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La République Des Livres par Pierre Assouline
Reductio ad Hitlerum et… Godwinum ?

Reductio ad Hitlerum et… Godwinum ?

Connaissez-vous le point Godwin, ce machin qui désormais dépasse en notoriété le point G ? Pas un blog, pas un forum, pas un site ouvert aux commentaires n’y échappe quel que soit le sujet du jour. Non, ce n’est pas un gadget rhétorique. Juste un constat établi au début des années 1990 sur le réseau Usenet par l’avocat américain Mike Godwin (1956), lequel, restons simple, préfère parler de « loi de Godwin »). Il tient en ceci : plus une discussion en ligne dure, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler se rapproche de 1. Il désigne donc le cap d’un échange d’arguments dans lequel l’une des parties invoque une référence à la seconde guerre mondiale, à l’Allemagne nazie, à la solution finale, ce qui a pour effet de clore le débat. Ainsi le point Godwin marquerait un point de non-retour au-delà duquel la conversation devient pourrie. Considéré comme un objet philosophique, il est l’accroche de Reductio Ad Hitlerum (176 pages, 15 euros, Presses universitaires de France) de François de Smet, et vaut qu’on s’y attarde pour ce qu’il nous renvoie de notre société.

On dira qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil : après tout, qu’est-ce d’autre que la version 2.0 de la Reductio ad Hitlerum conceptualisée par le philosophe Leo Strauss dans Droit naturel et histoire (1953) en résonance avec l’argument rhétorique reductio ad absurdum ?

« Ce faisant, nous aurons à atteindre le seuil au-delà duquel l’ombre d’Hitler commence à obscurcir la scène. Et il n’est malheureusement pas inutile d’ajouter qu’au cours de notre examen nous devrons éviter l’erreur, si souvent commise ces dernières années, de substituer à la réduction ad absurdum la réduction ad Hitlerum. Qu’Hitler ait partagé une opinion ne suffit pas à la réfuter » expliquait Leo Strauss.

A ceci près que sur la Toile, tout se déploie en accéléré et en intensité. C’est moins des dérapages du Net, des nouveaux usages engendrés par les réseaux sociaux et de la néo-conversation à l’heure des nouvelles technologies, que de la question du Mal qu’il s’agit. Partant, le philosophe s’interroge aussi sur les limites de notre liberté d’expression.

On contestera tel ou tel point à François de Smet, et notamment ce poncif qui a la vie dure selon lequel « l’histoire est écrite par les vainqueurs » ; mais il fait un utile retour sur les expériences des années 60, celle de Ash sur l’instinct grégaire et celle de Milgram sur l’autorité, qui permettent de mesurer le degré de conformisme. Surtout, il enrichit le débat en insistant sur l’effet de meute, la menace qu’exerce et la peur que provoque  ce confort que l’individu revendicateur trouve à quitter une forme de solitude pour rejoindre une masse photomontage1937en mouvement armée de fourches, l’agneau cédant ainsi à la tentation de revêtir une peau de loup. Or le point Godwin, rappel à l’homo connecticus de sa propre barbarie, est négatif. Le  rebelle/réfractaire, héritier du héros antique, croit désormais s’incarner positivement dans la figure de l’Indigné, ce qui est une fuite illusoire ; cela évite de mettre des actes au bout de ses idées et surtout de s’engager dans un camp :

« S’indigner pour s’indigner, c’est se mettre en colère pour s’épargner une consultation chez le psychanalyste, c’est s’acheter une voiture pour montrer qu’on en a les moyens, bref, c’est manifester qu’on est en vie – mais ce n’est rien de plus ».

Analysé comme un symptôme, le point Godwin apparaît comme « le fil révélateur d’une modernité en irrévocable déliquescence existentielle ». Il permet de fuir le souvenir de ce que nous étions en meute « avant la civilisation, avant l’Etat » ; il rappelle aux hommes leur goût de la force, de la volonté de puissance, du conformisme en les ramenant à une animalité enfouie, étant entendu que diabolisation et fascination sont les deux faces d’une même médaille.

Soixante-dix ans après la fin de la guerre, son emprise sur les esprits est toujours aussi forte. La référence compulsive aux nazis est le signe de notre impuissance à désigner le Mal avec des valeurs morales et des repères éthiques qui ne soient pas amarrés à l’Histoire. C’est une boussole bien pratique en un temps où les citoyens sont déboussolés par les crises identitaires. Ni le stalinisme, ni l’islamisme n’ont vraiment remplacé cet absolu de l’inhumanité faite homme dans l’inconscient collectif. Il leur a « manqué » le nihilisme ontologique d’avoir mis en œuvre la Shoah, entreprise de dévalorisation progressive d’une catégorie d’individus précédant leur extermination en masse. Cet épouvantail du Mal est notre dernière certitude métaphysique

 « Le nouveau totalitarisme n’aura plus demain, les atours d’une petite moustache et d’une mèche. Il ne s’appellera certainement plus nazisme ou fascisme. Mais il prendra à coup sûr l’image de la force. Il se proposera de replier le chaos du monde sur une ou deux idées simples. Il fera de la Cohérence son drapeau. Il flattera les forts et s’adjoindra les faibles. Et, une fois encore, sa séduction sera irrésistible ».

Cette conclusion de François de Smet, on hésite à la dire lucidement pessimiste ou tragiquement réaliste.

(Illustration de Kristian Hammerstad et Photomontage de 1937)

Cette entrée a été publiée dans Essais, Histoire, La vie numérique.

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commentaires

1 035 Réponses pour Reductio ad Hitlerum et… Godwinum ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2014 à 21 h 18 min


…usurpation,!…le grand nom de Sant’Angelo n’est pas JC,!…

…traffic de devise en touts genre,!…attension passoulinette a mouliner la Belgique au rendez vous des pomme cuite,!…

…quand le grand Sant’Angelo pas content, grand Angelo craché comme lama,!…

…tous aux abri de la dernière demeurre,!…pas dire caca JC,!…éternel retour des paparazzi pipot de claire de lune,!…

…etc,!…

leamas dit: 19 novembre 2014 à 21 h 10 min

Widerganger a le comportement d’un fanatique mais qui ne sait pas complètement pour quelle mission il est fait. Fascinant.

Ohpunaise dit: 19 novembre 2014 à 20 h 43 min

Anonyme porquerollais….. dit: 19 novembre 2014 à 16 h 32 min

Avant, tu nous annonçais ton départ définitif tous les deux ou trois jours.

Maintenant, c’est tous les jours ou presque.

Tu sais qu’on commence à s’inquiéter de ton état mental ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2014 à 19 h 54 min


…@, boudegras,…à 18 h 46 mn,!…

…c’est une usurpation de Giovanni Sant’Angelo,!…c’est pas de moi,!…

…Merci,!…pour le contrôle des pseudo,!…
…allez Go,!…

Chaloux dit: 19 novembre 2014 à 19 h 41 min

Vous croyez qu’il fait chômeur ? dit: 19 novembre 2014 à 16 h 42 min
boudegras dit: 19 novembre 2014 à 16 h 37 min

Non, j’arrive à l’instant. Les vieux messieurs s’amusent…

Bonne soirée,

Burntoast dit: 19 novembre 2014 à 19 h 33 min

W. : « Les névroses des enfants, type Marcel qui attend sa mère » !!! On se croirait dans les années 70, années où on avait en France divinisé la psychanalyse, sous la houlette de Lacan & Co. A la limite une analyse marxiste – dans les style de ces mêmes années – eut été plus amusante ou moins consternante, comme on voudra. (En l’attente de projectiles dits « W » – les moins aimables de ce site – je mets mon casque lourd et descend dans le tranchées admirer « le point de vue la boue ».)

Clopine dit: 19 novembre 2014 à 19 h 27 min

Mais quelle débâcle que ce blog !
… Et dire qu’on ose m’interpeller sur la fermeture des commentaires du mien…

Pierre Assouline est un homme « installé », il dispose de capacités intellectuelles et financières (!) sans commune mesure avec les miennes. Il peut se permettre de « courir le risque » de laisser les paroles et les mots les plus, non pas absurdes mais « borderline », courir ici.

Moi je ne peux pas, même si je le voulais : les jeux pervers, les provocations, les hystéries, ce boulet qui pèse sur internet et que d’aucuns revendiquent comme sa gloire même (bon sang, restons calmes là. Les dés sont pipés, certes, m’enfin il faut bien constater que tous nous rappliquons, comme des alevins autour des pieds nus des pêcheurs dans l’eau des rivières, ou des aquariums à touristes dans les villes des circuits du même nom), ce boulet, je ne suis certes pas de taille à le porter. Comment Pierre Assouline fait-il ? Mystère – et boulet de gomme !

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2014 à 18 h 46 min


…@ boudegras…ce commentaire n’est pas de loi,!…code peinale,!…à tension bicyclettes achtung,!…

…pas de pipi et caca,!…sans boudin buldozer d’autoroute a bonne soupe,!…a chaloux pour la vie,!…et LuxLeaks sans frontière,!…sur tout les blog de France et de Navare,!…

…champagne,!…marseillaise a sang pur,!…mon cul en poulet,!…

…Ah! Ah!,…etc…Bip! Bip!,…allonzenfant faite passez muscade par la pilule de la couleuvre,!…

…etc…Go! Go!,…

rose dit: 19 novembre 2014 à 18 h 28 min

Sarthe
Il ne pouvait se contenter d’accepter l’abjection comme un effet contingent et provisoire des circonstances : c’eût été de la résignation. Pour conserver l’initiative et puisque d’autres étaient les artisans de son malheur, il ne lui restait d’autre ressource que de le porter à l’absolu et d’y voir une condamnation prononcée par l’univers.

Au sujet de Jean Genêt et à destination de Christine Angot.

rose dit: 19 novembre 2014 à 18 h 23 min

Ce n’est pas pckon est ds l’écurie qu’on doit se sentir un cheval.
Idem pour l’étable & pour le poulailler.

