de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Mallarmé, l’exténué de lettres

Mallarmé, l’exténué de lettres

3340 lettres adressées à quelque 550 correspondants ! Et dire que l’épistole n’était vraiment pas son genre… qu’il rechignait à se résoudre à cette conversation avec un absent… qu’il prévenait volontiers celui à qui il écrivait : ceci n’est pas une lettre, boutade qui avait sa part de vérité… Publiée une première fois en 12 volumes, la Correspondance 1854-1898 (1914 pages, 65 euros, Gallimard) du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898) nous revient cette fois en une brique magnifique qui doit bien peser ses deux 2,5 kgs, armée d’une chronologie, d’une bibliographie, d’index divers et de précieuses notes pour lesquels on ne saurait trop louer la patiente érudition de Bertrand Marchal, son maître d’œuvre, déjà éditeur de son œuvre dans la Pléiade.

Pour être poète, on n’en est pas moins homme du quotidien, époux, père de famille et prof. Aussi, comme chez tout autre, une place est faite, mais bien mince au fond, à la recherche de l’alimentaire, aux chroniques par-ci par là, aux services rendus, aux relectures d’épreuves, à la préparation de ses réunions hebdomadaires connues comme « les Mardis de Mallarmé », à la qualité du repas du soir et même au temps qu’il fait. Mais sous cette plume, même l’anodin est d’une tenue, d’une dignité dans l’écriture, d’une exigence de nature à désarmer le lecteur le plus tatillon, dès la première lettre retrouvée écrite vers l’âge de 12 ans et adressée à son père :

« Mon cher papa,/ J’avais appris un compliment,/ Et j’accourais pour célébrer ta fête,/ On y parlait de sentiment,/ De tendre amour, d’ardeur parfaite ;/ Mais j’ai tout oublié,/ Lors que je suis venu,/ Je t’aime est le seul mot que j’ai bien retenu »

Certaines lettres sont inédites, d’autres méconnues, quelques une capitales telle celle du 28 avril 1866 à l’ami Cazalis alors qu’il oeuvrait à la composition d’Hérodiade. On l’y voit creuser le vers jusqu’à l’affrontement avec le néant, découverte si écrasante qu’elle le ferait renoncer à écrire. Bertrand Marchal y date la conversion de l’idéaliste forcené en un matérialiste convaincu, et le passage d’une poésie de l’absolu à une poésie critique, ce qui n’alla pas sans entrainer un certain hermétisme, cette réputation d’obscurité qui lui sera longtemps opposée. Et toujours ce sentiment que son art se laisse voler ses heures les plus précieuses par un labeur ingrat et alimentaire comme professeur d’anglais au lycée de Tournon-sur-Rhône (Ardèche) puis à Besançon, Avignon et au lycée Condorcet Paris où, il est vrai, il se faisait souvent chahuter par ses élèves, ce qui lui était presque aussi pénible que son quotidien de surnuméraire à ses débuts à Sens dans l’enregistrement des biens fonciers :

« (…) Que d’impressions poétiques j’aurais, si je n’étais obligé de couper toutes mes journées, enchaîné sans répit au plus sot métier, et au plus fatigant, car te dire combien mes classes, pleines de huées et de pierres lancées, me brisent, serait désirer te peiner. Je reviens, hébété. »

Dense, ô combien, il revient souvent sur des notions qui lui seront attachées telles l’effet, le souci de peindre avec des mots non la chose mais l’effet qu’elle produit ; la beauté dans toute sa pureté comme unique sujet reléguant au rang de prétexte tout autre à commencer par le plus apparent ; son esthétique, sa poétique, le mouvement de sa pensée, la genèse de son œuvre et ce découragement permanent dont il se voulut longtemps la victime, rongé par le doute. On voit également celui qui deviendra malgré lui le maître du symbolisme se déprendre de l’influence de ses maitres (Hugo, Musset) pour se laisser attirer pour  Poe, dont il traduira The Raven, et Baudelaire. Il commence à lire le roman posthume de Flaubert dans la Nouvelle revue, son Bouvard et Pécuchet :

« Style extraordinairement beau, mais on pourrait dire nul, quelquefois, à force de nudité imposante : le sujet me paraît impliquer une aberration étrange chez ce puissant esprit »

Il avait son jour de lettres. Parfois même « ses » jours de lettres successifs. Sa conscience lui imposait de répondre à tout le monde par retour de courrier, fût-ce parfois brièvement mais sans user de formules passe-partout reprises à l’identique. C’est à se demander si ce n’est pas aussi en pensant à lui qu’un peu plus tard Max Jacob inventa le beau mot d’« épistolat ». C’est peu dire que cette activité lui paraissait insupportablement chronophage tant elle empiétait sur son travail poétique. Les premiers temps, ses lettres sont longues de plusieurs pages. Tout dépend du sujet bien sûr, mais aussi du correspondant : amis (surtout le médecin et poète Henri Cazalis auquel il s’ouvre le plus depuis leur jeunesse), muses et amies de cœur (Mery Laurent), famille, éditeurs (Lemerre, Edouard Dujardin, Deman), écrivains (Villiers de l’Isle-Adam, Elémir Bourges), poètes (Verlaine, Catulle Mendès), relations, sans oublier les peintres, dont le travail est si lié à sa sensation du monde, à son impressionnisme littéraire, les Fantin-Latour, Morisot, Gauguin, Monet, Degas, Whistler, Renoir ; on s’attend à ce que Manet domine mais non, et pour cause : ils se voyaient presque tous les jours à l’atelier ou ailleurs. Les lettres relatives à l’agonie de son petit Anatole, si perclus de rhumatismes qu’ils appuient violemment sur le cœur jusqu’à l’écraser et l’emporter à 8 ans, sont déchirantes de vérité nue tant on sent le père derrière la plume en état de recueillement naturel, dans l’abandon absolu après avoir rendu les armes face au poids de l’événement sur ses épaules.

On l’imagine, sa correspondance est aussi le chantier de son œuvre (Brise marine, L’après-midi d’un faune, Igitur, Sonnet en x…). Des détails y sont livrés sur sa préoccupation typographique s’agissant notamment d’une de ses plus fameux poèmes en vers libres, celui qu’il voulait le plus épuré, Un Coup de dés jamais n’abolira le hasard : la composition du texte sur une double page avec les problèmes de concordance entre les deux impossibles à résoudre, présentation essentielle pour donner l’impression d’une partition musicale, faisant naître le sens de la résonance, et rendre ainsi plus fidèlement l’intonation et l’oralisation du poème, fait autant pour être lu que pour être entendu sinon écouté.

Lui , le réputé hermétique et inintelligible, sacrifiant tout à la suggestion et au pouvoir sacré du verbe, ne l’est pas en épistolier. Uniquement en poète. Encore que Bertrand Marchal est de ceux qui dénoncent ce qu’ils tiennent pour une légende, ou plutôt un cliché. Sauf que pour qu’il y ait cliché, il faut bien qu’il y ait une sorte de vérité au départ et tout lecteur de bonne foi conviendra qu’on ressort souvent aussi ébloui que perplexe de nombre de ses poèmes. Mais n’avait-il pas lui-même anticipé cette inévitable mise à distance du lecteur en revendiquant la position élitiste et aristocratique de l’artiste ? « Plus un texte est lisible, moins il est visible » avance Bertrand Marchal dans sa défense. A croire que l’énigme est consubstantielle à toute poésie. Cette difficulté à entrer parfois en Mallarmé, à ne plus se contenter de ressentir ou percevoir mais à vouloir comprendre, oblige à se poser à nouveaux frais la question : que signifie lire ? Autrement dit : en quoi cela consiste au juste ? Si un article de Verlaine a beaucoup fait pour propager son art, il est piquant de constater que nul mieux qu’un personnage de fiction aura assuré sa gloire de son vivant : le Des Esseintes créé par Huysmans dans A rebours qui s’enchante de ses vers.

Si ceci n’est pas une lettre, ce recueil de non-lettres n’en est pas moins un livre d’une richesse inouïe. On comprend qu’en ces temps où le courrier disparaît au profit du courriel, la Fondation La Poste ait eu à cœur de soutenir un tel projet. Et puis quoi, le monde n’est-il pas fait pour aboutir à un beau livre… S’il y encore des Mallarmé de nos jours, on se demande à quoi ressemble leur épistolat. Peut-être faudra-t-il superposer à ce néologisme un autre :           « e-pistolat »…

(« Stéphane Mallarmé : portraits par Edouard Manet, 1876, Musée d’Orsay, par Nadar, D.R. »)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Poésie.

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commentaires

1 356 Réponses pour Mallarmé, l’exténué de lettres

christiane dit: 16 avril 2019 à 20 h 32 min

@rose dit: 16 avril 2019 à 20 h 19 min
Oui, Rose c’est ce qui a été transmis au cours des siècles.
Belle coïncidence que votre voyage virtuel.

Marie Sasseur dit: 16 avril 2019 à 20 h 31 min

Au fait, le clopin, c’était un vrai antisemite, de ceux qui ont fait disparaître les Rois d’Israel du mur de la Cathedrale.

et alii dit: 16 avril 2019 à 20 h 27 min

pour les gens qui s’intéressent au langage-disent-ils elles-le signalement de P.Assouline:
Un ouvrage vient de paraître, que je ne lis pas sans stupéfaction, Shakespeare pornographe, Un théâtre à double fond par Jean-Pierre Richard (éditions Rue d’Ulm 2019). Ce livre renversant démontre en effet qu’on n’a toujours lu Shakespeare qu’à moitié, qu’on ne l’a joué qu’amputé ou castré sur nos scènes. Que son texte, à vrai dire, demeure intraduisible car son auteur (quasiment à chaque page) l’a profondément crypté, méticuleusement surcodé par un lacis, un embrouillamini ou une résille d’allusions grivoises, paillardes ou à la lettre obscènes – proférées sous la scène, mais parfaitement reçues par un public avide d’interpréter, de sous-entendre et de rire, en marge ou aux dépens de l’intrigue manifeste… On ne saurait, prévient J.-P. Richard dès ses premières pages, lire ou mettre en scène Shakespeare avec un esprit assez mal tourné, tellement ses pièces fourmillent d’allusions ou de traits propres à combler le goût que chacun nourrit, in petto, pour les choses du sexe. Toute interprétation qu’on en donnera à la lecture ou à la scène restera édulcorante, lénifiante ou platement bienséante, confrontée aux énormités que le texte n’arrête pas de chuchoter aux bons entendeurs…. (à suivre ici
c’est effecvtivement à suivre pour sortir des berceuses de mathernelles supérieures erdéliennes

closer dit: 16 avril 2019 à 20 h 26 min

Bonne idée de citer Ryckner Chaloux. Je suppose qu’il publiera un article approfondi sur l’incendie dans son formidable site « La Tribune de l’Art ». En attendant, je vois sur le dit site qu’une vente de peinture danoise du 19ième, dont un Hammershoi, aura lieu chez Artcurial prochainement. Le pays de merde que nous sommes devenus ne préemptera sans doute rien, comme il a laissé filer un splendie Artemisia Gentileschi et le sublime Rembrantd d’une paire de portraits vendue par les Rothschild que nous n’avons pas été foutus d’acheter…

Il n’y a pas besoin d’être complotiste pour être effaré de ce qui s’est passé et trouver extraordinaire que l’on conclut si vite à un accident…

rose dit: 16 avril 2019 à 20 h 19 min

christiane à 20h03.
merci.
mais, si j’ ai bien compris, Marie Madeleine, après avoir accosté aux Saintes Marie de la mer, est venue vivre à la Sainte Baume en remontant, de la mer, le cours de l’ Huveaune ?
Il y a peu de jours de cela, avant que vous n’ en parliez, par hasard, sur internet, j’ ai fait tout le trajet de l’ Huveaune.

Marie Sasseur dit: 16 avril 2019 à 20 h 15 min

Cela me ferait vraiment de l’air que la folle dingo ne me lise pas. Mais la glue etant ce qu’elle est…

Ed dit: 16 avril 2019 à 20 h 14 min

Selon delaporte et rose, j’ai toutes les chances de devenir hugoiste alors. Heureusement que nos goûts changent ! Les miens n’ont jamais évolués en musique, mais énormément en littérature.

rose dit: 16 avril 2019 à 20 h 10 min

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 16 h 48 min
Quand j’étais jeune, j’étais convaincu de détester Hugo et tous les hugolâtes,

Delaporte

hypothèse :
ce peut être lié à un rapport au temps :
jeune, pressé, impatient : comment lire tellé longueur ? Plutôt vivre.
Plus tard, le temps de savourer est venu ; de se poser. De perdre son temps. De lire Hugo.

D. dit: 16 avril 2019 à 20 h 06 min

De quelle race étaient ces ouvriers ?

Oh la réponse est connue, JJJ. Seuls les blancs européens relâchent de telles quantité de carbone dans l’atmosphère ni vu ni connu.

