de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Yann Moix, son livre et le reste

Yann Moix, son livre et le reste

L’affaire Moix (puisque déjà, il y a) invite plus que jamais à séparer un livre du bruit qu’il fait. Les problèmes soulevés par la parution d’Orléans (272 pages, 19 euros, Grasset) ne sont pas sans rappeler ceux que suscitèrent les romans d’Edouard Louis (Pour en finir avec Eddy Bellegueule) mais c’est tout ce que cela a de commun. L’un des deux est un écrivain dans l’âme – ce qui fait toute la différence.

D’abord l’objet du délit. Que Yann Moix (Nevers, 1968) soit un écrivain, d’abord et avant tout, cela ne fait pour moi aucun doute depuis Jubilations vers le ciel (Goncourt du premier roman, 1996). Ce que le pamphlétaire dit ou écrit dans le civil médiatique importent peu (On n’est pas couché etc.). Cette fois, il raconte son enfance, son adolescence et sa jeunesse en les sublimant par les outils de la fiction (s’il fallait éliminer du champ du roman ceux qui se racontent d’une manière ou d’une autre, les vitrines des librairies ressembleraient à un supermarché soviétique sous Brejnev).

Deux parties : « Dedans » puis « Dehors ». La première, chronique de la vie quotidienne vue depuis la maison, est éblouissante de maitrise, terrible de cruauté, accablante pour les parents. C’est la vie d’un enfant battu, martyrisé, terrorisé, haï, humilié par ses géniteurs pervers. Folcoche peut aller se rhabiller. Difficile de ne pas penser à elle, et même à Alice Sapritch ! Et avant Hervé Bazin à Poil de Carotte et plus récemment aux déboires familiaux d’un Lionel Duroy. On lit cet inspiré manuel de survie et on se dit quelle chance j’ai eue d’avoir une enfance heureuse auprès de parents aimants. C’est d’une force parfois insoutenable et on se dit à mi-chemin qu’on tient le grand livre de la rentrée tant la lecture en est impressionnante. L’écriture (ici lire un extrait) y est d’une tenue et d’une retenue d’autant plus remarquables que Moix est l’écrivain de tous les excès et de toutes les provocations, qu’il s’autorise d’ordinaire toutes les digressions et les plus folles envolées. Là, c’est écrit au cordeau dans une maitrise parfaite de l’intensité dramatique.

En prime : comment je suis devenu écrivain. Sa découverte de la littérature comme refuge contre la barbarie et la bestialité ambiantes : Paludes, La Métamorphose, La Nausée, Les Mots et tout Péguy, Céline, Ponge… Le danger dans ce genre d’exercice, c’est de poursuivre sur le mode : je suis un écrivain ! Or rien n’est plus suspect que cette insistance, surtout après un certain nombre de livres. Vient toujours un moment dans une vie d’écrivain où il faut cesser de le proclamer. Sinon cela jette un doute sur la maturité de l’intéressé.

On commence la seconde partie, celle qui relate la vie quotidienne vue depuis l’école, le collège, le lycée, et là et c’est la déception. Non que le ton y soit moins ferme et l’écriture moins tenue. C’est juste que, comme souvent dans ce type de récit (à égalité avec les souvenirs de service militaire) c’est d’une banalité confondante. Premiers émois amoureux, blagues potaches, petites humiliations. On a tous vécu la même chose, on a tous les mêmes souvenirs que lui., sans les imparfaits du subjonctif

« J’étais différent, comme tout le monde »

Bien vu, presque trop. C’est d’autant plus anodin que le contraste avec la puissance de la première partie l’accable. Dommage que l’éditeur n’ai pas pu, pas voulu ou pas su convaincre l’auteur d’écrire juste « Dedans ». Soit en le publiant tel quel (les livres les plus courts sont parfois les meilleurs) soit en l’enrichissant. En général, on lui reproche d’en faire trop. Là, ce serait plutôt l’inverse.

Voilà pour le livre. Un roman, c’est écrit dessus. Mais comme ce n’est pas la première fois que Moix nous fait part de cette blessure d’enfance à vif (Panthéon, 2006, Naissance, 2013), sa dimension autobiographique ne fait pas de doute. Avec la part de fiction, d’imagination, d’invention, de mégalomanie, de fantasme que tout écrivain trimbale avec lui –et ces qualités ne lui font pas défaut quand bien même seraient-elles des défauts dans le civil. Ce qui n’a pas manqué d’entrainer aussitôt des réactions des concernés.

D’abord ses parents dans La République du CentrePuis l’un de ses frères le documentariste Alexandre Moix dans une lettre ouverte publiée par Le Parisien. L’un dit qu’il l’a certes corrigé et mis des raclées parce qu’il était infernal mais sans plus, traitant Yann Moix d’affabulateur – un compliment pour un romancier mais pas pour un fils. L’autre assure que le véritable bourreau n’était pas le père mais le fils qui terrorisait la maison et lui en particulier. Ajoutez à cela un ami de maternelle et un autre de CM1 qui témoignent anonymement (la crainte des réseaux sociaux, nouveau martinet) dans Paris-Match de ce que si le jeune Yann était effectivement ingérable et exaspérant en classe, il y avait de bonnes raisons avec ce qu’il vivait chez lui. Les coups, la sadisme paternel, la peur au ventre etc.

C’est peut-être là la limite : dès lors que les personnages ont la possibilité de se révolter et d’envoyer un droit de réponse à la presse, s’agit-il encore d’un roman ? Une chose est sûre : au-delà de sa passion de toujours pour le roman et la poésie, c’est cette enfance-là, et la rage qu’elle a engendrée en lui, qui a fait de Yann Moix un écrivain. Tout le reste n’est pas littérature.

(Photo Helen Levitt)

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1 372 Réponses pour Yann Moix, son livre et le reste

et alii dit: 31 août 2019 à 21 h 27 min

, je me souviens qu’à notre époque, en cp tous les enfants savaient lire.
J’ai rencontré beaucoup de gens qui s’étonnaient que leurs enfants avaient appris à lire tout seuls ou presque

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 21 h 25 min

Buňuel débarquait chez les paysans hurdanos en force (avec quatre collaborateurs), et, sans aucun dialogue avec eux (c’est tout juste s’il leur demande l’autorisation de les filmer), il les utilise comme figurants, contre quelques piécettes, dans des scènes qu’il a conçues d’avance. Hoffmann est invité par deux frères, les Oliva, avec qui il a travaillé aux vendanges, à partager leur vie et, notamment, à s’initier au travail de l’apiculteur. Tandis que Buňuel plaque sur les villages de Las Hurdes une information livresque (tirée de la thèse du géographe français Maurice Legendre qui, plus tard, fera carrière dans l’Espagne franquiste), Hoffmann vient pour apprendre, et ce qu’il voit s’oppose totalement à ce que nous montrait Buňuel : au lieu de paysans ignares, aux coutumes sauvages, écrasés par la Fatalité, voire d’un ramassis de dégénérés, incestueux et crétins (la scène où le Buňuel de Simó se moque des crétins des Alpes, ou plutôt des Hurdes, est spécialement déplaisante), on voit deux Estrémègnes qui déploient une énergie extraordinaire, exerçant deux ou trois métiers à la fois, pour arriver tout juste, dans les conditions économiques du monde globalisé, à survivre avec leur famille.

Buňuel nous apparaît alors comme le type de l’ethnologue de la fin XIXe siècle, qui plaque partout les schémas du mythe du Progrès, et commence par classer les peuplades qu’il étudie sur une échelle humaine qui va du sauvage d’Afrique ou de Papouasie à l’Anglo-Saxon démocrate (en l’occurrence, les Hurdanos se situent tout près de la tribu papou).

Le numéro du 3 octobre 2013 du journal Extremadura Progresista va enrichir le débat : il restitue le point de vue des descendants des « crétins » hurdanos sur le film de Buňuel – certains des villageois qui y apparaissaient sont même (ou l’étaient en 2013) encore vivants, et racontent sur les conditions du tournage et le contenu du « documentaire » des anecdotes édifiantes. Ainsi, dans le film, la voix off déclare, sur un ton sinistre : « Chose curieuse : je n’ai jamais entendu chanter dans les rues de Las Hurdes » ; par contre, on se souvenait que, dans l’auberge où Buňuel prenait ses repas, bien arrosés (et qui, dans le film, devient un monastère tenu par un dernier moine), il avait plaisir à faire chanter des femmes du coin, contre quelques sous. Lorsqu’il s’agit des activités apicoles des Hurdanos, la même voix off déclare : « Dans les derniers mois, trois hommes et 11 mules ont été tués par des piqûres d’abeilles » ; selon les villageois, de mémoire d’homme, aucune mort de ce type n’a été constatée : pour filmer sa séquence, Buňuel a acheté un âne et son chargement de ruches, a libéré les abeilles, qui ont attaqué l’âne, puis a abattu l’âne.

https://www.legrandsoir.info/bunuel-et-las-hurdes-entre-hagiographie-et-demythification.html

Bérénice dit: 31 août 2019 à 21 h 22 min

Marie, excusez , je me souviens qu’à notre époque, en cp tous les enfants savaient lire. Les apprentissages syllabiques avaient lieu en maternelle. Et nous n’étions pas comme vous l’êtes vraisemblablement des surdoués. Je suis allée seule à l’école à l’age de six ans pour le cp. A force de tergiversations pédagogiques et psychologiques tout a été ensuite reporté, étalé. J’avoue que la psychologie n’est pas mon fort ni la pédagogie . Mon seul enfant a eu peur du pot et a decidé à deux ans de se passer des couches et du pot qui le faisait hurler de peur.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 59 min

Cela m’a aussi permis de détecter les toquards, très jeune.
Par exemple, sur un blog, j’arrive assez vite à repérer le crétin par excellence. Il ne comprend pas ce qu’il lit, a des difficultés de concentration, confond tout et n’importe qui, mais ce pucier compulsif va te sortir des zabsurdites plus grosses que celles de E.Teissier et Germaine Soleil réunies.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 52 min

Évidemment à cet âge-là, je faisais peu de fautes à la dictée.
Je savais conjuguer les verbes, au moins.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 20 h 50 min

« j’avais 2 ans quand je les lisais sur le pot. »

Voilà la clé de la personnalité de Marie Sasseur enfin dévoilée: à son âge elle est toujours sur le pot, où elle lit de la merde et écrit de la sous-merde.

Cela (se) sent.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 20 h 44 min

…les cercles où je parle ta belle langue en amateur…
closer dit: 31 août 2019 à 20 h 38 min

Des cercles de jeu?

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 44 min

@ »pour moi est aussi étonnante qu’un message d’extraterrestre. Ou peut-être encore plus. Et je ne blague pas. »

Ça date de ma petite nenfance, j’adorais quand on me rapportais un livre tout neuf; au début c’était des contes. Et j’avais 2 ans quand je les lisais sur le pot.

Bien sûr, j’ai été scolarisee, au deux et demi, et je faisais le trajet toute seule dès trois ans, jusqu’à l’ecole, située à 200m environ, avec une dénivelee d’environ 30m.

Ça s’est gâté ensuite, car je suis entrée en CP, je savais déjà lire. Et je m’emmerdais ferme avec une vieille instit ‘méchante avec les cancres.