Lex dit: 19 novembre 2014 à 17 h 45 min

boudegras dit: 19 novembre 2014 à 17 h 35 min
17 h 01, ce commentaire n’est pas de loi

boudegras croit la faire ici,
il rêve d’exister un quart d’heure.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2014 à 17 h 44 min


…une chaloupe à la mer,!…une salope à sa mère,!…

…un collecteur de point Godwininum,!…

…tous des enfants de pûtes,!…qui vas me prouver le contraire,!…

…pour bien jouir, il faut se ménager pour se dépasser de son point Gode-miche ensemble,!…déjà avec ses grand-parents,!…pour tirer partis de leurs Luxlead’s,…pour ne pas faire dans la vinaigrette,!…des testament,!…

…vous hériter, sûr, de Luxe & Bourre,!…en attendant les renforts des Lucres & Haines,!…mon Vice-comti, je vous reconnais là,!…à ce coeur fermé à jamais,!…
…un Vice-comti, un italien avec un coeur,!…c’est du Optimum à Paretto à la tête de Méduse sous le bras,!…
…qui se ressemble s’assemble,!…
…quel monde de pûtes,!…

…pour un collecteur de Godwin, à Go-Go,!…
…Ah,!Ah,!…etc,!…

cheikh jean-marie dit: 19 novembre 2014 à 17 h 36 min

Quand JC Azerty (John Brown etc.) prendra-t-il l’avion pour lutter aux côtés de ses amis du Hamas? Au plus tôt, on l’espère

Les caméras de BFMTV iront ensuite interviewer ses proches et ses voisins de palier : –  » J’aurais jamais cru ça de lui ! Il aurait jamais fait de mal à une mouche ! Il aidait toujours les grands-mères à traverser les passages piétons et à porter leurs courses, etc.  » Encore  » un cœur pur  » qui a mal tourné.

Sergio dit: 19 novembre 2014 à 17 h 26 min

boudegras dit: 19 novembre 2014 à 17 h 01 min
boudin !

Tiens c’est vrai, ça : on est passé du boudin au thon… C’est la fonte des glaces la montée des océans ! Ca va se terminer sur le mont Ararat…

Vous croyez qu'il fait chômeur ? dit: 19 novembre 2014 à 16 h 42 min

boudegras dit: 19 novembre 2014 à 16 h 37 min

Salut chaloux !
Toujours rien à foutre l’après-midi ?

Anonyme porquerollais..... dit: 19 novembre 2014 à 16 h 32 min

Je témoigne de mon admiration pour JC, un homme qui sait où se trouve son devoir car il me l’a confié les yeux dans les yeux. Il abandonne sa modeste contribution non-euclidienne à ce blog littéraire prestigieux !

Vous n’entendrez plus jamais parler de lui.

Cet être délicat, baptisé dans la religion de la Vraie Foi, infiniment respectueux de Messire Assouline et de quelques grands penseurs erdéeliens disparaît.

A jamais !

bouguereau dit: 19 novembre 2014 à 16 h 01 min

Quand JC Azerty (John Brown etc.) prendra-t-il l’avion pour lutter aux côtés de ses amis du Hamas? Au plus tôt, on l’espère

je vois ça d’ici haprés la vidéo « son identification se précise ..il commentait sur le blogapassou’..tout ça rien que pour l’embéter..

Sergio dit: 19 novembre 2014 à 15 h 55 min

Le fascisme futur, FF en hexa, il y en a une certaine approche, comme on dit, dans cette excellente Foire aux immortels de Christin & Bilal ; c’est pas très théorique mais on voit…

Bloom dit: 19 novembre 2014 à 15 h 14 min

Surtout qu’il s’agit d’un organe excessivement intime, je ne sais pas si ce serait bien convenable.

Non pas PAR quel organe, mais DANS quel organe…On sait par quel orifice vous exprimez.

Sergio dit: 19 novembre 2014 à 15 h 01 min

keupu favori de bougue-rototo dit: 19 novembre 2014 à 14 h 42 min
« effet de la bite »

Houi mais je sais jamais comment ça s’écrit faut avoir fait le bagad de Lann-Bihoué…

La Reine des chats dit: 19 novembre 2014 à 15 h 01 min

Copie conforme 12h41, trop forte, trop fine! Eh bien oui, bon sang mais c’est bien sûr, Reine des Chats = Daphné + Clopine! Oé oé, dites-nous comment survivre à notre folie ? Vive la GPA ,XX + XX = XX !
Méfiez-vous, autant d’esprit épuise vite. À trop pousser mémé dans les orties, mémé développer vite urticaire à la bêtise.

keupu favori de bougue-rototo dit: 19 novembre 2014 à 14 h 59 min

au chaloux qui trèpasse : ce n’est pas le hoquet d’ailleurs, c’est l’aphasie hihihihi

J.-C. Azerty dit: 19 novembre 2014 à 14 h 58 min

antisioniste conséquent et radical AZERTYUIOP

Quelques belles possibilités de catachrèses. (Bloom)

oui, ça va.

A propos de catachrèse, voilàtypas que je me précipite sur l’index de  » Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?  » ( « ouvrage couronné par diverses Académies Militaires  » ) de Georges Perec, dont je viens de faire l’emplette chez mon libraire favori, à la recherche de « catachrèse » , et je trouve  » catachrèse, bien sûr » . Me voilà bien avancé. Je précise que cet index (de la main de l’auteur) offre le répertoire de figures de style le plus époustouflant et le moins probable que j’aie jamais rencontré. Si un exemple d’épanalepse est signalé à la page 33 et un de parembole à la page 72, en revanche, je lis successivement :  » Helvétisme, y en a pas – Hispanisme, y en a pas non plus – Homéoptote, aucun intérêt « . Je m’attends au pire.

Le chaloux qui passe dit: 19 novembre 2014 à 14 h 45 min

keupu favori de bougue-rototo dit: 19 novembre 2014 à 14 h 33 min
on dirait que le ricanement permanent connait quelques hoquets

Mais toi tu es toujours là mon chaloux.
Fidèle au poste.
Stupide et vide,
ressassant son fiel,
un goût de merdre dans le bec.

J.-C. Azerty dit: 19 novembre 2014 à 14 h 41 min

Vous publiez dans quel organe? Chez quel éditeur? (Bloom)

Vous êtes indiscret. Surtout qu’il s’agit d’un organe excessivement intime, je ne sais pas si ce serait bien convenable.

Sergio dit: 19 novembre 2014 à 14 h 37 min

keupu favori de bougue-rototo dit: 19 novembre 2014 à 14 h 33 min
on dirait que le ricanement permanent connait quelques hoquets

C’est pas une question d’harmoniques ? Ou sinon le « beat effect »…

Sergio dit: 19 novembre 2014 à 14 h 34 min

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 28 min
alors que Dostoïevski, il n’y en pas un qui aurait l’idée de faire le dictionnaire maoureux de Dosto…

D’autant que ça cartonne dur, le popa et le fiston hamoureux de la même ! Ca vaut, en symétrique, l’opération Vetsera… Ou alors Anne de Bretagne, qui épousait toute la monarchie…

[Elena] dit: 19 novembre 2014 à 14 h 34 min

@DHH Je ne crois pas que son livre ait été évoqué ici par P.A., mais Agnès Desarthe en parle joliment et intelligemment ds Comment j’ai appris à lire (acculturation délibérée et nostalgie, du côté du père surtout).
Elle qui a fait doublement son métier des mots, et qui se trouvant à la croisée de tant de langues en a conquis une autre bien à elle & s’est attachée à faire passer des œuvres de cette littérature (qu’elle pouvait pleinement aimer parce qu’elle se sentait libre de l’aborder & enfin légitime à le faire) ds la « langue d’arrivée » commune des deux branches de la famille, le français.

Bloom dit: 19 novembre 2014 à 14 h 27 min

je m’efforce cependant de participer au combat par mes modestes écrits.

Vous publiez dans quel organe? Chez quel éditeur?

J.-C. Azerty dit: 19 novembre 2014 à 14 h 21 min

Quand JC Azerty (John Brown etc.) prendra-t-il l’avion pour lutter aux côtés de ses amis du Hamas? Au plus tôt, on l’espère. (Bloom)

Bien qu’antisioniste hautement azerty, je ne suis pas mobilisable; je m’efforce cependant de participer au combat par mes modestes écrits. Au Comanche-maman était le Verbe.

DHH dit: 19 novembre 2014 à 14 h 09 min

@fons
Ce que dit Jacques Attali de sa langue maternelle dans le passage que vous citez est vrai de toute la communauté juive d’Algérie
Avant l’arrivée des français ces gens parlaient pour certains le judeoarabe, pour d’autres venus du Maroc espagnol, une forme particulière du judeo espagnol qu’on ppelle Haîketia. Mais ce qui est remarquable ,c’est, le moment venu et déjà bien avant le décret Crémieux, ,la frenesie avec laquelle cette communauté a voulu s’installer dans une identité française., Et s’est realisée ,en une generation, une assimilation importée, formidable et brutal mouvement de déculturation / reculturation , qui s’est étendu aux vetements, aux choix des prénoms la dénomination des fêtes religieuses.
Ce mouvement a abouti, s’agissant du langage , à ce que des le début du 20 eme siècle les jeunes générations de ce monde ne comprenaient plus la langue vernaculaire que leurs parents avaient pratiquée dans leur jeunesse et continuaient à employer occasionnellement ;
Ils ne leur restait plus d’intelligibles que quelques rares expressions qui, elles, se sont depuis transmises de génération en génération et qui pour leurs descendants sont l’unique moyen de dire sous une forme ramassée certaines choses qu’ils ne peuvent rendre que par des périphrases laborieuses dans leur langue maternelle le français ,quelle que soit la maitrise qu’ils aient de notre langue
C’est à ce phenomene de survie de bribes d’une langue oubliée que j’ai pensé ,lorsque j’ai entendu Cohn Bendit parler de » houtzpah » à propos de de Segolene ROYAL comme ses arrieres grands parents devaient dire dans le Yddischland pour indiquer le caractere d’une femme ,culottée ,efficace et un peu mégère .

Simon Dobois dit: 19 novembre 2014 à 14 h 04 min

Il y a peu, nous lisions sur ce blog les déclarations sous la plume de JC : « Zemmour Président ! »; hier soir, dans un épisode de la série « un village français » à la télé, nous avons beaucoup pensé à JC en regardant les miliciens maréchalistes

robert dit: 19 novembre 2014 à 13 h 09 min

étudier le français avec d’excellents instituteurs laïcs

c’est vrai qu’à l’éoque ils passaient par l’Ecole Normale
(et 1905 était récent, on oublie cette loi de 1905! ce fut difficule)

robert dit: 19 novembre 2014 à 13 h 05 min

« Quand JC Azerty (John Brown etc.) prendra-t-il l’avion pour lutter aux côtés de ses amis du Hamas?  »

il s’amuse à provoquer non?

robert dit: 19 novembre 2014 à 13 h 04 min

Nous sommes tous choisis par une langue maternelle.

bof et alors?
Et la langue maternelle des gens adoptés bébés dans un pays dont la langue n’est pas celle de leurs parents biologiques?

