de Pierre Assouline

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La République des livres
Nicolas Bouvier, de Genève à Genève en passant par le reste du monde

Nicolas Bouvier, de Genève à Genève en passant par le reste du monde

Quel beau titre que « La Suisse est folle » ! C’est tellement vrai même si cela ne saute pas aux yeux ni aux oreilles tant tout y paraît calme, apaisé, neutre quoi. Un petit pays dont il suffirait de déplier les montagnes pour voir à quel point il est grand, en fait. Ne pas s’y fier car en dessous, ça bout. Paraît-il car contrairement à la France, cela ne se traduit pas comme ailleurs. Si en France, on conteste, on se met en grève, on manifeste tout le temps, là-bas on vote tous les dimanches. Ils appellent cela la démocratie participative. Il y fait bon y vivre et, mieux encore, bon y mourir. C’est plus reposant mais n’empêche pas que tout dans la vie quotidienne est sujet à taxes et amendes, que les impôts y sont (bien) élevés, que la délation y est encouragée par esprit de civisme, que l’on y est patriote de son canton plutôt que de son pays etc

En fait, le titre de ce nouveau volume signé Nicolas Bouvier (1929-1998) est double : Genève. La Suisse est folle (édition bilingue français/anglais, 107 pages, 14 euros, éditions Héros-Limite). Car les deux sont atteints. Normal pour une ville qui n’a que dix kilomètres de frontière commune avec la Confédération helvétique, contre cent soixante avec la France. Le jour, elle a bien des attraits insoupçonnés (voir ce reportage original). La nuit, elle mérite bien son surnom de Calvingrad.

En 1985, un proche collaborateur de Jean Malaurie le rencontra pour lui proposer d’écrire une socio-anthropologie de sa ville. On rêve encore de ce qu’aurait été ce volume de la mythique collection « Terre humaine » si seulement le projet avait abouti. Les années ont passé et en 1991, Nicolas Bouvier s’est retrouvé dans un amphithéâtre de la University of South California (Los Angeles) à parler de « sa » Genève à lui. Il le fit à la Bouvier, en écrivain cousu par sa ville et décousu par ses voyages, mélangeant les échelles et les points de vue et en privilégiant la réflexion par analogie.

Ceux qui connaissent mal cette histoire y découvriront le rôle central joué par des hommes de foi et de bonne foi (au sens où l’entendait Montaigne), ces théologiens libéraux au XVIIIème siècle, des réformés marqués tant par l’esprit de Descartes que par les sciences naturelles qui encouragèrent un éloge de la nature encore très présent dans la ville (son extraordinaire bibliothèque botanique en témoigne encore). De grandes familles de patriciens protestants, ancrés dans la haute banque genevoise, financèrent le développement de cet esprit. Ce qui permet au passage à Bouvier de remercier Louis XIV pour « la plus grosse boulette » qu’il ait jamais commise en révoquant l’Edit de Nantes. On découvrira également dans ces pages que la Suisse a donné au monde des précepteurs nomades et des nounous de qualité pour l’éducation des progénitures des grandes familles princières européennes.

On connaît les grands genevois : Calvin, Rousseau, Dunant (le fondateur de la Croix-Rouge internationale). Mais on sait moins que la Chaux-de-Fonds à elle seule a donné elle aussi quelques personnalités hors-pair au monde. Bouvier en cite deux : Frédéric Sauser et Charles-Edouard Jeanneret, les deux ayant changé de nom pour se faire connaître (Blaise Cendrars pour l’un, Le Corbusier pour l’autre) ; mais au passage il oublie un troisième enfant de cette même commune du canton de Neuchâtel : Louis Chevrolet qui, lui, conserva son nom pour briller dans la course et l’industrie automobile américaines. Bouvier en conclut que la Suisse est décidément un pays trop petit pour les génies car ils sont trop dérangeants pour« une société compassée ». On ne saurait lui donner tort.

Il y a tant de choses en si peu de pages qu’on ne peut qu’inviter le lecteur à s’y plonger, même si rien n’y est développé car le format de la conférence ne s’y prêtait pas. Dommage car un point m’intrigue qui aurait mérité plus ample commentaire. Bouvier assure en effet que « nostalgie » est un mot inventé à la fin du XVIIème dans une thèse (1688) par un aliéniste alsacien pour désigner le mal du pays des mercenaires suisses combattant sous des couleurs étrangères. Que la nostalgie du paradis perdu de l’enfance soit un thème récurrent de la littérature suisse romande, nul n’en disconvient, les œuvres d’Amiel, Rousseau et d’autres en témoignent. Que le thème y soit obsédant « comme si l’âge adulte était un âge de plomb menant droit au pêché et à la perdition », certainement. Mais en quoi est-ce exclusivement suisse ? En 1522 déjà, « Heureux qui comme Ulysse » dans les Regrets de Du Bellay… Et comme par ailleurs, tout aussi rapidement, Bouvier helvétise l’invention de la pendule à coucou, erreur répandue depuis une réplique fameuse d’Orson Welles dans Le Troisième homme, alors qu’elle revient au Wurtenberg…

Il est vrai que si l’on considère que cette ville et ce pays évoluent dans une folie invisible, alors tout est possible. Bouvier y croit avec des pages convaincantes sur la passion suisse de l’art brut (ah, la collection de Lausanne !), fêlure dans l’âme nationale qui fait de la Confédération l’un des lieux les plus exotiques qui soient. Il est vrai quand on lit Frisch, Dürrenmatt, Chessex, Walser, ou Mars de Fritz Zorn, et quand on regarde ce que Soutter, Aloïse, Wölfli ont dessiné dans leurs asiles, ont comprend que Bouvier évoque « la démence tranquille et mortelle » à laquelle peut mener « le conformisme pleutre ». Autant dire qu’il ne conçoit pas un instant que ses compatriotes puissent passer pour des êtres raisonnables. Ce qui les rend si attachants. CQFD.

Nicolas Bouvier, je l’avais rencontré à plusieurs reprises pour des entretiens à la radio ou ailleurs. Dès la première fois, je suis tombé sous le charme. D’abord celui de ses livres, ensuite sa voix, son sourire, son regard et surtout ce que d’autres appelleront selon les cas une éducation, une courtoisie, un respect de l’autre, de la politesse, que sais-je encore, toutes qualités qui s’exprimaient parfaitement dans son savoir-vivre. Car Nicolas Bouvier savait vivre. Ses récits en témoignent, qu’il s’agisse de Chronique japonaise, Le poisson-scorpion, Le dehors et le dedans, Le journal d’Aran et d’autres lieux, sans oublier bien sûr L’Usage du monde, indispensable bréviaire pour une vie au moins. L’Echappée belle, publié à Genève chez Métropolis, était un recueil de textes épars un peu décoiffé et lunaire comme lui mais d’où se dégage un charme inouïe. Il ne s’y montrait pas travel  writer ni écrivain voyageur, ni même étonnant voyageur, appellation baudelairienne devenue désormais des labels pour festivals.

Bouvier, ce serait plutôt un maître à déambuler. un pérégrin, l’ambassadeur le plus pur de la Suisse nomade. Un homme doux et calme mais qui souffrait de claustrophobia alpina depuis son plus jeune âge. Il racontait que la calamiteuse météorologie de Genève sa ville natale, avait favorisé très tôt des lectures intensives. Elles lui donnèrent très vite l’envie de déguerpir le plus loin possible du jet d’eau. Il disait aussi qu’on part pour fuir ce qu’on ne peut que fuir… :

«…  des lieux, des familiers, des raisons qui nous chantent une chanson si médiocre qu’il ne nous reste qu’à prendre les jambes à notre cou, on part pour s’éloigner d’une enfance, pour ne pas occuper la niche que les autres déjà vous assignent, on part pour ne pas s’appeler Médor ».

Voilà ce qu’écrivait Nicolas Bouvier et qui retentit encore comme une leçon de vie. On en retrouve encore la trace et l’esprit dans l’album Les leçons de la rivière (Zoé/JPM guides, 2006) co-signé avec le photographe Françis Hoffmann. L’héroïne en est la Verzasca, une rivière du Haut-Tessin  qui se jette dans le lac Majeur qui se jette dans le lac Majeur, une rivière à laquelle Bouvier trouvait un talent fou, enchâssée dans une vallée de pierres calligraphiées.  Lire Charles-Albert Cingria en roue libre(Editions Zoé, 2005), c’est lire deux livres en même temps : l’un sur Cingria, l’autre sur Bouvier. Il n’est pas indispensable d’être Suisse pour apprécier ce précieux traité de l’art de circuler. Avec trois mots pour devise : « Un mètre carré, et l’univers ».

« Je pense à ces clameurs lamentables qui, dans les civilisations primitives accompagnaient chaque soir la mort de la lumière, et elles me paraissent tout d’un coup si fondées que je prépare à entendre dans mon dos toute la ville éclater en sanglots. Mais non. Rien. Ils ont dû s’y faire ».

Nicolas Bouvier a passé sa vie à prendre son temps en bourlinguant à travers le monde, en se donnant le suprême luxe du temps, non par goût des pays lointains, de l’exotisme ou que sais-je encore. Non, ce qu’il recherchait partout dans le monde, c’était la liberté intérieure et la légèreté. Il se disait lorsqu’il les aurait trouvées, il aurait enfin acquis une forme de sagesse. Elle existe bien cette Suisse qui a la bougeotte, vagabonde,  à mille lieux de son poncif, petit morceau d’Europe figée dans les conventions bourgeoises et la rigidité calviniste. Nicolas Bouvier assurait qu’il y avait une vraie violence dans la Suisse à condition d’oser la regarder. Le suisse nomade le fascinait. Il le considérait comme l’archétype de l’autre coté de la montagne. Au fond, si nous ne cessons tous autant que nous sommes de nous poser une seule question tout au long de notre vie, Bouvier lui aura passé la sienne à se demander :

« Mais qu’est-ce qu’il y a de l’autre coté de la montagne ? »

Quelque chose de mieux et de meilleur mais on ne le voit pas. Il a été partout, longtemps. Il y a d’ailleurs croisé plus de Suisses qu’il ne l’imaginait. Avant, les Suisses voyageaient pour fuir la misère, aujourd’hui parce qu’ils ont les moyens de voyager. Mais à San Francisco par exemple, il a constaté l’importance de la colonie suisse en découvrant qu’elle comptait trois sociétés de chant rivales. Aujourd’hui Nicolas Bouvier repose dans le cimetière communal qui jouxte sa maison de Cologny, à huit kms de Grand-Lancy où il était né, dans le canton de Genève. Peut-être avait-il enfin trouvé l’harmonie du monde : elle était en lui.

 

(Photos Nicolas Bouvier – en toit cas pour la première et la dernière car pour les autres, il pourrait s’agir d’un homonyme…)

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commentaires

1 609 Réponses pour Nicolas Bouvier, de Genève à Genève en passant par le reste du monde

hamlet dit: à

pas confondre « un groupe de rock belge » et « un groupe belge de rock » c’est pas pareil.

hamlet dit: à

« et alii dit: 12 juillet 2019 à 11 h 35 min

il parait que
« Spoutnik », en russe, veut dire « compagnon de voyage ». »

exact, il y a même une nouvelle de Tchekhov qui s’intitule « Dimitri et ses spoutniks » traduit en français par « Dimitri et ses compagnons de voyages ».

à moins que ce soit le nom d’un groupe de rock belge des années 80 ?

et alii dit: à

murakami encore:
https://www.universalis.fr/encyclopedie/murakami-haruki-1949/1-le-temps-du-desenchantement/
. Si son amour du cinéma l’amène à consacrer en 1975 son mémoire de fin d’études à « La pensée du voyage dans le cinéma américain », l’influence du septième art sur son œuvre se lit à travers l’importance qu’il accorde à la dimension visuelle dans l’organisation de ses romans : c’est ainsi que son roman After Dark (2004 trad. franç. Le Passage de la nuit) a en partie pour cadre un hôtel dénommé « Alphaville »… Enfin, la littérature américaine est omniprésente chez lui : non seulement il a reconnu l’influence de Kurt Vonnegut Jr, Richard Brautigan ou Raymond Chandler, mais il est aujourd’hui l’un des plus célèbres traducteurs au Japon

hamlet dit: à

oupss pas les Puces, je voulais dire « les Tiques » de Spinoza

hamlet dit: à

et alii vous devriez lire « les Puces » de Spinoza.

et alii dit: à

Sa passion nouvelle étouffe l’ancienne. Les deux femmes partent en voyage en Europe. Quelques lettres envoyées à K., et une nuit, un coup de téléphone : Miu lui demande de la rejoindre au plus vite : Sumire a disparu. On plonge alors sinon dans l’étrange, du moins dans l’insolite. Pour répondre à une unique question : comment parvenir à se rapprocher de ceux qu’on aime, sans se détruire, sans s’effacer. Murakami développe ici l’idée de « l’autre côté du miroir », où serait possible ce qui ne l’est pas dans notre monde, et celle de la vacuité des choses, qui perdent tout sens quand l’absence règne maîtresse.