A cet âge là, pablo l’esoteric, se grattait les puces, avant de les dévaliser consciencieusement des années plus tard, pour le seul plaisir compulsif de discuter le bout de jamon.
Pauvre vieux terre à terre.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 20 h 40 min

J’aurais dû dire de l’Espagne profonde !
Jazzi dit: 31 août 2019 à 20 h 05 min

Non plus. Las Hurdes c’était une anomalie même dans l’Espagne de l’époque. C’était vraiment l’endroit perdu au cul du monde, d’accès très difficile, et oublié par les politiciens de la région. Une exception même dans l’Espagne pauvre d’alors.

closer dit: 31 août 2019 à 20 h 38 min

Merci Pablo. A part Houellebecq (pour faire plaisir à Passou), je ne lis pratiquement aucune nouveauté romanesque. Plutôt des essais…Mais en espagnol, c’est différent (je le lirais en VO). Même si c’est moyen, ça pourrait faire un sujet de conversation dans les cercles où je parle ta belle langue en amateur…

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 31 min

Ca y est Phil, enfin, vous accouchez de la citation qui vous va bien. On y aura mis le temps, non?

De grâce, laissez Thoreau en dehors de votre pater familias- charrue- église.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 20 h 31 min

Pablo, que penses-tu de Manuel Vilas?
« Ordesa » vient de sortir en France et paraît recueillir pas mal de louanges…
closer dit: 31 août 2019 à 17 h 25 min

C’est un écrivain « del montón », comme on dirait en espagnol. Poète médiocre et « articulista » intéressant parfois. Je ne lis jamais des romans contemporains, mais parfois je jette, pour des raisons professionnelles, un coup d’oeil sur certains. J’ai feuilleté son « Ordesa » dans sa version digital et cela m’a paru un livre déjà écrit des milliers des fois, celui du type qui se rappelle de son passé, sa famille, son enfance, l’Espagne de sa jeunesse, etc, etc. Et écrit avec la même absence de style que tous les autres. Malgré cela (ou grâce à cela) il s’est vendu en Espagne à plus de 100 000 exemplaires.

Moi il faudrait qu’on me donne beaucoup d’argent pour que je lisse cela. Rien que de le regarder 5 minutes cela me plonge dans un état d’ennui profond. Et me rappelle la phrase célèbre: « Plus ça change, plus c’est la même chose. »

Pour moi les gens qui achètent et lisent passionnément les « nouveautés » littéraires chaque année, c’est des extraterrestres. Cette phrase, par exemple:

Voilà, je porte à 5 le nombre de bouquins achetes en aout 2019, et heureusement c’est la fin du mois.
Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 18 h 36 min

pour moi est aussi étonnante qu’un message d’extraterrestre. Ou peut-être encore plus. Et je ne blague pas.

Phil dit: 31 août 2019 à 20 h 28 min

Elargissez vos horizons franculturels, Miss Sasseur, la terre ne ment pas uniquement chez Thoreau. Bérénice, vous n’êtes pas assez sensible, au sens anglais.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 24 min

Mais il y en a comme ça. On en a bien lu un autre du même genre. A faire dans ses frocs.
Avec pour tout argument : Petain plutôt que les bombes des Alliés.

et alii dit: 31 août 2019 à 20 h 22 min

schneider
Comme les mères abusives qui fouillent l’intimité de leurs enfants, l’État pénètre dans le détail des nôtres et entend régler à notre place nos affaires.
sur ce blog certains demandent notre intimité, et leur approche est une agression explicitement sexuelle:je dis NON

Bérénice dit: 31 août 2019 à 20 h 20 min

Phil, vous savez ce que je pense de vous sans vous connaitre , votre flegme est une injure, un défaut, une trait impardonnable dans certaines circonstances .

et alii dit: 31 août 2019 à 20 h 19 min

sur big mother:
avec celui-ci les « citoyens » développent une complexe relation de dépendance haineuse, comparable à celle entretenue par les jeunes (spécialement les adolescents) avec leur mère à un certain stade de leur développement ; relation faite de demandes perpétuelles de reconnaissance, d’amour, de protection, de réparation. La violence de l’arrachement à l’instance maternante explique la sourde violence qui désoriente nos sociétés. Car dans la société, comme dans l’appareil psychique, « lorsque l’homme ne cesse de fabriquer de la mère, que fait-il d’autre que de vivre dans l’inceste ? » soulignait Serge Leclaire. Pour M. Schneider, « les gouvernants ne savent pas dire non ; ils tiennent à leur image de mère illimitée. Quelle atteinte à leur narcissisme que de reconnaître qu’ils ne savent pas tout, qu’ils ne peuvent pas tout ! »

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 20 h 16 min

Phil, sérieux, ça fait pitié votre histoire régionaliste, ils vécurent des jours heureux sous Petain. Vous avez déjà déplié une carte de France au-delà du Rouergue ?

Bérénice dit: 31 août 2019 à 20 h 16 min

Jazzi, s’ils avaient échangé en japonais ça m’aurait fait le meme effet, je ne suis en possession d’aucune de ces references cinematographiques et je le regrette.

et alii dit: 31 août 2019 à 20 h 16 min

sur Big mother
en atténuant ce qui est pénible, on refuse l’idée de conflit, il n’y a plus de méchants, il n’y a plus que des incompris. Tout est noyé dans la sentimentalité qui, comme dit Winnicott, « est une qualité née du refoulement de la haine », ce qui permet d’éviter d’attribuer clairement les responsabilités et de refuser de penser que « la République est un espace juridique et politique réglé par l’égalité des citoyens (non des nommes concrets) et l’universalisme des valeurs (non des intérêts) », et que « toute différence n’est pas une inégalité, ni toute inégalité, une injustice ».

9« Parmi les maux de notre politique, la plupart s’inscrivent dans une perte du symbolique dans la société, que nos hommes politiques le plus souvent ignorent ou contournent, quand ils ne contribuent pas à l’aggraver. Il y a des trous dans la couche de symbolique qui protège la vie de l’esprit. » Un des traits caractéristiques de la scène politique actuelle sur les plans idéologique et culturel est la maternisation du monde.

Bérénice dit: 31 août 2019 à 20 h 11 min

Que devient 3J à qui fait penser la boulimie de lectures simples vraisemblablement de laquelle Marie est la proie. Un bon bout de temps qu’il n’envoie plus rien, est il en exil et terrain échappé du web? 3J, boudez-vous la république , donnez de vos nouvelles, sans vous le monde est surpeuplé.

Jazzi dit: 31 août 2019 à 20 h 05 min

Bel échange sociologique autour de La Terre… de Bunuel et Farrebrique de Rouquier, sur la France et l’Espagne rurale. Bravo DHH pour votre analyse synthétique du problème agricole d’après-guerre. C’était clair et parfait.

« Las Hurdes, une région […] du centre de l’Espagne. »

Pardon, Pablo75. J’aurais dû dire de l’Espagne profonde !

et alii dit: 31 août 2019 à 19 h 58 min

le lien de l’ex fondation(il devrait aller sans dire que je n’ai pas revu cet homme, dont j’ai même oublié le nom!)https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_fran%C3%A7aise_pour_l%27%C3%A9tude_des_probl%C3%A8mes_humains

et alii dit: 31 août 2019 à 19 h 52 min

une présentation de Carrel sur la toile
La Fondation française pour l’étude des problèmes humains, souvent désignée sous les noms Fondation Alexis Carrel ou Fondation Carrel, est une institution créée à l’initiative du Prix Nobel de Médecine Alexis Carrel sous le Régime de Vichy.
Vivant aux États-Unis à l’époque, Alexis Carrel est rentré en France après la défaite de 1940 pour proposer au Maréchal Pétain de fonder un centre scientifique destiné à régler les problèmes rencontrés par le régime de Vichy. Carrel était plutôt sympathisant du régime puisqu’il était adhérent du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, parti fasciste. Le 16 mars 1941, Alexis Carrel rencontre le Maréchal Pétain pour lui exposer son projet. Comme Pétain,

et alii dit: 31 août 2019 à 19 h 48 min

loin d’être insensible à vos déclarations politiques sur le patriarcat,je vous rappelle un livre qui n’est pas si ancien
Michel Schneider, Big Mother : Psychopathologie de la vie politique femme je n’ai pas le gout de jouer ni dans « la vraie vie » ni sur un blog « une chef » qui se cite en référence ,dans le genre « moi seule » ;
vous truverez des commentaires sur la mère toute puissante dans la famille et sur le livre de Schneider que je viens de citer en perspective sur l’art de lire et de questionner un « titre » « un mot »;
je vous souhaite tout ce que vous me souhaitez;
et mes salutations à P.Assouline à qui je n’aipas dit que les hasards de mes recherches m’ont fait rencontrer un homme breton me dit-il, comme sa soeur restée au pays, qui avait « pris » les archives d’Alexis Carrel qu’il gardait dans un coffre et dont il m’offrit deux lettres originales,dont j’offris aussitôt copie au CDJC , en prévenant P.Vidal Naquet ,alors vivantet en lui disant,à sa demande, le nom de cet homme breton qui me raconta avoir contracté un mariage blanc et gardé les archives Carrel, ce prix Nobel sur lequel j’avais trouvé des archives et donc travaillé(c’était le filleul de DON Alexis, et un grand pétainiste!)
gardé ces archives pour sa fille(dont je ne sais rien!)
ma conscience est tranquille d’avoir fait mon devoir;
qui me donne le droit de saluer P.Assouline
bonsoir

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 18 h 36 min

Voilà, je porte à 5 le nombre de bouquins achetes en aout 2019, et heureusement c’est la fin du mois.
Ce sera donc « les simples ». Et là encore, je vais pas regretter mon choix.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 18 h 32 min

Bof, Phil, ressortir un documentaire sur les culs terreux, d’il y a 70 ans pour remettre l’église sur la place du village , et le pater familias à la charrue, à qui allez vous faire croire quoi.

Delaporte dit: 31 août 2019 à 18 h 29 min

Viridiana, c’était l’époque où le Vatican prenait la mouche, et où Franco régnait encore. Ce qui a semé la zizanie !!! :

« Le Vatican, par l’intermédiaire de son journal L’Osservatore Romano, déjà contrarié par l’accueil réservé à Mère Jeanne des anges de Jerzy Kawalerowicz, jugea le film de Buñuel « sacrilège et blasphématoire ». Viridiana fut donc immédiatement interdit par l’administration espagnole, le directeur général de la Cinématographie limogé, alors que les maisons de production Uninci et Films 59 étaient poursuivies pour « exportation illégale de film en France. » La même administration décida, par la suite, d’annuler rétroactivement l’autorisation de tournage et de « dénaturaliser » le film en considérant que Viridiana n’existait pas en tant que film espagnol. Il devint alors film mexicain grâce au distributeur Gustavo Alatriste. Il sortit sur les écrans espagnols le 9 avril 1977, deux années après la mort de Franco, le jour même où fut reconnue l’existence légale du PCE. La nationalité espagnole ne lui fut rendue qu’en 19832. »

Delaporte dit: 31 août 2019 à 18 h 21 min

J’aime beaucoup Tristana. Quant à Viridiana, je ne sais plus si je l’ai vu. Je ne m’en souviens pas du tout. Quand Bunuel avait Carrère comme scénariste, on comprenait tout. Carrère, passionné par le Mexique et le surréalisme dalinesque. Un beau parcours, quand on y songe.