Marie Sasseur dit: 16 avril 2019 à 20 h 02 min

« Mais en quoi cette « période du Moyen Age  » serait-elle plus obscure qu’une autre? »
Non sens absolu.
A l’heure des startups macronisees, de l’ultra rendement basé sur le rien qui rapporte pas longtemps.
D’ailleurs je pense que Macron, roi des startupers, avec son idee de suppression de l’ENA, commence à retourner sa veste, comme on le connait opportuniste, à cogiter « ethique du faire » plutôt que l’éthique du dire; il devrait aller au bout de son show. Et rendre aux cultes leur patrimoine…
On voit combien la souscription privee marche à fond. Ce serait dommage de laisser la gestion d’un tel élan a deux ou trois fonctionnaires dont Victor Hugo himself, avait déjà dénoncé la nuisance…

Pat V dit: 16 avril 2019 à 20 h 00 min

Une énorme mouche dans la soupe que cette virgule.D.

Tant qu’il ne s’agit pas de votre plat du soir…;)

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 19 h 56 min

De quelle race étaient ces ouvriers ? doit-on se demander… Et vlan, pass’moi l’éponge Marguerite… 9a vient, ça prend forme et ça ne s’arrêtera plus… De quoi, de quoi, l’Eternité ?
____
Dans ces chroniques, troisième tome du « Labyrinthe du monde », qui s’étalent sur une période allant d’une guerre (1870) à l’autre (1914-1918), Marguerite Yourcenar dépeint le destin des êtres qui lui ont été chers pendant son enfance et son adolescence. Michel, ce père volage, amoureux des femmes et des voyages, deux fois veuf et toujours en quête du bonheur conjugal. Jeanne, la femme de sa vie, maîtresse adulée, qui l’aimera à la folie mais finira par s’en lasser. Egon, le mari de Jeanne, jeune musicien d’avant-garde, bientôt célèbre, qui l’aime mais lui préfère ses amants d’un jour. Enfin, Marguerite, qui parle peu d’elle sauf pour évoquer l’éveil de son homosexualité. À travers ces personnages, et maints autres, tous « hors du commun » par leur culture raffinée mais aussi par leur sens aigu de la liberté individuelle, c’est toute une époque qui est évoquée, avec la grâce d’écriture et l’immense érudition de l’auteure de « L’oeuvre au noir » et des « Mémoires d’Hadrien »… (JF Ponge).

_____ Macron va parler. Place au suspense.

Pat V dit: 16 avril 2019 à 19 h 55 min

Une énorme mouche dans la soupe que cette virgule.

Écrasez-la d’un doigt dédé et prenez-en de l’air si vous le voulez bien. 😉

christiane dit: 16 avril 2019 à 19 h 55 min

Et cette harpie traite les autres commentateurs de « folle dingo » et de « sac à vin »… Vraiment, quelle propension à projeter sur les autres ce qu’elle était sous un autre pseudo, qu’elle est encore.
Donc, le mieux c’est de continuer de ne pas l’évoquer et d’éviter ses commentaires illisibles !

D. dit: 16 avril 2019 à 19 h 51 min

Le gout de Notre-Dame en attendant c’est celui du brûlé tant qu’on aura pas évacué les décombres et nettoyé.

D. dit: 16 avril 2019 à 19 h 49 min

Pourquoi aller coller une virgule après « on fête ici » ?
Je suis sidéré que des personnes qui a priori lisent beaucoup ne parviennent pas à ponctuer une phrase de la façon la plus élémentaire qui soit.
Je pardonne plus facilement les fautes d’orthographe ou d’inattention et très difficilement cette-ci. Une énorme mouche dans la soupe que cette virgule.

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 19 h 45 min

d’une obscurité (obscurantisme) épinglée au siècle des Lumières, où la monarchie absolue était vue comme un considérable progrès de la raison sur une féodalité seigneuriale rétrospectivement perçue comme déraisonnable et irrationnelle (d’après Stéphane en Berne).

Pat V dit: 16 avril 2019 à 19 h 42 min

On fête ici,les 900 ans de la cathédrale (record de Notre Dame de Paris battu !)et en allant chercher des plats cuisinés chez mon restaurateur apprécié, j’ai pu remarquer juste avant midi que cette cathédrale était aussi en restauration et que les portes donnant accès aux divers chantiers à partir de la rue étaient grandes ouvertes sur des bonbonnes et autres matériaux sûrement dangereux et périlleux d’incendie. J’en ai fait la remarque à haute voix à des ouvriers à proximité, prêts à quitter le chantier. Ils se sont mis à rire! 😉

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 19 h 30 min

@Closer.

Didier Rykner. « On fait du soudage, on fait des travaux et c’est une fois que les ouvriers sont partis que le feu peut prendre. Il y a des moyens de détection immédiate qui permettent d’agir très vite. Manifestement, le feu s’est propagé très vite et d’une manière anormale. Il y a un problème. J’ai étudié cela et la plupart des spécialistes disent que ce qu’il s’est passé n’est pas normal.

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/notre-dame-c-et-l-incendie-de-trop-pourquoi-les-historiens-de-l-art-et-specialistes-du-patrimoine-sont-en-colere_3400595.html

et alii dit: 16 avril 2019 à 19 h 28 min

En solidarité avec le @dioceseparis toutes les cloches des cathédrales de France sonneront demain mercredi 17 avril à 18h50, heure du début de l’incendie à Notre-Dame

Marie Sasseur dit: 16 avril 2019 à 19 h 11 min

Pour rester dans une histoire de lettres, RÉSURRECTION s’inscrit dans RECONSTRUCTION.

Ce qui dépasse, c’est la foi de ceux qui savent qu’ils ne reverront pas la Cathédrale une fois restaurée, de leur vivant, mais savent que leur espérance, au moins celle-là, sera réalisée, par des pierres vivantes, en quelque sorte.

( la folle dingo ne comprend pas ce qu’elle lit, ou quoi ? comme l’autre sac à vin…)

christiane dit: 16 avril 2019 à 18 h 50 min

Exact, M.Court,merci.
Ses travaux permirent de raser quand même une bonne partie de l’Île de la Cité et tout le quartier, extrêmement peuplé, situé entre le Châtelet et l’Hôtel-de-Ville situé dans le quartier des Arcis.
C’est Maurice de Sully qui proposait un projet de rénovation de la partie la plus peuplée de l’île de la Cité, constituée de ruelles étroites devant la cathédrale Saint-Étienne. Il s’agissait de remplacer la cathédrale par un nouvel édifice plus grand (la future cathédrale Notre-Dame de Paris), d’aménager un parvis dégagé devant ce nouvel édifice et de détruire un pâté de maisons existantes pour percer une rue large face au centre de sa façade. Ce qui fut fait.
Par contre, les révolutionnaires l’avaient mise dans un triste état d’abandon, lui infligeant des dommages importants. Les statues des rois de Judée de la façade occidentale sont détruites par les révolutionnaires qui y voient une représentation des rois de France. Dans le même temps, le mobilier et les tableaux sont détruits ou dispersés. La cathédrale, ainsi dépouillée, devient un temple de la Raison, selon la volonté des révolutionnaires. Puis, quand ce culte disparaît, elle sert d’entrepôt des vins de la République !

Marie Sasseur dit: 16 avril 2019 à 18 h 49 min

RT @Enthoven_R: #notredamedeparis Victor Hugo avait tout imaginé

Rôôô Passou, comment pouvez-vous relayer en tweet cette prophétie de « quatre consonnes et trois voyelles », à l’heure où tout le monde se rue sur la Cathédrale de Victor Hugo et qu’elle est dispo en ligne, dans une très bonne facture…

Avec un contre-sens, propre aux extraits sortis de leur contexte.

Car enfin, quoi.

Cette mise à sac de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, qui a inspiré Victor Hugo, pour bâtir la sienne, outre cette inscription étrange effacée sur le mur, est véritablement la clé de voûte.

Le feu n’est pas accidentel, et si Victor Hugo a choisi de le faire prendre dans  » la forêt », c’est là qu’était le  » potentiel », et c’est de là que Quasimodo, défendait, et la belle Egyptienne, et son église.
Contre le roi des argotiers, venu avec une armée de soudards avinés, plus intéressés à déshabiller le Maître-Autel, qu’à sauver la belle.
Et Quasimodo, n’aura fait que faire pleuvoir du plomb, sur ces gueux, pour les tenir à distance.

Voilà, Passou, la véritable histoire du feu dans la  » forêt ».

closer dit: 16 avril 2019 à 18 h 27 min

J2z, tu as en gros trois mois pour sortir un « Goût de Notre Dame » qui se vendra comme des petits pains. N’oublie pas de modifier ton contrat pour être intéressé aux ventes.

Après ce sera trop tard. Tout sera oublié, comme le reste…

closer dit: 16 avril 2019 à 18 h 24 min

Il est extraordinaire que l’on ait conclu si vite au caractère accidentel de l’incendie de Notre Dame alors qu’aucun commencement d’enquête n’a encore eu lieu…

Cet incendie arrange prodigieusement les affaires du macrounet qui s’apprêtait à annoncer des mesures insignifiantes qui auraient déçu tout le monde…

Ce sera pour lui l’occasion de faire de beaux discours, seule activité dans laquelle, en tant que comédien professionnel, il excelle.

Bien entendu, je ne tire aucune conclusion hâtive de ce qui précède.

et alii dit: 16 avril 2019 à 18 h 16 min

Le déséquilibre démographique se chiffre à 23 millions de femmes manquantes depuis 1970 le monde
c’est inquiétant

renato dit: 16 avril 2019 à 18 h 12 min

Un petit effort Janssen… bien que, je suppose, vous avez connu l’époque du mythe de l’objectivité et des diktacts des petits bourgeois qui avaient trouvé dal les PC, et plus en général dans la gauche, l’opportunité de combler leur besoin de se sentir importants — avec des penchant tyranniques plutôt amusants, parfois développé dans la direction « Un roi à l’écoute ».

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 18 h 08 min

Quant à la Crétina de Hambourg, qui piaille comme une poule qui a trouvé un rateau, mais qui se montre incapable d’écrire deux phrases qui se tiennent (galimatias de khâgne) qu’elle embouse ses blogs autant qu’il lui plaira, c’est vraiment son affaire. Je n’y reviendrai pas. Quelle importance?

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 18 h 03 min

Du calme, la Gigi, je ne voudrais tout de même pas te faire crever par correspondance. A ton style, on voit bien que tu t’énerves beaucoup trop relativement à la capacité de résistance de tes artères. Ne parlons pas de tes lobes, mon pauvre vieux. Du calme.

rose dit: 16 avril 2019 à 17 h 58 min

Notre-Dame de Paris comme un grand vaisseau tourné vers l’est, là où le soleil se lève… mais aussi symbolisant comme dans toutes les cathédrales la résurrection du Christ.

christiane

et dans les sépuĺtures où les partis, hélas -trop tôt- ont le corps allongé vers l’est pour favoriser leur résurrection.

merci pour la précision, il y a qq jours sur le cours de l’Huveaune.
Source magnifique.
Parcours entretenu et nettoyé.
Longe le parc Borely avant que d’arriver à la mer.
Court : je crois bien 48km, mais important.

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 17 h 58 min

Et puis, mon cher PaulEdel, votre commentaire sur la réaction tardive, selon vous, du Vatican, n’est-il pas faux, erroné, fallacieux, et pour tout dire parfaitement approximatif ? C’était le contraire. Le Vatican a réagi RAPIDEMENT. Mais dans votre rage borné anticlérical, vous avancez cette billevesée approximative qui ne vous grandit pas. Cela restera dans les annales !

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 17 h 52 min

@17.48 Strictement rien compris à votre dernier message sur le PCI, renato. Espère n’avoir pas l’habitude d’être aussi obscur. Si c’est le cas, ça craint un brin. Mais on peut toujours éclaircir, suffit de demander. Là, je vous demande. Le cas échéant, merci d’avance.

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 17 h 52 min

« c’est vous Delaporte qui êtes approximatif. fol insecte. »

Il fallait le préciser. Moi-même, je n’aime pas trop Choses vues, je préfère les romans. Et puis, on ne va pas aller sur votre blog à chaque fois. C’est un mauvais argument, PaulEdel. C’est vous qui êtes approximatif, dans une approximation qui se répète, parfois sur votre blog, qui n’est pas la référence absolue que vous voudriez. C’est un blog – approximatif – dont on peut se passer, car souvent vous êtes dans cette approximation littéraire que votre graphie fautive ne peut dissimuler. Et ceci n’est pas une approximation approximative, mais un jugement précis, comme la date de fin de la guerre du Vietnam (vous vous étiez bien planté là-dessus). Tout ça ne doit PAS être approximatif, mon cher et approximatif PaulEdel.

Ed dit: 16 avril 2019 à 17 h 51 min

« Mais la Kommandantur, ce n’est pas mon genre, si vous voyez c’que je veux dire. So what ? »

Non. Doublement non. Ce n’est pas le mien non plus. Et bien, oui, ignorons, c’est tout ce qu’il nous reste à faire. Pour ma part, c’est déjà le cas.

renato dit: 16 avril 2019 à 17 h 48 min

Ah ! ce refus du subjectif d’ancienne mémoire communiste — amplement pratiquée même par de gens qui n’aideraient pas au vieux dinosaure (les PC) désormais sous perfusion ; je me souviens de l’époque où on entendait le proposition « le goût est discutable » en opposition à « de gustibus non est disputandum » récité automatiquement par des gens qui se croiraient intelligent parce que de gauche.