Alors quel compagnon de voyage, et pour quelles compromissions ? Qui finit par se perdre dans un monde rêvé ? Quelle est la découverte cruciale que nous présente Murakami, sinon celle qui suggère d’accepter les différences, d’apprendre à vivre avec ? Sumire, Miu, K. ont en commun une certaine vacuité, une transparence qui les laisse à la surface des
https://www.chronicart.com/livres/haruki-murakami-les-amants-du-spoutnik/

et alii dit: à

il parait que
« Spoutnik », en russe, veut dire « compagnon de voyage ».

hamlet dit: à

en dehors de welbec pour le moment nous ne trouvons pas de trace de ce saint simonisme dans la littérature française actuelle.

soit c’est les éditeurs qui sélectionnent pour faire croire aux lecteurs que nous vivons toujours dans une société de bisounours.

soit c’est les auteurs français avec ce retard à l’allumage qui a fait leur réputation.

retard à l’allumage ou bien leur origine sociale qui fait qu’ils ne vivent pas vriament dans ce pays mais dans un autre qui porte le même nom, je ne sais pas qui a parlé de Lahire, il avait pondu un bouquin sur l’orgine sociale des écrivains actuels, c’est un des bouquins à la fois le plus effrayant et aussi le plus drôle que j’ai jamais lu.

et alii dit: à

murakami(j’y tiens!)
Tsukuru entame un pèlerinage de Nagoya à Helsinki pour tenter de comprendre sa rupture amicale, de tourner la page et de retrouver Sara qui en a fait une condition à la poursuite de leur relation amoureuse.

Delaporte dit: à

Je n’aimais pas en général les adaptations de Maigret au cinéma. Mes préférées restent celles des années 70 avec Jean Richard, pour la TV. Celles avec Gabin pour le cinéma ne m’ont jamais fasciné. Celles, à nouveau pour la TV, avec Crémer m’ont paru ridicules et nulles à chier. Par contre, quand je voulais vraiment entrer dans cet univers, je lisais un Maigret. Rien ne vaut le bouquin. Les adaptation des livres de Simenon au cinéma, Maigret ou pas, ont en général été désastreuses. C’était de l’illustration, c’est tout. Et surtout de l’ennui, et de l’absence d’art. peut-être que l’adpatation de Gainsbourg avec Coup de lune tranche avec les autres. Gainsbourg avait fait un truc assez personnel, qui a du mérite. Francis Huster jouait dans ce film, et Barbara Sukowa. Deux grands acteurs pour un Gainsbourg déchaîné.

hamlet dit: à

si ça se trouve dans 20 ans toute l’Europe ressemblera à la Suisse ? passou sera content, il y aura une flopée de Nicolas Bouvier qui n’auront qu’une envie : fuir pour aller voir ailleurs ce qui s’y passe.

hamlet dit: à

ou alors c’est Houellebecq va nous pondre un roman qui fera l’éloge de Saint Simon, avec la phrase de Machiavel en exergue où il dit que l’ordre c’est la liberté, il nous a bien fait le coup avec Auguste Comte.

Curieux ce mouvement de balancier de l’Histoire.

Aujourd’hui la jeunesse, la jeune génération réclame l’ordre et le respect de la hiérarchie (cf sondages), d’où ce succès d’estime de welbec chez les jeunes.

C’est la fin d’une époque, une génération s’en va, celle des années 70, qui suite à celle de la guerre misait sur le désordre et le non respect de la discipline pour accéder à la liberté.

après la faillite de ces espérances, une nouvelle arrive, une génération saint simonienne, qui mise sur l’ordre, la hierarchie, la non mobilité sociale, la défense des élites justifiant les inégalités.

un curieux retour à la politique des valeurs au détriment des droits, Dieu seul sait sur quoi tout ça débouchera…

vivement le prochain welbec qu’on rigole un peu.

et alii dit: à

art brut japonais
Les œuvres présentées dans l’exposition sont le fruit de nouvelles prospections. Seul Sinichi Sawada, figure emblématique de l’art brut japonais, qui connut la consécration lors de la Biennale de Venise 2013, revient, apportant avec de nouvelles œuvres la démonstration que les ouvrages d’art brut sont, comme le notait Jean Dubuffet «l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions».
http://www.hallesaintpierre.org/2018/05/18/art-brut-japonais-ii-2/

Delaporte dit: à

Pour M. Hire, il y avait aussi eu une sorte de désistement, comme pour Maigret et la jeune morte où l’on passe d’Auteuil à Depardieu, peut-être pour le pire. Pour M. Hire, Leconte avait d’abord songé à Coluche. Mais il est mort entre-temps, et le rôle est revenu à Michel Blanc.

et alii dit: à

lettre de books
Les véritables héros du livre sont par conséquent les hommes qui ont réussi à franchir les barrières culturelles. Et le premier d’entre eux est Tupaia, un Polynésien originaire des îles Sous-Le-Vent qui, à l’été 1769, s’embarque sur le navire du capitaine Cook. Transmettant ses connaissances à l’explorateur britannique, il lui permet de « découvrir » d’autres îles du Pacifique et notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande. C’est surtout lui qui donne le premier indice d’une origine commune des peuples polynésiens en conversant sans peine avec les Maoris. Les deux peuples, séparés par des milliers de kilomètres d’océan, ont presque la même langue.

Amandine Meunier

Sea People : The Puzzle of Polynesia, de Christina Thompson, HarperCollins, 2019.

Delaporte dit: à

Voilà, j’ai commandé sur Internet pour 4 € ce Maigret et la jeune morte, que va adapter Leconte avec Depardieu. Personne d’entre vous apparemment ne l’a lu, celui-là. Pourtant, il est considéré comme un très bon. Il n’est plus disponible chez l’éditeur, sauf dans la collection Omnibus avec d’autres. Même PaulEdel, ce passionné de Simenon, ne l’a pas lu. Si vous l’achetez, PaulEdel, suivez bien mes recommandations, pour ne pas vous faire rouler. Allez sur un site de vente Internet, pas chez votre libraire. J’ai expliqué pourquoi hier soir. Et ne mettez pas plus de 4 euros dans cet achat, qui cependant risque de vous donner bien du plaisir, et attiser votre curiosité : qu’est-ce qui a fait que le cinéaste a choisi celui-là et pas un autre ? J’aimerais bien entendre sa répondre. N’est-ce pas lui qui dans le passé avait adapté M. Hire ?

Pat V dit: à

il s’agit ni plus ni moins que du HOME ART ©.

@J J-J dit 11 juillet 2019 à 15 h 32 min.
Vous m’avez  » à la bonne  » et puis quoi encore? ;)( absent tout hier a.m. )
Christiane va trouver mon propos ci-dessus obscur,(?) mais je suis prêt à lui donner des explications,comme il m’est souvent arrivé de le faire à des classes du secondaire, et de constater l’esprit éminemment castrateur en matière d’art des enseignants auprès de leurs élèves.

Clopine dit: à

Et Alii, oui, il me semblait bien qu’avec des souvenirs pareils (sourire, hein !), j’aurais dû m’éclipser…

bon d’accord, je sors.

renato dit: à

Et une chose dans l’autre la pêche intensive reste autorisée — avec la complicité de tous les pays européens.

hamlet dit: à

je n’ai pas vu qui le premier a évoqué le nom de Saint Simon ? Sa postérité reste pour moi un grand mystère. Autant il nous est possible de bien situer la pensée des grands philosophes libéraux britianniques : Bentham, Lock, Mill, Smith etc… leurs pendants américains : Jefferson etc… On peut comprendre ce qui dans leur pensée a pu déboucher sur la pensée capitaliste mondialisée actuelle, mais pour passer de Saint Simon à la globalisation ultra libérale actuelle il faut porcéder à une gymnastique bien plus complexe.
Je vois bien ce qui peut pour Saint Simon faire qu’un pays s’en sorte en ressemblant à ce qui s’est sur la Suisse : discipline militaire et religieuse, ordre moral et le respect de la hiérarchie qui l’accompagne, défense (quel que soit le prix) des systèmes industriels et bancaires etc…
Du coup parmi les derniers grand saint simoniens français on a Giscard et son ami Barre, et aujourd’hui on a Macron. Certains arrivent à expliquer la façon dont Macron arrive à associer son saint simonisme avec l’héritage Ricoeur. D’autres voient dans la répression des manifs des giltes jaunes un signe de ce saint simonisme. Et aussi dans sa préférence donnée à l’égalité des chances au dépends de l’égalité des droits sur laquelle reposait la politique de gauche de ses dernières décennies jusqu’à aboutir à ses dernières déconfitures électorales. Dans les sondages on s’aperçoit que la jeunesse met en avant l’exigence d’ordre. La gauche avait remplacé sa politique des valeurs (début des années Mitterrand) par une politique des droits (mariage pour tous, pma etc…) et tout ça débouche sur quoi ? sur une résurgence du saint simonisme ? alors est-ce que c’est le mot passa partout que nos intellectuels sortent de leur chapeau quand ils n’osent pas donner les véritables causes à l’échec de la gauche, ou alors le « saint simonisme » la « franc maçonnerie » à la mode avant guerre ? En tout cas je prédis que mot va être à la mode dans les mois à venir, les anti macrons vont réflechir à ce qu’ils peuvent opposer non pas à la politique de Macron mais au saint simonisme, ça va les occuper sur le plan intellectuel dans leurs stages d’été.

nb : je ne sais pas si certains s’en souviennent mais Saint Simon revient à plusieurs reprises dans la Recherche, où il semble que Proust était un vrai fan de ce penseur à la con, d’ici que Macron nous fasse dans un de ses discours un petit éloge allusif de Proust pour justifier son saint simonisme, je ne veux jouer les oiseaux de mauvaise augure mais il me semble que tous nos petits proustiens s’y préparent.

Pat V dit: à

Avec le homard on en revient aux questionnements philosophiques de Artur C. Danto…
Faire de sa vie une œuvre d’art : De Rugy l’a fait, pourquoi lui en faire le reproche?
Pas même plus scandaleux que nos artistes officiels d’état patentés qui empochent sans sourciller et les subsides de l’État et la manne de défiscalisation du Privé.
De Rugy est en fait un artiste qui pratique un nouveau genre bien que la ficelle théorique soit très usagée, il s’agit ni plus ni moins que du HOME ART ©.

Patrice Charoulet dit: à

Ce vendredi, je découvre sur l’excellent blog de
Maxime Tandonnet ceci :

« NB: devant la déferlante d’injures dont ce blog fait l’objet, sous anonymat bien sûr, proportionnellement à son audience, les commentaires « anonymes » ne seront plus publiés désormais.

Maxime TANDONNET »
No comment.

Paul Edel dit: à

Exigez la seule et vraie lune,  » Lune haute », par Wilfredo Lam.

et alii dit: à

it: 12 juillet 2019 à 10 h 23 min
clopine, une éclipse est prévue le 16 je crois;voyez sur internet;bonne journée

Delaporte dit: à

« Delaporte, si vous imaginez que l’on va
vous verser un revenu minimum pour aller vous pavaner à la Closerie, alors que son personnel, lui, bosse, vous vous trompez. »

Mon cher D, ce n’est pas mon genre de me « pavaner », comme vous dites. Pourquoi le revenu minimum ne servirait-il pas, entre autres, à aller prendre un champagne-cocktail à la Closerie ? La sociabilité est importante pour l’être humain, et des établissement comme la Closerie servent à cela. Dans mon utopie, ils jouent un rôle central pour libérer l’homme. Il n’est pas question de se « pavaner », mais de jouir librement de ses facultés.

renato dit: à

Quelques manifestants civilisés manifestent pacifiquement et ils reçoivent des jets de lacrymogènes ; des fans de foot cassent et volent et personne n’intervient : chic-élégant-kôtelettes.

Clopine dit: à

Les premiers pas de l’homme sur la lune ?

Cette nuit-là, on a fait comme tout le monde. On est tous, enfin la mère et les gosses, quoi, sortis sur le perron du pavillon préfabriqué et on a regardé la lune. Cons comme elle : comme si on allait y voir quelque chose…

Heureusement que personne, en plus, n’a levé le doigt. Partis comme on l’était, c’est lui que l’on aurait regardé.