Phil dit: 31 août 2019 à 17 h 40 min

…enserrée dans un système familial patriarcal étouffant , et dont la vie et les rapports sociaux sont coulés dans le moule rigide du catholicisme traditionnel ? dhh

Belle recension de Farrebique, prise sur le vif, c’est une rareté pour aujourd’hui, dear DHH.
Cette dernière réflexion montre que le moule marxiste-léniniste de la critique française a fait son oeuvre, d’où le rapprochement avec les manifestes d’un Bunuel, mais « le système patriarcal » que vous pointez s’éploie dans le film de Rouquier sans étouffer ses protagonistes. Revoyez ce film en songeant à « Goupi main rouge » pour en saisir la valeur, même si Rouquier ne pouvait arriver aux conclusions terriennes de Becker qui lui valurent l’opprobre des mêmes critiques, malheureusement encore en cours aujourd’hui.

closer dit: 31 août 2019 à 17 h 25 min

Pablo, que penses-tu de Manuel Vilas?

« Ordesa » vient de sortir en France et paraît recueillir pas mal de louanges…

et alii dit: 31 août 2019 à 17 h 12 min

en espagnol aussi sur « la fabrique de l’homme occidental »
Sin embargo, el director Gérald Caillat, de la mano de Pierre Legendre, bautizado como « el Buñuel de la antropología », abordaron este viaje desde un ángulo narrativo que permite brevemente contar una historia significativa de la institución filmada. Un comentario fuerte pero intermitente ayuda al espectador a la comprensión de la coherencia del viaje: por encima de la variedad de situaciones encontradas, el tema agudo es el manejo del poder y de la humanización del hombre.
https://www.lanacion.com.ar/espectaculos/filosofia-en-pantalla-grande-nid15558

et alii dit: 31 août 2019 à 17 h 02 min

l’oeil et le cinéma et l’image
un article qui cite aussi P.Legendre lequel est recommandé par P.assouline.
3L’œil le plus célèbre du cinéma est sans doute celui du Chien Andalou (Buñuel, 1929) où un homme coupe avec un rasoir l’œil de sa compagne. Le sens est ici encore autre, car Buñuel, même s’il ne recherche pas à tout prix l’effet d’optique, l’effet de trucage, l’expérimentation, travaille quand même dans le courant de l’avant-garde et de ce fait, est en quête de nouveauté, de sensations neuves et d’inédit. C’est surtout dans le mouvement surréaliste qu’il faut chercher une filiation, dans la poésie, dans la perturbation des idées reçues. Buñuel veut inviter le spectateur à voir d’un autre œil que de coutume. Ce dérèglement de tous les sens dont parlait Rimbaud se retrouve à différents niveaux dans toutes les avants-gardes artistiques. À l’époque où Buñuel réalisait le Chien Andalou, Vertov créait L’homme à la caméra et le concept de ciné-œil, qui réunit la vision-machine et la vision-humaine par le montage.
https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2015-1-page-237.htm

DHH dit: 31 août 2019 à 16 h 56 min

excusez moi
j’ai inversé les titres
je pensais parler de Viridiana que trouve un tres grand film et j’ai confondu son titre avec Tristana, cet autre film ,médiocre de Bunuel

Bérénice dit: 31 août 2019 à 16 h 53 min

Marie, pour l’anecdote et bien que je ne promette pas de trop vanter ma vie sexuelle d’antan, j’ai fait l’amour une fois avec un viking qui ressemblait fort à cet agriculteur heritier d’une noblesse de terre en perdition. Je n’ai jamais pu l’oublier.

DHH dit: 31 août 2019 à 16 h 30 min

@Pablo 14 h 45
de ce même festival Buñuel auquel vous faites allusion, j’avais retenu pour le chroniquer a la demande d’une revue-tres confidentielle- le fantôme de la liberté
voila le papier, bien bref, que cela m’avait inspiré
A revoir : Le Fantôme de la Liberté. de L. Bunuel (1975)

« Le festival Bunuel qui se déroule actuellement à Paris ramène sur les écrans un film qui ne ressemble à aucun autre et mérite d’être revu.

Le Fantôme de la Liberté, c’est d’abord une profusion riche et désordonnée de scènes baroques ou absurdes, à travers lesquelles Bunuel, joue à se parodier en faisant des clins d’oeil au « Chien Andalou », s’amuse à mystifier le spectateur, à faire que ce à quoi il s’attend n’arrive pas, que le détail mis en évidence, s’avère sans conséquence.

Ce film est une grande fête intellectuelle où l’inattendu et le grotesque oscillent entre la gratuité à la Ionesco, et le signe, corrosif et décapant. L’un des sommets à cet égard est la scène, où la vanité et la pauvreté des échanges qui animent les dîners en ville sont mises en évidence par le fait que ce n’est pas la convivialité autour d’un repas qui réunit les invités, mais une défécation collective, pour laquelle, chacun sur son siège de W.C., prend place autour de la table.

Tranfiguré par l’effet de « regard éloigné » qui naît de cette situation baroque, la platitude de la conversation mondaine y éclate dans toute sa pauvreté : les idées reçues fusent, les formules de « café du commerce » se colorent de snobisme, et s’épanouit la misère de ces dialogues sans intérêt, où l’on parle moins pour être compris, que pour occuper le silence, et où chacun n’attend que l’instant où la comédie sera terminée, tout en s’employant pourtant à la prolonger.

C’est une scène parmi d’autres, peut-être pas la meilleure compte tenu de son didactisme à la Hara-Kiri, mais une de celles qu’on retient, dans ce film foisonnant et riche, drôle et intelligent, au rythme rapide, et où l’on ne s’ennuie jamais ».
Par ailleurs je m’étonne que personne n cite ce grand film violent et puissant qu’est Tristana qui culmine avec ses images sublimes d’un banquet des gueux

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 16 h 27 min

Ah, ça fait quand même une trotte, les panneaux sont pas fiables.

https://fr.123rf.com/photo_87071000_pomorie-bulgarie-18-septembre-2017-panneau-de-direction-sur-la-plage-.html?fromid=dDFzUk5ZVW96MFFYM1dBNnJNanNydz09

@la télé avec « l’amour est dans le pré » a tenté 20 ans plus tard de le résoudre.

Oui M. Houelkebecq aussi qui a conseillé ( ref. Serotonine) à son ami agriculteur d’aller justement chercher une copine dévouée plus loin…;-)

hamlet dit: 31 août 2019 à 16 h 27 min

le même pote qui a inventé les embouts plastiques vissables pour parasols est en train de finir un logiciel permettant de savoir quels livres auront une durée de vie supérieure à 6 mois en prenant en compte des données historiques sur tous les livres édités.
si son truc fonctionne là encore ça va cartonner, peut-être même plus que ses embouts vissables pour parasols.

DHH dit: 31 août 2019 à 16 h 18 min

@marie Sasseur
le film vers 1970 informait du problème
la télé avec « l’amour est dans le pré » a tenté 20 ans plus tard de le résoudre

hamlet dit: 31 août 2019 à 16 h 16 min

Pomorié petit village au bord de la mer Noire était le refuge des meilleurs hackers de la planète, ils étaient installés dans un vieux bâtiment à quelques mètres de la plage, le paradis, encore mieux que Goa, loin des barbouzes de la cia.

l’ouverture au tourisme de ce pays a changé la donne, il y a une dizaine d’années ils ont récupéré le bâtiment pour en faire des studios rnb pour les touristes,.

résultat des courses la plupart ont cédé aux propositions d’embauche pour travailler dans la sécurité informatique de grosses boites américaines.

les plus grandes transformations tiennent à peu de choses.

hamlet dit: 31 août 2019 à 16 h 06 min

« l’eau chaude courante a transformé la corvée de vaisselle »

pas que !

un pote a eu l’idée révolutionnaire de l’embout plastique vissable dans le sable pour fixer son parasol, fini les parasol qui décolle au premier coup de vent pour éborgner les voisins de plage !

une inspiration de génie, il est devenu millionnaire grâce à cette trouvaille, et c’est bien mérité !

hamlet dit: 31 août 2019 à 16 h 02 min

dans la catégorie loupage de procès il semble bien que Mediapart se soit fait rouler dans la farine.

vengeance de députés après le serrage de boulon de leurs dépenses par de Rugy ? ou règlements de compte par épouses interposées ? au final le cuistot a acheté ses homards 40 euros le kg, pour un repas de Noel le moins cher possible, et de Rugy ressort blanchi de toutes les accusations et attaque Mediapart…
procès – contre procès – procès – contre procès -procès – contre procès -procès – contre procès -procès – contre procès -procès – contre procès..

y’a pas que Moix

DHH dit: 31 août 2019 à 16 h 00 min

@Merci Jazzi de m’avoir remis en mémoire cet extraordinaire film qu’a été Farrebique*
La première fois que je l’ai vu, au tout début des années 50 au ciné-club de ma ville natale, celui qu’animait un oncle de Passou , je l’avais trouvé ennuyeux. J’etais trop jeune pour mesurer la richesse de ce document sociologique sur un monde qui m’était totalement étranger ,le monde rural français tel qu’il existait encore à cette époque , et tout ce que le film contenait de vérité n’éveillait aucun écho pour moi
Plus tard, quand j’ai muri, quand étudiante curieuse des problèmes de société, j’en ai découvert la portée, j’ai pu apprécier la qualité du film .Car c’était l’époque où le monde rural et ses problèmes étaient très médiatisés, avec l’attention que suscitait le séisme que lui faisait subir mouvement des jeunes agriculteurs , ces jeunes turcs qui avaient nom entre autres Debatisse ;nous étions alors abreuvés d’information sur la révolution en cours.
Et lestée de ce bagage, quand j’ai eu alors l’occasion de revoir le film, j’ai été enthousiasmée par son intelligence ,par la qualité de ses images en noir et blanc ,splendides, léchées ,mais jamais gratuites car toutes significatives des lignes de force de de cet univers ,toutes révélatrices de la complexité des interactions entre la réalité économique et,l’ »habitus « de cette population , enserrée dans un système familial patriarcal étouffant , et dont la vie et les rapports sociaux sont coulés dans le moule rigide du catholicisme traditionnel ?
Vingt ans (ou un peu plus ?) après, Rouquier est retourné filmer dans la ferme de Farrebique. Le film, en couleurs ,est banal ;mais il a une portée didactique intéressante à travers le rapprochement avec le film initial,ce qui lui donne son sens en montrant comment ce monde a changé, et où sont aujourd’hui ses problèmes
Le formica et les Arts ménagers-dont le salon se tenait toujours en même temps que celui de l’Agriculture- ont transformé le décor et la manière d’y vivre : La télé a remplacé les veillées entre voisins ;la lessive n’est plus ce branlebas de combat , qui occupait une semaine deux fois par an ;l’eau chaude courante a transformé la corvée de vaisselle et les anciens parlent dans le film de ces mutations
Et surtout Le modèle économique a changé modifiant aussi les équilibres sociaux et familiaux :
Les hommes sont de plus en plus seuls sur leur exploitation et leurs épouses , quand ils en ont, travaillent, à l’extérieur dans une ville proche; Dans les fermes les familles ne sont plus patriarcales mais nucléaires. Mais un nouveau drame s’est installé, celui de ces petits exploitants célibataires, prisonniers d’un monde dont se détournent les femmes à épouser, et qui ruminent leur solitude auprès de parents vieillissants dont ils assurent la survie et dont seule la mort peut permettre à certains, après abandon de la ferme de commencer une nouvelle vie en ville ; ce que nous dit une histoire racontée aussi dans le film

hamlet dit: 31 août 2019 à 15 h 54 min

Bunuel a apssé plus de temps au Mexique qu’en Espagne.

