.

D’où tes haines.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 23 h 36 min

C’est de la porte qu’on déconseille d’ouvrir.

(@Pablo. Guillemin, je crois a fait beaucoup de reproches à son Tolstoï, une conférence sur Youtube). Son Ivan le Terrible est très vivant. Et souvenir du Raspoutine que j’ai acheté à la gare de Rouen et lu dans le train il y a vingt ans.

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 23 h 30 min

@ Chaloux

« Les bios sont très inégales. Son Balzac est un rewriting mot à mot de celui de Maurois. »

Je parlais surtout des biographies d’écrivains russes, dont j’ai lu pas mal à une époque. Des écrivains français, je crois n’avoir lu aucune, même si je les ai.

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 23 h 27 min

Pablo, depuis très longtemps, vous êtes déjà pour moi le mec qui va aux puces. Comme quoi, cela vous marque un homme, mine de rien…

Jean Langoncet dit: 22 juillet 2018 à 23 h 25 min

Je me souviens de cette formule d’emprunt : « l’enfant est le père de l’homme » (et de la femme aussi, si vous voulez, Paul Edel)

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 23 h 22 min

« Et de toute façon, passer sa vie aux puces, comme le fait Pablo… »

Ce pauvre Delaporte il est au bord de la folie, ça se sent. Il délire en direct, il exhibe devant tout le monde sans la moindre pudeur son cerveau bavant de haine (mais chrétienne, bien sûr, la même que celle de St. Paul et des Grands Inquisiteurs), il vomit ses phrases vieillottes, surannés, archaïques, qui puent le XIX siècle.

Je vais aux Puces 2 ou 3 samedis par mois et j’y passe 2 h. Cela fait 4 ou 6 h par mois et dans un mois il y a 720 heures. Voilà le raisonnement pathologique d’un cerveau en état de décomposition avancé.

Je donnerai de l’argent pour voir la gu.eule de vampire qu’il doit avoir ce détritus humain qui signe Delaporte du WC.

Jean Langoncet dit: 22 juillet 2018 à 23 h 21 min

Sinon la figure du « surhomme », loin de fournir armes et bagages aux nazis, m’est toujours apparue comme étant celle de l’enfant. Bref, assez éloignée de celle d’Eichmann

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 23 h 21 min

Elle a ce que vous et moi n’avons plus, la jeunesse. De plus n’oubliez pas qu’elle a suivi les cours d’hypokhagne et khâgne, qu’elle possède plusieurs langues, qu’elle a voyagé, qu’elle est propriétaire de deux birmans et qu’elle vit dans la capitale du hamburger, ce n’est pas commun. Elle joue d’un instrument et se passionne pour la littérature et Chaloux. Ce n’est pas rien, je pense qu’à son âge j’aurais été incapable de tant d’audace. Elle est impétueuse, peut être un peu trop sûre d’elle.

Jean Langoncet dit: 22 juillet 2018 à 23 h 19 min

Ed dit: 22 juillet 2018 à 17 h 00 min
Dommage que la thèse de l’homosexualité de Makroud ait été lancée par les fachos d’extrême droite, parce que cette affaire Benalla me fait pencher en faveur de celle-ci.

Quand le hasard des croisements se fait coutumier, le doute s’installe

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 23 h 17 min

C’est vrai qu’une jeune fille qui blasphème sans vergogne peut être excitante érotiquement pour des vicelards comme quelques vieux messieurs de ce blog (D, Chaloux, etc.).

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 23 h 11 min

Delaporte, il n’y plus qu’en sainte Russie et pour les islamistes que le blasphème est encore considéré comme un délit. L’Exorciste remasterisé, il faut savoir pardonner.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 23 h 11 min

Les bios sont très inégales. Son Balzac est un rewriting mot à mot de celui de Maurois. Je me suis amusé à le vérifier.

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 23 h 07 min

« Parce que son acharnement et sa haine envers ma personne (alors que je ne l’ai jamais agressé), c’était de la charité chrétienne, voyez-vous. » Ed

Vous avez la mémoire courte, ma pauvre petite Ed. Vous m’avez de fait agressé verbalement, c’était plusieurs phrases ordurières, indignes d’une jeune fille, et où il était question de crucifix. Car en plus c’était un blasphème. La totale, avec Ed !

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 23 h 05 min

Piètre. Chaloux, n’oubliez pas qu’on est toujours le con de quelqu’un. Ed est parfois péremptoire et d’une assurance qui repose sur peu de choses, elle est aussi facilement agressive et vous aussi quand vous n’êtes pas élégamment méprisant .

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 23 h 04 min

@ Ed

« Je crois qu’il y a des Troyat chez mes parents. »

Moi j’ai plein de Troyat chez moi: presque toutes ses biographies (de tsars ou d’écrivains russes et français).

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 23 h 02 min

Delaporte, j’ai acquis dans l’édition originale le neveu de Rameau ainsi qu’un Léon Daudet en bon état relié cuir 1895 sans marchander pour quelques euros. En revanche je me suis débarrassée d’un pavé flambant neuf pour rien, un bouquiniste pas sympa refusait de me l’échanger contre un volume de moindre qualité aussi l’ai je donné à un autre qui m’a demandé deux euros pour un folio en pierre état, comme j’étais furax je lui ai acheté ce bouquin en prime.

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 23 h 01 min

@ Chaloux

« Découvrir dans ma bibliothèque des livres que j’avais oubliés, les premières fois, bizarrement, je l’ai vécu comme une coupure dans ma vie, avec un avant et un après, comme si je m’apercevais qu’il y avait quelque chose (sans doute un pan de mémoire) que je ne maîtrisais plus. »

Mais c’est impossible de mémoriser 6 000, 10 000 livres. Dans le souvenir on peut les confondre avec ceux qu’on a feuilleté dans les librairies ou les bibliothèques.

Moi je confonds souvent, dans le souvenir, mes livres avec ceux sortis des bibliothèques municipales ou de celle de l’Institut Cervantes, que j’ai toujours beaucoup fréquenté. Après avoir vu chez moi pendant 6 semaines des milliers de livres (dans une période de 30 ans) sortis des bibliothèques, comment se rappeler des années après s’ils étaient à moi ou pas?