Bloom dit: 19 novembre 2014 à 12 h 58 min

Quand JC Azerty (John Brown etc.) prendra-t-il l’avion pour lutter aux côtés de ses amis du Hamas? Au plus tôt, on l’espère.

objectivement et scientifiquement dit: 19 novembre 2014 à 12 h 55 min

Valeria Elena von Bank und Rottweiler….. dit: 19 novembre 2014 à 10 h 06 min
« Objectivement, oui !
Je méritais bien plus le Nobel que Patriiiick, et le Goncourt que Lydiiiiie ! »

Bien évidemment! Que faire? Le gentilhomme de pécul vous attend sûrement impatiemment sur sa trotinette rose pour vous consoler

Copie conforme dit: 19 novembre 2014 à 12 h 41 min

La Reine des chats dit: 19 novembre 2014 à 12 h 12 min

A se demander si l’auto-proclamée « Reine » est un avatar de Daaphnée ou de Clopine.
Quand mémé touchée, mémé insulter.

david dit: 19 novembre 2014 à 12 h 38 min

azerty le roi des pseudonymes delirant de haine ayez au moins le courage de vos opinions et donnez votre nom.votre place est en Syrie quand vous y serez nous reglerons les comptes sur le GOLAN

Fons dit: 19 novembre 2014 à 12 h 35 min

Cher D.Fons 10:40

catalane, vous dites! En effet un sujet toujours intéressant les langues maternelles. Quand j’ai rencontré Mr. Abdel, on a abordé aussi le sujet et il m’a expliqué un peu la situation dans son pays. Aynt de nouveau changé de sujet on est venu à Jacques Attali, il a vu un grand point d’interrogation sur mon visage et mon ignorance sur monsieur Attali. Or l’autre jour dans la bibliothèque municipale je vois traîner un pavé sur la table avec les livres à ranger, avec le titre « Blaise Pascal ou le génie français » par Jacques Attali. Je commence à feuilleter et sachant que je ne vais comprendre mot sur Pascal, c’est l’introduction du livre qui m’a fait l’emprunter. Voici la première page

QUOTE

Nous sommes tous choisis par une langue maternelle. Elle nous est imposée par les conditions mêmes de notre naissance. À cela nul ne saurait échapper. Et même si, chaque jour, des hommes se battent et meurent pour agrandir leur espace de liberté politique, personne ne peut espérer ni revendiquer sérieusement comme un droit futur la liberté de choisir sa langue maternelle. Comme on ne peut pas non plus choisir de ne pas être né, ni dans quelle famille, ni dans quel pays, ni dans quelle classe sociale, ni avec quel sexe ou quelle couleur de peau, on ne peut davantage choisir quelle langue maternelle parler en premier. Aucune utopie ne permettra sans doute jamais de mofifier cette contrainte, même si, en avançant dans la vie, il vient possible de la dépasser.

Dans l’Algérie du premier tiers du XXe siècle, la langue maternelle de la famille de mon père et de celle de ma mère était l’arabe. C’est en arabe qu’ils étudièrent l’hébreu à l’école religieuse. L’un et lautre eurent la chance, inespérée étant leur milieu social, de fréquenter l’école publique française, et d’étudier le français avec d’excellents instituteurs laïcs et avec leurs frères et soeurs aînés.

END QUOTE

Bonne journée à mon Doppelgänger de D

J.-C. Azerty dit: 19 novembre 2014 à 12 h 22 min

J’ai cru lire que certains glorifiaient ici le meurtre des uns par les autres.L’apologie du crime, quel qu’il soit,n’est-il pas un délit? (Bloom)

On rappellera à Bloom que, pour un antisioniste conséquent et radical, la liquidation de quatre colons sionistes, fût-ce dans une synagogue, n’est pas un crime, mais un acte de résistance et de salubrité publique. D’ailleurs le mouvement Hamas, organe de la résistance palestinienne à l’oppression israélienne, a salué cette action et a appelé à sa réédition sur une échelle aussi grande que possible. Rappelons à Bloom que les quelque 350 000 colons israéliens installés en Cisjordanie sont, pour un Palestinien antisioniste et pour tout antisioniste conséquent et radical dans le monde, autant d’occupants, complices de la politique coloniale et néonazie de l’actuel gouvernement israélien, et constituent, tous autant qu’ils sont, des cibles potentielles et légitimes. Rappelons à M. Bloom que la Palestine vit, depuis des décennies, dans un état de guerre permanent et probablement inexpiable. M. Bloom comprendra certainement que, dans une telle situation, le crime des uns ne soit pas celui des autres. M. Bloom se rappelle certainement que dans un passé encore pas si lointains, étaient qualifiés par d’aucuns de criminels et de terroristes les résistants, dont les cibles n’étaient pas seulement les occupants allemands, mais leurs collaborateurs civils français, tels un Philippe Henriot et un Georges Montandon. Le « terrorisme » est une arme de guerre, tout comme une autre. Il s’agit seulement de savoir dans quel camp on est.

à la tienne ! dit: 19 novembre 2014 à 12 h 19 min

Giovanni Sant’Angelo dit: 19 novembre 2014 à 12 h 14 min
…à nos sous-coupes à sous-Papes,!…

À nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent, dirait Chaloux.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2014 à 12 h 14 min


…se situer dans la station-spatiale,!…

…un travail de commentaires à finir,!…année années, qu’est ce qu’on doit bénir du ciel,…
…l’air des Caca »s déshydratés dans l’espace,!…c’est de l’engrais à Dieu avec Rosetta en l’air à sucée Phylae,!…

…Stanley Kubrick revient nous faire avaler tes couleuvres,!…avec des frittes,!…
…Ah,!Ah,!…
…à nos sous-coupes à sous-Papes,!…
…l’esprit abrutis à carreaux pour la soupe aux Luxlead’s,!…etc,!…

bouguereau dit: 19 novembre 2014 à 12 h 12 min

où notre Chaloux annonçait à longueur de com

..il a un dossier médical comac..on peut lui jeter des pièces jaunes

La Reine des chats dit: 19 novembre 2014 à 12 h 12 min

@11h32, je préfère nettement que ce soit la mienne que la vôtre, souffrez-en. Ms en effet,autre chose que la RdL attirait mon attention à ce moment-là,sinon un livre vaut bien un développement de 50 lignes, tjs moins fruste et grossier que de torcher une malveillance comme vs le faites en 2 mots convenus. Maintenant un déjeuner m’attend, si vs saviez…avec un gros homme blond,bahut à l’esprit lourd, rien à se dire,je vois ça d’ici,(non, je plaisante)Toutefois pour un chat qui se la mord, s’ennuyer comme un rat éponyme,moindre mal, me direz-vs, enfin si cela arrivait, je ne manquerais pas de penser à vous, gracieux, si fin, intelligent, subtil…

bouguereau dit: 19 novembre 2014 à 12 h 10 min

Je ne veux évidemment pas dire que Paul Edel pratique de la sorte dans la vraie vie, hein (surtout pour le bordel !) mais c’est juste une image pour illustrer ce balancier qui, chez lui, pare les femmes d’ailes d’ange, avant de se retourner contre lui et le faire souffrir comme mille démons

par « les femmes » tu veux dire clopine que tu donnes à polo des raisons morale au bien fondé de l’amour vénal..et bien je me solidarise de ces faiblesses à polo..et pour faire court : non t’auras pas un rond

Anonyme porquerollais..... dit: 19 novembre 2014 à 12 h 00 min

Bloom dit: 19 novembre 2014 à 11 h 23 min
« J’ai cru lire que certains glorifiaient ici le meurtre des uns par les autres.L’apologie du crime, quel qu’il soit,n’est-il pas un délit? »

Euh ?…Révolution française … Napoleone Buonaparte … WW0 (NIII), puis WW1, puis WW2… etc, etc !

La gloire, brave salope qui excuse tout, c’est bien la copine du crime, en temps de guerre, non ?!

Il est banal, nécessaire, de se livrer à l’apologie du crime lorsque la notion de délit disparaît pour cause supérieure : la guerre !

Bien à vous, noble fonctionnaire au service de la nation en déficit…

Tsoin tsoin dit: 19 novembre 2014 à 11 h 59 min

Clopine Trouillefou dit: 19 novembre 2014 à 11 h 55 min
Une rime à « brayonnante » ? « Rayonnante », tralalère !

Crayonnante me parait plus appropriée.

souvenirs souvenirs dit: 19 novembre 2014 à 11 h 44 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 23 h 09 min
Sur Angot, je ne vous ferai pas de procès.
Pour le reste, c’est à voir…

Un procès ? Ça me rappelle l’époque, pas si lointaine, où notre Chaloux annonçait à longueur de com qu’il allait casser la gueule à Jambrun pour défendre l’honneur de sa chère Daaphnée.
Jambrun l’attend toujours…

La minette se mord la queue dit: 19 novembre 2014 à 11 h 32 min

La Reine des chats dit: 19 novembre 2014 à 10 h 22 min
pas vraiment le tps d’en discuter plus avant

Et derrière 50 lignes.

Bloom dit: 19 novembre 2014 à 11 h 23 min

J’ai cru lire que certains glorifiaient ici le meurtre des uns par les autres.L’apologie du crime, quel qu’il soit,n’est-il pas un délit?

radio keupu dit: 19 novembre 2014 à 11 h 17 min

aprsè le succès remporté par notre interrogation sur le ricanement permanent chez monsieur bouguereau, nous proposerons, le mois prochain, un réflexion sur les propos toujours venimeux de son pote le JC

Amitabha..... dit: 19 novembre 2014 à 11 h 06 min

La réincarnation existe en Normandie comme ailleurs : Clopine est une ancienne vache laitière réincarnée en critique littéraire !

