de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Quoi de neuf ? Max Aub

Quoi de neuf ? Max Aub

Le cas Max Aub illustre bien l’idée selon laquelle la vraie patrie d’un écrivain, c’est sa langue. Né Paris d’un père allemand exilé et d’une mère française, mort à Mexico, il avait possédé des passeports français, allemand, espagnol, mexicain au gré de ses naturalisations successives et de ses tribulations dans un siècle agité qui le contraignit non à l’exil mais aux exils sans fin. Alors, sa vraie patrie dans ce kaleidoscope d’identités ? Rien d’autre que sa langue, celle dans laquelle il écrivait lui qui en parlait tant. Rien ne pouvait mieux définir ce romancier cosmopolite, nouvelliste, essayiste, auteur dramatique et critique. Dans le Diccionario critico de la literatura mexicana 1955-2005 de Christopher Dominguez Michael, le critique littéraire dresse l’inventaire des écrivains « mexicains » en faisant se côtoyer les colombiens Gabriel Garcia Marquez, Alvaro Mutis, Fernando Vallejo et le « franco-allemand » Max Aub.

Jules Romains lui avait fait faire ses premiers pas en littérature. C’était en 1925 à Madrid lors d’une tertulia de fin de journée où l’avait entrainé l’académicien, l’une de ses discussions amicales typiquement espagnoles que l’on retrouve dans les cafés à travers le pays, au café Regina avec les poètes Salinas et Garcia Lorca, Manuel Azana. L’histoire culturelle n’avait pas totalement oublié cet infatigable agitateur d’idées. Son nom apparaît dans la chronique ici ou là à la faveur d’événements. Attaché culturel du gouvernement républicain en exil, c’est lui qui commanda à Picasso son tableau historique inspiré par le bombardement de Guernica. Lui qui collabora à l’écriture et au tournage de Sierra de Teruel (Espoir), le film de Malraux sur la guerre civile, à Los Olvidados de Bunuel parmi une cinquantaine d’autres films. Parfaitement au fait de l’évolution des milieux artistiques, il écrivit la biographie de Jusep Torres Campalans (Gallimard), canular qui fit date car il s’agissait d’un peintre imaginaire, compagnon de route des pionniers du cubisme, mais mis en scène dans son temps et dans ses œuvres avec une telle précision et une telle vraisemblance que des spécialistes en furent piégés.

Une grande exposition lui a été consacrée cet été au siège de l’Instituto Cervantes à Madrid, qui rendit justice à cette œuvre prolifique, à cette voix et ce regard sans pareils et à la présence au monde de ce passant considérable, au moment où la municipalité s’accordait enfin pour rebaptiser de son nom une salle de théâtre. Dans ses carnets, il notait :

« J’écris pour ne pas m’oublier. J’écris pour expliquer et pour m’expliquer ».600x400_max-aub

C’est dire si la récente publication de Trois monologues mais un seul de vrai (Tres monólogos y uno solo verdadero, traduit de l’espagnol par Anne Gimbert, éditions Portaparole), morceaux de théâtre qui datent de Mexico 1956, vient à point. La premier de ces trois monologues intitulé « Il n’y a pas si longtemps » est le meilleur, le plus poignant. Nous sommes à Vienne en 1938 dans un salon reconstitué sur une scène de théâtre (ce qui ne va pas sans rappeler l’atmosphère de Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor). Des machinistes vont et viennent. Il fait très froid. Le chancelier Schuschnigg, détenu à l’hôtel Métropole, est mis à la torture par les nazis d’une manière assez originale : ils ont fixé au plafond de sa chambre un haut-parleur diffusant à fond nuit et jour ses propres discours plaidant pour la liberté de l’Autriche. Emma, l’unique comédienne de cette mise en abyme, se demande pourquoi elle survit alors qu’elle a enterré chrétiennement son fils à Barcelone où il était secrétaire du consulat d’Autriche (il est mort en prison, ce qui laisse à croire qu’il avait choisi son camp) et son mari tout près, au camp de Dachau déjà.

Elle récuse toute consolation de qui que ce soit. Surtout pas de pitié ! Jamais. De toute façon, au point de désolation où elle se trouve, rien de pire ne pourrait lui arriver :

« Je pense que Dieu ne peut pas me punir, car on a dépassé les bornes ».

Elle aimerait comprendre comment une vie peut soudainement s’effondrer, « comme ça ». Ce n’est pas parce qu’on se résout à la souffrance que l’on doit s’empêcher de crier la douleur de ses blessures. Tous les jours, après avoir balayé les rues comme on le lui en a intimé l’ordre, elle gravit les cent dix-huit marches de l’escalier pour regagner son taudis glacé où les robinets fuient car elle n’a plus le droit de prendre l’ascenseur depuis qu’on lui a trouvé « des origines ». Emma parle toute seule, ou presque car elle s’adresse à un absent, son mari. La peur, il n’est question que de cela. La peur partout en ville, celle des persécuteurs et celles des persécutés. La peur de ceux qui n’ont plus peur de Dieu.

« Il n’y a pas de pire venin que la peur… Quand je me mets à prier, je n’entends qu’une chose : « Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

Et nous, lecteurs de Primo Levi, nous ne pouvons nous empêcher de faire résonner la plus terrible phrase de Si c’est un homme :

« Hier ist kein warum » (Ici il n’y a pas de pourquoi).

Alors elle triomphe de sa peur en se réchauffant au feu de sa haine. Difficile après une telle lecture, si aiguë, si coupante, de passer à la suite, malgré sa qualité. Un discours place de la Concorde en 1950 face à Staline et Truman. Les voilà apostrophés par un personnage banal dit « le Grand imbécile », voyageur de commerce d’une usine de broderie à Saint-Gall, qui a entrepris de répondre à la fameuse réplique du Troisième homme sur la Suisse réduite à l’invention du coucou (erreur historique puis que c’est le Bade-Wurtemberg !) à l’exclusion de toute participation au patrimoine mondial. C’est donc une apologie de l’helvétitude convoquant Rousseau et Calvin, bien sûr, mais aussi Guillaume Tell, Holbein, Saussure, Lavater, le multilinguisme… Cette défense et illustration du génie d’un pays par un homme qui croit encore au bon sens du genre humain, a quelque chose drôle, de réjouissant même, jusqu’à ce que le vendeur de rubans brodés se retrouve cerné par des automates en uniforme qui tirent sur ordre :

« Qui l’aurait cru ? L’ennui c’est qu’ils n’ont plus besoin de rubans brodés… »

L’édition de ces trois monologues a d’autant plus de prix qu’un faible nombre des écrits de Max Aub a été traduit en français. Il y a bien le fameux Manuscrit Corbeau (éditions Mare Nostrum), sur son internement dans un camp de l’Ariège, plusieurs fois adapté au théâtre en France. On cherche encore l’hardi éditeur qui commandera à un téméraire traducteur sa version de La calle de Valverde si souvent cité, ou encore son grand roman sur la guerre civile El laberinto màgico cycle constitué d’autant de romans qu’il avait connus de camps d’internement. Espérons que l’avant-goût offert par ce recueil de nouvelles les encouragera.

P.S du 18 décembre : Mon voeu a été exaucé à la vitesse grand V puisque Le Labyrinthe magique a été publié en six volumes dans une traduction de Claude de Fraysinnet par les Fondeurs de brique. Merci aux lecteurs attentifs !

(« Max Aub à gauche pendant le tournage de Sierra de Teruel d’André Malraux (à droite) calle Santa Ana à Barcelone » photos D.R.)

 

 

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères, Théâtre.

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commentaires

1 015 Réponses pour Quoi de neuf ? Max Aub

rose dit: 21 décembre 2017 à 19 h 44 min

cet aprem bouguereau, j’ai pensé à toi, obligée : ai trouvé un vieux mode d’emploi dans une boîte en fer rectangulaire : La géline. Ouaip. C’est un procédé ancien.

rose dit: 21 décembre 2017 à 19 h 42 min

Après réflexion au jardin, et avec la tronçonneuse, pas de commando avec DHH.
Non, chacun fait ce qu’il veut.
jazzi, je n’ai pas été chic.

Quant à La promesse de l’aube, mon passage préféré : sa mère sauce le jus du beefsteak dans la poêle, en cachette.
Il dcouvre qu’elle n’a pas un régime mais qu’elle lui donne le steak et sauce le jus goulûment.
Il s’enfuit en courant : il va se réfugier sur le talus d’une voie ferrée, je ne sais pas où à Nice, sûrement près de la pension Mermonts que tient sa mère : là, il regarde le mimosa et le ciel bleu, bleu comme le ciel est bleu chez nous et il dit « je pensai soudain que le monde donnait bien le change. C’est ma première pensée d’adulte dont je me souvienne ».

Il y avait une chèvre attachée à un arbre aussi.

