de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les écrivains travaillent aussi

Les écrivains travaillent aussi

« Et vous, que faites-vous dans le vie ?

–      Ecrivain.

–      Ce doit être passionnant ! Mais à part ça… je veux dire : quel est votre métier ? »

Entendez : mais comment gagnez-vous votre vie ? Nul mépris dans cette réaction que tout écrivain a subi, généralement à table, assis entre deux inconnu(e)s, à l’issue d’un salon du livre quelque part en France. Non qu’il soit indigne de vivre de sa plume, au contraire, quoi de plus noble et puis c’est si romantique. Mais les gens ont du mal à imaginer qu’on en vive vraiment. En quoi ils n’ont pas tort : hormis une centaine d’entre eux qui n’ont plus de problèmes de fin de mois en début de mois, la plupart exercent non un métier mais un autre métier parallèlement. C’est sur ce paysage très réaliste de paupérisation et de précarisation que s’inscrit une mesure controversée récemment prise par le CNL (Centre national du livre). Oh, rassurez-vous, pas de quoi descendre dans la rue. En apparence, une tempête corporatiste dans le verre d’eau des professionnels de la profession. Un détail si infime qu’il a suscité peu d’échos. Il est pourtant hautement significatif.IMG_3780

Le Cnl, organisme notamment chargé par le ministère de la culture de distribuer bon nombre de subventions à des organisations, des librairies, des éditeurs, des auteurs, s’est penché sur la rémunération de ces derniers dans les manifestations qu’il soutient. Il a donc décidé que, si elles voulaient continuer à l’être, elles devaient verser a minima : 150 euros HT à tout auteur participant à une rencontre ou un débat sur son dernier livre; 226 euros HT dès lors que cela lui demander un travail préparatoire comme pour une conférence ; 400 euros HT pour une lecture-performance. Cela s’applique désormais tant aux auteurs français qu’étrangers, étant exclus ceux qui viennent juste dédicacer ainsi que les universitaires publiant dans leur spécialité et étant par conséquent déjà payés.

C’est peu dire que l’initiative du Cnl a suscité la panique chez les organisateurs de salons du livre et de festivals littéraires (on en compte environ 500 par an, ainsi va la vie littéraire). Leurs arguments ? Cela fera exploser leur budget car bon nombre d’entre eux invitent quelques centaines d’auteurs. Conséquence annoncée sous forme de menace : ils en inviteront moins et horresco referens privilégieront les best-sellers ; les petites villes auront moins les moyens d’assumer cette nouvelle charge que les grandes ; des salons et festivals dont l’accès était libre se trouveront obligés de le faire payer ; la perte du label Cnl entraînera en cascade des suppressions d’aides publiques ou privées etc

Outre qu’on ne connaît pas d’écrivain qui cracherait sur quelques centaines d’euros, cette mesure revêt également une valeur symbolique guère évoquée dans ce débat (sauf à croire qu’un Cnl particulièrement machiavélique n’a d’autre objectif dans cette affaire que de réduire le nombre de salons et festivals, certains d’entre eux étant jugés trop amateurs, superflus et d’un intérêt médiocre). Elle tient en un mot qui revient à deux reprises, comme pour mieux en souligner l’importance, dans le communiqué du conseil d’administration du Cnl : « travail ». Les autres artistes travaillent ; souvent, contrairement aux écrivains, ils n’ont que ce mot à la bouche qu’ils soient peintres, photographes, chanteurs, musiciens, cinéastes. Le fait est que, lorsqu’ils se produisent quelque part dans le monde dans des Instituts français sous la tutelle du Quai d’Orsay, tous sont rémunérés ès-qualités à l’exception des écrivains gratifiés d’un misérable défraiement joliment appelé per diem.

Sophia Peabody Hawthornes journal is included in The Diarywith the diary of her husband Nathaniel Hawthorne. photo graham haberMais de quoi le ministère croit-il que ceux-ci vivent lorsqu’ils consacrent plusieurs jours à porter la bonne parole de la culture française en parlant certes de leur œuvre mais aussi des livres des autres, en participant à des débats sur la langue française ou sur l’évolution des échanges intellectuels dans notre pays etc ? D’amour et d’eau fraîche ? En ces temps où le principe de gratuité initié par internet menace de s’installer en tyrannie, il faut louer le Cnl d’avoir rappelé que lorsqu’un écrivain prend sur son temps d’écriture, de réflexion et de rumination pour parler en public, livrer le fruit de ses méditations, faire partager son expérience, il travaille, lui aussi. Et que cela a un coût.

On pourrait croire que le phénomène est typiquement français. On sait en effet que, de longue date, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse et dans bien d’autres pays, des romanciers et des poètes ne sont jamais invités à lire leurs textes en public sans être rémunérés, certains même vivant en partie de cette activité. Or tout récemment en Angleterre, des auteurs et non des moindres ont tempêté, signant des lettres ouvertes appelant au boycott des manifestations littéraires au motif que celles-ci les faisaient « travailler » sans les payer alors qu’il était impensable de demander à un musicien de se produire bénévolement dans un festival de musique, sauf à soutenir une cause. L’écrivain Philip Pullman a même bruyamment démissionné de son poste de président du Oxford Literary Festival pour dénoncer cette situation :

« Pourquoi le travail de tous les autres fournisseurs (imprimeurs, traiteurs, loueurs, électriciens etc) de cette manifestation est-il respecté et pas le nôtre ? »

(« Ramer, disent-ils » photo Raphaëlle Régnier ; « Daniel Pennac » photo Passou ; « Journal de Nathaniel Hawthorne » photo Graham Hater) 

 

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

345 Réponses pour Les écrivains travaillent aussi

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 21 h 43 min

Bloom, une simple question, comme ça. A quel public s’adressent les conférences d’écrivains invités de L’Institut français ( à ne pas confondre avec l’Institut de France), de cette diplomatie d’influence ?
Sont-ce de petites sauteries avec coquetèles entre expat’, ou alors la mendiante a une chance d’assister aux soirées de l’ambassadeur ?

chantal dit: 25 février 2016 à 21 h 41 min

c’est le genre de réflexion que je me suis habituée à entendre, de tt façon artiste c’est bien vu qu’avec le succès …

donc bonsoir, j’aurais bien posé une question lors de la conférence par exemple si la lecture du livre de Maylis de Kérangal réparé les vivants avait eu une influence sur le processus de création d’un personnage amélioré, monstrifié par la médecine comme le héros augmenté du golem qui fuit partout les femmes qui lui fournissent gîte et couvert …

on dirait un roman phobique.

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 21 h 24 min

à 21 h 16 min
toi, tu commences à me gonfler.
Épargne-moi tes cauchemars.
Pour le tome II de la Poétique c’est le billet précédent. Si tu veux tailler une pipe à ton gourou, le cerbère qui se permet tout ici, tu le fais, mais tu me laisse en dehors de tes scatophonies, ok ?

Petites gens, petits esprits dit: 25 février 2016 à 21 h 16 min

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 20 h 32 min

La Tique fait orthographe.
Son rêve matter Chaloux.

Jibé dit: 25 février 2016 à 20 h 02 min

« Poujade a toujours vécu dans un pays dont il connaissait bien mal le fonctionnement. »

Qui paye les salaires, dont le tien, Tartuffe !

Jibé dit: 25 février 2016 à 19 h 57 min

« c’est ça l’art serdgio..tu peux pas comprende..et puis il himpressionne les vulcaines..mais tu peux pas comprende non pus »

Comme il l’aime son sergio, le boug !