Tout s’explique …

Clopine Trouillefou dit: 19 novembre 2014 à 11 h 03 min

Daaphnée, que vous arrive-t-il ? Un simple « normande », au lieu de votre habituel « la Brayonne » – avec rictus à l’avenant ? Vous faiblissez, là. D’habitude, vous avez le mépris bien plus insultant…

Daaphnée dit: 19 novembre 2014 à 11 h 00 min

en héritier tardif des romantiques du 19è siècle, vous savez, ces types qui étaient capables de se pencher, extatiques, pour embrasser le sol où une robe blanche venait de passer, laissant la trace invisible d’une démarche légère

Le romantisme revu et corrigé par notre Normande !
Ah c’est quelque chose, l’ignorance parée de poncifs de maternelle !

Prodigieuse découverte !..... dit: 19 novembre 2014 à 10 h 52 min

« En tout cas, une chose sûre : Paul Edel ne peut pas, ne pourra jamais, se passer de la compagnie des femmes. Elles sont son ciel, et son tourment ! »

Ouvrant la vaste armoire normande de Clopine Trouillefou, nous trouvâmes tout à fait surpris une réserve d’enclumes énormes, toutes plus lourdes les unes que les autres !

Nous en connaissons désormais l’usage : lest d’un jugement trop léger.

Lavande dit: 19 novembre 2014 à 10 h 52 min

La Reine des chats je suis complètement d’accord avec vous (et vous le dites beaucoup mieux et plus longuement que je ne l’aurais fait) concernant l’univers des livres de Paul Edel et des chroniques romaines d’Opitz qui ont fait mon bonheur.

Clopine Trouillefou dit: 19 novembre 2014 à 10 h 43 min

Reine des Chats, vous savez, les allers et retours entre la réalité de « Paul Edel et les femmes » et ce qu’il en fait, littérairement parlant, sont peut-être bien plus simples que ce que vous en dites. Je vois, moi, Paul Edel en héritier tardif des romantiques du 19è siècle, vous savez, ces types qui étaient capables de se pencher, extatiques, pour embrasser le sol où une robe blanche venait de passer, laissant la trace invisible d’une démarche légère, puis, se relevant, de filer au bordel…

Je ne veux évidemment pas dire que Paul Edel pratique de la sorte dans la vraie vie, hein (surtout pour le bordel !) mais c’est juste une image pour illustrer ce balancier qui, chez lui, pare les femmes d’ailes d’ange, avant de se retourner contre lui et le faire souffrir comme mille démons.

En tout cas, une chose sûre : Paul Edel ne peut pas, ne pourra jamais, se passer de la compagnie des femmes. Elles sont son ciel, et son tourment !

D.fons dit: 19 novembre 2014 à 10 h 40 min

Je lis l’anglais avec l’accent cantalou et n’y comprend rien.
Cette nuit de commentaire en commentaire, j’ai joui profond au fond des yeux.
Je vais m’acheter des poireaux et me faire une soupe.

Société Protectrice des Animaux..... dit: 19 novembre 2014 à 10 h 27 min

La Reine a t elle encore le temps, avec tout ça, de nourrir ses chats convenablement…?!

La Reine des chats dit: 19 novembre 2014 à 10 h 22 min

WGG, comme svt,intéressant ce que vs dites sur la lecture des livres de Paul Edel… donnant à réfléchir.Malheureusemnt, pas vraiment le tps d’en discuter plus avant (qui plus est, totalement « hors billet du jour » mais ns n’en sommes plus à ça près). Je me demande si je suis d’accord à 100%avec vs? Un univers « entièrement orienté vers l’univers spirituel de la femme », dites-vs à son propos – tandis que vs, cet univers ne vous serait pas, disons, « perceptible par le coeur », vs resterait énigmatique? Il y a qqchose de cela,en effet,chez PE, ms aussi une nuance déceptive, mélancolique et méfiante très profonde – je ne parle pas de ma lecture, du sentiment éprouvé en la menant, ms bien de ce qui émane des textes édéliens. Je pense non seulement à son livre sur ses amours romaines, où le sujet en lui-même évidemment s’y prêtait – la fin d’une liaison, pour parodier le titre de Greene, ayant accouché d’une blessure – mais également au livre sur Brecht. Même aux commentaires d’Opitz sur Rome, du temps où j’ignorais qui il était, les antipasti, la pasta joyeuse, en plein air,sur les nappes à carreaux, piazza Navona,bientôt suivis par une plongée dans les rues magnifiques et décrépites,aux billets sur la Bretagne ou l’Italie où se côtoient éclatement des sens, fatigue, solitude et apaisement contemplatif, au Journal météorologique… PE aime les femmes, c’est une évidence,pour preuve, sa patte d’une sensualité appuyée, chatoyante,description de paysages, chatoiement des matières, textures, peaux, nourritures terrestres,grappa, toutefois,une dimension en elles lui demeure sans cesse réfractaire, le laissant pour ainsi dire sur le seuil. En témoigne sa représentation d’un univers féminin codifiée, répartie en cases : la femme est mère « préparant un turbot à la crème dont il garde encore souvenir », ou bien sensuelle, sexuelle, nourricière, épanouie – « Italienne », enfin,selon son expression fantasmée la plus aboutie, « brune,sans complications ni chichis, aux cheveux glissants, libres, aux épaules ». Autrement, elle est peut être sans doute attirante, mais semble perçue comme inquiétante,insaisissable, glissante, examinée avec circonspection, bientôt reléguée à la marge comme d’une toxicité potentielle,presque probable (Constance), quand elle n’est pas purement et simplement tue, laissée de côté, considérée comme non advenue. C’est très curieux et assez daté,cette manière de répartition nette ds la construction.Pas un bémol le concernant, simplement vs lisant, cela me permet d’affiner ma propre opinion sur ses livres : ce pessimisme sensuel dont vs parlez (ou était-ce qq d’autre qui y faisait allusion?), très présent par exemple chez Lampedusa – cette merveilleuse manière d’évoquer le fait que, pour Tancrède et la splendide fille de « Pépé Merda », mieux vaut arrêter là l’histoire, ds qq années le rire éclatant, explosif qui le séduisait tant,qui le prenait au bas-ventre lui paraîtra vulgaire, Conchetta alors prendra tout son sens nostalgique, se déploiera comme symbole d’un monde en perdition),ce pessimisme latent, tragique, poisseux,typiquement sicilien à mes yeux ms qui imprègne aussi tant d’autres écrivains italiens, infuse nettement ds ses livres. Capillarité due à sa fréquentation assidue des lieux? Possible. Et pour ce qui est de votre propre extériorité à l’univers féminin, je n’en suis pas si sûre : ce que vs dites par exemple sur Angot, femme que je respecte pour ce qu’elle a vécu, ms auteur dont jusqu’ici je n’ai pas apprécié la traduction/transposition littéraire, est empreint de bcp de sensibilité, non seulement donne du grain à moudre au plan critique, mais témoigne d’une empathie qui ne peut venir que d’une compréhension intérieure

Perdre son temps à distinguer ?..... dit: 19 novembre 2014 à 10 h 18 min

Rien ne ressemble plus à une crotte qu’une autre crotte : il en est de même pour les keupus…

radio keupu dit: 19 novembre 2014 à 10 h 16 min

parmi les nombreuses réponses reçues sur le sujet: « du ricanement permanent dans les commentaires de monsieur bouguereau », celle-ci de Simon Dobois : « ricaner sans arrêt, employer la raillerie durable sont la preuve irréfutable d’une grande étroitesse d’esprit »; le dépouillement continue.

Valeria Elena von Bank und Rottweiler..... dit: 19 novembre 2014 à 10 h 06 min

Objectivement, oui !
Je méritais bien plus le Nobel que Patriiiick, et le Goncourt que Lydiiiiie !

objectivement dit: 19 novembre 2014 à 9 h 56 min

7 h 02 min « Merci au monde éclairé de la littérature de qualité … »

Quel courage et quelle preuve d’abnégation, alors que vous méritiez au moins le Nobel

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2014 à 9 h 45 min


…de quoi je vais vivre,…
…les trois filles à sa mère,!…c’est légal,!…les gouvernement  » macro  » à l’€uro, c’est fait pour,!…

…j’suis encore bonne et gay’s,!…passe à la capitale,…manque d’expériences,…
…il restera bien un boxon pour toi,!…avant de te payer l’€urope entière,!…à la classe d’élite,!…les sous-Papes,!…

…les états-unis d’Europe,!…et ses politique de Macro,!…elle à math + 10,…
…elle s’allonge pour se faire grosse,!…
…mes maîtres chacun son tour,!…encore des pions sur l’échiquier,!…
…le votre à fait Dame,!…Ah,!Ah,!…
…échecs & mat,!…etc,!…Go,!…

…les passe-passes d’une banque à l’autre, au fond de l’état d’âme,…un minimum de transparence pour que les porcs soient bien élevés,!…vous faite pûtes comme votre mère,…non, c’est mon budget pour me sauver de la crise du nationalisme,!…
…baisons pour sauver l’€urope, mes frères & mes soeurs , jeter votre dignité, depuis 3 68 « , faite l’amour, avec le premier venu, & pas la guerre mondialiste,!…
…enfiler-vous, les uns les autres,!…
…pour remplir les capote-anglaise,!…n’en faite pas un casino de vos avortons, donnez pour la pluralité de votre souveraineté nationale libre,!…
…consommons nous les jambes en l’air,!…Dieu n’y voie que de la fumée,!…garder votre feu à l’âme de l’éternité naissante,!…
…j’adoube,!…
…il faut vous décider, avancer quelque chose sur l’échiquier,!…c’est votre tour,!…
…ne toucher pas aux miennes,!…vous avez le bras long,!…etc,!…ping-pong,!…
…alors cette principauté, c’est pour aujourd’hui ou demain,!…demain file la rose,!…qu’est ce qu’on s’en fout,!…
…qu’elle société de cons à l’envers,!…
…c’est graver sur acier, c’est pour la frappe,!…suivant pour la réduction de tout les maux,!…etc,!…
…elle est bonne,!…non pas lui,!…etc,!

Fons dit: 19 novembre 2014 à 9 h 32 min

Chère ‘vie’, 22:41

intéressant d’apprendre sur ce duel entre les gentlemen de littérature, et comment ils sont arrivés à s’en sortir des insultes que Proust a dû encaisser de la part de son vis-à-vis,
tout à fait autre histoire chez Daoud, où la balle du narrateur vient de tuer net le contre-Meursault

QUOTE
Daoud page 95

Ce furent comme deux coups brefs frappés à la porte de délivrance. C’est du moins ce que je crus ressentir. Après? J’ai traîné son cadavre jusque dans la cour, puis nous l’avons enterré. On n’enterre pas un mort facilement comme veulent le faire croire les livres ou les films. Le cadavre fait toujours deux fois le poids du vivant, refuse la main qu’on lui tend, s’agrippe à la dernière surface de terre en y adhérant de tout son poids aveugle. Le Français pesait lourd et on n’avait pas le temps.