Viridiana est le film qui a inspiré Robertson, guitariste compositieur de The Band, pour écrire la chanson (quelque peu hermétique) The Weight rendue célèbre par Easy Rider (interprétée par Grateful Dead) – démarre à 1mn après que Fonda ait je té sa montre sans doute pour se libérer du poids du temps…

50 ans plus tard nous avons droit au Tarentino, nous n’avons pas encore fini de faire des procès à l’Histoire :

https://www.youtube.com/watch?v=wzr6pBjWtDc

Phil dit: 31 août 2019 à 15 h 37 min

vrai Pablo75, « Viridiana » m’échappe complétement j’apprécie le Duc d’Albe et ses fraisiers au cou et à Aranjuez, ne mange pas de chorizo durant la semaine sainte comme le faisait Lazarillo, éminent contributeur de ce blog à qui Viridiana parlait fort.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 15 h 36 min

« Battu, martyrisé »

A part A. Chemin, (effet Faurisson?) Mbala mbalala , et M. Onfray, il n’y a plus qu’un pedophile notoire, pour soutenir Yann Moix. Et encore il lui conseille de se faire crucifier.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 15 h 22 min

Phil dit: 31 août 2019 à 14 h 54 min

Il faudrait que je revoie tous ses films à partir de Viridiana, son film le plus espagnol – aussi incompréhensible pour les étrangers que cet autre chef-d’oeuvre qu’est la pièce « Luces de bohemia » de Valle Inclán. Ou, mieux, avoir les scénarios, pour citer des scènes et des phrases.

Bérénice dit: 31 août 2019 à 14 h 59 min

13h12 je pensais entretenir la courtoisie dialectique, j’échoue en cela auprès d’un des phares de l’endroit, mince! je suis déçue. Hormis mes seins un peu petits pour les amateurs de gros nibards de silicone et prothèses je fais une taille mannequin ,Marie, et je peux encore exposer mes bras, mes jambes, mon dos, mon cul pour résumer mon esthétique vieillissante. Le cou à souffert, Penn Warren remarquait cet outrage du temps fait aux femmes vieillissante dans Les rendez vous de la clairière, si mon souvenir ne me trompe pas.

Phil dit: 31 août 2019 à 14 h 54 min

Pabloseventyfive, je signifiais l’anticléricalisme (à la Bunuel) comme étant la bienpensance d’aujourd’hui. donnez-nous un exemple de sarcasme à la Bunuel incompréhensible aux cinéphiles français ?

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 14 h 45 min

Bunuel est un idéologue qui […] triomphe dans la bienpensance
Phil dit: 31 août 2019 à 14 h 19 min

Tu connais très mal Buñuel, qui était un anarchiste typiquement espagnol (pléonasme). Tellement espagnol que les gens qui ne le sont pas ne le comprennent pas – surtout les français, d’ailleurs. Je me suis rendu compte en allant, il y a plus de 20 ans, voir une retrospective de tous ses films à la Cinémathèque de Chaillot, avec ma femme et un couple d’amis français cinéphiles – les trois ne comprenant rien aux blagues et au sarcasme buñuelesques.

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 38 min

Le parc d’attractions français du Puy du Fou a présenté vendredi devant 4.000 personnes son premier spectacle à l’étranger en Espagne près de Tolède, où il ouvrira un parc en 2021, premier de ses projets d’expansion internationale. « Notre objectif d’ici 2030 est d’avoir quatre parcs Puy du Fou » dans le monde, a expliqué le président du groupe vendéen Nicolas de Villiers. Outre la France et l’Espagne, les deux parcs suivants verront le jour « probablement en Europe centrale et vraisemblablement en Chine », a-t-il ajouté.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 14 h 35 min

Las Hurdes, une région […] du centre de l’Espagne.
Jazzi dit: 31 août 2019 à 13 h 37 min

Las Hurdes se trouvent à 30 km du Portugal. Le centre de l’Espagne, à 400-450 kms.

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 34 min

FUCK NEWS (4/4) Les « fake news » n’épargnent pas la sexualité. A l’occasion des 50 ans de l’année érotique 1969, « 20 Minutes » traque cette semaine les légendes urbaines coquines, rumeurs olé olé et les « on dit » (parfois avérés)
un exemple?
Légendes sexuelles : Le tatouage en anneau autour du bras représente-t-il un record de fist-fucking ?

Delaporte dit: 31 août 2019 à 14 h 31 min

Je conseille aussi, de Renan, son livre sur Marc-Aurèle, et bien sûr sont saint Paul. Deux oeuvres essentielles à l’honnête homme. Si vous ne voulez pas ressembler par malheur à la feignasse du blog, lisez Renan ! L’écrivain Emmanuel Carrère, par exemple, racontait qu’il avait les livres de Renan sur sa table de travail, notamment quand il a écrit son ouvrage sur Luc, le Royaume. J’imagine qu’Amélie a relu Renan pour écrire Soif. Renan est central. On a la chance qu’il ait écrit en français. On peut s’en délecter à l’envi. Quelle belle chose !

Delaporte dit: 31 août 2019 à 14 h 27 min

Jazzi dit: 31 août 2019 à 12 h 47 min
« Qui en veut ? »
Moi je le lirais bien !
_____

Vous ne l’avez pas lu, Jacuzzi ? Vous me décevez ! C’est un livre pour vous, qui comblera une lacune. Vous êtes vraiment une stupide feignasse, Jacuzzi, vous le pourtant quasi-écrivain, le presque journaliste, le demi-esthète !!!

Delaporte dit: 31 août 2019 à 14 h 23 min

Dubruel dit: 31 août 2019 à 11 h 58 min
« On m’a offert La Vie de Jésus par mégarde ou par malveillance. Qui en veut? »

C’est un très grand livre, au moins admirable par le style. Il faut être un jean-foutre de première catégorie pour vouloir s’en débarrasser avant de le lire. Cela vous ferait visiblement du bien. Ce livre de Renan connaît toujours aujourd’hui un grand succès. Il est lu, admiré, souvent imité, jamais égalé. Renan avait apostasié sa foi catholique ? Sans doute. Cela ne retire rien à son génie, qui certes aurait été plus complet s’il était resté dans le giron de l’Eglise. Le stupide XIXe siècle est passé par là. Moi, je suis un admirateur de Renan, il a formé mon esprit. Je me délecte sa prose universelle, et j’emmerde à pied, à cheval et en voiture ceux qui ne font l’effort de se hisser jusque là : il n’est que de s’abandonner aux belles choses de l’intelligence. Par exemple, Amélie vient d’essayer. C’est très humble et très courageux.

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 21 min

Il ment, sans arrêt, et vous inventera toutes sortes de fausses histoires pour attirer votre sympathie, et provoquer votre compassion, jouer sur votre facteur pitié.
La vérité est qu’il traverse la vie dans un incubateur et est très peu touché.
Quand ils sont attrapés dans un mensonge, ils fabriquent de nouveaux mensonges, et ne se soucient pas s’ils sont découverts.
S’ils prétendent être touchés par quelque chose, deux minutes plus tard, ils font autre chose et oublient vraiment ce qui s’est passé avant.

Ils ne vivent que dans le présent.

Clopine dit: 31 août 2019 à 14 h 19 min

Me voici bel et bien prise en flagrant délit de préjugé…

Croire, à partir d’une adresse et d’une manière de s’exprimer, qu’un parisien est totalement étranger à la ruralité, et s’apercevoir que nenni. Qu’une vie peut être érudite, universitaire, mais aussi emplie à ras bord de campagne, d’animaux, de nature, voire même, qui sait ? D’écologie…

Une fois la surprise passée, me voici, in fine, toute réjouie, et fort aise que mon préjugé se soit révélé aussi absurde. Peut-être, si nous nous y mettons tous, arriverons-nous à limiter les dégâts ? Peut-être serons-nous très très nombreux, (et dans le nombre, plus il y aura de gens connus mieux cela vaudra), à réclamer, vendredi prochain à 18 h 30 devant les mairies, des coquelicots ?

Phil dit: 31 août 2019 à 14 h 19 min

Bunuel est un idéologue qui manipula ses goitreux de « Las Hurdes » comme des acteurs, Baroz. Aujourd’hui il triomphe dans la bienpensance, certes, comme la retape bon marché d’Homère fait oublier l’oeuvre d’Hésiode.

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 18 min

L’autre peut aussi devenir un objet sexuel qu’il incluera dans un rituel, il fantasmera sur les femmes dominantes par exemple, qui seront l’incarnation du phallus féminin et de la mère qu’il tentera de dominer…
Ils sont aussi fort excités par les interdits, et surtout l’inceste, qui est le centre de leur problème: le passage à l’acte sur leur propre mère.
C’est là qu’ils sont coincés, au stade fusionnel, comme la névrosée hystérique avec son père, sauf que les névrosés ne réalisent pas leurs fantasmes…

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 16 min

Mais à la fin, seule la victime individuelle peut déterminer ce qu’elle a perdu dans cette dynamique.
Ce sont dans un certain sens, des voleurs d’âme, en plus d’être des profiteurs.
Les psychopathes sont des individus moralement dépravés qui représentent les « monstres » de notre société. Ce sont des prédateurs imparables et intraitables, dont la violence est planifiée, intentionnelle et sans émotion. Leur absence d’émotion reflète un état détaché, sans peur et possiblement dissocié, révélant un système nerveux autonome de bas-niveau et sans anxiété.

Qu’est-ce qui les motive vraiment? Contrôle et domination possiblement, profit…

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 02 min

Les participants devaient alors répondre à des questions du type : « j’aime pousser les gens à bout » ou encore « Je peux trouver des choses qui traumatisent les autres ». Tout cela s’est montré fort instructif, évidemment.

et alii dit: 31 août 2019 à 14 h 00 min

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Un groupe de chercheurs des Philippines a mis le doigt sur ce que l’on pressentait depuis des lustres : dans tout Dr Jekyll, il y a un Mr Hyde, cela est connu. Mais dans tout écrivain se dissimule un potentiel psychopathe. C’est que les gens créatifs ont des traits de personnalités communs avec les personnalités psychopathiques. Probablement ce qui les rend attachants… C’est ce que la psychologue Adrianne John R. Galang estime.
https://www.actualitte.com/article/monde-edition/les-ecrivains-sont-ils-des-psychopathes-comme-les-autres/64930

Jazzi dit: 31 août 2019 à 13 h 37 min

« c’est un peu le cinéma de Bunuel, au temps de « la terre »… »
Récemment retrouvé au cinéma sous forme de film d’animation !