Lucy dit: 25 février 2016 à 19 h 33 min

Une solution : écrivez des versets sataniques, votre tête vaudra de plus en plus cher : « Iran: La tête de Salman Rushdie vaut 600.000 dollars de plus »

Aldette dit: 25 février 2016 à 19 h 23 min

Daaphnée dit: 25 février 2016 à 18 h 51 min
le noeud papillon……….chaussettes et caleçon assortis .

On jurerait une fermière qui habille son futur pour le bal paroissial.
Elle avait lu dans Modes et Travaux que ça se faisait dans les chefs-lieux de canton.

Sergio dit: 25 février 2016 à 19 h 21 min

Daaphnée dit: 25 février 2016 à 18 h 40 min
d’ancien indic de la police du tsar, qu’il n’avait pas pu, pour je ne sais quelle raison

la raison ne gouverne pas tout.

Les plus grands peuvent commettre des oublis monstrueux, et Koba, pas plus qu’oncle Wolf, n’était un génie ou quelqu’un d’exceptionnel : la preuve, on l’a laissé accéder au pouvoir. Maintenant cette histoire de dossier, j’ai vraiment oublié ce qui s’est passé exactement, c’est surtout l’importance inhabituelle, même évidente, de cette question qui m’a marqué.

Peut-être qu’il suffit aussi d’un méchant rat de cave pour bloquer une fiche de police, comme dit Boug… Et là, sa participation à l’Охрана, c’était pas une passe de temps à autre, c’étaient plusieurs longues périodes depuis avant dix-neuf cents jusqu’à la guerre…

Daaphnée dit: 25 février 2016 à 18 h 59 min

Avec ça, j’ai perdu mon partenaire aux échecs .
Je n’étais pas meilleure mais le pauvre chéri manquait totalement d’imagination …
C’est d’un pénible, pfff ..

boudegras dit: 25 février 2016 à 18 h 59 min

lire un article sur la « méditation orgasmique »… j’ai pensé aussitôt à JC avec sa comportement de branleur

Daaphnée dit: 25 février 2016 à 18 h 51 min

Ah .
Vous vous réservez donc le noeud papillon, le Boug’.
Bon, j’espère que vous choisissez chaussettes et caleçon assortis ..

bouguereau dit: 25 février 2016 à 18 h 45 min

et bien sûr trop tard pour détruire directement le bidule

personne même staline n’est plus fort qu’une fiche de police..comme bonne clopine est plus faible que son journal de log de sites d’homms nus

bouguereau dit: 25 février 2016 à 18 h 41 min

Si vous commencez à engraisser vos larbins, on ne va plus en sortir ..

tu parles de frais de livrée ?..je leur taille shorts et costards..my taylor is ritch

Daaphnée dit: 25 février 2016 à 18 h 40 min

d’ancien indic de la police du tsar, qu’il n’avait pas pu, pour je ne sais quelle raison

Et voilà, Sergio, la raison ne gouverne pas tout.

Sergio dit: 25 février 2016 à 18 h 37 min

Delaporte dit: 25 février 2016 à 17 h 24 min
ils avaient droit à un bon petit procès stalinien.

C’est pas tellement ça : Koba, avant tout, c’est lui, sa personne.

Les purges étaient donc destinées à prendre dans leurs mailles avant tout ceux qui pouvaient le mettre en danger, lui et son pouvoir ; banal, en somme. Et d’où, bien sûr, beaucoup de purges.

Mais il avait en outre un talon d’Achille, une casserole : son dossier d’ancien indic de la police du tsar, qu’il n’avait pas pu, pour je ne sais quelle raison, détruire à la révolution. Et périodiquement des effluves de ce machin remontaient, intéressant de plus en plus de monde ; et bien sûr trop tard pour détruire directement le bidule : d’où autres purges, au moins aussi effroyables que les premières.

bouguereau dit: 25 février 2016 à 18 h 37 min

ce sentiment, gênant, que Sergio ne servait à rien

c’est ça l’art serdgio..tu peux pas comprende..et puis il himpressionne les vulcaines..mais tu peux pas comprende non pus

bouguereau dit: 25 février 2016 à 18 h 35 min

mes deux larbins sont grassement payé de baffes micouille..noblesse oblige..c’est plus qu’un métier c’est du sacerdosse

Daaphnée dit: 25 février 2016 à 18 h 34 min

C’est pas vrai !
Les garçons se disputent pour qui va concourir aux 24H du Mans !
Et D. laisse déjà entendre qu’il va piquer la Yam de Sergio …
Pfff .. 4 roues, pas 2 !

(Mais non, Cricri ne concourt pas, elle n’allume que les cierges ..)

Polémikoeur. dit: 25 février 2016 à 18 h 14 min

Ah, et quel est donc
le tarif d’intervention
des un(e) et des autres
dans le commentarium ?
Monnayeusement.

D. dit: 25 février 2016 à 18 h 07 min

JC est utile à ce blog alors que j’ai toujours eu ce sentiment, gênant, que Sergio ne servait à rien. D’ailleurs il est très rare qu’on prenne la peine de répondre à Sergio; c’est parce qu’il n’est pas intéressant.

D. dit: 25 février 2016 à 17 h 58 min

Oui mais enfin Sergio avec ses trains électriques, ça manque de sérieux. Au moins JC parle de choses sérieuses. J’aime bien JC, il fait des analyses souvent judicieuses et bien tranchées.

bouguereau dit: 25 février 2016 à 17 h 56 min

c’est le fric qu’on génère qui paie ce qu’on fait

..et toutes ces gérémiades halors que tu as inventé le mouvement français huniversel!..j’espère que t’as rien vendu aux puissances étrangères pour boire

Sergio dit: 25 février 2016 à 17 h 47 min

JC….. dit: 25 février 2016 à 17 h 38 min
Anna Karenine

En voilà, un thème de train électrique ! Et il ne faut qu’une loco ! Quelques wagons… Mais du très beau matos alors ! Et puis l’échelle zéro tant qu’on y est…

Et après on passe aux frères Lumière ! Gare Saint-Cherles… Avec des migrants !

JC..... dit: 25 février 2016 à 17 h 38 min

En fait, nous savons bien à l’Institut Bartabacs que l’identité exacte de Sergio est autre !

Il se nomme Sergueï Dougatchvilievitch et n’est autre que l’enfant naturel que Jossip, le Maître des goulags, a eu avec Anna Karenin, laquelle était tenue pendant les transports amoureux du Géorgien par Lavrenti Pavlovitch Beria.

Delaporte dit: 25 février 2016 à 17 h 32 min

« Toutes questions politiques mises à part… »

En fait, toute écriture est politique, – donc dangereuse. Même pour Barbara Cartland…

boudemou dit: 25 février 2016 à 17 h 32 min

Madame Verniglia a appris que Marc Lévy avait passé brillamment le test de la page 99; elle a également su pour JC : celui de la page 1, au début… les gens rigolent sauf le sacristain toujours planqué

JC..... dit: 25 février 2016 à 17 h 28 min

« Toutes questions politiques mises à part » (Sergio, sur l’Union des Ecrivains)

A ce compte là, Hitler, Mussolini, Savonarole, Napoléon, Castro, Néron, Ceaucescu, Stalin, sont de braves gars, faisant au mieux pour assurer aux écrivains une vie confortable, à la Passouline …

Bloom dit: 25 février 2016 à 17 h 26 min

C’est Belfast qui paie ou Paris, Quai d’Orsay, impôts des Français, nous, Priorité ?