Après? Il ne se passa rien. Et alors que la nuit-ses arbres plongés dans les étoiles pendant des heures, sa lune, dernière trace pâle du soleil disparu, la porte de notre petite maison interdisant au temps d’y pénétrer, l’obscurité, notre seul témoin aveugle -, alors que la nuit commençait doucement à retirer sa confusion et à redonner des angles aux choses, mon corps sut enfin reconnaître le moment du dénouement. Je frissonnai avec un délice presque animal. Allongé à même le sol de la cour, je me suis fabriqué une nuit plus dense en fermant les yeux. En les rouvrant, je vis, je me souviens, encore plus d’étoiles dans le ciel et je sus que j’étais piégé dans un plus grand rêve, un déni plus gigantesque, celui d’un autre être qui fermait toujours ses yeux et qui ne voulait rien voir, comme moi.

END OF QUOTATION OF THE DAY (to make you all happy, Mr. Bloom. Nice day to you!)

keupu dit: 19 novembre 2014 à 9 h 15 min

réouverture de l’antenne… nous revenons sur le mot « keupu », invention acadabrantesque du sieur bouguereau pour nommer un de ses nombreux contradicteurs; le mot a fait florès et est maintenant employé par des centaines de personnes, ce qui met dans l’embarras ce monsieur et son pote JC pour distinguer les vrais des faux et contrefaçons… vive les KEUPUS !

Valeria Elena von Bank und Rottweiler..... dit: 19 novembre 2014 à 7 h 02 min

Thank You For This Moment: A Story Of Love, Power And Betrayal

Merci ! Merci ! Merci au monde éclairé de la littérature de qualité … Quel bon moment ! Je jouis, je jouis, ah ! je jouis de ce merveilleux moment : onze traductions, des ventes généreuses, ah ! que c’est bon de se venger de cette ordure de faux-cul amateur de jeune conne !

Je débarque en Angleterre, gonflée à bloc !

La vengeance est un plat qui se mange sans faim. Sans fin !…Réchauffé, c’est excellent. Et ça va durer … longtemps, longtemps…

Il fallait y penser avant… prévoir… pauvre cloche !… Pauvre innocent !

La Vie à venir..... dit: 19 novembre 2014 à 6 h 09 min

Comme on a retiré la trampoline qui donnait l’illusion de voler, elle va se dérouler les pieds sur terre…

Le changement sera rude.

La Vie à Jérusalem..... dit: 19 novembre 2014 à 6 h 01 min

On n’éteint pas un feu en le passant en jugement, on le noie immédiatement sous un déluge de flotte …

La Vie du Djihad..... dit: 19 novembre 2014 à 5 h 38 min

« avec tout ce beau déferlement d’amour on n’a envie que d’une chose, c’est partir en Irak pour égorger tout ce qui bouge !!! » (Hamlet 0:46)

Cher ami, d’un point de vue pratique nous vous conseillons plutôt la Syrie.

N’oubliez pas d’emporter avec vous quelques exemplaires de la Recherche, la faune locale adorant la culture occidentale, si utile à l’homme d’aujourd’hui :
« Ce que ce Français, Abdel Proust, a apporté au monde intellectuel est incommensurable !…Christian, tu peux me passer cette tête de chiite ? c’est pour le match de foot de cet aprem !…T’es sympa…merci ! »

[Elena] dit: 19 novembre 2014 à 2 h 45 min

@ hamlet 0 h 41 min
le pbl c’est qu’à lire Dosto on décèle certaines ch chez Stendhal, Flaubert & Proust (on aurait envie de malmener la chronologie et de voir chez le russe l’aboutissement paroxystique de ce que l’on trouve « déjà » chez les français. L’étau se resserre).
Les uns & les autres ne se réduisent sans doute pas à cela, mais la lecture de René Girard tient la route sur un certain nombre de points.
Et une fois qu’on a vu cette image-là ds le tapis ou bien on les apprécie ts, d’une façon bcp moins confortable/réconfortante/consolante, ou bien on ne peut plus en « aimer » aucun.

B comme BERLIN dit: 19 novembre 2014 à 2 h 24 min

Abdel, je croyais que le budget culture était en parti payé par les bénéfice du Loto en Angleterre ?.

B comme BERLIN dit: 19 novembre 2014 à 2 h 16 min

« la vie dans les bois dit: 18 novembre 2014 à 22 h 41 min »,

Pouchkine face à Dantes n’a pas eu cette chance.

B comme BERLIN dit: 19 novembre 2014 à 2 h 01 min

Je n’ai jamais commencé la « Recherche », ni ne l’ai finit.
Je lis Proust, non pas pour ce qu’il écrit, mais pour la façon dont il écrit.
Son verbe, pour moi, est jouissif.
C’est le seul écrivain au monde que j’appréhende de cette manière?

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 46 min

et Modiano !!!
et le Clezio !!! l’écrivain qu’oin ne peut qu’aimer ! le gendre parfrait !

comment c’est possible d’ssister à autant d’amour ?

quelle bande de niais !

et le plus drôle c’est ces journalistes qui s’étonnent de voir des jeunes parir en Irak pour égorger des types, de préférence versés dans l’humanitaire.

la question n’est pas de savoir compment c’est possible, la question c’est de se demander coment il n’y en a pas mille fois plus !!!

avec tout ce beau déferlement d’amour on n’a envie que d’une chose c’est partir en Irak pour égorger tout ce qui bouge !!!

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 41 min

on peut aimer Proust, on peut aimer Stednhal, on peut Flaubert…

mais Dostoïevski on ne peut pas l’aimer.

dans qa tombe il doit se réjouir d’avoir échappper à tout cet amour des livres.

par contre ce pauvre Flaubert… et ce pauvre Proust…

et ce pauvre Camus ! tout cet azmour de Camus.
c’est bien fait pour leur gueule !

oaurf ouarf ouarf je me marre !

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 36 min

quizz : pourquoi aujourd’hui on ne fait plus que des dictionnaires amoureux ?

parce que la littérature il faut l’aimer, pour lui rendre ses bienfaits, elle, elle te console, et toi tu fais des dictionnaires amoureux en remerciement de tout ce réconfort qu’elle t’apporte.

le lecteur a une relation avec la littérature fondée sur le concept du care.

c’est beau d’assister à tout de déferlement d’amour !

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 33 min

il y a à peine quelques décennies les écrivains pondaient des bouquins sur la critique littéraire : Sarraute, Gracq, Sartre…

maintenant ils font des dictionnaires amoureux.

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 30 min

ce qui peut arriver de pire à un écrivain c’est qu’un jour un type puisse en faire un dictionnaire amoureux.

y’a rien de plus c.n que les dictionnaires amoureux.

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 28 min

Proust est un écrivain pour tous les Raphael Enthoven, ceux qui aiment bien faire les malins.

sérieux 3 voyelles et 2 consonnes a sorti un livre de 100 mots fléchés à remplir avec les noms des personnages proustiens, faut le faire.

sans compter les 34 millions de dictionnaires amoureux de Proust.

alors que Dostoïevski, il n’y en pas un qui aurait l’idée de faire le dictionnaire maoureux de Dosto…

ou le dictionnaire amoureux de Shakespeare.

c’est même à ça qu’on reconnait les grands écrivains, au seul fait qu’il est impossible de faire de leur oeuvre un dictionnaire amoureux !!!

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 19 min

il n’y a pas encore assez de misère en Europe.
les européens contineunt de la jouer « on est les rois du monde ».

que la grande paupérisation s’abatte enfin sur l’occudent pour faire périr l’individualisme nietzaschéen…

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 16 min

il faut lancer un appel !
que tous les traders du monde s’unissent pour couler la France !

comme ça, après, Nietzsche, on n’en entendra plus jamais parler.

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 14 min

abdel, t’es trader ?
si un jour, par hasard tu avais l’occasion, (comme l’avait Soros) de tout miser pour faire couler la France.
n’hésite pas ! fais le !
il faut en parler à tous tes potes, il faut que les marchés finaciers fassent couler ce pays de chiottes une bonne fois dpour toutes pour qu’on arrête de nous gonfler avec la culoture, Proust et la rentrée littéraire !!!

hamlet dit: 19 novembre 2014 à 0 h 09 min

je me marre ! question posée à une trentaine de philosophes anglo saxons les plus renommés : quels sont les 3 livres qui vous ont le plus marquer quand pendant vos études ?

je me marre !!!
dans le top ten : Quine (le mot et la chose), Wittgenstein (investigations philosophiques), Russell, Hume, et les frères Karamazon (cité par Charles Taylor)…

pas un ne cite Nietzche ! le philosphe pour les nuls !!!
ouarf ouarf ouarf je me marre….

abdelkader dit: 18 novembre 2014 à 23 h 53 min

Sinon, j’ai pensé un peu a cette tempête dans une tasse de thé concernant votre ministre de la culture et je me suis penché un moment sur le nôtre ici en GB (en Algérie, il y’avait bien une petite rousse qui consommait un très gros budget , je n’en sais pas plus quoique mon frère ne peut pas l’encadrer et je fais confiance a son jugement)…
Le ministère de la Culture ici est aussi celui des media et sports…le ministre en question est banquier a l’origine, grand fan de Thatcher, et qui avoue avoir lu Harry Potter et vu une seule comédie musicale (une de trop. A mon avis) dans sa vie…depuis, il fait des heures supp pour rattraper le retard…perso, je m’en fous, mais alors royale, qu’il n’ait jamais lu ou vu les pièces de Shakespeare…je n’ai aucune intention d’aller prendre un pot avec lui…ce qui compte, c’est ce qu’il va faire pour les subventions pour les arts, les troupes théâtrales, les musées régionaux etc…voilà, c’était la minute culturelle nécessaire d’Abdelkader…

Sergio dit: 18 novembre 2014 à 23 h 26 min

Paul Edel dit: 18 novembre 2014 à 23 h 02 min
la promenade du coté de Guermantes

La tronche de Charlus dans la bande dessinée de Stéphane Heuet ! On croit qu’il va tout dévorer, même à quatre cents mètres…

abdelkader dit: 18 novembre 2014 à 23 h 25 min

Bonsoir La vie…j’allais poster un truc sur Proust, puis je me suis ressaisi : Abdel, il y a du bon foot a la TV, t’as pas le morale a ca…alors, j’ai regardé Ecosse-Angleterre sur un écran et France-Suède sur un autre…

Sergio dit: 18 novembre 2014 à 23 h 21 min

allo ? à l’huile ! dit: 18 novembre 2014 à 23 h 02 min
c’est salissant ; surtout en cendres éteintes

Ha c’est beau… Finalement le seul truc qui change pas c’est l’escrime !