D. dit: à

Jazzi, l’amour est éternel. Dieu est Amour.

D dit: à

De Rugy est allergique au homard. Je le savais, ça ne fait que confirmer mon opinion.
Ce matin au réveil j’étais incapable de dire de quoi il est minustre. Ça a duré dix bonnes minutes. Et puis : ah oui ! Ecologie du homard.

D. dit: à

Delaporte, si vous imaginez que l’on va
vous verser un revenu minimum pour aller vous pavaner à la Closerie, alors que son personnel, lui, bosse, vous vous trompez.

et alii dit: à

Le Téléphone aphrodisiaque ou Le Téléphone Homard est une des œuvres de Salvador Dalí créées en 1936 pour Edward James1.

et alii dit: à

Une nouvelle disposition de la loi d’orientation des mobilités (LOM) pourrait être adoptée dans les prochaines semaines concernant la prévention routière liée à l’usage du téléphone. Ce lundi matin, sur Europe 1,

Jazzi dit: à

La politique est toujours vieille, Alexia. Jamais rien de neuf ne peut plus sortir de ce côté là !

Delaporte dit: à

« Le homard chez Picard c’est 25 euros. »

Rien ne vaut un homard qui sort de son eau de mer. Jadis, il y avait un vivier dans certains restaurants. On sortait le homard vivant et on vous le présentait, puis il partait en cuisine, et peu après il arrivait dans votre assiette. On se souvient que tel était le cas à la Closerie des Lilas. Pour ainsi dire, les clients voyaient leurs origines, car l’homme fut poisson et homard à l’origine de la vie, quand l’océan recouvrait la Terre. Quand je vais prendre un verre à la Closerie, je me rappelle cet ancien temps avec délices.

et alii dit: à

renato dit: 12 juillet 2019 à 8 h 09 min
vous êtes bien indiscret ce matin!

Alexia Neuhoff dit: à

On pensait la page de « la vieille politique » tournée. On ne nous avait pas prévenus que ce « tourner » était à prendre dans le sens de se corrompre, s’altérer, comme on le dit du vin lorsqu’il devient vinaigre. Ah, mais peut-il en être autrement lorsqu’on met aux manettes le descendant d’aristocrates anoblis à peine quatre ans avant la Révolution et donc de la nuit du 4 août 1789 où furent supprimés les droits féodaux ? A peine a-t-on eu le droit de tremper un doigt dans le pot de confiture qu’on vous le retire, c’est franchement guignolant ! Le successeur de cette noble et fraîche lignée pouvait-il faire autrement, une fois récupéré le pot, que d’y mettre la main, le poignet, le bras tout entier ? Il n’a fait que réparer un préjudice ancestral et remis en selle la très vieille politique. Et si c’était ce qu’il faut comprendre dans le fameux « en finir avec la vieille politique » ?

et alii dit: à

c’est quand on a été en Suisse que j’ai voyagé pour la première fois dans le coffre de la voiture;mes parents voulaient parler sans que j’entende,ni plus ni moins; très bien le billet enfant unique:les coffres de voiture ne contiennent pas deux enfants

Alan B. dit: à

Le homard chez Picard c’est 25 euros. Pas la mer à boire.

Je pensais justement inviter quelques amis pour fêter une promotion. Nous leur proposerons une demi-douzaine de homards (pas de chez Picard, car ça fait un peu trop ‘peuple’), mais en provenance de Basse Bretagne. Pour le plat de résistance, nous prévoyons non de l’eau de mer, mais du Château Yquem. Je passe chez vous pour les 8 000 euros. On refera cela une petite dizaine de fois, pas plus. Merci de votre générosité.

rose dit: à

Renato
J’avais douze ans, j’étais nubile, et je vivais les trois meilleures années de ma vie à la Martinique où mon père avait demandé sa mutation.
Nous étions les cinq collés devant la télévision. Pour nous, ce n’était pas la nuit. On a tout vu en live.
Quelques jours plus tard, nous rentrions en France en remontant la côte est des États d’Amérique et on s’était arrêté à Cap Canaveral. On n’a pas pu entrer mais nous avons vu les rampes de lancement.
Mon père se faisait draguer par les américaines de Miami à New York. Elles nous ignoraient totalement ma mère et nous, les gosses. Sans vergogne (rajoute ma mère)
À NY, ai cessé d’être nubile. Il y avait une grève des éboueux. Ce fut le prétexte. Mes parents m’ont embrassée, félicitée, je souffrais atrocement, cela a duré des années les règles douloureuses -c’est ce qui marque la première différence (la seule ?) entre homme et femme, ce sang chaud et abondant qui coule entre les jambes- et nous sommes rentrés fissa en France, raccourcissant drastiquement le séjour newyorkais.
A commencé l’adolescence.
Etc.
Loin des musées. M’a fallu 26 ans encore.

Jazzi dit: à

J’ai vue l’allée des phalus à Delos, rose. Ou du moins ce qu’il en reste…

Jazzi dit: à

Rien de tout cela n’est immortel, rose. Intemporel, tout au plus.

Jazzi dit: à

Oui, x, nous avons un sacré « hystéro-neurasthénique » ici. Le connaissez-vous personnellement ?

rose dit: à

Jazzi
Les toiles dans les musées
Les livres dans les bibliothèques
La musique dehors et dedans
Les sculptures
La danse
L’art.

Jazzi dit: à

J’avais dix-sept ans et je travaillais comme garçon de café à l’hôtel Martinez de Cannes, renato, et nous suivions les évènements sur un écran de télévision à l’office, entre deux services…

renato dit: à

Heureusement « l’éphémère est éternel », et rien n’est immortel sauf les fourmis et les grands arbres — ce selon le témoignage des Nambikwara, cités par Lévi-Strauss.

Jazzi dit: à

Bonjour rose, qu’est-ce qui est immortel ?

renato dit: à

Que faisiez-vous dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969 ?

rose dit: à

Bonne journée à tous

rose dit: à

Jazzi

Rien ne vaut etc.
Rien de ce qui est éphémère ne vaut ce qui est immortel.

Cordialement

rose dit: à

Cherchais celui de l’entrée debout tête baissée dans le virage à gauche.

Le trouverai en image

Bérénice dit: à

Chamonix, ce n’est d’ailleurs pas une rareté. Des tas de gens comme vous sévissent et occupent des postes chargés de responsabilité
. La malhonnêteté, la perversité, le mensonge , et une foule de végétation du meme genre trouvent à s’ebattre et se développer avec plaisir et profit . Mais l’Homme a souvent ressenti l’époque où il vit comme étant plus pourrie que les temps qui l’ont précédée.

Bérénice dit: à

Chamonix, une case en moins= dérangé = fou= dans votre cas psychopathe. C’est réducteur et cela ne dit pas de vos qualités d’artistes, d’intellectuel et peut être humaines que vous réservez sous conditions .

D. dit: à

Moi je n’en veux pas à de Rugy pour quelques malheureux homards. Le homard chez Picard c’est 25 euros. Pas la mer à boire.
Mais avoir rallié Macron… quelle honte pour lui et son nom.

Chaloux dit: à

Bérénice, impossible de saisir ce que vous voulez exprimer.

x dit: à

Jazzi, évidemment que c’est de Malraux, mais je n’indique pas le contraire (je la suppose universellement connue).

Pour V. Woolf, le mieux (après la lecture du roman lui-même bien sûr) est d’aller lire ou relire, comme je l’ai fait, l’ancien blog de Paul Edel, Près loin.
On présume que les lecteurs de la Rdl sont de grands garçons et de grandes filles, capables de retrouver tout seuls les pages concernées (assez récentes).
Si V. Woolf ne les intéresse pas, tant pis pour eux.

Vous m’avez devancé, mais je m’aperçois que je n’avais pas répondu à Hamlet qui m’avait questionné à propos de l’hétéronyme « Álvaro de Campos ».
A. Tabucchi est à l’évidence un bon guide, mais on peut aussi avoir recours à Pessoa himself, et notamment à sa lettre du 13 janvier 1935 à Casais Monteiro à propos de la genèse de ses héréronymes :

« J’ai mis dans Caeiro tout mon pouvoir de dépersonnalisation dramatique, dans Ricardo Reis toute ma capacité de discipline mentale, revêtue de la musique qui lui est propre, et dans Álvaro de Campos toute l’émotion que je ne donne ni à moi-même ni à la vie. »

Il évoque sa tendance « organique et constante, à la dépersonnalisation et à la simulation » qu’il identifie comme « hystéro-neurasthénique » : « Chaque poème d’Álvaro de Campos (mon moi le plus hystériquement hystérique) » serait ainsi une sorte de conversion mentale de cette tendance à l’hystérie, « heureusement pour les autres, et pour moi-même ».
Tout commence par des poèmes et une idée de blague : « j’eus envie, un beau jour, de jouer un tour à Sá-Carneiro, d’inventer un poète bucolique, du genre compliqué, et de le lui présenter […] sous un jour plus ou moins réel ? Je passai plusieurs jours à élaborer le personnage de mon poète, mais sans résultat. Un jour où, en fin de compte, j’avais renoncé à ce projet — c’était le 8 mars 1914 — […] ayant pris une feuille de papier, je me mis à écrire […] J’écrivis plus de trente poèmes à la file, dans une espèce d’extase […] Je commençai par le titre, Le Gardeur de troupeaux. Et ce qui s’ensuivit, ce fut l’apparition de quelqu’un en moi, à qui je donnai aussitôt le nom d’Alberto Caeiro. […] Sitôt écrits ces trente et quelques poèmes, je pris aussitôt une autre feuille de papier et j’écrivis d’affilée, là encore, les six poèmes qui constituent l’ensemble de Pluie oblique, de Fernando Pessoa. »
« Alberto Caeiro à peine né, je m’employai aussitôt (de façon instinctive et subconsciente) à lui trouver des disciples. J’arrachai Ricardo Reis, encore latent [FP avait ébauché quelques poèmes « dans un style à demi régulier » en 1912, mais avait laissé ce projet de côté] à son faux paganisme, je lui trouvai un nom et l’ajustai à lui-même […] Et voici que soudain, par une dérivation complètement opposée à celle dont était né Ricardo Reis, apparut impétueusement un nouvel individu. D’un seul trait, à la machine à écrire, sans pause ni rature, jaillit L’Ode triomphale d’Álvaro de Campos — l’Ode avec son titre, et l’homme avec le nom qu’il porte.
J’ai alors créé une coterie [en français dans le texte] inexistante. […] J’ai […] entendu en moi-même les discussions et les divergences d’opinions […] »
« Lorsque nous avons publié [la revue] Orpheu, il fallut trouver, au dernier moment, quelque chose pour compléter le nombre de pages requis. J’eus alors l’idée, que je soumis à Sá-Carneiro, d’écrire un poème « ancien » d’Álvaro de Campos — un poème montrant comment pouvait être Álvaro de Campos avant de connaître Caeiro, et de tomber sous son influence. C’est ainsi que j’ai écrit Opiarium […] C’est, de tous mes poèmes, celui qui m’a coûté le plus à écrire, à cause du double pouvoir de dépersonnalisation que j’ai dû mettre en œuvre […] il nous donne Álvaro en bouton… »
Álvaro de Campos est grand (1,75 m, soit deux centimètres de plus que moi), maigre, et a tendance à se tenir un peu voûté […] [Il] a la peau plutôt claire, et un type rappelant vaguement celui du juif portugais [comme Pessoa lui-même] »
« Álvaro de Campos a reçu l’instruction ordinaire des lycées [vs. A. Caeiro qui « a reçu une instruction à peu près nulle, car elle n’a pas dépassé le niveau primaire » et R. Reis, latiniste et « semi-helléniste »], mais un « oncle, curé dans la Beira, […] lui a appris le latin. »

Pessoa écrit « au nom de » Álvaro de Campos « lorsque j’éprouve une envie subite d’écrire, sans savoir quoi. (Mon semi-hétéronyme Bernardo Soares, qui ressemble d’ailleurs sur bien des points à Álvaro de Campos, apparaît chaque fois que je suis fatigué, ou somnolent […]) »
« Caeiro écrivait mal, Campos moyennement, mais avec des lapsus du genre de « soi-même » au lieu de « lui-même », etc. ; Reis enfin écrit mieux que moi, mais avec un purisme qui me paraît excessif ». F. Pessoa précise : « Le plus difficile pour moi, c’est d’écrire la prose de Reis […] ou de Campos. La simulation est plus aisée, et d’ailleurs plus spontanée, dans un poème. »

Dans la lettre suivante (du 20 janvier 1935) Pessoa présente le phénomène sous un angle moins pathologique : « Ce que je suis essentiellement […] c’est un dramaturge. Le phénomène de dépersonnalisation instinctive […] me conduit tout naturellement à cette définition ».
Reconnaissant la justesse de l’observation de son correspondant à propos de l’absence d’évolution (de progrès) dans son écriture, il lui répond : « je ne change pas, je VOYAGE. » S’enrichir de personnalités nouvelles : autant de façons neuves « de feindre qu’on peut comprendre [le monde]. Voilà pourquoi j’ai comparé cette marche en moi-même non pas à une évolution, mais à un voyage : je ne suis pas monté d’un étage à un autre ; je suis allé, en rase campagne, d’un endroit à un autre. »

Merci à Jorge Rodríguez pour le lien vers l’Arquivo Pessoa.