21 juin 2019 à 10 h 54 min
« Buñuel après L’Âge d’or » du cinéaste espagnol Salvador Simó, d’après la bande dessinée de Fermin Solis.
Ce superbe biopic sous forme de film d’animation est aussi une belle leçon de cinéma.
Le réalisateur s’attache seulement à la première période du cinéaste surréaliste, depuis la projection scandaleuse de « L’Âge d’or », film anticlérical et anti bourgeois, écrit avec Salvador Dali, en 1930, jusqu’à la genèse et au tournage de « Terre sans pain » (1933). Avec quelques flash back sur l’enfance de Buñuel et son rapport houleux avec son père.
Si, dès son précédent court métrage, « Un Chien Andalou » (1929) Buñuel avait connu la gloire, à la suite de son premier long métrage, il allait aussitôt connaître sa douleur.
Menacée d’excommunication par le pape, la famille du comte de Noailles intervint vigoureusement pour que ce dernier mette immédiatement fin au financement des films du cinéaste surréaliste.
C’est alors que Buñuel, en désespoir de cause (Dali ayant refusé de lui prêter le moindre argent), se retourna vers son ami Ramon Acin, un sculpteur anarchiste espagnol, aussi fauché que lui, mais qui acheta un billet de loterie nationale avec promesse de produire son prochain film s’il gagnait.
Et, miraculeusement, il décrocha le gros lot !
A croire que Dieu n’était pas en phase avec le Vatican ?
C’est ainsi que Buñuel put réaliser « Terre sans pain », un film documentaire sur les villageois de Las Hurdes, une région particulièrement misérable, quasi moyenâgeuse, du centre de l’Espagne.
Le film d’animation de Salvador Simó nous conte principalement les tribulations de cet incroyable tournage, où l’on voit qu’à partir du réel, il s’agissait toujours pour Buñuel d’en extraire un film de création.
Et quel film, dont les principaux plans en N&B sont intercalés dans ce film d’animation aux somptueuses couleurs !
Film impossible à tourner aujourd’hui, compte tenu de l’évolution des moeurs et d’une certaine « morale animalière » : Buñuel n’hésitant pas, pour la beauté de l’art et la vérité du message final, à bousculer la réalité. Faisant tomber quelques malheureuses chèvres de leurs rochers, pour les filmer en pleine chute, ou détruisant un rucher transporté par un âne malingre, qui sera proprement dévoré sous nos yeux par les abeilles en fureur !
Sans parler de l’agonie filmée en gros plan d’une gamine…
Salaud de Buñuel !
Oui, mais génial et prémonitoire ?
Peu de temps après, la réalité serait encore plus cruelle, avec le déclenchement de la guerre d’Espagne.
A quoi sert l’art ?
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583817&cfilm=254263.h

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 13 h 12 min

sasseur par ci, sasseur par là, elle est pire que le moix, correcteur! la poix !, le sac d’os 1.65/52kg qui pense me poursuivre de ses insanités débiles.
Qu’elle remballe son petit manuel familial du syndicat de la loose, je zappe.

Bérénice dit: 31 août 2019 à 12 h 55 min

12h45 au privé pas si sûr à moins d’occulter si vous évoquiez les salauds, quant au public ce n’est meme plus à débattre ou demontrer.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 12 h 45 min

Ok Phil, vu.
Ce Farrebique, c’est un peu le cinéma de Bunuel, au temps de « la terre »…
No pasaran.
Chez la miss Le Marchand non plus.

Pablo75 dit: 31 août 2019 à 12 h 42 min

@ Chaloux

Quelqu’un m’a dit qu’il cherchait des oiseaux dans l’oeuvre de Ravel. J’en connais trois oeuvres avec ce genre de volatiles:

– Daphnis et Chloé, où ils annoncent l’aube (ici dans la version de Charles Dutoit):

https://www.youtube.com/watch?v=2uDiT3uBDQU

– les « Trois beaux oiseaux du Paradis », des « Trois chansons pour chœur a cappella »

– Et les « Oiseaux tristes », de « Miroirs »

Tu en connais d’autres?

Bérénice dit: 31 août 2019 à 12 h 31 min

Sasseur, il semble evident que les salauds hors contexte historique n’ont besoin d’aucune fabrique, je me demande souvent à quoi tiennent ces personnalités si fréquemment rencontrées et pourtant atypiques. Aux dernières nouvelles et études sociétales il apparaît que les psychopathes servent encore assez souvent dans les sociétés et entreprises , rencontrant du succès, resultant d’une absence totale de scrupules et de ce don à la manipulation, un perversion ou une pathologie au service du Capital qui vaut bien collectés nazis.

renato dit: 31 août 2019 à 12 h 16 min

100 Ideas that Changed Art, eu entre les mains il y a de là quelques années déjà : l’idée est intéressante, l’élaboration peu convaincant.

Dubruel dit: 31 août 2019 à 12 h 10 min

11.53.D.Lopez (Fief), mes élèves plébiscitaient en pensant que c’était le Gitan de la vidéo à Clermont-Ferrand. Le livre flirte avec l’imitation. On excuse parce que ça sent le vécu, à part ça?
La langue syncopée de la rue, Ripley bogle,Mc Liam Wilson rendait sans larsen et plus Candide.

hamlet dit: 31 août 2019 à 12 h 00 min

autre conseil de lecture d’un auteur génial, je ne sais pas si passou en a parlé : Will Self, ses 2 derniers livres « parapluie » et « requin ».

le seul (à ma connaissance) qui explique, en revenant aux sources, cette espèce de politique de la peur qui prédomine aujourd’hui, une peur qui provient de l’expérience historique (la guerre froide dans son cas). une peur à l’origine d’une idéologie du « laisser faire », parce que toute velléité de changement a de grandes chances de mal tourner : l’Histoire et les historiens auront joué un rôle important dans cette nouvelle idéologie, à force de raconter des histoires de grands méchants loups aux enfants que nous sommes ils ont réussi à créer une espèce de paralysie mentale.

à lire absolument : Will Self !!!

Dubruel dit: 31 août 2019 à 11 h 58 min

On m’a offert La Vie de Jésus par mégarde ou par malveillance. Qui en veut?
Nothomb, tissu annuel d’âneries !
Dubois de compagnie agréable ; »Egal à lui », seul reproche à adresser.

Bérénice dit: 31 août 2019 à 11 h 54 min

10h02 j’ai lu hier soir une interview de Krauss ainsi que l’avis de lecteurs quant à ce roman inspiré par la réalité politique qui a suivi la seconde guerre en Allemagne avec réemploi d’ex dignitaires du Reich dans divers services, administrations et renseignements. Les lecteurs expriment en l’occurrence la meme réserve que Phil bien que le livre soit une charge contre l’hypocrisie qui je pense n’a jamais cessé dans les sphères du pouvoir.

x dit: 31 août 2019 à 11 h 53 min

Alexia Neuhoff à 9h 08 et 9h 44

merci pour l’aération bienvenue.

Je ne sais pas si vous avez lu D. Lopez et N. Mathieu ; de ce dernier, je ne connais que les pages de l’extrait fourni par l’éditeur, mais l’écriture beaucoup plus conventionnelle de ces quelques pages ne présentait pas le même intérêt ni surtout la même convenance à l’histoire racontée et à son monde que celle de Fief. La relative proximité thématique ne fait pas l’essentiel, littérairement parlant.

À propos de l’ « écurie » des éditions Verticales, je fais régulièrement l’éloge de Pierre Senges, écrivain remarquable (pas du tout recroquevillé sur son nombril, vrai grand lecteur et auteur merveilleusement inventif), sans jamais aucun écho.

 

et alii dit: 31 août 2019 à 11 h 50 min

Artists’ Letters: Leonardo da Vinci to David Hockney, a new book brings together 100 pieces of correspondence from some of the most famous artists of the last 600 years.The book, set to come out October 1 from White Lion Publishing, was edited by Michael Bird. The British writer and lecturer has been behind a number of art historical texts targeted at a popular readership, most notably “100 Ideas that Changed Art,” from 2012.

Bird combed through thousands of documents in the process of putting together his newest project, a curated compilation of letters that charts the evolution of the art world from the 1500s to today. It includes names such as Francisco Goya, Pablo Picasso, Joseph Cornel, Frida Kahlo, and Yayoi Kusama.

hamlet dit: 31 août 2019 à 11 h 47 min

« x dit: 31 août 2019 à 1 h 47 min

eh bien, ça ne s’arrange pas ici.

hamlet 30 août 2019 à 17 h 10, pas tarte du tout Edwin Mullhouse: The Life and Death of an American Writer 1943-1954 by Jeffrey Cartwright !
Mais oblique ou non, certainement pas dépourvu de style ; extrêmement concerté au contraire.
 »

non ! Edwin Mullhouse est un bouquin génialissime !

je conseille la lecture de ce chef d’oeuvre à ceux qui seraient passés à côté.

littérature oblique : oui !

style ? aussi ! mais comme on l’aime, à savoir pas à la « Aldo Maccione » pour faire mousser celui qui écrit, un style entièrement au service du roman, un style qui disparait, se noie dans l’écriture, sans jamais y faire obstacle.

hamlet dit: 31 août 2019 à 11 h 38 min

le vent tourne : c’est la première fois que je lis sur ce blog une telle unanimité contre l’autoficition. depuis le temps que je l’attends, c’est génial de voir enfin ce réveil général, qu’on en sorte enfin.

l’étape suivante, mes petits chéris, sera de vous attaquer à ces écrivains qui utilisent le monde comme pretexte, comme un décor qu’ils nous décorent et peinturlurent de leur écriture !

et alii dit: 31 août 2019 à 11 h 27 min

The “online brain”: how the Internet may be changing our cognition
. Overall, the available evidence indicates that the Internet can produce both acute and sustained alterations in each of these areas of cognition, which may be reflected in changes in the brain. However, an emerging priority for future research is to determine the effects of extensive online media usage on cognitive development in youth, and examine how this may differ from cognitive outcomes and brain impact of uses of Internet in the elderly. We conclude by proposing how Internet research could be integrated into broader research settings to study how this unprecedented new facet of society can affect our cognition and the brain across the life course.
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/wps.20617

et alii dit: 31 août 2019 à 11 h 24 min

Je souhaite ici traiter des conséquences que peut avoir l’usage de ces nouvelles technologies sur la mémoire en m’appuyant sur des publications récentes : The « online brain » : how the Internet may be changing our cognition un article de synthèse paru dans Word Psychiatry ; ainsi que deux ouvrages dont j’ai coordonné la publication. Avec mes collègues, nous insistons sur une composante de la mémoire, appelée « mémoire du futur », ou pensée épisodique future, qui nous permet de nous projeter dans le futur et contribue à notre créativité et à nos prises de décisions.

