de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le regard de l’exilé est plus aigu

Le regard de l’exilé est plus aigu

Quand il dit « nous », de qui parle-t-il au juste, Georges-Arthur Goldchmidt ? Plus ce traducteur, essayiste, électron libre, écrit et publie, moins on sait. Plus encore dans son dernier livre L’Exil et le rebond (88 pages, 12 euros, éditions de l’Eclat). La conception en est déjà remarquable. Le lecteur doit se frayer un chemin entre deux textes qui alternent et s’enchevêtrent : une réflexion à 90 ans sur sa vie, ses rencontres, ses écrivains, la langue, la poésie, la traduction (Kafka, Nietzsche, Handke, Benjamin,Büchner, Stifter) ; une autre plus personnelle et réminiscente sur la condition de l’exilé. La première est composée en romain, la deuxième en italique. De la tension entre ces deux caractères est né la ligne directrice un peu foutraque, comme toujours avec lui, de cette méditation aux éclats étincelants.

Il ne suffit pas de la présenter comme un écrivain français d’origine allemand, de rappeler que les siens lui firent quitter l’Allemagne de sa naissance à 10 ans en 1938  pour les raisons que l’on imagine ou de préciser qu’il est devenu l’un des meilleurs traducteurs aussi fin et précis en français qu’en allemand. La patte GAG, son comique acronyme, se reconnait en moins d’un paragraphe : liberté de ton, néologismes tordants, goût de la digression, ironie ravageuse etc, du moins dans ses propres livres (La traversée des fleuves et surtout l’admirable Le Poing dans la bouche). Eu égard à son âge canonique, à laquelle sa vivacité d’esprit et son goût de la polémique ne correspondent pas, on se doute qu’il revient souvent sur des sujets abordés ici ou là dans l’un de ses nombreux livres ou articles, mais qu’importe. Car il le fait différemment, en revivifiant son goût intact de la formule : « Personne n’est à l’abri de l’Histoire »… L’Allemagne n’est pas de tout repos »… « …Le Monde d’hier de Zweig, une sorte de vue en coupe du génie européen… »

GAG, né dans une famille juive mais baptisé à la naissance dans la communauté évangélique protestante de son village (Reinbek, près de Hambourg), est du genre à enfoncer le clou, encore et encore s’agissant de la grande faute allemande, celle qu’aune culpabilité ne parviendra jamais à absoudre, et sous sa plume il faut entendre « jamais » comme exact synonyme de « jusqu’à la consommation des siècles ». La faute ? L’élimination systématique des Juifs, des tsiganes, des homosexuels, des malades mentaux et des enfants déficients par les nazis. Après avoir pratiquement tout lu sur la question (et il y en a, surtout en allemand), il juge le caractère criminel de ces faits historiques aussi « inexplicable » qu’« exorbitant ».D’ailleurs, il en fait un tout, refuse de distinguer entre eux et récuse le terme « shoah » pour lui préférer celui d’ « Extermination » qui les met tous sur un même plan, même s’il n’en allait pas ainsi dans l’esprit de l’Exterminateur. Pour autant, GAG ne se prive pas d’avancer son explication. Au passage, il reprend la vieille antienne selon laquelle la plupart des historiens et essayistes sont dans l’erreur de jugement faute d’avoir vécu cet événement : mais alors, on fait comment avec la guerre des Gaules, les invasions barbares, etc ? cela revient à saper par principe tout démarche historienne… Mais il le dit à sa manière, discréditant par avance « toute explication qui ne passe par le vécu du corps », à commencer par le ressenti des événements par le témoin. Faut-il avoir vécu les choses de l’intérieur pour être doté de ce léger surplus d’intuition qui permet de saisir l’insaisissable ? En tout cas lui en est convaincu.

Ses réflexions valent surtout par la liberté que l’auteur s’accorde pour resserrer sur tel ou tel point connu mais négligé par d’autres, auquel il  ne cesse de revenir pour en tirer des conclusions inédites. Par exemple le transfert partiel de la capitale de Bonn à Berlin. Ou la trace laissée dans la mémoire allemande par le mouvement politique et religieux des Baptistes de Münster (vers 1530) qui mêla intégrisme radical et liberté totale. Ou encore le fait que l’Allemagne soit le seul pays d’Europe occidentale dont le nom ne soit pas une désignation géographique ou ethnique : Deutsch-land : « le pays du peuple ». Un pays vieux de cent cinquante ans à peine marqué de manière indélébile par une parenthèse d’une dizaine d’années dominée par le crime absolu « dont la mémoire allemande ne se débarrassera jamais ». Il y revient encore et encore, ce qui est d’autant plus étonnant que son texte souffre d’un tic d’écriture : « Comme chacun sait … », avec des variantes : « Comme déjà dit… », « Tout cela est bien connu et pourtant… », ce qui produit parfois un effet savoureux : « … Martin Heidegger qui fut, on le sait, le militant nazi par essence », alors qu’il sait parfaitement que la question est controversée.Goldschmidt-12

On s’en doute, GAG revisite à sa manière, si entrainante et si séduisante car incontrôlable et inattendue, les grandes valeurs et les grands principes qui ont fondé ce pays : le deutsche Sonderweg (le destin allemand), la mission de régénération morale dont il s’est voulu dépositaire, civilisatrice sans être universaliste, un grand écart permis par la nature même de la nationalité allemande fondée sur le droit du sang  (filiation : un allemand est celui qui a des ascendants allemands) et non sur le droit du sol (lieu de naissance) ; l’irréductible opposition à Rome, que Luther a incarné bien qu’elle commença bien avant, la fameuse devise Los von Rom (« Détachons-nous de Rome ») étant selon lui « une autodéfinition de la germanité ». De fait, toute une littérature témoigne de ce que l’authenticité germanique ne cesse de s’apposer à la corruption romaine qui ne cherche qu’à l’humilier.Encore faut-il entendre « authenticité » sans jamais le dissocier d’une certaine pureté, de la virginité, de la puberté tardive.

 Goldschmidt insiste beaucoup à juste titre sur la soumission à l’autorité mais curieusement use très peu de la notion d’ « obéissance », pourtant fondamentale dès le plus jeune âge à l’école jusqu’à l’armée et au-delà, la Pflicht ou la notion de devoir dans son acception luthérienne, obligation imposée d’en haut à laquelle nul ne peut se soustraire. Cela nous vaut un retour sur les châtiments corporels, notamment le fouet ou la tige de bambou en usage encore dans les années 70, un retour car il avait déjà consacré un livre qui scandalisa à la volupté de la fessée, de profondes tendances masochistes se mêlant à ses pulsions érotiques. Il y revient dans l’évocation de la honte et de l’humiliation nées de la fessée publique « au moins déculottée », éprouvée à 17 ans comme une forme de naturalisation. Il n’y a pas que l’élève Törless en ses désarrois.

Il y évoquait la délicieuse honte, bientôt sublimée, magnifiée, transcendée, institutionnalisée par le règlement des pensionnats et internats, dans un bain de sang, de larmes et de supplications, la nudité en public, pantalon aux chevilles, s’ajoutant à l’avilissement. Fouet aristocratique, martinet des familles, badine de bambou : qu’importe l’instrument, pourvu qu’on ait l’extase, l’ivresse, la jouissance, lesquelles ne viennent que par cette douleur-ci sur ce corps-là. Car, tout disgracié qu’il soit, il le croit prédestiné à être flagellé ; même la directrice en est convaincue. Son cas est d’autant plus complexe que, bien que considéré comme non-aryen par le pouvoir, il se tient pour un faux-juif et un vrai chrétien vicieux. L’opprobre ne lâche pas ce garçon qui ne s’intéresse pas aux filles mais que les filles aiment bien ; car, à l’indignité de ce vice se superpose une autre : celle de la langue allemande « qu’il portait en lui comme une maladie honteuse » dans la France de l’après-guerre. Cette fois, dans son dernier livre, plus calme, il invite plutôt à découvrir un roman de Theodor Fontane Le Stechlin.

 « C’est l’enfant puni qui fait si longtemps le fond de l’imaginaire allemand »

A croire que tous les auteurs allemands ont porté en eux ce genre de visions d’enfance et que ce qu’ils ont écrit n’a été qu’une tentative pour les dissimuler. A croire que le châtiment corporel serait le prisme idéal pour envisager la fiction outre-Rhin. Une vision que l’on pourra juger pour le moins exclusive. Toujours est-il que de sa névrose iI fait de la littérature, lui l’étranger permanent, ici et là-bas, définitivement heimatlos, sans-patrie plutôt qu’apatride, Français d’adoption qui ne cesse de revenir vers une Allemagne qui ne veut pas de lui, de plus en plus chez et de moins en moins à sa place. De cet enfant châtié aux mouvements de jeunesse des Wandervögel (« oiseaux-migrateurs »), il n’y a qu’un pas, et de ces sortes de scouts germaniques au rôle du châtiment corporel dans la mise en œuvre du national-socialisme, il n’y a qu’un autre que GAG invite naturellement à franchir tant les passerelles lui paraissent évidentes.

 Mais si fécondes soient ces réflexions « en romain » sur la vraie nature de l’Allemagne, il nous attache peut-être davantage encore par ce qu’il dit « en italiques » de la condition de l’exilé tel qu’il la ressent. Encore faut-il deviner d’où il parle, ce franco-allemand à qui rien de ce qui concerne l’Allemagne n’est étranger et qui n’aura eu de cesse au cours du dernier demi-siècle de faire comprendre l’âme germanique en français aux Français. Mais le sait-il lui-même ? Il parle très bien du renoncement au lieu natal et de l’abandon de la mère, de la douleur de l’absence et de celle née de la séparation dès le pensionnat. Rappelez-vous Le Ruban blanc de Michaël Hanecke, même si, dans ce cas, la punition n’entraîne pas la moindre jouissance mais, au contraire, une rébellion collective contre un système, gouvernée une volonté de vengeance : dès les premières séquences, dans ce village d’Allemagne du nord tout imprégné de rigueur luthérienne à la veille de la première guerre mondiale, déjà, la faute, le châtiment ; et, à l’instant d’asséner les dix coups de verge rédemptrice sur les fesses de son fils, le pasteur qui assure malgré les hurlements annoncés :

« Ces coups nous feront plus mal qu’à vous. Mais une faute ne peut rester impunie si nous voulons vivre dans une estime réciproque ».