Jazzi dit: à

« C’est mon toc à moi. »

Vous ne m’enlèverez pas de l’idée, rose, que rien ne vaut mieux qu’une bonne bite !

rose dit: à

Sans lassitude.
Naples.
Turin.
Rome.

Le Moma.

La maison de Frida Kahlo.
Le musee de Diego Riviera.

Les trois de Pablo Neruda.
Chui comme ça une dingo des musées, jalouse des gardiens qui y trainent leurs guêtres.

C’est mon toc à moi.

Jazzi dit: à

« Il cavalait dans les musées et / ou les expos »

Et aussi après les femmes, rose ?

rose dit: à

JJJ à 19h47
En reparlerai.
Je me suis faite toute seule ; je suis une autodidacte.
Enfant, mes parents m’amenait (nous trois) au musée ; de l’homme, de la marine, des arts et traditions populaires, du Louvre. J’étais avide mais morte de faim et de soif.

Entre 38 et 48 ans, j’ai connu l’amour. Il cavalait dans les musées et / ou les expos. À la sortie achetait le catalogue ou le livre conçu.
Le temps important était ailleurs et duel.

Je ne sais où et comment s’est passé le déclic. Le jour où j’ai ralenti. Sans lui. Je sais que j’ai aimé seule Rembrandt, Brueghel, Van Gogh et Cézanne. J’ai appris seule et j’ai forgé mon goût seule. J’ai écumé l’île aux musées à Berlin et j’écume toujours Le Louvre et le musée d’Orsay. Sans lassitune.
Le musée Granet.
La vieille Charité aussi.
Un que je ne pénètre pas est le Mucem. Le lieu est une telle mugnificience, l’invitation au voyage est si forte que je fais que passer dedans dehors les dentelles de pierre béton de Ricciotti et emprunter les passerelles, longer le fort saint Jean où Henri Cosquer est venu déposer son invention et où on ne l’a pas cru.
Chui dev’nu une dingo des musées. Récemment, ai vu un événement où l’on peut y être enfermé et y dormir jusqu’au matin blême. J’sais plus où. Mais j’l’ai lu.

Jazzi dit: à

« au fameux « petit tas de secrets » »

Je croyais que c’était de Malraux, x !
Paul a l’habitude, et je suis monté plusieurs fois au créneau pour présenter et donner la parole à Breton himself.
Ici, lui et moi, dans notre très grande générosité, nous n’hésitons pas à donner du lard aux cochons.
Paul vient de déposer un très fin commentaire sur Virginia Woolf.
Silence radio…

rose dit: à

François de Rugy reste ministre 
Ferrand aussi est resté et a pris sa place ; puis costume trois pièces. Rien ne les dérange. Ont-ils honte ?
Cela ne les effleure pas.

rose dit: à

Pablo,
Vous m’avez l’air un peu plusieurs.

x dit: à

Manque la parenthèse fermante : c’est drôlement tendance)
Manque aussi quelque chose immédiatement après : je ne sais plus trop comment j’avais prévu de continuer mais il y a eu un bug.
On se contentera donc de
« Il y a donc cette phrase qui est attribuée » pour que ce soit à peu près compréhensible.

P.S. Si vous préférez jouer, JJJ, la devinette porte sur l’auteur du paragraphe évoquant l’organiste et les animaux mélomanes.

x dit: à

Jansen, vous ne suivez pas ! Je sais bien que ce n’est pas le sujet du fil, mais ce n’est pas moi qui ai lancé la « conversation » sur Breton.
Bien que n’étant pas du tout (et de loin) spécialiste de Breton et parce que Paul Edel n’a pas été entendu, je suis donc monté au créneau (d’où l’on déduira sans doute que je suis aussi André Breton et que le surréalisme conserve).
Donc, un tombereau d’injures est déversé non sur un commentateur, pour changer, mais sur un poète. Mort (pas téméraire quand même, celui qui se rêve procureur). Et tout cela part d’une phrase (employée comme légende sous une photo, si mes souvenirs du premier crachat sur ce thème sont exacts). Il s’agit de démontrer, de prouver, que Breton a bien arnaqué son monde. Rien n’est dit de l’œuvre, bien sûr, aucun état des lieux de la scène littéraire avant et après, non : quelques règlements de comptes (les ami(e)s fâché(e)s qui balancent, poète et « chef de groupe » ou ministre, c’est drôlement tendance et cette phrase qui est attribuée à Breton et qui est censée l’incriminer : « Nous avons choisi la misère ».
Cette phrase en forme de slogan pour couverture de Paris Match m’étonne un peu. Mais, voyez-vous comme c’est étrange aucune source n’est donnée. Impossible donc de vérifier son exactitude ou une éventuelle manipulation (volontaire ou non). J’ai retrouvé la source, j’en ai parlé ici (rien de mieux qu’un point précis pour illustrer les façons de faire et donc donner une petite idée de l’honnêteté intellectuelle de certains intervenants).

Attention ! Ce message contenait des considérations littéraires. Contenu pouvant heurter ceux qui préfèrent les ragots ou la psychologie de bazar malveillante ou le catch.

(9 juillet 2019 à 21 h 59 min)

« Une œuvre est le lieu de rendez-vous que le poète propose aux autres hommes — le seul où il vaille la peine d’aller le trouver. » (Pierre Reverdy)

La citation (mise à 14h 29), quoique fort à propos quand l’intérêt pour les poètes ou romanciers semble se limiter au fameux « petit tas de secrets », n’a pas été choisie au hasard.
Elle aurait dû faire réagir, car elle est tirée de l’entretien radiophonique « Rencontres et témoignages », dans lequel Reverdy, Breton et Ponge répondent aux questions d’André Parinaud (et un peu les uns aux autres. (le 19 octobre 1952 selon l’I.N.A.)
Comme l’était la phrase « nous avons choisi la misère », non seulement tronquée et privée de son contexte, mais encore sans source identifiée.
Cette phrase n’est pas d’André Breton,coupable par association ?, mais de Francis Ponge.

Encore faudrait-il préciser
1) que la question « sociale » avait été lancée par Parinaud
2) et surtout qu’il ne s’agissait pas de s’accorder un tonitruant brevet de vertu politique (et encore moins de sainteté), mais bien plutôt de définir les conditions de possibilité d’une œuvre poétique à cette époque.

« Alchimie du verbe », « plutôt que d’émouvoir, […] transmuer une réalité sensible en la portant tout d’abord à une sorte d’incandescence » (là c’est Breton qui parle) ; « puiser dans les profondeurs plutôt que se complaire aux éclats de la lyre […] exploiter cette zone où le poète espère rencontrer ce qu’il pressentait être le plus important en lui-même et qu’il ne connaît pas, qu’il ne peut rendre évident pour lui-même qu’en écrivant. » (Reverdy).

Ponge prend soin de distinguer la parole poétique (pas innée mais à conquérir) non seulement de la communication ordinaire mais aussi des conversations sur, à propos de la poésie et des poètes.
Cela vaut pour la leur, cette causerie radiophonique qui réunit trois poètes : « aujourd’hui même, ici, nous nous exprimons en langue morte […] Dans la langue de l’ennemi, nous ne pouvons guère qu’évoquer notre langue originelle […] »
Lus ou écoutés à froid, ses termes auraient pu me paraître un peu excessifs, mais les vomissures étalées devant le comptoir de ce café du commerce lui donnent raison.
Ce qui menace le plus l’exercice (la prise) d’une parole ‘vive’ n’est pas le silence mais le bruit : « un brouhaha croissant, mené par les publicistes, les professeurs ou les philosophes, et même les concierges de la littérature très en faveur en ce moment ».

Bérénice dit: à

Vous savez ,ED, il arrive que l’on soit non seulement surchargé de travail et en plus dans la merde plus qu’il n’en faut .

Ed dit: à

@Berenice
Ca m’étonne (parce que après tout, c’est un travail comme un autre, et même admirable si vous voulez mon avis), mais si vous le dites.

Bérénice dit: à

Un peu plus seul que vous. Correcteur vraiment fantaisiste. C’est beau cette fraternité entre gens du meme rang. Bravo.

Bérénice dit: à

Plantez. J’espère que vous ne manquez pas une occasion dans la vraie vie de vous rencontrer et partager entre hommes vos points de vue définitifs. Pablo m’a l’air un peu plusieurs que vous.

Bérénice dit: à

Chaloux, peut être vous plantes vous de la meme façon et bien que je suppose Pablo atteint d’une façon différente, mais quelques cases en plus pour une en moins.

Chaloux dit: à

C’est un soutien absolu.

pado dit: à

Chaloux dit: 11 juillet 2019 à 20 h 59 min
Pablo, quel talent…

C’est ce qui s’appelle un soutien du bout du clavier.

pado dit: à

Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 20 h 24 min
Étrange: quand hamlet est KO, pado et x ne sont jamais très loin.
Étonnant, non?

Alors là Pablito tu me fais un immense plaisir, bien sûr il n’a pas de réalité, mais m’associer à hamlet et x je crois bien que personne ici n’y aurait songer (même pas mon chaloux qui pourtant fantasme trop)
J’en suis tout rouge de confusion, moi qui n’ai pas lu le dixième (au mieux) de leur bibliothèque (hors polars bien sûr) cette association me va droit au coeur.
Je t’aime Pablito.
Bien sûr tu craches partout, tu divagues, tu dénonces ton voisin, tu renies toute démocratie, mais en cet instant, je t’aime.

Chaloux dit: à

Pablo, quel talent…

Alan B. dit: à

François de Rugy reste ministre et s’engage à rembourser « chaque euro contesté »

Il aurait donc possiblement abusé des deniers publics…L’histoire jugera. Ce petit marquis et sa clique font le lit du ‘populisme’ chaque jour un peu plus.
Honte à lui, qui pousse sa collaboratrice à la démission et reste bien arrimé à son fauteuil de ministre inopérant.
Something is rotten in the state of France.

Bérénice dit: à

Edel, vous êtes nul. Le diagnostic est tombé. Un de plus qui continuera d’exprimer une bêtise certifiée conforme . Pablo, demandez à votre fille de vous vacciner contre la rage.

Bérénice dit: à

C’est une ampoule non électrique, qui lorsqu’elle est pleine déclenche cette envie d’aller aux WC. C’est la partie entre les sphinters et le colon, en gros.

Pablo75 dit: à

D. dit: 11 juillet 2019 à 20 h 32 min
Qu’est-ce que c’est une « ampoule rectale » ?

C’est ce que la baguette de Karajan a produit ce matin dans le fion du Pétomane et qui lui a fait voir des mirages.

D. dit: à

Qu’est-ce que c’est une « ampoule rectale » ?
Il ne me semble pas que j’en possède une.

Pablo75 dit: à

Étrange: quand hamlet est KO, pado et x ne sont jamais très loin. Et toujours en train d’aboyer contre celui qui a tapé sur la tronche du Pétomane.

Étonnant, non?

Pablo75 dit: à

« Lisez cet été « Entre les actes » de Woolf. Superbe lecture pleine d’humour, plutôt que d’absorber les litanies d’insultes de Pablo l’encombrant qui est bcp moins inventif, dans ce registre, que Céline dans sa correspondance. »
Paul Edel dit: 11 juillet 2019 à 19 h 54 min

Tu es nul Edel. Non seulement parce qu’à ton âge tu as cru un journaliste de Libé qui te disait que Breton avait vécu dans la misère alors qu’il était très riche, mais aussi parce que tu me compares à un grand de l’insulte (inférieur quand même à Saint-Simon et bien sûr à Bloy) et surtout parce que je n’écris pas ici dans ma langue. Crois-moi, en espagnol j’insulte beaucoup mieux (l’espagnol a, en plus, une variété infinie d’insultes, gros mots et injures). Tu crois que Céline en danois il insultait aussi bien que moi en français?