A 99% d’autofinancement, c’est le fric qu’on génère qui paie ce qu’on fait. Fini les subventions, on est au 21e s. au cas où vous auriez pas remarqué. Poujade a toujours vécu dans un pays dont il connaissait bien mal le fonctionnement.

Delaporte dit: 25 février 2016 à 17 h 24 min

« les bénéficiaires ne s’en trouvaient pas si mal »…

Jusqu’au moment où, dans l’absence de toute liberté, ils avaient droit à un bon petit procès stalinien. Ou comment aller d’une datcha au goulag…

Sergio dit: 25 février 2016 à 17 h 21 min

Il y avait effectivement des cités d’écrivains, datchas au milieu des bouleaux et, ma foi, les bénéficiaires ne s’en trouvaient pas si mal, comparant avec ce qu’ils auraient pu avoir autrement.

Toutes questions politiques mises à part, cela va de soi, mais après tout, puisque l’on parle gamelle… C’est toujours mieux que les camps nichteware ?

Bloom dit: 25 février 2016 à 17 h 19 min

il me semble que les centres culturels français à l’étranger ne devraient faire entendre que des voix françaises s’adressant à un public de francophiles.

Partant du constat que les francophiles ne sont pas tous francophones…etc.
Le débat sur le meilleur vecteur de transmission de la « culture » française à l’étranger existe. Eviter l’entre soi…J’ai toujours été partisan de la traduction consécutive & d’événements bilingues. Tutto fa brodo.

JC..... dit: 25 février 2016 à 17 h 12 min

16h31
Le CNRS, une boite de planqués à l’ancienne, organise un colloque « L’Homme Augmenté sera t il solidaire ? »

Eh ! non ! cela ne va que renforcer les inégalités ce qui n’est que justice darwinienne : tu seras augmenté, mon fils !!!

JC..... dit: 25 février 2016 à 17 h 02 min

Le métier d’écrivain était reconnu en URSS où les écrivains participaient à l’édification du socialisme démocratique, surveillé par l’UNION des ECRIVAINS, organisme astucieusement noyauté par le KGB….

C’est ce qu’il nous faudrait ! Je rêve de romans démocratiques et populaires, remboursés par la Sécurité Sociale (ou Militaire…uhuhu !)

JC..... dit: 25 février 2016 à 16 h 50 min

« Malesherbes fut guillotiné le 22 avril 1794. C’était un grand défenseur des lettres et des arts….. »

Ah ! c’était le bon temps, mon bon monsieur …

Delaporte dit: 25 février 2016 à 16 h 49 min

« Les auteurs présents rêvaient beaucoup plus de lecteurs que de pognon. »

Oui, mais pour avoir des lecteurs, il faut investir sur du temps de création, c’est-à-dire avoir déjà du pognon, et donc… des lecteurs !

Javert dit: 25 février 2016 à 16 h 27 min

Ci-joint le point de vue de Claro qui vaut sans doute un détour méditatif, sachant que dans ses propos, ‘auteur’ ou ‘écrivain’ sont un peu la même chose. Ce qui est dommage.
http://www.sgdl.org/culturel/ressources/2013-09-19-14-05-31/la-remuneration-des-auteurs/2751-la-valeur-d-un-auteur
Autre lien bien utile qui met en scène un débat entre un éditeur, un écrivain, un libraire et une journaliste modératrice :
http://www.sgdl.org/culturel/ressources/2013-09-19-14-05-31/273-l-ecrivain-dans-la-cite/2352-quel-contexte-pour-lecrivain-dans-la-cite
Le hic, c’est qu’il y a toujours consensus a priori sur ce qu’est un « écri-vain » alors qu’on s’interroge ici même jusqu’à la « vanité » d’écrire au point de revendiquer ou pas des émoluments, fussent-ils paupérisés.

what else dit: 25 février 2016 à 16 h 18 min

 » paysan..c’est pas un métier comme il disent en picardie »

toujours en vacances, la campagne, les petits oiseaux, la santé le grand bon air tout ça

Delaporte dit: 25 février 2016 à 16 h 10 min

« tous sont rémunérés ès-qualités à l’exception des écrivains gratifiés d’un misérable défraiement joliment appelé per diem »

C’est l’écrivain qui a en effet le plus à souffrir de cette paupérisation dont il semble la cible privilégiée. Depuis des lustres, il y a un mouvement de disparition du droit d’auteur (renforcé en son temps par la loi Hadopi) qui entraîne une diminution tragique du niveau intellectuel des productions (dans tous les domaines de l’écrit). L’article de Pierre Assouline est une petite bouffée d’oxygène dans ce monde désormais cruel de la pensée – mais dont il semblerait qu’il faille faire le deuil.

Brive Gaya Club dit: 25 février 2016 à 16 h 10 min

les braves gaillardes de Brives,

Ah çà, elles n’ ont pas tous, loin s’ en faut, un gros c.ul et des énormes binocles comme c.lopine!

Sergio dit: 25 février 2016 à 15 h 53 min

Ben si y a les nègues qui gagnent leur vie ! Mais si évidemment ils sont rénum… euh… enfin rétribués par un auteur qui ramène pas un flèche…

bouguereau dit: 25 février 2016 à 15 h 13 min

c’était des travailleurs sociaux qui avaient des obligations de résultat

il était révoquable en somme..et lassouline sait mieux que personne que les « exhibitions » ainsi que michel edouard pourrait lui espliquer peuvent être un service trés monayabe..je connais une fabricante de fromage de chèvre qui a du « vendre », a prix coutant, dans la grande enseigne du coin avec l’espoir tenaillant qu’il y aurait « des retombées »..le chef de rayon lui a simplement dit « il n’y a aucune obligation de votre part »..évidemment vous devrez être présente dans le rayon..la pub de l’enseigne était « on vous fait connaitre les producteurs de votre région »..mais paysan..c’est pas un métier comme il disent en picardie

roger dit: 25 février 2016 à 15 h 09 min

« On imagine Rimbaud en partance pour Aden indiquant « écrivain » à la rubrique « profession » de son passeport ! »

Que devait-il mettre sur son passeport ? « sans profession », comme les femmes au foyer par exemple?

lola dit: 25 février 2016 à 15 h 07 min

En léger décalé, mais pas tant que… je voudrais conseiller la lecture de quelques opuscules qui sont en rapport avec le sujet.
1)Diderot: lettre sur le commerce des livres qui date de 1763 et ne fut publié qu’en …1861. Son 1° titre fut :mémoire sur la liberté de la presse.
*il est publié à part,donc accessible, à peu de frais.Le système de l’édition et de la publication n’était pas le même qu’aujourd’hui, mais le livre est d’un grand intérêt.
2) deux mémoires du Président de Lamoignon …de Malesherbes , directeur de la « librairie ».
le 1° s’intitule « Mémoire sur la librairie »
le 2° s’intitule « Mémoire sur la liberté de la presse » ( les 2 publiés à l’imprimerie nationale, mais qui se trouvent aussi dans des manuels du 18°)
On peut lire l’échange complet entre Malesherbes et Roussea qui écrivit en janvier 1762 les 4 lettres à M.de Malesherbes ( notamment sur la situation qui était la sienne à l’époque, en tant qu’écrivain)
Malesherbes fut guillotiné le 22 avril 1794. C’était un grand défenseur des lettres et des arts…..ET, aussi…. voir et lire!
« mémoire sur les moyens d’accélérer les progrès de l’économie rurale en France »
« mémoire sur la nécessité de diminuer les dépenses »
Si ceux qui nous gouvernent passent par là, voilà de bien belles lectures à leur conseiller.