Goldshcmidt ne voit pas de meilleur mot pour exprimer ce chagrin-là, celui du pensionnaire en dressage, que Heimweh, maladie d’enfance dont certains ne se remettent jamais ; et là, on sent bien tout le poids du ressenti…A 90 ans, il y a encore en lui de cet enfant aux cheveux gris, pour reprendre le titre d’un de ses livres puisé chez Holderlin. Français par l’esprit, Allemand dans l’âme, Georges-Arthur Goldschmidt n’est jamais aussi sarcastique, insolent et ravageur que lorsqu’il dénonce ce qu’il considère être les fausses gloires allemandes qui abusent si bien les Français. Jeu de massacre : les philosophes Heidegger, sa bête noire, coupable de nazisme et de « profondeurs creuses » et Peter Sloterdijk qui « éblouit et leur en met la vue », le peintre Anselm Kiefer « malin comme un singe, qui sait exactement ce qu’il faut leur servir »…

L’Allemagne selon son coeur, un pays qu’il adore haïr mais dont il ne peut se passer, n’en reste pas moins celui des « possibilités illimitées« et des jeunes résistants de la Rose blanche. A 80 ans, dans le recueil de ses conversations avec François Dufay, il se disait angoissé par la perspective de la solitude associée à celle de la clochardisation. Dix ans après, son fils Jean-Philippe Goldschmidt ayant entre temps tragiquement disparu (il fut peut-être le plus illustre commentateur de ce blog sous le pseudonyme de Montaigne à cheval), il semble toujours en proie au sentiment illégitime de son existence. La peur de la mort qui s’annonce, il l’appréhende en traducteur, toujours, faisant la part des choses entre « der Todt » (la mort) et « das Sterben » (le mourir).

Il y a des années de cela, la collection Fiction&Compagnie au Seuil lui avait demandé, comme à d’autres : si vous deviez écrire une sorte d’autofiction dans laquelle vous donneriez un autre nom que le vôtre à votre personnage, comment l’appelleriez-vous ? Il a longuement ruminé la chose avant de choisir de l’appeler Arthur Kellerlicht (« rat de cave »). Cela saute à la figure dès la première page et on ne peut se défaire de cette image de haine de soi jusqu’à la fin de l’histoire de ce “sursitaire toujours coupable” .

Doublement exilé de sa langue natale, langue nazifiée en Allemagne et langue persécutrice en Europe occupée, Georges-Arthur Goldschmidt aura au fond forgé au plus profond de son identité d’exilé, d’exclu et de rejeté, toute son énergie de la désobéissance. C’est bien de là que lui vient ce tempérament de rebelle. Un adepte du pas de côté mais qui ne s’embarrasse pas de sur-moi. In fine, il lance ses fusées sur d’autres cibles que l’Allemagne et les Allemands : l’Europe « en voie de crétinisation » enchantée de se soumettre dans un avenir proche devant les menaces des « viva la muerte de l’islamisme radical et de l’extrême-droite », le globish pompeusement articulé par les technocrates européens comparé au massacre de la langue de Goethe par la LTI de Goebbels. C’est peu dire qu’il est pessimiste. Il se demande même si le suicide de l’Europe amorcé en 1933 ne va pas se concrétiser sous peu. Peu lui importe de passer pour un Cassandre, il en a entendu d’autres. Persuadé qu’un exilé porte sur « ses » pays un regard d’une bien plus intense acuité que ne le pourra jamais un local, un natif, national ou un sédentaire de ces même pays, il se fait un devoir par gratitude d’alerter son pays d’accueil du danger encouru.

« L’exilé a peut-être pour ultime avantage de démasquer la servilité »

Mais il ne suffit pas qu’il s’accorde à lui-même cette liberté : encore faut-il que la société le lui permette. En France, GAG compte sur la laïcité pour la lui garantir. Mais pour combien de temps encore ? Ce sera pour un autre livre et probablement par un autre auteur. Un autre exilé ?

(Photos Passou et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Essais.

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commentaires

765 Réponses pour Le regard de l’exilé est plus aigu

renato dit: 25 juillet 2018 à 8 h 03 min

«…au temps de Twiggy, je ne me souviens pas que l’on parlât d’anorexie… »

Vous savez, Jacques, désormais les gens font un usage plus qu’impropre des mots. Twiggy voulait seulement rester en forme. D’ailleurs, manger peu et local serait une bonne cure pour notre environnement.

D. dit: 24 juillet 2018 à 17 h 35 min

C’est vous qui vous trompez, Lavande.
Benalla est gras du bide contrairement aux gendarmes du GSPR. Je sais qu’il a fait de la boxe et d’ailleurs son nez en témoigne. Ça ne suffit pas.

Lavande dit: 24 juillet 2018 à 12 h 29 min

D. vous vous trompez sur le physique de Benalla, il est aussi musclé que le maitre-nageur de Rose. Ne vous y frottez pas!

« A cette époque, ses amis se souviennent l’avoir vu se transformer physiquement. Il était plutôt gringalet, le voilà qui gagne en carrure et en musculature grâce à des entraînements intensifs en salle et la pratique de la boxe, comme son nouvel employeur, Jean-Marc Mormeck. Il fréquente notamment les rings d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Une vraie baraque. Il ressemble enfin à un garde du corps, un bodyguard, un vrai, qui peut jouer au dur sans être ridicule. »

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 12 h 26 min

Toute cette agitation politique et médiatique est inquiétante. D’autant plus qu’elle s’accompagne de la mise au jour des dysfonctionnements entre l’Elysée, le ministère de l’Intérieur et la Préfecture de Police. Un formidable appel aux attentats terroristes, qui risque de faire voler en éclat notre pauvre et fragile démocratie !

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 11 h 51 min

« Personne n’est à l’abri de l’Histoire »… L’Allemagne n’est pas de tout repos » (GAG).

La France non plus !

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 11 h 48 min

Y’a t’il encore des journalistes sérieux dans les salles de rédaction ?
Cette « affaire Benalla », est-ce de l’agit prop ou de l’obstruction systématique ?
Selon Aurore Berger, députée et porte-parole de LREM, que l’on peut voir sur tous les plateaux, et qui ne parle pas de son supposé mariage avec ledit Benalla, il s’agirait d’empêcher la réforme constitutionnelle en cours à l’Assemblée Nationale, notamment sur l’interdiction du cumul des mandats ? Je croyais que cette loi avait été votée depuis longtemps !
Tout cela est de plus en plus confus. Comment se fait-il que cette histoire, dont les faits remontent au 1er mai, et pour laquelle on dispose de nombreux éléments, sorte seulement ces jours-ci ? Qui est derrière tout ça ? A qui profite le crime ?

Lacenaire dit: 24 juillet 2018 à 11 h 42 min

Un p’tit tour court sur l continent après avoir passé le relais à ma charmante assistante, la belle Virginia… rien de changé icite à part l’éviction de deux charognards notoires, ouf ça fait du bien…
bon, on va essayer de s’adapter à cette nouvelle vie pendant 15 jours

le p’tit rouquin à la Madame Christiane que je salue dévotement
bien à vous
CM
(Claude Mauduit)

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 10 h 48 min

Mais ce mariage annulé peut être reporté ? L’amour, s’il y a entre les prétendants, devrait être plus fort que la mouise !

D. dit: 24 juillet 2018 à 10 h 43 min

Lavande, oui cette histoire de mariage annulé m’a fait de la peine. Tout cela est tellement grotesque au final que ça devient également pitoyable. Cela montre en tout cas que laisser perdurer des situations pas claires avec des problèmes de compétence et de légitimité conduit tôt ou tard au gros problème.
Benalla aurait dû être orienté-pistonné dès mai 2017 vers une équipe assurant la protection de grands patrons français(par exemple)où il aurait pu exercer ses quelques talents et en développer d’autres par l’apprentissage et l’entrainement.
Il n’avait rien à faire à l’Élysée dès lors.

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 10 h 33 min

La première question qui se pose en matière de trace, rose, est la suivante : cendres ou ossements ? Mais il s’agit là de la trace matérielle. Les traces immatérielles ne sont-elles pas les plus essentielles ? Demeurer mort à tout jamais dans un tombeau ou vivant dans le coeur et l’esprit de ceux qui nous ont aimé : l’un n’empêche pas l’autre au demeurant. Pour ce qui me concerne, je me refuse d’y songer…

D. dit: 24 juillet 2018 à 10 h 28 min

D. pourriez-vous me dire vers où vous songez à poser vos pénates ultérieurement et comment cette décision vous l’avez prise ?

Rose, je préfère ne pas échanger avec vous, j’en suis désolé. Je pense qu’au fond vous êtes une bonne personne avec du cœur mais votre bouillonnement me pose problème. Sans cesse ces derniers temps j’ai été tenté de vous répondre et cela n’aurait été que désagréablement selon votre perception du moins celle que j’ai imaginé pouvoir être. Donc je m’abstiens parce que je ne veux pas de clash. Cela ne veut pas dire que je ne vous apprécie pas au fond.

rose dit: 24 juillet 2018 à 10 h 16 min

Lavande

D. parle de quitter Paris, qu’ il aime, et de venir vivre en Haute Savoie (près de moi). Ai-je cru deviner.

rose dit: 24 juillet 2018 à 10 h 14 min

jazzi
mes parents reposeront à Marseille lorsque leur temps sera échu.
De fortes chances que moi aussi. Pas encore de certitude.

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 9 h 56 min

rose, la question du cimetière ne se pose pas encore pour toi, qui a la chance d’avoir encore tes parents !
Ton exil est ton royaume, pour moi, je crains que ce ne soit, définitivement, Paris !