De toute façon, je te remercie de me comparer à Céline, même négativement. Moi je n’aurais jamais eu l’idée de penser que tes romans sont beaucoup moins inventifs que ceux de Céline. Jamais me serait venu l’idée d’associer ton nom au nom d’un grand romancier, mème négativement.

Delaporte dit: à

Cette rage d’adapter au cinéma des romans, souvent très bons ! Je viens de lire la nouvelle suivante, qui me laisse perplexe. L’action sera transposée en Italie, dans une ville portuaire de migrants !

« Dix ans après, la «Divine» reviendra en haut de l’affiche en 2020 dans un long-métrage dirigé par Edoardo Ponti, le fils qu’elle a eu avec le producteur Carlo Ponti (1912-2007). Dans une adaptation du roman d’Émile Ajar, La Vie devant de soi, Sophia Loren jouera Madame Rosa, une survivante du camp d’extermination d’Auschwitz, qui va servir de mère de substitution à un jeune immigré musulman, surnommé Momo. »

Chantal dit: à

renato whaouw ! je vais écouter merci !

Delaporte dit: à

« Dieu m’éprouve, camarade Delaporte »

Camarade de nota, malgré votre métier en perdition (et en déperdition) vous avez bien du mérite. Mais Dieu reconnaîtra les siens !

Delaporte dit: à

Et PaulEdel aviez-vous lu Maigret et la jeune morte ? Cela va être un événement, depuis le temps où l’on n’a pas porté de Maigret au cinéma. Le choix a dû être douloureux et analytique ! Je ne sais si on peut s’en réjouir, car adapter des Simenon (qui plus est des Maigret) ou même des San-A. étant une aberration à mon sens… Cela donnera peut-être envie de lire le roman, pour constater le désastre. Depardieu a la bouille pour un tel désastre. Désormais, il les collectionne un peu.

de nota dit: à

Camarade Delaporte, c’est une libraire, je suis entouré de femmes, ce n’est plus une librairie, c’est un gynécée! Ce qui est très difficile à vivre au quotidien, qui dira la dure épreuve d’être tous les jours soumis à la tentation? Sur 23 employés, nous sommes quatre mâles, voyez, que des filles! des jeunes, des moins jeunes- mais pas moins séduisantes- des brunes, des blondes, deux rousses…c’est pas une vie, Dieu m’éprouve, camarade Delaporte, et ça fait trente ans que ça dure, ce n’est pas charitable…

Pablo75 dit: à

S’abaisser à utiliser des méthodes de ganster nazi parce qu’on a mal au fion à cause de la baguette d’un vieux sorcier de la Beauté Musicale !

Comment peut-on tomber si bas?

Paul Edel dit: à

Lisez cet été « Entre les actes » de Woolf.
Superbe lecture pleine d’humour, plutôt que d’absorber les litanies d’insultes de Pablo l’encombrant qui est bcp moins inventif, dans ce registre, que Céline dans sa correspondance.
Le 26 février 1941 Virginia Woolf achève son roman « Ente les actes » , qu’elle donne à lire à son mari Léonard ..Le 28 mars suivant, elle pénètre dans la rivière Ouse, les poches remplies de cailloux. Je viens d’achever la lecture de ce texte (qui longtemps s’appela « Pointz Hall », ou « La parade »).
Un éblouissement. Le roman fut commencé en 1938, V W rédigea une centaine de pages qui en reste la matrice… Elle y travaillait parallèlement avec une biographie de Roger Fry, son ami mort à l’automne 1934.
Elle reprit le manuscrit écrit par intermittences en janvier 4O, dans une ambiance d’immense anxiété après la défaite de la France et la possibilité d’une invasion de l’Angleterre par les troupes nazies. Elle achève une seconde version- proche de celle qu’on lit- du manuscrit en novembre 1940. Elle écrit dans son « journal »: »Je me sens quelque peu triomphante en ce qui concerne mon livre. Il touche, je crois, plus à la quintessence des choses que les précédents(..) J’ai eu plaisir à écrire chaque page ou presque ».
Ce plaisir « de la quintessence des choses » se retrouve intact à la lecture de la nouvelle traduction. Ce roman est vraiment un sommet de son art. Perfection sur l’unité de lieu, et de temps dans une vraie homogénéité .Nous sommes plongés pendant 24 heures dans une magnifique demeure seigneuriale, un jour de juin 1939 (il est fait d’ailleurs allusion à Daladier qui va dévaluer le franc..).Nous sommes à environ 5O kilomètres de la mer, à Pointz Hal, sud-est de l’Angleterre… C’est là que va avoir lieu une représentation théâtrale amateur donnée à l’occasion d’une fête annuelle villageoise. Comme dans une pièce de Tchekhov (on pense beaucoup à « la Mouette » pour le théâtre amateur et les tensions familiales et à « La cerisaie » pour le passé d’une famille menacée d’expulsion..
Les personnages ? ce sont d’abord des silhouettes et des voix, bien qu’ils soit finement dessinés socialement. Jeux d’interférences complexes, de rivalités soudaines, de rapprochements et d’éloignement réguliers

Et le théâtre dans tout ça?…
Car dans le roman, la représentation villageoise domine.
Quel genre de pièce (proposée par la très impériale Miss La Trobe) regardent donc les personnages du roman ?et pourquoi ?
On remarquera que cette « pièce » n’est qu’un curieux assemblage de citations et d’emprunts assez parodiques voir loufoques, et carnavalesques.. de trois grands moments du théâtre anglais :le théâtre élisabéthain(tant aimé par Woolf) , avec notamment le Shakespeare patriote de Henry V et Richard III ; puis les stéréotypes des comédies de la Restauration dont Congreve est l’éminent représentant ; et enfin, le théâtre victorien et ses effusions sentimentales.
Mais on remarque que ,à chaque « moment » de ce théâtre, il est question de l’Angleterre menacée, du pays saisi dans temps de grand péril (texte écrit rappelons-le entre 1938 et 194I) avec le spectre de la dissolution de la nation.
Ce qui est à noter c’est que le contrepoint à ces épisodes « parodiques » et façonnés en plein amateurisme cocasse(la cape de la Reine Elisabeth possède des parements argentés fabriqués avec des tampons à récurer les casseroles…) et en même temps emphatico-patriotique , s’achèvent par…. le meuglement répété des vaches derrière le décor dans le champ voisin!! Elles couvrent les grésillements du gramophone. Meuglements si incongrus que l‘auteur s’explique.
La romancière commente: »l’une après l’autre, les vaches lancèrent le même mugissement plaintif. Le monde entier s’emplit d’une supplication muette. C’était la voix primitive qui retentissait à l’oreille durement à l’oreille du présent (..) Les vaches comblaient la béance ; elles effaçaient la distance ; elles remplissaient le vide et soutenaient l’émotion. ».
Ainsi Woolf répète ce qu’elle avait déjà affirmé dans d’autres romans , à savoir que l’art est impur, imparfait, boiteux, artificiel et ne rejoindra jamais le réel brut de la vie ..Entre cette « vie réelle »et nue et l’art théâtral, « reste ce vide « entre les actes »…

Pablo75 dit: à

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 19 h 34 min

Cela me comble de te voir si KO que tu dois t’abaisser, toi le Grand Démocrate, toi le Grand Donneur de Leçons d’Éthique, toi le Grand Prêcher de la Fraternité Universelle, à imiter les nazis, en t’attaquant à la famille, c’est à dire à la génétique. Heureusement pour les Juifs français que tu n’étais pas adulte pendant l’Occupation, toi l’antisémite pour qui le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries équivaut au fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif, comme tu nous les as expliqué il y a quelques mois.

Je te répète ce que j’ai écrit hier:

Moi je ne m’abaisserais pas à insulter tes parents pour t’atteindre, toi (tu ne vaux pas cela).

Mais surtout je n’insulterai pas tes parents parce que je les plains vraiment. Avoir produit un Crétin Total comme toi, ça a dû être terrifiant pour eux. En tant que père je me mets à leur place. Je crois que si j’avais eu un fils aussi Définitivement Con que toi je me serais suicidé. Venir sur cette planète pour multiplier de façon exponentielle la Connerie qui la ravage ça doit être horrible. Même si c’est involontaire, leur sens de la culpabilité a dû être énorme.

Tous les efforts qu’ils ont fait pour t’élever et avoir comme récompense au bout du chemin une sous-merde comme toi, ça dû être pour eux effroyable.

Janssen J-J dit: à

@ Qui a prononcé la phrase « Nous avons choisi la misère » ?

Pierre Guyotat, je crois.

Chantal dit: à

C’est hyper flippant votre jeux tous les coups sont permis !

Mon coeur est tout givré, un vrai bloc de glace, c’est çà la surprise de l’été chez assouline, une cure de désintoxication littéraire et sentimentale !!!

Il ne manque plus que le fantôme nommé désir, diablotin qui marche en rond au fond d’une boîte à outils avec des pieds velus et des petits ongles brillants de corsaire.

je vois son reflet dans une flaque de wisky, il n’a pas bonne mine …

version canadienne TRAVERSER L’HIVER

texte génial

https://www.youtube.com/watch?v=G9HR265-ZyA

Delaporte dit: à

« Et vous voudriez que je m’occupe aussi de la littérature ! Ce n’est pas charitable, camarade Delaporte. »

Au moins vous êtes paresseux, camarade de nota, c’est déjà ça ! Mais vous devriez prévenir le ou la libraire responsable des Maigret ! On ne sait jamais !

Janssen J-J dit: à

@ Entre 38 et 48 ans. J’étais comme l’oeuf qui sort de la poule, je n’avais rien vu, ne savais rien. Je fus prise de frénésie. Après avoir été trainée dans les musées, je les ai dévorés goulûment.

Mais que s’est-il passé au juste ? Qu’est-ce qui a décliqué à ce moment-là ? Qui vous avait « trainée » dans les musées, et pourquoi diable avoir fait cela ? Voilà ce qu’il nous faut savoir et comprendre, nous qui vous avons tant aimée, Glenda.
Surtout, ne dites rien si ces questions sont trop indiscrètes et voyeures, car oui, elles le sont. N’y répondez pas directement, ici et maintenant. Plus tard peut-être, bien plus tard.
Je suis ému.

et alii dit: à

d’autres auteurs. Je regrette un peu, d’autant qu’il ne figure pas dans l’édition de La Pléiade. Vous les avez lus non, mais ce n’est pas trop tard;c’est très tentant;bonsoir

de nota dit: à

Camarade Delaporte, je m’occupe des sciences humaines! l’histoire, les sciences, la philo, la socio, la psy, la religion, l’économie,la géopolitique et même de l’ésotérisme et des témoignages!
Et vous voudriez que je m’occupe aussi de la littérature ! Ce n’est pas charitable, camarade Delaporte.

x dit: à

Ça fait plaisir de voir Claude Romano mentionné ici.
Quant au Voyage d’hiver de Perec, j’ai acheté le texte seul, sans ses prolongements par d’autres auteurs. Je regrette un peu, d’autant qu’il ne figure pas dans l’édition de La Pléiade. Vous les avez lus, et alii ?

Delaporte dit: à

Aujourd’hui, il faut faire attention à TOUT ce qu’on achète. Il paraît que des avocats bio, censés venir de l’Espagne, viennent en réalité du Pérou ! Scandale alimentaire révélé par le Canard. Cet après-midi, faisant mes courses dans un magasin d’alimentation bio, pour acheter des lentilles bio, il y avait un affichage à la caisse relatant cet épisode douloureux, avec une défense des commerces bio qu’on n’avait pas le temps de lire, tant la queue était courte et le message long. C’était du Peter Handke inversé : longue lettre pour un court adieu ! Ah, les salauds…

pado dit: à

Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 19 h 27 min

Je crois que là même mon chaloux en reste baba.
Une faille ne s’ouvrirait-elle pas entre Bouvard et Pécuchet ?

Bérénice dit: à

Defouler.

Delaporte dit: à

Qui plus est, sur la page de couverture de l’édition qu’il ne faut pas acheter est indiquée la formule : « réécrit en français simple ». Ma libraire ne sait donc pas lire !!! Ou alors elle est plus que myope : presque aveugle, déjà (elle était dans la vingtaine, la pauvrette, mais je ne lui ai pas dit qu’elle était complètement conne !).

x dit: à

Je repose mes questions :

— Qui est l’auteur des quelques phrases sur les animaux mélomanes (surtout les crocodiles) ?
x dit: 10 juillet 2019 à 23 h 29 min

— Qui a prononcé la phrase « Nous avons choisi la misère » ?
— La citation reflète-t-elle le sens de la phrase non tronquée ?
— Dans quel contexte survient-elle ?
— A-t-elle le même statut que les œuvres du poète ?
(Vous avez tous les éléments sur ce fil.)