bouguereau dit: 25 février 2016 à 15 h 03 min

Pire qu’écrivain, gérard-jean, ceux qui à la question « Et vous, que faites-vous dans le vie ? » répondent ou écrivent : « Poète » !

c’est la risée de la bourgeoisie baroz..a self declared poète c’est par les temps qui courent un courageux ou un benet

bouguereau dit: 25 février 2016 à 14 h 54 min

Elle date d’une époque et d’une société où l’écrivain se devait de prendre sa place parmi les travailleurs, sous peine de divers ennuis

pas exactement..c’était des travailleurs sociaux qui avaient des obligations de résultat..l’écrivain n’en a pas, c’est un « titre »..non protégé

raymond dit: 25 février 2016 à 14 h 54 min

« l’effet conjugué de la sécurité sociale, des assedic et de l’impôt sur le revenu. »

les honnêtes gens n’en peuvent plus

Jibé dit: 25 février 2016 à 14 h 41 min

Pire qu’écrivain, gérard-jean, ceux qui à la question « Et vous, que faites-vous dans le vie ? » répondent ou écrivent : « Poète » !

gérard-Jean dit: 25 février 2016 à 14 h 35 min

Considérer l’activité d’écrivain comme un métier, une profession, me fait doucement rigoler. En quelque soixante-dix années d’existence, Juan Rulfo, aujourd’hui considéré comme un des plus grands noms de la littérature d’Amérique latine, a publié en tout et pour tout DEUX livres. Tout le temps où il s’est muré dans un silence complet, comment devait on le considérer ? Comme un intermittent du spectacle ? On imagine Rimbaud en partance pour Aden indiquant « écrivain » à la rubrique « profession » de son passeport ! L’idée que l’écrivain exerce le métier d’écrivain est d’origine lénino-stalinienne. Elle date d’une époque et d’une société où l’écrivain se devait de prendre sa place parmi les travailleurs, sous peine de divers ennuis. Aujourd’hui, elle connaît un regain de faveur par l’effet conjugué de la sécurité sociale, des assedic et de l’impôt sur le revenu.

Jibé dit: 25 février 2016 à 14 h 35 min

Gégé, même les clochards payent la tva et autres impôts indirects. Par ailleurs, il me semble que les centres culturels français à l’étranger ne devraient faire entendre que des voix françaises s’adressant à un public de francophiles. Pourquoi se soumettre à la langue dominante ? Bloom, collabo !

roros dit: 25 février 2016 à 14 h 32 min

Gégé dit: 25 février 2016 à 14 h 28 min
Encore qu’un mec qui nous raconté dix fois qu’il vivait du rmi ne doit pas trop payer d’impôts.

Mais vivre des nôtres.
Pour se dire « écrivain » ?

Gégé dit: 25 février 2016 à 14 h 28 min

Jibé dit: 25 février 2016 à 13 h 55 min
impôts des Français, nous

Jibé c’est Thatcher en jupon, « my money back ».
Encore qu’un mec qui nous raconté dix fois qu’il vivait du rmi ne doit pas trop payer d’impôts.

JC..... dit: 25 février 2016 à 14 h 25 min

Ecrivain ? Mais c’est le nom de Personne !!!

… dans nos pays où beaucoup savent écrire des phrases (si, si…) et où le numérique, les réseaux, l’espace temps libre, regorgent de génies méconnus et d’écrivains nobélisables.

Nos études Institut Bartabacs nous donnent actuellement en 2015, 5 équivalent Proust, 2 Hugo, 7 Giono et 1 Racine.

Les prévisions sur 2016 sont en légère augmentation, avec une forte probabilité d’enregistrer 23 Marc Levy, 45 Musso, 357 Zemmour, 879 Boualem Sansal et un seul Hollande pour son chef-d’œuvre politique posthume : « Perdu au milieu des miens »…

Quittons nous sur cette nouvelle joyeuse ! A demain…

Jibé dit: 25 février 2016 à 13 h 55 min

« Pour Martine Aubry, la loi El Khomri ne porte pas bien son nom »

Profession ministre ou femme de paille ?

C’est Belfast qui paie ou Paris, Quai d’Orsay, impôts des Français, nous, Priorité ?

Priorité dit: 25 février 2016 à 13 h 52 min

Jibé dit: 25 février 2016 à 13 h 38 min

Tu ne comprends rien baroz,
l’important c’est pas « Malraux », c’est « Belfast ».

Jibé dit: 25 février 2016 à 13 h 38 min

« Nous avons payé un prof de Belfast spécialiste de Malraux. 150 euros la conf (pas géniale d’ailleurs) il y a quelques mois. »

Bien fait, Bloom, on t’avait pourtant bien dit de consommer prioritairement de la production locale : il ne se trouvait pas de Français pour parler de Malraux ?

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 13 h 32 min

Mais les vraies rock-stars sont ailleurs. Ils sont avec les travailleurs, travailleuses.

« Bref, le statut de travailleur indépendant n’a plus de secret pour eux, même si certains cachent à l’Éducation nationale qui les emploie encore qu’ils ont un numéro Siret. Si, du côté des entreprises, les plus belles opportunités sont toujours réservées aux « stars » du secteur (la SNCF a déboursé 17 000 € pour écouter Luc Ferry pendant quelques heures, Adidas en a proposé 10 000 pour une conférence de Michel Serres), les quadras représentent désormais une concurrence sévère. Cespedes, Enthoven ou Pépin, encore eux, sont des habitués des interventions à l’APM (Association progrès du management), une association de dirigeants de PME qui les invite à disserter pendant une journée entière sur Mozart, l’ambition ou Chostakovitch devant une vingtaine de patrons, et les rémunère au forfait. »
http://www.gqmagazine.fr/pop-culture/livres/articles/le-business-des-philosophes/25284

bouguereau dit: 25 février 2016 à 13 h 27 min

les livres que j’écris son mon seul revenu, ça et un petit deux pièces à Aurillac que je loue

si j’étais des stups que chte mettrais les pinces dédé..dealer c’est pas un metier honnête

bouguereau dit: 25 février 2016 à 13 h 24 min

y’a pas moyen de moyenner ce foutu post..ha lassouline si seulement tu trouvais un vrai discours..tiens je vois « les caves de singmaringueune » mise en scène sam raimi..scénario lassouline..et scénariste un peu quct’un métier a olioud..

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 13 h 22 min

A signaler d’ailleurs, parmi les invités, l’excellent livre de Christophe Boltanski,  » la cache », un petit bijou léger, tragiquement léger.

christiane dit: 25 février 2016 à 13 h 21 min

@ Jibé
Sur le générique du film, les deux termes sont employés signifiant, je pense, qu’elle en est aussi l’auteur. Il est vrai que ces deux termes sont très proches au cinéma, moins au théâtre. Un très beau film-documentaire. L’avez-vous vu ?

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 13 h 15 min

Si Paul Edel pouvait ne pas confondre la touche zéro, avec celle du O, son récit n’en serait que plus délicieux.

bouguereau dit: 25 février 2016 à 13 h 12 min

n’voulant rien a faire avec l’populo lassouline rêve d’administration et polo d’ancien régime..tout va bien à la corbeille

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 13 h 11 min

« Le « métier » d’écrivain n’en est pas un et la « profession » d’écrivain doit être rangée parmi les non-professions, à côté de celle de rentier. » JB
C’est n’importe quoi.
Si cette activité – sociale – est une source de revenus régulière alors le statut de travailleur indépendant s’applique aux écrivains, comme entrepreneurs indépendant de création artistique. C’est l’artisan qui émet de la lumière, sans être électricien, pour faire simple.
Et ceux qui font cela, même avec talent, à la petite semaine, sont des auto-entrepreneurs. Ils faut bien qu’ils casquent aussi.