Parti, revenu dit: 18 novembre 2014 à 23 h 19 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 53 min
out ce qui sera posté sous mon pseudo à partir de 21H52 sera faux.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 23 h 09 min
Sur Angot, je ne vous ferai pas de procès. Evidemment. Pauvre Angot.
Pour le reste, c’est à voir…
Bonne lecture.

Il est comme le petit nicolas, il change d’avis toutes les heures.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 23 h 09 min

Chaloux, chacun brode avec son intelligence,son passé, en ouvrant un livre. la broderie est plus interessante avec Proust qu’avec Angot..

Sur Angot, je ne vous ferai pas de procès. Evidemment. Pauvre Angot.
Pour le reste, c’est à voir…
Bonne lecture.

Paul Edel dit: 18 novembre 2014 à 23 h 02 min

Chaloux, chacun brode avec son intelligence,son passé, en ouvrant un livre. la broderie est plus interessante avec Proust qu’avec Angot..
WG, les influences littéraires chez Proust sont si multiples, complexes, étonnantes, sinueuses qu’on peut en discuter à l’infini… Si le mot « balzacien » vous gêne, moi pas, car je trouve que les amours saphiques, de Melle Vinteuil avec son amie sont assez proches des obsessions de Balzac avec la Paquita de « la fille aux yeux d’or » .
il est vrai que les rituels et le petit train -train de Combray chez la tante léonie ressemblent à priori – dans un premier temps- au Yonville bovary de notre Flaubert, avec la pharmacie de monsieur Rapin et cet « ennui vaguement diffus » dont Proust nous entretient à propos de Combray. Mais soudain l art prismatique , oui la fabuleuse réfraction proustienne divise soudain en deux parties injoignables Combray. Là originalité absolue. à priori, deux territoires, deux lieux qui s’enrichissent de légendes différentes, avec la promenade du coté de Méseglise.. et la promenade du « coté de Guermantes » , ce qui est vraiment original proustien.
Enfin les échos de ce « baiser de la mère », cette détresse posée en ouverture de « la recherche » résonnent tout au long du livre. cette détresse est répercutée , amplifiée, rnrichie de plus en plus poignante, profonde dans le ton ,et les couleurs ,avec les changements de personnages , avec Odette et Swann, Albertine et le narrateur.bonsoir, dodo grappa je lis maintenant guerre et paix.

allo ? à l'huile ! dit: 18 novembre 2014 à 23 h 01 min

bouguereau, c’est Carmen dit: 18 novembre 2014 à 22 h 54 min
bouguereau dit: 18 novembre 2014 à 20 h 18 min
ho toi ta gueule raclure

bouguereau se parle à lui-même, comme Carmen…
« Il n’est pas interdit de se parler »….
Continue, mon grand.

La chambre d’echoes le ramène à l’amphi

bouguereau, c'est Carmen dit: 18 novembre 2014 à 22 h 54 min

bouguereau dit: 18 novembre 2014 à 20 h 18 min
ho toi ta gueule raclure

bouguereau se parle à lui-même, comme Carmen…
« Il n’est pas interdit de se parler »….
Continue, mon grand.

Sergio dit: 18 novembre 2014 à 22 h 53 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 17 min
« la vie de l’homme doit partir de la ville pour aller vers la forêt »

Houi mais la ville c’est salissant… Faut pas ramener ça partout, hein ! Même dans la fosse des îles Mariannes…

hamlet dit: 18 novembre 2014 à 22 h 38 min

bien sûr ! après ça on peut toujours se consoler en lisant Proust, les livres sont là pouyr vous consoler bande de taré&sd que vous êtes, alors consolez vous bien avec, la grande consolation nietzschéenne ! allez demnder à Onfray, il a aura passé sa vie à chercher le réconfort en se racontant des fables tellement débiles que nos descendants ne cessenront d’en rire.

et oui : il faut vous faire à cette idée, dans 100 ans ils riront de nous, de la culture, de Nietzsche et de Jack Lang !
si nous étiosn nés dans 100 nous aurions pu rire avec eux, mais hélas nous sommes nés maintenant, nous ne pouvons qu’en pleurer.

hamlet dit: 18 novembre 2014 à 22 h 33 min

sûr que dans un pays comme la France qui n’est plus un état de droit, où la politique totalement a disparu, où tout n’est plus que corruption, combat de tous contre tous, où tout se construit sur la vanité et l’égoïsme, un pays où les gens se sont imaginés que la culture allait pouvoir consoler les gens de vivre dans un monde aussi débile, où les philosophes se font le devoir de réconforter les plus faibles en leur apprenant les vertus de lépicurisme, sûr que dans un pays comme ça Nietszche ne faire qu’un malheur.
et il fait un malheur, normal, si tout le monde devient taré ils ne peuvent prendre comem idole qu’un taré comme eux, noraml.

astro man jam dit: 18 novembre 2014 à 22 h 25 min

le type va chercher des bribes de petites phrases, pour dire : Nietzsche aimait les juifs ! la belle affaire… il ne haïssait pas la démocratie ! et plus important il était pacifique !
donc les nazis l’ont mal lus !

Un autre type va chercher tout l’inverse pour conforter ses préjugés, et voilà: on confond traducteur, dans le sens de « passeur », avec traducteur en langues … Cabot

la vie dans les bois dit: 18 novembre 2014 à 22 h 23 min

erreur lire: popelin cadet.
Enfin, cette reductio at la madeleine est du plus mauvais goût.
Chauffe Marcel.

hamlet dit: 18 novembre 2014 à 22 h 23 min

pourquoi est-il si importantpour eux de sauver leur Dieu Nietzsche ?

parce que c’est tous des ultras libéraux hyper individualistes !!!

Nietzsche est le Dieu des individus !!!

les petites particules élementaires imanentes qui se suffisent à eux-mêmes : Nietzche les gonfle à l’hélium jusqu’à ce boum !!! ils explosent !

comme l’étaient les nazis ! les vitalistes anarchistes libertaires destestant les lois et les normes, incapables d’imaginer qu’il puisse exister sur cette terre autre chose qu’eux-mêmes !!
Nietzche était taillé sur mesure pour tous ces égos démesurés !!
ils se sont inventés des fables wagnériennes pour glorifier leur petit être au monde je suis moi-même le monde…
c’est aussi ridiculement kitch que l’ouverture de Tannhauser.

c’est pitoyable.
Faye aussi est pitoyable.

hamlet dit: 18 novembre 2014 à 22 h 13 min

ce pauvre Faye s’invente des fables sur Nietzsche, mais il n’est pas le seul, la religion nietschéenne compte bien plus de tarés que les autres religions.

le type va chercher des bribes de petites phrases, pour dire : Nietzsche aimait les juifs ! la belle affaire… il ne haïssait pas la démocratie ! et plus important il était pacifique !
donc les nazis l’ont mal lus !

même Raymond Devos n’a pas fait de sketches aussi drôle que ces nietzschéeensqui qui tentent tous les moyens de sauver leur idole.

c’est pitoyable.
c’est bien à l’image des philosophes qui sont des êtres pitoyables.

hamlet dit: 18 novembre 2014 à 22 h 06 min

l’être et temps chez Proust, avec la beauté de l’écriture pour conjurer la laideur du monde ?
oui c’est plutôt mignon comme idée.

le titre original d’Heidegger c’était pas Etre et Temps mais un titre plus long : 3petit manuel de savoir-vivre à l’attention de jeunes philosophes pour apprendre à être de bons petits métaphyciens sachant prendre le temps d’enfumer leurs semblables ».
Son éditeur a trouvé ça trop long du coup il a trancher, dans le lard.

Proust et l’intelligence comme plus grande malédiction des hommes.

L’intelligence et l’écriture sont de bons moyens pour se fixer sur un détail du monde dans le but d’ignorer le reste.
Proust c’est le cas typique, aceque il était trop sensible bichette, vu qu’il utilisait plus de 10% des capacités de son cerveau, 10% cça correspond à la moyenne, les dauphins en utlisent 20, Proust était plus proche de Skippy que de sa grand mère, qui l’aimait, le bel amour de sa mère, sa grand mère, il était tellement intelligent qu’il a compris de suite que cet amour était au regard ee la réalité du monde un ignoble mensonge, une ignominie, une scandaleuse arnaque.

et l’autre qui me sort le bouquin de Faye sur Nietzsche, on croit rêver.

Le chaloux qui passe (qui ne signe jamais Chaloux) dit: 18 novembre 2014 à 21 h 58 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 53 min
Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 52 min
C’est un faux. Tout ce qui sera posté sous mon pseudo à partir de 21H52 sera faux

Bon ok, il va revenir à keupu.

Ya que chaloux pour être si fort dit: 18 novembre 2014 à 21 h 52 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 23 min
Chroniou dit: 18 novembre 2014 à 21 h 18 min
je ne crois pas que je le « dise »

Ah ah mon Chroniou, t’es matté.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 50 min

Paul Edel, vous êtes un lecteur-brodeur. Je ne me moque pas, c’est un choix. mais ça risque de limiter terriblement la lecture…

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 45 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 40 min
je vous laisse. Mon double me remplacera très bien.

J’aurais dû ajouter : « vous ne méritez pas mieux »…
Hurkhurkhurk…

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 42 min

« Les névroses des enfants, type Marcel qui attend sa mère »

mais quel crétin tu fais, mon pauvre Alba. Si c’est en cela que consiste ta « lecture » (que tu as du lire comme le reste…) de Proust, cache-le…

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 39 min

Quant à Ueda, je seul reproche que je lui ferai, c’est son physique. Inversement proportionnel, si j’ose dire, de l’érotisme d’une impudeur sulfureuse de Daaphnée, qui a compris qu’il n’était pas nécessaire d’être belle pour exciter les mâles.