Lavande dit: 24 juillet 2018 à 9 h 55 min

Ça me fait quand même de la peine pour l’ex-future madame Benalla !
C’est pas ordinaire, comme situation, un futur marié qui ne peut pas venir à la mairie parce qu’il est en garde à vue. Dans une fiction ça passerait pour trop improbable. Pour un peu, c’était E.M. son témoin.

Rose, je crois que vous vous êtes fait avoir par les bobards de D. : c’est de son départ DU BLOG qu’il parle… depuis 10 ans.

rose dit: 24 juillet 2018 à 9 h 52 min

BJ à toussent ceussent qui savent encore poser leur cœur sur un bout de leur terre, et n’en plus bouger.

c moi

bonjour JJJ

une seule hésitation pas encore résolue : le cimetière. Ici ou à Marseille ?
Pour le reste, j’ai pris racine.

Jazzi dit: 24 juillet 2018 à 9 h 52 min

« Vigile », quel beau terme, sinon une profession.
Restons vigilants !

renato, au temps de Twiggy, je ne me souviens pas que l’on parlât d’anorexie ?

Janssen J-J dit: 24 juillet 2018 à 9 h 18 min

Des vigiles propulsés à la tête de l’Etat, c’est du macronisme éclairé, ça ! Devenez tous milliardaires de la sécurité, prenez la fusée sociale plutôt que d’attendre l’ascenseur ou de monter les marches.

Janssen J-J dit: 24 juillet 2018 à 9 h 03 min

@ CB, 2.58 « euh! oui, ce serait possible; i.e. une adresse en Haute-Savoie ?. Mais je ne vois pas en honneur de quoi… »
Eh bien, topons-là, n’hésitez plus à la communiquer si ce n’est pas gênant… Pourquoi ?… Parce que vous m’êtes bien sympathique, cher monsieur… et aussi parce que vous avez eu la chance du Pérou récemment. Le petit bouquin de JB n’est pas facile à trouver, donc autant qu’il serve à vous procurer les mêmes plaisir et l’émotion reçus durant deux jours qui valèrent bien ses onze ans d’efforts pour la paix, en dépit d’une augmentation d’un milliard d’êtres humains sur la terre.
BJ à toussent ceussent qui savent encore poser leur cœur sur un bout de leur terre, et n’en plus bouger.

rose dit: 24 juillet 2018 à 9 h 00 min

contre le jet de projectile sur les crs

pour -de manière virulente- que Macron et Castaner sautent ; et soient au chômage.

Pour une république intègre.

C pas gagné rose, tous tes voeux.

rose dit: 24 juillet 2018 à 8 h 51 min

M. Gibelin dit en effet avoir observé la présence d’Alexandre Benalla à des réunions avec ses services entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle la suspension de l’adjoint du chef de cabinet évoquée par l’Elysée était en vigueur. « L’information de cette sanction ne nous a jamais été transmise »

in Le Monde.fr

Outre les passe- droits se pose le problème de la compétence.

William Legrand dit: 24 juillet 2018 à 8 h 49 min

Virés de partout pour leurs propos haineux, antisémites et homophobes (et j’en passe) JC et bouguereau ont trouvé refuge à la RdC et ne s’en privent pas, les vieux coucous radoteurs profitant des absences de l’hôtesse, quelle honte !…
jusqu’à quand ?

rose dit: 24 juillet 2018 à 8 h 42 min

Pour tenter d’être honnête, si j’avais 400 000 euros fois sept, je m’achèterais une chambre sous les toits avec wc intégré, à Paris, à Berlin, à Londres, à Hambourg, à Buenos Aires, à Madrid, à Punta Arenas.

Et si j’avais quelques plus, je m’achèterais aussi quelques îles ; je rachèterais celle des Glénans à Bolloré et la donnerai à la France, elle retrouverait ses soeurs. et nombre d’autres. Les Malouines, je les rendrais à l’Argentine. Pâques, je la rendrais à la Trinité pour qu’elle se passe.
Je demanderai que l’on supprime les ponts et les digues. Je rendrais le Mont Saint Michel à ses marées.

Mais ici, où je vis c’est ma terre d’accueil, l’endroit où ma fille cadette est née, où je découvre des hameaux oubliés où je voudrai restaurer le four à pain. Cachés derrière la végétation qui reprend le dessus empêchant les pilleurs de venir se servir.
Ma terre de coeur où j’ai posé mes pénates.

rose dit: 24 juillet 2018 à 8 h 31 min

non.
nous avons cherché au plus près. Nous n’étions pas prêts. Lui surtout, parisien pure souche. Moi j’étais une immigrée donc forcément mobile et capable d’adaptation. Et puis c’était la santé de notre bébé, nous n’avons pas discuté.

Beltegeuse dit: 24 juillet 2018 à 8 h 28 min

À quand des brigades européennes de pompiers avec des grands moyens pour remédier aux grands incendies.

rose dit: 24 juillet 2018 à 8 h 27 min

D à 22h42

J’ai déjà pris la décision du départ ce qui n’est pas rien en soi.

pour moi, cela ne s’est passé comme cela : c’est ma fille aînée qui a eu un rôle prépondérant. J’ai demandé mutation pour raisons de santé, elle avait de graves bronchites asthmatiformes et avait bébé clapping et ventoline. Ai eu 500 points de bonification.
Son père n’aimait pas les montagnes pointues. Sur une carte, sous Embrun, qui était requis, nous avons cherché au plus prêt et sommes tombés sur les Alpes de Haute Provence.
Me souviens encore lorsque nous sommes arrivés le 27 août 1988 du choc ressenti sur la place du village.
C’était chez moi.
Mon pays, mon enfance, ma maison.
Je voue un amour violent à cette terre.

Ai mis 20 ans à être accepté. Lentement, patiemment.
In fine, je ne le suis pas.
Ètrangère, je le reste.
Ils le disent du gars qui vit à 4 km.

Je l’ai compris lorsque je n’étais invitée ni aux mariages ni aux enterrements. Puis, invitée récemment (trente ans presque) à un enterrement, ai subi ensuite les pires lâchetés compromissions et trahisons qui existent d’un proche proche.
Et absence de coup de main dans un cas difficile.

Les gens sont comme cela ici. Rustres, frustres.
Je les aime tels quels et j’aime ce pays comme ma terre d’exilée.
D’exilée de Marseille, mon heimat à moi, mon territoire, ma ville d’où je suis née-native.

D. pourriez-vous me dire vers où vous songez à poser vos pénates ultérieurement et comment cette décision vous l’avez prise ?

renato dit: 24 juillet 2018 à 8 h 07 min

Quando eravamo giovani, Lavande, est un lieu commun de la nostalgie dans l’environnement italophone et aussi le titre de la traduction italienne du recueil de poésies Bone Palace Ballet de Charles Bukowski.

Beltegeuse dit: 24 juillet 2018 à 8 h 02 min

Ce qui m’agace tient à la dénomination de ce type qui de simple vigile passe à collaborateur. Ce vigile , son inconséquence, sa prétention ont réussi à coaliser les oppositions et bloquer l’exament du projet de réforme constitutionnelle par l’Assemblee. Pas mal pour un vigile quoi qu’on puisse supposer qu’il n’y avait pas songé. Pas franchement un champion au jeu d’échecs.

rose dit: 24 juillet 2018 à 7 h 41 min

Delaporte à 22h52

c exactement ce que m’a démontré mon maître nageur manu militari : la violence de cette interpellation.

je constate
la correction des crs
le courage des femmes
et cui qui s’est cru à Austerlitz et qui a éprouvé le besoin d’en découdre.

mais qu’avaient fait la jeune femme et cet homme jeune jeté violemment à terre ?

je retiens

Bravo le règne des privilèges : tout ce que l’ on exécrait toujours là en pire.

je crains

personne ne sautera
ni Macron ni Castaner ils sont accrochés comme la tique porteuse de la maladie de Lyme. Du flytox.

rose dit: 24 juillet 2018 à 7 h 14 min

Benalla en fait est un grand comique. A part qu’à cause de lui la République vacille…

In petto, me dis qu’il ne voulait pas se marier.
Ce que je trouve d’ un grand comique c’ est l’ attitude de tous ces gens pas décidés à partir : non pas moi, non pas moi. La place est bonne.

Claudio Bahia dit: 24 juillet 2018 à 2 h 58 min

@ Janssen J-J
Remontées des filets du fil de la nuit
euh! oui, ce serait possible; i.e. une adresse en Haute-Savoie ?. Mais je ne vois pas en honneur de quoi…

D. dit: 24 juillet 2018 à 0 h 44 min

Mon cher Delaporte, je peux vous dire que Benalla est un grand amateur parce que pour mettre quelqu’un par terre il y a beaucoup plus simple et rapide que sa pitrerie du 1er mai. Bon sang mais quel rigolo.
Observez ici la différence.
D’un côté la niaiserie et l’amateurisme pitoyable appesanti par le gras;
De l’autre intelligence et professionnalisme alliés à un parfait entrainement et du muscle.

D. dit: 24 juillet 2018 à 0 h 35 min

Mon cher Delaporte, je peux vous dire que Benalla est un grand amateur parce que pour mettre quelqu’un par terre il y a beaucoup plus simple et rapide que sa pitrerie du 1er mai. Bon sang mais quel rigolo.
Observez ici la différence.
D’un côté la niaiserie et l’amateurisme pitoyable appesanti par le gras;
De l’autre l’intelligence, le professionnalisme allié à un parfait entrainement servi par le muscle.
http://youtu.be/wgxcxhWktjc

Chaloux dit: 24 juillet 2018 à 0 h 34 min

PatV, j’ai retrouvé le petit film qui vous concerne. Si vous l’avez perdu, je le tiens à votre disposition.

Chaloux dit: 24 juillet 2018 à 0 h 33 min

« C’est ça les Gémeaux. Des girouettes et des pipelettes ».

Il doit y avoir des exceptions : Yourcenar, 8 juin 1903, 8 heures du matin.