JC..... dit: 25 février 2016 à 13 h 11 min

MES ANNEES DE BAGNE A CAYENNE
Je me porte garant du best seller de D., une merveille qui laisse loin derrière, le célèbre « Papillon ».

Pour Aurillac, j’ai entendu dire que c’était loué par des djihadistes galactiques …

Racine II dit: 25 février 2016 à 13 h 09 min

si écrire ça paiyerait aussi bien que consultant après president, ça s’saurait et ferait sérieux côté profession comme charcutier ou boulanger quoi

D. dit: 25 février 2016 à 13 h 07 min

En ce qui me concerne, les livres que j’écris son mon seul revenu, ça et un petit deux pièces à Aurillac que je loue.

bouguereau dit: 25 février 2016 à 13 h 04 min

Qu’un écrivain engrange un maximum de sous grâce à la publication de ses livres, aux conférences qu’il donne etc. , on s’en réjouit pour lui. Mais cette activité n’a rien à voir avec un « métier »

houi..c’est l’coté populiss et kolkozien dlassouline..mais une bonne politique s’interroge aussi sur les conditions matérielles faites à la littérature qui se fait et va se faire..

Polémikoeur. dit: 25 février 2016 à 12 h 41 min

A la question posée cette semaine par Jacques Attali
(à quoi servez-vous ?), il faudrait donc ajouter celle-ci:
« combien valez-vous ? » (à l’heure, par jour, au mois ?).
Tariflètement.

JC..... dit: 25 février 2016 à 12 h 39 min

Gérard-Jean, tout à fait d’accord avec vous : il faut du métier pour écrire, mais ce n’est, en aucun cas, un métier ! A peine un passe-temps … libérateur, ou pénible….

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 25 février 2016 à 12 h 37 min

Paul, vous croyez vraiment que les ménagères de Brives (et d’ailleurs…) avaient le temps, au 17è siècle, d’aller se faire dédicacer leur carte du Tendre ? Votre salon est amusant, mais à mon sens, ce sont les précieuses de Molière qui viennent se frotter aux écrivains, pas les braves gaillardes de Brives, immortalisées par Brassens. Celles-là, ce sont les bottes d’oignons qui les intéressent, pas les Pensées de Pascal (Quignard)…

Paul Edel dit: 25 février 2016 à 12 h 30 min

Je vois très bien Madame de la Fayette. elle dédicace sa princesse de Clèves à la ménagère de Brives . Sur le stand voisin Blaise Pascal, enrhumé, aidé de sa sœur, vêtue avec une grande simplicité, ne dédicacent que très peu « les provinciales » tandis que Madeleine de Scudéry et son mari Georges font un tel tabac avec leur roman héroïque la maréchaussée est obligée de mettre des barrières pour canaliser le peuple . Malherbe fait un bide sur son stand et commence à picoler en douce son calva en grommelant que la poésie, dans son siècle, devient vraiment un foutoir ,envahie par bateleurs .il a ajouté :« ca suffit que »les bonnes femmes raflent la mise ».. ..Il a failli en venir aux mains avec ce « crétin galant « d’honoré d’Urfé son best seller » l’astrée ».. et cette « bignole » de Sévigné qui papote avec Voiture et Guez de Balzac, évidemment, elle, avec sa fortune, son nom, ses relations à la Cour, n’a pas besoin de publier..
.. tous sont fascinés devant le succès de la Carte du Tendre qui se vend très bien en format de poche . En fin de journée, il y a eu un petit malentendu avec les organisateurs du salon quand Blaise Pascal a sorti sa machine à calculer, refusant d’être payé en brut 240 la demi-journée car lui avait calculé qu’il avait passé plus d’une demi journée et que les 24O euros devaient être en nets. De plus sa rencontre- lecture- spectacle des « provinciales » devait lui être intégralement payé 450 euros comme prévu, car l’interruption au bout de vingt minutes de la manifestation n’ était pas de son fait, mais venant de l’acharnement de quelques jeunes jésuites au fond de la salle qui se sont acharnés à lui pourrir son débat en ricanant et en imitant des cris d’animaux . Sa sœur, choquée, a été prise en charge par une cellule de soutien religieux . Quant à Blaise, il a déclaré qu’il ne se déplacerait plus en province, sauf pour ses expériences scientifiques. Il réserve désormais ses lectures spectacles un public restreint, sur invitations, dans la vallée de Chevreuse.

bougros dit: 25 février 2016 à 12 h 22 min

 » aucun écrivain ne « gagne sa vie » grâce à l’écriture.  »
« cette activité n’a rien à voir avec un « métier ». »

c’est pas comme balayeur ou vendeur

de par le fait dit: 25 février 2016 à 12 h 10 min

« Le « métier » d’écrivain n’en est pas un et la « profession » d’écrivain doit être rangée parmi les non-professions, à côté de celle de rentier. »

L’écrivain qui peut vivre de ses livres devrait donner aux pauvres les sous qu’il gagne comme écrivain

talo.net dit: 25 février 2016 à 12 h 09 min

« un écrivain (ou un artiste), nul ne l’oblige à s’adonner à l’activité qui l’occupe principalement. »

faire président ou pape est un devoir dicté par dieu

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 25 février 2016 à 12 h 01 min

Gérard-Jean, pas sûr que Proust n’aurait pas revendique ce « métier »-là. De toute manière, métier ou pas, la discrimination des écrivains par rapport aux musiciens ou aux autres catégories d’artistes se justifie mal.

Mais il existe heureusement des contre-exemples. Pensez aux écrivains qui exercent leurs talents sous la houlette de Françoise Treussard, aux « papous dans la tête » : ils sont bien entendu rémunérés, et franchement, ça tombe sous le sens, non ?

gérard-Jean dit: 25 février 2016 à 11 h 53 min

la plupart exercent non un métier mais un autre métier parallèlement.

Ils exercent UN métier. Le « métier » d’écrivain n’en est pas un et la « profession » d’écrivain doit être rangée parmi les non-professions, à côté de celle de rentier. Qui nie qu’écrire implique (en général) un travail ? On sait le labeur harassant que coûta à un Flaubert, à un Proust, la rédaction de leurs livres. Pourtant ni l’un ni l’autre n’auraient répondu « écrivain » à la question « quel est votre métier ?  » Pas plus qu’un Gide ou qu’un Camus. Ce serait intéressant de savoir à partir de quelle époque l’écrivain a été considéré usuellement en France comme un professionnel de l’écriture. Même si certains d’entre eux tirent des revenus substantiels de leur activité, aucun écrivain ne « gagne sa vie » grâce à l’écriture. Le commun des mortels doit se préparer à exercer une profession pour gagner sa vie. Mais un écrivain (ou un artiste), nul ne l’oblige à s’adonner à l’activité qui l’occupe principalement. Qu’un écrivain engrange un maximum de sous grâce à la publication de ses livres, aux conférences qu’il donne etc. , on s’en réjouit pour lui. Mais cette activité n’a rien à voir avec un « métier ».