Ed dit: 22 juillet 2018 à 22 h 55 min

« votre manque terrible de fraternité et d’amour »

Parce que son acharnement et sa haine envers ma personne (alors que je ne l’ai jamais agressé), c’était de la charité chrétienne, voyez-vous. C’est vraiment le taré du blog, lui, depuis que WGG ne nous abonde plus de ses pâtés.

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 22 h 47 min

Et de toute façon, passer sa vie aux puces, comme le fait Pablo, c’est montrer une radinerie phénoménale qui ne peut que dégoûter. Du coup, la bibliothèque de Pablo, qui recèle je ne sais combien de volumes délabrés et acquis à bas prix, est une insulte pour l’esprit. Pas étonnant que cet huluberlu nous poste des commentaires atterrants de médiocrité et de bassesse. Plaignons-le plutôt ! Sa culture est construite sur la misère de son prochain, qu’il exploite sans vergogne.

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 22 h 44 min

Tiens edour une fois je vous trouve une utilité, je dois absolument penser à me procurer cible et fléchettes, c est une occupation à laquelle je m ‘zdonnais avec plaisir et adresse quand j’étais adolescente. L’idée d’y repiquer m’a pris l’autre jour , je ne peux pas jouer toute seule jouer au badminton ou au ping pong, reste le jeu de fléchettes, tant pis pour les murs. Le chambre d’amis étant l’ancienne chambre d’enfant, les murs sont de toutes façons criblés de trous. Une armé à air comprimé dont la voisine m’avait informé e au cinéma quand par hasard nous étions deux à assister à la séance.

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 22 h 42 min

Lavande a touché un point faible de Pablo, sa manière de se comporter bassement aux puces, en maltraitant la misère humaine qui s’y étale. La nature féminine de Lavande, toujours aux aguets, psychologiquement, a été heurtée par ce butor et cet homme sans coeur. Il fallait que cela fût dit ! Merci Lavande d’avoir soulevé avec exactitude ce lièvre.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 22 h 39 min

Moi aussi, j’en ai quelques uns, des biographies, notamment son Tchekhov dédicacé à Frédéric Ferney, acheté aux défuntes petites occasions de Gibert J. Et quelques romans. J’ai bien aimé les petits formats,L’Araigne, Viou, La traque.

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 22 h 39 min

« Hilarants les messages de Delaporte, le Taré du Blog, ce matin. Il est vraiment amusant (involontairement, mais amusant quand même) notre vieux curé défroqué »

C’est un roman que vous nous écrivez là, Pablo ! Un roman qui dissimule mal votre âme basse et laide, et votre manque terrible de fraternité et d’amour. Je ne savais pas en effet qu’aller aux puces était un exercice de haine contre le genre humain. Un exercice sans cesse renouvelée, pour déboucher sur une abjection humaine qui ne vous fait pas honneur, mon pauvre Pablo !

Ed dit: 22 juillet 2018 à 22 h 35 min

Je crois qu’il y a des Troyat chez mes parents.

« belles bibliothèques vitrées rutilantes » : en plein dans le mille !

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 22 h 31 min

Elle avait des parents assez âgés, je crois, je ne les ai jamais vus! On n’y allait que lorsqu’ils étaient absents… Je crois qu’il y avait surtout des kilomètres de Troyat, de Cesbron, de Druon reliés club, des Perrin skivertex, des encyclopédies, ce qu’avaient lu les gens de cette génération ou du moins ce qu’on leur avait fait acheter, dans de belles bibliothèques vitrées rutilantes qui devaient venir de chez Monsieur Meuble.

Ed dit: 22 juillet 2018 à 22 h 25 min

hmmm…Mais avoir une telle coquetterie avec sa bibliothèque (ou celle de ses parents, peu importe puisqu’elle devait bien piocher dedans), n’est-pas justement avoir une coquetterie vis-à-vis de sa personne ? Si quelqu’un me dit adorer les livres d’Alain Soral par exemple, j’aurais déjà une petite idée du personnage.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 22 h 22 min

Elle craignait mon jugement. Heureusement, elle n’avait pas cette coquetterie avec sa personne dont j’ai longuement fait l’inventaire…

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 22 h 16 min

Ed, j’avais une amie qui, lorsque nous allions chez ses parents m’interdisait de regarder ce qu’il y avait dans leurs bibliothèques!

Ed dit: 22 juillet 2018 à 22 h 11 min

« Découvrir dans ma bibliothèque des livres que j’avais oubliés, les premières fois, bizarrement, je l’ai vécu comme une coupure dans ma vie, avec un avant et un après, comme si je m’apercevais qu’il y avait quelque chose (sans doute un pan de mémoire) que je ne maîtrisais plus. »

+1 (dans la bibliothèque de mes parents, que vous m’avez donné envie de revoir. La bibliothèque, pas les parents bien sûr !

Ed dit: 22 juillet 2018 à 22 h 06 min

Chaloux,

Avec mon studio (ah ! Vous qui vous moquiez du 2 pièces-cuisine de WGG), je ne suis pas prête d’avoir ce genre de problèmes.

JJJ
Toujours aussi agressif et de mauvaise foi. Puisqu’on vous dit qu’on aimerait vous lire ! Pas la peine de prendre la mouche et de tenter le même reproche envers ma personne. Je m’exprime très clairement et s’il y a un malentendu, je prends la peine de le dissiper.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 22 h 04 min

@Pablo.

Découvrir dans ma bibliothèque des livres que j’avais oubliés, les premières fois, bizarrement, je l’ai vécu comme une coupure dans ma vie, avec un avant et un après, comme si je m’apercevais qu’il y avait quelque chose (sans doute un pan de mémoire) que je ne maîtrisais plus.