Chaloux dit: 24 juillet 2018 à 0 h 27 min

C’est magnifique, Pablo, incomparable. J’ai découvert Maria João Pires il y a bien des années dans des sonates de Schubert. Un choc aussi grand que lorsque j’ai entendu pour la première fois, tout jeune, Yves Nat dans celles de Beethoven, c’est dire.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 23 h 57 min

@ Ed

« Je l’avais surnommé la girouette… »

C’est ça les Gémeaux. Des girouettes et des pipelettes (ironiques).

Ed dit: 23 juillet 2018 à 23 h 50 min

@Pat V
Oui. Mais tout de même.

@Pablo
Je l’avais surnommé la girouette dans le billet précédent. Un coup je suis d’une intelligence rare, un coup je suis le pire des êtres humains.

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 23 h 43 min

Ed,
Quant aux achats sur la côte Atlantique, c’est le contraire de la décentralisation. Ce sont des Parisiens, aux revenus de Parisiens donc, qui achètent en Province.

Ce sont les retraités qui vont faire profiter de leur revenu la province. Ils vendent cher ce qui n’ est pas terrible à la capitale et en banlieue pour acheter du pas cher en mieux construit en province. Souvent,la différence est engloutie dans les travaux de rénovation.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 23 h 36 min

@ Ed

D. a l’habitude de dire n’importe quoi, très souvent avec une ironie très british. Si on analysait tous ses messages ici depuis des années, il y aurait de quoi faire 20 ou 30 personnages différents et totalement contradictoires.

Giovanni Sant'Angelo dit: 23 juillet 2018 à 22 h 52 min


…bien, sur, il n’y a rien, à chapeauter,!…
…nous, en convenons,…of course,!…

…toujours, est t’il,…que ces quartiers et arrondissements  » campagnards « , de Paris,…
…méritent, d’être, mieux, relevés, et distingués, comme, les saucisses, aux herbes, précitées,…

…je verrais bien, ce Paris – la,…prendre, de l’étoffe,…avec bornes visibles  » municipales « , et accointances, plus privé, du sol,…

…au, genre  » San – Marino, par rapport, à Rimini sur plage,… »,…etc,…

…çà, ferait, bien, de s’aèrer son imagination avec ces coins rustique-la,…
…il manque, les calèches, et, une autre  » police monté,!…les affaires, les hôtels privés,…
…l’occasion, de vivre, avec ses rêves, rideaux aux vents, et café – thé,…biscuits, et grosses saucisses aux herbes, bien entendus,…
…vous disiez, des maisons aux herbes,…etc,…montantes,…il y a pas d’objections,…à notre stade,…
…Go,!…

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 22 h 46 min

Pablo, pour la première entièrement de ton avis.
J’ai pêché la partition de la seconde sur Imslp, je la déchiffrerai demain.

D. dit: 23 juillet 2018 à 22 h 42 min

Ed, je suis sur le départ depuis longtemps. Seulement je prends mon temps. Inutile de se précipiter. J’ai déjà pris la décision du départ ce qui n’est pas rien en soi.
Ensuite, ma grande, la rue de Pyrénées je la parcourais avant que tu sois née. Bien avant. Du temps où des gens très intéressants habitaient des 1 pièce avec WC sur le palier au 6ème d’un immeuble sans ascenseur. Avec un gros chien sur lequel je pouvais monter dessus tellement que j’étais petit et tellement qu’il était gros.
Ah non, c’était pas un sacré de Birmanie.

rose dit: 23 juillet 2018 à 22 h 31 min

Lavande

je l’ai vu aussi Battuta de Bartabas.

la cavalcade effrénée. Le spectacle au rythme du galop.

Lavande

alors vous ne pouvez pas approcher les chevaux ? ( ni les chiens, ni les chats ?).

Ed dit: 23 juillet 2018 à 22 h 30 min

D. qui n’a jamais mis les pieds dans le XXe ! Le nombre de fois où je me suis salement fait accoster la nuit rue des Pyrénées et où j’ai dû éviter des bagarres d’Ara… en pleine journée ! Cette rue n’est pas plus sûre que les autres ! Il adore parler de ce qu’il ne connaît pas. Il nous a déjà fait le coup pour Hambourg, il n’y a pas de raison qu’il ne remette pas le couvert avec Paris.

D’ailleurs, vous n’étiez pas censé partir ?

rose dit: 23 juillet 2018 à 22 h 28 min

christiane

Les librairies-jeunesse, les instit ont fait beaucoup pour le développement de cette littérature et des illustrateurs

pour moi ceux qui ont tout fait et qui avaient 30 ans d’avance sur les autres sont les gens de la maison d’éditions l’Ecole des Loisirs.
Tout était gènial…
Max et les maximonstres
Les trois brigands
Le géant de Zeralda
Leo Lionni et ses poissons

pour moi l’Ecole des Loisirs est la plus belle suite des albums du Père Castor.

Ed dit: 23 juillet 2018 à 22 h 24 min

Pat V

Vous avez anticipé ma réaction;) Lire sur les chats ne m’intéresse que très peu, moi qui ait déjà le luxe de roucouler avec mes deux amours.

Quant aux achats sur la côte Atlantique, c’est le contraire de la décentralisation. Ce sont des Parisiens, aux revenus de Parisiens donc, qui achètent en Province. Le tout empêche les « locaux » d’accéder au marché immobilier. Ce qu’il faut, c’est tout simplement qu’il y ait plus de gens qui y travaillent ! Sinon, ce n’est pas de la décentralisation, juste des franciliens qui, parce qu’ils étouffent dans leur pollution, étouffent le marché immobilier loin de chez eux.

D. dit: 23 juillet 2018 à 22 h 20 min

Mes saucisses se trouvent au 222 rue des Pyrénées.
Aux herbes. Je vous les recommande.
Mais ne quittez pas cette rue.

zerbinette dit: 23 juillet 2018 à 22 h 12 min

Christiane, je ne pouvais tout de même pas mettre Harry Potter entre les mains de mes enfants sans l’avoir lu ! Et… j’avoue que je me suis laissée prendre…

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 21 h 53 min

@ Chaloux

J’ai écouté tout à l’heure sur France Musique un concert de sonates de Scarlatti par le claveciniste François Guerrier et il a joué en bis sa sonate préférée de l’ami Domenico, la K.314, que je trouve assez quelconque (alors qu’il y a de beaucoup plus belles). Qu’est-ce tu en penses?

Par Scott Ross
https://www.youtube.com/watch?v=Wxdp_k5SFyU

(Je ne la trouve pas au piano sur Youtube).

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 21 h 49 min

Pablo, quand le grillage est très large, il n’y a aucune déperdition de lumière.
Gustave est un grand européen noir et blanc, c’est la gentillesse même, je l’ai sorti d’un gros m.erd.ier -il vivait avec un tortionnaire- et j’ai bien fait, c’est une des grandes rencontres de ma vie.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 21 h 42 min

@ D.

La rue des Pyrénées, je te le répète, a 401 numéros… Dire je vais à la rue des Pyrénées est comme dire je vais au centre… Tu habites de quel côté, toi? Derrière l’Elysée?

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 21 h 41 min

@ Chaloux

Mais les armatures grillagées c’est moche et ça enlève de la lumière, non?

Gustave, c’est un chat de gouttière (ou comme disent les vétos pour ne pas froisser les clients: « un européen »)?

Moi j’ai toujours eu des chats de gouttière et je trouve la différence énorme avec ceux de race (en bien – le caractère et la beauté – et en mal – la santé, bien plus fragile).

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 21 h 39 min

Qu’en pensez vous, D, la TV à tout de même montré que cette jeune femme a lancé du sucre une soucoupe une tasse un verre en direction des gardes mobiles les mettant sérieusement en danger.

D. dit: 23 juillet 2018 à 21 h 21 min

En tout cas la presse internationale se fait peu le relai de tout cela. Surtout les américains qui ont l’air de s’en f..tre républicainement.

D. dit: 23 juillet 2018 à 21 h 20 min

Premier fusible à sauter.

dommage parce que c’est une bonne personne, même si je me suis toujours étonné qu’il aime tant Macron. Enfin on en est pas encore là.

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 21 h 16 min

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 20 h 31 min

Mais aucune polémique, Paris s’ est bâti avec des provinciaux, Jazzi.
L’ été, ils reviennent dans leurs maisons de famille où de cœur. 😉

christiane dit: 23 juillet 2018 à 20 h 48 min

@Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 19 h 46 min
Eh oui, on musarde d’enfance à enfance, d’enfance à littérature-jeunesse.
Quel conte correspond le mieux à l’itinéraire de G-A.G ? Peut-être « Le petit Poucet » … Quant à MàC, la réponse est dans son pseudo. Pour toi, je verrais bien « Aladin et la lampe merveilleuse »…

zerbinette dit: 23 juillet 2018 à 20 h 36 min

Et on a oublié J. K. Rowling (née en 1965) et son Harry Potter ! Elle qui a eu l’idée lumineuse de faire grandir son héros en même temps que ses lecteurs ; (je le sais puisque j’ai tout lu…)

Chaloux dit: 23 juillet 2018 à 20 h 33 min

Pablo, pour éviter les problèmes de chute -et comme nous vivons les fenêtres ouvertes, nous avons des armatures grillagées pour Gustave.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 20 h 31 min

Pourquoi alimenter cette polémique Paris/Province, Pat V ?
Les derniers chiffres sont tombés, avec 87 millions de visiteurs étrangers, la France et Paris demeurent la première destination touristique mondiale !

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 20 h 29 min

Zerbinette : c’est vrai et elle gagne sa vie davantage avec des interventions dans des écoles et des ateliers d’écriture qu’avec ses droits d’auteur, même si elle vend bien.

zerbinette dit: 23 juillet 2018 à 20 h 20 min

Lavande, je vous remercie mais je ne veux pas spécialement une auteur jeune, je m’étonne que ce soient toujours les « anciens » que l’on cite. Je crois que j’ai trouvé un début de réponse au « manque » d’auteurs-jeunesse ‘jeunes’ :

Pourquoi les auteurs jeunesse sont-ils si mal payés ?
« Les auteurs ont manifesté lors de l’inauguration du Salon du livre jeunesse de Montreuil. Equipés de plumes, et scandant : « On n’est pas des pigeons !  » en arpentant les allées du Salon de Montreuil.
Manifestation des auteurs au Salon Jeunesse de Montreuil (29 novembre 2017)
En France les auteurs sont mal payés, et ils le sont encore moins bien s’ils écrivent ou qu’ils dessinent pour la jeunesse. Quand les auteurs de la littérature adulte touchent en moyenne 10% de droits d’auteurs, ceux du secteur jeunesse tournent autour de 5 ou 6 %. »

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 20 h 13 min

Oui, Lavande, mais le plus souvent elles sont toutes sur le même modèle !