Bérénice dit: à

Pablo, si ca vous manque. La police est équipée de matraque télescopique un de ses bras armés à d’ailleurs provoqué une lesion involontaire sur 10 centimetres dans l’ampoule rectale d’un garçon de façon tout à fait involontaire. Engagez vous, vous pourrez vous déroulez sans encourir trop de tracasseries .

hamlet dit: à

Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 19 h 27 min

pablito allez arrête ! sérieux tu me fais peur !

tu sais que je prends des tranquillisants à cause de toi ? j’ai perdu 20 kg, je ne mange plus, je marche dans la rue, hagard, et blême, je me réveille en sursaut la nuit ! du coup ma femme s’est barrée, tu imagines un peu les conséquences de ton harcèlement sur moi ?

tu veux refaire comme ton père ? c’est ça ?

Delaporte dit: à

de nota, vous allez certainement avoir des clients qui vont vouloir lire ce Maigret. Faites gaffe de pas leur fourguer la mauvaise édition ! Vous nous tiendrez au courant, au moins ?

Pablo75 dit: à

Pétomane, tu vois quoi ce soir à la place des légions romaines défilant Via Appia après le deuxième maraboutage de ton derrière par le vieux sorcier? Raconte-nous…

Delaporte dit: à

Passou n’a toujours pas ajouté de point à l’abréviation « etc » !
Je suis passé dans une librairie pour acheter le Maigret qui va devenir un film avec Depardieu, Maigret et la jeune morte. Ils ne l’avaient pas, mais en édition Omnibus (l’intégrale, que Passou avait préfacée). La libraire m’a proposé de le commander. Problème, n’est plus disponible qu’une version « réécrite en français simple ». La jeune libraire l’ignorait, et je lui ai fait remarquer sa bévue. Tout ceci pour montrer l’incompétence des libraires en général, prêts à vous fourguer n’importe quoi, ne comprenant rien. Il faut tout leur expliquer. Résultat des courses, je vais acheter ce roman sur Internet. Après, on se plaint que la librairie s’effondre. Mais quand on voit de tels incompétents, qui s’y prennent comme des pieds, on ne se demande plus pourquoi. Si vous voulez lire ce Maigret, attention ! Vous devez choisir une version complète, et non pour débiles mentaux. C’était un conseil d’ami. Et évitez les libraires (il y en a de bons, comme de nota, mais ils sont rares !).

hamlet dit: à

Chantal ! aidez-moi, dites à pablito d’arrêter de me harceler !

je n’ose plus venir sur ce blog par peur de le croiser. c’est pour ça que je ne fais que quelques apparitions furtives, j’envoie un petit commentaire de trois mots et hop ! je repars !
c’est plus possible de vivre dans une telle terreur.

rose dit: à

Ce soir, on va au cinéma du Lion d’or.

Pablo75 dit: à

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 19 h 21 min

Je parlais de ton fion, Pétomane ! Là ou ce matin ce vieux sorcier de Karajan t’a mis sa baguette si profond que tu as vu des bateaux en difficulté sur la mer alors qu’on était dans une salle de concert !!!

Bérénice dit: à

Renato, j’ai repeint le mien, un antique appareil, en gris ardoise ou bleu, c’est comme on veut. Il était recouvert d’autocollants qui m’ennuyaient, deux se sont decollés, je les ai aidés et laissé la forme blanche comme si cela avait été fait avec un pochoir.

rose dit: à

Clopine, Janssen JJ, Christiane et Bourdieu, Bérénice aussi

N’ai pas lu Bourdieu, ni les Héritiers dont je ne suis pas, ceci de manière systémique.
Comment suis-je venue à la culture ?
Les livres, par l’école dirai-je, un plaisir fou et une passion que je partage avec Pierre Assouline pour La chèvre de Mr Seguin.
Le cinoche, une tradition familiale diluée au compte-gouttes : un moment de bonheur fou, familial où on allait à Malakoff, fief communiste. On n’avait pas d’eskimaus à l’entracte parce que mon père nous menait la vie dure. Tous les John Wayne y sont passés et 2001 l’Odyssée de l’espace. Auquel nous n’avons pigé que pouic.
On réclamait, les trois mioches, encore du cinoche, on découvrait l’Amérique ! et ma mère,espiègle, répondait « .ce soir, on va au ci Ema du Lion d’or ». Et elle disait bien le Lion en un seul morceau. Le temps qu’on décode, on était marrons.
La danse par mon corps ; et, lorsque j’ai voulu être petit rat, à l’Opéra, suite au feuilleton avec Odette Joyeux à la téloche, vite fait, on m’a trimballé chez le médecin de famille qui a diagnostiqué une scoliose suraîgüe et la danse finie. Finies les pointes surtout, ces chaussons durs sur lesquels on se mettait sur la pointe des pieds.
Le théâtre, pas mal avec qq. hauts et bcp de bas. Dans les hauts, le roi Lear à la campagne Pastré . Les bas, je les saute allègrement.
M’est resté le théâtre équestre de Bartabas. Une mise en scène, une représentation durant laquelle les gestes, la gestuelle, rendent inutiles les mots. Rappeler quand même, hein l’architecte tyrannique ? que les mots sont insuffisants à faire une pièce.
L’art, bien plus tard. Entre 38 et 48 ans. J’étais comme l’oeuf qui sort de la poule, je n’avais rien vu, ne savais rien. Je fus prise de frénésie. Après avoir été trainée dans les musées, je les ai dévorés goulûment.

hamlet dit: à

pablito !!! j’ai trouvé ! Gabriele Respighi, magasin de chaussure via Veneto !

c’est ça quand tu disais le « via Veneto » de Respighi ?

tu veux savoir quoi ? le prix des pompes ? demande à Paul Edel ! si ça se trouve il est à Rome il peut passer faire un tour et te les ramener. qu’est-ce que tu veux que je te dise !

Pablo75 dit: à

Je n’ai jamais vu de ma vie un Crétin pareil ! Tu l’interpelles en l’appelant Pétomane, et il répond !!!

Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 19 h 10 min
Pétomane, tu ne nous dis rien sur l’interprétation magistrale que ce vieux renard d’Herbert fait de la « Via Appia » de Respighi pour épater les Japonais?

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 19 h 17 min

Chantal dit: à

@ e alli, souvenir du voyage d’hiver en musique classique, tout passe à une drôle d’allure dans mes oreilles, je revois, j’entends, par moments, bribes, Orlando, voix de mots de printemps, saisons, et puis se mêle à la voix radio, le récit de Rousseau qui regarde les gens danser, une fête de village, il est traversé par des images joyeuses, naturelles, et encore plus loin dans le ruban, un crin crin sourd, Nicolas Gedda, le postillon de Lonjumeau, opéra comique, festival de fanfaronnades chantées, une calèche, des soubrettes, un séducteur à la voix mollissante, derrière mon dos, des bruits de fourchettes, la bière qui coule à flots, le bruit des mandibules. Expiration. Reprise. Magnéto Serge.

hamlet dit: à

« Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 19 h 10 min

Pétomane, tu ne nous dis rien sur l’interprétation magistrale que ce vieux renard d’Herbert fait de la « Via Appia » de Respighi pour épater les Japonais? »

ne me met pas la pression pablito !

laisse moi le temps de chercher sur wiki nom d’une pipe !

alors j’ai trouvé 2 Respighi, il y en a un qui a l’air d’être compositeur de je sais pas quoi, et l’autre il joue défenseur à l’inter de Milan.

du coup j’ai besoin de plus d’infos pour te répondre : tu parles duquel ?

renato dit: à

«… j’espère que ce n’est pas trop tard pour présenter des excuses. »

En tout cas je m’obstine à ne pas décorer mon frigo… on ne se jamais qui ou quoi peut bien se cacher derrière un aimant… un mouchard peut-être…

Bérénice dit: à

19h10 incurable!

hamlet dit: à

pablito, tu pas du « vieux sorcier Karajan » au « vieux renard d’Herbert » ?

attention pablito, j’ai l’impression que tu cherches à nous embrouiller !

et après la fable du sorcier et du renard ça va être quoi ? la grenouille et l’éléphant ?

Bérénice dit: à

Ed, il y aussi le cas où le personnel affecté aux soins vit comme indignes ce genre de tâches. Peut être d’ailleurs est ce cette indignité eprouvee par l’aidant ou le soignant qui majore chez le soigné quand il est conscient un sentiment l’indignité.

pado dit: à

En revanche (c’est paraît-il plus littéraire) j’ai toujours « certaines présentations avec photos ».
Et là, pour jouer à Pablito se rendant à la Kommandantur, ya de la matière, de la vraie.
J’en connais qui ne devraient pas être fiers.

hamlet dit: à

« il y a quelque chose chez Woolf qu’on ne trouve pas chez Proust, je sais pas quoi, une insolence, du mouvement, de la mobilité, une volonté de s’arracher du présent… »

alors ça pablito ça m’étonnerait que tu le trouves sur wiki ! avec tous ces proustiens de mes deux qui courent les rues c’est un coup à avoir un million de procès pour diffamation.

trop drôle !

pablito tu les as entendus les flocons tomber ? écoute ça va te plaire ! ils tombent de 1mn25 à 1mn40, mais c’est pas comme la tempête de Guillaume Tell, c’est juste des petits flocons de neige, écoute et tu me diras ce que tu penses de l’interprétation de l’ami Murray ?

Pablo75 dit: à

Pétomane, tu ne nous dis rien sur l’interprétation magistrale que ce vieux renard d’Herbert fait de la « Via Appia » de Respighi pour épater les Japonais?

Ou tu as peur, en l’écoutant, de sentir dans ton derrière qu’il est en train de te mette une autre baguette bien profonde comme celle qu’il t’a mise pour l’ouverture de « Guillaume Tell » et qui (grâce à ses secrets de vieux sorcier de la Beauté Musicale) t’a fait voir des bateaux sur l’eau là où il n’y avait qu’un orchestre sur une scène?

hamlet dit: à

le problème est que quand on tient ce genre de blog avec une ampleur aussi considérable, et des exigences aussi élevées quant au contenu (contrairement à d’autres que je nommerai pas), on a un peu la tête dans le guidon.

par contre vous aviez participé à la biographie du grand écrivain ! par.. comment déjà ? la Fédération des Biographes Indépendants : le FBI.

Pablo75 dit: à

Jazzi dit: 11 juillet 2019 à 14 h 45 min
Après Proust, hamlet, et au nom de la parité, tu ne pourrais pas nous pondre des perles sur Virginia Woolf ?

Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 15 h 00 min
Bien sûr qu’il peut. Mais attends un peu qu’il lise (et arrive à comprendre) ce que dit la Wikipedia sur elle.

Ne perdant pas une seule occasion de se la péter, notre Grand Pétomane Tonitruant de la Pensée Creuse l’a lue. Voilà le résultat :

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 16 h 40 min
Woolf est inattaquable, n’est-pas elle qui a dit que les mots sont un procédé impur, que naitre dans le royaume silencieux de la peinture est infiniment préférable ? comment attaquer une écrivaine qui pond ce genre de truc ? qui en plus s’est insurgée contre l’intellectualité au dépens de la sensibilité. Elle avait trouvé le parfait équilibre entre les deux, non ? son engagement politique et social ? avoir sa chambre à soi ? son club de Bloomsburry avec Laurel et (Thomas) Hardy… N’est-ce pas elle aussi qui a dit que le « je » devient universel quand il passe par un effacement du « moi » ? et puis il y a quelque chose chez Woolf qu’on ne trouve pas chez Proust, je sais pas quoi, une insolence, du mouvement, de la mobilité, une volonté de s’arracher au présent…

Très belle enfilade de Perles (elle est en forme aujourd’hui, l’Andouille).

hamlet dit: à

zut alors, dire que j’avais même pas pris conscience à l’époque de ce traumatisme, comment ai-je pu passer à côté, j’aurais pu vous en envoyer par la poste pour la photo et vous me les auriez renvoyer après, j’ai dû peut-être penser que vous alliez en profiter me chourer les miens, j’espère que ce n’est pas trop tard pour présenter des excuses.

renato dit: à

Nous étions 2, pado, et certains firent des observations peu amènes.

pado dit: à

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 18 h 14 min

Sans vouloir minimiser le côté littéraire des réfrigérateurs (et cinématographique, voir Yves) je souhaiterait souligner (bien tardivement) le côté totalement élitiste et même socialement discriminatoire de cet épisode.
N’avant jamais mis un magnet sur mon réfrigérateur je me suis senti, à l’époque, totalement rejeté par vous et vos commentateurs.
Ne pouvant vous faire parvenir le moindre cliché, j’en suis resté meurtri.
Cet aveu m’aidera peut-être à dépasser, enfin, cet événement très traumatisant pour moi.