MCourt dit: 16 avril 2019 à 17 h 40 min

Non Christiane, Haussmann ne voulait pas faire disparaitre Notre Dame, seulement la Cité coupable de trois révolutions et presque autant de changements de régime.De ce point de vue, c’est réussi. il n’y a que la façade de l’église exportée rue des Blancs Manteaux qui puisse témoigner du massacre.
Cela dit, le projet était dans l’air du temps. je dispose d’une uchronie royaliste ou cette ganache d’Henri V revient régner autour de 1849-50 , réaménage Paris, et on peut y lire ceci: « et toute blanche, dégagée des bâtiments qui l’entouraient, Notre Dame. » A l’époque, Haussmann est encore à Nérac.
Bien à vous.
MC

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 17 h 38 min

@ TTLD et CTBF,

Et après vérif, c’est vous qui aviez mal recopié mes sigles. Quel enf.oiré, ce fildefer !

Vous n’avez jamais trouvé frelatée cette défense systématique de MY ? Impression que vous mélangez tout : laissez à la conseillère d’Etat MDSP son obligation de réserve en l’état du dossier matinal. Les braises n’étaient pas encore éteintes, voyhons, un peu de décence. On n’est pas à charlie hebdo icite ! On aime VH dans l’ensemble, et pas besoin de franchir la rue pour trouver du boulot dans la reconstruction.

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 17 h 29 min

@17.14, vous collez trop à bouguereau, sapré phil…

-> TTLT (tomtomlatomate, du nom du célèbre blog de Mme ou Melle Ed, l’écureuille gourmande). Faut cliquer de temps à autre quand ses deux lettres Ed apparaissent en rouge, mon bon !…

-> CTBF (je reconnais avoir fourché le sigle. Fallait lire cul de basse fosse, CDBF, plusieur fois usagé icite… du nom d’un célèbre écrivian pianiste extrait du néant des caves du collège de france, par la rdl).

J’ai fait beaucoup d’efforts avec CT, voui, admettez-le. Mais elle le méritait, non ?
So what ?

@ Ed, si vous dites que les astreintes au silence ne seront d’aucune efficacité, je ne vois guère que d’en appeler au robot châtreur. Mais la Kommandantur, ce n’est pas mon genre, si vous voyez c’que je veux dire. So what ?

Paul Edel dit: 16 avril 2019 à 17 h 23 min

Cher Delaporte..Je ne suis pas en admiration beate devant Balzac(lisez mon blog),je ne déteste pas du tout Hugo.. celui des « Choses vues  » du « Rhin », de « 93 » ou et surtout des « Travailleurs de la mer » me plait me plait .. c’est vous Delaporte qui êtes approximatif. fol insecte.

Phil dit: 16 avril 2019 à 17 h 17 min

merci Dame Clopine pour cette aimable correction. Jadis à l’école la faute en dictée coûtait quatre points, à cinq c’était la bulle.

Phil dit: 16 avril 2019 à 17 h 14 min

sapré JJJ, quelle tirade, au débotté comme un Président qui vire le gilet jaune pour Notre-Dame. et plein de pommes pourries pour la clopine, quelques-une aussi à Chaloux, estimable défenseur de Marguerite Yourcenar qui n’aurait vu dans le feu d’artifice de Notre-Dame aucun artifice.
Reste à décoder vos TTLD et CTBF, comme ces greluche suèdoises qui couraient jadis dans le transept de Notre-Dame à se fendre le menisque, Da Vinci code coincé dans le slip. Bizarrement vous n’avez pas raccourci Maryvonne de Saint Pulgent. Un effet du feu sacré sans doute.

Clopine dit: 16 avril 2019 à 17 h 08 min

« bandoulière » n’a qu’un « l », sinon ça la rattache à « bandouiller », en quelque sorte, ce que Phil fait peut-être, notez, et qui n’est guère gloieux, wouarf…

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 17 h 03 min

« Au lendemain de l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, le célèbre roman de Victor Hugo est en tête des ventes sur le site Amazon.

dis donc baroz..j’y pense soudain..t’es pas en train de foute le feu a ton gourbi pour liquider tes hinvendus toudmême..

Ed dit: 16 avril 2019 à 17 h 00 min

JJJ,

Je pense que le diagnostic et sans appel et ne cesse d’être confirmé. Je ne reviendrai pas là-dessus car j’ai suffisamment détaillé mes analyses.
La question est que faire ? Dans la vie, on fuit un pervers narcissique, on prévient la police pour se protéger s’il insiste. On change d’entreprise ou même de ville s’il le faut. Ici…

« Suis d’ailleurs le premier à m’en vouloir de succomber stupidement à la tentation de répondre à la mondre provoc, alors qu’évidememnt c’est la dernière des choses à faire »

Vous savez comme moi que cette méthode ne fonctionne pas non plus. La croyance selon laquelle les em.merdeurs, et donc les pervers narcissiques, finissent par se lasser de l’ignorance est erronée. Les victimes de la ligue du LOL l’ont confirmé.

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 16 h 49 min

beaucoup plus belle que Notre-Dame

pour l’hinterieur je partage ton avis..dedans notre dame jme suis jamais sentu bien a laise tout nu a ramer

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 16 h 48 min

@14.19 Phil, Bien sûr…, mais pas obligés non plus de toujours compisser sur cette citoyenne respectable que quasi personne ne lisait plus depuis des plombes, jusqu’à ce qu’elle se laisse enfin aller sous l’empire d’une soulographie normande des plus carabinées (in vino veritas). Comme quoi, l’est devenue à peu près normale… « elle a bu son verre comme…, etc » (tous en choeur).
Voulions juste la voir une fois se remettre en ses justes proportionnalités. Et puis, vous-même, Phil, qui l’avez lue en entier, convenez que ! J’en tire pour ma part un constat réjouissant : une compassion ignifugée durant quelques heures peut provoquer de la novation comportementale.

Et, tel Ch., j’aime ces moments précieux où les armures se fendent, ces petits moments de grâce où les menteurs et les mythomanes invétérés, définitivement percés à jour dans la quintessence de leur perversion narcissique, hurlent à la vengeance. Ces moments où l’on pressent qu’ils ne seront plus jamais préservés de la cuirasse dont ils avaient cru pouvoir s’éternellement draper.
Nous en avions sous les yeux un specimen alchimiquement pur, détecté par la pugnacité d’une Ed-TTLT injustement irradiée.
Les cliniciens de la psyché, vu les traces indélébiles laissées sur ce blog par ses stratégies de relances et de dénégations dès que le vent tourne, vont pouvoir désormais illustrer à merveille, non pas « le cas » du sujet en question -on ne peut hélas rien pour lui-, mais bel et bien la nature retorse des dégâts qu’il a pu provoquer chez chaque erdélien et surtout parmi eux tous, dans sa manipulation collective.
Il me semble que les erdéliens n’ont guère d’autre choix prophylactique désormais que d’essayer d’établir un cordon sanitaire collectif pour se préserver de son influence délétère, en ne répondant jamais à la moindre de ses tentatives d’emprise (laquelle vise à se chercher de nouveaux alliés en permanence, y compris chez ceux qu’il a vomis deux jours auparavant, en niant toute responsabilité). J’ignore si nous parvenions jamais à diminuer l’emprise collective qu’exerce sur ce blog ce pervers, car personne n’est à l’abri de vouloir lui répondre individuellement du tac au tac. Suis d’ailleurs le premier à m’en vouloir de succomber stupidement à la tentation de répondre à la mondre provoc, alors qu’évidememnt c’est la dernière des choses à faire. Puisque le silence est la pire des attitudes portées à ses attaques.
… Pourtant, on observe des signes indiscutables de déstabilisation ces dernire temps… les départs de guerre lasse du vrai pianiste hispanisant qui avait vu clair dans le jeu du faux pianiste, après le départ de gwg… des départs redoublés par le coup porté de Passoul après « l’épisode Boucheron » (PA a toujours très bien su à quoi s’en tenir depuis longtemps…, pas étonnant que sa remise en place fulgurante ait déclenché un ressentiment à ce point révélateur qu’on en voit encore les traces de rancune et de mépris aujourd’hui même)… enfin, l’estocade du diagnostic exemplaire d’Ed, (illustrations de sa victimatisation à l’appui), enfin désintoxiquée de cette méchante emprise mentale.
Tout cela me parait avoir consitué le véritable tournant du début du déclin de l’influence chaluminesque. A chacun de savoir maintenant en tirer les leçons pour sa pomme, pour ceux du moins qui auront l’honnêteté de bien vouloir partager ce diagnostic. Et s’il est faux, qu’un.e erdélien.ne prétendument non manipulé, un brin concerné, vienne le démentir et présente ses arguments.
Tous ses cris d’orfraie, ses injures, son mépris, ses menaces et son cynisme habituels (à venir après cette petite mise au point) ne feront d’ailleurs que confirmer la justesse de ce diagnostic. Tokup est cuit : les cathédrales finissent toujours par périr par où leur arrogance a fauté. C’en est bien fini du mythe de l’invulnérablitié de ce pervers narcissique. Les élèves de Paul-Claude Racamier vont pouvoir encore mieux cerner les contours du cas d’espèce, vu que sa bave est devenue indélébile sur la toile, ce qu’il n’avait hélas pas bien calculé.
Et ce ne sera certainement pas aux erdéliens victimes qu’il conviendra d’accomplir ce travail de décryptage. Comme il n’appartiendra jamais aux victimes des idéologies négationnistes d’avoir à prouver qu’elles ont tort… Car nous en sommes arrivés là, avec cette crapule sortie de son CDBF ! Ce serait trop facile !

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 16 h 48 min

Quand j’étais jeune, j’étais convaincu de détester Hugo et tous les hugolâtes, dénoncés par Ionesco dans un pamphlet littéraire. Et puis, dans mon âge mûr, j’ai changé d’avis. Cet ostracisme était débile, comme ma jeunesse. Hugo est un grand classique, et un auteur populaire dans le bon sens du terme. Je me délecte de sa prose, désormais. J’ai sans doute fait le chemin inverse de celui de PaulEdel. C’est pourquoi je préfère ma fin à son commencement…

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 16 h 46 min

Et si Balzac avait raison ? Combien de Francais et de personnes dans le monde ont-elles lu le roman ?

c’est toujours comme ça dédède..mais c’est à cette aune là qu’on préjuge de l’influence d’une culture..comme la considération qu’on peut avoir de l’avis de balzac même si on l’partage pas est confondu avec la liberté que l’on a d’avoir son avis sans permission à dlalourde..tout ça c’est cousu de fils blanc

Ed dit: 16 avril 2019 à 16 h 41 min

« cathédrale de Chartres »

beaucoup plus belle que Notre-Dame soit dit en passant.

Quant à PE, je ne m’en fiche pas moi. Je trouve que c’est courageux de ne pas aimer Hugo. (Tout comme de détester Nabokov miaou).

et alii dit: 16 avril 2019 à 16 h 39 min

Jacques-Louis David’s The Coronation of Napoleon (1805-07). © Universal History Archive / UIG via Getty Images

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 16 h 36 min

PaulEdel n’aime pas Hugo, tout le monde s’en fout, à commencer par Hugo, Balzac et, même, moi

les macrotrottoir a dlalourde en motocrotte..sa conception dla démocratie

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 16 h 32 min

voici la lourde nef
Où nous ramons tout nuds sous vos commandements

au début il tenait quelquechose mais haprés ça barre en couille baroz..

de nota dit: 16 avril 2019 à 16 h 18 min

c’est juré! si amazon part en fumée, je me précipite à la cathédrale de Chartres pour y faire brûler un cierge, le plus gros, le plus cher!

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 16 h 17 min

Je remarque que PaulEdel se trompe souvent. Par exemple sur la réaction du Vatican, sur Balzac (qui n’est pas un grand critique), comme il y a un certain sur la date de la fin de la guerre du Vietnam. PaulEdel, c’est notre grand approximatif !

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 16 h 15 min

Vous n’avez pas tort, Ed, pour une fois. Je voulais simplement dire que Balzac était un critique très contestable. Son jugement sur Stendhal, par exemple, n’a jamais été prophétique. On peut être grand romancier et piètre critique. PaulEdel est en admiration béate devant Balzac, d’où se bévue.

Ed dit: 16 avril 2019 à 16 h 02 min

Et si Balzac avait raison ? Combien de Francais et de personnes dans le monde ont-elles lu le roman ? Peut-être est-il vraiment ch.hiant à mourir. Il est devenu une sorte de base donnant lieu à de multiples adaptations et entraînant ces queues interminables de touristes devant l’Église (toujours très impressionnant). Comme Les Misérables, tout le monde connaît l’histoire sans l’avoir lu, à la différence que le public dépasse nettement les frontières hexagonales.
Bref, je parie que comme pour les ruées sur le Charlie Hebdo suivant les attentats, les gens achètent le roman sous le coup de l’émotion, mais combien parmi eux vont-ils le finir ?

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 16 h 00 min

PaulEdel se plante aussi sur le roman de Hugo, en citant… Balzac ! C’est incongru comme méthode. PaulEdel n’aime pas Hugo, tout le monde s’en fout, à commencer par Hugo, Balzac et, même, moi.

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 15 h 58 min

PaulEdel, vous avez mal jugé la réaction du Vatican. Vous vous êtes fourvoyé par un anticléricalisme trop pressé. Un spécialiste déclare en effet dans une interview à l’Express ceci :
__________________________________
L’EXPRESS. Quel écho cette catastrophe a-t-elle eu au Vatican ?