Trouille au Fou dit: 25 février 2016 à 11 h 32 min

« billet que j’ai eu le plaisir de lire plus tôt que tout le monde ici ». Mais qu’est-ce que t’en sais au juste ?… Nature de ce ‘plaisir’ ?
« M’enfin, eux, ce sont des écrivains, des vrais ». Heureusement, pasque comme t’en sera jamais une (ni même une fausse) vu que t’as aucun talent, pas la peine de te solidarises avec leur cause cégétiste, y a déjà assez de chomdu comme ça.
« A ma place, quoi ! » Euh… quand y a rien du tout que ton ego qui se branle au clair de lune, pas difficile de remplir le reste ni surtout de le remplacer. Remplis ton blog de m., viens pas la ramener pour dégoiser tes clopineries insignifiantes.

Paul Edel dit: 25 février 2016 à 11 h 27 min

Je vois très bien Madame de la Fayette dédicaçant sa princesse de Clèves à la ménagère de Brives de moins de cinquante balais . Sur le stand voisin Blaise Pascal, enrhumé, aidé de sa sœur, vêtue avec une grande simplicité, ne dédicacent que très peu « les provinciales » tandis que Madeleine de Scudéry et son mari Georges font un tel tabac avec leur roman héroïque la maréchaussée est obligée de mettre des barrières pour canaliser le peuple . Malherbe fait un bide sur son stand et commence à picoler en sortant de ses chausses une fiole de calva en grommelant que la poésie, dans son siècle, devient vraiment » un foutoir  » ,envahie par des bateleurs .il a ajouté :« ca suffit que »les bonnes femmes raflent la mise ».. ..Il a failli en venir aux mains avec « cette pétasse » de Scudéry et à ce « crétin galant « d’honoré d’Urfé son best seller » l’astrée ».. et cette « bignole minaudante » de Sévigné qui papote avec Voiture et Guez de Balzac, évidemment, elle, avec sa fortune, son nom, ses relations à la Cour, n’a pas besoin de publier..
.. tous sont fascinés devant le succès de la Carte du Tendre qui se vend très bien en format de poche . En fin de journée, il y a eu un petit malentendu avec les organisateurs du salon quand Blaise Pascal a sorti sa machine à calculer, refusant d’être payé en brut 240 la demi-journée car lui avait calculé qu’il avait passé plus d’une demi journée et que les 24O euros devaient être en nets. De plus sa rencontre- lecture- spectacle des « provinciales » devait lui être intégralement payé 450 euros comme prévu, car l’interruption au bout de vingt minutes de la manifestation n’ était pas de son fait, mais venant de l’acharnement de quelques jeunes jésuites au fond de la salle qui se sont acharnés à lui pourrir son débat en ricanant et en imitant des cris d’animaux . Sa sœur, choquée, a été prise en charge par une cellule de soutien religieux . Quant à Blaise, il a déclaré qu’il ne se déplacerait plus en province, sauf pour ses expériences scientifiques. Il réserve désormais ses lectures spectacles un public restreint, sur invitations, dans la vallée de Chevreuse.

William Legrand dit: 25 février 2016 à 11 h 26 min

Madame Veniglia a entendu JC ce matin se demander si tout conte fait bouguereau n’était pas plus cochon que celle qu’il appelle Aubry et qu’il adore en secret… les gens rigolent sauf celui qui est coincé en sacristie

René dit: 25 février 2016 à 11 h 26 min

J’ai pas trop le contrôle de la parole là-bas.
Si vous savez pour Zemmour, dites-le que c’était lié et puis on se regarde la montre.

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 25 février 2016 à 11 h 10 min

Ah ! Ce solide billet, que j’ai eu le plaisir de lire plus tôt que tout le monde ici (c’est l’édito du Magazine Littéraire), m’a fait penser au panneau d’informations syndicales qui doit orner, de part la loi, les locaux réservés à la détente du Personnel, dans toutes les entreprises de plus de cinquante salariés. De l’information utile et revendicative, quoi.

Toutes proportions gardées, hein, parce qu’une comparaison trop poussée entre la prose cégétiste et notre hôte risquerait de faire tiquer ce dernier…

Mais l’effet est cependant le même, enfin pour bibi bien sûr. La revendication syndicale est légitime, bien sûr. Par exemple, obtenir une machine à café vraiment performante, c’est-à-dire où l’option « thé au citron » n’aurait pas un arrière-goût désagréable du « potage à la tomate », situé juste en-dessous. Mais cependant… Ca me laisse rêveuse, quand je pense juste aux innombrables affamés de Pôle Emploi…

Attention, hein, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas ! Je trouve parfaitement légitime, je le répète, de lutter pour ses conditions de travail, et les écrivains ont parfaitement raison de réclamer de justes rétributions…

M’enfin, eux, ce sont des écrivains. des vrais. Soupir. Ils ont bénéficié du CDI culturel délivré par leurs éditeurs… Alors, celui (ou celle…) qui n’émarge même pas au RSA de l’auto-édition, ça lui fait un peu drôle de voir tout ça.

Bon. Je soutiens quand même les camarades dans leur juste combat contre le grand capital culturel, hein. Mais c’est simplement parce que je suis gentille, au fond.

Tout au fond, d’ailleurs.

A ma place, quoi !

Bloom dit: 25 février 2016 à 11 h 09 min

et on ne les rétribue pas pour leur travail. Quant à la Grande-Bretagne, si c’était aussi idyllique, on se demande bien pourquoi cette pétition (voir le lien) aurait été lancée…

Ça dépend, Passou. Nous avons payé un prof de Belfast spécialiste de Malraux. 150 euros la conf (pas géniale d’ailleurs) il y a quelques mois.
Si les Grand Bretons font payer sans payer les intervenants, ils accréditent une certaine idée que l’on se fait de leur scrooginess & two-facedness.

bouguereau dit: 25 février 2016 à 10 h 46 min

du Couvent des Autruches myopes !

famalunette fama..est ce que ça marche aussi pour les hommes baroz ?..je m’hinforme

bouguereau dit: 25 février 2016 à 10 h 44 min

mais si personne n’écrivait, personne non plus ne publierait ni ne vendrait de livres…

mais si chtement..les morts..c’est fou cque les macab rapportent..hon les hinvite pour rien..sont nationaliss à mort..et trés trés conservateur dirait finkie..zaime pas les vivants..en grosse majorité

bouguereau dit: 25 février 2016 à 10 h 41 min

C’est la prime au plus lus, Bloom, il ne te reste plus qu’à inviter : Marc Lévy, EL James, Nothomb…

à terme kabloom comme australien de souche dira que le plus lu c’est l’angliche épicétou..havec un compte en suisse faut conserver un peu d’éxotisme

Murielle Wenger dit: 25 février 2016 à 10 h 39 min

Rien à ajouter, si ce n’est: « bravo Passou! » Faudrait quand même pas oublier que la littérature, qu’il fait toujours bien d’évoquer dans le paysage médiatique (exemple: « et ce soir, nous avons le grand privilège d’inviter M.X, le célèbre auteur de … », style JT de 20h…), eh bien cette littérature n’existerait pas sans les écrivains… Sans les éditeurs ni les libraires, certes pas non plus, mais si personne n’écrivait, personne non plus ne publierait ni ne vendrait de livres…

bouguereau dit: 25 février 2016 à 10 h 38 min

y’a l’exécutive et la sleeping partnère baroz..mais un pédé peut pas comprendre..la division du travail est pas la même

Jibé dit: 25 février 2016 à 10 h 18 min

« dont elle est la réalisatrice et le metteur en scène. »

La différence, Christiane ?