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 21 h 52 min

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 21 h 15 min

Je connais bien ces « affres »… Ça m’arrive aussi d’acheter des livres que j’avais oublié que j’avais. Le bon côté de la chose c’est que parfois, en cherchant un livre, je découvre d’autres qui m’intéressent beaucoup et que j’avais oublié que j’avais, ce qui produit une grande joie inespérée…;-)

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 21 h 29 min

Pourquoi alors cette quête ? Vous faîtes penser à la femme de JFK qui tente de sauver le cerveau de son mari et qui en un réflexe cherche à le contenir de ses mains sur le capot du véhicule.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 juillet 2018 à 21 h 19 min


…ma passion des livres, reste, dans les  » techniques « , et, plus,…entremêlés, entre-elles,…

…ce qui, est bien, satisfaisant, c’est, l’automaticité, de trouver, le livre adéquat, et, vérifier, les synchronisations imaginées, pour les adapter,…

…le plus, parfait, c’est d’imaginer, les concordances à tout, avec des riens,…
…incroyables,…etc,…
…rester, placide, et bondissant, en imaginations,…

…alors, la littérature, pas obsédé, par la fortune,…à créer, ses Harry Potter, pour du blé,…

…il y a de cela, rester, pauvre, pour donner, une limite, avec moi,…de s’estimer riches, et célèbres, ou intelligents,…
…des ballons amarrés, pour vivre,…
…etc,…à nos sécurités,..

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 21 h 15 min

C’est horrible ces bibliothèques pliées. J’ai 6000 livres environ dans l’appartement, toute bibliothèques doublées et la majorité des volumes à l’horizontale -qui maintenant débordent-, 2000 à la cave -très saine-, et environ 2000 à la campagne. Comme je n’ai pas le temps d’aller dans les bibliothèques, quand c’est possible je rachète. Derniers en date Le Grand Meaulnes (après ou juste avant la lecture d’Ed, -j’ai retrouvé mon beau Garnier 10 jours après), et les lettres de Proust à Montesquiou (1930). J’ai mis 18 mois à remettre la main sur le petit Proust-Montesquiou d’Elizabeth de Clermont-Tonnerre.

Un calvaire, surtout s’il faut passer sous le piano.

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 21 h 07 min

@ Beltegeuse

 » Quelle méthode de classement avez vous adopté pour vous y retrouver dans ces rangements à triple voies? »

Le gros problème d’avoir beaucoup de livres est le rangement évidement. Quand, il y a 20 ans, j’ai déménagé dans cet appart je les ai rangé par thèmes (musique, art, poésie, littérature-essais, histoire, romans, spiritualité, ésotérisme, livres de chevet, etc). J’avais 6 000 livres (que j’ai eu la patience de compter en les mettant dans les cartons). Depuis le nombre a plus que doublé (je dis que j’ai 12 000 mais c’est probablement bien plus, vue la surface qu’ils occupent), mais l’ordre n’a pas suivi, puisque les « rayons » thématiques une fois remplis, je mettais les livres « ailleurs ». Et dans ces « ailleurs » il y a des zones plus ou moins contrôlées et d’autres pas du tout. Ce qui veut dire en clair qu’il y a des livres que j’ai (parfois en plusieurs éditions) mais je suis incapable de retrouver. Si j’ai besoin ou envie de les lire, c’est plus simple pour moi d’aller les chercher dans une bibliothèque municipale que de les trouver chez moi. C’est le paradoxe de la quantité non ordonné parfaitement: avoir beaucoup de livres ou de disques non ordonnés équivaut à n’en avoir aucun.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 21 h 07 min

@Pablo.
C’est peut-être l’absence de sensualité.
(Rubinstein n’aimait pas Rachmaninov parce qu’il trouvait sa musique trop se.xuelle. Jamais compris ce jugement. Quoiqu’il en soit, on tient les deux extrêmes!).

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 21 h 02 min

Excusez , j’interromps le concert mais la dame située et visible derrière le conductor est un sosie de l’ex femme de l’ex président du FMI.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 21 h 01 min

Pablo, j’y repensais cet après-midi, et je me disais qu’il s’agissait certainement d’une question d’affinités. Je déchiffre plus que je n’écoute de musique, y compris pas mal de transcriptions. Dès qu’une œuvre m’intéresse, je m’arrange pour en trouver la partition (IMSLP ou autre). J’ai étudié quelques sonates de Haydn durant ma scolarité musicale. Ensuite, sauf peut-être dans le cadre du souvenir, je n’y suis jamais revenu. C’est un cas rare, parce que j’ai dû déchiffrer par exemple presque toute la musique russe de piano, y compris des inconnus comme Karganov, un obscur compositeur je crois d’origine arménienne, mort à 32 ans vers 1890, des polonais dont je ne sais même plus le nom etc. Cela dit, j’éprouve de la sympathie pour Haydn. Et on ne sait jamais. Moi qui détestais Musset voila que j’y viens avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 20 h 56 min

Doubles pour oubliées mais il est aussi vrai que je pourrais et devrais relire la moitié de ce que j’ai déjà exploré en vertu d’un cerveau si ce n’est une cervelle en forme de passoire ( pas tout à fait un entonnoir)sans même penser à nos modifications, notre maturation qui si elle intervient tardivement nous fera comprendre et redécouvrir les textes d’une façon nouvelle si l’on s’y replonge .

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 20 h 49 min

Pablo, je me moquais gentiment, et puis qu’importe le flacon , vous devrez donc vous acquitter de cette somme. Pour le reste j’avoue vivre en dessous de cette normalité des 80 mètres carrés et ne disposer que de quelques rayons à oubliés rangées. Quelle méthode de classement avez vous adopté pour vous y retrouver dans ces rangements à triple voies?

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 20 h 45 min

@ Chaloux

Le pianiste et musicologue Charles Rosen parle dans son grand livre « Le style classique » de l’émotion propre à la musique de Haydn: « un type d’émotion absolument personnel, que nul autre compositeur, pas même Mozart, ne put retrouver : une atmosphère d’extase
dépourvue de toute sensualité ».

Un autre chef-d’oeuvre de Haydn: le quatuor Op. 76 No. 5

Haydn – String quartet op.76/5 – Budapest String Quartet
https://www.youtube.com/watch?v=mIuto29iJWI

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 20 h 42 min

@ Jazzi

J’imagine que tu ne crois pas comme Janssen J-J que la photo dont tu donnes le lien est celle de Nietzsche et Lou à poil…

Claudio Bahia dit: 22 juillet 2018 à 20 h 42 min

@ JJJ
BJ à toussent et une fois encore, à notre ami Jean Béliveau, le grand marcheur canadien.
Je suis confus et honteux de ma bévue.
Je ne connaissait pas l’existence de ce grand monsieur. Alors pour me racheter un peu je suis allé visiter son site wwalk.org et j’y ai passé la journée, et durant mon prochain séjour en Europe j’achèterai son livre « L’Homme qui Marche ».