Giovanni Maria Vian : Habituellement, le Saint-Siège prend plus de temps pour réagir. Il n’y a que pour les événements majeurs, comme les attentats, qu’il communique aussi rapidement. Là, il a jugé opportun de demander au directeur de la Salle de presse de publier très vite un communiqué montrant l’effroi et la communion du Saint-Siège pas seulement avec les catholiques, mais avec toute la France.

Ed dit: 16 avril 2019 à 15 h 57 min

« le célèbre roman de Victor Hugo est en tête des ventes sur le site Amazon »

Désolée pour la disgression, mais il est suivi d’un essai de Juan Branco. Étonnant…

Paul Edel dit: 16 avril 2019 à 15 h 42 min

On se précipite sur Amazon pour lire « Notre dame de Paris ». mais qui fut le critique le plus impitoyable de ce roman, à l’époque? Honoré de Balzac. : « Je viens de lire Notre-Dame — ce n’est pas de M. Victor Hugo auteur de quelques bonnes odes, c’est de M. Hugo auteur d’Hernani — deux belles scènes, trois mots, le tout invraisemblable, deux descriptions, la belle et la bête, et un déluge de mauvais goût — une fable sans possibilité et par-dessus tout un ouvrage ennuyeux, vide, plein de prétention architecturale — voilà où nous mène l’amour-propre excessif. »

Ed dit: 16 avril 2019 à 15 h 28 min

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 15 h 04 min

J’en étais sûre ! J’ai même eu envie de le lire aujourd’hui.

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 15 h 04 min

Hugo en Amazon !

« Au lendemain de l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, le célèbre roman de Victor Hugo est en tête des ventes sur le site Amazon.

Deux éditions de poche de Notre-Dame de Paris figurent dans le top 10 du site, à la troisième et à la huitième place. En tout, quatre éditions différentes du texte figurent dans le top 100 du site.

Des livres de photos et des guides touristiques sur le monument complètent aussi le classement. Un engouement qui rappelle celui pour Paris est une fête d’Ernest Hemingway après les attaques du 13-Novembre. »

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 14 h 59 min

Notre-Dame de Paris
Gérard de Nerval

Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ;
Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,
Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde
Rongera tristement ses vieux os de rocher !

Bien des hommes, de tous les pays de la terre
Viendront, pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
— Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort !
(« Odelettes »)

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 14 h 57 min

Présentation de Paris à Notre-Dame
Charles PÉGUY

Étoile de la mer, voici la lourde nef
Où nous ramons tout nuds sous vos commandements ;
Voici notre détresse et nos désarmements ;
Voici le quai du Louvre, et l’écluse, et le bief.

Voici notre appareil et voici notre chef.
C’est un gars de chez nous qui siffle par moments.
Il n’a pas son pareil pour les gouvernements.
Il a la tête dure et le geste un peu bref.

Reine qui vous levez sur tous les océans,
Vous penserez à nous quand nous serons au large.
Aujourd’hui c’est le jour d’embarquer notre charge.
Voici l’énorme grue et les longs meuglements.

S’il fallait le charger de nos pauvre vertus,
Ce vaisseau s’en irait vers votre auguste seuil
Plus creux que la noisette après que l’écureuil
L’a laissée retomber de ses ongles pointus.

Nuls ballots n’entreraient par les panneaux béants,
Et nous arriverions dans la mer de Sargasse
Traînant cette inutile et grotesque carcasse
Et les Anglais diraient : ils n’ont rien mis dedans.

Mais nous saurons l’emplir et nous vous le jurons
Il sera le plus beau dans cet illustre port
La cargaison ira jusque sur le plat-bord
Et quand il sera plein nous le couronnerons.

Nous n’y chargerons pas notre pauvre maïs,
Mais de l’or et du blé que nous emporterons.
Et il tiendra la mer : car nous le chargerons
Du poids de nos péchés payés par votre Fils.

1913

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 14 h 52 min

Derniers vers du très long poème à Notre-Dame de Paris
de Théophile Gautier :

(…)
Comme nos monuments à tournure bourgeoise
Se font petits devant ta majesté gauloise,
Gigantesque sœur de Babel,
Près de toi, tout là-haut, nul dôme, nulle aiguille,
Les faîtes les plus fiers ne vont qu’à ta cheville,
Et, ton vieux chef heurte le ciel.

Qui pourrait préférer, dans son goût pédantesque,
Aux plis graves et droits de ta robe Dantesque,
Ces pauvres ordres grecs qui se meurent de froid,
Ces panthéons bâtards, décalqués dans l’école,
Antique friperie empruntée à Vignole*,
Et, dont aucun dehors ne sait se tenir droit.

Ô vous ! Maçons du siècle, architectes athées,
Cervelles, dans un moule uniforme jetées,
Gens de la règle et du compas ;
Bâtissez des boudoirs pour des agents de change,
Et des huttes de plâtre à des hommes de fange ;
Mais des maisons pour Dieu, non pas !

Parmi les palais neufs, les portiques profanes,
Les parthénons coquets, églises courtisanes,
Avec leurs frontons grecs sur leurs piliers latins,
Les maisons sans pudeur de la ville païenne ;
On dirait, à te voir, Notre-Dame chrétienne,
Une matrone chaste au milieu de catins !

*L’architecte Jacques Barozzi dit Le Vignole.

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 14 h 43 min

Notre-Dame de Paris

Ce poème vivant, seconde Notre-Dame,
Qui doit se voir encore debout à l’horizon,
Quand l’autre qui l’inspire et dont il prend le nom,
Aura dans la poussière exhalé sa grande âme ;

Ce colosse qu’un soir de son rêve de flamme
L’artiste a vu sortir, fait d’or et de limon,
Ce chant aux mille échos, où l’ange et le démon
Mêlent le cri du tigre au soupir de la femme ;

Ce livre de l’enfer et du ciel, le voici :
Lisez, mais si vers vous un pauvre enfant transi
Tend la main pour sa sœur qui danse sur la place,

Donnez, ne comptez pas, c’est Dieu qui comptera ;
Donnez, que votre cœur, en voyant l’humble tasse,
Se rappelle toujours la brune Esméralda.

Antoine de Latour (1808-1881)
(« Loin du foyer » (1835))

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 14 h 36 min

François Villon

Ballade pour prier Notre-Dame
(écrit pour sa mère)

Dame du ciel, regente terrïenne,
Emperiere des infernaulx paluz,
Recevez moy, vostre humble crestïenne,
Que comprinse soye entre vos esleuz,
Ce non obstant qu’oncques rien ne valuz.
Les biens de vous, ma dame, ma maistresse,
Sont trop plus grans que ne suis pecheresse,
Sans lesquelz biens ame ne peult merir
N’avoir les cieulx ; je n’en suis jangleresse :
En ceste foy je vueil vivre et mourir.

A vostre Filz dictes que je suis scienne ;
De luy soient mes pechiez aboluz.
Pardonne moy comme a l’Egipcïenne,
Ou comme il fist au clerc Theophiluz,
Lequel par vous fut quicte et absoluz,
Combien qu’il eust au deable fait promesse.
Preservez moy que ne face jamaiz ce,
Vierge portant, sans rompture encourir,
Le sacrement c’on celebre a la messe :
En ceste foy je vueil vivre et mourir.

Femme je suis povrecte et ancïenne,
Qui riens ne sçay, oncques lettres ne leuz.
Au moustier voy, dont suis paroissïenne,
Paradiz paint, ou sont harpes et leuz,
Et ung enffer, ou dampnez sont bouluz ;
L’ung me fait paour, l’autre joye et lïesse.
La joye avoir me fait, haulte deesse,
A qui pecheurs doivent tous recourir,
Comblés de foy, sans faincte ne parresse :
En ceste foy je vueil vivre et mourir.

Vous portastes, digne Vierge, princesse,
Jheusus regnant qui n’a ne fin ne cesse.
Le Tout Puissant, prenant nostre foiblesse,
Laissa les cieulx et nous vint secourir,
Offrit a mort sa tres clere jeunesse.
Nostre Seigneur tel est, tel le confesse :
En ceste foy je veul vivre et mourir.

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 14 h 25 min

Hugo en bandouillère

..nous qu’on est bien averti on s’méfirait..’en tête les genies’ qu’on dirait..derrière clopin clopan

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 14 h 21 min

Mon modèle a toujours été Julien l’Apostat, le boug !
Il nageait dans la Seine…

pendant que polo aurait apliqué la fleur de lys rougi a blanc sur la fesse à bonne clopine himagine seulement les noires pensées sous la cagoule à dirfiloo le tenant à sa merci..’je vais t’en faire un de chaud et froid’..on l’entend d’ici par delà les sièkes

Phil dit: 16 avril 2019 à 14 h 19 min

aucune insinuation, JJJ. mais on ne peut simplement pas se contenter des commentaires clopinesques à vue large, passés comme l’étincelle du compissage systématique à la compassion catholique, Hugo en bandouillère car il faut bien rester en littérature.

Ed dit: 16 avril 2019 à 14 h 13 min

Clopine,

Je sais. J’ai même chroniqué cet essai. Je ne voyais pas le rapport avec le reste de votre commentaire sur ND.

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 14 h 12 min

Ed, Wolf a imaginé une soeur à Shakespeare, moi une soeur à Clopin Trouillefou

polo doit t’imaginer un cul..c’est lui qui fait l’plus gros boulot

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 14 h 02 min

cette page prémonitoire de Hugo

bouter l’feu au calbar dun monsignor c’est à la portée de n’importe quel sale garnement

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 14 h 00 min

hen même temps ça peut ête delalourde qui perdant la foi aurait henvoyé une flèche henflammé d’un bateau mouche comme le fils de géronimo dans les japs attaque havec richard widmark..on se perd en conjecture

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 13 h 45 min

Pas sûr d’avoir compris les jeux d’allusions à peine voilés entre bouguereau et Phil sur l’hypothèse d’un ouvrier musulman échaffaudé qui aurait voulu se faire réchauffer une dernière tasse de thé avant de rentrer du chantier. Une fois de plus…, un genre d’insinuations parfaitement dégueula.sses, et on imagine qu’elles vont aller bon train. Même ici, hélas.

christiane dit: 16 avril 2019 à 13 h 20 min

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 12 h 10 min
Ne vous en déplaise, celles d’Amiens, de Beauvais, de Laon… (Haute-Picardie) sont aussi en ville contrairement aux abbayes cisterciennes où les moines bâtisseurs cherchaient la solitude, l’eau et les forêts ou aux chapelles et églises de village.

et alii dit: 16 avril 2019 à 13 h 10 min

ce quu’avaient oublié les pompiers(je ne pensais qu’à ça:
FRANÇOIS RABELAIS, GARGANTUA (1542, VERSION MODERNISÉE)

Comment Gargantua paya sa bienvenue ès Parisiens, et comment il prit les grosses cloches de l’église Notre-Dame. Chapitre 17
Quelques jours après qu’ils se furent rafraîchis il visita la ville : et fut vu de tout le monde en grande admiration. Car le peuple de Paris est tant sot, tant badaud, et tant inepte de nature qu’un bateleur, un porteur de rogatons, un mulet avec ses cymbales, un vielleux au milieu d’un carrefour assemblera plus de gens, que ne ferait un bon prêcheur évangélique.

Et tant molestement le poursuivirent : qu’il fut contraint soi reposer sur les tours de l’église notre Notre-Dame. Auquel lieu étant, et voyant tant de gens,

PAGE [46V]
à l’entour de soi : dit clairement :
Je crois que ces maroufles veulent que je leurs paye ici ma bienvenue et mon proficiat. C’est raison. Je leur vais donner le vin. Mais ce ne sera que par ris.

Lors en souriant détacha sa belle braguette, et tirant sa mentule en l’air les compissa si aigrement, qu’il en noya deux cent soixante mille, quatre cent dix et huit. Sans les femmes et petit enfants.

Quelque nombre d’iceux évada ce pissefort à légèreté des pieds. Et quand furent au plus haut de l’université, suant, toussant, crachant, et hors d’haleine , commencèrent à renier et jurer les uns en colère, les autres par ris, Carimari, Carimara, Par sainte Mamie, nous son baignez par ris, dont fut depuis la ville nommée Paris laquelle auparavant on appelait Leucece. Comme dit Strabo lib. 4 c’est-à-dire en grec, Blanchette, pour les blanches cuisses des dames dudit lieu.

et alii dit: 16 avril 2019 à 13 h 08 min

gargantua
t tant molestement le poursuivirent : qu’il fut contraint soi reposer sur les tours de l’église notre Notre-Dame.

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 12 h 54 min

« parisien méditterranéen dmon cul »

Mon modèle a toujours été Julien l’Apostat, le boug !
Il nageait dans la Seine…

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 12 h 51 min

et que -peut-être- un simple décapeur thermique, une meuleuse, ont provoqué le désastre

c’est sur qu’avec un cuttère ça lfait pas..par allah dirfiloo il voudrait au moins que ça soit un thé à la menthe en haut d’un échafaudage qui a mal tourné..à paques garde ta crécelle d’enfant de coeur polo..mais fait gaffe quand même

renato dit: 16 avril 2019 à 12 h 51 min

J’ai visité une première fois Notre Dame avec quelques camarades et notre prof de contrepoint et fugue qui était à l’époque organiste titulaire du Duomo de Milan ; je me souviens de la belle exécution du Banquet céleste de Messiaen par Pierre Cochereau et de ses « descriptions » de qualités de l’orgue.