« où il fait semblant à la fin d’être sur le point de ne pas le finir par…paresse »

C’est un peu le même procédé que celui du poème de MARC-ANTOINE GIRARD DE SAINT-AMANT, Pablo75

Le paresseux

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.

hamlet, je ne savais pas que tu étais le Stéphane Plaza de ce blog !

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 20 h 10 min

Zerbinette si vous voulez une « jeune » je vous conseille mon amie Sigrid Baffert:
https://sigridbaffert.net/
J’en ai déjà parlé parce que j’ai fait des costumes pour un conte musical qu’elle a écrit et qui est en train d’être monté.

zerbinette dit: 23 juillet 2018 à 19 h 59 min

Christiane à 19 h 27 min, je suis un peu étonnée par votre liste d’auteurs-jeunesse « actuels » :
Solotareff né en 53, Tomi Ungerer en 1931, Roald Dahl 1916-1990, M.Carême 1899-1978, Claude Ponti né en 1948, P.Gripari 1925, 1990 Maurice Sendak 1928-2012 Susie Morgenstern 1945… je ne nie pas qu’ils soient « irrésistibles », mais il y a déjà bien longtemps qu’ils étaient « actuels » !

Il est vrai que d’après Marie-Aude Murail née en 1954, à la question :  » Comment définiriez-vous l’expression « auteur jeunesse » ? a répondu : « C’est quelqu’un qui croyait être lu par les enfants et qui s’aperçoit qu’il est lu par les parents. »

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 19 h 47 min

@ Jazzi

Il y a un écrivain espagnol, très célèbre à son époque et aujourd’hui totalement oublié (à juste titre), Manuel Bretón de los Herreros (1796-1873), qui a écrit un « Sonnet à la paresse » où il fait semblant à la fin d’être sur le point de ne pas le finir par…paresse:

SONETO A LA PEREZA

¡Qué dulce es una cama regalada!
¡Qué necio, el que madruga con la aurora,
aunque las musas digan que enamora
oír cantar un ave la alborada!

¡Oh, qué lindo en poltrona dilatada
reposar una hora y otra hora!
Comer, holgar… ¡qué vida encantadora!
Sin ser de nadie y sin pensar en nada.

¡Salve, oh Pereza! En tu macizo templo
ya, tendido a la larga, me acomodo.
De tus graves alumnos el ejemplo

arrastro, bostezando; y, de tal modo
tu estúpida modorra a entrar empieza,
que no acabo el soneto… de per… eza.

Il y a aussi un autre poète (de 3ème ou 4eme catégorie) à peu-près de la même époque, Augusto Ferrán (1835-1880), qui n’a écrit que deux livres de poèmes, le premier intitulé « La soledad » (1861)
et le deuxième « La pereza » (1871).

hamlet dit: 23 juillet 2018 à 19 h 43 min

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 19 h 09 min
ma fille a regardé pour elle et il n’y a rien de potable pour moins de 600 000 euros !… on se demande bien pourquoi

la SCI des mes gamins en a une à vendre actuellement dans le même coin pour moins cher.

Pablo elle peut y mettre combien ta fille ?

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 19 h 38 min

 » La Campagne à Paris  »

Là, c’ est une vision fantasmée de parisien, Jazzi.
La campagne, c’ est autre chose. Demande à Clopine…

hamlet dit: 23 juillet 2018 à 19 h 38 min

celle avec les stores rouges est très mignonne, pour ceux qui seraient éventuellement intéressés je précise qu’elle est construite sur sous-sol total, pour une surface de 140m² habitables environ, comprenant au rez-de-chaussée: Entrée, cuisine ouverte, séjour double, WC/dressing. Au 1er étage: Dégagement, chambre avec dressing, salle de bains/WC, chambre avec salle d’eau/WC. Au 2ème: Bureau et dégagement donnant sur les deux terrasses de toit (50m²). Parquets, cuisine équipée, travaux de rafraîchissement à prévoir. Secteur résidentiel. Très beau potentiel. Beaucoup de charme !

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 19 h 32 min

Et mieux vaut faire de sa vie un roman plutôt que de perdre son temps à les écrire, Pat V ?

Mais non Jazzi, je fais des romans-photos! 😉

JJJ, j’ ai un vieux portable de 12 ans d’ âge que je garde car un objectif Zeiss ( Nokia)et j’ ai les mains occupées quand je marche. Bâtons nordiques oblige. :)

christiane dit: 23 juillet 2018 à 19 h 27 min

Rosen
ces auteurs-jeunesse actuels sont irrésistibles. Grégoire Solotareff (et ses loulou pas que les crocodiles !), Maurice Sendak, Tomi Ungerer, A. Browne, Phippe Dumas, Roald Dahl, Susie Morgenstern, Yvan Pommaux, Pef, M.Carême, Claude Ponti, P.Gripari… Les enfants n’ont pas fini de rire et de réfléchir.
Belle suite à Hergé, Jules Verne, Tolkien, M.Twain, A.Daudet, JM.Barrie, C.Dickens, Collodi, Andersen, Perrault, Defoe, Brunhoff, J.London, M.Colmont, la comtesse de Ségur,…
Les librairies-jeunesse, les instit ont fait beaucoup pour le développement de cette littérature et des illustrateurs, les grand-mères aussi !

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 19 h 19 min

Puisqu’on parle de chats et de Christa Wolf, faisons la jonction entre les deux thèmes et disons qu’une des « Trois histoires invraisemblables » (Stock, 1996) de l’amie Christa s’intitule « Nouvelles considérations d’un chat sur la vie ».

Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 19 h 15 min

quand je fais de longues randonnées de qq jours ou semaine, et c’est un hobby, j’emporte toujours des histoires de marcheurs pour me consoler de ne pas avoir le temps d’écrire… voyez, Pat V. Et je n’ironise pas. Marcherons-nous ensemble, pas sûr, vous devez point trop aimer le silence et être du genre à avoir deux smartphones dans le sac à dos. Brr…

Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 19 h 10 min

bon… la paresse, c’est bien sympathique, mais pas pas encore une affaire de meuf, apparemment, vu que sagan et maier… hein, le font pas trop le poids… Mais on va lire ça Jzz (moi, du moins). Et bravo d’avance.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 19 h 09 min

@ D.

« Le quartier des Buttes-Chaumont reste un quartier assez mal fâmé du fait de la proximité de Belleville… »

Je vois que tu es un aussi bon connaisseur de Paris que prophète ou analyste politique… Je te signale que les Buttes sont à une demi-heure à pied au moins de Belleville. Et que les prix des apparts dans mon quartier son prohibitifs (ma fille a regardé pour elle et il n’y a rien de potable pour moins de 600 000 euros !… on se demande bien pourquoi).

Après tu parles de la rue des Pyrénées, qui a 401 numéros et mesure 3,5 kms, comme si tu la connaissais bien (elle est très chère aussi, d’ailleurs)alors que probablement tu n’y a jamais mis les pieds. Et du XXe arrondissement comme si c’était Saint-Denis ou Aubervilliers.

Bref, qu’en bon Gémeaux que tu es, tu as perdu, encore une fois, une bonne occasion de te taire..

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 19 h 07 min

Ed dit: 23 juillet 2018 à 18 h 51 min

Oui, décentralisons!
Rien ne vaut la vie en province bien choisie!
Ça achète ferme sur la côte atlantique depuis la ligne TGV Paris-Bordeaux et plus…

Question chat, Dictionnaire des chats illustres, A l’ usage des maîtres cultivés en 2 tomes. ( Le tome 1, Chats réels) par B. Bienfait, B. Bulard-Cordeau, V. Parent avec une préface de Frédérique Hébrard. Honoré Champion éditeur 2014.
Sympathique livre, même si il est plus adéquat de vivre avec ses chats que de disserter à leur propos.
C’ est comme les marcheurs à pieds, mieux vaut pratiquer que lire les livres sur la marche. Ce que je fais. 😉

Paul Edel dit: 23 juillet 2018 à 19 h 01 min

Jazzi, Christa Wolf fut de 1955 à 1977, membre du comité directeur de » l’Union des écrivains » de la RDA. Ajoutons qu’elle fut également membre influent dans les comités de lecture des principales maisons d’éditions officielles de la RDA .Elle fut donc clairement soutenue par le régime Honecker C’est au 11e plénum du parti communiste en 1965, quand elle se permet de critiquer la politique culturelle de l’État est-allemand qu’elle a dû devenir une « cible » et mise sous haute surveillance. Elle se battit courageusement contre l’expulsion du chanteur contestataire Wolf Biermann.. A noter aussi qu’elle a gardé sa carte du Parti SED jusqu’au bout- jusqu’ en 1989.. Il faut être assez naïf pour ne pas comprendre qu’elle était étroitement surveillée par la Stasi, mais que de par sa popularité en librairie, c’était aussi une intellectuelle « à ménager » ! C’était une figure majeure officielle sinon « LA « figure majeure de la littérature de l’Est. En même temps elle était plus contrôlable étant donné ses privilèges ( obtenir un visa pour voyager à l’étranger , passe- droits dans le cursus universitaire pour ses enfants, facilités de logement..etc..).Le plus étonnant, dans son comportement, ce fut en qualité de membre de « l’Union de Ecrivains » quand en Mars 1990(notez la date »)avant les élections capitales pour la Réunification, cette même Union marqua nettement son désaccord pour voter la Réunification, soutenant que « l’union des écrivains était une assemblée où on avait pratiqué « le pluralisme des opinions »….
La découverte de son statut « d’informatrice » à l’ouverture des archives de la Stasi -que certains pouvaient supposer- fut cependant un choc énorme . Des deux côtés de l’Allemagne réunie …La presse de l’époque en témoigne. Après 1989, elle continue logiquement à s’opposer à la Réunification voulue par Helmut Kohl.Elle lanca un » appel » à ses compatriotes de la RDA, les invitant à ,je cite :« s’opposer à la mise en coupe réglée de la RDA pour la Deutsche Bank et Daimler Benz. » Elle se trouve sur la même ligne politique que son ami de l’Ouest, Günter Grass. Tous deux considéraient que cette annexion de la RDA par la RFA était une mauvaise chose.
oui, la valeur littéraire de Wolf reste impressionnante.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 18 h 57 min