Chantal dit: à

non hamlet, je ne sais pas tout quelle horreur!!! un souvenir fugace de cours de latin – local en préfabriqué bancs peu confortables – j’ai du vérifier sur le net. les magnets frigo oui je les ai tjrs, chuuut.

hamlet dit: à

renato dit: 11 juillet 2019 à 18 h 21 min

il faut bien écouter à 1mn27 on entend les flocons tomber.

et alii dit: à

merci, renato!

christiane dit: à

X- 17h19
Bien sûr, X
Et dans ces mêmes banlieues, travail considérable de conservatoires, des bibliothèques, des interventions en milieu scolaire, de l’ouverture à l’art (ateliers à l’école et dans la ville), idem pour le sport,la danse. Le tout est de trouver des passeurs quand les enfants sont jeunes et les parents encourageants…
Je me souviens de deux exemples antinomiques :
Un père qui avait la garde de son fils le w-e, « balançant » dans la loge de la gardienne le cartable de son fils. – Tu ne vas pas m’em… avec ça. Et surtout le regard du gamin honteux et triste.
Et un autre, une instit plutôt douée, passionnée de musique qui avait monté un orchestre avec les élèves de sa classe. Ceux qui allaient au conservatoire avec leur instrument, les autres à la flûte ou aux percussions.
Le problème c’est les ados. Et vous avez raison de parler de fermeture volontaire (peut-être provisoire. instinct grégaire).
Clopine c’est autre chose. Un concert à la télé c’est tellement moins impressionnant qu’un concert dans un auditorium, ou une église. Elle a raison quand elle évoque son désir de proximité des choristes et des musiciens.
Pour la musique, c’est tellement bien aussi : l’écoute sans l’image. Et puis, elle aime la musique. Récemment encore elle évoquait ce plaisir de chercher une musique pour son film. elle est cultivée donc elle fait des choix.

Vous avez raison encore quand vous évoquez la transmission par la famille, les parents. Joie que cette musique à plusieurs. Joie que ce bain pour l’enfant qui grandit auprès d’eux, au milieu d’eux.
Une réserve : les enfants qu’on oblige et qui n’ont pas d’attirance pour le loisir que le parent a choisi. Parfois les parents désirent inconsciemment que l’enfant réalise un de leur rêve englouti ou courent après des « premiers prix », des médailles ».
Tout cela n’est pas simple mais il faut aussi faire l’effort inverse, l’ouverture à la passion de l’autre même si elle est très différente de la nôtre.

Quant à la peinture, bien sûr, M.C. qu’aucun tableau n’est interdit mais il faut accepter que certains soient indifférents à des œuvres que nous aimons… Bien sûr aussi Que le Père Brown est délicieux. (W.L. restez sage !)

Ah, autre chose, Pado est Pado. Un être qui fréquente ces lieux, aimait le blog de Sergio, aime celui de Paul Edel. Il est très particulier. Commentaires rares, brefs, dosant l’humour, l’affection ou l’ironie.

La diversité est un bonheur. Pourquoi réduire à une seule présence plusieurs pseudos ? Et même si l’un d’entre nous s’exprime à partir de plusieurs pseudos (sauf pour troller) c’est qu’il a besoin de voix différentes pour réagir, peut-être parce qu’il est multiple dans ses personnalités et réactions.

Bon, j’étais ailleurs et je repars ailleurs. Bonne soirée à tous.

et alii dit: à

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 18 h 07 min

prenez la relève sans pitié ;je n’en peux plus

et alii dit: à

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 18 h 07 min
je voulais mettre la musique:mais on aurait critiqué la version;
prenez la relève sans pitié ;je n’en peux plus

et alii dit: à

hamlet dit: 11 juillet 2019 à 18 h 07 min
je voulais mettre la musique mais je n’ai pas osé ;on aurait critiqué la version!je n’en peux plus!prenez la relève,sans pitié!

hamlet dit: à

Chantal vous vous souvenez quand nous avions mis les photos de nos frigidaires sur mon blog ? avec les magnets ? c’était quoi vos magnets ?

ça c’était un vrai blog littéraire.

hamlet dit: à

« Delaporte dit: 11 juillet 2019 à 18 h 08 min

« tuer les traitres c’est facile, la difficulté est de les démasquer »

C’est un sadique qui a dit ça »

c’est pablito ! je l’ai copié collé dans un de ses commentaires où il m’insultait.

je vous l’avais dit : ce type est sadique.

Delaporte dit: à

« Ne soyez pas trop optimiste, un écologiste peut finir pas adorer le homard. »

Allez, zou ! J’y vais. J’espère que Passou va rétablir son point à « etc » (fin du premier paragraphe) !

hamlet dit: à

Chantal dit: 11 juillet 2019 à 18 h 06 min

ah bon ? et madame je sais tout peut peut-être nous dire où Sénèque avait appris à parler lituanien peut-être ?

Delaporte dit: à

« tuer les traitres c’est facile, la difficulté est de les démasquer »

C’est un sadique qui a dit ça.

pado dit: à

Delaporte dit: 11 juillet 2019 à 18 h 02 min
le succès des écologistes aux élections européennes

Ne soyez pas trop optimiste, un écologiste peut finir pas adorer le homard.

hamlet dit: à

« et alii dit: 11 juillet 2019 à 17 h 53 min

Le Voyage d’hiver, pour le locuteur français cultivé, désigne le cycle de lieder pour piano et voix Die Winterreise que Franz Schubert a composé en 1827 sur des poèmes de Wilhelm Müller. Cette œuvre emblématique du Romantisme allemand a pour sujet la perte d’un amour… »

surtout pas malheureuse ! il ne faut surtout pas envoyer ce genre de commentaire ! il ne reste plus qu’à prier pour que Bouvard et Pécuchet ne tombent pas dessus parce que là vous allez y avoir droit jusqu’à la fin de l’année, ça va pas être le voyage en hiver mais le voyage interminable en hiver !

Delaporte dit: à

Ma gentille petite Ed, vous vous amusez à m’envoyer des vannes, et après vous venez vous plaindre à Passou… Vous allez voir, ce soir, comme je serai inspiré ! Ou demain. On va se délecter, parole de Delaporte !

Chantal dit: à

Deorum offensae diis curae : c’est aux dieux seuls de se soucier des offenses faites aux dieux

Sénèque, Troade

Delaporte dit: à

Arthur, où t’as mis le corps ?

Passou, où t’as mis le point ?

Boris Viande

Ed dit: à

« Delaporte est un accident de l’humanité, ce qui fait un accident au carré »

Tout à fait. Mais vous êtes des trolls tous les deux. Bon vous au moins, vous n’êtes pas un pervers répugnant, c’est déjà ca.

Delaporte dit: à

Voltaire s’est souvent planté. Avec Frédéric II, par exemple. Retour catastrophique en France. Ferney, l’exil. La machine intellectuelle qui tournait en rond indéfiniment. La correspondance, brillante mais inefficace. Viendront Marx, Tocqueville, et plus tard Ulrike Meinhof. Heureusement ! Et aujourd’hui, le succès des écologistes aux élections européennes. La décroissance s’impose, l’abolition… Etc., avec un point svp, Passou !!!

et alii dit: à

Le Voyage d’Hitler d’Hervé Le Tellier, paru en mars 1999 (B. O. n°105), et Le Voyage d’Hoover d’Ian Monk, paru en septembre 1999 (B. O. n°110), sont complémentaires en ce que ces deux avatars du Voyage d’hiver motivent la disparition du livre d’Hugo Vernier par un enjeu de taille : il y aurait eu en effet une tentative d’instrumentalisation des plagiats découverts par Vincent Degraël à des fins idéologique et politique. Dans Le Voyage d’Hitler, le dévoilement de l’affaire Hugo Vernier aurait ainsi dû « porter un coup décisif au “rayonnement français” et rabattre le caquet de cette intelligentsia “enjuivée et négrifiée”, pleine de morgue face à la nouvelle culture national-socialiste » (p. 22), alors que dans Le Voyage d’Hoover cette même affaire aurait dû être mise au service de la « propagande antibritannique » (p. 15).

hamlet dit: à

« L’homme n’est qu’un accident de l’Univers. »

et Delaporte est un accident de l’humanité, ce qui fait un accident au carré…

hamlet dit: à

« Deorum offensae diis curae. »

qq peut me traduire ? je ne sais pas parler le lituanien.

Delaporte dit: à

Forcez les hommes au travail, vous mes rendrez honnêtes gens. (Voltaire, 1766)

Voltaire qui avait des actions dans la Compagnie des Indes qui faisait travailler des esclaves noirs. Esclavagiste ! Heureusement, on sait aujourd’hui que travailler fait le malheur de l’homme, surtout quand il outrepasse le « suffisant ». Ce qu’il faut au contraire, c’est abolir légalement le travail grâce au revenu universel, qui a déjà cours dans différents pays européens, dont l’Italie. Voilà l’avenir pour mille ans de civilisation nouvelle et de bonheur accompli dans ce que les économistes appellent la « décroissance ». Une nouvelle manière de réinventer la vie. Ce pauvre Voltaire… J’aime bien ses contes, mais la morale en est souvent étriquée, comme dans Candide.

hamlet dit: à

« Les tribunaux chrétiens ont condamné à la mort plus de cent mille prétendus sorciers. » (Voltaire ?)

pablito ton pote « le vieux sorcier Karajan » l’a échappé belle.

et alii dit: à

Le Voyage d’hiver, pour le locuteur français cultivé, désigne le cycle de lieder pour piano et voix Die Winterreise que Franz Schubert a composé en 1827 sur des poèmes de Wilhelm Müller. Cette œuvre emblématique du Romantisme allemand a pour sujet la perte d’un amour, et l’amoureux éconduit s’en voit condamné à une existence qui n’a plus de but. Le voyage du titre est en réalité une errance, tandis que le décor hivernal est censé illustrer la désolation morale du personnage. En tant qu’œuvre musicale, la success story du Voyage d’hiver se confond avec l’histoire de ses interprétations, avec cette particularité qu’elle a été chantée tantôt par des voix graves (par exemple celle de Dietrich Fischer-Dieskau) et tantôt par des voix aiguës, comme celle de Brigitte Fassbaender.

1 La chorégraphe Béatrice Massin va même jusqu’à proposer un spectacle de danse intitulé « Un Voyage (…)
2Chose plus étonnante, Le Voyage d’hiver a tout récemment encore « inspiré » plusieurs cinéastes, pour des films où l’œuvre de Schubert fournit le cadre narratif et une certaine ambiance1. Il en va ainsi de Mon voyage d’hiver de Vincent Dieutre (2003) et de Winterreise de Hans Steinbichler (2006), mais il n’en va pas de même de Just visiting this planet (Die Winterreise) de Peter Sempel (1991) et de Franz Schubert-Winterreise de David Alden (1997) qui sont des films musicaux.

hamlet dit: à

Patrice Charoulet dit: 11 juillet 2019 à 17 h 37 min

quizz :

« tuer les traitres c’est facile, la difficulté est de les démasquer »

qui a dit ça ?

– Lénine
– Kalinine
– Ché Guevara
– Robespierre
– François Holland
– pablito

rose dit: à

mais vue
Arrrgh

et alii dit: à

Churchill 40 et autres sonnets de voyage : 2000-2003
Livre

Roubaud, Jacques (1932-….). Auteur

Edité par Gallimard. Paris – 2004

et alii dit: à

Jacques Roubaud a été sa vie durant mathématicien de profession, universitaire de haut vol, grand lecteur, voyageur par goût des changements de paysage… Tandis que l’écriture l’a mené tant vers la poésie que vers la prose – même s’il se revendique « poète, principalement »,

et alii dit: à

Le Voyage d’hiver de Georges Perec mérite sa place dans cette bibliothèque fantôme. À partir de la découverte inopinée d’un « mince volume intitulé Le Voyage d’hiver », la nouvelle de Perec amène le lecteur à s’interroger sur les enjeux littéraires liés à ces textes imaginaires.

rose dit: à

Clopine
Le Bambou
70 Rue Baudricourt, 75013 Paris

Vietnamien à côté de chez Houellebecq
Délicieux, pas cher (un bo-bun, ou une crêpe vietnamienne -jamais goûtée mais vu dans l’assiette de ma meilleure amie, que sa maman lui faisait quand elle était petite 💭😊)

Patrice Charoulet dit: à

VARIA

Deorum offensae diis curae.