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 21 h 39 min

Non, on ne peut pas dire que Proust soit un prolongement du monde balzacien. C’est beaucoup trop réducteur. Ce n’est pas parce que Charlus évoque l’abbé je ne sais plus comment de Splendeurs et misère des courtisanes (Herrera je crois) alias Vautrin qu’on est fondé à abuser de Balzac pour définir Proust.

Les névroses des enfants, type Marcel qui attend sa mère, n’a strcitement rien de commun avec l’univers balzacien qui est une vision désenchantée de la noblesse etd es grands hommes qui fond l’histoire. Vatrin qui devient ministre de l’intérieur, ça c’est du Balzac. On ne trouvera jamais ça chez Proust !

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 38 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 36 min

Faux.

Il faut dire, alba, que tu parviens à être ton propre troll… Ton seul exploit « littéraire ». Le reste: bavardage.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 36 min

Et j’ajoute, en ce qui concerne Daaphnée, que non seulement elle comprend le plus fin, c’est-à-dire moi, mais qu’elle fait preuve d’une logique interne absolument fascinante qui doit plus d’une fois dérouter Ueda, qui est pourtant un grand intellectuel.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 33 min

que tous les autres commentateurs.

Non. J’ai le plus grand respect pour certains commentateurs, pour Ueda, excellent guide de lecture si on le lit bien, pour Daaphnée qui comprend instantanément le plus fin, pour D. qui écrit parfois des choses extraordinaires, pour C.P. et ses filles (on s’est gourmés sur Balzac et quelques autres, ce n’est pas une raison pour ignorer la valeur des communications de C.P.), pour M. Court et de la sympathie pour beaucoup d’autres.

Evidemment, Alba (« ma sensibilité intérieure »), bouguereau (mon g… et mes p…) etc…ceux qu’ils faut lire avec une pelle et un masque, en creusant, non…

Paul Edel dit: 18 novembre 2014 à 21 h 30 min

Widergänger
je donne évidemment « ma « lecture .
je ne veux l’imposer à personne. il y a un monde balzacien prolongé, dans cette » recherche », mais elle meuble l’absence absolue d’une mère qu’un enfant attend. Rien ne peut combler ça…. et cette « comédie humaine » de la « recherche » elle part d’un «moi » blessé, imaginatif, hyperchoqué, elle part d’un vide pur en faire une comète d’un monde distancé..froid… cette recherche, cette attente.une attente, avec dans ces moments une faculté de dresser échafaudages par l’imagination, des fragments de souvenirs, des rêveries sur les lieux…(puisque le lieu sans la personne attendue devient lui même un personnage hanté et un fantôme obsédant…) d’ hypothèses, de suppositions qui ne reposent sur rien et proust se moque de lui même dans un mouvement magnifique quand il décrit les illusions de swann sur odette..), de terreurs, qui aboutissent à des écritures superposées ou proliférantes ; c’est une mobilité vertigineuse qui s’exprime en phrases déroulées et germinatives
ce qui me frappe aussi chez lui, ce sont les témoignages des proches, les témoins de longue date comme ses amis Plantevignes ou Reynaldo Hahn .Ils disent tous qu’il avait à la fois , au milieu de la nuit, une parole mordante, un génie des imitations, et en même temps une mélancolie lasse ,une tristesse feutrée, une manière de sourire faiblement, comme s’il était au bord du chagrin. En bascule.
On sent ça dans presque totues ses 3000 pages

Mariane dit: 18 novembre 2014 à 21 h 27 min

la vie dans les bois dit: 18 novembre 2014 à 21 h 22 min
le match France -Suède en est à 0-0.

J’en suis fort aise mais je voulais voir le Mentaliste. Quelle déception en allumant la télévision.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 21 h 23 min

Chroniou dit: 18 novembre 2014 à 21 h 18 min

je ne crois pas que je le « dise »… Petit lecteur, infimes conclusions… Rien d’inattendu…

burntoast dit: 18 novembre 2014 à 21 h 22 min

W. a eu – peut-être – un début d’humour avec l’évocation de Sirius. Prions pour qu’il persévère (comme dirait Lacan).

la vie dans les bois dit: 18 novembre 2014 à 21 h 22 min

chroniou, le match France -Suède en est à 0-0.
J’aimerais bien que Chaloux nous dise ce qu’il entend par respect. Pendant ce temps j’ai un oeil sur l’écran.

Chroniou dit: 18 novembre 2014 à 21 h 18 min

la vie dans les bois dit: 18 novembre 2014 à 21 h 15 min
Il dit quoi exactement Chaloux ?

Il dit exactement ce qu’il dit d’habitude, à savoir qu’il est très intelligent, très cultivé et très sensible ou, à tout le moins, beaucoup plus intelligent, cultivé et sensible que tous les autres commentateurs.
Bref, il dit la même chose que Widergänger.

la vie dans les bois dit: 18 novembre 2014 à 21 h 13 min

reductio at polelin cadet. C’était bien prévisible. Il aurait mieux fait de passer son permis de conduire, le Marcel P. p, comme pauvre loup, plutôt que de s’en remettre au chauffeur de taxi pour un rallye in Paris afin de réunir le quatuor Poulet au grand complet. Le circuit passe par le Bd Haussmann, en auto-lib’
http://www.college-de-france.fr/media/antoine-compagnon/UPL18805_14_A.Compagnon_Paul_Morand_et_la_princesse_Soutzo.pdf
J’ai demandé à des jeunes de 20 ans s’ils connaissaient le point godwin, ils m’ont dit non, et n’ont pas demandé plus. Peut-être qu’ils font de la résistance ?

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 21 h 12 min

Ce que vous dites est à la fois très juste (point de vue de Sirius) et complètement faux (point de vue de terrien avec le nez dans la boue).

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 21 h 03 min

Paul Edel est une grosse merde pour certaine chose. Mais Céline aussi. Ce n’est pas ça qui est intéressant.

Paul Edel, je pense, n’a pas vraiment conscience de sa spécificité. Il est obsédé par l’amour, par la femme, par tout un monde de sensations, par toute une métaphysique de la chair. Il croit abusivement que j’ai voulu écrire une saloperie à son égard quand j’ai dit qu’il montrait sans cesse Brecht en train de baiser. Mais ce n’était pas là de ma part une mauvaise intention du tout. C’est simplement ce qui m’a particulièrement frappé en lisant son récit sur Brecht (qui a mes yeux n’est ni bon ni mauvais, mais simplement écrit d’une manière désuète, sans grand intérêt littéraire). Je le dis parce que mon univers intérieur est le contraire quasiment de celui de Paul Edel, et par contraste je me rends compte de tout ce que le mien n’est pas. Je ne veux pas dire par là que je mette une hiérarchir entre les deux qui n’aurait guère de sens, je dis simplement qu’il me permet par contraste de mieux comprendre qui je suis, de me voir en quelque sorte de l’extérieur. Il est très sensible à Stendhal précisément parce que Stendhal appartient à cet univers spirituel de la femme. Moi, ce n'(est pas du tout mon univers, la femme pour moi — comme Proust d’ailleurs le dit si bien, et je m’y reconnais totalement dans ce qu’il en dit — la femme donc est un univers totalement incompréhensible, quasiment une langue étrangère. Ce n’est pas du tout le cas pour Paul Edel. Paul Edel est quasiment une femme ; je le dis sans vraiment plaisanter, il a un univers masculin mais totalement orienté vers l’univers spirituel de la femme. Moi, au contraire, je suis comme K., je cherche à comprendre et n’y comprends jamais rien. Mais je suis chez moi chez Kafka, qui est comme ça, chez Pascal. J’ai le sentiment de les comprendre comme si j’étais dans leur tête. Alors que l’univers de Stendhal m’est profondément étranger. Même si je le comprends mais uniquement intellectuellement. Pas avec mon cœur.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 58 min

C’est quoi s….?
Z’êtes tellement bas que vous me donnez envie de regarder la télé… C’est vous dire…

Compte à rebours dit: 18 novembre 2014 à 20 h 56 min

« Georges-Arthur Goldschmidt, pour lequel nous avons tous ici, à plus d’un titre, le plus grand respect. »
Chaloux

Si je n’avais pas autant de respect je crois bien que je vous traiterais d’immonde s….. Chaloux.
En toute inimitié.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 53 min

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 48 min

Et quand c’est toi, anecdotique sansonnet, c’est tout à fait dépourvu d’intérêt… On pourrait intervertir les noms (Proust à la place de Céline, Baudelaire à celle de Flaubert), et parvenir à un résultat qui paraisse tout aussi -inutilement- pensé….

burntoast dit: 18 novembre 2014 à 20 h 52 min

Ce qu’il y a de terrible avec W., c’est qu’il croit dans une sorte de pouvoir magique des mots, qui semblent, pour lui, avoir des conséquences à long terme tout à fait fabuleuses. D’où son ire permanente.
Cher W. ce qui se dit sur ce blog – bien ou mal exprimé – n’a fondamentalement aucune importance. Je pense que tout le monde en convient. Passou vous le confirmerait mieux que moi.
Il est tout à fait inutile d’insulter les aimables commentateurs de ce site, c’est « contre-productif », comme on dit maintenant.
Et abstenez-vous de m’insulter, ou alors faites-le en 800 lignes. On me le fit une fois, ce fut amusant.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 50 min

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 20 min

Michel Alba, je suis ce que je suis, mais du moins en ne tirant qu’avec mes cartouches : pour toi un monde inconnu…

Bonne soirée,

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 48 min

Il est rare de rencontrer un écrivain chez qui le pessimisme soit vraiment convaincant.

Soit, il ne l’est pas assez, soit il l’est trop.

Flaubert comme Proust sont de grands pessimistes. En cela ce sont des maîtres. Je les trouve tous les deux convaincants parce qu’ils savent aussi ménager une part d’espoir pour équilibrer la noirceur de leur vision. La noirceur de Baudelaire, en revanche, me semble trop grandiloquente (sauf dans les petits poèmes poèmes en prose qui sont de véritables bijoux) pour être toujours honnête. De même, chez Céline, son pessimisme apparaît trop systématique pour réussir à convaincre vraiment le lecteur. Tandis que Flaubert comme Proust réussissent à trouver la juste dose de noirceur, de désillusions et d’espérance pour rendre crédible leur pessimisme, leur désillusion, et aussi leur espérance, qui ressemblent davantage ainsi à la réalité de la vie, du moins à l’idée commune qu’on peut s’en faire. Mais aucun d’eux ne remet en cause la capacité du langage à dire ce qui nous dépasse, l’indicible indiscernable.