« les auditeurs paient un droit d’entrée. Cela me semble une bonne solution. On verra alors qui est vraiment intéressé & intéressant. »

C’est la prime au plus lus, Bloom, il ne te reste plus qu’à inviter : Marc Lévy, EL James, Nothomb…

JC..... dit: 25 février 2016 à 9 h 59 min

« tout son esprit dans le corps d’une hardeuse de la porn vallée..et là tu vas tmette à genoux jicé.. » (Bougboug)

Ce serait un bon début, un corps parfait ! Pour le reste, y a moyen de la rendre muette ….

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 39 min

martine va bientôt pouvoir downloader son intelligence et tout son esprit dans le corps d’une hardeuse de la porn vallée..et là tu vas tmette à genoux jicé..techniquement ça sra marie magdeleine

raçine nouvo dit: 25 février 2016 à 9 h 37 min

Ya écrivain et écrivain ! Exemp’: si la P de glèves fut été payée pour écrire son article qu’on force les élèves à lire eh ben je dis ça peut pus durer

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 36 min

signant des lettres ouvertes appelant au boycott des manifestations littéraires au motif que celles-ci les faisaient « travailler »

moi c’est le « au motif » que je mets entre » »..on a le droit lassouline d’introduire quelques notions marxiss léniniss éparses et en contrebande dans l’idéologie hambiante..ça fait pirate des caraïbes

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 31 min

la franchise ne paie pas !

bouguereau dit: Votre commentaire est en attente de modération.
25 février 2016 à 9 h 14 min
Conclusion ? qu’ils financent eux même leur passe-temps distrayant et cessent de larmoyer en vaines pleurnicheries de privilégiés. Ils ont le cerveau, ils voudraient, en plus, le pognon ?! Ingrats …

tout miser sur la c.onnerie des autres..ça rend pas intelligent mais riche..faites vos jeux

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 24 min

faut pas chercher plus loin lassouline la raison de la lumpénisation et la troisiémagiation des arts en général..rsa et retraite..et là tu peux fumer le calumet

renato dit: 25 février 2016 à 9 h 24 min

« … que tiens techniquement j’ai henvie de pleurer »

Voilà, ce n’était pas difficile à comprendre…

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 20 min

..ça t’honore tout a fait lassouline de défendre les conditions de reproduction de la litterature, sauf que tu pars sur un « vieux modèle »: « on sait » le volume global des subventions fixé et donc « on identifie » le concurent..et la tapette se referme..déversement de clichés sur les musicos et les peintres qui auraient eux un metier et se défendraient mieux etc..bien pauvre hanalyse de la curculation des valeurs..elle se disqualifie tellemment d’elle même..et surtout dpuis l’numérique..que tiens techniquement j’ai henvie de pleurer

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 14 min

Conclusion ? qu’ils financent eux même leur passe-temps distrayant et cessent de larmoyer en vaines pleurnicheries de privilégiés. Ils ont le cerveau, ils voudraient, en plus, le pognon ?! Ingrats …

tout miser sur la connerie des autres..ça rend pas intelligent mais riche..faites vos jeux

bouguereau dit: 25 février 2016 à 9 h 11 min

… en d’autres mots, pas tout le monde peut assembler un réseau électrique…

..tu diras « c’est technique » comme goldman zacks aux myons d’couillon refaits..celle de boris ‘quand on veut des professionnelle du vins on demande aux français pour la finance on prend les anglais’..trop bien

JC..... dit: 25 février 2016 à 9 h 08 min

Comme penseur libéral de supérette en faillite, et tout bien réfléchi, sans y perdre trop de temps tout de même, au risque de déplaire à Passou honnête homme, j’exhorte les masses intellectuelles à admettre que leur travail n’est pas un travail véritable. Exemple : les artistes, les intermittents du spectacle, et, mais oui ! les écrivains eux-mêmes.

Conclusion ? qu’ils financent eux même leur passe-temps distrayant et cessent de larmoyer en vaines pleurnicheries de privilégiés. Ils ont le cerveau, ils voudraient, en plus, le pognon ?! Ingrats ….

bonnet d'âne dit: 25 février 2016 à 8 h 54 min

Il est vrai que pour Bloum, l’herbe est toujours + verte en GB (il n’y a pas que les écrivains qui y sont arrosés).

christiane dit: 25 février 2016 à 8 h 54 min

Sergio,
votre commentaire de 23h30 est subtil : « ni Chirico ni Hopper…. et cette ombre toute seule… ». Vous vous attardez ainsi sur cette photo énigmatique de Raphaëlle Aellig Régnier. D’elle je ne connaissais aucune photo mais un film documentaire « Le temps dérobé » dont elle est la réalisatrice et le metteur en scène. On y découvre Alexandre Tharaud, pianiste, dans une exploration rare de son intériorité, de ses zones « d’ombre », de sa solitude aussi. C’est un film pudique où la caméra n’est jamais intrusive, un peu dans les coulisses, s’attardant sur sa nuque, ses mains, sa démarche, ses moments de replis.
Le titre de la photo, ici, « Ramer disent-ils » est bien sûr un renvoi au billet qui fait l’édito du numéro de mars du Magazine Littéraire. Billet ouvert par cette question possible :
« Et vous, que faites-vous dans la vie ? -Écrivain. – Ce doit être passionnant ! Mais à part ça… je veux dire : quel est votre métier ? ». Et l’auteur du billet d’ajouter : « Entendez : mais comment gagnez-vous votre vie ? ».
La suite du billet explore bien des ombres comme dans cette photo, comme dans ce film…
Impressionnants vos Renvois à Chirico et Hopper, peintres du clair-obscur et des nappes d’ombre éclairant d’un rayon silencieux des scènes d’attente, de doutes, de suspens. Les ombres s’allongent avant que la nuit vienne…

renato dit: 25 février 2016 à 8 h 46 min

« Pourquoi le travail de tous les autres fournisseurs (imprimeurs, traiteurs, loueurs, électriciens etc) de cette manifestation est-il respecté et pas le nôtre ? »

Disons que tout le monde peut écrire (on commence l’apprentissage enfants et on suppose un certain aise vers la fin du lycée), tandis que électriciens, p. ex., c’est un apprentissage spécifique… en d’autres mots, pas tout le monde peut assembler un réseau électrique…

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 8 h 33 min

à 8 h 28 min, merci.
Je dois quitter, mais avant,
qq questions pour vous faire travailler:
-en GB les manifestations littéraires sont-elles subventionnées par des deniers publics ?
– quelles sont les rencontres littéraires, privées, qui rencontrent le plus de succès en France ?

Les réponses dans toutes les langues sont admises.

grammaire dit: 25 février 2016 à 8 h 28 min

la vie dans les bois dit: 24 février 2016 à 20 h 01 min
je voulais écrire en français…
C’est de nos sous dont il est question ?

C’est de nos sous qu’il s’agit

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 8 h 14 min

Pour rebondir sur ce qu’écrit Bloom, il y a des auteurs dont il faut se garder. Maintenir un vide sanitaire, pour reprendre l’expression de F. Bon qui a fait récemment l’éloge funèbre d’un puant s’nob.

Passou dit: 25 février 2016 à 8 h 08 min

Bloom, Votre réponse prétend infirmer mais elle ne fait que confirmer. On ne laisse pas mourir de faim les écrivains invités. La belle affaire ! et on ne les rétribue pas pour leur travail. Quant à la Grande-Bretagne, si c’était aussi idyllique, on se demande bien pourquoi cette pétition (voir le lien) aurait été lancée…

JC..... dit: 25 février 2016 à 8 h 06 min

Hollande aurait refusé de répondre à la Martine : « Je ne parle pas aux plantes grasses décoratives ! »

JC..... dit: 25 février 2016 à 6 h 16 min

Lorsque je vois la Porcelette lilloise des temps révolus, baignant telle Cléopâtre dans le lait de ses valeurs de gauche, je souris …

Elle ne se rend plus compte, la malheureuse, que la Terre tourne plus vite, et que le lait de son bain a tourné, complètement caillé dans sa baignoire dorée….