Il est sorti de l’enfance, cruellement. Et brutalement.
Sa mère n’avait pas un sou.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 15 h 16 min

Et puis le thème de l’amitié, c’est depuis l’Antiquité, et le couple Montaigne-La Boétie, un thème qui structure la littérature : l’Autre et le Même, qui en a une image exacte, comme dit Montaigne en parlant de son amitié avec La Boétie ; c’est même ce qui le pousse à écrire Les Essais, pour en conserver l’image. Mais ce trou du cul de Delalourde est bien incapable de comprendre un tel enjeu intellectuel et humain, d’autant plus saisissant ici qu’il s’agit d’un Allemand, futur nazi et futur auteur d’un complot contre Hitler ! Je donnerai d’ailleurs à mes élèves les pages de Montaigne qui parlent de son amitié avec La Boétie pour qu’ils saisissent bien le caractère à la fois merveilleux et tragique de cette amitié entre Hans et Conrad, qui renouvelle le mythe structurel de l’amitié. Pour des adolescent, c’est le moyen rêvé pour saisir par une émotion raisonnée le caractère absolument épouvantable de cette période historique.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 14 h 52 min

Ce qui ne manque pas d’intérêt non plus dans le récit de Fred Uhlman, c’est l’ironie caustique et même tragique qui est la sienne quand il parle de Heine : « Je qualifiais Heine de poète pour voyageur de commerce ». Cette ironie, terrible ici, est totalement incompréhensible pour les élèves si on ne leur explique pas qui est en réalité Heine ! Tous ces détails, énoncés le plus souvent par petites touches, c’est ce qui fait toute la difficulté de la lecture pour les élèves (et pour le prof qui a à les faire comprendre). La retenue, dont cette phrase ironique est l’exemple type est précisément l’expression même de la « douleur » qui se cache derrière chaque phrase de ce récit. C’est bien là l’enjeu du texte et le sens profond qu’il s’agit précisément de rendre lisible ! Et ce n’est pas facile, loin de là.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 14 h 40 min

Mon cher Bloom, je te souhaite d’abord de bonnes vacances prochaines !

Je n’aime pas trop passer aux élèves des films faits à partir des romans qu’on peut étudier ; ils ne sont déjà que trop baignés dans les images, leurs problème c’est de lire et d’apprendre les méthodes d’une lecture savante qu’on est censé leur inculquer (peut-être simplement quelques passages pour comparer avec le livre). En revanche, je leur passerai un des deux films qui a été réalisé sur le complot contre Hitler fomenté par le comte Stauffenberg.

Cet imbécile de Delalourde, qui décidément n’en rate pas une, ramène ce chef-d’œuvre du récit d’une amitié à la vulgarité ordinaire qui est la sienne dans ses commentaires insignifiants. Le contexte historique est fourni dans le récit, contrairement à ce que croit ce crétin des îles. Mais mentionné par petites touches comme le mot « révolution » au début (p.14) qui, pour des élèves de 3ème, est propice à toutes les confusions si manquent les explications qui s’imposent (et leur cours d’histoire reste bien souvent insuffisant pour palier les manques…).

Leur passion commune pour les pièces de monnaie (surtout grecques) et pour Hölderlin en dit long sur leur ancrage dans les mythes allemands de l’histoire (L’Allemagne comme nouvelle Grèce, mythe auquel participe aussi Hans, tout juif qu’il soit !), en dépit de leur profonde différence d’origine, ce qui mérite d’amples explications pas forcément faciles à introduire dans le cours et demandent beaucoup de finesse pédagogique pour y réussir, surtout avec des adolescents qui ne connaissent strictement rien ni à l’Allemagne, ni à l’histoire, ni à l’importance de la Grèce dans la mentalité allemande, et encore moins à Hölderlin. Cette connivence intellectuelle et quasi spirituelle en dit pourtant long sur l’absurdité des persécutions contre les Juifs en Allemagne, avec des Juifs plus allemands que les Allemands « de souche ». Or, c’est bien cela qu’il s’agit de faire passer comme message auprès des élèves ! Ceci fera évidemment l’objet d’un exposé par les plus brillants de la classe pour les aider à le comprendre, ce qui n’est pas une mince affaire ! D’autant que ce mythe grec de l’Allemagne sera exploité par les nazis comme le montre avec tout un développement Chapoutot dans son grand livre (La révolution culturelle nazie) ! Pas facile de parler de tout ça en termes abordables par des élèves de 3ème. Les trous du cul comme Delalourde restent incompétents (un con pétant)…

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 14 h 23 min

En 1980-1981, j’habitais un confortable appartement à l’angle de la rue du Bac et de la rue de Varenne. Depuis mes fenêtres, j’avais une vue plongeante sur la brasserie de Varenne à l’autre angle, juste en face. Tous les matins, Romain Gary venait y prendre son café et lire les journaux. Il avait l’air triste d’un chien battu et ne regardait jamais personne. Il faut dire que l’on venait de retrouver le cadavre de Jean Seberg, en décomposition sous une couverture dans sa voiture. Et puis il y avait eu la révélation de l’identité d’Emile Ajar. Un matin, on ne l’a plus vu au café. Quelques temps après, j’apprenais par la radio qu’il s’était suicidé dans son luxueux appartement de la rue du Bac…
En revanche, je voyais aussi, régulièrement, Aragon, encadré de deux gitons. Lui, habitait un splendide hôtel particulier, propriété du Parti Communiste, rue de Varenne, face à l’hôtel Matignon. Depuis la mort d’Elsa, c’était plutôt une veuve joyeuse !
Parmi les voisins, je croisais aussi Suzy Delair, poussant son caddie, et toujours aussi guillerette. Elle aura 100 ans le 31 décembre prochain…

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 13 h 53 min

Ell enverrait rose et DHH en mission commando !

la nuit tombé havec des peintures de guerre et les chveux tiré au gras d’cochon garzi comme dans les histoires tributs canibales de fluide glaciales

rose dit: 21 décembre 2017 à 13 h 52 min

En attendant la vente aux enchères, ce musée des lettres et des manuscrits du boulevard saint germain était franchement génial et un des propiétaires m’avait expliqué, à moi toute seule, alors que je visitais une exposition extraordinaire sur Romain Gary, il y a un temps certain de cela, qu’ils allaient bientôt déménager chez Gallimard juste derrière bientôt, pour s’agrandir ; projet avorté dans l’oeuf à ce qu’il semble.

Comme pour les emprunts russes, les petits porteurs bernés & les gros enrichis et disparus au Panama. Et la justice ne les rattrapera jamais comme Richard Ferrand.

rose dit: 21 décembre 2017 à 13 h 48 min

On le ramènerait à la maison. Mina pleurerait, il dirait maman plus jamais je te le promets ils se réconcilieraient dans de grndes embrassades, ils mangeraient une mouna à l’orange, ce seraient les Pâque juives.

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 13 h 30 min

Mais comment la mère de Romain Gary aurait-elle réagi si son fils lui avait dit qu’il était homo ?

elle léchangrait conte 2 baril de supercroix tu crois baroz?..ma mère de ma mère

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 13 h 26 min

Alors, combien valaient réellement les manuscrits détenus par Aristophil ? Le marché

oui mais..non..mais si..enfin sans plus..ni moins!..sapré lassouline

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 13 h 23 min

pas de pédromatic chez moi..
Mais la carte de vœux peinte mériterait un post à elle toute seule!

va pour un post ou 2..mais surtout pas de bouquin résonné papate..vient pas nous ruiner la source

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 13 h 20 min

nota : ma mère est juive.
Quoique catho

et dire que ça suffit même pas a faire hune belle jambe..ce monde est hinjuss

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 13 h 19 min

,celle qui a leur égard n’a qu’une exigence –certes lourde-

bref la sainte vierge..nimporte quel sulpisrie en néon frait moins chiant gluant et surtout selfidolatrique que ton baratin drh

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 13 h 17 min

Tout ça est montré dans le film d’Eric Barbier, rose. Ce n’est pas un grand film mais c’est une fidèle adaptation…

rose dit: 21 décembre 2017 à 13 h 15 min

il dit cela.dans La Promesse de l’aube. Dans le roman, il dit aussi que Mariette, la femme de ménage, qu’il.voit perchée sur un tabouret, avec qui il.perd son pucelage. lui annonce « vous ne trouverez jamais une femme qui vous aimera comme votre mère ».
Ce qui est faux. Ilona, Birgit, Louison etc. les faits ont fait que ses histoires d’amour adolescente n’ont pas abouti, mais il a aimé et a été aimé en retour.Et vice versa.
Dans la vraie vie, lors d’un interview, un l’emmm…. encore sur ce fait (comme ceux qui fêtent Hanouka en tte sérénité et qui viennnemt t’emm… ensuite quatre jours avant ton Noël à toi)avec ce marronnier « alors votre mère.vous a étouffé, tout le toutim ».
Ce à quoi il a répondu, alors qu’enfant/ado, il devait balancer son poing dans la gueu… à ceux qui agressaient sa mère, il a répondu « ma mère m’a aimé ; non, elle n’était pas castratrice, elle était une mère aimante ».
Peut être pas dans ces termes, mais c’était l’esprit de la lettre.
Eu égard au résultat obtenu, j’en suis à me demander si un bon coup de poing dans la gueu…, une grosse baffe bien envoyée, à ce journaliste pompier, ce n’eût pas été plus efficace.
Mon Romain.

nota : ma mère est juive.
Quoique catho.
J’ai du Q.
Tant pis pour le « i ».

rose dit: 21 décembre 2017 à 13 h 03 min

Merci DHH.
plus de 250 lettres elle écrit avant de mourir de son diabète ; elle les confie à une amie en Suisse qui les expédie dans un délai régulier.