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 46 min

Tout autre chose, je suis sous le coup de la lecture, commencée par le plus grand des hasards, d’un de ces petits livres qui ont toutes les chances de devenir des livres de chevet. : « Allemands, Une Série de Lettres (1936) », petit ouvrage concocté par Walter Benjamin, et traduit par Georges-Arthur Goldschmidt, pour lequel nous avons tous ici, à plus d’un titre, le plus grand respect. (Editions de l’encyclopédie des nuisances, 14 euros).
Extrait dans lequel il est question du physicien Johann Wilhelm Ritter (1776-1810), et qui le cite :
« La lettre ci-après est adressée au philosophe Franz von Baader qui, au poste qu’il occupa momentanément à Munich, s’efforça d’aider son cadet dans les luttes auxquelles il était mêlé. Certes, il ne dut pas être facile d’agir en faveur d’un homme qui put dire de ses fragments qu’ils parlaient d’eux-mêmes « plus sincèrement qu’il n’est de coutume quand on travaille pour le public, donc en s’exposant aux regards. Pendant que je rédige ces Fragments, personne ne regarde ce que je fais, sauf, s’il est permis de le nommer, Le Bon Dieu, ou bien pour mieux dire la nature. Les « spectateurs » n’ont jamais servi à grand-chose nulle part et moi aussi, comme beaucoup d’autres avant moi, j’ai senti que certains thèmes ou que certaines œuvres ne sont jamais mieux élaborés que lorsqu’on feint de n’écrire pour personne, pas même pour soi, mais pour l’objet seul dont on traite ». Un pareil credo d’écrivain plongeait en ce temps-là son auteur dans la misère. Ritter ne ressentait pas seulement cette misère : il trouvait aussi, comme le montre la lettre ci-dessous, qu’elle lui donnait le droit de s’exprimer et qu’elle lui conférait la force nécessaire : amor fati. »

Edouard dit: 18 novembre 2014 à 20 h 45 min

Beau papier, abstrait, intelligent. Assouline. Edel 13.42, comment appliquez-vous ce que vous dites sur Proust? En train de lire votre livre sur Brecht, en quelque sorte incite par Wider. Du mal a vous cerner, a estimer quel est votre niveau d ethique, si vous etes la grosse merde evoquee par Alba ou un homme guide par d autres phares. A voir apres lecture.

Le chaloux qui passe dit: 18 novembre 2014 à 20 h 41 min

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 17 min

Ah le petit chaloux trépignant enlève enfin le masque et de ses petits poings cruels attaque ses moulins à vent.
Vazy chaloux, défoule-toi, attaque, oh bien sûr tu n’arriveras jamais à leur niveau mais mordiller une cheville c’est si bon pour toi.
Tiens, tu me fais penser au bichon de TKT,
en moins frisé (restons dans le sujet)

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 36 min

Ce qui m’a d’emblée surpris, quant à moi, chez Proust, et qui me frappe toujours quand je le relis, c’est la folie analytique qui s’empare de sa plume. Tout passe à la moulinette d’une dissection jusqu’à couper les cheveux en quatre. Cette maladie — car à mes yeux c’en est une — a je ne sais qu’à la fois très touchant et de profondément irritant.

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 32 min

Le pessimisme de Proust que souligne Clopine est aussi alimenté comme pour tous les écrivains de la fin du XIXè siècle par le pessimisme de Schopenhauer. La pensée allemande a aussi eu sur Proust une grande influence, bien que Proust passe pour un modèle de l’esprit français. Un critique dont j’oublie le nom s’est attaché à le montrer, une grande spécialiste de Proust.

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 26 min

J’ai trouvé que la Clopine se débrouillait très bien pour synthétiser l’intérêt de la Recherche. Il n’y a aucun reproche à lui faire. Je lui adresse même mes félicitations et partage tout à fait ce qu’écrit DHH à son sujet pour ce commentaire de Proust.

Cela ne préjuge rien du reste…

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 23 min

Il y a évidemment mille angles de lecture du monument qu’est La Recherche.

Ce connard de Chaloux ne comprend rien tellement il s’en croit !

Paul Edel n’a jamais dit qu’il réduisait toutes les lectures possibles à une seule. Il a simplement ce qu’était Proust pour lui, ce qu’il en retenait pour son compte.

Ce pov’ chaloux est d’un malhonnête ! Et d’une mauvaise foi ! Et d’un con !

bouguereau dit: 18 novembre 2014 à 20 h 22 min

je suis celui qui a le plus de charme ici et ailleurs, mais aussi celui qui raconte les plus belles histoires et les plus originales

tu peux pas les baiser toutes dédé faut te faire une raison..même si c’est le numérique imaginaire..jicé fait rien que t’embrouiller

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 20 min

Chaloux, l’est pénible ! L’est vraiment pénible, le chaloux avec ses confusions, ses prétentions ! L’est franchement con pour tout vous dire…

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 novembre 2014 à 20 h 18 min


…mise à part les haricots,!…

…vivre seul, apporte beaucoup d’astuces,…pour sortir des chemins battus,!…

…la cuisine c’est beau,…prendre le temps de la faire soi-même,!…
…essayez une crème  » imperial vanille « , avec un pudding powder ( la recette est sur le sachet ),…

…il y a d’autres recettes, l’expérience prime avec la pratique,!…
…Ah,!Ah,!…Oh,!Oh,!…etc,!…

Chaloux dit: 18 novembre 2014 à 20 h 17 min

« Il vit dans sa chair qu’albertine ne peut pas être possédée définitivement. Toute vie amoureuse sur le mode déceptif. Rideau. »

Si « le sens » (à supposer qu’il n’y en ait qu’un) de La Recherche était rapportable à ce que croit M. Paul Edel, Proust aurait perdu bien du temps en écrivant les milliers de pages, Correspondance comprise, qu’il nous a léguées. Il lui aurait suffi d’écrire une chanson. D’ailleurs, insiste-t-il tellement à la fin du livre sur la notion de «déception », ou bien plutôt sur celle, plus fascinante et beaucoup moins commune, de « perpétuelle métamorphose » ? Et même, peut-on oublier un instant que les considérations « de Proust » sur « l’amour » (mais les considérations de La Recherche sont-elles vraiment celles de Proust ?), ou sur cet « acte de possession où d’ailleurs on ne possède rien », nous ont été livrées par un homme qui confesse dans je ne sais plus quelle lettre que le plaisir d’un verre de bière est devenu pour lui plus violent que celui de l’orgasme ? Il me semble tout de même que le narrateur n’ignore pas qu’il existe des chambres au fond desquelles des êtres se donnent absolument, ce qu’il entrevoit plus ou moins, d’ailleurs, dans ses fameuses scènes de voyeurisme (Montjouvain, la rencontre Jupien Charlus etc.), -même si ce n’est jamais à lui. Des routes semblent parfois s’ouvrir pour se refermer aussitôt, qui auraient peut-être pu le mener là, – l’histoire avortée avec la femme de chambre de la baronne Putbus, et même Rachel déjà « sous presse » quand il la demande, dans une scène d’une très grande drôlerie. Quant à Proust lui-même, avec sa manie des « prisonniers » et ses visites au bordel, dont même Céleste Albaret qui a merveilleusement feint de le prendre pour un saint n’a pu taire la réalité, n’en était-il pas venu, plus simplement, à un certain mépris envers toute matière amoureuse, tout en s’autorisant l’inévitable ? Ce serait à voir. Quoiqu’il en soit, n’est-ce pas lui qui écrit que « l’écrivain doit aller d’une vie de société vers une vie de solitude », comme un autre avait dit que « la vie de l’homme doit partir de la ville pour aller vers la forêt » ? Le sens de La Recherche me semble plutôt errer dans ces parages-là. Encore, avant de la quitter, fallait-il connaître à fond « la société », ce pourquoi il n’a ménagé ni ses efforts ni sa sagacité, ce pourquoi, probablement, il a accepté de si profondes blessures.

Widergänger dit: 18 novembre 2014 à 20 h 05 min

Les commentaires de Clopine et Paul Edel sur Proust sont bons. Clopine surpasse le maître pour une fois, à mon avis… Je dirais que le commentaire de Paul Edel est très révélateur des propres obsessions de Paul Edel qui lit Proust avec les œillères de son propre monde intérieur alors que Clopine est en terrain neutre en quelque sorte. Mais les deux rendent bien compte des lectures qu’on peut faire de Proust. Proust à mes yeux est l’écrivain qui parle très bien de ce qu’est la création littéraire. La Recherche est le grand roman sur le roman. Ce qui fait sa particularité, c’est qu’il croit à la puissance de la création littéraire, il ne la met jamais en question. Aujourd’hui, il s’agit plutôt, face à l’indicible, de dire qu’il est impossible de dire. Et de le dire !

Comité Hygiène et Sécurité de la RdL..... dit: 18 novembre 2014 à 19 h 56 min

Désolé, Bérénice, nous avons reçu l’ordre de ne pas intervenir.

D’en haut ….

Dimitri d'Arlatan dit: 18 novembre 2014 à 19 h 12 min

Bérénice, j’ai rêvé de nous il y a quelques jours. Un rêve terrible. Nous étions dans un aéroport -dont je rêve fréquemment au point d’en connaitre tous les lieux et toutes les combines-, bref on était là, j’étais là assis sur un banc et vous étiez là dans mes bras et vous pleuriez, vous me disiez ô combien vous souffriez de cette séparation. Nous n’avions aucun avion à prendre ni l’un ni l’autre et j’ignore totalement ce qu’on fichait dans ce foutu aéroport, mais on pleurait, on s’épanchait, c’était une atmosphère incroyable, la cristallisation incontrôlable et inéluctable d’un amour passionnel indicible et évident.
Je pense que vous avez forcément fait le même rêve au même moment, j’aimerais juste confirmation. Pourriez-vous aussi me confirmer que non seulement je suis celui qui a le plus de charme ici et ailleurs, mais aussi celui qui raconte les plus belles histoires et les plus originales.

Secrétariat de bérénice dit: 18 novembre 2014 à 19 h 02 min

Madame est très embêtée, monsieur Dimitri. Le nommé TKT a si souvent usurpé vos divers noms qu’elle ne sait plus à qui se fier.

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