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 20 h 39 min

Hilarants les messages de Delaporte, le Taré du Blog, ce matin. Il est vraiment amusant (involontairement, mais amusant quand même) notre vieux curé défroqué:

« La cruauté, et même le sadisme, de l’acheteur aux puces, prêt à tout pour faire une affaire de quelques pauvres sous au détriment de la misère humaine. »

(On se croirait chez Zola)

« Pablo a bien compris que c’était sur les pauvres qu’il fallait vivre, en leur retirant même ce qu’ils n’ont pas. Pablo est prêt pour voler dans les hautes sphères du libéralisme, qui se nourrit de la misère du monde. Là aussi, le ventre est toujours fécond, d’où renaît la bête immonde du capitalisme. »

(Là on est chez Bloy)

« Pablo est l’électeur type de Macron. On voit où ça nous mène… »

(Là on est à « L’Humanité dimanche »).

« Moi, je ne marchande jamais. J’essaie de donner au vendeur l’entièreté de son rêve. C’est comme une éthique. Allez faire comprendre ça à un Pablo !

(Là on est dans « Oui, oui aux Puces », le « Manuel de l’acheteur chrétien des Puces », « De imitatione Delaporte » ou « Le nouveau Kempis des faux.c.uls pour les nuls »).

« Entre crochets, il décrypte son stratagème sordide, croyant avoir commis un exploit d’intelligence tactique supérieure, digne de HEC… »
[…] Il est content de son méchant « coup », qu’il répète à chaque fois. C’est son plaisir d’entuber un plus pauvre que lui. Il ne voit pas que le miséreux, qui vend ses biens, est son prochain, et qu’il devrait au contraire essayer de lui venir en aide. Un jour, un plus riche que lui ruinera Pablo. Il ne sera plus temps de se plaindre ».

(Là on est revenu à Bloy, mais un Bloy qui confondrait les Puces avec le Crédit Municipal, alias « Chez ma tante », et les vendeurs avec des « miséreux » qui vendent leurs propres biens pour pouvoir manger).

Et tout cela écrit par quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds aux Puces, bien sûr.

Dans une autre vie ce cré.tin fini a été Inquisiteur Général, c’est sûr, et a envoyé au bûcher des milliers de mécréants. C’est le type parfait de l’anti-chrétien pur: envieux, hypocrite, menteur, obsédé sexuel, rabâcheur, misogyne, perfide, onaniste compulsif, pharisien, jaloux, sadomasochiste, fourbe, tartuffe, imposteur, faux jeton, cupide, maniaque, vicieux, pervers…

Il me rappelle ces prédicateurs puritains américains qui prêchent à la TV, avec un grand succès, la chasteté, la fidélité, la continence, et que l’on trouve après dans un motel sordide avec une pu.te de bas étage.

Delaporte ne vient ici que pour se venger de sa vie totalement ratée et de son avenir sinistre de solitaire sans famille ni amis.

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 20 h 29 min

@ Beltegeuse

« ce qui me rend curieuse tient plus de la surface habitable, où ranger ,classer tant d’objets quand on vit à Paris? Moins d’être très riche ou de squatter la bnf , ou de vivre environné de près par un amoncellement qui pourrait remplacer les sacs qui protégeaient les tranchées en 14 ? Pablo vit retranché du monde, dans un territoire physique qui rétrécit à mesure que sa collection grossit, presque l’écume des jours. »

Tu délires, Bérénice. Je vis dans un appart normal, qui doit avoir 80 m2, avec un grand salon et 3 pièces. Les livres je les ai dans de bibliothèques qui vont jusqu’au plafond (achetées chez Ikea il y a 30 ans et qui n’ont pas bougé d’un millimètre), souvent rangés en double file(en une d’elles, très profonde, ils sont en triple file). J’ai des bibliothèques partout, y compris dans un grand et large couloir. Mais à part dans les murs, je n’ai aucun problème d’espace. J’ai même 2 tableaux assez grands dans le salon et un dans le couloir. Bien rangés, 12 000 livres ce n’est pas un problème (et encore moins 10 000 cds, que j’ai en 2 meubles qui vont jusqu’au plafond, un dans le salon et un autre dans le couloir où les cds rentrent en double file – il faut dire que j’ai beaucoup de coffrets de disques, ce qui réduit considérablement l’espace nécessaire).

« en poussant je dirai que trois euros pour tant de beauté c’est se moquer du compositeur »

Promis-juré: demain je cherche les héritiers de Bach et je leur fait un virement de 30 euros, la différence qu’il y a entre le prix que j’ai payé et le prix du coffret chez Amazon, moins le prix des boîtiers, du livret et le coffret qui contient le tout. Ça t’ira comme ça?

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 juillet 2018 à 20 h 21 min


…grosso-modo,…avec tout ce qui, arrive,…

…c’est, quand, même, à la limite,… » tirer, par les cheveux,!… »,…
…pour, un cas, de président,  » fraîchement élu « ,…
…les paris, sont, ouvert, pour de nouvelles  » aventures « ,…mystères et boules de gommes,!…encore, avec son temps, à prendre,…etc,…

Pablo75 dit: 22 juillet 2018 à 20 h 16 min

@ Lavande, Rose, Beltegeuse…

« Pablo ne croyez vous pas que le vendeur des Puces, qui s’est levé à l’aube pour charger et décharger son matériel, qui fait le planton toute la journée pour vendre une douzaine de disques à des pinailleurs, a plus besoin que vous des 7 euros que vous êtes si fier de lui avoir soustraits? »

Quelle naïveté !! Et quelle méconnaissance du milieu.

D’abord, si on y va trop tôt ils ne sont pas encore installés. Pour être sûr que tout le monde est en place il ne faut pas aller avant 10 h.