Avant de mourir, un jour, elle téléphone à Roman. Pendant que celui-ci va répondre à sa mère, un autre embarque à sa place, l’avion sera abattu.
Sa mère lui a sauvé la vie.
Il dit cela Roman avec une tendresse inouïe teintée de dérision : il dit que le cordon ombilical est resté branché pour qu’il soit nourri par l’amour de sa mère.

DHH dit: 21 décembre 2017 à 12 h 54 min

La mère de Romain Gary c’est elle la vraie mere juive , non pas la castratrice , chieuse et possessive inventée par les psy, mais celle qui s’oublie pour les autres, qui donne sans chercher à recevoir ni à comptabiliser ce qu’elle reçoit, qui est prête à affronter toutes les épreuves , à accepter toutes les privations ou avanies pour éviter la moindre contrariété, le moindre inconfort à ses enfants ,celle qui a leur égard n’a qu’une exigence –certes lourde- les savoir heureux, et qui dans la vie a un seul objectif :assurer autant que cela leur est possible leur bonheur .
Aussi la mere de Romain gary n’et elle pas un cas ; ,elles sont legion qui seraitent prêtes a n’importe quoi pour épargner comme elle à leur fils le chagrin de la savoir décédée
Dans cette perspective le subterfuge de cette mère qui a inventé cette correspondance posthume pour épargner à son fils la tristesse d’apprendre sa mort est une demarche que ces mères peuvent certes admirer, mais non pour son objet, dont le bien-fondé est pour elles évident, mais pour l’astuce du stratagème mis en oeuvre.
L’autre grand portrait de « mère juive « dans la littérature ,c’est évidemment le père Goriot

Pat V dit: 21 décembre 2017 à 12 h 22 min

Non le Boug, pas de pédromatic chez moi..
Mais la carte de vœux peinte mériterait un post à elle toute seule!

Sinon le tweet à Passou :
 » C’est la grande braderie ! Cette vente a été organisée en dépit du bons sens ! Les catalogues n’ont été envoyés que la semaine dernière, les acheteurs étrangers n’étaient pas au rendez-vous. » Un autre ajoute : « Par rapport aux prix où nous avons achetés les manuscrits, les enchères sont basses, basses, basses… »
Les spéculateurs veulent rester les maîtres du jeu, c’ est comme les emprunts russes..

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 12 h 10 min

Il vous faut les fabriquer vous-même Jazzi.
( Ce que je fais…)

dis donc papate..chparie que c’est les joueur de cartes à la chaine comme pédro..

JC..... dit: 21 décembre 2017 à 12 h 07 min

« cela me fait souffrir Pierre Niney en Romain Gary. » (rose)

Moi, c’est le bébé Macron en Alexandre le Grand….

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 12 h 07 min

Celle-là, tu pourrais l’envoyer à Sergio, le boug !

‘le cax est obligatoire..mais hon peut s’arranger..’

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 12 h 05 min

comme toi de Tom of Finland !

c’est vrai qu’il y a là comme hune fête du kilo de viande a appater le poisson baroz..mais voilà..shakespire comme tous les anglais a été trop hinfluencé par la tamise..y’a qudes goules lanedans baroz

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 12 h 00 min

Y aurait des écrivains français contemporains ? Et on ne nous a rien dit !!!!

mais si énanar..mais tu fais çui qu’entend rien..pourtant un un jour à la rdl a dit : la valeur c’est les sous dépensés

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 11 h 58 min

L’homosexuel, ce traitre en puissance

hévidemment baroz..hon sait jamais un un jour te fait craquer..et ça fait cher du baiser djudas..le cul c’est -le- tragicomique baroz..seul les culture à la cuisine savante sauront distinguer ce deux gouts mélés..mais ça c’est l’gout du mensonge

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 11 h 53 min

Je n’envoie jamais de cartes de voeux, Pat V…

les vende a 800 roro comme tingueli baroz..en belgique c’est trois baisers..prés d’300 l’un..dmande à phil ferdom

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 11 h 50 min

ha la campagne baroz fallait necessairement un contact physique sinon ça valait pas..fallait s’étreindre la bidoche c’est elle qu’on prospère..spèce d’édulcoré diaphane

zerbinette dit: 21 décembre 2017 à 11 h 04 min

closer dit: qui suggérez-vous pour augmenter le quota féminin? (Pléiade)

La comtesse de Ségur
Joyce Carol Oates
Harper Lee
Doris Lessing
Selma Lagerlöf
Elsa Morante
et à sa mort : Elena Ferrante…

JC..... dit: 21 décembre 2017 à 10 h 51 min

« Pourtant, je continue à le tenir pour un des rares grands esprits que la terre ait porté. » (Bloom, sur Sartre)

Je pense pareil pour Bloom ! …..

Giovanni Sant'Angelo dit: 21 décembre 2017 à 10 h 49 min


…mêmes, avec, ou sans vérités, je vous l’écrit,…
…balance ton porc,!…
…balance toutes tes religions,…
…balance tout tes souverains,!…
…balance tes P.D.G.!…
…balance, tout ce qui t’opprime, et fait du bénéfice, sur ton dos,…même, si ce n’est, qu’une doctrine,…tel un virus, qui peut nous contaminé,…

…médecin naturel, par toi mêmes ou par nous mêmes, ne nous laissons pas contaminer, par des escrocs, pour qu’ils vivent, sur des maux d’esprits inculqués, comme des virus à nous anesthésier la vie libre, de vivre nos jours de gloire en tout,…sans soumissions a quoi que ce soit,…
…dites vous le, une fois pour toutes,…
…protège nous seigneur des lettres,…
…garde tes états d’âmes, pour toi,et pour vous, bandes de parasites, à vivre sur le travail des autres,!…
…Oh, Oui, Seigneur, combien, je vous doit,…rien, cloporte – abrutis,…
…rappelle moi, mes écrits, quand je ne serais plus là,!…pour les siècles des millénaires,…etc,…
…bandes de trous de balles, à chier dessus,!…aux âmes  » intranquilles des culs,…Ah,!Ah,!…Bip,!…Bip,!…Go,!…

…balancer, mon K.K.K.,!…je peux,!…même à la broche sur le feux, avec tes saucisses, de la rédemption,…
…Oui,!…
…je sais, je n’ai pas tout faux,…
…fait à ta guise, ou à l’emporte-pièces,…au carré, et ou au cube,…toutes les idées à se jeter, en têtes à têtes,!…
…bien reçues, cinq sur cinq,!…
…à la bonne heure des cons et trous de balles, en connivences des lucres,…etc,…
…la champêtre à ses disques solaires,…
…çà plane pour – moi, la planète,…

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 10 h 46 min

L’homosexuel, ce traitre en puissance, disait déjà ce pauvre Sartre à propos de Jean Genet et consorts, Bloom…

Sartre a non seulement dis des c.nneries, il en a faites aussi. Pourtant, je continue à le tenir pour un des rares grands esprits que la terre ait porté. On en reparlera dans 800 ans, sous une autre forme.

Pat V dit: 21 décembre 2017 à 10 h 46 min

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 10 h 21 min

Pourquoi les cartes de vœux sont-elles toujours aussi moches ?

Il vous faut les fabriquer vous-même Jazzi.
( Ce que je fais…)

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 10 h 31 min

L’homosexuel, ce traitre en puissance, disait déjà ce pauvre Sartre à propos de Jean Genet et consorts, Bloom…

Sartre a non seulement dis des conneries, il en a faites aussi. Pourtant, je continue à le tenir pour un des rares grands esprits que la terre ait porté. On en reparlera dans 800 ans, sous une autre forme.

closer dit: 21 décembre 2017 à 10 h 30 min

« Néanmoins, je trouverais plus adéquat de faire étudier des livres de Romain Gary aux jeunes élèves, par tout le background essentiel que cela suppose »

Ce serait plus adéquat ne serait-ce que pour faire connaître aux élèves un écrivains français contemporains!

Vous croyez qu’ils en connaissent trop?

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 10 h 20 min

Baroz, t’es vraiment un obsessionnel de la trahison…Florentin davantage que vénitien, Iago et Macbeth, sont tes totems.

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 10 h 16 min

havec du choubère rénateau

Pauvre Franz qui n’aurait jamais pensé non seulement que sa musique serait jouée dans les usines de la mort mais que l’un des descendants de sa famille, Heinz Schubert, commanderait le groupe d’intervention responsable des tueries de masse en Crimée et serait interviewé dans le film de Lanzmann.