JC..... dit: 25 février 2016 à 6 h 04 min

Les écrivains sont des artistes, des travailleurs illégaux.

Leur vie devrait être totalement prise en charge par la collectivité des travailleurs normaux, émerveillée,…. leurs soins remboursés par la SS, comme des migrants confrontés à une réalité qui les accable.

Ce sont d’ailleurs des migrants qui ont fui le monde du travail liberticide.

Prenons en soin ….

Bloom dit: 25 février 2016 à 4 h 31 min

Le fait est que, lorsqu’ils se produisent quelque part dans le monde dans des Instituts français sous la tutelle du Quai d’Orsay, tous sont rémunérés ès-qualités à l’exception des écrivains gratifiés d’un misérable défraiement joliment appelé per diem.

Pas d’accord avec le « misérable » per diem. Chez nous, avec 13,5 euros par jour, on se sustente de façon amplement satisfaisante (pour des millions, c’est la paie de 3 jours). D’autant plus que les écrivains invités ne paient ni les transports nationaux et internationaux, ni les nuits d’hôtel (sauf le mini-bar, mais il n’y a que peu de Bukowski). En outre, ils sont invariablement invités à diner par les ambassades ou les consulats ou la structure qui les accueille. Halte au misérabilisme!

Quand au système de rétribution des auteurs, il existe déjà depuis belle lurette dans les pays anglo-saxons: en contrepartie, les auditeurs paient un droit d’entrée. Cela me semble une bonne solution. On verra alors qui est vraiment intéressé & intéressant.

Sergio dit: 24 février 2016 à 23 h 42 min

Ecrivain public dit: 24 février 2016 à 21 h 41 min
pour écrire la mienne.

Sans intérêt.

Mais si ! Passeque comme ça on la sait avant si c’est prévu de mal tourner on s’enfuit on quitte la Terre…

Pas comme l’aute là dans l’aute billet qu’est prévenu en urgence avant de se suicider qu’il est viré* !

* Ou pas pris, ce qui est effectivement plus rapide…

Je ne sais pas si j'ai tout compris dit: 24 février 2016 à 21 h 04 min

bouguereau dit: 24 février 2016 à 20 h 53 min
son analyse est a faire pleurer dans les salons dorés

Peut-être, mais en quoi cette mesure est criticable.
Sincérement je ne comprends pas (réfléchissons en évitant de penser aux cent qui font des sous)

bouguereau dit: 24 février 2016 à 21 h 00 min

« Ramer, disent-ils » photo Raphaëlle Régnier

certes lassouline mais pas à la grosse godile dans un port breton..on est toujours à euxfeurd à espérer

bouguereau dit: 24 février 2016 à 20 h 53 min

Pour poster une vidéo vous ne touchez rien d’une structure institutionnelle

..la vidéo avec le son..le modèle c’est d’espérer que le gars achétera pour « soutenir » ou ira au concert..sont pas tous a 400€ la place..bref le capitalisme a des marges arrière jusque dans la culotte de lassouline..son analyse est a faire pleurer dans les salons dorés..hon va lui filer un billet

la vie dans les bois dit: 24 février 2016 à 20 h 38 min

C’est un billet d’absence, en somme.
Un billet en faux papier.
Entre les subventions du ministère de la culture
et celles du ministère des affaires étrangères, de quel autre ministère nos chers Ecrivains attendraient-ils une manne ?

20h17:20h22:20h17:20h28, pas lus.

Revendication dit: 24 février 2016 à 20 h 31 min

« les écrivains youtubeurs »

Ecrivains, musiciens,…………
avant ils n’avaient rien.
Que demander de plus ?

Je ne sais pas si j'ai tout compris dit: 24 février 2016 à 20 h 28 min

Bon, ils touchent de l’argent, on leur demande d’en redonner un peu à ceux qui leurs permettent de toucher.
Pas de quoi fouetter un chat.
LVDLB se plaint que le livre soit « sponsoriser », on croirait JC.

Rien de plus normal dit: 24 février 2016 à 20 h 20 min

la vie dans les bois dit: 24 février 2016 à 20 h 01 min

Oh ma Tique, ce n’est pas parce qu’aucun salon ne t’as jamais invité que tu dois cracher dans la soupe.

Je ne sais pas si j'ai tout compris dit: 24 février 2016 à 20 h 17 min

bouguereau dit: 24 février 2016 à 19 h 23 min
y sont a diffuser leur vidéo gratos

Mais les écrivains font leurs promos télévisuelles gratos.

Pour poster une vidéo vous ne touchez rien d’une structure institutionnelle.

la vie dans les bois dit: 24 février 2016 à 20 h 11 min

critère d’examen des dossiers pour subventions:

« rayonnement national, voire international du projet présenté
ancrage territorial de la manifestation
qualité de la programmation littéraire, établie par un conseiller littéraire
implication des différents maillons de la chaîne du livre
présence et valorisation des librairies indépendantes
conditions faites pour la représentation de la petite édition
qualité de l’accueil et mode de rémunération des auteurs
originalité de la programmation et capacité de renouvellement dans le choix des auteurs proposés
capacité à mobiliser le public notamment les jeunes
garantie de l’entrée la plus large possible du public par une politique tarifaire adaptée. »

A la première lecture, rien de machiavélique.
Sauf si les fonctionnaires en charge de l’attribution de ces subventions sont des… eh bien des fonctionnaires.

la vie dans les bois dit: 24 février 2016 à 20 h 01 min

c’est nos impôts dont il s’agit ?

« Le montant de l’aide est calculé à partir du budget prévisionnel, sur la base des seuls coûts afférents aux activités littéraires : frais de déplacement, d’hébergement et de rémunération des auteurs, traducteurs, interprètes, animateurs de rencontres et de débats, ainsi que la rémunération du conseiller littéraire. »

Et on devrait payer l’entrée du salon subventionné, en plus ?

Paul Edel dit: 24 février 2016 à 19 h 43 min

Quand je songe que ces écrivassiers de Tabiro et de Sorka vont être payés pour vendre leurs feuilles électorales dans leur tournée des salons littéraires.. misère !..

bouguereau dit: 24 février 2016 à 19 h 27 min

..pendant c’temps là lassouline gagne des myards avec son blog ultra référencé..tout pour les uns rien pour les autes

bouguereau dit: 24 février 2016 à 19 h 26 min

l’chignon..jean d’o l’en est raduit a se faire bronzer à la lampe a souder pour faire vieux riche..et finkie alors..il a fait faire son habit vert chez tabouf..sa rapière au maroc..c’est le bout du bout épicétou

bouguereau dit: 24 février 2016 à 19 h 23 min

alors qu’il était impensable de demander à un musicien de se produire bénévolement dans un festival de musique

hum faut faire gaffe a comparer..y sont a diffuser leur vidéo gratos..hen plus ça coute des ronds a produire..bref c’est ça ête l’bouffon du roi..lpopulo paie bien l’gignon à zlatan mais l’bobo il achète tout sur alibaba..ou il download en angliche comme kabloom..il boit australien

bouguereau dit: 24 février 2016 à 19 h 14 min

Non qu’il soit indigne de vivre de sa plume

cul nu debout sur la tabe ça rapporte des quolibets qu’elle dit bonne clopine

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