Rose je crois que c’était Battuta, en 2006 à la carrière Boulbon à Avignon.
C’était sublime. Compte tenu du fauteuil de mon mari, nous étions en bas, au ras de la piste et ça m’a été fatal ! J’ai fait une crise d’asthme et j’ai été obligée de sortir et de finir le spectacle au poste de sécurité avec de la Ventoline.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 18 h 54 min

LE GOÛT DE LA PARESSE

Textes choisis et présentés
Par JACQUES BAROZZI

SOMMAIRE

Prologue
Théophile Gautier : Far-niente

LES VERTUS DE LA PARESSE

Sénèque : L’antique sagesse contemplative
André Rauch : Le diable probablement ?
Jerome K. Jerome : Le don rare de la paresse
Paul Lafargue : La paresse est un droit universel !
Robert Louis Stevenson : Apologie de l’école buissonnière
Kazimir Malevitch : Suprême paresse !
Bertrand Russell : Loisirs pour tous !
Paul Morand : Leçons de paresse
Pierre Sansot : Chi va piano va sano

PORTRAITS DE GRANDS PARESSEUX

Pétrone : Le paresseux perverti
François Rabelais : Un flegmatique fondamental
Ivan Gontcharov : Les outils du paresseux en chambre
Herman Melville : Jusqu’au boutisme de la paresse
Marcel Proust : Paresse du narrateur
Albert Cossery : La paresse en héritage
Samuel Beckett : Dialectique de paresseux
Jack Kerouac : La beat béatitude
Georges Perec : Dormir/marcher
Dany Laferrière : Comment travailler sans se fatiguer

PETITS PLAISIRS DE LA PARESSE

Charles Baudelaire : L’odeur de la paresse
Hermann Hesse : L’hygiène de la paresse
Joseph Kessel : Voluptueuse paresse extrême-orientale
Françoise Sagan : Regarder le temps passer
Milan Kundera : C’est bon pour le moral
Patrick Besson : Ça fait baisser les impôts
Denis Grozdanovitch : La sieste, c’est mortel !
Carolinne Maier : C’est bon pour la promotion professionnelle

Épilogue
Marc-Antoine Girard de Saint-Amant : Le paresseux

Ed dit: 23 juillet 2018 à 18 h 51 min

Même l’est parisien d’une manière générale, que je trouve également pourri, est inaccessible aux gens normaux. Decentralisez-moi ce pays pour que les gens puissent vivre partout bon sang !!

Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 18 h 50 min

@18.31, pas du tout… Ils ont tous été plus pitoyab’ les uns que les autres, terrorisés par la fureur mac.roni.enne à venir. Le PP dit que c’était au MI de faire usage du 40. Le MI dit que le PP n’avait pas à autoriser un port d’arme à un engin pareil. Le 1st m. se tait, et les godillots en marche grommellent un brin pour la forme. Et le p’tit djeune de 26 ans pouvait entrer sans pb dans la maison de vacances et les piscines de la république, sans compter les badges d’ouverture à l’AN, et cette magnifiqu mission d’Etat (top secret), celle de réformer entièrement le dispositif de protection et de sécurité de l’Elysée.
Je dois avouer m’être proposé pour cette mission de préfiguration, mais en avais été rapidement éconduit, sans comprendre à qui elle avait été confiée in fine. On mle fit comprendre : bonnes compétences et expertise, mais trop vieux, trop peu de sex appeal, pas assez de professionnalisme dans des méthodes de protection dument éprouvées, pas assez de convictions monarchiques républicianes, ni assez de réseaux maçonniques influents pour verrouiller tous les ratés possibles de la garde rapprochée de la haute hiérarchie poulagate. Je sais bien, nul n’est parfait, et il faut bien trier parmi les différentes qualités des divers candidats disponibles. La monde est au « hipster barbouze ». Faut vivre avec son temps, hein !

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 18 h 49 min

« Sortie prévue en 2019… »

Je le lirai certainement. Pour nous allécher, Jacuzzi, pouvez-vous nous communiquer la table des matières ?

christiane dit: 23 juillet 2018 à 18 h 47 min

@Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 17 h 34 min
Oui, Jazzi, j’avais lu cette information. Aveuglée par son choix politique ? Mais la valeur littéraire est là et dans « Cassandre » un fin regard sur les hommes et les femmes qu’elle souhaite, au final, en confiance et en harmonie.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 18 h 46 min

Oui, XIXe. Pat V, parler de « quartier pourri » est un peu méprisant et, certainement, désobligeant pour les habitants !

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 18 h 41 min

Oui, Delaporte, en plein marcronisme triomphant, qui va s’attaquer de front au système de l’allocation chômage (moins long, moins payé), alors que les « affaires » font diversions, « Le goût de la paresse » aura forcément une dimension politique. Sortie prévue en 2019…

rose dit: 23 juillet 2018 à 18 h 35 min

ce me sont pas les poils qui sont rustiques mais les chats. pfffff.

Lavande quel spectacle de Bartabas avez-vous vu ?

JJJ

depuis si longtemps…
Moins d’un mois je crois.

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 18 h 31 min

Affaire Benalla : le préfet de police a particulièrement bien répondu aux questions des députés, dénonçant notamment le copinage ubuesque. Sa prestation anéantit celle de Collomb, qui va sans doute devoir démissionner. Premier fusible à sauter.

D. dit: 23 juillet 2018 à 18 h 30 min

Les poils de Clopine sont rustiques ?
Mais je m’en fous moi, pourquoi elle vient nous parler comme ça de la rusticité de ses poils ?!

Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 18 h 25 min

-+ Une fois encore, je vais me retrouver orphelin : je n’aime que les chiens qui n’aiment pas jouer à la ba-balle ou au football. Je n’en ai qu’un, genre braque de W. Wegmann, un artiste du monde flottant. Les chats m’ennuient, et je ne veux faire de peine à aucun sectateur. Rédhibitoire. -+ Bon, r., passons l’éponge. Merci, j’attendais cela depuis si longtemps -+ Sur l’histoire du croco, ch., dois-je comprendre que vos enfants m’auraient laissé des chances de m’assouplir un brin ? -+ Jean Béliveau : « A un jeune cycliste que je rencontre, j’explique que depuis dix ans, je n’ai pas eu le temps de lire. Il s’étonne… « ainsi tu n’avais rien pour nourrir ton esprit ? » S’il savait ! J’ai l’esprit qui déborde. Ma route est bien trop captivante pour en détourner mes pensées. Je lis au travers d’elle à une vitesse telle que j’éprouve de la peine à tout assimiler. Lire le désert, seulement. Lire en soi-même comme dans un recueil de poèmes écrits hier déjà, ou bien il y a mille ans. Voilà bien l’histoire la plus authentique, la plus magistrale. La plus intimidante ».

D. dit: 23 juillet 2018 à 18 h 22 min

Le quartier des Buttes-Chaumont reste un quartier assez mal fâmé du fait de la proximité de Belleville qui ne parvient pas à se faire oublier, ainsi que l’énorme densité de HLM apportant problèmes de cohabitation et délinquance.
Certes si on reste sur certaines portions de la rue des Pyrénées, ça passe mais dès qu’on la quitte on comprend vite où on a mis les pieds. Je ne m’y rend que lorsque je suis obligé d’y faire une course, très rarement.
Les problèmes dans les établissements scolaires de tous niveaux de l’ensemble du secteur sont archi-connus.
Ce qui est terrible c’est qu’autrefois il y a un peu moins d’un siècle, c’était tout simplement un quartier homogène « de petites gens » qui cohabitaient en paix, la difficulté principale était pour eux l’argent et la qualité du logement.
Aujourd’hui c’est le règne des communautés, de la non-intégration et de tout ce qui peut en découler en terme d’atteinte à la qualité de vie du parisien ordinaire qui fuit ou se terre dans les rares îlots restés vivables pour peu de temps encore.

Lavande dit: 23 juillet 2018 à 18 h 17 min

Hélas non seulement je ne fais pas partie de la secte mais je ne pourrais même pas aller prendre un thé chez vous si vous m’y invitiez. Je suis très allergique aux poils de chats, de chiens (un peu moins), de chevaux (encore pire) : nez qui coule, yeux qui piquent violemment, difficulté à respirer.
Je suis allée à un spectacle de Bartabas, tellement beau que je ne me résignais pas à sortir: il a fallu presque m’évacuer sur un brancard !
Pas besoin que le chat soit présent pour déclencher la crise : j’ai un détecteur automatique très efficace et j’éternue en moins de 5 minutes s’il y a un chat habituellement dans les lieux.

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 18 h 14 min

C’est vrai que grâce à moi on ne peut plus évoquer le nom de l’auteur (exécrable) qui tient l’autofictif, – le pire question blogs.