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 10 h 14 min

« L’homme accompli et complet est celui qui sait suffisamment se retourner »

Ne te cherches pas d’excuses pour retourner ta veste, Bloom !

bérénice dit: 21 décembre 2017 à 10 h 06 min

un poisson d’avril? Votre homme aurait conservé suffisamment d’animalité pour rester intuitif, instinctif et sensible sans pour autant être agressif en un réflexe. On vous colle de ces trucs comme casseroles qu’effectivement il vaudrait mieux ne jamais oublier de surveiller ses arrières sans pour autant tomber dans la méfiance et quoique, quelle bande d’abrutis se dissimule sous des costumes divers et variés, n’est-ce pas, y’en a même qui aiment les Jean’s.

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 10 h 00 min

« L’homme accompli et complet est celui qui sait suffisamment se retourner dans la vie pour faire face, au risque de se trouver nez à nez avec ce qu’il a dans le dos ». André Isaac, alias Pierre Dac.

JC..... dit: 21 décembre 2017 à 9 h 59 min

L’alcool est le meilleur ami de l’homme !

L’histoire du chien affectueux ne tient pas la route : pur lobbying des Refuges pour caser leur sales bêtes qui aboient à tort et à travers…

bérénice dit: 21 décembre 2017 à 9 h 58 min

C’est une allusion au monstre marin que des marins avinés pourchassent en invoquant Dieu et les Dieux à tour de harpons, ça suit le MDick de renato. Bloom dissimulerait autrement son ressentiment , youpins , quel mot affreux comme tous ceux qui divisent plus que réunissent dans la même galère les hommes les plus dépourvus.

bérénice dit: 21 décembre 2017 à 9 h 52 min

9h32 Bouguereau, lire un jeu de mots? , l’auteur de Peste et Choléra – Patrick Deville – je trouve pas la drôlerie si c’est volontaire et l’utilité du remarquable et répétitif usage de l’anglais pour décorer en ces fêtes de Noël l’allusion à l’envers, l’enfer du décor, tout le monde picole sauf les croyants ? Pensez-vous que Bloom ait souhaité nous confier le fruit d’une nuit d’intenses réflexions métaphysiques?

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 9 h 42 min

L’alcool lui est un a- brutissant.
Quel progrès !

le poison a un point commun havec la vérité..la bonne dose..une boule..deux..trois allez..mais pépèpe pas plus qu’il a dit jésus en arrivant a marseille

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 9 h 38 min

Le Vatican vient d’interdire le commerce des reliques : la mort du Pape…. ?!

tu vaux pus un clou jicé..c’est pas grave y reste le marché noir..traversée de jéruzalème havec une valise de cochon..coursé par la milice à nétniaou..le tout en gopro..ça va faire monter les cours vertigineusement

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 9 h 35 min

Désolé ! Je n’y connais rien en abjections …

j’aime ta modestie jicé..hon devrait en prende tous de la graine

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 9 h 34 min

Quelle divine bouffonnerie ! Et dire qu’il y en a qui croient à ces âneries d’un autre âge…

bordel jicé est accroc à la dianétique..comme tom

bouguereau dit: 21 décembre 2017 à 9 h 32 min

La peste & le choléra, the devil and the deep blue sea, le jaja et le jésus…

les crétins et les youpins kabloom

la vie dans les bois dit: 21 décembre 2017 à 7 h 56 min

une « mère chieuse », c’est celle qui est envahissante.
En reprenant qq pages du livre  » la promesse de l’aube », je pense qu’il est à la fois exact et en même temps pas tout à fait vrai de penser que Romain Gary aurait été, tout ce qu’il a été dans la renommée: écrivain, gaulliste, aviateur, cinéaste, diplomate, sans sa mère.

Alors que dans leur- une marque intimité fusionnelle- rêve de grandeur, et le meilleur chemin de la gloire pour y arriver, – et n’est-ce pas un bel engagement sur la vie quand on a 20ans…,
il aurait pu tout aussi bien devenir musicien, peintre… Ce n’est pas faute de ne pas avoir essayé, d’ailleurs, coaché par une entraineuse, qui ne manquait pas d’esprit d’entreprise 😉

Mais d’un autre côté, Romain Gary, apprend à l’âge de 30 ans, en 1944, que les lettres que sa mère lui envoie sur le front, il les reçoit d’outre-tombe depuis 3 ans.
Sa mère qui n’aura alors connu que les 3 glorieuses, depuis le moment où elle a fait 5 heures de taxi pour assister à l’engagement de son fils, son incorporation dans l’armée de l’air, ne sera plus là par la suite pour n’être « que » chieuse, souvent.

C’est aussi une merveilleuse histoire d’émancipation, je trouve, et écrite avec sensibilité et humour.

Et il en faut du décalé, pour pensé que cette mère n’aura connu son fils devenu un homme, que pendant 3 années…
Je ne me souviens de ce livre qu’à cause du titre: la vie vous fait à l’aube des promesses qu’elle ne tiendra jamais.

Peu d’écrivains, période contemporaine, auront eu une vie aussi dense et remplie que Romain Gary.

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 7 h 50 min

Dieu est un tranquillisant ?!

L’est nifiant. L’otium du peuple. Paresse première et dernière pour des siècles et des siècles…

rose dit: 21 décembre 2017 à 7 h 08 min

j’ ai cherché aussi ce qu’est la palinodie c ‘ est contredire par un revirement final l’ ensemble des assertions précédentes.

rose dit: 21 décembre 2017 à 7 h 05 min

si être une battante c’ edt être une chieuse ?
monter sur des caisses au marché de la Buffa et brailler que son fils sauvera la France, sacrée personnalité !

rose dit: 21 décembre 2017 à 6 h 53 min

Assurance tous risques : les assureurs sont des voleurs.
Les foies : c’ est donc pour cela que les autres – les incroyants- fument boivent pètent se cament libertinent. C pour oublier qu’ ils ont les foies ?

JC..... dit: 21 décembre 2017 à 6 h 50 min

Quittons nous sur ce fou-rire à propos du prophète crucifié dont la mort « rachèterait tous les péchés du monde ». Quelle divine bouffonnerie ! Et dire qu’il y en a qui croient à ces âneries d’un autre âge….

rose dit: 21 décembre 2017 à 6 h 49 min

je crois que l’ essentiel à comprendre concernant dieu est sa capacité inouïe de miséricorde.
concernant les mécréants la difficulté me semble être dans les coeurs durs. Il y a la contrition. Cela peut passer par une petite faille.

JC..... dit: 21 décembre 2017 à 6 h 36 min

Nous exigeons du Gouvernement qu’il remplace la Sécurité Sociale actuelle par la Sécurité Divine dont la mission sera de rembourser totalement le coût de vivre !

bérénice dit: 21 décembre 2017 à 6 h 22 min

JC on pourrait aussi dire que la transcendance est indispensable à venir à bout d’un tas d’abjections ou à les supporter.

bérénice dit: 21 décembre 2017 à 6 h 10 min

0h24, dans le( approximativamement)Père pourquoi m’as-tu abandonné ? cela peut vouloir dire qu’il perd la Foi, qu’il doute ou qu’il met en question la bonté de ce Dieu qui le livre sans l’en délivrer à la souffrance.

bérénice dit: 21 décembre 2017 à 6 h 04 min

L’êtes-vous assez, mordante…

Sans confrontation physique, aucun risque Chaloux et je manque d’arguments de toutes façons généralement trop impressionnée ou émue par une présence pour vous retenir par un esprit qui correspondrait à ce que vous semblez attendre de l’esprit si je passe en revue certains de vos attachements , les amitiés que je vous sais. Bref, il n’y a, ne peut exister de correspondance entre nous, erreur d’aiguillage, incompatibilité de nature et de mentalité, inadéquation des potentiels trop dissemblables. Je n’écris plus au Père Noel et à l’âge où l’on confie encore des lettres qui lui sont destinées, les dents de lait n’ont pas fini ou même commencé de tomber. Photo, ma crécelle m’a lâchée comme vous le savez.

JC..... dit: 21 décembre 2017 à 5 h 56 min

« Quatorze femmes… contre deux cent dix-neuf hommes. » (Pléiade)

Normal ce déséquilibre, et Wiwi a raison : les femmes n’ont une âme que depuis peu de temps !

Hélas, elles s’en servent bien mal. Courage mes sœurs ! ça viendra avec le temps.

On ne pense pas de la même façon, avec son âme légère, qu’avec son ventre fécond ….

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 5 h 27 min

Le secret du succès de « Reunion », titre original de « L’Ami retrouvé ».
https://www.theguardian.com/books/2016/jan/11/fred-uhlman-reunion-epic-tale
Et si l’on ajoute que scénario du film de Shatzberg (montagne du trésor!) est dû au grand Harold Pinter, les prévenances d’un autre âge de VonDerTür, basées sur des cancans et une grave confusion entre une interprétation biaisée de la fiction et la réalité des faits, fondent comme beurre au désert.