Phil dit: 16 avril 2019 à 12 h 36 min

et que -peut-être- un simple décapeur thermique, une meuleuse, ont provoqué le désastre.

sapré Pauledel…les cloches de Pâques approchent;

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 12 h 31 min

Rendu à sa seule structure de pierres*, Notre-Dame est plus belle que jamais !

*La belle pierre blonde d’île-de-France.

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 12 h 10 min

moi je reveux à l’entrée de notre dame le phameux panneau du rond point dlautoroute ‘picardie..terre de bettrave et de cathédral’..et cricri ‘la citadine’ au chiottes!..en haut sur un pti pilier havec des diabes..

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 12 h 06 min

au fait rénateau..’gothique’ pour faire dla sémantique à la gilet c’est cqui n’est pas romain..latin..du nord..antibarozzi les pieds dans l’eau qui peu..et pourtant ‘le style français’..ça c’est des propos de bonne guerre dirfiloo

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 11 h 59 min

Par contre il va falloir très vite mettre sur pied une commission de déontologie du mécénat sur une telle affaire

dans l’batiment ça s’appelle établir un programme dédé..et c’est ce qu’on confisque le plus ces derniers temps..hé houi..c’est pas pour rien que dédé et baroz font la dessus l’hunion sacrée..on henterre bien profond la politique pour la rende inaxecissbe aux gilets..ça spassra pas comme ça..sus!

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 11 h 54 min

et que -peut-être- un simple décapeur thermique, une meuleuse, ont provoqué le désastre

..et on comprend trés bien pourquoi polo..yavé c’est pas oulriké

et alii dit: 16 avril 2019 à 11 h 53 min

je me souviens tout soudain d’ un début d’incendie à la Sorbonne;on m’avait dit de me taire quand j’ai voulu m’enquérir del’origine; mais après on vérifiait lrs identités à l’entrée sur la rue

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 11 h 51 min

mais nostre dame est bien plus grande qu’hugo..la pédophilie..ou un mouslim pyroman comme le voudrait tant pleinement dirfiloo avant daller berserk avec toutes les bénédictions..vous rgardez trop game ov srone bande de jaffeur de doneuts

Paul Edel dit: 16 avril 2019 à 11 h 50 min

Quand on pense que pendant des siècles, des milliers de pèlerins ont fait bruler des buissons entiers de cierges dans la nef, dans les chapelles latérales sans flanquer le feu à Notre- Dame, et que -peut-être- un simple décapeur thermique, une meuleuse, ont provoqué le désastre.

Ed dit: 16 avril 2019 à 11 h 49 min

Entièrement d’accord avec Clopine sur la tristesse des athés. Par contre, rien compris à ce que ceci fou.tait là :

« Virginia Woolf, dans sa célèbre conférence « une chambre à soi », avait assigné un sort bien malheureux à la soeur de Shakespeare. Elle l’avait imaginée brûlant, comme son frère, du désir du théâtre, mais broyée par la vie, et enterrée sous le carrefour d’Elephant and Castle. »

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 11 h 49 min

Miracle, le boug a retrouvé l’usage du français !

Beau travail comptable, D. (de Notredame).
Mais il faudra prévoir les dépassements budgétaires d’usage !
Et, surtout, ne pas commettre l’erreur de nos édiles politiques, qui arrivent souvent avec de forts beaux budgets « Investissement » et squeeze régulièrement le budget « Entretien »…

Clopine dit: 16 avril 2019 à 11 h 41 min

A part ça, le pommeau, plus jamais. J’ai la tête enserrée dans un étau, ce matin, et à chaque bruit l’étau se resserre encore un peu plus. Faut dire que le pommeau (calva + jus de pomme, maison mais cependant redoutable) chiffre à 18, 19 °, et que je n’ai pas l’habitude. Et j’ai sifflé en une heure la moitié d’une bouteille. Notez qu’après ça je me suis écroulée : Clopin m’a dit que j’ai ronflé toute la nuit !

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 11 h 37 min

@ « puisque j’étais hugolienne, que je voulais écrire, qu’il me serait sans doute impossible d’être reconnue, au moins ainsi j’existerais »,

Pour la première fois, je crois en la sincérité de ce cri et de ce témoignage de Marie Benoit.
C’est là une confession vraiment impressionnante et dont la sincérité émotionnelle ne fait aucun doute, même si le sens de la mise en scène est toujours de mise. Mais au moins, pas de ces apartés habituels fatigants, en prévention du désamorçage des réactions des autres…
Il restera sans doute à expliquer plus tard comment « l’hugolienne » a pu devenir ultérieurement « proustienne-compatible ». Le mystère de cette bifurcaton progressive vaudrait vraiment le coup d’être documentée au sein de la nouvelle rubrique passoulinienne d’une égo-histoire des erdélien.nes de la première heure.

Phil dit: 16 avril 2019 à 11 h 36 min

dédé, redescendez de votre échafaudage et mandez-nous les causes de cet incendie, vous semblez fort éclairé sur le sujet.
pour une fois, lu jusqu’au bout la notule biographique de Clopine.

D. dit: 16 avril 2019 à 11 h 26 min

J’ai fait une estimation à 2 milliards d’euros pour la reconstruction totale en 10 à 15 ans. C’est parfaitement jouable.

Par contre il va falloir très vite mettre sur pied une commission de déontologie du mécénat sur une telle affaire. Pour moi il est hors de question d’accepter des financements d’entreprises à pratiques douteuses ou d’états totalitaires.
Il est hors de question également de graver dans la pierre-même de l’édifice des mentions de donateurs.
On pourrait en revanche imaginer ces mentions sûr une stèle discrète placée dans l’un des jardins attenants.
Enfin il est pour moi également hors de question de changer l’usage de l’édifice dans le but de permettre d’y organiser des manifestations, réceptions, des privatisations d’espaces…seuls doivent être acceptés l’usage cultuel, la visite, les concerts.
Les fonds ne devront aucunement être investis dans la création de salles à usage multiple en infrastructure pour quelque raison que ce soit. En revanche on pourrait permettre la création de nouveaux locaux techniques. La reconstruction devrait aussi être l’occasion d’installer en toiture, de façon invisible aux yeux du public, des compartimentages coupe-feu, des systèmes d’extinction automatique, des colonnes verticales permettant un accès rapide et sécurisé des pompiers, et équipés de colonnes sèches.

Janssen J-J dit: 16 avril 2019 à 11 h 18 min

@ 0.02, Une politesse et une élégance qui vous honorent, ainsi qu’un certain sang-froid, MC. Il est vrai que nous n’avons rien à nous reprocher de très sérieux. Je suis vraiment honoré de vous avoir diverti, en cette soirée douloureuse de « tragédie patrimoniale ». Et vous m’avez appris à nouveau bien des choses (sur les points 15 et 16 notamment). Cerise sur le gâteau, votre aptitude pas toujours soupçonnée à l’auto-critique sympathique : vous avez bien compris que je vous chicanais sur votre immense savoir. Je n’étais point allé vérifier Ste Lydwinne, et vous provoquais sur une contre-intuition chez J-K Huysmans… vous imaginez bien que je n’en suis pas un fane ni même un connaisseur particulier, à la différence de MS. Résultat ?… au pifo… je dirais : la clé ?… dans le 2e tome. Mais vous persistez sur Lecomte de Lisle, en plus, savez être joueur, nuitamment.
___

@ [L’habitude qu’ont maintenant les monuments historiques de sous-traiter les Restaurations est peut-être -je n’exclus pas d’autres raisons- à l’origine du désastre. C’est probablement (le personnel qui est intervenu a interdiction de parler) ce qui a été à l’origine du désastre de l’Hotel Lambert, et, l’été dernier, d’un incendie heureusement étouffé dés sa naissance à la Nationale].

Oui, MC, il faudra discuter de cette hypothèse, mais un peu plus tard. Merci de l’avoir d’ores et déjà formulée. Maryvonne de St Pulgent n’a pas pu être aussi explicite ce matin, sur la chaine de france-culture. Ce qui peut se comprendre. A plus tard ! Nous n’avons pas fini de nous serrer les coudes entre erdéliens notre-damisés.

@ jazzi, Merci jzmn pour votre témoignage en léger différé. J’ai hésité à aller me rendre sur place pour pleurer puis j’ai renoncé. Trop de tristesse et de rage. Quelque part, vous y avez représenté des erdéliens effondrés.

Clopine dit: 16 avril 2019 à 11 h 04 min

Je voudrais dire à Delaporte que même si les pompiers avaient arrosé l’incendie avec de l’eau bénite, ça n’aurait pas empêché la flèche de brûler.

Je voudrais que les curés se taisent, au moins un peu, que les chrétiens ne s’accaparent pas la tragédie. Je veux revendiquer, moi l’athée, le droit de pleurer Notre Dame.

J’avais déjà ça dans le bide, la nuit où j’ai choisi mon pseudo. Ca bougeait, ça remuait : j’étais déjà la proie des flammes cette nuit-là, à cause de la jalousie, du sentiment de mon impuissance, de ma honte et de ma colère.

IL fallait que je réagisse.

Je n’avais jamais été bien sûre d’avoir le droit d’exister. J’étais même plutôt d’un avis contraire. Et puis, fille de rien, ou de si peu, du fond de ma petite vie, à quoi pouvais-je prétendre ?

J’étais suffisamment intelligente pour comprendre que les dés, partout, toujours, sont pipés. Que ce que l’on se reproche n’est bien souvent pas de « votre faute », mais pré-existe à votre naissance…

Je le savais bien, que mon berceau à moi était étriqué, qu’il n’était paré ni de mousseline, ni de soie ou de dentelles. Que je n’irais pas bien loin dans les études. Qu’on m’assignerait l’humilité et le silence, qu’on m’autoriserait l’admiration mais en m’enjoignant la génuflexion.

Qu’il me serait interdit d’écrire, car il faut être orgueilleux pour écrire, et je n’avais pas la permission de l’être. Avant même de savoir si j’en avais les moyens. Fille, en plus : comme s’il n’y avait pas encore assez d’obstacles comme cela.

J’avais lu un mauvais livre, ce jour-là, signé d’un nom connu pour sa vulgarité. Joliment édité, d’une maison « sérieuse », comme on dit.

Dans le tiroir de mon bureau reposait un texte dédaigné, que je ne pouvais cependant considérer comme nul et non avenu, à moins de renier mon âme.

C’était une nuit calme dans la chambre silencieuse, mais je brûlais de colère. Alors j’ai eu recours à ce qui, depuis toujours, m’était une ressource, une porte de sortie, un viatique : j’ai attrapé un livre de Victor Hugo.

J’ai admiré, comme d’habitude, la virtuosité, la richesse des images et du vocabulaire. Les dix premières pages de Notre-Dame de Paris comportent plus de termes inconnus qu’à peu près la totalité des oeuvres littéraires du vingtième siècle.

Le moyen-âge décrit là est certes un « parti pris ». L’obstination d’ Hugo à nier les goûts de son siècle l’amène à des observations, sur la cathédrale, qui allaient donner de l’eau au moulin de Viollet-le-Duc. La composition du livre souffre aussi du didactisme de l’auteur, qui parsème le texte des pesantes considérations du romantisme.

Mais cependant, quel souffle. Je n’avais plus dix ans, j’étais adulte depuis bien longtemps, mais les ressorts dramatiques et les portraits des personnages fonctionnaient si bien, l’identification était si facile, si aisée…

Je n’avais qu’à lire, et j’étais tour à tour la bohémienne Esméralda, le tourmenté Frollo, le vaurien Jehan, l’abruti Phoebus, le poète Gringoire. Quand Quasimodo était supplicié, c’était moi qui geignait. Jusqu’à la chèvre, qui devenait mienne, et que je faisais danser.

Je lisais dans la nuit et je me révoltais contre tout, moi-même et le reste, et les papiers dédaignés du tiroir, qui n’auraient pas dû l’être, en fait.

Hugo m’aurait comprise : l’injustice brûle.

Mais pourtant le sentiment de la faiblesse de mes moyens, et la modestie de mes ambitions devaient me restreindre, sinon j’allais partir en vrille. En fumée.

Il y avait un personnage, dans le livre qui reposait sur mes genoux pendant que j’avais arrêté ma lecture et que j’écoutais dans la nuit mes pensées déchaînées, un personnage qui apparaissait dès le début et ce, jusqu’à la fin, un personnage fort humble, dépenaillé, misérable et ingénieux, tapant sur l’épaule des puissants, reconnu par l’ambassadeur des Flandres, certes, mais c’est que ce dernier n’a pas oublié qu’il est avant tout chaussetier à Gand, un personnage qui mendie le jour mais est souverain la nuit, tout comme moi je l’étais.

Oh, certes, souverain des gueux ! Personnage d’Hugo, mais secondaire ! Prince… Mais prince des mendiants ! Possédant une cour, mais de carton-pâte, tout comme les « miracles » qui la désignaient n’étaient en fait que la guérison de plaies mensongères ou la repousse de membres faussement mutilés.