Après, ce sont tous des escrocs notoires, capables de te rouler dans la farine au moindre signe de candeur, d’angélisme ou de crédulité de ta part. Et ne vas pas réclamer la semaine suivante, parce qu’eux ils ne t’ont jamais vu. Et n’insiste pas en levant la voix parce que tu peux finir avec un oeil au beur noir… (j’ai déjà vu de bagarres et comment tous les vendeurs arrivent vite pour aider un collègue en difficulté avec un client costaud et récalcitrant qui hurle qu’on l’a escroqué).

Ensuite leur métier est de vider des appartements de gens morts à la demande de leurs familles, parfois en se faisant payer (il faut les entendre se raconter entre eux des histoires de bons coups avec des héritiers naïfs). Cela veut dire que tout ce qu’ils vendent ils l’ont eu gratuitement. Moi ce qui me fait de la peine c’est de voir des albums de photos d’une vie entière en vente dans leurs étals ou des paquets de lettres intimes ou, comme j’ai vu une fois, un gros tas de papier à musique écrit au crayon avec des oeuvres qui avaient l’air d’être inachevées (un concert pour orgue, un début de messe, des oeuvres pour piano); j’avais marqué le nom du compositeur, mais arrivé chez moi je ne l’avais trouvé nulle par ni sur internet ni dans mes dictionnaires de compositeurs (le type vendait le tout pour « 100 euros mais on peut s’arranger » – ce qui veut dire en langage « pucien » que pour 20 ou 30 on l’aurait eu).

L’atroce aux Puces c’est de voir comment les familles se débarrassent de tout ce qui possédaient leurs parents morts, y compris les choses les plus intimes. Moi si j’étais vendeur là bas, je serais un peu gêné de me faire du fric en vendant ce genre de choses… Ou en vendant des objets volés comme on voit souvent (téléphones, ordinateurs portables) – la police, elle-même, dit aux gens cambriolés d’aller aux Puces chercher les choses volées qu’ils veulent à tout prix récupérer (comme des dvd de données ou de photos, qu’on voit aussi souvent).

Et pour finir, pinailler, mentir, faire des coups c’est le LE JEU même des Puces. Mais attention: DE DEUX CÔTÉS. Les Puces c’est la Grande Foire à l’Escroquerie. Et les vendeurs l’exercent bien mieux et bien plus que les acheteurs. Si on y allait comme on va au supermarché, personne irait. Aux Puces on y va UNIQUEMENT pour faire des affaires.

D’ailleurs, une autre astuce pour pouvoir les faire est d’y aller mal habillé. Parce que le prix du vendeur dépend en grande partie de l’allure de l’acheteur. Parfois on voit des bobos habillés en bobos pour qui les prix se multiplient miraculeusement en quelques secondes par 3 ou 4. La semaine dernière j’ai vu une femme genre décoratrice pro, habillée bobo du Marais, acheter sans marchander pour 30 euros une applique en laiton(originale, d’ailleurs, en forme de flèche). Juste avant un type dans mon genre avait demandé le prix: 10 euros.

Conclusion: il y a un proverbe espagnol qui dit: « Quien roba a un ladrón, cien años de perdón » (qui vole un voleur, cent ans de pardon).

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 20 h 15 min

Ah merci zerbinette, quasi instantanément je me disais que ce lien était une arnaque, je m’en vais télécharger Adobe Flash player pour accèder à CV.

hamlet dit: 22 juillet 2018 à 20 h 10 min

d’où ce désir de retour aux pré socratique dans la pensée allemande, car c’est bien à Socrate que l’on imputera la responsabilité d’avoir fait de la sagesse une chose enseignable, avec à la clé l’idée de faire naitre une sagesse « universelle », qui n’est pas prêt de voir le jour si tant est que cette chose puisse exister.

hamlet dit: 22 juillet 2018 à 20 h 10 min

« décadence de la modernité » chez Nietzsche et plus tard chez Heidegger, c’est surtout l’idée que la philosophie puisse être une chose enseignable, en s’appuyant sur la sainte raison humaine.

Nietzsche a un mot très drôle au sujet du début de l’épître aux Corinthiens, quand Paul dit que l’humanum de l’homme est la sagesse. Nietzsche dit d’accord, mais il faut alors garder à l’esprit que pour avoir des hommes sages, il en faut d’autres qui travaillent pour le lui, pour le nourrir.

hamlet dit: 22 juillet 2018 à 20 h 10 min

« décadence de la modernité » chez Nietzsche et plus tard chez Heidegger, c’est surtout l’idée que la philosophie puisse être une chose enseignable, en s’appuyant sur la sainte raison humaine.

Nietzsche a un mot très drôle au sujet du début de l’épître aux Corinthiens, quand Paul dit que l’humanum de l’homme est la sagesse. Nietzsche dit d’accord, mais il faut alors garder à l’esprit que pour avoir des hommes sages, il en faut d’autres qui travaillent pour le lui, pour le nourrir.

d’où ce désir de retour aux pré socratique dans la pensée allemande, car c’est bien à Socrate que l’on imputera la responsabilité d’avoir fait de la sagesse une chose enseignable, avec à la clé l’idée de faire naitre une sagesse « universelle », qui n’est pas prêt de voir le jour si tant est que cette chose puisse exister.

car c’est bien de cela qu’il s’agit, l’éternel combat entre le singulier et l’universel, d’où ce tropisme d’un grand nombre de penseurs juifs pour Heidegger, la seule question non résolue restant de savoir qui seront les heureux élus qui recevront la lumière de la sainte sagesse sur leur tête !

je crois que le père de MàC lui reprochait de passer du temps sur ce blog, à fréquenter des imbéciles qui envoient leurs commentaires débiles, il pensait que son fils valait mieux que ça, mais il y avait quelque chose de très généreux chez MàC, dans sa façon d’écrire, de partager son savoir avec des inconnus etc…

zerbinette dit: 22 juillet 2018 à 20 h 07 min

Christiane, c’est dommage car c’est magnifique, mais je crois qu’il faut avoir Adobe Flash Player (chargement gratuit) pour regarder certaines videos.

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 20 h 04 min

Delaporte, je crois que vous méritez mieux qu’une place de concierge. Il y eu des précédents bien plus graves, laissez donc la justice et l’Assemblée faire leur travail.