Pour commencer, soulignons qu’il est difficile d’étudier les effets des technologies numériques sur les cerveaux car les études qui en mesurent l’impact sur le fonctionnement neurocognitif et mnésique sont encore peu nombreuses. Il est en particulier compliqué d’examiner les choses à grande échelle en faisant des comparaisons de populations, puisque les groupes qui échappent à l’emprise d’Internet sont extrêmement peu nombreux dans le monde.
https://theconversation.com/internet-et-la-memoire-du-futur-122371?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20du%20week-end%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201397713166&utm_content=La%20lettre%20du%20week-end%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201397713166+CID_e429643f416ae01d3f2484641418d3a8&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Internet%20et%20la%20mmoire%20du%20futur

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 11 h 08 min

Excellent ce lien sur les flashbacks experientiels.

« Un patient s’est ainsi remémoré avoir été en état d’ébriété alors qu’il sirotait une margarita dans une station balnéaire d’Aruba, une petite île des Antilles néerlandaises. »

Pour l’instant l’effet placebo marche bien. Il suffit que je regarde des pistaches, pour me remémorer Ragusa, la sortie , comme avec des ailes, de la trattoria. L’entrée confidentielle, se trouvait dans une rue en pente comme à Frisco, mais sans cablecar. Et la descente avec le rosolio di pistacchio, a été très rapide.

Jazzey, peut-être, ce serait en tous les cas une expérience intéressante pour la rdl, que Passou chronique la vie de Jesus…😁

Pas encore lu « Soif » (sauf les premières pages), l’expérience de lire plusieurs bouquins en meme temps ne s’est pas révélée concluante, par le passé et il faudra faire appel à pas mal de connaissances du nouveau testament, de la tradition des miracles, et puis savoir un peu de grec ancien… le quoi et le comment.

Jazzi dit: 31 août 2019 à 11 h 00 min

Ainsi, je me souviens que lorsque j’étais dans le ventre de ma mère, je n’avais qu’une hâte, en sortir au plus vite !

et alii dit: 31 août 2019 à 10 h 50 min

la mode:
« Le wwoofing connaît de plus en plus d’adeptes, jeunes ou moins jeunes »
Travailler à la ferme contre le gîte et le couvert : ce système de « vacances actives » est en plein essor, explique David Marie, cofondateur de l’association Wwoof France.

et alii dit: 31 août 2019 à 10 h 42 min

le soi disant critique ne sait pas lire et ne connait pas les mots dits justes :par exemple fornix:quel mot :ce n’est pas comme hippocampe!

Jazzi dit: 31 août 2019 à 10 h 36 min

« Ayez le courage, merde alors pour une fois, de donner un chronique d’une lecture qui vous a plu »

Faites-nous un compte-rendu du Nothomb, MS, car Passou fera probablement l’impasse sur son dernier roman, comme pour les précédents !

et alii dit: 31 août 2019 à 10 h 35 min

Le fornix appartient à un circuit neuronal impliqué dans la mémoire épisodique, celle qui fait notamment référence au souvenir d’expériences passées, spécifiées dans le temps et dans l’espace (événements autobiographiques). Le fornix est un faisceau d’environ 1,2 million d’axones.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 10 h 29 min

@Conseil pour conseil, penchez-vous avec profit sur le destin de Violette Morris.

Mon profit n’est certainement là où vices et obsessions se trouvent, phil.
Ayez le courage, merde alors pour une fois, de donner un chronique d’une lecture qui vous a plu, sans degueuler sur le monde entier.
Allez, vous pouvez le faire!

et alii dit: 31 août 2019 à 10 h 27 min

la recherche:
L’objectif de cette étude clinique n’avait pas pour but de stimuler la mémoire. Elle consistait en effet à évaluer si la stimulation électrique du fornix pouvait ralentir le déclin cognitif associé à la maladie d’Alzheimer. De fait, aucune amélioration cognitive n’a été observée. Et c’est finalement un phénomène d’une toute autre nature qui a été constaté.
https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2019/08/30/quand-la-stimulation-cerebrale-profonde-ravive-les-souvenirs-de-patients-alzheimer/

Delaporte dit: 31 août 2019 à 10 h 25 min

Le Pianiste, qui était un mauvais film et qui faisait l’apologie de la lâcheté, a été encensé par les médias putrides alors qu’il ne valait rien. En sera-t-il de même de son J’accuse ?

Delaporte dit: 31 août 2019 à 10 h 23 min

Polanski cloîtré en France, par peur d’être extradé devant la justice californienne. Néanmoins, Le Monde a apprécié son film sur Dreyfus. C’est inespéré !

« Roman Polanski n’était pas sur le Lido de Venise, le 30 août, pour la projection de J’accuse. Depuis son arrestation en 2009 par la police suisse à la demande des autorités judiciaires américaines, à l’occasion d’un déplacement au festival de Zurich, le réalisateur du Pianiste évite de franchir les frontières de ses deux pays, la France et la Pologne. » Le Monde

Phil dit: 31 août 2019 à 10 h 17 min

Merci Miss Sasseur pour vos pensées intimes. mon grand-père n’était pas nazi mais réaliste comme celui de Farrebique, film de Rouquier (pas Ruquier) que vous connaissez peut-être.
vous notez bien que l’époque est aux révisions par des acteurs qui n’y étaient pas. Conseil pour conseil, penchez-vous avec profit sur le destin de Violette Morris, championne sportive lesbienne de choc à Cocteau, seins coupés pour mieux tenir le volant, assassiné une deuxième fois par des « historiens » falsificateurs dont nous avons les rejetons aujourd’hui à tous les étages des médias.

Jazzi dit: 31 août 2019 à 10 h 10 min

« j’ai pour l’instant 4 romans de la rentrée dans la musette, deja sortis en librairie.
Et je me régale »

Le Dubois et le Nothomb, mais quels sont les deux autres Marie Sasseur ?
Vous êtes rentrée de Sicile, c’était bien ?

Alexia Neuhoff dit: 31 août 2019 à 9 h 44 min

Petite recension d’une rentrée littéraire (avec l’aide de l’Obs) à mille lieues d’un Moix et du lamento de l’autofiction, « une sorte d’écran qui a empêché de voir ce qui se passait à côté » selon Dominique Viart : Avant que j’oublie par Anne Pauly (Verdier), Station-service par Alexandre Labruffe (Verticales), 77 par Marin Fouqué (Actes Sud), Bleu Blanc Brahms par Youssef Abbas (J. Chambon) , Une histoire de France par Joffrine Dannadieu (Gallimard).

et alii dit: 31 août 2019 à 9 h 34 min

à tous ceux et celles qui recherchent des rencontres « de qualité (dit-on) »
allez dans les instituts d’étude qui organisent des colloques!
nombreux sont les auditeurs-trices-qui suivent ces rencontres(plusieurs langues !)où ils et elles sont bienvenus ;

Phil dit: 31 août 2019 à 9 h 11 min

Bien vaillante Sasseur qui tente de maintenir le Moix hors du marigot de la ripaille. « FOG » sorti du brouillard causera peut-être de ses attouchements enfantins qui ne lui ont pas déplu, Ruquier en pouffera d’aise.

Alexia Neuhoff dit: 31 août 2019 à 9 h 08 min

Si j’en crois les gazettes, une nouvelle génération d’auteurs et d’autrices pointe sa plume, et c’est tant mieux. Ils et elles sont jeunes, d’extraction modeste, proposent d’ouvrir (enfin) la fenêtre sur le monde, sur des paysages de périphéries de villes ou de coins reculés de province où la littérature met rarement les pieds. Sans doute dans le sillage de David Lopez (Fief) et de Nicolas Mathieu (Leurs enfants après eux). La révolte des ronds-points est passée par là, le roman peut satisfaire la curiosité d’un public pour cette partie de la population surgie de l’obscurité, plus objectivement que certains reportages qui n’ont souvent montré que des cloportes pris dans un soudain faisceau de lumière.

et alii dit: 31 août 2019 à 8 h 45 min

à propos des rencontres ,le lexique:
Ah oui : je suis Corse — et encore, à moitié. Mais c’est une qualité que je n’exhibe qu’à partir de 11 heures du soir, après des libations généreuses au Patrimonio du Clos de Bernardi, mon préféré — le seul à être commercialisé dans des bouteilles de type Alsace. En général, cela consiste à raconter des histoires drôles corses — un exploit, les insulaires ayant à peu près autant d’humour qu’un cul de casserole. Il y a bien (à Bastia surtout) des Juifs corses, mais je ne cache pas qu’ils partagent l’immense répertoire noir des Ashkénazes. Décidément, ma corsitude est un colifichet pour discussions mondaines.

Et la lutte des classes?
Je ne m’intersectionnalise donc avec personne — sinon des créatures adéquates pour un temps nécessairement compté, homo animal triste post coitum sauf quand il s’endort. Psychologiquement parlant, un homme ne peut pas, paraît-il, s’intersectionnaliser avec une femme — qui vit depuis son enfance sous l’emprise des mâles, bla-bla-bla, et considère sans doute que tout rapport hétéro est un viol, comme affirmait Andrea Dworkin : « Le discours de la vérité masculine — la littérature, la science, la philosophie, la pornographie — appelle cette pénétration une violation. Il le fait avec une certaine cohérence et une certaine confiance. La violation est un synonyme pour le coït. » (Intercourse, 1987).

Alors, dois-je ressentir comme une grave insuffisance le fait de ne m’intersectionnaliser avec personne ?
https://blog.causeur.fr/bonnetdane/intersectionnalite-et-lutte-des-classes-des-quoi-002815#ligne

et alii dit: 31 août 2019 à 8 h 33 min

extrait de l’article et j’ai un abonnement à books;
les erdéliens et les erdéliennes me bassinent avec leur psychologie non éclairée
La nuit, on l’entendait marcher de long en large, taraudé par la souffrance ; il a aussi subi deux opérations lourdes, dont l’une a failli le tuer. Rien n’a vraiment marché. Mais Marshall et Warren avaient raison, et, grâce à eux, mon père a été libéré de son mal grâce à une seule et unique prescription d’antibiotiques, et ce pour le reste de sa vie. Voilà un exemple de recherche médicale réussie. Elle a malheureusement un côté moins glorieux. En 1998, la même revue scientifique, The Lancet, publiait un article d’un gastro-entérologue britannique, Andrew Wakefield, suggérant que le vaccin combiné contre la rougeole, les oreillons et la rubéole provoquait l’autisme infantile.
Toutes les études réalisées par la suite ont démontré de manière irréfutable que le travail de Wakefield était frauduleux et souffrait d’à peu près tous les défauts possibles pour une recherche scientifique : manque de contrôles appropriés, falsification de résul­tats et corruption financière éhontée. Il avait été payé grassement par des avocats pour trouver un lien entre le vaccin et l’autisme afin de poursuivre en justice les fabricants de vaccins. Et il avait breveté un vaccin contre la rougeole dont il proclamait l’inno­cuité et dont il espérait tirer des millions de livres par an pendant des années. Malgré tout, il a toujours ses
j’en ai marre des ritournelles ,rengaines en piqures de rappel et comédies de la rencontre avec ces dames!

et alii dit: 31 août 2019 à 8 h 21 min

MÉDECINE

Le médecin face à la recherche médicale
Publié dans le magazine Books n° 100 , septembre 2019. Par Anthony Daniels.