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 5 h 11 min

chez Gary, pas d’ambiguïté,

Non, juste un suicide, et pas n’importe qui. Bon pour « les têtes blondes », (vocable plus que désuet)?

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 4 h 18 min

On a le choix, avec La Promesse de l’aube, entre aller voir le film ou relire le livre. Je vais choisir cette dernière possibilité, car les critiques sur le film sont exécrables. Charlotte Gainsbourg réussit-elle à elle seule à emporter le morceau ? J’en doute, quand même.

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 4 h 11 min

L’Ami retrouvé de Fred Uhlmann est un livre ambigu. L’auteur, Fred Uhlmann était lui-même un homme ambigu, sur le plan de la sexualité. Il paraît, à ce que l’on ma dit, qu’il aurait toujours refoulé son homosexualité. En tout cas cela donne un petit livre, « mineur » si l’on veut, mais proche du chef-d’oeuvre. Néanmoins, je trouverais plus adéquat de faire étudier des livres de Romain Gary aux jeunes élèves, par tout le background essentiel que cela suppose : chez Gary, pas d’ambiguïté, il est gaulliste et n’a jamais été amoureux d’un SS. Il ne faut pas semer la confusion dans nos chers petites têtes blondes. Le succès de L’Ami retrouvé dans les lycées m’a toujours semblé une aberration funeste.

Bloom dit: 21 décembre 2017 à 3 h 17 min

L’Ami retrouvé, de Fred Uhlmann

Leur montrez-vous le film, après l’étude du livre, ML? Il est assez réussi, et l’image du père bardé de décorations montant la garde devant la maison justifie à elle seule qu’on le voit.

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 2 h 37 min

A la question de Janssen en début de soirée : « Halors, si vous vouliez m’être de quelque utilité, cher monsieur, dites-moi donc ce que je dois lui dire de mensonges pour la rassurer avant de trépasser », je porte à sa connaissance ce que disait le pape lui-même il y a quelques jours de la prière (le Notre Père) :

« Jésus lui-même nous enseigne comment il est réellement possible «d’être» avec le Père et il nous le démontre par sa prière. Les Evangiles nous montrent Jésus qui se retire dans des lieux apartés pour prier; les disciples, en voyant sa relation intime avec le Père, sentent le désir d’y participer, et ils lui demandent: «Seigneur apprends-nous à prier» (Lc 11, 1). »

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 1 h 18 min

Arthur Kœstler appelle L’Ami retrouvé, de Fred Uhlmann un « chef-d’œuvre mineur ». On pourrait dire la même chose du roman de R. Gary, La promesse de l’aube, me semble-t-il.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 1 h 02 min

Pour lire une œuvre qui vient de l’âme, écrite par une femme, on peut lire bien sûr la grande Duduche, la grande Duras. Mais aussi ce livre au style fascinant et si profond : L’Excès l’usine, de Leslie Kaplan. Un très grand livre salué à sa sortie par Duras et Blanchot à juste titre.

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 0 h 56 min

« Delalourde n’a visiblement aucun humour »

Si, j’ai de l’humour, mais vous, aucun. C’est sinistre. A prendre ce que vous racontez au pied de la lettre, et quel autre choix ? on devient angoissé par tant de misère.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 0 h 52 min

Delalourde n’a visiblement aucun humour, comme les pasteurs dans les films de Bergmann, aussi pervers, aussi fourbe et diabolique.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 0 h 51 min

On trouve une écriture qui vient de l’âme chez Annie Ernaux dans ses premiers livres, et surtout le tout premier La Place. Mais elle n’a pas là une écriture novatrice qui viendra par la suite, où elle perdra ce je ne sais quoi dans son écriture qui vient de l’âme. Et ce n’est pas une émotion de la même nature que chez G. Perec. Chez G. Perec, il y a une intensité toute particulière de l’écriture, une lampe qui brûle à jamais quelque part et qui finit par nous éblouir. On en est profondément ému, elle nous brûle aussi.

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 0 h 47 min

« C’est peut-être que les femmes n’ont pas d’âme… »

Ce pauvre Wgg en est resté aux théories du Moyen Age. Il est incapable d’évoluer à l’époque moderne, et nous serine ses débilités suffisantes avec une componction ridicule.

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 0 h 43 min

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 0 h 24 min
Essayons d’être juste.
________
C’est loin d’être gagné…! Pour un chrétin féru de théologie, ça laisse nettement à désirer du côté de la charité (chrétine).

Widergänger dit: 21 décembre 2017 à 0 h 40 min

Romain Gary est un bon écrivain. Mais ce n’est pas un écrivain majeur.

Annie Ernaux mériterait en effet une Pléiade ; elle est novatrice dans le genre autobiographique. J’ai lu dernièrement Les Années. C’est quand même tout autre chose que du Jean d’O…! Mais elle n’atteint jamais, de par son écriture, le petit quelque chose en plus (qui vient de l’âme) qu’on trouve chez G. Perec, et qui fait toute la différence. On peut légitimement dire que G. Perec est un écrivain majeur, c’est même incontestable. Annie Ernaux est novatrice mais je ne trouv pas personnllement cette profondeur de l’émotion, qui vient de l’âme, que je trouve chez G. Perec. Annie Ernaux fait parfois, surtout dans Les Années du G. Perec, elle l’imite mais sans jamais qu’il y ait ce je ne sais quoi qui vient de l’âme. C’est peut-être que les femmes n’ont pas d’âme…

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 0 h 33 min

Ceci étant, je crois que la mère de Gary était une chieuse, et que, même sans elle, il aurait fait cette grande carrière d’écrivain et de diplomate.

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 0 h 30 min

C’est très bien de faire étudier aux élèves les romans de Gary. Dommage que le prof soit aussi ignare que Wgg. Un tel prof a de quoi vous dégoûter des chefs-d’oeuvre. Il ne reste plus qu’à le chahuter, comme cela arrive souvent, ainsi qu’il le dit lui-même, le pauvre.

Delaporte dit: 21 décembre 2017 à 0 h 24 min

J’ai vérifié ce que « palinodie » voulait dire dans le dictionnaire, c’est une sorte de « désaveu », de « changement d’opinion ». On se demande ce que ça a à voir avec la passion du Christ. Il faut, quand on critique avec des mots spéciaux, avoir à l’esprit ce qu’ils veulent dire précisément. L’inculture, la foi du charbonnier, même négative, c’est très bien. Encore faut-il gagner en précision. S’il y a bien une chose qui n’est PAS une prétendue « palinodie », c’est bien la mort du Christ, mort pour racheter les péchés de l’homme il y a 2000 ans. Alors, attention à ce qu’on dit. Essayons d’être juste.

Giovanni Sant'Angelo dit: 21 décembre 2017 à 0 h 09 min


…de tout, ce que vous écrivez, depuis, ce matin,!…
…et, vous voudriez, que je mette ma pierre à cet édifice,…
…il faut, vous revoir votre pensée vos confréries,…plus rien à voir, avec les cultures,…
…vos cocoricos,?!…et philosophies,?!…
…etc,…

JAZZI dit: 20 décembre 2017 à 23 h 11 min

« Elle est incritiquable. Il a été ce qu’il a été parce qu’il a eu cette mère formidable. Cette grande femme. »

Elle est la vedette du film, rose, plus que lui, incarné par Pierre Niney.
Je pensais, en allant voir le film, que Charlotte Gainsbourg, ne ferait pas le poids dans le rôle de Mina. Elle s’en sort plutôt bien.

rose dit: 20 décembre 2017 à 22 h 56 min

Widergänger

vous pouvez conseiller à la maman de la jeune fille adorable qui vous demande de vos nouvelles au moment d’entrer en classe de lire La Promesse de l’aube.
Ma fille aînée m’a fait découvrir ce livre alors qu’elle était scolarisée en troisième et c’est comme cela qu’a commencé mon intérêt croissant et jamais démenti pour Gary.

Widergänger

vous n’êtes pas sans savoir les différentes étapes qui jalonnent notre vie et qui nous constituent tels que nous sommes, êtres humains adultes.
Après celle qui consiste à sortir du ventre de notre mère, le grand saut, après le passage de l’école maternelle au CP où la séparation se confirme, il y a ce grand passage de l’adolescence.
C’est extrêmement difficile de franchir de l’enfance à l’adolescence.
C’est vraiment avec le déchirement que cela implique du cocon, le même rituel que de la chenille en papillon.

Ce roman étant initiatique, il a 44 ans à Big Sur, je suis allée voir la plage avec les mouettes quand le livre s’ouvre sur la longue analepse, et le bilan de comment en est’il arrivé là ; il me semble convenir parfaitement aux ados en formation que vous avez face à vous.
Pour répondre à leurs questionnements, montrer l’initiation amoureuse, balbutiements, hésitations et coups du sort, utiliser la dérision comme douce moquerie de soi-même, tout y est.