Il faut honorer la Divinité , et non la venger. (Montesquieu)

Sur Internet, 9% des commentaires sont violents. (X)

Les gens veulent bien obéir, à la condition de ne pas recevoir d’ordre. (R. Enthoven)

La politique consiste à ne pas tuer ses adversaires. (Jean-Claude Milner)

264 personnes possèdent autant que trois milliards d’autres. (X)

L’homme n’est qu’un accident de l’Univers. (X)

La connaissance qui n’est pas scientifique n’est pas connaissance, mais ignorance. (Goblot)

Forcez les hommes au travail, vous mes rendrez honnêtes gens. (Voltaire, 1766)

Les tribunaux chrétiens ont condamné à la mort plus de cent mille prétendus sorciers. (id.)

En lisant « Philosophie magazine » de juillet-août 2019 :

Les trumpistes sont des idéalistes. Les savants sont des réalistes. (Michel Serres, 2017)

La vérité est indépendante du nombre de gens qu’elle persuade. (id.)

Il y a désormais trois morts, la mort individuelle , la mort collective (des civilisations) , et la mort possible de l’espèce humaine. (id.)

Si je porte des masques, je ne lèse pas tant les autres que moi-même. Je deviens au sens strict
« personne ». (Claude Romano , 2019)

Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. (Oscar Wilde)

hamlet dit: à

pado dit: 11 juillet 2019 à 17 h 10 min

le plus marrant c’est ce besoin de trouver des repères, il ne s’agit plus d’échanger des avis, des opinions, des idées, non il s’agit juste de savoir à qui on a à faire.

signe d’un individu qui devait avoir de très mauvaises notes en mathématiques, par manque d’esprit d’abstraction.

sinon je ne sais pas trop à quoi ça tient ?

en plus ce est drôle avec moi c’est que comme je fais 2 fautes d’orthographe à chaque mot on ne peut pas trop me louper, alors que chez x ou Mr Court il n’y a pas la moitié du quart d’une faute.

et aussi il y a ce style inouï, éblouissant et absolument incomaparable qu’on ne retrouve nul part ailleurs, je veux dire le mien…

rose dit: à

Clopine
So long, my son.
Film chinois ☆☆☆☆

hamlet dit: à

« Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 16 h 18 min

Combien de pseudos a et a eu eu ici notre Pétomane? Zeno, Dexter, Lucien Bergeret, puck, x… Et peut-être pado.

Et peut-être Court… »

vraiment désolé Monsieur Court

je n’y suis absolument pour rien, c’est pas ma faute.

pado dit: à

renato dit: 11 juillet 2019 à 16 h 26 min
La plus minable des actions que l’on peut commettre lors d’une controverse, c’est de s’accrocher aux erreurs de grammaire et de syntaxe de l’adversaire.
G. Guareschi, Mondo piccolo.

Ah quand même, merci renato, depuis le temps que je vous la demande.

x dit: à

christiane et M.C.
il y a aussi, me semble-t-il, vis-à-vis de la musique dite classique, un réflexe de fermeture (et pourtant les oreilles n’ont pas de paupière). Et si l’on se met dans ces dispositions-là, il n’y a plus de réception possible, même « naïve ». L’émotion ne passe pas (alors qu’il ne s’agit pas faire un détour par l’intellect) parce qu’elle se heurte à un mur.
Clopine s’en souviendra sans doute : Eribon (dans son Retour à Reims) raconte très bien cette fermeture à double tour: « on n’est pas à la messe ! » quand on se trouvait par hasard, à la radio, « exposé » à de la « grande musique ». Et le renforcement par les pairs, à l’école. Le tout pour des raisons non musicales, non artistiques, non « naturelles ».
À ce stade-là, capter des signaux de classe (qui existent bel et bien, mais que les non concernés ne remarquent pas forcément) peut décourager l’apprentissage, l’acquisition pourtant toujours possible, détourner d’adopter de nouvelles habitudes (chez les uns en endossant et en revendiquant tous les clichés de classe et/ou ethniques, en surjouant le prolo ou la racaille de banlieue, CONTRE la musique ou la peinture ou la littérature ; chez les autres en partant battu d’avance, ce qui est une autre façon, plus douloureuse, d’accepter cette assignation à ses origines).
Si je me souviens bien, Chantal Jaquet décrivait les affects des transclasses écartelés (ceux qui se vivent comme « sauvés » au prix du reniement, tournent le dos aux proches d’autrefois, rejetés en même temps qu’un certain mode de vie, et ceux qui culpabilisent, qui tentent de servir d’intermédiaires, d’ambassadeur d’une culture à l’autre).

On voit tout de même dans les salles de concert des jeunes instrumentistes passionnés ; tout dépend du réseau des conservatoires, du recrutement (actif : intervenants dans les écoles, ateliers, présentations d’instruments ou pas : on se contente d’attendre les inscriptions), et surtout de l’argent que la collectivité met dedans (non seulement pour financer les salaires des enseignants mais aussi le prêt des instruments) et de la politique des orchestres et/ou des salles (places bon marché pour les jeunes). Et de la région : selon qu’on habite dans le Nord (tradition des harmonies/fanfares) ou, puisqu’il a été question de Chamayou, la région de Toulouse, les possibilités mais aussi « l’image de marque » de la musique ne sont pas les mêmes. Ne pas oublier la tradition familiale : le grand-père accordéoniste aussi a son rôle à jouer dans la transmission.
Au-delà de la France bien sûr : souvenirs de public pas snob (mais connaisseur) au Wigmore Hall, d’une classe entière de conservatoire au rang devant moi à Olten (Suisse !) ou de politiques d’accueil des jeunes en Italie.

pado dit: à

Pablo75 dit: 11 juillet 2019 à 15 h 39 min
Que x et hamlet, c’est le même mec, c’est clair depuis longtemps

Et moi ML (ou WG suivant les nouvelles appellations)

Pablito ya pas à tourner autour du pot, t’es vraiment le lecteur-analyste le plus doué de ta génération.
Tu ne peux qu’être fier de toi et de tes capacités.

et alii dit: à

…le petit chien (de Houellebecq) est mort…el perrito…
27 mars 2011

Parce que c’était lui, parce que c’était vous, cher Houellebecq, Clément a su tenir, aux cotangentes de l’amour, son rôle de mascotte, de co-auteur et de compagnon.
ARRABAL

Ed dit: à

« La dignité, si elle peut être altérée par divers actes moralement répréhensibles, ne peut en aucun cas l’être par une dégradation, aussi catastrophique soit-elle, de son état de santé »,

Quand on te torche le cul, tu dois pas nager dans la dignité (dans la pisse, oui).

Ceci dit, cet aspect est intellectuellement défendable, sauf que quand t’es dedans, c’est pas la même limonade. Or c’est ca le problème des gens de cette espèce : ils pensent sans resentir.

hamlet dit: à

pablito tu penses bien à copier coller mon dernier commentaire stp ?

hamlet dit: à

Proust s’est trahi en écrivant son « contre Sainte Beuve », le fait même d’écrire ce livre prouvait que Sainte Beuve avait visé juste (au moins pour Proust) il avait touché la corde sensible. Sûr que Proust aurait préféré que son écriture ne soit pas influencée par identité, que celui qui s’assoit à sa table d’écriture ne soit pas le même que celui qui va bouffer chez Maxim’s, en fait non ! avec son homosexualité ça le dérangeait deux fois plus, il aurait voulu que le narrateur ne soit pas influencé par cette identité sexuelle, en fait non ! Proust a pris ses rêves pour des réalités, il n’a fait que donner raison à Sainte Beuve, sur ce coup Proust s’est mis le doigt dans l’oeil jusqu’au coude !

renato dit: à

et alii, à 16 h 35 min,

Pas tout à fait vrai, pas plus tard qu’avant-hier 2 fautes soulignées plutôt lourds ; mais vu le regard que je porte sur la correctrice — ou le correcteur ? —, mais peu importe.

Janssen J-J dit: à

Ne répondez pas à ce gros provocateur porcin tapi derrière la porte des pédophiles u vatican et des terroristes allemandes. Il croitt même pas à ce qu’il raconte, n’a aucune morale élémentaire, Ed. ! Flytox !

Delaporte dit: à

« Je ne me referais pas au genre, et alii, mais au point. »

Cette faute du point n’est pas grave en elle-même, elle ne retire rien au texte, mais elle me gêne. Il faut que Passou mette un point à cet « etc », bordel !!!

hamlet dit: à

Woolf est inattaquable, n’est-pas elle qui a dit que les mots sont un procédé impur, que naitre dans le royaume silencieux de la peinture est infiniment préférable ? comment attaquer une écrivaine qui pond ce genre de truc ?
qui en plus s’est insurgée contre l’intellectualité au dépens de la sensibilité. Elle avait trouvé le parfait équilibre entre les deux, non ? son engagement politique et social ? avoir sa chambre à soi ? son club de Bloomsburry avec Laurel et (Thomas) Hardy… N’est-ce pas elle aussi qui a dit que le « je » devient universel quand il passe par un effacement du « moi » ? et puis il y a quelque chose chez Woolf qu’on ne trouve pas chez Proust, je sais pas quoi, une insolence, du mouvement, de la mobilité, une volonté de s’arracher au présent, Proust est tellement figé, monolithique, plombant, comptez pas sur moi pour aligner Woolf, pas question, qui on pourrait déglinguer à la place ? Proust c’est bien non ? avec sa tête à claques ?

renato dit: à

Je ne me referais pas au genre, et alii, mais au point.

Delaporte dit: à

« Souvenons du suicide assisté du père du narrateur de « La Carte et le territoire ». Ce dernier, dans un accés de colère exacerbée par le deuil, se rend à l’institut suisse responsable et frappe une employée. Finalement, ce que pense Houellebecq de tout cela était déjà dans ses livres, pas besoin d’en rajouter une couche avec sa tribune de me… »

Ce n’est pas une tribune de merde, Ed. C’est un grand texte, qui devrait vous donnez envie de vous faire nonne.
Expliquez-nous un peu en quoi Houellebecq a déjà tout dit dans son roman, et pourquoi il devrait aujourd’hui s’empêcher de crier son désespoir devant l’humanité, devant la mort ?

Phil dit: à

et un film malaisien enfilé par Baroz.
beaucoup de popcorn et puissante climatisation pour supporter pareils chocs culturels.

Janssen J-J dit: à

@ Jorge Rodriguez qui semble avoir remplacé Claudio Bahia

Arrh ! j’y avions point pensé !…
Vous confondriez pas avec, GWG, M. Prunier ou l’analyste polonaise ?

Claudio B. ?!… dites quelque chose, voyh’ons donc ! On va penser qu’il a peut-être raison. Et votre fils, a-t-il décroché son bac, au fait ? On espère qu’il est tombé sur Sartre, hein. L’avait été bin briefé !

et alii dit: à

renato dit: 11 juillet 2019 à 16 h 26 min
REMARQUEZ QUE NUL NE VOUS DIT PLUS RIEN ET VOUS ACCORDE LE BENEFICE D’ËTRE:quoi au juste? ITALIEN de préférence mais est-ce tout ?

Ed dit: à

Oui parce que chez ce type d’idéologie pro-vie inhumaine, suicide assisté, arrêt des traitements toussa toussa, c’est pareil. C’est un meurtre, au même titre que l’avortement. On connaît, et on vomit en les lisant.

Delaporte dit: à

Il y a un an c’était l’affaire Benalla. De Rugy est convoqué à 16 h par le premier ministre. Une démission est hautement envisageable, devant tant d’arrogance et de provocation. C’est un appel à la révolution !

« Le scandale qui secoue la République ne passe pas, en ce début d’été. Les photos de homards et de grands crus choquent dans une France secouée par la crise des Gilets jaunes. S’y ajoute un nouveau scandale. Selon Mediapart, les époux De Rugy ont fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements qu’ils occupent au ministère de la Transition écologique. »

x dit: à

L’hypothèse de 15 h 39 min s’explique quand on se souvient (mais lui ne le fait pas) que pour lui Ponge = Breton.
Il n’en est pas à ça près.

Affirmer avec véhémence, insulter et s’autoproclamer extra-lucide est à la portée du premier venu (à condition de ne jamais douter) ; faire preuve de rigueur (de méthode, d’exactitude) et d’humilité (reconnaître qu’on s’est trompé), un peu moins.

et alii dit: à

: 11 juillet 2019 à 16 h 28 min
je ne crois pas qu’il abuse de mon pseudo que je devrais changer ;mais d’autres , qui sait?

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