Sauvegarder cet article books
La recherche médicale change la vie de millions de patients, mais elle peut aussi avoir des conséquences dévastatrices. La littérature scientifique laisse parfois passer de véritables escroqueries. Entre résultats de recherche manipulés et conclusions surinterprétées, le médecin y perd son latin.

Marie Sasseur dit: 31 août 2019 à 7 h 51 min

Sur la rdl, il y a eu un-ou plusieurs- billets sur les pervers narcissiques.

L’exemple qui suit est assez représentatif, de par sa médiatisation, et sa toxicité.

Ainsi, se grimant du masque de l’abattement et souvent « au bord des larmes  » est apparu Moix l’aîné, en toute fin d’enregistrement de l’émission « on n’est pas couché « .
Attitude qui était d’ailleurs la plus probable, et avec cette rouerie abjecte dont il est coutumier, et ne révélant que l’état d’une personne malade : un inévitable chantage au suicide. Et cette volonté du bourreau de bien rappeler que c’est lui dispose de son entourage: Il se dit prêt à pardonner à son frère, mais pas à ses parents.

FOG qui n’a pas lu le bouquin de Yann Moix, a dit qu’il resterait dans les annales.
De quoi? Il s’est bien gardé de le préciser.
De l’apocalypse des lettres parisiennes, de la pourriture ?

http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/il-etait-devaste-meconnaissable-le-public-d-onpc-raconte-le-passage-de-yann-moix_b07dee58-cb74-11e9-a421-e882f5bf7edf/

x dit: 31 août 2019 à 1 h 47 min

eh bien, ça ne s’arrange pas ici.

hamlet 30 août 2019 à 17 h 10, pas tarte du tout Edwin Mullhouse: The Life and Death of an American Writer 1943-1954 by Jeffrey Cartwright !
Mais oblique ou non, certainement pas dépourvu de style ; extrêmement concerté au contraire.

renato 30 août 2019 à 17 h 23
parmi les praticiens du genre il y en a un, légèrement décalé, dont je ne me lasse pas : Louis Scutenaire.

Ainsi, dans la catégorie biographie condensée, quoi de mieux qu’une

« Épitaphe

Ici gît Aragon Louis
On n’est pas sûr que ce soit lui. »

Clopine dit: 30 août 2019 à 23 h 06 min

Au fait, Chaloux, savez-vous ce qui arrive à ceux qui ne peuvent jamais dételer, qui obstinément, bêtement, absurdement, s’en tiennent à leur sillon premier, ne peuvent plus rien faire d’autre que de répéter, atteint de psittacisme, en boucle, les motifs de leur détestation de tel ou tel ? (wgg, moi, Ed..)

Non ? Vous ne le savez vraiment pas ?

Clopine dit: 30 août 2019 à 22 h 55 min

Je comprends les deux textes, Jazzi, même si je n’adhère pas au second. Marguerite m’a toujours fait tarter quand elle tente d’être cynique, ce qu’elle n’a en fait jamais été, sub mergée qu’elle était par l’émotion de vivre. Mais bon dieu, elle a de ces fulgurances !

0 part ça, très très bonne chronique de Thomas Vdb sur Greta Thunberg. Je dis ça, évidemment, parce que Thomas reprend exactement (le talent et le rire en plus) ma position ici même…

Je l’aime vraiment bien, ce type-là.

Chaloux dit: 30 août 2019 à 22 h 22 min

Les trouductions de Blabla étaient il est vrai à placer dans les annales, sans modération et sans prudence excessive, car elles n’étaient pas très pointues. Plus les traducteurs automatiques genre Babelfish ont été précis, plus Blabla a fait de progrès, c’est le seul compliment qu’on puisse prononcer à son égard.
Ce type était l’objet d’une volonté collective d’être trompé qui vaudrait à elle seule un livre, si ce phénomène n’était, dérisoire, la première marche d’un escalier qui descendrait sans fin vers la plus basse magie.

Clopine dit: 30 août 2019 à 21 h 41 min

Ah oui, la citation en question :

« Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l’histoire du futur. On leur dirait qu’on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l’homme avait allumés et qu’il était incapable d’arrêter. Que c’était comme ça, qu’il y avait des sortes d’incendie qu’on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne. »

Marguerite Duras – Le Matin, 4 juin 1986

Clopine dit: 30 août 2019 à 21 h 40 min

Perso les blagues sur Alzeimher me font, comme aurait dit Desproges, « pouffer à peine ». Mais bon. Je pense que c’est comme tout sur ce blog : il faut en passer par là, pour montrer qu’on a de l’esprit.

Avez-vous lu la citation de Diras en … 1986 ? Hamlet ferait bien de la lire, cette citation, avant de tenter de nous affirmer que la littérature n’est plus que le rebut puant d’une civilisation périmée.

Parce que la lucidité désenchantée de la plume de Duras en 1986 (je souligne !) vaut bien le combat, en son temps, d’un Hogo, ou tant d’autres exemples où l’écrivain devient visionnaire…

Paul Edel dit: 30 août 2019 à 21 h 31 min

pablo, j’ai pas un Alzheimer mais dix, vingt cent.bon, maintenant huitres et Quercy avec les potes.aujourd’hui grande marée.superbe les bancs de sable..

Pablo75 dit: 30 août 2019 à 20 h 48 min

Apprenant que Paul Edel est atteint d’alzheimer on a appris du même coup (la maladie enlevant toute forme de censure de son esprit) qu’il était secrètement amoureux de Blabla !!

Seul un amoureux fou de lui peut croire que cet escroc intellectuel à moitié fou qu’était Blabla avait du génie.

Marie Sasseur dit: 30 août 2019 à 20 h 38 min

Ca me fait rire, car je viens de lire les premierees pages du tout nouveau roman d’Amelie Nothomb, et on voit défiler les miraculés , devant le condamné, qui finalement se plaignent… lol

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 36 min

« Il avait une haute considération de lui-même, comme tout le monde sur la RDL. »

Vous aussi, le quasi-esthète, le presque cinéphile, le flâneur des deux rives et, accessoirement, la grosse feignasse ?

Pablo75 dit: 30 août 2019 à 20 h 33 min

« wgg était le contraire de votre attitude méprisante un grand germaniste et son voyage à Prague fut une merveille il construisait la culture en super prof… lui écoutait et construisait… »

Ça y est: l’âge ne respectant personne, on vient d’apprendre que Paul Edel est atteint d’alzheimer.

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 33 min

« a la clé USB, +1
Delaporte, +2 »

Sublime Sasseur, que me vaut ce commentaire magnifique, mais énigmatique, de votre part ? Décidément, vous me fascinez ! Vous êtes grandiose, par vos aphorismes, qui sont bien meilleurs que ceux de l’autre, là, j’ai oublié son nom…

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 30 min

« En son absence, nous n’aurons droit qu’à un jugement par contumace ! »

On comprend qu’il se fasse discret, ça lui évite de plaider coupable !

Jazzi dit: 30 août 2019 à 20 h 27 min

WGG ou faites entrer l’accusé.

En son absence, nous n’aurons droit qu’à un jugement par contumace !

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 26 min

C’est vrai que WGG voyageait beaucoup par l’imaginaire, dans tous les domaines. Cet imaginaire était son écran d’ordinateur, avec Internet comme puissance première de réalisation. Enfin, peu ici s’y laissaient prendre comme des débutants, à part notre cher PaulEdel à qui on pardonnera vraiment tout !

hamlet dit: 30 août 2019 à 20 h 25 min

@Paul Edel, et Alba fait partie des personnes que j’ai bien aimé sur ce blog avec MàC, Lazarillo et d’autres.

je vous rassure je ne dirai jamais ça de vous et de votre style d’écriture ampoulé, il y a quelque chose de faux en vous, vous utilisez votre écriture pour nous faire croire que vous êtes ce qu’en vérité vous n’êtes pas, et ce charlatanisme ça c’est la chose que je déteste le plus.

j’aime l’authenticité, les gens vrais, les gens sincères : ce que vous n’êtes pas pour des raisons que je vous ai déjà expliquées dnas le détail.

vous êtes un menteur et un manipulateur ! voilà ce que vous êtes ! en un mot : un type détestable.

renato dit: 30 août 2019 à 20 h 20 min

Je me souviens que lors de la description son imaginaire voyage ne savait pas situer le mémorial Jan Palach dont il parlait comme s’il l’avait vraiment vu.

hamlet dit: 30 août 2019 à 20 h 19 min

« il n’y a pas plus malheureux sous le soleil qu’un fétichiste qui languit après une bottine et qui doit se contenter d’une femme entière »
(Karl Kraus)

hamlet dit: 30 août 2019 à 20 h 16 min

Paul Edel dit: 30 août 2019 à 19 h 49 min

c’est quoi votre problème ? vous n’allez pas bien ?

j’ai dit qu’aimais bien Alba parce que j’aimais bien Alba.

peut-être que lui ne m’aimait pas, mais moi je l’aimais bien.

et j’ai bien aimé aussi quand il a raconté son voyage à Prague, et aussi quand il parlait de Gracq.

et je ne vois le problème à dire que j’aimais bien Alba si c’est la vérité ?

c’est quoi votre problème Paul Edel ?

qu’est-ce que vous venez me gonfler triple idiot que vous êtes !

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 16 min

« DELAPORTE vous mentez effrontément à propos de wgg c est pitoyable
Pour ce grand germaniste qui traduisait magnifiquement Bachmann..quelle honte cette mesquinerie »

POPAUL, vous êtes incroyable !!!

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 14 min

Par exemple, cet aphorisme raté :

« De l’inconvénient d’être un amant de premier ordre. Clémentine Curial à Stendhal : « Quant aux tours de force d’un certain genre, j’en profite, mais ne les estime point, et je te jure qu’il me semble que c’est parce que tu as été trop sublime sous ce rapport que je me suis senti du refroidissement. Il m’a semblé que c’était une manière trop vulgaire de me prouver ta tendresse. » Le fiasco, voilà qui est distingué et vous attache une femme. »

Ce qui est amusant, c’est le commentaire très bref qui entoure cette citation. Une citation qui reste obscure, tant elle aurait pu venir sous la plume même de Stendhal. Le successeur enragé de La Bruyère n’en a même pas l’idée. Par manque de place ?