Le seul point sur lequel j’achoppe, et incessamment, dans la critique du film sorti le 20, j’ai encore trouvé cela, les gens se trompent et ils ont tort, c’est le jugement définitif porté sur sa mère Mina qui est sempiternellement critiquée.
Elle est incritiquable. Il a été ce qu’il a été parce qu’il a eu cette mère formidable. Cette grande femme.
J’espère sincèrement qu’un jour cesseront les critiques envers Mina.

rose dit: 20 décembre 2017 à 22 h 44 min

Très récemment, j’ai appris qu’à Londres il a fait lire son premier roman Éducation européenne à Joseph Kessel pour qu’il le conseille. Celui-ci l’a encouragé à poursuivre.

rose dit: 20 décembre 2017 à 22 h 38 min

désolée, cela fait trois fois que je remonte tous les coms, je ne le retrouve pas.
à celui qui parle d eGary et qui aime parce que ceci, cela et -je ne sais quoi gaulliste. pardon de l’ imprécision.

Ses rapports avec De Gaulle n’ont pas été immédiatment sympathiques ni courtois. Lors qu’ils traversèrent d’Afrique du nord pour rejoindre Londres, on les nommait les têtes brûlés. On les croyait déserteurs alors qu’ils furent pilotes de tous ls combats.
De Gaulle, à mon sens, devait se méfier de ces petits « loulous » ; ils n’étaient pas militaires, sans doute pas trop le sens de la hiérarchie. À mes yeux, leur code d’honneur se situait plus dans la camaraderie fraternelle qui les unissait tous et dans cet amour immodéré qu’ils portaient tous à la mère patrie.

Ils ont fait leurs preuves.
Les morts ont jalonné leur route ; chaque retour marquait des copains qui ne revenaient pas.
Romain lui a commis sauvetage héroïque, sauvant le pilote qui venait d’être touché par des balles, allant au but assigné jetant ses projectiles sur l’objectif à atteindre, revenat à l’aérodrome et ramenant ses co-pilotes et pilote sains et saufs à l’aérodrome.

Il a été décoré ; plus tard nommé compagnon de la libération, plus tard promu ambassadeur de France ; Il a gagné ses galons sur le terrain.
Je ne sais pas, je ne crois pqs qu’il y ait eu réciprocité : Gary, lui, a admiré le grand homme ; l’a sans doute aimé et a été à ses obsèques à Colombey les deux églises en uniforme, portant ses croix de guerre :

http://www.gettyimages.fr/detail/photo-d'actualité/the-funeral-of-general-charles-de-gaulle-les-photo-dactualité/162759707?esource=SEO_GIS_CDN_Redirect#the-funeral-of-general-charles-de-gaulle-les-obsques-du-gnral-charles-picture-id162759707

Mon copain de boulot Cédric m’a proposé aujourd’hui que nous allions le voir ensemble.
Trop peur de pleurer. Trop peur de ressortir furieuse. Je ne me sens pas.
Je ne lui ai pas dit non.
Je vais réfléchir.

Ed dit: 20 décembre 2017 à 22 h 20 min

JAZZI dit: 20 décembre 2017 à 21 h 56 min
Pipelette politique, ça te va bien LVDLB.
On en a rien à f.outre des frais de bouche ou d’avion de nos dirigeants !
Il faut ce qu’il faut pour que la France tienne son rang…

C’est une blague ? Quel rang ? Celui du championnat de l’argent public le moins bien distribué ? Une fiscalité aussi lourde et des dépenses d’argent public aussi ridicules dignes d’une monarchie absolue…Mon Dieu…

Chaloux dit: 20 décembre 2017 à 22 h 17 min

 » et mon appareil »

Il me semble, Béré, que dans mon enfance certaines vieilles gens entendaient par appareil, leur dentier. L’êtes-vous assez, mordante…

rose dit: 20 décembre 2017 à 22 h 14 min

j’ai trouvé ; pas sans mal :
La mort du christ a racheté tous les péchés du monde.
Tout d’abord, c’est surprenant que vous appeliez cela palinodie parce que le revirement n’est pas en fin d’énoncé mais en début.
Je n’argumenterai pas sur en quoi est ce une palinodie parce que je n’en suis pas convaincue.
Mainenant, je peux essayer d’expliquer ce que signifie cela : la mort du christ a racheté tous les péchés du monde.
Je prendrai deux exemples : un cinématographique et un littéraire pour étayer mon propos.

Dans La passion de Jeanne d’Arc de Carl Dreyer, Jeanne est torturée par les juges qui veulent savoir si elle ment ou pas. Ils la soumettent alors à l’ordalie qui est le bûcher. En expirant, elle exhale le nom de Jésus et, nous en avons déjà parlé ici, Antonin Artaud joue le rôle du moine qui tend une longue perche au bout de laquelle est le christ en croix.

Sa mort permet à ses bourreaux d’évoluer, non pas en le fait qu’elle soit innocente et que c’est en mourant qu’elle révèle son innocence, non. C’est son sacrifice qu’elle fait dans l’acceptation qui permet à ses bourreaux d’évoluer. La gratuité de cet acte. Ils sont mis face à leur tort.

Dans Billy Bud marin d’Herman Melville, paru en 1924, le même cérémonial de sacrifice se joue. Le jeune mousse, innocent est pendu suite à des accusations mensongères. Après sa mort, on saura son innocence.
Il sait qu’il est innocent mais il se laisse pendre.

Dans ces deux exemples, le coeur dur des responsables d ela mort des deux innoncents s’ouvre de par le sacrifice.

Comment la mort du christ sur la croix rachète-t’elle tous les péchés du monde ?
Il a commis nombre de miracles dont la multiplication des pains au bord du lac de Tibériade et non des moindres la résurrection de Lazare et la guérison du paralytique.
En quoi sa mort rachète-t’elle tous les péchés du monde ?

Par l’infinie bonté.
Le christ sait combien nous sommes misérables et nous accueille en son sein. C’est un grand mystère.

De l’ordre de voir l’enfant pur et innocent en l’homme noir et triste : le tout petit.

C’est ainsi que Jeanne au bûcher et Billy Budd à la haute vergue donnent la possibilité à ceux qui les ont condamnés de se racheter.
La mort d’un homme innocent qui donne sa vie pour nous sauve tous les péchés du monde. Il suffit d’un.

Padon, mais je ne suis pas sûre qu’il s’agisse d’une palinodie.

bérénice dit: 20 décembre 2017 à 22 h 01 min

Jazzi, oui il faudrait que le prix du sandwich ne dépasse pas celui d’une toile de Picasso et tout ira pour le mieux, avec cela il y a de la marge.

JAZZI dit: 20 décembre 2017 à 21 h 56 min

Pipelette politique, ça te va bien LVDLB.
On en a rien à f.outre des frais de bouche ou d’avion de nos dirigeants !
Il faut ce qu’il faut pour que la France tienne son rang…

bérénice dit: 20 décembre 2017 à 21 h 41 min

Romain Gary m’a passionnée mais je devrais le relire, Les racines du ciel, La vie devant soi, La promesse est celui dont je garde le souvenir, les clowns lyriques , L’éducation européenne en attente.

la vie dans les bois dit: 20 décembre 2017 à 21 h 33 min

« Ça les a tellement passionné (sic) qu’ils m’ont demandé de reporter leur travail pour la rentrée… Je leur avait (sic) donné à lire avant les vacances d’automne… Je crois néanmoins qu’ils l’on lu avec intérêt. Je verrai ça à la rentrée. »

Certainement une passion partagée pour la grammaire.

bérénice dit: 20 décembre 2017 à 21 h 32 min

Quelle buse!

Que faites vous de la menace qui plane sur tous les actes de séduction passifs ( un regard, un sourire, une inclinaison) et actifs( un geste placé ou déplacé, une tentative d’approche sol/air avec retombées atmosphériques filmées par les caméras de surveillance, l’œil de Moscou, en salade, un baiser, un mot ardent)? Je vous y vois, WGG est prudent et judicieux , sa libido connaît en plus de l’échec scolaire de ses élèves des ratés, une calamine, un retard à l’allumage ou il est tout simplement un être bien faisant.

la vie dans les bois dit: 20 décembre 2017 à 21 h 15 min

On peut bien regarder en Espagne ce qu’il s’y passe, alors qu’en France, le totalitarisme en marche n’inquiéte pas grand’monde.

Une équipe qui gagne : la ministre du travail obligatoire, qui arrange des petits déplacements à Vegas pour un flambeur, avec nos sous ,le prime qui s’envoie en l’air avec nos sous,

et d’un autre côté, les arbeiteurs CSP+, à marche forcée:
« Six mois seulement après l’élection d’Emmanuel Macron, ils sont déjà au bout du rouleau ». On ne va pas les plaindre, ils l’ont bien voulu.
Mme Krimi a quand même réussi a interpeller le sinistre de l’intérieur.
Mais jusqu’à quand ?
Car leur chef à l’AN , M. Nobody a menacé de supprimer les questions au gouvernement.