Que faisait Clopin Trouillefou, le roi des gueux, sinon mentir et se travestir pour avoir le droit d’exister ?

Et que faisais-je d’autre, moi qui menait la petite vie la plus banale et la plus conformiste en apparence, qui était une de ces personnes qui ne semblent servir à rien, ou à si peu, mais qui toutes les nuits poursuivait un rêve déraisonnable, (puisqu' »on » me le disait ), de création, d’accomplissement, d’existence en quelque sorte ?

Esméralda, en grand danger de mourir, trouvait refuge dans la cathédrale : c’était le lieu, pour Hugo, du seul pouvoir capable de se dresser contre la tyrannie monarchique.

Clopin Trouillefou, pour délivrer la bohémienne, rameutait sa troupe d’éclopés et montait à l’assaut.

Mes convictions politiques, mes combats, mes refus et et mes indignations : n’était-ce pas également, pour moi, une manière de monter à l’assaut des Pouvoirs de mon temps ?

Moi aussi je voulais changer ce monde. Moi aussi je voulais que tous les Clopin Trouillefou n’aient plus besoin de leurs misérables miracles.

Moi aussi je voulais Notre-Dame.

Virginia Woolf, dans sa célèbre conférence « une chambre à soi », avait assigné un sort bien malheureux à la soeur de Shakespeare. Elle l’avait imaginée brûlant, comme son frère, du désir du théâtre, mais broyée par la vie, et enterrée sous le carrefour d’Elephant and Castle.

Je ne pouvais rien, dans la nuit silencieuse. Ni être Victor Hugo, ni changer l’abjection du monde, ni apaiser mon coeur.

Mais je pouvais devenir la soeur de Clopin Trouillefou.

Ca oui.

Et tant pis si Clopin, dans le livre, par méprise et furie, mettait le feu à Notre-Dame de Paris.

Moi c’était mon coeur que j ‘apaisais en devenant sa soeur. Paradoxalement, cet incendie de Clopin Trouillefou me refroidissait ! Et je confortais mon coeur et mes résolutions, en me faisant le serment de ne plus m’oublier : puisque j’étais hugolienne, que je voulais écrire, qu’il me serait sans doute impossible d’être reconnue, au moins ainsi j’existerais, au moins moi aussi j’entrerais dans toutes les cathédrales qui me feraient envie.

Et c’est ainsi que je suis devenue Clopine Trouillefou, n’en déplaise à quiconque, et que Clopine je suis.

Phil dit: 16 avril 2019 à 11 h 01 min

Le Figaro a toujours aimé les lettres et les citations.
Pendant ce temps la presse de nos amis allemands, pour une fois aussi avisée que le Vatican, titre « Die Brandursache ist noch unklar » (la cause de l’incendie n’est toujours pas claire). Le seul feu éteint pour des raisons connues est celui de la discussion sur Mallarmé.

closer dit: 16 avril 2019 à 10 h 46 min

Victor Hugo:

«Si belle qu’elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière», déplorait-il dans son œuvre, maintes fois adaptée au cinéma ou en comédie musicale.»

Prémonitions?

«Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles»
Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris (1831)
Victor Hugo ne se doutait probablement pas que le monument qu’il chérissait tant – «un majestueux et sublime édifice», disait-il – serait ravagé par les flammes, 188 ans plus tard, le 15 avril 2019. Toutefois, certains passages de son œuvre permettent de tristes rapprochements: «Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure»

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 10 h 04 min

Les négligences dans le travail peuvent se révéler bien plus dangereuses que ne rien faire du tout, le boug…

négligence..mais baroz bosser dans un environnement qui n’avait jamais été concçu dans une optique de protection d’incendies c’est trés compliqué et la moindre bétise a des conséquences folles..c’est pour cela que j’ai pensé tout de suite a la mairie de la rochelle..il suffit d’avoir visité une charpente ancienne à la lueur d’une lampe torche pour déjà frémir..

Lavande dit: 16 avril 2019 à 9 h 57 min

Le début de votre texte, Jazzi me fait penser à un de mes poèmes de prédilection : Fantaisie de Gérard de Nerval:

C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

Petit Rappel merci pour tous les détails que vous avez donnés.
Immense tristesse.

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 9 h 56 min

Il se confirme que c’est le poids de la flèche de Viollet Le Duc qui a percé la nef

s’il faut regarder vers l’avenir on peut voir une raison historique de réévaluer ce débat phameux et phantastique des conservateurs et des rénovateurs à un niveau européen peut être et peut être et surement que le sujet sera trés propice a des conservations numériques et des projets multiples..il disposera de fond et de talent surement de premier plan..il n’a jamais couru tèrezoune que les gens qui travaillaient sur le chantier de nostre dame l’ait jamais fait pour ‘rien’..l’argent des cathédral y coulait à flot sinon le chantier s’arrétait et il attirait l’élite des corps de métier..mobile..dont la concentration en faisait en général société trés fort malvu..il ne faisait pas toujours ce qu’on voulait d’eux..ne venaient il pas eux même avec un projet comme des comètes qui fécondent les sols

christiane dit: 16 avril 2019 à 9 h 55 min

@Alexia Neuhoff dit: 16 avril 2019 à 8 h 30 min
Oui.
Pourquoi cette cathédrale et tant d’autres, pourquoi ces églises, ces chapelles, même les plus humbles, ont été construites dans cette période obscure du Moyen Age ? Leur origine n’est-elle que spirituelle ? Que signifiaient les croisades ? Quelle rivalité s’y manifestait entre pouvoir temporel et spirituel (autorité des évêques) ? Un monument n’est pas seulement une œuvre d’art destinée à charmer l’œil et le goût…
Si les sculptures des églises romanes entretenaient les gens dans la peur (bestiaire du mal, du péché, de la mort et de l’enfer), la statuaire gothique incitait à la méditation. Si les cathédrales romanes sont trapues avec des formes plutôt arrondies, les cathédrales gothiques, elles, aériennes, reposent sur des arcs brisés avec des arcs-boutants, des voûtes sur croisée d’ogives, des piliers et des contreforts permettant aux vitraux de prendre une importance croissante.
La construction des cathédrales gothiques (phénomène purement urbain) a été une extraordinaire aventure architecturale émaillée d’accidents et de catastrophes.
Nombre d’entre elles sont dédiées à Notre-Dame. La Vierge occupe les portails. (Quant aux femmes du peuple, l’église les tenait comme responsable du péché originel (la pomme de la tentation tendue par Eve à Adam, le serpent à tête de femme)…
Et le vitrail, cette théologie de la lumière. L’art du verre… les maîtres verriers.
Et la nef, les voûtes ? Celle de Notre-Dame de Paris s’élève à 35 m. Il semble qu’elle ait résisté à l’incendie sauf l’endroit où la flèche s’est écrasée, en feu.
Le chantier aura duré 200 ans…mais n’aura cessé de subir, tout au long de son histoire, rénovation et embellissement. Ce monument serait tombé dans l’oubli sans le roman de Victor Hugo… Après la Révolution, les révolutionnaires avaient désacralisé le monument pour y célébrer le culte de l’Être suprême, enlevant à la cathédrale tout caractère religieux. Viollet-le-Duc rénova le bâtiment endommagé, ajouta des statues et dressa la flèche (on peut aussi dire que certaines de ses restaurations sont contestables, comme à Rouen, Évreux). Haussmann voulait la raser pour modifier le quartier…
Notre-Dame de Paris comme un grand vaisseau tourné vers l’est, là où le soleil se lève… mais aussi symbolisant comme dans toutes les cathédrales la résurrection du Christ.
L’architecture mais aussi les événements qui se sont déroulés en ces lieux.
Reste qu’on ne peut qu’être bouleversé, par les images de Notre-Dame de Paris en train de brûler, hier au soir, et ces murs noircis de traces du feu ce matin même si la structure semble avoir tenu.
Qui prendra en charge la restauration de Notre-Dame sans la défigurer, sans dénaturer arbitrairement ses formes et ses proportions ?

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 9 h 50 min

« un chantier c’est suffisamment dangereux »

Les négligences dans le travail peuvent se révéler bien plus dangereuses que ne rien faire du tout, le boug…

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 9 h 40 min

S’il fallait désigner un coupable, c’est notre indifférence et notre négligence en matière de patrimoine

un chantier c’est suffisamment dangereux baroz..tout peut être tré bien tenu..on peut meuler à la disqueuse à 17h dans un lieu difficile et poussièreux..

bouguereau dit: 16 avril 2019 à 9 h 30 min

..ce n’est pas sur le fait qu’une institution s’esprime polo mais sur ses effets qu’elle guettent..et ce n’est pas que les sodomas qui s’expriment ‘pleinement’ dirfiloo..

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 9 h 28 min

Savez-vous que le premier jardin public créé à Paris est celui qui s’étend au chevet de Notre-Dame ?

SQUARE JEAN-XXIII 1844
4° arr., quai de l’Archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame, M° Cité

C’est sous Louis XIII, en 1622, que l’évêché de Paris fut érigé en archevêché et sous Louis XIV, en 1697, que l’archevêque Louis-Antoine de Noailles, futur cardinal, transforma l’ancienne demeure épiscopale en un superbe palais, siège de l’archevêché. Il se dressait au chevet de Notre-Dame et tout l’espace alentour, entre la cathédrale et la Seine, était occupé par un lacis de ruelles et un entrelacs de maisons et de chapelles. Saccagé lors des émeutes de 1831, le palais de l’Archevêché fut bientôt démoli et c’est sur ce terrain laissé vague que le préfet de la Seine Rambuteau décida d’ouvrir un jardin public en 1844.
Il créait ainsi le premier square public de quartier, type qu’Haussmann allait développer sous le Second Empire.
Dans ce simple carré entouré de grilles, Rambuteau fit installer des bancs, ce qui était alors extrêmement rare tant on craignait de nuire à la location des chaises ! En 1845 fut inaugurée au centre du square la Fontaine de la Vierge, une œuvre néogothique de l’architecte Vigoureux sculptée par Louis Merlieux.
Le square de l’Archevêché s’agrandit en 1911 du terrain longeant Notre-Dame, depuis le pont-au-Double jusqu’au pont de l’Archevêché. Rebaptisé square Jean-XXIII en 1970, il offre une vue des plus exceptionnelles sur le chevet de la cathédrale gothique.

Chantal dit: 16 avril 2019 à 9 h 01 min

Paris 42.

Une chanson qui dit un mal inguérissable
Plus triste qu’à minuit la place d’Italie
Pareille au point du jour pour la mélancolie
Plus de rêves aux doigts que le marchand de sable
Annonçant le plaisir comme un marchand d’oublies

Une chanson vulgaire et douce où la voix baisse
Comme un amour d’un soir doutant du lendemain
Une chanson qui prend les femmes par la main
Une chanson qu’on dit sous le métro Barbès
Et qui change à l’Etoile et descend à Jasmin

C’est Paris ce théâtre d’ombre que je porte
Mon Paris qu’on ne peut tout à fait m’avoir pris
Pas plus qu’on ne peut prendre à des lèvres leur cri
Que n’aura-t-il fallu pour m’en mettre à la porte
Arrachez-moi le coeur vous y verrez Paris

C’est de ce Paris-là que j’ai fait mes poèmes
Mes mots ont la couleur étrange de ses toits
La gorge des pigeons y roucoule et chatoie
J’ai plus écrit de toi Paris que de moi-même
Et plus que de vieillir souffert d’être sans toi

Qui n’a pas vu le jour se lever sur la Seine
Ignore ce que c’est que ce déchirement
Quant prise sur le fait la nuit qui se dément
Se défend se défait les yeux rouges obscène
Et Notre-Dame sort des eaux comme un aimant

L’aorte du Pont Neuf frémit comme un orchestre
Où j’entends préluder le vin de mes vingt ans
Il souffle un vent ici qui vient des temps d’antan
Mourir dans les cheveux de la statue équestre
La ville comme un coeur s’y ouvre à deux battants

Le vent murmurera mes vers aux terrains vagues
Il frôlera les bancs où nul ne s’est assis
On l’entendra pleurer sur les quais de Passy
Et les ponts répétant la promesse des bagues
S’en iront fiancés aux rimes que voici

Paris s’éveille et moi pour retrouver ses mythes
Qui nous brûlaient le sang dans notre obscurité
Je mettrais dans mes mains mon visage irrité
Que renaisse le chant que les oiseaux imitent
Et qui répond Paris quant on dit liberté.

Phil dit: 16 avril 2019 à 8 h 47 min

Le Vatican, prudent, attend les premières premières conclusions de l’enquête sur les causes de l’incendie, pour s’exprimer pleinement. En attendant, la parole est mobilisée par les Sodoma de tout poil.

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 8 h 45 min

Apparition

La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.
C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’énivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un rêve au coeur qui l’a cueilli.
J’errais donc, l’oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.
(Stéphane Mallarmé, « Vers et Prose », 1893)

Paul Edel dit: 16 avril 2019 à 8 h 35 min

Quelle discrétion du côté du Vatican…
Communiqué de Vatican news : »
« Vers 21h30, le directeur par intérim de la Salle de Presse du Vatican s’exprimait: «Le Saint-Siège a appris avec incrédulité et tristesse la nouvelle du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, symbole de la chrétienté, en France et dans le monde».