Paul Edel dit: 30 août 2019 à 20 h 12 min

DELAPORTE vous mentez effrontément à propos de wgg c est pitoyable
Pour ce grand germaniste qui traduisait magnifiquement Bachmann..quelle honte cette mesquinerie

Chaloux dit: 30 août 2019 à 20 h 09 min

Edel, vous plaisantez, Blabla n’a jamais mis les pieds à Prague, sauf pour y voir couler le beau Danube bleu, cette andouille. Il voyageait enfermé chez lui avec Google Maps,- même chose pour Kiev. En outre, il n’avait pas lu le quart de ce dont il se prétendait spécialiste. Proust, par exemple, qu’il n’avait jamais ouvert, -sauf à la toute fin quelques extraits-, et à propos duquel il racontait n’importe quoi. Des traductions ridicules, des prétentions littéraires de même genre, et chez ses admirateurs le goût de se faire avoir et du carton-pâte.

renato dit: 30 août 2019 à 20 h 08 min

Et celui-ci adéquat à l’occasion :
“Il y a deux sortes d’écrivains. Ceux qui le sont, et ceux qui ne le sont pas. Chez les premiers, le fond et la forme sont ensemble comme l’âme et le corps ; chez les seconds, le fond et la forme vont ensemble comme le corps et l’habit.”
Karl Kraus

renato dit: 30 août 2019 à 20 h 05 min

“Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont.”
Karl Kraus

Delaporte dit: 30 août 2019 à 20 h 05 min

Paul Edel dit: 30 août 2019 à 19 h 49 min

Mon cher PaulEdel, on connaît votre passion amoureuse pour WGG. Mais tout le monde n’était pas sous son influence néfaste. Ici, il recopiait des notices Wikipédia ou autres, comme Sollers. En plus, c’était un très mauvais pédagogue (comme Drillon), il se faisait chahuter par ses élèves ; combien de fois, par maladresse, ne l’a-t-il pas avoué ? C’était un bloc de haine, je crois bien.

Jazzi dit: 30 août 2019 à 20 h 02 min

T’es lourd, Delaporte ! Ne sais-tu pas que les meilleurs aphorismes sont les plus courts ? Un peu comme pour les haïkus…

Paul Edel dit: 30 août 2019 à 20 h 01 min

Merci Pc pour votre analyse de l imposture de Bernanos mais Asencio dans sa récente préface caché bien les faiblesses du livre que vous notez avec justesse..

Delaporte dit: 30 août 2019 à 19 h 58 min

« Orwell publié par Champ Libre sous la pression de Debord et des Situationnistes. »

Les aphorismes de Drillon mériteraient souvent d’être plus longs, pour expliquer ce qu’ils avancent, donner des preuves. Par exemple, ici. Debord, d’accord, mais quels « Situationnistes » ? J’aimerais savoir. Et tout est comme ça. Un peu de pédagogie, M. Drillon ! Merci.

Jazzi dit: 30 août 2019 à 19 h 58 min

Je ne crois pas qu’autant de commentateurs regretteraient hamlet comme c’est le cas aujourd’hui pour WGG ?

Reviens, Alba, on t’aime !

Pablo75 dit: 30 août 2019 à 19 h 50 min

je n’ai jamais douté des compétences de WGG. ni comme prof, ni comme amant !
et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 30 min

Comme souvent les fous, et alii est voyante…

et alii dit: 30 août 2019 à 19 h 49 min

il est mort comment ?
hamlet, ne prenez pas pour acquis cette « conclusion »;
j’espère qu’il se porte comme un charme et est occupé à ses propres passions

Paul Edel dit: 30 août 2019 à 19 h 49 min

HAMLET ?vous êtes un vrai salopard car wgg était le contraire de votre attitude méprisante un grand germaniste et son voyage à Prague fut une merveille il construisait la culture en super prof et vous c est un feu d artifice de mépris
lui écoutait et construisait vous? Le mépris constipe jacassant collant assommant et bien sûr corbeau anonyme

hamlet dit: 30 août 2019 à 19 h 31 min

pourquoi vous parlez d’Alba ? il est mort ?

quelle misère, les meilleurs partent toujours les premiers, que Dieu ait son âme c’était le type le plus adorable et le plus attachant que ce blog ait connu !

un type d’une culture incroyable, même à moi il m’a appris des trucs que je connaissais même pas, et pas des trucs pompés sur wiki comme certains le font maintenant de nos jours, des trucs que lui seul connaissait !

avec un mauvais caractère et un sens de la narration inénarrables, quand il parlait de ses voyages en vélo électrique dans la Loire, je lui disais toujours de faire attention aux voitures, un accident est si vite arrivé.

il est mort comment ?

hamlet dit: 30 août 2019 à 19 h 24 min

Patrice Charoulet dit: 30 août 2019 à 19 h 05 min

wow ! vous êtes hyper flippant !

on a l’impression de lire du E. Allan Poe mais en vachement plus flippant.

vos histoires de glaciation ça fait froid dans le dos.

vous êtes sérieux ou c’est juste pour nous faire faire des cauchemars cette nuit ?

Chaloux dit: 30 août 2019 à 19 h 15 min

Ed, c’est vrai que l’usage des journaux de courtoisie dans les cabinets, surtout dans ceux des chambres d’amis, s’est perdu, mais je l’ai encore connu. On ne lit plus au chiottes, Clopine n’est pas devenue journaliste. Tout s’explique.

Patrice Charoulet dit: 30 août 2019 à 19 h 05 min

LES TROIS GLACIATIONS

« J’ai connu , au cours de mon existence, trois glaciations intellectuelles successives, qu’il est bon de rappeler au moment où l’islamisme frappe à coups redoublés, non seulement sur les corps, mais aussi sur les esprits.
La première fut la glaciation stalinienne. Elle marque notre après-guerre. Dans l’intelligentsia, les mots étaient encore gelés, les paroles surveillées, les opinions contrôlées, les échanges interdits. Quiconque mettait en doute l’excellence du régime dirigé par le camarade Staline ne pouvait être qu’un agent de l’impérialisme américain. La nature proprement meurtrière de la dictature soviétique était pourtant aveuglante, même pour les moins avertis ; mais partagés entre la force de l’évidence et la pression du politiquement correct, beaucoup d’intellectuels multipliaient les contorsions qui ont conduit nombre d’entre eux à la dépression nerveuse, voire à la tentation du suicide.
La deuxième glaciation fut maoïste. Elle ne disposait pas de cet énorme arsenal que constituait un parti communiste puissant, respecté, voire hégémonique dans certaines disciplines. Ses dévots avaient beau répéter – déjà! – que le maoïsme «n’avait rien à voir» avec le stalinisme, le ver était dans les esprits. Pour écarter le doute, ils répliquaient par un surcroît de ferveur et d’obséquiosité envers le nouveau dieu vivant. Ce furent les Chinois eux-mêmes qui les détrompèrent, comme les Russes l’avaient fait précédemment pour Staline.
La troisième glaciation, nous la vivons de nos jours, c’est la glaciation islamiste. Le «rien à voir avec», qui est à la dévotion gauchiste ce que le «en même temps» est à l’univers mental du macronisme, s’est affirmé comme jamais. C’est la pensée schizophrénique appliquée à la politique. On a vu ressurgir chez certains intellectuels le même type d’argumentation qui avait cours dans les précédentes glaciations: la théorie de l’encerclement par l’impérialisme, l’érection de l’islam en «religion des pauvres», le ressentiment érigé en moteur de l’histoire, etc.
De ce rapprochement, je veux tirer quelques conclusions.
L’intellectuel «engagé» n’est rien d’autre qu’un militant dépravé, tenté de se faire pardonner, par un fidéisme sans limites, sa mauvaise conscience de n’être ni un pauvre ni un élu de l’histoire.
L’intellectuel, qui est normalement un professionnel du doute, devient dès qu’il chasse en bande le plus crédule et le plus servile des hommes. Ce n’est pas pour rien que l’on a vu, pour dénoncer la prétendue islamophobie, des intellectuels se regrouper pour lyncher un de leurs semblables. Pierre-André Taguieff, Sylvain Gouguenheim, Olivier Grenouilleau, Marcel Gauchet, Michel Houellebecq, Alain de Benoist, Kamel Daoud, Alain Finkielkraut ont été parmi tant d’autres quelques-unes des victimes de ces lynchages collectifs qui ne déshonorent que leurs auteurs. L’intellectuel a le devoir déontologique de rester un homme seul ; on ne devrait avoir le droit d’employer ce mot qu’au singulier.
L’intellectuel est le plus religieux des hommes. Quand un individu perd la foi, il s’installe dans l’agnosticisme. Un intellectuel qui perd la foi en recherche immédiatement une autre. Ce n’est pas pour rien qu’autour de Staline, puis de Mao, aujourd’hui de l’islamisme, se développe chez beaucoup un culte de nature religieuse, qui leur tient lieu de transcendance. »

et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 53 min

400 Artists, 54 Countries, 500 Years: ‘Great Women Artists’ is the Largest Collection of Female Artists Ever Published

et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 50 min

vous avez des « réponses » sur « les vieux » ?
MERCI? MOI AUSSI!
Assisted living seems like the solution to everyone’s worries about old age. It’s built on the dream that we can grow old while being self-reliant and live that way until we die. That all you need is a tiny bit of help. That you would never want to be warehoused in a nursing home with round-the-clock caregivers. This is a powerful concept in a country built on independence and self-reliance.

The problem is that for most of us, it’s a lie. And we are all complicit in keeping this dream alive.

The assisted living industry, for one, has a financial interest in sustaining a belief in this old-age nirvana. Originally designed for people who were mostly independent, the number of assisted living facilities has nearly tripled in the past 20 years to about 30,000 today. It’s a lucrative business: Investors in these facilities have enjoyed annual returns of nearly 15 percent over the past five years — higher than for hotels, office, retail and apartments, according to the National Investment Center for Seniors Housing & Care.

et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 40 min

qui est qui?
IL n’y a pas que wiki
Steven M. Phelps is a professor of integrative biology and the director of the Center for Brain, Behavior and Evolution at the University of Texas at Austin. Robbee Wedow is a research fellow at the Broad Institute of M.I.T. and Harvard, and a research fellow in the department of sociology at Harvard.

The Times is committed to publishing a diversity of letters to the editor. We’d like to hear what you think about this or any of our articles. Here are some tips. And here’s our email: letters@nytimes.com.

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et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 30 min

mais je n’ai jamais douté des compétences de WGG. ni comme prof, ni comme amant !
il n’était pas une caricature du monde psy et citait ses références!
La RDL l’a chassé et il ne faisait pas le poids en vulgarité malgré ses efforts

et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 25 min

la suite des infos double hélice , baisable , et pucelage
What Genetics Is Teaching Us About Sexuality
Yes, your sex life is influenced by your DNA. But it’s more complicated than that.

By Steven M. Phelps and Robbee Wedow
Dr. Phelps is a biologist and Dr. Wedow is a sociologist and geneticist.
https://www.nytimes.com/2019/08/29/opinion/genetics-sexual-orientation-study.html?em_pos=small&ref=headline&nl_art=12&te=1&nl=opinion-today&emc=edit_ty_20190830?campaign_id=39&instance_id=12022&segment_id=16609&user_id=3f61450b4cf08e9d44ccf6c2f649e776&regi_id=67523234emc=edit_ty_20190830

DHH dit: 30 août 2019 à 18 h 21 min

WGG : il se trouve que c’est lui qui m’a offert un café ;une rencontre sympathique avec un prof très investi dans sa mission , qui ne correspond pas à l’image caricaturale qu’en gardent certains sur la RDL, et qui a surement été déterminante dans sa décision de la quitter et de nous priver en conséquence de son erudition, tout à fait réelle

et alii dit: 30 août 2019 à 18 h 18 min

cité par Claro qui lui s’intéresse au langage:
, elle sait parfaitement décrire le réel, voire lui régler son compte : « La rue est un défilé de nos cliché sociaux et une idéologie satyrique.

voilà la merveille des erdéliennes nommée :cliché

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