JAZZI dit: 20 décembre 2017 à 21 h 00 min

« La promesse de l’aube, je l’ai donné en fiche de lecture à mes 3ème. Ça les a tellement passionné qu’ils m’ont demandé de reporter leur travail pour la rentrée… »

Je suis allé voir le film, en fin d’après-midi à Bercy-Village. J’ai été étonné de voir beaucoup de jeunes dans la salles. A la sortie, devant moi, trois jeunes filles en fleur parlaient des différence entre le livre et le film…
A quand un Romain Gary dans le pléiade ?
Pour les dames, Annie Ernaux attendra encore un peu !

la vie dans les bois dit: 20 décembre 2017 à 20 h 50 min

AERO VISION fait ses premiers pas dans le Monde du cinéma , c’est déjà ça, au moins Philippe le prime peut nous jouer le rôle du gars pressé.

Pat V dit: 20 décembre 2017 à 20 h 47 min

Ce qui devrait attirer l’ œil et l’ esprit d’ indignation de notre brave Pablo, c’ est plutôt de constater la récupération, alors là la plus cynique, de notre César( qui a attendu plus de vingt ans après sa mort une rétrospective à Beaubourg ) par certains artistes de l’ art financier contemporain, comme par exemple B. Lavier à qui l’ on octroie (B. Blistène, le commissaire de l’ expo Beaubourg )un entretien fleuve en mettant en avant sa propre œuvre!
C’est là que vous devriez vous poser les questions essentielles concernant de la fossilisation institutionnelle de l’ art dit contemporain financier. (cf. entretien page 49 à 59, où le tutoiement de comptoir est très grossièrement de la partie!)

Pat V dit: 20 décembre 2017 à 20 h 33 min

du très cynique César, Pablo.

Voilà encore un jugement de valeur sur la personne alors qu’ il est question dans une exposition principalement de la qualité de l’ œuvre!

Delaporte dit: 20 décembre 2017 à 20 h 32 min

Et puis, autre satisfaction littéraire, Gary a eu deux fois le Goncourt, grâce à Ajar. Cela remontait le niveau de ce prix, qui ne s’en est jamais remis.

Delaporte dit: 20 décembre 2017 à 20 h 29 min

Il y a aussi chez Romain Gary une exceptionnelle qualité « européenne », mais bien sûr pas celle de l’Europe économique, mais bien celle de l’Europe de la culture, une sorte de cosmopolitisme remarquable que ce juif russe incarnait à la perfection.

la vie dans les bois dit: 20 décembre 2017 à 20 h 27 min

« Platon est indépassable »

ça alors, plus atteint que Gilles de la Tourette,la tête farcie de fadaises du new age ésotérique, le voilà néo-platonichien, Pablo exilé de sa franco-folie.
Et bobonne pour toute caution « artistique ».

Misère des errants du web zéro.

Ed dit: 20 décembre 2017 à 20 h 25 min

Simone de Beauvoir en 2018 à la Pléiade…2018, seulement. Alors que Jean d’O l’est déjà. Pardon d’estimer que les qualités littéraires de l’oeuvre du castor sont légèrement supérieures à celle de Monsieur l’immortel. Vous avez dit réseau ?

Delaporte dit: 20 décembre 2017 à 20 h 24 min

« Romain Gary n’est pas un écrivain majeur, ce n’est pas non plus un écrivain mineur. »

Pour moi, Gary est bien entendu un écrivain majeur, pour la qualité et la quantité de ses romans, pour Ajar, et pour sa dimension gaulliste.

closer dit: 20 décembre 2017 à 20 h 20 min

zerbinette, qui suggérez-vous pour augmenter le quota féminin?

La Pléiade embrasse toute la littérature mondiale depuis l’Antiquité. Très peu de femmes jusqu’au 20ième siécle. Presqu’aucune femme hors d’Europe…Comment voulez-vous que le ratio soit très différent de ce qu’il est aujourd’hui?

gisèle dit: 20 décembre 2017 à 20 h 19 min

WGG 20h01; Candide et la vie stable…tout un programme ! pour vous dérider, ce communiqué -écrit- que je viens de découvrir :Fr.Fillon vient de dissoudre sa société de conseil, dont il était l’unique associé..
Et cet autre:noël Mammère a un » patrimoine problématique », ce qui signifie, si j’ai bien compris, qu’il n’en a pas déclaré la totalité. Problématique, en effet, puisque une grande majorité de ses biens s’est évaporée..

closer dit: 20 décembre 2017 à 20 h 16 min

« Elle lève les yeux vers moi : « Qu’est-ce que je peux faire ? » Ah ! l’émotion ! La détresse dans le regard de cette femme ! J’en ai été complètement remué. »

T’aurais du la prendre dans tes bras à cet instant précis, WG…Tu n’as aucune intelligence des situations. Quelle buse!

Widergänger dit: 20 décembre 2017 à 20 h 01 min

Hier soir, réunion avec les parents de 3ème pour la remise des bulletins du trimestre. C’est tout un monde, les parents. Quand on voit les parents, on comprend beaucoup mieux le comportement des élèves… Et leurs problèmes scolaires.

Une mère que j’avais déjà vue pour sa fille qui se sert de son téléphone portable en classe pendant les contrôles de lecture sur Voltaire (Candide) vient me voir avec sa fille qui a eu 7,5/20 à son dernier contrôle sur Voltaire. La mère, affolée visiblement par la note de sa fille, me demande quelques explications sur le devoir de sa fille. Je lui montre que sa fille a littéralement zapé une partie importante de la consigne à une question, qu’elle considère que Candide, qui traverse une guerre, un tremblement de terre, l’Inquisition, qui reçoit une raclée, tue un inquisiteur, découvre sur des flots agités un pays d’utopie, a une vie stable… qu’elle confond « de » et « que », que c’est écrit dans un français déplorable avec une faute d’orthographe à chaque mot. Elle lève les yeux vers moi : « Qu’est-ce que je peux faire ? » Ah ! l’émotion ! La détresse dans le regard de cette femme ! J’en ai été complètement remué.

D’un seul coup toute la détresse de notre époque, je l’ai reçue en pleine figure. Ah! oui, ça fait mal. Je lui ai dit que sa fille avait besoin de grandir, qu’elle devait changer de « logiciel », passer de l’enfance à l’adolescence. Quand elle entre en classe, elle a l’habitude de me lancer : Alors, M’sieur, ça va aujourd’hui ? Une sacrée génération, les parents récolte le fruit de leur incompétence à élever leurs enfants.

A côté de ça, une autre élève dans la même classe a 20 à ses contrôles en français comme en mathématiques : élève brillantissime, modeste et fort sympathique.

Dernièrement où on abordait l’étude de L’Ami retrouvé, de Fred Uhlmann, qui va nous tenir en haleine durant le prochain trimestre, je leur demande ce qui peut expliquer les quasi quarante années qui séparent les événements narrés de la rédaction du récit de Fred Uhlmann. La téléphoneuse me dit : « M’sieur, le devoir de mémoire. » Je lui demande alors pourquoi il ne l’a pas écrit plus tôt si le devoir est si pressant ! L’autre, la brillantissime, me répond : « La douleur ».

Widergänger dit: 20 décembre 2017 à 19 h 36 min

Pablo75 est aussi nul en peinture que Picasso l’était en musique. La différence entre les deux, c’est que Pablo (Picasso) le savait, tandis que Pablo (75) ne le saura jamais…

Il y a des gens comme ça qui sont complètement fermés à un art. Déficience dans le cerveau manifestement. Pablo est un fin mélomane, ceci expliquant sans doute cela. La musique l’a rendu impotent en peinture. Et là dessus est venu se greffer son caractère de chien battu agressif colérique, ce qui n’a rien arrangé dans sa compréhension de la peinture.

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 19 h 31 min

@19.24 Cette maison est vraiment embarquée sur la pente d’un absolu naufrage. Comment peut-on expliquer cet apparent suicide collectif dans le monde de l’édition ? Gaston aurait-il jamais toléré ces frasques d’Antoine, Passoul ?

zerbinette dit: 20 décembre 2017 à 19 h 29 min

Pleiade suite

Depuis la création de la collection en 1931, seules quatorze femmes – si on compte chacune des sœurs Brontë, qui sont au nombre de trois – ont eu la chance d’y être publiées, Les sœurs Brontë (Anne, Charlotte et Emily), Colette, George Sand, Jane Austen, Madame de Lafayette, Madame de Sévigné, Madame de Staël, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Virginia Woolf, Sainte Thérèse d’Avila et ce dans les années 2000 pour la majorité d’entre elles. Quatorze femmes… contre deux cent dix-neuf hommes.

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 19 h 25 min

@ Romain Gary n’est pas un écrivain majeur, ce n’est pas non plus un écrivain mineur.