Delaporte dit: 23 juillet 2018 à 18 h 10 min

Jacuzzi, votre goût de la paresse sort quand ? à la rentrée de septembre ? Il serait temps, à mon sens, afin d’instiller dans l’esprit des gens ce goût pour le non-travail, qui a évidemment, l’avez-vous noté Jacuzzi ?, une dimension politique. Une dimension politique qui débouche sur l’abolition légale du travail, tôt ou tard.

ed dit: 23 juillet 2018 à 17 h 48 min

« le chat ne fait guère que nettoyer sa fourrure »

Nettoyer ne veut pas dire brosser. Malheureusement, les chats ne se peignent pas. Sinon le problème serait réglé.

ed dit: 23 juillet 2018 à 17 h 41 min

« Mais alors elles sont tondues tous les 6 mois, c’est ça? »

Non. Y a pas marqué « pigeon ». Les noeuds sont enlevés au fûr et à mesure par mes soins.
Quant à votre amie éleveuse, tant mieux pour elle. J’ai aussi un ami dont le Birman n’a jamais de noeuds, mais ses poils ont une texture différente. Mes chattounes ne sont pas des pures races non plus (pas de gants blancs).

Clopine dit: 23 juillet 2018 à 17 h 40 min

Bon, eh bien je suis un peu stupéfaite de ce que raconte Pablo75 sur les chats qu’il faut opérer parce que leurs poils sont trop emmêlés, parce qu’à part la chasse (ou les simulacres de chasse), le sommeil et les repas, le chat ne fait guère que nettoyer sa fourrure… Et perso, je n’ai JAMAIS rencontré ce problème, or, il n’y a eu aucune période de ma vie où j’ai été « sans chat »…

là, tout de suite, j’en ai deux : Attila dit « Blackie », qui, farouche, vit dehors, nous fréquente au minimum mais me dit quand même bonjour tous les matins. Il est très vieux, (16 ans), mais en parfaite santé : devant ma voiture, il grimpe en courant la côte plutôt raide qui dessert la maison, sans aucune difficulté. Les pattes blanches, le reste noir, l’impression que sa fourrure donne, quand vous y passez la main (avec précaution, Blackie n’aime guère les familiarités) est celle d’un velours épais sous vos doigts.

Mon autre chat, Victor Mowgli dit « Roucky », est un chat qui a connu quelques malheurs, ce qui aurait pu lui abîmer le caractère – mais au contraire, c’est le plus pacifique et paisible des animaux. Une histoire dramatique entre nous deux m’a conduite à lui faire un serment fort inconséquent, qui était de lui donner à manger à chaque fois qu’il me le demanderait. Résultat, il est en net surpoids, ce qui accentue encore sa ressemblance avec le portrait d’Henry VIII par Holbein.

Roucky est quelque peu angora, avec des poils si nombreux, si longs et si fins qu’on dirait une énorme brosse à reluire, ou un de ces balais à franges qu’on utilise pour détruire les vieilles toiles d’araignées désaffectées. Et si vous le caressez, vous récolterez, avec un franc ronronnement de plaisir en plus, la sensation de la soie la plus fine sur votre peau.

Velours farouche ou soie débonnaire, aucun de mes chats n’a certes besoin qu’on s’occupe à sa place de ses poils. Mais il est vrai qu’ils sont aussi rustiques que leur maîtresse, ceci explique peut-être cela.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 17 h 34 min

Ce qu’il faut savoir aussi, Christiane !

Avec Scènes d’été, commencé à la fin des années soixante-dix et achevé en 1987, Christa Wolf (1929-2011) signe là l’un de ses plus beaux romans. Celle qui fut l’écrivain le plus célèbre de l’ex-République démocratique allemande, et qui en présida longtemps l’union des écrivains, se livre ici à la chronique heureuse de couples d’intellectuels berlinois habitués à passer l’été dans leurs belles maisons à colombages du Mecklembourg, dans un paysage rustique idyllique, entre champs de culture et dunes de sable. Mais cet été-là, un sentiment d’inquiétude commence à sourdre au plus profond de chacun des personnages de ce roman choral pour qui l’été jusqu’alors était une fête : bientôt, plus rien ne sera comme avant. Une fin de partie, traduite dans le roman par de violents incendies qui embraseront définitivement les maisons et disperseront irrémédiablement le groupe d’amis. Et qui résonne d’un sombre écho lorsque l’on sait qu’après la chute du Mur de Berlin et l’ouverture des archives de la Stasi, on découvrit que Christa Wolf avait été une informatrice de la police politique est allemande…

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 17 h 17 min

@ Pat V

« dans un quartier pourri … »

Quartier pourri? J’habite à côté des Buttes Chaumont, and.ouille…

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 17 h 17 min

@ Ed

« Comment voulez-vous que je brosse mes chattounes tous les jours quand… »

Mais alors elles sont tondues tous les 6 mois, c’est ça?

(L’ex éleveuse de birmans dont je parlais plus haut n’a jamais tondu aucun des siens).

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 17 h 11 min

@Ed,
Être propriétaire de chat ( c’ est mon cas 😉 ) n’ évite pas à certains de couper maniaquement les poils en quatre…

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 16 h 54 min

« J’ai l’impression que Wolf a saisi un petit groupe de fidèles au moment où leur foi en l’avenir vacille. Fascinant. » (Paul Edel)

« Il y eut cet étrange été. Les journaux en parleraient plus tard comme de l’ « été du siècle », pourtant d’autres étés lui succéderaient qui le surpasseraient encore, par suite de certains changement dans les courants atmosphériques au dessus du Pacifique qui avaient fait « basculer » l’équilibre de l’océan, entrainant du même coup des modifications imprévisibles de la situation climatique générale au-dessus de l’hémisphère Nord. De cela nous ne savions rien. Ce que nous savions, c’est que nous voulions être ensemble. Il nous arrivait de nous demander quel souvenir nous garderions de ces années, ce que nous pourrions en dire nous-mêmes et à d’autres. Mais jamais nous n’avons réellement cru que notre temps était compté. Maintenant que tout est fini, cette question là aussi a trouvé sa réponse. Maintenant que Luisa est partie, que Bella nous a quittés pour toujours, que Steffi est morte, que les maisons sont détruites, le souvenir a repris le dessus sur la vie. (…)
Lorsque nous nous demandons pourquoi cet été, dans notre souvenir, apparaît unique et sans fin, il nous est difficile de trouver le ton neutre qui seul c.onvient face aux phénomènes singuliers auxquels la vie nous expose. Le plus souvent, lorsque nous venons à parler de cet été entre nous, nous faisons comme si nous avions eu prise sur lui. A dire vrai, c’est lui qui avait prise sur nous et fit de nous ce qu’il voulait. (…)

Maintenant il nous faut parler de la canicule. Elle ne faisait que commencer, nous ne savions pas encore que c’était La canicule. L’été sera beau, disaient les gens. Un été chaud. Un été caniculaire. Les journaux commençaient prudemment à lui faire des remontrances. C’est qu’il ne tenait pas compte des plans de production agricole. Pendant des semaines et des semaines pas une goutte de pluie, et ce, dans une région aussi proche de la mer. La nature semblait œuvrer à sa propre perte. (…)

Au début, c’était pur hasard, vous vous souvenez, si nos renc.ontres se terminaient toujours en fêtes. Cette soirée-là fut celle qui ouvrit la série des fêtes champêtres, ballons multicolores auxquels était attaché le lacis arachnéen de l’été. Nous autres citadins, nous qui ne c.onnaissions que la rigueur du travail, n’avions pas la moindre idée de ce qu’étaient les fêtes, une lacune qu’il nous fallait combler. Plus tard, c’est vrai, nous fûmes comme aspirés par un tourbillon, une sorte de rage de fêtes se manifesta : des fêtes de jour et des fêtes de nuit, des fêtes à trois et des fêtes à vingt, des fêtes en plein air, des fêtes à l’intérieur, des fêtes dans la cuisine, des fêtes dans les granges, des fêtes avec les mets les plus variés. Le vin ne manquait jamais, parfois accompagné seulement de pain et de fromage, parfois de viande grillée, de soupe, de poisson, de pizza, et même de gros rôtis. Sans oublier les gâteaux, les femmes commençaient à rivaliser dans la c.onfection des gâteaux. Il y avait des fêtes avec musique et danse, des fêtes où l’on chantait, des fêtes où l’on se taisait et des fêtes où l’on parlait. Des fêtes pour se disputer et d’autres pour se réc.oncilier. Des fêtes pour jouer. Nous nous apprenions les uns aux autres à aimer l’ivresse. »
(Christa Wolf, « Scènes d’été », traduit de l’allemand par Lucien Haag et Marie-Ange Roy, Stock, Bibliothèque cosmopolite, 1995)

christiane dit: 23 juillet 2018 à 16 h 52 min

@Paul Edel dit: 23 juillet 2018 à 13 h 40 min
Merci pour cette belle mémoire de Scènes d’été.
Je redécouvre ce roman avec ravissement. Il s’y trouve des remarques très fines. Ainsi Ellen en plein nettoyage ménager se pose une drôle de question : « Ne vaudrait-il pas mieux, au lieu d’astiquer le poêle, noter les phrases qui vous trottaient par la tête. Mais d’un autre côté : pourquoi ces phrases auraient-elles plus d’importance qu’un poêle propre. (…) Un jour ou l’autre il faudrait bien que se dissipe sa lassitude de la parole écrite. »
Le silence aussi : « Le soir, dans le grand silence qui jadis a certainement été l’un des éléments originels de la planète et qui s’est maintenant retiré à la campagne… »
Le temps « étiré » que vous évoquez si bien : « Il y avait bien des façons de passer son temps sans considérer forcément que c’était du temps perdu. »
Et sur tout cela plane une inquiétude de plus en plus forte.
Je ne peux m’empêcher, la lisant, de me souvenir d’une nouvelle de Pavese, laquelle ? Il y évoque des jeunes mères sur une plage, des enfants rieurs, des femmes enceintes, des hommes vigoureux et heureux et bien sûr ça ne dure pas, comme toujours chez Pavese.
Je crois que l’écrivain évoqué ici, G-A.Goldschmidt, a manqué de ce temps illusoire : la vacance « ce moment et ce lieu où le temps semble s’excepter de lui-même »( selon Martin Rueff dans une des préfaces du Quarto Pavese). J’aimerais bien lire la note de W. sur Christa Wolf. Où est-elle ?
Dans le billet de Passou juillet 2013 (que j’ai mis en lien), dans la page 2 des commentaires, W. écrit sur G-A.G. quelques lignes étonnantes de précision et d’intuition. Sale caractère mais brillante intelligence littéraire.