Delaporte dit: 22 juillet 2018 à 20 h 01 min

« Dommage que la thèse de l’homosexualité de Makroud ait été lancée par les fachos d’extrême droite, parce que cette affaire Benalla me fait pencher en faveur de celle-ci. » Ed

A mon avis, nous sommes en plein délire : la réalité est souvent bien plus prosaïque. Benalla était un « copain » de Macron, comme cela se fait aussi chez les jeunes, sans qu’il y ait forcément homosexualité. Benalla n’allait-il pas se marier (et avec une femme) ce samedi ? En revanche, qu’il soit en possession de certains secrets liés aux Macron, leur mauvais côté, leur « part d’ombre », c’est sans doute le cas. Un chantage est-il néanmoins, là encore, prévisible ? Je crois que l’ampleur de cette affaire politique tient exclusivement dans les faits qui ont été portés à notre connaissance par les médias. C’est suffisant, croyez-moi, pour dynamiter la Ve République. Que demander de plus ?

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 19 h 59 min

Chaloux, 19h10, l’amour devient plus souvent un problème quand il s’évapore. Actif, il conduit l’individu à penser que tout est possible, une illusion peut être mais tellement fortifiante.

christiane dit: 22 juillet 2018 à 19 h 54 min

@Lavande dit: 22 juillet 2018 à 19 h 24 min
Lavande, un peu de tristesse ? Je comprends. Vous êtes si discrète et agréable à lire. Vous ne méritiez pas ce commentaire aigrelet de JJJ. Il doit être fatigué.
Revenez avec toutes vos histoires de théâtre, d’Avignon, ce « Bon dimanche », les maths, les sciences…
Tenez pour vous détendre :
https://www.arte.tv/fr/videos/082190-000-A/cedric-villani/

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 19 h 39 min

Lavande, je l’ai raconté mais je me suis livrée à des lectures à voix haute en prenant des intonations d’epiciere ou supposée telles pour mieux comprendre certains textes dont le sens m’échappait, des philosophes, et curieusement cela m’a aidée.

christiane dit: 22 juillet 2018 à 19 h 38 min

Je ne sais plus si ce billet de Passou de juillet 2013 est en lien. A tout hasard je le glisse ici. Ce billet (et les commentaires) ma paraissent tellement liés à ce nouveau livre de G-A. Goldschmidt que Passou ne pouvait prévoir il y a cinq ans. Stupéfiant !
JJJ,
pourquoi cette agressivité envers Lavande, si discrète et pertinente, souvent ? Un coup de fatigue ? Revenez vite avec votre humour bienveillant. Parfois il y a des dents de crocodile en vous.

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 19 h 26 min

532 _ la volonté de puissance. La notion de décadence._ ce n’est pas que la d’échéance, le déclin, la dégénérescence enceinte soient condamnables par eux-mêmes ; il y a là une conséquence nécessaire de la vie, de la croissance de la vie. Le phénomène de décadence est aussi nécessaire que n’importe quel autre phénomène de montée et d’avance de la vie; on n’a pas le pouvoir de les supprimer. La raison, au contraire, exige qu’on lui rende justice… C’est une honte que tous les théoriciens socialistes croient qu’il puisse exister des circonstances, des conjonctures sociales dans lesquelles le vice, la maladie, le crime, la prostitution, la misère cesseraient de croître…Mais c’est condamner la vie!…Une société n’est pas libre de demeurer jeune. Et au plein de sa force elle produit nécessairement des ordures et des déchets. Plus énergiquement, plus hardiment elle progresse, plus elle devient riche en ratés, en formes monstrueuses, plus elle s’approche du déclin…Elle ne supprimera pas la vieillesse à coups d’institutions. La maladie non plus. Le vice non plus.

Lavande dit: 22 juillet 2018 à 19 h 24 min

JJJ mon commentaire sur Macron s’adressait à tous ceux qui ont parlé d’une homosexualité ou d’une « porte dérobée » à la Hollande: Closer, D., Delaporte, Ed; je pensais qu’ils se reconnaitraient sans problème.

Pour ce qui est de votre façon d’écrire : j’ai corrigé pendant 40 ans des copies qu’il fallait parfois lire à haute voix pour comprendre le sens d’une phrase. Ras le bol. Je ne lis pas du tout Giovanni Sant’Angelo par exemple tout comme je ne lisais pas Bouguereau. Je croyais que ça relevait dans votre cas d’une recherche d’humour. Apparemment non.

Pourquoi écrit-on des commentaires dans un blog? Pour échanger des idées, pour susciter des explications qui aideront à comprendre ou à élargir le sujet du billet… ou simplement pour le plaisir d’écrire. N’ayant pas une culture littéraire approfondie comme certains commentateurs ici, je me contente de discourir sur des sujets voisins (théâtre, festival d’Avignon, costumes de scène) qui me paraissent intéressants. Ou alors je me laisse embarquer par un « bon dimanche » bien sympathique, qui me donne envie de raconter des souvenirs, juste pour le plaisir. Bien sûr vous pouvez trouver ça complètement vain et inutile. C’est pas grave. Passez mes commentaires. Statistiquement je n’encombre pas exagérément l’espace, qui d’ailleurs n’est pas limité.
Au plaisir de vous lire, peut-être.

Soleil vert dit: 22 juillet 2018 à 19 h 05 min

Pour mémoire :
« Nous allons ouvrir pour vous les dossiers les plus secrets de l’histoire contemporaine. Les événements et les personnages de ce film sont tellement criants de vérité qu’il serait superflu d’en garantir l’authenticité.
Mais ce témoignage est aussi une ode à la gloire de ceux dont on ne soulignera jamais assez le rôle joué dans l’épanouissement du respect de la personne humaine, de la liberté de pensée et du progrès social : « LES BARBOUZES »… vulgairement appelés agents de renseignements. »
(Texte déroulant du générique de début, Les Barbouzes (1964), écrit par Michel Audiard)

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 19 h 01 min

Closer, aucune mais pas d’allégeance ou de signes en faveur d’un Etat autoritaire et totalitarisme. Personne n’évoque le rapport qu’il entretenait à sa sœur ( son lama) ni sa déception , son amour déçu pour Lou Andréa Salomé qui lui préférant Rilke entre autres plumes et amants.

Janssen J-J dit: 22 juillet 2018 à 18 h 56 min

L’amour sincere que je pense constater entre les Macron est ma principale objection vis-à-vis de cette thèse.