Nous voilà bien avancés, bourrin Buridan, ast’heure !

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 19 h 22 min

@19.05 / On fait durer le plaisir en attendant vos commentaires inspirés sur l’œuvre immense de Max Aub, et quelques réjouissantes passes d’armes induites avec vos homologues, les sieurs pablo 69 ou chaloux 96.
A part de ça, comment va votre nouvelle épouse, et que vous a-t-elle fait à dîner ce soir ? D. est un peu défaillant à ce sujet ces derniers temps, et on ne sait plus trop à quoi se raccrocher.

Widergänger dit: 20 décembre 2017 à 19 h 21 min

La promesse de l’aube, je l’ai donné en fiche de lecture à mes 3ème. Ça les a tellement passionné qu’ils m’ont demandé de reporter leur travail pour la rentrée… Je leur avait donné à lire avant les vacances d’automne… Je crois néanmoins qu’ils l’on lu avec intérêt. Je verrai ça à la rentrée.

Romain Gary n’est pas un écrivain majeur, ce n’est pas non plus un écrivain mineur.

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 19 h 16 min

@ Tout le monde s’en fout, par ici ?

Ne faites donc pas la sotte, voyons ! Il y a bien longtemps que nous avons troqué le ML pour la revue de Nadaud ou autre, mais pourquoi voules-vous vous accrocher à celle-ci à tout prix ? Pour ne pas faire de peine à notre ami Passoul ? Le fils Glucksmann, par ailleurs gentil mari de la grandiose Léa Salamé, et accessoirement fils de feu son père – tel jean birnbaum, au MDL était le fils du sien, toujours vivant-, sont de charmants pseudo intellectuels médiatiques, jeunes et beaux. Ils ont pour mission d’opérer un dernier acharnement thérapeutique sur la prétendue pensée de gauche moribonde qui a encore besoin d’y croire un temps, tant que les aigrefins qui dirigent ces journaux savant l’argent bobo qui va avec. Ils s’y emploient donc de manière zélée le temps qu’il faudra, càd celui de s’être bien rempli les fouilles, à la manière d’un patrick cohen passé sans hésitation de france inter à l’europe 1, le salaire y étant 4 fois plus élevé.
Mais en quoi tout cela vous étonne-t-il, mme C. T. ? Découvriez-vous la vraie vie provinciale de Paris tout à coup, ou couac ?

Widergänger dit: 20 décembre 2017 à 19 h 08 min

Quand JJJ s’en prend à Delalourde, c’est un vrai combat de coq. Le sang coule. Tout le monde cesse de respirer.

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 18 h 59 min

@ demandez à l’Esprit Saint d’intervenir en votre faveur et de vous inspirer !

C’est ce dont s’est essayée durant toute sa misérable vie, ma pauvre mère. Et au seuil de partir, la voilà terrorisée à l’idée d’aller en enfer, à cause qu’elle a pas réussi à convaincre son bon dieu de m’inspirer. C’est moche, cruel et injuste, non ? Halors, si vous vouliez m’être de quelque utilité, cher monsieur, dites-moi donc ce que je dois lui dire de mensonges pour la rassurer avant de trépasser, je vous en saurais infiniment gré, et notre dialogue improbable aurait alors au moins servi à quelque chose ou à quelqu’un.

Clopine dit: 20 décembre 2017 à 18 h 56 min

Dites, jeunes gens, avez-vous une opinion quelconque sur le « nouveau magazine littéraire », que je viens de recevoir, d’hier ?

IL est tout bouleversé et privé désormais de l’éditorial de notre hôte.

C’est Raphaël Gluksmann qui est aux manettes, ce qui ne laisse pas de m’interroger. Moi, dans la famille, je connaissais (ou plutôt je ne connaissais pas, parce que je crois bien n’avoir jamais rien lu de lui à part quelques articles ici ou là, quelques interviews) le père André, que je rangeais soigneusement dans la case « nouveaux philosophes ».

Quand j’ai lu le nom sur le journal, j’ai donc cru un instant qu’il s’agissait d’André (RIP), et j’ai soupiré in petto « bon, du moment qu’on échappe à Finkielkraut… ».

Mais en fait c’était le fils, connu comme « essayiste »…

Alors, je vais vous dire tout net ma pensée : ça ne sent pas très bon.

Prenons la couverture. Eh bien, ma parole, c’est le mot « littéraire » qui est le plus petit, dans le titre…

Prenons la liste des articles. Grands dieux, que de philosophes, (Onfray en tête…)et d’essayistes ! Le dossier du mois est consacré à La Boétie, mais sous l’angle de la pensée politique, par exemple…

Oh, bien sûr, ici ou là, on parle bien de romans ou de littérature… Mais faut chercher, ma foi. Et la place est chiche, à côté des bd…

Donc ce premier numéro, consacré aux « idées » nous promet-on, est surtout, d’après moi, consacré aux idées « politiques », et non pas « littéraires ». Et même, plus précisément, on a l’impression d’une mission « pour le seigneur » : à savoir regonfler un peu la matière grise du défunt Parti Socialiste.

Bon, « défunt » est peut-être un peu fort. Disons « en stade terminal »…

De toute façon, là n’est pas le problème. Que le PS soit dans l’ambulance, sur la table d’opération ou déjà chez les pompes funèbres, ce n’est pas tant ça qui me tracasse que le soupçon, disons que le doute qui m’habite.

(Bouguereau, pas un mot n’est-ce pas.)

A savoir qu’on ne voit pas trop ce que la littérature vient faire là-dedans ?

Tout le monde s’en fout, par ici ?

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 18 h 52 min

@j’ai même entrepris de socialiser la chose en rendant à Marx ce qui lui appartient

Dommage d’avoir perdu tant de temps, alors qu’il aurait mieux valu essayer de fréquenter plus assidument Werner Heisenberg.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d%27incertitude
Je vous garantie que vous eussiez alors éprouvé de véritables orgasmes intellectuels. Mais il est toujours trop tard quand on doit s’apprêter à retourner à la poussière. Il ne faut rien regretter. Il reste encore tant de splendeurs à découvrir au jardin.

Jean Langoncet dit: 20 décembre 2017 à 18 h 51 min

« Cher(i) Bibi » conduira-t-il son pays au ban des nations ?
« Le monde entier voit nos réussites, le public les voit tout comme les gauchistes en politique et dans les médias, a-t-il déclaré. Parce qu’ils les voient, ils savent qu’ils ne peuvent pas nous battre dans les urnes. C’est pourquoi ils essaient de nous battre avec des calomnies et des manifestations, organisées, entre autres, par le New Israel Fund ».
http://fr.timesofisrael.com/netanyahu-si-la-police-recommande-de-minculper-et-alors/

Delaporte dit: 20 décembre 2017 à 18 h 50 min

« Cher Delaporthamon. A quoi sert votre culture théologique dans le monde purement matérialiste… »

Je crois bien que l’obscurantiste, c’est vous, totalement dominé par son environnement matérialiste. Essayez un peu de vous extraire de cette tourbe, demandez à l’Esprit Saint d’intervenir en votre faveur et de vous inspirer !

bérénice dit: 20 décembre 2017 à 18 h 48 min

D’un autre côté, le premier ministre est identifié comme appartenant à une droite modérée, ce qui dit ne cherche à rien démontrer , de toutes manières droite ou gauche c’est toujours Versailles.

Janssen J-J dit: 20 décembre 2017 à 18 h 45 min

18.31 Cher Delaporthamon. A quoi sert votre culture théologique dans le monde purement matérialiste, hormis de réactiver des haines ancestrales liées aux croyances au rachat des pêchés et autres balivernes et billevesées ? Mais surtout, vous ne répondez pas à la question, comme d’hab., bien trop embêté de devoir le faire en ayant par trop conscience du ridicule de vos réponses qui feraient glousser des gosses de 5 ans, si vous osiez même y sacrifier. Mais il n’y a aucun danger. Vous suffit de balancer vos formules incantatoires, telles de pauvres mantras pour âmes obscurantistes sur lesquelles vous entendez trôner. Pitoyab’ !

Delaporte dit: 20 décembre 2017 à 18 h 43 min

« Delaporte, j’ai lu que comparé au transport d’Emmanuel Valls celui-ci aurait permis une économie de 30% . »

Edouard Philippe nous raconte des bobards, et la presse pointe du doigt le fait que ses arguments peinent à convaincre. C’est du foutage de gueule. Démission !

bérénice dit: 20 décembre 2017 à 18 h 41 min

16h17 Delaporte, j’ai lu que comparé au transport d’Emmanuel Valls celui-ci aurait permis une économie de 30% . Il fallait compte tenu de l’absence du chef de l’Etat que le premier ministre gagne du temps pour occuper sa fonction indispensable en cas d’absence momentanée du président et prévue puisqu’il se rendait à Alger. Somme toute le transport des officiels coûte beaucoup d’argent et si tout du fonctionnement des institutions supérieures se mesure à cette aune on peut tout de même trouver à redire.

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