Jazzi dit: 23 juillet 2018 à 16 h 49 min

« J’ai l’impression que Wolf a saisi un petit groupe de fidèles au moment où leur foi en l’avenir vacille. Fascinant. » (Paul Edel)

« Il y eut cet étrange été. Les journaux en parleraient plus tard comme de l’ « été du siècle », pourtant d’autres étés lui succéderaient qui le surpasseraient encore, par suite de certains changement dans les courants atmosphériques au dessus du Pacifique qui avaient fait « basculer » l’équilibre de l’océan, entrainant du même coup des modifications imprévisibles de la situation climatique générale au-dessus de l’hémisphère Nord. De cela nous ne savions rien. Ce que nous savions, c’est que nous voulions être ensemble. Il nous arrivait de nous demander quel souvenir nous garderions de ces années, ce que nous pourrions en dire nous-mêmes et à d’autres. Mais jamais nous n’avons réellement cru que notre temps était compté. Maintenant que tout est fini, cette question là  aussi a trouvé sa réponse. Maintenant que Luisa est partie, que Bella nous a quittés pour toujours, que Steffi est morte, que les maisons sont détruites, le souvenir a repris le dessus sur la vie. (…) 
Lorsque nous nous demandons pourquoi cet été, dans notre souvenir, apparaît unique et sans fin, il nous est difficile de trouver le ton neutre qui seul convient face aux phénomènes singuliers auxquels la vie nous expose. Le plus souvent, lorsque nous venons à parler de  cet été entre nous, nous faisons comme si nous avions eu prise sur lui. A dire vrai, c’est lui qui avait prise sur nous et fit de nous ce qu’il voulait. (…)

Maintenant il nous faut parler de la canicule. Elle ne faisait que commencer, nous ne savions pas encore que c’était La canicule. L’été sera beau, disaient les gens. Un été chaud. Un été caniculaire. Les journaux commençaient prudemment à lui faire des remontrances. C’est qu’il ne tenait pas compte des plans de production agricole. Pendant des semaines et des semaines pas une goutte de pluie, et ce, dans une région aussi proche de la mer. La nature semblait œuvrer à sa propre perte. (…)

Au début, c’était pur hasard, vous vous souvenez, si nos rencontres se terminaient toujours en fêtes. Cette soirée-là fut celle qui ouvrit la série des fêtes champêtres, ballons multicolores auxquels était attaché le lacis arachnéen de l’été. Nous autres citadins, nous qui ne connaissions que la rigueur du travail, n’avions pas la moindre idée de ce qu’étaient les fêtes, une lacune qu’il nous fallait combler. Plus tard, c’est vrai, nous fûmes comme aspirés par un tourbillon, une sorte de rage de fêtes se manifesta : des fêtes de jour et des fêtes de nuit, des fêtes à trois et des fêtes à vingt, des fêtes en plein air, des fêtes à l’intérieur, des fêtes dans la cuisine, des fêtes dans les granges, des fêtes avec les mets les plus variés. Le vin ne manquait jamais, parfois accompagné seulement de pain et de fromage, parfois de viande grillée, de soupe, de poisson, de pizza, et même de gros rôtis. Sans oublier les gâteaux, les femmes commençaient à rivaliser dans la confection des gâteaux. Il y avait des fêtes avec musique et danse, des fêtes où l’on chantait, des fêtes où l’on se taisait et des fêtes où l’on parlait. Des fêtes pour se disputer et d’autres pour se réconcilier. Des fêtes pour jouer. Nous nous apprenions les uns aux autres à aimer l’ivresse. »
(Christa Wolf, « Scènes d’été », traduit de l’allemand par Lucien Haag et Marie-Ange Roy, Stock, Bibliothèque cosmopolite, 1995)

ed dit: 23 juillet 2018 à 16 h 46 min

Pat V

Votre commentaire m’a bien fait rire. Vous ne saviez pas encore que les propriétaires de chats formaient une secte ? Quand deux propriétaires de chats se rencontrent, ils ne parlent pas de la pluie ou du beau temps.

ed dit: 23 juillet 2018 à 16 h 42 min

@Pablo

Comment voulez-vous que je brosse mes chattounes tous les jours quand
1) De leur point de vue, cela équivaut à une séance de torture

2) Je travaille 40h/semaine et fais des traductions à côté

3) last but not least: leurs poils, c’est du coton, et cela ne sert strictement à rien. Il s’emmêleront de toute facon et il faudra leur enlever les noeuds pour qu’elles puissent faire leur toilette. Ca tire, les pauvres. Mais pas le choix !

christiane dit: 23 juillet 2018 à 16 h 16 min

@Janssen J-J dit: 23 juillet 2018 à 12 h 12 min
Autrefois, à l’école, les petits élèves adoraient l’histoire du « Roi crocodile » inventé par Grégoire Solataref.
C’était un étrange conte, celui d’un petit crocodile mis au défi par ses parents moqueurs de manger des animaux toujours plus gros. Agacé, et par inadvertance, il finit par les manger ! Alors, il devint le roi solitaire et triste du village, continuant de chercher des proies toujours plus grosses. Un jour, il attrape Lila, une petite éléphante. Terrifiée mais futée, elle lui demande de la laisser grandir et grossir, lui promettant un festin de roi, plus tard. Le roi accepte, patiente, la regarde grandir et sans s’en rendre compte, il commençe doucement à changer… En gros, une variation du Conte des Mille et une nuits.

Jacques R. dit: 23 juillet 2018 à 15 h 56 min

GAG, né dans une famille juive mais baptisé à la naissance dans la communauté évangélique protestante de son village (Reinbek, près de Hambourg), est du genre à enfoncer le clou, encore et encore s’agissant de la grande faute allemande, celle qu’aune culpabilité ne parviendra jamais à absoudre, et sous sa plume il faut entendre « jamais » comme exact synonyme de « jusqu’à la consommation des siècles »

Attitude passionnelle, bien compréhensible de la part d’un homme qui fut, lui et sa famille, la victime des persécutions. A cette conception radicale de la faute, j’oppose celle d’un Jean-Jacques Goldman, dans une belle chanson :

Et si j’étais né en 17 à Leisenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été Allemand

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 15 h 47 min

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 15 h 35 min

Franchement, c’ est mieux que d’ être un comique involontaire à votre façon, Pablito! :)

Sinon, pour vous qui êtes amateur de puces, je vous annonce un vide grenier le 12 août pour aider à refaire une partie de la toiture du château.
En pleine campagne!
Cela vous changera de votre 80 m2 au 6ème étage dans un quartier pourri et surtout des poils de vos chattes! 😉
Bises.

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 15 h 46 min

@ Ed

À propos de « la poussière » des chats, j’espère que tu brosses à fond tous les jours tes deux birmanes et que tu sais ce que tu risques si tu ne le fais pas. Toutes les semaines dans la clinique de ma fille il y a des chats qu’on doit tondre entièrement (sauf la tête – ce qui donne des photos très comiques) parce que leur poils se sont mélangés et ça devient impossible de les brosser. Le problème de « l’opération », qui est longue (1 h) c’est que ça se fait sous anesthésie générale, avec le risque que cela comporte.

Pat V dit: 23 juillet 2018 à 15 h 39 min

Vous avez dîné au clair de lune,

Oui, Beltégueuse, devant la ruine ( eh oui, on peut être propriétaire d’ un château en ruine et pas aristocrate pour un sou, malgré les préjugés de notre taurillon fougueux 😉 ) et les moustiques étaient efficacement présents sans que l’ on s’ en aperçoive…le lendemain, si, mais c’ était trop tard!

Pablo75 dit: 23 juillet 2018 à 15 h 35 min

@ Pat V

Je vois que tu fais des efforts surhumains pour devenir le Clown du Blog, mais j’ai le regret de te dire que c’est raté. Tu es beaucoup plus drôle quand tu parles sérieusement, surtout de peinture.

En ce qui concerne le fait que tu approuves ce que je dis sur les Puces, en osant en plus contredire le satanique Delaporte des WC, je t’avoue que cette nuit je n’ai pas dormi parce que j’attendais fébrilement ton satisfecit. Maintenant je vais pouvoir faire la sieste.

Quant au fait de « discuter de la longueur comparée des poils des chattes » c’est sûr que le thème ne te concerne pas, étant donné le nombre infime de chattes que tu as dû voir dans ta vie…

(Si j’étais romancier et j’avais besoin d’un personnage ridicule pour mon histoire, je t’avoue que je m’inspirerai de ta si comique personne).

rose dit: 23 juillet 2018 à 14 h 56 min

Jjj
M’avait traité de langue de p., moi, un ami de victor hugo. Ne m’en étais jamais remis.

z’aviez du me chercher. ds l’ensemble suis plus pacifique que guerrière.

Je vous demande pardon. je ne pense pas cela de vous ; mon énervement était ponctuel.

D. dit: 23 juillet 2018 à 14 h 54 min

Je veux bien sacrifier un moustique ce soir. Rien de plus.
Sinon il est sympa, Alex, d’aller arroser les plantes au Touquet. S’il peut venir arroser les miennes aussi ? Et en même temps aller bousculer un peu la voisine d’à côté qui fait du bruit le soir…Je finance le brassard et le taser si besoin.
Non je déçonne…

Beltegeuse dit: 23 juillet 2018 à 14 h 36 min

Pour les oracles je propose de sacrifier le chien du président, mon vétérinaire à examiné l’abdomen de mon félin et sa graisse est jaunâtre aussi ne sera t elle m’a bête d’aucune utilité, ne comptez pas sur elle.

obs dit: 23 juillet 2018 à 14 h 28 min

Tes astres se gourant systématiquement D, je te suggère de consulter les entrailles d’un animal sacrifié, comme les haruspices.

Clopine doit bien avoir une bête en fin de vie à te proposer. Evidemment ce serait beaucoup plus efficace avec un animal ayant une grande valeur sentimentale, comme le chat de l’un des innombrables possesseurs de minous de ce blog.

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