Eh bé excusez-moi de vous le dire, Ed rouge, 18.35, mais ce n’est pas ce qu’on avait compris de votre 1er commentaire. Donc, n’exigez pas des autres de mieux écrire, si le sens de ce que vous écrivez vous-même est exactement le contraire de ce que vous voulez dire. Désolé pour la leçon de morale, hein !

rose dit: 22 juillet 2018 à 18 h 54 min

Lavande

d’accord avec vous sur le couple hors norme des Macron et sur sa modernité. Je ne suppute pas d’homosexualité non plus.
N’empêche que :

il se sert de cet aspect d’un point de vue marketing. En terme d’image, sa femme lui sert.
Cela ne justifie pas le retranchement de Castaner ds l’antichambre aux quatre colonnes sans mettre un pied dans l’hémicycle. Il y a un problème on le saisit à bras le corps.
Et dslée, mon maître nageur m’a miménhier partiellement sur moi comment il a saisi et traîné la jeune femme et l’attitude face au manifestant : impossible totalement de faire semblant que ce ne soit pas grave. Huper- violent, hyper grave. Même si Macron aime bien son garde du corps, ce qui peut se concevoir, non non et non (trois fois jazzi) aux privilèges.
Cela doit cesser.

Janssen J-J dit: 22 juillet 2018 à 18 h 49 min

@18.22, Lavande : vous vous adressez à qui, au juste ?
OK, je vous entends dans la dernière ligne. Je verrai ce que je peux faire à l’avenir, mais c’est pas gagné d’avance. Je n’arrive pas à écrire ici autrement que comme je me parle à moi-même, mais que fait-on d’autre ici ? Dites nous réellement le fond de votre pensée pratique à ce sujet. Quand vous racontez vos souvenirs d’enfance pour en obtenir une approbation, pourquoi éprouvez-vous le besoin de le faire au juste ? Essayez d’y réfléchir. En quoi serions-nous censés adhérer à l’émotion que vous suscite le souvenir de votre grand père, ou de vous le dire si nous en éprouvons quelque chose ? Nous y croyons, nous n’y croyons pas, nous nous en fichons… Or, il me semble qu’aucune de ces réactions ne devrait vous importer ni vous soucier, à moins que vous ne guétiez quelque chose de vos incertitudes. Mais quoi ? Et pourquoi diable ?
Voilà ce qu’on souhaiterait comprendre d’abord de la pulsion blogueuse de chaque intervenaute. En tout cas, moi, c’est ce qui m’a toujours intéressé -et ce n’est pas du voyeurisme de concierge-, le contenu et la forme de mes relances implicites à partir des c. que je peux balancer ici ne m’intéresse pas plus que ça, vu qu’on peut y dire tout et son contraire, quelle importance au juste ? Je n’ai strictement aucun amour-propre à ce suejt. Dès lors, pourquoi me prendrait-il prendre au sérieux tous ces étalages complaisants d’imbu.es ? Je n’y parviens pas, et me moque d’abord des lavandières en moi-même. OK ?

christiane dit: 22 juillet 2018 à 18 h 45 min

Zerbinette, merci mais le lien ne fonctionne pas.
X,
c’est vraiment sympathique. Je vous remercie pour cette traduction.
Quand même il y a un fond d’angoisse dans la peinture contemporaine allemande…

Beltegeuse dit: 22 juillet 2018 à 18 h 43 min

Lavande, je suis d’accord avec la version indulgence pour protéger le garde du corps dont on sait qu’il devait se marier ce weekend . Si EM n’a pas déclenché la procédure prévue dans ce cas de figure par bonté en redonnant une chance à cet individu on pourra tout de même remarquer que l’état d’esprit animant ce garçon à l’égard de gauchistes déclarés et identifiés en tant que tels se situe assez loin de la clémence ou du processus d’observation visant à comprendre les mouvements individuels dans une foule et les moyens de l’encadrer avec un minimum de
casse ou de violence quand bien même la réputation des manifestants semble mauvaise, nous sommes en France et malgré ces efforts , les études, les précautions,des bavures et de la casse .

Ed dit: 22 juillet 2018 à 18 h 35 min

Chaloux, Lavande,

L’amour sincere que je pense constater entre les Macron est ma principale objection vis-à-vis de cette thèse.

Chaloux dit: 22 juillet 2018 à 18 h 23 min

Ed, on n’est pas obligé d’aller jusqu’à la sexualité -qui ne concerne que les intéressés-. Ce qui est vrai c’est que cette montagne de privilèges doit être expliquée.

Lavande dit: 22 juillet 2018 à 18 h 22 min

Le couple Macron est un couple hors norme : OK.
C’est un couple qui a tout l’air d’être épanoui, aimant et heureux : ça vous gêne? Ça vous gêne au point de fantasmer comme des malades sur une homosexualité ou des relations extraconjugales supposées? Bonjour les fake news et les colportages de ragots ! On peut reprocher beaucoup de choses à ce président, pas la peine d’en inventer en plus.
Pourquoi Emmanuel Macron n’aurait-il pas sympathisé avec son agent de sécurité, qui est partout et tout le temps avec lui, au point de sous-estimer complètement la gravité de ce qu’il avait fait?

JJJ, Ed a raison, ce serait tellement plus agréable de vous lire si vous écriviez normalement.

Ed dit: 22 juillet 2018 à 18 h 19 min

Aucun sermon. Des justifications certes, maladroites, c’est vous qui le dites. Et arrêtez avec mon âge, tous ici, le rappelez sans cesse ne réduira pas l’écart .