Alexia Neuhoff dit: 16 avril 2019 à 8 h 30 min

Eh oui, rien n’est éternel, le temps fait son œuvre même sur ce qui paraît inaltérable, la pierre des cathédrales est aussi fragile que le reste, les monuments ne durent qu’à grands renforts de restaurations permanentes, il arrive parfois qu’une simple étincelle réduise cela en cendre en quelques minutes, c’est la cruelle loi de la vie et une leçon d’humilité, un retour à la bonne échelle, surtout à une époque où l’on croit ingénument pouvoir triompher de l’impossible. Que l’on considère qu’on n’a pas inventé d’autre moyen que l’eau pour combattre un incendie, exactement comme au moyen-âge, les seaux ayant juste été remplacés par des techniques un peu plus sophistiquées. Qu’un joyau où se concentrent histoire et beautés artistiques soit ainsi défiguré est évidemment triste et douloureux. Tant d’autres ont à travers le monde été totalement ruinés, effacés, par le fait de la folie des humains, la fureur des éléments ou simplement l’usure du temps.

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 8 h 15 min

S’il fallait désigner un coupable, c’est notre indifférence et notre négligence en matière de patrimoine.
Nos édiles politiques préfèrent laisser leur trace en faisant du neuf et en négligeant le vieux !
On créé mais on oublie d’entretenir.
Quand j’ai publié mon guide sur les fontaines de Paris, j’avais dénoncé dans Le Parisien le fait que la moitié des fontaines de la capitale n’étaient plus en eau.
La Mairie de Paris fit publier un rectificatif et mon livre fut retiré du catalogue.
Aujourd’hui, alors que l’on a englouti des sommes considérables pour réaménager le centre commercial du forum des Halles, on laisse mourir sous nos yeux la fontaine des Innocents, la plus belle et la plus ancienne fontaine de Paris.
Notre-Dame n’est que le flamboyant arbre qui cache la forêt…

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 avril 2019 à 7 h 17 min


…c’est  » fou « , ce qui est arriver; avec ce  » feu « , sur notre Dame, l’Amour, rien que de l’Amour,!…
…l’Amour, des bourses et sa reconstruction infaillible,!…etc,!…Ah,!Ah,!…

Traverse dit: 16 avril 2019 à 6 h 10 min

Chaloux, après le lot d’info consternant et accablant, choisiriez vous de laisser s’exprimer le côté lumineux de l’astre que nous y trouverions un apaisement, un soupçon de réconfort. Quoi qu’il en soit de votre style, de votre personnalité, si vous éprouviez quelque mépris, déception, désintérêt ,désamour, optez pour le silence qui en dit souvent bien plus ou autant et plus élégamment que ces distributions insultantes.

https://youtu.be/dGNzOKxNI9Q

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 3 h 26 min

C’est un peu sa réponse divine etc.

Allons nous coucher sur ce trait d’esprit sordide, bien digne -si l’on ose dire- de l’indigne Delaporte.

(Avec un affreux doute, cependant : aurais-je, par quelque maladresse, brièvement ressuscité ce soir, ce vieil ét.on des collèges : Blabla. Quel maladroit, alors, comme on n’en fait plus… Mais Crétina de Hambourg, la vilaine mérovingienne, est partie faire dodo : c’est déjà ça).

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 3 h 09 min

« d.eu n’ est pas dans la punition. Il laisse ses brebis libres et pâturer. »

Bien sûr. La « punition » ici est spectaculaire, mais modérée : aucune victime à déplorer, si ce n’est un courageux pompier intoxiqué. Le croyant va imaginer librement que Dieu a envoyé un « signe ». C’est ce signe qu’il doit méditer, et dans lequel il trouvera du réconfort.

rose dit: 16 avril 2019 à 3 h 01 min

C’est un peu sa réponse divine au scandale de la pédophilie, en ce début de semaine sainte.

Delaporte

même réaction que ma fille de la punition divine.
Comme le déluge en réponse à Sodome et Gomorrhe ?
d.eu n’ est pas dans la punition. Il laisse ses brebis libres et pâturer.

pour le reste de votre post, suis bien d’ accord.
crains également la folie humaine, l’ absence de bornes des voyous et ĺa déliquescence de la putasserie. Cela entraîne une certitude de soi sur des fondations sablonneuses.

Ce qui nous émeut dans Notre Dame c’est la beauté transmise.

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 3 h 00 min

Matthieu, chapitre 24 :

01 Jésus était sorti du Temple et s’en allait, lorsque ses disciples s’approchèrent pour lui faire remarquer les constructions du Temple.

02 Alors, prenant la parole, il leur dit : « Vous voyez tout cela, n’est-ce pas ? Amen, je vous le dis : il ne restera pas ici pierre sur pierre ; tout sera détruit. »

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 2 h 50 min

Je suis sûr qu’Assouline partage mon horrible doute!
Hein?

(Toujours rien? Il est en réanimation, seule explication plausible de cet odieux silence).

Delaporte dit: 16 avril 2019 à 2 h 45 min

Pour un catholique, ce qui compte, ce ne sont pas les « décors », aussi illustres ou anciens soient-ils ; c’est plutôt l’âme qui préside aux cérémonies et aux rituels liturgiques. Que la messe se passe se passe dans un vieux hangar, sur un autel de fortune, peu importe. L’important est la foi du prêtre qui officie. Je suis choqué quand le fonds Pinault décide de donner 100 millions d’euros brut de décoffrage, pour se faire de la pub. On aurait pu concevoir une nouvelle Notre-Dame plus pauvre qu’une simple église en Afrique ou en Chine. Peut-être que Dieu nous a envoyé un signe ce soir, et qui voulait dire qu’il n’a pas besoin de tout ce luxe deux fois millénaire. Dieu recommande la Vérité. Son Eglise aura beau être riche et somptueuse, il préférera toujours la sincérité de ceux qui y participent. C’est un peu sa réponse divine au scandale de la pédophilie, en ce début de semaine sainte. Nous ne disposons plus que de quelques jours, jusqu’à dimanche, pour réfléchir à ce que nous sommes, et à ce que nous voulons. La providence nous a fait un signe, que nous ne devons pas négliger. En laissant se consumer Notre-Dame-de-Paris, le Très-Haut a montré son mécontentement, et nous a indiqué la voie que nous devions suivre. Que ceux qui ont des oreilles entendent, et que ceux qui ont des yeux constatent !

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 2 h 22 min

« la cathédrale est sauvée. »

Curieux hasard. J’aurai toujours le doute du carambolage de l’histoire.
sachant ce dont certains voyous sont capables.

rose dit: 16 avril 2019 à 2 h 12 min

Clopine
la cathédrale est sauvée.
Victor Hugo rassénéré.
Besoin de gens compétents, à idées de génie.

MC dit: 16 avril 2019 à 1 h 48 min

Il se confirme que c’est le poids de la flèche de Viollet Le Duc qui a percé la nef. Reste à évaluer les dégâts qu’elle a pu faire avant de s’y écraser. Ce scénario évoque un peucelui de Rouen quand un des clochetons de la flèche métallique est tombé dans la nef.Ce n’était qu’un clocheton et les dégats furent importants. Alors une flèche…

rose dit: 16 avril 2019 à 1 h 39 min

en France, fais trois enfants. Tu verras comme c’est bon. Cinq, c’est un émerveillement perpétuel.

Courage, hein.
Vous allez pas chômer.
Les faire, c’est à la portée du premier pékin.
Les élever c’est un challenge.
Vous pourrez en faire* un tailleur de pierre et un maître verrier. Une botaniste, une chercheuse d’étoiles et une marin-pêcheur en Islande.

* rêver qu’ils embrassent la carrière de

nota : je ne crois pas que les derniers posts soient tous de Clopine.

MC dit: 16 avril 2019 à 1 h 26 min

D’après ce qu’on peut voir sur photos du Monde,IVème et VIème croisées d’ogives percées. Structure fragilisée (taches -eau?- sur les murs.)
Maitre Autel
Il semble subsister la cloture de chœur à gauche. Celle de droite n’apparait pas sur les photos. Chute de pierres à la hauteur approximative des Fonds Baptismaux.
Dans l’Axe, au fond du choeur ,la Piéta de Coustou n’apparait pas. Enlevée ou ensevelie?
Impossible de se faire une idée de l’état des vitraux.

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 1 h 20 min

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 1 h 00 min

Merci Jazzi, tu restes pour moi de ceux qui comptent.

(Toujours aucun tweet d’Assouline. Il doit être au lit avec Bobonne).

P. comme Paris dit: 16 avril 2019 à 1 h 11 min

Né à l’ombre de ses tours,
au quatre rue d’Arcole,
un sentiment d’incrédibilité
me poigne ce jour.
April in Paris
dans son immuabilité
effiloche en flamme
mon incrédulité.

Mais pourquoi pas le Sacré-Cœur ?.

Petit Rappel dit: 16 avril 2019 à 1 h 10 min

Etre consolant sur un sujet pareil, Clopine?
Tout dépendra de la réaction des arcs-boutants dans les heures à venir maintenant que les poussées sont modifiées par la disparition de la toiture et qu’une partie de l’édifice est gorgée d’eau.
Beaucoup, aussi, de la compétence des architectes au chevet de la Cathédrale.
A Chartres, qui prit feu au début du XIXeme siècle, la voute avait tenu. Ici, il semble il y avoir eu des chutes.
Pour le reste , la flèche est un complément de Viollet Le Duc et n’a pas toujours existé. L’ancienne était en bois. celle de Viollet, par son poids , a du contribuer aux dégâts.
L’intérieur comporte une splendide cloture de chœur ou je suis entré pour un Baptême. On peut faire des vœux pourque soit préservée la Pieta Dix-Septième, et le livre polychrome des Bas-Reliefs de la cloture coté Chœur. Les Mays de la Corporation des Orfèvres, ou il y a de belles toiles de La Hire, ne se laisseront pas facilement dégager en raison meme de leur format.
Une partie, cependant, pourra toujours être ramenée, celle que René Huyghe a donné aux Musées du Nord en contrepartie des dommages de Guerre infligés par les Allemands aux dits Musées. Une série d’oeuvres est exilée là.
On ignore tout du sort des vitraux, des deux rosaces notamment, dont la perte serait dramatique. Beaucoup dépend de leur réaction à la chaleur.
L’habitude qu’ont maintenant les monuments historiques de sous-traiter les Restaurations est peut-être -je n’exclus pas d’autres raisons- à l’origine du désastre. C’est probablement (le personnel qui est intervenu a interdiction de parler) ce qui a été à l’origine du désastre de l’Hotel Lambert, et, l’été dernier, d’un incendie heureusement étouffé dés sa naissance à la Nationale.
Les anciennes règles avant Travaux permettaient à deux personnes d’explorer la Foret de la Cathédrale, à deux dates séparées. Je crains qu’un chantier colossal comme celui-là ait négligé quelques règles, d’autant qu’on répare rarement en France le toit d’une Cathédrale. Nantes est le seul exemple, et il a bien un demi-siècle. Le résultat fut qu’il flamba. Là aussi, la voute avait tenu.
L’essentiel du Décor de la façade est intact. C’est pour la Galerie des Rois, du Geoffroy Deschaume, et pour les portails, du très restauré. Le petit portail St Etienne, vandalisé il y a quelques années, est le seul élément véritablement gothique encore dans son jus meme après le vol d’une statue. Quant aux Rois, les originaux sont à Cluny et ils ont , sans leurs corps, une toute autre allure que leurs remplaçants. Leur regard, notamment, tourné vers un autre monde.
Voila.
Ce soir, je pense à Maurice de Sully qui lança ce chantier énorme, (un curé, et meme un évêque, désolé!) au Procès de Réhabilitation de Jeanne d’Arc qui y fut lancé par sa mère, à toutes ces scènes que ces voutes virent défiler sous la Guerre de Cent Ans, la Double Monarchie, l’Histoire de France enfin.A Hugo, orphelin de sa Cathédrale, à Claudel,veuf de son pilier, et je suis triste comme vous tous.
Bien à vous.
MC

Jazzi dit: 16 avril 2019 à 1 h 00 min

D. nous avait prédit la catastrophe…

Je n’aurais jamais pu imaginer voir ça* !

Vers 19h20, je suis monté dans le 87, à la station Cluny sur le Bd Saint-Germain.
En traversant le carrefour Maubert-Mutualité mon voisin de siège a poussé un cri : « Notre-Dame est en feu ! ». A l’arrêt suivant, je suis descendu et me suis précipité vers l’incendie. Parvenu jusqu’au quai, à la hauteur du square René-Viviani, la foule était bloquée par un cordon de policiers. Tout autour, valsaient les camions de pompiers sur fond de sirènes d’alarme.
En effet, Notre-Dame flambait ! Et pas qu’un peu.
Par une ruelle latérale, je suis parvenu au centre de la cathédrale, côté Seine. Les toitures de plomb avaient fondues, on ne voyait plus que le squelette noirci de la charpente : une forêt de chênes millénaires. Hallucinant ! Soudain, la flèche centrale, rougeoyante de feu, s’est pliée en deux et a plongé aussitôt au coeur du brasier. On s’est tous mis à crier. On a alors entendu une terrible explosion suivie d’un terrible redoublement de flammes. Un gros nuage de fumée jaune orange a envahi le centre du ciel bleu pâle…
Je suis parti flageolant sur mes jambes, regardant les gens autour de moi. Tous filmaient la scène avec leurs portables !
J’ai traversé le pont de la Tournelle, jetant un dernier regard au chevet de Notre-Dame, avant d’aller prendre le métro à Saint-Paul.