Janssen J-J dit: 22 juillet 2018 à 18 h 07 min

« Ecrire français ». Je sais le faire, bien sûr, ailleurs… Mais ici, je n’y parviens ni ne m’y résous car, sur ce blog, je n’arrive jamais à prendre les interventions calculées de quiconque au sérieux, et ce n’est pas une question d’irrespect, croyez-le bien. Quelque chose comme les justifications maladroites doublées du sermon d’une jeune internaute imbue (d’Hambourg) par exemple, ou d’ailleurs le moindre commentaire de quiconque…, ne passent jamais la rampe à 100% à mes yeux. Alors, demande de « respect de quoi, de qui »…? mon dieu, quand personne ne respecte rien, dès lors que chaque internaute anonyme se met à baver quoi que ce soit de parfaitement intelligent ou de parfaitement idiot… plutôt que de se taire ?
Non, la bave totalement gratuite, cela n’existe pas ici, ma chère, pas plus la vôtre que la mienne. Et pourtant, je vous respecte bien plus que vous me respectez, croyez-le bien, et surtout relisez-vous.

hamlet dit: 22 juillet 2018 à 18 h 01 min

« Petit Rappel dit: 22 juillet 2018 à 15 h 39 min
« les empâtements romantiques… »
MC »

Mr Court, vous avez toujours le chic de la bonne formule qui frappe les esprits.

Il est regrettable que cet empâtement, si facilement repérable dans la musique soit si peu dénoncé dans la littérature.

il faut que dire la musique romantique l’empâtement a atteint des sommets imprévisibles : trop de notes, trop de musicien, trop de tout…

on dit que l’on doit l’accordage à 440hz aux nazis, sauf que ces dernières années ce diapason a continué de grimper.

vous imaginez les chanteurs Mr Court, accordant leur voix à plus de 440hz, avec des bataillons de musiciens dans une fosse d’où ils ne les entendaient pas, ils étaient obligés de gueuler de plus en plus fort…

hamlet dit: 22 juillet 2018 à 18 h 00 min

« Petit Rappel dit: 22 juillet 2018 à 15 h 39 min
« les empâtements romantiques… »
MC »

Mr Court, vous avez toujours le chic de la bonne formule qui frappe les esprits.

Il est regrettable que cet empâtement, si facilement repérable dans la musique soit si peu dénoncé dans la littérature.

il faut que dire la musique romantique l’empâtement a atteint des sommets imprévisibles : trop de notes, trop de musicien, trop de tout…

on dit que l’on doit l’accordage à 440hz aux nazis, sauf que ces dernières années ce diapason a continué de grimper.

vous imaginez les chanteurs Mr Court, accordant leur voix à plus de 440hz, avec des bataillons de musiciens dans une fosse d’où ils ne les entendaient pas, ils étaient obligés de gueuler de plus en plus fort…

et comme chacun sait (comme dirait l’autre) plus on monte le volume et plus on perd en timbre, à l’inflation quantitative répond répond toujours une perte qualitative.

c’est vrai pour la voix des chanteurs, mais aussi pour celle des instruments : prenez un violon, à 440 Hz ça casse les oreilles, baissez l’accordage à 432 ou même 415Hz comme il l’était pour nos vieux luths, théorbes, archiluths et autres vihuelas… et votre violon devient d’une douceur angélique !

mais non ! il fallait que ça hurle et que ça grince !

combien ne voit-on pas de vieux violonistes, violoncellistes d’orchestre se mettre tranquillement au théorbe quand ils arrivent à la retraite…

c’est que si écouter Wagner peut donner envie de trucider ses semblables et d’envahir la Pologne, écouter une Chaconne de Visée au théorbe pousse immanquablement à aimer son prochain.

empâtement romantique dites-vous ?

https://www.youtube.com/watch?v=qeUcGD4rRRc

x dit: 22 juillet 2018 à 17 h 55 min

Petit Rappel à 15h 39
Parfaitement ; c’est d’ailleurs en raison de ce « travail sur la forme opéré dans les symphonies » de Haydn qu’il me semble particulièrement injuste (mais « ingrat » serait peut-être plus approprié ?) de reprocher à une symphonie certes très célèbre mais ne relevant pas encore de la maturité stylistique de ne pas satisfaire à des critères (de cohérence) élaborés par le compositeur lui-même plus tardivement. Là-dessus voir Le Style classique de Charles Rosen p. 185.

Voir aussi à la fin du même chapitre (dans le développement sur la « pastorale héroïque ») ce qu’il écrit sur la simplicité (apparente), la « naïveté de surface », l’air aimable et le ton jovial qui dissimulent (comble de l’art et signe d’une extrême maîtrise technique) ce que l’art de Haydn a de savant.

closer dit: 22 juillet 2018 à 17 h 41 min

Annibal, l’expression « miracle grec » est une façon commode mais évidemment pas rigoureuse, de désigner une floraison de connaissances, de littérature et d’art unique dans l’histoire de l’humanité (en tout cas parvenue jusqu’à nous) chez un seul peuple, dans une langue, en un temps aussi court…

« Miracle méditerranéen » n’a pas de sens. Il n’y a rien de miraculeux dans la coexistence des cultures que tu cites, qui toutes dépendent plus ou moins de l’élan initial grec, de l’hellénisme qui infuse le monde romain, puis chrétien, puis islamique.

closer dit: 22 juillet 2018 à 17 h 30 min

Bérénice, l’allergie de Nietzsche à l’ Etat bureaucratique prussien ne signifie pas une allergie irrépressible à toute forme d’autorité et de hiérarchie. Mais je vous accorde que l’on ne trouvera pas chez lui la description d’une forme d’organisation politique qui aurait sa préférence.

Ed dit: 22 juillet 2018 à 17 h 25 min

Je ne pense rien du tout, mais m’interroge. Pourquoi proteger à ce point une petite frappe ?

Vous pouvez écrire français pas contre, ça ne prend pas plus de temps vous savez. Et je vous ai déjà fait la remarque. Simple question de respect.

Janssen J-J dit: 22 juillet 2018 à 17 h 22 min

Ah ouais, tu penses qu’il y aurait une enfant illégitime et un cancer cachés dans les placards ?… Tu sais, la théorie de l’éternel retour en histoire, chez nitche-kondratief, c’était + compliqué, d’après les spécialissssssss

Janssen J-J dit: 22 juillet 2018 à 17 h 17 min

@ 17.00, ah bon ? parce que si elle avait été lancée par l’ex-gauche, l’serait + crédib ?… Meuh non !
En réalité, tout le monde a tout faux, ça ne tient pas debout dla route deux minutes. Le secret d’Etat a garder, par lequel le benalla fait chanter l’omicron est bien plus terrifiant qu’une vulgaire histoire de ulc.
Et ça va morfler ravageur grave !

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