*en sortant du cinéma à Odéon…

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 0 h 43 min

Ed dit: 16 avril 2019 à 0 h 41 min

Coconne, tu ne sais rien de ce temps. tu ne sais rien de la douceur de vivre.

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 0 h 41 min

J’ai honte de toi. Et je te remercie.
C’est horrible.
Mais maintenant tu n’auras plus de repos. Je ne te pardonnerai jamais. Et tu le paieras.
Je t’assure que tu le paieras. A moi ou à d’autres. Ainsi commence notre aventure. Pour toi sans salut.

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 0 h 28 min

Merbe! Coconne va prendre l’avion.

Encore un évènement international!

Où est le temps ou on voyageait sans rien dire à personne?

En toute discrétion.

Elle connait pas coconne?

Ben non…

Ed dit: 16 avril 2019 à 0 h 21 min

Rappelons que la Normandie est proche de d’Angleterre. Ce qui explique les rapports avec l’alcool de ses habitants. Quant au reste, je serai dans la ville des Smiths et des frères Gallagher dans quelques jours et j’ai bien l’intention de rendre hommage à cette culture.

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 0 h 07 min

Cabanis? l’auteur besogneux des indiscrétions de l’Histoire.

Merbe, M Court, un style, une exigence à nul autres pareils.
On n’en dirait pas autant de vous-même.

D. dit: 16 avril 2019 à 0 h 02 min

On va reconstruire et c’est bien.
Donc, dès demain, on triple les effectifs de l’Oppic, et on constitue un groupe de 3 ou 4 architectes des monuments historiques qui se mettent immédiatement à bosser à 100 % sur le sujet. Tous les plans, très détaillés existent. On phase, on chiffre, on passe les marchés et dès 2020-2021 on démarre des tranches de travaux. Il faudra sans doute acheter des chênes entier aux americains. Ou se les faire offrir par Trump.

Petit Rappel dit: 16 avril 2019 à 0 h 02 min

1) Un devoir?
1) Poncif, si l’on veut, mais il s’agissait de montrer en un premier temps, vu une ou deux illustres oppositions, et une présentation radicale que Mallarmé n’était pas justement sorti tout armé, garanti cent pour cent symboliste, de son berceau .

2) Les Gammes. En effet, ce n’est pas toujours réussi . Sa fosse est creusée, sa fosse est fermée en est un exemple, mais soyons charitables et souvenons-nous que Verlaine a commis des Parnasseries imbuvables dans les Poèmes Saturniens! Feriez-vous des folies pour entendre déclamer La Mort de Philippe II, du cher Paul? Non, n’est-ce pas? C’est un peu comme le Théâtre historique de Verhaeren, on sait que ça existe, c’est tout. En comparaison, Mallarmé s’en tire assez bien.

3) JPR et le Tombeau d’Anatole. Ce n’est pas moi qui met en cause Jean-Pierre Richard. Ecrivant cela, je me Il me souvenais avoir lu sous une éminente plume: « ce texte ou JP Richard propose de lire un tombeau d’Anatole. » Je trouve que c’est une position honnête.
4) Sa Fosse etc. Il me semble que c’est dédié à sa fille. Ne peut vérifier, Mallarmé et les Symbolistes étant resté à Paris. (Mais pas Cazalis!)
5) Ne peux vérifier pour la raison exprimée en 4)
6) Eventails Banvilliens. Non retrouvés ici,ou je n’ai que Les Exilés, les Tretente Six Ballades, le Sang de la Coupe, et les Cariatides. Mais les Caprices en Dixains à la Manière de Marot,à la fin des Cariatides en donnent une assez bonne idée. Il y a, chez ces grands bourgeois, un renouveau assumé de la poésie de Cour lorgnant vers le Dix-Huitième siècle et leur temps. Il faudrait chercher du coté des Funambulesques ou autre.
7 Crise mentale. Non ce ne serait pas incompatible
8 « Origine du rien ». Un voyage, ce que j’ai écrit, n’est pas une origine. J’ai également parlé de suspens des choses.
Je crains que l’Origine du Monde ne nous renseigne surtout sur les Gouts de Khalil Bey, son commanditaire, avec les Demoiselles des Bords de Seine, du meme. En tous cas, je n’ai pas évoqué le tableau. Je vois se profiler une argumentation antithétique ici un peu facile, et , laissez-moi le craindre,plus brillante que solide.
9) « anéantissement du lyrisme » (Plus que dix!) J’avais d’abord écrit, puis l’ai effacé le trouvant pléonastique, l’effacement de tout lyrisme personnel dans la mesure ou le lyrisme est expression du Moi.J’aurais peut-être du le maintenir. Et souligner de trois traits rouges en écrivant en marge :du lyrisme romantique, bien sur.
Mauriac.Je vous avoue que, si ses romans ont plus de mal à passer, j’ai eu de la considération pour le poète du Sang d’Atys!
10) Bardique Canonique? Et qui vous dit que je me soucie d’être canonique? Je prends la remarque comme parodique. Cela dit, il me semble que le métier d’un Barde est d’écrire des épopées et que le Père Hugo n’y a pas trop mal réussi. J’ai donc été, peut-être, plus canonique qu’il n’y paraissait. Ceci en ne pensant pas l’être, bien entendu! ça va?
11) Lecomte de Lisle, Oui, il s’agit bien de lui. Auteur de la fameuse boutade: « Hugo, il est bête comme l’Himalaya » qui lui valut la réponse de l’intéressé: « J’approuve Lecomte de Lisle, au moins, l’Himalaya, c’est quelque chose! » Je pourrais ajouter que Midi, les Elfes, ou le Vol du Condor prouve assez qu’il peut parfois avoir du lyrisme, de meme
les Montreurs, pour ne pas le cantonner au genre animalier.
12) L ‘articulation logique est faible, qui mène au lyrisme mortuaire? Mettez ça sur le compte de l’heure avancée sinon d’un texte réécrit!
13)Suite Oui, précisez ou reparait ce lyrisme sous-marin…
14)Je m’appuie sur sa remarque peu avant de mourir: « mes enfants, croyez que ce devait être très beau ». Mais ce livre est composé, si l’on juge par ce qui nous en est parvenu, de fragments sans unité. Hérodiade, Un Coup de Dé, Igitur. Et s’il n’est pas là, il est resté du domaine du rêve.

« Il est beau de tenter des choses infinies,
Dut-on voir par l’effet ses volontés trahies. »
Que j’y croie ou non est sans importance. Le fait est que Je ne le vois pas. J’ai donc le droit d’émettre un doute sur cette création restée virtuelle, me semble-t-il, meme si je dois subir les foudres de de Marie Sasseur.
15) Michel Vintras, prophète autoproclamé et contremaitre à l’usine de carton de Tilly sur Seulles. eut les révélations de l’Ange Strathanael, s’aboucha avec les Naundorffistes, fut arrêté parc la police de Louis Philippe. Ses Prisons d’un Prophète Actuel furent écrites par l’aumonnier de Naundorff. Son disciple, Boullan, ordonné prêtre, commença à écrire des bondieuseries, crut en importance, et dirigea un Carmel Lyonnais. Je trouve curieux que vous ignoriez un personnage que précisément Huysmans transpose dans Là-Bas sauf erreur sous le nom du Docteur Johannes. Les connaissances de magie de Huysmans viennent de ce que lui dit Boullan…
Sur Vintras, Erdan, La France Mystique, et Maurice Garçon dont le livre tient le choc.
16) Le Carmel de Boullan offrait un Sacrifice Provictimal inédit d’un point de vue liturgique, qu’il n’est pas exagéré de qualifier d’orgiaque. L’exfiltration des papiers Boullan par le jeune Massignon est un fait connu, mais on s’abstient d’ordinaire de le souligner. Le renseignement vient d’un Massignolatre pur sucre. Péché de Jeunesse?Il est vrai qu’on peut toujours se consoler avec le Fonds Huysmans d’une importante bibliothèque parisienne.
17) Je ne connais pas cette étude ni cette thèse, du moins, pas sous ce nom là si je l’ai vue. Peut-être en rendrais-je compte quelque jour si publiée.
Vous qui etes si sourcilleux pour un Lecomte de Lisle, je vous signale que l’ouvrage de Huysmans s’écrit Sainte Lydwinne de Schiedam. Un argument contre intuitif là-dedans? Soyez un peu plus précis car il y a deux volumes!
18) Simple précaution oratoire. Non le mot de modèle ne l’est en effet évidemment pas. C’est ce qui distingue une oeuvre d’un roman à clé. Et Huysmans d’un romancier-paparazzi à scandale. (Je ne situe plus, par contre, les discussions avec force acronymes auquellles vous faites allusion.)
19) Non, je ne confonds pas Cazalis et Cabanis, l’illustre inspirateur de la Danse Macabre, et l’auteur besogneux des indiscrétions de l’Histoire. Je pensais vraiment qu’il était médecin. Errare… Perseverare Diabolicum! D’autant que pas mal de mandarins taquinaient la muse à leurs risques et périls. Louis Gillet par exemple, cas limite, puisque complètement sourd, mais auteur de divers poèmes d’opéras pour Saint Saens entre autres.
Merci de m’avoir distrait, par ces questions, de la tragédie patrimoniale que vous savez. « Nous autres, civilisations… »
Cordialement.
MC

Chaloux dit: 16 avril 2019 à 0 h 02 min

Une question, qui hantera désormais toute ma vie: peut-on être putain au point d’en venir là?

Jean Langoncet dit: 15 avril 2019 à 23 h 52 min

@Toi, Laurent, mon ami d’autrefois, tu sais pour qui j’écris

On travaille au refroidissement de l’édifice, qu’on dit

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 49 min

Toi, Laurent, mon ami d’autrefois, tu sais pour qui j’écris. Tu es le seul à savoir. Et je sais que tu liras. Le dernier lien entre nous. Mais indéfectible.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 45 min

L’inscription de Claudel, j’y ai pris garde pour la première fois au bras d’une femme qui est en terre depuis un peu plus de cinq ans et qui a emporté dans la mort la plupart de moi-même.
C’était en 1983. J’avais dix-sept-ans.
Ce qui s’est passé ce soir, je ne le pardonnerai jamais.

Es dit: 15 avril 2019 à 23 h 41 min

La cathédrale ne s’est pas effondrée. On a évité le pire, mais l’image restera gravé dans nos mémoires

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 38 min

C’est quand même bizarre… Mais Tacite était né dans l’Empire… Sommes-nous entrés dans l’indicible?

Delaporte dit: 15 avril 2019 à 23 h 36 min

Mère Clopine, le pommeau, c’est du calva artisanal ? En tout cas, ça vous fait du bien. Vous devriez en prendre au petit-déjeuner.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 34 min

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 23 h 19 min
tu vois mon larbin il n’a d’yeux que pour les fadaises sulpiciennes polo..chacun ses truchements

Quelle connasse, pas croyable.

Delaporte dit: 15 avril 2019 à 23 h 32 min

Résultat des courses : Mère Clopine complètement ivre qui se convertit, et Ed qui pleure pour la première fois de sa vie.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 31 min

Franchement, tu devrais demander à boumol de te faire un enfant. Ce rejeton sauverait la France, c’est certain. Comme dans Feydeau. (Tu devrais t’intéresser aux apparitions de Houilles).
Tous les deux vous êtes deux crétins inénarrables et hilarants. vraiment. Un vrai duo. ce qu’il y a de plus abominable. Un spectacle.

(Néanmoins, je ne suis pas soralien, comme cette lavette humaine de boumou. Donc impossible de participer.)

Simple spectateur.

Delaporte dit: 15 avril 2019 à 23 h 29 min

Tout le monde est anéanti par cet incendie, comme si la miséricorde divine avait quitté notre planète. Une unanimité se fait, enfin. C’est le quart d’heure catholique dans lequel chaque être humain retrouve les autres. Même dans l’épreuve, Dieu nous parle. Les plus cultivés d’entre nous parlent de ce fameux pilier, désormais disparu, ou pêut-être pas, à propos de Claudel, qui disait surtout : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance. Il n’est même pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. »

Clopine dit: 15 avril 2019 à 23 h 25 min

Putain c’est pas fini je vais me soûler bien à fond au pommeau et le blog de Pierre Assouline, qui n’est pas une cathédrale le bouggre pourra eb témoigner. Clopin pas là ailleurs loin de moi et ça continue à brûler.
j’ai envie de défueuler le pommeau c’est déguulasse. pour de vrai/

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 24 min

Mais non, Ed, tu n’es qu’une sotte vexée qui n’en sait rien. Et n’en saura jamais rien.

Adore-moi désormais en silence.
Amen.
(Hurkhurkhurk!)

Je t’assure que ton jugement n’est pour moi pas davantage qu’une m… de chien. tu peux continuer. Peu m’importe.
Je te bénis et te dis : <i<Va.
(Mais lâche-moi quand même, si possible).

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